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Titre : Figaro : journal non politique

Éditeur : Figaro (Paris)

Date d'édition : 1911-02-21

Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributeur : Jouvin, Benoît. Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 21 février 1911

Description : 1911/02/21 (Numéro 52).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k289132w

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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1, 1 1

Leroi d'Italie et son livre Guglielmo FERRERO. La Vie hors Paris ;Le paradis du sommeil François Pomcetton. t ..1

L'heure présente Vous otj Moi.

En Roumanie La bataille électorale Raymond Recodly.

Académie des sciences Election de M. Tisserand .Alphonse Bêéget.

Aux Ecoles Jacques-Pierre.

Dans la marine Les deux cuirassés de 19 H Marc. LANDRY.

La saison Nice S. G.

Journaux et Revues Andriî Beaunier. La Chambre: L'instruction publique: PasPebdus.'

Autour de la politiquerLe débat d'aujourd'hui Auguste AvbH).

Tragique incident de grève J. DE P. Gazette- des tribunaux Le second procès du docteur Brengtws Georges Glaretie. La Mode aux courses Ghenyà.

Le Monde religieux, Mort de l'abbé Sifflet JtîTJEN DE NaRPOX.

Courrier de la. Bourse Armand Yvel. Les Théâtres A la Comédie-Française «Après moi »: Francis Chevassu. Dessin v la Comédlë-Française, « A~ès' moi « De Lobques.

a Après moi » Heney Ber^stein.

Feuilleton Le pli Frédéric. Mauzens.

Le roi d'Italie et son livre

Deux fois j'ai eu l'honneur de voir, le roi d'Italie une première, à Rome, après' mes voyages d'Amérique, dans une audience qui dura presque deux heures; une seconde,-ce printemps dernier,- à Castelforziano, Sa Majesté m'avait invité à voir les fouilles de Laurentum, entreprises par ses ordres, et les grands travaux d'assainissement qu'il a fait exécuter dans- ses propriétés. Cette seconde fois, l'excursion dans le bois merveilleux: qui couvre de son ombre les ruines de la ville.romaine, le déjeuner qui suivit l'excursion prirent plus de quatre heures.5 Les qualités de l'intelli-

gfiQ0a^on-t**aiie«wfijtti*eiiee»t -tnieuxi-et-

plus vite dans une conversation j'ai pu donc avoir quelques impressions assez vives sur la personnalité intellectuelle du souverain en causant avec lui sur beaucoup de sujets.

Ces vives impressions me sontrevenues à l'esprit en recevant le premier volume du Corpus nummorum italicorum, dont le roi d Italie a entrepris la publication. Numismate passionné, possesseur d'une collection très importante, le Roi se propose .de' faire un catalogue aussi complet que possible de toutes les monnaies frappées en Italie ou par des Italiens à l'étranger, depuis le commencement du moyen âge jusqu'à notre épo-

que.

Le premier volume qui vient de paraître contient'les monnaies de la maison de Savoie.

Il suffit d'en énoncer le plan pour comprendre le caractère de l'entreprise et les qualités qu'elle exige. L'œuvre entreprise par le Roi est une de ces grandes œuvres d'érudition et de patience qui exigent l'abnégation de toute une vie et l'effacement presque complet de la personnalité de fauteur. Roi ou moine, érudit de profession ou amateur, homme de: génie ou médiocrité travailleuse et patiente, l'auteur disparaît presque entièrement dans son œuvre sapersonnalité se devine à peine, ou ne se voit pas du tout.'Celui qui se met à ce travail ne peut donc espérer la récompense qui couronne tant d autres efforts intellectuels la joie d'affirmer son originalité. Mais le travail n'en est pas. pour cela, moins lourd. -Il est nécessaire de connaître parfaitement un matériel énorme, disséminé un peu partout. Pour le recueillir et classer, il faut une patience de bénédictin, une persévérance inlassable, un effort de mémoire et d attention portant sur les détails les plus insignifiants. Et les erreurs, comme les oublis, sont si faciles Ainsi je pensais à ces .choses, en feuilletant ce gros volume, superbement imprimé, et enrichi de planches magnifiques. Et je revoyais la Reine au moment où elle me disait, tandis que nous nous promenions, après le déjeuner, dans les allées fleuries du beau jardin du château «N'étaient mes protestations, le Roi passerait toute la journée à" lire. Il a toujours des livres sur lui. Il n'est jamais si content que quand il peut lire tranquillement un livre qui lui plaît Il n'est pas difficile de s'apercevoir, même dans une courte conversation, que le Roi, comme M. Rooseveit du reste, n'a pas seulement le goût des lectures variées; qu'il ne se contente pas de suivre avec un vif intérêt le mouvement littéraire, historique et philosophique de son temps; mais qu'il a aussi l'amour des idées, la curiosité de voir le pour et le contre des questions, le besoin de comprendre les contradictions des choses. Que de fois, dans la conversation, j'ai vu percer une légère ironie dialectique, point amère, toujours surveillée par une espèce, de souci permanent d'éviter même l'apparence d'un excès de pensée ou de forme, mais subtile et pénétrante

Je ne sais si ces qualités sont celles qu'on retrouve le plus souvent dans les érudits patients, faits pour trouver le bonheur de la vie dans le travail monotone' d'une grande compilation. II est probable que notre Roi le chercherait plutôt dans l'étude dès grands problèmes de

la vie..Je n'oublierai jamais l'accent de regret avec lequel il répondit à la Reine, qui lui reprochait de lire trop de livres: Je le voudrais bien' î II y'atant de grands livres que je désirerais lire et méditer.. Mais.il faudrait du temps. A Rome surtout il. m'est difficile de m'isoler dans le recueillement nécessaire' à la lecture et à la méditation

Je dirai même plus. Si je m'en rapportais entièrement à mes impressions; je serais tenté d attribuer au Roi ce penchant pour la contradiction, qui est le trait caractéristique des. esprits critiques et qui les pousse d'instinct vers les opinions dédaignées, mat connues ou peu comprises par la majorité. Un fait m'a surtout impressionné à ce propos. Les premiers dix ans.de son règne ont vu éclater un grand nombre de scandales, machinés par- tous les partis politiques pour .nuire, à leurs adversaires. Ces scandales, comme presque tous les scandales politiques, n'étaient que d'audacieuses mystifications, dans lesquelles une petite parcelle de vérité se mêlait aux plus extravagantes inventions. Deux ou trois fois notre conversation^ a effleuré ces sujets, et malgré la réserve que' le souverain mettait à en parler, l'ai eu la grande joie de constater, qu'il était une des rares personnes qui ne se fussent pas laissé tromper par ces mystifications. -•̃̃

#*#

Esprit critique et dialectique, doué d'un sens très fin des réalités de la vie et de beaucoup d'intuition un peu pessimiste peut-être, comme tous les esprits critiques, le roi d'Italie m'avait bien sem-' blé plutôt porté, dans les domaines de l'esprit, à la méditation et à la discussion qu'à l'érudition. Il a, pour l'érudition, une personnalité intellectuelle trop accentuée. Pourquoi alors a-t-il voulu effacercette personnalité dans une œuvre aussi impersonnelle? Car on ne pourra pas reprocher au Roi de ne pas avoir fait, au milieu des préoccupations si nombreuses de sa charge, tout ce qui était nécessaire pour devenir un érudit accompli. Le souci de l'exactitude, la patience, l'effort de ne rien négliger ou oublier.sont visibles à chaque page. A ces qualités s'ajoute une vertu qui est. assez rare chez les érudits la modestie. Cette œuvre si longue et si vaste est définie dans le titre Première tentative d'un catalogue.

Je n'ai aucune prétention de résoudre ce problème psychologique, •' s'il en est un. Mais je;ne peux m'empêcher de

-pensejv- devant.. c^*A£&W6^.qjAe_~lcs;!

masses se font peut-être, une idée bien inexacte des puissants de la terre. Un roi est encore, pour elles, un homme qui peut faire tout ce qu'il veut. L'évolution sociale de notre époque n'en ferait-elle pas, au contraire, des personnages auxquels sont défendues beaucoup de choses permises à tout le monde ? Trop de forces luttent aujourd'hui au sein de notre civilisation, sans qu'aucune réussisse à remporter une victoire décisive sur les autres. Entre ces forces opposées, les chefs d'Etat sont de plus en plus tenus à garder une stricte impartialité l'autorité suprême, plus que la force agissante, devient le symbole idéal de l'unité de l'Etat. Parmi les propos tenus par le Roi, celui qui. s'est gravé le plus profondément dans, ma mémoire concernait justement ce phénomène « L'Etat issu de 'la révolution française me dit le Roi, au cours du premier entretien n'est plus la seule force directrice de la civilisation moderne.- Bien d'autres grandissent, à côté de l'Etat, et en limitent l'action la presse, les classes intellectuelles, le* grands intérêts financiers, les associations professionnelles, les syndicats ouvriers. Il faut désormais compter avec toutes ces forces, dont les intérêts et les tendances sont parfois divergents. Si l'Etat lui-même s'affaiblit, il n'y a pas à croire que les forces sociales plus anciennes puissentgarderl'influence d autrefois. Voyez ce qui arrive à lare-, ligiôn et à l'aristocratie. »-

Le Roi s'arrêta à ce point. Je ne sais pas si sa pensée n'alla pas plus loin dans cette énumération des forces sociales, plus anciennes que l'Etat issu de la Révolution française et qui perdaient un peu de leur puissance. Mais j'ai pensé, à ce discours, si clair et si net, en examinant le premier volume du. Corpus nummorum. Homme de so'n temps, le Roi n'a pas voulu rester étranger à l'effort de renaissance intellectuelle qui est, avec la renaissance économique, la tâche principale de sa génération. Gomme ses ancêtres ont fait des guerres et pris des initiatives politiques, il a entrepris une grande œuvre de culture. Mais quelles que fussent ses tendances et ses sympathies personnelles, il a senti' qu'e comme Roi il devait rester en dehors des luttes qui agitent le monde intellectuel; entreprendre une œuvre dans laquelle aucune question essentielle principe n'était impliquée.

II n'aura pas moins pour cela rendu un- service considérable à la culture de son pays. L'histoire a toujours joué un grand Vole .dans les controverses décisives de l'esprit humain et les monnaies, les petites monnaies oubliées au fond des musées, jettent parfois des rayons de lumière bien inattendus dans les sombres mystères du passé! Une monnaie, par exemple, a permis à Letfonne de reconstruire d'une manière raisbnnable l'absurde histoire d'Antoine et Cléopâtre. Il ne faut pas non plusoublier que 1 initiative du Roi écarte pour longtemps le danger que quelque grandcorps savant étranger se charge de cette entreprise. Le Roi évitera ainsi, aux savants étrangers de l'avenir le regret, que nous éprouvon» tous, quand nous devons manier un tome du Corpus imeriptonum latinarum le regret de penser que cette grande collection aurait dû être faite à Rome.

Guglielmo Ferrero.

LA VIE HORS PARI$" 1

Tl 1

LE Pflt^flDlS DU SÛttpdt

Il n'est pas toujours bien facile de dormir. Les tout petits enfants s'endorment avec un sourire, au moment le plus émouvant de la plus belle histoire les hommes méthodiques aussi, quand le labeur quotidien rst achevé et que l'heure est venue de se reposer. Et srm- blablement les vieilles gens qui savent se g-ouverner. Mais ceux qui par goût, nécessité ou désœuvrement, mènent cette vie intense que nous aimons, savent que le sommeil est un art difficile.

.Or voici la maison de repos retrouvée! Elle s'appelle Somnarium. Par ces temps de thérapeutiques sensationnelles, après les cures de soleil, de mer, de froid, .d'altitude ou d'humidité, c'est l'oasis de la cure du bon sommeil. L'idée' est vieille. Il suffisait de la rajeu- nir. Dans une brochure excellente, M*. F. Ma- zade nous décrit les délices incomparables de 1: la méthode.

C'est dans cette Touraine aimable où flotte encore un charme de vieille France, dans le calme des campagnes paisibles que dort le Somnarium. C'est qu'à, l'heure nécessaire il conviendra d'aller reposer nos énergies si fatiguées.. Le lieu est parfait. Un géographe ingénu d'un siècle' passé le nomme Bcl-Ebat, parce que « la très plaisante constitution du zéphir, qui doucement y respire, augmente l'incroyable plaisance de ce lieu, lequel invite ans divertissements honnêtes et salutaires, et de là est appelé de son nom ».

La société y est charmante et diverse neurasthéniques sympathiques, hommes et femmes fatigués de phobies'et d'obsessions, ayant perdu de quelque manière l'usage de la volonté ou de la mémoire, alcooliques et morphinomanes discrets et un petit; groupe de mélancoliques pour mettre un peu d anima- tion.

A peine d'ailleurs s'ils se reconnaissent euxmêmes. Car aux portes du Somnarium ils secouent la poussière de leurs soucis. Ils revêtent des vêtements harmonieux et nouveaux qui ne peuvent éyoquir en rien le souvenir du passé mauvais. Ils perdent leurs noms pour prendre celui de leur chambre, laquelle est sous la protection d'un maitre illustre de la psychothérapie. C'est ainsi que sous les ormes vénérables causent amicalement Charcot et Grasset avec Luys et Magnin, les morts et les vivants. C'est un lieu de rêve.

Cette cure ne connaît qu'un effort le sommeil.

Un calme, urietranquillitéparfaite régnent. Lés salles de traitement sont éclairées à. la.

Jtujaj4i»4ileju«i^igo^latpeUe^

sédative, comme chacun sait; les chambres de convalescence à la lumière verte, déjà plus tonique. Des parfums somnifères sont répandus dans l'air: myrrhe, asfalathe, jusquiame, cardamome et calamc.

Des tapis profonds étouffent le bruit des pas. 'Des maximes brèves, peintes très bien sur les murs, exhortent à la paix. Sans doute lit-oh «Ici, l'âme se résout en elle-même pour goûter les mille voluptés de la sagesse unique, » Ou bien encore « Chambre du sourire heureux après la petite pluie des larmes », à la manière chinoise.

Ainsi cette colonie charmante dort paisiblement sous un ciel indolent. Puis, quand vient l'heure du réveil, ayant serré les mains amies encore molles de sommeil, chacun'reprend son masque et. son fardeau et repart. Entré par la porte des Cent mille peines,.il sort par la porte des Cent mille espérances et retourne à la vie.

Et ceci n'est point un conte, 'mais une histoire vraie.

François Poncetton.

P~H~Q

Écjios

La Température

Le ciel est très nuageux sur toute '.a région; le temps est à la plilie le vent du nord-ouest continue à souffler avec une grande vitesse et la température reste en baisse sensible sur celle de la veille." En effet, le thermomètre, dimanche en très belle hausse, marquait hier matin i°_ seulement au-dessus de zéro et g0 l'aprés-midi. La pression baromérique accusait 762"lra2. Une zone de basse pression passe sur le nord et l'est de l'Europe; le minimum se trouve à Moscou, où le baromètre indiquait hier dans la matinée 734"

Des pluies sont tombées sur presque toute l'Europe. En France, il a plu à Besançon où un orage a éclaté, au Havre, à Bordeaux, à Nancy "et a Toulouse quant à la mer, elle est houleuse au pas de Calais.

Départements, le matin, au-dessus de \èro i° à Nancy et à Belfort; 2° à Lorient, au Mans, à Limoges, à Clermont et à Besançon 30 à Dunkerque et à Lyon 40 à Nantes ;'5° à Boulogne et à Rochefôrt 6° à Cherbourg, à l'île d'Aix. à Bordeaux et à Toulouse 70 à Cette à Marseille 90 à Ouessant, à Biarritz et à Perpignan ji° à Oran 150.4 Alger. (La température du 20 février igio était, à Paris au-dessus de zéro le matin et 11° l'après-midi. Baromètre 747mm. Grande pluie.)

Monte-Carlo. Température prise sur les terrasses du Casino de Monte-Carlo A dix heures du matin, 150 à midi 180. Temps doux.

Du New York Herald:

A New- York Neige. Température: maxima, 2°/; minima, 5°5. Vent nord. A Londres Temps beau. Température maxima, 90; minima, i°. Baromètre, 763"™. Vent ouest.

A Berlin Température (à midi), 6°. Beau. A Travers Paris

L'Académie française, toutes ses élections faites, va enfin pouvoir s'occuper à la préparation de ses prix de 1911. L'un des premiers à décerner sera le prix de poésie de 4,000 francs, pour lequel elle avait proposé ce sujet très açtuel La conquête de l'air ».,

Cette' conquête a inspire maints poètes etlés envois ont été fortnoinbreux. Une

"leclure du poème couronné sera donnée en séance publique.

C'est-aussi cette année que l'Académie décernera le prix triennal Emile Augier, réservera l'auteur de la meilleure pièc's en prose ou en vers, jouée au cours des trois années précédentes au ThéâtreFrançais ou à l'Odéon. Ce prix est de 5,000 "francs.

Un prix plus important encore doit être attribué par elle en 1911 le prix Estrade-Delcros, de 8,000 francs.

Le comité constitué sous la présidence de M. Jean Béraud, pour élever, au PbreLachaise, un monument à la mémoire de Guillaume Dubufe, a déjà reçu ,des souscripteurs la somme de 12,000 francs; Ce total sera certainement dépassé, car le comité attend encore plusieurs souscriptions importantes.

C'est Bartliolomé qui est, comme on le sait. chargé de l'exécution de ce monument par lequel ses confrères de la Société nationale et ses amis ont tenu à honorer le souvenir de l'artiste regretté.

Le bateau ivre. ̃.̃<'̃ C'était un cuirassé qui avait fait longtemps figure guerrière, avec ses canons, ses mitrailleuses et ses marins ljssi"s.g.ur lps vergues.- Il éiait ce que les parlementaires n'hésitent point à nommer une vaillante unité de combat. 11 s'appelait le Richelieu. Un jour on s'aperçut qu'il avait, au hasard des flots, reçu mainte blessure. Et on le vendit à un Hollandais acheteur de ferraille,

Voilà le Richelieu qui s'en va captif, traîné par un remorqueur. Au large d'Ouessant, dans ces parages que redoutent les vieux capitaines, l'amarre se rompit. Et vainement les marins du remorqueur cherchèrent, sur la mer d'encre,- les traces du bateau épuisé. Bah! une vieille coqua impuissante! Un coup de mer vous la retourne, et elle sombre. On n'en eut plus de nouvelles. On pensait qu'elle reposait sur le sable des profondeurs, et que les grandes herbes marines lui tissaient un linceul. Et puis, maintenant, voici ce qu'annonce une dépêche de Queenstown Le vapeur américain Narragansett signale qu'il a rencontre, à 160 milles au large, lo vieux cuirassé français Richelieu, qu'on croyait coule au large d'Ouessant.

Le Richelieu est engagé dans le passage des transatlantiques, pour lesquels il cônstitue.un grave danger.

,A. cen.t.àiaisante.aulles l .îLs'en-^a^ flottant encore, librement, au gré des grandes brises, le vieux bateau de guerre obstiné qu'on avait voulu mener en Hollande. Et sur sa proue rongée, on lit encore son nom français.

Le marché souterrain.

Lés belles catacombes construites par, les lignes du Métropolitain et du NordSud et réunies si utilement a la grande bifurcation de la. gare Saint-Lazare sont peuplées d'une foule d artisans qui n'ont point payé" .dé patente. Le manège de tous ces vendeurs et revendeurs est fort plaisant a observer entre deux métros, jusqu'aux heures des grandes communications pour les déjeuners ou les dîners.

C'est une proposition assez imprudente a faire. Cependant les personnes qui désirent des billets de. retour pour la grande banlieue de TOuest-Etat' trouveron,t à moitié prix mille occasions de trajets et de compartiments, comme si la séduction de Paris retenait les voyageurs au delà du temps qu'ils lui avaient consacré à leur départ.

On peut supposer aussi que la crainte, des retours nocturnes et de leurs catastrophes favorise le commerce de ces marchands de billets.

Tuyaux de course, indications d'hôtels et de distractions, tous les rayons du commerce illicitedeParis se vendent sous le manteau c'est un marché très curieux. Et Ion assiste également de belles scènes officielles comme celle-ci un voyageur du Métropolitain, s'étant trompé de ligne, demande au contrôleur de lui valider son billet. Le contrôleur v consent et écrit sur le ticket ra-

patriemetit. r ̃

Comme nous le disions hier, a propos du nouveau spectacle du théâtre de « l'OEuvre »,. l'Académie brésilienne, à laquelle.appartient M. Graça Aranha, 1 auteur de Malàzarte, est formée sur le modèle de l'Académie française, ,.Èt les deux Académies la brésilienne et la française -ont même un membre commun, comme nous l'apprend l'intéressante lettre qu'a bien voulu nous adresser M. J. de. Madeiros de Albuquerque c'est M. Anatole France. L'illustre écrivain, qui' compte tant d'admirateurs dans les pays de 1 Amérique latine, est membre correspondant de l'Académie brésilienne.

^Concours de tambours-majors. En notre siècle démocratique il convient que, sans brigue ni faveur, les fonctions reviennent au plus digne. C'est pourquoi le ministre de la guerre vient de décider qu'un concours serait ouvert, incessamment, entre les candidats aux fonctions de tambour-major de la garde

républicaine.

11 faut bien des choses, pour faire un tambour-major, si l'on s'en rapporte au programme consciencieusement élaboré au ministère. Il convient d abord de posséder à fond la théorie et la pratique du tambour et du clairon et de savoir expliquer les. mouvements et cadences des batteries et des sonneries « comparativemënt au métronome de Maelzel ». Le futur tambour-major ne devra pas être embarrassé pour écrire et expliquer au tableau une sonnerie réglementaire. Il devra déchiffrer une leçon de solfège et

répondre correctement à diverses questions de théorie musicale..

Avec tant d'exigences du côté des mérites intellectuels du' candidat; le ministre ne pouvait que se montrer coulant pour ses qualités physiques. Un mètre quatre-vingts de taille suffira.

BILLET

à M. le ministre de la guerre

Est-il vrai, monsieur le ministre ? Un ordre de vous supprime le bout de ganse d'or et le petit-bouton qui, depuis qu'il y a chez nous une armée-territoriale, ornaient le col des dôlmans ou tuniques de ses officiers.

Je devine bien ce qui a dû se passer. «Quel- ques parlementaires, officiers territoriaux, mais jeunes encore, et contents de porter l'uniforme, et vexes d'être, par cette ganse et ce bouton, dénoncés aux passants comme civils, ont réussi à obtenir de vous la suppression de ce signe ennuyeux. On a unifié la Dette égyptienne, le socialisme et l'heure européenne pourquoi n'unifierait-on. pas le col d'uniforme des officiers ? Vous avez cédé. C'est gentil. Mais voyez, monsieur le ministre, comme il est difficile, même sur une question si petite, de. contenter tout le monde à la fois!

.Je connais des. officiers de la territoriale: qui sont navrés de cette réforme L'un est capitaine, il a cinquante-cinq ans; c'est un ancien^ conditionnel qui est heureux d'avoir trois galons sur la manche et qui continue de. faire dévotement des stages quinze jours par an. L'autre est un lieutenant qui a largement passé la quarantaine. Ils disent « Quand nous avions la ganse et le bouton,.on pensait de nous voilà des pc'kins bien ;:é!és pour leur âge. et l'on nous admirait un peu. Maintenant nous voilà tout pareils aux officiers de l'active. Alors on se dira que pour être lieutenant à quarante ans passés et capitaine, à cinquante-cinq, nous n'avons pas dû donner les preuves d'un génie bien excep-, tion.nel et nous ferons pitié x. S. • La vente des tableaux modernes. de la célèbre collection de feu Ch. de Kuyper aura lieu à Amsterdam le 30 mai et non le 30 mars, ainsi que nous lavons annonce hier par erreur. Il n'y aura qu'une seule vacation, précédée de plusieurs journées d'expositions particulières et publiques, à la galerie Frédérik Muller.

--o-oo-

Il était réservé à Lenthéric de découvrir la parure la plus chatoyante et la plus 'jolie pour ces précieuxparf unis qui ont nom « Swell », « le Prenant », « le Cœur de Paris », etc. Et c'est une joie des yeux que ces merveilleux flacons de cristal damasquiné, auxjt'eûetspolychro"nîel, qûï e'nTêrmëTïïaânsieur transparence lumineuse, tous ces parfums nouveaux dont le nombre grandit avec le succès et dont raffollent justement toutes les Parisiennes.

•'̃̃" Sacha GUITRY

Si l'on veut se représenter Apollon et si on manque de statues antiques, il faut considérer M. Sacha Guitry. Il est peut-être un peu moins académique (encore qu'il excelle dans les jeux icariens) mais il est un peu plus rayonnant de jeunesse lumineuse.

Comme le fils de Jupiter, il partit de très bonne heure avec son équipage à défaut de quadrige, il conduisait trois actes, Nqtio tout de suite, les hommes s'aperçurent qu'une aube égayait, le vieux temple du Théâtre. Bientôt, ils commencèrent à mettre leurs mains.devant leurs yeux parce que. l'auteur continuait sa course, extrêmement vite. On lança contre lui la police des critiques, montée sur des éléphants à six pages. Mais Sacha Guitry éclata de rire, et jeta des'actes comme du le.st; On fut bien obligé de reconnaître qu'il avait.vingt-cinq ans et toutes ses dents. .Aujourd'hui,. il a vingt-six 'ans. Romancier, chroniqueur, caricaturiste, avec d'autres cordages encore à son arche, il joue lui-même au théâtre Michel sa dernière pièce très bien montée, le Veilleur de nuit. Il a engagé une servante, extraordinaire et il compte y vivre très longtemps, bien qu'il n'ait pas d'enfants, car toutes les personnes qui ont atteint l'âge de raison sont trop heureuses d'aller lui rendre visite.

Mais comme il. une façon curieuse de récevoir les gens Il est en scène et il entend à travers la rampe les spectateurs qui célèbrent son talent de gaminerie et de tendresse, sa force d'observation, et son invention comique, disant « Quelle pièce curieuse, oh que ce succès est mérité » Sacha Guitry ne répond pas, ne salue pas, Il' joue, comme il écrit, comme il vit au naturel.

Un grand nombre de photographes ont pris avant-hier à Autcuil le cliché d'une robe-culotte de serge bleue garnie de tresses noires et col de -batiste. Cette robea<5té créée par .B.échoff-David qui a déposé ce modèle, et il importe de faire savoir aux personnes qui peuvent être en possession des épreuves de cette photographie qu'elle ne 'peut être publiée sans son autorisation. spéciale.

-o-<

Parmi les nombreux engagements que MM. Isola viennent de conclure pour la fin de la saison actuelle et le commencement de la saison prochaine, nous relevons, par ordre alphabétique, les noms glorieux de .'M mes Lucienne BréyaL Emma Calvé, Marguerite Carré, Lina Cavalieri, Marie Delna, Félia Litvinne, auxquels il convient d'ajouter également ceux de Mlle Lucy Arbell, actuellement en congé, qui reprendra le 1er mars son rôle de Dulcinée dans Don Quichotte, et de Mme Marie Lafargue, la superbe interprète dui personnage de Lygie dans Qzio vadis ? qui va créer Elsen le 10 mars prochain. ̃ _J,-

'6a elles vont.

Savez-vous où les fameuses nouvelles jupes-culottes, celles des meilleurs faiseurs au moins, se donnent rendez-vous ? Tout simplement dans l'un des endroits les plus fashionables de Paris, où elles viennent aussi nombreuses qu'élégantes, àl'Airieriean Rink Saint-Didier. 11 faut ajouter qu'au célèbre établissement de la" Société immobilière et sportive, les

nouvelles jupes, très seyantes, trèâ dis- crêtes, et délicieusement portées font. un véritable concours de chic. On'le devine, elles n'enlèvent rien à, la grâce féminine.' ,•' Nouvelles è la Main

On reparle dune affaire de faux' iableaux laquelle est mêlé le capitaine Marix? L'affaire est ancienne

Mais les tableaux ne 'l'Étaient, pas. Au club. ̃/̃̃. Avez-vous été heureux hier au bac- cara ? 1~ Hélas mon cher, une énorme jupe- culotte! t ̃̃•̃. '̃̃̃ Hier, un mauvais plaisant avait accroché à la porte d'un grand "couturier- une pancarte dérobée chez un marchand de tabac et qui portait .• culottagc garanti

Le Masque de Fer.'

L'Heure présente

La façon plutôt hostile- dont le public d'Auteuil accueillit avant-hier les lanceuses de jupes-pantalons commande, pour les prochaines exhibitions de ce genre, des mesures de prudence.

Sur plusieurs points, les infortunes mannequins, cernés par dés forces (Serasantés, auraient été obligés de se rendre à merci, sans l'intervention de l'autorité publique. Ailleurs des cris féroces les pourchassèrent, et on ne'parlait de rien moins que de les jeter à l'eau.

Dans ces conditions, pour les journées à venir,l'armement des man.icquins s'impose. Du reste, sur une culotte de zouave, le coupe-chou réglementaire sera du plus gracieux effet. Et pour peu que ces demoiselles fassent leur entrée au pesage clairon en tête, on pourra se croire soii- dain à la prise de la Smalah ou à la revue du 14 Juillet.

En tout cas, dès à présent, ce qu'il faut constater c'pst l'entrain et la crânerie avec lesquels cette troupe de jolies Parisiennes a marché au feu. Même- aux muments les plus critiques, pas une qui ait lâché pied, donné le moindre signe de" défaillance.. On les sentait prêtes à tout, fût-ce à se faire enlever par n'importe qui, plutôt que de reculer d'un pas. Et instinctivement on se demandait quelle serait la récompense" de iaTrnfe;TalëTrrr' Quelques-unes, remarquées peut-être par un riche stratégiste, connaîtront vraisemblablement lès< douceurs de l'aisance. D'autres aussi, mises- en goût par cette première création, aborderont sans doute les scènes d'à-côté pour s'élever, • qui sait ? aux scènes subventionnées. Mais la plupart, tels ies grognards du temps de Flambeau, n'auront probablement combattu que pour la gloire du patron. Elles vieilliroat modestes, obscures, ignorées. Et quand, dans une trentaine d'années, un couturier audacieux s'avisera de relancer la robe, à peine si on se rappellera leurs hauts faits pour le

pantalon.

parïtàlon. Vous ou Moi.

EN ROUMANIE

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BATAILLE ÉLECTORALE

Bucarest, 17 février.

Au sortir de l'Europe centrale, l'influence germanique prédomine, où nos livres sont .peu .lus, où. nos^ journaux sont vendus dans les librairies et dans les gares à des prix si extraordinairement hauts que cela revient à en empêcher presque complètement la lecture, on arrive ici et que trouve-t-on? Une société brillante, séduisante qui en dépit d'une autre orientation dictée par des préférences dynastiques ou des intérêts politiques, n'en continue pas moins a regarder Paris comme sa. capitale intellectuelle et artistique, une élite dont c'est le principal souci de garder soigneusement, jalousement le contact avec la France où vont, malgré tout ses préférences notre langue partout parlée dans les hautes classes et avec une facilité, une perfection qui ne se retrouvent nulle part ailleurs; deux puissants journaux quotidiens paraissan t en français 1b majeure partie des hommes politiques, de, ceux-lit mêmes. qui dirigent les destinées du pays, ayant, fait leurs études a Paris; les grands journaux parisiens, et le Figaro en tête, possédant dans la capitale seule des milliers de

lecteurs. ̃

Voila ce qui saurait manquer de frapper tout d'abordle Français qui débarque- ici. Il se dit que nous avions lit que nous avons encore un terrain d'action admirable, de merveilleuses oecâsions pour développer notre influence. Et quand il compare ce que nous faisons dans ce sens, c'est-à-dire rien ou presque, avec ce que nous devrions faire, de grands regrets lui viennent et son étonnement diminue de voir nos rivaux, moins 'bien placés que nous, parvenir néanmoins à nous supplanter.

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J'ai trouvé la capitale roumaine dans toute la fiôvre de l'agitation électoral» « C'est, une agitation sans précédent, me dit-on de toutes parts, parce que les conditions normales sont bouleversées,parée que le gouvernement ne s'est ja- mais trouvé en présence d'aine aussi forte opposition. »

Le cabinet libéral de M. Bratiano a céder la place au ministère conservateur de MMICarp et Alexandre Marghifoman,


Ce n'est pas que les libéraux aient été mis- en minorité au Parlement. Mais le Roi, qui joue le rôle de régulateur entre les partis, estimait que la situation de M.Bratiano était affaiblie, que cette faiblesse irait en s'accroissant, si on le EôajLntënajLt.au gouvernement. Le souveraih a jugé que tes libéraux, maîtres fdu pouvoir depuis 1897, avaient gardé le ministère. assez longtemps. Il a donc fait appel' à l'opposition conservatrice et charge M. Carp, son chef, de procéder à de nouvelles élections. En agissant de la sorte, le souverain n'a fait, après tout, ̃; que se conformer à une tradition soigneusement établie par lui dans les pratiques du régime constitutionnel et dont au demeurant le pays s'est jusqu'à présent fort bien trouvé.

Seulement, et c'est ici que les choses -se compliquent, l'opposition conservatrice n'était point simple, mais double. Il y a, d'une part les partisans de MM. Carp et Marghiloman, ceux qu'on pourrait appeler les conservateurs orthodoxes, et d'autré part les conservateurs démocrates ayant à leur tête un homme plein de force et de talent M. Take Jonesco. Or, ceux-ci se plaignent d'avoir été sacrifiés ils font observer que depuis 1908, époque de la création de leur parti, sur dix-huit élections partielles, ils ont conquis neuf sièges; les libéraux au pouvoir huit et les partisans de M. Carp seulement un. « Par de pareils scrutins, disent-ils, le pays a marqué nettement ses préférences et c'est certainement à son verdict que M. Carp a été appelé au ministère. »

̃ Les conservateurs démocrates se jettent donc avec impétuosité dans la bataille électorale; ils déploient toute leur énergie, toutes leurs ressources. La nécessité de lutter contre 1 ennemi commun leur -fait oublier les divisions qui, hier encore, les séparaient des libéraux. Ils viennent de- conclure avec eux une alliance électorale, un cartel. Conservateurs démocrates et libéraux, unissent leurs efforts et s'engagent à ne présenter, dans- aucun' collège, des candidatures opposées.. Cette. entente, cela va sans dire, est strictement limitée à la période des élections. Aussitôt le scrutin terminé, chacun des deux partis reprendra sa liberté d'action.

Une telle alliance, qui s'explique à merveille par des raisons pratiques, estelle'' de nature à compromettre le succès du gouvernement, à l'empêcher d'obtenir cette très grosse majorité, sans laquelle un ministère se maintient malaisément au pouvoir en Roumanie ? Il est hors de doute que le cabinet présidé par M. Carp aura la majorité. Tout l'effort de ses adversaires tend seulement à la restreindre.

Si on consulte les résultats des élections générales qui ont eu lieu ces quinze dernières années, on voit que le gouvernement, qu'il soit libéral ou conservateur, est maître presque absolu du scrutin. Il est, vis-à-vis du pays, dans la situation du devin antique, quand il con.sultait l'oracle. La question est posée de telle manière que la réponse est toujours, ou à peu près, ce: que le devin désire qu'elle soit. A l'heure actuelle, c'est M. Alexandre Marghiloman, ministre de l'Intérieur, qui est chargé d'interroger-lB.diesu; Pourquoi voudrait-on que la divinité ^ontrât envers lui moins, de. ̃̃condëscentiancè ̃̃ et ;d'a'mabilité !qu"'eri-- vers ses prédécesseurs? `' ̃• :v Cette action du gouvernement s'explique, en grande partie, par le système électoral en vigneur.

Le suffrage universel n'existe- pas, ni rien qui y ressemble. Les électeurs sont répartis en trois collèges. Appartiennent au premier collège tous ceux qui ont un revenu foncier d'une maison de 1,200 francs; au second, les oitadins payant un impôt annuel d'au moins vingt francs,, ceux qui exercent une profession libérale, etc. le troisième collège englobe tout le reste et la majeure partie de ces électeurs votent à deux degrés. Des précautions fort louables ont été prises pour assurer dans la pratique, une grande sincérité de scrutin. La cabine isolante et l'enveloppe fermée permettent au votant de déjouer la surveillance même la plus sévère. Mais les règlements les mieux 'combinés, les précautions les plus ingénieuses n'empêchent point l'influence gouvernementale .de s'exercer. A l'avènement .d'un nouveau cabinet, tous les préfets sont remplacés dans les. vingt-quatre heures. Tous les fonctionnaires, les employés des administrations, des chemi,ns_de fer,, .qui sont propriété de l'Etat, ont nn'e influence considérable, décisive sur les électeurs. .Ajoutez que l'argent, le nerf de la guerre, même quand on ne se bat qu'à coups de bulletins, ne manque pas au parti qui est actuellement au pouvoir. En dehors des crédits, qu'il est toujours possible de trouver dans un'budget qui, depuis quelques années, se solde constamment par des excédents, le parti de M. Carp et de M. Marghiloman comprend les plus grandes, les plus anciennes et les plus riches familles de l'aristocratie. Quelques-uns de ces chefs s'imposent, dit-on, des sacrifices personnels très considérables pour faire triompher leurs idées, ce qui est d'ailleurs entièrement à leur honneur.

Il convient d'ajouter que leurs adversaires, eux aussi, ne sont point, tant s'en faut, dépourvu de numéraire. Le parti libéral a pour lui la haute banque quant à M. Take Janesco, ~Mc~o' des conservateurs démocrates, on assure qu'il est au mieux avec la riche communauté israélite très désireuse, et cela se comprend, de faire modifier les, lois très dures et quelque peu injustes auxquelles continuent à être soumis les juifs de Rou- manie.

L'examen compare des programmes de chacun des trois partis, à la veille des élections générales, mqntre qu'il existe entre ces partis beaucoup plus des oppositions de personnes que des dilïé-' rences de principe ou de doctrine. Les libéraux n'auraient pas des réformes plus libérales que celles que promet le gouvernement; les conservateurs démocrates ne manifestent point pour le peu- ple une sollicitude plus grande que les' conservateurs proprement dits. Au contraire, le programme de ces derniers m'a paru extrêmement avancé il contient un projet de loi sur les retraites; ouvrières,uneimportanteréformeagraire qui fera passer en lire les mains des paysans la totalité des biens de mainmorte il va même jusqu'à promettre, le dégrèvement total d'impôt pour toute propriété inférieure à six hectares, ce qui me semble être, une mesure excessive, presque démagogique.

;̃ Les.adversaires/ -du cabinet tirent- jus-:

tement argument de ce dernier fait; ils voient dans cet excès démocratique- la preuve du peu de sincérité gouvernementale. Ils prétendent que toutes ces belles réformes sont comme un masque derrière lequel le ministère s'abrite pour tromper plus à son aise les électeurs, et qu'il s'empressera de déposer aussitôt la victoire obtenue. rr7, Mais c'est là un argument de parti. Quand on veut vaincre, et les conservateurs le veulent, on a bien le droit de ne rien négliger de ce qui peut assurer la victoire. Pourquoi les conservateurs s'interdiraient-ils toute réforme avancée et démocratique et en laisseraient-ils le bénéfice à leurs adversaires? Ce serait de leur part une très lourde faute. On comprend que les conservateurs roumains, plus avisés en cela. que les conservateurs de quelques, autres pays, tiennent avant tout à ne pas la commettre. r~ettre. Raymond Hecouly,

fleadémie des Sciences

UN CUIUBCX INSTRUMENT. -LES LIVRES NOUVEAUX. LA LISTE DE PRÉSENTATION DANS LA SECTION LIBBB. UNE .ÉLECTION MOUVEMENTÉE TROIS TOURS DE SCRUTIN; M. TISSERAND ÉLU.

Quelle salle! on se serait cru à l'élection de M. Branly! Assistance nombreuse et choisie; entre autres docteur Marage, professeurs Colson, Becquerel, Léon Bertrand; M. Lapique, M. Nordmann, professeurs Berthelot et Moureu; M.Gauthier-Villars; M. Matout; M. E.Le Bon; lenouveau correspundant.Th; Guillaume, assiste à la séance, très félicité; M. Simon, de la section de zoologie. J'aperçois dans la foule la physionomie loyale et sympathique du professeur Galippe. Je m'excuse d'oublier des noms, mais il y a tant de savants

La séance débute par une remarquable communication de M.Carpentierqui montre à l'Académie un instrument historique, un sphéromètre qu'il a eu à modifier, ce 'qu'ira fait avec respect, car l'instrument, construit par Froment, a appartenu à Foucault et a pour support un trépied du premier aluminium fondu par Sainte-Claire-Deville. M. Nugues, répétiteur à Centrale, a modifié l'appareil en substituant aux incertaines « pointes mousses » de petites sphères de rayon connu, interchangeables et qui ne nécessitent dans les calculs que 1 addition de leur rayon commun. C'est très joli. M. Nugues, comme nous l'annonce M. Carpentier, s'est consacré à l'étude des surfaces optiques, et nous aurons bientôt des résultats de ses travaux.

•M. Bigourdan offre ensuite à l'Académie son livre sur l'évolution de l'astronomie et de ses théories, et M. Dastre présente le remarquable travail qui résume le côté pratique des travaux du docteur Marage sur la voix des orateurs et des chanteurs. Le savant physiologiste a résumé son programme dans une phrase, à la façon dçs physiciens d'autrefois-. Ce livre doit avoir un gros succès en attendant celui que nous doit l'auteur sur le côté « scientifique de ses travaux.'

M. Termier résume une note de M. Léon Bertrand qui, de la dernière feuille 4e"'la çaite'gèol'oglqùû vdCs,Pyrerwes;

'dressée" 'par'' M. Vas^eu'r, ëoneluf a ia;

.c.Qnu'rma-tion.de ses précédentes, hypothèses sur les Pyrénées occidentales. M. Appell présente une note de M. Buhl, relative à un point de géométrie et, quatre heures sonnant a la petite pendille du Bureau, on, procède à l'élection du successeur, de Tarinery.

.Onze candidats, on le sait, étaient en présence. Les règlements s'opposent a ce que la liste de présentation contienne plus de six noms; la commission avait présenté en première ligne M. Eugène Tisserand en deuxième ligne, le professeur Landouzy, doyen de l'Ecole de médecine en troisième ligne, ex-œquo, MM. Désiré André, Blondel, de Gramont ,et Janet.

On- vote. Premier tour': MM. Landouzy, 23 voix Tisserand, 20; Blondel, 5 André, 3 d'Ocagne, 3 de Gramont, 1 Chantèmesse, 1. Il y a soixante-cinq votants, et la majorité absolue de trentetrois voix n'est pas atteinte il faut donc recommencer.

Et on recommence; l'urne circule derechef. On remarque beaucoup que M. Radau se tient debout; instruit par l'adversité, le vénérable astronome resté à distance respectueusèdu bureau. On dépouille le scrutin comme un simple contribuable au second tour, M. Tisserand a 30 voix; M. Landouzy, 28; sept voix sont allées à différents noms; une, entre autres, à lamiràl Fournier, qui n'était pas candidat. H y a lieu de procéder à un troisième tour si la majorité absolue n'est pas atteinte, un quatrième tour décidera de 1 élection à la majorité relative tel est le nouveau règlement.

Cette fois, 1 intangible majorité de 33 voix est atteinte par M. Tisserand, qui est ainsi élu, contre 30 voix données au docteur Landouzy et 3 voix réparties sur divers noms.

La séance est levée à -i h. 1/2.

M. EUGÈNE TISSERAND

Le savant agronome, qui entre aujourd'hui à l'Académie des sciences, est âgé de près de quatre-vingts ans, et si l'on peut s'étonner d'une chose, c'est qu'il- soit élu aussi tard membre de cette compagnie dont il était correspondant depuis de longues années dans la section d'économie rurale.

La carrière de M. Tisserand est un exemple il a fait voir que la science était indispensable au développement des grandes forces d'un pays, et, directeur de l'Agriculture, il a montré ce que pouvait un vrai savant dans un poste où, pendant longtemps, on n'avait mis que des « administrateurs ».

Grâce à lui, grâce à. ses efforts persévérants, Pasteur obtint les encouragements nécessaires à ses recherches; grâce à lui, l'établissement de Garchés fut créé, où furent et sont encore préparés les sérums de cheval devenus d'un usage universel; grâce à lui, l'Institut agronomique, complè:tementtransformé, devint, sous l'impulsion nouvelle et nettement scientifique qu'il sut lui donner, une des grandes écoles de l'Etat, et, quand son âge lui en fit quitter la direction effective, qu'il remit entre les mains du savant aux vues si élevées qu'est le docteur Regnard, le 'directeur r actuel, il a pu dire avec une légitime fierté exegi monumentum. -.<̃̃̃̃ Ses travaux intéressant l'agriculture

sont nombreux; les énumérer serait impossible mais qu'il suffise de rappeler ses magnifiques études sur le reboisement des montagnes, études pour l achèvement desquelles il alla, en Norvège, faire sur place d'indispensables et fructueuses constatations.

On voit que l'élection d'hier n'est qu'un acte de justice. Cela fait la seconde fois en trois semaines que l'Académie des sciences en accomplit un souhaitons qu'elle continue.

Alphonse Berget.

A l'Etranger

La Russie et la Chine

,Vienne, 20 février.

La Correspondance politique apprend, de Saint-Pétersbourg, que le projet de réponse de la Chine ne produirait pas un effet satisfaisant, les maigres concessions qu'elle renforme ayant un caractère échappatoire qui constitue presque une réponse négative. U AU'jmeine Zeiluno considère, au contraire, la note comme l'indice que la Chine est disposée à céder. Berlin, 20 "février. La Gazette de Voss, commentant la réponse de la Chine à la note russe, ne la considère pas comme satisfaisante des concessicns mutuelles rendraient peut-être l'accord possible, mais la Russie ne paraît pas vouloir céder. Il faut s'attendre à ce que la Russie mette dans son jeu l'atout d'un ultimatum. La Tacgliche ltundschau,au contraire, juge la réponse conciliante. « La Chine, dit ce journal, montre du bon vouloir la situation interhationale de la Russie s'améliorerait difficilement si elle ne tenait pas compte de la demande justifiée de la Chine. »

-La Santé du Pape

Rome, 20 février.

Lo Pape, complètement rétabli, a quitté ses appartements privés. •' >

Pie X a repris ses occupations ordinaires et a reçu le secrétaire d'Etat et le majordome. ° ••'̃̃̃'̃• 'j

̃-• •> ̃ ,-fe :,•;̃• |

Au Maroc ]

Tanger, 20 février. `,

D'après des renseignements puisés à la meilleure source, la protection espagnole n'a pas été accordée à El Habechi, mais au frère aîné de celui-ci, un nommé El Bachir, qui est. un vieillard.infirme. Cette, protection aurait d'ailleurs été accordée dans un but purement agricole.

On fait remarquer que les deux frères sont en mauvais termes.

Il paraîtrait seulement qu'El Habechi aurait demandé la protection espagnole, mais jusqu'à présent on ignore les résultats de cette démarche.

Obstructionnisme américain New- York, 20 février..

Les sénateurs américains viennent d'innover, en matière d'obstructionnisme parlementaire.

Ln projet de réciprocité commerciale entre les Etats-Unis et le Canada figure en ce moment à l'ordre du jour de la Haute Assemblée, et pour en empêcher la discussion, ses adversaires prolongent outre mesure les débats sur un projet relatif aux dédommagerments à accorder aux familles qui ont subi des pertes dans les guerres depuis 1798 jusqu'en 1860.

La sèanco do vendredi a duré de dix hen,rp,s tkT inqstin à ̃nctii' heures, tf«nt.e d,u soir. Celle de s.aiaedi.s^st.proïpngéô de, onze heures .du matin au lendemain inïdL Cette séance a été des plus curieuses. Des députés y chantaient des chansons nègres,' d'autres racontaient des anecdotes amusantes. Finalement on se mit à fumer la pipe. ̃ Mais on est venu à bout des obstructionnistes aujourd'hui et le projet de loi sur les indemnités a été voté.

De plus l'Assemblée a concédé au président le droit de fixer l'ordre du jour pendant quinze jours.

A Haïti

< Cap-Haïtien, 20; février.

;La soldatesque gouvernementale, après avoir repris Ouanaminthe, a saccagé et brûlé la ville, massacré de nombreux habitants, maltraité un Français, M. Jean Prospéri, tué son fils et brûlé'sa maison.

Les officiers sont impuissants à réprimer lès désordres.

En Nouvelle-Guinée

Brisbane, 20 février.

M. StarnifoFtli-Smith faisant fonctions de gouverneur de Papua; deux officiers européens, douze agents de police indigènes et quatorze porteurs partirent du port de Moresbyle 18 novembre pour une exploration à l'intérieur de la Nouvelle-Guinée.

Les nouvelles de l'expédition manquent, depuis lé 7 décembre et l'a'ppr hension est' grande que tous aient été massacrés sauf deux indigènes qui arrivèrent à Goaribari. -L'expédition partie à la recherche de la première ne donne pas de ses nouvelles, et jusqu'à présent on n'a pas de renseignements, précis.

Le moine Iliodor,

Saint-Pétersbourg, 20 février.

Depuis plusieurs jours un moine fanatiquenommé Iliodor se tient en prières, sans dormir ni manger, dans l'église de son monastère, à Tsantzin, attendant une réponse du Tsar à un télégramme dans.lequel.fi demandait que le gouvernement de la sainte Russie fût place entre les mains du Saint-Synode, après que celui-ci aurait été purifié et réformé.

En dépit des objurgations des évêques de Saratoff et de Toula, Iliodor refuse d'obéir au Saint-Synode et de quitter Tsaritzin. Le gouverneur de Saratoff est arrivé sur les lieux. Il a dû requérir des sotnias de cosaques afin de maintenir une dizaine de mille de sectateurs de la Ligue des jeûneurs névropathes.

La peste

Irkoutsk, 20 février.

Sous la présidence du haut inspecteur sani-, taire Malinovski, une conférence a commencé' aujourd'hui la. discussion des mesures ji prendre contre la pénétration de la peste, À. cette conférence ont pris part des représentants du chemin de fer de l'Est, chinois et du chemin de fer sibérien.

Astrakan, 20 février. On a constaté quatre cas suspects et trois décès dans les propriétés de la princesse Ysoupif.

COURTES ÛÊPÊÇHE3

M. Louis, ambassadeur de France, est rentré hier à Saint-Pétersbourg.

Le Journal officiel portugais publiera ïnercredi le modus vivendi entre la France et le Portugal, qui entrera immédiatement en vigueur.

Le prince Léopold de Battenberg, frère de la reine d'Espagne, qui est arrivé à Sydney venant de la Nouvelle-Zélande, serait, dit une dèpSchô, gravement malade mais de Madrid on télégraphie que l'on n'a reçu à ce sujet aucune nouvelle au palais royal, ̃̃ "Tous les représentants des puissances

étrangères en Autriche-Hongrie sont arrivés ^'Buda-Pest, où ils resteront pendant la durée du séjour de l'Empereur, et prendront part aux fêtes de la Cour.

L'Assemblée nationale crétoise a décidé d'envoyer ses félicitations à, M. Denys Cochin à l'occasion de son élection à l'Académie française.

En raison de l'obstruction des 'étudiants, presque tous les cours de l'Université n'ont pu avoir lieu hier à Saint-Pétersbourg. A Moscou, cent trente étudiants ont été arrêtés et cinquante expulsés de la ville. Le tribunal criminel de Tunis a condamné à mort les Siciliens Liberio et Santo Coccinelle, et aux travaux forcés à perpétuité .leur frère Mariano, pour avoir assassiné, dans la plaine de Marnag, la famille Cottone, composée de six personnes, dqpt quatre enfants.

Figaro à Londres

Londres, 20 février.

A.Dalheith, le 3 février, pendant la célébration des noces d'argent de M. Charles Hutchison, quatorze de ses convives tombèrent gravement malades après avoir bu du café. M.Hutchison et un convive moururent dans la nuit. Une enquête ouverte mont a qu'il y avait de l'arsenic dans le café. Un mandat d'arrêt avait été lancé samedi contre le fils de la victime, John Hutchison, âgé de vingt-quatre ans. Au moment où celui-ci allait être arrêté aujourd'hui, à Guernesey, il s'est suicidé en absorbant de l'acide prussique.

Les obsèques du colonel Eustace Balfour ont eu lieu aujourd'hui à Whittingehame. Un service fut ensuite célébré à l'église nationale d'Ecosse.

Lord Wolverhampton, dont. la santé s'était améliorée durant le mois dernier, a eu une rechute samedi dernier. Il est de nouveau gravement malade. J. Coudurier.

Amérique latine

AU MEXIQUE

Mexico, 20 février.

Banquet. Un grand banquet été donné en l'honneur de M. Fernando Pimentel y Fagoaga, président de la municipalité de Mexico et président de la Banque centrale, à l'occasion do sa nomination au grade d'officier de la Légion d'honneur.

L'élite de la colonie française assistait à cette fête entre autres personnes, le ministre de France à Mexico, qui présidait, et un groupe de Français collègues de M. Pimentel dans différents conseils d'administration.

Service maritime. La Compagnie de navigation qui fait le service entre les ports de Salina-Cruz (Mexique) et Acajutla (Salvador) portera de 3 à 4 le nombre do ses voyages mensuels.

Le nouveau service a déjà commence. Aviation militaire. Le ministère de la guerre étudie en ce moment un projet relatif à la création d'une flottille d'aéroplanes pour le service de guerre.

Le général Palafox est l'auteur du projet, et deux lieutenants du génie, MM. Cervantes et Alducin viennent d'être envoyés en France pour faire leurs études dans les parcs d'aérostation. A leur retour, ayant obtenu le diplôme de pilote, ils seront chargés do la création d'un corps d'aviateurs dont le matériel, sera exclusivement, fj-ançàis.' Cette;victôire française no 'saurait'. qii'é'trè bien accueillie. Décès. M. l'abbé Teodoro Valero, qui assistait l'empereur Maximilien et les généraux Miramon et Mejia lors de leur exécution à Querctaro, .en 1867, vient de mourir subitement à San Louis Potosi.

Cet excellent homme, modèle des vertus chrétiennes, était l'objet d'une vénération spéciale do 'la part des fidèles. Il était le doyen du clergé de San Luis Potosi.

(De notre correspondant)

Berne, 20 février.

Les viandes argentines. Les démarches faites par l'actif et intelligent consul général de la République Argentine en Suisse, M. Molina Salas, en vue d'ouvrir la frontière suisse à l'importation des viandes congelées provenant de l'Argentine, viennent d'obtenir un plein succès.

En effet, le Conseil fédéral suisse vient d'autoriser l'importation de viandes congelées en quantité, illimitée bovidés partagés par moitiés et par quarts, sans tête, poumons ni d'autres viscères ovidés entiers .et .sans tête. Droits, 25 francs par 100 kilos. On espère que les droits seront réduits à 10 francs par l'Assemblée fédérale, qui doit avoir lieu en. mars.

Cette autorisation a été donné» par le Conseil fédéral en séance extraordinaire. Les démarches, de M.MolinaSalas qui vien.nent d'aboutir en un si brillant résultat furent autorisées par le président de la République Argentine M. Saenz Pena, lors de son dernier passage en Suisse. y

DANS LA MARINE Les deux cuirassés de 1911 t

C'est aujourd'hui que la Chambre discute le projet de loi qui autorise la mise en chantiers immédiate de deux cuirassés de 23,500 tonnes, demandée par le gouvernement.

îN'ous supposons que les députés ont tous lu le rapport si intéressant de M. Benazet sur le budget de la marine et qu'ils y ont trouvé les raisons à la' fois historiques, stratégiques et politiques rendant indispensable la construction de ces deux unités de première ligne, si nous voulons encore faire figure parmi les puissances maritimes. Ce sont les cuirassés qui, seuls, représentent la force navale offensive. Ce son eux, qui, seuls, donnent la maîtrise de la mer, car tous les autres éléments qui entrent dans la composition des tlottes modernes, croiseurs, éclaireurs, contre-torpïlleurs, sous-marins ne sont que des adjuvants des bâtimentsde ligne. Donc nous devons construire des cuirassés et des cuirassés du plus puissant modèle qui soit.

Or, tandis que depuis dix ans toutes les puissances maritimes augmentaient leurs flottes de combat, ajoutaient à leurs forces existantes de nouvelles unités de combat de plus en plus nombreuses, nous avons en France,. par une aberration malheureuse, restreint la construction des unités qui nous étaient pourtant si nécessaires, en sorte que nous sommes tombés rapidement du second au cinquième rang, parmi les flottes de guerre classées par ordre d'importance.

Ce n'est plus seulement l'Angleterre qui nous devance aujourd'hui c'est aussi rAÎiemàgne.ee sont les Etats-Unis,

et demain ce sera le Japon. M. Benazet, ainsi que l'avait fait son prédécesseur M. Chaumet, n'a pas manqué, dans son rapport, de mettre en lumière la cause de cette décadence progressive de notre marine, à savoir: l'abus que nous avons fait des navires soit de croisières, sort de flottilles qui, ne répondant pas à un but offensif ;direct, comptent pour peu de chose dans la valeur d une flotte de guerre. Nous avons consacré depuis de trop longues années des centaines de millions à des croiseurs et à des flottilles et nous nous trouvons à l'heure actuelle privés du nécessaire, puisque nous n'avons pas un nombre de cuirassés correspondant à notre situation mondiale.

On jugera de cette erreur de conception en examinant le tableau suivant, qui montre la progression respective, depuis 1900, des nouveaux cuirassés du type Dreadnought

1903 1907 190S 1909 1910 Mil Total Angleterre. 3 3 2 8 7 5 28 Allemagne, 2 3 4 4 4 4 21 France. 6 » » » 2 2 10

Trois années se sont donc passées sans que nous ayons construit un seul cuirassé. Et cela, au moment où l'Angleterre et l'Allemagne se lançaient dans des constructions de plus en plus puissantes et de plus en plus nombreuses. Le résultat de notre abstention ne pouvait être autre que celui que nous avons constaté plus haut; un recul de notre puissance navale.

Les deux cuirassés demandés par le ministre de la marine pour cette année nous sont donc absolument indispensables. Ils ne nous remettront pas, bien loin de là! dans la situation que nous avons perdue. Ils nous aideront simplement à ne pas dégringoler davantage. Espérons qu'ils seront votés 1

Marc Landry.

JOURNAUX ET RSVUSS

Les rédempteurs

Le citoyen Jaurès est assurément l'un des plus illustres partisans du rachat. Il est, depuis quelque temps, socialiste, donc étatiste, et il veut que l'Etat devienne le maître des chemins de fer. L'expérience de l'Ouest-Etat ne lui paraît pas bien commode à supporter. S il la trouve un peu gênante, on aurait mauvaise grâce a le lui reprocher. Il y a des jours où la réalité, fait des farces aux doctrinaires.

Alors, dans l'Humanité, le citoyen Jaurès applaudit à l'initiative de ce ministre qui a résolu de remettre en ordre les choses de l'Ouest-Btat. « A la bonne heure, s'écrie-t-il et il est grand temps qu'un sérieux effort soit fait! » Tout le monde approuvera cette juste parole.

Le citoyen Jaurès avoue qu'il y a.probablement, à l'Ouest-Etat, un défaut d'organisation même, il croit y apercevoir une sorte de « désordre général ». Seulement, il s'agit d'excuser le personnel. Et voici comment argumente, à ̃cette fin,< le citoyen Jaurès:

".) ,1'

Quand les f mêcaniciens.par exemplesSflwnt qu'on ne s'occupe môme pas' de Tefaife les voies dont ils ont signalé les tares, comment auraient-ils toujours desprôoecupations de prudence méticuleuse ? Quand les gares,faute de voies de garage suffisantes, et par l'effet de retards accumulés,sont encombrées en permanence, et qu'il devient anssi dangereux d'observer les règlements que de les violer, comment les chefs de gare se conformeraient-ils à la lettre des règlements avec une exactitude mathémathiqiie démentie et dèconcertée par toute la marche irrégulière de l'exploitation '1

Diable diront les plus frivoles voyageurs si les choses en sont là, et de l'aveu des rédempteurs, ne voyageons plus Les mécaniciens, découragés, renoncent à être prudents? les chefs de gare, encoœDrés, n'observent, plus les règlements?. Oh oh

Et, si les choses en sont à ce point, l'Etat ne devrait-il pas renoncer à une exploitation qui lui donne si peu d'agrément ?

On le dira. Mais ce n'est pas" l'avis du citoyen Jaurès.

Quel est donc l'avis de cet éminent rédempteur ? Ah qu importe ?. Après ce qu'il avoue, ce qu'il pense nous est bien

égal

ég~al !< André Be aunier,

La Presse de ce matin

Le Journal offitiel publie ce matin: Arrêté instituant sous la présidence do M. Paul Deschanel, député, une commission chargée d'étudier les modifications qui pourraient etrd apportées aux tarifs des droits à percevoir dans les chancelleries diplomatiques et consulaires.

ÉCHOS & NOUVELLES

Le Journal:

Hier après-midi, a eu lieu l'assemblée générale de la Fédération indépendante du spectacle. Or, cette Fédération n'est pas précisément en bon accord avec la Fédération générale du spectacle, groupement important de la ,C. G. T. Quelques révolutionnaires de cette dernière fédération se rendirent à l'assemblée générale des indépendants et une discussion orageuse s'ensuivit.

L'administration de l'Opéra-Comique vient d'aviser son personnel chanteurs, danseuses, employés, qu'un retard sur l'Ouest-Etat ne constituait plus une excuse, ni un cas de force majeure.

C'est un fait normal, quotidien, et qu'on doit prévoir. Lés artistes de la salle Favart ne pourront plus s'installer en banlieue qu'à leurs risques et périls, comme la prescrit 1 article de leur engagement qui les oblige à habiter dans un rayon de deux kilomètres autour du théâtre.

e. Fabre, commissaire spécial, a procédé ce .soir, a l'arrestation de trois jeunes mineurs, Jean-Baptiste Ueregnaucourt, Jules Locutier, 15 ans, et Samuel Verdière, surpris en flagrant délit de sabotage de la voie ferrée à Dorîgnies. Depuis longtemps déjà des actes de matveillance étaient commis sur la ligne du chemin de fer, entre Dorignies et Douai, et chaque jour, des fils reliant les signaux étaient coupés et l'on ne parvenait pas à découvrir les coupables. Il fallut une longue et étroite surveillance pour arriver à surprendre les saboteurs.

Les jeunes mineurs arrêtés ont fait connaître leurs complices qui seraient au nombre d'une dizaine et dont l'arrestation est imminente. Le Petit Journal »

Mme Dalleràagne, dite Addey, ancienne pensionnaire de l'Odéon, pour se venger de l'abandon de M, Merlou,- fit feu sur Mme Marie Ber,ger, àu.Vésinet, lé' août 1909 et,la. blessa. Condamnée à cinq ans de réclusion •–̃• peine

commuée en deux ans d'emprisonnement –• elle a été remise en liberté hier matin.

Le Petit Parisien

De Fontainebleau.

Mlle Henriette de Vaubicourt, âgée, dé quatrevingt-deux ans, a été brûlée vive chez son neveu, M. de Vaubicourt, chef d'escadrons au 7" dragons.

E dormait près d'une cheminée lorsqu'une étincelle mit le feu à ses vêtements.

AUX _ÉCOLES

.a..

INTERNAT D'ÉTUDIANTES

Une affiche, signée par le .directeur de l'asile national des convalescentes du Vésisinet, vient d'émouvoir et de surprendre les étudiants en médecine. Il y c.st dit, qu'un concours d'internat sera ouvert le 6 mars prochain, mais qu'il « est ouvert seulement aux étudiantes en médecine ». On sait qu'au Vésinei ne sont hospitalisées que des femmes avec leurs enfants du premier âge, et c'est cette raison qui a décidé l'administration à réserver les fonctions d'internes à des étudiantes. Une mesure analogue sera prise prochainement pour l'hôpital de la Maternité, ou quatre exterpes seront également choisies parmi les étudiantes. De pareilles décisions peuvent s'expliquer simplement par la logique des faits les. femmes soignées par des femmes, quoi do plus logique, en effet, -,mais on comprend aussi la surprise des étudiants évincés brusquement de concours auxquels ils participaient' jusqu'ici au même titre que leurs camarades féminines.

Dés qu'elle a eu connaissance de ces décisions, l'Association corporative des étudiants en médecine s'en est fort préoccupée et elle a adopté l'ordre du jour suivant

Le Comité de l'Association corporative des étudiants en médecine de Paris, considérant que jusqu'à ce jour il n'avait été fait aucune distinction de sexe pour les fonctions d'externe ou d'interne eh médecine dans les hôpitaux do l'Assistance publique considérant d'autre part que la mesure prise n'est justifiée par rien .proteste contre le décret que vient de rendre le ministère de l'intérieur, d'après lequel les étudiantes 'on médecine peuvent seules être internes à l'asile da Vésinet. Il proteste d'autant plus énergiquemont qu'une mesure semblable est sur le point d'être prise pour le service de la Maternité. "̃̃̃̃ La grande majorité de nos camarades étudiantes joignent leur protestation à la nôtre, pensant que les étudiants des deux sexes doivent ..avoir les mêmes droits.

PRÉPARATION MILITAIRE

L'Association générale des étudiants vient de fonder, sous le titre « La Jeunesse universitaire », une société d'éducation -physique et de préparation ihilitaire, « aux armes à pied et à cheval », dont le président est le docteur Hallot. La conférence d'ouverture a été faite, hier soir, à la Maison des étudiants par M. le commandant Belle ville. Jacques-Pierre.-

La Saison à Nice

.oo o~.

On ne se souvient pas d'avoir vu à Nice une saison aussi brillante. Les hôtels sont bondés et les attractions de toutes sortes se succèdent sans interruption.'Le rendez-vous *de la société. élégante est toujours, on le devine,' "dans les salons du premier -étage- du -Casino municipal et «u -restourant A*cgresco. Les spectacles du Casino' sont spécialement suivis. La nouvelle salle du grand théâtre obtient le plus vif .succès et c'est, chaque soir de comédie ou d'opéra, un ruissellement de diamants* et un émerveillement de toilettes. Il faut reconnaître que les spectacles sont aussi brillants que variés et qu'il est peu d établissementsau monde oùil soit possible de rencontrer pareille série de programmes d'un égal attrait., Voici, depuis le 15 janvier, ceux que nous avons applaudis

Dans la partie opéra-comique et traductions les représentations de Mlle e Mérentié de l'Opéra-Comique dans Carmen et dans la l'osca, avec le Bour;rillon, de l'Opéra-Comique; les Contes d'Hoffmann, avec le ténor David Devriôs.M. Cotreuil, Mlle RomanizaotMlle Presly. Les représentations de Mlle Berthe Lamare, de l'Opéra-Comique* dans Madame Ihitterfly, Rigoletto, avec M. Noté, de l'Opéra, les représentations du célèbre ténor .italien Carasa dans Paillasse, la Tosca avec Mme Isabeau Catalan et M. Maguerat, de rOpérà-Comique, la Vie de bohème, avec Mme Emma Tacchi, du San Carlo de Naples et de la Scala de Milan, Cavalleria Ritstîcûna, avec Mme Catalan, etc.

En ce qui concerne la comédie Maison de danses, avec Polaire et Tèssàndier les représentations de la ComédieFrançaise, avec Mme Berthe Cerny, MM. Fenoux et Brunot, sociétaires, Mlle Révonne de la Comédie-Française, Mme Baréty, du Théâtre Impérial Michel de Saint-Pétersbourg, dans le: Mariage de Figaro, puis Vieil Heidelberg, avec Mlle Sylvie, de l'Odéon, dans le rôle créé par elle à Paris, M. Cli. Burguet, M. Pillot, M. Barbier, etc., le '[Cos- taud des Epinettes, avec Mme Marthe Mellot, du Vaudeville, VAnedeBuridan, avec Ch. Bai-et, M. Escoffièr, Mlle Andrée Sylvane et Mlle Montavon.. Au music-hall Rosario Guerrcro, Mlle Amylla dans ses danses classiques', En* thoven, Fursy, le célèbre chimpanzé prince Charles, Foottit, ainsi qu'une foule d'autres numéros sensationnels, acrobates, jongleurs, mimes, etc., etc. Ainsi que nous l'avons annoncé plus haut, le restaurant Negresco est toujours fréquenté par l'élite des hivernants sur la Rîviera, et toutes ses tables sont régulièrement retenues d'avance.

Remarqué parmi les dîneurs ces derniers jours v >, ̃

Grand-duc Michel de Russie, prîncè et princesse Maurice de Hohenlohe, Mme là comtesse Torby, baronne von Kramer, baronne von Steengracht, comtesse Terpskiewicz, baronne Zuylen de Nievelt, prince et princesse Cuto, marquis et marquise de Heredia, S. Exc. de Serebriakoff, M. Noilly-Prat, Mr et Mrs Cosmo-Bonsor, M. Gardner, et Mme Porgès, M. et Mme Poliakoff, M. Brodsky, baron et baronne von André, M. de Melville, M. de Sachse, S. Exc. Melhame pacha, sénateur, et Mme Saint-Germain, comte -Porsesvky, comte Osarovsky, M. et Mme Goldenberg, Mr et Mrs Warden, M. Spalding, M. Veil-Picard, M. et Mme Pegoff, M. Tillement, M. Vagliano, M. et Mme AlexanderGranville, M. et Mme Francis de Croisset, Mme la comtesse de Sévigrié, prince Et princesse Albert Radziwilï, lady Abdey, Ijidy French, M. de Portalis, M. de La Torre, M. A. Vonwiller, M. de Pecchi, S. Exe. M, da Ilàutefcujllo, M. et Mme Landau, M." de Francia, M. Thibaud-Cahn, comte de Sàlur, M. et Mme Jobert, etc., etc. ̃ S. Q.

De Douai.


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f.

SALONS

La comtesse de Beauchamp a donné ditaanche une mâtinée musicale des. plus réussies et des plus élégantes. Mlle Chenal et M. Franz ont chanté à merveille le duo du Cid de Massenet et celui des Contes d'Hoffmann d'Offenbach, ainsi que des œuvres de SaintSaëns, de Schubert et 'de C. Erlanger, et la Prière de le losca, qui valut à Mlle Chenal des applaudissements prolongés. `

Dans l'assistance,:

Mme Isyolsky, Mme .Tittoni,, S. Exe. Naoum pacha,ambassadèur de Turquie, duchesse deLaMothe H-otidancourt,; princesse Pierre d'Arehbôrg, duchesse de Trévise, comtesse de Kersaint, comtesse Albert de Mun, comtesse Arthur do Vogue, comtesse Jacques de Gontaut, comtesssc Stanislas de Gontaut, marquise de Pomereu, comtesse Le MaroiSi marquise de Bonneval, baronne Roger, marquise de Mun, comtesse Jean de Montebeilo, marquise de Moustier, njàr<ïùis-et marquise d'Argenson, comtesse Pàstré, comtesse Gabriel de Castries, Mme Hennèssy,' comtesse do Pange, comtesse d'Andlàu, marquise de 'Bérulle, comtosçe'.de Franqueville, •_ comtesse-, Vitali, vicomtesse de Kergariou, Mme Legraud née Fournès, comtesse de Ségur-Lamoignon, comtesse de Nemes, vicomtesse, de Gaigneron, baronne A. de Pierrebourg, comtesse Bertrand ;de Mun, comtesse d'Argenson, comtesse do. Moustier.baronne A. de Mahdat-Grancey, marquise de' Roche«houart, Mmo Fi do "ïturbe,. comtesse de Gramont, comtesse de Maleissye, marquis do Reverseaux, comte Henri dq Segur, vicomte de Gontaùt, comte de Labor'de, MM. 'Paul' Hervieu, Henri-Robert, pel/Çons,Chaumeix,'Abel Bonnard, comte de Gabriac,Busson-Billault, Chenu. Bailby, Flament, vicomte d'Avenel, baron' de Cantalause, etc., etc. ̃"̃ La quatrième séance de la Société intime des Amis de la musique a eu lieu hier. chez Mme Etienne Mallet. Le programme ,'très éclectique comprenait ̃

La Sonate pour flûte et' piano de J.-S. Bach, jouée par MM. Philippe Gaubert et Casella, avec un style et une pureté d'expression incomparables;

Quatre- pièces pour piano .seul. Feuillet ëf album et Ronde, champêtre d'Kmm. Chabrier Menuet (de la Sonatine) de M. Ravel Bourrée (de la Suite, op. 10) de M. G. Enesco, adorablement interprétées par A.Casella, qui obtint un succès aussi retentissant comme pianiste que comme compositeur M. Gaubert, en effet, ravit l'assistance en faisant entendre la Barcarola et un Scherzo pour flûte, œuvres de jeunesse poétiques et subtiles de M. A. Casella.

La séance se terminait par l'admirable Premier Quatuor en ut mineur de G. Fauré M. R. Casella, Mlle Henriette Mallet, MM. Bailly et André Hekking.

Ce fut un véritable régal artistique; peu d'oeuvres, en effet, réunissent un ensemble aussi complet de qualités exceptionnelles la grandeur du premier morceau, l'esprit étincelant du scherzo, l'émotion de l'andante et la chaleur communicative du finale enthousiasmèrent les admirateurs recueillis du maitre. Reconnu parmi ces « Amis de la musique » Prîncesse d'Hénin, princesse de Tonnay-Charente, comtesse Vitali, vicomtesse de Lévis-Mirepoix, comtesse do Beauchamp, vicomtesse do Gaigneron, baronno de Dietrich, comtesse de Roussy de Sales, marquise de Casa-Fuorte, Mmes de Lafaulotte, Noetzlin, Jameson, Thurneyssen, Silhol, Avril, Serbat, Chandler, Théodore Mallet, Raoul Mallet, Brécard, Félix Vornes, Edouard Mallet, Kug, Faucher, Daniel lialévy, Vaudoyer, de Cerjat, Buvky, Miles de Cethmann, de Neuflize, d'Haussohvile Cambofort, d'Ormesson, Isabelle et Agnès Mallet, Boussod, Thurnoyssen, Silhol, Suzanne Lemaire, comte de Vaufreland, MM. Laugel, Daniel Iialévy, A. Tourret.

Mme J.-B. Payen donnera, le 4 mars, à quatre heures et demie, une matinée consacrée à la musique et aux poèmes anciens du Japon, interprétés par les seuls Japonais résidant 4 Paris,,

Réception restreinte, mais très élégante au dimanche de quinzaine de Mme FuzjerHerman.

Au programme très applaudi, Mme Rateau, l'artiste mondaine, le capitaine poète Mougenot. Pour terminer, des œuvres de Jacques Ayrens, les vers de Paul Besnard, puis les compositeurs Max Arham dans ses mélodies. Le vicomte et la vicomtesse de Bérenger ont donné un bal des plus* élégants, suivi de cotillon, conduit par le vicomte Guy de Rochambeau et Mlle Clotilde de Bérenger. Parmi les bostonneuses

Mlles de Broglie, Le Coupigny, Le Yavasseur, de Sauvigny, de Mas-Latrie, Saint-Raymond, de Montgeon, 'Vivet, d'Autemche, Goury du Roslan, Prouvé-Drouot, {TAntlipuard, de La Bretonnière, Poret, de Saussine. Meunier du Iloussoy, de Braquemont, de' Montgermont, Lacretell'e, de Bônvouloir, de'Saint'-Pièrr<î,"Ct>ttiW, de Beaupré, do Pommereau; de Mtmdanr, Rufz de Lavison, Lorgeril, do ThieuHoy( do Lapointe, Gaudin do Vilaine, de Fraguier, do Vasselot, Drouin, de Boislecomte, Bassin de Jessey, etc., etc. Du côté dés bostonneurs

Comte de Mony-Colchcn, marquis dé SceyMontbéliard, vicomte de Thieulloy, 'vicomte de Petiteville, vicomte J.de Bérengrer, comte Frémy, MM. de La Lande do Calan, de Bertior de Chauvigny, de. Boys, do Vanssay, de Blois, de Loub'ens de Verdille, d'Aurelle, Montmorin, de Gironde, de Saint-Rémy,' d'Wells, .Voilant, de Chaumont-Quitry, etc., etc.

Un grand bal a été donné, à Tours, par la. baronne Soms de Courcel et la baronne Max de Semur..

1 Le cotillon fut conduit par le baron Raymond Auvray avec la baronne L. de Courcel et par lé lieutenant de Lafond avec la baronne M. de Semur.

Dimanche, brillante réception chez Mme N.' de Chessin. Au programme poésies de la duchesse d'Uzès. récitées par Mme Laugier, sonate de C. Frank, Capricioso, de SaintSaëns, et la Mort d'Yseult, par M. et Mme Chailley-Richez des mélodies de Bourdenet chantées par Mme Tassart, et de Mme Getty, par Mlle Foresta; des œuvres de Tschaikowsky, Rochmaninoff et. Glinka, par Mmes Ninovâ et Aurog et M. Viviani, poésies dites par Mlle Halperine-Kaminsky.

Dans l'assistance

Duchesse d'Uzès douairière, Mme Picard, comte et comtesse de La Valette, Mmo Poirson, marquis et Mlle de Cacqueray, miss Getty, M.. et Mme Dauriac, comte et comtesse de Gérando, baronne Frachon, vicomte et vicomtesso de Raucourt, M. el; Mme, Nazar<vAga, comte, et comtesse de Boursier, Mme Ravitzkv, MmeMarie-Rose, Mme MèraLiders, M. Black, ".U. Ed. Halphen, etc.

RENSEIGNEMENTS MONDAINS

De Cannes:

S. A. R. la princesse Louis de BourbonOrléans-Bragance, née princesse Pia de Bourbôn-Caserte, qui séjourne depuis quelques mois chez ses parents, LL. AA. RR. le comte et la comtesse de Caserte, a heureusement mis au -monde un fils qui recevra les prénoms de Louis-Gaston. Le baptême aura .lieu dans quelques jours à la villa MarieThérèse.

Mme Jacques de Ferry, née de Montjon, a donné heureusement le jour, à Poitiers, à un fils qui a reçu le prénom de Christian. La saison s'anime de plus en plus sur la Corniche marseillaise, sœur- aînée de la Côte d'Azur. Pour satisfaire les désirs d'une certaine catégorie d'hivernants, Echenard vient d'ajouter à la Réserve et à l'hôtel Louvre et Paix de Marseille l'hôtel des Iles d'Or à Hyères, dont il a su faire, par d'ingénieuses améliorations, une maison de premier ordre. De Palerme

Le superbe yacht Doris est arrivé dans'notre port,, venant d'Egypte. Son propriétaire, M.. Joël, accompagné de M. Solomon et de plusieurs invités, ont déjeuné et dîné au restaurant de la Villa Igiea.

Un temps merveilleux favorise les fêtes du Carnaval, et les fervents du sport en profitent également pour se livrer matin et soir aux joies du golf et du tennis.

,Les thés dansants et le Skating-Rink du Cercle des Etrangers sont plus animés et plus

suivis que jamais, et les billets s'enlèvent pour la fête de charité de dimanche organisée sous le haut patronage de Donna Franca Florio. Un bal d'enfants aura lieu le 28 février, avec de nombreuses surprises.

CERCLES

A la Société' artistique des amateurs, le marquis de Montferrier fera samedi prochain, pour les sociétaires, dans la salle de la Comédie-Royale, une conférence sur « la Danse », accompagnée de projections photographiques et suivie de danses exécutées par Mlles Chasles et Meunier, et M. Pierre Margueritte.

Le cercle Volney ouvrira, samedi prochain, son exposition annuelle d'aquarelles et de pastels.

MARIAGES

mariage de M. H. Herman Harjes avec Mme Benyind Gilpin a été célébré hier, à midi, dans l'intimité, à l'église américaine, rue de Berri.

Les témoins de Mme Gilpin étaient S. Exe. M. Bacon, ambassadeur des Etats-Unis à Paris, et M. Robert E. Strawbridge, son beaù-frére ceux de M. Harjes étaient M.John H. Harjes junior, son frère, et M. R. Fournier-Sarlovèze.

Le mariage de M. Paul Duval-Arnould, fils du conseiller municipal de Paris, avec Mlle Marie-Louise Parmentier, sera célébré mercredi à midi, en l'église Saint-Sulpice. Un certain nombre de billets confiés à la poste n'étant pas parvenus, les personnes qui sont en relations avec les deux familles, sont priées de se considérer comme invitées. Nous sommes heureux d'annoncer les fiançailles de Mlle Pierrette Carrier-Belleuse, la charmante fille du maître pastelliste Pierre Carrier-Belle,use, avec M. Georges Bourgier, fils du sympathique directeur de la Compagnie d'assurances <r. la Grêle ».

En l'église de Morlincourt a été célébré le mariage de Mlle Magdeleine de Roùey, fille de M. de Roucy, maire de Morlincourt, avec M. de Chauvenet. Les témoins du marié étaient le général de Chauvenet, son oncle, et M. de Chauvenet, lieutenant au 23e dragons à Reims, son frère ceux de la mariée la comtesse de Fautercau née de Chauvenet, sa tante, et le comte de Labbé de Montais, son

'oncle. ̃.

̃ L'arcliiprétre Mîlly, curé de l'église Saint-Amable, à Riom, a béni en cette église le mariage de M. Abel Le Brun du Rozet, fils de M. Le Brun du Rozet, avec Mlle Marie-Thérèse de^ La Garde de Saignes, fille de la baronne Raoul de La Garde de Saignes. Les témoins du marié étaient MM. Elie Le Brun, son frère, et Emmanuel Grellichede Guérin, son beau-frère ceux de la mariée M. de Bord et le commandant de Latapie, ses oncles.

DEUIL

Hier, à dix heures, en l'église Sain.t-Honoré d'Eylau, ont' été célébrées les obsèques de la comtesse Bernard âc ,Montesquiau-Fe^ensac, née de Beaune. La levée du corps a été faite' et l'absoute a été donnée par l'abbé Soulange-Bodin, chanoine honoraire, curé de la paroisse, et la messe, a étôdice par l'abbé de Cauvigny, curé de Ballancourt (Seine-etOise). Le deuil était conduit par le comte Lionel de Montesquiou-Fezehsac et le comte Gaston de Montesquiou-Fezensac, ses fils. Dans l'assistance

Duc et duchesse de La, Rochefoucauld, duc et duchesse d'Albuféra, princesse Sarsina, comte et comtesse Greffulhe, prince Alexandre de Caramun-Chimay, prince et princesse Gérard de Faucigny-Lucinge, duc et duchesse de Fezensac, marquis et marquise de Modène, prince et princesse de Carini-Villai'éale, prince et princesse de Fauciçny-Lucinge, marquise de Saint-Paul, duc do Guiçhç, princesse de La Tour d'Auvergne née Pleumartin, prince de La Tour d'Auvergne, prineo et princesse Capece ZurLo, duc -do Pozzo di Borgo, prince H. de Broglie, duchesse de La :RôdhOt&uyon douairière, duc et duchesso de La Rocho-Guyon, duc et duchesse de Trévise, marquis et marquise de Monteynard, M. et Mme Marc Froment-Mourice, baron et baronne de Traversas, comtesse Guy de Bonvouloir, comte et comtessse Gaspard de Miramon, comte et comtesse do Rougemont, comte et comtesse Ludovic de Miculle, marquis et marquise de Broc, M. et MmeJ. de Pommereau, baron et baronne Jean de Neul'ville, baron et baronne de Fonscolombe. comte Jean de Montebello, comte J. Aymer de La Chevalerie, Mme Le G hait, comte et comtesse de Terves, marquis et marquise de Saint-Maurice, baron et baronne J. de Coral, M. et Mme Paul Musurus, marquis et marquise de Ferrières, comtesse L. Le Gonidec de Tressan, marquis de Biliotti, comtesse A. de Montaigu, comte Pierre de l'ange, comte et comtesse Louis d'Harcourt, comte Lanjuinais, comte de Brossin, de Méré vicomte et vicomtesse ïlenr.v de France, marquise de LaMoussaye,vicomtoetvicotntessft, de Vernoaux, marquis et marquise de Ranst, marquis et marquise d'Kvragues, comte de Bonvouloir, sir Henry et lady, Austin Lee, marquise de Brant-es, marquise' de Montesquiou-Fezcnsac née Rohan-Chabot, marquis et marquise d'Argenson, comte st comtesse J. d'Aramon, comte et comtesse Ch. de Caraman, comtesse H. de Boisgelin, marquis et marquise du Crozet, vicomte et vicomtesse Paul de Chabot, comte Hubert de La Rochefoucauld, comte et comtesse de Durfort, comte et comtesse de Vanssay comte et comtesse Ilocquart de Turtot, comtesse de Miramon-Fargues douairière, g-oné,ral vicomte de Kerdrel, comte Fieury, marquis da Trévise. comte et comtesse de Saint-Sauveur, comto O. 'd'Elva, M. de Carrëre, M. Brooks, comte H. de Chantérac, comte G. de Ohantérac, etc., etc.

L'inhumation a eu lieu au cimetière du Pèrc-Lachaise.

Hier, à dis heures, en la basilique SainteClotilde, a été célébré un service pour le repos de l'âme du vicomte Anatole-Fernand de Bonneval, ancien député de l'Indre. La messe a été dite par l'abbé Dadon, vicaire de la paroisse, et l'absoute a été donnée par l'abbé Clément, secrétaire de l'archevfché, représentant Sa Grandeur Mgr Amette, archevêque de Paris.

M. Alexandre Moll, le père du héros du Onadaï, est mort hier, âgé de quatre-vingtquatre ans.

On n'a pas oublié la belle attitude qu'il eut lors de la mort de son fils. Le malheur l'avait cruellement frappé. Il habitait une maison modeste, rue de la Verrerie. C'est là qu'il a succombé, des suites de son dur chagrin. Les obsèques de M. Louis Brenot, ancien conseiller municipal, ont eu lieu hier. M. 'Emile Massard, secrétaire du Conseil municipal, a prononcé une émouvante allocution. Nous avons le regret d'apprendre la mort de M. Pierre Gey, chef des services financiers du journal la' Liberté, décédé hier matin son domicile, <), rue Blanche, dans sa soixante-troisième année.

M. Gey avait été sous-préfet et avait quitté l'administration après les élections de 1877 qui mirent fin au régime de l'ordre moral. M. Emile de Bâcher, maire de Noordpeene (Nord), chevalier de l'ordre de SaintGrégoire-le-Grand, est décédé en son domicile à Paris, rué de Longchamp.

Ses obsèques auront lieu vendredi, à dix heures, en l'église de Noordpeene.

Nous apprenons le décès de la générale de Bovet, née Audebert, décédée dimanche, après une longue et cruelle maladie. Elle était, la mère de notre confrère Marie-Anne.de Bovet, marquise Guy,de Boishébert. `

Esprit des plus distingués, Mme de Bovet avait elle-même écrit quelques livres charmants.' Les obsèques auront lieu dans«ia plus stricte intimité. » Mme Pierre CarUron, femme de M. Pierre -Carteron, ministre de France en Uruguay, est décédée à Montevideo, dimanche dernier, à la suite d'une courte maladie. La dépouille mortelle sera incessamment ramenée en France, où un service funèbre sera célébré à Paris, le mois prochain. ̃ "Le comte Xavier de Chavagnac, conseiller référendaire à la Cour ,des comptes, chevalier de la Légion d'honneur, vient de mou-

rie en son domicile de la rue de Varenne, à l'âge de soixante-cinq ans. Il avait épousjS Mlle de Valanglart et faisait partie )dê la, Société artistique des amateurs et du Cercle agricole. ï] Nous apprenons la mort De; Mme Louis Morin, mère de M. Gustave Morin,;àncieh bâtonnier des avocats près la Cour d*ippel d'Angers, décédée, dans cette ville, a l'âge de soixante-dix-neuf ans; De M. Ludovic de La Forest, décédé dans sa quatrevingt-quatrième année, au château de Villeau-Sénéchal (Ille-et- Vilaine) ses obsèques seront célébrées demain en l'église parois?siale d'Irôdouër.

E. Delaroolie.

Tragique incident de grève Un grave incident s'est produit hier matin, a Gennevilliers. Des grévistes, poursuivant la « chasse aux, renards a ont brutalisé des ouvriers qui serendaient à leur travail. L'un de ceux-ci a tiré deux coups de revolver sur ses agresseurs. Malheureusement,, il a tué un charretier qui, passait.

.̃.»•«̃

Cent cinquante ouvriers de l'usine d'automobiles Chenard et Walcker, à Gennevilliers, sont en grève depuis trois semaines. Une centaine de leurs camarades- ne voulurent pas suivre le mouvement. Et, ces jours derniers, il y eut, entre rouges et jaunes, des incidents nombreux.

Dimanche soir, -les grévistes tinrent une réunion à la salle Prosper, rue des Grésillons. Ils décidèrent qu'ils empêcheraient « par tous les moyens » les jaunes de travailler. Puis ils sortirent de lu. salle en chantant l'Internationale, et se dirigèrent vers l'usine.

Mais lo commissaire de police d'Asnières, M. Gayral, fit barrer les rues. Et il adressa un discours aux manifestants, qu'il engagea à rester calmes. Ils protestèrent de leurs intentions pacifiques, et, pour les prouver, repoussèrent aussitôt les agents qui interdisaient le passage.' Une violente bousculade eut lieu. Les grévistes furent enfin éloignés.

Ils se formèrent en colonne, et rebroussèrent chemin jusqu'à la place Voltaire, où se trouve une salle de cinématographe. Ils tinrent dans ce lieu une nouvelle réunion, qui prit fin vers huit heures, au moment où allait avoir lieu la rentrée des travailleurs à l'usine. Vainement, les grévistes essayèrent de forcer les barrages à nouveau. Alors, ils prirent le parti de se faufiler un par un dans la rue de Paris. Ils y réussirent en assez grand nombre. Et leur troupe ne tarda pas à rencontrer, au coin de la rue du Bac, un groupe de jaunes. Une bagarre s'engagea aussitôt. Parmi les travailleurs se trouvait un jeune homme de dix-neuf ans, Paul Monnier. Il est employé depuis deux ans à l'usine, où travaillent aussi son beau-frère, et un parent de celui-ci qui est contremaître.

Il avait, -ces jours derniers, été menacé plusieurs fois. Il affirme que les grévistes avaient dit « On l'aura, le petit Monnier '̃ Alors, avant de sortir de chez lui, il avait pris un revolver pour se défendre, Les rouges se jetèrent sur ses camarades et lui, qui essayèrent d'abprd, de' s'enfuir. Mais leurs adversaires les rejoignirent, et l'un d'eux, ayant saisi Monnier, la frappa brutalement à coups s de pied. Il allait le renverser, lorsque le jeune homme sortit son revolver de sa poche et tira à deux reprises.

comme j'allais tomber, j ai eu peur. Alors, je me suis rappelé que j'avais un revolver. Çà m'a fait comme un éclair. Je l'ai pris dans ma poche et j'ai tiré dans le tas. »

Les balles n'atteignirent aucun des agresseurs et allèrent frapper un charretier, nommé Benoit, qui passait dans la rue, conduisant une voiture de charbon. Le malheureux reçut une balle en plein cœur et 1 autre dans, la 'bouche On le transporta dans une pharmacie .voisine, où il expira. C'était -un- employé actif et honnête, au service du même patron depuis plusieurs années.

Cependant les grévistes, ivres de fureur, se jetèrent sur Monnier. Ils l'auraient lynclié si des agents n'étaient intervenus. Ces agents durent soutenir une lutte pour dégager le jeune homme et le conduire au commissariat. Deux d'entre eux, Laurier et Tondu, furent assez gravement blessés au. visage.

Oa a arrêté l'un des grévistes, Armand Ponsin, demeurant G,- rue Roussel, à Paris. Il est convaincu d avoir blessé l'agent Tondu..̃-•̃̃ Monnier a déclaré avoir agi en cas de légitime défense. Et, quand le fait sera judiciairement prouve, il ne pourra être poursuivi.

̃•• -»-*• Jean de Paris,

LA CHAMBRE » •/••̃larndi 20 février. "•

L'INSTRUCTION ,.PUB.LIQUE Le spectacle, très coupé, de ce matin, offre peu d'intérêt; II s'agit de toutes petites réformes, '0(1 la préoccupation électorale joue le 'prihcipal rôle et qui semblent plutôt côpipùrlér des conversations de cabineX. qu'une discussion budgétaire. Quand .on .aura, .transformé les répétiteurs des. collèges en professeurs adjoints, comme- le demande M. Abrîeh Veber, aura-t-on réalisé un grand progrès ? Et la transformation des chaires de collèges de second ordre en chaires de premier ordre, croit-on que l'instruction y aura-beaucoup gagné? L'administration ayant renouvelé ses traités triennaux avec les collèges, quelques députés ont demandé un supplément de crédit. Le rapporteur a déclaré que ce n'était pas nécessaire. N'importe! Ils ne sont pas contents.

M. Germain Périer, qui est pourtant un bon républicain, aurait voulu qu'o'n permit aux professeurs de collège de donner des leçons dans des pensionnats libres; il y voyait un excellent moyen de faire pénétrer renseignement univèrsitaire dans ces établissements mais le ministre n'admet pas ce qu'il appelle une concurrence à l'Etat.

En réalité, il n'y a à retenir de ce débat un peu confus que'les observations échangées à propos des bourses. M. Bedouce a, dit qu'il y avait « trop de piston Il dans cette'affaire et, d'autre part, M. Pradet-Bala4e s'est plaint qu'on demandât aux préfets des notes politiques sur les candidats boursiers." « On dirait, en vérité, qu'on ne peut rien faire dans

ce pays, sans consulter les préfets et sans mêler la politique à tout. Les bourses ne doivent être ni une récompense, ni une aumône, mais un droit résultant d'un concours pédagogique ». Ce bon conseil a été généreusement applaudi 'par une foule de députés qui n'en tiendront aucun compte. S'il faut en croire M. Bedouce, « un cancre avéré, mais recommandé, a le pas sur un élève intelligent et laborieux ».

Quant au rapporteur, il a dit le vrai mot « On critique le rôle des préfets; est-on bien sûr que les conseil municipaux échappent davantage aux préoccupations politiques? »

92 chapitres sont votés. C'est .quelque chose: mais la Chambre n'a pas encore abordé l'énorme bloc de l'enseignement primaire et Dieu sait ce qu'il nous réserve.

̃' "'•, '•

M. Mahieu commence. Il présente un projet de résolution dans lequel il invite le gouvernement'à rappeler aux instituteurs que leur droit strict'est de maintenir dans leur école l'emploi des livres « dits condamnés ». M. Mahieu, député de la Manche, représente Cherbourg. Le ministre répond qu'on peut compter sur sa vigilance pour faire respecter lelibre choix des instituteurs en dehors de toute influence politique ou religieuse. Mais MiMahieu demande davantage et un de ses collègues de la Manche, M. Dior, le lui fait remarquer; ce qui n'empêche pas la Chambre de voter le projet de résolution. C est encore une équivoque. A son tour, M. Andrieux développe une motion qui a au moins le mérite de ne pas prêter aux malentendus. Elle consiste à négliger absolument les interventions parlementaires dans la nomination du personnel. ^Ces ingérences constituent, à ses yeux, le moins justifié des favoritismes et elles aboutissent quelquefois à de regrettables déplacements d'office.

On croira sans peine que l'orateur a orné cette thèse de tous les agréments de son esprit. v °

M. Andrieux. II y a dans presque toutes les communes un personnage important qui parle volontiers des intérêts de la République dont. il se proclame le défenseur. Je ne l'appellerai pas tyranneau de village ne voulant pas me brouiller avec lui. Je l'appelle mon cher ami et il me le rend.

Mais l'influence qu'il s'arroge pèse lourde- ment sur tous les fonctionnaires des com- munes, surtout sur l'instituteur. Il écrit au député.

M. Rozier. Cela a un sel particulier. Le marchandage flétri par un ancien préfet do police

M. Andrieux. J'ai été préfet de police et mon interlocuteur le sait, mais moi, j'ignore s'il a fait partie de la police. (On rit.) M. Rozier. Je n'ai jamais participé ni comme préfet, ni* comme subordonné, a une œuvro de police.

M. Andrieux. Vous conviendrez au moins que la prescription trentenaire m'est acquise. (Nouveaux rires.)

J ajoute que les prétextes ne manquent jamais pour frapper un instituteur qui a déplu. Les prétextes changent, mais l'injustice reste. (Très bien! très bien !)

Le ministre n'a pas contesté le principe des réclamations de M. Andrieux. Il renouvellera au besoin les instructions de ses prédécesseurs. La motion a été renvoyée, pour enterrement, à la commissioji de la réforme administra- tive; mais il a fallu pointer et elle; a rëcueilli 237 voix contre 291. M. Andrieux n'en a pas moins une. façon toute familière de causer qui repose avantageusement de la solennité environnante. Les projets de résolution pléuvent. M. Thierry-Gazes propose de développer l'enseignement agricole à l'école primaire. Adopté.

M. Ellen-Prevost demande que les instituteurs et les institutrices soient nommés par les inspecteurs d'académie et non plus par les préfets. Une demidouzaine de députés s'associent à sa requête. « La question est posée depuis longtemps, il faut en finir, dit M. Millevoyc. L'instituteur doit être mis en dehors des partis pour rentrer dans son rôle national ». Le rapporteur et le ministre résistent sans résister, mais ils résistent tout de même. mollement. Seul, M. Klotz, ministre des finances, risque bravement une franche opposition. La motion n'ayant aucun caractère budgétaire, il n'admet pas que des textes improvisés viennent troubler le débat et il insiste pour le renvoi à la commission de l'enseignement.

Peine perdue, la Chambre a fait son siège. Le renvoi est repoussé par 321 'voix contre 2i7 et la motion est adoptée, au fond, par 368 voix contre 91. Je vous le disais bien avec ce monceau de vœux stériles on n'a voté que trois chapitres.

Pas-Perdus.

Autour de la politique

Le débat d'aujourd'hui

Aurons-nous, cet après-midi, une séance intéressante et mouvementée"? C'est possible.. Doux raisons, en tout cas, peuvent le laisser supposer. La Chambre a décidé de discuter à deux heures les crédits nécessaires à la mise en chantiers des nouveaux cuirassés. A ce propos, on parle de controverses assez vives qui peuvent s'engager et qui ne manqueront pas d'animer le débat.

Mais il y a une proposition plus grave et qui va, incontestablement, si elle vient, surexciter les passions et prolonger la séance au delà des limites habituelles. C'est le projet de résolution déposé par M. Engerand, député du Calvados, qui tend ù la nomination d'une commission d'enquête parlementaire, chargée d'établir les responsabilités dans les catastrophes dont l'Ouest-Etat a la douloureuse spécialité.

M. Engerand a déposa sur le bureau de la Chambre sa proposition de résolution, et aux termes du règlement cette proposition doit être discutée à la fin de la séance.

Si l'honorable député du Calvados est toujours dans les mêmes intentions et rien no nous fait supposer qu'il les ait modifiées le débat viendra donc vers six heures ou sept heures du soir. Il menace d'être long, car M. Jaurès a l'intention de demander à la Chambre d'étendre cette enquête à toutes les Compagnies de chemins de fer.

D'autre part le gouvernement s'opposera à l'adoption de ce projet de résolution et posera'la question de confiance.

On voit donc l'importance que pourra prendre la discussion, a une heure, du reste, assez tardive.

Maintenant, M. Engerand, sans renoncer à sa motion, peut, en raison de la longueur du débat sur les cuirasêés, qui va évidemment englober le programme naval tout entier, accepter le renvoi de là discussion à une autre séance.

Ce serait donc, en ce cas, partiejremise. Jusqu'à présent les choses sont en L'état et l'on ne peut prévoir encore si nous aurons

cette double discussion qui agite vivement les milieux parlementaires.

L'Ouest-Etat

Le ministre des travaux publics a été entendu hier parla commission chargée d'examiner tes projets d'organisation du réseau racheté.

M. Claveille, le nouveau directeur des Chemins de fçr de l'Etat, assistait à cette entrevue.

M. Puech a tout d'abord donné quelques indications sur les mesures qui ont été prises au Conseil des ministres de samedi, relativement à la réorganisation des services du, réseau de l'Etat, et indiqué'pour quels motifs il avait cru devoir se séparer- de M. Beaugoy.

Le ministre a ensuite parlé des nombreux accidents qui se sont produits depuis plusieurs mois sur le réseau et fait connaître les différentes raisons auxquelles ils ont pu être attribués; il a notamment dit quelques mots des Pacific et annoncé qu'il avait envoyé, k bord de ces locomotives, un ingénieur chargé d'examiner la visibilité des signaux du haut de ces machines.

M. Puech a, en terminant, présenté M. Claveille à la commission, en faisant du nouveau directeur des Chemins de fer de l'Etat, le plus grand éloge.

Les papiers personnels

de Waldeck-Rousseau

Après avoir publié les documents relatifs aux événements de l'été de 1899, le Matin reproduit ces deux lettres échangées entre M. Drumont et Waldeck-Rousseau, au sujet des réparations à effectuer dans une église chambre des députés 28 octobre 1899. Monsieur le ministre,

Vous penserez sans doute que ce digne ecclésiastique fait preuve d'une ignorance touchante des choses de' la vie temporelle en supposant qu'à l'heure actuelle ma recommandation puisse lut être de quelque utilité.

Je crois néanmoins devoir vous transmettre sa lettre, car tout arrive, et si son église tombait, je préfère que la responsabilité en retombe sur vous plutôt que sur moi.

Je vous, prie de vouloir bien remarquer, monsieur le ministre, qu'Afl'reville n'est pas dans la circonscription que j'ai l'honneur de représenter, et qu'en attirant votre attention sur cette égliso je ne suis guidé par aucune amère-ponséo électorale.

Veuillez, agréer, monsieur le. ministre, etc. Edouard Drumont.

A quoi Waldeck-Rousseau répondait Monsieur le député,

Le curé d'Affreville me paraît, en effet, suivre d'un peu loin la marche des événements politiques. Toutefois, co qui ne change pas, c'est le devoir de l'Etat d'examiner les affaires en ellesmêmes et d'empêcher les plafonds des églises de tomber sur la tète des fidèles, et je me hâte de donner des instructions pour que ce malheur soit évité.

Veuillez agréer, monsieur le député, etc. Waldeck-Rousseau.

Les échéances du 1er mars

On se souvient qu'un certain nombre de députés socialistes avaient déposé une proposition de loi prorogeant jusqu'au 2 mars les échéances du 28 février et du 1er mars, en raison des fêtes du mardi gras. M. Jean Dupuy, ministre du commerce, vient de faire connaître aux auteurs de la proposition qu'il acceptait sous réserve que la prorogation des échéances ne pourrait al-

ler au delà du 1er mars.

ler au delà du le, mars. Auguste Avril.

NOTRE DOUBLE ou le cinématographe parlant C'est un miracle ravissant et terrible. Maintenant, chacun de nous peut avoir devant lui son double »,q,ui répète ses mois avec les intonations spéciales de sa voix, qui recommence ses gf-stes avec les mouvements spéciaux de son corps, qui revit sa vie. Dostoïevsky en eût supprimé son roman 1

On cherchait, depuis longtemps, à combiner cet écho qu'est le phonographe et ce miroir qu est le' cinématographe. Pour obtenir l'illusion humaine, animale,-par exemple l'émission de la voix à l'instant même de l'ouverture des lèvres,-il fallait obtenir un synchronisme parfait, une concordance précise entre les deux appareils. Lorsque l'homme s'approchait du phonographe pour l'impressionner en. parlant devant le pavilIon, on ne pouvait le cinématographier dans cette attitude, qui manquait de naturel. La difficulté se trouvait donc dans l'enregistrement des sons une distance suffisante, et dans l'amplification des sons enregistrés. Si on ne parvenait pas à la vaincre, on .devait se contenter de reproduire d'abord la voix, puis de photographier les gestes et de rétablir ensuite, en les combinant, les deux reproductions. Mais ce n'était, en somme, qu'un artifice il donnait une illusion complète, mais non la réalisation évidente. Pour cette réalisation, il fallait- inventer ^enregistrement simultané. C'est à cette invention que M. Gaumont s'est consacré depuis'des années. Dès 1902, il communiquait ses résultats à. la Société de photographie, puis il montrait ses phonoscènes. Depuis, M. L. Gaumont et ses collaborateurs sont parvenus à compléter l'invention par l'enregistrement phonographique à plusieurs' mètres du phonographe.

Le 27 décembre dernier, les membres de l'Académie des sciences réunis -en séance ordinaire du lundi, virent l'image de leur éminent collègue le docteur d'Arsonval s'animer sur l'écran, en même temps qu'ils l'entendaient commenter l'invention nouvelle. Et le docteur d'Arsonval était assis au milieu d'eux, immobile et muet en face de son « double » gesticulant et parlant L7Zlustration publia une photographie de ce spectacle merveilleux et émouvant. Désormais, l'immortalité et le don d'ubiquité1 nous appartiennent. Orateurs et professeurs seront multipliés en autant de reproductions vivantes. Et la mort, mon Dieu, n'est plus qu'une convention.

Telle est la nouvelle victoire du génie français. Malgré les.informations venues d'Amérique, et qui veulent ajouter à la gloire d'Edison le nouveau monopole du cinématographe parlant, 1 invention de M. Gaumont et ses collaborateurs, a été progressivement préparée en France depuis 1902, et y fut expérimentée pour la première fois dans le monde.

Gaston Davenay.

AFFAIRES. MILITAIRES Un étudiant décoré. Le jeune étudiant en médecine Steinhelmer, qui avait dûsubir l'amputation'du bras, à la suite d'une piqûre anatomique reçue au chevet (l'un maade qu'il soignait à l'hôpital militaire de Lyon, a été décoré de la médaille militaire. Le général Guérin ,lui a remis, dimanche, l'insigne de cette distinction.

Les réservistes du service auxiliaire. Ces militaires, apr.ôs. leur passage dans les Réserves, seront désormais convoqués comme

ceux du service armé, mais employés à, des services spéciaux, le service de recrutement, par exemple.

Gazette des Tribunaux

COUR D'ASSISES DES Alpes-Maritimes L'affaire Brengues.

(Par dépêëhs de notre envoyé spéc/a/) ̃• Nice, 20 février.

Comment dans cette ville en liesse peut-on juger une affaire capitale Comment dans cette 'cité qui déborde de rie, qui hurle de Joie, quelqu'un a-t-ilpu, a-t-il osé crier « A mort! » en pleine Cour d'assises ? Dans quelques heures, un procureur de la République demandera une: tête, un échafaud dressé, du sang versé sur une de ces places, aujourd'hui jonchées de fleurs et parsemées de confettis.

Il y a quelque chose de paradoxal, et douloureux aussi, dans cette œuvre de justice en plein carnaval. On réclame la mort d'un homme dans une ville ivre de joie, d'une. joie qui, bondit, exulte dans un frémissement de gaieté et de plaisir l Nice est,. en effet, depuis deux jours, un des endroits du monde où le pouls humain. '.bat, le plus vite. Depuis Marseille et depuis Gênes, c'est la ruée formidable ,de toute une foule. vers le plaisir. Il n'y a pas à Paris do journée du Grand Prix qui puisse donner l'impression de cette cohue humaine inondant les gares et les rues, prenant d'assaut les tramways et les voitures, envahissant les restaurants "et les cafés. Foule policée d'ailleurs; -disciplinée, aimable, avec un je ne sais quoi d'élégant, de distingué que n'ont jamais nos cohues boulevarclières un jour decarnaval. Ici, c'est la comédie italienne lâchée en pleine rue. Stenterello et Pulcinella, au détour d'une ruelle, donnent des sérénades sous des balcons pë'urîs de mimosa. A la gare, des doges de Venise en manteau rouge, font gravement enregistrer leurs bagages. Les masques envahissent lès trains, et tout le long de la ligne, ce ne sont que sérénades sous les cactus de SaintJean ou sous les palmiers de Beau lieu. Des dominos jaunes, rosés, noirs ou verts mandent des mandarines et des oranges. Des voitures circulent remplies de masques et garnies de fleurs. Arlequin règne et Polichinelle est roi. C'est une débauche de couleurs; une ville entière déguisée, costumée, se pâmant do plaisir, sous le poudroiement du soleil et dans le parfum des fleurs.

Une odeur de volupté flotte parmi ces serpentins qui s'accrochent aux arbres, parmi ces confettis qui voltigent dans ce soleil qui resplendit sur la mer bleue. La joie estpartout sur les. visages des femmes en toilettes claires, sur les maisons blanches aux balcons fleuris, sur les costumes chatoyants. C'est la folie et c'est la griserie des parfums et de la beauté. ̃_

Toute la côte avec ses hôtels, ses villas, ses casinos, fré,mit d'un long frisson de volupté. C'est le carnaval avec sa vie intense, son soleil ses musiques, ses couleurs et, ses parfums.

Le Carnaval s'en va, les roses sont écloses. Icl-le Carnaval arrive et. les..roses, embaument. ̃ Hier, partout dans les avênùescommo dans les ruelles, c'étaient des funfares bruyantes ou des murmures de guitare, des bourdonnements de mandolines, une foule en délire.

Aujourd'hui, on juge un homme dont on veut faire tomber la tête. L'antithèse est. facile et douloureuse aussi entre cette joie de la veille et cette œuvre de justice du lendemain. Ces juges qui applaudissaient S. M. Carnaval XXXIX, en carton pâte, vont aujourd hui faire respecter la loi, châtier le crime ou faire triompher l'innocence « au nom du peuple français ». Des masques joyeux hier, de graves juges aujourd'hui, telle est la vie partout, toujours. 1t Cette même foule qui, hier, se pressait sur le parcours des chars et applaudissait les masques, entoure aujourd hui, près du Palais de Justice, la voiture qui transporte le docteur Brengues, et après les cris de joie, voici de nouveau les cris de mort. Brengues est un singulier accuse. Presque impassible devant des témoins qui l'accablent, comme Henriette Laurent, la femme de chambre qui est venue nous dire que, la nuit du crime, son maître n'avait pas couché chez lui. il se redresse lorsqu'un médecin vient à la barre. Il se souvient qu'il est docteur, et engagé avec son confrère des discussions scientifiques. Le docteur Gruzu a, en effet, soigne Brerigues dans sa prison. Il l'a trouvé malade. Son foie est atrophié. Il est atteint de tuberculose et de sénilité précoce. '̃•'̃'• -A quel âge, demande le président, vient normalement la sénilité?

Hntre soixante et soixante-cinq ans, répond le médecin, qui est jeune.

Le' président, qui est plus âgé, sourit et réplique

Mais on peut avoir soixante ans et na pas être déprimé. Avez-vous entendu Brengues se défendre- '•

Non., -?' ••'•

Si Brengues est atteint de sénilité.Jl répond avec la plus parfaite présence d'esprit ;'ïl discute. Un de ses confrères est à la barrefëtul en profite

Avez-v.ous,1 -.docteur dit-il, remarqué l'absence de réflexes d«ns ma jambe droite ? J'ai, de ce: cûté,. fes* muscles atrophiés, à la suite d'unè.ffactùré de la rotule: Et Brengues nous dira que, marchant difficilement, il n'aurait pu, en si peu de temps, conîmettre son crime et reprendre son train. Mais le docteur n'a pas examiné ses jambesj et ne sait pas comment Brenguçs peut marcher.

Et cet accusé qui discute, fait de la science, parle de tendons, de réflexes rotuliens, d atrophie musculaire, aurait, paraît-il, été Si malade hier 'qu'il aurait failli mourir.. Le docteur Malgat, hier, dimanche, fuV. nous dit-il, appelé d'urgqnee à la prison. Brengues avait une crise de vomissements. Il avait aussi de l'asystolie cardiaque.

Pendant quelques heures, dit le témoin, Brengues fut .en grand danger.

Immédiatement l'accusé intervient. –On a beaucoup parlé des thermomètres de la prison. On a dit que je les avais fait monter pour simuler de la fièvre. Or ces thermomètres de la prison ne valent rien. On les a payés trop, bon marché. Hier, le brigadier qui m'a tàté le pouls et pris ma tempé-


Nature, a trouvé cinquante-six pulsations et 39° de fièvre. Or j'avais de l'asystolie et elle ne donne pas de fièvre, je l'ai dit. J'ai fait reprendre ma- température.» Elle était de 36». Ces thermomètres varient trop souvent. Quelques témoins, d'une importance assez, médiocre, des ancienà amis du docteur Brengues, viennent nous dire qu'il'ëst le meilleur et le plus généreux des hommes, le plus doux et le plus incapable, d& commettre un crime, surtout pour une question d'intérêt.

B^engues prétend avoir été à Milhaud la veille du crime, ce qui rendrait impossible sa présence à Nice le dimanche de Pâques.' Mais ce" dlma'nche-là, dans le train- de Tarascon à Nîmes,- un témoin l'a vu et déclare formellement le reconnaître. C'est M. Richard, banquier à Orange. Il -est catégorique. Mais a-t-il bien vu? Selon lui, Brengues avait un chapeau mou et était revêtu d'un cachepoussière. Or, les témoins qui, dans la nuit <3u crime, ontj rue Gubernatis, entrevu rapidement l'assassin, croient qu'il portait une casquette. On devine le parti que pourra tirer lot défense de ces déclarations. Gest même, dans ce procès, la seule chose utile en faveur du docteur Brengues.

Mais que' vaut une reconnaissance, bien que formelle comme celle de M. Richard, lorsqu'on a> comme lui, dans un compartiment complet, aperçu, entrevu d'un œil distrait un voyageur ? Peut-on avec cette assurance capable de fhire tomber une tête venir déclarer qu'on le reconnaît? M. Richard n'a aucune hésitation. D'ailleurs, la physionomie de Brengues est caractéristique. La femme est moins catégorique. Elle regarde l'accusé longuement.

Noji, je ne le reconnais pas.

Mais vous l'avez mal vu, réplique le procureur, M. Lafon du Cluzeau, vous étiez à côté de lui. Votre mari, lui, était en face de Brengues.

Ou étiez-vous placé, Brengues ? demande le président.

Mais je n'étais pas dans le train, ré- pond l'accusé du tac au tac.

C'est vrai, réplique le président. On rit, et le président tout le premier. Ce n'était point un piège qu il tendait à l'accusé. La question est venue trop spontanément sur ses lèvres. D'ailleurs il faut louer M. Audibert de son impartialité. 11 préside avec une netteté, une fermeté bien rare aujourd'hui chez les présidents d'Assises. Il a une noble idée, de la gravité de l'élévation de ses fonctions, qu'il tient à faire respecter, et cela toujours avec une bonne grâce souriante.

On a beaucoup bavardé, potiné aux heures de l'apéritif, dans les cafés de Nîmes et de Nice, au sujet du procès du docteur Brengues. Un témoin, M. Goubaud, nous dit

Le jour où le procès fut remis une première fois, j'étais en train de prendre l'apéritif. J'étais là avec plusieurs personnes, M. Ducros, M. Richard, et quelqu'un dit « Oh ce procès devait être remis. J'en suis sûr. Je viens de quitter le procureur et M0 Lairolle, avocat de Mme Charlois. Il y a eu six jurés achetés par la défense.

Qu'importe ce qu'on a dit dans les cafés, réplique le procureur. Je n'ai vu personne et parlé à personne.

-Ni moi, ajoute Me Lairolle. D'ailleurs ma patience a des bornes. Il s'agit de savoir si Brengues est coupable ou non, et non pas de conversations,aux heures de l'apéritif. M.* Ducros. "vient a la barre. Le jour où l'affaire fut renvoyée, quelqu'un qu'il ne connaît pas, dans la rue lui frappa sur l'épaule et lui dit « J étais juré, j'ai la conviction que quelques-uns ont été achetés ». L'incident d'ailleurs ne semble avoir aucune espèce d'importance et l'on ne saura jamais quel était cet inconnu qui, dans les rues de Nice, frappait sur l'épaule des témoins.

La défense avait fait citer Mme Brengues. Ce fut, à la fois violent, pénible et inutile. Quand on appelle en Cour d'assises des mères, des, femmes ou des fils, ils ne, peuvent apporter que ce qu'ils ont de meilleur, leur tendresse et leurs larmes. Mme Brengues apporta toute sa colère, toute sa rancœur contre le Parquet, contre les juges qui n'ont pas voulu reconnaître 1 innocence de son mari.,Elle a essayé par tous les moyens de le sauver. On connaît ses visites chez les témoins. On ne saurait les lui reprocher. Elle a voulu sauver son mari. C'était son devoir. Mais était-ce bien utile de nous montrer en Cour d'assises son visage irrité ? Mme Brengues est une petite personne, brune, un peu sèche, pas laide, mais sans grâce, au visage énergique, aux yeux durs, à la parole brève et coupante. Elle pourrait apporter ici son émotion, montrer son cœur torturé par l'accusation terrible qui pèse sur son mari. Elle n'apporte que de la violence. D'un pas ferme, elle s'avance à la barre, regarde bien en face le président et les jurés

J'ai à dire que dans la nuit du samedi au dimanche mon mari se trouvait chez moi. La bonne Henriette Laurent nous a servi nos deux dîners.

Rappelez Henriette Laurent, dit le président..

Et l'ancienne domestique du docteur Brengues s'approche du jury

.C'est inexact, monsieur, n'a pas dîné à la maison le samedi, et, le dimanche matin, son lit n'était pas défait.

Si Il a dîné. Il a couché, répond Mme Brengues. Je dis la vérité.

Et sa voix: semble un peu émue.

Et moi aussi, je dis la vérité, riposte le témoin d'une voix ferme.

Je vous assure que mon mari n'est pas coupable.

On voudrait des larmes, une émotion, rien. Les paroles de Mme Brengues ont d'inquiétantes sécheresses. Elle se tourne vers Henriette Laurent, la regarde durement de ses yeux noirs, et à voix basse, imperceptibles pour ceux qui ne sont pas tout près, des mots de violence sortent de ses lèvres. On sent qu'elle voudrait dominer son ancienne servante, imposer sa volonté à celle qui fut cinq ans sa fidèle domestique. Il y a des éclairs de haine dans «es yeux.

Regardez-moi s'écrie le président, tournez-vous vers moi! Je le veux

M. Audibert, en robe rouge, est debout, sa main est levée, comme menaçante. « Retournez-vous ». L'huissier intervient et, presque de force, oblige Mme Brengues à ne plus fixer des yeux le témoin. Rien de tout cela n émeut Mme Brengues. Son petit poing fermé s'abat sur la barre de cuivre rageusement. «~ C'est trop fort, mon mari a couché chez ]

moi le samedi. Je l'affirme. Henriette Lau,rent l'avait,dit tout d'abord. ̃• Eli oui; je l'avais dit, répond la vieille bonne, avec son accent provençal, parce que monsieur m'avait dit de le « dire et lorsque j'ai su qu'il était accusé, j'ai dit la vérité.' Mme Brengues s'irrite de plus en plus. Elle frappe du pied avec colère: Son petit poing martèle, la barre.

Mais il n'est pas coupable. On n'a rien contré mon mari, rien, pas une preuve. Faut-il, madame, dit,' d une voix triste, M. Audibert, vous parler alors de vos visites, de vos démarches auprès des témoins. J'aurais voulu n'en rien dire.

C'est faux, réplique le témoin avec énergie/ Je -n'ai vu que Mme Cottarel pour lui demander si son mari avait vu mon mari à Milhaud le samedi, et M. Cottarel avait déjà déposé. Je n'ai jamais promis d'argent. Non ? q

Non 1

Eh bien 1 allez-vous asseoir.

Rien n'est respectable comme une femme qui, môme par tous les moyens possibles, essaie de sauver son mari accusé. Mais ici on aurait voulu les larmes attendues et l'on n'a eu que de la colère les fouies qui, d'ordinaire, s'émeuvent si facilement devant toutes les douleurs humaines, et surtout féminines, n'ont eu pour Mme Brengues que des murmures.

Le docteur Brengues a, sans compter les témoins à charge, de redoutables adversaires. Ce sont M" Lairolle, avocat de la partie civile, et M. le procureur de la République, Lafon du Cluzeau, tous deux éloquents sans phrases, convaincants tous deux énergiques et sans pitié pour l'accusé. M" Lairolle a un tempérament d avocat d'assises. Ardent, combatif, il a, ce qui vaut mieux que la phrase éloquente, le mot incisif et qui porte.

Lors du premier procès, M0 Pourquery de Boisserin, engageant avec l'expert armurier une longue discussion sur le recul et la portée des revolvers Browning, M0 Lairolle résumait d'un mot la situation en disant « Tout cela, c'est ;fort bien. Mais a-t-on raté M. Charlois ? »

Il a aujourd'hui retrouvé cette même verve, et sa plaidoirie est en môme temps robuste, claire, bien ordonnée. Tout d'abord un portrait de l'accusé. Cet homme si fort de son innocence qu'il ne veut pas être jugé, invoque tous les moyens de procédure et, finalement, joue la comédie de la maladie pour jouer ses juges. Il nous montre en Brengues un être haineux, vindicatif, ayant tué Charlois parce qu'il croyait hériter de sa femme, et ensuite pour se venger d'un procès perdu. Sa culpabilité résulte de. présomptions d'abord, de preuves ensuite.

Les présomptions: l'attitude de l'accusé, les témoins, le soir du crime, l'ont entendu dans la rue Gubernatis appeler M. Charlois; ils ont reconnu un accent provençal et, à l'instruction, lorsqu'on a demandé iL Brangues de prononcer les mêmes mots, il s'y est refusé, prétendant l'épreuve vexatoire, et affirmant que son accent était gascon et non provençal.

Les preuves elles sont bien simples. D'après M" Lairolle, Brengues invoque un alibi. 11 aurait été a Nîmes, chez lui, le soir du crime, et à Milhaud, dans l'après-midi. Si l'alibi est faux, il est coupable. Or, Henriette Laurent affirme qu'il n'a pas couché chez lui. A Milhaud, personne ne 1 a vu, et, dans le train de Tarascon,. le dimanche matin, M. Richard a voyagé avec lui. A la gare de Nice, à dix heures quarante-cinq, Mme Berges l'a aperçu. Il était donc à Nice entre dix heures quarante-cinq, heure d'arrivée, et minuit quarante-huit, heure du départ, l^e crime a eu lieu à minuit moins dix. Et, en.ln, l'expert déclare que la balle extraite du cadavre, la douille trouvée dans la rue, proviennent, sans discussion possible, du revolver de Brengues.

L'arme a signé son crime, et à ce crime sans excuse vous répondrez par un verdict sans pitié.

Sans faire de redites, M. le procureur r de la République a pu intéresser l'auditoire. Sa parole est chaude, colorée, vivante. Un seul criminel, d'r-près lui, a pu tuer M. Charlois, un ennemi intime. 11 fallait, en effet, savoir, qu'en ce soir de fête, il quittait l'observatoire de Montgros pour venir à Nice, en son piedà-terre de la rue Gubernatis. Un ennemi, 1 puisque le crime n'a pas eu le vol pour mobile, mais seulement la haine. M. Charlois n'avait qu'un ennemi, son beau-frère. Il le craignait, et, allant à Aix pour entendre plaider son procès, redoutant une agression, le malheureux astronome s armait d un revolver les haines de famille sont les plus redoutables.

Et, une à' une, M. Lafon du Cluzeau reprend les charges qu'a mises en lumière Mo Lairolle. Son plan est un peu différent. Il suit Brengues dans son voyage de Nîmes a Nice. On l'aperçoit sur le quai, On le voit à l'arrivée de Nice, au retour à Tarascon, et, une fois chez lui, rentré au logis, il s'enferme avec sa femme. Henriette Laurent a l'impression que quelque chose de grave s'est passé. Mme Brengues a l'air inquiète. En effet, une dépêche est arrivée du Parquet de Nice, demandant des informations sur le docteur Brengues. Il est six heures. M. le procureur n'a pas terminé. Il finira demain. M" Pourquery de Boisserin plaidera, et le verdict sera rendu assez tard.

Georges Claretie.

NOUVELLES JUDICIAIRES

Les juges suppléants parisiens continuent à manifester fort correctement, du reste pour l'obtention d'une rétribution annuelle de 5,000 francs. Hier, quinze sur vingt d'entre eux ont été reçus par M0 Busson-Billault, bâtonnier de l'Ordre des avocats à la Cour d'appel de Paris, avec lequel ils se sont entretenus de l'intention qu'ils ont de demander leur inscription soit au stage,' soit au tableau de l'Ordre.

M" Busson-Billault à répondu qu'il soumettrait la question aux membres du conseil de l'Ordre.

A mentionner, d'autre part, que le ministre actuel de la justice, M. Théodore Girard, a cumulé, au Tribunal de lre instance de Melle (Deux-Sèvres), les fonctions de juge suppléant et d'avoué. Notons que, d'autre part, M. Braibant vient d'écrire à M. Théodore Girard, garde des sceaux, pour lui demander quelles mesures il compte prendre pour transformer en réalités immédiates les promesses de rétribution faites aux ju-

ges suppléants de la Seine, et empêcher la désorganisation qui résulterait inévi.tablement pour le Tribunal de la Seine de l'exercice, par ceux-ci, de la profes-

sion d'ayocat.

̃̃;̃̃•̃̃̃.̃̃̃'̃•>• \i-k;y

Sur plaidoirie» de M*^ Lévy-Oulman €t Larnàre-Picquet, la & Chambre du Tribunal a condamné Mer, M. David Devriès, le ténor de l'Opéra, à servir à son père M. Marcel DevHès, -âgér de soixarité-àenx'krts, frère de là cantatrice Fidès Devriès, une' pension alimentaire de 60 francs par nabis. Le Tribunal décide, dans les attendus de son jugement, qu'en matière de pension alimentaire, ta pension '"due' est limitée aux besoïns essentiels des demandeurs. Or, tes ressources de M. Devriès père sont déjà

suffisantesv ̃̃̃̃̃ •

La Mode aux Courtes

C'était, avant-hier, la grande première de la jupe-culotte, qu'on avait entrevue jeudi, à l'ouverture d'Auteuil, et samedi à la répétition du Théâtre-Français où le publiera asssez fraîchement accueillie. J'avais. condamné ce nouvel accoutrement avant même de l'avoir vu, ce qui évidemment m'exposait à commet-, tre upe injustice; mais, l'expérience d'avant-hier m'a tout à fait rassurée j avais. pleinement raison, je vous; le ga-, rantis, Rien de grotesque comme cette exhibition de quelques malheureuses femmes envoyées là pour lancer la mode: nouvelle, pour essayer du moins de la. lancer, car nous ne risquons pas de la voir prendre.

Ces pauvres mannequins, entourés d'une foule curieuse et malveillante, fairsaient vraiment pitié sous la brume et la bise de cette journée de giboulées, avec leurs allures engoncées d'odalisques sans le voile, de zouaves sans la chéchia. i. Ajoutez à cela les couleurs.heurtées et voyantes de ces robes, les bas mal assortis, les chaussures sans grâce, et vous aurez le tableau de ce que quelquesuns veulent nous faire prendre pour la mode de 1911.

J'avais déjà combattu la robe entravée; il, y en eut pourtant beaucoup'de jolies, et cette mode sut; quelque temps, s'imposer.

Je crois, et j'espère fermement qu'il n'en sera pas de même pour la dernière innovation.

De grâce, mesdames, restons femmes. Laissons deviner, par l'élégance de notre pied, la finesse d'une jambe qu'enveloppe discrètement le bas de la jupe. Ne nous donnons pas ces airs masculins que nôtre marche démeut et rappelonsnous que notre plus grand charme consiste dans la réserve de nos mouvements et de notre 'allure.

Mais parlons tandis qu'il en est temps encore, de cette fameuse jupeculotte et considérons-la sous son seul aspect pratique, celui d'une robe de sport, de footing, de skating, etc. Les premiers qui en eurent l'idée et la lancèrent dès le mois d'août 1910 furent Béchoff-David.

Ils Tétudièrent, la mirent au point et en firent quelque chose de si raisonnable, que nombre do ces robes ont depuis six mois parcouru les rues de Paris sans causer sur leur passage le moindre émoi et sans que jamais la foule se soit ameutée.

II faut dire, il est vrai, qu'à première vue on ne saurait dans cette robe soupçonner la culotte. Celle que j'ai vue avant-hier et dont je vous donne ici le croquis est en serge bleue ornée de

lUPE- CULOTTE PORTÉE A AUTEWt

Création Béchoff-David

tresses. Elle est fendue très légèrement sur le côté et c'est par cette ouverture seulement que la culotte de dessous est visible. Elle est si discrète, d'une forme si bien comprise et si pratique qu'elle a su plaire aux plus récalcitrantes dont je suis 1

Elle aura certainement des adeptes car nombreuses étaient les élégantes qui hier, à Auteuil, s'enquirent de son créateur.

J'ai voulu en faire moi-même compliment à Béchoff-David, qui a trouvé mes félicitations tardives, car, m'a-t-il dit, depuis six mois déjà beaucoup de ses jolies clientes portent cette toilette. Je lui ai demandé alors s'il croyait vraiment que la mode de la jupe-culotté pourrait s'imposer. Et il a été, lui, très affirmatif. « Comment n'y croirais-je pas, me dit-il, puisque c'est moi qui lai créée et lancée. Mais j'ajoute qu'il y faut beaucoup de discrétion, une coupe irréprochable, une recherche soigneuse du tissu, et par-dessus tout beaucoup de sobriété et de discrétion, sans quoi nous tombons facilement dans le ridicule que Vous dénoncez avec tantde véhémence. » Tout cela n empêche pas que le nom même de jupe-culotte me mette hors de moi. Comme s'il pouvait aller avec nos coquetteries, avec nos parfums, nos poudres de riz.

Et puisque je parle de poudre de riz, je saisis l'occasion de vous dire une fois de plus tout le bien que je pense delà Fleur de Pêche. Elle est veloutée comme

un' jeune fruit, laisse autour de la femme un troublant sillage fait des senteurs dès fleurs des tropiques, dont elle est tout imprégnée. Cette poudre de riz, que nous offre la' Parfumerie Exotique, 35, rue du Quatre -Septembre, est inimitable de grâee et de frétîclïeuiv

̃ '̃̃̃̃' ̃̃ ̃• '•̃' ^"ieiiy%

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PETITE CORRESPONDANCE

Pour une fervente de.? jupes, fendues.– Madame vous trouverez au Grand Frédéric, le bonnetier réputé du 5', faubourg Saint-Honorô, une admirable1 collection de bas noirs et à jours ,et ,de .maillots invisibles aussi- indispensables avec la mode nouvelle que' le Sont pour le soir, ..les- bas incrustés de dentelles or et argent. t

| Bluct. L'allongement et la'finessô dés |i|à s'obtiennent avec la Sève-Sôurcilière.'iJe ifrëgaid se tamise ainsi d'un voile soyeux, qui le -t'ait plus mystérieux et plus' doux. Ce produit s'emploie aussi avec le. plus grand succes pour épaissir l'es sourcils; et' en harmoniser lu ligne. Parfumerie Kinon, 31, rue du Quatre-Septembre. G. f

LA JOURNÉE

WaKages M* Hallo avec Mlle Jeanne Mussat' (église Notre-Dame des' Champs, midi).̃ ̃;

Obsèques ? M. Herman Grumbacher (cimetière Montparnasse, 3 heures).

Exposition Palais des Modes, 15, rue de la Ville-l'Evôque Exposition complète des eaux-fortes originales, livres, et cuirs gravés de Louis Legrand.

Cours et conférences Ecole des hautes études sociales, 16, rue de la Sorbonne M. Maurice Ajarn a la Mémoire de l'amateur » 'M. Ernest, Vincent « le Cap au Caire et la ^Conquête anglaise de l'Afrique » (4 h. 1/4). Institut catholique, 19, rue d'Assas M. Constant « Marie Tudor » (5 h. 1/4). As- sociation française pour l'avancement des sciences, 8, rué Dantcn M. Sauvage « la Production et l'utilisation du froid» (8 h.3/4). Société de géographie commerciale 184, boulevard Saint-Germain M. Chapsal « la Franco à l'Exposition de Bruxelles (8 h. 1/2)* Ecole' de psychologie, 49, rue Saint-Audrédos-Arts: M. Lépinay « le Cheval instinct et intelligence » (5 h. 1/2). Athenéo SaintGermain, 21, rue du Vieux-Colombier M. M. Monmarché « le Portugal » (5 heures). Société des Agriculteurs de France, 8, rue d'Athènes M. Francois Euhl « la Protection des oiseaux utiles à la viticulture » (2 heures}.

''• i^VS. "'̃

Inîop(nations

A la Société des Gens de lettres Hier a eu lieu l'attribution de la seconde annuité du fonds Bonaparte. Cette année, S. A. le prince Roland Bonaparte avait bien voulu doubler sa première générosité par la création d un prix de même valeur (3,000 fr.). Ces prix, dans la pensée de leur fondateur, doivent ètre attribués ù, des littérateurs ayant donné déjà des preuves de talent et pour lesquels ils seront à la fois un encouragement et une aide matérielle et morale. Le jury, qui se composait du donateur, des présidents honoraires et des membres du comité, a décerné, les prix à M. Georges Lecomte, le brillant auteur des Cordçns verts et de l'Espoir, et à M. Louis Bertrand, dont Ce SangdeS races cl l'Invasion ont établi la réputation.

Le prince Roland Bonaparte a manifesté, sous la forme la plus délicate, le dessein de continuer ses libéralités à la Société.

A l'année prochaine, dans les mêmes conditions, a-t-il dit, en se retirant. ̃̃•̃̃.

En l'honneur de Kirchhoïïer

M. Alexandre André.Fr. 100 x J. H. 10 u S. S. R. GO Souscriptions remises par le :< docteur de Pradel:

Docteur Liouville Fr. 20 »

M. Lantz. 10 n

M. J a val. 10 »

M. Sdilon. 10 »

M. de la Marre. 5 X 55 1'1 Satie d'armes Boulège et Cercle

d'escrime de la rue Decamps

(4" versement)

Mme la vicomtesse de Sainte-

Suzanne. Fr. 20 ).

M. le docteur Metchnikoff. 5 »

Comte Jean O'Connor. 10 1>

Marquis de Saint-Jean de

Leutilhac. 10 n

M. Bartholomé, sculpteur. 10 »

M. Jean Delvotvô. 10 »

M. Guy do Maret. r.» a

M. Raymond de Fontaines 10 »

M. G. de Lagarenne. 5 M

M.Ed.Latham. [;» o

M. Alfred Smith, artiste

peintre. 5 n

1\1. Pierre de M~lville. 5 '1

It9.lliarcel Maltet. 20 n

Marquis du Crozet. 5 a

M. De Sainte-Marie. 5»" M.Thibault. 10 M

M. Jean Gaiot. 5 a

M. René Guiot. 5 n

113. et 114me Leuimger. 10 ))

M.JeanLevinger. 4 o

AI. Paul Maro2~eau., 5 o

1\1. R. Guy. 20 XI

bi..L. Touchard.. ""0" 52

M. J. Fontaine 5 n

M. Jean Boyer. 20 11

M. André Thibaud. 20 )1

M. G. Marindaz. » M

M. Maurice Brot. 5 ¡,

M.PeœilChurchward. 5

Anoi, e 40 ri. M.De;i\:1entque. 5 n

M. Jo~nFcrbcr. 5 o

M~ Robert Forber. 5 279 M Total.Fr."494~) n

Listes précédentes. 66.34345

Total.Fr. 5G.S3745

Nota. Total de la souscription recueillie •par le maître Boulège 1,029 iranc3. Pour les orphelmsde nos marins pêcheurs ,On se souvient du naufrage des deux goélettes bretonnes perdues corps et biens en Islande, lors de la dernière saison de pêche. Cette catastrophe fit 55 veuves et 114 orphelins en bas âge. Pour venir en aide à ces infortuné dont les rigueurs de l'hiver augmentent encore les souffrances une tombola artistique sera tirée le lundi 6 mars.

Comme toujours les meilleurs de nos artistes ont généreusement donné. Nous relevons les noms suivants sur la longue liste des donateurs

Rodin, Bennaid, Detaille, Chéret, DagnanBouveret, Guillemet. Lucien Simon, Cottet, Truchet, Roll, L.-O. Merson, Dabadie, Deseh, Guinier, Waltner, Rafaëlli, Gaston Latoiiche, Dagnaux, Prunier, Joubert, Jacques Simon, Roque, Germon, Lapparra', Paul Re-

nouard, Debon, Madeline, Bouchor, Brunet, Dejean,'AnthoniBsen',Maufra, Héehard; Mordant, Cheffer, Deville, Suau, Pages, d'Argence, Barbotin, Bourgonnier, de Kersulley, Henri Detouche, Galand. etc., etc.

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Le prix du billet est de 10 francs; Les billets sont. 'délivrés .23, '.quai voltaire, aux personnes désireuses de participer à cette œuvre. charité.

T. S. F. i: ̃

On va installer aux Arts etMétiers un appareil de* télégraphie sans fil qui permettra de vulgariser Ja; belle découverte de l'illustre savant découverte que le public ne connaît que par ses résultats* mais: qu'il. importait-de lui expliquer.Le Conservatoire devait, à la fois, à l'inventeur et àla foule cette innovation. •"̃

Chambre de commerce espagnole La Chambre de commerce espagnole h Paris â tenu hier son assemblée générale sous la présidence de S. Exc. l'ambassadeur d Espagne. Après la lecture du rapport du secrétaire. -général, M. Alonso, on a procédé à l'élection du comité qui a été constitué de la façon suivante

Président, M. Pedro M. Diez vice-président, M. J.-M. Espana; secrétaire général, M. Y. Alonso trésorier, M. E.-J. Gaminde membres MM. Cama, Gortada, Cuesta, Felip, Figueras, Lopez, Marzo, Revilla, Rigalt, Ros, Balin, Balmana,. Blasco, Diaz, lluizMantilla, Moreno. i

S. Exc. J'ambassadeur d'Espagne a prononcé un éloquent discours qu'il a terminé en adressant des paroles très' sympathiques pour la France, pour le Président de la République et des vivats au roi Alphonse XIII que les assistants ont acclamé avec enthousiasme. Club Alpin

Le banquet annuel du Club- Alpin a eu lieu hier soir à l'hôtel Lutetia. Il réunissait cent quarante convives, et a été présidé par M. Gaston Berge, président de l'Association. Dans l'assistance se trouvaient

MM. Schra.der, Paul Joanne, Philippe Berger, membre de l'Institut; Mahieu, directeur de l'Office National de Tourisme; Dejean, sous-directeur des Chemins de fer de l'État Valbert Chevillard, secrétaire général du Club; Henry Cuënot, Charles Norbert, Philippe d'Orlyé, Morel-Frédel, le docteur Maestrati, les représentants des grandes Compagnies de chemins de fer et des diverses sections du Club Alpin.

Des allocutions ont été prononcées par le président du Club, M. Piérou, directeur de la Compagnie des chemins de fer du Nord; M. Morel-Frédel, président de la section du Mont-Blanc.

La soirée s'est terminée par une causerie de M. le docteur Bonnemaison, président du Stéréo-Club français. L'exercice de la chasse

M: Raynaud, ministre de l'agriculturc, devant l'importance toujours croissante des questions qui touchent la chasse, vient de décider de faire étudier par une commission spéciale les modifications à apporter aux lois et règlements intéressant l'exercice de la chasse, de façon à mieux les adapter aux conditions économiques actuelles et aux habitudes cynégétiques, et à rendre possibles la protection effective du gibier -et le repeuplement des chasses, notamment des chasses banales.

Cette commission comprend des membres du Parlement et des personnes particulièrement désignées par leur compétence pour prêter leur concours au ministre en cette circonstance.

Le service du nettoiement

Le préfet de la Seine a signé hier le projet de réorganisation des services du nettoiement. Le nouveau service fonctionnera à partir du 1er mars. Espérons Un talisman de beauté

Il n'est pas une femme élégante, soucieuse de son charme et de sa beauté, qui n'ait adopté cette merveilleuse « Poudre de Perles ».qui fit la renommée mondiale de la Parfumerie Bardin, 35, boulevard des Capucines, qui assure l'éclat éblouissant du teint et qui met sur la chair des reflets lumineux de nacre. Pour vos autos

Les nouvelles carrosseries extra-légèrés de Henri Labourdette, 35, avenue des Champs-Elysées, sont 1 idéal du genre. Par précaution.

En 1G31, la Gazette de France écrivait « Sa Majesté prend les eaux par précaution ». Nos contemporains, qui, avec la fièvre et les conditions souvent antihygiéniques de la vie actuelle, sont tous plus ou moins candidats à l'arthritisme, doivent faire usage de l'eau de la Grande Source de Vittel. Agence à Paris, 24, rue du Quatre-Seplembre. Téléphone 142-80. Jean de Paris.

LES ECHECS

te Toufûoi iûterûatioûal de Saiût-Sébastien

(PAR DÉPÊCHE DE NOTRE CORRESPONDANT). Saint-Sébastien, 20 février.

Le tournoi international de Saint-Sébastien a commencé hier. Tous les maîtres invités à participer ce véritable championnat du monde étaient présents leur valeur est grande car tous ont pour le moins gagné deux quatrièmes prixrdans les tournois internationaux de ces dix dernières années. Aux, prix attribués à l'épreuve s'en vont ajouter quelques autres, tel celui de 500 francs offert par le baron Albert,de Rothschild au, vainqueur de la plus brillante partie. Voici la liste complète des concurrents

Pour la Russie Niemzovitch, Bernstein, Rubinsteihf Dus-Chotimirsky.

Ponr l'Autriche Schlechter, Vidmar, Duras,

Spielmann.

Pour la Hongrie Maroczy.

Pour l'Amérique :Marshali, Capablanca.

Pour l'Allemagne Docteur Carrasch, Léo-

nardt et Teichmann. Docteur Carrasch, Léo-

Pour la France Janowsky,

Pour l'Angleterre Burn.

Soit au total seize concurrents.

Quatre parties seulement ont été jouées hier. En voicHes résultats

Capablanca (Amérique) gagne contre Bernstein

(Russie)..

Docteur larrasah (Allemagne), contre Niem-

zovitch (Russie).

Maroczy (Hongrie) a fait partie nulle avec

Marshall (Amérique).

Spielmann (Autriche) a fait partie nulle avec Vidm.ir.

Les autres matclies ont été ajournés. L'arbitre du tournoi est le professeur J. Mieses, de Leipsig.

LE MONDE RELIGIEUX

Mort de l'abbé Sifflet

Nous apprenons avec un, vif regret la mort de M. l'abbé Sifflet, de l'Institu.tion des Chartreux de Lyon, aumônier dans cette ville de l'école professionnelle de La Salle, un des prêtres les plus éminen.ts de ce diocèse, un saint prêtre, urj infatigable écrivain.

Il est notamment l'anteur des Sepè mystères ̃chrétiens, delà Vérité catholiquef d'un Cours de catéchisme, de 1,200 traits d'histoire correspondant au caté'chisme, d'un Guide des groupes d'études^ ,v etc., etc.

Tous ces ouvrages appartiennent à 1 ordre apologétique. L'un d'eux connut les foudres de l'Index. L'abbé Sifflet était cependant très orthodoxe. Mais' peut-être céda-t-il un peu trop, parfois, au désir de tout dérnontrer, même les mystères, soit par des approximations scientifiques, soit par des considérations qui rappellent la manière du P. Gratry. Le souci d'apologétique poussé à ce degré ne va pas sans danger. L'abbé Sifflet rappelait. d'ailleurs l'illustre auteur de la Philosophie du Credo, moins par la ponte naturelle de son esprit que par son ûmë ardente et son cœur da-~pôtre.

Très patriote, il interrompit ses études ecclésiastiques au grand séminaire de Lyon pour faire la campagne de 1870. Il les reprit, au lendemain de- la guerre, ayant conquis les galons de sergent. Ordonné prêtre, il. fut nommé tour à tour professeur à l'école, cléricale de Saint-Bruno, vicaire au Bon-Pasteur et aumônier de l'école La Salle, à laquelle il devait se consacrer jusqu'à sa mort. L'abbé Sifflet était la simplicité, le désintéressement et l'austérité mêmes. Ses confrères le vénéraient et l'aimaient. Ses anciens élèves avaient pour lui. un .véritable culte. Le diocèse de Paris, où il comptait de nombreux amis, et tant d'autres diocèses où ses livres étaient fort appréciés, s'associeront au deuil de l'Eglise de Lyon.

Julien de Narfon.

Nouvelles Diverses

PARIS

POUR LES AGENTS TUÉS OU BLESSÉS EN SERVICE Le préfet de police a remis hier, au nom de ia fondation Alphonse Peyrat (don de Mme Arconati-Visconti), à Mme Péi'in, veuve de l'agent tué le 10 lévrier- dernier à Champigny, une allocation de 2,000 francs, prélevée sur les revenus de cette fondation, dont le capital s'élève actuellement à 231,000 francs environ.

Voici une nouvelle liste de souscriptions, reçue par M. le préfet de police, pour la fondation Alphonse Peyrat (troisième liste) Banque do Paris .<> des Pays-Bas, 5,000 fr.; Société Générale, 5,000 fr.; G. b\, 2,000 fr.; MM. lloine et.Cie, 1,000 fr. M..Proppcr (Siegfried), 1,000 fr. M. Bernhcim (Jules), 1,000 fr. 'M. Canon d'Anvers, 1,000 fr. M. Henri Dayde, ingénieur, 1,000" fr.; M. Henry Pereire, 1,000. fr.; MM. Bénard et Jarislowsky, 1,000 fr. M. A. J. Stern, 1,000 fr.; M. Maurice Delahaye, ngent de change, 500 fr. M. J. Prat, 1,000 fr. M. Ansot (Louis), ), industriel, 500 fr. MM. Heilbronn et Ilerniann, ̃ 1,000 fr.; M Camille Labbé, 300 fr. M. Boudenoot, sénateur, et Mme Boudenoot, 200 fi\; M le docteur Hugenschmidt, 200 fiC; M. bligénc Lévv, 100 fr.; M. Hirchlcr, 100 fr.; M. Caraman-ÇUimay, 100 fr. M. de Cohncmt, 100 fr. M. Couderc de Saint-Chamant, 100 fr.; M. Dieulafon, 100 fr.; M. Leroy (Isidore), 100 fr.; Etablissements Linet, 100 fr.; M. Pujalet (Eugène), 100 fr., M. • le vicomte de Bréteuil, 100 fr. M. Person, 100 fr.; M. do Là Bruniùre, 100 fr. M. Tète (Henri), agent de change, 100 fi\ M. Chauve (Charles), 50 fr.; M. Wessbher, 20 fr. Mme Bureau (mère), 20 fr.; M. Lendel, 20 fr;; M. Bechott, 20 francs. Total de la troisième liste: 23,730 francs.

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POUR LA VEUVE DE L'AGENT PÊhlS

{Ûernière liste)

M. Fernand Labori. Fr. 20 » M. Emile Huet. 10 n M. et Mme François Vaguiez. 20 t) L.C. 8 50 B M. Léon L6vy 10 a A. B.C. 20 M. Jacques Giraudeau. 0 10 » Total.Fr. "140 j~

Listes préc'e'dente,8.Fr. 3.C6375 Total générât.<Fr. 3.803 7,-)

Notre souscription est close.

Nous adressons tous nos remercîniénts à,- nos lecteurs inépuisablement charitables. Mais l'allocation donnée à Mme veuve Périn sur le fond Peyrat, les fonds à elle adressés" par la Caisse des victimes du devoir et les sommes qu'elle doit à la générosité de nos lecteurs nous permettent dé demander à ceux-ci de réserver désormais les effets de leur admirable bonté pour d'autres infortunes. l Signalons que Mme veuve Périn va devoir quitter sa place de concierge un ménage est nécessaire; et qu'elle nous est recommandée par son propriétaire en personne.

4+«

LA CHARITÉ

Nous avons reçu, pour la famille Merlin, A. B. C., 20 francs. Pour les cinq petits Poucets (enfants du facteur Tichit), A. B« C., 20 francs.

LA MYSTÉRIEUSE TROUVAILLE DE VERSAILLES Nous avons dit hier qu'on avait retiré de la pièce d'eau des Suisses, à Versailles, un paquet contenant le sein d'une jeune femme. Il s'agit d'une pièce anatomique.

ANTIMILITARISTE ASSASSÎN

Dans un débit de la rue des Trois-Portes, un individu faisait hier matin l'apologie de Liabeuf, déclarant qu'il était antimilitariste militant. Un consommateur, M. Georges Champfleury, que ces propos révoltaient, pria l'anarchiste de se taire. Pour toute réponse l'homme sortant. un tiers-point de sa poche en porta à M. Ghampfieury douze coups au visage et à la poitrine.

Puis il s'enfuit. Mais on le rejoignit et, malgré sa résistance et ses menaces, il .fut conduit au bureau de M. Carpin, commissaire de police. C'est un nommé Alexandre Roban, âgé de vingt-neuf ans, terrassier. La victime a été transportée à l'Hôtel-Diéu.

LES TABLEAUX D0 CAPIT/AINÉ MARIX

Nous recevons la lettre suivante

Monsieur,

En réponse à l'article que vous avez publiiS la 17 courant à mon sujet, voulez-vous me permettre de vous demander d'insérer la rectification suivante Comme les journaux et vous-même l'avez an.nonce, il est exact que, saisi d'une plàinte du sieur Ftoien, le Parquet ait chargé M. Bertha- lot, commissaire aux délégations, de procéder à une enquête. Ceci se passait il y a deux moi» environ.

Mais, contrairement ce qui a été dit, tes rè'sultats de cette enquête ont été tels que le Par* quel s'est refusé à me poursuivre..

C'est sur le refus d'agir du Parquet que M. Fiavien, le plaignant, a. saisi directement le doyen des juges d'instruction, de sa plainte, et l'oo n'ignore pas que ce magistrat est obligé par la loi, quelle que soit d'ailleurs la valeur d'une plainte, d'ouvrir une instruction.

:Il est exact que M. Chenebenoit a été chargé


de celle-ci, de même <ni'ilsera sans doute charge d'informer sur la plainte que j'ai portée, mon tour, pour escroquerie, contre Flavien et Elina. Veuillez agréer, etc. M; MAKIX, ̃ ̃ •̃

l\f; MAR!X,

11 •42, rue du Cnercie-Sliai.

BÊPAKTEMËNÏ9

•' TTJÎ ,VOL AUDÂQIEBX

Grenoble. Un vol audacieux a été commis la nuit dernière à Clelles. L'entrepreneur de l'éclairage électrique, M. Corréard, s'apercevarit, vers une heure du matin, que, la lumière faisait complètement défaut, se leva en hâte et se rendit à son usine, située à 500 mètres de son habitation. Là il constata que- les fils électriques avaient été coupés, pe retour chez lui, il se trouva face à face avec les cambrioleurs qui s'enfuyaient après lui avoir dérobé 20,700 francs dans son coffre-fort.

M. Corréard fit feu sur les bandits qui ripostèrent sans l'atteindre; puis ils disparurent avec leur butin.

;̃- SINISTRE MARITIME.

Brest. Le Carmen, de Loctudy, a été jeté par la tempête sur la grève de Penmorvanj dans l'anse de Benodet. Le capitaine, Caoudal, s'est noyé. j

̃ ̃ _H > ̃-

ATTAQUE D'UN FACTEUR

Auxerre. La nuit dernière, vers minuit, le facteur, des postes Dussault sortait du bureau de Villeneuve-sur-Yonne avec le courrier, pour le porter à la gare, lorsqu'il fut assailli soudain. Le facteur, s'armant d'un tiers-point, en frappa dans la région du cœur son agresseur, un nommé Légolief, ouvrier menuisier, qui fut tué sur le coup. L'INCENDIE DE LA GARE DU havre

Le Havre. L'incendie de la gare de la petite vitesse a été éteint ce matin. On a réussi i préserver le hangar B; mais le hangar A, d'une longueur de 150 mètres, est complètement détruit avec tout ce qu'il contenait, ainsi que quatre-vingts wagons chargés de marchandises diverses.

Les dégâts sont estimés à trois millions de francs, dont deux millions pour les marchandises, le reste pour les bâtiments et le matériel qui sont anéantis.

L'enqufîte a révélé que le feu a pris dans un camion, chargé samedi soir de différentes marchandises pour être sorti ce matin, et garé près.du bâtiment incendié.

> ̃ il i >. ̃

Çâ et lu.

Au "cours d'une discussion, suivie de rixe, au sujet d'un jardinet indivis, un jardinier de Dammarie-!es-Lys (Seine-et-Marne), Pierre Pary a tué, d'un coup de bêche, son voisin,'Triboulet, ,qui l'avait frappé violemment à la tête.

On a arrêté dimanche à Agrès (Charente ) l'instituteur Michelot, accusé du meurtre de Mme veuve Michelot, trouvée assassinée dans sa chambre, le mois dernier.

Un incendie a détruit à Chaumont l'usine de machines agricoles, appartenant à M. Viard,- maire de cette yille.

Argus.

AVIS DIVBES

"p OSE de GABILL A, parfum exquis.Gd'MagaXX sins. Flacon Ls XYI, écrin broderie rococo.

Courrier DE u BOURSE

,;V;Y; < Paris, 20 février. ta fermeté qui règne en ce moment sur tous les niàrclit'â étrangers impressionne bien la Bourse, et la cote se présente encore en hausse à peu près générale.

Au parquet, on note avec satisfaction une légère amélioration du côté des chemins de fer français. Mais toute l'attention se porte sur les valeurs industrielles russes, notamment sur la- Maltzoff, dont la hausse prend les proportions d'un véritable corner à l'américaine.

Je me félicite d'avoir conseillé à mes lecteurs de ne pas se laisser aller iL vendre à découvert. Il est des spéculations qu'il est plus sage d'observer en spectateur. Je n'aime pas les hausses qui n'ont pas de meilleur argument que l'étranglement du vendeur. Le régime des déports prolongés n'est pas supportable et il ne faut pas avoir la naïveté de s'y exposer.

Je ne crois pas que pour la Hartmann on puisse courir le même danger que pour la Maltzoff. Cependant, il ne faut pas se laisser tenter par les exagérations du moment et bien se garder de vendre sans titres. La sagesse consiste à laisser les acheteurs en face de|leurs revenus.

Marché officiel. -La Mente est restée calme et soutenue à 97 55.

Les actions des chemins de fer français se sont raffermies légèrement. Le Nord regagne 9 francs à 1,014, le Lyon 4 francs à 1,152 et l'Orléans 20 francs à 1,260.

Ls fonds russes. ont accentué leur mouvement de reprise.; Les liquidations de ces jours derniers ont sensiblement allégé la situation de place. Le Consolidé A 0/0 monte de 30 centimes à 96 95, le 5 OjO 4906 progresse à 105 55.. L'Extérieure espagnole reste bien tenue à 9G 10. Le Turc est ferme à, 94 40.

Le Brésil 4 0/0 gagne 35 centimes à 92. Les établissements de crédit sont bien tenus. La Banque de Paris reste à 1,845; le Crédit lyonnais gagne 3 francs. L'Union parisienne bien impressionnée par le succès de l'émission de l'emprunt d'Haïti, monte de 5 francs à 1,172. Le Crédit mobilier est ferme à 704. La Société française de banque et de mines estïsoutenue à 117. La Banque privée reste à 449 50. La Société auxiliaire de crédit se tient à 617.

La Banque ottomane est ferme à 708. La Banque de commerce privée de Saint-Pétersbourg monte de 10 francs à 672 sous l'influence de la hausse générale de valeurs russes.

Le Sues se l'affermît à 5,450, en reprise de 45 francs.

Le Métropolitain est soutenu àÂ&Q, le NordSud gagne 3 francs à 339.

L1 Industrie électrique monte de 3 fr. à 3S2. L'Electricité et Gaz du Nord s'avance à 830. Quelques réalisations do bénéfices ont pesé sur l'action Popp qui finit à terme à 813, en perte de 7 fr. Mais au comptant, on n'a coté que le cours de 818. ·

Des demandes suivies ont fait monter les Tamways de Paris de 4 fr. à 310. La réorganisation récente de cette affaire en a fait une des plus importantes entreprises parisiennes de tramways et aussi l'une des plus prospères.

La Thomson- Boulson reste calme à 822. Les Voitures perdent 18 fr. à 238, à la nouvelle que le dividende sera réduit de 12 fr. 50 â 11 fr.

Les Métaux se maintiennent à 783.

Le RiO'Tinto a monté de 13 fr. à 1,736, sous l'influence de la fermeté du marché du cuivre à Londres.

La- Sosnowice profite de la reprise des valeurs russes et monte de 19 fr. à 1,418 la Briansk est ferme et gagne 2 fr. à 391. Sarcliê en banque. Le marché sud-africain a réagi enfin aujourd'hui contre la faiblesse de la semaine dernière. Les liquidations qui avaient pesé sur les cours seraient terminées, dit-on.

La Rand Mines regagne 2 fr, 50 à 205 50, la GoldfteMs $ fr. à 144.

La Crown Mines se raffermit à 192, ï'Easl Manda 122.

Les valeurs de diamant sont également

mieux disposées. La De Beers est en reprise de 4 francs à 480, la Jag ers fontein se relùvç à

212 50.. ̃

La Lena gagne 3 fr. 84.

Le Spasslcy se tient ferme à 97 50.

Le Platine monte de 9 francs ïi 689, 4 la nouvelle que le prix' du métal vient d'être porté à 6,750 fr. le kilo, soit une nouvelle nausse de 250 francs.

Toutes les valeurs industrielles russes enregistrent d'ailleurs des plus-values plus ou moins considérables. En tête vient encore la 'Mdllzàff, avec une hausse de 72 francs pour la journée, à 1.870. On négocie des primes avec des écarts de 80 et 100 francs pour la fin du mois. Il- est vrai que du train où va la Maltzoff,. ces primes sont débordées en deux jours.

La hausse de la Maltzoff- galvanise tout le groupe des valeurs industrielles russes, et les spéculateurs qui s'étaient aventurés à vendre de ces titres à découvert battent en retraite. C'est ainsi que Ja Hartmann monte de 23 francs à 780, Toula de 16 francs à 462.

Thomson Houston hellénique est bien tenue à 100 50.

Les valeurs de caoutchouc restent fermes. La Société financière se tient à 318, la Malacca gagne 3 fr. 50 à 202 50.

Armapd Yvel.

New-York, lundi (dernière heure). Les transactions au Stock- Exchange aujourd'hui ont été plutôt restreintes elles n'ont porté que sur 890,000 actions environ, comorenant 79,000. Steel, 40,000 Reading, 33,000 Union, 20,000 Erie, 11,000 Missouri Pacific et 9,000 Amalgamated.

Les premiers cours ont été lourds. Le re* tard apporté la décision si attendue de'la Inter-State Commission a été l'un des facteurs de cette lourdeur. Les avis de Londres ont été insignifiants.

Le fait saillant de l'après-midi a été bonne tenue des valeurs du groupe Gould, notamment de la Wabash. La fin de la séance a été marquée par une reprise générale. Les valeurs de cuivre, toutefois, ont été faibles, malgré la hausse du prix du métal rouge. Le marché des obligations a été actif on a traité pour 4,618,000 dollars d'affaires.

L'argent a été assez demandé le' taux des emprunts a varié entre 2 et 2 3/8 0/0. En clôture, le cuivre 12 20 demandé, 12 30

offert.

INFORMATIONS FINANCIÈRES

EMPRUNT DE LA RÉPUBLIQUE D'HAÏTI 5 0/0 OR 1910. Avis de reparution. Les souscriptions de i à 5 obligations sont attribuées Celles de G à 200 reçoivent 0 obligations. Au delà de ce chiffre, il est- attribué 2 3/4 0/0 des titres demandés, toute fraction comptant pour une obligation. GUAYAQUIL A QUITO. L'avance de 300.000 liv. st. consentie par Speyer et Cie. de New- York, ne doit pas être affectée an payomontdu coupon dojanvier ni de l'autre coupon en soullrance des Bonds du Chemin de fer do .Guayaquil .il. Quito, garantis par le gouvernement équatorien. On annonce au surplus qu'une protestation serait prochainement remise au gouvernement do Quito par les porteurs de Bonds anglais et français, contre la -violation des engagements pris envers eux, la totalité des revenus des 'douanes do l'Equafeur devant leur fitro réservée, tandis que lo contrat du 31 décembre dernier autorise la maison Speyer h toucher une partio do ces revenus, et lui concède, pour rémunérer ses bons offices et au préjudice des créanciers de l'Equateur, une somme de 63,000 liv. st. à titre d'intorùts et do commission. Il se dessine une forte majorité dans les cercles parlementaires de Quito, pour estimer quo te pouvoir exécutif a outrepassé ses droits en signant le contrat Speyer, dont plusieurs clauses seraient sans valeur, comme entachées de nullité constitutionnelle.

LEÈ'TBÈATRËS

CO'l1édte-Françn.is~ Apn'ês moi, pièce en trois actes, en prose, de M. Henry Bernstein.

C'est une pièce rapide, rude, violente, conçue et exécutée selon 1 esthétique et conformément aux exigences du « faitdivers hautain » que vanta jadis l'auteur de Après moi. M. Henry Bernstein y juxtapose, avec un art ingénieux, deux drames dont chacun emplirait une tragédie domestique et sa brusquerie impérieuse, attentive néanmoins à combiner adroitement les éléments d'horreur, dédaigne le bénéfice des vingt-quatre heures que demandaient les vieux auteurs de la Maison pour, élucider le débat des grandes crises morales une nuit lui suffit à précipiter vers le dénouement la terrible aventure dont M. Guillaume Bourgade, gros raffineur et financier hasardeux, est le triste héros.

C'est dans la somptueuse villa construite par cet opulent industriel aux environs de Dieppe que se déroulent les trois actes de Après moi. Il est près de minuit, et tandis que les joueurs intrépides s;acharnènt au bridge dans un salon voisin, nous voyons passer, dans le hall, quelques-uns des personnages qui sont les hôtes de M. et Mme Guillaume Bourgade. C'est d'abord la jeune duchesse de Miraiï, grande dame et petite femme que presse vivement un compositeur habile à employer son talent de musicien au service de ses lihertinages, M. Carlos Hottot; c'est une héritière sentimentale et riche à millions, Mlle Fleurion, qui promène au milieu de ce luxe insolent ses mélancolies d'araoureuse incomprise; c'est Mme Aloy, qui est la veuve d'un vieil ami de la famille et dont 1 affection à l'égard des Bourgade est égale à sa reconnaissance. A vrai .dire, ces trois personnes, les deux premières surtout, ne sont mêlées qu'indirectement à l'action, ou même elles ne le sont pas du tout. Après avoir donné le spectacle du flirt le plus hardi, la petite duchesse délurée disparaît dans sa chambre en compagnie de Carlos Hottot, qui a discrètement enlevé ses bottines Mlle Mantyn Fleurion ne fait que traverser la scène et à peine a-t-on admiré sa grâce alanguiequedéjàlasilhouette douloureuse se perd dans le grand escalier d'honneur conduisant aux appartements privés. On ne les reverra ni l'une ni l'autre et si Mme Aloy se montre encore au début du deuxième acte afin de recueillir le secret du drame qui se prépare, elle quitte bientôt après la maison pour n'y point t revenir. M. Henry Bernstein, d'ailleurs, ne s'attarde point à marquer de traits significatifs les. caractères de la duchesse de Mirail.de Mlle Fleurion, de Mme Aloy, non plus que du musicien Hottot; il lui a plu sans doute d'offrir, grâce à la rencontre âc ses comparses venus de monde si différents et réunis là dans une camaraderie familière sous la tutelle de l'argent, une peinture de ce que peut être en l'en la maison d'un des rois de l'industrie. En réalité, Après moi n'a que trois personnages M. Bourgade, Mme Bourgade et le jeune James Aloy. M. Bourgade a toutes les qualités et tous les défauts qu'on s'accorde à reconnaître aux grands hommes d affaires il

A LA COMÉDIE-FRANÇAISE Après moi

M. Le Bargy 7

est. dur, hautain, brutal; il aie sentiment de l'autorité et le goût du commandement. On l'admire, on le respecte, oii le craint. Il porte avec une énergie

juvénile la einqoanluine et.dix.-sept ail-

nées de vie conjugale n'ont pas épuise l-'ardeur de sa tendresse. 11 estpuissantet il est heureux. Sa femme, .d'ailleurs, 1 entoure d une affection, qui no s'est jamais démentie, affection sévère qui n'a- païse point toutes les inquiétudes d'une sensibilité frémissante mais qui suffit à la garder contre les surprises du cœur. Irène Bourgade est une épouse irréprochable elle ne le fut pas toujours sans efforts. Un bout de dialogue nous renseigne sur sa psychologie, au moment de sa vie commence la pièce. La petite duchesse deMirail, qui se défend mollement contre les entreprises de M. Carlos llottol, l'interroge sur ce qui est, à son jugement, « l'irréparable » pour une femme. Après avoir réfléchi, Mme Bourgade répond, avec gravité et avec un peu de mélancolie «ce qu elle n'a pas fait ». II y a l'expression d'un regret, mais aussi l'aveu d'un renoncement dans ce propos énigmatique. D'où surgira. le drame attendu ? '1

Tout à l'heure, la violence avec laquelle M. Bourgade ordonnait à James Aloy d'épouser Mlle Fleurion nous a surpris, malgré le crédit que nous accordons volontiers aux libéralités oratoires d'un personnage autoritaire et habitué à commander. La qualité des arguments invoqués par cet homme positif nous paraissait équivoque, et nous croyions avec peine que seule une petite affaire d'amour imposât à un financier considérable un tel débordement d éloquence. Pourquoi M. Bourgade s'intéresse-t-il donc si passionnément au mariage de Mlle Flouiïon et de son jeune ami ? Jalousie de mari ombrageux? Sans doute, James alors a le cœur occupé. Après avoir accepté de devenir l'époux de Mlle Fleurion, il a brusquement rompu un engagement qui était presque officiel et il est parti pour de lointains voyages. Pour le moment, il se trouve a Dieppe, entre deux croisières, et s'il vient chaque jour/ àla villa voisine desBourgade, où sa mère est installée, c'est qu'il est le fils d'un vieil ami, et presque l'enfant de la famille. Sa familiarité n'éveille aucunement nos soupçons. D'ailleurs M. Bourgade ne s'avise pas un instant que l'obstiuation de son refus puisse être attribué à un tourment sentimental. Mais aurait-il cette pensée, la seule personne qu'il ne songerait pas à suspecter est certainement Irène à laquelle il prodigue les marques de sa confiance, et même de sa, vénération. La catastrophe résultera~t-elle donc de complication professionnelle, si elle ne résulte pas de difficultés intimes? Elle résultera des unes et des autres, et simultanément. Les lumières sont à peine éteintes, en effet, que James Aloy revient. Quelques minutes auparavant, il avait pri3 congé de M. et de Mme Bourgade et de leurs invités. On avait entendu le ronflement de l'automobile qui l'emportait vers Dieppe. Mais, avant de partir, il avait obtenu qu'Irène lui accordât, cette nuit même, une suprême entrevue. Singuliènc complaisance d'une femme qui, défend sa avec peine et dont le seul projet, est de déclarer à James Aloy sa volonté de demeurer une honnête femme. Eh quoi? Un nombreux, domestique, des amis qu'elle sait occupés tu jouer dans une pièce voisine, son mari enfin, dont elle ignore les soucis présents mais qui est là, tout près d'elle,et qui peut veiller, ni la prudence, ni la pudeur ne

l'engagent à choisir une circonstance plus favorable à un entretien qui doit être platonique? Quoique nous la connaissions peu, ce que nous avons ,pu deviner de soà caractère donne à. une telle démarche une étrangeté singulière. La scène, d'ailleurs, est d'un bel élan et la faible Irène ne réussit pas longtemps à garder un aveu qu'elle contient depuis deux années. Sa quarantaine avertie, que trouble l'amour, ne lui permet pas même de discerner la qualité de l'émotion dont le jeune homme lui fait l'hommage et qui naquit un soir où, dans un bal, Mme Bourgade, à laquelle il est attaché depuis l'enfance par une respectueuse amitié, lui apparut pour la première fois comme une femme et lui inspira soudain un désir dont il reçut le, choc en pleine poitrine, comme celui « d'un tas de cailloux ». La fougue passionnée de James Aloy emporte vite les deruicrsscrupules d'Irène et comme, tout à l'heure, la petite duchesse de Mirail disparaissait dans sa chambre avec Carlos HoUot.Mme Bourgade, dont le cœur est cependant différent du cœur de cette gourgandine, suit avec une parei!le docilité le séducteur qui l'entraîne dans un salon prochain. Tandis que ces faits, se passent au rezde-chaussée, dans cette maison diversement animée où l'on bridge, où l'on s'amusi.i, on l'on s'aime, une scène singulièrement pathétique se joue au premier étage. Mme Aloy y a rejoint M. Bourgade qui veut lui faire connaître la raison 'de son insistance auprès de James. Nous apprenons alors pourquoi le grand raflineur pressait si impérieusement le fils de sa vieille amie d épouser la richissime Mlle Fleurion. C'est que James, sans le savoir encore, est ruiné, comme Mme Aloy d'ailleurs; et l'auteur responsable de ce désastre n'est autre que M. Bourgade lui-même. En un discours détaillé et d'une extrême précision technique, il explique le mécanisme' de l'opération financière qui Ta acculé à la déconfiture et à la police correctionnelle. La pauvre femme est accablée pour elle, Bourgade nïst pas seulement un grand homme, il est un brave homme; elle lui a donné. son admiration, sa confiance, son amitié. Le raffineur a, du reste, pour la veuve de son ancien associé une affection quasi fraternelle il la lui témoigne une der- nière-fois en astreignant.son orgueil a un aveu qui estune sorted'acte de contrition,- en manifestant humblement le besoin d'une parole ou d'un geste qui l'absolve et cnfin, en avisantMme Aloy d'un expédient commercial grâce auquel le mal* hem* pourrait être, en partie, réparé. Mais, dès que- celle-ci a disparu, ferme et inexorable, Bourgade ne songe plus qu'à. mourir. La plus grande partie du deuxième acte, qui s'ouvre par la-conférence de M. Bourgade et de Mme Aloy, est occupée par les préparatifs .du suicide. C'est pendant cette période de temps que le titre de la pièce a toute sa signification. Le désespéré, en effet, ne se préoccupe pas seulement d'assurer après lui l'existence matérielle de sa veuve en enfermant dans une enveloppe à son adresse les valeurs que celle-ci apporta en dot: il veut encore défendre sa propre mémoire contre la calomnie auprès de celle qui est le nom même de son remords son souhait le plus ardent est de sauvegarder dans l'esprit d'Irène une image de sa personne morale qui ne soit pas trop diminuée. Dans ce dessein, ` il appelle son vieux camarade,vson confident Friediger. qui est installé à la maison et. brusquement il lui annonce sa

détermination et ses d6sirs. Le bon garçon est bouleversé j, son amitié, un peu molle, tente en vain de détourner Bourgade d'une résolution si tragique. J'ai, assez aimé la lîère allure du finan? cier aux abois en présence de cette lâcheté cordiale. Peut-ôtre y -a-t-iU en effet, pour, ces spéculateurs qui portent dans le monde des affaires' des âmes de conquérants, une sorte d'ivresse subtile qu'exalte le goût du danger plus encore que le désir, de la victoire,; et,confiants en leur étoile, ils ont d'aventure, dans Tâpre lutte avec la fortune, de la hardiesse, de la chimère et de la bravoure. « Je suis peut-être un vilain monsieur, déclare le héros de Après moi, quand Friediger éveille dans son esprit des idées de fuite discrète et ignominieuse, mais je suis un 'monsieur »,

D'où vient'donc que te long débat, les préparatifs minutieux à propos du suicide projeté et dont l'exécution ne souffre aucune remise nous laissent indifférents ? C'est que nous n'y croyons pas a ce suicide. Il nous paraît peu probable que le personnage le plus important de la pièce disparaisse au milieu du deuxième acte. Au moment même le raffineur applique à sa tempe le canon du revolver, notre curiosité est plus intéressée que notre émotion nous nous demandons d'abord quel hasard imprévu interrompra l'opération. Il se présente, en effet, au moment exact où cela était nécessaire"; sous les traits d'Irène qui, à trois heures du matin, vient de quitter son amant et regagne sa chambre à coucher. Une malheureuse disposition des appartements l'oblige à traverser le petit salon pour rentrer chez elle. En apercevant son mari, elle esquisse un mouvement de retraite, mais Bourgade l'a aperçue: Le désordre de sa toilette et de sa chevelure, son trouble évident la trahissent; incapable dé trouver un alibi pour expliquer sa longue et nocturne absence, elle finit par tout avouer, en refusant de nommer son complice. La scèneest violente, habile. et; comme on dit, très « théâtre ». C'est elle, cependant, qui provoque les objections les pins graves qu'on puisse formuler à l'endroit de la pièce de M. Henry Bernstein. Voilà un couple qui, depuis dixsept ans, est entouré de la considération le même jour, à la même heure, àla même minute, le mari succombe dans un drame de l'argent et la femme dans un roman d'amour. Il est déshonoré comme financier à l'instant précis où elle se déshonore comme femme. Aucune relation n'existe d'ailleurs entre ces événements. Il y a là une rencontre de circonstances dramatiques qui est trop merveilleuse pour paraître naturelle. On a le sentiment d'une violence faite au hasard. Pour que le drame personnel de M. Bourgade et celui de Mme Bourgade fussent liés, et non pas seulement juxtaposés, il aurait fallu que le nouvel aspect sous lequel le financier se présente à Irène engageât celle-ci à modifier son sentiment sur les conditions du devoir conjugal. L'auteur de Après moi, s'est plu à la peindre une femme sensible et doucement héroïque, qui attend la vieillesse comme une libératrice et qui compte les années perdues comme des années gagnées. 11 la montre impatiente de ne plus séduire, mais surtout de ne plus être exposée aux tentations'et soutenue dans.sa frêle vertu 'précisément parie respect que lui inspire son mari. De pareilles dispositions sentimentales n auraient pas été inutilement éprouvées au contact du personnage inconnu que la catastrophe révèle soudainement en Guillaume Bourgade. Dans la scène violente où chacun des époux se jette brutalement ses fautes àla tête, Irène remarque avec justesse que Bourgade, en lui volant son estime, l'a privée de nombreuses années de bonheur. Le calcul est exact et, dans sa rigueur, il exprime une observation morale qui eût inspiré sans doute à M. Henry Bernstein des développements intéressants si, au lieu de la placer dans la bouche de Mme Bourgade, comme le cri spontané d'un premier émoi à la nouvelle du désastre qui ruine sa maison, il en eût fait l'argument d un solide scénario.

La circonstance dans laquelle Mme Bourgade prononce cette parole nous déconcerte une fois de plus au sujet t cette jeune femme. On préférerait quau moment -son mari, perdu, lui avoue toutes ses scélératesses, elle fût moins prompte à compter et plus vive a sentir. Un sentiment fondé sur une observation quotidienne de tant d'années ne renonce pas tout de suite à ses conclusious sans demander quelques éclaircissements, et une femme d'une certaine qualité d'âme, comme paraît être Mme Bourgade, n'est pas à la fois si inflexible et si peu curieuse, surtout dans le moment elle cesse d être irréprochable l'instinct, à défaut de. la. raison, la pousse à rechercher la .part de la méchanceté humaine et des hasards hostiles dans une telle aventure. Le troisième acte ramène le ^personnage d'Irène à la mesure d'une femme moins étrangère aux habitndes de délicatesse et de douceur qui sont d'ordinaire celles des personnes de son sexe et de son rang. Une conjoncture fortuite, mais qui cellelà, n'est pas arbitraire, conduit Bourgade à connaître le nom de l'homme qui l'a trompé. James Aloy vient le voir; il sait tout, et sa ruine lui pèse si peu, il porte son malheur avec tant d allégresse que sa désinvolture éveille bientôt les soupçons de Bourgade. Un piège adroitement tendu permet à celui-ci d'arracher au jeune imprudent son secret. Alors, la tâche que, s'était imposée le spéculateur avant de mourir étant remplie, on suppose qu'il ne lui reste plus qu à se tuer. Maig 1 effort qu'il a fait pour; résister aux émotions des dernières heures a épuisé son énergie; sa fierté elle-même s'est détendue depuis l'aveu public de sa déchéance; enfin, Irène, qui était son orgueil, à laquelle il offrait sa vie en expiation, n'est plus digne d un pareil sacrifice. Déjà,' au fond de sa conscience de pauvre être misérable, il entrevoit vaguement une existence commune où sa femme et lui pourront vivre, côte à côte dans la retraite sans s'offenser l'un et l'autre parle spectacle de leur propreté morale. L'ancien roi du sucre supplie Irène de ne point l'abandonner dans sa détresse; comme le vieillard dans la Griffe, il s'abaisse même à supplier James Aloy de renoncer à sa maîtresse. Une pitié, tardivement éveillée, porte la jeune femme vers t'être qui souffre. Elle abandonne son amant pour suivre son mari. Et M. Bourgade est toujours un « vilain monsieur », mais ce n>est plus un « monsieur ».

Après moi montre les qualités et les

défauts qu'on remarque aux œuvres précédentes de M, Henry Bernstein, ce singulier mélange de brutalité et d'adresse, de violence et d'artifice qu'on rencontrait dans le Voleur et dans Samson. Après moi, me paraît cependant inférieure à ces.dernières pièces. Elle est, en. revanche, interprétée avec un éclat incomparable et elle fournit a Mme Bartet, ainsi qu'à M, Le Bargy, le prétexte de magnifiques créations., On épuiserait les, formules de l'admiration a célébrer l'art délicat et puissant avec lequel Mme Bartet a représenté le personnage d'Irène Bourgade. La grande comédienne garde tant de mesure et de grâce dans les emportements de Ja passion; elle mêle tant de sensibilité frémissante aux familiarités du dialogue, que son jeu constitue le plus harmonieux. des chefs-d'œuvre. A.- côté de son illustre camarade, M. Le Bargy a dressé de Guillaume Bourgade une saisissante image et il a exprimé avec une superbe maîtrise les différents aspects de cetôtre hautain et pitoyable. 11 m a paru admirable surtout dans les scène du deuxième acte où le Sucrier déchu organise froidement- son suicide. Son réalisme vigoureux et précis, qu'anime et que.colore le romantisme le plus généreux, y fit merveille. M. Grand a été excellent dans le rôle de James Aloy, particulièrementà la scène finale du premier acte ou la sincérité de sa fougue fut vivement appréciée. Le personnage épiso* dique de Mme Aloy permet à Mme Pierson de composer avec une finesse, une distinction et un tact exquis la plus vivante des silhouettes. M.L'éon Bernard fit ce qu'il put du rôle ingrat d'Etienne Friediger, le confident de Guillaume Bourgade. Les autres emplois sont accessoires et il suffit de louer la grâcp hardie de Mlle Proyost, en duchesse de Mirai! le charme mélancoliquedeMlleMaille.en jeune millionnaire sentimentale; Ten.train cordial et vulgaire de M. Granval, en musicien ami des femmes. ̃,

Francis Chevassu.

LA SOIRÉE

.os,

APRÈS MOI A LA ÇOMÊDIE-FRANÇAISE

Si l'on voulait s'amuser à exprimer les différents talents de nos auteurs dramatiques en formules hydrographiques, on pourrait comparer,.par exemple, le talent de MM. Robert de Flers et Gaston de Caillàvct à un' ravissant ruisseau cascadant entre deux rives fleuries; celui de M, Maurice Donnay à un fleuve tantôt apaisé, tantôt bouillonnant; celui de M. Paul Hervieu à un, torrent hardi et puissant. Tel talent, que nous .connaissons, lourdement licencieux, figurerait ass.cz la mare stagnante tel autre, simplement ennuyeux, représenterait le bassin et tel autre enfin, nourri d'emprunts et d'imitation, le' puisard. Quant au talent de M. Henry Bernstein, il n'y a pas à hésiter c'est là cataracte M. Henry Bernstein a horreur.de tout ce qui, est facile. Je me suis laissé dire que lorsqu'il était tout petit il négligeait les chevaux de bois, boudait les ballons, dédaignait les cerceaux et aimait seulement à jouer avec 'des difficultés! 1 .'̃̃ Devenu grand il continue. Auteur dramatique, il néglige aujourd'hui les chevaux de bois des situations faciles, les ballons des rebondissements connus, les cerceaux des complications prévues. Il lui faut de la difficulté n'en fût-il plus au monde, et quand il a trouvé ̃une difficulté théâtrale d'aspect invincible, il se passe la langue sur les lèvres, il se frotte les mains, il exulte, et il di£7 avec un sourire nerveux et rageur: «A nous deux! î> Et il s'élance sur elle, la plume haute'! Il devient le David de ce Goliath, le SaintGeorges de ce dragon, le Samson de cette colonne, l'Hercule de cette Hydre, l'Horace de ce Curiace, le picador de ce taureau, le Johnson <le ce Jeffries

Les combats que M. Bernstein a livrés aux' difficultés sont célèbres. On se souvient à" Israël, de la Rafale, du Voleur, de Samsou, de la Griffe, etc. Cette fois M. Bernstoin, travaillant pour la Comédie-Française qui est le premier théâtre du monde, a voulu s'attaquer à une difficulté qui fut en rapport avec la grandeur et la célébrité de l'établissement, et n'en trouvant pas d'assez formidable à son gré il a composé un faisceau de difficultés séparément quasi insurmontables, et puis, han!ilafoncé dessus, tête baissée! Et il a écrit Apres moi! uhe pièce douloureuse, et angoissante, si j'ose employer cette formule anatomique, jusqu'à crispation du péricarde

Dans les pièces les plus angoissantes la situation ne reste généralement tendue à son maximum de violence que pendant une demiheure, à la fin du second acte, â moins que ce ne soit au dénouement. Dans Apri-s moi! cette tension'maxima dure pendant deux actes et demi, ce qui est, et de beaucoup, le grand record des grands roeOKKTSeul, peut-être, M. Bernstein, entraîné par des exercices antérieurs, pouvait oser et réussir ce tour de force dramatique. On va se précipiter, pendant de longs soirs, pour voir M. Le Bargy et Mme Bartet demeurer pendant trois heures en parfait équilibre sur la corde tendue de sur la lame tranchante de la colère, sur la pointe aiguë de la douleur. Et nul doute que dans le voisinage du théâtre les pharmaciens ne fassent fortune à vendre du valérianate à tous ceux qui sortiront de ce spectacle le cœur serré, et les cafés des boissons variées à tous ceux qui en sortiront la gorge séché. S'il ne s'agissait pas d'une œuvre aussi grave, aussi fouillée, aussi énergique, volontaire et méritoire, on pourrait baptiser la pièce Après moi ou The terrible nighï! Car* vraiment, pour une terrible nuit c'est une terrible nuit que celle que passe Guillaume Bourgade, financier ethomme d'affaires enlisédans un krach oléagineux Dans la même nuit le malheureux Bourgade voit son pupille James se révolter violemment contre son autorité il voit les projets matrimoniaux qu'il avait caressés anéantis il doit avouer la meilleure des vieilles amies qu'il l'a ruinée, elle et ses enfants il doit sabir son mépris il doit se colleter presque avec un ami qui veut l'empêcher de se suicider; il, doit se préparer au-clitsuicide il lui est révélé tout à coup, après dixsept ans de quiétude conjugale, que sa femme le trompe il doit .confesser à cette femme qu'il n'est qu'un ràalhonnête homme, une canaille qu'il va être arrêté et passer en correctionnelle il inspire à cette femme aimée la répulsion la plus violente et il échange avec elle les injures les plus pénibles. enfin, il découvre que l'amant de sa femme est précisément le jeune pupille, chéri jadis comme un fils 1

On avouera que Guillaume est ce qu'en argot on appelle « fade », et les malheurs des héros antiques poursuivis par des furies exaspérées et des Erinnyes forcenées apparaissent presque,comme une quiétude 'auprès de cette malchance qui croit mathématiquement pendant trois actes en raison directe du carré des minutes

M. Le Bargy et Mme Bartet se sont heurtés magnifiquement dans l'arène comme deux gladiateurs, et quand ils sont revenus 'saluer, pantelants et ensanglantés, mais vainqueurs, on les a récompensés par de frénétiques applaudissements.

M. Grand, mêlé aussi àla lutte, a reçu egalernent un agréable pansement de bravos ` Mme Picrsoh a remporté un succès person- nel pour le tact, le naturel, l'émotion si digne, "f


sr noble et si mesurée, 'dont elle a, fait preuve dans le rôle de Mme Aloy.

•Léon Bernard a joué avec sûreté un rôle d'ami secoué et affolé, assez difficile. MM. Granval et Joliet'ont étô des invités de premier acte parfaits, ainsi que Mmes Maille, qui esquissa avec une grâce tqut à fait charmante une silhouette trop éphémère de jeune fille Robinne et Provost qui passèrent aussi comnie'de ravissantes et fugitives visions.

La pièce a été mise*'en scène par M. Raphaël Dùflos avec un goût et un soin dignes d'éloges. Les décors d'ailleurs sont beaux. Le premier a grand air, le second est original et curieux. ̃

Comme il est d'usage à présent, il y eut à la répétition générale de Après moinne petite « histoire de robe ». Malgré toute ses qualités plastiques, Mlle Provost n'a pu préserver d'un accueil irrévérencieusement papoteur une jupe-culotte d'odalisque d'un aspect inusité. JLa.jupe' a disparu à la première, mais Mlle Erovos.t, ce qui est 'l'essentiel, est restée. après en avoir, mise une: outre, bien entendu 1 :̃̃.̃.••-•. Un Monsieur de l'Orchestre.

«APRES MOI»

[Trois rappels après le premier acte, quatre après le deuxième et quatre après le troisième,- lorsque M. Le Bargy a annoncé le nôhr de l'auteur, tel a été, hier, le bilan de première représentation de Après moi, à la Comédie-Française. Nos lecteurs pourront juger de la puissance des principaux épisodés de la pièce de M. Henry Bernstein par la. scène poignante qui suit. C'est la scène' finale. Sur le point d'abandonner son mari ruine, et qu'attend le déshonneur, Irène Bourgade comprend qu'elle ne le peut. Et; dans un' déchirement tout son être, eUe annonce sa résolution à James Alloy que pourtant elle adore.

"•• SCENE V

Iuène, James

james. Irène, viens

Irène, se détourne et murmure, Non.

James. Mais nous partons; Vous ne partez pas? (avec effroi) Irène I Ma chérie?. Non, je. suis, bête. Tu choisiras ton amant ? Tu pleures?.

IRÈNE, gui peut à peine se faire entendre. James. mon cher petit James. James. Tu pleures. C'est donc à moi que tu vas faire du mal ? Ah n'essàye pas Je t'entraînerai de force (Suppliant.) Irène, non, pas ce regard Mon amour, venez! Je vous aime. Irène, avec un geste' vei's la chambre de Guillaume. Jimmy, maintenant comment veux-tu que je parte avec toi ? James. Quoi Parce que son égoïsme .vient de gémir, lu. Mais a-t-il eu pitié des autres, cet homme ? Jamais, de toute sa vie

IçèxE. Pendant qu'il parlait, quelle

'torture!

James. Et nous? Et nous?. înfcNE.– C'est pour- nous que j'étais .•torturée. Il a. dit d'abord des mots que j'attendais si peu et puis tous les mots ̃ que je" redoutais le plus. de pauvres • paroles terribles qui s'emparaient de l moi, qui m'ont rivéeit son malheur. James. Rivés! Voilà. Elle est. résojue. Elle me rejette. Ah c'est effrpy&ble On n'a pas le droit. Irène, -réfléchis! Plus jamais, plus jamais "Toi et moi, nous ne nous verrons plus. "Irène. Et je t'adore 1

''̃-̃James:– Oh'

Irène. -•– Si, je t'adore?. Regardemoi

̃James. Folle, folle, tu t'imagines qu'il se tuerait? Lui Allons donc k Irène. S'il- survit, mais c'est pire! àloi, blottie dans ton amour, et celui-là, mon mari de tant d'années, qui s'en irait parle monde, un vagabond, un vieux vagabond sans honneur et sans appui.Ah! l, les affreux baisers! James, comment

veux-tu? ,•'•

James, éclatant en larmes. Mais je t'aime Je t'aime 1

Irène. Mon pauvre enfant, je t'aime aussi. Mon petit, ne pleure pas (Se jetant sur lui et pleurant les mêmes larmes.) Ah! cette nuit, j'ai sangloté contre ton cœur,. en songeant que sitôt je me 'fanerais et que tu ne m'aimerais plus. lït, pour que tu n'aies pas ce grand chagrin, ,vopà..que je. voudrais être toute fanée déjà dans ton souvenir, toute vieille. (Elle saisit la main de James et labaise.) Mon amant d'une heure et de toute ma vie, ya-t-en 1 Va vivre, toi Yam'ou-

bjier

James. Jamais'! Je te garde.

\iif.\v.ravec une grande résolution mar-

ty risée Ne l'espère plus 1 ̃. ̃

James. ̃ Ecoute-moi.

Irène. ̃ Inutile! 11 faut que je le suive. L'as-tu regardé, tout à l'heure, •'Guillaume?. Il est si humilié, si petit à présent. J'appartiens à sa déchéance. Tant pis pour moi Tant pis, tant pis James. C'est parfait! (Il fait quelques pas vers la porte de droite puis s'ar-

~'euilleton du FIGARO du 21 Février _(i4)

T TET' 1»: ]ci i

V

MÏNïJTES DE TRAÛ

.-• ̃ 'suite.

Une idée traversa l'esprit de Mabel. ° Son lorgnon souffla-t-elle à Cantaiou-,

Celui-ci comprit. En une seconde il s'arma de cisailles minuscules qui ne le quittaient jamais. C'était un petit outil de précision dont les lames coupaient une; chaîne de montre comme une ficelle.' Et, pour l'instant, elles n'avaient à" couper que lé cordon noir au bout duquel -pendait le lorgnon de Bucklaw. Le voleur revint au banquier en disant;:

-Vous n'auriez pas un crayon ? Une fountain pen, si vous voulez. offrit Bucklaw.

That will do 1

Le banquier avait toujours sur lui sa plume à réservoir. Il n'écrivait pas avec autre chose. D'ailleurs il écrivait fort peuples plus longues lettres de sa main étant de quelques lignes et en style télégraphique. D'ordinaire, il dictait. Sa foimtaàn pen ne lui servait guère qu'à signer, parafer et faire des chiffres. Tous- droits de reproduction, de traduction- et d'adaptation réservés polir tous pays. Copyright by Frédéric Mauzens, 1911,

rêt'e.) Ce cjue je pburrai faire, moi, vous

est bien égal Vous ne craignez rien de

est bien éga,l J VOj.lsnecraignez rien de

mon désespoir?

Irène, courant à lui. Ah •' tars-toi C'est mal. Non je ne crains pas que tu "yéu il l'es mourir.

James. Vraiment? P Irène. Non, car tu as vu mon agonie dans mes yeux, tu sauras que je souffre.

JAMES. La belle consolation 1 Irène. Oh 1 tu seras déchiré. Mais on ne se tue pas de douleur, mon James, c'est. c'est de misère qu'on se tue. James. –Comédienne, val. Héroïne Irène.– Une héroïne? moi! Mais c'est tout le contraire. Je suis une femme misérablement lâche.

James. Mais, Irène.

( Irène. Ce n'est pas- ma faute. Si j'avais ta jeunesse, j'aurais ton courage, je marcherais sur ce malheureux. C'est lui qui payerait et non pas l'amour. JAMES. Irène, à deux genoux. IRÈNE. Non Trop tard Je suis trop loin des sources de ma vie, je ne me sens plus la force de faire tant de mal, je ne me sens plus assez brave pour tant de cruauté. Il est trop tard. James. Trop tard ? Et nos baisers, de la nuit?Ilsont existé pourtant et ta folie entre mes bras. Tu as donc tout oublié, dis? Dis ma maîtresse Irène, tiens, donne-moi ta bouche.

Irène. Non 1

[Entre eux une lutte s'engage.)

James. Si !tu la donneras. IRÈNE. James, non Je t'en supplie.

James. Ah! tu vois. bien. donne donc! ̃

Irène, pliée en arrière. Je ne veux pas 1

James. Donne. pour que tu, sois ma femme à jamais

Irène. –Non! (Sur le point d'être vaincue, elle a ce grand appel) Guillaume 1

James la repoussant si dm1 qu'elle trébuche. Oh Eh bien reste-lui à ton filou! Adieu.

(Il se précipite au dehors).

Irène, ayant d'abord un mouvement pour le suivre. James != (Mais aussitôt elle se tourne vers la chambre de son mari et refait, plus déchirant, son cri de détresse) Guillaume

(Sur le seuil, Guillaume paraît)

SCENE VI

IRÈNE, GUILLAUME

IRÈNE, éperdue. Guillaume, il est parti C'est un arrachement sans pareil. Si tu veux de moi, en lambeaux, me voici. Si tu veux d'une chose sanglante, amputée, tuée, emporte-moi Guillaume, courbé, cassé. Je tiens à vous désespérément. Je vous accepte ainsi.

Irène. Bien. Je te suivrai.

GUILLAUME, Rapprochant d'elle. Irène, peut-être qu'à force de tendresse, à force d'amour.

Irène. Oh par pitié, pas de mots, pas de mots Allons-nous-en bien vite 1. Vois-tu, tu n'es pas seul à t'enfuir. Moi aussi, j'ai peur, moi aussi, il faut que je me presse. Alors, vite vite vite! vite Henry Bernstein.

COURRIER M THÉÂTRES Ce soie

A la. Comédie-Française, à 8 h. 3/4, Après moi (Mmes Bartet, Pierson, Maille, Robinne, Provost, MM. Le Bargy, George Grand, Joliet, Grandval, Léon Bernard).

-A l'Opéra-Comique, à8 heures, 8e représentation de l'abonnement du mardi (série B), Pelléas et Mélisandc (Mines Marguerite Carré, Brohly, MM. Jean Pcrier, H. Albers, Vicuille). A l'Odéon, à 8 h. 3/4, Antar, pièce en quatre actes, de M. Chékri-Ganem, musique de M. Rimsky-Korsakoif, exécutée par l'orchestre Colonne .(avec le concours de Mlle Napierkowska, de l'Opéra-Comique, dans la Darfse du Feu, réglée par Mme Mariquita). Aux Variétés,, à 9 heures, les Midinettes, comédie en "4 actes de M. Louis'Artus (Mmes Amélie Diétorle, Mistinguett (débuts), Reuver, Miller, Marcelle Prince, etc., MM. Guv, Max Dearly, Prince, Emile Petit, Diamand"). On commencera à S b. 1/2 par la Partie d'échecs.

Au Théâtre Lyrique (Gailé), à S h', i /2, 30° représentation de Don Quichotte (Mmes de Lal'ory, Df>haye, Brienz, MM. Lucien Fugèro, Vanni Marcoux, A..Gilly, Doussot, 'Alberti, etc., etc.1).. `

L'orchestre sera dirigé par M. A. Amalou. ̃– A la Porte-Sa'nt-Mariin, relâclio pour les répétitions générales de l'Enfatft de L'amour. A la Renaissance, à>8 h. 1/2, le Vieil Homme, pièce riouVeHc en cinqactes de. M. Georges de Porto-Riche (Mmes Simone, Lantelme, Margel, Liceney, ̃ Vermeil, MM. Tarride,<A. Dubosc).

Au théâtre Sarah-Bepnhardf, à 8 11. 1/2, la

Voici! dit-il en la tendant à Cantalou.

Le voleur s'écarta et fit semblant de

gritfanner sur un calepin. Il- cligna de

griffonner sur nn calepin. Il, cli9'°a' de

l'œil à Mabel. Lorgnon et cordon étaient dans sa poche. Pour les subtiliser, point n'avait été besoin de bousculade. Ils s'étaient offerts d'eux-mêmes aux cisailles du pickpocket.

Welll flt Bucklaw. Où diable est-il passé?

Que cherchez-vous? dit Mabel. Mon lorgnon. C'est drôle. Je l'avais tout à l'heure.

Vous l'aurez posé quelque part. suggéra Cantalou en refermant son ca-

lepin.

Mais non Cependant. `

Je vous dis que non 1 Ah c'est bizarre

Très bizarre 1 avoua Mabel.

Cantalou rapportait la fountain pen à

Bucklaw.

Thànkyoui

II ne put s'empêcher de loucher sur ta lettre que'le financier avait toujours à la main. 11 la voyait, affranchie- do ses-deux timbres bleus et marquée de 1 R majuscule. Iïia touchait presque. Mais quoi? On ne pouvait pourtant; pas l'arracher des doigts, qui la tenaient!

Don'i i mention iîl répondit Bucklaw.

Puis, avisant soudain le monocle qui se balançait au gilet du voleur, il ajouta: • Aon marquis. Prêtez moi donc votre single eye glass

Cantalou sursauta. II n'avait point pensé à ce morceau de verre, dont il n'avait nul- besoin, sa vue étant excellente, mais qui fait -partie de la toilette d'un dandy.

Darne aux camélias (Mlle Marie-Louise Dorval, M. Damorès).

Au théâtre Michel, à 8 h. 3/4 très précises le. Veilleur de nuit (Mlle Madeleine Dolley, M. Harry Baur) et représentations de 'M. Sacha Guitry et Mlle Charlotte Lysès la Femme et les Pantins (Mlles Rpnéo Coreiade, Clairville, MM. Cooper, Rozenberg); le Complice (Miss Bonnett, MM. Pràd, Cornély).

Au théâtre des Capucines, à 9 houres, Avec le sourire! revue (Miles Delmarôs, Gaby Boissy, Mado Minty, Mérindol, Saint-Bon,net, Yane, Flory, Ariette, Rossi, G. Helâ, MM. Berthez, Arnaudy, Choof, Maujan, etc.)^ la Combinaison Turquin (Mlles Mario Calvill, Ritto, Yane, MM. Arnaudy, Tramont, Hervil, etc.); le Jupon, (Mlle Fraix, MM. Ch. Bernard, Laurac).

A l'Athénée, à 8 h. 1/2, Y avait un arrêt à Dijon; à 9 heures, les Bleus de l'Amour (Mmes Augustine Leriche, Alice Nory, Andrée Barelly, Maud Gauthier, MM. Victor Boucher, Cazalis Félix Gandéra Gallet Térof, Rolley, Borderic). Aux Bouffes-Parisiens-Cora Laparcerie, a ,9 heures, le Mariage 'de Mlle Beulemans ,(Mlle Dieudonné, MM. Jacque, Berry, Francis Bernard, etc.). Au théâtre Apollo, à 8 h. 3/4 très précises, la Divorcée (Mines Jane Marnac, Jane Alba, Alice Milet, Walser, MM. Henry Defreyn, Paul Ardot, Trévillé, Colombey). Au Grand-Guignol, à 9 heures, Roméo, les Mines de Gane/J'ontein, la Fugue de Mme Caramon, Alcide Pépet, Dichotomie.

Hier

Sous la présidence de M. Paul Fcrrier, assisté de M. Paul Hervieu, président d'honneur, la commission des Auteurs ji tenu hier une séance extraordinaire, en vue de préparer la réunion du Groupe d'études administratives, convoqué pour demain.

La commission s'est occupée uniquement de la question du rachat des charges, nous voulons dire du droit de présentation des titulaires de charges et du nouveau modus vivendi à établir.

D'assez alarmantes nouvelles nous sont parvenues, hier, du golfe Juan, oit villégiature en ce moment Mme Anna Judic. L'éminente artiste serait sérieusement malade et ses fils seraient partis pour la rejoindre.

"oII. s., ;,1

Au jour le jour

A l'Opéra, Mlle Chenal et M. Muratore prenant un congé au mois de mars, le Miracle ne bénéficiera plus de leur splendide interprétation que deux fois, en février; la première de ces deux représentations aura lieu demain soir. M. Ccrdan chantera pour la première' fois le rôle de l'évêque. MM. Carrié, Fabert/Lequien et Mlle Courbières figureront également sur l'affiche. Dans le divertissement, Mlle Aida Boni tient toujours brillamment le premier rôle.

~i'

Mme Jane Catulle Mendés nous prie do publier que, dès le 18 février, elle a écrit à Mil. Messager et Broussan la première lettre qui les faisait juges de l'impossibilité d'un travail en commun avec Mme Stichel, et leur demandait de lui laisser le libre choix d'un maître de ballet.

Le lundi 14, MM. Messager et Broussan acquiesçaient.

Voilà les dates établies et l'incident clos. Il ne reste plus qu'à attendre, pour l'applau-'dir, VEspana de Chabricr.

Ou répète activement la Jota, à l'OpéraComique. Il paraît probable que l'ouvrage passera dans la deuxième quinzaine de mars. A la demande de nombreuses familles, M. André Antoine- fait annoncer une matinée .hors série do V Artésienne,, pour jeudi prochain. Les chœurs et l'orchestre Colonne seront dirigés par M. Gabriel Pierné.

L'affiche de l'Odéon, pendant les jours gras, sera celle-ci

Dimanche 26 février, en matinée, V Artésienne on soirée, Ahtar.

Lundi 27 février, en matinée, Monsieur de Pourceaugnac (représentations de M. Vilbert) et

te Pacha en soirée ivc-présentation populaire h

prix réduits avec location), Iphigénie en Aulide et le Pacha.

Mardi 28 février, en matinée, Antar;en soirée,

V Arles tenue. ̃

**# ̃̃'̃•

Mère, la pièce nouvelle de Mme Dick May, passera le Mercredi des cendres, à l'Odéon, en répétition générale.

C'est l'admirable chanson de M. Jean Richepin, La Glu, que fera applaudir Mlle Polaire, après-demain soir jeudi, à la 247e représentation des Trente Ans de théâtre, au théûtro-conqert du XXe Siècle, .138, boulevard de Mônilmontant. Ce numéro, qui vaut un si grand sucrés à la brillante artiste, complétera.. ]c beau programme classique que nous avons publie.

L'intéressante séné de la Dame aux. ioniclias se terminera bientôt, au théâtre SàrahBernhardt. Nous croyons devoir prévenir nos lecteurs que le chef-d'œuvre d'Alexandre Dumas fils ne sera plus représenté, après cette semaine, place du Châtelet.

Au théâtre Réjane. ~>

L'administration du théâtre Réjane nous prie d'annoncer que l'on peut, dès maintenant. louer au bureau de location pour les trois premières matinées de l'Oiseau bleu,

Vous voulez que je vous le prête?

balbutia-t-il.

Vous ne voulez pas ?

Mais si Comment donc l

Il prenait un air enchanté et détachait le monocle.

Thanlfs fit Bucklaw. `

Il portait à son œil droit le rond de cristal et fixait la lettre.

Cantalou. Mabel, Gladys,. espéraient encore, malgré tout. Le numéro du verre pouvait ne pas convenir à la vue du banquier.

AU riffhti prononça celui-ci. Il y voyait presque mieux qu'avec son lorgnon.

Mais, la seconde d'après, quand il voulut enchâsser le monocle sous son arcade sourcilière, il déchanta.

̃ Sacrebleu Ça glisse T Par trois fois, il remit en place le rond de cristal et toujours celui-ci retomba. ` Il l'aurait bien tenu devant son 'œil, entre le pouce et l'index, mais ses deux mains lui étaient nécessaires pour décacheter la lettre. Un nouvel et non moins éphémère espoir s'était levé dans l'âme des trois spectateurs muets de cette petite scène. II s'évanouit. Le monocle avait fini par s'inscruster sous le sourcil droitdu banquier.

C'était le dénouement tant de fois conjuré. Gladys commença de se pâmer, Mabel, qui se trouvait près de Cantalou, lui saisit la main comme elle eût saisi un rebord de table pour s'y cramponner.

Au même instant Ena, qui cherchait Aimery, et Aimery, qui venait voir si' Bucklaw était encore là, parurent aux deux portes opposées du fumoir. Ils restèrent changés- en statue à l'aspect du banquier en train de décacheter la lettre.

d'ores et déjà annoncées pour les dimanche, lundi et mardi 26, 27 et 28 courant.

i.

18,000 francs entre samedi et dimanche, telles ont été les recettes des Midinettes, aux Variétés.

Quelle que soit la faveur qui entoure l'amusante pièce, les Variétés, conformément à la tradition depuis longtemps établie, n'en donneront qu'une matinée pendant les jours gras, dimanche prochain 26 février. A cette matinée, comme aux représentations du soir, MM. Guy, Max Dearly, Prince, Mmes Amélie Diéterle, Mistinguett, Reuver, figureront en tête dé la distribution. x

Ainsi que nous l'avons annonce, le Gymnase recommencera samedi prochain, à quatre heures et demie, la série de ses, « samedis » par une causerie de M. G. Perducet sur la Normandie, ses poètes, ses chansonniers, anciens et modernes, avec le concours de M. Andreyor, de la Renaissance; Mlle Yvette Andreyor, M. Colas, de l'Odédn Durée, du théâtre des Arts; le chansonnier J. Ferny, le ténor Godet, le poète normand J. Hébertot, Mlle Eug. Lariyière, Noël Laut, le chansonnier Paul Marinier, Mlle J. Mélodia, Mlle Eug. Nau, M. Payan, de l'OpéraComique;M. Paston, Mmes Perducet, Jrma Peri-ot, Mlle de' Pouzols, l'accompagnateur Stanislas.

Tous les soirs, Papa, qui en dix jours a fait encaisser au théâtre 71,755 francs, soit 7,175 francs par représentation.

Au théâtre Shakespeare.

Parmi les dix-huit personnages de Peines d'amour perdues, la galante comédie shakespearienne qui va être représentée pour la première fois en France par." la jeune troupe de M. Camille de Sainte-Croix, salle Femina, les mercredi et jeudi 1er et 2 mars 1911, on entendra converser en termes, fleuris ces quatre couples d'amoureux fameux, Ferdinand et la princesse, Biron et Rosaline, Longueville et Catherine, Dumaine et Maria, précurseurs élégants des plus charmants dialogues du dix-huitième siècle, et d'où l'on peut dire que sont sortis tout armés pour le flirt pastoral Marivaux et Crébillon. Pour ces scènes délicates et d'un charme si spécial, le maître Paul Vidal, auquel le théâtre Shakespeare doit déjà les adaptations musicales de Cymbaline, de Troilus et Cressida et de Comme il vous plaira, vient d'écrire une partition, orchestre et chant, du plus délicat effet scénique.. Rappelons que pour ces doux représentations uniques on peut louer à partir de cette semaine aux bureaux de Femina, 90., avenue des Champs-Elysées, et 9, avenue de l'Opéra.

Obligeamment prêtée par M.lPort'1, son directeur, Mlle Cécile Caron créera ujï des principaux rôles de la Gamine, à la Renaissance. •̃> '*• Les répétitions de la pièce nouvelle de MM. Pierre. Yeber et de Gorsse se poursuivront tranquillement, avec la, belle lenteur que permet la vogue chaque jour grandissante du Vieil Homme, l 'oeuvre admirable de M. Georges do Porto-Riche, que tout Paris vient acclamer. V'

Notre excellent confrère, M. Lionel Meyer, l'aimable secrétaire général des Nouveautés, un peu soutirant en ce moment, va prendre quelques jours de repos. Nosyceuxde prompt et complet rétablissement l'accompagnent. Mme de Lafory débutera ce soir, à la Gaîté, en chantant le rôle de Dulcinée dans lion Quichotte, aux côtùs de MM. Lucien Fugère et Vanni Marcoux. La charmante cantatrice a été, nos lecteurs le savent, applaudie déjà' ù l'Opéra-Comique et a l'Opéra.

Le Mariage de Mlle Beulemans eu est ù sa 050° représentation. Et les recettes augmentent aux Bouffes-Parisiens, comme naguère au théâtre Réjanc et à la Renaissance. Aussi M. Poirier fait-il afficher, pour le jour du mardi gras.-une' matinée supplémentaire de l'amusante pièce. Cette matinée s'ajoutera à celles du jeudi et du dimanche.

C'est mie pièce do MM. Maurice de Marsan et Gabriel Timrnory la Course aux dollars, qui sera la première nouveauté do la saison prochaine, au Châtelet. La Course aux dollars est une pièce grand speétacle. Souhaitons aux auteurs de réussir aussi brillamment qu'Arsène Lupin contre Herlock Sholmes, la pièce en vogue, au Châtelet.

«H

M. Abel Deval pourra ajouter, ce soir, à son imposante collection de souvenirs de centième représentation, l'affiche des Bleus de l'amour. La pièce charmante de M. Romain Coolus sera, en effet, jouée pour la centième fois à l'Athénée.

aY. B. Mme Augustine Leriche toujours impayable de fantaisie et d'irrésistible gaieté, conduit, comme il la première représentation, la pièce au succès, à la tête d'une distribution d'élite.

L'Ambigu affiche aujourd'hui les onze dernières du Train de 8 h. 47 'et de Au téléphone. Les deux gros succès de l'Ambigu, que des traités antérieurs obligent à céder la place au Roi Soleil, et qui, dimanche dernier encore, firent une matinée et une soirée splendides, ne seront plus joués que jusqu'au mardi 28 février, avec trois matinées, à l'occasion des jours gras, les dimanche lundi

27 .et, mardi 28.

M. Didier de Roulx vient d'accorder à M. Georges Nânteuil l'autorisation de tirer une pièce en trois actes de son nouveau roman la Terre du pauvre.

Le succès de Malazarte, représenté au théâtre Femina, sous les auspices de «l'Œuvre»,

Aux figures renversées de Mabel et de Cantalou, à celle de Gladys presque évanouie, ils comprirent que c était bien le pli fatal. Ils crurent même que le destinataire en avait pris connaissance car ses traits se convulsaient. Mais cette convulsion venait simplement d'un effort fait pour retenir le monocle qui menaçait de tomber' encore. Bucklaw n'en était qu'à l'ouverture de la terrible, missive. L'instant d'après, par exemple, il en était pour tout de bon à sa lecture. On n'entendait plus que le froissement du papier entre les doigts, le pétillement des bûches dans la cheminée et, au dehors, le murmure doux ét puissant de la forêt de pins.

Bucklaw prononça soudain d'une voix creuse

Aimery de Saint- Varenne.

C'étaitla signature àlaquelle il arrivait. Le même silence de mort se rétablit. Pas un œil ne clignait. Pas un petit doigt ne remuait. On eût dit une des scènes historiques figurées par des personnages de cire au musée Grévin et chez Mme Tussaud.

•; Enfin Bucklaw jeta un regard autour de lui. Puis il reprit: Veuillez tous écouter ceci. r

La grimace que lui faisait faire le monocle dissimulait la légère altération de ses traits.

Il toussa et recommença, mais tout haut, cette fois, sa lecture

Madrid* 5 décembre.

My-love,-

Je serai à Biarritz demain pour déjeuner. Gardez-moi votre, après-midi libre. Nous irons à Capbreton. Il y a des bois de pins. Nous y perdrons Mr Bucklaw et autres gêneurs.. ̃ ̃

Yôufs for ever and ever.. '>' -• Aimery de.

est décidément considérable. Les quelques remaniements faits à la première représentation ont. décidé de l'unanimité des suffrages. M. de Max, qui incarnait Malazarte, et Mme,Gréta~Prozor, remarquable pyonisia, ont été et. sont particulièrement fêtés par le public. Il "n'y aura" plus mre deux représentations de Malazarte, à i. l'Œuvre », celles de ce soir et de demain.

Aux Matinées pour la Jeunesse.

• Le Concours-surprise du jeudi, doté do prix magnifiques, est toujours une des attractions des Matinées pour la Jeunesse du théâtre Femina, Roger Bontemps, la joyeuse fantaisie militaire de MM. E. Codey et Trébla, poursuit sa triomphale carrière. "Et c'est plaisir de voir aveé quels éclats de rire les gentils petits spectateurs accueillent les aventures du petit bonhomme débrouillard qu'est Roger Bontemps, et les mésaventures de Ticnnet, son inséparable compagnon.

̃ Ce matin, dix heures, aura lieu, au cimetière de Rueil (Scine-et-Oise), l'inauguration du buste érigé par l'Association des artistes dramatiques sur la tombe de Gobin. Des -discours seront prononcés par MM. Déan, Brômont., etc, etc.

Départ par la gare Saint-Lazare tr ain de 8 h. 48.

̃n

De. Vienne

La 50» représentation de Quo vadis ? a été donnée, à l'Opéra-Populaire, devant une salle comble et enthousiaste. Il semble même que l'enthousiasme du public grandisse avec les représentations.

Quo vadis ? triomphe décidément partout. On nous câble de Philadelphie que l'ouvrage est attendu en Amérique avec la plus grande curiosité et la plus vive sympathie. Serge Basset.

SPECTACLES^ CONCERTS Aujourd'hui

A l'Université des Annales, 51, rueSaintGeorges, à 5 heures « le Salon de Mme de Girardin », conférence par M. J. ErnestCharles.

A l'Olympia (de 3 à 6 h.), Matinée-cinéma. Excclsior par les « Pupazzi «.Nouveau programme. Five o'clok tea. Entrée, 1 franc. Ce soir

Aux Folies-Bergère (tél. 102-59 et 281-42), à 8 h. 1/2, lallevue des Folies-Bergère, de MM. P.-L. Flers et Eugène Héros, 46 tableaux. A 9 h. 1/2, les Jaxons dans « les Polichinelles » à 10 h., Paris en 1910; à 10 h. 1/4, Mme Récamier; à 10 h. 1/2, la Distribution des Aigles à 11 h. 10, la Femme et le Pantin; à 11 h. 15, le petit prodige Willy Ferreros; à 11 h. 20, les Régates d'Henley à 11 h. 30, l'Allumouse automatique; à 11 h. 4b, l'Entrevue du camp du .Drap d'Or (miss Haney, Claudius,Maurel, Chevalier, Inès, Reba Kauffman et Marie Marville).

A l'Olympia (téléph. 244-68), à 8 h. 1/2, les expériences du professeur Bellini, phénomène télépathique Nilokris, légende de l'ancienne Egypte en 4 tableaux, d'après le poème de Louis Merlet, musique de G. Jouannéau, avec danses et accompagnement des chœurs (La Sylphe dans sa danse de la Folie; les Oiseaux sacrés; les Grigolatis, Jeanne Delyannc, Myrtis, etc.). Herbert Lloyd, le fameux comique américain. Les Vivian's. Ko-ten-Tchi. Les Phoques écuyers, etc., etc.

A la Scala, la Revue de la Scala, en 2 actes et 22 tableaux, de MM. Michel Carré et André Barde (Morlon, Edmée Favart, Mary Perret, Pâme Môrly, Pômpouctte, I. Bordoni, Sinoël, R. Casa, Eugénio, Rivers, etc.). Décors d'Amabln.

A la Boîte a Fursy, à 9 h. 1/2 Mlle. Spiuoily dans 4911! revue eu 3, actes, de MM. Robert Dieudouné et C.-A. Carpentier (Yvonne Maclec, Made Siamé, Sauterne, d'Ilorfeuil, Michel, etc.).

Les chansonniers Enthoven, Vincent Hyspa, MôVisto aîné, Emile Wolff.

Au Moulin-Rouge, à 9 heures, la revue C'est très excitant! (Marcelle Yrven, Fernand Frey, Yvonne Yma, Madeleine Guitty, BertAngôre, Gibard, Menotti, etc.).

Au Nouveau-Cirque, à 8 h. 1/2, attrac»' tiens diverses; à 10 h. 1/2, Dans les Landes. A la Lune Rousse. 36, boulevard de Clichy, tél. 587-48 (direction Bonnaud-Blès), à 9 h. 1/2 les chansonniers Bonnaud, Numa Blés, L. Boyer, G. Baltha, Tourtal, Weil, dans leurs œuvres. Ulysse à Montmartre, ombres humoristiques. Chants de manœuvre, revue en un acte avec Mlle Lucy Pezet. Décor de Gifl'ey.

Maëstro en miniature.

Il n'est rien de -plus invraisemblable que la rapidité avec laquelle un bruit, un potin, une nouvelle se répandent dans Paris. En trois jours, Willy Ferreros, le petit chef d'orchestre miniature, a conquis la plus fantastique popularité. Tout Paris déjà connaît et s'en émerveille la virtuosité, le soin attentif et aussi la fantaisie avec lesquels ce bambin prodigieux conduit, dans la Revue des Folies-Bergère, l'exécution orchestrale de trois morceaux de rythmes très différents. La maîtrise d'un si jeune enfant ravit les gamins de son âge, stupéfie les musiciens r.'t provoque un enthousiasme qui se traduit par des acclamations spontanées.

Ce soir, à la Boîte à Fursy, débuts de l'humoriste Vannel dans ses dernières créations, et 80' représentation de 4911 1 revue de R. Dieudonne et C.-A. Carpentier, jouée par Mlles Spinelly, Yvonne. Maëlec, Made Siame et tous les créateurs. Nouvelles actualités par

II. n'acheva point. Ena s'était élancée et lui arrachait la feuille.

Ma lettre! s'écria-t-elle.

Le banquier recula d'un pas. Ses yeux s'écarquillèrent et le monocle tomba. Ta lettre? répéta-t-il.

Sans doute! A qui pensiez vous qu'elle soit adressée?

A. à toi. Evidemment! A toi! Mais il avait bien cru qu'elle l'était à sa femme. Déjà il avait condamné celleci et s'apprêtait à la chasser froidement devant tout le monde.

Un nouveau silence" s'établit pendant lequel on se remit tant bien que mal de cette alerte plutôt chaude.

Puis Ena prononça d'un ton courroucé Qui me l'a volée, cette lettre, pour vous l'envoyer? Voilà ce que je voudrais savoir

Saint-Varenne 1 appela Bucklaw.

Approchez î

Le vicomte s'avança. Il aurait eu aux pieds, pour la première fois, des patins à roulettes, que sa démarche n'eût pas été plus mal assurée.

C'est sur ce ton que vous écrivez à une jeune fille? continua le banquier. Et que vous parlez de moi? Vous 1 appelez niy love et me traitez de gêneur? Mon oncle. implora Ena.

Assez coupa Bucklaw.

'On ne respira plus.

Le banquier resta quelques secondes muet et glacial. Il était à la fois scandalisé et très vexé. Puis il haussa ses larges épaules voûtées et reprit

Well, vicomte, puisque vous n'avez plus qu'à épouser ma nièce, épousez-la! Et comme je veux rester en bons termes avec elle, donnez-moi la main

Et il tendit la sieryie au jeune homme éperdu.

les chansonniers Enthoven, Vincent Hyspa, E. Wolff et Mèvisto aîné. i

A la Cigale.

Pendant les fêtes des jours gras,' la revus de la Cigalo Tu peux l'dire! de PaulArdot, et Albert Laroche, sera donnée deux fois en matinée, le dimanche 26, comme d'habitude et le mardi gras 28, en matinée extraordinaire, et ce avec la même distribution que le soir, c'est-à-dire Mariette Sully, Vilbert, Henri Dorville, Betty Daussmond, Alice Guerra, Geneviève Williams, Charlotte Martens et Fred Pascal en tête de l'interpréta- » tien.

Vues comiques ou à transformations, vues militaires, maritimes, instructives, chasses aux grands fauves, fines comédies humoristiques ou sentimentales et grands drames historiques interprétés par les premiers artistes de Paris-, tel est le nouveau programme qui, tous les jours, sauf le dimanche, de deux heures et demie à six heures, attire une ° foule élégante au Cinématographe des Grands Magasins Dufayel, car il comprend des .scènes choisies spécialement pour les familles. Les adaptations musicales, le dialogue, le coloris inimitable et l'imitation des bruits ajoutent à la splendeur d'un spectacle classique en son genre. A la sortie, concert symphonique et five o'clock tea dans le Palmarium.

» ̃̃

La guerre est déclarée entre la robe et la jupe-culotte. Le « Champs-Elysées Skating Rink », qui a lancé vendredi dernier la jupeculotte avec le succès que l'on sait, offre galamment sa revanche à la robe. Lundi prochain, il organise une soirée de gala un .jury décernera de magnifiques prix aux costumes de patineuse les plus élégants robos ou jupes-culottes.

COURRIER MUSICAL

Très intéressante séance musicale demain mercredi, à huit heures trois quarts, salle des quatuors Gaveau, donnée par le quatuor Gocïebeki. M. Franz Godebski, premier violon de cet excellent quatuor, a combiné un programme très séduisant alternent harmonieusement les œuvres classiques et modernes pour l'exécution duquel il s'est assuré le concours d'artistes éminents. Voici au surplus ce programme

1, Quatuor po,ur instruments à cordes (Maurice Ravel) I. Allegro moderato, très doux. II. Assez vif, très rythme. IÏI. Très lent. IV. Vif et agité le quatuor Fr. Oodebski 2, Trois mélodies (chant et piano) (Franz Godebski) a) le Lêlhé (A. Demoustier ) b) Prière au Printemps {Sully Prudhomme). c) Venus (V. Hugo) Mlles Jeanne Dumas et V. Reissmann 3, a) Impromptu (Schubert); M Deux valses (Chopin); c) Rolnancps sans paroles (Gabriel Fanré); d) Rapsodie n° 13' (Liszt): Mlle Suzanne Percheron; 4, a) Chanson du Papillon (Campra); h) Gretchen am Spinnraa"c (Schubert);, Mlles Jeanne Dumas eï V. Ileissmanii 5, Trio à cordes op. 53 Allegro o et innocente, Presto (J. Haydn) MM. GodebslS» Neuberth et Cassado.

Aux Concerts Lamoureux.

L'éminent pianiste M. Emil Sauer se fera entendre dimanche prochain aux Concerta Lamoureux dans le Concerto du Schumann. Mlle Hélène Deméllier interprétera Chan..son triste, de Duparc, et l'air de Serse, da Hœndel.

Le programme comprendra en outre la Svmphonic de Schumann, et Thamar, d3 Balakirew.

« Soirées d'Art », 8, rue d'Athènes. ̃'̃ E. Risler, G. Enesco, Jean Gérardy. M, Barrau vient d'engager pour la semaine sainte MAI. Risler, Enesco et le maître violoncelliste Jean Gérardy pour donner deux concerts Bee» thoven aux « Soirées d'Art »..

Au premier concert, mardi 11 avril, les-'cinq sonates do Beethoven pour piano et violoncelle (MM. llislcr ot Gérardy}.»- Au deuxième concert, jeudi saint Vu avril, les trois sonates les plus.célèbres do Beethoven pour piano et violon, op. 24 (le Printemps), ut mineur et la Sonate à Kreutzer (MM. Rislor et Enesco).

Places S, rue d'Athènes. °

li. de Crémone.

LES GRANDES VENTES

Aujourd'hui, à l'hôtel Drouot ï

Ventes

Salle 1. Succession de Mme Delapierre î Objets d'art et d'ameublement, pendules, argenterie, bijoux, tableaux, meubles, instruments de. musique. Mes Larbepenet et Hu- bert M. Guillaume.

Salle 6: Collection de feu Georges Martini Objets d'art et d'ameublement, tableaux anciens et modernes, gravures, objets dè vitrine. M0 Georges, Ridel j, MM. Danlos, Mannheim, J. Féral. Salle S. Tableaux et peintures décoratives par Challié. Me Laiu-Dubreuil M.- Druet.

Salle 40. Très beaux livres modernes, éditions de luxe, publications des « Amis des livres », provenant de feu V. de W. M" Henri Baudoin M. A. Durel.

Exposition: ̃.

Salle 41. Faïences et porcelaines .anciennes, tapisseries anciennes. Me Robert Bignon M. Caillot. SUCCESSION DE Mm° DELAPIERRE <

A la salle i, MM. Larbepenet et Hubert, assisté de M. G. Guillaume, ont

IIip hip hurrah crie Mabel. Gladys a repris entièrement connaissance. Elle quitte son divan. Tousse groupent autour de Bucklaw et parlent à la fois. C'est un enchevêtrement de mains qui se serrent et un brouhaha d'excuses et de félicitations. °

Ena et Gladys échangent, comme les autres, un vigoureux shake-hand. Mais leurs lèvres se pincent en souriant. On'/ 1 ne verra pas souvent Mrs Bucklaw chez le jeune ménage». Mabel peut enfin tirer Ena à part. Elle brûle de lui dire son enthousiasme. Et moi qui te prenais pour une petite fille Mais tu es un grand homme 1 Oh non

Ce truc de prendre la lettre à ton compte -n'est pas précisément neuf. C'est une vieille Ocelle de théâtre. Mais, comme pour l'œuf de Christophe Colomb, encore fallait-il y penser. Puis, surtout, l'a propos, le sang-froid, le toupet avec lesquels'tu t'en es servie, me confondent C'est une révélation Un mot t'a suffi pour forcer le consentement de ton oncle et lui rendre, en même temps, sa tranquillité d'esprit

Oui, murmura Ena, je lui ai servi un beau mensonge.

Pour son bien Comme c'était pour son bien qu'on cherchait à voler cette malheureuse lettre Elle était tournée de façon à faire supposer le pire. alors qu'il n'y avait rien. ou si peu! Sans toi, Mr Bucklaw se ferait présentemont un sang de tigre! Et, vraiment, il n'y aurait pas de quoi Jamais, au contraire, Mrs Bucklaw n'a-été- plus digne de s^ confiance. Car je la connais Elle a bien eu trop peurpour se risquer encore à flirter. "j ~Za /?n « Frédéric Mauzens.

(La fin à demain.)


commence là vente, à près décès, .de Mine Delapierre.'La première journée a donné 25,551 francs. Voici les principales enchères

f ..Bijoux- < Na. 97, Croix en or, ornée de de. seize brillants, 1,540 fr. 1109$, Petit médaillon en or, orné de brillants, goofr. n° ^ç), ^Broche en or, garnie d'un diamant central, 1,4.20 fr, 101, Paire de boucles d'oreilles, r" 325 fr. n° 103, Paire de boucles d'oreilles, brillant entouré monture en or, 3,805 fr. n° f.T 103, Paire de boucles d'oreilles, brillant solitaire, 98o fr. n° 105, Bague en or, deux bril_lants. croisés, 1,636 francs.

Pendules. 150, Penduleenmarbreblanc et bronze ciselé et doré, époque Louis ̃'̃̃ 3,iao fr. n° 151, Pendule en marbre blanc, *'• ornée de bronzes ciselés et dorés, époque "Louis XVI, 750 fr. 153, Horloge Louis XV, en bois, décoré au vernis, ornée de bronzes <lo'rëSj 660 francs.

«̃•;̃̃. & ;.•

COLtilCTION DE FEU GEORGES MARÏINI Âla salle 6, Me Georges Ridel, a dirigé 6 la première vacation de la vente de la collection de feu Georges Martini. Résultat de lajournée: 139,840 francs.Voici r; les prix les plus élevés de cette vacation qui fut très brillante

Gravures.t, d'après P. A. Baudouin: r. le Carquois épuisé, gravé par N. de Launay, 2,020 fn; n° 2, le Lever; 3, la Toilette, "deux pièces gravées par Massard et V. Ponce, !̃•> 825 fr. 4, d'après C.-F. de Bréda, Portrait ̃ ̃ d'une jeune femme, gravé la manière noire, -') par S.-W. Reynolds, 410 fr. n° 5, L.-Ph. De•- bucourt,. Heur.et Malheur, ou la Cruche cas̃ sée 6, L'Escalade ou les Adieux du matin, épreuves imprimées en couleurs, 8,000 fr. n" 7, L.-Ph, Debucourt la Promenade publique, épreuve imprimée en couleurs,4,i5Ofr.; na 8, d'après L.-P. Debucourt, Elle est prise, épreuve imprimée en couleurs, 560 fr. n° io, d'après H. Fragonard, les Hasards heureux de l'escarpolette, gravé par N. de Launay, 1,605 fr,; n° 11,, d'après Grassy, la comtesse Kinsky, médaillon gravé à la manière noire, par J. Bernard, 310 fr.; nos 13, 14 ot 15, d'aFrès Lawreince, le Billet doux et Qu'en dit abbé? deux pièces gravées par N. de Launay, 1,250 fr.; le Déjeuner anglais, par Vidal, épreuve imprimée en couleurs, 3,540 fr.; v ,n° ,17, d'après -sir J. Reynolds,. Diana, Vincountess Croslie, en pied, gravée à la manière noire, par Dikison, 1779. ,1,640 fr.; n° 18, d'après' G. Romney, Nature^ gravé à la manière noire, par J. R. Smith 1784, Portrait de Lady Hamilton, 2,100 fr.; n° 19, par ou d'après A. de Saint-Aubin, Au moins soyez ̃ .discret, Portrait 'de Mme de Saint-Aubin, •̃'•_ï,'9Ûà francs..

Aquarelles, gouaches,, pastels, miniature, Nos 20 et 2r, d'après Boucher (deux pen'̃ dants), le Bain de Diane et Nymphes au .bord, d'un cours d'eau, gouaches, 590 fr.; n" 22, Jacques Charlier, Vénus, et l'amour, '1,550 fr.; 23, Jacques Charlier, le Triomphe de Vénus, 1,900 fr.; n° 25, Eugène Lami, Elle aime à rire, elle aime à boire 2,600 fr.; n0B 28 et 29, Pasini, danses arabes, cortège oriental, «• .1,000 fr.; n° 35, -Ecole française (dix-huitième .;̃ siècle), Jeune femme sortant du bain, pastel de. forme ovale, 1,480 fr.; 36, Ecole fran.çaise, Portrait de fillette, pastel, 1,125 francs. 0 -Tableaux anciens et modernes. 37, Jean-Baptiste Deshayes, le Duo champêtre, •̃ 2,ôoo"fr. 38, atelier de Drouais, l'Enfant C. au polichinelle, 8,200 fr. n° 39, Duplessis, Portrait du comte de Provence, 2,020 fr. n° 40, HeinsiUs, portrait présumé d'Henriette ,d'Assailly, 6,500 fr. 41, Eugène Isabey, le Départ pour la promenade, 10,100 fr. ? n<> 42, Guillaume Kobell-, le Pâturage, 585 fr.; 43, Eugène Lambert, Chiens et perroquet, 820 fr.; n" 44,'Maas (attribué à Nicolas), Portrait d'homme, r,020 fr. 455 Louis de r.iMoni, la Ménagère ..hollandaise, 460 fr.; 46,. ̃ Netscher, Gentiljiomme;dans un parc, 1, 005 fr.

> '̃'n"v5(8,'Cfénf «'•«<? *sir JbsMa ̃ Reynôl'ds, HSbé,

ft "2,25a fr. h° 49, Philippe Rousseau, Nature morte, 1,180 fr.; n° 50, Gérard 'van Spacndonck, Un vase de fleurs, 3,450 fr.; 51, Tassaert, Danaé, 6.200 fr. n° 52, Vollon, Fruits et pièce d'orfèvrerie, 2,000 fr. n° 53, Adrien Van der Werff, Portrait d'un chas&̃ seur, 875 fr. n° 54, Pierre-Alexandre Willo, le Bouquet, 20,560 fr.; n° 55, Ecole française, 'dis-huitième siècle, Portrait de jeune femme, ^7,000 francs.

Faïences et porcelaines. No 60, Deux cornets en ancienne porcelaine de Chine, époque Kang-Hi, 5,500 fr. n° 6r, Vase en ancienne porcelaine de Chine, époque Kang.<• Hi, 3,000 fr. n° 62, Deux vases en ancienne porcelaine de Chine, 2,000 fr. n° 65, Deux cache-pots en ancienne porcelaine de Chine, montures en bronze, 515 fr. n° 66, Cache-pot en ancienne porcelaine de Chine, monture en

Petites Annonces ̃c- :i- TARIF GÉNÉRAL

-ï' Xo ligné.. 6 francs Par Dix insertions ou Cinquante lignes 5 francs '̃fî. ̃̃̃̃ TARIF REDUIT

Pour les Annonces concernant ^Industrie et les Fonds de Commerce, les Occasions", Ventes, Achats, Eclianges; les Locations et les Pensions bourgeoises, la ligne. 3 francs PETITES ANNONCES

DU MERCREDI

Cours, Emplois, Gens de maison La ligne 1 fr.50 La ligne a trente-six lettres.

î PLAISIRS PARISIENS

Programme des Théâtres

OPERA Tél. 307.05). Relâche.

U Mercredi Le Miracle.

Vendredi Aïda.

Samedi Les MaUres chanteurs.

;f(OMED;IErFRANÇAISE (Tél. 102.22). 8 h. 3/4. \t Après moi.

Mercredi Les Marionnettes.

''̃ Jeudi, vendredi, samedi i Après mot. OPERA-COMIQUE (Tél. 1O5.76J. «- 8 h. 0/0. \Pelleas et Mélisande.

Mercredi Louise.

Jeudi, samedi Pellèas et Mêlisande.

y., .Vendredi Werther.

ODEON {TélV 811.42). S h. 3/4. Antar. U Demain Même spectacle.

rrÔEATRE SARAH-BERNIURDT (Tél. 1000.70). M 8 h. 3/4. La-Dame aux camélias.

l/AUDEVILLE (Tél. 102.09). 9 h. 0/0. La I Famille Bonoiton.

I/ARI-ETES (Tél. 109.92). 8 h. 1/2. LaParf. tie d'échecs 9 heures Les Midinettes. THEATRE REJANE. Relâche. `

PORTE SAINT-MARTIN. Relâche.

K' ENAISSANCB (Tél.' 437.03). 8 h. 1/2. Le Vieil homme. jVOUVEAUTES (Tel. 102.51). 8 h. 3/4.; La Diva en tournée; Monsieur chasse. HEATRE LYRIQUE MUNICIPAL (GAITE) T (Tél. 1029.20). 8 h. 1/2. Don Quichotte. dYMKASE (Tél. 102.65). 8 h. 3/4. Papa. ATHENEE (Tél. 2S2.a3;. S h. 1/2. ,Y avait un arrCt à, Dijon; à 9 heures, les Bleus de, l'amour.

WHEAÏB.E APOLLO (Tél. 272.21). 8 h. B/i. <M La Divorcée.

bronze doré, 890" fr. no 67, Pot ovoïde' en ancienne porcelaine de Chine, 2,200 fr.; ,po 71, Deux bouteilles en ancienne, por-1.celaine de Chine, 600 fr. n° 77, Vase Céladon, gris, craquelé de la Chine, 470 fr. nos 81 et 82, Coq sur un rocher, Poule sur un rocher en ancienne porcelaine du Japon, 605 francs; n° 85, potiches et cornets en ancienne porcelaine du Japon, 1,720* fr.; n° 89* Tasse et soucoupe, ancienne porcelaine tendre de Sèvres, 400 fr. n° 90, Cache-pôt en ancienne porcelaine de Vienne, 380 fr. n° 391, Deux petits groupes en ancienne porcelaine de Saxe, 370 fr. n° 92, Gobelet en ancienne porcelaine italienne, 425 francs..

TABLEAUX MODERNES ET OBJETS D'AHT Enfin, à la salle 1 1 M0 Lair-Dubreuil a vendu des tableaux et des objets d'art pour 20,500 francs, dont les enchères suivantes

Tableaux, aquarelles, pastel, dessins, appartenant à M. D. de la T.– (Courbet?) (Gustave), n° 17$ la Mare, 5 fr.; Daubigny (Charles), n° 21, la Plage à marée basse, .800 fr. Dupré (Jules), n° 32, Chaumière, 650 fr.; Van Marcke (Emile), n° 5o, Vaches au pâturage, 200 fr.; Monticclli, n° 55, Scène de ,Faust, 260 francs..

Tableaux appartenant à divers. Bompard (Maurice) n° 83, Venise, 480 fr. Boucher (d'après), n° 84, la Dormeuse à l'amour, 240 fr.; n° 85, Boudin, Les Dunes, 1,000 fr. n° 86, Cartier (Karl), le Soir à Moret, 210 fr;; n° 88, Corot (J.-B.), Temple de Pestum (Italie), 1,060 fr. nJ 92, Goya (Genre de), Scènes de balcon, 365 fr.; n° 99, Laugée, l'Approche de l'orage, 315 fr.10S, Lhermitte, les Déchargeurs de bateaux de pêche, fusain, 300 fr.; n° 103, Maufra (Maxime), Plage de la Goualle, Batz (Seine-Inférieure), 280 fr. no 104, Planquette, Chevaux de halage, 250 fr. n° 107, Richet (Léon), Marc au bord d'une forêt, une paysanne au second plan, 330 fr.; n° 110, Timmermans, Bateaux de pêche à Audierne, 260 fr. m, Trouillebert, Bords de rivière, 590 francs.

Objets d'art, meubles, appartenant à M.D. de La T. porcelaines, bronzes et émaux cloisonnés de l'Extrême-Orient. 116, Vasque en porcelaine de Canton, 215 fr.; n° 117, Paire de potiches couvertes en porcelaine de la Chine, 800 fr.; n° 127, Statuette en marbre 'blanc, par Falguiére, la Source, 1,090 fr.; n° 136, Table rectangulaire, en bois sculpté, en partie Renaissance, ;895 fr. 137, Canapé canné Louis XV en bois sculpté, 505 francs,

Valemont.

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Le docteur Quinet

Je viens d'apprendre avec regret la mort du docteur Quinet, de Bruxeiles. La Belgique perd en lui un de ses écrivains' et publicistes cynégétiques les plus connus et les plus populaires. C'était une figure bien personnelle que celle du docteur Quinet. Naturaliste éclairé, auteur scientifique très averti, il j avait su attacher à son titre de docteur, qu il devait en réalité à sa qualité, de, docteur en médecine, la signification qu'on prête à ce qualificatif en Allemagne, et qui, chez lui, servait à désigner le savant autant que le médecin. Original en tout, il l'était aussi dans l'exercice de sa profession. Jouissant d'une jolio lof- tune, il pratiquait son art eu amateur, avec, succès toutefois, et était parvenu se f-âJ-rQ une r(vputatio.n, jysiçr&etii.jttiév

rifccV. 'i;' ̃ '̃; ̃ ̃

Mais il était avant tout sportsman, yachtsman et grand chasseur de sauvagine. Il fut aussi l'un des premiers champions de la nouvelle école des écrivains qui, contrairement aux errements de la plupart des anciens auteurs cynégétiques, cherchent à vulgariser l'histoire naturelle et à donner à leurs ouvrages relatifs à la chasse un caractère à la fois pratique et scientifique. Le docteur Quinet s'est surtout spécialisé dans deux genres bien différents, la grande chasse, à la sauvagine en yacht et en punt, et la capture des petits migrateurs au filet.

C'est en 1897 que j'eus l'occasion d'entrer en relations avec lui. Je venais à

THEATRE ANTOINE-(Tél. 436.33). 8 h. 3/4. La Femme et le Pantin.

THEATRE MICHEL (Tél. 1G3.30). 8 h. 3/4. Le Veilleur de nuit; la Femme et. les pantins le Complice..

PALAIS-ROYAL (Tél. 102.50). 8 h. 1/2. t La Balance, le Million,

/\HATELET (TélJ 102 S75- 8 h. 1/2. Arsène II Lupin contré Ileriock Solmes.

BOUFFES-PARISIEKS. CORA LAPARCERIE (Tél. 145.58). 9 h. 0/0. Un préteste le Mariage de Mlle Beulemans.

CAPUCINES (Tél.. 150..iO). –.9 h. 0/0. Avec le sourire! la Combinaison Turquin; le Jupon. COMEDIE ROYALE.(Tél. 307.36). 9 h. 0/0. Le Vrai chemin; Un tout petit voyage.

MBIGU (Tél. ~~36.3i). 8> h. 1,'2. Le 'Train

de 8 h. 47; Au téléphone.

IIEATRE DES ARTS (Tél. 586.03). 9 h. 0/o. Le Marchand de passions; Nabuchodonosor. fRÂXD-GUIGNOL. Tél.. 228.3i. 9 h. 0/0. II Roméo les Mines de Ganefïontein ta Fugue do Mme Caramon; Alcide Pépet; Dichotomie.

ffiRIANON-LYRIQUE (Tél. 433.62). 8 h. 1/2. 1 Mam'zelle Nitouche-̃-̃

DEJAZET (Tél. 1,016.80). 8 h. 1/2. Les CaD melots du 201° 28 degrés l'ombre. CLUNY (Tél. 807 _16). t- S h. 1/2. -r Le Voleur malgré lui; le Père la Frousse.

COMEDIE MONDAINE (Tél. 524.70). 8 h. 1/2. Patachon.

|V0LIES-DRAMATIQUES(Tél.437.0i).– 8h.l/2.–|l Fruit d'amour.

THEATRE DE L'ŒUVRE 'TThéàtre Femina). lr (Tél. 528.68). –.8 h. 1/2. Malazarte.. Spectacles, Plaisirs du jour.

PAT TUQ DT?Dril?T?l? lTél- w2-59)- 8hl/2-

FOTI' ES-BER GE 'RE 2a 102,59). 8h1J2.

f UmLJU DjCjlluEilllîl La Revue des Folies-

Benj'ere, de Flers et Héros miss Hancy, Claudius,

-Maurel, Chevalier, pAT TTHQ p ITOfl?!?!?

Marville, Chevaliér', F~S BERG~E

Marville, W. Ferreras]? ULIEjÙ DDllU EiltCj

OLYMPIA Téléph. 244. GS OLYMPIA

Ce soir

Bellini, NITOKRIS, La Sylphe, Herbert Lloyd

LES Phoques ÉCUYERS

etc. etc.

SCALA DIRECTIPN PURSY

( (Tél. 435.86). La Revue Morton,

1 Edméo Favart, Marv Perret, Paule. i Morly, Pomponette, Bordoni.Sinoël, [ Robert Casa, Ëug-enio, Rivers, etc.

IIATTT TTVT DHTTfT? LA HEVVE Yrven, F.

l~~UJJIIV~lI,VU~IJ nET'vE:Y:rcen, F.

M\j[)bm-\{\j\j\l\k FrevvYma, Guitty, Bert-

THEATRE (Tel.5US.C3j J Angère,Gibard,Menotti.

cette époque de publier, sous le titre de la Sauvagine en France, mon premier .ouvrage sur la chasse et l'histoire naturelle des oiseaux d'eau de nos pays, quand je reçus un jour une lettre du docteur Quinet m avisant de l'envoi d'un livre que lui-même venait de faire paraîtreà Bruxelles sur « les oiseaux du Bas-Escaut et leur chasse en bateaux ». Le docteur Quinet y décrivait une 'Chasse toute spéciale, celle des oiseaux d'eau, des oies et canards sauvages en particulier, en yacht et en punt, sorte de bateau plat portant une canardièrecanon, depuis longtemps en usage en Angleterre, mais presque incqnnu en France. Eu un style très personnel, sous une forme variée, à la fois savante et enjouée, sérieuse et plaisante, alternativement empreinte de poésie ou de .scepti-'1 cisine narquois, le docteur Quinet donnait là un des.traités les.plus remarquables sur l'histoire naturelle des oiseaux d'eau, leur biologie, leurs mœurs, leur chasse et sur la question plus prosaïque de les savoir accommoder pour la table. Car le docteur Quinet, grand admirateur de Toussenel prisait fort la devise de l'auteur de l'Ornithologie passionnelle « Dis-moi ce que' tu manges, je te dirai ce que tu es!» Il était donc beau buveur et fin gourmet, et comme pour lui la science devait être universelle, ses recettes étaient savantes, c était savamment que, chez lui, on préparait sur des réchauds d'argent, placés devant les convives, les sarcelles ou les bécassines qu arrosaient les meilleurs crus, de France, savamment aussi mis au point, le thermomètre dans la bouteille délicatement exposée à la douce chaleur du foyer.

Ses chasses sur son 1yacht la Marcelle, les hécatombes de canar<U et d'oies sauvages qu'il a réalisées avec ses amis sur le Bas-lisCaut, resteront 1 g,.udairws en Belgique. 8a réputation élait du reste Universelle, à ce point qu'il y a quelques années le Khédive l'invita à venir en Egypte et lui demanda de l'initier à l'art de la chasse en punt.

De ce déplacement cynégétique le docteur Quinet rapporta les éléments d une étude très documentée sur les oiseaux d'eau de l'Egypte, étude qu il a publiée en même temps que d'autres ouvrages sur la laune de son pays.

Le docteur Quinel collaborait à divers ses revues sportives il avait été nommé membre du Conseil supérieur de la chasse, récemment institué par le ministère de l'agriculture de Belgique. Il avait à cette occasion puissamment contribué au mouvomeuL qui se manifeste chez nos voisins en faveur de la protection des oiseaux.

11 pmiessuu cependant une sorte d'aversion pour tout ce qui avait un caractère officiel. C'était un indépendant. Sur toutes choses il avait des théories: persouneiles et absolues qu'il soutenait avec âpreté, lous sus efforts tendant à s approcher de la véj-iLé scientifique, vérité qui s'impuSiùt à lui ci.mme une loi dès l'instant uù il croyait l'avoir dégagée. 11 adorait, par suite, lapolomique qui lui fournissait l'occasio.i de développer se» théories avec la verve que suscite toujours la contradiction cliez les convaincus. Aussi ses polémiques étaient-elles toujours instructives, même, 'poMrses con-

lru4icteu,i's:J ^.Rai'le, par, expér,îeq,cç.

J'avais, ^avCd. lc'dçiçU.iiu\ JJujlaél Jjuuuedup d'idées communes sur l'histoire naturelle des oiseaux, mais, sur quel-» ques points, nous avons ditîéré d'opinion et j'aL.suuteau avec lui, au sujet de la mig/atijn des oiseaux et de la fameuse loi du vol dans le vent, qu'il considérait comme absolue,; de longues discussions dans les journaux belges, et français. Et je regrette la disparition de ce contradicteur un peu bourru parfois, mais si convaincu On ne discute pas avec les morts, aussi bien des points obscurs qu'eût peut-être élucidés la continuation de nos polémiques resteront-ils'sans solution..

La mort du docteur Quinet laissera, en Belgique, un grand vide dans la lit-

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térature et la presse sportives. Ceux qui' l'ont connu en France et ceux qu'ont passionnés ses ouvrages le regretteront comme moi. Ils comprendront pourquoi j'ai tenu à rendre ici hommage à sa mémoire et à son' talent quand ils sauront surtout que, bien qu'il ait été souvent un de mes contradicteurs, parfois n^ême un de mes adversaires, le docteur Quinet avait su rester mon ami.

Louis Ternier.

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Prix du Plateau (3,000 fr., 2,800 m.). 1, Hildegonde, à M. E. Delolme, 4' 33" 3/5, (Visa); 2, Hanneton 3, Herbillon.

Non placés Hernani, Hedjaz, Halia, Hour*

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Pari mutuel à 10 fr. Gagnant,18 fr. Placés Hildegonde, 14 fr. 50 Hanneton, 23 francs.

Prix Polka (3,000 fr., 2,800 m.). 1, Hélianthe, à M. J. Thibault, 4' 26" 1/5 (Eugène) 2, Glaïeul 3, Gesn ria.

Non placés Haydée, Généreuse, Herbellerie, Henriade, Gallus, Gency, Hérosa, Hoche, Harpe Eolienne, Geisha, Girouette, Graville, Good Boy.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 71 fr. 50. Plac s,Hélianthe,22fr.5O; Glaïeul, 155 fr. 50; Gesneria, 2.3 fr. 50.

Prix de Domfront (2,000 fr., 2,600 m.). 1, Etendard, à M. L. Hémard 3' 52"4/5(Hol|land); 2, Florencia; 3, Fo san.

Non placés Eglogue, Fleur d'Avril, Huiron, Fresnay, Fougueux, Avenir.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 29 fr. 50. Etendard-, 14 fr.; Florencia,- 16 fr.; Forsan, 20 fr. 50.

Pria: Reynolds (4,000 fr., 2,400 m.J. 1, ̃Génissac, à M. E. Marcillac, 3'- 36" (Bernardin) .2,: Goliath 3, Friandise.

Non placés Galathôe, Marceau, Hourra, Facilité, Girandole, Flèche d'Eau.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 97 fr. Placés G- nissac, 25 fr. 50; Goliath, 32 fr.; Friandise, 27 fr. 50.

prix de la Varenne (2,000 fr., 2;800 m.). 1, Foudre, à M. E. Brau, 4' 25" 2/5 (Sainmartin) 2, Fixe 3, Grenade.

Non placés Gracieux, Franc Luron, Guerrière, Georgina, Glaneuse, Gentiane, Fougères, Gooduess Queen, Grangues.

Pari mutuel à .10 fr. Gagnant, 141 fr.50, Placés Foudre, 46 fr. 50 Fixe, 17 fr. Grenada, 59 fr.

Prix Beaugê (4,000 fr., 2,400 m,). 1, Hihla, M. Rousseau, 3' 39" 1/5 (Prosper) 2, Urne 3, Figaro.

Non placés Fanny Leyburn, Falmouth, Trinqueuse, Ecurienne, Etourdi, Glenska, Plainville, Enoch.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 30 fr. Places Hilda, 14 fr. 50 Urne, 19 fr. 50 Figaro, 35 fr. 50.

̃ ̃̃̃̃ ̃ .̃-̃ ̃̃̃Ajax,

'Y'si: J-ES ÂRiyiES Voici quels.; ont ètè les résultats des éliminatoires et demi-finales du match gauchers contre droitiers qu'organise chaque année la Société d'Escrime à l'Epée de Paris. Gauchers, éliminatoires. 1, MM. de Sailly; 2,-Tétreau; 3, ex œqico, Rodocanachi et marquis de Saint-Jean Lentilhac; 5, capitaine de Ranst. Suppléant M. J. du Breuil de Saint-Germain. Ùroiliars, demi-finales. lr« poule 1, exœquo, MM. le baron de Eynde et J. Rodriguês; 3. lieutenant-Boltz. 2" poule 1, ex xquo, MM. Crespin, de la Nux et Sdilon. 3" poule-: 1, ex œquo, MM. de Rosty et Pingaud 3, J. Bridge.

Les neuf droitiers et les neuf gauchers ainsi qualifies disputeront ensemble la finale le dimanche 26 février.

Les vainqueurs des autres poules ont. été MM. le marquis do Saint-Jean Lentilhac, Larrain, de bailly et lvanowitch pour les poulcs ordinaires de la Société, et MM. le comte de Groizior, lieutenant Beltz.J. do La

AVIS MONDAINS

Déplacements et Villégiatures

des Aboané3 du « Figaro »

iEA: FRASCB

Mme Suzanne Derval, à Monte-Carlo.

Mj le comte Arthur de Gabriac, a Saint-Raphaël. Mme Iiernerette Gandrey, à Monte-Carlo. M. Adrien Godillot; à Saint-Eufrène-Oran: ̃5î. C. Hirschler, à'-Monte-Oarlo.

Mme James T. Hayden, à Cannes. ̃̃•̃̃̃

Mme Léopold Louis-Dreyfus, Monte-Carlo. M. Salvador J. Socas, à Nice.

M. Maxime Sidaine, à Bordeaux,

A L'ETRANGER

Mme la comtesse Aprasine, à Milan.

M. lo docteur Alfredo Arooena, a Montevideo. .Mme André Baumgartner, à Strasbourg. M. Virgile: Cioflec, à Bucarest..

M, Pli. Crozier, à Budapest.

Mme H. Clar, aux Avants-s.-Montreux. Mme Hortense Drosso, à Jassy. Mine Gaston Pommey, à- Buenos-Aires. M. Rezen de Dias de Oliveira. à Saint-Moritz. M. Luiz de Sommer, à Quinta-da-Cardiga. •M. Adolf Slivinski, à Berlin. Mme Armand Seligman, à Londres.

Mme la comtesse de Villelume-Sombreùil, àNe-ffl1York.

ARRTVÊES A PARIS

Mme Neyt, M. Pierre Seligman, M. le comte Charles de Vogué..

.'• AVIS FIHAHCIEfiS

Dividendes ̃ ̃

COMPAGNIE GÉNÉRALE

DES VOITURES A PARIS Société anonyme au. capital de 20,175,520 francs Jï: Conseil d'Administration de la Compagnie i. ̃ générale' DES VOITURES A Paris, dans sa séance du 18 février 1911, a tlxé à 11 francs par action le dividende qu'il proposera à l'Assemblée Générale des Actionnaires pour l'exercice 1910.

OFFICIERS MINISTERIELS

A ces annonces est appliqué

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Croix/de Rosty, Geoffroy, Gentil, Rodriguês, Fleury, Crespin, baron de Eynde, pour les éliminatoires des droitiers.

M. Dauchcz de Beaubert présidait.

Le comité de la Société d'Escrime à l'Epée a fixé au 13 mars la date de l'assemblée générale de la Société.

Il a, au cours de sa dernière séance, conféré à M. Georges Bureau, le titre de membre d'honneur.

Jean Septima.

TIR

Tir aux pigeons de Monte-Carlo

(Par dépêche)

Brillante réunion pour le prix de la Méditerranée, à 26 mètres 1/4 81 tireurs ont concouru à ce prix MM. Angulo, H; Crasselli, Scuhi et Schiannini, tuant 14 sur 14, premiers, et partagent 11,309 francs M. E. Taie, tuant 13 sur 14, quatrième, gagne 1,466 francs.

Mardi 21 février, à midi, prix de l'Hôtel de Paris (série). Mercredi â2, prix des Terrasses (handicap), 3,000 francs.

AUTOMOBILISME

Paris-Nice en une étape

M. Gustave Baehr, l'agent bien connu des automobiles Delahaye, doit partir ce matin mardi de Paris pour se rendre à Nice en une seule étape sur un Torpédo 45 HP de cette marque, avec lequel il se propose, emmenant avec lui trois voyageurs, d'établir le record pour ce parcours.

Nous ne doutons pas que M. Baehr, avec sa maestria incontestable, ne mène à bien cette entreprise périlleuse, autant que fatigante, pour l'exécution de laquelle il faut une endurance peu commune, aussi bien pour le conducteur que pour là voiture.

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Devant le nombre toujours croissant de demandes d'essai reçues à l'agence française des Rolls-Royce, 56," avenue Hoche, on nous prie dinformer les sportsmen qui désireraient essayer la fameuse 6-cylindres à la mode de s'inscrire quelques jours a l'avance, en prenant date soit par lettre, soit en téléphonant au 585-00. Envoide l'album RollsRoyce sur demande.

M. Léon Bollée a créé la premî&ro Voituretto qui a donné l'essor à l'automobile, la première voiture légère, les premières 4 et 6 cylindres silencieuses et presque tous les progrès modernes.

AÉRONAUTIQUE

L'Atlantique en dirigeable

Le projet arrêté par quelques aéronautes allemands de travcrsexi4^àt1la^tia.ttS..çil^ diri- r i geable entre dans la phase définitive. Le dirigeable, construit en vué'd'o -cette téritatiVe, a été baptisé à Kiel, en présence du prince ét de la princesse Henri de Prusse. L'aéronat va commencer ses essais sur la mer Baltique Ils dureront un mois; s'ils sont satisfaisants, le dirigeable sera embarqué pour Saint-Vincent-du-Cap-Vert dtoù aura lieu, dans les premiers jours de mai prochain, le départ pour les Antilles.

Le dirigeable est du type des Parseval. Il cube 9,000 métros. Sa longueur est de 00 mètres et son plus grand diamètre est de 17 mètres. La nacelle porte deux moteurs de 100 chevaux chacun, et elle pourra, paraît-il, recevoir 3,000 litres de benzine, quantité suffisante pour les cinq jours que doit durer la traversée.

Les membres de l'expédition sont MM. Brùcker, aéronaute breveté; le docteur GansFabrice, de la station météorologique de

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Les folies continuent!

On pouvait croire à un avenir du dirigeahle tant que l'aéroplane -ne se prêtait qu'au vol individuel mais aujourd'hui qu'existe l'aérobus, ces projets sont d'une sot te .et inutilè téméiité. v AVIATION j

NicerMonte-Carlo et retour

A Nice, l'aviateur Flesch a volé au-dessus de la ville.

Il fera aujourd'hui le voyage Nice-MonteCarlo et retour avec passager.

Jeudi prochain 23 février, à huit heures et demie du matin, auront lieu, à la'to'iir Eiffel, des expériences de sauvetage aérien. pour aviateurs et aéronautes avec Tap?areir da M. Gaston Hervieu.

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Pour tous renseignements, s'adresser à la Compagnie Aérienne, 63., avenue des ChampsElysées, Paris.

..•v ̃' ;̃̃

A Barcelone, au cours du meeting d'aviation, l'appareil piloté par l'aviateur Bea'ud, qui volait accompagné d'un passager, Léon Compte, est tombé peu après son départ. L'appareil a été détruit.

Léon Compte a été relevé avec une foulure du pied.

A Rio-de-Janeiro, l'aviateur français Son»sand, qui exécutait un vol à Saint-Paul, sur son monoplan, t fait une chute.

L'appareil a été détruit. Sensand a été relevé sain et sauf.

BOXE i;

Sam Langford contre Bill Urtg

Harry Lewis contre B.-Mac Clowskey

Deux grands matclies de boxe seront disputés, l'un aujourd'hui, l'autre demain; celui d'aujourd'hui aura lieu à Londres, celui de demain à Paris. <0

A Londres, le superbe nègre Sam Langford, un des plus beaux athlètes qui soient au monde, combattra l'Australien Bill Lang. A Paris, l'américain Harry Lewis combattra Bill-Mac Clowskey. Pour cette bataille le second s'est rudement préparé. Il sembla pourtant difficile' que la victoire échappe à Harry Lewis.

Cette rencontre aura lieu à l'Hippodrome. Frantz-Reichel.

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A.-Courbet (C. R.), Havre-Congo, à Conakry, 18 fév.

Caravellas (C. R.), du Havre pour, Congo, 18 fév.

Kildonan-Castle (R. M. S. P.), ven. Capetown, à Southampton, 18 févn 3 h. matin.

Dunhice-Càslle (U. C. L.), ven. Southampton, à Capetown, 18 fév., 1 h. matin,

1IGNES D'ÀSIK

A.-0lry (C. R.), Duokerque-IIaïplioiig', h Saïgon, 19 fév..

P.tE,-Friedrich.{^. D. L.), Japon-Hambourg, de Shanghaï, 18 fév., midi.,

Goeben (N. D. L.), Japon-Brème, à Ymuiden, 17 fév., 3 1>. soir.

P. -Alice (N. D. L. Brème-Japon, à Singaporo, 18fév.7h. matin.

Congo (M. M.), ven. d'Alexandrie, à Marseille, 18 fév., 8 h. matin.

LIGNES D'OCÈANIE

SeydlUzJK. D. L.), Brème-Sydney, deSoutnampton, 20 fév.

Zieten.{N. D, h'.), Sydney-Brème, de Flesslngue, 17 fév., G h.1 soir.

'ft LIGNES DU NORD-AMKRIQUB

Z'a-'Gascognc (C.G.T,), de New-York pour Havre, 18 fév., 5 h. soir.

Niagara (C..0. T.), Havre-Xfi\v-York, passé Cap̃ Race', 19 fév., 7 h. 'matin.

Espagne (C. G. T.), ven. Havre, arr. New-York, 19 fév., 9 h. matin.

Floride (C. G. T.), ven. New-York, au Havre, 19 fév., 5 h. matin.

Budson (C. G. T.), de Dunkerque pour Bordeaux. 20 fév., 5 h. matin.

Noordam (Hld. A. L.),'de Boulogne pour NewYork, 18 fév. Saint-Paul (A. L.), ven. New-York, à Cherbourg, 19 fév. 11 h. soir.

K.-Wilhelm (N.D.L.j, New-York-Brême, de Plyjnouth, 20 fév., H h. matin.

P.-F.-Wilhehn (N. D.L.), Brême-Now-York, do Cherbourg, 19 fév., ll*h. soir.

G.-Washington (N. D. L.), ven. Brème, NewYork;' 19 -fév., 0 h. soir.

K.-Aibert (N.D.L.), New-York-Gênes, de Naples,

i7Mv.

P.-Irènc (N. D. I,.), Gênes-New- York, passé Vellas, 17 fév., 3 h. soir.

Mainjti.D.LA, Brême-Baltimore, passé Douvres, 17 fév.' 5 h. soir..

LIGNES DU SUD-AMERIQUB

Mexico (C. G. T.\ ven: Bordeaux, à La Havane, 19 fév., 11 h. matin.

Texas (C. G. T.), du Ilavro pour Anvers, 19 fév., midi.

La-Normandie (C. G. T.), ven. Saint-Nazaire, arr. Point,B-à~Pitre, 20 fév., G h.- matin. Québec (C. G. T.), Colon-Havre, de, SainirThomas, 20 fév;, 1 h. matin,

Magdalena (R. M. S. P.),- Antilles-Cherbourg, de Pontadelgada, 17 fév., H h. matin.

LIGNES DU CENTRE-AMÉRIQtTB

Parana (T. M.},: de Marseille pour Plata, 20 f<Uv A.-S.-de-Lainornaix (C. R.), de' Hull pour le Havre, l'J fév,

Malle. (C. R.), Plata-Dunkorque, de Las-Palmas, 19 fév.

C.-Arcona [Ilamb.-Amer. LU, do Boulogne pour La Plata, 19 fév., soir.

Araqon (R. M. S. 1> La Plata-Cherbourg, de Bucnos-Aires, 17 i'év.,10 h. soir. -i

Augusline {B. L.), von. du Havre, h Para, 80 fév. Jérôme (D. L.), Para-Havre, à Lisbonne, 20 fév. Orope.sa (P. S. N. C), ven. du Chili, àLaPallice, 19 fév.

Cordillère (M. M.),; Brésil-La Plata, de Montevideo, 17 fév., 7 h. mat.

Yung-ïsè (M.M.), Brésil-La Plata, de Montevideo, 17 fév. 11 h. mat.

LIGNES DU LEVANT

P.-H£iiiïieh{m D. L.), Marseille-Alexandrie, do Naplos, 17 fév., 3 h. soir.

ClJtCUMNAVIGATION

A.-Duperrê (C. P.), ven. Moji, à, Kobé, 19 fév; AïFourichon (C. R.), ven. Mazatlan, à Guayamas, 16 fév.

ROSTAGS

CouKurans îi mettre la poste demain mercredi 22 février, pour les départs qui auront-lieu" le' 23 février (pour 'Marseille, mettre les lettres le matin)

De Marseille, par Gard (C. G. T.), pouf Tunis, Bizerto, Tabarka, La Cnlle, Philippeville, Çollo, Djidjelli, Bougio et Alger';

De Marseille, par Moïse (C. G. T.), pour Oran De Marseille, par Djurjura (C. N. M.'), pour Philippeville et Hônc;

De. Marseille, par lihôns [C. G. T.), pour Alger

(rapide);

"De Marseille, par F.Merel (F. C.\ pour Constantinoplfi, Bourgas, Varna «Ï Constanza; De Marseille, par Congo (M. M. pour Alexandrie. Port-Saïd ei Bayrûiith

De Marseille, par Sj.ighali.cn (M. M.), pour Le Pirée, Smyrne, 'Dardanelles, Constantinople, Sm.yrno, -Vathy, Ke.vroutii, f.arnaca, Mersina, Àlexandretto, Lattaquié, Tripoli, Beyrouth, JalTa et Cailla;

De Marseille, par Simloro '{R. L.), pour Port, ..Saïd, Colombo, l'adang, Batavia, Samurang et Surabaya

De Marseille, par Orvieto (0. L.), pour PortSaïd, Colombo, Inde, Birmanie, golfe Persiquo, Ceylan, Détroits, Indo-Chine, Fremantle, Adélaïde. Melbourne, Sydney, Brisbane, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande et Océanie

De Boulogne, par Hollandia (L. R. H.), pour Rio-de-Janeiro, Santos, Montevideo et Buenos-Aircs ̃•̃-

Do Boulogne, par Gotha (N. D. L.), pour Montevideo et Buenos-Aire»;

De Londres, par Carisbrook-Castle (U. C. L.), pour côte orientale d Afrique, via Marseille Do Liverpool, par Hesperian (A. R. M.), pour Halifax et Saint-John (N.B.) ` De Liverpool, par A-lban~an (L. L.l, pour La Barbade, Trinidad, La Guayra, Ï'uerto-Cabello, Curaçao, Sainte-Marthe èt Port-Limon; De Trieste (départ 2Di, par Moravià{L. A.), pourPort-Saïd, Suez, Port-Soudan, Kurrachee, Colombo, Madras et Calcutta.

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45 -i» Compagnie Algérienne. 1309 1310 1285 ..1310 Central Mining. 371.. 373.. 371.. 371 ̃ 373 | 30 «iBôneàGuelnia 679.. CSO.. mm VALEURS ̃ r™J- REVENU ..VALEURS; SI'™™

45 "Compagnie Algérienne. 1309 1310 12¡':5 1310 H Central Mlning.171.. H7H.. 371 :m.. ;n, 1'10 "IBône à Guelma. ,67,) 6S0 VALEURS C16ture c~ur$ REVENU 1, V,&LEUR~s 'Gîttum, tours

32 50 Comptoir NaUonal d'Escompte. 942.. 943.. 942.. 941.. 943.. 8shLautaro. 251.. 248 250.. 250.. 24S 22 50 Départementaux. 030.. 630.. w [ «tara j caurc 13 50 Créd.Ponc.d'Aigérie(noinlib). 644 644 6!5 » » Azote Norvégienne.. 312 311 311 31t. 306 | 00 » Est-Algérien 690 690 1, ~1.~111~1,~

30 » Foncier de France 830.. 838.: 836.. 83S 53 25 Bakou 717.. 717.. 711 715.. 712.. 15 50: Est, action de jouissance. 384.. 3S4 •• •_ 15 « Industriel 737. 730.. 740. 32 0-i Provodnik. 595.. 593.. 593.. 591. j 44 «Orléans 8G0 SW.. ̃ VâleiirS diverses Mlnek 45 » Société Marseillaise 9C8.. 969.. 970.. 972. » Raffineries d'Egypte ord. 91.. 92.. 9150 92.. 02 21 ..Ouest 498 50 4P!) 5U 60 Crédit Lyonnais 15,15 1512 1512 1512 1515 » uv ̃ privii. 97 50 97 97 97 97 .1 I 25 «Midi 526 520 u?o I Argentin Int. 5 1905. 97 12 9715 » »IBrakpan.v 1 71

Mobilier.. 703.. 704.. ,7Oi.. 704 20 :.» Tabacs Ottomans. 3S!) 3S7 390.. D90.. 380 .> lîiP »;Nord 1110 ilio (Brésil 5", 1S'J5 lno <;o “̃ City Deep. 102. 102 50

16 75 Société Générale. 782.. 782.. 782.. 781.. 763.. » » des Philippines 390.. 3S0.. 3i,li 3'Jl 393 .i 2S 75 j Ouest- Algérien 1622.. 629. -}^ 5.°,« 1*W .103 60| •; » >.jCharterert 44 25 45 '50

13 75 Banane Française 336.. 310.. 338.. 3iO 341 2700r Portugais 562 50 3S7.. 563.. 5C8 6 » 1 Sud de la France 19150 192 25 'ift 4% -roscision. 89.. 8897 14 21 Crown Mines 19550 192.. 13.5 *•• 33d.. 3iO.. 3:"8.. 563.. 1 ̃ ,| 'J0,, Buenos- Ayres 6 (prov.de). 99 -M 23 68 DeBèersprof 462.. 464.. »»jin/iiTnc nmnminDDC ^°° CniU4!'i.?o pr. 97 60 î 78 Durban RcodVpoorV. 44! 't:

MARCHE' ~1~1:~ ~11>11,11 17SjDUrbanRcOdopoort. 'J4.

'̃•̃• ̃ ̃ MARCHES .ETRANGERS ̃ 94c.Bast.Band. 12050 122..

L 4% Espagne Interieure4% 78 J3 03FerreiraDeep. 124 50 t'5 50

«.j^ Errrr1^ ̃ ̃ ̃ '-1'' Espagne Intérieure 4% 7S i?, 03 FerreiraDeep 12150 125 50 LI

y valeurs. 1^1 «ajou.ii. ̃ valeurs ^L I Aujourd; I yA^ms ^[^ÏTlSi valeurs Uiôtpréc. a^ouk.. \f™£ valeurs |'ciôtPréc. | *ujourd. {^ 1 1| ̃• J^fc: |î!j 1^ ~l j oèduld :v^±::ï: ~i™~ËÉ

VALmJRS précéden, AUJourd. VALE.URS Clôtprec., AlIJourd, à Londres VALEURS 31 20 Geduld". ::2

•" ̃ ̃ ° 1 20 GenÈral-Minih'gTinàriCe-CiJrp: l'49 v! 4925

1 2°1 Genèra! Mmih1,(Finà1ié'e Col'p: '.j!J.. 49 25

i j ̃• FerroiraGoId. 8 1/4 S 1/2 New-York ̃ 20 février Groat Northern 129 ïj 8 129 1/4 133 Union Pacific praf. 93 5 S 93 1/2 95 12 12 50 Balia 403.. 402.. 4 13 Goch (New) 42.. 42.. LOnÛreS, 20 février Geduld 1.5'16-i 9 32 ^*>rr mvmmx, minois Central 135 1/2 135 .V. 139 1/2 Wabash 16 3 i 17 1/4 17.1/4 3i lijBanco Pérou Londres 601.. COI- 2 3S Goerz ;̃̃32. 3175

̃ .• Geldenhuis Deep. ii 3/8 3/8 CallMoney 2 3/8 214 LouisviHe & Nash 146 146 3 4 150 1/2 Wabash pref 36 5/ S 38 3'. 8 37,3 4 101 7f. Banque de l'Azoff-Don 1626 ..1630.. 18 96 Golden Horse Shoe. 93' 50 9(3 25

Consolidés Terme. 80 1/8 £0 3/16 General HlininqFinan 115/16 1 15/16 Changé saondres vue .4 86. 30 4 86 40 Manhattan Elevated.. '138 138 LDhioh Valley 177 1/8 177 1/4 :j. 9 <55 Industrielle du Japon 218 8 83 Goldiielas 144 144'

Geldenhuis Oeep. 3/8 3 :'J CaIlMoney. loulsvllle&Nash. 1(1[ 'j,~ Banquedol'Azoff-Don. 16¿1, 1630.. 18 9G Golden Horse shoe"1 9350 9i) 25

Argentin 1886. 103. 103 Goerr 1 1/4 1 1/4 2 mois 4 83 50 4 83 50 Metropolitan St. R. 10 20 Peninsul. Mexicaine. 227 50 227.. 5 02 Gold Mines Investment 40 25 -40.. 1889 84. 84 Goldfields 5 5/8 5 5/8 Câble transfors 4 86 10 4 86 70 Missouri, KansasS T. 34 1/2 3-13/4 35 3/4 AmakamatedCoppar. 65 1 S 64 5/8 60. 1 0 28 Gold Trust. 87.. 86 50 Brésil 4 1889. 91, 91 Janersfontein 8 5/16 8 3/8 Atchison. 106 5,8 100 7/S 109 1/2 pref 60 7/8 67./ American Car -&Found. 56. 57 1-2 5 « Cape Copper. 165 50 lui. «GreatCobar 120.. 119 50

59,; 1907.. 100./ Johannesburg Invest 30/ 29,6 pref 102 1/2-1O2 3/4 106 1/2 Missouri Pacific 58. 58 3/4 .CottonOil.. 59. 59 7,8 Ii2 50 Carpet Oriental 37150 36!i 1 i 20 Jagersfontein 211-50 212 50

,Bulgarel892 *102 1/2 102 1/2 Jubitee 10/ 10/ convert. 109. 108 1/2 National Mexico 2 pr. 37 3/4 38 1/8 .• Locomotiïo. 41 l'/4 413,4 » » Lots Turcs 219 7b 21S 75 3 37 Joliannesburg Investment. 37.. 37 75 Chinois5?ô 104 1/2 104 1/4 Jumpers 2 1/16 2 1/16 Atlantic CoastLine. 122. 122 1/4 l«pref 711/2 71./ Smel&R.. 78 3'4 79. I 5 24 Hellénique d'Electricité 100 50 100 501 5 90 Kleinfontein 50.. 49 75

4* 101 1/2 101 1/2 Baltimore & Ohio 105 1/2 105 1/2 108 1/2 New-York Central. 111 5 S 112. 115. StiaarR. 118 .'< US. G 50 General Motor Cabpréf. ord.. 60 50 60 ..I S 2S Knlgt's Gold. 73.. 73 '75

Egypte 3%% 97. 97 Kleinfontein 2 2 Canadian Pacific 212 1/8 211. 5,8 217 1,4 n.-ï. Ontario» West. 43. 42 3/4 44 1/4 Toleur.&Teleph 146. lii; .'̃' r. u » def 28 50. 20 ..I 7 51 LanglaagtoEstate.; 7150 7125

4 h 101 1J2 101 1'85 l~2 85 Ji2 87 J!2 New-York Central. 1.06 ('1~1) 4lt~9 -Anacop.da ~) 3is ~,3,~) 5"8 8 3~'16 G 50 General Motor Cab pre!, ord.. ¡,(1;0 CI).' 8 Kmgt's Gold. 7,~ ..1 73 7~)

Espagne Extérieure. 93 3/4 93 3/4 Lanqlaaqte Estate.. 2 3/4 2 3/4 Chesapeake&Ohio. 85 1/2 85 1/2 87 1/2 Norfolk & Western. 106. 1061/4 lo9 Anaconda 39 3/S 39 5/8 8 3/16 u »1 dof 28: ¡ :!Õ.. 8 27 LenaGoldflelds 81.. 84.. Italien 3 p.; 102 102 May. 1 1/16 1 1/16 Chicago & Alton. 25 25 ̃ pref 98.7. 97 7; S 93 Calumet & Hecla. 505.). 515 5S 90 Efarpeaer 1442 ..1450.. i 1S HainKcef. 27. Japonais4?i SI 1/2 91 3/8 MeyerandCharlton. 3 15/16 3 15/16 GreatWestern 22 7/S 22 7/8 Northern Pacific 127 3-S 127 1 '4 130 1/2 Consol.GasN.-Y.City. 141 3 '4 1417/8 15 "Hartmann 707.. 730.. 9 48 May Consolidated 27 50 27 75 ù

h% 1910. 91 7/8 91 7/8 Modderfontoin. 12 1/8, 12 3/16 pref 46 1/2 46 Pcnnsylvania 127.1,2 Iï7 3''4 '65 1.-2 General Electric 153. 154./ V. » ̃•Haut-Volga 110.. 114.. » Modderfontein B 69' 69..

Peruvian Corp. pref 37 3/8 37 1,4 BoddcrfonteinB. 2 11/16 2 11/16 Chicago Mll.&S'-Paul 126 7/8 127. 130 1/4 Rsadlng 159./1. 159 58 81 1 -i international Marine.. 4 7:8 4 7/8 i'. » Huanchaca 76.. 70 75 » Mossamédès C" 17-23 17

596 Corp. préf,.37 917,8 1,>4 Modderfontein 8. -211/162llil6e1~ Pcnnsylvania. 159 1 ¡¡ "1'Haut'Volga. 110., ili, ,,¡ ModderfonteinB Cîe 1 69.. 69..

ord. 10 10 NewGoch. 1 11/16 1 11/16 pi'ef 148 148 2epref. 98. 97 1/2 pref K 3/4 16 3/4 « Lanrium Grec. 45. 6>j.. ̃» .s. Mozanibique 28 50 29.. PortugaJS3?^ 65 1/4 65 1/2 New Steyn 1 27/32 1 27/32 Chicago &North West. 148 148 1/4 l«pref. 90. »87 National Lead 56 1/2 56 1/2 » Malacca Rubber Plant<s Ord. 199.. 202 50 1 25 Oceana. 17 50 17- Russe i% Consolidé 94 3/4 95 Nourse Mines 2 9/16 2 9/16 Cle»el.C.C. &S'-Louis 64. 64 Rocklsland. 32. 32. 32 7/8 Pacific Bail 20 1/2 25 1)2 36 57 Maltzoff 1793 1870 12 9G Prhnrosc 73 25

TurcUnifié 94. 94 Prem. Oiam.ord.- 7 1/8 7 1/8 Colorado & Southern.. 57. 56 1/2 -pref. 61 3 4 61 3. i Pcople's Gas 106 1/4 lu6 17 » Phosphates Tunisiens .396.. 400.. » ̃» Randfonlein: 57 50-58 75 r)

'̃̃'̃_ prêt'. 8 1/4 8 1/4 pref 76. 76,/ St-Louis&Sn-Fco2«p. 42. 41 3,4 Steo! Corporation. 807/8 81. 825/8 1 20 » Platine. 680.. 089.. 15 35 Rand Mines ;•. 203.. 20550

Banque Ottomane. 18. 18 Rand Col lieries 15/16 15/16 Oolaware&Hudson.. 169. 169 1,2 Refund4% 82. 813/4 prof 119 1/8 119 i. S 122 3,4 » Raisin de Corinthe 232. 232.. 6 54 1 Robinson Décp 78.. 77 50

pré! 8 1/4 8 1.'4 prof î6. 76 St.louis&sn-Fcu2ep 3'! Il -Steci Corporation. 80 7i88.ti, 6S9 n .-) .) 1 Rand Mines 2il~ 20;) 50

Hatd'Egypte 21 21 Randfontein 2 •3/i(> 2 7/32 Lackawanna 5U5 ./̃ 505,/ General5% 87 3/8 87 1/2 Utah Consolidated. 12 1/2 13 1-2 232 2J~ 37 50 Goîd. 2?r> 50 227-

ftat.d'Egypte 21.! 21. Randfontein. 2 3/1h 2 7,32 lac~awanr.a General5 ~> ;}7 [,0 Go~~ 221; r)o 227

Agr. 7. 7 Rand Mines. 8 9/32 8 5/16 Den»er&R. G. 33J/2 33 3/4 34 1 '2 Southern Pacific 119 1/2.119 1/2 1223-4 Coppor 45 5/8 45 3/4 » » Shansy 4C 50 .47.. » «iRoodcpoort Central Deep '9 25 ~,0

Grand Trunkoid. 26 1/4 26 1/8 Robinson Deep 3 1/8 ̃ 3 1/8 '16 pref 72 1/2 72 1/8 74 3/4 Railway. 28 1/4 28 1/8 29 ./•. Western Union 73 3,4 '74 14 2 96 Spasslcy Copper 90.. 97 50 9 .nlP.bse Deep 99 25 9!)..

«exican Railwayord 52 3/4 52 1/2 Rocdepoort U.IB.R. 1 7/8. i 7/8 Erie. 32 1/8 323,8 ,323/4 pref 65 1/2 65 7/8 68 Aruent en barres. 52 1/4 52 1,2 24 3 16 1 50 Spies Petroleum ;;9 75 40.. 4 15 Simmeraud Jack 3925 30.. Rosé Deep 7/8 3 7/8 2e pref.- 40. 40 1/4 Texas and Pacific 28 3 4 29 1 i .Cuivre 12 15 12 25 » Tanganyika 142,. 143.. o ûjlKewStcyn,: 46.. 46 50 Rio Tinto .68 1/8 68 1/4 Simmerand Jack. 117/32 117/32 1er pref 511/4 513/8 52 1/2 Union Pacific j 177 l|8| 179 1,-4 183 1/2 0 25 Tharsis 140.. lii .,11 » "»!Transvaal Consolidated Land. 60 75 6175 ~-)

Tharsis. 51/2 5 3/8 Transïaal Cons. L.. 2 5/16 2 r»-/1f. » ̃ "'5 Tobacco (Orientai).. 336.. 336.. ;»-»ivanDyk 025 650

Tharsis. 51/2 538 Transvaal Cons. L.. 2 ~16 2 ~)/16 b ",Tobacco(Or1ental). 316.. ;¡'6. ,¡,IVanDyk"1 (j 2"1 650

CapeCopper 6 1/2 6 1/2 Goldffl. 3' 7/32 3 7/32 vlIITrRc. Clôture i .• ,Tim. Clôture »-,> Wuiure clôture "iToula.¥ .440' 46sr il '261 Van Ryn 113.. 113..

PeteSySicatNow. -31/16 32/6 Van Oyk. 5,/ 5/ VALELRS prècêd Auj0Ufd VALEURS précéd'. *uJ°uk!- VALEURS j ̃ Aujourd..VALEURS "™(e Aujourd..7 35 Uriiany. 187 166 50 17 61 Village Kaia Reef 101. 100 50 def. 230 230 Van Ryn 4 15/32 4 15/32 î. 1 v 1 pwce°" _Z!!Z_L__ | 14 12 Utah Copper 245 246 50 »'» ZainlfèzeC" < 13 75 1850 Shansi .36/ 36/6 Village Main Reef. 3 15/16 3 15/16 Berlin, 20 février c ̃ I Golden HorsèShœ 3 11/16 3 11/16 West Rand Consolid. 21% 21sh 21 sll .-nilqo. B- B. w,, Vienne 20 f^vripr Saragosse ilb 3/-i il6 l/-i Barcelone ^0 f, HH pp =^== ̃,̃̃, ~–=i ̃“̃̃-̃̃ .zr–

Argentletal..94 1 16 24 16 W t t d D li ,3,S 8 4 5rl6 Allemand 390 8;¡'I' 8o!, JS Vienne, 20 février RIG- Tinto. il ,2;¡ 1,30 arce one, 20 février

S»^; tUS 'îSjSSBrS.'S 1S i ^E»F:: JfiiJi' «. »" .«- isfc; l^ ° tr«K marche EN banque au comptant

Dresdnertenk" 164 3/8 164 1/8 Rente Hongroise or.. 111 50 111 60 Tramways de Mexico. |biJ t-ij Nord.Espagne 91 05 w 95

SerS" 164 3~164 ~R~eHongroisecr.. 1115011160"<ord-Espasne. 9105 9095

DresdnerBank: 1U4 3/816411; Rente Hongroise or.. 11150 111 GO ramways e exlCo. 1 J Hord-Espagne. ?~ £;) \1\) 95

Sud-Africaines Proch.^ prjne^ vrier D^ntoCorn 196 i, 197 1^8 SeSS: 6?2 18 cl S.Pétersbo«rg, 20 fév. SZ^j^ y| -g ,1) «g >P VALEURS «*• -*» VALEURS. St'S''

Reports, 21 ft4vrîer Berlin Hanaetsbaok.. 1711,4 1 t1,2~1~ ~clôture CCUI'S! Cloture cours

20 «vrier Reports, 21 Mncr Berlin HaweisteDk 71 m H H Aut,,iohien8 748 20 m Russe J906., m o% 103 3//j B .p

A, È-- Sins Autrichiens 157 i'4 157 l''2 Lombarcls •••̃ 113 5U 112 70 Banque Russô-Chin. 290.. 290.. Borne, 20 février ̃

Apex 3 1/2 3 1/2 <) MÉTAUX inmhTrds ^o T iq \'Â Tabacs Ottomans. 36t.. 360 50 Bussep.Comm" «0.. 430 ",0 févi-ier 18 sh Banque Nationale d'Egypte., oio aim Gelsenkirchen ..1610.

tagtoFMnch. 111/32 lli.32.. 1-Lombards.. '10 191/8 Tabacs Ottomans *li6i 79350 Briansk 144 mRcnteS?. 10397 10397 15p ~) Nat'~MexiqueParts. 850. 45 .-LaLucette.fo25..)025.

CinderellaConsol. 17/8 1 7'8 Je™? }^6 ^f, \f ?<% ^™ •̃•••• £j •/• J/,? p\ 1'IJ3 r, Sdnik *X> 678.. » Hutchins'on(EtabUss.)pri'vil. 585.. 578.. 48m. anc 1551- 1550 ..i

Aurora West.3- 14 5'S T p 5~ 1~'> -r. 7 Harpener. ~1~91~4~ 194 96 96 9~ 91) Hartmann "63 "5-, MeridIOnaux. 1 ÔIS ..1 10042 1565CreditMdMUerFranc.)~ts. 33S.. 339.. 2C' pMts.. C9u ..1'"

CitySutarban. 2 3 16 2 1/8 PombAngtasCom' 13 5/16 W y U> Bochumer 336 1/2 |oa 5,8 BruxeUes, 20 février Ke sur Paris" ~37 44 ~37 44 Chanfte sur Londres \m ord. 74».. 749.. 30 » Vieille Montagne 803 862.

C. de l,. 01 1 /8 1 8 'i Provodnik 2 ~'o ~0" "Hctchmson(EtabUss.)privi). 1 r.s- 578.. l 1 anc. 1554..1550.

CitySuburban.2316 3 1/6 ~~sCom'13 ~1613~16~ BntMUes.SOMvrier Se~rPapis"" "3744 "3744 ChaMesurLondres ord.749 ..749.. 30..ViemeMontagne. 863..862.

CityDeep. 4 "1-32 4 1/32 Zlnc Comptant. 23 1/8 23 1/4 Phœnix 249^.2^85/8 mange surpris. «7 -ii .o, « Change sur Londres Société Lorraine-Dietrich' 186 50 18G 25 Plaques Lumière, capital. 434.. 486.

CityDeep. 4'1 32 .} 1/:12 ZinC Comptant. 2v 118 ¡?u 11] Phœnlx. 2:l} 1î"i :18 5~~ Lots du Con o. 87 1 j'S 87 9 Iii ,g dres ¡¡ ¡¡ Societé Lorraine-Dietrich. 186 50 1 l~G ..1 ?'j "Plaques LU1Ill.ere/ caPItal.1 '¡;4 4R(¡

CrownMines. 7 5-'S S 7 9/16 nhim.«, Tnn^« Allg.Etecti-.Ges- a^l ,/S J7i 3/^ Lotsdu Congo 87 l,bl 87 1/2 Madrid °0 février Buenos-Aires 21 7/16 20 'r BniépTovienne" 1645 1635' 62 50 Chalets Nécessité. f. 1230 1215

De «sers ord" 18-21/3? 18 13/16 Chèque sur Londres Hamb.Amerika Pack. 143 7,8 143 7/8 Lots Turcs.219 1/2 219. TOna, .0 Muer Valparaiso. 10 7/8 » Donetz (Forges et Acier, du' 779 781.. 315 » Monaco. 5360 5380

DurtanDeeo 1 3'4 1 3 '4 AParis. 25 28 4 25 31 Morddeutscheruoyd. 107 3/8 107 1/2 Metropolrtamde Paris 653 657 Intérieure 4% 84 25 84 30 Rio-de-Janeiro 16 1/16 60 » Huta-Bankowa 2130 63 » S^os 1075 10^i

̃ Rood"Gold" 2 7/8 2 7/8 l Pennsylvania 126 7,8 127 1/4 Parisienne Electrique. 329 322 1/2 Amortissable 4;^ 92 65 92 75 !;S5 » action jouiss. 1579 12 oblis.4?j.: 297.. 297..

Rood.Geld.. 2 7/8 2 7/8 Pennsylvama. 1.6 7;8 127 1"4 par¡senneEle~rlqu6. a~ 1 2 Amortlssabley" 92 6~ 9275 ..35" actlonJoulss, l'i' 5' 11Z ¡ oblig.49" 297.. 297..

EœtRand Propr 4 3/4 4 25/32 Canada Pac 211 1/2 2ii 1/2 Railways Electriques. 175 1, 4 176 ï> 10155 102.. Listoonne J80 » Blanzy (Houille) 2250..2268.. » » Maikop 'Spies"(coup'.de'25). "19 25 20' FarreiraOeep. 4 15/10 4 15)16 Signifie ex-coupon Escompte hors Banque, 2 J/8& -S< ̃̃/$% Nitrates Railway 375 3/4 373 Banque d'Espagne. 450.. 449.. Prime sur l'or 8% 45 »Braay.. 11249 ,.1246 » » Ouest Africain français 378 •-̃̃̃ ̃ ChangesurPans fcl 80 97 Nord de l'Espagne. 402 400 Change sur Paris. 8 201 8 15 00 »'Czeladz 12232 ..2224 7 » Tav°=s ^^Pousset & Roy1» réun*s. 138.. 138..