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Titre : Figaro : journal non politique

Éditeur : Figaro (Paris)

Date d'édition : 1911-02-23

Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributeur : Jouvin, Benoît. Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 23 février 1911

Description : 1911/02/23 (Numéro 54).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k289134n

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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.soi~iB.~ :a

Le -mauvais secret Fcf.mixa. ̃• Une suite à « Loti/se » .-Georges BocbdON." A l'Etranger :Ikt situation art Portugal. Un éloge de la France à la Chambre ottomane. Figaro à Londres Adoption du « Veto Bill ». En Roumanie: Les partis et leurs chefs Raymond Recouly. ̃ Dessin: La rendre. d'AuUuil àbei, ̃ Faivre. Petit bleu de la Côte d'Azur': Ajax.

Une enquête sur les projets Briand {suite) Jcles Florac.

La Foire au Grand Palais Fn.r.ois PokCF.TTOK..

M. Fàllièreschez lesOrientalistes: Ch. Daczats. Arndlplie Akdré 'Beaus'i'ek. Gazette des tribunaux Les fantaisies de la veuve Louche^ ou l'avocat pris- nu lasso.. Courrier de la Bourse Armand Yvkl. Nouvelles diverses 'Le chantage- à la, femme pendue.

Départements Sur la. côte bretonne. Autour de « Après moi » Une lettre de AL Henry Jînvn.itein.

Feuilleton ï Le 'pli Frkdêtuc Maùzfa's.

LE MAUVAIS SECRET

Quel' étrange homme que le docteur Brengues, dontJVL Clarelie nous a d'une façon si intéressante conté le procès, et r| ni refusait catégoriquement de quitter son lit, pour venir à l'audience. Espéraitil que, las de l'attendre, les magistrats renonceraient à s'occuper de lui? C'est peu probable 11 voulait seulement retarder l'heure de prouver son innocence ou d'entendre sa condamnation.

Et cela me semble incompréhensible. Qu'on soit coupable, ou injustement acÏTiisé, comment n'a-t-on pas hâte d'éshapper à l'incertitude d'une telle situation? L'incertitude, même de sorte moins poignante que celle du docteur Brehgucsi c'est, entre tous, l'état qui répugne a l'instinct des êtres normaux. Lorsqu'on en est torturé; on dit parfois: « Jo.ne vis pas! », et c'est exact. On n'a plus le sol.. sous lés pieds, air cesse J'entrer dans le poumon, l'énergie s'é-, parpill.eet ne peut se ressaisir. On reste suspendu dans une attente qui paralyse ia volonté. L'incertitude contient dans sa force totale, et avec ses conséquences, le fait qu'on redoute; de plus, elle débride l'imagination, qui grossit et ajoute. C'est la une:lutte où, les mains molles, vidés et nues, on' se' défend contre des

ypéés. ̃•'

Si horrible qu'on le pressente, il est na^ turél de vouloir connaître au plus vite BOTiîtleSÏWï. 'Boni un esprit malade peut trouver une moindre souffrance dans l'incertitude. On a envie d'attribuer quelque trouble mental à ce bizarre docteur. C'est probablement ce qu'il souhaitait.

̃̃̃ ̃ **# ̃/• ̃.

Le désir d'éloigner l'instant de savoir me. parait baroque, morbide, antihumain, et je n'arrive guère mieux à comprendre, qu'on n'avoue pas immédiate-

ment.

L'obstination que certains criminels, et de moindres coupables, apportent à mentir me. cause un étonnement nfini. 11 s'agit pour eux de protéger lent tête, leur liberté, leur bonheur, des avantages sociaux tout cela est, certes, d'importance et propre à susciter les énergies défensives. Mais songez au poids effroyable d'un mauvais secret! On peut porter un secret noble, l'orgueil prête son appui, et les belles actions inconnues, les sacrifices qui le composent, vous. mettent; sans qu'ils.le. sachent, en rapports plus étroits avec d'autres êtres. Au "contraire, le mauvais secret isole. Jusqu'à'.cc qu'on en ait vu passer l'émotion; la peur, la peine, dans un regard, il empoisonne. Le mauvais secret, c'est la solitude. Cette solitude que nous fuyons d'un inlassable- effort. L'amour, l'art, toutes les formes que prennent le sentiment, l'action et la pensée, ne tendentils pas à cela: rejoindre, n'être plus seul Le -mauvais, secret supprime le contact. AussL; plus facilement que le sien propre, garde-t-on celui dont on a reçu la confidence, car au fond de cette ombrelà on rencontre quelqu'un.

Qui ne se souvient d'avoir menti avec une assurance et une verve singulières, afin de cacher à des curieux hostiles l'anecdote fâcheuse, qu'on avait livrée à sa garde ? J'ai vu de médiocres fourbes entrerende grandes et sincères fureurs parce qu'on élevait un doute sur les affirmations, fausses de toutes pièces, au moyen desquelles ils innocentaient un amj. Mentir pour autrui, c'est un plaisir vil' tendre,. et mieux adapté du reste à notre humeur généreuse qu'à la robuste loyauté masculine. Mais mentir pour se défendre, quelle affaire l

Et si l'on a des remords, comment traîner un pareil fardeau Lorsqu'on ne la regrette pas, on peut ne sentir que confusément la, solitude créée par la faute que tous ignorent; lorsqu'on la regrette, on aperçoit avec une accablante évidence la zone infranchissable qui vous sépare, le signe qui vous différencie. On se sait rejeté, alors que nul ne connaît encore qu'on a mérité de l'être. Et la faim de rejqindre, fût-ce par le chemin des pires douleurs, doit s'imposer'irrésistibtement.

̃̃

Même quand on est prêt à continuer ou à recommencer la faute, dont on ne juge pas qu'elle soit une faute, et que, découvert, on n'a, pour échapper à ses conséquences, d'autre moyen que de la nier, ce n est pas si facile. L'instinct vital collabore au mensonge, pourtant? Une partie de l'instinct vital, oui, et une autre le combat. Vous avez intérêt à ne pasmourir, à n'être amoindri dans aucune de vos possibilités futures. Vous avez un autre intérêt encore, plus mystérieux et rion moins pressant, Aussitôt

•acçoTiiplï, chacun des actes dans lesquels

vous vous exprimez avec force devient' un être réel et vous habite. Les souve-1 ̃•nirs sont des personnes qui ont leur vie rpropre et, hors des prises de la volonté, agissent librement, selon leur type. Ils -sont distincts de nous et ils sont nous comme des enfants que nous avons engendrés et qui se développent, suivent, leur route sans que nous puissions leur imposer notre loi., Si nous renions un de ces êtres dont nous sommes peuplés et construits, il proteste, car il ne vent pas qu'on le sunprime. Lorsque avec une argumentàtipn ogique, un vouloir ardent qui s'acharne approuver, on dit: «Je ne l'ai pas fait! »', d'un geste se révèle justement ce qu'on ""a de plus intense férocité, sensualité, ambition frénétique, toutes les violences, on essaye de détruire une créature forte, bien armée, et on établit, 'un conflit redoutable. Pour continuer de vivre, on cherche à tucrun fragment de soi. L'effort nécessité n'est pas mince Mourir, ne pfus être libre, honoré, aimé ,ou riche, cela révolte tout l'esprit. Ne plus être soi-même, cela révolte autre chose que l'esprit. Une moitié de l'instinct attaque l'autre. Dans les profon-deurs s'engage une.âpre lutte entre les deux formes du vouloir vivre: le' goût primitif de durer, l'impérieux besoin de maintenir complète, la troupe des personnagés successifs qui compose chacun de nous le besoin de durer intégrale-,'ment, enfin

Dira-t-on qu'il est possible de, mentir des lèvres seulement et de garder dans sa conscience la notion intacte et libre dupasse qu'on nie? Non; ce n'est pas possible. Comme les actes, les paroles sont. des créatures à peine articulées,' elles vivent. L'individu fabriqué par, le mensonge existe et s'oppose à, l'individu précédent dont il appelle les résistances. Tandis que vous mentez devant le juge, votre faute prend des forces de bête traquée et furieuse, elle se défend et vous êtes le terrain déchiré du combat étrange où c'est merveille que la victoire ne reste pas toujours à la vérité.;

L'audacieux.cynisme avec lequel certains malfaiteurs conviennent de leurs crimes indigne à tort nos délicatesses. Sans doute ce sont là de vilaines gens puisqu'ils ont commis de vilaines choses, mais ce sont aussi des gens à personnalité cohérente et trop bien liée pour que.le mensonge vienne en dissocier les éléments.

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De même qu'elles apportent au mensonge charitable plus d'entrain et de persévératice que les honnmos, les femmes doivent, il me semble, être mieux capables de soutenir le mensonge défensif. Non qu'elles soient plus fausses, mais seulement parce que leurs impressions s'organisent d'autre manière. Leur don de sympathie, cette souplesse qui leur permet, et même les oblige de prendre la forme de' ce qui frappe leur imagination, et la couleur du milieu où elles évoluent, leur instinctif besoin de ressembler il ce qui les domine, tout cela fait de la plus sèche, de la moins rêveuse, une chambre hantée. Nul n'est entièrement seul dans son âme et dans son acte. Mais elles y sont, elles, en .nombreuse compagnie. Réceptives comme les poètes et les artistes, elles accueillent les images, les suggestions, et y obéissent. Leur souvenir n'est pas irréductible, précis comme les souvenirs de l'homme. A tous leurs actes sesont mêlées trop de choses extérieures à elles, et qui n'étaient pas elles. Leurs personnages passés n'ont pas de lignes immuables, souvent ils leur montrent des" figures qu'elles ne reconnaissent pas. Le personnage c'est quelquefois un pur hasard qui l'a créé.ct elles lui servaient simplement de support. Une coupable peut nier sa faute avec un cœur innocent. Elle peut n'avoir presque rien de commun avec cette faute, et l'avoir reçue toute conditionnée d'une influence avec quoi elle n'a plus le moindre contact, et dont la mémoire devenue vague est sortie de sa sensibilité. L'être que construisent en elle des actes inspires par tant de motifs étrangers n'a pas un caractère assez net pour bien résister aux attaques du mensonge. Il se déforme et cède' presque sans lutte. Et aussi, la femme, chez qui le mouvement transformateur est plus rapide, etqui saris cesse se défait et se refait, a surtout une conscience aiguë du présent. L impression actuelle la possède, elle y vit avec une intensité, une exactitude singulières. Si, au moment où elle jure. qu'elle n'a pas trahi, elle aperçoit parmi les raisons pratiques de son mensonge l'intention d'épargner une douleur à. qui l'interroge, elle cesse aussitôt d'être une traîtresse, elle n'est plus qu'une tendre pitoyable. Peut-être l'homme ment-il moins fréquemment. Elle ment d'une autre façon que lui.

*##

D'ailleurs si devant ses juges elle protège sa faute avec une trop parfaite adresse, par impulsion, sans nécessité aucune, sans choix ni précaution,, elle la livre volontiers à d'autres. L'audace et l'extraordinaire facilité de leurs confidences ne prouvent-elles pas que les femmes ont un irrésistible besoin de sincérité ? Elles se risquent, s'abandonnent à merci dans ces aveux imprudents, et ne 1 ignorent pas. Il faut malgré tout qu'elles brisent la barrière de silence, se i racontent, se montrent. Une bonne menteuse jouirait de tromper en même i temps ceux qui ne doivent pas savoir et L tout le monde. On en trouve de telles", et ce sont des malades. Quelle est la femme qui a gardé sa vie entière pour elle seule un mauvais secret? Quelle est la femme capable de mémoire et,de fierté qui. au fond de soi, ne désire pas s avouer. même à son juge?. I Comment t peut-on ne pas avouer quand t lo! soupçon vous presse, vous harcèle?

Comment, fsi on regrette sa faute .-mo pas chercher à rentrer dans la commun iph humaine en payant la dette de souffrance? Comment, si on ne la regreite pas, a-t-on l'étrange courage de renier, et avec elle son orgueil et soir même? Comment n'avouc-t-on pas tou-. jours?.

Fœmina.

Échos

la Température

Hier, le temps a été très beau la température en hausse, et pendant toute cette journée le soleil est venu égayer Paris de l'éclat de ses rayons.

Aux premières heures de la matinée, le thermomètre marquait .7» au-dessus de zéro et.montait à 13", l'après-midi. La pression 11 barométrique, en hausse sur celle de la veille, accusait à midi 762" Une forte dépression a tout à coup envahi le nord de. l'Europe où elle amène de gros mauvais temps. Lèvent souffle en tempête du sud de^-la Baltique, sur la mer du Nord et la Manche la.mer est grosse au pas de Calais et en Bretagne.

Des pluies sont tombées sur le nord-ouest de l'Europe,

La .température a monté sur presque tout le continent.

Départements, le- matin. Au-dessus de \èro o°7 à.Clermont, à Lyon, 20 à Marseille, 3" à' Toulouse, à Belfort, 50 à Charleville, à Besançon et à Perpignan, 6° à-Nancy et a Oran, 70 à Boulogne, 8» à Brest, à Bordeaux et à Cette, g" Cherbourg et à Lorient, 10° à l'île d'Âix, à Biarritz, à Nantes, à Rochefort et au Mans, il0 à Càp-Béarn, 120 a Alger. En France des averses sont probables. (Température du 22 février 1910, à Paris 8° au-dessus de zéro le matin et il0 l'aprèsmidi. Baromètre 753mm- Ciel très nuageux.) Monte-Carlo. Température prise sur les terrasses du'Casino de Monte-Carlo A dix heures du matin, 20° à midi, 24°. Temps ravissant.

Du New York Herald:

A New-York Temps couvert..Température max., o'; min., 8. Vent N.-O. A Londres Temps beau. Température max., io°; min., .7°. Baromètre, 761™™. Vent O.-S.-O. A Berlin Pluie. Température • (à midi), 8°.

;Ies Courses

Aujourd'hui, à deux heures, Courses à Auteuil. Gagnants du Figaro Prix de Saint-James Titingotha; Le Rendez Vous..

Prix des Tuileries Fair Ducliess; Milo. ,.JP.r/,Y ttungerford Lutteur.. LIL; .Supplice-Prix Agenda :'Tournelle Fiopper.

Prix Harry Mutchikoak :Valentin IV. Prix Linda La Jacquerie Iakoutsk.

-oo'

À Travers Paris

Le Président de la République présidera, de dimanche en huit, l'inauguration du monument élevé à la mémoire du,docteur Cornil, de l'Ecole pratique de la Faculté de médecine.

Ce monument a été mis en place hier matin. C'est, une œuvre d'une belle tenue, signée Paul Richer. Le statuaire Paul Richer, membre de l'Académie des beaux-arts, n'est autre que le docteur Paul Richer, membre de l'Académie de médecine.

-<>>0-0-

La commission du budget vient de prendre une mesure qui paraît à première vue quoique peu extraordinaire. Elle a chargé M. Ajam, rapporteur du budget de la justice, de préparer un article additionnel à la loi de finances supprimant la délégation qui est donnée actuellement aux conseillers de Cours d'appel appelés aux fonctions de .présidents de Cours d'assises.

̃Le procès-verbal de la commission ajoute

« Si le projet était adopté, la présidence de la Cour d'assises serait dévolue, à •l'avenir, aux présidents des tribunaux, ce qui réaliserait une grande économie budgétaire. Les fonctions des deux assesseurs.du président de Cour d'assises seraient également supprimées. » Cela aboutirait à faire rendre des arrêts de Cour par un juge unique! On peut se demander ce que penserait de tels arrêts la Cour de cassation. e Par voie d'amendement au budget on proposera un de ces jours la révision de la Constitution.

Ouest-Etat, qui multiplie si tragiquement les catastrophes sur les grandes lignes, réserve sa fantaisie pour les réseaux de banlieue. Un jour, il augmente d'une heure, en manière de badinage, les cinq minutes qui séparent Asnières de Paris; une autre fois, il donne pour rire, de terribles frissons aux voyageurs qui vont de Paris à Versailles.

Voici quelques semaines un habitant de Saint-Cloud, rentrant chez lui pour dîner, se trouvait dans un wagon qui sautait comme un \cabri, comme si les roues de la voiture étaient bloquées. Les quelques personnes réunies dans le même compartiment montraient quelque inquiétude, l'une d'elles surtout qui expliquait avec une grande précision technique le péril imminent auquel on était exposé. Très ému, l'honorable habitant de .Saint-Gloucl tira la sonnette d'alarme et le train stoppa. Un employé parut bientôt à la portière et demanda ce qui se passait. L'explication lui parut sans doute insuffisante, car il dressa procèâ-verbal après avoir pris le nom du réclamant.

Aujourd'hui, ce voyageur timoré est menacé de poursuites correctionnelles. Il reçoit à chaque instant des convocations au Parquet. Et sa situation est très triste. Les amis qui s'intéressent à son repos lui conseillent, pour apaiser la Compagnie, de déclarer en manière d'excuse que, le jour oh il tira la son-

nette d'alarme,, il' était en état d'ivresse. Vpilà les ennuis auxquels on s'expose qûaîid on voyage sur le réseau -de TOucst-Etat sans avoir un cœur d'ai-

rain/!

Métaphores. ̃*̃>̃•

lia 8e Chambre correctionnelle est véritablement correctionnelle. Elle est impitoyable! y

Elle a révélé hier, par la voix autorisée des experts, que ces jolis mots si flatteurs à l'oreille: « loutre d'Hudson », ou bien « loutre de Colombie », sont de fiers synonymes et d'avantageuses m'étaphores pour désigner une fourrure que nous appellerions, sans manquer à la propriolé des termes, d'un nom plus simple et familier lapin.

Et la loutre d'Hudson-Bay? Lapin. Et la loutre « électrique »? Lapin.' C'est, triste.

11 ^paraît même que' certains nego-'ciants poètes ont inventé un animal c'est le bison du Bosphore. La 8" Oharh-' bre assure qu'au Bosphore il n'y a pas plus de. bisons qu'à Paris. Il n'y en a pas moins, non plus mais, à la lettre, il n'y en a pas !Qu'est-ce donc que. le bison du Bosphore?.

Eh bien, c'est du lapin.

Que de lapins

~a.a~

La jpment do Roland n'avait qu'un d^ftwH, mais considérable, elle était mjorte si le preux chevalier, son maître, vivait encore, rien ne prouve, après tout, qu'il ne se verrait pas assujetti l'impôt spécial qui frappe les propriétaires de chevaux. Le fisc a tant de zèle ̃

M. Guilhaudou, cultivateur à Scychelles (Puy-de-Dôme), vient d'en faire l'épreuve. M. Guilhaudou. l'an dernier, fut très étonné d'être imposé pour. le cheval qu'il ne possède point; car, si son écurie compte un cheval, ce cheval appartient à son fils, qui est déjà taxé de ce chef.

M. Guilhaudou se plaignit au Conseil de préfecture. Deux experts furent nommés ils virent un cheval dans l'écurie de M. Guilhaudou père, et, sans rien vouloir entendre, décidèrent que M. Guilhaudou père devait l'impôt. En outre, ils rédigèrent un rapport, auquel était annexé le mémoire établissant les frais d'expertise, qui s'élevaient à 243 francs. Le Conseil, de préfecture condamna donc le cultivateur à payer tout cela.

Mais M. Guilhaudou s'est fâché: il est allé devant le Conseil d'Etat. Là, il a obtenu gain de cause. Il ne paiera pas J!iipcôljiDiULle ehaval deson fils; il, ne paiera pas non plus les frais d'expertise.. C'est le contribuable qui paiera. PETITES CURIOSITÉS

C'étaient trois petits garçons qui habitaient, nous dit-on, Bachasse. On ne sait pas est Bâchasse. Le Bottin ne parle point de ce pays, et l'Indicateur des chemins de fer non plus. Mais soyez sûr.que c'est un médiocre hameau où trois petits garçons doivent bien s'ennuyer.

Jadis, ils auraient joué aux barres ou au' bouchon, ou bien, s'ils avaient eu l'âme aventureuse, ils se seraient cachés dans un creux de rocher et auraient fait cuire des marrons. Leurs parents les auraient cherchés pendant deux jours. Et les journaux du chef-lieu auraient publié leur exploit, sous le titre « Trois petits Robinsons. »

Mais les gamins d'aujourd'hui ne sauraient se contenter d'un si pâle divertissement. Les petits garçons de Paris ont des chemins de fer qui déraillent. Les petits garçons de Bachasse ont voulu avoir le leur. Et, leurs parents avant néglige de leur en acheter, ils ont calé avec des pierres l'aiguille et le levier de manœuvre. Et lorsque le train de Pelussin (on sait où est Pelussin,. c'est dans la Loire) est arrivé, les trois petits garçons se sont blottis dans le creux du fossé,* tout frémissants d'aise.

-L'aîné d'entre eux, qui a douze ans, et que les gendarmes ont interrogé, a dit e C'était pour le plaisir d'assister à un déraillement. » Ils n'ont, pas'eu ce plaisir-là, fort heureusement. Il faut des gendarmes, au temps où nous sommes, -pour interrompre les amusements des enfiants et des hommes, hélas

~-o,.QO-~·

Le féminisme et le jury du Salon. Il ne s'en est fallu que de quelques voix qu'une femme fût élue membre du jury de peinture du Salon des Artistes français.

Le scrutin d'avant-hier a donné, en effet, à-Mlle Achille Fould, 236 suffrages, et on peut prévoir qu'aux prochaines élections cette artiste, plusieurs fois médaillée et depuis longtemps hors concours, dont le Sphinx et la Forêt eut un si joli succès au dernier Salon, sera appelée à siéger parmi les jurés de la peinture.

Une seule femme fut admise, jusqu'à ce jour, dans les jurys du Salon, et. pour la sculpture Mme Léon Bertaux. Un des marbres les plus gracieux du Luxembourg et une des fondations les plus généreuses de la Société des Artistes français, fondation en faveur des femmes logistes pour le prix de Rome de sculpture ou de peinture, portent sa signature.

Forains contre députés.

Dans le but, certes très louable, de mettre un terme aux excursions des bohémiens, romanichels et autres gens sans aveu, nos députés votèrent, en décembre dernier, un projet de loi réglementant « la circulation des nomades ». C'était de bonne besogne. Un peu hâtivement faite cependant, puisque certains articles, rédigés sans netteté ni précision, favorisent les confusions les plus fâcheuses. Le syndicat des forains s'en est ému à juste titre.

Car, ces honnêtes travailleurs, industriels et commerçants nomades sans doute, mais régulièrement patentés et exerçant fort honorablement leur profession, n'entendent pas du tout qu on

les puisse assimiler à des vagabonds. Et ils s'indignent d'être expos.és à d'humiliantes formalités anthropométriques, réservées jusqu'ici aux condamnes de droit commun.

M.Marc Reville, l'auteur du projet, affirme bien que son projet ne les vise point. Mais les forains lui opposent le texte même de l'article 2 de sa loi-qui dit ou semble dire exactement le contraire.

Non contents d'avoir raison, les forains se tournent vers le Sénat à qui ce projet sera soumis incessamment. Un mémoire fort clair vient d'être adressé a chaque sénateur, et les forains y proposent, de l'article litigieux, une rédaction nouvelle, excellente celle-là, et sans la moindre ambiguïté.

Les sénateurs, gens de sens rassis, seront évidemment de cet avis.

PETITES HISTOIRES

Sny.ei tons four les animaux, murmurent les plaques vertes qu'une société bienfaisante a fait pendre, aux réverbères de Paris. Le conseil était louable; il aura. d'heureuses conséquences. Mais ne conviendrait-il pas de le. généraliser ?

L'idée nous en est venue l'autre jour, au coin dé la rue Drouot, en apercevant' quelques passants terrorises qui se glissaient au -péril de leurs jours entre les files de voitures. ,Et il nous sembla qu'une autre inscription ne serait pas moins nécessaire qui recommanderait aux conducteurs de tous véhicules un peu plus de respect pour les honnêtes gens qui vont à pied, et qui, au-dessous de la plaque verte déjà posée, proclamerait Soye\ bans paur. les piAtons*

Et j'en voudrais aussi une troisième t Vous avez certainement remarqué avec quelle rudesse les chauffeurs de taxis-autos se remettent en marche lorsque le bâton blanc du gardien de la paix leur rouvre la carrière sur un coup sec du levier lés engrenages grincent, les pignons qui se remettent aux prises ont des gémissements rauques d'animaux blessés, le métal gémit contre le métal, le châssis brutalisé vibre péniblement et le voyageur, confident de ces plaintes, tantôt sourdes, tantôt aiguës, a le sentiment que quelque chose souffre au-dessous de lui dans la machine mystérieuse. ,C'est pourquoi, nous supplions M. Lôpine de permettre l'apposition sur les; becs de gaz des grandes voies, parisiennes de ce nouveau et bienveillant conseil destiné aux mécaniciens « Soyez bons pour les chevaux-vapeur ». ̃ 1

Hors Paris

La meute du duc de Chartres."

G'cn-esMaït décidément dBs chasses à courre de Chantilly- On avait dit que Mme la duchesse dé Chartres les reprendrait après son deuil. Il n'en sera rien, car la meute du duc de Chartres sera vendue après-demain samedi, aux grandes écuries de Chantilly, où elle était logée. ̃̃••̃

Cette meute se compose d'une centaitiè de chiens magnifiques, qui seront adjugés par couples. La vente des chevaux de chasse du prince sera faite en même temps.

Là poste au désert.

Partie de Gao le 3 novembre dernier, la lettre que nous avons reçue l'autre jour de notre confrère" M. Boulland de L'Escale est parvenue à Paris le 18 février. Elle avait mis 117 jours pour traverser le désert à dos de chameau, jusqu'à Alger, portée par le commandant Garnier ou par le capitaine Lauzanne, frère de notre brillant confrère du Matin, et parvenir à Paris.

D'autres correspondances, expédiées en pirogue sur le Niger, par M. Boulland de L'Escale, lors de son arrivée à Gao, n'ont employé que trente-sept jours à franchir les 7,000 kilomètres qui séparent.Gao de Paris. La pirogue a vaincu le chameau.

Mais M. Boulland de l'Escale, plus prompt encore, a battu lui-même tous les records depuis le novembre, il a eu le temps de visiter le Soudan, de. traverser la Guinée, de séjourner à Dakar et, depuis près d'un mois, il est à Paris, précédant ainsi de plusieurs semaines là lettre qu'il nous envoyait en arrivant à Gao

La Fortune et le jeune débardeur. Un jeune homme de dix-huit ans, M. Achille Legrand, est débardeur chez un industriel de Corbeil. Un clerc de notaire vint, hier matin, lui annoncer que sa tante, récemment décédée à Morsangsur-Seine, lui avait légué la somme de soixante-quinze mille francs, et il le priait de passer, l'étude.

Sans s'émouvoir, le jeune débardeur répondit tranquillement au clerc de notaire « Quand j'aurai fini ma journée, je passerai voir votre, patron ». Et il continua son travail. 11 le continuera demain et les jours suivants, et le plus longtemps qu'il pourra, a-t-il ajouté, en se tournant vers ses camarades, car il aime son métier de débardeur, et il se trouve bien parmi eux.

M. Achille Legrand leur a payé, hier matin, « une bonne bouteille « pour célébrer son aubaine. Puis, d'un cœur joyeux, il s'est remis avec eux à l'ouvrage c'est un sage, un vrai, et cette sagesse si rare a un équilibre sain et fort qui fait plaisir, en un siècle ou l'on compterait bien peu de philosophes dignes d'être comparés à ce jeune débardeur.

Le bateau ivre.

On l'a vu hier encore, le, cuirassé Richelieu. Voici la dépêche que publie une agence

Brest, 22 février.

Le transatlantique Provence signale, par la télégraphie sans fil, qu'il a passe ce matin, à huit heures, près de l'épave de l'ancien cui-

rassé Richelieu, par 49" 'il de latitude nord et

par '92° 38 du longitude ouest.

Il semble o'uo. le dernier chiffre soit

:errônê..C'est le lac Michigan, sauf, erreur, qui se trouve pareil de latitude noro-et 92°38 de longitude ouest. Et, si vaillant que nous supposions le vieux .vaisseau de guerre, nous ne pensons pas qu'il ait pu traverser les terres du Canada pour venir s'embosser dans le lac Michigan. Et à supposer qu'il ait ar> compli cet exploit fabuleux, il y a gros à parier que, La Provence ne l'eût pas rencontré.

Il faut lire sans doute par 32" 38 do longitude ouest. Le 3 et le 9 sont aisément confondus par les typographes. Alors, le Richelieu se trouverait à peu près à mi-chemin entre Paris et NewYork. Et peut être le Gulf-Stream le repoussera-t-il vers la Scandinavie ou le Groenland vers les pays glacés "où il brisera son rêve.

A moins que. le vapeur hollandais lancé à sa recherche ne l'amène 'vers le port tranquille où l'on démembrera sa vieille carcasse glorieuse.

w Nouvelles â la Main

En Champagne.. •̃;• ̃̃̃•̃

On parle d'un négociant, qui. vient.. d'avoir des difficultés avec la justice. En somme, il a,fraudé.

Mon Dieu. disons simplement qu'il a manqué aux règles de l'étiquette.

.o-

Il paraît que les bâtiments du nou- veau ministère des colonies reconstruits à grand frais tombent en ruine. Que voulez-vous ? Les Français ne, sont pas colonisateurs.

Le Bordelais est a son tour délimité. Seuls les vins de Bordeaux pourront porter le nom de vin de Bordeaux. Ce qu'il y a de surprenant c'est qu'il ait fallu une loi pour ça

Le Masque de Fer.

Une suite à « Louise »

Loin de nos brouillards/Gustave Charpentier est au bord de la mer bleue. On le voit rarement parmi nous. Parfois seulement il vient ici se retremper, reprendre contact avec ce Paris qu'il aime, qu'il a chanté avec une ferveur quasi religieuse et qui est un peu de la substance de son âme. Le modeste logis de Montmartre qui, depuis tant d'années; fut le sien, et. dont le triomphe et la gloire, pn y pénétrant, n'oht.point effacé les grâces simples, est devenu pour lui iirt ïntermitt8nt "pied"'ù'-tet"re-; ''¡l~t~t\ft05- hivers. Il veut du soleil, delà joie, de la beauté, de la paix aussi. Il se promène, dans le bruissement des feuilles, parmi lés physalis et le mimosa, sous les oliviers et les pins parasols. Il se plaîtau jeu magnifique et perpétuel de l'écume d'argent

ct de la-plàgo d'or, qui tour a tour attaquent, résistent, se vainquent et sont t vaincues. Sa vie est silencieuse et simple. C'est la vie d'un sage. A le rencon-, 1 trer sur la grève ou dans les rues du vieux port d'Antibes, on le devine heureux. Heureux de vivre, heureux de plonger, comme pour la posséder, au cœur de la vie populaire, heureux derôver à la brise du large.

Il est heureux, et il travaille. Son bon^ heur n'est pas la béatitude de l'être dans l'épanouissement des choses. Pour s'y plaire, il faut qu'il s'y dilate, soi-même, il faut qu'il vive; et vivre, pour lui, c'est penser et c'est produire. Il produit 'sans hâte, non pour produire, mais pour s'exprimer. Il n'est pressé ni d'étonner le public par une fécondité de bon usinier, ni de le régaler du récit des choses de sa vie.

11 a mis huit années a créer Louise, cette inoubliable Louise à. qui nous de- vous, selon le mot de M. Paul-Boncour dans son pénétrant rapport sur le budget des beaux-arts, « l'un des plus beaux duos d'amour qu'on ait. entendus, depuis que Shakespeare fit chanter Roméo sur l'échelle de soie ». Le succès immédiat, le long retentissement, à travers le monde, de sa jeune gloire ne l'ont point enivré. Il a repris le travail, mais selon sa méthode ou plutôt il a continué, et ` son labeur est considérable.

On sait qu'il a en attente, sur le seuil de l'Opéra, une Vie du Poète, en' cinq actes, qui est le développement et l'adaptation scénique de cette noble et bouillonnante symphonie dramatique qui y fut pour la première fois exécutée en 1892. M. Bertrand l'avaitjadis demandée pour l'Opéra qu'il dirigeait. Bertrand mort, M. Albert Carré l'eût donnée à l'Opéra-Comique, s'il eût été possible d'accommoder une œuvre si vaste à l'exiguïté de la scène que lui a faite une inexcusable bureaucratie. Et la Vie duPoète a attendu.

On sait aussi qu'il a composé la musique de scène de Gitc/usse, une pièce de M. Acremant reçue au théâtre, SarahBernhardt.

Mais ce labeur, si important qu'il soit, n'est pas tout. Il est un travail que Gustave Charpentier, -avec une discrétion méritoire, a jusqu'ici soigneusement caché à tous, et qui, pour ses amis les plus intimes, reste encore un secret. Ce travail est aujourd'hui terminé. A une partition abondante et désormais complète, il ne manque plus que d'être orchestrée, et ce sera fait ce printemps. Cette O3uvre n'est pas du tout ce/que, l'on a dit; car le silence du bon travailleur n'a pas découragé les curiosités, et il a bien fallu que l'on causât des projets qu'il voulait taire. Successivement, on v annoncé qu'il préparait une Marie, un Orphée, une Julie, un Julien, un Tris- tan. En réalité, ce que méditait Gustave Charpentier, c'était une œuvre qui, par son décor parisien, par son action toute moderne, par son sens populaire,' se manifestât comme une suite à Louis/

En effet, bien que Louise n'y paraisse

non plus qu'aucun de ses partenaires, on devine, présente, la pensée, sinon la


silhouette, du Julien qui, près d'elle, ou haut du mont des Martyrs, vécut sajeu'̃.nessc.

̃̃̃-̃ ̃

Trois pièces, dont chacune a deux actes, deux décors, et dure deux heures; trois pièces, disposées entryptique, soudées l'une à l'autre par une ârne commune et par le personnage qui s'y déploie, et pourtant indépendantes voilà l'œuvre nouvelle de Gustave Charpentier. Et cette œuvre n'est rien -d'autre, » en somme, qu'une épopée populaire, où l'on retrouvera les caractères propres du composiftûr de Louise- Car l'originalité et la puissance de ce jeune maître ne sont pas tout entières contenues dans sa maîtrise elles, viennent aussi des sources où il s'alimente. ̃ Gustave Charpentier est « peuple *> dans une: société épuisée, égoïste et peureuse, et dont l'avidité i1 jouir 'dépensé les dernières énergies, il régla sa pensée au rythme des seules forces qui demeurent, celles du peuple. Ç 'est en ellqs qu'il puise les éléments de sa puissance" créatrice. Il est comme un aspirateur qui s'en gonflerait.' 11" donne une -voix à ce monde immense en qui. s'agite le monde de demain. 11 en exprime, comme ferait un frère. plus conscient,' les sentiments éternels et simples, toute l'humanité grondante et incessamment parçillë. Ainsi, à '.travers toute l'histoire de l'art, ont fait les maîtres dont l'œuvre subsiste et c'est par qu'il est 'classique. Dans cette œuvre nouvelle, la conception de Gustave, Cliarpe n tic semble s'être élargie. Dans les Impressions d'Italie, dans le Couronnement de la Muse, dans la Vie du Poète, dans Louise, il demeurait, quoique profondément humain, anecdotique et fragmentaire. Ici, c'est quelque chose commet le poème de l'homme moderne qu'il a tente. Le poème? Bien plutôt la passion. II ima'gine un ètro' simple, ignorant des mensonges et des préjugés sociaux, fier, ambitieux de se dépenser et de réaliser sa impulsif et crédule, et il en suit les métamorphoses au contact des milieux différents où le pousse sa fan-

taisie. t

Ce héros imprévu et magnanime est un humble.- Truchement du peuple, il est du peuple. C'est un « receveur» du «Grand Crédit » la puissante banque. Impulsif, volontaire, obstiné, sincère, nourri de théories', il se sent des forces d'apôtre, et il veut agir, llagitcommeil peut, au gré des vents qui le secouent. Tantôt la vie des artistes l'attire, ou'le tente celle des phàlanstériens tantôt il brûle :de con• duire .des foules. Il rencontre des femmes, naïves' comme lui, impulsives comme lui, qui aiment, qui souffrent, rient et chantent avec elles, comme elles, il yeût aimer et chanter, 11 aspire, à la poésie. "Etre puissant; dominer, quelle ivresse Il voudrait être successivement tout ce qu'il admire..11 est parfois sublime, parfois grotesque, toujours imprévu, toujours sincère. C'est un bel animal qui, fauchant tout, s'élance a travers la pensée et la vie. et que rien n'arrùle, et que tout fouette, et qui, malgré les obstacles, malgré les colères, malgré les rires, se précipite vers son but. C'est le bel animal populaire. Autour de lui, l'humanité. L'humanité des humbles, un garçon épicier, un charbonnier," un rapin, un nègre le peuple des faubourgs, des amoureux, des fi llesTptiî'ST mêlée =-à"celîe-tàv l'humanité d'en haut, des hommes qui demain seront illustres, des poètes, des artistes des philosophes, des critiques, confidents, commentateurs, et parfois conducteurs de 1 action, dans laquelle ils sont confondus, et dont se prolonge en eux le' long frémissement.

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Cette épopée populaire débute parune idvlle, l'Amour au faubourg, qui a deux actes et deux décors un lavoir, le « Cabaret des Fêtes Galantes ». Le bonheur d'amour qu'il cherche si ardemment, vers lequel tout son être se tend, le receveur du Grand Crédit l'a près de lui. Il s'offre dans le regard clair d'une jolie fille du faubourg qui a su résister aux entreprises, parfois brutales, des hommes au milieu desquels elle vit. Un matin, sur le seuil du lavoir, elle voit apparaître, baigné de soleil' et de satisfaction, ce beau garçon, et sa vie désormais est fixée.

Elle est ingénue et pudique, mais libre, elle aussi, des préjugés courants de la morale sociale; tout son jeune corps est avide de tendresses, son âme lyrique est gonflée de poésie; une ode de Ronsard la conquiert; et, un soir de mai, au Cabaret des Fêtes Galantes, la faubourienne s'abandonne aux bras de son héros, de'son maître, tandis qu'au fond de la scène le décor s'ouvre pour une apothéose de l'Amour, a la manière dcWatteau.

Ainsi s'achève la. première pièce. La seconde est Çommediantc, avec deux actes et deux décors aussi « Miseria-Palace », et « Un duel au bois de Tiroflay ». La troisième enfin a pour titre Tragediantc deux décors « Chez les naturiens », et « le Faubourgen grève ». Par les titres mêmes des pièces et 1 indication des décors, il est aisé de deviner quels milieux sont évoques Comment s'y comporte et s'y développo le héros jusqu'à son épanouissement total, comment une balle stupide, qui ne lui était pas destinée, étend brutalement à. terre son beau rêve, que devient son amoureuse, ce n'est pas l'instant de le révéler, et je suivrai le vœu de l'auteur en n'allant pas plus avant.

J'en ai dit assez pour montrer l'intérêt de cette trilogie lyrique et permettre de mesuter à quelle puissance expressive elle peut atteindre. Sous la figure de l'humble receveur, on sent se mouvoir, se chercher, se heurter bien des forces de 1 humanité moderne, les plus tendres et les plus illusoires, encore incertaines et inconscientes, mal réglées et malhabiles, ingénues et ferventes, mais en voie d'accomplir le monde de demain. Et ce noble idéal fait déjà à la conception de M.Gustave Charpentier une couronne de beauté.

Voilà comme il rêve, voilà comme il. Se dépense, là-bas, au bord de la mer bleue, parmi les mimosas et les oliviers tordus, où il semble qu'il serait si bon de ne rien faire. Et déjà, comme las de la, méditation solitaire, il est tout à l'action. Dans les intervalles de son travail d'orchestration, il pousse d'un pas rapide sa nerveuse promenade à travers la campagne, et il' faut voir son bâton marteler le sol, comme s'il rythmait déjà les premières mesures de, l'ouverture da VÀmotir ait faubourg.

Georges Çourdon.

EN ROUMANIE

LES PARTIS & LEURS CHEFS

« Mon cousin le poî de France et moi, disait Charles-Quint cie François Ier, nous sommes d'accord sur le Milanais il veut le prendre et moi aussi » C est un accord du même genre qui réunit, ou plutôt qui sépare les chefs des, paptia roumains; chacun deux est aussi désireux de conquérir le pouvoir que Char- les-Quint, le Milanais. Or, il n'y a évidemment pas assez de place pour tous, surtout pour ceux qui ont la prétention déjouer les premiers rôles. Tandrs queles uns occupent te dev.arit la scène:, les autres doivent rester dans les cou-, lisstis ou dans la rue. i. J'ai montré, dans un précédent article, qu'il n'existait pas entre ces trois,partis, lés conservateurs actuellement au pouvoir, les conservateurs démocrates et les libéraux, de ditieranco bien sérieuse de principe et de doctrine.-

Il n'y a pas non plus opposition de classe entre les hommes qui -les composent'. Le parti de M. Take Jonesco, par exemple, est plutôt formé par les .classes' moyennes; les ancionnès'.et grandes familles y sont beaucoup moins représentées que dans le parti de M. Carp mais. son avènement au pouvoir, s'il se produisait, n'entraînerait pas une transfor? mation radicale du personnel dirigeant. Alors, si ni les doctrines ni les classes ne s opposent, que reste-t-il pour expliquer cette lutte politique si ardente? Des questions de personnes et, par-dessus tout la désignation des chefs, ceux d'aujourd'hui et ceux de demain.

Les Anglais, quand ils sont sages, ne manquent pas de dire à l'étranger qui vient étudier leurs institutions « Gardez-vous de prendre trop au sérieux la politique La grande affaire se réduit en 'i somme a la lutte de ceux qui sont au pouvoir (the ins) contre ceux qui n'y sont pas (the ouïs). »

Ainsi, puisque la personnalité des chefs importe par-dessus tout, examinons-les successivement et écoutons ce qu'ils disent.

•*#

M. Carp, le premier ministre, est un vieillard de soixante-treize ans, 'niais débordant de. vigueur, d'énergie et d'entrain. Il affecte une certaine brusquerie dans le geste et dans le propos. Quand je lui rendis visité, je remarquai tout de suite à la place d honneur, dans son cabinet d'études, un portrait de Guillaume II. M. Carp est, en effet, le plus germanophile des hommes d'Etat roumains. Il ne s'en cache point d'ailleurs, tout au contraire. Il parle à tout instant de Bismarck, et l'on sent qu'il a fait une étyde attentive de son histoire, de ses œuvres et aussi de ses mots. L'ombre du grand chancelier a dû le visiter, plus d'une fois, durant ses insomnies.il a, comme Bismarck, le parler gouailleur, brutal et parfois cynique. Ses adversaires assurent qu'il sacrifierait plus aisément son portefeuille qu un bon mot. On lui prête quantité de boutades plaisantes et d'une franchise, d'une crudité quelque peu déconcertantes. En ad-meV tant quelles ne paient pas toutes authentiques, il est certain qu'on n'é'"preîe; qu'aux riches. Il a pris l'habitude de dire tout haut une bonne part de ce que les politiciens pensent tout bas.

Les hommes d'Etat roumains sont assez peu portés à parler de leur politique étrangère, surtout avec un Français. Cette réserve de leur part s'explique parfaitement. Beaucoup d'entre- eux éprouvent pour la France des sympathies indiscutables, tout en sachant bien que leur pays gravite dans un groupement de puissances qui nous est opposé. Mais, dès que j'abordai ce sujet avec M. Carp. il ne fit rien pour esquiver mes questions. Je lui parlai de la nouvelle qui s'était répandue l'automne dernier et d'après laquelle une convention militaire aurait été signée entre la Roumanie et la Turquie.

« II n'y a pas la moindre vérité dans ce récit, me dit-il. L'imagination d'un ou deux journalistes étrangers a créé cela de toute pièce. Ces messieurs ont subitement découvert qu'il existait quelque part une Roumanie, chose dont ils ne se doutaient évidemment pas auparavant.' Pourquoi diable voulez-vous que nous soyons ainsi liés avec la Turquie? Expliquez-moi, je vous prie, en quoi nous en retirerions le plus petit avantage. ? » Je dois dire que ces dénégations du Premier Ministre m'ont été faites par tous les hommes politiques, quel que soit leur parti, par tous les diplomates roumains ainsi que par les diplomates étrangers résidant en Roumanie. « A quoi nous servirait une pareille convention ? disent les Roumains. Les Bulgares ne songent point à nous attaquer leurs visées sont ailleurs. Mais tout empiétement de leur part déplacerait fatalement, à nos dépens, l'équilibre balkanique. Nous avons l'obligation stricte d'empêcher toute modification au statu quo qui serait faite sans notre consentement. C'est pour nous une manière de dogme. Si les Bulgares essayaient de s'agrandir vers la Macédoine, nous mobiliserions immédiatement notre armée et nous attendrions les événements. »

Telles sont les déclarations unanimes des Roumains touchant cette soi-disant convention avec la Turquie. Quant à un accord militaire avec 1 Autriche, il en existe un très certainement. Mais on se tromperait si l'on croyait qu'il est de date récente. Il doit remonter a une époque un peu lointaine, au moment où la Roumanie, croyait avoir tout craindre de la Russie, C'est contre la Russie et la politique slave que cet accord-là fut conclu.

Les Bulgares, et leur souverain mieux que personne, le savent parfaitement. C'est la raison de la prudence déployée par Ferdinand, et qui ne 1 abandonna jamais même aux instants les plus cri.tiques, de son refus cle recourir à une politîquo belliqueuse, alors que son pays semblait se jeter dans cette politique avec un emportement réfléchi. La Bulgarie, tant qu'elle sentira la Roumanie prête à intervenir sur ses derrières, ne peut guère risquer un conflit avec la Turquie. « C'est non seulement notre droit de pencher vers la Triple Alliance, me dit M. Carp, mais c'est aussi notre devoir. Nous ne formons aucun désir de conquête; le territoire de notre royaume nous suffit amplement. Il peut 'nourrir quatorze millions d'habitants au lieu de

sept millions que nous avons maintenant. Nous n'avons qu'à coloniser chez nous, au lieu de vouloir coloniser au dehors. Un projet de dessèchement des marais du bas Danube va nous donner quantité de terres nouvelles, d'une extraordinaire fertilité Ainsi la situation actuelle nous favorise; nous avons absolument besoin de la paix qui peut seule nous perme.ttre.de développer /nos très grandes ressources. Nous sommes, par nécessité, .les ennemis de quiconque est désireux, de troubler cette, situation. C'est la raison qui nous V fait incliner vers la Triple Alliàne-e, nous: voyons un. gage et un élément de paix.

^1. Car p paraît convaincu, comme on voit, que ïq statu quo oriental a plus à -craindre (Tune initiative' de .la Russie que xle.l Autriche: C était peut-être vrai autrefois, il y a vingt-cinq ans.. Ce n'est ,plus: vruj aujourd hui. La montre du pre- mier ministre retarde quelque peu. N'estce point l'Autriche qui, il y a deux ans, a risqué, par 1 annexion de la BosnieHerzégovine, d'amener une conflagration baiKanique?

Je parlai à,M. Carp des rapports de la Roumanie et de la Bulgarie; «'Ils' sont inexistants ou c est tout comme', me dit-il. Le Danube, qui sépare les deux pays est un peu' comme la 'muraille de .Chine. Les relations commerciales, se réduisent a rien il n'y a aucune relation sociale 'ou intellectuelle. Vous sà,vez combien les deux peuples différent profondément par leur mentalité, par leur structure sociale »

-T-' Et les Roumains de Transylvanie? 2 lui dèmandai-jé.

Oh me dit-il, ce n'e.st pas Une question qui nous préoccupe au premier "chef. D'ailleurs, leur situation s est sérièusemen t améliorée ces derniers temps. Il- se trouve toujours chez nous de jeunes débutants prêts à se tailler une popufacile en '.prêchant la cause de leurs frères transylvains. Mais il serait moins aisé de montre? en. quoi, pratiquement, ces frèr'ès transylvains sont servis par une pareille propagande f" Et la grave 'question des juifs? A cet égard, me dit le premier ministre, des réformes s imposent. La. législation à laquelle nous les'soumettons exige des modifications. Les juifs sont injustement traités, ce. n'est pas douteux. Nous les astreignons au service militaire et, d'autre part, nous les privons de tout droit politique; nous leur interdisons d'acheter des terres. Les naturalisations qui avaient été promises au Congrès de Berlin ne se sont faites qu en très petit nombre. Il. y en eut environ 2,000 à 3,000 d'un coup, après le Congrès. Mais. depuis lors, il faut une loi spéciale pour .chaque cas de naturalisation et l'on n'en accorde guère qu'une trentaine par an.

» Force nous est bien de vivre avec nos juifs puisque' nous ne pouvons ni les exiler ni les .détruire. La manière dont nous les traitons actuellement tend à faire d eux do véritables émisrrés à l'intérieur. Les professions sociales, les postes de fonctionnaires leur sont interdits il ne leur reste donc que le commerce et la banque. Ils s'y jettent avec impétuosité et ils y réussissent. Ils conquièrent la fortune, tout en restant dépourvus du moindre droit politique. C'est là, évidemment, une situation fâcheuse, paradoxale, un manque d-'équi-1

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» Cette privation des' droits politiques se complique de tracasseries administratives. Les juifs des campagnes sont soumis au bon ou au mauvais vouloir de fonctionnaires subalternes qui peuvent être tentés d'abuser de la situation pour se procurer des profits illicites.

» II faudra changer tout cela » » Cette dernière partie des déclarations du Premier Ministre mérite plus particulièrement de retenir l'attention. Elle est très courageuse et très franche. Plutôt que de nier ou d'excuser un mal par trop évident, M, Carp le reconnaît et estime que l'on doit y trouver des remèdes.

C'est un vigoureux réaliste que M. Carp, un homme qui ne se paye point d apparences, mais qui va droit aux faits. La loyauté, la force se marquent dans sa conduite et dans ses paroles. Par là s'explique l'autorité très grande qu'il exerce sur son parti.

Raymond Recouly.

A l'Etranger

La-Constitution d'Alsace-Lorraine Strasbourg, 22 février.

Au diiier offert aux membres de la Délégation d'Alsacc-Lorraine, le statthalter, M. de Wcndol, a prononcé un toast, où il s'est exprimé ainsi

« .Et maintenant, messieurs, pensons à l'Empereur, qui règne depuis près de vingttrois ans et qui, depuis ce temps, détient lo pouvoir en Alsace-Lorraine, conformément à là conception nette, noble et consciencieuse qu'il a de sa haute mission.

» L'Empereur a voué dès le premier jour de son règne une vive et chaude sympathie, une sollicitude dévouée à notre pays. » On interprète ces paroles comme une indication que, dans le remaniement du projet de constitution do l'Alsace-Lorraine, aucuns modification ne serait apportée aux pouvoirs dn souverain.

L'officieuse Strassburyer Post, commentant ce discours, considéré comme certain que les gouvernements confédérés refuseront leur assentiment au remplacement de TFùnpereur par un statthalter à vie. Elle ajoute qu'on aLtend de ces gouvernements une manifestation de leur esprit de conciliation dans la question des voix au Conseil fédéral.

Au Portugal

La lègation de Portugal dément en ces termes les nouvelles répandues au sujet d'une agitation antigouvernementale dans certaines régions du Portugal

Aucune nouvelle de ce genre ne nous est parvenue jusqu'à ce soir rie ministre soi-disant tué h Guarda le 15, a présidé le 18, à Lisbonne, le congrès des médecins? portugais les ministres de la guerre et de l'intérieur, mri l'ont un voyage dans- le nord du Portugal, avaient séjourné pendant deux jours h Gtiaçda, des fêtes ont «té. organisées à leur intention le premier a quitté ceîto ville lo 17 pour Pinhel, et le second l'a quittée le 18 pour Yïzou. ̃ La légation nous communique également la dépêche suivante qu'elle a reçue de Lisbonne

Lisbonne, 23 février.

L'ordre et la tranquillité sont parfaits dans tout lo pays. Tous les voyages dos ministres dans les provinces du nord et du centre se sont réalises parmi des. inanifestationa de sympathie

et des acclamations de la population. Bernai'dino Machauo.

Les relations russo-chinoises Saint-Pétersbourg, 22 février.

Un certain nombre de journaux russes montrent du mécontentement au sujet dé la note de la Chine. °

Le .Novoie Vrémiâ estime que cette note est évasive et peu satisfaisante il déclare qu'elle ne donne aucune réponse catégorique et cherche a faire traîner en longueur les malentendus. '•- ̃

` Londres, 22 février.

"Suivant une note communiquée -à'ia'press'e, .tin télégramme officiel russe rei,;u aujourd'hui a* Londres porte que la réponse chinoise à la note russe est considérée en .principe comme satisfaisante.

j A la Chambre ottarriane ` ^3 Constantinople, 22 février. ̃̃/A M Chambre ottomane, Djav-id bey. commençant t'expose du budget, a parlé très longuement de la France. Il a démenti qu'il y ait eu un refroidissement dans les relations avec la France à la suite de l'affaire de l'emprunt. Le ministre a cité les déclarations faites par M. Pichon à la Chambre française à ce sujet, ajoutant «• Je tiens à en remercier officiellement M. Pichon de la tribuns du Parlement ottoman. »

Djavid bey a cité également la déclaration de M. Pichon concernant la disposition où se trouve la France d'aider au dàeloppement économique do la Turquie. « Nous en sommes heureux, a-t-il dit, et prêts à accorder toutes facilités dans ce but. »

II a affirmé l'inébranlable amitié traditionnelle de la Turquie pour la France, à qui l'Empire ottoman doit plus encore pour son influence éducatrice et civilisatrice que pourles deux milliards de francs qu'elle consacra jusqu'ici au développement, économique de la Turquie.

Il fait ensuite un exposé du -récent accord avec la Banque ottomane. Il a dit que les relations du gouvernement avec la banque n'ont jamais été meilleures ni plus cordiales qu'aujourd'hui. Après un brillant éloge de M. Revoil, il s'est expliquèenfin sur l'affaire de l'emprunt, parlant élogieusement-de M. Laurerjt.

Au Maroc

Tanger, 22 février.

Le fait qu'il n'y à pas encore eu de représailles contre les meurtriers du capitaine Nancy, tué 'dans un guet-apens au mois de janvier dernier, et que, les agresseurs ont pu rentrer dans leur tribq, a provoqué une recrudescence de l'agitation signalée chez les. Zaïr, aux confins de la Chaouïa. Fez, 18 février (via Tanger).

On prête au Sultan l'intention do ne pas quitter la capitale avant le retour définitif d'El-Mokri à Fez, sa mission terminée à Paris.

En Turquie

Constantinople, 22 février,

Talaat bey, ancien ministre de l'intérieur, est nommé président du parti Union et Progrès.

Le ministre des affaires étrangères, Rifaat pacha, dément qu'il veuille de nouveau démissionner et qu'il ait demandé l'ambassade de Paris ou de Londres.

Il y a conflit entre le Sénat et là Chambre; celle-ci accuse le Sénat d'avoir altéré des articles de la charte constitutionnelle, et un député a déclaré que le Sénat était asservi au pouvoir exécutif et au souverain". Le président du Sénat a exprimé l'indignation éprouvée par les membres de cette assemblée devant de pareilles déclarations.

Incident à la frontière

i .̃i r»– r. turco -,grecque Athènes, 22 février.

Hier des soldats turcs ont tué à coups de fusil deux tirailleurs grecs de la stationfrontière de Ligaria. Ces tirailleurs se trouvaient en territoire ottoman, en vertu d'un accord préalable entre officiers grecs et turcs, autorisant les soldats grecs à traverser ce point do la frontière pour se ravitailler à Gritzovali, sur le territoire ottoman. Les Turcs ont également capturé quatre soldats qui avaient dépassé la frontière dans les mêmes conditions, et les ont envoyés à l'intérieur,

Les affaires de Perse

Berlin, 22 février. ·

D'après un télégramme de Téhéran au Berliner Lokalanzeiger, le régent de Perse a refusé de prêter serment sur la Constitution. Il a demandé au .préalable certaines garanties et certaines explications sur le programme des partis, afin de constituer un ministère homogène. Il a demandé aussi au Parlement de ne pas empiéter sur le domaine de l'exécutif et de consentir à un régime militaire provisoire de deux ans. Si ces concessions lui sont faites, le régent s'engage à faire aboutir l'emprunt américain de 100 millions de dollars et à obtenir le retrait complet des troupes russes du Nord de la Perse.. <– Ch. Boknefon.

La population de l'empire allemand Berlin, 22 février.

D'après le recensement du 1er décembre 1910, le nombre des habitants de l'empire d'Allemagne est de 64,896,881 contre 60,641,489 au recensement de 1905, soit une augmentation de 7,02 0/0; l'augmentation du quinquennat précédent avait été de 7,78 0/0.

La situation économique

des Etats-Unis

New-York, 22 février.

Il vient de se produire une excellente ehute de neige sur le blé d'hiver. La région cotonniôre est amplement arrosée. Les industries de l'acier et du fer sont dans une meilleure situation. L'amélioration des affaires en général s'accentue. Le cuivre est la seule branche d'industrie peu satisfaisante. Nous croyons à une période d'attente suivie de hausse. Il y a trop de découvert sur le blé, et nous croyons que .les prix se raffermiront.

Le programme naval américain Washington, 22 février.

On évalue à 170 millions de francs le montant du programme naval voté par la Chambre. Toutefois, les démocrates ayant imposé l'obligation de la journée de huit heures, la somme ci-dessus sera probablement dépassée.

Le bill naval autorise le gouverne, ment à acheter le blindage et l'armement à l'étranger.

La peste

Blagowestchensk, 22 février.

L'information d'après laquelle la peste aurait éclaté dans la ville chinoise de Sachalian est inexacte, la peste ne sévit que dans les villages chinois situés près du confluent du Soungari. La frontière du territoire de l'Amour est fermée.

Kharbine, 22 février.

Dans les vingt-quat,re heures dernières, neuf personnes sont mortes, de la peste. On n'a pas trouvé de cadavres dans les rues depuis dcox jours. L'upïdomie décroît. Elle décroît également à Fusiadjan, qui est débarrassée méthodiquement des cadavres et désinfectée.

Les membres de la Bourse avaient deque des délais fussent accordés pour les ôjckéances. Cette deruvande ayant été re-

poussée par le ministre des finances, les. membres de la Bourse ont renouvelé leur requête.

^i-*

COURTES DÉPÊCHES

La famille royale d'Espagne partira» le 4 mars, pour Séville, où, comme chaque année, elle séjournera jusqu'aux fêtes de Pâques.

On:,annonce* que l'archiduc FrançoisFerdinand se rendra en Angleterre en juin; pour assister aux -fêtes, du couronnement. Le bruit a couru à Rome d'une façon persistante que l'empereur d'Allemagne," en revenant do Corfou, se rendrait à Rome. Les fourreurs du gouvernement de Perm ont demande l'interdiction de la chasse à la zibeline pendant deux ans, afin d'empêcli.er l'extermination de la zibeline.

Figaro à Londres

Vote du « Veto Bill »

à la Chambre des Communes

Londres, 22 février.

Ce soir la Chambre des Communes a adopté le parliùment bill en première lecture par 351 voix contre 227, au milieu d'applaudissements frénétiques. Le Veto bill a été adopté, après que M. F. E. Smith, conservateur, eut déclaré que la moitié de la nation se joindrait à l'opposition pour combattre avec acharnement le projet de loi et que d'autres députés eurent soutenu que le bill retarderait et mettrait en péril une réforme réellement désirée des deux côtés.

M. Austen Chamberlain proposera au- nom de l'opposition l'amendement suivant au parliament bill, lors des débats en seconde lecture

« La Cham bre verrait favorablement le dépôt d'un bill tendant à réformer la composition de la Chambre des lords tout en lui maintenant son indépendance comme seconde Chambre, mais la .Chambre refuse de continuer à discuter une :mesure donnant toute l'autqrijté législative réelle à une Chambre unique sans fournir de sauvegarde contre, la transformation en lois de graves changements, sans l'assentiment de la nation et contrairement à la volonté de la nation. »

` A LA CHAMBRE DES LORDS

Lord Lansdowne a annoncé son intention d'introduire un projet modifiant la constitution de la Chambré des lords.

Onconsidôro cette démarche comme une réponse de l'opposition faite au projet du gouvernement sur le veto 4es Lpras. J. CauouRiER.

Amérique latine

DANS L'ARGENTINE

Buenos-Aires, 22 février. Bilan des banques. La situation économique est excellente cela est constaté par le bilan des banques qui se chiffre ainsi Dépôts, 2,943,751,000 francs; escomptes, 2,921,669,000 francs existences, 1,044,490,000 francs; capitaux, 894,955,000 francs. La caisse de conversion. De fortes sommes d'or continuent à grossir le fonds de conversion.

La Banque, de la Nation argentine. Les utilités nettes du « Banco de la Nacion argentine » pendant le dernier exercice ont atteint 16.600,000 francs, chiffre supérieur â, celui de l'exercice précédent, même après avoir contrôlé beaucoup les comptes des biens meubles, et immeubles, des débiteurs et d'autres encore, et de porter à compte du fonds de prévision 2,200,000 francs.

Toutes les utilités ont été destinées à l'augmentation du capital jusqu'à 258 millions de francs et des fonds de réserve jusqu'à 49,020,855 francs.

Service maritime. Un armateur suédois vient d'acquérir plusieurs paquebots de mille tonnes destinés à établir un service maritime direct entre la Suède et l'Argentine, afin d'assurer un échange plus actif des produits entre les deux pays.

La nouvelle entreprise dont il s'agit s'attachera particulièrement à établir, à bord des paquebots, des installations frigorifiques pour le transport des viandes congelées de l'Argentine.

A ROUBAIX

L'Exposition de 1911

Il n'était pas besoin d'être un économiste éminent pour prévoir, lorsque l'Exposition internationale du Nord de la France fut décidée, qu'elle attirerait un extraordinaire concours d'activités commerciales et industrielles: tous ceux qui connaissent l'opulence de cette contrée, la richesse et la diversité de ses ressources, sa prospérité sans cesse croissante, auguraient favorablement de cette initiative heureuse et s'en félicitaient, confiants dans cet incomparable champ d'affaires qu'est notre belle région du Nord.

Le succès, cependant, dépasse les prévisions les plus optimistes, et il s'est affirmé avec un tel entrain que l'on peut, aujourd'hui, co'nstater un fait qui n'a pas de précédent, croyons-nous, dans l'histoire des expositions. Alors que, d ordinaire, les palais de celles-ci ne sont à peu près loués entièrement par les exposants que vers la fin de mars ou le début d'avril, à Roubaix, dès le 15 décembre, on ne disposait plus d aucun emplacement, et force fut d agrandir, à plusieurs reprises, les différents palais. C'est là, on l'avouera, l'indice d un triomphe certain, si 1 on songe que, dans quelques semaines, dans quelques jours peut-être, il sera devenu impossible de répondre favorablement aux demandes quialflueat quotidiennement à l'administration.

Le résultat d'une telle émulation, d un tel empressement, est la recrudescence de l'énergie générale. Chacun redouble d'activité et de labeur et il faut séjourner à Roubaix, ces temps-ci, il faut assister aux préparatifs de tous pendant les jours qui précèdent l'inauguration pour avoir une idée de l'animation qui y règne. Architectes, entrepreneurs, décorateurs divers de l'Exposition, emportés par un même élan, par une même ardeur au travail,. et les comités, et la ville-tout entière n'ont qu'un souci « être prêts s lorsque sonnera l'heure de donner anx invités de 1911 le magnifique spectacle de cette exposition qui sera si féconde en résultats pratiques. Les hôtes de Roubaix ne manqueront pas. un jour prochain de leur en savoir gré, et de récompenser, comme il le mérite, ce magnifique effort.

JLeJWe^raWe

SALONS

Le bal de l'Elysée,

Le premier bal donné par le Président de la République et Mme Fallières a eu -1-^eu hier, et il a été extrêmement brillant,. )3cauc,Q1?-p d'uniformes et de très belles toHettçs.. Pariiii .les invités les membres du corps diplam'atique,ldu -Parlement,- de l'Institut, W- gfa.nd nombre d'officiers généraux,- de ,mag\stiîaiâ.î2t tous les hauts fonctionnaires de r-lvtat;,PÎusieurs \orchegtres avaient été installés' :da):t6 les salons magnifiquement décorés 'et fleuris', le principal dans la salle des fêtes 'où dansaient surtout les jeunes gens de nos grandes écoles. Le bal ne s'est terminé que fort avant ̃dans nuit, ̃•• ,i- ̃̃̃. "4- Mme Alfredo Barbirplli sera chez elle lundi prochain, de quatre à sept.heurus, ̃ De RotneT Parmi les plus beaux dîners de l'hôtel Ëxcelsior, à signaler celui que vient de --donner M. de Boulatzell, ministre de Russie prés le' Saint-Siège. ̃

Au nombre des invités

Princesse de Bulo.w prince de/ Belmohte, Donna Maria Mazzoleni, comte Thurn, comtesse Koutousow, M. Soldaténkow, prince Wolkbnsky,- comtesse Palffy, prince Boncompag-ni Hidovisi, pcincesso! Rospigliosi, comte Szecsen 'de Témcrin, princesse Radmvill prince Kbspigljosi, duchesse de Terranova, comt.o Palffy., JV1 me Xântho, 'marquis Centurione, comtesse Thurn, M; Xanthp, ,princesse Boncompagnr Lûdovisi, ;diiû de Terranova, comtesse Szecsen de Temerin-; Le prince de Bulow s'était excusé de ne pouvoir prendre part au dîner. L

RENSEIGNEMENTS MONDAINS Mgr le duc de Guise a quitté SaintFirmin hier. pour le Maroc. Il va rejoindre à Larache Mme la duchesse de Guise et ses en* fants, qu'il emmènera au château de Vil.la.manrique, chez la Comtesse de Paris. "̃/̃ M. José de Viadero vient de quittëf Paris pour Saint-Moritz, avec l'intention dé se rendre ensuite à Rome, où ilfera-.jinUong séjour. •> ̃ '•: La comtesse Henry Dëstutt d'Assay, née de Fayet, a heureusement mis au monde, au château d'Ecos (Eure), un fils qui q, reçu le prénom d'Alain. ̃

CHARITÉ •.

Voici le programme de la matinée de gala qui sera donnéé, sous le haut patronage ;de S. A. R. l'infante Eulalie, le vendredi 3 mars, à trois heures, au théâtre Réjane, au profit du « Soutien français», œuv.re d'assistance aux femmes devenues malheureuses' et aux enfants. Ouverture des Noces dé Figaro, orchestre Concerto pour piano, deux flûtes et orchestre, de Bach M. Léon Delafosse Mme Edvina, de l'Opéra-Comique, mélodies fragments de- Conte d'avril, de Widor, orchestre étude de concert M. Delafosse ̃ paraphrase sur la Valse des fleurs, Tçhaïkowsky-Gr^inger: M. Léon Delafosse; «Polonaise, op. 22 », de Chopin M. Léon Delafosse et orchestre; finale de la Sonate en sol de Haydn orchestre. M. Ch.-M. W^idûr, de l'Institut, conduira l'orchestre.

Billets 40, 20, 15 francs. On peut prendre des places au théâtre Réjane, 15, rue Blanche, chez les principaux éditeurs de musique, à la Société musicale Astruc et Cie, 32, rue Louis-le-Grand, chez Mme Klob, trésoriére de l'œuvre du « Soutien français >, 42, rue du Bac,, et chez le comte Fleury, administrateurfondateur, 23, rue Jacob.

Parmi les premiers titulaires des loges et des fauteuils, qui s'enlèvent chaque jour S. A. I. le grand-duc Paul de Russie et comtesse de Hohenfelsen, princesse de Brancovan, marquise de Peralta, duchesse de Rohan. présidente d'honneur du concert de l'année: dernière marquise do Villehermose, présidente d'honneur l'GSuvr'ô duchesse do Lévis-Mirep'oixV'fatési-o- dente de l'Œuvre": princesse' de' Fancigny-Iàt«-> cïnge née Choiseïiï-Gotiifler; duche-ss8'de BâJSv ?̃̃ sano, marquise de Jaucourt, duchesse de Lesparre, princesse de Faucigny-Lucing-e, duchesse de Reggio, baronne Hottinguer, baronne Mallet,'1 comtesse de Brigode, comtesse de Berteux, com^.tesse de Gabriac, marquise de Monteynard, marquise de Modône, marquise de L.asteyrie, corn-"tesse de Kersaint, comtesse Raoul de Leusse, Mrs Marshall-JKeld, Mme B. de Malherbe,. com- tesse de La Rochecantin, comtesse do ChaumontQuitry, comtesse F. de Sonis, comte Greffulhe,. M, Fournier-Sarlovcze comtesse Walewska, comte do La Riboisièro, comte Gaspard de Mira- mon, comte de Galliffet, comte Nostitz, comte de Lowendal-Scavonius, Mme C. Jameson, Mme Henry Cauvain, marquise de Pracomtal, mar-' quise d'Argenson, Mme J. Porgès, marquise de Lanjamet, baronne de Baye, Mme G. SaintPaul, Mme E. Stern, Mmes W. et F. Blumen-' thal, baronne de Neuflize, Mme Louis- Singer, '*• Mme Armand Brun, Mmes Georges et Etienno Mallet, Mme Valsamachi, marquise de CasaFuerte, Mme de Pomairols, baronne do Laumont, baronne de Coubertin, Mme L. Hufier, comte Biadelli, comte Hoçquart do Turtot, v.U comtesse B. de Potiteville, vicomte de Montu^' reux, vicomtesse Fleury, etc.

MARIAGES

De Nice ̃ ,4.- Le mariage religieux du baron Raiber-tj, député de Nice, et de Mlle Malausséna,' a eu lieu aujourd'hui, à Gairaut, près Nice. Les' témoins de M. Raiberti étaient le comte Avet, son beau-frère, et le baron d'AicheU burg, lieutenant général de l'armée italienne' en retraite, son oncle pour la mariée M. François Malausséna, son frère, et M. Lionel ̃•:̃; Alaroi, ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats, son oncle. La bénédiction nuptiale a été donnée par Mgr Chapon, évêque de Nice.' Le mariage civil avait eu lieu la veille à mairie de Nice. Les époux ont été unis par M. Sauvan, maire de Nice, sénateur'd'és Al-- pes-Maritimes. A la fin de la cérémonie, une;- délégation du Conseil municipal a offert à M. Raiberti un magnifique bronze d'art au nomde la ville de Nice. Ce matin, en l'église de Saint-Louis, à:. Toulon, sera célébré le mariage de Mlle Bel-». lue, fille du vice-amiral, commandant la > i'° escadre, avec, M. Dumanoir, ingénieujî. de la marine. L'amirai Boue de Lapeyrèïâ ,i devait servir de témoin à Mlle Bellue, maig, il n'a pu donner ce témoignage de symp.athie à la famille de son camarade, le ministre -.de. la marine étant retenu au Parlement par la discussion du budget de la marine. Le ma* ̃riago civil a été célébré, hier soir- mercredi,' par M. Gasquet, maire de Toulon. ̃̃: Les témoins de Mlle Marguerite Bellua- étaient le baron Carl Didelot, capitaine do; vaisseau, chet d'état-major de son père dans le. commandement de la première escadre, et son., oncle, M. Payan, architecte *du département de Lot-et-Garonne. Pour M. Dumanoir, son- chef, M. Duplaa-Lahitte, directeur du génie- maritime, et M. Robert Lelong, ingénieur cri1.. chef de 2e clssse des constructions navales. Ainsi que nous l'avions annoncé, le ma» riage du vicomte Huon de Kermadec, inspoc- teur à la Société Générale, attaché au siège central, avec Mlle Celita Médina, a été célè- bré hier, à dix heures et demie, dans. la plus stricte intimité, en la chapelle de la Vierge de l'église Saint-Pierre de Chaillot. La bénédiction nuptiale a été donnée "par le R. P. Durouchoux, supérieur des Jésuites à Paris.' Les témoins étaient, pour le marié le vicomte Olivier Huon de Kermadec,, son frère, et le baron d'Utruy, directeur à la Société. Générale pour la mariée l'enseigne de vaisseau Huon de Kermadec, son beau-frère, et M. Nahmias, son cousin.

Remarqué dans la nombreuse assistance: Comtesse et *Mlle- d'IIérouviUo, comtesse et Mlle.de La Faro, Mme Rcndon, Mme et Mlle "do La Boutotièi-o, Mme et Mlle Lanauve, M. Ribon, `: M. et Mlle Lucas, Mme et Mlle Daugiers ̃̃do Montaigu, M. et Mme Keauvillain, Mme Amor,

Mlles dfi LaTorro, Mme Zalles, Mme Pascal, M, ot.-

Mme Henri de Beaudiez, Mme Alfège do Beaudiez}- comte Cagninaeei, Mlle de Noville, baronne && Bellabre, Mlle des Montis, comte et comtesse."


de" JReiset-, .ticonlte ,d& Poix, vicomtesse do

Ferré, comtesse et Mlle de La Bouteïièro, Mine

et Mlle Manzano Tbrres, Mine Troconis,. Mlle Lopez, M. et Mme Peyredieu du Charlat, Mme Leyba, comte, et comtesse de' Slaupas, M. Hérault, Mlle de Valonzuela,-etc.. j

Aucune réception n'a eu lieu, après là cérémonie religieuse. Hier, à midi, en l'église Saint-Pierre ,de Chaillot, a été célébré devant une -assistance extrêmement nombreuse et élégante, le mariage de M. Lazarë-Bizouard de Môntille, secrétaire de l'ambassade de France à Madrid, fils deM. Ludovic-Bizouard de Môntille, ancien officier de marine, chevalier de la Légion d'honneur, avec Mlle Charlotte de La Bouliniére, fille de M. de La .Bbù.lihière,' ministre plénipotentiaire, président de là'Dette publique ottomane et de mada;me née du Jeu. A l'entrée de l'église le cortège était ainsi composé M." do L'a Bouliniere et Mlle Charlotte, de La BoulinJèro, M. Lazare de Montillo et Mme de Valois,- M. do Môntille et Mme cleLa Bouliniere, S. 'Etc.' M. Paul Cambon, ambassadeur de Franco à Londres, et baronne P. de Castes, M. William Martin et Mme de La Boulinièré, comte du Jeu et -Mme du Cray, M. Pierre Bouillod' et Mlle Marie de La Bonlinièro, M. Hubert Ducel et Mlle Ma'rçelle de.. La Boulinière, barbn^de1 Fontane et comtesse du Jeu, baron Pierre.' de C'astoxetMme Le1 Faucheux, vicomte Emmanuel du Jeu et vicomtesse Frl du Jeu, vicomte Fr. du Jeu et vicomtesseKm. du Jeu, M. dii Cray et Mme ïarbé des Sablons, M. Le Faucheux et Mme Ooin, M. Ducel et 'baronne de Falandi'p, lieutenant du Jeu et Mile: G. de Fontane. M. J. de. Fontane et Mlle M. Le Faucheux, M. B. du Jeu et. Mlle F. de La Bouliniere. baron de Falandre! et Mme de. Place,- comte, de Veysscl et Mme Guy-Coquillé, M. Coin et Mlle de Bray, colonel de Place et comtesse de Veyssél,- M. Gùv-Coquille et Mlle 0. do La Boulinière, M.1 Paul du Cray et Mlle (i. Le Fauch.enx.- ̃. t ̃ Les témoins du marié étaient S. Exe. M." PaubCambon et le comte du Jeu, son oncle; ceux de la mariée M.. AVilliam Martin, conseiller de l'ambassade France à Madrid, et Mme- de 'Valois, sa tante.

La'quCte a été faite par Mlles Marie de La. BoùlinitTe, accompagnée de M. Pierre Bouillod,' et Marcelle de La Boulinière, au bras-de M. Hubert Dncel.

Après la céi-émonie religieuse, Mme de La Boulinière a donné une très brillante réception, en ses salons de la rue Boccador, se trouvaient exposés la magnifique corbeille et les cadeaux offerts aux jeunes mariés. Dans la corbeille .pendentif diamants diadème en diamants, collier de perles, bagUe diamants et rubis, • fourrures, :dëntelles, missel, etc., etc.-

Parmi:les donateurs: ̃

S. M1, le roi de Bulgarie, broche saphir et brillants M. et Mme Jutes de La-Boulmière, pen-

dontif aiguë marine, collier émail, bracelet émail ·

et diamant, bague, dentelles M. Ludovic de' Montiile,' argenterie complote, coxivorts, plats, légrimif-rs, cafetière, aiguière, bra.eeler, perles Mme de Champigny, garniture de toilette argent, sac. de A'oyage ..Mlles' Mario et Marcelle de La Boulinière, bourse en or "Mme Antide de Montiile, couverts argent baron et- baronne Pierre de Castex, plat loag argent comte et comtesse du Jeu éventajr '"plumes xl'autrucho monture écaille baronne' de Mengiri. jardinière Mme de La Bovilini^re, surtout de table baron et, Mlle de Fontane, service de table vicomte et vicomtesse K,du Jeu, candélabres -argent M. et Mme (lu.Çray, M. et Mme Le Faucheux, petite table bouillotte vicomte et vicomtesse François du Jeu, saucières argent; Mme de Valois, théière, sucrier.etpot au laitargent; S. L.xc. M. PaulCambon, carafes vin; baron et, baronne de Gauhnin, thé argent Mme Tarbé dessablons, jardinière M. et Mme Philippe de Vilmorin, bracelet montre émail; baron et baronne Paulin- Ruelle et M, de Châtellendt, chocolatière: colonel et Mme de, Place, boîte à t ho argent'; M., et Mine, cle La QoùpUtière, beurriei- Mme Raoul Meynier.cachepot; comte et comtesse d'Arnoux, porte-bou- quets M.. Lucien de Laplanche, assiette et .couteau à fromage; M. et Mme,. Victor Jaunez, cafelière,. sucrier, pot au lait argent Mlle Costa de" Beauregard, cafetière argent1; baron et baronne Baude, ombrelle baron et baronne Clauzel, -coupe à crème argent \'icorote et vicomtesse de Castex, garniture de. cheminée; M. de •Vieia Urrutia, suegier argent; le commandant .et-Mme-Maucorps. chandeiieEs anciens comte/et comtesse Frémy, éventail M. 'Henri Cambon,

orftvures'ancienjip.s ;M, Paul Lfi forge. Ih-oiizo M., Raymond Lecomte, /lambeaux argent; comio ei, comtesse d.o Vérionne, collier1 ancien M. et Mme cm Cray, samovar argent M. et Mme Marling, assiette argent M. et Mme René de Saint-Mai1ceaux brûle-parfum; M. ot Mme Léon Pissard, broc à vin cristal et vermeil S. Exe l'ambassadeur de France il Madrid etMme Geoffroy, vaso cristal et vermeil M. et Mme Revoil, tasses à café turques Mme Henri Schneider, portebouquets pour table M. et Mme Bompard, aquarelle M.- William Martin, bonbonnière les secrétaires, do l'ambassade de France a Madrid.encrier argent don Alberto et donna Matilda Theodoli, brûle-parfum ancien baron de Lamazière, encrier ancien; M. et Mme Guy Coquille, brûlo-parfum M. et Mme R. do Lamazière.. (lambeaux bronze doré M. et Mme Pierre de Witàsse. comte ot, comtesse Stanislas Costa do Bo.auregard, vicomte et vicomtesse de Noblet, M. Jean de Fontane, comte et comtesse de LaBégnssiève, marquis et marquise do Chaponay, Mme Philippe Monnier, H. et Mme, Let'èvre Pontalis, M. et Mme Boppe, M. et Mme Gilbert, M. et Mme ThiébauU, M. et Mme de Lermontov, M. René Parïguef, vicomte et' vicomtesse de Saint-Exxipéry, Mlles Sabine et Anne, du Jeu, MM. Gérard et Pierre du Jeu, vicomte et vicomtesse <le La Panouse, vicomtesse do Fonionay, marquis et marquise deLaBégassière.M.et Mme E. do Witt; comte et comtesse Carl Costa; de ̃Beaur.ogwd, docteur Laroycnno, Mlles Magdeloino et Germaine Le Faucheux, MM. Henri et Pietro Le Faucheux; MM. François et; Jean Le Faucheux; comte et comtesse de Mannevillo, comte et comtesse Guêbliard, M. Vearsolli, sir John et lady Vlado, baron et baronne do Ucrliczy, Mlles "de Bray, Mlles de Menyin, Mlle île- Loynos, M. Ber'got, M. et Mme D. ÎSicolopulo, baron Bertrand, de t'ast^x, baron .-et ..baronne Anu-iU-fi do Bray, Mme de Barbuat, M. et Mme Henri Mimant, M. Georges et Mlle Françoise du Jeu, comte ot comtesse Xesttv, M. 'or,' Mme AmlrA Ducel, vicomte de Vergneue La Motte, M. Pierre Bonillod, M. et Mnïo Gaston Cour. vicomte ot'virom-. trfsse de Caix de S.iinf.-A.ymotir, Mlle Bourdier, M. Maurice Hei-betie, m.'irrjnis et marquise île Gouvello. M. iv Mme de Le^tapie, comte 'et comtesse do .Waldiier, comté et comtesse do Se.vssel, vicomte de Seyssel, M. et Mme Louis Brinquant, Mlle Cécile et. M. Gérard de Cast-ox, .Ailles Françoise, Odette,Alix et Anne de La RoiUini.Vo, M. Siillaiulrouze de Lamornaix, M. Vincent <le VilmoKiin, comtesse d'OilIiarnson, M. Philippe do Vilmorin, M. Edouard Cnwii'i-, Mme J.evi-quo do Vilmorin, baron et li.tronne de Fal.indre, M. et Mme Jîmilo Daeschener, Mme Court in de Joux, M. et Mme Scanavi, etc., etc. Hier, à midi, en l'égliso Saint-Pierre du Gros-Caillou, a été célébré le mariage de M. André Zambeaux, docteur en droit, avoué près le Tribunal civil de la Seine, fils de M. Ahel Zambeaux,, receveur de l'enregistrement et 'des domaines, et de Mme Abel Zambeaux, avec Mlle Berthe Foucher, fille de M. Emile Foucher.. Les témoins' du marié étaient MM. Mar-'quis, avoué à Paris, et Braun,notaire au Parctint-Maur ceux de la mariée MM. Hainelin, son grand-père et Foucault, son oncle. ̃ -i ̃ -La quête a été faite par. Mlles. Marguerite et Yvonne Foucher Marcelle Zambe.aux, Charlotte Zambeaux et Andréa Lbuillicr, qu'accompagnaient MM Maucomble de Forges, Letrillard, Loudinot et Mahaut. Après. la cérémonie religieuse,' Mme Aboi Zambeaux et M. Emile Foucher ont donné un lunch suivi de réception.

Hier a été célébré en l'église Saint-Augustin, au milieu d'une nombreuse assistance, le mariage de Mlle Marguerite Delpy, fille de M. Arthur Delpy, secrétaire de.la Société pour -l'étude des questions d'assistance, et de Mme Delpy, avec M. André Chéron, externe des hôpitaux. La bénédiction nuptiale leur a été donnée par l'abbé Quignard, curé de Saint-Louis d'Antin, ami des deux familles. Les témoins étaient, pour la mariée le vice-amiral Marin-Darbel, commandeur de la Légion d'honneur, préfet maritime de Toulon, son cousin, et M..André Delpy, son frère; pour le marié le docteur Monthup, ophtalmologiste des hôpitaux et M. Maurice Collet, avocat, son cousin.

Après la cérémonie religieuse, Mme Delpy a reçu dans ses salons du boulevard Hau^smann.

DEUIL r"

La comtesse Raymond Ifay des AV/.h-

^w/Vvr('H"S#C"Iêêâiiiinery-Lacarre, est décédé à Paris, au couvent des Sœurs de SaintJoseph de Cluny, dans sa soixante-dix-:septième année.. Elle laisse deux enfants le comte Guillaume des Nétumièrcs et la comtesse Jacques des Garets.

L'inhumation aura lieu en Bretagne, On nous apprend la mort, à Pafis, de M. le colonel Emilio da, Cunlia Cavalcanti cousin du marquis de 'Cavalcanti de Albuquerque.

Le comte cVAuray de Saint-Pois, maire .de Saint-Pois (Manche), président de la Société d'agriculture de Mortain, vient de mourir en son château de Saint-Pois, à l'âge de soixante-dix-huit ans. Ses obsèques ont été célébrées à Saint-Pois. Le deuil était conduit par le marquis d'Auray.-dn Saint-Pois et M.: H. de La I31anchardiére, conseiller général des Côtcs-du-Nord, ses neveux le comte Henri d'Auray de Saint-Pois et M. J. de Roissy,. ses. cousins. •

Nous apprenons la mort de Mme lirai née de Chassy, mère, de Mme Maurice Dayil- lier et de Mme Germain Lefèvre-Pontalis. Un service sera cél'ébrt: le vendredi 2_j, à midi, en l'église Saint-Augustin, où l'on se réunira.

Selon la volonté de Ia défunte, il n'a pas été envoyé delettres d'invitation; la famille prie de considérer le présent avis comme en tenant

lieu.

Prière de n'envoyer ni fleurs ni couronnes. M. Gcrardn des princes Pio di Savoia, consul général d'Italie à Marseille, ofticier de la Légion d'honneur, vient de mourir à Marseille, a l'âge de cinquante-huit ans. ̃• M. Paul Bourgeois avoué honoraire,- ancien président de, la Chambre des avoués, chevalier de la Légion d'honrreur, est décédé à .l'âge de soixante-quatre ans. 11 était le père de M. Marcel Bourgeois, avoué. Nous apprenons la mort de M. François A?mr, décédé à Poitiers, dans sa soixantedouzième année; il était le beau-père du capitaine comte Léon Lccointre et le beaufrère du vicomte Rivaud de La Raffinière de Mme Le, Pcsciieux du Haulbourg, veuve du colonel Le Pescheux du llautbourg, décédée à Versailles; M. Pottier, conseiller général de Maine-et-Loire, pour le canton nord-est de Saumur De M. Léon Dumnys, conservateur du musée Jeanne-d'Arc et archéologue distingué, décédé à Orléans, dans sa cinquante-huitième année.

E. Delarocho.

LE FILM PARLANT &AUMONT .-̃̃•̃̃̃ OU Tie

L'A VIE RECONSTITUÉE

Toute. la presse vient d'enregistrer cette victoire française. On sait, en effet, que notre compatriote Gamnont, avec son admirable invention du Cinématographe arrive bon premier, devançant de beaucoup les recherches du célèbre Américain' Edison. Aussitôt tous les théâtres du monde ont voulu s'assurer lit 'primeur de cette découverte sensationnelle et nous' recevons à ce sujet la lettre suivante Monsieur le directeur,

Veuille:! annoncer que nous avons acquis l'exclusivité du" Film parlant Gamnont ou la «'Vie reconstituée ».. .La première aura iieu'lclG mars prochain,

à l'Olympia..

V. -iln 'Cottkx* et .MarixeLÙ, directeurs' tic l'Oly, /tpia'.

Cotte exclusivité n'a été accordée, dit-on, que pour' un mois seulement et à lin prix fabuleux.

L'Équitable des États- Urtis

Nous recevons cette Compagnie la communication suivante:

« Dans sa séance du 16 février dernier, le conseil d'administration de l' « Equitable des Etats-Unis », entreprise privée assujettie au contrôle de l'Etat, a arrêté les chiffres officiels du bilan de l'exercice 1910. »

Nous en extrayons les^ chiffres suivants ̃

̃• ̃̃

Nouvelles affaires complètement régularisées en lylO.• 577millions Assurances en' cours au

31 dé<;embre 1910. G milliards 982 million?! Actif au ;îl décembre 1910 2 milliards 564 millions Excédent de l'actif sur le

passif 441 millions ̃:>̃ ̃ Le Directeur général,

M. P. Peixotto.

Petit Bleu de la Côte d'Azur

.a.o:

Le littoral est tenta la joie. Nice étincelle le soir de mille feux, tel le palais de Lorédan Le carnaval commence. Sur, la cô.te qui resplendit, le long des routes dont le sol poudroie, au sein des vallons les mimosas embaument, le soleil doit maintenant compter avec un

rival..

Le sire de liesse va révolutionner lè pays, envahir; les promenades, saupoudrer les coteaux de confetti, dévaster les parterres pour se ravitailler eh projectiles fleuris,' troubler de l'éclat de ses cris la sérénité des nuits (traduction libre *• emb. nuyer les -flâneurs- et réveiller les dormeurs) et, au pays d'azur, pendant quelques jours, il sera roi. A rencontre des nombreuses Majestés qui viennent goûter dans les tea-rooms de la Riviera qui tout en goûtant comme de simples hivernants goûtent le charme de incognito, le roi Carnaval aime à lieras passer inaperçu. Comme les années précédentes, le turbulent monarque va vouloir pénétrer partout, mais, cette1 année, il est de charmantes et confortables retraites dans lesquelles il ne pourra pas pénétrer. Il est des portes qui resteront fermées, portes que les hordes carnavalesques devront se borner à adrrjirer comme des portes derrière lesquelles il se passe quelque chose.

Devant le flot de visiteurs montant chaque année davantage, l'administration du Casino de Monte-Carlo a dû prendre des mesures d-endiguement et parer à la cohue par la sélection. Au début de la saison 1911 on pouvait avoir des craintes sur la façon dont le public s'accommoderait de la nouveauté des salles payantes. ̃ Dès l'ouverture des salons qui forment une façon de cercle dans le. Casino,- la cause des nouveaux locaux était gagnée. Et comment ne revit-elle pas .été? Comment ne pas se.piairc dans ces magnifiques salons, où les yeux se reposent sur des tentures dont le chatoiement vert, réveille l'espérance aux. cœurs, des joueurs, ces cœurs qui ne sauraient t en avoir trop, dans ces salons: ou de bons canapés et d'excellents fauteuils offrent leur moelleux aux rêveries qu'enfantent les caprices du zéro, dans ces salons on circulent-absolument comme si le hasard les avait mis lu .de-déliejeux.bossus qui mettent discrètement leurs bosses à la disposition des joueurs

>ma.ttieurôux, 4an& <$es- salons-enfin éù, au milieu de tous les conforts, la fortune flâne à la disposition de qui sait la saisir. A quelques mètres des nouvelles salles du Casino, se trouve l'International Sporting-Club. C'est dans les salons de ce club, l'on ne pénètre qu'en montrant patte blanche, que l'élégance de la Riviera tient ses assises.

Rien ne saurait donner une idée de la splendeur brillante des soirées du Sporting-Club, au cours d'une débauche de dentelles, au milieu d'un ruissellement de perles, c'est, dans le plus aristocratique des mélanges, dans la plus fashionable des bigarrures, un ensemble capiteux de parisianisme et de cosmopolitanisme de monde et de demi-monde, de, grandes dames et de jolies femmes, d'illustrations de la terre et de célébrités de la mode, la. réunion la plus osée des éléments les plus disparates, et cette réunion bizarre, curieuse, savoureuse aboutissant dans la bonne humeur à un tout exquis d'élégance, charmant de laisseraller, délicieux de bon ton.

En ce moment, c'est dans les salons du Spor-ting-Club que la mode rend ses arrêts. C'est- là qu'entre deux .flirts se joue en même temps que d'autres la partie de l'entrave et de la culotte. cour d'amour et cours d'atours Ajax.

NOTES D'UN PARISIEN

-rf~

A VENISE

LE 14 juillet prochain, qui sera, comme d'habitude, l'anniversaire de la prise de la Bastille, sera aussi une date de naissance ou, si l'on préfère, de résurrection ce jour-là, Venise doit fêter l'inauguration du nouveau campanile de SaintiMarc.

Pauvre campanile d'autrefois Je me souviens encore de l'émotion qui étreignit tous les « amis de Venise », voici neuf ans, lorsqu'un télégramme impi toyable répandit à travers l'Europe la nouvelle de cette catastrophe le campanile s'était écroulé Etait-ce donc la fin dé Venise? Quel visage allait faire Venise destituée du campanile de SaintMarc ?,

Venise continua d'être séduisante et splendide, parce qu'elle est unique dans l'univers. Mais le voyageur qui redevenait-son hôte, après la mort du campanile, se sentait anxieux en approchant de la place Saint-Marc. Il avait des regrets. Oui,' le campanile était beau et nécessaire à l'ensemble, .parce qu'il mettait un peu d'irrégularité dans la symétrie de cette place, sans lui moins souriante et majestueuse à -l'excès. Et puis, le campanile disparu, l'entrée de la Piazzètta cessait d'être masquée, et cela ptivait l'œil. d'une surprise

Pourtant, fallait-il reconstruire le parvre campanile effondré ? Ici, les esthètes se defiaient et désavouaient par avance tout essai de remède. Mais îes Vénitiens n'ont pas voulu les entendre. Le 14 juillet verra le triomphe de leur amour pourlés' vieilles pierres qu'ils ont pu sauver. Et nou,s, notre devoir est maintenant de reporter sur le campanile adolescent qui va devenir ma.eur un peu de cette bienveillance que l'on a pour ces jeunes gens à qui l'on souhaite de ressembler à un père éminént qu'ils n'ont pas connu. ̃ .0.

̃ UNE 'ENQUETE SUR (~,t)

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1- .8l8iiio

Les hommes politiques M. Cruppi Quand j'aborde M. Gruppi et lui demande son avis sur le projet de concisliation et d'arbitrage obligatoire dans les ,chemins de fer, il est sur le point de partir pour La Haye où il va plaider dans le différend entre la Russie et l'Etat ottoman. Ce n'est pas au moment où je vais plaider devant un tribunal d'arbitrage, me répond le président de la gauche radicale, que je pourrais m'élever contre un projet d'arbitrage, contre une application de l'idée d'arbitrage.

« Qu'il s'agisse de grèves dans l'industrie privée, qu'il s'agisse de conflits dans les services publics et les industries d'Etat, je crois que c'est de plus en plus dans l'organisation et, la pratique, des contrais que l'on en trouvera la so- i" lution. La société devient un vaste, un immense réseau, de plus en plus complexe, où l'association, le contrat, Tarbi- trage joueront un rôle chaque jour plus prépondérant. Je vous dirai qu mon sens l'avenir de l'humanité est beaucoup plus contractuel que légal, parce que de plus ert plus associât) 'onnel. Et c'est un des mérites de Waldeck-Rousseau d'à- voir mis en lumière cette tendance croissante vers l'association qui est kv forme supérieure du contrat.

» Ceci vous laisse entendre que je suis tout a fait, d'accord avec le principe même, du projet. ̃ » Chicanerai-je sur le droit de grève? On discute à perte de vue sur le droit de grève dans les services publics, dans l'industrie, dans l'administration; ce sont parfois, il me semble, des contro- verses purement théoriques. Au fond, qu'est-ce que la grève? C'est la rupture, d'aucuns disent la suspension du contrat civil de louage; cela fait partie de la liberté humaine. L'essentiel, c'est moins de définir le droit de grève que de rendre la grève impossible, inutile,et en ce sens, j'applaudis à tout ce qui est rapproche- mont, discussion, conciliation, arbitrage. » Je crois que de la conciliation obli- > gatoiro qu'institue le projet, on peut beaucoup attendre. Mises en présence, obligées de discuter, les parties arriveront vraisemblablement à s'entendre. Oui, il faut les obliger à causer, à f'ex- pliquer, et ce que je trouve de bon, d'excellent dans le projet, c'est qu'il constitue ce que.j'appellerai une provocation an contrat, c'est qu'il est un moyen ingénieux et habile de provoque^

à l'entente.

» Mais autant j'adhère de tout cœur à l'obligation de la procédure de concilia- tion, autant je fais mes réservés, les plus expresses, les plus formelles, sur le caractère obligatoire de la sentence arbitrale. Je préférerais que l'accord se fasse directement entre les deux par-. tics,. sans qu'il leur 'soit imposé par la loi.

» Contre l'arbitrage obligatoire les objeefions sont multiples, objections de détail peut-être, mais dont il faut tenir compte. D'abord,- ces arbitres recrutés fi) Voir le Figaro des 1", 3, ï, 5 et 8 février.


dans le haut personnel de la magistrature et de l'Institut rempliront-ils toutes les conditions de compétence? Puis, que sont-ils? Des juges, ni plus, ni moins; des juges qui sont investis par la loi. X)r, ces juges vont rendre une sentence qui aura des répercussions financières. Car il ne s'agit pas là de poésie ou de philosophie. Quatrervingt-dix-neuf fois sur cent, toujours même, c'est en effet, sur des questions de salaire que portera le différend. Quand la sentence, dit le projet, aura pour conséquence d'accroître les charges financières du 'réseau, les arbitres déclareront qu'il y a lieu à compensation et définiront cette compensation. Celle-ci pourra être une augmentation des tarifs. Il n'est pas pour l'industrie, pour le commerce, pour l'agriculture, de question plus grave que celle des tarifs de transports il n'en est pas qui intéresse plus sûrement la vie économique du pays. Or, ce sont les arbitres qui vont pouvoir être appelés a toucher a ce régime des tarifs Cela me paraît inadmissible.

» Si est sur le budget de l'Etat que la sentence d'arbitrage ait une répercussion, alors, c'est le Parlement qui est chargé de la ratifier. Et s'il repousse la solution intervenue, c'est sur lui que le projet laisse retomber toute la responsabilité de la non application de la sentence de paix. 11 me paraît vraiment impossible de faire jouer un pareil rôle aux membres des deux Chambres.

» Enfin, quelle efficacité aura cet arbitrage obligatoire? Si la sentence déplaît aux ouvriers, s'ils veulent s'y dérober, comment les en empêcher? Comment les obliger à la reconnaître? » Cette partie du projet me semble donc la plus faible. Croyez bien que je ne critique ni ne raille de parti pris. Je ne soulève ces objections que pour montrer combien le problème est difficile, ardu. Même si le prufit est,comment dirai-je ? un peu aventureux, il témoigne d'un effort utile il est une contribution précieuse à la solution d'un problème redoutable entre tous. Cette solution, je ne doutç pas que nous arrivions à la dégager, sans même qu'il soit besoin de puiser, comme nous sommes trop souvent tentés de le faire, dans les textes de législations étrangères. »

M. Ajam

M. Ajam, député clé la Sarthe, appartient à la gauche démocratique; il est résolument opposé aux interventions de l'Etat dans le domaine économique, et c'est comme antiétatisle qu'il fut élu, récemment, rapporteur de la commission des mines.

Quoique antiétatiste, nous dit-il, je ne suis point, dans le cas qui nous occupe, opposé au projet du gouvernement. Pourquoi? Parce qu'en dehors de ses dispositions essentielles, je ne vois pas trop comment solutionner les conflits auxquels nous risquons de nous heurter. On a prétendu que ce projet allait à l'encontre de tous les principes qui sont à la base de notre vieux Droit civil. Il y a du vrai et du faux dans cette affirmation.

» Du vrai, en ce sens que ces projets semblent supposer qu'un contrat, le contrat de travail; ne lie pas absolument lés parties, et une telle proposition est bien, en effet, contraire à la doctrine du Code napoléonien. Mais il y a du faux en ce sens que le projet a pour but de soumettre' l'accord ouvrier-patronal à des conditions si justes, si équitables, que le contrat édifié sur cette nouvelle base aura la solidité du vieux contrat civil.

» Pour que le contrat ait toute sa valeur, toute sa force, il faut que le travailleur contractant soit libre mais pour qu il devienne un contractant libre, il faut (c'est le cas des travailleurs publics) qu'il puisse reviser légalement, sans recours à la violence, la convention qu'il a passée sous l'empire du besoin ou-sous la contrainte de l'isolement. » Quant à l'arbitrage dans lequel, instruit par de douloureux et récents événements, le gouvernement voit le moyen de, sauvegarder les intérêts supérieurs du pays, il ne me paraît pas mériter tous les reproohes- dont il a été l'objet. », En présence d'un conflit surgissant entre une catégorie de travailleurs d'un côté, et, d'un autre côté, l'Etat ou une Compagnie de chemins de fer, l'arbitrage est l'organisation d'un tribunal supérieur représentant, dans la mesure, du, possible, cet élément amorpha, vague et cependant tout puissant que l'on appelle l'opinion publique.

» N'avez-vous pas remarqué que chaque fois que, quelque part, a lieu une grève, les intéressés, ouvriers ou patrons, collent sur les murs des affiches qui toutes débutent par ces mots Appel à l'opinion.

« Dira-t-on que les arbitres dont il est question dans le projet seront des représentants insuffisants de cette opinion ou qu'ils n'offriront pas au public les garanties d'impartialité, de moralité, de désintéressement que l'on est en droit d'exiger de juges appelés à prononcer dans des cas aussi difficiles? Mais, en vérité, si des membres de l'Institut, des arbitres de La Haye, des magistrats arrivés au plus haut degré de leur carrière, des membres du Conseil supérieur du travail, ne peuvent pas être ces hommes. c'est à désespérer à tout jamais de notre

pays. '̃•̃

« Nous parlera.t-on encore d'accrocs au. Code civil? C'est possible. Mais les principes du Droit ne planent pas dans l'espace; ils ne peuvent être que le résultat d'observations suivies et d'expériences répétées. Il faut que des lois plus neuves répondent à des besoins sociaux plus nouveaux. » ~s Florae.

Jules Plorac.

LES COLONIES Algérie

LES finËMîKS Ufi FER ALGÉRIENS EN 1910 Le chiffre des recettes des chemins de fer algériens d'intérêt général pendant l'année 1910 vient d'être relevé. Ces recettes se sont élevées àla somme de 45,541,238 francs, chiffre supérieur de plus de trois millions à celui de 1909. Les plus-values mensuelles ont atteint 450,000 francs en septembre et 535,000 francs en octobre.

Cette bonne tenue des recettes a pour causes principales 1° l'excellence de la récolte de 1909, dent les produits ont continué à être remis aux chemins de fer pendant le premier semestre de 1910; 2° l'abondance de la récolte des céréales de 1910; 3° la hausse des prix du

'vin, qui a permis aux colons d'écouler les stocks conservés au cours des années de mévente et d'expédier une forte par tic de la bonne récolte de 1910; 4° le développement du mouvement des voyageurs, conséquence de l'activité qui a régné toute l'année dans les transactions agricoles et commerciales; 5° l'augmentation des expéditions de minerais de fer sur la ligne d'Alger à Oran et des transports de phosphates sur le réseau deTEst-Algérien.

II convient de faire ressortir, d'autre part, que les expéditions pour le compte du département de la guerre ne présentent pour 1910 aucun caractère exceptionnel. Eu 1900, c'est-à-dire il y a dix ans, les recettes des chemins de fer d intérêt général ne s'élevaient qu'à la somme de 28 millions; celles de 1910 présentent donc sur elles une augmentation remarquable de 17 millions.

LA CHAMBRE Mardi 22 février.

L'INSTRUCTION PUBLIQUE (Suite et fin)

La Chambre a voté ce matin le chapitre 123 et dernier de ce terrible budget sans que l'ennui opaque qui a pesé sur toute la discussion se soit dissipé un seul instant.

Le principe de l'égalité de traitement entre les instituteurs et les institutrices n'a eu jusqu'ici qu'une valeur platonique on y a toujours dérogé faute de ressources. M. Ferdinand Buisson, soutenu par M. Mauger, a prié le ministre de passer enfin à lapplication. Le ministre lui a promis, pour l'année prochaine, un petit commencement dont bénéficieront les institutrices veuves. M. Pierre Leroy-Beaulieu a été moins heureux que M. Buisson. Il entendait qu'on observât une circulaire de M. Briand qui recommanle d'employer surtout des institutrices dans les écoles mixtes. Or, on a fait de l'exception la règle ces écoles sont peuplées d'instituteurs, 65 pour 100. M. Raffin-Dugens, qu'on a écouté plusieurs fois avec sympathie parce qu il a mêlé quelques justes observations à de pures fariboles, a répondu, à M. Loroy-Beaulieu, que c'était à cause des curés.

MM. Marietton, Chanot, Rognon, Bedouce ont traité, effleuré du moins une question plus grave. En ce qui concerne les dépenses de l'instruction primaire, nos quatre grandes villes, Lyon, Marseille, Lille et Bordeaux, sont en dehors du droit commun. Elles paient proportionnellement plus que des communes dont la richesse dépasse la leur. Ces messieurs ont réclamé contre une anomalie qui, en effet,' semble choquante. M. Ferdinand Buisson est une seconde fois intervenu, et leurs efforts combinés ont obtenu. quoi? Une promesse. M. Balitrand a parlé sur les congés de maladie, avec plein traitement. J'ai entendu dire que certains instituteurs en abusent; mais le ministre ne le croit pas; il étudiera la proposition. M. Compôre-Morel l'a invité à venir en aide aux cantines scolaires par un petit supplément au budget.

La plupart des projets de résolution, même puérils, ont été adoptés sans discussion. J'ai déjà&Kpti<itté Uiér pourquoi ministre et rapporteur ont adopté cette tactique conciliante qui n'engage à rien et qui fait gagner du temps.

Les œuvres postscblaires et les 'patronages laïques ont eu aussi leurs avocats. Les constructions n'ont pas été oubliées. Divers orateurs, entre autres l'abbé Lemire, ont présenté des observations sur le règlement des retraites; enfin, tout y a passé. A midi juste, cette imposante cérémonie finissait.

Pas-Perdus.

Autour de la politique

La réforme électorale

La commission du suffrage universel a commencé l'examen en seconde lecture du projet de réforme électorale.

Elle a repoussé les amendements de M. Jaurès tendant à substituer au système de l'apparentement des listes, adopté en première lecture, le système du report des restes par groupe de circonscriptions.

Par 16 voix contre H elle a maintenu le système de l'apparentement.

Dans sa prochaine séance, la commission procédera à un nouvel examen de la question du vote, cumulatif ou du vote gradué et de la question du panachage.

A la commission du bndget M. Denys Cochin, député de la'Seine, revenait hier, pour la première fois depuis son élection à l'Académie française, à la commission ,du budget, dont il fait partie. Le président de cette commission, M. Berteanx, l'a félicité en termes pleins de cordialité de son élection, au nom do l'unanimité des membres. La délimitation de la Bourgogne Le groupe viticole de la Chambre a reçu les délégués de la Confédération des associations viticoles de Bourgogne venus pour réclamer la délimitation do la Bourgogne. Ils ont demandé que la délimitation comprenne les départements de l'Yonne, de la Cote-d'Or, de Saône-et-Loire et l'arrondissement de Villefraneho-sur-Saônè..

f<es inondés de 1910

Les députés de Paris ont reçu hier le bureau du comité intercommunal dos sinistrés qui, à nouveau, sont venus demander aux élus de la Seine de faire observer par l'administration les délibérations de la Chambre relatives aux secours à accorder aux inondés de 1910 et concernant la remise des contributions aux victimes des inondations. Les déléguésfce sont plaint en outre des refus systématiques opposés à toute demande de prêt faite par les commerçants et, en faveur desquels, le Parlement a voté un crédit de 100 millions.

Sur la proposition de M". Lauclie, mission a été donnée au président du groupe de demander des précisions à ce, sujet à la commission chargée de la répartition des prêts qui siège à l'Hôtel de Ville.

La propagation de la peste

La commission parlementaire d'hygiène a reçu hier M. le docteur Roux, do l'Institut Pasteur, qui l'a rassurée sur l'éventualité d'une propagation en France de l'épidémie de peste qui sévit actuellement en ExtrêmeOrient et en Russie, et qui, d'après lui, peut être facilement évitée.

L'arbitrage dans les conflits sociaux M. Millerand a fait hier à la Ligne de l'Enseignement une conférenco très applaudie sur les conflits sociaux et l'arbitrage. L'ancien ministre des travaux publics qui reste partisan du droit dé grève pour les employés des services publics, a reproché avec une très grande modération, du reste, au projet du gouvernement sur l'arbitrage, de de faire intervenir les •assemblées politiques

.dans la désignation du conseil arbitral et de soumettre la sentence arbitrale à l'approbation du Parlement.

Il n'est pas davantage partisan de sanctions pénales en cas de violation de la sentence. Il préfère pour l'accomplissement de celle-ci s'en remettre aux parties d'abord et ensuite et surtout, à la force de l'opinion publique. IL n'ignore pas que pour aboutir à un résultat sérieux, il faut entreprendre toute une œuvre d'éducation sociale. Il faut habituer employeurs et employés à réfléchir avant de se battre, à discuter avant d'avoir recours à la violence.

A ces projets, M. Millerand' oppose celui qu'il déposa en 1900, avec Waldeck-Rousseau et dont le caractère essentiel était l'institution de délégués élus du personnel et l'organisation des rapports périodiques entre employeurs et employés. Auguste Avril.

Auguste Avril;

lies Œuirres de Bienfaisance ET

le contrôle financier

La commission d'assistance et de prévoyance sociale a entendu de nouveau MM. le comte' d'Haussùriville et François de Witt Guizot, délégués auprès d'elle par l'Office central des institutions de bienfaisance. Leur déposition a porté sur la question du contrôle financier des œuvres de bienfaisance, dont il a été souvent parlé dans ces derniers temps. Ils ont combattu la pensée d'insérer une disposition de cette nature dans le projet de loi relatif à la surveillance des établissements de bienfaisance dont la commission est saisie en ce moment. Cette disposition leur paraît inutile ou vexatoire. Elle est inutile pour les établissements reconnus d'utilité publique, la loi de 1901 sur les associations imposent aux sociétés reconnues l'obligation de communiquer leurs livres de comptabilité à toute réquisition du préfet. Elle est inutile pour les sociétés qui reçoivent des subventions de l'Etat, l'Etat ayant toujours le droit' de s'enquérir de l'emploi de ses subventions. Elle serait au contraire vexatoire pour les associations qui n'ont sollicité aucune faveur 'de l'Etat et qui vivent des cotisations de leurs membres. Ces sociétés ne doivent t de comptes qu'à leurs souscripteurs, auxquels elles rendent ces comptes au moment de leurs assemblées générales, comme les sociétés commerciales rendent leurs comptes a leurs actionnaires. Un grand nombre de Sociétés qui ne sont point des sociétés de bienfaisance et qui se proposent un but littéraire ou d agrément. vivent également, de souscriptions. On ne pense point à les soumettre au contrôle financier de l'Etat. Pourquoi traiter avec une injuste méfiance les sociétés de bienfaisance? D'ailleurs, ce contrôle serait impraticable, vu le grand nombre de ces sociétés. Approximativement, il y en a plus de deux miUe a Paris seulement. Leur nombre en province est plus considérable encore. A moins de créer une armée d'inspecteurs, ce contrôle sera illusoire et fera peser une responsabilité sur l'Etat, auquel on s'en prendra, si quelqu'abus qui aura échappé à son contrôle vient à éclater.

Les-deux- délégués de l'Office central ont donc demande que la surveillance de l'Etat se borne aux questions intéressaut 1 hygiène,, le travail et l'éducation daBs..J!as^étaWJ£sement« qui hospU^,li~rsent dés malades ou des enfants, mais que. ces établissements conservent la libre gestion de leurs fonds.

.•̃ :.r. ̃ ̃' pv- D.

La Foire au Grand Palais

Par ces jours de fin d'hiver, sous le soleil tendre de février, un souffle campagnard flotte dans l'air. La vie des champs envahit la ville. A peine si la Société d'aviculture a fermé sa belle exposition et déjà s'ouvre au Grand Palais le Concours général d'animaux gras, de volailles et de produits agricoles. Un tel effort est louable, car-il satisfait également t les agriculteurs patients; lesquels y gagnent de belles médailles et de bon argent, et nous-mêmes, qui retrouvons les saines émotions des vacances, à nous promener dans ce coin de foire.

Car c'est la grande foire de Paris. Avant que la sagesse excellente du jury ait choisi lés meilleurs parmi les bons, il n'est pas mauvais sans doute de visiter ce village, de respirer la saine odeur des bêtes parmi cette foule rude.

Toute la gloire de ce lieu va aux bœufs puissants. Le catalogue officiel le reconnaît qui annonce en première page que trois prix d'honneur, consistant en un objet d'art et une 'plaque de prix, seront décernés

Au plus beau bœuf;

A la plus belle vache;

A la plus belle bande de bœufs!

Cette offrande est noble et elle est juste. En quatre longues rangées magnifiques' les bœufs mangent, ruminent et songent. Ils sont forts, grands et doux. Ils sont gros. C'est la qualité première d'un bœuf, celle que l'éleveur apprécie de l'ceil le plus tendre, celle enfin, que toute bête bien née s'efforce à perfectionner au mieux.

Ainsi se succèdent les Charolais et les Nivernais blancs, les Normands,*lourds géants massifs, les Salers qui sont carrés, et les Garonnais qui sont ovoïdes, et aussi les Bazadais, les Parthenais gris-souris, et les Durham, assurément très bons. Ils regardent d'un œil larmoyant et nostalgique le ciel du Grand Palais. Et ils bavent doucement, une mèche de foin au coin du mufle, en ruminant par saécade. Ils sont si fatigués de manger. Ce sera bientôt l'heure d'être mangés. A côté d'eux voici les box élégants des moutons et des porcs. Les brebis ont froid. Mais elles sont bien sanglées dans des couvertures rayées comme de vieux pur-sang frileux. Les brebis sont les plus tristes des animaux. Quelque chose .a brisé à' jamais leur petit cœ'ur sensible. Elles lé racontent avec un pauvre bêlement plaintif. On ne les comprend pas. Elles se consolent en, mangeant le plàtre des murs. C'est ainsi que font les Lauraguaises, les Southdowns, les Dishle3's et bien d'autres. Les porcs sont gais. Un étonnement seulement les effare à se sentir si propres et bien peignés. Ils ont de petits cheveux blonds dorés sur une chair rose. L'idéal pour un porc est de prendre une forme tout à fait cylindrique et de voir ses pattes disparaître dans sa graisse. Certains réussissent tcès bien. Les Normands-Craonnais feront de tout a fait bons jambons les Manceaux-Vendéens de très bonne salade de museau. Les Yorkshircs,sf!mblables à de mauvais boulcs-bringv's, donneront le meilleur boudin assurément. Au-dessus du champ de foire, au long de la galerie, s'ébat le petit peuple des oiseaux de basse-cour coqs, poules, dindons et oies,

et des canards, des pigeons, des pintades. De belles étiquettes indiquent leur race, leur province et leurs vertus à l'œil affamé des foules. La 7e division des oiseaux est réservée aux lapins, selon la coutume.

Jamais nous ne mangerons tout. Et ce n'est point fini. Il reste la salle des volailles mortes, où l'estomac le plus solide se sent rassasié pour des jours, la salle des beurres soufre, et celle des fromages, vert et blanc et puis les salles du miel, de la cire, des fruits, des légumes, du lait, etc.

Il y a l'exposition des produits d'emballage, si parfaits, si ingénieux, que le plus conscient des cheminots ne pourrait rien contre eux. Il y a enfin, réléguée sur l'esplanade des Invalides, l'exposition des instruments et machines agricoles herses, pressoirs, concasseurs, pompes, charrues, batteuses, hachepaille, arracheuses de betteraves et autres merveilles. f Mais voici l'heure du repos. Aux derniers rayons du soleil, un concert de voix émues salue la chute du jour. Par-dessus la basse profonde du long mugissement des bœufs, les coqs ténors déchirent l'air du soir. Les moutons tremblent une note indécise. Le soprano des pintades grince auprès du gloussement des dindes qui s'efforcent à rire. Les oies s'essayent.

Les.canards chantent 'abondamment et faux, joyeux. Et deux chœurs de porcs hur-' lent à pleins poumons un vieil air de pays. 11 est l'heure de rentrer à Paris.

François Poncetton.

-<

ARNOLPHE

Hier, Maurice Donnay a parlé des Fâcheux, de l'Ecole des Femmes et de la Critique de l'Ecole des Femmes. C'était un beau sujet; et ce fut une belle conférence.

La comédie des Fâcheux est fort plaisante. Plutôt que comédie, on l'appelle «divertissement»: toutes les comédies ne méritent pas ce nom-là. Les fâcheux, ce sont aujourd'hui les raseurs. Il y avait déjà des raseurs, à l'époque de Louis XIV: nous n'inventons rien, que des mots; et si nous disons à nos raseurs « La barbe » nos grandpères s'écriaient: « La peste du fâcheux » Cela revient au môme. Le langage est moins. joli, seulement. L'Ecole des Femmes, on peut la considérer comme l'une des meilleures comédies de Molière. Et Maurice Donnay l'a présentée de la façon la plus attrayante, il l'a rendue encore plus précieuse, quand il l'a très justement reportée à sa date, qui est la date du mariage de Molière ou, si l'on veut, la date .de la lune de miel.

Au temps de ses fiançailles, Molière écrivait l'Ecole des maris; au temps de sa lune de miel, l'Ecole des femmes. Autant dire, ou supposer, qu'il songea d'abord à être un bon mari, puis à être le mari d'une bonne femme. Si l'on est d'avis qu'il aurait, mieux fait de procéder inversement, et de 'choisir sa fiancée avec un peu de soin, ce n'est que plaisanterie on ne choisit pas son amour; et Molière n'avait pas prémédité d'épouser cette petite Armande.Il l'aimait et, l'aimant, il épiloguait avec lui-même sur la manière d'être gentil pour elle. Un peu plus tard, et après les noces, il songea probablement aux moyens qu'on a pour éviter les inconvénients d'être un mari malheureux. Avec tout son esprit mervcilleux.et eveô un riro qui n'ôtâii pas narquois, avec une tendresse gaie, Maurice Donnay a raconté cette emouvante histoire. Derrière tout ce qu'il disait, derrière les idées, les faits, les anecdotes et l'analyse de la pièce, il y avait toùjours cette petite Armande, qui est dans tout le théâtre de Molière comme Pompée dans la tragédie de Corneille, invisible et présente, comme Pompée, s'il est permis de trouver quelque analogie entre ce militaire et une jolie femme. Molière est joyeux c'est Armande. Il est triste c'est elle encore. Il se demande avec émoi comment peuvent s'arranger, au mieux, mari et femme pour n'être pas trop malheureux, en ce monde leur mariage apporte un risque de plus c'est qu'il songe à la jeune Armande,

Armande était fort, jeune. Ce n'était pas son tort, mais son danger. Molière, lui. avait passé le bel âge. En 1662, qui est l'année où il écrivit l'Ecole des Femmes et il se mit à 1 école d'Armande, il avait quarante ans, « quarante ans, Messieurs » s'écriait Maurice Donnay, d'une voix dont nous avons frémi. Sous Louis XIV, il y avait des. fâcheux ce .n'est pas cela qui nous empêchera de regretter une si belle époque. Mais, sùus Louis XIV, un homme de quarante ans était vieux; il ne faut pas trop le dire le nombre des réactionnaires diminuerait.

Arnolphe a quarante-deux ans, je crois, dans l'Ecole des Femmes. Molière a-t-il voulu que ce bonhomme fût encore un peu plus âgé que lui ?. Coquetterie. Ou précaution. Du reste, Molière n'est pas Arnolphe il ne l'est certes pas. Sans doute n'aimait-il pas Arnolphe. Maurice Donnay, lui, le déteste, cet Arnolphe trop égoïste.

Il a raison. Cet Arnolphe ne pense qu'a lui de cette manière, il se prive de bien des plaisirs et de quelque bonheur. Le maladroit! Le maladroit et le méchant. Mais disons le maladroit, puisqu il avait la vanité d'être si fort ingénieux.

Il faisait l'habile homme; et il croyait que notre vie dépend de nous. Molière savait bien que non, qui avait épousé une petite Armande, et commençait de concevoir un peu d'inquiétude.

C'est une grande chose, pour un mari, de n'être pas trompé. Ce n'est pas tout. Et cet Arnolphe avait donné tout -son zèle à un idéal négatif.

Une autre folie du garçon, c'est d'avoir excessivement compté sur l'efficacité de la pédagogie. Il pensa élever Agnès exactement à sa convenance. Et il désirait qu'elle fût une sotte elle devint charmante, si charmante qu'il ne J'eut pas.

Mais, si Agnès devint charmante, c'est donc que la pédagogied Arnolphe n'était pas mauvaise? Cela nous mènerait bientôt à conclure que les mauvais pédagogues ont de charmants :élèves, charmants pour d'autres.

Tout de même, cet Arnolphe détestable nous apparaît comme un raffiné, voire un maniaque. Maurice Donnay nous a montré en lui un barbon qui « fait de la jeune personne » ainsi qu'on fait de la tuberculose ou de la' neurasthénie. Et l'on n'est pas étonné de voir la jeune Agnès lui préférer un gentil

garçon.,

Maurice Donnay considère qu'en 1002

un Arnolphe ne choquait'pas. Il se demande s'il y a encore des Arnolphes il y en a probablement, dit-il; seulement, de nos jours, ils n'avouent pas qu'ils sont ainsi.

C'est bien possible. Mais, quant à croire que les mœurs aient changé, làdessus, qui le voudrait? Ou bien, si les mœurs ont changé, le cœur est le même, il me semble. Je ne me figure pas que Molière ait véritablement connu, trait pour trait, cet Arnolphe qu'il a représenté. Mais en plusieurs de ses contemporains et peut-être en lui-même, il avait vu de l'Arnolphe: et c'est cela qu'il a, suivant sa méthode, isolé, pour en faire le personnage étrange, terrible et captivant qu'il a'fait.

11 y avait, à son époque, de l'Arnolphe çn divers maris; et il y a de l'Arnolphe en plusieurs maris de notre temps: il y en a plus ou moins, selon les maris, et selon les femmes.

Cette comédie est amusante; elle est, en outre, pathétique. Ce bonhomme qui a si peur d'être trompé, ce ridicule bonhomme n'est pas seulement ridicule. Il l'est tant mieux. Et puis, il est assez douloureux. Et Molière ne le haïssait pas, s'il lui a confié quelque chose des sentiments que lui-même éprouvait, durant sa lune de miel. En d'autres comédies, Molière, est impitoyable pour l'infortune conjugale; et il en rit, avec un entrain magnifique. Ainsi va la vie. Au dix-septième siècle, l'infortune conjugale est présentée, au théâtre, d'une manière assez rude et souvent grossière. Cela tient à bien des causes. En voici une. Les genres étaient séparés. Il y avait des comédies et des tragédies. Or, l'infortune conjugale ne paraissait pas digne de la tragédie; et, dans la comédie, on riait. L'infortune conjugale demande un genre intermédiaire entre la tragédie et la comédie c'est un genre qu'on inventa plus tard. Mais, en 1678, Mme de La Fayette écrira la Princesse de Clèves, qui est un étonnant chef-d'œuvre et l'on y voit un mauvais ménage, dont on n'a pas envie de rire. Cette délicate nouveauté, une femme en avait eu l'idée.

André Beaunier,

M. Fallières

chez les Orientalistes

Le Président de la République, qui n'avait pu encore visiter le Salon des Orientalistes, inaugure il y a une qu,inzaine de jours par Maurice Faure et Dujardin-Beaumetz, s'y est rendu hier accompagné de M. Ramondou et du lieutenant-colonel Boulangé.

Il y a été accueilli par MM. Georges Leygues et Paul Doumer, présidents d'honneur de la Société Léonce Bénédite, président; A. Chassériau, vice-président Dinet, Victor Peter, J. Peytel, Cotes, Bompard, Ch. Masson,. RéalierDumas, Vollet, et tous les membres du Comité; Laurent, secrétaire général de la Préfecture de police; Touny, etc., etc. M.- Fallières s'est longuement arrêté dans la salle réservée à l'exposition des œuvres de Georges Gasté, qui a été tué aux Indes il y a quelques moisi 11 a ensuite visité en détail le Salon, s'intéressant particulièrement aux chatoyantes aquarelles de René Binet, aux scènes d'Egypte d'Emile Besnard, aux Espagnols et Espagnoles de V.'de Zubiaurre et de Morerod, aux femmes noires de Bépi-Martin, aux envois de Mlle Dujardin-Beaumetz, de MM. Dinet, Lévy, Dagnac-Rivifere, Girardot.Manzana, Laurent-Gsell, Lévy-Dhurmer, Vollet, de Fontanes, et surtout à ceux des pensionnaires de cette « Villa d'Alger», sorte de Villa Medicis des orientalistes, créée par M- Jonnart, et qui a formé des artistes tels que MM. Migonney et Carré, dont les œuvres sont très goûtées du public pour leurs qualités de lumière et de couleur bien algériennes.

A la sculpture, le Président a beaucoup admiré l'exposition si vivante et si variée de Peter, les nègres de M. Ward, un des compagnons de Stanley, les fauves de M. Jouve, les Arabes de M. Lhoest.

Il n a quitté le Grand Palais qu'à onze heures, après avoir chaleureusement t félicité, les exposants et les organisateurs de cet intéressant Salon.

Ch. Dauzats.

JOURNAUX et revues

La responsabilité

Les mêmes écrivains politiques que n'indignait pas du tout le meurtre de Dongé sont furieux contre ce «jaune» qui a tué le malheureux Benoist. L'on ne doit pas s'en étonner: ils défendent leur clientèle. Disons qu'ils la défendent un peu rudement et avec un zèle qui se voit.

Le meurtre de Dongé fut bel et bien un crime, et volontaire il y a de la mauvaise foi, d autre part, à ne pas considérer la mort de Benoist comme un accident.

Du reste, ce n'est pas cela qui ferait hésiter nos doctrinaires à conclure selon leur commodité dialectique.

Mais quelle époque, tout de même 1 Quelle. époque' de sauvagerie. Admirons qu il y ait des pacifistes ces innocents auront tort.

Le « jaune » qui, sans le vouloir, a tué un passant, on L'attaquait, on le mena-* çait, on le frappait. Il était dans le cas exact de la légitime défense. La balle qu'il a tirée a tué, par malheur, un homme qui le laissait tranquille. Mais qu'est-ce que la liberté du travail ? P Et où sont les coupables, les vrais coupables ? Les Débats signalent justement la responsabilité des grévistes de Gennevilliers et des gaillards qui, sans être intéressés dans la grève, étaient venus prêter main-forte à ces exaltés. Certes 1. Mais il y a d'autres coupables encore. Ce sont les grands théoriciens de la haine, de l'anarchie et de l'émeute. Ce sont les énergu'mènes de bureau qui, tous les jours, en belle sécurité, rédigent des proclamations de guerre, civile, préconisent, la chasse au renard et, sans se risquer dehors, organisent les battues. Ce sont tous ces rhéteurs, extrêmement lâches, qui excitent les imaginations populaires et les per-

vertissent.

Le Temps regrette, qu'ils demeurent « à l'abri de tous les périls et de toutes les sanctions ». Ils se mettent eux-mêmes, avec la prudence de la pusillani-

mité, à l'abri des périls mais pourquoi les laisser à l'abri des sanctions qu'ils méritenx? Ces coupables-là ne sont dignes ni de pitié ni de nulle indulgence. Et l'on sait leurs noms.

André Beaunier.

La Presse de ce matin Le Journal officiel publie ce matin.: Un arrêté interdisant momentanément le pacage et' l'hivernage erf» France des animaux des espèces bovine, ovine, caprine et porcine provenant de la Belgique, du Grand-Duché de Luxembourg, de l'Allemagne, de la Suisse et de

l'Italie.

Un décret aux termes duquel M. Tiphaine, directeur des manufactures de l'Etat, à la disposition du département des affaires étrangères pour remplir les fonctions de chef du service des monopoles en Tunisie, est mis en disponibilité pour une durée de trois ans, à dater du l"fôvrier 1911, pour diriger au Maroc le monopole des tabacs. Un arrêté aux termes duquel le Conseil supérieur de l'instruction publique est convoqué en session ordinaire dune durée de trois jours pour le jeudi 1G mars 1911.

Un arrêté aux termes duquel M. Legrain, ingénieur en chef des ponts et chaussées, sous-directeur des chemins de fer de l'Etat," a étâ nommé membre du comité de l'exploitation technique des chemins de fer, en remplacement do M. Viennot.

LA POLITIQUE

UHutnanité, de M. Jaurès: ̃

La réforme électorale.

Malgré mes efforts, la commission du suffrage universel a maintenu, par 16 voix contre 11, l'apparentement. La plupart des radicaux proportionnalistes l'ont voté, espérant, disent-ils, que par là ils réconcilieront à la proportionnelle une fraction notable de leur parti. Leur calcul est-il exact? Un avenir prochain le dira. Mais les inconvénients politiques de l'apparentement subsistent. Pour ma part, je continuerai la lutte devant la Chambre, je reproduirai devant elle, à titre d'amendement, le système de l'utilisation interdépartemental des restes d'un même parti. Et même, si nous ne parvenions pas à persuader immédiatement la Chambre, nous aurons dégagé notre responsabilité, réservé et préparé l'avenir.

Dès maintenant, il paraît bien que la lutte est circonscrite entre la proportionnelle sans apparentement et la proportionnelle avec apparentement. Le scrutin majoritaire est décidément condamné. Le scrutin de liste pur et simple n aura que peu de voix. Le scrutin d'arrondissement est décrié.

La réforme électorale chemine en boitant, mais elle chemine.

La Libre Parole

Déclaration de El-Mokri, plénipotentiaire de Moulaï-Hafld. Tous les Marocains éclairés, ceux qui ne redoutent point le progrès comme une atteinte sacrilège au hiératisme musulman, ceux qui ont ,1 amour profond de teur patrie, se félicitent de l'œuvre française au Maroc.

La France a été la messagère du progrès et de la paix. Sans son action dont l'énergie n'exclut pas la générosité, ma patrie souffrirait encore de's divisions intestines qui la ruinaient. En faisant cesser l'anarchie, les Français ont arrêté notre agonie de consomption.

Ce n'est pas que les bons esprits manquent au Maroc, mais toute innovation, toute tentative de renaissance patriotique est inconcevable pour le plus grand nombre qui se fige dans une sorte d'hypnose fataliste. En nous défendant contre nous-mêmes, la France est demeurée fidèle à sa séculaire tradition civilisatrice.

Les Marocains comprennent maintenant la grandeur de l'effort accompli et se félicitent qu'il ait plu à. Dieu de nous faire connaître votre éminent pays. C'est le signe certain des grah-. des destinées du Maroc.

ÉCHOS & NOUVELLES

Le Journal

Deux agents en bourgeois Morice et Ducraux, du onzième arrondissement, intervinrent la nuit dernière pour séparer des rôdeurs qui se livraient à, une bataille rangée, l'angle de la rue Fontaine-au-Roi et du faubourg du Temple..Mail- iÛM, i'ttt bJessé par naa.pa.chc- il eut lo petit doigt presque entièrement tranché au cou^s d'une lutte terrible il fut encore atteint de deux coups de couteau, l'un à la cuisse, l'autre au côté gauche.

Pendant ce temps, Bucraux maintenait un autre apache.. ̃

Les deux bandits arrêtés ont été envoyés au. Dépôt. Les autres ont réussi a prendre là 'fuite. Le Petit Parisien

Le Petit De Pontoise,

Au cours de la séance qu'a tenue hier soir le conseil municipal de Domont, M. Meunier, maire, a été giflé par un de ses administrés qui, pris de boisson, avait pénétré de vive forcé dans l'enceinte réservée aux membres du conseil. Plainte a été portée.

LA BOXE

Le Match du Marteau contre l'Enclume

Harry Lewis bat Blink Mac Clowskey Hier soir, à l'Hippodrome, où était venue une foule considérable, Harry Lewis, champion du monde des mimoyens, a battu aux points en vingtcinq reprises Blink Mac Glowskey. Ce fut une extraordinaire bataille dont le public ne sut pas toujours apprécier le particulier intérêt: Harry Lewis ne cessa de frapper; Mac Glowskey se contenta de parer ce qu'il put et ne se lassa pas de recevoir tout le reste. A la longue, le combat devint émouvant, et par trois fois on eut la crainte qu'épuisé par son offensive Harry Lewis n'eût une défaillance et perdît la rencontre. Ce fut à la 16°, à la 18° et à la 23° reprise au cours desquelles Blink Mac Clowskey sortit soudain mais pour quelques secondes de sa défensive et attaqua, provoqué à cela du reste par Harry Lewis las de se battre contre un véritable' mur.

Mais Mac Clowskey comprit le danger et tout de suite en revint à sa tactique poser ou recevoir.

Il reçut un nombre immense de coups; aucun ne sut l'émouvoir. A peine portait-il à la pommette gauche une légère v ecchymose. La résistance de Mac Clowskey est à peu près sans exemple; on ne peut guère lui comparer que celle du fameux nègre Peter Jackson qui, dans un combat, résista six heures aux coups de son infatigable adversaire Jim Corbett, si bien que l'arbitre arrêta la rencontre parce qu'il ne voyait pas quand l'un s'arrêterait de frapper et l'autre de recevoir,

Ainsi en fut-il hier soir; les coups d'Harry Lewis firent autant d'effet sur Blink Mac Clowskey que ceux d'un marteau sur une enclume.

L'endurance de Mac Clowskey était connue, mais on ne la supposait pas telle, et pourtant l'on contait que le terrible Billy Papke, qui s'y connaissait, avait offert de parier 5,000 francs que ni Harry, ni Willie Lewis ne réussiraient à mettre Clowskey knock out, et qu à l'entraînement Sam Mac Vea s'était, sur la tête du même, meurtri les poings. Si Blink Mac Clowskey possédait la science de son* merveilleux rival dhier, Harry Lewis, il serait un prodigieux et imbattable champion.

Trois autres rencontres précédaient le grand combat. En dix reprises ardentes^ Uorgeuille battit l'Anglais Charlie Baker;


en dix reprises l'Anglais Youngs Brooks battit le nègre Ked Davis; qui reçut une sévère leçon, et Marcel Moreau eut en trois reprises facilement raison de l'adversaire assez médiocre qu'on lui opposa à la place de Tom Dyer, forfait. 1 Frantz-Reiche).

Ite Tournoi international d'Échecs de Saint-Sébastien

Deux parties seulement ont été jouées hier. Rubinstein russe) et Teichmann, Schlechtcr (Autriche) et Burn (Angleterre) se sont mesurés sans résultat parties nulles. La rencontre de Sanowski et de, Duras a été encore ajournée.

AFFAIRES MILITAIRES

Témoignage de sympathie. A l'occasion du récent décès du père du colonel Moll, M. Jean Morel, ministre des colonies, a prié le maire de Dijon d'exprimer à Mme Mol et à sa famille ses vives et respectueuses condo-

léances.

La famille, très touchée de ces marques de sympathie, a chargé le maire de transmettre ses remerciements au ministre.

LA JOURNÉE

.Mariages: M. Etienno de Fontenette avec Mlle Louise Lebret (église Saint-Sulpice, midi).

Obsèques Comte Xavier de Chavagnac (église Saint-Thomas-d'Aquin, 11 heures). Mme Uouthier Dreyfus (cimetière Montmartre-Israélite, 11 heures).

Exposition Palais des Modes, 15, rue de la Ville-l'Eveque 'Exposition complète des eaux-fortes originales, livres et cuirs gravés dé Louis Legrand.

Cour? et conférences Société des conféronces, 184, boulevard Saint-Germain M. Maurice, Donnay « Molière les Fâcheux, l'Ecole des femmes » (2 h. 1/2). Ecole des hautes études sociales, 16, rue de la Sorionne M. Aulneau « le Transmandchourien Russes et Japonais Japonais et Américains » (4 h. 1/4) M. Lévy-Wague « le Latin dans les études secondaires » M. L. Cahen « la Presse en France au dix-huitième siècle » (fi h. 1/2). Institut catholique, 19, rue d'Assas « les Suppléments du 1 baptême » (5 h. 1/4). Les Amis de l'Université, amphithéâtre Richelieu à la Sorbonne M. Politis « les Récents arbitrages de La Haye » (9 heures).

Réunions Vente annuelle de l'Ecole dos hautes études sociales, ministère de l'intérieur, de 2 heures à 7 heures. Assemblée générale do l'Association pour la protection légale des travailleurs, 5, rue Las-Cases (4 heures).– Banquet de la Chambre consultative des associations ouvrières de production, hôtel d'Orsay (7 h. 1/2).

Inîopgiations

Lé duel Breittmayer-Thion de la Chaume .Le duel au pistolet entre MM. Georges Breiltmayer et Georges Thion de la Chaume, les escrimeurs connus,, a eu lieu hier matin, h onze heures, au Parc-

desrPrince.s.'

Comme nous l'avions annoncé, M. Georges Breittmayer ne tira pas au commandement de M. Adrien Guyon, directeur du combat. Il conserva son arme appuyée sur la cuisse. M. Thion de la Chaume tira en l'air.

MM. Adrien Guyon, le commandant Bardot, Aumont-ThiéA-Jlle et André Rabel, témoins de MM. Georges Breittmayer et Georges Thion de la Chaume, ont consigne ces faits dans un procès-

verbal.

Ajoutons que les deux adversaires se sont réconciliés.

Le Nord-Sud

Le préfet de police visitera aujourd'hui, a cinq heures, la ligne du chemin de fer Nord-Sud qui s'étend de la gare Saint-Lazare à la porte de Saint-Ouen, en passant par la rue d'Amsterdam, la place et l'avenue de Clichy et l'avenue de Saint-Ouen.

-La ligne pourra être ouverte au public sous peu de jours.

Le banquet de la Paix

La délégation permanente des Sociétés françaises de la Paix a coutume de réunir chaque année dans un banquet les amis de la paix. Pour présider cette solennité, elle fait appel a des hommes politiques, à des diplomates, à tous ceux qui par leur action peuvent contribuera à la réalisation de l'idéal de concorde internationale qu'elle s'est proposé. Cette année S. Exe. M. Tittoni, ambassadeur d'Italie, ancien ministre des affaires étrangères, sollicité par elle, avait accepté son invitation.

Aux côtés de l'ambassadeur avaient pris place, outre M. Piecioli, archiviste du' ministère des affaires étrangères, qui représentait officiellement son ministre, M. Pichou, les. pacifistes les plus ardents MM. Frédéric Passy, membre de l'Institut; Charles Richet, professeur à la Faculté de médecine; Emile Arnaud, vice-président du bureau international de Berne, et les délégués des Sociétés pacifistes d'Italie, d'Angleterre, d'Amérique, de Portugal, d'Allemagne. •S. Exe. M. Tittoni prit la parole au dessert, après avoir rendu hommage aux. efforts des pacifistes pour amener plus de cordialité dans les relations internationales l'ambassadeur d'Italie se plut à constater qu'une grande évolution s'était produite depuis quelques années dans l'esprit public, qu'une entité nouveile avait apparu, ce- qu'il appela « l'opinion publique internationale ». Nous vivons en un temps, dit-il, où il y a, fait jusqu'alors insoupçonné, une opinion publique internationale. A vous, pacifistes, revient Thonneur de l'avoir créée. Lexistence de cette opinion publique est la garantie la meilleure pour le maintien de la paix.

Les assistants, par leurs applaudissements, manifestèrent hautement a S.Exc. M. Tittoni leur reconnaissance du concours qu'il venait de leur apporter en se déclarant «tm des leurs ».

M. Frédéric Passy se leva à son tour. Jl constata lui aussi les progrès accomplis par 1 idée pacifiste « Aujourd'hui 1 opinion ne permettrait plus qu'une guerre dont elle aurait reconnu la nécessité impérieuse. »

M.- Arnaud exprima enfin aux assistants les sentiments de sympathie des

membres du bureau international de Berne.

Congrès des débitants

L'Union svndicale des débitants de vins et liquoristes a donné hier, sous la présidence de M. Raynaud, ministre '"de l'agriculture, son banquet annuel. M. Grizard, président de l'Union, après avoir souhaité la bienvenue au ministre, a rappelé les desiderata de la corporation des débitants. Ces desiderata tendent à la création d'écoles -professionnelles, à l'institution d'une caisse de crédit industriel et commercial, établie d'après les mêmes principes que la caisse de crédit agricole, à la suppression de la licence.

M. Raynaud lui répondit. Reconnaissant le bien fondé de la plupart des desiderata des débitants, il leur promit son concours pour en amener la réalisation, tout en insistant sur la nécessité d'un accord préalable de son département avec les départements des finances et du commerce.

Mais je sais, affirnia-t- il, que MM. ̃Klolz et Dupuy sont des mieux disposés pour vous.

Le ministre remit ensuite différentes distinctions.

Un bal, des plus animés, termina la

soirée.

En l'honneur de Kirchhoffer'

M. L. de Crosne Ff. 40 » Ecole d'application de l'artillerie

et du genie de Fontainebleau,

Sommes versées par l'adjudant

Delibes, maître d armes

Colonel Descourtis, 20 fr< com-

mandant Rœsch, 10 fr. com-

mandant Collas, 10 fr. lieute-

nants Péchot et Lancremon, 10

fr. M. Deschamps, 10 fr. M.

Vallô, 10 fr.; Mme Millecamps,

10'fr.; M. Poirson, 10 fr. capi-

taine Romain, 10 fr. adjudant

Delibes, 10 francs 120 » M. Ramon Fonst, à la Havane 200 » Remis par M. Giacola, professeur

d'escrime à Tunis, à la Tunisie

Sportive 100 » M. Van Humbeck, professeur d'es-

crime à Amsterdam ,».. 50 » Total Fr. 510 »

Listes précédentes. 56.837 45

Total; 'Fr. 57.347 45

Colliers de perles fines

Aux Armes de Provence, 60, rue de Provence, se trouve le plus grand choix. Jean de Paris.

Courrier DE lA Bourse Paris, 22 février.

Le désordre dos mouvements qui se produisent depuis quelques jours sur le marché en banque fait pâlir le marché officiel. La hausse inconsidérée des valeurs industrielles russes provoque la stupéfaction, et la baisse du groupe minier ne cause pas moins d'étonnemont.

Ces évolutions en sens contraire méritent une explication dont j'ai déjà établi hier les lignes principales,, et que je veux préciser davantage aujourd'hui.

La hausse de la Maltzoff, qui dure depuis longtemps, est justifiée par des bénéfices exceptionnels, mais elle peut cependant paraître en disproportion considérable avec le

revenu. Seulement, il n'y a que 24,000 ac-

tions do Maltzoff. Sur ces 25,000 actions, il y en a environ ,1&,000 qui sont .enfermées a. Pétcrsbourg, et qui n'en bougeront pas.. 11 reste à peine 6,000 actions qui flottent. Et encore Que voulez-vous que devienne le malheureux vendeur qui vit, depuis plusieurs mois, sous le régime d'un déport considédérablo?

Pour la Hartmann, c'est différent, il va a' 60,000 actions qui circulent pour la plus grande partie en France. Les usines Ilartmann, qui sont gérées avec soin, qui sont .dans un bon état de trésorerie, étaient cotées à des prix qui dépassaient de beaucoup la capitalisation que comporte leur 'revenu. On a voulu escompter des, commandes que la situation prospère de la Russie pouvait faire envisager. Mais le président de la Hartmann lui-même, dans son rapport, a déclaré que l'on ne pouvait, pas s'attendre à des commandes de la part du gouvernement, mais il paraît que nous avons ici des personnages qui se chargent d'administrer la Hartmann avec le crayon de la spéculation. Excités par la hausse de la Maltzoff, ils ont pensé qu'ils pourraient terroriser les vendeurs en leur faisant croire au manque de titres, et ce coup audacieux 'a parfaitement réussi. La bousculade d'hier en témoigne. Seulement aujourd'hui il a fallu déchanter un peu, malgré les moyens employés qui n'étaient pas marqués au coin de la plus scrupuleuse délicatesse. En effet, on s'est fait envoyer desdépêches de Pétersbourg disant d'acheter à tout prix. On annonçait l'étranglement général. On a même mis en avant le nom d'un grand capitaliste russe gros porteur de Maltzoff, comme devant enlever tout le marché en liquidation.

Celui-ci, interviewé par moi, m'a répondu: Je n'ai pas une action de Hartmann, par la raison que je la trouve trop chère. Voilà la vérité.

Les coups de bluff et de folie ne durent pas longtemps. Il faudra bien revenir à la raison. Calculez combien il faudra que la Hartmann donne de dividende pour justifier même1 le cours de 600 francs. II faudrait qu'elle doublât le dividende actuel. Supposez toute la prospérité possible.Elle ne peut se développer industriellement que dans un délai de trois Ou quatre ans. C'est une partie qu'il faut regarder bans avoir l'imprudence de s'y mêler. Pour les mines, leur retraite est causée par la lassitude de certains acheteurs, et par la liquidation pour cause de décès d'un gros porteur de Robinson.

Jugez de l'émoi dans le camp des miniers, quand la respectable Robinson, la valeur type des familles, a baissé de 10 francs 11 en sera toujours ainsi quand on voudra réaliser sur un marché qui a passé de mode. Marché Officiel. La Rente fléchit légèrement à 97 52. II ne faut pas oublier qu'elle va détacher son coupon le 15 mars. Les actions des- chemins de fer français ont accentué leur mouvement de reprise. Le Nord regagne 6 fr. à 1,534, le Lyon 10 fr, à 1,177, le Midi 28 fr. à 1,038. J ai reçu des lett:es de lecteurs me demandant des explications au sujet du rôle du syndicat de défense des actionnaires et obligataires des chemins, de fer français. J'espère que le comité qui s'est constitué ne prendra pas modèle sur les commissions parlementaires dont l'intervention équivaut généralement à un ajournement indéfini. Il y a évidemment une œuvre utile àaccomplir: le butdu syndicat doit être de démontrer que lés titres des chemins de fer français sont répartis à l'infini dans les mains de petits capitalistes et de travailleurs, et que, par conséquent, les charges nouvelles imposées aux Compagnies atteignent directement la classe la plus intéressante do l'épargne française. La vue de cette armée de mécontents venant se grouper autour du syndicat de défense suggérerait sans doute d'utiles réflexions aux pouvoirs publics. Mais pour cela, il est indispensable que les personnalités qui ont assumé la •lourde tâche de représenter et de défendre l'épargne se trouvent dans une situation d'indépendance absolue vis-à-vis du gouvernement. Il ne faudrait pas Que la même voix

qui s'élèvera pour présenter la protestation des petits porteurs de titres de chemins de fer eut, en même temps, par ailleurs, à prendre le ton de solliciteur vis-à-vis du gouvernement.

L'Extérieure espagnole a regagné 35 centimes à 96 25. Le Turc est calme à 94 37. Les fondé russes sont un peu plus lourds. Le Consotidé Oj0 reste à 96 75, le 3 0/0 4894 perd 20 centimes à 83 50.

Le Brésil 4 0/0 a fléchi d'une trentaine de centimes à 91 C0.

Les établissements de crédit ont montré un peu .de faiblesse. La Banque de Paris a perdu 8 francs à 1,837 et le Crédit Lyonnais 3 fr. à 1,512. L'Union parisienne a gagné 3 francs à 1,172, sous l'impression produite par le succès de l'émission de l'emprunt d'Haïti. Les obligations de cet emprunt se négocient activement en coulisse à 446.50. Le Crédit mobilier se maintient à 703. La Compagnie française de banque et de mines reste à 116 le nouveau conseil d'administration est réputé pour son activité, et les affaires de la banque no peuvent manquer de s'en ressentir favorablement.

La. Société auxiliaire de crédit a monté de 2 fr. à 620. Acheter cette action et la garder longtemps en portefeuille me semble un bon placement.

Les banques russes sont plus faibles. La Banque de commerce privée de Saint-Pétersbourg baisse de 10 francs a 0(50. La Banque de l'Union à Moscou perd 4 francs à 789. Sur les 37,500 nouveaux titres, 37,930 ont été souscrits par les actionnaires anciens.

Le Crédit foncier égyptien est également plus lourd à 770, en perte de 10 francs. La Banque espagnole de la Plala reste à 492. La baisse récente provient de ce que le gouvernent espagnol réclame le paiement d'une somme de 800,000 pesetas, le nombre des titres de cette banque circulant en Espagne étant supérieur, parait-il, au chiffre éclarè. Il est probable que l'on finira par arriver à une transition sur une base de 400,000 pesetas. Si l'on considère qu'il y a 500,000 actions, cela représenterait environ 0 fr. 75 par action, c'est-à-dire une somme relativement peu importante.

Le Métropolitain se maintient à 655, et le Nord-Sud à 337.

L'Industrie électrique reste calme à 330. L'Electricité et Gaz du Nord, qui s'est négociée aujourd'hui au comptant et à terme, est très ferme à 336.

L'action Popp se relève à 820.

Les Tramivays de la Seine restent très bien disposés à 313, avec des achats suivis du comptant jusqu'à 315.

Le Rio lïnto a perdu une dizaine de francs à 1,727.

La Sosnowice qui avait débuté à 1,450, en hausse de 20 fr. sur hier, a faibli ensuite à 1,420 et clôture à 1,434.

La Briansli est restée relativement calme et finit soutenue à 401.

h' Association minière a perdu 4 fr. à 209 et la Cel1tralllf-iningG fr. à 370, sous l'influence de la faiblesse du marché sud-africain. IBarché en banque. La baisse a été générale aujourd'hui sur le marché sud-africain. Les acheteurs, découragés par le Héchissement ininterrompu des cours, liquident leurs positions et accélèrent ainsi la réaction.

La Ranci Mines baisse de 5 fr. à 199 et la Goldficlds de 5 fr. à 138 50.

Parmi les valeurs les plus atteintes, la Robinson baisse de 10 fr. à 217. La Crown Mines perd 3 fr. 50 à 189 et l'East Rand 4 fr. à 119 50. Sur les valeurs industrielles russes, la réaction est aussi vive que l'avait été la hausse. La Maltzo/f baisse de 63 fr. à 1,821 et la. Hartmann de 49 fr. à 753.

Par contre le Platine est en nouvelle hausse de 29 fr. à 724.

La Lena progresse légèrement à 86. La Spassky se tasso a 97 75. La production ne va pas tarder à se ressentir de l'augmentation de l'outillage.

La Corocoro s'est maintenue aux environs

de 82.

Los vàlours do caoutchouc, bien impressionnées par la fermeté de la matière première, sont en léger progrès. La Société financière gagne 2 fr. à 322 et la Malacca 3 fr. 50 à 209.

Armand Yvel.

LE MONDE RELIGIEUX

La santé de Mgr Morelle. Mgr Morelle, ôvêque de Saint-Brieuc, vient de subir chez les Frères de Saint-Jean de, Dieu, de la rue Oudinot, une opération qui a parfaitement réussi. Sa Grandeur pourra reprendre dans quelques jours la direction de son diocèse. J. DE N;

AVIS DIVEBS

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Gazette des Tribunaux

CouR d'Assises DE la Loire Les fantaisies de la veuve Louche ou l'avocat pris au lasso Devant la Cour d'assises de la Loire, à Montbrison, Comparaissait hier, la femme Antoinette-Marie Merlat, veuve Louche, inculpée d'assassinat sur la personne d'un avoué, M. Rossilol. La veuve Louche n'était point une inculpée ordinaire. Longtemps avant l'audience, elle avait déclaré ne point vouloir être défendue, même par un avocat d'office si la Cour lui en désignait un. « Je me mettrai à chanter s'il prend la parole, avait déclaré cette étrange personne, et s il insiste, gare à lui! »

La veuve Louche a comparu devant le jury, affublée de vêtements singuliers avec, sur la tète,un large nœud alsacien d'un rouge éclatant (la mode de demain peut-être).

Feignant de ne rien entendre de ce qu'on lui disait, elle a opposé un mutisme absolu auxquestions du président, sans s'abstenir pourtant d'une mimique expressive et variée.

Dans ces conditions, l'audience ne pouvait présenter un grand intérêt. L'interrogatoire, changé en simple monologue, lut court. M. Martin, professeur à la Faculté de médecine de Lyon, est venu affirmer la responsabilité pleine et entière de l'accusée, dont les excentricités sont manifestement volontaires. Puis, après la plaidoirie de M0 Mulsant, partie civile au procès, et le réquisitoire, Mc Dupin, bâtonnier du barreau de Montbrison, commis d'office, a prononcé la défense de la veuve Louche qui, durant cette plaidoirie, ,ne se livra à aucune manifestation particulière.

Le jury rapporta un verdict affirmatif mitigé par les circonstances atténuantes, et la Cour prononça contre l'accusée une condamnation à vingt ans de travaux

forcés et dix ans d'interdiction de séjour. La lecture de l'arrêt était à peine terminée que la veuve Louche sortait prestement de sa poche un lacet garni d'un nœud coulant et le lançait au cou de Me Mulsant. L'honorable avocat violemment serré, demeura un instant suffoqué. Ce geste qui, évidemment, s'était trompé d'adresse, causa dans la salle un grand tumulte. Des cris de mort furent poussés à l'adresse de la veuve Louche qui fut emmenée au milieu des vociférations de l'auditoire.

Me Mulsant, fort heureusement, n'avait ressenti aucun mal de cette tentative de strangulation manquée.

Nouvelles Diverses

PARIS

LA CHARITÉ

Nous avons reçu do MM. Lambert frères et Gi0, 69, rue de Chabrol, pour les victimes du Devoir de la préfecture de police (fondation Peyrat), 300 francs.

UNE SINGULIERE HISTOIRE

Un individu entrait 'brusquement, hier après-midi, dans le bureau de M. Durand, commissaire de police du quartier de la PorteSaint-Martin, et disait

Arrêtez-moi. Ce matin, à six heures, j'ai tué une femme

Et il déclina son état civil Marius-Albert Paillet, âgé de vingt-quatre ans, garcon boulanger à Ballancourt (Seine-et-Oise). Il avait, raconta-t-il, à la suite d'une discussion et dans un accès de colère, étranglé sa patronne. Le Parquet de Corbeil a été prévenu. L'enquête a fait découvrir 'que Paillet n'avait tué personne. En revanche, il a commis une curieuse escroquerie.

Il avait travaille quelques jours chez Mme Véron, boulangère à Ballancourt. Il lui dit qu'une voisine avec qui elle était en mauvais termes, Mme Simon, lui avait offert vingt francs pour la pendre. Mme Véron, reconnaissante, lui en donna trente pour l'avoir avertie, et se rondit avec lui chez le maire, où il signa un reçu do cette somme. Prenant ensuite le peigne de Mme Véron, il alla chez Mme Simon, lui dit que* « le coup était fait » et lui réclama les vingt francs promis. Sur son refus indigné, et la menace de le dénoncer, il prit la fuite.

LE VOL DE LA RUE DE PROVENCE

Dans la nuit du 13 au -14 février, des malfaiteurs pénétraient chez M. Beugniat, marchand d'antiquités, 3i, rue de Provence, et y volaient des bijoux en corail, des agates, des pierres précieuses, des émaux, des montres anciennes, et une tapisserie représentant Saint- François d'Assise au bord, de l'eau. Sur la plainte du marchand, M. Jouin, sous-chef de la sûreté, a, après enquête, arrêté les nommés Blondel, rue Frochot, et Romain Manuel, rue Condorcet. On a retrouvé chez eux la tapisserie volée.

Blondel était déjà recherché par le Parquet de Moulins pour vol d'obligations dans la nuit du 13 au 14 janvier.

LA MOUT DE M. EANSOK

M, Barat a confronté hier Mlle Sonaillet, qu'assistait M0 Dessaigne, secrétaire de M" Henri-Robert, avec M. Gegou, juge de paix du huitième arrondissement, qui, le matin de la mort de M. Ranson, avait apposé les scellés dans son appartement. Cette confrontation n'avait d'autre but que de déterminer si, au moment où l'on avait pénétré dans la chambre de M. Ranson, il s'était répandu clans les pièces du logement une forte odeur de gaz. La femme de chambre de Mlle Senaillet, revenant sur une précédente déclaration. avait affirmé qu'elle n'avait à aucun frcovwent coftstaAû des 4HUMYnti©iV& tlo-gaz. M"; Gçgou a affirmé, au contraire, qu'il avait constaté une très forte odeur de gaz et qu'il en avait même été incommodé.

D'autre part, sur une commission rogatoire envoyée à Vernouillet, M, Barat a établi que les projets de mariage entre Mlle Senaillet et M. Ranson étaient très sérieux, et que celui-ci avait à diverses personnes, et notamment à M. Salles, huissier à Vernouillet, présenté M. Senaillet, comme son futur beaufrère.

VOLS AU PRÉJUDICE DE LA COMPAGNIE DU NORD Depuis plusieurs mois, des vols importants de marchandises étaient commis au préjudice de la Compagnie du Nord, à la gare de la Plaino-Saint-Denis. Hier, des inspecteurs de la Sûreté chargés d'opérer une surveillance aperçurent un employé de la Comnagnie, nommé Ceppe, qui se dissimulait derrière des wagons en traînant un volumineux paquet; ils l'invitèrent à leur en montrer le contenu. C'étaient des bouteilles de liqueur, des boîtes de sucre et de conserves. Geppe fut aussitôt arrêté; au commissariat de police, il reconnut sans difficulté divers autres vols dont il était l'auteur, et dénonça comme étant ses complices quinze autres personnes. Celles-ci ont été arrêtées dans la soirée; on a trouvé au cours des perquisitions neuf cents lrilos de sucre.

DÉLICIEUSE. ENFANT! f

Thérèse Bloquet a quatorze ans et déjà elle a donné à sa famille de nombreux sujets de plainte. Il y a dix jours, elle partait pour suivre une bande d'individus interlopes, et allait habiter rue Oborkampf, chez une amie de mœurs plus que légères.

Hier elle arrivait avec une demi-douzaine d'apaches chez sa mère, 8, passage Moulin, et lui déclarait, le revolver au poing, qu'il lui fallait de l'argent. La mère cria. Des voisins intervinrent et on alla chercher un gardien de la paix. L'agent somma Thérèse de le suivre. Elle lui répondit par un coup de pied dans le ventre et lui traversa la main droite d'un coup d'épingle à chapeau. Conduite quand môme chez M. Boutineaux, commissaire de police, elle déclara qu'on pouvait la mettre en prison, mais qu'à sa sortie elle « crèverait les vieux ». Elle a monté en insultant tout le monde dans la voiture qui l'a conduite au Dépôt. .'̃ s

».+

UN INGÉNIEUX « CHANTAGE V

Louis Duparquier était employé au service d'un grand marchand de vins de Bercy, M: Jean Théodore. Un jour, Duparquier, qui était en mauvais termes avec son patron, écrivit au service des fraudes que les vins de la maison où il travaillait étaient falsifiés. En effet, lorsque les inspecteurs se présentèrent, Duparquier leur fit goûter des vins de Bordeaux qu'il avait mouillés lui-même, à l'insu de son patron.

Une instruction fut ouverte. Au moment où elle allait être close, Duparquier écrivit à M. Jean Théodore, lui disant qu'il était tout disposé à arrêter l'action de la justice si on lui versait une somme de deux mille francs. M. Jean Théodore déposa une plainte en tentative djextorsion de fonds.

M. Chênebenoit, chargé de cette enquête, a fait avouer à l'employé les falsifications qu'il avait fait subir aux. vins que vendait M. Théodore.

Duparquier est renvoyé devant le Tribunal correctionnel, tandis que M. Théodore, depuis longtemps mis hors de cause, bénéficie d'un non-lieu.

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COUnTIËH INFIDÈLE

Joseph Rowitch est courtier en pierres précieuses. M. Burgenehiar. lui ayant confié vingt mille francs de 'diamants, Rowitch disparut.

Il resta quelque temps à l'étranger, puis il revint en France où il fut arrêté.

M. Drioux, juge d'instruction, l'a interrogé hier. Rûwitch a dit au'juge qu'un individu,

inconnu de lui, l'avait, un jour, dans la rue, bousculé, et lui avait' volé son portefeuille qui contenait les diamants. Il a ajouté qu'il était revenu en France pour se procurer des fonds et partir ensuite en Arménie chercher l'argent nécessaire pour désintéresser le plai-

gnant.

Cette explication n'a pas complètement sa-' tisfait le juge qui garde Rovitch à sa disposition.

LES DÉPARTEMENTS

Sur la côte bretonne

.Nous avions, il y a quelques mois,, protesté très vivement contre le projet d'établir dans l'île de Cézembre, au milieu de 4'exquise baie de Saint-Malo, une section spéciale de disciplinaires; et la plupart de nos confrères protestèrent comme nous. La chose se fit, pourtant. Nos prédictions n'auront pas tardé à se réaliser. Une évasion a eu lieu ces jours-ci. Trois disciplinaires se sont enfuis de l'île, en barque, ont abordé à Saint-Lunaire et'ont gagné, de là.Dinan. Deux autres prisonniers ont pu être arrêtés au moment où ils prenaient le large.

L'arrestation de ces fuyards s'est opérée sans incident. C'est une chance. Il pouvait y avoir bataille, échange de coups, peut-être échange de projectiles. On imagine quels agréables moments cette chasse à l'homme, survenant en été, pendant les vacances, eût pu faire passer aux étrangers qui, depuis des années, viennent chercher à Saint-Lunaire, à Saint-Briac, à Saint-Enogat et sur les bords de la Rance,cette sécurité, cette paix délicieuse qui font des plages de la baie de Saint-Malo le refuge idéal des familles

Eh bien, cette démonstration n'a point suffi, et nous sommes avertis que l'expérience va être continuée.

Le ministère de la guerre vient de faire connaître l'intention d'installer à l'île d'Ouessant, dont un bataillon d'infanteriè coloniale occupe actuellement les forts, deux compagnies de discipline. Et c'est, à son tour, le Conseil municipal de Brest qui proteste. Plus justement encore, le Conseil municipal de Quimper pourrait se montrer inquiet d'un tel voisinage, et son inquiétude serait à bon droit partagée par les communes qui, de Goncarneau à Pont-Labbé, et de Pont-Labbé à Douarnenez, semblent exposées dans l'avenir, à servir de refuges aux disciplinaires avides de liberté.

Cette partie du littoral breton, où ne s'aventuraient, il y a vingt ou trente ans, que de rares touristes, est fré- quentée, en effet, depuis quelques années, durant la période des vacances, par une affluence toujours grandissante de voyageurs. On y vient de Paris, des grandes villes de France, de l'étranger; les moyens de communication se sont améliorés partout, des hôtels ont été créés. Le tourisme a transformé cette région il y a apporté l'animation et, la richesse.

Etait-il bien utile de venir placer là des garnisons de disciplinaires? Autrefois nous avions des ports militaires qui servaient de bagnes, en Franco même. On a pensé que de tels voisinages ne devaient pas être imposés aux paisibles habitaata.,(ilunfl.îàUe,.£t L'on aJ.ns? tallé les forcats dans les colonies. N'était-cepas dans les colonies aussi que, jusqu'à présent, les disciplinaires quoique ce voisinage-là- fût moins dangereux que l'autre étaient relé-

gués ?

Que ne les y laisse-t-on? Z

[Par dépêches de nos correspondants.) FILS PARRICIDE

Versailles. La gendarmerie de SaintCloud voyait arriver, hier soir, un jeune homme, tout ému, qui déclara qu'il venait da tuer son père, à Garches. C'était un nomme Henry Duron, âgé de dix-huit ans. On se rendit chez lui. M. Duron père était

en effet blessé, de deux balles de revolver.

Henry s'était couche. Sa mère le pria de se lever pour aller chercher un fagot. Il refusa. Le père entra alors un couteau à la main et lui ordonna de se lever. Croyant que son père allait le frapper, le jeune homme prit son revolver et fit feu. M. Duron père a refusé de porter plainte contre son fils qui, dit-il, a pu croire que sa vie était en danger.

EMTRE BUCHERONS

Pontoise. Un individu se présentait hier à la gendarmerie de Pontoise disant qu'il arrivait de Mortagne (Orne), où jeudi dernier, il avait tué un homme. Il déclara se nommer François Lévêque, être âgé de cinquante-cinq ans, bûcheron, au hameau de Logny.

Dans l'après-midi de jeudi, étant dans les bois, au lieu dit la Coupe du Clos, il s'était pris de querelle avec un autre bûcheron, nommé Navet. Celui-ci l'ayant menacé de sa cognée, il prit un fusil démontable qu'il tenait caché sous ses vêtements et fit feu. Navet tomba. Lévêque passa alors chez lui, embrassa sa femme et ses enfants, et se rendit à Paris. Puis il gagna à pied Pontoise, où, se trouvant sans ressources, il se constitua prisonnier.

Pendant qu'on le conduisait au Palais de Justice, il fit un saut de côté et se jeta dans la Viosne. Le brigadier de gendarmerie Lahore y sauta après lui et le retira, et, tous deux, ruisselants d'eau, arrivèrent au Palais, où Lévêque, répéta son récit.

Par télégraphe, le procureur de la République de Mortagne a informé son collègue de Pontoise qu'un mandat d'amener était décerné contre Lévêque pour assassinat.

ACCIDENT DE ROUTE

Nice. Ce soir, vers six heures et demie, l'automobile de la princesse do Hohenlohe Schillingsfurst a écrasé, sur le boulevard Gambetta, un enfant de huit ans, le jeune Hino Balucàni, demeurant 20, avenue des Fleurs.

La jeune victime a été transportée mourante l'hôpital Saint-Roch.'

D'après les premiers éléments de l'enquête, la responsabilité de l'accident n'incomberait pas au chauffeur, qui marchait à une petite allure. La princesse de Hohenlohe, qui se trouvait dans la voiture, a été vivement affectée par cet accident. Elle a accompagné, elle-même, le petit blessé à l'hôpital.

Çà et

Un violent incendie a éclaté la nuit dernière à Epernay dans un vaste immeuble où logeaient près de cent locataires. Trois pompiers ont reçu des blessures légères. La Société de la Croix-Rouge hospitalise les sinis-

trés. ̃

En dirigeant une manœuvre de nuit sur la voie près de la garé de Compiêgnc, le surveillant-chef Henri Boucher fut tamponné par un train. On désespère de le sauver. Les terrassiers employés aux grands travaux du port dé Cherbourg viennent ile

se mettre en grève, Les tubistes travaillait dans les caissons ont également cesse'le travail. ̃ .•• ̃ Argus.

SOLEA A ROUEN

,.ssa",

Un coup de téléphone de M. Isidore de Lara, en ce moment à Rouen, nous a. appris, hier quel était son contentement, envoyant l'effort de tous, au théâtre des Arts, directeur et interprètes, pour rendre, dans toute son ampleur: la beauté de l'couvre à laquelle nous avons convié, après-demain samedi, trois cents de nos abonnés.

Une carte d'accès au train spécial indiquera, de la façon la plus précise, les heures de départ et d'arrivée, tant à l'aller qu'au retour. Ces cartes ont été envoyées dès hier, en même temps que le coupon de leurs places, aux troiscents abonnés qui, les premiers, ont manifesté le désir d'assister à la répétition générale de Soléa.

A ceux de nos confrères que le devoir professionnel appellera samedi à Rouen, le Figaro est heureux d'offrir leur place dans le train spécial qu'il offre il ses abonnés. Nous leur demandons seulement de nous prévenir sans retard, le nombre des places du train étant strictement limité.

Quelques-uns de nos abonnés de Rouen nous ont fait part de leur intention d'être de nos invités, après-demain samedi, au théâtre des Arts. A tous, il va être envoyé des services de répétition générale.

fluTorJHDE'flPllÈspi»

Une lettre de M. Henry Bernstein M. Henry Bernstein avait annoncé avant-hier qu'il répondrait dans les 48 heures aux attaques dont il était l'objet. Il n'a point attendu ce délai.

Le Matin avait reproduit mardi cette lettre, adressée en 1900, de Bruxelles, à M. Urbain Goliier par M. Henry Bernstein

14, place Royale, Bruxelles,

Monsieur Gohier,

Vous trouverez sans doute ma lettre insolite. Tant pis Il est des choses que j'ai à. co3ur de vous dire depuis longtemps. J'ai vingt-quatre ans. Je suis déserteur (je m'en vante). J'ai déserté après sept mois de service, sept mois « pas ordinaires » qui m'ont coûte de l'argent d!abord, et des grincements de dents quand je n'ai plus eu d'argent.

Inutile de vous dire, n'est-ce pas, que la plupart de mes chefs étaient des, faussaires et des maîtres chanteurs. J'ai filé à Bruxelles. Pour en finir avec ma personnalité, j'aimo autant vous déclarer que toute mon adolescence fut consacrée .à la,:plus creuse des noces.

Hier, le Malin publiait de M. Berns- tein la lettre suivante

Monsieur le rédacteur en chef,

II y a une semaine, un libelle diffamatoire pour moi et conçu dans les termes les plus grossiers était publié et répandu dans Paris. J'étais à quelques jours de la répétition cé-

nçrale et de la première de ma nouvelle pièce, Après moi, et malgré les prières instantes et je dirai les sommations de mes amis,4o n'aipaayûuluprouanooi' uu«qbI mot.11 me paraissait qu'avant la première, toute réponse ressemblerait à une précaution. J'au-,rais eu l'air de mendier des indulgences, et cela je no sais pas le faire.

A présent que ma pièce a été entendue et jugée par les lettrés, j'ai hâte de donner quelques explications, non pas à une bande d'insultcurs que je méprise absolument, mais à mes amis, au public qui a, depuis 1900, encouragé mon constant effort d'artiste. C'est vrai j'ai déserté. J'ai fait cela il y a treize ans. Je ne me suis pas dérobé, à deux années de service militaire, comme on l'a imprimé mensongèrement je suis parti quatre mois avant ma libération. Et je ne suis pas parti seul. En un mot, j'ai cédé à une folie de jeune homme. Voifà scrupuleusement la vérité.

Je ne chercherai pas d'exeusôi Si je voulais en 'inventer une, je pourrais invoquer les excitations qu'à cotte époque l'on prodiguait chaque jour aux jeunes soldats. Mais non mpn départ ne fut ni l'effet d'une conviction ni un acte de propagande. Je le répète j'ai simplement agi comme un jeune fou. Ensuite, comme pour me justifier vis-à-vis de moi-même et par une vanité vraiment puérile, j'ai joué l'antimilitariste. De la sorte je croyais donner de l'importance et une signification à l'acte de ma vie le plus irréllêchi. Cette petite crise a à peine duré quelques mois, au cours desquels je me suis tout naturellement rapproché de M.Urbain Gôhior. Nous avons échangé une correspondance assez active, et c'est ainsi que je lui ai adressé la lettre dont on fait usage à cette heure contre moi. Comment se peut-il qu'une lettre strictement privée ait été livrée au public ? 1

L'amnistie de 1908 m'a permis de rentrer en France. Le jour même où elle a été promulguée, je suis revenu et je me suis mis à la disposition de 'l'autorité militaire. Un mois après ma réincorporation, j'ai été réformé pour cause de santé. J'étais à cette époque dans un état de faiblesse inquiétant. ,Te rougis de donner ce détail mais n'a-t-on pas publié que j'avais acheté ma réforme ou que jo la devais aux pires intrigues. Un conseil do réforme se compose de médecins militaires et d'officiers, et il est présidé par un général. J'admire ces défenseurs de l'armée qui n'hésitent, pas, pour les besoins de leur cause, à accuser ce général, ces officiers, ces médecins de vénalité ou de basse complaisance.

Voilà mon histoire. La faute que j'ai corn^mise, je n'essaye pas d'en pallier la gravité. Mais je peux dire que, je l'ai cruellement expiée par trois ans d'exil, par une intolérable nostalgie qui m'a prouvé combien j'aimais mon pays et qu'il m'était impossible de vivre ailleurs, enfin par un regret qui ne s'est pas éteint.

Tout cela .exprimé, l'entreprise actuelle est-elle admissible? Si j'ai le devoir, moi, de ne pas oublier, des hommes, dont on sait d'ailleurs les mobiles, auront-ils le droit de rappeler constamment ma défaillance ? J«"entends bien qu'en ce temps la dilïamation et l'outrage sont libres, et ce n'est pas à mes insulteurs que je m'adresse, c'est à la masse des honnêtes gens. Ne suis-je pas redevenu un citoyen français comme les autres ? Devrai-je, jusqu'à la fin de mes jours, rendre compte d'opinions qui ne sont pas les miennes tous ceux qui me connaissent en peuvent témoigner et d'une faute effacée par la loi ? ?,.

Depuis dix ans je me suis consacre entièrement et passionnément aux lettres. J'ai, donné à la scènodix comédies dramatiques. Elles valent ce qu'elles valent, mais à tout prendre! en les écrivant, je crois avoir fait œuvre plus utile et plus française que mes adversaires d'aujourd'hui. Ceux-là qui, pour mieux honorer leur pavs au regard de l'étranger, se livrent à des voies de fait publiques stir les hommes respectés qui représentent la France, ceux-là nous ont. donné la mesure de leur patnofisnie. Et je suis convaincu qu'aucun homme d'honneur ne sera lent dupe, alors qu'ils se


s,erverit:.d!im fait depuis longtemps connu de fous pour troubler dans sa tâche un écrivain et attaquer lâchement iano œuvre d'art. .-Veuillez agréer, etc.

.• t Henry Bersstejn. <* ,K .^s^-s^ ̃̃ '• LES THÉÂTRES

Thëàti'e de Monte-Cai'lo Salammbô. Le théâtre de Monte-Carlo vient de donner po~ur la* première fois le chefd'œuyEO d'Ernest Reyer qui manquait à son répertoire d'une richesse sans par.eille. Les traditions de faste, de luxe et de conscience artistique, qui caractérisent en" général l'admirable compagnie lyrique monégasque, se sont manifestées, à cette occasion, avec un éclat tout particulier;. En effet, la direction, a monté cet ouvrage .classique avec autant de zèle, de richesse et de soin que ceux dont bénéficient ici les'œuvres nouvelfes.Décors, costumes, accessoires, tout t est entièrement neuf, d'un, goût parfait, d'une prodigalité inouïe. M. Raoul Gunsbpurg a réalisé pour Salammbô, une mise eh-;scène originale, pittoresque et excellente de tous, points. Le.célèbre directeur a roemté le drame lyrique de Reyer, fort beau assurément, mais. touffu et bien difficile, en ne tenant- aucun compte des traditions établies peuà.peu par la routine théâtrale, et sa mise en scène est une authentique merveille. où, renaît, sous les regards éblouis du spectateur, tûûjle une civilisation-, disparue. C'est là vraiment la Carthage légendaire et histôriqûei:à la fois, celle qui fut écrasée autrefois par la haine et la puissance jalou.se de .Rome, celle aussi que Gustave Flaubert a- évoquée dans un impérissable chef-d'œuvre. -̃̃̃̃̃ ^L'interprétation est de tout premier ordre et digne du cadre merveilleux fiù elle. évolue. On sait que le rôle de Salammbô est un des meilleurs de Mme Lucienne Bréval. La célèbre cantatrice l'a joué et chanté une fois de plus en grande tragédienne lyrique. Et son succès a été triomphal. La beauté de sa voix, la maîteisp incomparable de son interprétation musicale du rôle, la force, la poésie et le pathétique de son jeu tout a ravi et enthousiasmé" le public. Ce 'triomphe fut partagé par M. Rousselière, car le drame lyrique est également- un de ceux où lo -talent du grand artiste trouve l'occasion de se manifester avec le plus d'éclat. M. iRôusselière y est tout simplement admirable et méritait les ovations qû'on: lui à prodiguées. Très grand suqcèsaussi pour M. Dangès, M. Marvirii," et pour un jeune arti stGj M. Félio, dont la voix est; superbe. M. Floresco, très remarqué déjà dans la Vie de Bohème, a produit de nouveau dans un rôle épisodique une excellente

impressions

L'orchestré et' lus, chblurs, sous la direction de M. Léon J.ehin,. firent preuve d'une virtuosité incomparable. Toute la soirée ne. l'ut qu'une longue suite d'ovations et d'applaudissemen ts' enthousiastes. La première de Salammbô, donnée d'ailleurs en spectacle de gala, comptera parmi les plus magnifiques spectacles de la -saison.

J, Darthenay.

COURRIER DES THÉÂTRES

Aujourd'hui:

A la Comédie-Française, à 1 h. 1/2, Quinzaines classiques, première quinzaine (billets blancs) les Plaideurs (Mmes Fayolle,Vvonne Lifraud, MM'. Georges Berr, Dehelly, Siblot, Joliet, Charles Granval, Décard)

Mademoiselle de M Seiglière (Mines Renée du Minil, Maille; MM. J.Truffier, Leitner, Louis Delaunay, Croué, Jacques Guilhèhe). A l'Opéra-Comique, h 1 h. 1/2, dernière représentation des matinées du jeudi (abonnement de la série bleue) le Caïd (Mlles Màthieu-Lutz, NellyMartyl, le Toréador (Mlle Lucette Korsoff).

Au Théâtre Lyrique (Gaîié), fu2 h. 1/4, V Attaque du moulin {Mmos Rynald, Bertho Low?Uy, Vnsseivr, MM. lionloRne, Génicot, Corin, Gilly, Alberti, Brelïel, Delvy). .Al 'Athénée, à 2 henros, première matinée du jeudi les Bleus de l'amour (Mme Augustirie-Loriche).

Au théâtre Femina, à 3 heures (Matinées pour la jeunesse), Roger Bontemps (Mona Gondré, G. Livett.ini. Emma Mauller). Fauteiiils depuis 3 francs.'Tél, 028-68. Métro Aima. Ce soir

A la Comédie-Française, à 8 h. 3/1, Après moi (Mmes Rartot, Pierson, Maille, Robmne, Provost, MM. Le Bargy, George Grand, Joliftt, Grandval, Léon Bernard).

A l'Opéra-Comique, à 8 heures, roprésentation de l'abonnement du jrâdi (serio. P.), Pellétts et Mélisande '(Mmes Marguerite Carré, P.rohly,' MM. -Tean Pô'rier, IL Albers, Vieuille;. A l'Odéon, à S h. %$, Anlar, pièce en

Feuilleton du FIGARO du 23 Février

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MINUTES DE TRACS

̃' Suite

Et, de fait,. la belle et froide Américaine se jurait que la leçon'lui profi-

terait.

Aimery, après la douzaine de shakehands lui avait infligés Cantalou, s'approchait des, jeunes filles; Il était bouleversé de.honte et de joie.

Me pardonnerez-vous jamais ? balbutia-t-il, sans oser regarder Ena. C'est fait, répondit celle-ci.

Mais ces deux mots manquaient d'élan. Il y avait dans leur accent, de la réserve, sinon de la froideur. C'était même fait d'avance, ajouta Mabèl,' car elle savait tout'

Quoi? bégaya Saint- Varenne, effàr<'>Tout? Le motif de ce voyage? Les tentatives de vol?

Le voleur était «à sa solde autant qu'à celle de Mrs Bucklaw!

Oli fit le vicomte, oh

Les mots et même la voiîa lui manquaient.

Tous droits de reçrocluaition,^ de traduction. et d'adaptation réservés pou'r tous pays.

Copvriffht ï>s Frédéric Mauz^ns,!1.»!

quatre actes, de M. Chékri-Ganem, musique de M. Rim'sky-Korsakoff, exécutée par l'orchestro Colonne (avec le concours de Mlle Napierkowska, de l'Ôpéra-Cômique, dans la Danse du Feu, réglée par Mme Mariquita). Aux Variétés,. à 9 heures, les Midinettes, comédie on. 4: actes de M. Louis Artus (Mmes Amélie Diôterle, 'Mistinguotf (débuts), Reuver, Miller, Marcelle Prince, etc" MM. 'Guy, Max Dcarly, Prince, Emile Petit, Diamand)/ On commencera ix li. 1/2 par Partie d'échecs.

Au Théâire Lyrique (Gai(é), à 8 h. 1/2 (abonnemeiît série B, et h"- jeudis), Don 'Quichotte (Mmes de Lafory, Dehaye, Brienz, MM. Lucien Fugère • Va'nni M^arcoux, A. Gilly, Dousset, Alberti, etc., etc.).

I/prchostre sera dirigé par M. A. Amalou. A la Porte-Saïnt-Martin, relâche pour les répétitions générales de l'Enfant de l'amour. la Renaissance, à S h. 1/2, le Vieil Homme, pièce nouvelle en' cinq actes de M. Georges de Porto-Riche (Mmes Simone, Lantelme, Margel, Licen.ey, Vermeil,' MM. Tarride, A. Dubosc). •"

Au théâtre Sarah -Bepnhardt, à 8 h. la Dame aux camélias (Mlle Marie Louise Dorval, M. Damorès). ̃ ̃̃̃̃:̃

Au théâtre Michel, à 8 h. 3/4 très précises le Veilleur de nuit (Mlle Madeleine Dollay, M. Harry Baur) et représentations de

M. Sacha Guitry et Mlle Charlotte Lysès

là- Femme et les Pantins (Mlles Ronéo Corciade, Clairville, MM. Cooper, Rozenberg) le Complice. (Miss Bennett, MM. Prad, Cor-

nély).

Au théâtre des Capucines, à 9 heures, Avec le sourire! revue (Mlles Delmarès, Gaby Bôissy, Mado Minty, Mérindol, Saint-Bonnet, Yane, Fiory, Ariette, Rossi, G. Held, MM. iîerthcz, Arnaudy, Choof, Maujan, etc.); la Combinaison Turquin (Mlles Mario Calvill,Ritto, Yane, MM. Arnaudy, Tramont, Hërvil, etc.); le Jupon, (Mlle Fraix, MM. Ch. Bernard, Laurac). A l'Athénée", à 8 h. 1/2, Y avait .un arrêt à Dijon; à 9 heures, les Blclis de- l'Amour (Mmos Augustine Leriche, Alice Nory, Andrée Barolly, Maud Gauthier, MM/ Victor Boucher, Cazalis, Félix Gandéra, Gallet, Térof, Rolley, Borderie).

Aux Bouffes-Parisiens-Cora Laparcerie, à 9 heures, le' Mariage de Mlle Beulemans. (Mlle Dieudonné, MM. Jacque, Berry, Francis Bernard, etc.).

Au théâtre Apollo, à 8 h. 3/4, la Veuve joyeuse (Mlles Alice O'Biïen, Cébron-Norbens, MM. Armand Franck, Paul Ardot). Au Grand-Guignol, à 9 heures, Roméo, les Mines de de Mme Caramon, Alcide :Pépet, Dichotomie.

Au théâtre-concert du XXe Siècle (138, boulevard Ménilmontarit), à huit heures et demie, 247° gala populaire des Trente Ans de théâtre (2 ,fr. 50, 2 fr., 1 fr., 0 fr. 50) Rondes villageoises, chantées et dansées par, les élèves de Mme Pauline Vaillant, de l'0péra-Comique la Comédie-Française donnera, 11 faut qu'une porte soit ouverte ou fermée, à 'Alfred de Musset (Mlle Renée du Minil, M. Ilenry Mayer) « Danses et chansons » d'Ofïenbach (Mlles ChaslesetMounior, de l'Opéra, Mlle Leclcrc, de l'Opéra-Comique) la Glu, de Richepin (Mlle Polaire), précédée d'une causerie do M. Trébor Horace, par la Comédie-Française (MM. Silvain, Paul Mounct, Mme Segond-Weber, Mllo Madeleine Roch, MM. Falconnicr, Ravet, Alexandre, Georges Le Roy, Mlle Lher-

bay)..

Hier:

La version lyrique du Voila du bonheuf est « descendue en scène », hier, pour la première fois, à l'Opéra-Comique. M. Georges Clemenceau assistait a la représentation. Mlle Hatto, MM. Jean Périer et Frdncell créeront, nons -l'avcois-^it, le», principaux; rûles de l'ouvrage de M. Pons.

Mlle Edvina reparaissait pour la première fois devant le public de l'Opéra-Comique depuis la grave maladie qui l'éloigna pendant deux mois de la scène. Elle chantait Louise, avec M. Léon Beyle qui faisait, lui aussi, une rentrée. Tous deux ont chanté supérieurement l'ouvrage de' Charpentier, et le public chaleureusement leur a fait fête. La recette 'dépassait 9,000 francs.

Mlle Edyina et M. Léon Beyle chanteront Louise, dimanche, en matinée.

.i.

Mme Réjane a reçu hier la dépêche qui suit. L'hommage en paraîtra légitime à tous ceux qui savent avec quelle gentille camaraderie, quelle délicate obligeance la grande artiste a préparé la venue et le succès triomphal d'Ermete Zdcconi, naguère, à Paris. Les nutfujrs italiens, rassemblés autour d'Erraete Zacconi pour fêter son triomphe pami'cn,

s<; rappellent :ivec émotion votre fraternel -ac-

cueil- au grand comédien, leur compatriote, ot

ils vous envoient l'expression de leur vive reconnaissante.

i LA SOCIKTii DES AUTEURS ITALIENS.

Lo. groupe administralif de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques s'est réuaihier, au siège social, sous la présidence de M. Paul FerrieV, pour entendre un rapport, sur la suppression du droit de présentation des ageni s "généraux. Lu et présenté au nom de la commission par notre confrère M. Arthur P.ernèdo, ce rapport, a été approuvé à l'unanimité par les sociétaires présents. Il propose d'assez importantes modifications aux statuts elles auront pour résultat, en diminuant d'une façon considérable les émoluments des agents' généraux, d'augmenter dans une môinô proportion les bénéfices sociaux et de diminuer les frais de perception

11 saisit les doigls d'Ena pour y déposer un baiser. Mais ses lèvres ne firent r[iveflleurer les ongles car; d'un geste nerveux, la jeune fille avait vivement

relire sa main.

Regardez dit soudain Mabel. Elle montrait le groupe que formaient en ce moment Gladys, Bucklaw et Cantalou. Ces deux derniers causaient et la femme glissait, à la dérobée, un papier dans la main du voleur.

G est le chèque promis! continua Mabel. J'en suis sûre Notre cher marquis" ne l'a pas absolument gagné. mais il le mérite bien tout de' même. FA puis c'est un homme à ménager. 11 en sait trop pour qu'on ne soitpas gentil a,Teo lui. Marquis

Elle appelait Cantalou. Le voleur se hâta de son côté. ?..

Que vient de vous donner Mrs Bucklaw ? reprit plus bas la jeune fille. Cantalou déplia le papier. C'était bien le chèque que Gladys tenait tout prêt depuis plusieurs jours.

Gomment? s'exclama le soi-disant marquis. Mais c'est beaucoup trop Je ne sais vraiment pas si je dois accepter.

Cher monsieur, interrompit Mabel, ne vous récriez point! Mrs Bucklaw n'a été que juste. Et je suis certaine que miss Marshland ne le sera pas moins.

Sans'doute! dit Ena avec empressement. < .̃' A la bonne heure Voici ce que je suis chargée par elle de vous remettre. Et Mabel tira le chèque qu'elle promenait, elle aussi, dans sa poche.

Çantalou protestait ̃̃-

Ah pour le coup, non jamais!

de 1,0/0 pour Paris et de 2.0/0 pour la provincé et l'étranger. -.̃̃̃'̃̃ •̃• Nul doute que co rapport, qui a valu 4 M. Arthur Berncdo les félicitations les plus chaleureusbs de ses collègues no soit adopta avec 1 même empressement par rassemblée générale qui aura lieu le C mars prochain, à l'Hôtel des Ingénieurs civils.

Assistaient à la séance MM. Bisson, Ilonncquin, Gharvay, SU ver, Mitefaell, Aderer, Kéroul, Ligne, Brunoau Claude Roland, Desvalliùres, Tristan. Bernard, Bènière, Forest, Michel Carré, 'de Caillavet, Gàndiliot, Griik't, Bugnet, Ernest Depré, Claude Terrasse. 1

M. Robert de Fiers, retenu par un deuil de famille, et M. Truffier, .pris par. la ComédieFrançaise, s'étaient fait excuser.

>|«

Du golfe Juan, on nous a télégraphié que l'état, de. Mme Anna Jûdic est toujours fort précaire, et inspire do réelles inquiétudes à son entourage.. ̃ Demain i

C'est demain, à 1 h. 1/2,'qu'âilra lieu", à la Renaissance, la piquanteconfér.ence de Mlle Marcello Yrven sur te «Lit au théâtre ».Un lit sera sur la scène.. Et Mmes Delmàrès, Ëveline Janney, Mérindol, Mèryem, allier, Vatta et MM. Etcheparre, Lonvigny, LurvillerMarboz et Tratoont interpréteront, les principales scènes dé la Couverture, Monsieur Platon, le Bec de gaz, On se couche à huit heures et le Pyjama, avec, la troune du Nouveau Siècle. Les débuts de Mlle Yrven comme conférencière, le titre de s,a, causerie, le. programme de la matinée, attireront de nombreux Parisien s à la Renaissance. Prix des places 3 francs, 2 francs, 1 franc. .Tous les soirs le Vieil Homme, l'œuvre admirable de M. Georges de Porto-Riche, si courue toujours, que le théâtr.c. do la Pionaissance en affiche pour le mardi comme pour dimanche, une matinée supplémentaire avec la' même supérieure distribution que le soir: Mmes Simone, Eanteime, Margel, MM, Abel Tarride et André Dubog'c.. Au jour le jour Mlle Louise Grand jean fera: sa: rentrée une rentrée très attendue à l'Opéra, dans les tout premiers jours de mars.- Voilà une nouvelle qui réjouira les admirateurs de réminente artiste.

;>•♦;̃. ̃•̃.̃̃

M. Paul Stuart, régisseur général de l'Opéra, est assez sérieusement souffrant, des suites d'une grippe. La Fleur merveilleuse, la jolie pièce de notre collaborateur MVMiguëlZarhâcôïs, sera représentée lundi prochain 27 février,' en' matinée, à la Comédie-Française.

Les difficultés de la mise en scène, l'ab- sence ou l'indisposition de quelques artistes, l'apparition des oeuvres" nouvelles sur l'affi- che en ont espacé les représentations, mais là-pièce demeure au répertoire, et l'empres- sement du public chaque fois qu'on l'annonce indique assez que sa carrière, déjà fructueuse, est loin d'être terminée. La Fleur merveilleuse^ n'est affichée que depuis trois jours et déjà se dessine un intéressant mouvement de location, ce qui n'a rien d'étonnant, la pièce, autant par sa tenue littéraire, sa fraîcheur et son agrément que par sa délicieuse mise en scène, constituant pour les petits et pour les grands le spectacle dé fête par excellence.

On annonce les fiauçailles de 'Mlle NicotBilbaut-Vauchelet, la brillante cantatrice de l'Opéra-Comique, avec le docteur Henri Gou-

gerot. _u

M. Prince vient d'avoir la 'douleur de perdre sa sœur, Mme Leterrier, décédée ce matin, à l'âge de cinquante-six ans, des suites de la grippe. y •̃:̃'̃̃ ̃̃

La sœur du brillant comédien des Variétés était la veuve d'Eugène Leterrier, qui fut le; collaMriitéur applaudi de Vanloo pour la Petite Mariée, G'ûcoflé-Givoflaj la Jolie Persane, l'Etoile, etc., etc.

.i. ̃

La « grande Saison de Paris ».

Le célèbre danseur Nijinsky, qui a abandonnédéfinitivement Saint-Pétersbourg, viéndra au printemps prochain à Paris. En même temps que lui, M. Serge de Diaghilew nous ramènera, mais cette fois dans l'atmosphère do leur début et avec leur premier cadre du Châtelet, les magnifiques ballets russes qui firent fureur il'y a deux ans. M. Gabriel Astruc, créateur de la grande Saison de Paris, s'occupera de l'organisation de ces soirées où la chorégraphie, la musique et les arts plastiques se fondent en un ensemble harmonieux. ̃••• La troupe tout entière, avec le fameux Michel Fokine comme maître de ballet, comprendra un ensemble de 80 artistes, au premier rang desquels fi urent,.Ies ballerines Karsavina, Sophie Féodorowa, Lopoukhowa, Schollar, Gachewska, toutes: étoiles d'un incomparable talent, et les danseurs pittoresques qui ont nom Nijinsky, Bolm, Rosay et

Orlow.

Voici le programme, d'une saveur artisti1 que intense Première audition de Petrouchka, de Strawinsky, et reprise de l'Oiseau de feu, du même auteur; première audition de I\arkis, de Tchérepnine; Première audition du ballet sous-marin de Sadko et reprise .le Shéhérazade, de Rimsky-Korsa-. ko\v; première audition de l'Orphée et.de'. la! ii* Rhapsodie, de Liszt, à l'occasion du centenaire du célèbre maître hongrois, et, pour finir, à l'occasion de l'anniversaire de Théophile Gautier, un divertissement le Spectre de la Rose, adapté à l'Invitation à la, valse, de Weber..

Les décors et les costumes seront despeintres Bakst, Benois et Polovine.

Tel est le programme des soirées de ballet

Vous nous contrariez en refusant! 1 affirma Mabel.

Non je ne veux pas Par exemple Mais je n'ai rien fait!

Pardon! La lettre s'est un instant trouvée, grâce à vous, sous le pied du vicomte!

Mais, finalement, nous ne l'avons pas eue A qui la faute? Je vous assure que vous me confu-

sionnez.

Mais tout en continuant à refuser, Cantalou finissait par prendre le chèque et le faisait disparaître avec celui de Mrs Bucklaw.

Et maintenant, ajouta- t-il d'un ton plus grave, nous allons nous quitter; II avait l'air navré. Il l'était vraiment. Cette intimité avec des gens du meilleur monde le ravissait. Déjà? fit MabeL

Mon Dieu oui, soupira le voleur. D'abord, voyez-vous, maintenant que me voici devenu inutile, nos rapports ne seraient plus empreints de la .même cor-

dialité.

Mais si protesta Mabel.

Hélas non Laissez-moi donc rester sur cette bonne impression de sympathie réciproque. D'ailleurs, en. outre des raisons de sentiment, certaines considérations d'ordre pratique veulent que je m'élpigne sans retard. Tout à. l'heure, comme j'avais l'honneur de me trouver dans l'ascenseur de l'hôtel avec le roi, je n'ai pas su résister à une occasion vraiment trop tentante. un portefeuille que laissait apercevoir la poche entre-bfiiUëe du souverain.

Vous l'avez pris ? s'écria Mabel. Facilement, Il ne fallu

russe qui, avec le Saint-Sébastien, de .Gabriele d'Anmlnzioet Claude Debussy, et le « -Festival Beethoven- », dirige par Félix Weingartner, formera l'une des attractions do la « Baisoii de Paris». D'autres importantes créations sont encore attendues, dont nous cntretiendrôfcs ultérieùreméntnos lecteurs.

MM. Hertz et Coquelin nous informent que la répétition générale et' la première i\e l'Enfant de Làmoiir sont irrévocablement fixées au dimanche 26' et au lundi 27 février. 7 Ils ajoutent « qu'ils sont, ainsi" "que M. Henry Bataille, aux regrets d'avoir àî convoquer la critique un dimanche -soir. Mai); ils ne peuvent, en raison du mardi gras, reculer. davantage la première de leur pièce nou-

velle ». ̃ .•

M- Albert. Guinon est actuellement,en Bre. tagne; il y. travaille à une comédi'e; destinée au théâtre dix Vaudeville, qui a joué, et fait applaudir déjà la plupart de ses pièces; notamnient le Partage et Décadence. -u [- C'est seulement après-te Bonheur, qui doit Cire joué, comme-nous l'avons dit, .au'-tUéfi-'tre Antoine, à rautomne, par Mme: Andrée e Mégard et M. Gémier, que llf. Albert Guinon fera' sa rentrée a,\i théâtre ̃du.-Vaudeville,. avec ^cette comédie nouvelle j dans la seconde partie de la-saison prochaine. •̃ Comme avec Papa, au Gymnase, M. Fra.nck triomphe au théâtre Apoilo avec la -Divorcée.. Papa çt la DÏvprcée font 'salles combles tous

les soirs. ̃̃' ̃ ̃ '.i .•

Rappelons', qu'à- l'ApolJo la Divorcée sera donnée, pour la premiérefois en'mitiné.e' dimanche prochain et que les soirées d'aujourd'hui et de .dimanche spnt réservées à la Veuve joyeuse.- Cette dernière sera' donnée en outre en! matinée niardi prochain (jna'rdi gras).. ̃̃̃ /.̃_̃ .< i ̃; Après la série triomphale de se;s représentations du Grcluchon au théâtre des Célestins, à Lyon,, Mlle Madeleine Lély estrçntrée à Paris, en excellente santé. On lui' ;èffte e deux .créations également belles, également dignes de son .talent mais Mlle Madeleine Lily, n'a: pas encore pris de 'décisiojk à^t

égard.. '• :̃• ̃ .,̃̃̃̃'

Mlle- Alice Vermeil,' la charmante artiste de la Renaissance, .a perdu avant-hier soir, à minuit, au sortir du théâtre de la Renaissance, un jeune chien de race. a ̃̃ C'estun terrier écossais, poils gris rudes, tête noire, avant-train blanc, oreilles;ilroite^pattes do devant très arquées; Le chien répond au nom de Jimmy lors de sa disparition, il portait un collier' de cuir jaune avec pointes d'acier. ̃ --̃.̃'

Mlle Alice Vermeil promet une récompense à la personne qui lui ramènera Jïrnmy au théâtre de la Renaissance, de une heure à six heures du soir ou de huit heures à minuit.

.M..|r;. ̃' ̃ i .̃;̃

Voici les titres des sept tableaux du Roi Soleil, dont MM. Hertz et Jean Çoqùelin an- `- noncent pour les 2 et 3 mars prochains, la répétition générale et la- première, à l'Ambigu ̃' ̃ 1er "tableau n Tu seras" Roi » 2e 'tableau « Le .dtfclip 4u Soleil » ;•: 3* tableau,: « Un scandale à' la Cour » 'tableau « Le Petit Dauphin » 5" tableau « La Justice du Pèr'o Tellier'u C" tableau1: » La 'Raison d'Etat V 7<>. tableau o La Cellule de,Lou.iso de La Vallière «. Nous avons rencontré hier M. Arthur Bernède qui nous a dit combien il était enchanté de 'ses directeurs et de ses interprètes'. Il nous a dit que, malgré la longueur des répétions et toutl'effort si: considérable- que nécessite la mise en scène d'un ouvrage aussi important que le -.Roi Soleil, tout 'marchait admirablement et que tous, du plus petit au plus grand tlé ses interprètes, rivalisaient de talent, d'entrain, de bonne humeur et de zèle. •̃̃• ".̃ De nombreux habitués ont demandé et demandent tous les jours à M. Armand- Ber(hpz de donner exceplionnellctiient, 'le- jour du mardi gras, une, matinée de son si arnusant spectacle, aux Capucines. Si vif que soit son désir d'être agréable' son fidèle public, Ml Armand' Berthez, cônforménie.ht aux txnditions du théâtre, n'affichera pas de matinée pour le jour du mardi gras, mais les Capucines en donneront une. dimanche,avëc~lâ même distribution- que: le soir, Mmes Delmarès, Gaby Boissy,. Mario Calvill, -Madp Minty, M. Armand Berthez en tête, etc., etc.

L'assemblée générale ordinaire de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique aura lieu lundi prochain 26 février, à une heure et demie, salle des Ingénieurs, rue Blanche. ̃ La lecture du rapport annuel sera faite par M. Henry Moreau, secrétaire général du oohseird'administràtion;' la sêance'sëra présidée par M. Joubert, l'éditeur bien-peinriu, président du conseil d'administration, assisté de M. Emile Péssard, vice-président, et de MM. Maurice Couyba, Antoine BârièërF; Vargues-, A. Trébitsc'h, Jean Daris, • Ta van,1 Enoch, Ondet et Salabert, membres du conseil.

.r~_ "1.'

M. de Max reprendra, ce soir, le rôle de Nabuchodonosor qu'il a .si pittoresquemént créé dans l'originale pièce deM. Maurice de Fdramond, au théâtre des Arts ce soir aussi, Mlle Trouhanowa renouvellera les danses dans lesquelles elle fait applaudir son charme et son talent. ̃ ] II était indispensable d'encadrer, au GrandGuignol, par des pièces 4'une drôlerie- irrésistible dçux drames dont les péripéties sont des- plus poignantes qu'on ait vues! au théâtre la Fugue de Mme Caramon, de M. Pierre Jeanniot, et Dichotomie", de MM. Moûëzy-Eon etG. Jubin. Aussi M. Max Maurey, heureusement inspiré, a-Wl choisi Roméo, la, très

bousculer beaucoup Sa Majesté, pour l'ahurir, car !es rois n'ont guère L'habi- tude des bousculades. Bref-, me- voici forcé de filer. Etie plus tôt ne sera que !e mieux. Je vais, de ce pas, préparer ma sortie. ̃ '̃'•̃•.• il 'gagna'une'-porte,.et disparut:

Aimery, hésitant, manifestait aux jeunes filles ses dernières craintes Et -si Mr Bucklaw va relancer le gredin à Rome ? Le vpyez-voiis arrivant à l'ambassade de France et demandant

son ami Je marquis du Cantal?"" ̃ -">;

Bail 1 répondit Mabel, cJestr; utte" amitié'- de paquebot! On pleure]- en i se quittant. On 'doit s'écrire tousles jours. Et le surlendemain, si l'on s'aperçoit .dans la rue, on change de trottQi_E|iour ne pas se rencontrer. ̃ .£,*«' Mais, répliqua Aimery, cet animal a promis à Mr Bucklaw de le .présente^ au roi Victor-Emmanuel. au -Tsar.i, ^\ïe! c'est vrai! Alors, en --effet- oui; le petit coup de théâtre est à craindre! Ah tan t pis Vous direz que vôtre- bonne foi avait été surprise.Là chose' arrive- à chaque instant. Et c'éët fStâl. Songez donc qu'il y a trente-trois poiir cent de rastas dans les hôtels où nous descendons! Et combien, sur ces trentetrois, sont des repris de justice ?-Il vaut- mieux ne pas se le demander. Ciel! Songer àtous les évadés du .bagne- qui mangent avec nous qui nie font de

l'œil!

A ce moment Cantalou rentrait a^*ec précipitation. Il avait l'air très ému. Ah chers amis dit-il.. Je reçois de mauvaises nouvelles de Rome. Maj soaur est-malade ̃ ̃ La princesse Ma-ragliano est ma-

amnsantç saynète de M. J.-H. Michel Alcide 'Pepct.'c(o i<iM.:9rmand'~assard et Vçrcourt; 7e*' Mines de Ganeffontein, de M. Elie de Bassan, spirituelle satire de financiers malhonnêtes, et. le Chauffeur, do M- Max Maurey, uu petit aetû pétillant d'espri t et débordant

do véi've, •̃'

Uu piîarraacien dos environs de Paris «1 réclamé contre l'emploi de son nom dans î"exntla'rantc comédie de MM. Armand Massart etcATfred-Vercourt, Alâide Pépet..Fû.i$mt

droit à cette requête, nos spirituels confrères

pnt décidé que jeur pièce s appellerait désormais Àicide Pf,pet.

j Matinées annoncées pour les jours gras ̃ DIMAXCHE

Comédie-Française, 1 h. 1/2 (pour l'anniversaire de Victor Hugo), Bernani, «le Couronnement ».

Opéra-Comique, 1 h. 1/2, ̃ Louise*. '̃̃̃ Odéon, 2. heures, ,1' Artésienne.. Théâtre Sarah-Bernhardt, 2 heures, l'Aiglon.

̃ Vaudèville,2 h. -.1/2, la Famille Benoiton. Variétés, 2 heures, les Midinette s..

Renaissance, 2 heures, le Vieil-Homme. Noureàutés, 2 heures. Occupe-toi d'Amélie! Gaîté'2 heures, les Huguenots.

Athéhôe, 2. heures, les Bleus de l'amour, Théâtre Apollô, 2 heures,' la Divorcée. Théâtre Antoine, 2 h. 1/2,' la Femme et le Pantin..̃ ̃ | Théâtre- Michel; 2 h. 1/2, le Veilleur de nuit, H Femme et les pantins, le Complice. Palais-Royal, 2 heures,' léMiliion. Bouffe.srParisiens-Cora Laparcerie, 2 heutes, le Mariage de Mlle Beulemans. Ambigu, 2 heùresjZe Train de S h. 47, Au téléphoné.

Capucines,. 2, h. 1/2, le Jupon, la Combinaison Turquin, Avec le sourire!

Grand-Guignol, 2 h. 1/4, le nouveau spectacle.

Trianon-Lyrique, 1 h. 1/2, Zaza.

i Déja^et, 2 heures, les Camelots du 201', ï Clun'y, 2;heures, le Père la Frousse. Théâtre Femina, 3 heures, Roger Bonlemps. i J ardin; d'acclimatation 2 heures, Marie Stuart. LL'VDI' '•

.LUNDI GR.VS

i Coméaie-Françaiso, i l-li, 1/2, la Fleur merveilleuse.-

Odéon, 2 heferes, Monsieur de Pourceauhnac, tes Trois Sultanes.

Gaîtô, 2 heures, le Barbier de.Sépille, MAKDI GRAS

Comédie-Française,! h. 1/2, les Femvies savantes, Monsieur de Pourceaugnac.. Gaîté, 2 heures, Don Quichotte.

Apollo,: 2 heures, la Veuve joyeuse. Théâtre Sarah-Bernhardt, Renaissance, Athénée, théâtre Antoine, Paiais-R.oyal, Châtelet;1 Bouffes, Déjazet, Cluny, même spectacle que le soir.. Jardin d'acclimatation, 2 heures, la Petite Fadette, -• La gripjie sévit au Trianon-Lyrique, et, par suite d'une indisposition de M. \incent, le charmant ténor. qui créa le principal rôle àçZaza, la quatrième représentation de l'ouvrage de M. Leoncavallo, annoncée d'abord ipour ce soir, se trouve renvoyée. On donnera a la place, Miss ïlelyett, avec M; Dutilloy et Mlle Georgçtte Hilbert.

Hors Paris

De Rouen;'

| La réputation mondiale de Mme Litvinne et l'éclatant- succès remporté par elle ici, il y a lin an, dans un des plus admiralés programmes que puisse offrir une cantatrice,' avaient attiré lundi soir 'un public considérable. Les places avaient été httéraralement prises d'assaut..

L'admirable interprétation .donnée par l'incomparable cantatrice des Cinq Poèmes, de Richard Wagner, de la Mort d' Yseull, de la Nuit, l'Amour et la Lune, de Davidoff, a soulevé l'enthousiasme de la salle entière. Le succès de Mme 'Litvinne a. pris lès proportions'd'un triomphe sans'précédent. M. Marcel Ciampi, un pianiste charmant, aux doigts merveilleux, qui a le sens inné de la délicatesse et de la légèreté, a été lui aussi l'objet d'ovations chaleureuses. Le brillant succès de ce second concert Litvinne en fait ardemment souhaiter un troisième,

troisiéipe, Serge Basset.

SPECTACLES & CONCERTS

Aujourd'hui .••̃̃

Matinées, avec les spectacles du soir à l'Olympia (2 h. 1/2), au Nouveau-Cirque, (2 h. 1/2), au 'Concert Mayol(2h.), au cirque Medrano (2-hJ 172), au Cirque de Paris (2 h. l/2)età'.l'Alhambra (2 h. 1/2).

Ce Ce soir-:

Aux Folies-Bergère (tél. 103-59 et, 281-i3), à 8 h. 1/2, la Revue des Folies-Bergère, de MM. P.-L. Fiers et Eugène Héros, 46 tableaux. A 9 h. 1/2,-les Jaxons dans « les Polichinelles « à 10 h., Paris en 1910; à 10 h. 1/i, Mme Récamier; a 10 h. 1/2, la Distribution des Aigles à 11 h.»10, la Femme et le Pantin à 11 h. 15, le, petit prodige Willy Ferreros; à 11 h. 20, les Régates d'Henley à 11 h. 30, l'AUumeuse. automatique; à 11 h. 4&, l'Entrevue du camp' du Drap d'Or (misslHaney, Claudius.Maiirel, Chevalier, Inès,Reba Kauffman et Marie Marville).

A l'Olympia (téléph. 244-68), à 8 h. 1/2, les expériences du professeur Bellini," phé-

lade? s'exclama Bucklaw. Gravement? Assez, pour que je parte tout de

suite ̃

Mon Dieu

On eTitourait Cantalou qui- s'essuyait

les yeux.

J'ai- fait téléphoner à un garage, continua-t-il, et une auto va venir me prendre. J'arriverai à Bordeaux par la route,'juste à temps pour le rapide de Marseille. Ah quel triste voyage La brusque séparation!.

Il secouait douloureusement la- tête, en ser'rânties mains qui se tendaient, et il ajouta:

Et mon beau-frère qui est absent de Rome! -Il l'ait une croisière avec le duc des Abruzzes;

Cantalou savait que, tôt ou tard, Bucklaw serait fixé surson marquisatet le reste. Mais cela lui était égal. Il serait loin, alors. 11 ne. verrait pas l'air dégoûté du banquier. Tandis que, pour l'instant, il était làet jouissait des mines aimables qu'on lui faisait.

Cependant une trompe d'auto cornait devant l'hôtel. Un domestique entra prévenir M. le marquis que sa voiture était Nouvelles, et dernières étreintes. Cantalou serre dans ses bras le vicomte qt s arrache aux mains de Bucklaw. Et il sort théâtralement.

Le banquier ne pouvait le suivre. Il avait eu trop chaud, tout à l'heure, pour risquer le nez dehors, avec son rhume. Heureusement, le fumoir avait un bow"\yindow donnant près,du perron, Il alla s'v coller -aux. vitres avec Mabel et

Gladys.

Aimery, resté un peu en arrière avec Ena, en profita pour -saisir de nouveau la maïti de sa fiancée. Il n'osait pas en-

nomène télépatllique Nitokris, légende de

l'ancienne Egypte en 4 tableaux, d'après le poème de Louis Merlet, musique de G. Jouanneau, avec danses et accompagnement des chœurs (La. Sylphe dans sa danse 'de la Folie; les Oiseaux sacrés les Grigolatis, Jeanne Delyanne, Myrtis, etc.). Herbert Lloyd,. le fameux comique américain.. Les Vivian's. Iyo-ten-Tchi. Les Phoques écuyers, etc., etc. '• A la Scala, la Revus de la Scala, en 2 actes et 92 tableaux, de MM. Michel Carré' et André Barde (Morton, Edmée Favart, Mary Perret, Famé Mofly, Pomponette, 1. Bordoni, Renée Baltha, Sinoël, R. Casa, Eugénio, Rivera, etc.). Décors d'Amable.

A la Boîte à Fursy, à 9 h. 1/2 Mlle Spinelly dans 4911! revue en 2 actes, de MM. Robert Dieudonné et C.-A. Qarpen- ̃ tier (Yvonne Maëlec, Made Siamé, Sau-» terne, d'Horfcuil, Michel, etc.).

Les chansonniers Fursy, Vincent Hyspa,' Mévisto aîné, Vaunel, Emile Wolff. Au Moulin-Rouge, à 9 heures, la revue C'est très .excitant i (Mareelle.Yrven, Fernand Frey, Yvonne Yma, Madeleine Guitty, BertAngère, Gibard, Menotti, etc.).'

Au Nouveau-Cirque, à 8 h. 1/2, attrac- tions diverses; à 10 h. 1/2, Dans les Landes. A la Lune Rousse. 36, boulevard de Cil-

chy, tél. 587-48 (direction Bonnaud-Blès);. à

9 ti. 1/3 les chansonniers Bonnaud, Numa Blés, L. Boyer, G. Baltha, Tourtal, Weil, dans leurs oeuvres. Ulysse à Montmartre, ombres humoristiques. Chants de manœuvre? revue en un acte. avec 'Mlle Luçy Pezet. Décor de Giffey. ̃ La joie des enfants, l'admiration des pa« rents. -̃̃•̃•••-» Le petit chef d'orchestre miniature, Willy ferreros, cet enfant stupéfiant qui obtientf chaque soir, dans la Revue des Folies-Bp^ gère, un succès prodteieux'pour l'art délicài et la fantaisie endiablée avec lesquels il âU rige l'exécution orchestrale, montera au pu* pitre à la matinée de dimanche prochain. Si certains aiment la foule et ses promis* cuités, la poussière et: les confettis du Car» naval, combien sont heureux de trouver/ou coin tranquille et de bon ton. Aussi com-» prend-on que pendant ces jours de fête, par» ticulièrement, le Palais de Glace des Champs-" Elysées soit envahi par tous ceux qui veulent s'amuser et se distraire dans un cadre élégant ils n'aient à craindre ni la poussière, ni les confettis, ni les rudoiements de la foule. ̃̃ Au bal Tabarin,

Samedi prochain, « grand bal des Clodoches » voilà un titre qui nous annonce un joyeux bal masqué et une fête de nuit endiablée. La reconstitution du fameux quadrille des Clodoches autrefois si célèbre aux anciens bals de l'Opéra sera donnée d'une façon toute remarquable par des artistes de premier ordre. Le portège de S. M. Carnaval, le char dés Chicardsetla ronde des aguichantes Lorettes réuniront les plus jolies filles 'de

Paris. |i|

COURRIER JiUSICAL

Rappelons que c'est ce soir jeudi, à 9 h. 1/3, salle Erard, qu'a lieu le second concert Edouard. R isler, avec le concours de M.'Louis Diemer. Au programme la Sonate en 'là bémol, de Beethoven les Exploits comiques de Till Eulenspiegel,- (le -Richard Strauss (transcription pour piano d'Edouard Risler) plusieurs œuvres pour deux pianos, par MM« Diémer et Risler, etc.

Location chez MM. Durand, 4, place de la Madeleine. Prix des places 8 francs, 5 francs, 2 francs.

.M.

Le concert donné hier, sallc des Quatuors >HI

G-aveau-, par Hf Franz ̃Goiehskij a* remporté,'

comme on pouvait s'y attendre, le plus vil' et'le plus légitime succès. Avec les excel- lents artistes de son quatuor, M. Godebski a donné du charmant et très moderne Quatuor de Maurice Ravel une interprétation très co- lorée et très vivante. Dans le Trio à cordes ̃ de G.' Haydn, il • a, avec MM. Neuberth et Cassado, affirmé la musicalité la plus spirituelle et la plus ingénieuse.

Applaudi comme virtuose, M.' Godebski la fut aussi comme compositeur. Trois mélodies de lui, d'un excellent style et d'une exprès- sion pénétrante, furent traduites par Mlle Jeanne Dumas dans un sentiment très juste, servi par une voix fraîche, et délicieuse. Et dans l'Impromptu de Schubert, la 73e Rhapsodie de Liszt, deux Valses de Chopin et les"- V exquises Romances sans paroles de G. Fauré, Mlle Suzanne Percheron fit preuve d'un talent dé pianiste infiniment varié, mais parfait toujours. ̃ ̃-̃̃̃̃- ̃••••

Parmi les grands concerts de dimanche prochain

Concerts Lamoureux, salle G-aveau, à trois heures, dix-huitième concert, série B, avec le concours de Mlle Hélène Demellier, de rOpêra-Çomique, et M. Emil Sauer. Au programme Hermann- et. Oovothvf, ouverture (Sehumann),

Symphonie rhénane, 3 (Scnumann). •"

Concerto pour piano (Schuraann) •: M. Emil Sâiier.

Concerto pour piano (Schumannj M. Emil Séuer;

.Aux Etoiles, .ontf'apte pour un drame inédit (H. Dvxparc), première audition. a) Chanson triste [n. Diiparcj, première audition; 6) Air de Serse {Hwndel) Mlle Hélène Demellier. Thamar (B.ilakirew), poème symphonique. Chef d'orchestre: M. Camille Chevillard.

Aux Concerts-Colonne

Les Concerts-Colonne, cédant le Châtelet, dimanche prochain 26 février, à la direction

core être plus démonstratif. Mais de nouveau la main se déroba avant qu'il, ait pu 1 embrasser.

Attendez. dit la jeune fille. Elle s'approcha de la cheminée et'tira de son corsage une feuille de papier. C'était la lettre. Depuis qu'elle l'avait, elle ne pensait qu'à la détruire. Elle Voulait qu'il ne restât. rien de ces mots tendres écrits par Aimery. Il lui semblait qu'ils étaient, entre elle et lui. Et c'était de cette impression, bêtement nerveuse mais très forte, que lui venait sa raideur vis-à-vis du jeune-homme. Elle ne pourrait s'abandonner à lui tant. que les quelques lignes adressées à Gladys ne seraient pas anéanties. v

Elle jeta au feu le papier et le regarda se tordre en flambant.

Dehors, le moteur de l'auto grondait et la trompe cornait. Au bow-window, des cris étaient poussés

Good bye! Au revoir!

Mabel agitait son mouchoir. ̃

Ena se détourna de la cheminée, où la lettre, en fragments carbonisés, s'envo-.lait avec la fumée des bûches résineuses. Elle sourit au jeune homme, resté tout interdit pendant l'autodafé, et lui dit .•

1 Maintenant

11 devina, s'enhardit et la prit" enfin

dans us bras.

> ̃ Frédéric Mauzens.-

's- ,ïis


du théâtre, à l'occasion des fêtes du Catnaval, '.doimermit dîina'richc 5 mars, à doux heures et dérnie, leur '18e concert, qui sera une solennité imisfeale t'Ont fait exceptionnelle, car bïi y donnera' la 'première audition, aux Concerts-Colonne, de la Messe solennelle, en ré majeur, de Beethoven (audition inté-

grale):*

Les soli seront chantés par :• Mlle Mastio, de l'Opéra, Mme Povla Frisch, M. Nansen, de l'Opéra, M- Frôlich.

Sol i, chœurs et orchestre: 800 exécutants, sous ;la 'direction de'M. GabrielPierné; i--

M. Rouard, le remai-quable. baryton de l'Opéra de Nice, aderniérement chanté une mélodie de Sébastian B. Schlesinger, 0 ma charmante, avec tant de nuance et une diction si parfaite qu'il a été bissé avec-enthousiasme.

r,

Le jeune et brillant lauréat du dernier concours du 'Conservatoire pour la classe dé piano, M. E.-R. Schmitz, dont les habitués de BOS'K'iiyeo'clock ont naguère applaudi le talent^ vient de rentrer à Paris après une tournée-dans l'Amérique du Nord, où on lui a fait l'accueil le plus chaleureux.

..0-'

De Tunis-:

Mme Magda.Le Goff vient de remporter ici yn' magnifique succès. Elle donna une serre de représentations, et dans là 'Toscà et dans thaïs, ce fût pour cette belle artiste roccasion.d'un. vrai triomphe. Tout le public l'accldipa, et ld presse française et italienne est "ùnaftime.à déclarer que c'est une des plus belles voix que l'on ait entendues sur la scène du grand théâtre municipal.

L. de Crémone.

IB GRANDES VENTES

-AIiI QIIIII'-

Aujpurd'htiï, à l'hôtel Drqubt

Vente* :• Salle 9. Objets d'art et d'ameublement: Boîtes^ëf étuis, appartenant à Mme B. (2e .yènt$.' M0 Laih-Dubeeuil MM. Mannheim..

Expositions':

&çilië:6Ï– Tabïeaiixniotërnes, aquarelles, pastels, dessins. Me Lair-Dubrèuil M. Georges Petit.

Salle* lù< Objets d'art et de curiosité; bois sculptés, étoffes-, tapisseries du quinzième au dix-huitième siècle. M° Henri BAUdoin MM. Mannheim.

Suite, il. –Objets d'art et d'ameublement, faïences, tableaiix et gravures^, meubles et sièges.' M6 André Couturier M. Georges Guillaume. '̃̃.

"CGLÊBCTION ,DE FEU -GEORGES MAKTINI W Georges Ridel a achevé, à la salle 6, sut un total de 289,621 francs, la vente de la collection de feu Georges Martini* Voici les enchères les plus saillantes

a.

Objets de vitrine, -r- i3O,Boîte ovale en or de couleur guilloché et ciselé, 'du temps de Louis XVI, poinçons de Fouache, régisseur des droits- de marque, 1777-1778, 1,010 fr. n° 131, Deux couteaux, l'un à lame d'or, l'autre àlame d'acier.,manches en or émaillé gris-perle, poinçons de Fouache, année 1778-1779, époque Louis XVI, 1,210 fr. n° 132, Boîte en or emaillé vert, sur la gorge, l'inscription Donnée par la'reine elle-même à M. Badonville le 4 septembre 1782, poinçons de Clavel, régisseur des droits de' marqué, année 17.80-1781, époque Louis XVI, 3,750 fr. } 133, Boite en or émaillé, poinçons de Clavel, régisseur des droits de marque, année 1781-1782, époque; Louis XVI, 2,620 -,fr,; ni 134, Boîte en or

émwijg,|g£i-nç;pn dç. Charge ̃ d'AlafteiT:e -.(4^8-

1780},; pinçon- dç-. la- ̃communauté. -des -Or-.

177 ;p.~¡~ ,e.¿~I>1j;J.rge. ~ùq~rb~\JJ!j4'J'

1780)); pinçon dc..la..Mpmmu'naut6.'d€5 'Or-.

fcvr.es poqr l'année 1782-1783 (?), 2,900 fr. n° 135, Boité plate ovale en or de couleur ciselé. Poinçons de Clavel,. régisseur des droits de marque, époque Louis XVI, 665 fr.; n° 136, Etui à cire en or, de couleur ciselé et partiellement • émaillé gris bleuté, époque Louis- XVI. Poinçons de Clavel, régisseur des droits'de marque, 400.fr.; n 137, Boîte oïjlorigue en.fir-émciillé,.époque. Louis XVI, 1,420 fr.138, Boîte ornée de rayures incrustées en or, bordure d'or, intérieur d'ccaille, doublé d'argent, époque Louis XVI, 400 fr.; n° 139, Etui en or de couleur ciselé et partiellement émaillé jaune orangé, époque Louis XVI,

Petites Annonces TARIF GÉNÉRAL

lalignè. •– 6 francs far Dix insertions ou Cinquante lignes 5 francs TARIF REDUIT

Poié les 'Annonces concernant ^Industrie et 'les Fonds, de Commerce,- les Occasions, Ventes, Achats, Echanges; les Locations et les Pensions bourgeoises, la ligne. 3 francs

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P~r~s aNNO~ucEs

PETITES ANNONCES DU MERCREDI

Cour», Emploi Gens de maison

Ualignôvi. -.1-fr. 50

La ligne a trente-six lelt/res

̃ PUISIBS PfcRISlEHS Programme des Théâtres

MATINEES

fOMEDIE-FRANÇAISE (Tél. 102.22).. ̃ 1 h..1/2. Les Plaideurs Mademoiselle de laSeiglière. OPÏRA-COMIQUE (Tél. 105.76). 1 h. 1/2. U Le Caïd; te Toréador.

ODEON (Tél. 811.42), 2 h. 0/01 L'Arlé̃sienne..

THEATRE LYRIQUE MUNICIPAL (GAITE) 1 (Tél. 1029.20), 2 h., 1/4. L'Attaque du

-Moulin. _u_ii_i_

TRIANOK-LYRI'QUB (Tél. 433.62); 2 h. 1/2. Le Petit Duc.

DEJAZET (Tél. 1016.80). 2 h. 0/0; Matinée de

famille.

MATINEESLA JEUNESSE (Thêatee Femina). M 'A3 h. OIO, Roger Bontemps. Fauteuils depuis 3 fr '(Tél. 528.68). Métro-Alma.

ARDIN -D'ACCLIMATATION, 2 h. 0/0. Le Mariage extravagant; Lalla Roue le. Théâtre Antoine (p lx. 1/2), Athknèe (2 h. 0/0), I .CttATBLET- (2 h.), Bouffes-Parisiens (2 h. 1/2), CLuny (2 heures).

(Même spectacle que le soir.)

OLtMPiA (2 h. 1 2), Nouveau -Cirque. (2 h. 1/2), ALHAMBRA (2 h. 1/2), CONCERT MATOL (2 h. 0/0), Cirque Mëdrano (2 h. 1/2), Cirque DE Paris (2 h. 1/2).

Même spectacle que le soir.

SOIRÉE' `

OPERA (Tél. 307.0j>). Relâche. ̃

[/ Vendredi Aïila.

Samedi Les Maîtres chanteurs.

pOMEDJE-FRANÇAISE (Tél.. 102.22). 8 h, 3/4. \j Apres moi.

Vendredi, samedi Après moiî

OPERA-COMIQUK (TëL 105.76). 8 h. 0/0. .Pelléas et Mélisande.

Vendredi W-erUsf:

Samedi Pellêas et Al&isande.

320 fr.; no 140, Boite ovale en or de couleur?' du temps de Louis XVI. Poinçons de Clavel,. régisseur des droits de^, marque, 590 fr. n°. 141, Tabatière' ovale en or de couleur ciselé, Poinçons de Clavel, régisseur des droits de 'marque, époque Louis XVI, 300 fr. n° 142, Boîte en cristal de roche, nîonture en or de couleur ciselé, époque Louis XVI, 490 francs; 144, Etui à cire, du temps de Louis XVI, en or reémaillé bleu, 510 fr. n° 145, Petit étui cylindrique en or émaillé/, à décor dit queue de paon, époque Louis XVI, 345 fr;; n" 14.6, Boite, du temps de Louis XVI, en or, reémaillé violet, 960 fr. na 149, Miniature ovale du temps de Louis XVI, 360 francs 150, Miniature ovale, du.femps de Louis XVI portrait de jeune' femme, 2,250 francs; n° 151, Boîte ronde en écaille brune, ornée d'une miniature, du temps de Louis XVI, ̃:34b fr.. n° 152, Miniature ovale, du temps de Louis XVI Portrait dé jeune femme, 300 fr.; noi53, Miniature ronde, dutempsde LouiaXVI: Portrait de jeune iemme, 1,580 fr.; n" 16.2, Boîte en or, de la fin du dix-huitième siècle, reèmaillée violet, 505 ir. -n°. 163, Tabatière de gilet, en or ciselé. Commencement du dixneuvième siècle, 310 ftv n« i6.-|, Boîte en- or émaillé bleu. Commencement du dix-neuvième siècle, 1,230 fr.; 165, Boite ronde en or criaillé violet, 7'ùo fr. no.i66, Boite ovale en or de couleur ciselé, 670 francs..

Objets variés, sculpture. –N» 178, Coffret ;revêtu de cuir fauvn doré, époque Henri IV, 580 fr.; 180, Ecritoire en ancienne laque, 820 fr.; n" 181, Ecritoire en ancienne laque à fond rouge, 6.jo*fr.; n° 188, Pendule et baromètre applique en bois sculpté et doré, 99b fr.; n° 193, Lapin en jadq. blanc de Chine, i,T8o fr.; n° 201, Statuette en marbre blanc, « Evohû! » signée d'Epinay, Rome, 2,22ofr.: 202, Buste en marbra 'blanc, jeune femme, signé Casoni, 510 fr.; .n° 26.1, Statuette en marbre blanc, jeune femme nue, d'après Clo:dion, 660 francs.

̃ ̃ •• *V ̃ -•̃

LIVRES MODERNES

A la salle io, M" Henri Baudoin a con- tinué et achevé la vente des livres modernesde la bibliothèque aeM.V. deW. Les deux" vacations ont donné 21; 133 francs*

FAÏENCES ET PORCELAINES

Enfin, à la salle n, Me Robert Bignon a vendu une belle collection de faïences et de porcelaines anciennes, et des tapisseries. La vacation, qui a donné 88,182 francs, comprit les enchères., suivantes.: Anciennes faïences françaises. N°"8,, Marseille, Assiette, décor polychrome, 455 fr. n° 12. Marseille ou Moustiers, Deux assiettes en faïéncè de Marseille de la fabrique de Faùchier ou de Moustiers décor camaïeu bleu,, 1,100 fr. n° 13, Marseille, Ecuelle ronde, fa- 7 brique de Leroy, 490 fr. n° .31, Moustiers, Soupière ou grand légumier, décor polychrome, fabrique d'Oléry, 1,455 fr- 5 32.' Moustiers, Fontaine-applique couverte, décor polychrome, fabrique' d'Qléry,' 605 fr. n° 35, Moustiers, Assiette, décor, polychrome, 535 fr.; 63,. Rouen .ou. Lille, Très, grand plat ovale, décor camaïeu bleu, marqué au revers d'une fleur de lys, 1,650 fr. n» 65, Rouen ou Lille, Très grand plateau de table, signé:' Drot; 1,420 fr:; n" 67, Rouen, Très grand plat rond, décoré au fond en camaïeu 'bleu, 1,805 fr,; n° 71, Sceaux, Jardinière, décor polychrome, .1,620 francs.

Anciennes faïences étrangères. No 74, Alcora, très grand plat,, décor camaïeu bleu en plein, -1,460 fr. n° 85, Delft, compotier à bord -découpé,- décor .polychrome rehaussé d'or, $56 fr.; n» 86, Delft, petit vase, décoré par Auguste Reygens, en bleu, rouge, vert et or, pièce marquée A. R., 815 fr. 87, Delft, paire de potiches avec leurs couvjercles;.

décorées en bleu, rouge et~oly. ces piccpssôûf

mnwJùéeS :du -.inonoia?affimp A. P. K; ^Adrien

>pftiife^35,^ .fffh-cK;1- •v'v:

l~ ,iK~~l'3 ,ù~. -n,). "> ,> '?

'Anciennes "porcelaines. 97, Marseille; Compotier rond à bord découpé, décor polychrome et or> fabrique de Robert, 1,205 fr. rt° 100, Vienne ou Italie, cabaret solitaire, 720 francs.

Tapisseries anciennes. 101, Panneau d'ancienne tapisserie fine des Flandres, d'après David Ternier, 12,500 fr. 102, Verdure en ancienne tapisserie flamande, 3,350 fr. "n° 103, Verdure en ancienne tapisserie d'Aubusson; 2,100 fr. n" 10.4, Verdure en ancienne tapisserie fine-de Bruxelles chasse au sanglier, 6,250 francs,

Valemont.

ODEON (Tél. 811.42). 8 li. 3/4. Antar. Demain Même spectacle.

THEATRE SARAH-BERNHARDT (Tél. 1000.70)^ 8 8 h'. 3A. La Dame aux camélias. VAUDEVILLE (Tél. 102.09). 9 h. 0/0. La Famille Benoiton.

VARIETES (Tél. 109.92). 8 h. 1/2. La Partie d'échecs à 9 heures Les Midinettes. THEATRE REJANE. Relâche.

PORTE &AINT-MARTIN.– Relâche.

RENAISSANCE. (Tél. '437.03). 8 h. 1/2. Le Vieil homme. \OUVEAUTES (Tel. 102.51J. 8 h. 3/4. Ll La Diva en tournée Monsieur Chasse.. THEATRE LYRIQUE MUNICIPAL (GAITE) I (Tél. 1029.20). 8 h. 1/2. Don Quichotte. GYMNASE (f cl.tO2.65). il. 3/4.' 'Papa. â THE-NEE (Tél. 2S2.Ï3;. S h. 1/2. Y avait •ft 'un. arrêt Dijon;, 9 heures, les Bleus de l'amour.

THEATRE APOLLO (Tél. 272.21). 8 h. 3/4. -f I La Veuve joyeuse.

THEATRE ANTOINE (Tél. 436.33). 8 h. 3/4. 1 La Femme et le Pantin.

THEATRE MICHEL (TéL 163.30). 8 h. 3/4. 1 Le Veilleur de nuit; la Femme. et les pantins; le Complice.

PALAIS-ROYAL (Tél. 102.50). 8 h. 1/2. g La Balance; le Million.- fiHATELET (Tél. 102 87). 8 h. 1/2. Arsène Lupin contre Heriock Solmés. ̃ BOUFFES-PARISIENS. CORALAPARCERIE (Tél. 145.58). 9 h. 0/0. Un prétexte le Mariage de Mlle Beulenians.

fiAPUCINES (Tél. 156.40)!. 9 h. 0/0. Avec \x le sourire! la Combinaison Turquin; le Jupon. COMEDIE ROYALE <Tél-307.35). 9 h. 0/0. -r> \j Le Vrai fihemin;Untout petit voyage. AMBIGtJ (Tél. 43o.3i)V S h. 1/2. Le Train de_8 h. 47; Au téléphone."

THEATRE DES ARTS (Tél. 586.03). 9 h. 0/Q.~ I Le Marchand de passions Nabuchodoûosûr. l'RAND-GUIGNOL,– Tél. 228.31. -9 h. 0;t). II Roméo lés Mines de.Ganeffontein; la Fugue de Mme Caramon; Alcide Pépet; Dicho-

tomie.-

TRIANON-LYRIQUE (Tél. 433.62). 8 h. 1/2. ` Miss Helyett.

nEJA'ZET (Tél. 1,O1C.SO). S h. 1/2/ Les CaII jnielots du 201= 28 degrés à l'ombre. LUNY-(Tét. S07.76). –'S h. 1/2. Le Voleur L malgré lui le Père la Frousse.

COMEDIE MON1A1NE (Tél. 524.70). 8 h. 1/2. Patachon. POLIES-DRAM ATIQÙKS (Téi.437.0i).– 8 h. 1/2.–

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Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 17 fr. 50. Placés: Héroïne, 15 fr. Hautvilliers, 21 fr.' Prix des Acacias (2,000 -fr. 3,200 -m.). "1, Hourrah, à M. P. Gùillerot, 5' 14" 4/§j' (Hérault) 2, Gerfault 3, Gazelle.

Non placés Gladiateur, Graziella, Gamine, Gilda, Héritier, Hautain, Girondin, Comma.

Pari, mutuel à 10,fr. Gagnant, 25 fr. Placés Hourrah, .16 fr. Gerfault, 207 fr. 50; Gazelle, 36 francs.

Prix de Coubert' (4, 000 fr., 2,800 m.). 1, Falmoutli, à M. J. Défontaine, 4'18" 1/5 (M. Défontaine) 2,- Entraînante S, Girandole.

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Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 44 fr. 50. Placés: Falmouth, 47 fr. 50 Entraînante, 13 fr. 50.

Prix' de Joinville-lê-Pont (5;000 fr., 2,400 mètres). 1, Helder, à M. Th. Lallouet, 3' 30" 2/5 (Deschamps) 2, Héroïne 3, Ho-

nolulu.

Non placés Hurgente, Héloïse, Haut Brion, Héros.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 36 fr.~Placés Helder, 22 fr.; Héroïne, 51 fr. 50. Prix de Marolles (3,000 fr., 2,900 m.). 1, Franc-Picard, à M. Cli. Bourdon, 4' 31" 4/5 (Pain) 2, Feu d'Artifice 3, Harpe Eolienne. Non placés Hélianthe, Fontenay, Trinqueuse., Gambade, Guirlande, Galathée. Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 22 fr. Pla-" cés Franc Fricard, 13 fr Feu d'Artifice, 22 fr. Harpe Eolienne, 34 fr.

Prix de la Marne (2,000 fr., 2,900 met.). 1, Galathêe,- à M. P. Buffard, 4' 45" (-Visa) r 2, Glaneuse 3, Grenade. Non placés Hier; Frichti, Good Boy, Hoche, Gauloise, Fougères, Gaulois, Georgina, Gentiane, Foudre, Gracieux.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 32- fr. Placés Galathée, 13 fr. 50 Glaneuse, 20 fr. 50 Grenade, 14 fr. 50. Ajax» "••̃

Aja%.

TIR '̃•̃̃

Cercle du Bois de Boulogne. Un match entre le Faisceau et le cercle Volney. A MonteCarlo.

Résultats des poules disputées hier au tir aux pigeons du Bois de Boulogne

Prix des Frênes (un pigeon handicap) MM.. 1, Marcel Roger, G sur G 2, René Liévin, 5 sur G; 3 ex mquo, Forismore et MazeSencier, 3 sur 4. La poule suivante a été gagnée par M. Sevarg. ̃• Etaient présents ̃̃••̃.

MM le marquis de" Bonncval, G. Plagino, vicomte d'Origny, Delainaïo; Maze, Desv.ignes, comte'Jules Pastré, Big-non, Loret de Mola, Vallon, Drake del Castillo, Van den Broek d'Obrenani Van. Alphëh,

.Mercredi, prochain, prix des Noisetiers, un pigeon (série).

La deuxième manche du match au pistolet •entro. la Société «Le .Faisceau.» et.ia .Société de tirî<<MGeïde.f,artistique.et littéraire ar: eu.

lïeu-auJcerclô.r'Vïdrnê-y'; 1! ̃•

'̃'̃̃ Les résultats- cait été' lôs.sul«ffn.ts-'j> ̃ '̃•' 1" Cercle Volney, G5 points;

2" Le Faisceau, 54 p. 1/2.

Une' troisième et dernière manche sera tirée prochainement.

̃

`, (Par dépêche)

De Monte-Carlo 65 tireurs ont pris part au prix des Terrasses (handicap Après une lutte très vive, MM. le comte H. Hangwitz, à 24 m. 8/4; Ivanitzky, à 30 m.! 1/2; Roch, à 23 mètres'; et Gavito, à 23 m. 3/4, ayant tué 17 sur 17, se

THEATRE DE L'ŒUVRE (THEATRE Pemina). 1 (Tél. 528.68). 8 h. 1/2. Malazarte.

Spectacles,'Plaisirs du jour. `

f 0LIliiO~RlilK\Jli(!l\iiil Aa iîevwe dès Policé-, Bergère, de Flers et Héros missHaney, Claudius,

Maurel, Chevalier, pAT TnÇJ P'IJPP'PP'P

hiaurel, Che~.alier, F~LIES-BERGEI~I~;

Marville, W Ferrerasr ULlEiÙ'BMlll CillEi

Ce soir

OLYMPIA -Bellini, NITOKRIS,' La Sylphe,

d .Bellioi, NfT0IïRIS, La Splphe,

Téléph.244.0S Herbert Lloyd ATVHJDTA' L'es Phoques îbcuyers

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"̃•"̃:̃ ̃- GdLF ̃/̃

Au golf de Chantilly

iLa médaille de janvier a'étè gagnée. par le docteur Lebreton,. battant d'un point. le marquis de Ghasseloup-Laubat. · ̃ Celle de février se disputera le 25 prochain. A citer parmi les assidus du dimanche, du mercredi et du samedi

-MM. le comte de Rougemont, Lefèvre-Pontalis, Lahev, marquis de Chasseloup, de La Lombardière", Borel, de Belleçarde, comte Cahen d'Anvers, de Waubert de Genlis, etc.

ÎLes différents travaux et bankers sont mainte. iant très avancés; ses links sont de 'pi'us en plus fréquentes et appréciés. Une voiture pour le service du golf est, 'èliaque dimanche, à la disposition des joueurs et aux trains suivants départs de Paris 10 h. 25 et 11 h. 30; arrivées à Chantilly 10 h. 58 et 12 h, 04; départs du golf 4 h, 30 et 5:h. 20; arrivées à Paris 5 h. 40 et 6 h. 17. YACHTING AUTOMOBILE

Le meeting de Monaco. Un baptême

Trois nouveaux engagements sont parve.nus à l'International Sporting Club pour le meeting de Monaco ceux de Cap-Martin (cruiser), de Poupoule (cruiser), et celui de San-Francisco (cruiser).

Les engagements seront clos le 28 février,

Hier a eu lieu, en Seine, le baptême du canot de course construit par M. Despujols pour M. de Soriano, qui le pilotera dans le meeting de Monaco.

La fête fut extrêmement, élégante. Le canot put pour marraine Mlle Mildred Blair. L'ambassadeur et l'ambassadrice d'Espagne présidaient la réunion.

Parmi les personnes présentes

Princesse Radziwill, marquis et marquise de .Yvanrey, M. et Mme Blair, Mme et Mlle de Yturbe, Mme Kstevan, Mme de Soriano, Mlle Perez Caballero, Mme G. l'rade, Mme J. Mirai, Mlle Offenbach, Mlle Singer, marquis de La Torre, M. de La Huorta, M. Haranger, M. Pour- talés, M. et Mme Despujols, MM. de Lesseps, de Soriano, de Clôves, Botella, Velglo, Hoy, de Cormick, Prades, Mirai, etc.

Apvèsle baptême, le canot a fait un essai -qui;fut splendide il a navigué à 70 kilomètres à l'heure.

AVIATION

A Saint-Cyr

1 La comnxisision parlementaire de la.iocomotion aérienne s'est rendue hier SaintCyr elle a visité l'institut aérodynamique fondé par M. Henry Deutsch (de laMeurthe).-

̃̃̃̃. *♦

La crainte des brusques sautes de tempé- rature maintes fois empêché ceux qui ambitionnaient de marcher sur les traces des grands aviateurs, de commencer leur apprentissage pendant la mauvaise saison. ̃ i Cette éventualité n'est plus à. redouter si l'on prend soin.de faire ses débuts en aéroplane sur un aérodrome à l'abri des courants' d'air, comme celui de la Compagnie Aérienne à Pau.

Dans une atmosphère idéale de pureté, à toute époque de l'année, l'apprentissage du 'Voisin, de'l'Ahtoinetto et du Blôriot s'y fait en toute sécurité. Pour tous renseignements, écrire à la Compagnie Aérienne, 63,' avenue des Champs-Elysées, Paris.

AUTOMOBILISME

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AVIS MOWDAIIIS

Déplacements et Villégiatures

des Abonnés du « Figaro.»

-EN FRANCE 'M. le' conite do l'Aigle, à Cannes, Mme Paul Aubry, à Cannes.

M. Paul Carré, àMelle.

Mme M.-A. Fériel, à Nice.

Mme la comtesse de Gramedo, à La Baule. M: J. du Jonchay, au château de Marcilly, p&? Charolles.

Ùi F. Lockvood, à Beaulieu.

M. Louis Melizet à Menton* M, Ch. Pothion, à Nice. Mme Hélène Pherékyde, à Monte-Carlo. ,M; Em.-Th. Sechiari, au Cannet. Emile Ullmann, à Nice-Cimiez. '̃ Mme Zoé Zisso, à Costebelle, par Hyères, -'̃̃̃ A L'ÉTRANGER

1 Mj Edouard Allez,, à Caux, par Montreui, Mi C.Ashey Clarke, Bombay.

Mi Gâëtan Desaehé, à Milan.

Mi Plîiiippo Moricand, à Genève.

i Mme la baronne Raoul de Précourt, à Milan. Mme: la marquise du Vivier, à Ouchy-Lausanne., .,• M. la baron Maurice de Woot de Trixhe, au château de Jannée, par Hàversin.

ARRIVEES A PARIS

M. Henri Collin, M. Elle D. Climis, M. Cochin, Mme la vicomtesse deFroissard-Broissia, Mme Georges Kohn. ̃ VESTES ET lOCATtOKS

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Sam llàngford Joue avec Billy Lang. Eustache contre Johnny Summers.

Le match du nègre Sam Làngford contre l'Australien Billy Lang, à Londres, n'a pas donné ce qu'on en attendait; Sam Langford a fait ce qu'il a voulu et a mis à plusieurs reprises Billy Lang à une seconde de la défaite. A la sixième reprise, Sam Langford glissait et tombait; Lang se précipitait et le frappait. Cette irrégularité lui valait d'être

illico disqualifié..

illico ̃ disqualifié. ̃ v

tin grand match sera disputé demain soir, au Cirque de Paris.

Les adversaires seront Eustache, champion de France des poids mi-moyens, et Johnny ̃ Summers, qu'on dit être le rival d'Haryy Lewis.

RUGBY

La flnale du Championnat de Paris; Stade français contre Sporting-Club. France contre Pays de Galles.

Le match final du Championnat de Paris sera joué dimanche prochain à Colombes. Il sera disputé entre les équipes du Stade' .français et du Sporting-Club universitaire de France.

Il doit décider du titre de champion de Paris, et par suite suscite une très grosse émotion et un très fort intérêt.

Mardi prochain un grand match international sera joué à Paris entre les équipes représentatives de France et du pays de Galles.

Ce &era la quatrième rencontre entre les deux pays. Les trois premières ont été gagnées de très loin par le pays de Galles. Le match sera joué à Colombes.

Frantz-Reichel.

TRIBUNAL DE COMMERCE ̃ Liquidations judiciaires

Société le Nickel calédonien, société anonyme 1a au capital de 3,500,000 francs, exploitation des mines sises en Nouvelle-Calédonie, à Paris, 11, rur! 4e. Londres, actuellement 36, rue Washington. Bidaut, dit de Lacour (Goorges-Mane-Joseph),

biSouteàe/ïiet^çieïres^ftmes, %i-païi&v .:81- r^iè-iài

.layette.. ̃ ̃ .•

Faillites

Larôux (Alexandre), horticulteur pépiniériste, à Villejuif (Seine), 64, rue d'Amont.

Seuguenot (Lazare), bois et charbons, à Paris, quai de la Gare, 81 et 83.

i*' Andrei et Ciel Société en commandite simple, fabrication et vente de chapeaux à Paris, rue du Faubourg-Poissonnière, 8; 2° Andrei Fortunato, à Paris, rue de Trévise, 18.

Blanchard (Grégoire), produits pharmaceutiques pour l'usage vétérinaire au Parc-Saint-Maur (Seine), g6, avenue du Midi.

Bendcr (Rodolphe), fabricant d'ustensiles et fournitures pour la photographie, à Paris, 23, rue des Filles-du-Calvaire, actuellement sans domicile connu.

AVIS COfflfflERCIAUX

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Départ de Gênes le 28 avril pour Tunis; Malte, Le Pirée, Smyrno, Gagry. Batoum (excursions Tiflis et aux monts Caucase) et retour par Novorossijsk, Jalta, Sébastopol, Odessa, Cons-^ tantinople, Santorin et Naples.

La Croisière se termine à Gênes le, 30, mai. Des excursions seront o>~gasaisées d loutes~ les escales. "̃̃

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RETOUR à Brème le 16 août.

Pour de plus:amples renseignements,

t OUR de plus:aiiiples s'adresser atf NORDDEUTSCHER LLOYD-PARIS OFFICE PARIS, 2, rue Scribe NICE, 14, avenue :FélixFaure MONTE-CARLO, Galerie Charles-III Paquebots

MOUVEMENT. MARITIME.

LIGNES D'AFRIQUE

Caravellas (C. R.), Havre-Congo, à Pauillac, 21 fév.

Grantully-Castle (U. C. L.), ven. Capetown, à Southampton, 22 fév.

LIGNES D'ASIS

Gange (M. M.), Japon-Marseille, de Port-Saïd* 21 fév.

A.-L.-Tréville (C. R.), Haïphong-Dunkerque, du Havre, 21 fév.

A.-Magon (C. R.), Dunkerque Haïphong, de Port-Saïd, 21 fév.

Kleist (N. D. L.), Brème-Japon, d'Alger, 20 fév., 3 h. matin.

LIGNES d'océanie

Nera (M. M.), Nouméa-Màrseille, d'Aden/SWër. 7 h. soir.

Westfalen (N. D. L.). Brême-Sydney, à Fremantle, -20JÎ'év., 10-h. soir.. Seydlitz (N.D.L.), Brème-Sydney, de Soutliampton, 20 fév., 1 h. soir.

LIGNES DU NOkD- AMÉRIQUE

La-Provence (G. G. T.), yen. New-York, attendu au Havre, 22 fév.. minuit. ̃

Niagara (C. G.. T.), Havre-New- York, sign. Sias-, consett, 22 fév., 6 h. matin.

Saint-Laurent (C. G. T.), do New-York' pour Bordeaux, 21 fév., 7 h. soir.

Merion (A. L.), de Liverpool pour Philadelphie, 22 fév.̃••

Saint-Paul (A, L,), deCherbourgp'our New-York, 22 fév. '•

K.-Wilhelm (N. D. L.), ven. New- York, à Brème-, 21 fév., 11 h. soir.

LIGNES DU CENTRK-AMERÎQas

La Champagne (C. G. T.), de Saint-Nazaire'pour Vera-Cruz, 21 fév., 7 h. soir.

Ma#<tatoî«(R.M.S.P.),ven.Antilles,àSôuthaiiipton, 21 fév., 4 h. soir.

LIGNES DU SUn-AHERIQUE'

A.-Ponty (C. R.}, de Dttnkerque ppui- P rJi. ̃21 fév. '̃'̃••.̃' '̃̃ ̃̃'̃'


Indian-Monarch. [C. R")', de Hambourg- poufDiihkerque, 21 fév.

Espa ne ( T. M.), de Marseille pour Plata, 22 fév.

.4 jwc/jh (B. L.),"du Havre pour Para, 22 fév. Araguaya (R. M. S. P.), Chcrbourg-Plata, à Riode-Janciro, 19 fév., 5 h. soir.

-<lflia.s0>i (R. M, S. P.), Cherbourg-Plala, à Porto, SO.fflv:, 2 h. soir.

C.-Oriegal (Harnb.-Amer Li.), Plata-Hainbôurg, do Rio-de-Janeiro, 20 fév.

Cordoba (Hamb.-Ainor.-Li.), Santos- Hambourg, de Ténériffe, 19 fév. ̃

lîio-Pardo (Hamb. Amer. Li.), Para-Hambourg, de Porto, 20 fév.

Dalle (N. H. L.\ Brésil-Brème, de Las-Palmas, 19. fév.

Giesseni'S. D. L.i, ven. Plata, arr. Brème, 50 fév., 2 h.: soir.

Ocfe/d !NT. Dl L.\ Brème-Brésil, à Sanio.=, 19 fév., midi,

Eiseiiarii ;'X. 1). L.), Br-ême-Plata. ;"i Montevideo,

19 fév.

~4 rr~, LIGNES BU LEVANT

Iôiiie: 'F. C.), de Marseille pour Batoura, 22 fév. P.°li.-L><itpnM (N. D. L.}, de Marseille pour Alexandrie, 22 fév. Slambïtl .(S. 1>. L.}, de Marseille pour Batoum; 22 fév.

Scktcswig (NT. D. L.); Gênes-AlexandHe, de Bizerte, 20 fév., midi.

P.-JJcinricf, i (N. D. L.'V ven.' Marseille,' ùrAlexandr-ie, 20' fév., 3 h.' soir.

POSTAQE '•

Coureiers h mettre à la poste demain vendredi 24 février, pour les départs qui auront lieu le 25 février (pour-Marseille,. mettre les lettres le matin):

De Marseille, par Salon (M. M.), pour Fatras, S.vra, Salonique, Constaritinople et 'Odessa; De Marseille,, par tely (C. N. M.), pour Bizerte,Tnnis et Païenne

De Marseille, par Ville-de-Bône (C. G. T.), pour Philippeville et Bône

De Marseille, par Marèchal-Bugcaud (C. G. TO, pour Oran et Carthagène

De Marseille, par Melbourne- (M. M ), pour PortSaïd, Sue2, Djibouti. Aden, Mahé, Seychellés. Diego-Suarez, Sainte-Marie, Tamatave, La Keunïon et Maurice

De Pauillac, par. Afrique (C.R.). pour: Ténériffe, JJakar, Gonalvry, Grand-Bassani, Cotonou, Libr-ç-vill*, Cap-Lopez, Sette-Cama, Martini ba, Loang-o,;Banane, Borna et Mntadi; ̃

Du Havre, par La-Lorràine \C. G. T.), pour NewYork, Ktats-Unis, Canada et Saint-PierroMiquelon

De Liverpool, par Franconia (C. L.). pour mêmes destinations que ci'desBus De Liverpool, par. !Salaga.(B. A. L.), pour LasPalmas, Sierra-Leonc, Sherbro, Duala, Fernando-Po, Rio-del-Rey, Victoria, Bàtânga, Gabon, Gap-Lopez., Loango, Landana, Gabdmida, Banane, Boma, Matacli, Loanda, Lobito-Bay et Beuguala;- De Liverpool, par Jam.aïcan (L. L.), pour PuértoColombia, Carthagène, Colon, le Pacifique De Londres, par Canara (B.:l.\ pour Port-Saïd, Suez, Aden, Calom-lio, Madras, Calcutta, » Rangoon; Birmanie et, Maurice De Southampton, par Àrmaâalc-Casilc (17. C. L.), pour Las-Palmas, Cape -Town, Algoa-Bay, Erw-London et; Natal

De La Coro^ne (départ 20V par. Colla (N. D. L.), pour Montevideo et Buenos-Air.-s

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11.

Pnnrtc H'fifnfc ''5 Banque l'Union Parisienne.. 1172 1105 ..JH70 1172' 1172 » /-»«.»• j. » ^>r j >oo

ronab a CimS ̃ ̃“ Franc. de Banque et de Mines 115.. UG 75 117.. 117.. 11G Fond* d'Ptafc Obligations deCheiHI riS de fer £•> » Banque Suisse et Franeaise.. 682. C82. n'fr 1 <VftnATW:fii<.i ••̃ 07 r>fl ci7 ",n m tS> m U\ W^- 1$ » Rente Foncière Cfi7 «67.. 6G9.. '669 ̃ Crédit Foncier Argentin £> ̃̃ ̃̃•̃̃ Jo)ôamoVtSê;" ̃̃'̃ 97-35 r% $ V «sh Banque de 1-Afrique du Sud. 310 304 -Kïi S0l!. » Obligations Tunis 3°; 4M.. «9.. ^"e » Guelma.. 4M. «2 50 Sp Mexicain. 90 390.. •gT0AnXs?v^ ?"; 80 50 «0 C0 •••J-- «Sa d'Athènes ̃ 139.. 131) m< «9.. 137 2 30 Annim-Tonkin 2 ̃ «h 7S 90 78 50 |-J ̃ » ^??rtementaux3 «0.. 420.. /,o Agence Havas 90150 r; 904., t .AreStoi^iéw" «*'«60 #43 ̃"̃ ̃̃̃̃̃"̃ '27 2S- des Pays Autrichiens 521.. MU.. MO.. M9 50 Madagascar 2|i<'l,18l)7. 79 65 "TO 95 » Est;»i-U*,5% (remb.GoOf). toi- ta Bateaux Parisiens 3to P*

-'1 40 1900 100 99 50 98 "to. ..1 -lJ 9i Lud Bank of E gypt ",). 1) "0, 0 Il" /"1 "(1 /135 "0 H. 1. 1986 "'8

̃t :kr::=: t\: 1150 SS éiéô: .fi SpwSSSSSftïiïài:S:: ??:: gî:: :!7:: j? r^iJË^îm JSë ^S li = «.es: | ffi'« g r^gœœaw'S-iài

il Bresil4°'1889 9" 91 QO 9180 91 uo.) nq p n .e re l ",1 Afriqué Occidentale 3,% li *;) 950 4r~9 1" 50 2" ° ?~, "9' '}> "9' '>, "0 ~> C Chargeurs Réunis. ""8 "\0 .50

IcsBueno^es^aejjm. mm.. *g = gïïS»ffl!S'i. 9,o v. ̃ :v. v. v. \S^m\r ti:: $::̃ f-i^yrien: |;â| do V: z SS:: ,| iSS;!?

22 '1) j910 488 5~) ¡SB 188 51 :) du Meîique. "r ,,1 J, 1; Il-3 Il ~l 407.Io t M'd'3° /,2" 37 5() Union des Gaz..

Chi 40 18e¡- 99' 4,-) .M ~=~0~ ")~ l, 30 '11 9. ~-) 2~-)O H 4C¡" "CI "00

£a%FxeW 95 90 W o" 90 21 Centrale Mexicaine «9.. 479 50 477 /.7G 13 » Domaniales d'Autriche 1866.. 310 50 310 50 Nord *%̃ ̃̃ •••• •̃ «" ,o «5 «a |5) » Docks de Marseille 432.. 430..

3»Eg^te-pri&éê iœ!o 00 û 00 40 iôÔ% -'•̃ 50 » FranSiseRiodeL'aPlaia fflO; 821 m Y. m Y. SI 2S » iM&iH^toYYYYYYYYYYYYY. 509:: 500 50 Orléans^ 428 ',) 487 50 | DecauviUe 134 134

il' Es a 4Q E~ t'. Q6 9f, 9~ 9(1 9li ~)2 91' 25 ,'> Mexicaine 1, '11,;¡ '1/ Il' ..z11 ~-) Domaniales d'Autriche 186 1'), 30' n' Il 4~33 ~(I v, h '>1-"

-pont|||-e: If |f | :^Sg£: $ :& 1:: 1:: il:: pooS^S: S.» »:: te^».i:| |^ | rj^iT.i»^»1 i:1 or Mar0C sS-iqni $C W '*0 ^19 &%> Franco -Canadien 7tiG.. 7C2 -'̃=> Minas-Geraes 5?o 1907 01 i 50 513.. Onest^v •̃̃•̃•• M J0 ,4o2.. y, Fives-Lille 990 9BS

11) 50 1" lOS 'J' ~9 Il Q~~) ..) l' 1 Franco-Canadien 7<;C. 7(;2. 25 ..Minas-Geraes5~i907. 5~50 M: "Onest~ ~OjO 4~ F' 'Il 99() 988

'3 -.Portugais 3%- to 2o. to a0 to 5d Oo 70 ,o •. Aciîtink Indu^irl^ï^ i »*SL\%?m.YYYYYYYYYY. 9550 95 90 L' » Ouest-Algérien 483 25 424.. 50 ̃ » Forges&ChanfdelaMéditerrMlSS

"Maroc 5 HIO 1. v.t. ,>1 9 10 P S ,t' Fonc" d M "('" ~I) "f) .0 "f'l q ') '1 ')0 Norvégien 3 0 O' 1904~05 95 75 9') ¡:ï, l. 3" Hom ellns, 18 'i~9 .,J "Forges& ACIérIes de la Marine 1,,90 1'39 i..

/,1 Mexi 40' 190' 'II' 100 '0 10 pSociété Foncière du Mexique .1P,f3? 5o .5:~i~t ,,1,1 2 ° '< v. 1'> 5(i 21/ 0' 39" 50 "9" 50 0- -du Nord et de l'Est t "Ql1 "'>1"

~P.rt.gais3?. ~2., ~.0 65, 55 ~W .J .4~;n~< 4..Ro~~K~ 95M ?90 L'"Ouest-A!geri.n3' 42.25 42.4.. 50.,Forges&Chant-de!aMëditerrH8S.

or ug!\1S J ,,) vJ 1..1i,, Roumain 4" 1891> 9f1 511 9') 90 ",eMen 0" 1. '1_'J ,Id" Forges Chant"de aM l err'

c Ions n us rie les Russie 1'8'»)' 1"7 ',(1 1"7 :)1) 1:, "Dauphiné 3"°" 421 Î;' FI "Grand-Hôtel. 269.. 2f,\J 50

̃ or n, n/. •̃ “̃• “̃- ACUOnS industrielles 56O Russie 5?, is-> l->7 n0 12700 i- "Daupnmé.3!'6. 42,175 |r> «Grand-Hôtel 269.. 269 50

4 » Busse .Çonsol»d0.4SK 80 9o 9o ,o •» { C'«Gi*T«uisàUairtlqueord. 235 50 237. 238.. 237 ,.| 25 » 6^rio&ïmYYYYYYYY. 502 50 » J/P-L.-M. Fusion anc.3« 425. 425 ~7) 7 50 Grande Moulins de CorbeU. 165 .164

'1 "Russe Consolidé ..l ~,i~) °" ISao-Paolo" 5~ --19'('): 502 ;'li 1: P.-L.-M. FusIOn unc.3°0 425.. 4~;). 50 Grands Moulins de Corbei! 165.. 16i..

i g?0 Jgn- î'Hi fo t o> A- o co -n 12 » <u nI Tirior "40 '•îS 'HO «H'J 23 » 5°; 1907 501 503 V- ^Lv~ Pusion.nowv.3% 428.. 42/ ,)0 175 5 Schneider* Comp"=(CrçuBOt). 1914, 190a

'= ^i •- Vï% Pïr^l)'89^ Hô" » ..MessageriesMa^tiines. 183" m !] ÎM Is3 i& Y. 2512 5^ «OS Bon^ I 500 50h M ;> ^Méditerranée 5 ^(r. 625 f.) 63S 50 6S7 75 ,;q GazCentraL P. 1690 1695

1 U'\i r: If I II 1 s 1 ^'Sïœ I?:: il:: §§:: S:: J^S^i^^k: 4I2? J?35 US'?ÎW^|;ô N "-q-rariB:: f ::<| serbe 4, ,«»•««£.. 88 05 87>o | p=|=rie: ::̃ f Emprmns devuies I ^ilS^ hi! ^S 1 25 |S j œSSc:: EÎS 18

1.l~) "Andalous 3",I~, sèrJ(> :\2:> ~,o ~123.. l'JO" Petit Parisien P[ll't bl'néfic.. 547. 541..

,Serbe 4°' 88 10 88"5 S8 880", 05 81 FO 1,) J, PaMSlenne IndustrJe. 1. ~J "mo -llt' 'Hi jO '6 "5 1" 1" Société du Gaz de Paris 310"'00

5~omonopolcs. 503 75 W.~ 50 ~47 -945. -9437 '5 .0 .ViU.dePar.1~ 1 .~) )~ AstÙries 1 r,- 1).p oi hè, qtit,6 i.. ~63 5~) 13. ,,¡ Suez action do JOllls-unce, 41"

4 "Turc 40 Umfié 91 3;) 94 qo 94:'¡j 94 55 ~4 3i Est PaMsien ord. 7.-) î;-) 7~i bO î!i 5~3 .1) 1 "VIlle de ParIs 18ti" a d.i ,H8 j" 1., "Damas-Hnmah :1 ] ln lI' "87~} "s7 'i0 Prut do fondateur" :¡395 "410

| :ott^»^i^ #«?̃ S:; p5 s⣫ i: ^i i *£-• 1 = ?" |^|io p :œ3^«: SS!?.Sfi!?|bi ^^W: 20 » priorité Tombac i% 466.. 4W W 450 u M yoitureB à Pams ~u .>18.. ^44.. so î^oj?; uiroO f #•.•> nonv. 280.. vsd 50 lis s, Télégraphes aùîfora .»5.>. 858.. ̃ v étions de otemiin de fer :SSSj;-i¥iKi: 3S S:: :i8 S .38 SSSW: SS:: S5" S r^^ïSï p«£: | s fe* .«, li9M1MM

u ° "Vil 1.. i) h.. v. () 12> J _0 At e Ii ers d u N or dl J enmon i ~( 90 '90 06 10 1S9 ,S 2 o~ 'G' 30 1~ "Saragosse-Cuença g, 17 hypol. :\71 3'~ .1 50 1 n;

2tr/~nc~r'~M~C~~T "CuivresetPyrites. 179.. 179.. !7S.. ~9.. 179.. 1250 19042~ 453.. 455.. 3G8 %656 Il PanamaBons" ots, ,J :1,"

ACtïOnS Ûe f^nemmS (le ter «a}fldano aollon .(le. jouis. 354 350.. 353.. :&2 Il » vmî%% 39S.. 395.. 1- Portugais 3 ~privï"rini «$ SiO 25 »Suez5?ii 603.. 604.. ̃3350Ë8t g75 ego R78 S~q 35 Métaux .̃775.. 770 77fi 772.. 774. » 19103^ 39175 391.. 5q R^ssëf it iSrf' g' ''M" !-i m lJ » -'3a; 463 25 465.. 56 ^^L^»Wteie^iiœ 1179 ::il70'ÛJ7 i: 55 vPenarroya, 1225 1229.. 1221 « ..ViUedeMarsemel^ 412 75 d5 Su^-ftSïteittaopie- ?40 •̃ 339 <)0 1 -PortduRosario 510.. 508..

56 Il Paris-L on-Méditerranée 1165 11 i9 1176 1117 ~) enarroya .12'25 î?29 !2nt' e de lIarsellle 817. ,;) 1" "Saloniqne-Constantinople. ~]40.)' du Rosario ~01 ~OO"

50 Midi. 1006 1035 1010 1025 1038 » Sels Gemmes. 291 293 291 296 294 3 Lyon 1880.3$ 111 113 20 Smyrne-Cassaba 18M 463 7- ComPaSniedes Métaux 501 500.. 72 Nord. 1525 1585 1528 1538 1534 J,® S3 Suez. a470 54od »4aO 5460 5450 25 » Kioto(Jaï<on)5?il909 509 509 50 20 L 1895 452" 443" "• ^ranfatiantique 382.. Ss3 r.(> Orléans l'fiS (''fi^ CiîR l'7i <'a «Dynamite. 729 <2» /27 «5 i, Victnrin t Mînao iro /7t -'n 1;) Géne'°desEaux3?o 435 4ua Êiï^YY:YY::YYYYY.l$Yl^YltâY.i±Y.YY jo «^ements orosdi-Bacic: m.: 231.. 23| 232 Obligations du Crédit Foncier f^™»^ «» ̃• *'t œ 20 » Fives-Luie «x 505.. 503..

"'8 ¡¡O 0 uest. 9'0 'i '13" f' 9'0 i 19 "n Pri t semen d s l'OS ac 4" 7, Obligations du U Crédit 1 Foncier>.«

^ÎAulSns" H50 ioo" il" loi 30 "!Thom;on-S0n." :•: li:: iîS:: §t5 éif:: en:: î^ :ObUs^mmlc'r- â?8w 5?^E étions industrielles » ^etEau.^ 50550 r,o 505.75

7)p 89 Andalous ')6- 50 2 6;-)'2~6 "67 IG f,2 rm\ IL. ¡IO 3iO, UH.. 1: "Oblig. Commlet 2 600~ 1879." 490.. 4\12 75 5 Actions industrielles 20 "Gaz et EauJ,t. )6a ¡¡ ~o~ 1;)

"7 Umbardt ̃"̃ 1 1S ïs" » Raffineries Say ord 27.1.. 272.. 272.. 273. 273.. \\o 3^1801 403 '5 40' «5 & » Aciéries de France 805 ..f 805 20 »- Central 4?^ SOS 50 505.. TOT MSn^i; V-t '•̃ fi;9 fiPO ̃" '•"» prior. 250.. 250.. 249.. 249.. 13 260» W' 465 50 465 50 rk' de Longwy 1450 ..1440.. 12 » Havraise d'Energie Electr. 4 311 7 «1. Nitrate? toliwivà 3SO ^7 i 374" 366" '0 Air Compl-imé (l^opp)- M ̃ ̃ 820.. 817.. '820.. 820 tf Z 260° 1899'" 47C 476 5? de MichevUle 1475 1485 24 Lits MiUtaires.. TOI.. 601.. 16u Norddeî'E^S il" .,6'1 398 400 400 W » Distribution d'Electricité 410.. 410.. 40S 409.. 408 ir 3.' i>00 TO 50 50B ?-' » Atel. et Chantiers de la Loire. 1822 1829 17 50 Messageries Maritimes 416.. 416.. »; Portueli Espagne d9d •• ois °Jb ̃• iU° ̃• l0° 16 Electricité de Paris. 560.. 570.. 562.. 565.. 562 t5 OblieFoncièresà» 1S7<i 50S 50 WS /i;' » Chant, et Atel. de S'-Nazaire. 1060 1059 20 » Omnibus 4 503.. 504.. 7 -50 toilwl^ et Électricité i\î 170 176 iri '15 i- -Téléphones 320.. 317.. 320 } » OMg.Ftocaewsd n».i *»M 2~ p 1)0 7h BancodiRoma 117 50 117 75 22 50 Tabacs Portugais 506.. 506..

18n toeS li' 415 47 413 46" 5" 6 20 Tramways de Buenos- Ayres. 13G 136 136 135.. 136 13 aV-ï 1885' 480 470 50 » Banque de l'Indo-Chine 1550 1555 17 50 Voitures 3 410

18p Saragosse. 41o.. -117.. 41b -U^ 33 56 Mexico Tramways 655.. 652.. 653.. 653 650 H Z 280S1895 480 48' 'S Commerc'«&.Indnst«« 725 I.t7 50 LandBank of Egypt 3' 41725 41775

18 p Saragosse. J.. 1 1 J I.J.. 3" Mexico Trammays 6_" 136 6-" 6"" ('-0 t3 2'80' 189' '80 '8~ ,) ~o .0" Commerclc & IndustIle 7-) 17 ;)0 Land Bank ofEgypt 3% °0 417 2 '117 ¡¡¡

̃,̃'̃ 1,8 Wagons-Lits ord 500 496 50 498.. 498 r, $* im 502 50 50»" m Privée Lyon JBarseillo 446.. 442 50 20 » Wagons-Lits 4 509.. 509.. Sociétés de Crédit ̃ «j;» pm-n. sossoooo.. 503.. 501.. 3^1909: ssi 25750 I yon--arsel 1,16 41~2 vU ,,IWa,-ons-Lits4~é 0" .) 50",

1. SOC!étéS de Crédit~is'privil. 503 50 ;'09.. 50:1.. 501.. 3"0 19O\J. 258.. 2~)7 50

2 ft> Bnansk ord 39S 40a 402 40S 401 » » Bons à Lots de 100 fr. 1887 69 75 69 "a 'mm^s*ss!S~!SË~sgr*»~!SS!S!B!~SBBBB!SBgs j ^H^sag–q–– wbb ̃^̃^gî»:}»::?^ ^^Ma^w^ii: 1 11:: il:: 11:: 11:: .om.hWuuiooo* 56s MARCHÉ EN BANQUE A TERME 75 > deParisetdesPays-Bas 1840.50 1835 1845 1847 !835 60 sh Rio-Tinto 1739.. 1725 1737 1739 1726 Ârtlnn<: dp Ch(*min<Z d(* fpv ""»^ÇV^ -n i. iuiiuki-t 12 50- Transatlantique 584.. 5S4 586.. 585. 35 Sosnowice 1437 ..|i430 1430 ll450 1434 1 ACUOnS Ue K,nemini, Ue Chemins 1er | ̃ la- 45 Compagnie Algérienne 1308 130S 1310 15 Central Mining. 379..1370.. "370 ̃ 373.. 370 30 «BôneàGuelma 680., 6S0.. I REV£RU ¡ VALEURS Ti"; "™'r REVENU VALEURS VÎ*1- D"r

32 50 Comptoir National d'Escompte. 943 942.. 943.. 911 S sh Lautaro 250.. 247 50 249.. 24S 22 50 Départementaux 640.. 636.. ̃ "P" I mrs ̃ mm M1"

13 50 Créd.Fonc. d'Algérie (non lib). 644.. 644 615 •» >> Azote Norvégienne 300.. 30! 297 297 293 HO «Est-Algérien. 687.. 690 cours

30 » Foncier de France. 840.. 845.. 842.. 842 53 25 Bakou. 717 724.. 71S.. 725.. 722.. 15 50 Est, action de jouissance. 385 50 390. ̃

15 » Industriel 735 740 32 04 Provodnik. 593 599 596 596 593 4'i n Orléans 901 900 ValpnfC dîvfrVPV -̃̃̃̃̃ 1 Mirifs 45 » Société Marseillaise 9C8.. 968.. 970.. 970 » ̃ » Raffineries d'Egypte ord 90 25 90 50 90.. 00'90 50 21 «Ouest 49S50 499.. roicuisuicwsra ̃ inities 60 » Crédit Lyonnais 1515 1515 1M5 1516 1512 » » privil. 97.. 96 96 50 96.. 90.. 25 «Midi 525.. 539.. â% Argentin Int. 5 1905 97 15 » » Brakpan,. '70 50' •'70.. 35 Mobilier 704 703 704 703 703 20 » Tabacs Ottomans 387 3S5 38S 3S9 386 56 «ÎNord 1125 1130 5?ô Brésil 5 1895 100 60 a « City Deep 102 99 25 16 75 Société Générale 782 782 783 », des Philippines 380 393.. 391 28 75 Ouest-Algérien. 629.. 629.. 5?ô bas 1903 ,103 60 Chartered 45' 43 50 13 75 Banque Française. 340.. 3iO 341.. 342.. 341.. 2700r Portugais 562 50 5G8 G » Sud de la France 190 25 192 50 -'l% 4% rescision. 88 97 89.. 14 21 Crown Mines.• 192 50 189 ̃_ ̃; 6% Buenos- Ayre*6% (prov.de). 99 20 23 68 De Beers préf. !464.. 46150 ̃M– ̃ mSSSmjmmmmmm i n i. ~T~ i i il i.i. i i~»r\ T i p '̃$' 3 ;i uo(prOV (le) 74 30 23 71 Ol'd 4SI 50 478

»» a nnupo C«»T>t> II M/i C OO 4',à?ô' ChUUji'Pô or. 9760 9760 1 78 Durban Roodepoort 44

MAKOHCiî> El 1 KANOlliKÎ> 9 46EastRand. 12350 119 50

.1 j i ii ̃ i m' 'ii' ̃ i ̃ i ̃ ii ii v- i i ̃ -'t% Espagne Intérieure 4% 78.. 7815 13 03 Ferreira Deep. 'Y. '12550-12250'

1 Clôture 1 1 ¡ 1 Clôt offle. 1 1 1 Clôt ofhe. 1 1 Clôt orne 5% Mexicain f)°Ó, 52 li2 71 10 Gold. 222 219

--VAI^S- '.VALEURS I I VAI.WJBS I Mt prêc. j Aujourd.j "«Jj. VALEURS- i Côt préc, j A.jourd. | «* VALEURS CIStpréc. «ujourd. «* $% ^YYYYYYY. II lo 20 34 20 Geduid ^YYYYYYYY .1 Êp 1 75 '4 5 "̃̃̃̃̃' r ̃ ̃ ̃ .1 i.. i 3.°o 'TransvaBlienS.1^ 95 8 28 Geldenhuis Deep 8250 'SO ̃ 1 20 General Mining Finance Corp. 49 50 47 75 o, .V FerreiraGold 8 1/2 S 1/2 2 N&W-York, 22 février Great Northern 129. 133 Union Pacific pref. 93 1/2 95 1/2 12 50 BaUa 402 401.. 4 13 Goch (New) 42.. 4150 LOnareS, .«février Mm i i/4 1 7/32 » Illinois Central. 135 ̃̃̃̃ 140 Wabash 17 3/4 18 l)-4 34 14 Banco Pérou Londres 597.. 597.. 2 38 Goerz.. 30 30 75 Geldenhuis Deep. 3 1/4 3 1/4 Catl Money '2. Louisville&Nash. 145 1,2 150 1/2 Wabash prêt 39. 40. 101 76 Banque de l'Azoff-Don. 1633 1631 18 96 Golden Horse Shoe 97 25 96 25 Consolidés Terme.' 80 3/16 80 1/4 General Mining Finan 115/16 1 29/32 Change srLondres vue 4 86 40 Manhattan Elevated.. 139. LehLh Valley. 177. 9 45 IndustrieUe du Japon 218.. 224.. 8 83 Goldflelds 143 50 133 50 Argentin 1886. 103 103 Goerz 1 5/32 1 7/32 2mois 4 83 60 .• Metropolitan St." R-• 10 26 ̃ Peninsul. Mexicaine. 226.. 225.. 5 02 GolS Mines Investment 4050 3975 1889. 84. 84 Goldfields. 5 5/8" 5 15/32 Câble transfers 4 86 15 Kiissouri, Kansas&T. 34 3/4 35 7/8 AmalgamatedCopner. 64 5 'S 66 1/2 ̃ 6 28 GoldTrust 86 Brésil 4 -1889. 91. 91 Jagersfontein 8-3/8 S 3/8 Atchison 106 5/8 109 5/8 pref 67 American Car SFound. 56 l'8 i. 5 » Cape Copper 166.. 165 50 50 » » Great Cobar.. 120 5&-1907.. 100«. Johannesburg Invest 30/ 29/3 pref. 102 1/2 ""= 106 1/2 Missouri Pacific 593/i Cotton Oil 59 3 '8 12 50 Carpet Oriental 370.. 363.. 14 20 Jagersfontein. 21350 21150 Bulgare 1892 102 1/2 102 1/2 Jubilee 10 10/ convert. 108 1/2 National Mexico 2 pr. 37 7 S Locomotive. 411/2 ̃ » » Lots Turcs 219 2b 219 25 2 37 Johannesburg Investment, 37.. 36 25 Chinois 5 104 1/4 104 3/4 Jumpers 2 1 1G 2 1/16 Atlantic Coast Une. 122 l'nref 701/2 Smel&R.. 79. 5 24 Hellénique d'Electricité 101.. 10050 5 90 Kleinfontein 4975 AYi- 101 1/4 1013/4 Baltimore & Ohio 105. ̃ -108-1; 2 New-York Central. 1111/2115. i~, SugarR. 118 12 o j'. -6 50 General Motor Cabpréf. ord.. 59.. 58 50 8 2S Knigt'sGold 72 75 7175 Egypte 3<à 97. 97 Kleinfontein 2 2 Canadian Pacific 212. o 219 N.-Y. Ontario & West. 42 12 s 44. •_ Telegr.&Teleph 146. » def 23 50 28 50 7 51 Lunglaaste Estate 7125 Espagne Extérieure..93 3/4 ,'i 94 Unglaagte Estate 2.3/4 2 3/4 Chesapeake&Ohio. 8a 1/2 •» 87 3,4 Norfolk & Western. 106. 109 Anaconda 39.. S 8 1/8 ̃ 2 37 Lena Goldfields 84 75 86.. Italien 3 r* ;1Q2 102 «ay 1 1/16 1 1/16 Chicago & Alton 25. =s prêt 9S 1 2 <S 92 Calumet & Heola 501. £ .< 5S 90 Harpener 1456 1448 118MainReef. 27. Japonais^ 91.3/8 91 1/4 BeyerandCharlton. 3 7/8 3 13/16 GreatWestern 22 1/2 o Northern Pacifie, 126 3/4 9 130 1/2 Consol.Gas N.-Y. City. 142 o 15 Hartmann 802.. 753.. 9 4$ May Consolidated. 2775 2750 1 -5,6ô 1910. 10. 91.3/4 91 3/4 Modderfontein 12 1/4 12 1/16 pref 46 1/2 0 Pennsylvanie 127 1/2 .£, CS 3/4 General Electric 154. -S ) » » Haut-Volga 117.. 113.. » » Modderfontein B 68 50 50 66 25 PeruvianGorp.pref 37 1/2 37. S/S Modderfontoin B. 2 11/16 2 5/8 Chicago Mil. &SM>aul 126 5/8 jo 130 1/2 Reading 159 1/8 g 81 3/4 International Marine.. 4 7' S g » » Huanchaca 7S 76 50 » Mossamédès C'« 16 75 15 75 ord. 10 1/8 10.1/3 NewGoch 111/16 121/32 '–pref 148.3 2«pref. 97. pref 16 3/4 « » « Laurium Grec 45 75 ~-) 45 50 50 » » Mozambique & 28 25 27 75 Portugais3?«î 65 1/2 65 1 /2 New Steyn 113/16 1 25/32 Chicago SNorth West. 147 </8 ̃ o l«pref. 87 1/2 National Lead 55 3/4 » Malacca Rubber Plant»" ord. 205 50 209.. 1 25 Oceana 17.. 16 75 5 Russe 4 Consolidé 95 Nourse Mines 2 9/16 2 9/16 Clevel.C.C. &S'-Louis 64. Rocklsland 32. 33 Pacific Mail 25 3/8 36 57 Maltzofi\ 1884 ..1821.. 12 96 Primrose 73 25 Turc Unifié 937/8 94 Prem. Diam.ord.. 7 1/16 7. Colorado & Southern.. 571/4 pref. 62. People's Gas. 106. 17 « Phosphates Tunisiens 401 50 401 ̃̃» » Randfontein 25 25 55 50 pref. 8 1/4 8 1/4 •• prêt -76. :"̃ St-Louis&S°-F«2«p. 42 3,4 Steel Corporation. SO 7 8 83 1/8 20 «Platine 695.. 724.. 15 35 Rand Mines.. 204 50 199.. 1 Banque Ottomane. 18. 18 RandCollieries. 15/16 15/16 DelawareS Hudson.. 169 1^2 Refund4% 82. pref 119 1 -1 122 1/21 » «I Raisin tie Corinthe 232.. 232.. 6 54 Robinson Deep 78 50 50 76 75 Natd'Egypte 21 21 Randfontein 2 3/16 2 1/8 Lackawanna 520. General5% 8S Utah Consolidated. 13 37 50 Gold 227 217 I Agr. 7 1/16 7 1/16 Rand Mines 8 5/16 8 1/8 Denver&R. G 34 3/8 35 5/8 Southern Pacific 119 1/8 122 1/2 Copper 45 34 ». » Shansy 48.. 47 50 » » Roodepoort Central Deep. 925 9. Grand Trunk ord. 26 1/8 26 3/8 Robinson Deep 3 1/8 3 1/8 prof /3 1/4 75 1/2 Railway. 28 3/8 29 1/8 Western Union 71. 2 96 SpasGfcy Copper 99.. 97 25 9 47 Rosé Deep 99 25 99.. | Hexiçan Railwayord 52 1/2 53 1/2 RocdapoortU.M.R. 1 7/8 17/8 Erie 3i o/4 33. prêt 66. 68 Argent en barres. 525 8 24 1/16 1 56 Spies Petroleum 40 25 39 50 4 15 Simmer and Jack, 39 50 38 25

ftoseDeep. 3 7/8 3 7/8 -pref. ~9 3/8 Texas and Pàciflc' 293/4 .Cu~re. 1225 u nyika 14250 13850 355 NewSteyn. M.. 45..

RoseDeep. 3 7/8 3 7/8 -p 2e pref o9 j/B ̃̃•̃ Texas and Pacific. 293/4 Cuivre 1225 » ••> Tanganyika. 14250 13850 3 55 New Steyn. 46.. 45..

RioTinto. 68 1/2 68 3/8 Simmer and Jack. 4/3 4/. l".pref 511/8 52 3,4 Union Pacific 179 1 '8 184- 0 25 Tharsis 140 50 140.. » >> Transvaal Consolidated Land. 61.. 59 25 } Tbarsis 5 3/8 5 3/8 Transvaal Cons. L.. 2 5/16 2^ 5/16 îo Tobacco (Oriental) 337.. 3:3,-) ..»'), VanDyk 6 50 6 25 Cape Copper. 61/2 61/2 Goldffl. 31/4 3 7/32' v.rP11r>q Clôture VATrnr,c Clôture ̃ _rao- 7 Clôture I ,rlTriTtn ciôtuTë >>» Toula 490 467.. 11 26 Van Ryn 11250 112.. Pékin Syndicat New. 32/6 32/6 Van Dyk. 5/ 5/ VALEURS écéd Aujourd. VALELRS éd ftujourd. VALEURS • Aujourd. VALEURS ^'T? ftujourd. 7 35 Urikany 18650 186.. 17 61 Village MainReef. 100.. 9975

def. 230 230 Van Ryn. 4 15/32 4 7/16 ÎZZ preCed- 14 12 { Utah Copper 240.. 243 50 » » Zambèze Ci« 18 25 18 25

der. 230. 230 .¡. YanRyn..t. -111 246.. 2Í350 ZambezeClC. 1825 1825

Shansi 37/ 36, 6 Village Main Reef. 3 15/16 3 15/16 Berlin -février « f

SSSÏÏS* '433/{t ÎI^ÎS KaSStep /°5 16 ^fr «– SO 84 3 ,'4 ̃ Vienne, 22 février &S.YY:YY î 42' ï UZ Barcelone, 22 févri^ -=

K^^BiBylA^îiïSS!1^ 5 T ̃•••̃ft£7/8B^iw^» m,115TOÎJïï^i-iv-3/ù«H«™4aj; 84 30 84 27 MARCHE EN BANQUE AU- COMPTANT"

A rg e n tMetal 9' -'f.~ 3/16 'g 1,16 WltwatersrandDee P 'i v "/16 I~ T Io-Tino. ok¡ l' ¡'i 1 3 138 1 '0'

••̃̃.̃'̃̃ DrcSrZk' lSivS m 3'8 Rente Hongroise^ 11160 111 60 Tra'nwa!fSde fflexico- t>o3 •• 6o3 Nord-Espagne 9110 91 15 MARCHE BANQUE AU ̃ ̃ ̃

Dresdner Bank 164 1 8 16 i :) 1) en 1} ongrolse or.. 60 Ili 60~1 *fiord-Espagne 91 10 '~l 2¡¡

Sud-AfrieaineS, Proch.réMe, primes 20£vrier DtajtoOJ»^. m 8^8 lj;| j^^ S.-Pétersbo«rg, 22 fé, Sïïgîît S* 11 1 $ «̃ ̃ ™™*S ïïft -ST K™ VALEURS «*- 22 février Reports, .1 i.eMior Berlin HanoeiManih. m i,- ia 1,. ftutPicliiens 749 746 70 Russe 1906. 103 'SM 103 3/4 I 1 =

Apex. .3.1/2 3.7/J6- métaux C^ns S*15- E T^Ktomans: £8 & ao ^StîSncê 1E 1? ̃ .»««.«^«- 1§sh Banqae Nationale d>Egypte.. 5.,i5. 54ra o^kw». .1620 .̃•

ÎSSM:1^ ^^g-^if Autrichiens 157 7 8 1;)7 3 Tabacs Ottomans 7' «"«ÏÏSl; i§- ^r ÏÏÏfe: 1?l?2 ËIy %U*&££££S!£iï: 1?:: 341:: iso^r^eke^a^1^

Apex. 3 1'2 7/16 MÉTAUX L bards.. 201/4 90 .i. TabacsOltomans. SGU 50 auo, Russep,Commee ~li3O ~,i3l ~Sl anqueNationale.dEgypte.. vlJ" ~!m esenkirchen,

,Lum~ 1010

Cinderetta Consol 1 27;32 1 13;16 m .r,. ̃ 7iiTxn. S9 ij, JF .y.t U- a'Z ï'r ~Ji» Proïodnik $\)" %H » Hutchinson(Etabliss.) privil. 590.. 582.. 48 m. anc 1553 1549 §£" UiasaSffft.ti'fe S'«SC: « S |||! 1,r"lv™' ^t- ̃»* ̃»«• "l ::s.t,sélom,^I,«îï1: 38:: îi:: g :BSSSK-i»iii: SI: DurbànDeep 1 3''4 1 3''4 A-Paris 2a 28 â 2a 31 MorddeutscherUoyd. 10. rf-i 10 1 l/i Métropolitain de Pans Oab bob .'̃ Intérieure 4% 84 25 84 20 Rio-de-Janeiro 16 1/32 oo Huta-Bankowa '2160 63 '•< 5»'« 1088..1090.. Rood'.GÔld' 2 7 8 2 7''8 Pennsylrania 127 ly* Paris-'ennc Electrique. 332 330- 1./2 Amortissable 4% 9295 9290 ̃ i;Ei action jouiss. 1579 12 >, ̃obh?:'4%Y.YYYYY. 297. v 297..

ti~y Suburban. 2 118 2 1 8 P,lom~ AnglalsComl 1:' '1:6 la r6 I!ÓChu,mel' 9'>B1~8 *?35 1,. Br\u:elles, 22 fl'\ 1 Jer Change sur Paris.. 37 I¡,¡ :37 42 Change sur Londres 10". ,ord. ,;)~ 76J.39 "VlCllIe Monta~ne. ~ti~

City Deep 1. 1 3<) Í r, '16 lmc Uomptant .3 1.3 Phœnix, .i, 1 8 Société Lorraine-DietrICh, 184, :1M.. 2., "Plaques Lumlere capItal. 113h.

EastRandPropr. 4 13/16 i 11/1G Canada Pac. 212 1;; >-2UZi* tolways Electriques. l,u .)/4|17a a?,; 102.. 10165 Lisbonne 16 "16 \m ,> Blanzy (Houille). 2268 ..2280. •» Maikop Spies>onp. do 25V 20 19 50

De Beers ord: 18 '/18 18 11, i6 chèque sur ~on~res. Hamb Amerlka Paok. H~ 14~ ;) LoIs Turcs, ,3, 4 :3,.4 V~lparaiso, :I\! 7,8 Donetz (Forges Pt ACll>r, du ~8 781 ÎK).. 3J')" Monaco, 5425 42e

Ferreira Deepf.4 15/10 4 78 Signifie es-coupon. Escompte hors Banque o?o •% Nitrates Railway 3,3 i./2j.-iOS l. Banque d'Espagne. 449.. 448.. Prime sur l'or It) S% t' ;4a » Bruay 1246..1250.. » .Ouest, Africain français. 378 Change sur Paris. S0 9a 80 9> Nord de l'Espagr.a. |3y9 j-aOO Change sur Paris. 8.. 8.. ̃ 100 Czeladz. .2224. 7 ̃» Tav"sPousset&Roy!'ré«n^ 13S-. 13S-.V

East Rand pr~pr 4 13 If. i 11116 Canada Pac, '~19 l, 21:1 3,4 Railways Electriques. 175 11175 1 5% 102.. 101 65 Lisbonne 1 Il~) "Blanzy (Houille). 2268. 2280.. Maikop Spies~ COU!), 2;)\ 20, :19 50

FerreiraDeep. 415.16 4 78 ~SigniSeex-eoupon. EscomptehorsBanque “?. N)tra~sRa~ay.3.31,2'81.<Ba')qued'Espagne. 449.. 448.. primesuf-t'or. S% '.45 ..Bruay.1246..1250.Ouest,Afrioainfrançais.37S

FerrelraDeep, -'1 n'1f; 4 j'8 Signifie ex-coupon Escompte hors Banque :Jo?1 3~ Nltrates~ailway "'I:F: 1 2i,:681," Banqued'Espag~e. 4~9.. 448.. Prime surl'or, 8 ~o Bruay. 1246.. 12~IO.. l" » Ouest.AfJ:ieainfrançais, 37~ .1.1

ChansesurParts. M 9~ 80 9; t)ordderEspagM.9.j~oO.Chan9esMrParts. 8.. 8.. lOO'.Czeladz. .2224. 7~Tav'Pousset&Roy!'rëun~ 13S-. IM..