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Titre : Figaro : journal non politique

Éditeur : Figaro (Paris)

Date d'édition : 1911-01-27

Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributeur : Jouvin, Benoît. Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 27 janvier 1911

Description : 1911/01/27 (Numéro 27).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k289107r

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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g o d^riwiC-A.iRB

En marge de là € Nouvelle Héloïso » JULES LEMAITRE.

L'heure présente Vops ou MOI.

Les pays annexés: La Constitution de l AlsaceLorraine devant le Reichstag allemand RAYMOND RECOULY.

Les morts d'hier Sir Charles Dilke MAUrice LEUDET. Mgr Jeantet JULIEN DE NARFON.

La langue française en Belgique André Nède. A l'Elysée Dîner diplomatique CH. D. -La Coupole et le Clocher André Beaunier. La Chambre Les retraites ouvrières; L'indemnité parlementaire Pas-Perdus. Le Sénat L'heure légale AUGUSTE Avril. Autour de la politique A. A.

Dans la marine Les deux cuirassés de 1911 r MARC LANDRY.

Les surprises de « alignement » JANVILLE. Gazette des tribunaux Le droit au vol; L'escroc des salons GEORGES Claretie. Courrier de la Bourse ARMAND Yvel. Nouvelles diverses A Rouen, encore un enseveli dans une marnière.

A l'Opéra royal de Dresde Le.« Chevalier à la rosé » ROBERT BRUSSEL.

Feuilleton Moulons de Barbarie ROBERT HICHENS.

En marge de

«la Nouvelle Héloïse»

Il sufflt de supposer que Mme

de Wolmar (Julie d'Etanges) ne

meurt point et que le roman

continue.

De M. de Wolmar à Milord Edouard. Mon cher et respectable ami, j'ai à vous annoncer enfin une bonne nouvelle la guérison de mon épouse. Nous sommes de nouveau parfaitement heureux tous les quatre, j'entends Julie et moi, son amie Claire d'Orbe (une jeune veuve d'excellent caractère .que vous avez vue ici à votre dernière visite), et mon ami l'intéressant et sensible SaintPreux. Vous connaissez notre histoire à tous. Notre vie en commun montre assez qu'il n'est point de situation difficile ou dangereuse pour les âmes droites. Cjaire et Saint-Preux avaient partagé mes veilles et mes angoisses au chevet de Julie, Le souvenir de ces heures où nous avons souffert onsomble-a rendu xïôs relations plus intimes' encore et a répandu sur elles comme un charme d'attendrissement.

Saint-Preux a de l'esprit et des lumières, avec une grâce un peu mélancolique. Son commerce est d'une douceur exquise. Que j'ai bien fait de le rappeler jadis et de l'obliger à s'installer chez moi Dans une heure d'égarement, il avait abusé de l'innocence de Julie, dont il était le précepteur mais son cœur était resté pur. Je n'ai pas d'ami plus dévoué. Il instruit mes enfants, comme il avait instruit leur mère. Nos réunions sont charmantes. Julie touche le clavecin, Saint-Preux chante des airs italiens pleins de naturel et de sensibilité, Mme d'Orbe anime tout de sa gaieté décente. Julie avait songé à la marier avec Saint-Preux. Il s'est dérobé pour des raisons que j'ignore, mais qui ne peuvent être qu'élevées et dignes de

lui.

De Saint-Preux à Mme d'Orbe

Vertueuse amie, il faut que je vous dise une impression que j'ai ressentie bien douloureusement, hier, après souper, quand nous étions tous quatre assis devant la maison et que nous regardions le soleil se coucher sur le lac. Le spectacle 'était sublime, et je plaignais Wolmar de ne pas croire en Dieu. Mais vous, mon amie, vous sembliez triste, et vos regards se posaient sur moi avec un air de reproche. J'ai senti que vous ne m'aviez pas encore pardonné. Ah! si vous connaissiez mon cœur! Lorsque Mme de Wolmar voulut unir ma destinée à la vôtre par un lien solennel, je compris l'héroïque effort de cette parfaite amie, je craignis de la faire souffrir,et c'est pour cela que je refusai mon bonheur. Helas c'est vous qui souffrez maintenant, et je ne le veux point. Depuis si longtemps je vous adore 1 Un lien secret entre nous deux coûterait moins à ma délicatesse. Voulez-vous, à la nuit tombante, vous trouver dans ce bosquet où jadis, Julie et vous, quand vous étiez jeunes filles toutes les deux. O souvenirs délicieux pour un cœur sensible 1. Calme-toi, mon cœur, et contiens tes battements 1.

De Mme de Wolmar à Saint-Preux Claire m'a tout dit, parce que cette chère amie ne me cacfhe jamais rien, et aussi parce qu'elle a voulu m'associer à son bonheur. Pourquoi d'ailleurs m'eûtelle carché vos arrangements, quand j'avais eu moi-même le dessein de vous /unir? J'aurais préféré que vous l'épousassiez, mais j'apprécie la délicatesse de vos raisons qu'elle m'a rapportées. Vous avez pensé que, après notre aventure, vous n'aviez plus le droit de disposer publiquement de vous, même avec mon assentiment, et que, Julie ne pouvant être votre épouse, aucune femme ne devait l'être jamais. Quand nous nous sommes rencontrés jadis, chacun de nous deux aimait pour la première fois. Cela ne s'oublie point, et nous sommes 'restés chastement, mais éternellement liés. Vous avez, cru toutefois que vous pouviez concilier votre tendresse pour Claire avec les scrupules de votre coeur, et vous avez bien fait, mon ami. Puis'que je ne devais plus être à vous, il me semble que Claire était désigné&.par le Ciel poiur me remplacer. Vos âmes vertueuses sont faites l'une pour:l'autre. Son enjouement. -égayera votre mélançclie. Elle est heureuse et je m'en ré-:

jouis. et cependant je mouille ce papier de mes pleurs.

De Saint-Preux à Mme de Wolmar Adorable amie, en vain votre générosité cherche à dissimuler un sentiment involontaire et sacré. Vous souffrez, je le sais, je le sens, et vous souffrez par ma faute 1 Malheureux 1 Qu'ai-je fait, hélas J'ai connu Claire par vous, je ne l'ai aimée qu'à cause de vous. Quand je l'ai tenue dans mes bras, j'ai cru que c'était avec votre aveu; et cet aveu, vous me l'aviez donné en effet, mais d'un cœur brisé. Vous pleurez, céleste créature Je ne le puis supporter. Oui, vous fûtes à moi, c'est vous-même qui me rappelez ce souvenir enchanteur. Ravivons des feux qui ne furent jamais complètement éteints Je respecte Wolmar: mais que les embrassements d'un athée doivent être froids I. Pardonne-moi, je m'égare. Ce soir, à la nuit tombante, dans ce bosquet où je reçus ton premier baiser, tu trouveras celui qui n'a pas cessé de t'adorer, et qui ne peut croire que ce sentiment qui lui élève l'âme et la remplit d'un enthousiasme divin puisse être jamais coupable aux yeux de l'Etre suprême.

De Mme d'Orbe à Saint-Preux

Julie m'a tout dit. parce que j'avais tout deviné. Ce n'était pas difficile; je sentais bien depuis quelque temps à tes négligences, à tes distractions, que je n'avais plus tout ton cœur. Je ne puis t'en vouloir, mon ami. N est-ce pas moi, hélas 1 qui autrefois favorisai vos amours ? Et puis, Julie m'est tellement supérieure Elle est tellement plus intelligente, plus instruite et plus vertueuse que moi Vous êtes deux âmes sublimes, et que suis-je auprès de vous?. Mais, mon ami, la rieuse Claire ne peut s'empêcher d'être aujourd'hui bien malheureuse. Elle ne te fera pas de reproches elle ne te tourmentera point de sa jalousie mais aie pitié d'elle et ne l'oublie pas tout à fait.

De .M. de Wolmar à Milord Edouard Rien d'important ne s'est passé ici depuis ma dernière lettre. Etant heureux, nous n'avons pas d'histoire. Nous vivons tous les quatre conformément à la nature et dans une délicieuse harmonie. Mme de Wolmar, dont la santé s'est fort affermie, est toujours la plus parfaite des épouses et la plus tendre des mères Mme d'Orbe respire toujours la candeur et la gaieté. J'apprécie de plus en plus les lumièresiet le caractère <îlevé- de Saint-Preux. Je viens pourtant de découvrir, chez ce philosophe, une faiblesse, d'ailleurs fort excusable et que la nature absout. Je m'étonnais que, si jeune encore, et passant la moitié de ses journées entre deux jeunes femmes, vertueuses mais pleines d'attraits, et dont l'une, Mme d'Orbe, le poursuit parfois d'agaceries innocentes, il parût cependant vivre en ascète et ne s'absentât presque jamais. J'ai maintenant le mot de l'énigme. 11 y a quelques jours, m'étant levé de fort bonne heure pour aller à Thonon où j'avais affaire, et passant près du pavillon où couchent les serviteurs, je surpris Saint-Preux qui sortait mystérieusement de la chambre de Fanchon Anet, la cuisinière. Fanchon n'a que vingt-huit ans et n'est pas dépourvue d'une certaine grâce rustique. SaintPreux fit semblant de ne pas me voir, et je continuai mon chemin.

De Saint-Preux à Mme de Wolmar Chère amie, M. de Wolmar, croyant faire une plaisanterie inoffensive, vous a révélé hier mes relations avec Fanchon Anet. Je pourrais nier la chose mais pourquoi nier ce qui est si facilement avouable ? Ma sublime amie me comprendra. Le don du cœur est le seul qui importe, et vous seule avez mon cœur. Certes, je ne vous reprocherai point ce qui fait votre charme et ce qui me retient auprès de vous cet esprit toujours occupé des plus graves questions, cette éloquence enflammée qui me démontre Dieu et la loi morale; mais quelquefois, je l'avoue, inégal à ces hautes spéculations, ou bien encore souffrant de vos jalousies malgré vous réveillées à l'endroit de Mme d'Orbe, je cherche le repos dans la nature et la nature, c'est Fanchon Anet. Sa simplicité me rafraîchit. Jadis, avec votre concours, je facilitai le mariage de Fanchon elle s'en souvient et m'en témoigne naïvement sa reconnaissance. Fanchon, c'est la tasse de lait que boit en passant le voyageur altéré. Ce n'est point un crime d'y tremper ses lèvres. Et il me semble que, moi aussi, je fais du bien à Fanchon: insensiblement, dans nos brefs entretiens, je forme à la vertu cette âme primitive et sincère, et je lui enseigne la religion du cœur. Cela, d'ailleurs, céleste amie, se passe, si je puis dire, au-dessous de votre regard, et vous n'en sauriez être atteinte ni troublée. J'interroge ma conscience elle ne me reproche rien. Je suis si sûr de la droiture de mon âme qu'il est impossible que, dans leur fond, mes actions soient jamais rçpréhensibles.

De Fanchon Anet à M. de Wolmar Monsieur, j'aime mieux vous l'écrire, parce que je n'oserais jamais vous le dire. Hier, M. de Saint-Preux m'a dit comme cela que je travaillais trop et que je devrais vous prier, monsieur, de faire venir ma nièce, qui a seize ans et qui demeure à Monthey, pour m'aider dans mon service. Et il m'a dit qu'il vous en parlerait. M. de Saint-Preux a bien de la bonté; mais, monsieur, je vous prie de ne pas faire venir Marion, parce que je n'ai pas besoin d'elle, et je vous prie, monsieur, de ..ne pas dire à M. de Saint-Preux que je •vous l:aïdit..k. ̃ Da M. de Wolmar à Milord Edouard Mon respectable ami, tout va toujours; ici le mieux du-monde.Gependant, quoi-

que Saînt-Prëux mène' la vie là' plus* saine et la plus conforme à la nature, il, est, depuis quelque temps, dans un état d'extrême fatigue. Son travail acharné (car il prépare un livre sur l'identité du bonheur et de la vertu) en est probablement la cause. Sur le conseil du médecin, il va se reposer quelques semaines dans le Valais. ̃ Jules Lemaître,

de l'Académie française.

Echos

La Température

II est tombé hier quelques gouttes de pluie pendant la matinée. A midi, cette très fine ondée avait complètement cessé, mais, le ciel est resté brumeux. La température est en hausse sensible. Le thermomètre, à sept heures du matin, marquait 3° au-dessus de zéro, et 8° à quatre heures du soir. La pression barométrique accusait à midi y-jà*?1.

Cependant la situation reste troublée dans le nord de l'Europe en Laponie, où se trouve une profonde dépression, le baromètre est descendu hier matin à -]2&mm. Dans tout le sud-ouest du continent la pression est au contraire très élevée -elle atteint même 77Smta dans le centre de la France.

Des pluies et des neiges sont tombées sur la moitié nord de l'Europe il a plu en France, à Nancy et à Charleville.

La température a monté sur presque tout le continent.

Départements, le matin, au-dessus de \êro O°i à Besançon et à l'ile d'Aix, o°à à Limoges, 2° à Nancy et à Cette, 30 à Nantes, à Charleville et au Mans, 5° à Marseille, 6° à Perpignan et à Oran, 7° à Boulogne et à Lorient, 8° à Dunkerque et à Cherbourg, à Ouessant, à Alger et à Brest.

Au-dessous de ~fo 005 à Rochefort, 0°8 à Biarritz et à Belfort, i° à Bordeaux, à Clermont et à Lyon, 3° à Toulouse.. En France, le temps va rester pluvieux et doux dans le Nord et un peu froid dans le Sud.

(La température du 26 janvier 1910 était, à Paris 2° au-dessus de zéro le matin et 3° l'après-midi. Baromètre 739mm la neige est tombée pendant toute la journée.) Monte-Carlo. Température prise sur les terrasses du Casino de Monte-Carlo A dix heures du matin 180; à midi, 22°. Temps superbe.

Du New York Herald:

A New- York Temps couvert. Température maxima, 5°5; minima, 2°2. Vent est. A Londres Temps couvert. Température maxima, io° minime, €°. Baromètre 7-?3I?ra. Vent ouest.

A Berlin Pluie. Température (à midi) 7°.

A Travers Paris

Les « quinze mille ».

Cette question déplaisante est enfin résolue. Elle est résolue par le rejet pur et simple de la proposition qui tendait à réduire de six mille francs l'indemnité parlementaire; autrement dit, à la ramener à l'ancien chiffre de neuf mille francs. Que les membres de l'ancienne législature aient eu tort de se décerner à euxmêmes ce supplément d'honoraires, on peut l'admettre; et l'on peut critiquer surtout la façon désinvolte et comme sournoise dont la chose se fit.

Mais tout cela est passé, et la question ne se pose plus comme elle pouvait se poser il y a quatre ans.

Une nouvelle Chambre a été élue. Plus de deux cents députés nouveaux y sont entrés. Un certain nombre d'entre eux sont pauvres, et vis-à-vis de ceux-là, la réduction de l'indemnité parlementaire eût été une humiliation sinon une duperie. Le président a dit le mot, et il est juste.. ̃̃•̃•̃̃

Qu'on nous laisse maintenant tranquilles avec ces comptes de ménageUn parlementaire n'est pas cher ou bon marché suivant la somme qu'il émarge,, mais suivant la besogne qu'il fait. Souhaitons que l'on fasse enfin un peu de bonne besogne au Palais-Bourbon. Il serait temps.

-o-<:x:>-o-- p,

L'Académie des femmes.

Nous avons dit hier que M. Paul Hervieu n'a point donné son adhésion au projet d'académie féminine qui vient d'être élaboré par la Revue des Franfais.

Le directeur de cette revue nous adresse, à ce sujet, la lettre que voici Je lis avec beaucoup de surprise dans le Figaro que M. Paul Hervieu se défend d'avoir donné son adhésion au projet d'académie des femmes préconisé par la Revue des Français.

Je ne songe pas un instant, certes, à mettre en doute l'affirmation de l'éminent académicien, mais je tiens à dégager ma bonne foi.

Il est exact que M. Paul Hervieu ne m'a pas remis de bulletin d'adhésion, mais ayant eu l'honneur de correspondre avec lui dès le principe, j'avais cru comprendre très nettement qu'il était favorable à l'idée suggérée. J'en étais si certain que lorsque je lui envoyai, comme à tous ceux dont je sollicitais l'avis, la lettre-circulaire accompagnant les bulletins de vote, je ne le priai pas de me répondre. Cette communication n'était plus, dans ma pensée, qu'une formalité superflue.

Je me suis trompé^ -assurément. Je le déj plo.re et m'en excuse.

J'ajoute pour couper court à toute interprétation tendancieuse que je possède les bulletins d'adhésiop. de tous les membres de l'Institut partisans de notre projet, sauf un,seul membre cto "l'Académie des sciences dont l'assentiment ne m'a pas été donné sous cette forme stricte.

En vous remerciant de l'insertion de ces quelques lignes, |e vous prie, monsieur et cher confrère, dlagréer ^l'assurance" de" mes sentiments les.plus distingués..

-•:̃ GastonvBoKDAT.

P. S. MM. Jules Glaretie et CarolusDuran, cités (non- ,par notre" Revue, mais par certains journaux) comme «patronnant» notrdprojet, se sont bornés à nous répondre tex-

| tuellement M. Claretie « l'ai déjà exprimé mon opinion, et récemment l'ai imprimée. Rien ne ̃ s'oppose à cette création, au contraire. Quant à un vote personnel, je vote à l'Acadérpie et je m'en tiens à ce devoir. » M. Carolps-JDuran « J'accepterais que les premiers;membres de l'assemblée de l'élite des grandes Françaises soient élus par les membres de l'Institut de France, si mes confrères de l'Institut, agissant individuellement comme vous le dites, acceptent. » M. Paul Hervieu, à qui cette lettre a été communiquée, adresse les lignes suivantes à notre Directeur

Mon cher Directeur,

J'ai eu l'honneur, en effet, de correspondre avec M. Gaston Bordât. Cela n'a consisté, de ma part, qu'à le remercier de sa gracieuse proposition de m'inscrire dans son comité,et à là décliner.

Je ne mets pas en doute la bonne foi avec ̃laquelle il'a.interprété, comme une adhésion, mon silence envers sa seconde lettre. Mais c'était tout simplement que j'estimais avoir répondu et ne pas devoir me répéter. Veuillez agréer, mon cher Directeur, l'expression de mon affectueux dévouement. Paul Hervieu.

̃ 26 janvier 1911.

.o-o.

Un banquet de poètes.

Les poètes nous prodiguent depuis ^quelques mois des exemples fort utiles dé'pliil.osophie et d'économie domestique. Tandis que nous déplorons le déchalnement des appétits, les envies, les haines et toutes leurs violences intestines, les poètes s'offrent réciproquement des repas, s'unissent autour d'une table pour attester que leur cœur n'est plus irritable, mais bien le plus fraternel du monde.

De quinzaine en quinzaine, la gloire de tel écrivain est célébrée avec une cordialité qui décide ses confrères obscurs à se faire apprécier dès le dessert, afin de pouvoir escompter, plus tard, tout un festin en leur honneur. Ainsi se forment et continuent les cénacles littéraires dont nos enfants parleront quelque jour avec autant d'affection que d'irrespect; ainsi se fondent les petites revues qui ne sont pas éphémères comme on le prétend puisqu'elles ne cessent de vivre et de revivre depuis qu'il y a des poètes et qu'ils espèrent.

Ces banquets ont encore un autre avantage ils permettent, de temps en temps, d'offrir une réparation à un véritable artiste original, important et pas assez connu du grand public. La semaine prochaine nous assisterons donc à une fête depuis longtemps due aupoète Paul t|Fort, l'auteur des Ballades françaises, le 'fondateur du Théâtre d'art, et de cette pieuse et belle revue Vers et prose maintenue par ses soins diligents pour la défense et l'illustration de la littérature et du lyrisme.

En l'honneur de Kirchhoffer.

Nous avons reçu, hier

Ettorc Schiavoni, maître d'armes

italien à Berlin. 25 » M. René Pensa. 50 ')) M. Argetoyano, premier secrétaire

de la légation de Roumanie. 100 H M. Fernand Guerrero 110 Ji Salle d'armes Boulège et Cercle

d'escrime de la rue Decamps (2~

versement)

Princesse Ed. de Polignac. 50 » M.JeandcNoailles. 20 )' b4bs. B. et R. Rigaut. 10 M. Pierre Husson. 20 ') M. et Mme Paul Lillaz 50 H M. Marcel Sibert. 10 x M. Jacques Meyer-May. 20 )' M. Charles Daudet. 10 MUoM.Stovens. 10 x M. Henri Berteyle. 50 x Salle Conté

Marquis do Ranst 40 (~omtoduCordoDamrémont. 20 H Comte X. 20 » M. AdolpheLevier.t.. 30 ',)) M. Ludovic Naudeau. 20 « M. Jacques Barbieri. 20 M.AugustoMonnier. 20 M Société du Contre de Quarte 100 H M. Masson, membre du comité

de la salle Jean-Louis 100 » M. Jacques Carpentier. 100 H Baron de Blonay. 100 Ecole d'escrime française, 14, rue

Saint-Marc. Salle d'armes Rue

(Inversement). 205 M Souscriptions recueillies par le

Rappel ·

Le 7!6t/)pet. 100 M Les frères Fournier. 100 M Deux escrimeurs 70 H M. Seurre. 20 » M. Dizier. 20 n Docteur Mouls 10 a Total. 1.550 »

Listes précédentes.Fr. 19.051 » Total gén8ral.Fr. 20.601 »

La Ville de Paris en propriétaire économe ne dédaigne aucun profit, c'est ainsi que de même que tout bon fermier ou propriétaire elle fait ses foins, ou du moins met en adjudication le produit du fauchage des pelouses des jardins et squares.

A cela rien à dire, et les contribuables ne sauraient se plaindre de voir la Ville de Paris tirer un légitime revenu de son domaine, mais où l'administration va peut-être un peu loin c'est quand elle met aussi en adjudication le foin à provenir des cimetières.

Il y a là pour ceux qui connaissent le profond respect que Paris a toujours témoigné pour ses morts quelque chose de choquant qu'on aurait peut-être pu éviter. •_

Le sculpteur Auguste Maillard, auteur du beau monument à la mémoire de Pragonard, exécuté pour la ville de Grasse et qui eut un si grand' succès* au Salon, vient de terminer une nouvelle œuvre non moins intéressante.

Il s'agit cette/fois d'un monument des' frères Coquelin qui sera inauguré.cet été. à Bou'lQgne-sur-Mer, patrie 'des dejttx célèbres artistes. M. Maillard a eu la très heureuse idée

? de placer au-dessus des effigies, de ses admirables interprètes le buste de Molière, qui complète très spirituellement et avec .une parfaite justesse le monument des frères Coquelin.

l, Le roman si remarqué que le Figaro publiait récemment, les Pâques véronaises, de M. Paul Gaulot, vient de paraître en librairie.

Notre distingué collaborateur a fait dans cet excellent livre œuvre à la fois d'historien et de conteur. Dans un cadre de vérité il a situé le plus pathétique des drames de sentiment.

Les Pâques véronaises retrouveront sûrement en volume le succès qui accueillit en feuilleton l'apparition de ce très original et très séduisant ouvrage.

PETITES CURIOSITÉS

On vient d'arrêter Marie Deguénand. Cette jeune femme avait d'exçellents certificats. Il est vrai qu'elle les fabriquait elle-même. Elle entrait, en qualité de femme de chambre, chez des personnes riches. Et puis, au bout de quelques jours, elle ouvrait tous les tiroirs, prenait de l'argenterie, des titres, des bijoux, et disparaissait.

Voilà des mœurs blâmables. Mais il faut penser qu'avant' d'opérer le vol, >.Marie Deguénand devait s'efforcer d'inspirer confiance à ses maîtres. Ceux-ci ont donc connu, pendant quelques jours, une domestique dévouée, prévenante, douce et honnête. La « perle », pour tout dire. La fameuse perle que l'on découvre chaque lundi, et que l'on congédie le mercredi.

Ainsi Marie Deguénand aura procuré pendant plus d'une semaine à ses maîtres une illusion et un repos que la plupart des Parisiens ignorent. Et sans doute le rêve s'est terminé en cauchemar. Mais quoi 1 n'est-ce pas ainsi que se terminent tous les rêves. Et puis, combien les domestiques qui succéderont à Marie Deguénand vont être heureux Ils pourront négliger Monsieur et« répondre» a à Madame. Ils pourront s'attarder chez les fournisseurs, oublier de fourbir les cuivres, et faire une grande consommation de vin. Quand MadamS sera tentée de les congédier, elle pensera « Au moins, ceux-là sont honnêtes » Et elle retiendra sa juste colère. C'est eux qui partiront, un jour, écœurés. Et on leur donnera, comme la loi l'enjoint, d'excellents certificats.

Nous n'accordons pas assez d'attention aux succès que remportent nos industries à l'étranger; nos rivaux ont plus d'.égards. pour ces victoires pacifiques; ils tes signalent avec empressement. Saisissons l'occasion de louer les constructeurs français d'automobiles pour les triomphes que leur a valus le Salon de Bruxelles.

De toutes les expositions, la plus remarquée fut celle des usines de DionBouton. Un de leurs modèles y a connu notamment un succès étourdissant celui do la huit-cylindres, voiture riche et recherchée des délicats de l'automobile, épris de force', de silence et de régularité.

Hors Paris

Aujourd'hui ont eu lieu, en l'hôtel de ville de Compiègne, sous la présidence de M. Leddet, conservateur des forêts, les adjudications pour les droits de chasse à courre et de chasse à- tir dans les forêts de Compiègne, de Laigue et d'Ourscamp-Carlepont. Les trois équipages réunis du marquis de L'Aigle, du comte de Chézelles et du prince Murât restent adjudicataires de la chasse à courre.

Pour la chasse, à tir, après des négociations, il a été décidé que le cahier des charges serait modifié au sujet des destructions de lapins. Cette modification, acceptée par l'administration, a évité une grève, qui manqua de se produire chez les adjudicataires.

De Monte-Carlo:

«Les débuts de Mme Marthe Régnier, ce soir, dans la Vie de bohème, ont été pour la délicieuse comédienne, devenue cantatrice l'occasion d'un nouveau triomphe. Pris par le charme profond de cette voix exquise, d'une gravité et d'une étendue rares,le public a manifesté pendant toute la représentation le plus grand enthousiasme. Il ne se lassait pas d'applaudir l'exquise Mimi à chaque acte, il l'a acclamée, et, au baisser final du rideau, il lui a fait une ovation interminable. Les débuts de Marthe Régnier sont un des plus beaux triomphes qu'on ait enregistrés au Casino. »

-J 0 c:

Nouvelles à la Main

Les Champenois révoltés parlent, dit-on, de « faire sauter » quelques maisons.

Comme des bouchons 1

-o-<:x:>-o-

-Les frères Wright assignent en justice tous les aviateurs français. De quoi les accusent-ils ?

De vol! l

Plané ? 7

-Beaucoup de dames assistaient hier à la réception de l'Académie française. Lorsqu'on y recevra des femmes, on n'y verra plus que des hommes.

1– La municipalité de Bruxelles va venir à Paris.

Jamais les édiles étrangers n'avaient montré- tant* d'empressement à nous visiter.

Dame Autrefois Paris n'était qu'une ville admirable. Depuis MM. Boreux et de Pontich, c'est devenu une ville invraisemblable!

A la Chambre..

Quelques audacieux ont essayé hier

de remettre en question le montant de l'indemnité parlementaire.

Qu'a répondu la Chambre?

Impossible quinze mille regrets. te Masque da Fer.

UHeure présente

Au quinzième siècle, à Bologne, je crois, une jeune fille professait un cours de droit très suivi par les étudiants de la localité. Seulement, comme la jeune fille était très jolie, son père, pour épargner toute distraction aux auditeurs, avait fait tendre un voile devant la chaire. La charmante Mlle Imbert, qui, pour préparer l'agrégation, enseigne en ce moment la philosophie dans un de nos grands lycées de jeunes gens, y met moins de façons. Pas le moindre voile entre elle et ses jeunes élèves. A peine une voilette. Et tout se passe, cependant, à la satisfaction générale.

Au point de vue des jeunes filles, le cas, pour être nouveau, ne soulève guère de commentaires. Quelques progrès que fasse l'éducation des demoiselles, l'enseignement supérieur n'attirera jamais., qu'une, minorité. La philosophie est certes un«sport d'hiver comme un autre. Mais il aura toujours moins de ferventes que le ski, le toboggan ou le tango. Ce qui serait plus curieux, dans la circonstance, c'est l'attitude des jeunes potaches. Loin de fêter cette innovation par le chahut monstre auquel on pouvait s'attendre, ils ont accueilli Mlle Imbert sans l'ombre de manifestation. L'installa- tion de la jeune fille en chaire a paru leur sembler la chose la plus naturelle du monde, et ils écoutent son cours avec la plus déférante sympathie. Une femme professeur, pourquoi pas ? Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ?

Cette leçon de flegme et de bon sens, en même temps qu'une indication sur le présent, nous donne un aperçu de l'avenir. Du moment que les potaches euxmêmes ne s'amusent plus du féminisme, les plaisanteries sur ce sujet ne tarderont pas à paraître aussi usées que les chansons du caveau. Il n'y aura plus pour en rire que quelques vieillards incorrigibles, et peu à peu on y renoncera. ̃; Vous ou Moi.

AU REICHSTAG

rB90.

1 "T' 1 1.

̃£,A.

Constitution de l'âlsace-Lorr

La discussion d'hier au Reichstag,' dont on lira plus loin le détail,, n'est certes point faite pour dissiper le malentendu existant entre l'Alsace-Lorraino^ et l'empire allemand.

Que demandent les Alsaciens-Lorrains ? A être traités exactement sur le même pied que les autres citoyens de l'empire, à jouir des mêmes droits politiques. C'est cela que l'Allemagne s'obstine à leur refuser.

L'Alsace-Lorraine, devenue par laviolence, « terre d'Empire », occupe, dans cet empire une position inférieure et humiliante. « On continue à nous considérer comme des citoyens de seconde classe », a pu dire avec raison à la tribune du Reichstag M. Vonderscheer, député de Schlestadt..

Or, le projet de Constitution que le gouvernement vient d'élaborer pour elle et que M. Delbruck, secrétaire d'Etat à l'intérieur, a exposé hier au Parlement, ne lui donne satisfaction sur aucun des points qui lui tiennent à cœur. Qu'on en juge à la place du Conseil fédéral dessaisi, on institue une Chambre haute, dont la moitié des membres au moins est nommée par l'empereur. Cette Chambre-là ayant le droit de veto pourra toujours faire échec aux réformes votées par l'Assemblée des représentants du peuple. Où donc est le progrès ? Les Alsaciens, à défaut d'autre chose,. voulaient un statthalter à vie. On le leur refuse, parce que, a déclaré M. Delbruck, aux applaudissements de la droite, « il supprimerait toute action possible do l'Empereur. Ceux qui le demandent n'aspirent pas à l'union de l'Empire, mais à sa suppression. »

Et le secrétaire d'Etat a ajouté: «L'autonomie serait encore plus grave. On ne peut la donner à des pays qui ne sont pas tous dévoués à l'Allemagne. Or, il est certain que les Pays d'Empire n'ont pas le sentiment d'être indissolublement liés à l'Empire. »

C'est là une'déclaration fort importante et très significative. Si elle était faite par nous Français, les Allemands ne manqueraient pas de nous accuser d'aviver les anciennes querelles, d'encourager les résistances des Alsaciens-Lorrains.

Ceux-ci demandent de plus à être représentés dans le Conseil fédéral. Il suffit d'énoncer cette demande pour en faire éclater la parfaite légitimité. Gomment depuis quarante ans que les deux provinces sont rattachées à l'Empire, elles n'ont pas encore obtenu le droit d'envoyer des délégués au Conseil fédéral, au même titre que tous les autres Etats de cet Empire. Pourquoi ce déni de justice? 'l Rien ne marque mieux aux Alsaciens la situation subalterne dans laquelle on les maintient. En ce qui concerne un des corps, un des rouages essentiels de l'Empire, ils sont exactement comme s'ils n'étaient pas; on s'obstiné à les considérer comme une quantité négligeable, à les ignorer.

Or, le projet actuel leur refuse à cet égard satisfaction, Et au nom de quoi? 2 M. Delbruck l'a avoué sans détour tout simplement parce que la présence deg .délégués alsaciens au Conseil risquerait de détruire l'équilibre des, cartis, G'esî


cette raison égoïste, c'est cette considération de tactique qui s'oppose à ce que les -droits de l'Alsace-Lorraine soient enfin reconnus.

Tels sont les points essentiels sur aucun d'eux les Alsaciens n'obtiennent satisfaction.

On continue à instruire contre eux un procès de tendance; on en est toujours a suspecter leurs sentiments intimes et leurs désirs protonds. Quand ils réclament qu'on leur lasse justice, qu on leur accorde .^égalité des droits, les Allemands répondent « Pourquoi ne nous aimez-vous pas? »

Ces choses-là- n'ont entre elles aucun rapport c'est daiileurs une manière étrange de gagner les sympathies des gens que de sobstiner à méconnaître leurs droits

Raymond Recouly.

Devant le Reichstag

)£ar dépêche de notre correspondant particulier) A, Berlin, 26. janvier. La discussion en première lecture du projet de réforme constitutionnelle pour l'Alsace-Lorraine, présenté par le gouvernement, a commencé aujourd hui au Reichstag devant un auditoire restreint. Sur les bancs même des députés il y avait de nombreux vides. Seuls les membres, du gouvernement étaient presque au complet, le chancelier en tête, ayant à ses côtés le secrétaire d'Etat d'AlsaceLorraine, M. Zour de Bulach, et le ministre de 1 intérieur de l'Empire, M. Delbruck.

v C'est ce dernier qui présente et développe le projet. '•̃ 11 faut d'abord ressortir que la situation constitutionnelle actuelle de l'Al5p.ce-Lorraine n'a cessé de se développer et que personne n'a voulu prétendre que l'état dé.droit ainsi créé fût défi-

nitif.'

Le désir, de la population alsaciennelorraine de faire cesser ce provisoire est compréhensible et il n'y a pas à le repousser. La, question est complexe et elle intéresse 1 Empire, tout entier, car l'Alsace-Lorraine est la propriété commune des Etats confédérés.

L'orateur fait ensuite un exposé historique de la question constitutionnelle en Alsace-Lorraine, dont Bismarck luimême traitait la position d'anormale. L'AIsace-Lorraiaè est-elle mûre, à l'heure actuelle, pour prendre rang, sans réserve, parmi les Etats fédérés ? ajoute M. Delbruck. Le secrétaire d'Etat déclare quo ce n'est qu'en devenant membre de l'Etat français que l'Alsace-Lorraine apprit à connaître ce que c'est que d'appartenir à un grand Etat, 4 un Etat puissant régi d'une façon militaire. La évolution française a donné aux Alsaciens-Lorrains la possibilité d'apprécier et d'exercer une activité de citoyens d'un Etat. Ils ont avant tout profité d'un essor .économique de la France.

Ces relations politiques et économiques ont eu pour résultat de faire prendre racine aux traditions françaises en Alsace-Lorraine. ̃ L'orateur rappelle la protestation des Alsaciens-Lorrains contre l'incorpbra-

.t&R'"&/l-ÀHëmagne, mais tl .r"Keurë'ac-'

tuelie', la ^situation' est; autre. L'Alsace-;Borraine s'est non seulement faite à l'état de choses existant, mais elle se laisse prendre par la culture allemande, à condition que l'Allemagne poursuive d'une façon conséquente la politique qui vise à fusionner graduellement l'AlsaceLorraine avec l'Empire allemand. Il faut pour cela un esprit droit et une main calme, mais ferme.

Que désirent les -Alsaciens-Lorrains ? En ce qui concerne le Landesausschuss, la sup- j pression de l'influence du Reichstag sur la, législation intérieure des pays d'Empire. Les gouvernements confédérés ont estimé que ce vœu était justifié.

En ce qui concerne le droit électoral, il faut se rendre compte que le suffrage actuel au LaridësàusseliusB donne à celui-ci un cafaetère qu'on ne peut trouver idéal si l'on se place à un point de vue politique national. Comment aonc réformer ce parlement'? Par l'octroi du suffrage universel et direct répondant aux besoins et aux conditions du

paya.

Les Alsaciens--Lorrains désirent également que le Conseil fédéral n'existe plus comme acteur législatif pour l'Alsace-Lorraine. On a répondu à ce désir, mais il fallait pour les États confédérés trouver une compensation qui permette à l'Empire d'exercer un contrôle sur la lôgislationd'Alsace-Lorraine, et c'est dans le propre intérêt de l'Empire. C'est pourquoi on a songé à la Chambre

îi'àîite. •̃̃̃-̃• ̃ ̃̃'•'̃ :̃•-•

Cette Chambre haute, ajoute M. Delbruck, répond donc tant au besoin des pays d'Empire qu'à ceux de l'Empire.

On a désiré que le lieutenant gouverneur soit nommé à vie. C'est un désir irréalisable au point de vue des intérêts de l'Empire, et d'ailleurs impraticable. L'Empereur ne posséderait plus dans ce cas aucune influence sur le développement des choses en AlsaceLorraine. Ce serait aller plus loin que d'accorder l'autonomie. Ceux qui ont ce désir ne peuvent que viser à séparer l'Alsace-Lorraine de la patrie allemande.

Eh ce qui concerne l'octroi de l'autonomie, âéclare le secrétaire d'Etat, il y a deux raisons qui parlent contre d'abord le sentiment que les pays d'Empire ne désirent pas l'adhérence coràplète à l'Empire d'autre part, dans les conditions actuelles, il est imEossible que les représentants de l'AlsaceLorraine au Conseil fédéral" Soient instruits par le lieutenant impérial, car ce serait renforcer la position de la Prusse, ce qui entrainerait les autres Etats à. donner des compensations et une redistribution des voix au Conseil fédéral.

L'orateur, en' concluant, estime que les gouvernements confédérés ont montré ûh large esprit de conciliation à l'égard des desiderata des pays. d'Empire. Le .projet de loi a pour but de réaliser la fusion complète des pays d'Empire avec l'Empire allemand et-do favoriser teur développement politique et économique (Applaudissements).

Le député alsacien Vonderseheer, de Schlestedt, prend la parole.

Il exprime, avant tout l'espoir que, contrairement au bruit qui a couru, une motion demandant l'incorporation de l'Àlsace-Lorraine à la Prusse ne sera £as déposée sur le bureau du Reichstag. L'orateur l'espère dans l'intérêt de la concorde et de la paix.

Les Alsaciens-Lorrains sont fiers, ditil, de leur esprit particulier et ont le droit de le cultiver au même titre que lés Badois, les Wurt&mbergeois et les habitants d'autres Etats allemands. M. Vonderseheer ajoute

Nous ne pouvons que désirer que certains partis et certaines «cliques » cessent de me* fier campagne contre l'Alsace-Lorraine. Nousî de notre côté, nous ne nous lasserons pas de ̃fioàdajnner les tendances de journaux fran-<

çais agitateurs qui n'ont pas à s'occuper de nos affaires.

Les Alsaciens-Lorrains ont espéré que le projet gouvernemental leur donnerait l'autonomie. Leur espérance est malheureusement déçue ils continuent à être privés des véritables droits de citoyens. Un pareil abaissement moral ne peut que provoquer de l'amertume.

L'orateur rend, en passant, hommage à l'esprit chevaleresque de l'Empereur vis-à-vis de l'Alsacé-Lorraine.

Nous ne désirons rien d'autre, dit-il, que la souveraineté d'un Etat confédéré. La forme républicaine ne peut, pour des raisons faciles a deviner, entrer en considé- ration. Nous voulons le Statthalter à vie, parce que, seul, un staltha'lter à vie peut acquérir 1 indépendance indispensable à L'administration indépendante du 'pays, et à la représentation dans l'Empire. C'est l'Empire lui-môaie qui doit nommer le statthalter et non la Prusse qui, comme ç'a été jusqu'à présent le cas, lui donnait ces instructions.,

L'orateur salue avec satisfaction le fait que l'Alsace-Lorraine pourra faire ellemême ses lois. Mais ses amis poliliques, au même titre que lui, sont résulus à ne pas accepter une Chambre haute telle que le propose le projet actuel.

L'orateur conclut

Nous voulons voir dans le projet de loi une base utilisable, mais espérons 1 améliorer de façon qu il soit acceptable pour l'Alsace-Lorraine tout entière.

M. Emtnel, député socialiste de Mulhouse, reproche au gouvernement ses procédés vexatpires propos d'un échange de visites entre des Sociétés musicales de Beliort et de Dornacln

Le gouvernement n'a pas assez tenu compte des sentiments légitimes d'indépendance de l'Alsace- Lorraine. La question d Alsace-Lorraine serait très facile à résoudre si l'on prenait le chemin d'une entente pacifique avec la France. Donnez à l'Alsace-Lorraine l'indépendance, il n'y aura plus de question d'Alsace -Lorraine. Le projet propose une prussitication définitive de l'Alsace-Lorraine, ce qui n'est pas fait pour rendre les Alsaciens-Lorrains plus patriotes. Personne en Alsaee-Lor.aine ne s élève contre le fait d'être Allemand. Les Alsaciens-Lorrains sont allemands et la resteront, si on les laisse en repos et si on leur accorde les droits qui leur appartiennent.

Mais la population tout entière no veut à aucun prix d une prussifieation.

Le projet électoral apporte une amélioration il ne remplit par les désirs 'légitimés du pays. Déjà, dans la loi d'incorporation de 18/1, on promettait au pays une représentation au Conseil fédéral. On no pense pas à remplir cette promesse.

Nous voulons que l'Alsace-Lorraine devienne, dans le cadre de la Constitution d'Empire, un Etat confédéré avec des droits égaux. La population ne veut pas de monarchie nous demandons la forme républicaine. Nous combattrons à outrance la Chambre haute (Approbations sur les bancs socialistes). La Chambre haute est une înanifestation de méfiance à l'égard de la population alsacienne-lorraine.

L'orateur concluten demandant le ren•voi à une commission de 28 membres. M. Bassermunn (national libéral) prend la parole

Nous reconnaissons dans le projet une base utilisable et nous nous efi'orcerons, à la commission, d'arriver à des .décisions satisfîUBahtetCL' Alsace- Lorraine àpp,T.uiioiit. d'iïtia, manière" indissoluble à l'empire' allemand et' '1. c'est Tidéc fondamentale de la .nouvelle

réforme. %'̃

Les événements récents de Metz rendent' difficile toute loi de réformes, et si l'on s'était montré plus tôt réformateurs, le mécontentement ne serait pas venu à un point si aigu dans le pays d'empire. Nous désirons maintenant, comme précédemment, pour l'AlsaceLorraine un véritable Parlement du peuple, et des voix au Bundesrath. Le système électoral projeté est acceptable, bien que quelques modifications soient désirables. La position de l'empereur ne doit pas être affaiblie dans le pays d'empire. L'Empereur doit pouvoir, par le refus de sa sanction, empêcher les lois qui sont contraires aux intérêts de l'empire.

M. Naumann (libéral), déclare qu'il est étrange que la Constitution d un Etat particulier ne soit pas faite par lui-même mais par lo Reichstag dont la majorité n'est pas sympathique à l'Alsace. C'est ce qui explique l'attitude des Alsaciens à l'égard du projet.

Les Alsaciens eux-mêmes savent qu'ils sont Allemands, et, en France même, on ne pense pas a une revision delà paix de Francfort; mais on veut maintenir en Alsace une culture particulière. Au cours des quarante dernières années le principe monarchique n'a pas remporté en Alsace do victoire morate. Un slatthalter nommé à vie et des voix au Bundesrath rendraient l'AlsaceLorraine plus indépendante de Berlin que ne le prévoit le projet.

Le député Dirksên, du parti de l'empire, prend alors la parole

La légitimité du désir que manifestent les Alsaciens d'avoir une Constitution est indiscutable. La situation actuelle aurait été évitée si l'on avait procédé en temps voulu à la répartition de l'Alsace-Lorraine entre deux ou trois des Etats confédérés voieins. Nous avons à lutter avec l'influence française qui répand toujours de nouveaux germes, puis avec les notables. Enfin on a commis aussi quelques fautes.

On a pu nommer un statthalter dont la nomination était une erreur complète. Le gouvernement devait mettre fin-à un tel état de choses. Le projet de Constitution choisi est dans son essence acceptable il en est do même pour le projet de droit de suffrage. M. Jaurès a parlé de solutionner la question d'Alsace-Lorraine au moyen d'un tribunal d'ar-

bitrage; a

Do truestïon d'Alsace-Lorraine, il n'y en a pas. Elle a été tranchée, il y a quarante ans, pai- le sang et par le fer.

Nous devons régler définitivement la question constitutionnelle, afin que les Alsaciens sentent bien à l'avenir ce que nous désirons tous.

La continuation de la discussion est renvoyée à samedi.

IMPRESSIONS

Cette séance, et en particulier le discours superbe du député Naumann, qui a plaidé la cause alsacienne et lorraine, et celui du député von Dircksen, qui l'a' combattue, m ont prouvé avec évidence que tous ceux qui rêvaient d'une 'autonomie alsacienne, pouvant permettre un rapprochement franco-allemand, se sont complètement et. lourdement trompés. Je n irai pas jusqu'à voir dans la nouvelle Constitution un piège prussien, comme semble le croire le député Emmel, de Mulhouse, mais on y Chetcherait en vain un atome de liberté.

Le député Naumann a parlé « du beau discours pacifique de M. Pichon », pour appuyer le particularisme alsacien dans ses revendications légitimes. Le député von Dircksen a cité le discours de M. Jaurès, sur J'Alsace-Lor-

raine, pour demander le resserrement de l'étreinte « Songeons aux intérêts de l'Empiré plus qu'aux vœux des Alsaciens-Lorrains s'est-il écrié. Ce mot caractérise cette séance, terne et morne, pendant laquelle on forgea les chaînes nouvelles dont l'Alsace-Lorraine sera chargée, et dont je sors déçu et découragé..

C. Bonnefon.

A l'Etranger

La marine austro-hongroise INTERVIEW DU COMTE KHUPA--HEDERVAHY Budapest, 26 janvier.

Avant l'ouverture des Délégations^ j'ai voulu connaître les prévisions cm, président du Conseil et son opinion sur l'importante question qui y sera traitée, et qui défraye en ce moment toutes les conversations. Je vous ai télégraphié le chiffre du crédit qui sera demandé pour la marine 312 millions de couronnes.

Avec sa courtoisie. habituels, le comte Khuen-Fiedervary a daigné répondre à mes questions.

La iode des Délégations qui va s'ouvrir, Excellence, a un 'intérêt qui dépasse les frontières de la monarchie. Permettezmoi de vous demander ce que vous prévoyez à ce sujet.

Tout se passera sans incident, soyez-en sfir C'est la suite des Délégations qui ont eu lieu à Vienne, à la fin de l'année dernière.

Les crédits seront-ils votés?

Sans aucun doute. Tous sont prévus et arrêtés.. Vous en savez le montant '1

'f>As élevé, Excellence.

Il le faut.

Mais cette marine, n'est-elle pas un peu inquiétante? Inquiétante? Pourquoi? Pensez-vous, ajouta le comte en souriant, que nous. ayons l'intention de partir en guerre? Ce n'est pas avec les quatre Drcadnowjlits que possdéera la monarchie, que nous pourrions avoir cette prétention.

On prête p. l'Allemagne l'initiative de cet armement qui deviendrait pour elle, le cas échéant, un appoint sérieux.

Evidemment, les gens qui aiment à pérorer, à faire du bruit autour de tout, trouveut là un joli prétexte, à exercer leur verve; mais, franchement, nous serions bien naïfs de dégarnir nos côtes, après avoir fait les sacrifices nécessaires à leur défense. Ah si nous avions huit Urcadnouq lits, nous pourrions en prêter quatre et garder les autres pour notre défense côtiêrc. Mais nous n'en aurons que quatre. Remarquez que je ne suis pas .marin. J'ignore, pour ma part, si la construction de ces quatre monstres est le meilleur moyen de défense, mais quand les gens de métier m'assurent qu'il en est ainsi, je m'incline et je réponds Ainsi soit-il. Aucun pays n'est donc visé, ni au nord ni au midi de l'Europe ?

Aucun.

Et les Délégations dureront?.

Au grand maximum quatre semaines. Le Parlement siégera, parait-il, parallèlement Aux Délégations? '1

Ici, le visage très expressif du président du Conseil se rembrunit un peu et son regard d'un ble.u– d'acier s'immobilisa durement une seconde.

Oui, me dit-il, nous obligerons l'opposition à confesser l'obstruction qu'ello dissimule en ce moment, par pure malveillance, sous couleurs d uno dialectique supérieure. 'Nous .la dispenserions volontiers d'élovor' les débats au niveau d'une discussion, plii;" losopluque, mais, puisqu'elle y tient, nous attendrons, trop certains qu'elle finira par voter avec nous le renouvellement du privilège l'e la banque commune.

Par conséquent rien d'inquiétant là noiï plus? 2 »

Rien absolument ni pour nous à l'intérieur, car lè gouvernement n'a jamais été si fort en Hongrie qu'à présent, ni pour les autres à l'extérieur.

Je quittai le président du Conseil sur cotte bonne parole, après l'avoir remercié, et je vous livre ses propos exactement comme'il les a tenus. r– André DrtsoscQ.

La question religieuse en Espagne Madrid, 26 janvier.

Suivant certaines informations, les principalfes dispositions arrêtées en principe du projet de loi sur les associations que le ministère présentera à la rentrée des Cortés consisteraient à permettre les associations pieuses moyennant l'autorisation légale et l'enregistrement civil, et pourvu que les membres ne soient pas astreints à des vœux perpétuels et puissent rentrer dans la vie laïque. Les mineurs n'y seront pas admis. Les congrégations étrangères ou do caractère industriel seraient exclues. Les biens ̃congréganistes. seraient soumis à un régime analogue à.celui de la toi Waldeck-Rousseau et des projets de loi Canalejas de 1902 et Dã vila de 1906. Gjillem.

La revision

de la Constitution grecque

Athènes, 26 janvier.

L'avant-projet de revision constitution.nelle établit des différences1 .essentielles concernant les nombreuses dispositions de la Charte. Il préconise la restauration du Conseil d'Etat, l'institution d'un président du Conseil sans portefeuille, la vérification des pouvoirs là Chambre par la Cour de cassation, l'augmentation do l'indemnité parlementaire, l'imposition d'une amende de vingt francs pour chaque absence des députés de la séance, la modification des dispositions touchant la revision éventuelle de la Charte. ̃

Les fortifications de Flessingue Bruxelles, 26 janvier.

L'interpellation de M. Franck, député d'Anvers,.sur la neutralité de l'Escaut et les fortifications de Flessingue, sera discutée très prochainement à la Chambre belge. M. Davignon, ministre dos affaires étrangères, et le gén ral Hellebaut, ministre de la guerre, réunissent en ce moment tous les do- aliments sur la question.– G. H.

Londres, 26 janvier.

On mande do Saint-Pétersbourg au Tlmés: L'attitude des puissances qu'intéresse la question des fortifications de Flêssingue éveille ici beaucoup d'intérêt une tendance se, manifeste à considérer cette question comme une pierre da touche des groupements7 internationaux au môme titre que l'entrevue de Pqtedam.

Les spocialjstes étudient les aspects juridiques du traité'de 1&J9.

Le ATovaié Vrérnia remarque que la Hollande est obligée de s'engager dans des dépenses considérables, par la crainte de subirr si elle s'oppose à la réalisation des desseins militaires allemands, le même sort quo lo Schleswig-Holstein.

La Russie, n'étant pas directement intéressée, doit attendre la décision des autres puissances protectrices de la neutralité. Vienne, 2G janvier.

La Eeichspost considère que la question de Flessingue donnera lieu à un échange de vues direct entre la Hollande et la Belgique, car la Belgique a le droit de savoir comment lui sera garantie la liberté d'entrée de l'Escaut en cas de conflit à l'embouchure. Rome, 26 janvier.

Le Popolo Romano dit que dans la question des fortifications de Flessinguej_ritalie

n'a pas voix an chapitre,, parce qu'en 1839 le royaume d'Italie n'existait pas et que la Safdàigne ne participa pas au traité réglant la neutralité de la Belgique. 0

L'insurrection de l'Yémen

Constantino'ple, 26 janvier.

Les journaux annoncent que la Porte est encore en communication avec Sanâa. Les opérations contre les insurgés ne sont pas encore commencées.

On dit que les députés de l'Yémen ont proposé au ministre de l'intérieur d envoyer une délégation chargée d'exercer par ses conseils de l'influence sur les rebelles.

A la suite des démarches du patriarcat oecuménique, la Porte a promis de ne pas Envover de soldats chrétiens dans l'Yémen et le Hàran.

Une Académie allemande à Romé Berlin, 26 janvier.

La Gazelle Berlinoise de Midi annonce que le conseiller du commerce, Edouard Arnhc'ld, a mis à la disposition de l'Académie des arts, à Berlin, une somme de 500,00Û marks pour fon ier à Rome une sorte d'Académie allemande, qui n'aurait pas le caractère d'un Institut académique, mais qui permettrait à de jeunes artistes de travailler et d'étudier librement.

On instituerait à cet effet six ou sept âte^ liers distincts.

L'affaire Schenk

Wheeling, 26 janvier. Après vingt -quatre heures de délibérations, les jurés ne parvenant pas à constituer l'unanimité sur la culpabilité de la femme Schenk, accusée de tentative d'empoisonnement de son mari millionnaire, ont demandé à être renvoyés. `

Le Tribunal ordonna d'abord qu'ils rentrassent dans la salle de leurs délibérations, puis il les congédia.

COURTES DiPÊCHËa Abd-el-Maleck, petit-i)ls d'Abd-el-Kader a été présenté co matin a-ix officiers des tabors de police comme, inspecteur marocain des troupes de police.

Lo colonel grec Lapathiotès, accusé de faute grave contre la discipline, sera traduit devant un conseil d'enquête.

a– Le gouvernement russe a autorisé la. convocation à Irkoutsk, pour le 20 février, d'un congrès contre la peste.

Amérique latine

DANS L'ARGENTINE

Buonos-Airos, 26 janvier.

L'exportation en 4910. -r- D'après des chiffres officiels,, les exportations do la République Argentine en 1910 représentent une valeur de 1,863,330,000 francs.

Banquet. L'envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de Bolivie en Argentine donnera un grand banquet en l'honneur de M. Dardo Rocha, qui vient d'être nommé ministre de l'Argentine en Bolivie.

Le colonel de Urquiza. Le colonel Alfredo de Urquiza, ancien attaché militaire à la légation argentine en Franco, qui se trouve en ce moment à Paris en mission spéciale du gouvernement, doit se rendre bientôt à Buenos-Aires où M. Saenz Peîia lui conférera un.poste de confiance dans la haute adminis? tration militaire.

La police. La police des territoires nationaux va être complètement réorganisée; ;le no-mhws 'de ijpncfcionnaisas ser cojigidôrà- ;blemeivt-àw{jni«»t(à, –<-«.. Les observatoires du sud. La corvette de la marine de guerre argentine Uruguay se rendra au pôle Sud pour renouveler le personnel des observatoires.

AU CHILI

Rome, 26 janvier.

Nomination. Le ministre plénipotentiaire du Chili près du roi d'Italie, M. Santiago Aldunate, vient d'être nommé arbitre de la Colombie pour représenter la commission mixte internationale qui doit juger ce qui reste en souffrance de l'affaire Cerruti, laquelle produisit de si longues difficultés entre l'Italie et la Colombie. L'Italio, pour sa part, a nommé le député Grippon. Décorations chiliennes. M. Santiago Aldunate, ministre du Chili, s'est rendu chez le g néral Spinpardi, ministre do la guerre, pour lui remettre le diplôme e,t la médaille d'or du Mérite militaire, qui lui a été décernée personnellement par lo gouvernement chilien pour l'appui et les facilités qu'il a accordés aux officiers du Chili qui sont venus compléter leur instruction militaire dans l'armée italienne.

M. Santiago Aldunate a également remis au ministro do la guerre d'autres diplômes et médailles en or et en argent, à distribuer aux divers officiers supérieurs et subalternes dn l'armée italienne, dont nous donnons les noms plus bas, et qui se sont particulièrement employés en faveur des officiers chiliens, pendant leur séjour en Italie.

'Le général Spingardi a exprimé toute sa gratitude au distingué diplomate et, se faisant l'interprète do colle des officiers italiens, il a remercié en son nom' personnel et en leur nom pour le -geste de courtoise déférence fait à leur égard par le gouvernement chilien.

Officiers supérieurs et subalternes décorés du Mérite militaire chilien Médaille d'or lieutenants généraux Paolo Spingardi, Arnaldo'Girola, Alberto Pollio; majors généraux Rodolfo Puggi, Giacinto Rostagno. Médaille d'argent colonels Vittorio Alfieri, Cesare Lazzarini, Carlo Sosso, Francesco Marciani, Antonio Squillace, Michel Lisi Natoli lieutenants-colonels Umberto Gandini, Giorgio Erno Capodilista, Fileno Rrigauti; capitaines Giorgio Bsrti, Raimondo Musitano, Alfredo Negri, Alfredo Fô. d'Ostiani, etc.

etc., etc, DANS L'URUGUAY

Montevideo, 26 janvier.

Départ. Le docteur Luis Piera, ministre plénipotentiaire de l'Uruguay à Paris, et sa i'amilie se sont embarqués sur le Kœnîg Friedrich Ançjust, allant à Boulogne.

6OMMAIBB DE NOTRE

Supplément kittépaipç

DE DEMAIN

EnNE'S,TDAU9E1' Autour d'tttte oollspiration (1830)

FRANÇOIS COPPÉ$c: Le'F/euret Ballade inédite

LËON SÉcat11' S.E~c.Gustaye CoH<n& ETIENNE REY. Electre et Hétène HENRY DEVERS. La fin de don Juan ANDRÉ BEAUNIER. A Tl:avers les Revues Frrz-MAURicE. L~ifB Maurice G. LABAl7I&-LAGRAVIS, L89 pensions pourJes vieillards en Ecosse

Lectures étrangères

~3iIlAE BERGERAT. ü $OUVCIIiI'S d'll/1 Enfant de Paris k

Page jtiusicale

C.'Saint-Saens.». L'Ancêtre Drame lyrique

̃ de L, Aup;é de Lapsus,

LES MORTS D'HIER

Sir Charles Dilke

Sir Charles Dilke est mort hier matin, à Londres, dans sa résidence de Sloane Street. L'érriinënt homme d'Etat anglais était revenu d'un voyage sur le continent, samedi dernier. Il y a un mois à peine, j'avais l'honneur d'être reçu par lui à l'hôtel Saint-James, à Paris. Chaque année, aux environs de Noël, il aimait à venir passer ici quelques jours. C'était 't pour lui, en quelque sorte, une tradition. Il avait à Paris des amis très chers qui se, faisaient une joie de le voir et do causer avec lui des choses d'Angleterre et des choses de France. Quoi qu'en aient dit certaines personnalités mal informées, il était un grand ami, et un ami très fldèiejle notre pays. En 1870, il faisait des vœux pour le succès des armes françaises et il devenait l'ami de Gambetta et do ceux qui, avec lui, avaient lutte jusqu'au bout pour défendre l'intégrité du territoire.

Très jeune alors, de conviction très ardente, il s intéressait déjà aux grands problèmes de la politique étrangère et à toutes les questions concernant la guerre et la marine.

Né on 1843, élève très brillant de l'université de Cambridge, où il se distingua par de nombreux succès, il exerça la profession d'avocat très peu de temps. La politique l'attirait. A vingt-cinq ans, en 1808, il était député de la circonscription londonienne de Chelsea, et il devait le rester jusqu'en 1880. Il conquit très vite une situation considérable à l'aile gauche du parti libéral, et de 1880 à 1882 il exerça les très délicates fonctions de sous secrétaire d'Etat aux affaires étrangères. De 1882 à 18S5 il fut président du Local Government Board. C'était sbus le ministère de M. Gladstone. De 1886 à 1892, à la suite d un procès d'ordre privé qui n'entacha en rien son honorabilité parfaite, il resta éloigné du Parlement, mais il continua dans la presse, dans les revues, dans les livres qu'il publia, ses tf avauxsur la politique, sur différentes questions intéressant la défense nationale.

En 1880 il publia une étude des plus brillantes et des plus sensationnelles, la France en iSS6, où il déclarait que 1 armée française était capable d'affronter victorieusement la guerre avec nos voisins de l'Est.

Cette opinion qu'il exprimait en 1886, il eut maintes fois l'occasion de l'exprimer depuis devant ses amis. A la fin de décembre dernier, il me disait textuellement ceci

Je ne. crois pas à la guerre. Tous les gouvernements, le gouvernement allemand non moins que les autres, sont sincèrement partisans de la paix, parce que les aléas d'uno guerre, à 1 heure actuelle, sont formidables. Mais je suis convaincu que si la guerre éclatait, la France serait en mesure de tenir tête victorieusement à l'Allemagne. Sir Charles Dilke. n'avait cessé d'avoir.

une admiration .pj-p.tondo', pour .na'U-e, ai>.

niée, pour ses chefs et p mr ses soldats.' A plusieurs reprises, il avait suivi les grandes manœuvres françaises et, chaque fois, il avait été heureux de reconnaître los progrès accomplis par nous, et le merveilleux esprit militaire, do nos troupes.

Les Français sont demeurés beaucoup plus militaires que les Allemands, me confiait-il encore. Partout, en Europe, on rend justice à la valeur de vos troupes, et c'est justement à. cause de leur valeur que je crois à la paix. En 1802; sir Charles Dilke est rentré au Parlement anglais, comme représentant do la « Forest of Dean » dans le « Glouccstershire». Sa dernière élection toute récente fut pour lui un nouveau triomphe, mais déjà il était atteint du mal qui devait l'emporter. En 1904, il avait eu le malheur de perdre en lady Dilke une femme d'une rare intelligence, une collaboratrice dévouée dans l'étude des questions sociales qui l'intéressèrent tout particulièrement dans les dernières années de sa vie. Lady Dilke, qui a écrit des ouvrages des plus captivants sur l'art français, notamment sur l'art au dix-huitième siècle, ne dédaignait point, en elfet, de monL'r sur les estrades populaires avec son mari, pour y défendre les idées politiques et sociales qui lui étaient chères.

Par la parole et par ses écrits elle fortifiait la propagande de sir Charles Dilke. Lu mort de cette femme d'élite fut pour lui un coup terrible c'est à partir de ce moment que l'homme d'Etat anglais, resté si actif, si jeune, se sentit vieillir. Et depuis cette année 1904, ses amis parisiens, apercevaient chez lui des signes certains d'affaiblissement physique. Cet homme passionné pour la politique ne l'était pas moins pour les sports. Cavalier émérite, épéiste de talent, rowingman de valeur, il abandonna peu ù peu les différents sports qu'il avait tant pratiqués et aimés. Les modecins lui avaient prescrit de so reposer. Frappé au cœur, il était atteint dune maladie de cœur, et les hommes de l'art lui avaient proscrit un régime des plus sévères qu'il suivait avec peine. Avant do rentrer on Angleterre, il ne me cachait pas ses appréhensions. Il revenait do 'loulon où, depuis longtemps déjà,, il possède une très belle propriété. Cette fais, 1© séjour que j'y ai fait ne m'a pas procuré lé bien que j'en espérais. Je nie sens mal à l'aise.

A peine rentré à Londres, il s'est en effet alité et, tout d un coup, un arrêt du cœur s'est produit un cœur qui a beaucoup aime et beaucoup souffert. 11 laissera auprès de tous ceux qui l'Ont connu le souvenir d'un homme excellent, d un ami très sûr, d une intelligence de premier ordre, mûrie par le travail et par l'effort.

En dehors des livres qu'il a écrits sur la politique anglaise, sur la politique européenne, et des articles qu'il a consacrés un peu partout aux problèmes de l'actualité contemporaine, il a tenu, avant de mourir, à faire connaître à tous ceux qui l'ignoraient, la Vie de lady Dilke, et c'était l'ouvrage de prédilection du grand homme d'Etat anglais qu'un jour me dit, les larmes aux yeux, se rappelant un beau vers d'Alfred de Musset:

Aimer est quelque chose et le reste n'est rien. Sir Charles Dilke laisse un fils 4â^

trente-six ans, l'honorable CharlesWèntworth. Un service funèbre aura lieu lundi à l'église de Holy Trinity, à Lon-

dres.

drcs, Maurice Leudet.

M" Jeantet

Mgr Jeantet, prélat de la maison de Sa Sainteté, directeur du Courrier de Genève, vient de mourir à l'âgé de soixante-douze ans. Et les circonstances donnent à cette mort, qui serait en elle?même un événement d'assez médiocre intérêt, une importance relative. Le défunt dirigeait en effet depuis quarantedeux ans le Courrier, où l'avait fait entrer le cardinal Mermillod. Et la direc- tion qu'il lui imprima fut assurément, par la violence injurieuse qui la caractérisait l'un des principaux obstacles à la paix confessionnelle dans cotte Genève qui est bien le carrefour d'idées le plus curieux du monde, et où protestants, et catholiques ne demanderaient en somme qu à vivre en bon accord, dans une estime réciproque et le respect de leur mutuelle liberté de conscience, si de mauvais géA nies ne cherchaient parfois à les jeter les uns contre les autres.

Ce n'est un mystère pour personne, que les façons de Mgr Jeantet étaient jugées fort déplaisantes par l'abbé Carry, qui exerce, avec un tact infini et une grande largeur d'esprit, les fonctions de vicaire général dans le canton.

Si la nomination du successeur do Mgr Jeantet est précédée d'une entente avec M. l'abbé Carry, le Courrier de Genève ne deviendra certainement pas moins orthodoxe, ce qu aussi bien porsonne ne songe à lui demander, mais son action pourra seconder très utilement celle de l'administration diocésaine pour le bien général, parce qu elle contribuera à faire aimer le catholicisme dans un pays il serait plus dangereux qu'ailleurs et plus'facile peut-être de le faire détester.

Mgr Jeantet était originaire de la Haute-Savoie. Il demanda, -il y a quelques années, la naturalisation suisse. Comme prètro, il fut irréprochable. On lui doit une biographie du cardinal Mermillod, une histoire de la persécution religieuse à Genëvo, une étude sur lo Protestantisme vu de Genève, etc. Très dignement le Journal de Genè-ve, en annonçant la mort do Mgr Jeanlet, déclare qu'il ne lui « appartient pas de porter un jugement sur un homme qui, dit-il, a joué un rôle relativement considérable. dans notre ville, mais avec lequel nous, avons souvent vécu dans le désaccord le plus complet ». Il remarque simplement. que le Courrier de Genève ne représente pas l'opinion de tous les catholiques romains de Genève, et il ajoute « Devant ce cercueil nous ne pouvons que nous incliner avec respect. »

Julien de Narfon.

VIENT DE PARAITRE

-–la ft n

.•: La 'Mcscuimnic^: de. Léon: Bauâèt,?.p&fiâilt! chez Fasquelle. Ce beau roman -propose-, une heureuse solution au tragique maleri-- tendu qui dé,sole et divisé tant de ménages, en apparence unis. •

La langue française' en Belgique

Dans q"uôlqucs jours, M, Wilmotto fera des conférences à la Sorbonne. M. Wilm'otte professe à l'université de, Liège. Et c'est un Belge très patriote. Au; moment où flamingants et wallons se querellent de laulrecôté de la frontière,, pour ou contre la langue française, il sera curieux d'entendre comment. M;;Wilmotte jugera, les «relations littéral* res entre la Belgique et la France». ̃•••̃ Sans doute, on sait bien que M. Wilmotte, ancien élève de Gaston Paris, romaniste, fervent, et, grand défenseur de notre influence en Belgique, ne par-1 lera point contre la culture l'rançaid.Oi Mais 1 hommage qu'il lui rendra, se trouvera plus grand et plus significatif, émanant de ce nationaliste de bon aloi.

Aussi bien et l'illustre doyen de la faculté des lettres, M. Alfred Croiset,voulait bien nous le dire hier les conférences de M. Wilmotte, pour importantes qu elles soient à l'heure présente et en tout temps, sont un des épisodes de la grande œuvre de pénétration française dans les universités des deux mon-, des. On sait que, grâce a M. James H^de, un professeur américain attire, chaque année, à la Sorbonne, de nombreux auditeurs. Et, cet hiver, M. Sinley étudie l'œuvre des « premiers pionniers français en Amérique », de manière à satisfaire ensemble notre amour-propre national et notre goût de l'érudition. On saittnoins peut-être, et c'est dommage, que, par les soins de M. Albert Kahri, notre Sorbonne envoie périodiquement des professeurs porter des paroles françaises dans les universités étrangères, et convie des étrangers à venir exposer aux Français le résultat de leurs travaux.

C'est ainsi que M. Fougère, professeur de grec, revient d'Amérique, où va le suivre M. Micliaud, professeur de langue. française. M. Pért'îl s en va en AugleW. terre. Cependant quoi, M. Wilmotte vient de Liége. M. Arrhenius, de Stockholm, et M. âohofield, de l'université d'Harvard. 1 Ces voyages ne sont pas seulement le signe de la libéralité d'un' mécène. Ils établissent que notre culture française reprend le rang qu'elle avait failli perdre. Longtemps 1 érudition allemande écrasa sous le poids sévère de ses fiches précises les efforts moins rébarbatifs de nos savants. Aujourd'hui, il semble que l'on commence à reconnaître quelque grâce,, et peut-être quelque solidité, à notre futilité tant méprisée. On veut bien, en tout cas, accorder quelque élégance aux festons dont nous enjolivons l'appareil critique.

Donc, M. Wilmotte vient nous faire dix conférences. La première sera donnée le 30 janvier, à trois, heures, dans l'amphithéâtre Descartes, que le ctinféren-; cier à modestement choisi pour ses dimensions restreintes, et qui se trou-; vera, sans nul doute, trop petit pour' contenir les auditeurs.

André Nèfle,


f a Vif f 0

SALONS –*♦

La comtesse de La Jonquière vient de donner une très élégante réception.

Parmi les invités

Princesse Kotchoubey, comte et comtesse de Fossa, vicomte et vicomtesse de Chambure, comtesse G. de Nalèche, comtesse de La Fare, baronne de Linsingen, comtesse Delarbre, baronne et Mlle de Sardent, comtesse de Villarson, Mme A. Meslay, la générale de Périni, Mme de Bar, baron et baronne de Mazières, Mme Gabé de Champvert, M. et Mme d'Anisy, Mme RondetSaint, prince Karamitsas, comte du Suàu de La Croix, baron Thiry, M. Harris Phelps, M. Casati do Casatis. comte de Ferré du Peyroux, baron do Maret, comte de Hoenau, MM. Gaston Lemaire, R. Palmarola, etc., etc.

La baronne de Brantsen, devant partir à l'étranger, ne recevra pas aujourd'hui. Mme Ducher a donné, dimanche, en ses salons de la rue du Four, une matinée musicale des plus réussies.

Au programme, très applaudi des oeuvres d'Ernest Chausson et d'Henri Rabaud, interprétées par Mme G. Torpet, Mme Letestu, Mme Benoist, Mlles de Stéphens, G. Hua et Bernardi et M. E. Millot. Pour terminer, le Déluge, de Saint-Saëns, poème biblique en trois parties, chanté par Mme Benoist, Mlle Bernardi, MM. Pegat et E. Marcilhacy. Au piano d'accompagnement Mme BraultStaub. Les chœurs étaient conduits par M. Etiçnne Millot.

Mme E. de Chazelles a repris ses réceptions de jour du mardi.

La quinzaine musicale de Mme E. Boudinier et de M. Fernand Lecomte a été très intéressante. Elle était consacrée à MM. Georges Brun et, Maurice Jacquet, qui ont accompagné Mme Maurice Jacquet, M. Paul Brun et le maître de la maison. Mmes Autheclair, Derest, dans des poésies, ont été applaudies, ainsi que le poète chemineau Jean Franc, dans ses œuvres.

Dans l'auditoire

Mme de Beaux, Mme Allouard-Jouan, baronne de Jouvenel, comtesse de Frise, baronne G. Foùquier, baronne Heckeren, comtesse de Grywa, Mme Imbart de La Tour, Mme de La Grange, Mme Barincou, Mlle Galitzin, MM. SaissetSchneider, Edmond Hesse, Jacques Ermont, Irénéo Mauget, etc.

RENSEIGNEMENTS MONDAIN S

LL. AA. RR. le prince et la princesse Georges de Grèce ont assisté avant-hier à des expériences de téléphonie sans fil organisées aux environs de Paris. Leurs Altesses Royales, étaient accompagnées du commandant Lembessis, de M. Jack Movrommatis et de M. de Toytot.

Madrid S. A. I. et R. l'archiduc Frédéric d'Autriche, est arrivé par le Sud-Express. Il a été reçu à la gare par toute la famille royale. ̃ S. A. S. la princesse Charles d'Isenburg est arrivée à la vilja Les Pins, à Eze (AlpesMaritimes) en visite chez sa mère, Mrs Mason. S. A. S. le prince d'Isenburg arrivera en. automobile rejoindre là princesse les premiers jours de février.

M. Eduardo Garcia Mansilla ancien chargé d'affaires de l'Argentine près la Cour de Russie, est de passage à Paris, devant s'embarquer à Boulogne, samedi prochain, sur le paquebot Konig- Wilhelm II pour Buenos-Aires.

Le général Lyautey, commandant le 10. corps d'armée, venant d'Algérie, est arrivé à Nancy pour quelques jours, avant d'aller à Rennes prendre possession de son commandement.

Le 17 janvier, le Persia a fait escale à Port-Saïd. A son bord étaient les invités du maharajah de Kapurthala S. A. R. le prince Antoine d'Orléans et Bragance, le pânoeet la..princesse. Aniédée» de Broglie, le prince Albert de Broglie et M( André de Fouquières. De nombreux amis accompagnaient M. de Fouquiéres jusqu'aux Indes. Citons les comtes Charles et Jean de Polignac, George Brocheton, le comte de Jumilhac, M. Jean de Mieulle, le vicomte et la vicomtesse de La Mettrie, le vicomte de Geoffre de Chabrignac, M. Georges de GasquétJames, ,1c. vicomte de Brécey, le comte de Charmières, M. Andrès Lataillade, M. de Chéses.

Les invités du maharajah ont été reçus, à Port-Saïd, par le comte Guy d'Etchégoyen et

IIaicalis-bey.

On sait que S. A. R. le maharajah de Kapurthala, à l'occasion du mariage de son fils, le prince héritier de Kapurthala avec la princesse indienne Brinda de Jubbal, de « haute, vieille et puissante lignée >, pria quelques personnalités parisiennes de venir prendre part aux fêtes, qui seront magnifiques. Elles débuteront par des danses indiennes qui s'achèveront en un cotillon « indiano-européen », que M. André de Fouquièrss doit régler et conduire. Ce sera ensuite le cortège de tous les rajahs des Indes, avec leur suite d'éléphants richement caparaçonnés et d'hindous en somptueux costumes, Enfin, après une fête nautique, le maharajah organisera des chasses au léopard, au sanglier, à la panthére.

Le prince et la princesse de Broglie doivent ensuite visiter le maharajah de Baroda. • Mme Edmond Perier a heureusement mis au monde un fils qui a reçu le prénom de

Paul. ••

-r La prochaine ouverture du Parlement se fait déjà sentir à Londres; on rentre en foule, après un séjour prolongé dans les châteaux, et les principaux hôtels sont pleins.

Au Claridge's, parmi les arrivées de ces jours derniers, on remarque' lord et lady închiquin, revenant d'Irlande lord Suffolk, qui a passé les vacances à Charlton Park; M. Philip Foster, M. P. et Mrs Foster, rentrant de Canvell Hall sir Albert Rollit, de Chert- sey sir Gilbert Greenall.

Sir William Mackenzie, président du Canadian Northern railway, et lady Mackenzie, qui sont venus de Toronto (Canada), pour le mariage de leur fille avec le comte Jacques de Lesseps, sont également descendus au Claridge's, où ils ont donné une réception à l'occasion du mariage. Il y a eu également un grand nombre d'in- vitations au Claridge's, notamment un dîner intéressant offert par le docteur J. K. Clark, qui comptait parmi ses invités le très hono- rable Winston Churchill, lord et lady Trim- lestown, l'Hon. Ivy Barnewall, lady Colerïdge, Mr et Mrs Fairfax et miss Caird. Le dîner de la Londonian Society a eu lieu dans la salle de bal du Claridge's hier jeudi 26 courant.

CERCLES Au Fishing-Club, le comte de Brandon fera, mercredi prochain, une conférence, la première de la série que donnera cet hiver cette association, fondée pour la protection, au point de vue hygiène et salubrité publiques, de tous les cours d'eau français, et éga- lement pour la protection et l'amélioration de la pèche en France et aux colonies. La duchesse d'Uzés douairière a accepté la présidence d'honneur du Fishing-Club, prési- dence qu'elle partagera avec MM. 1^ docteur Charles Richet, de l'Académie de médecine le baron E. de Zuylen, Pierre Baudin, Ballif, Cunisset-Carnot, Jean Dupuy, Julien Goujon, 1 Hiimbert, Malcpeyre et Ory..

Parmi les membres d'honneur du 'FishingClub j S. A. S. le prince de Monaco, le prince Pierre d'Arenberg, le marquis de Ségur, de l'Académie française le, général de Torcy, le docteur Cal- mette, directeur de l'Institut Pasteur de Lille MM. Edmond Chaix, Mérillon, le baron Jaubert, Gustave Habert, etc., etc. Au cercle de l'Union artistique, le concert d'hier a été particulièrement brillant. On a applaudi le quatuor de Borodine, exé-

cuté par MM. Firmin Touche, Dorson,. Vieux et J. Marneff; Mlle Visconti, qui a délicieusement chanté, accompagnée par M. G. Bine, et le quintette de Schumann, exécuté par MM. Maurice puraesnil, F. Touche, Dorson, Vieux et Marneff.

MARIAGES

Mercredi, Mgr Rumeau, évêque d'Angers, a béni dans cette ville, en l'église SaintJoseph, le mariage du comte Charles de Pimodan, lieutenant au 16e chasseurs à cheval, instructeur à l'Ecole de cavalerie, avec Mlle Yvonne de La Grandière. Sa Sainteté Pie X avait daigné envoyer sa bénédiction aux jeunes mariés.

Le cortège était ainsi composé «

Vicomte de La Grandière et Mlle Yvonne de La Grandière, comte Charles de Pimodan et comtesse de P'imodan, vicomte P. de La Grandiére et vicomtesse de La Grandière, comte F. de Pimodan et comtesse P. de Pimodan, général Bourdériat et marquise, de Saint-Genys, comte P. de Pimodan et comtesse de SainteMarie, M. Louis de Saint-Genys et Mlle de Pimodan, comte P. de Pimodan et Mlle de Carné, commandant de Labrisse et Mlle de Saint-Genys, lieutenant de Viguerie et Mlle de La Boullaye, comte de Sainte-Marie et vicomtesse de Gassart, vicomte de Gassart et Mme Le Gonidec de Penlan, vicomte J. de La Grandière et vicomtesse P. de La Grandière, vicomte d'Espiès et vicomtesse G. de La Grandiére, marquis de Saint-Genys et vicomtesse d'Espiès, comte de Saint-Genys et comtesse H. de Saint-Genys. comte H. de Saint-Genys et vicomtesse de Carné, M. Le Gonidec de Penlan et Mme de Beaufort, duc d'Audiffret-Pasquier et vicomtesse de Carné, comte Louis de Blois et Mlle de Jourdan, comte de Carné et baronne de La Grandière, comte de Lorgeril et comtesse de Montessu, baron de La Grandière et Mme de La Boissière, comte de Brqc et Mlle de La Grandière, vicomte do Carné et Mme de Cazenove, comte Charles de Carné et Mlle de Beaufort, comte de Montessu et Mme de Mauduit, M. de Mauduit et Mlle de La Boissière.

Les témoins étaient, pour le marié le général Bourdériat, commandant l'Ecole de Saumur, et le comte F. de Pimodan pour la mariée la marquise de Saint-Genys et la comtesse de Sainte-Marie.

Le mariage du baron Raiberti, avec Mlle Malausséna, qui devait être célébré demain en la chapelle de Gairaut, est remis à la première quinzaine de février.

DEUIL

M. Léon Maskens, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de S. M. le roi des Belges, est décédé mardi, à Bruxelles, après une longue maladie. Les obsèques de Mlle Marcelle WatelDehaynin, ont été célébrées en l'église SaintHonoré d'Eylau. Le deuil était conduit par M. Albert Watel-Dehaynin, son père; MM. Louis et Jean Watel-Dehaynin, ses frères, et M. Maurice Watel, son oncle.

Dans l'assistance

Comte et comtesse Jean de Castellane, M. Emile Loubet, comte et comtesse Paul Durieu, baron et baronne de Grandmaison, vicomte et vicomtesse de Rochefort, baron et baronne Jacques de Gunzburg, M. et Mme Achille Fould, comte et comtesse de Failly, baron et baronne de La Chapelle, comte et comtesse J. Clary, Mme Henri Lozé, général Lanouvelle, M. et Mme Willy Bluraenthal, M. Paul Deschanel, M. et Mme Foulon de Vaulx, comte Edouard de Boisgelin, Mme Fabre-Luce, M. Mahot do La Qllérantounais, comte Albert du Chollet, M. LionelLarozo, otc, etc.

L'inhumation a eu lieu au cimetière Montmartre.

Les obsèques de Mme Afiropolsky, née de Korab-Brzozowska, docteur en médecine, ont eu lieu hier au domicile mortuaire, rue Ordener. Le deuil était conduit par M. Georges Miropolsky, son mari; MM. Jean de Korab-Brzozowski, officier militaire de l'armée russe,Vladimir de Korab-Brzozowski.sos frères, joseph Sinkewiez et Soukernick, docteur en médecine, ses beaux-frères. Les' obsèques de M. Fernand Kolb-Bcrnard, ancien préfet,' ont été célébrées à Ang-oulême, au- milieu d'une nombreuse assistance. Fils de l'ancien sénateur dont la famille occupait dans le Nord une grande situation, le défunt avait épousé Mlle Sazerac de Forges, fille de M. Paul Sazerac de Forges, longtemps maire d'Angoulême, et de madame née de Job.

Les obsèques du vicomte de Richemont,. dont nous avons annoncé hier la mort, seront célébrées aujourd'hui à midi, en l'église SaintFrançois-de-Sales.

C'est aujourd'hui, à midi, que seront célébrées, en l'église de la Madeleine, les obsèques de Mme E. Mesmet, née Archambault. M. de Baudesson, président de chambre à la Cour d'appel, chevalier de la Légion d'honneur, vient de mourir dans sa soixantedixième année. Il avait été successivement substitut du procureur de la République, du procureur général, conseiller à la Cour et depuis 1906, président de Chambre.

Mme Manau, veuve de l'ancien procureur général et premier président honoraire de la Cour de cassation, est décédée à Paris, à l'âge de soixante-treize ans. Le corps sera transporté aujourd'hui à Vernon (Eure), pour y être inhumé demain dans le caveau de famille.

La comtesse Henry forteriie de Sa\illy vient de mourir à Paris, après une courte maladie, dans sa quatre-vingtième année. Elle laisse quatre enfants le comte Joseph de Sazilly, officier de cavalerie, qui a épousé Mlle de La Valette-Monbrun; Mme Marie de Sazilly,'religieuse du Sacré-Cœur Mme Henri de La Biche et Mlle Anne de Sazilly. Ses obsèques seront célébrées aujourd'hui, en l'église de Vonneuil-sous-BiarJ (Vienne), où l'inhumation aura lieu dans un caveau de famille. Aucune cérémonie ne se fera à Paris. Mme Eugène L'Ebraly, née Malcy Andraud, veuve de M. Eugène L'Ebraly, député de la-Corréze en 1848, président du Conseil général, et mère de M. Gabriel L'Ebraly, député de la Corrèze en 1871, est décédée à Clermont-Ferrand dans sa quatre vingt- dixième année.

Hier à midi, en l'église Saint-Germaindes-Prés, ont été célébrées les obsèques de M. Georges Courot, notaire, maire de Chaville. La levée du corps a été faite par le curé de la paroisse et l'absoute a été donnée par l'abbé Salmon, curé de Saint-Séverin, ami de la famille. Le deuil était conduit par MM. Georges Courot, son fils et Paul Cousin, notaire à Paris, son gendre.

Le président et la députation de la Chambre des notaires, assistaient à la cérémonie. Dans l'assistance

M. et Mme de Charnacé, M. H. Hussenot de Senonges, M. Verdier-Dufour, Mme de Fourton, M. Mahot de La Quérantonnais, Mme de Verneuil, M. Abel Hermant, M. Maxime Hussenot de Senonges, bi. Ch. Champetier de Ribes, M. G. Morel d'Arleux, Mme Truchard, Mme de Bellomayre, général de Lanouvelle, Mme Defrance, M. et Mme Balu, capitaine Lhoste, etc.

L'inhumation a eu lieu au cimetière Montparnasse. Les obsèques de M. Louis Du Pan, inspecteur adjoint à la Compagnie des Assurances générales « Incendie », ont ëté célébrées hier, à dix heures et demie, en l'église Saint-Thomas-d'Aquin. Le deuil était conduit par MM. Gustave Du Pan, son frère, le lieutenant Le Jaruel, son beau-frère; Raymond Le Jaruel, son neveu, et Estrabat, son oncle. L'inhumation a eu lieu au cimetière Montmartre.

Hier, à midi, en l'église Saint-Eugène, ont eu lieu les obsèques de M. Firmin Brian-,çon. Le deuil était conduit par MM. René, Armand et Lucien Briançon, ses fils; Léon Harmel, camérier de cape et d'épée, son gendre Maurice, Jean, Pierre, Paul, François, André et Etienne Briançon, Jean et Léon Harmel, ses petits-enfants; MM. Louis Goupil et Du Peuty, ses beaux-frères Eugène Henneguy, René Bruley, Jules Henneguy, Canuet,. Caplain, Colombier, Palmieri, Charlot, E. Gaillard, Robin, Alfred Bisson, Pierre

Du Peuty, le lieutenant Paul Du Peuty, Jacques et Jean Du Peuty, Joseph et Jules Henneguy, Balorie, Edouard Bruley, André Henneguy, Maurice et Marcel Camuet, Roger

Caplain, Jacques Palmieri, Jean Charlat,

Gaplain, Jacques Palmieri, Jean Chariot,

Pierre Robin et Charly Du Peuty, ses neveux et petits-neveux.

L'inhumation a eu lieu au cimetière du Père-Lachaise.

Les obsèques de M. Louis Guettée, président de section au Tribunal civil de la Seine, ont été célébrées, hier à dix heures, en l'église Saint-Etienne du Mont. Le deuil était conduit par M. Ferdinand Bon, vice-président du conseil de préfecture de Loir-et-Cher, son beau-frère.

L'inhumation aura lieu à Angerville (Seineet-Oise). ), e.

Hier matin, à onze heures, à l'église Notre-Dame de Châlons, ont eu lieu, au milieu d'une assistance nombreuse, comprenant les autorités civiles et militaires, 'les obséques du lieutenant-colonel de Crousnilhon, du 5° chasseurs, décédé subitement à Damery.

Le deuil était conduit par M. Le Myre de Vilers, grand officier de la Légion d'honneur, ambassadeur honoraire, son beau-père Jean Le Myre de Vilers, capitaine au 290 dragons le colonel Boyer, commandant le 5° chasseurs MM. de Crousnilhon, ses trois fils.

Dans l'assistance on remarquait les généraux Goirand, commandant le 6" corps; Maitrot, Abonneau, de l'Etoile, Buisson, les colonels des 106», 115e, 132e d'infanterie, 16°, 22e et 310 dragons, des députations d'officiers de toutes armes.

Aucun discours n'a été prononcé.

Le corps a été conduit à la gare et dirigé sur Cavaillon (Vaucluse) où aura lieu l'inhumation.

M. Nicolas Damaschino, avocat, professeur de droit à l'Université nationale de Grèce, grand-officier de l'Ordre du Sauveur, chevalier de la Légion d'honneur, etc., est décédé à Athènes.

Nous apprenons la mort de la baronne de Watteville, née de Pourtalés, décédée à Berne dans sa soixante-dix-neuvième année. Elle était la mère du baron Frédéric de Watteville, du baron Alfred de Watteville et de la baronne Jean de Watteville. 1 Mme Nanquette, yeuve de l'ancien directeur de l'Ecole nationale forestière de Nancy, inspecteur général des forêts, est décédée à l'âge de quatre-vingt-sept ans. Elle était la fille du général Charles Thiry et la petite-fille du pair de France Régnier, comte de Gronau, duc de Massa, fils du grand juge Régnier.

De Sofia

M. Sementowsky, ministre de Russie, est mort après une longue maladie.

L". gouvernement a chargé M. Paprikoff d'exprimer au gouvernement russe ses vives condoléances à l'occasion de la mort de M. Sementowsky.

Nous apprenons la mort Du docteur S. Goldenstein, professeur honoraire à l'école dentaire de France, lauréat de l'Académie de médecine de Paris,, décédé en son domicile du boulevard Pereire, dont les obsèques auront lieu aujourd'hui à onze heures réunion à la porte principale du cimetière Montparnasse De M. Charles Gudin, ancien officier de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur, décédé dans sa soixante-et-onziéme année De M. Louis Basset, capitaine de frégate en retraite, chevalier de la Légion d'honneur, décédé à Avranches à l'âge de quatre-vingts ans; De M. Abel Bancal, inspecteur honoraire de l'enseignement primaire, officier de l'Instruction publique, décédé à Nimes.

E. Dalarocha.

A L'ELYSÉE

1 mm n n ̃̃

Le Président de la République et Mme Pallit''res ont donné hier un grand dîner en l'honneur des ambassadeurs, ministres plénipotentiaires et chefs de mission accrédités en France.

La table, portant les beaux surtouts de la Danse de Léonard et des Chastes ait dix-!iuiti)me siècle en biscuit de Sèvres, avait été dressée dans la salle dos fêtes. décorée des magnifiques tapisseries de la suite de i'Hittoire E~r et de Don Quichotte, et fleurie de rosés, d'euphorbes, d'orchidées et d arums groupés par le maître llouriste Chenier.

Le Président avait à sa droite Mme la baronne Kurino et à sa gauche Mme Bacon.

Mme Fallières avait à sa droite S. Exe. sir Francis Bertie, ambassadeur d'Angleterre, et à sa gauche S. Ëxc. le baron Kurino. ambassadeur du Japon. Les autres convives étaient

S. Exc. l'ambassadeur dos Etats-Unis et Mlle Bacon; S. Exe. l'ambassadeur d'Italie et Mme Tittoni Mme Ferez Gaballero, femme de S. Exc. l'ambassadeur d'Espagne; S. Exe. l'ambassadeur d'Allemagne et Mme la baronne de Schoen S. Exc. M. Isvolsky, ambassadeur de Russie

Le ministre de Suisse, Mme et Mlle Lardy; le chevalier de Stuers, ministre des PaysBas le ministre do Costa-Rica et la marquiso de Peralta; le ministre de Monaco et la comtesse Balny d'Aviïcourt Mme de Mier, femme du ministre du Mexique le ministre do Serbie, Mme et Mlle Vesnitch Samadk-han, ministre de Perse; le ministre de Suède et la comtesse Gyldenstolpe le ministre de Norvège et la baronne de Wedel Jarlsberg; M. Lahovary, ministre do Roumanie le ministre d'Haïti et Mme Sylvain le ministre du Chili, Mme et Mile Puga Borne; le ministre de Bulgarie et Mme Stanciolf; le ministre de Cuba et Mme Oollazo y Tejada; le ministre de la République Dominicaine et -Mlle Vasquez y Gautier; le baron Guillaume, ministre de Belgique le ministre de Bolivie et Mme Montés le ministre de Grèce et Mme de Romanes M. Larreta, ministre de la République Argentine. M. Francisco de Regnoso, mimstre résident, chargé d'affaires d'Espagne le chargé d'affaires a' Autriche-Hongrie et la comtesse de Nemes Hidvég, M. Bocayuva, chargé d'affaires du Brésil; le charge d'affaires de Danemark et Mme de Scavenius; M. Dorn y de Alsua, chargé d'affaires de l'Equateur; M. Lynn Tong-Sih, chargé d'affaires do Chine MM. Luang Montri Nikara Kosa, chargé d'affaires de Siam; Alejandro Herosa, chargé d'affaires de l'Uruguay; Dos Santos Bandeira le chargé d'affaires de Saint-Marin, la baronne et Mlle do Bellet; Crommelin, chargé d'affaires de Libéria; le chargé d'affaires du Guatemala et Mme de Arce; Jimenez, chargé d'affaires de Panama. 1

MM. Briand, président du Conseil, le ministre des affaires étrangères et Mme Pichon assistaient également à ce dîner, ainsi que M. Ribot, M. et Mme Develle, le grand-chancelier de la Légion d'honneur, Mme et Mlle Florentin, le baron et la baronne d'Estournelles de Constant, les deux préfets, le général gouverneur militaire de Paris et Mme Maunoury, M. Bapst, M., Mme et Mlle Gavany, MM. Dulasta, Jean Lanes, Ramondou, M. et Mme Mollard, MM. Douchement, le capitaine de vaisseau et Mme Laugier, le colonel Griache, le lieutenant- colonel et Mme Guise, le commandant Hellot, le colonel et Mme Jacquillat, M. et Mme Marc Varenne, etc.

Le dîner a été suivi d'une très brillante réception. ,à. D. Çh. D.

La Coupole et le Clocher

Grande fête, hier, à l'Académie, pour la réception de Mgr Duchesne. Les connaisseurs racontent que jamais on n'avait vu tant de monde à l'Institut, même pour la réception d'un auteur dramatique on sait que, de tous les. écrivains, les auteurs dramatiques sont, aujourd'hui, les plus aimés. Mgr Duchesne a fait salle comble et quelle salle, il faut le dire La plus élégante, la plus brillante et, en toutes façons, la plus illustre.

Cependant, Mgr Duchesne, homme d'Eglise et d'érudition, et qui habite Rome, avait maintes raisons de ne pas apparaître, en ce Paris, comme l'une de ces personnalités que les Parisiens appellent « bien parisiennes », faute de trouver un plus grand éloge et plus séduisant à leur offrir. Mais l'auteur de l'Histoire ancienne de l'Eglise et l'éditeur du Liber pontificalis est environné d'un étincelant renom d'esprit. 11 n'a point décu l'attente de ses fidèles.

Il a déçu mais sans le regretter, certes -l'espoir de quelques personnes, bien exigeantes et qui, le connaissant moins que sa légende, escomptaient le malin plaisir d'entendre, de ce prêtre, un discours un peu vif et comme un peu gaillard. Elles s'en fussent diverties. Mgr Duchesne, au lieu de cela, leur a offert l'exemple d'une gaieté douce et tempérée, qui est justement celle des âmes les meilleures.

Est-il permis de l'indiquer ? Je le crois. Cette gaieté fut hier assombrie par une circonstance douloureuse. On savait, à Paris, depuis deux jours, que Mgr Duchesne était en deuil ainsi, un sentiment de déférante tristesse se mêlait à la jolie fête de son éloquence. Le discours qu'il avait à lire et qu'il avait écrit naguère, avant le chagrin, se trouvait plus allègre qu'il ne l'eût fait après cela. En outre, il voulut que rien ne se vît de ce qui était l'intimité de sa pensée; il y mettait une fierté digne et la qualité même des applaudissements qui accueillirent ses paroles prouva qu'on l'avait compris et qu'on souhaitait d'en témoigner.

M. Etienne Lamy présidait, ayant à sa droite M. le chancelier Marcel Prévost et, à sa gauche, M. le secrétaire perpétuel Thureau-Dangin. Les parrains de Mgr Duchesne, MM. Ernest Lavisse et Paul Hervieu. Le récipiendaire portait, sur la soutane noire, le grand manteau de soie pourpre des protonotaires apostoliques, et au cou la cravate des commandeurs de la Légion d'honneur. Il était fort beau. Et, pour ne point regretter qu'il n'eût pas d'épee, il suffisait de le regarder son fin visage, son vif regard et ses lèvres malicieuses la montraient parfaitement prêt à une repartie qui vaut une arme, et qu'il atténuerait par seule bienveillance, le cas échéant. «

Pour bien comprendre Mgr Duchesne, il serait bon de méditer sur quelques lignes excellentes du ravissant et beau discours que lui consacrait, hier, M. Etienne Lamy

Ne pas transporter l'esprit d'examen dans les r gions de l,a foi, ni l'esprit d'autorité dans l'iitu-le de l'histoire, est votre p'cnsjc maî-

tresse. Vous acceptez le dogme sans hesita--

tion ni réserve, les yeux fermés, a genoux, comme un fidèle. L'histoire vous trouve assis, les yeux ouverts, comme un juge. A l'histoire, vous appliquez les règles de l'histoire.

C'est exactement caractériser Mgr Du- chesne et c'est, en même temps, signa- ler une tête bien faite, qui évite les confusions fâcheuses et qui, ayant fait de sa pensée deux parts, n embrouillant pas ce qui est distinct, garde ici et là une heureuse liberté.

Un incrédule me disait

En fait de prètrj, aimerais un farouche inquisiteur.

C'est bien tentant, je l'accorde! Mais, aussi, comme il est facile de concevoir et agréable d'admirer une intelligence qui, plaçant à l'écart et à l'abri de toute rencontre ses principales certitudes, éprouve ailleurs, et partout ailleurs, la joie de ne dépendre que de soi. Une telle intelligence est indemne de nos mélancolies, de nos repentirs et des vains scrupules où se trahissent nos irrésolutions. Une telle intelligence est heureuse. Et je crois que beaucoup d inquisiteurs sont au paradis; mais je suis sûr que beaucoup de saints furent extrêmént gais.

«̃

Mgr Duchesne a raconté d'abord les entrevues qu'il avait avec le cardinal Mathieu, durant les jours qui précédèrent l'élection académique de l'éminent prélat.

Ce sont des jours de grande angoisse. Le cardinal Mathieu, qui n'avait pas de concurrent, n'était pas tranquille tout de môme. Mgr Duchesne s'efforçait de le rassurer. En échange de si bons offices, le cardinal Mathieu lui promettait sa succession.

Cela ne me flattait qu'à moitié: il m'avait déjà promis d'autres successions, très invraisemblables. Je le laissais dire, admirant en silence combien l'approche de l'élection rend les candidats bienveillants.

Un an plus tard, en montant les degrés de Saint-Pierre, un académicien engageait Mgr Duchesne à ne pas se contenter des Inscriptions.

Ce n'est pas à mon âge, Messieurs, que l'on prend de telles exhortations pour des appels célestes. La vocation m'est venue plus tard, et non point de ces aimables paroles, ni des émotions de mon prédécesseur. Comment m'est-elle venue N'a-t-elle pas été trop audacieuse? Il y en a sans doute qui le pensent et je ne serais pas loin d'être de leur avis.

La place que je viens occuper ici l'a été' avant moi par deux cardinaux, deux princes de l'Eglise, qualifias de bien des manières, et spécialement par leur rang, pour représenter au milieu de vous le clergé de France. A côté d'eux, je ne suis vraiment qu'un bien petit personnage ecclésiastique. Joignez à cela que ma vie n'a pas été consacrée au ministère pastoral; qu'elle s'est dépensée, je dirais volontiers dissipée, dans les études. Voilà des raisons de ne pas m'élire. Il y en a beaucoup d'autres, que ;je ne veux pas relever, car ce n'est peut-être pas mon rôle. Et puis, il est désormais trop tard.

Et Mgr Duchesne parla du cardinal Mathieu.

Il le prit au berceau. Il nous montra le petit François-Désiré qui, par une belle journée du printemps 1839, arrive à la lumière de Lorraine et la salue « d'un sourire satisfait ». Ce détail, Mgr Duchesne avoue qu'il ne l'a pas trouvé dans les textes. Mais, à condition d'a-

vertir le lecteur, un historien a bien le droit de hasarder une conjecture; et tout permet de. supposer qu'en effet le cardinal Mathieu commença par sourire qui l'a vu rire, plus tard, devine qu'il s était exercé de bonne heure. La famille Mathieu, au village d'Einville, était nombreuse. Et le cardinal eut une sœur religieuse, prieure de Bénédictines et qui, un jour, lui rendit un grand service

Le Président de la République s'était annoncé à. Rome, en des circonstances et conditions qui jetèrent le cardinal dans la plus grande perplexité, car il lui était tout aussi impossible de voir le chef de l'Etat que de ne pas le voir. L'excellente sœur sauva la situation en tombant tout à coup malade, ce qui flt accourir son frère et lui procura le plus légitime des alibis.

L'abbé Mathieu fut pendant une vingtaine d'années, professeur d'histoire au collège ecclésiastique de Pontà-Mousson il y prépara, pendant les loisirs que son enseignement lui laissait, son étude de V Ancien Régime en Lorraine et en Barrois. Puis l'évêque de Nancy le nomma aumônier d'un pensionnat de jeunes filles, dirigé par des religieuses dominicaines. Dès cette époque, il était ce qu'on l'a connu ensuite, sincère, rude en son langage; et il effarouchait diverses gens, de ceux « qui s'effarouchent à tout propos et comme d'instinct », dit Mgr Duchesne, qui a bien l'air de connaître ces gens-là ou leurs pareils, car l'espèce n'en est point perdue. Il laissait dire; et sa vertu imposa.

Quand Mgr Mathieu était évêque d'Angers, le duc de Montpensier faisait ses études au collège ecclésiastique de cette ville. A cause de cela, le préfet n'était pas tranquille. Cela se voyait; il n'avait pas la sérénité d'un administrateur qui ne craint pas d'affaires. Mgr Mathieu s'en aperçut; et, pour apaiser tant d'inquiélude, il dit au préfet Monsieur le préfet, je vois ce qui vous rend soucieux. Mais vous pouvez dormir en paix; j'ouvre l'œil. Si le duc de Montpensier fait le moindre geste pour remonter sur le trône de ses ancêtres, je lui colle cinq cents vers Lo préfet n'eut pas d'ennuis. Mais, comme l'évêque avait dit quelques mots courtois à la mère du royal collégien, le ministre de l'instruction publique et des cultes, Alfred Rambaud, laissa, dans cette aventure, « une bonne moitié de son portefeuille ».

Ainsi va le monde

A Toulouse, Mgr Mathieu mena la vie d'un pasteur vigilant et aumônier. D'ailleurs il y avait, dans ses manières, un entrain magnifique et une originalité plaisante. Comme Renan disait que le génie doit, par une simplicité parfaite* se faire pardonnerce qu'il a d'exceptionnel, le cardinal Mathieu semblait excuser par son naturel sa sainteté.

Un jour de pluie, un de ses diocésains, connu pour la riguéur de ses principes anticléricaux; lo croisa sur un trottoir; il se dissimulait tant bien que mal sous un énorme parapluie vert clair, archaïque de forme et de dimensions. Peu familiarise avec les mœurs de son archevêque, notre homme jeta d'abord un coup d œil inquiet sur la maison d'vit il l'avait vu sortir, puis suivit le parapluie jusqu'à l'archevêché. Ainsi s'assurait-il qu'il ne so trompait pas de personne. Revenant ensuite à la maison, il s'informa et ilnit par être mis en présence d'une vieille femme cancéreuse, dont le misérable logis exhalait une odeur rebutante. Il lui demanda quel était ce curé qui sortait de chez elle, armé d'un parapluie si considérable. «Je n'en sais rien, répondit la malade; je sais seulement qu'il est très bon pour moi il m'assiste généreusement et vient mo voir do temps à autre. Cela me fait grand bien, car je suis très abandonnée. Quant à son parapluie, eh bien, c'est le mien. C'est moi qui le lui ai prêté pour rentrer chez lui. Il vous le rendra, ma bonne fomino ce curé, c'est l'archevêque de Toulouse !» »

Entre temps, l'archevêque de Toulouse devenait membre de l'Académie des Jeux floraux. Môme, il démontrait, en un discours, que Clémence Isaure a véritablement existé. Il insistait; et il offrait « en holocauste aux mânes problématiques de la noble dame » Mgr Duchesne. Un Toulousain, qui répondit à l'archevêque, annonça tout de go qu'il souhaitait de voir, en conséquence, Mgr Duchesne « pendu par les pâtres de la Crau, les bohémiens, et les femmes de la Camargue, pendu aux fourches des mûriers de Maillane, devant la maison de Mistral, ou jeté à la mer, au battement des ailes des cigales retentissantes ».

Cependant, Mgr Duchesne n'avait pas eu de torts, à l'égard de Clémence: il ne s'était jamais occupé d'elle. Cette anecdote prouve que l'histoire est parfois encombrée de légende. Du reste, Mgr Duchesne le savait. Il l'a prouvé. Mais voici le cardinal Mathieu à Rome. Il s'installa dans une demeure charmante, parmi les ruines et la verdure, à la villa Wolkonsky.

Il aimait à promener ses visiteurs sous les arceaux de l'aqueduc de Néron, tout enguirlandés do lierres, do vignes folles et d'acanthes. Il leur montrait de mystérieux souterrains, où les archéologues retrouvaient des tombeaux antiques, et aussi certaine allée de cyprès où la princesse Wolkonsky avait jadis élevé des monuments à ses auteurs favoris, Byron, Shelley, Chateaubriand et autres. Il ne manquait jamais de faire remarquer que ces monuments consistaient tous en une cruche montée sur un piédestal. C'est sur la panse de ces vases que sont peintes les inscriptions, en russe heureusement, où la bonne princesse détailla ses sentiments. De cela le futur académicien déduisait des considérations sur lo grand creux de la gloire littéraire. Je ne les rapporterai pas, car ce n'est peut-être pas le moment de s'en souvenir.

Le cardinal Mathieu commença d'écrire l'histoire du Concordat. C'est un ouvrage pour lequel Mgr Duchesne paraît avoir plus d'estime que d'admiration. Et il regrette que l'éminent prélat n'ait pas eu le temps d'écrire la vie du cardinal Consalvi, parce que ce livre eût peut-être été admirable.

N'importe A Rome, le cardinal Mathieu connaissait tout le monde, de même qu'à Nancy, à Angers, à Toulouse, à Paris, en Suisse, « dans tous les endroits œcuméniques ». Et Gebhart disait C'est pourtant vrai qu'il n'y a pas d'habitants dans la lune; car, s'il y en avait, Mathieu en connaîtrait sûrement quelquesuns

Le cardinal Mathieu seplaisaità Rome. La seule chose qui le gênât fut l'étiquette du Vatican; il s'arrangea pour qu'elle ne le gênât point extrêmement. L'ennui, c'était de n'aller qu'en voiture, et en landau de cardinal, traîné par

des chevaux noirs,.et fermé. Un jour, Mgr Duchesne rencontra le cardinal, en fiacre découvert. >

Il rayonnait: « Je suis en règle, me cria. t-il; j'ai cassé une rouo de ma voitura! » Il adorait que les cochers fussent en grève, parce qu'alors il fallait bien aller à pied. '1 't ..t 1

Bref, il était original; mais, assure Mgr Duchesne, « il n'est pas le premier original qui ait paru dans le Sacré Collège ».

Ah?. songions-nous.

Pendant les affaires de la séparation, le cardinal Mathieu fut très malheureux; il le fut beaucoup plus qu'fl ne voulait le montrer. Cardinal français et cardinal de curie, il était pris entre la France et, l'église, la Mère et la Fille aînée se séparant. Et, pour rire un peu, Mgr Du*. chesne montre la situation du cardinal Mathieu analogue à celle du Cid, entre don Diègue et Chimène

En cet affront, mon père est l'offensé Et l'offenseur, le père de Chimène Le cardinal Mathieu souffrit durement et la souffrance le menait à mou rir. Il «s'engagea résolument dans le passage sombre et sacré qui conduit les chrétiens à l'éternelle lumière ».

Mgr Duchesne a terminé son discours par un apologue tiré des Lettres édifiantes et curieuses. Les Jésuites qui allèrent évangéliser les Indes durent se répartir, entre les diverses castes et vivre, les, uns en brahmanes, les autres en parias. Un jésuite brahmane, richement paré, porté en palanquin, rencontrait un jésuite paria misérablement vê" tu, pliant sous le fardeau. Et, à cause de la règle des castes, le brahmane ne pouvait tendre la main au paria.

Lequel des deux avait le cœur plus serré ? 2 Je gagerais que c'était le brahmane.

Messieurs, j'ai beaucoup connu le cardinal Mathieu. Je sais ce qu'il pensait de sa tour d'ivoire. C'est en pleine conformité avec ses sentiments que je vous ai raconté cejt apologue, imparfait, car il exprime des situations réelles et non des imaginations adaptées à mon dessein, mais assez expressif pour que vous en saisissiez l'intention. Quoi qu'en dise Lucrèce, ce n'est pas chose si agréable que do voir peiner les autres. La cardinal représentait ici le clergé de France, sur lequel tant d'épreuves se sont abattues. II en eut sa part. Mais il ne la trouvait pas assez large. A certains moments on pouvait le surprendre jetant un regard d'envie sur la voie douloureuse.

Ah! messieurs, comme je le comprends l Ces paroles si émouvantes, d'un sentiment profond et si contenu, firent une très vive impression. Puisque Mgr Duchesne a voulu laisser ici à sa pensée lo voile léger de l'apologue, n'écartons pas le voile; aussi bien, 1a pensée y est apparente hier, on l'a très nettement vue. Et l'on sentit que Mgr Duchesne avait résolument évité de tout dire, comme se' tut le brahmane qui n'avait pas le droit de prendre la main de son frère; et Ton sentit que l'Eglise triomphante n'ou-.bliait pas l'Eglise souffrante et militante, et l'enviait plutôt que de l'oublier. •̃

Avec une voix nette et jolie, avec' beaucoup de grâce et d'ingénieuse gentillesse, M. Etienne Lamy, qui est un grand orateur, fut le lecteur applaudi d'un discours extrêmement "spintueliyt qu'il mena, plus d'une fois, jusqu'à l'a. véritable éloquence. Il commença très doucement; et il diE à Mgr Duchesne

Monsieur, si lo cardinal Mathieu vous a désire pour successeur, c'est une prouve qu'il aimait la discrétion dans la louange. Aussitôt, l'on s'attendit à un direc-, teur de l'Académie qui va malmener un peu le récipiendaire. Et l'on en fut très satisfait, car telle est, en somme, la ma- lignité, voire l'ingratitude, d'un auditoire. ̃'

M. Eticn ne Lamy continua: Vous êtes de cos bons peintres qui mettent de la conscience à ne rien embellir et vous ne dessinez pas plus grand quo naturc.

Cependant, non, M. Etienne Lamy ne malmena point Mgr Duchesne. Tout au plus a-t-il mérité qu'on l'appelât aussi « bon peintre qui ne dessine pas plus. grand que nature ». Et il traita Mgr Duchesne un peu comme Mgr Duchesno avait traité le cardinal Mathieu, avec respect, avec sympathie, avec amitié, sans aucune superstition.

M. Etienne Lamy voulut d'abord ajouter quelques touches au portrait du cardinal Mathieu, afin que l'image fût désormais aussi grande que nature

Un heureux que la vie amusa, et dont la vie ami|se, oui, c'est lui. Si c'était lui tout entier, les dignités dont il fut revêtu flotteraient, trop amples, sur un personnage trop mince. Il les remplit davantage. Une ressemblance incomplète est un accident ordinaire à quiconque veut donner l'imago de prAtres vraiment prêtres. Le sacerdoce est la vocation des vertus qui n'ont pas d'histoire. Leur secret est cher a qui les pratique et les croirait moins offertes a Dieu, si elles .étaient honorées par les hommes. Ces existence défient la louange, car elles cachent ce qui les remplit, et, en racontant d'elles ce qu'elles montrent, on semble les présenter vides. Et puis, si le cardinal Mathieu fit « quelques solécismes contre la grammaire des élégances », il ne faut pas qu'on s'en étonne. Il fréquentait, par charité, les petites gens, qui ont leur protocole, qui ne veulent pas trop do politesse.

La poussière plébéienne que le cardinal apportait parfois chez les grands, ne l'avaitil pas prise chez les petits? Et alors, n'y at-il pas do la noblesse dans ces mauvaises manières de sa vertu ? '1

Pour passer du cardinal Mathieu à Mgr Duchesne, comme l'y invitait l'occasion même de la journée, M. Etienne Lamy a, très heureusement, choisi cette transition douce et amusante qu'est la « parallèle ». Oh aurait tort de ne pas aimer cette forme du discours; elle a beaucoup d'agrément et elle est difficile à réussir. Si l'on objecte qu'elle est un peu surannée, ah nous ne serons pas sensibles à ce reproche, quand nous vivons à une époque les primaires qu'il -y a passent leur temps à imiter presque tout, à ne pas le savoir et à croire qu'ils inventent, les infortunés Et, je le dis de tout mon cœur, si l'Académie, gardienne indispensable de nos traditions, négligeait les beaux, et gracieux usages du langage français, ce serait grand dommage. Un parallèle est une sorte de confrontation courtoise. La comparaison nous engage à mieux connaitre l'objet de notre étude. Et un parallèle jy


'quelque analogie avec deux portraits qui se font pendant, comme on disait. 11 y a la une symétrie aimable et que ne remplace pas du tout la médiocre fantaisie, -la pauvre fantaisie, la niaiserie de nos contemporains; les plus hardis et les plus sots.

Donc voici le parallèle du cardinal ̃-̃Mathieu et de Mgr Duchesne

< 'Dos travaux- en France, des honneurs à Rome, de l'esprit partout, font à vos renomînees ulje ressemblance elle est moindre que les contrastes. La curiosité de votre prjde• cesseur était universelle, la vôtre a voulu se borner. Il devait à un coup d'œil juste et prompt une connaissance générale des cho> ses, leur nouveauté n'était pas le moindre de son attrait, et' il lui suffisait de s'essayer -à ce qu'il eût ôt& capable d'aècomplir en persévérant. Vous aimez pénétrer les profon-deurs obscures de l'étude et croyez ne pas savoir ce dont vous ne savez pas tout. La Bible définit d'un mot admirable le pécheur '!intermittent: « ïl a traversé l'iniquité, il ne Ta pas habitée ». Le cardinal Mathieu a traversé l'histoire, il ne l'a pas habitée. Vous, monsieur, vous 1 fyabite.z, vous vous y êtes .établi à perpétuelle demeure. Le cardinal roula de pays en pays et titre en titre

gardes routes so.aures. Vous êtes l'homme

dVine seule tâcho, par,vos voyages, vous n'avez guère changé que de bibliothèques, et tln^v a dans vot e existence que le bruit des riapiVs feuilletés par une main respectueuse ou caisses par urie plume fidèle. Votre art de causer ne diffère pas moins. Le sel du cardinal,- au grain parfois un peu gros, n"était que piquant; le vôtre, toujours fin, rf-nferme en chacune de ses parcelles autant de saveur, avec plus d'amertui ne. La verve du cardinal avait plus de continuité, plus de jaillissement, la vôtre a p.lus de pensée et moins d'innocence. La p'taisanterie du cardinal était un jouet, la vô!lj»e est parfois une arme. La gaieté du cardinal s'échappait d'une fcouche grande ouverte par un rire éclatant vos mots partent comime d'»n arc tendu, de vos lèvres minces, enl-rc deux sourires silencieux. La belle humeur du cardinal tournait 'inolîèrtsive autour des. questions et des personnes votre ironie sait pénétrer au fond des choses; prendre la mesure des "eus et lçurmarquer les distances. L'esprit du cardinal ne lui a fait q>ue des amis, le vôtre vous a fait quelques ennemis, et vous mériteriez de les avoir, si voua ne vous souveniez à temps que le prêtre est un condamné à la douceur.

La conclusion serai1! lequel aimezvous le mieux?. Mais;, non t

M. Etienne Lamy a raconté l'enfance pieuse de Mgr Ducnesrw;, ses années de séminaire, sa double vocation de prêtre et d'érudit.

Ensuite Mgr Duchesne est professeur à l'Université catholique de Paris et il publie le Liber panli/icalio. Il a fallu que Mgr Duchesne devînt académicien et son entrée à 1 Académie; des inscriptions, il y a vingt-deux ans, n'y avait môme pas suffi pourqme le Liber pontificalis fût connu d'un nombreux public. Ce document risqun de n'être que la curiosité des érudits. Hier, maintes jeunes femmes l'entendirent nommer et ne l'oublieront peut-ôtre pas tout de suite.

Quelle aubaine et quel rajeunissement imprévu, quek'ivenùissement peutêtre, pour un vieux document d histoiro! C'est une chronique des papes; elle va jusqu'au quinzième siècle et signale les événements principaux, des pontificats successifs.

Mgr Duchesne a étudié les divers manuscrits il a prouvé que la rédaction jM>e«HàFo -datait du sixième, siècle; il a reconnu les divers rédacteurs, indiqué leur époque, ;il les a identifiés. Et il a publié deux grands in-quarto, admirables, je le jure.

L érudition de Mgr Duchesne, M. Etienne Lamy l'a très bien caractérisée quand il a dit qu'elle avait toute la conscience des travaux germaniques et la claire beauté de l'ouvrage français. En Mgr Duchesne, M. Etienne Lamy distingue un Breton car Mgr Duchesne naquit en Bretagne et un Normand, car la Bretagne et la Normandie sont voisines. Or les Bretons, qui ne le sait? sont religieux; et. les Normands, on l'a dit, sont des malins, en d'autres termes des sceptiques.

Notons, en passant, que le Breton Renan ne fut pas un homme extrêmement crédule.; et j'ai connu des Normands qui avaient la foi.

Du reste, M. Etienne Lamy, je le devine, l'avouerait. Mais il voulait aboutir à cette formule excellente, fine et juste, pour définir Mgr Duchesne « la collaboration d'une âme /eligieuse et d'une intelligence sceptique ». C'est par cette formule qu'il est amené à montrer comment 1 auteur de l'Histoire ancienne de l'Eglise maintient énergiquemeut l'intégrité du dogme et de la religion tout on faisant œuvre d'historien, selon les pures et libres méthodes de l'histoire. 11 a trouvé ces mats délicieux

Vous êtes sur qu'on n'offense pas Dieu en racontant les faits comme il les a ptrmis. Je ne crois pas qu'il soit possible de louer mieux un historien qui est un prêtre et qui écrit, avec autant de foi que de méthode, l'histoire de l'Eglise. Pourtant, s'il était légitime à Mgr Duchesne de séparer l'histoire de la légende et s il a pu considérer que tel fût son rigoureux devoir d'historien, M. Etienne Lamy le regrette un peu. C'est trop, de dire qu'il le regrette. Mettons qu il en éprouve une sorte de mélancolie, une sorte ûe toute petite mélancolie; et, puisqu'un Toulousain qui aimait trop Clémence Isaure condamna Mgr Duchesne à être pendu ou noyé au cri des cigales retenlissatites, M. Etienne Lamy confie aux cigales le soin d'adresser au •savant critique ses remontrances. Les ciguës disent

Maître, et reus tous, épipapliistes et paléographes, qui demandez' aux signes laissés par les morts sur la pierre ou le parchomiu la preuve de la certitude, vous avez fondé le règne du document, no préparez pas sa. tyran-

aie. Nou6 ae possédons ni écriture, ni archi-

ves, et, néanmoins, nous sommes sûres que, depuis 1ère de la première cigale, notre ehani n'a pas changé La multitude humaine, illettrée comme nous, a aussi des chants très anciens qu'elle se transmet, ses traditions et «es légendes.

Vous leur demandez 4? -faire leurs preuves, comme si leur existence n'était pas quelque chose. Rien ne naît de rieu, et la tradition porte témoignage ea faveur des faits qu'elfe suppose.

Et puis, ce n'est pas tout. Et M. Etienne Lamy a encore plusieurs griefs contre Mgr Duchesne. Ceux qui lui restent, il ne va pas charger les cigales de les dire, il les dira lui-même. Dans l'histoire de Mgr Duchesne, il n'aperçoit pas Dieu; s'il l'aperçoit, il ne le voit pas clairement et Mgr Duchesne ne gravit pas le Thabor où s accomplira la transfiguration, mais il attend à la descente les ~s 'Personnages du grand mystère et il les

,voit quand ils ont repris leur, visage humain. Et puis, parle soin d'être impartial, Mgr Duchesne narriv'e-t-il pas, quelquefois, au ton de l'indifférence?. Mais concluons. Et M. Etienne Lamy a généreusement gardé pour la conclusion tous les éloges.

Les différents Uvres de Mgr Duchesne, ceux-là même- où l'on ne sent pas la ferveur de la piété, sont tout pleins de catholicisme. Ils démontrent que tout vient de Dieu et de l'Eglise. Et Mgr Duchesne, apologiste qui s'adressait à ces gentils, les érudits, car les. érudits ont leur façon d'être gentils, Mgr Duchesne a rendu à 1 Eglise et à la foi de grands services.

Dans tous les pays, l'érudition incrédule vous écoutait. Vos méthodes historiques satisfaisaient ses exigences, vos allègres empressements à sacrifier les hypothèses contestables lui rendaient plus difficile de refuser son examen aux faits que vous affirmiez. Un à un elle en a reconnu l'exactitude, et ces assentiments de détail la. conduisaient, pas à pas, loin de sa première offensive. Léo maîtres de la science incrédule ont à peu pri-s cessé de contester que le catholicisme soit la suite ininterrompue et certaine de l'œuvre confiée par le Christ à ses apitres. Cette occupation solide de 1 histoire par l'Eglise est votre victoire et celle de votre école. Vous avez soufilé les cierges de petites chapelles, mais vous avez éclairé de feux la nuit des grandes routes. Vous avez mis en doute le superflu de dévotions traditionnelles, mais vous avez mis hors de douto l'essentiel de l'histoire religieuse.

Vous avez servi l'Kglise. Voilà la parole qui vous plaira le plus et par laquelle il faut finir. Car ni la gloire des lettres ni l'éclat de la science ne suffisent à un prêtre. Il a perdu le droit de travailler pour lui-môme. Il sait que ses dons sont des prêts, qu il sera juyô sur leur emploi, que chacune do ses supériorités le fait plus .responsable. Et sou inquiétude d'être illustre ne s'apaise que dans sa conscience d'être utile.

On le voit, il y a quelques divergences de vues entre le cardinal Mathieu et Mgr Duchesne, entre Mgr Duchesne et M.Etienne Lamy; quelques petites di vergences. Et, au surplus, ils sont d'accord. Des nuances les séparent mais ils sont d'accord sur les couleurs. 11 fallait que s'en aperçût, hier, pour être en fin de compte rassuré,- cet auditoire un peu frivole, dont nous étions. Cet auditoire un peu frivole a bien compris que, sous les dissentiments du dehors, se cachait l'heureuse entente de la foi, qui est un sentiment riche et divers, nombreux, différent ici et là, toujours le même en sa profondeur efficace, et libre en sa soumission, merveilleusement libre.

André Beaunier.

LA CHAMBRE

®

Jeudi, 26 janvier.

LES RETRAITES OUVRIÈRES On revient au budget du travail et aux retraites ouvrières. M. Bouveri, qui se familiarise avec la tribune, trouve lo moyen de médire des Compagnies qui ont assuré de bonnes retraites à leurs ouvriers. Il n'admet pas qu'on les en félicite. Suivant lui. filles sacrifient invariablement leur philanthropie à la politique. Il a conçu pour elles « l'effroyable haine » dAlceste. 1} s'étonne que l'on construise des cuirassés destructeurs lorsque lent de bravos gens manquent de pain pour leurs vieux jours. D autres députés ont présenté des observations accessoires et le rapporteur du budget du travail s'e.<4 charge de répondre à toutes leurs objections. Il l'a fait avec un peu trop d'abondance, mais avec une clarté que je ne pourrais qu obscurcir si je pénétrais trop avant dans le détail.

« Si cette loi est perfectible, elle est, dès à présent, bonne, dit-il, car elle constitue pour les travailleurs un bienfait matériel et moral. Ceux qui la dénigrent ici et au dehors ne la connaissent pas s u

Il faut bien l'avouer c'est-sa complication qui effraye. La faute en est, sans doute, à la nature des choses; ce ne sera pas celle du rapporteur si on n'arrive pas à s'y débrouiller. Certainement il nous y aide.

11 en a remis en lumière les principales dispositions et le rapport contient it cet égard cinq tableaux qui nous donnent, à cet égard, les renseignements les plus précis.

En voici un que les intéressés retiendront avec plaisir le cumul des avantages de la loi qu'on discute on ce moment avec ceux qui résultent de la loi sur l'assistance aux vieillards permettra à l'assuré de se constituer, à cinquantecinq ans, une retraite distincte et supé-

rieure.

Cependant le rapporteur regrette certaine interprétation donnée par le ministère du travail à tel article de la loi. Il l'aurait voulue plus large et espère qu'elle n'est pas'définitive.

Il examine ensuite les différents systèmes qui ont été proposés pour assurer le fonctionnement des retraites et précise les caractères généraux de la méthode qui a été définitivement adoptée.. Le service central décongestionné laisse aux préfets la plus grosse partde l'application. Grosse en effet, et même énurme. S'en tireront-ils C'est une affaire de temps.

Quant aux Sociétés de secours mutuels, la loi consolide leurs avantages et leur en assure même de nouveaux. M. Chéron l'affirme, mais il est probable que ce point sera très fortement contesté.

Enftn l'orateur reconnaît qu'il faudra autoriser l'aliénation d une partie du fonds commun pour y trouver des ressources immédiates. C'est une concession appréciable et qui tenait au cœur des mutualistes.

M. Cliéron n'avaitpas laissé beaucoup à dire au ministre. Cependant la grandeur de M. Lafferre rappelait à la tribune. Il a confirmé les bonnes assurances données par le rapporteur et fourni quelques explications supplémeataires qu'il a promis de compléter dans la séance de l'après-midi.

̃̃ J ••• ••̃̃ ̃.

Ce sont bien les maires, et surtout les préi'ets qui établiront les listes, distribueront les caries, dresseront les bordereaux. Les caisses d'assurances ouvriront à chaque assuré un compte nominatif à l'aide des pièces qu'elles auront t remues du préfet, et chaque semestre elles enverront à l'assuré le relevé de son compte. La Caisse des dépôts et consignations fera les placements d'après les indications des caisses d assurances,

elle sera vis-à-vis de celles-ci un simple banquier. La comptabilité et le contrôle financier seront organisés par le ministre des finances et le ministre du travail, etc., etc.

J'y renonce, Vu ou plutôt entrevu. saisi et compris tant bien que mal à travers un discours, à travers dix discours, ce travail prend les proportions d'un véritable travail dilercule et l'attention de la Chambre se fatigue. Il faut espérer que la pratique simplifiera le commentaire. Mais quelle mise en train! Quel engrenage Et quelle multiplication do personnel Et quelles difficultés Et quels tâtonnements. A certains moments, on croit entrer dans une brousse inextricable.

Le ministre prie la Chambre de voter sans aucune modification les crédits nécessaires. Il compte, pour l'application de la loi, sur les associations de prévoyance et de solidarité, sur les organisations ouvrières et sur le Parlement. Il a besoin, on le voit assez, de compter sur la bonne volonté universelle. M. Jaurès vient ensuite et lui donne quelques conseils. M. Viviani, M. Chéron. le rapporteur général ,-Dumont <;t le ministre se mettent d accord sur l'interprétatiun libérale d'un cas qui ne manquera pas de se présenter il est entendu que, pour un vieillard qui, le 3 juillet prochain, aura soixante-cinq ans moins deux ou trois jours, il suffira de faire le versement relatif à ces deux ou trois jours pour avoir droit à la.retraite. On applaudit; mais cétte élasticité n'est guère juridique, et déjà M. Jules Roche demande si une telle interprétation n'augmentera pas la dépense prévue. Le ministre des finances le rassure et s explique, à son tour, sur l'Office des retraites ouvrières dont il voudrait faire une direction du ministère du Travail. Cette transformation répondrait à un besoin d'unification et de régularité. M. Lalîerre ne s'y opposerait pas, mais alors il faut abroger te décret qui a créé 1 Office en lui donnant un règlement particulier.

Bonne parole dont s'emparent immédiatement plusieurs députés. Pourquoi ne pas opérer tout de suite cette transformation de l'Office? La commission du budget propose de l'étudier sans désemparer et la séance est suspendue. Passez muscade. A la reprise, la chose est faite et l'on vote, coup sur coup, trente-cinq chapitres. Mais alors, M. Albert Thomas présente un amendement tendant à remplacer les chapitres 36 à 38 par trois chapitres nouveaux. C est un nouveau discours sur l'organisation des retraites ou vrii-res. M. Albert Thomas exige que la Chambre « dise son mot », comme si elle ne lavait pas dit en cent pages. Lui, il n'est pas content. 11 préférait les premières propositions du gouvernement.

La Chambre a renvoyé la délibération à demain. Ils n'en finiront jamais, et, aussi bien, nous n'étions pas au bout de nos peines.

L'INDEMNITÉ PARLEMENTAIRE M. Patureau-Mirand, M. Fougère et t plusieurs de leurs collègues avaient présenté diverses propositions relatives à une réduction de l'indemnité parlementaire, et Ion était prévenu que ce soir même,, après la discussion du budget, ils en demanderaient la mise à l'ordre du jour. Ils n'y ont pas manqué. Comme ils insi- taiant pour' que l'on fixât une date, la gauche a crié dune seule voix « Tout de suite » Et la discussion s'est engagée. C est la vieille question des quinze mille.

A sept heures, au milieu d'un tapage infernal qu>! dominait à peine l'énergie du président ELieune, M. Mâilre, député de Saône-ft-Loiro, demandait franchement la réduction à 12,000 francs, en la liant à la réduction du nombre des députés; mais il était bientôt remplacé à la tribune par M. Henri Fougère, député de l'Indre, qui se mettait à lire un iuterminable discours que personne n'entendait, mais que de nombreux interrupteurs zébraient quand même d'objurgations et d'invectives.

L'orateur n'en- était pas ému et continuait sans tenir compte de l'orage. On enrageait. Il ne faisait grâce à ses collègues d'aucun des incidents qui, soit à la Chambre, soit au dehors, dans la lutte électorale, ont marqué cette longue histoire. Elle est connue et arehioonimc. Tous les arguments pour et contre ont été épuisés par la polémique des journaux, mais M. Fougère avait à cœur;de la rajeunir.

De toutes les raisons qu'on peut don, ner pour et contre, il n'y en a que doux qui contiennent et résument toutes les autres

1° Il faut que l'indemnité soit suffisante pour permettre à un député de vivre honnêtement;

II ne faut pas qu'elle soit assoz forte pour que le mandat ait l'air d'une place.

Cela .lit, tout est dit.

M. Patureau-Mirand a succédé à 1\1. Fougère et a sommé la Chambre de prendre une décision.

M. Berleaux s'est ensuite moqué doucement des réduction/listes. « Ils sont jeunes, a-t-il dit,, ils ont voulu se concilier le corps électoral eu faisant un geste d'abandon n, et il a donné à entendre qu ils ne seraient pas autrement fâchés d'être éconduits. Il leur pardonne d'avoir voulu libérer leur conscience et les invite à passer à la caisse sans remords. Quant à M. Colliard, il a plaidé très franchement la cause des quinze mille avec les arguments classiques qu'on me dispensera certainement de reproduire. Que signifie d ailleurs un pareil débat, sans rapport, sans rapporteur, dans la fatigue et la fièvre d'une fin de séance La question mérite d'être étudiée froidement. Elle ne l'a pas plus été aujourd liui que le jour elle subit son premier escamotage à la voix du députo Baudon. Elle échappe, par sa nature, à un examen réfléchi et sérieux.

M. Fleury-Ravarin est intervenu dans le même sens que M. Fougère, mais avec plus de modération, et le président du Conseil lui-même a cru devoir donner son opinion

M. le président du Conseil. H n'est pas d'usage que le gouvernement intervienne dans un débat d'ordre intérieur. Je m'excuse de rompre avec cette tradition.

C'est une question de dignité pour le Parlement et pour le pays qui se pose. (Applaudissements.)

Si la motion était adoptée, il en résulterait une humiliation pour tous et qui rejaillirait sur le pays et sur les institutions.

La promesse concernant l'indemnité parlementaire a été, enregistrée par les. éfaçtèuas. i

elle n'a pas été la cauçe déterminante de leur choix.

Les auteurs de la motion éprouveraientils une satisfaction vraie s'ils obtenaient que les représentants du suffrage universel abaissent leur indemnité ?

Ceux qui s'en réjouiraient sont ceux qui verraient dans ce vote d'humiliation le moyen dé discréditer demain la République. (Applaudissements à gauche.)

On' a dit que cette question pesait comme un malaise sur l'Assemblée. On n'a pas essayé de démontrer qu'à Paris un député peut vivre avec 3,000 francs.

Ce pays est un pays noble et généreux, qui veut avoir des. représentants ayant une existence digne et probe, (interruptions à droite.) Il sait que les institutions républicaines sont pour lui des moins coûteuses. Ce qu'il désire des représentants, c'est qu'ils fassent de bonnes lois.

La question de l'indemnité a été portée à la tribune au début de la législature; tant mieux.

Il serait bien, maintenant, que ceux qui l'y ont portée, tenant ainsi des promesses faciles faites à leurs électeurs, retirent leur proposition. (Applaudissements.)

Le moment de voter est venu, on élimine Jes dernières chicanes et la proposition de M. Patureau-Mirand est mise aux voix. Elle est ainsi conçue La loi du 23 novembre 1906, modifiant le paragraphe 2 de la loi du 30 novembre 1875, est abrogée et l'indemnité parlementaire est ramenée à 9,000 francs,

Le scrutin porte d'abord sur l'abrogation pure et simple; on s'occupera ensuite du chiffre, s'il y a lieu.

Le pointage donne le résultat suivant: 310 voix contre 210. L'abrogation est repoussée. L'indemnité reste fixée à 15,000 francs, plus le gruyère et le jambon parlementaires qu'on a mangés ce soir sur le pouce.

Pas-Perdus.

LE SÉNAT

L'HEURE LEGALE

Le Sénat s'est occupé hier de la proposition relative à la modification de 1 heure légale.

On sait de quoi il s'agit, le Figaro l'a expliqué naguère. En 1884, la conférence de Washington a divisé le globe en vingt-quatre portions égales appelées fuseaux; la France se trouve dans le fuseau U, avec l'Angleterre, l'Espagne, le Portugal et une grande partie do notre territoire africain.

Le fuseau U est le fuseau « fondamental n. Quand il est midi dans le fuseau U, il est onze heures du matin dans son voisin le fuseau de l'Ouest, et ,une heure de l'après-midi dans son voisin de l'Est, le fuseau A. Il est deux heures dans le fuseau B qui suit le fuseau A. La France n'a point alors adhéré à la décision, de la Conférence et c'est de cette adhésion qu'il est à présent question.

M. Castillard, dont l'initiative nous avait, u la Chambre, conservé le bourreau, n'est pas partisan de cette modification. Il faut qu'on respecte les lois de la. nature qu'on ne peut modifier. Le législateur ne doit pas retarder pour la région de l'Est l'apparition de l'heure légale du jour. Ce qu on demande au S.nat, c'est, d'adopter l'heure -anglaise. Mi Castillard estime que si la loi est votée on va retarder l'heure actuelle de dix minutes, soit une demi-heure sur l'heure vraie.. Il en résultera de grandes perturbations dans ta vie ordinaire. La journée Je 1 ouvrier fixée de huit heures du matin a neuf heures du soir, comporte sept heures de travail. Si l'on retarde l'heure, d'ouverture du travail de dix minutes, la journée de travail sera réduite de 10 minutes parce que le législateur ne peut la fin de la journée changer 1 heure où vient la nuit. M. Castillard conclut en disant que si l'on adopte l'heure anglaise, l'Angleterre doit adopter le système décimal.

M. de Cuverville votera te projet, mais à condition qu'on ne touchera pas au méridien de Paris.

M. Boudenoot. rapporteur de la proposition, rassure à cet égard M. de Cuverville.

M. Làllemand, commissaire du gouvernement, expose, à son tour, la question et déclare que le projet réserve complètement la question du méridien. L'article unique est adopté; mais le Sénat ayant repoussé l'urgence décide de passer à une deuxième délibération. La proposition n'est -pas encore volée. L'ordre du jour appelle ensuite la première délibération sur la proposition de loi portant création de tribunaux spéciaux pour enfants.

M. Ferdinand-Dreyfus a exposé à ses collègues la portée de la loi. Il faut mettre un frein à l'augmentation de la criminalité juvénile. Et il cite des chiffres vraiment terrifiants.. En quatre ans les mineurs délinquants de moins de seize ans ont augmenté dé 20 0/0. Sur mille attentats contre les personnes- 17 0/0 sont à la charge de ces mineurs. Faut-il' présumer le mineur comme irresponsable La question est depuis longtemps discutée et tous les pays d Europe ont .adopté une limite. La Francese doit à elle-même d'aboutir à son tour. Au-dessous d'un certain âge, treize ans, il ne sera pas question de pénaiité, mais de redressement. Et un juge familial unique se prononcera sur leur cas, comme il le fait en Amérique. Le juge familial fonctionne à 1 étranger avec grand succès. il peut être adapté à notre organisation judiciaire c'est une sorte de magistrat protecteur. Il prend à 1 égard de 1 enfant la mesure de correction nécessaire il siégera sans apparat pour ne pas éveiller la défiance de l'enfaut, il punira à l'occasion, mais ce qui devra dominer ce sera 1 idée de. contrôle et de protection.

Pour les mineurs de treize à dix-huit ans, le projet organise la liberté surveillée. C'est le pivot de l'institution, la façon de faire collaborer 1 initiative privée au système. Le projet institue des délégués, comme ceux qui existent en Angleterre ils sont les intermédiaires en-. tre le Tribunal et les organes de placement, d'assistance ou de correction qui doivent s occuper de l'enfant.

M. le rapporteur. Ces juges familiaux, ces magistrats spéciaux, ces enquêteurs volontaires, nous en avons tous les cadres: surtous les points de la France, il existe des collaborateurs à l'œuvre du relèvement de l'enfance, sans aucune préoccupation confessionnelle. On pratique là le véritable apaisement social; on ne s'occupe que de soulager. (Très bien !)

Notre pays a des rè^erve-s suffisantes d'éttwgie -et dévouement pouj q_u§ hqu§

soyons sûrs que notre loi ne sera. pas, inappliquée. (Très" bien 1)

Il y a longtemps que le Code de la protection de l'enfance est commencé dans le Parlement les nombreuses lois votées attestent la bonne volonté du Sénat. Nous vous demandons d'ajouter un titre nouveau ce Code, en ce qui concerne les enfants socialement abandonnés.

Nous ne voulons pas faire une loi do désarmement social; nous sommes préoccupés du développement de la criminalité; on en a trouvé la cause dans les lois faites pa"la République ce qui est vrai, c'est que dans l'application ces lois ont été un peu détournées de leur sens et. que la magistrature et les pouvoirs publics ne sont pas toujours indemnes.'

Notre loi est une loi de défense sociale nous voulons perfectionner l'outillage pénitentiaire.

M. Le Breton. tfeat le frein moral qu'il faut trouver.

M. le rapporteur. L'école laïque et l'éducation familiale peuvent et doivent l'établir. C'est parmi les illettrés que se recrutent les délinquants l'école prolongée doit produire do très heureux résultats. (Applaudissements,)

Le problème soulevé dans la proposition de loi mérite de retenir l'attention du Sénat comme l'a dit Roosevelt, nous devons essayer de bâtir des caractères. Il n'y a pas de tâche plus belle et plus noble elle aura pour résultat d'augmenter la force de la nation. (Applaudissements.)

Le discours de M. Ferdinand-Dreyfus, dont nous avons tenu à reproduire la péroraison, a été vivement applaudi. Séance aujourd'hui à trois heures. Auguste Avril.

Autour de la politique

Les lois scolaires

A la commission de l'enseignement un débat assez vif s'est engagé sur les projets de défense de l'école laïque. M. Dessoye ayant présenté un rapport en contradiction absolue avec les dernières décisions de la commission, dont nous signalions le libéralisme, a été vivement critiqué. On a fait remarquer que son rapport ne tenait nullement compte des indications données il y a huit jours, et à plusieurs reprises de nombreux commissaires demandèrent sa démission. L'attitude de M. Dessoye a été sévèrement qualifiée par MM. Danidou, do Montebello, Lefas et même par ses amis politiques comme MM. Buisson et Thalamas. La commission n'a pas voulu' continuer dans ces conditions l'examen du texte ot a renvoyé à la prochaine séance la suite de la discussion. La lï. P.

Les bureaux des groupements proportionnalistes ont tenu tuer une nouvelle réunion, dont l'objet était encore l'examen de l'amendement de M. Painlevé.

Après une assez longue discussion on s'est mis d accord sur une proposition transactionnelle de M. Jaurès 'qui consisterait à couF 1er jusqu'à cinq les départements, afin que l'utilisation des restes soit rendue plus facile, ou, si cela était impossible, de permettre aux partis d'un département de s'allier aux partis d'un autre, pour cette même utilisation.

LES COLONIES

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Indo-Chine

̃ L'emprunt indo-giiinôisLe ministre des colonies, saisi par M. Klobukowski d'un projet d'emprunt à contracter par l'In^o-Chine, a mis à l'étude les propositions du gouverneur général.

Cet examen sera poursuivi de concert entre le département et M. Klobukowski qui, dans ce but, rentrera, en mission temporaire, à Paris, dans la première quinzaine de mars.

L'intérim du gouvernement général sera assuré, pendant l'absence du chef de la colonie, par M. Luce, résident supérieur au Cambodge.

AFFAIRES MILITAIRES

Prise de commandement. Le général Lyautey, qui vient^do quitter la division d'bran pour prendre In commandement du 10e corps à Rennes, a fait hier, dans cette ville, son entrée officielle. Les honneurs lui ont été rendus par les troupes do la garnison.

Après s'être fait, conduire à la préfecture,le général a reçu les autorités civiles et le corps d'officiers.

Etat-major. Par décret du 26 janvier, le général de brigade Lanrezac est relevé do ses fonctions de commandant supérieur des places du groupe do Reims et, par décision ministérielle, nommé commandant (par intérim) de la 20e division a Saint-Servan.

OAS^S LA ifiARI^E

Les deux cuirassés de 1911 t

La commission de la marine de la Chambre, tout en approuvant la mise en chantiers immédiate des deux cuirassés de 23,500 tonnes demandes par le gouvernement, a exprimé le vœu que ces bâtiments soient construits par les arsenaux'de 1 lîtat et non pas par l'industrie privée et elle a chargé son président et son rapporteur de tâcher d obtenir du ministre de la marine satisfaction à ce vœu.

La réponse de l'amiral de Lapeyrèro n'était pas douteuse il ne pouvait que faire connaître l'impossibilité pour nos arsenaux d'entreprendre cette construction de façon à la mener à bien dans des délais admissibles.

Nous avons bien cinq arsenaux. Mais Toulon est très absorbé par les réparations, Cherbourg n'est pas outillé pour les très grandes constructions et Rocbelort encore moins, de telle sorte que deux seulement de ces établissements sontsusceptibles de construireles grosses unités Lorient et Brmt. Or, l'un et 1 autre ont en chantiers, depuis le mois d'août, un cuirassé de 23,500 tonnes et si l'on veut^voir ces bàtiments dans le délai de trois ans, auquel tout le monde et avec grande raison! paraît tenir, il ne faut pas les charger d'une besogne supplémentaire aussi importante que celle de la construction d une seconde unité de môme tonnage.

C est donc forcément l'industrie privée qui recevra ces deux nouveaux cuirassés. Nous comptons quatre chantiers capables de produire de tels navires. Aucun d eux, pour leur malheur, n'a actuellement de bâtiment de, guerre un peu important à construire ils ont tous livré les cuirassés de 18,000 tonnes, du type Otialon, dont ils avaient reçu la

commande, et l'on sait trop, -hélas que les 'mains étrangères ont depuis longtemps désappris le chemin de nos chantiers navals. Ils sont donc tout prêts à exécuter l'ordre qui leur parviendra et ils sont, d'ailleurs, outillés de manière à achever dans les trois années voulues la coque qu'on leur commandera. On a, il est vrai, répandu avec beaucoup d'habileté la croyance que les chantiers privés construisaient plus chèrement que les arsenaux de l'Etat. Mais c'est là une contre-vérité dont on ne saurait trop faire justifia.

Incidents divers

A Cherbourg, le sous-marin Français, rentrant d exercice, a abordé le torpilleur 2 28, qui a eu des tôles défoncées et qui a dû entrer en réparations dans le dock. A Toulon, le sous-marin Monge, oh appareillant pour des exercices, a eu son hélice engagée dans les chaînes d'un coffre et il a dû être remorqué à la station pour y être réparé.

Marc Landry.

Les surprises de 1' "alignement"

L'élargissement à trente mètres de la rue du Bac e.t prévu au programme des grands travaux qui doivent être exécutés sur les fonds de l'emprunt de 900 millions L'opération so fera dans trois ans environ, si elle est dotée sur la seconde tranche de l'emprunt. En tout cas, elle ne saurait avoir lieu immédiatement, puisque, si utile soit-elle, elle a été oubliée dans la première répartition. Elle n'en reste pas moins à l'ordre du jour des préoccupations des habitants du septième arrondissement qui, la sachant inscrite au programme général des travaux, ont tous uroits de la ranger parmi ceux dé^vant être exécutés à brève échéance. Dans ces conditions. le président de la Ligue des intérêts g néraux de l'arrondissement, M. Guy de Lamborsac, et M. G. Ramlot, président do la Ligue do. l'arrondissement voisin, ont été fort étonnés d'appren- dre que l'administration avait donné l'alignement de douze mètres à la Société des Magasins du Bon Marché, propriétaire de 1 îlot de maisons, en bordure do la rue de Sèvres et de la rue du Bac, du côté où elio doit être élargie de trente mètres..

Si l'alignement n'est pas changé, il se passera ceci dans deux ou trois ans, la Ville, voulant mettre à exécution l'opération de l'élargissement de la rue du Bac, devra exproprier un grand et bel immeuble neuf dont la Société du Bon Marché réclamera, à juste titre, un prix élevé.

MM. Guy de Lubersac et- Ramiot font remarquer que l'administration fait prouve « d'une inqualifiable inconséquence ». Il est. probable que les services de la préfecture, comprenant le danger qu'ils font courir aux finances de la Ville et aux millions de l'emprunt qu'on pourrait employer a des opérations plus profitables qu'à des expropriations d'immeubles neufs, construits à l alignement actuel do 12 mètres d'une rue, alors qu'on est décidé à le porter bientôt à 80 mètres, n'hésite ont pas à acheter à la Société du Bon Marché les 18 mètres en façade sur la rue du Bac qui constitueront plus tard, avec les 12 mètres existants, la nouvelle chaussée de cette voie de Paris, si fréquentée. Janville.

Jan ville.

B3MM D~ NtATZN

iêkMmk MM MM -jnAilflj'

LA POLITIQUE V' ^7., .• Paris-Journal: (,

Interview de M. Boutroux sur le fémim sine

( II y deux formes de féminisme; le féminisme français, qui veut donner accès aux femmes dans toutes les institutions; lo féminisme anglais et américain, qui c'onsisto à permettre aux femmes d'ayir seules, do se défendre, do s organiser. Je comprends mieux cette forme de de 1 activité de nos compagnes.

Maintenant, l'avis très net que je viens d'exprimer ne m'empficho pas de croire que des femmes exceptionnelles puissent faire partie de l'Institut.

La Petite République .̃̃

Les retraites ouvrières.

Sans doute, l'expérience et la pratique permettront dy y apercevoir maints défauts. Nufn'a eu la prétention, en votant la loi, d'atteindre du premier coup la perfection. Mais à ces défauts on remédiera progressivement, et cela vaudra mieux qun de jeter par terre d'un seul coup tout l'édifice péniblement construit, comme l'autre jour nous le proposait M. Jules Guesde

ÉCHOS & NOUVELLES

-M!

Le Journal:

Do Blois..

Hier soir, en procédant à l'apposition dos scellés au .domicile, à Sai.it-Aig.ian, d'un ancien cocher dû comte de La Rocho-A.ymon, nommé Jean Alléaumo, âgé de 75 ans, décède le matin, le juge de paix de cette ville découvrit dans un vieux coffre, et enveloppés de vieilles guenilles, «près de 10,000 francs en or et en billets et un paquet de titres représentant une valeur de 80.000 fr. Aliéaumo, qui passait dans le pays pour un miséreux, n'était donc qu'un vieil avare. On nelui

connaît pas d'héritiers.

De New-York. ,1

Mlle Arnold, fllle du milliardaire Françès-K. Arnold, a disparu depuis le 12 décembre. Les polices du monde entier la recherchent. Le Petit Journal ̃̃"̃

De Bruxelles.

Un nommé Fernand d'Hondt, dit marquis de Cuvas, àpê de trente-doux ans, d'origine belge, qui a été condamné ici pour escroquerie, à trois ans de prison, cinq ans de surveillance et cinq ans d'interdiction de séjour, s'était réfugié en France pour une arrestation.

11 était revenu a Bruxelles, il y a deux jours, malgré le jugement qui lai interdisait le séjour de notre capitale. On l'a arrêté, hier, dans un café.

A L'HOTEL DE VILLE

LA PLACE DE L'OPÉRA ET LE PASSAGE 80CTERRAW. LE PARVIS NOTRE-DAME. i LA. PLACE DE L'HOTEL 0E VILLE.

On va reparler de la place de l'Opéra et surtout des passages souterrains qu'on songe encore à y construire. Cette fois, la discussion se poursuivra au sein d'une commission spéciale nommée par M. de Selves, préfet de la Seine, qui, au cas où les décisions prises ne seraient pas goûtées par les Parisiens, ne veut sans doute pas endosser, seul, les responsabilités.

La commission se réunira à l'Hôtel de Ville, lundi préchain, 30 janvier.

m*ë: "̃•'

La commission technique, chargea d'examiner les projets des, embellissements des jardins et des places de Paris s'est réunie hier, à l'Hôtel de Ville. Cette commission, présidée par M. Daumet, membre de l'Institut, est composée d'architectes et d'artistes peintres, pour la plupart membres de l'Institut.

La commission a approuvé hier les plana concernant la transformation du parvis No- tre-Dame.. "} pu va construire ua refuge ceatrai


.trente mètres, qui sera éclairé par quatre candélabres de style luxueux, placés aux angles du refuge. On élargira le trottoir qui longs le portail *de la cathédrale, et on fera disparaître les réverbères qui s'y trouvent actuellement.

La commission a examiné également plusieurs projets do modification de la place de l'Hôtel-de-VilIe. Elle s'est arrêtée, en premier examen, à un projet qui comporte l'édification d'une grande fontaine monumentale au centre de la place et à la transformation en jardins à la française, semblables à ceux du Carrousel, des deux plateaux latéraux. Janvillo.

LA JOURNEE

Obsèques M. Charles Guasco (église SaintHonoré d'Eylau, 10 heures). Vicomte de Richemont (église Saint-François-de-Sales, midi). Mme Déclat (église Saint-Pierre de Chaillot, midi), -r Mme E, Mesnet (église de la Madeleine, midi). Mlle Mathilde Lévy (réunion à la maison mortuaire, 16, rue de Tarbigo, 10 heures). Docteur Goldenstein (réunion au cimetière Montparnasse, 11 heures).

Exposition Galeries Georges Petit Paris, Vaux-sur-Seine* Tableaux et pochades de M. G. Carette. » Cours et conférences Société des confé- rences, 184, boulevard Saint-Germain M. Paul Bourget: « Théophile Gautier» (2 h. 1/2). Ecole des hautes études, sociales, 16, ruo de la Sorbonne M. Samazeuilb. « Banques privées » M. André Pirro « la Musique en Allemagne au dix-septième siècle» (4 h. 1/2) M. Comte « la Ligue de la moralité publique » M. E. Morel « la « Librairie pu blique en Angleterre et aux Etats-Unis Il (5. h. 1/2). –Institut catholique, 19, rue d'Assas, M. Hemmer « Origène et la science ecclésiastique» (2 h. 1/4) ;.M. le docteur van der Elst « Phénomènes surnaturels et phénomènes nerveux les guéiieons miraculeuses » M. Touzard « la Religion d'Israël les rites » (5 h. 1/4). Collège libre des sciences sociales, 28, rue Serpente M. Maurice Lair « l'Evolution do la démocratie en Allemagne » (4 h. 1/2). Association pour 1 enseignemetat des jeunes filles, lasorbonne, amphithéâtre Richelieu M. Louis Hourticq « Ue Giotto à Raphaël » (2 heures). La Technique moderne, 8, rue Danton M. L. Guiilet la Sidérurgie » (9 heures). Réunions Dîner-causerie de l'Association des anciens élèves des Ecoles supérieures de commerce (Restaurant Ledoye'n, 7 h. 1/2). Assemblée générale de la Fédération des associations professionnelles des ministères et administrations de l'Etat (Grand Amphithéâtre des Arts-et-Métiers).

InfopQfiations

Le. Prix de la Critique ̃

Sur le rapport de M. Paul Rebaux, le comité de l'Association des Critiques littéraires, qui s'est réuni, hier matin, à la Société des Gens de lettres, a décerné son prix annuel à M. Ernest Gaubert, pour son livre Figures françaises. 11 a, en outre, accordé une médaille d'honneur à M. Photiadès pour son ouvrage sur Meredilh, et une mention à M. de Lagarde.

M. Ernest Gaubert, déjà fort estimé comme poète des Roses latines, et pour sa collaboration à la plupart des périodiques de ce temps, a publié déjà, en cjutre de plusieurs romans, divers ouvMjfes de critiqtfe,' nad" Anthologie de V Amour provençal, un Essai sur littérature tchèque, les Œuvres choisies de Maurice et hugénie de Guérin. Une pièce de lui eut une centaine de représentations au théâtre des Arts. M. Ernest Gaubert a trente ans.

Ne pas confondre

La maison Perrier-Jouët, d'Epernay, croit devoir signaler au public qu'elle' n'a absolument rien de commun avec la maison Achille Perrier, de Damery.dont les caves ont été saccagées ces jours derniers, au cours des incidents de Champagne.

Deux rangs'de perles pour un franc Pour les avoir, lavez vos dents chaque jour avec le savon dentifrice Gibbs veudu partout un franc en boîte aluminium. Jean de Paris.

L'Aviation et l'article 552

Nous recevons la lettre suivante

Monsieur le Directeur,

Abonné depuis plus de vingt ans à votre journal, en l'ouvrant ce matin j'ai vu votre appréciation sur l'article 552. Voici ce qui s'est passé exactement MM. Farman et Esnault-Pelterie sont venus, il y a près de deux ans s'installer dans notre contrée pour y faire des essais d'aviation. Tant que M. Farman n'a été qu'aviateur, il a toujours reçu de ma part bon accueil mais M. Farman, depuis un an, n'est plus aviateur; c'est ce que les nombreux articles de journaux ne disent pas. M. Farman est un industriel qui. sur une surface de deux à trois hectares, a monté dix-sept hangars, ateliers, maison d'habitation, etc., .construit et vend des aéroplanes, forme des aviateurs. Pour faire ce commerce et cette industrie, il se sert de nos propriétés.

Voilà de quoi nous ne voulons pas et contre quoi nous protestons, et cela est "d'autant plus vrai que nous ne disons rien à M. Esnault-Pelferie qui n'est qu'un simple aviateur.

Nous acceptons en principe la libre circulation de l'air comme le font les ballons et les dirigeabL-s! Nous ne voulons pas qu'un industriel quel qu'il soit crée sur nos terrains une servitude. Aussi dans l'action judiciaire que nous intentons à M. Farman nous ne demandons que la recônnaissance de nos droits de propriété et ne voulons pas en faire une affaire d'argent (nous ne de.;mandons qu'un, franc de dommages in*

térêts}. ̃̃̃.

Je ne suis: nullement le propriétaire grincheux -que voulez bien dire et je n'ai nullement l'intention d'entraver les progrès de l'aviation puisque je suis en train de louer du terrain pour "y créer un aérodrome.

Recevez, monsieur le Directeur, mes salutations empressées. Vu.i~c iS; et=o~).

Félix Valet (S.-et-O.).

Nous donnons bien volontiers .acte' à M. Valet de sa légitime protestation.

.A/VIS PIVEBS

&-vis

S Paefdmeries de Gabh,la, G»1' Magasins. ti Vente en gro$: 35, bd Poissonnière, Paris.

Gazette des Tribunaux

Tribunal cîvïl (3° Chambre) Lo droit au vol.

« Des ailes des ailes » dit la Ballade de Riickert.

Des ailes C'est un des rêves de l'humanité depuis plus de six mille ans. L'homme a des ailes aujourd'hui, ou tout au moins des ailerons. L'aéroplane lui adonne la possibilité de voler dans l'espace. L'invention est toute récente, et il n'y a pas longtemps que les mots de biplan et de monoplan sont entrés dans notre langue, et voici que devant les Tribunaux s'agite passionnément la question de brevet.

Le droit au vol que réclamait jadis, Nadar dans une brochure célèbre est revendiqué devant la 3° Chambre par la Compagnie générale de navigation aé-. rieone qui a acheté pour le prix de 500,000 francs les brevets des frères Wright. Le monoplan Blériot, qui a traversé la Manche, franchi les Alpes, 1' Antoinette » de Latham, l'appareil de Farman, tous ces aéroplanes glorieux et célèbres nè seraient que des contrefaçons qu'il faudrait supprimer, détruire. Volez, si vous voulez, mais sur des biplans Wright seulement! Tel est le résumé un peu, brutal du procès qui se plaide devant'la 3e Chambre du Tribunal présidée par M. More et qui durera de longues audiences.

Intéressant on droit, ce procès est aussi un chapitre de la conquête de l'air. La Compagnie générale de navigation aérienne, dont le siège est rue de Londres, a assigné en contrefaçon la Société Antoinette, MM. Blériot, Farman, Clément, Santos-Dumont, EsnaultPelterie, Fernandez (mort aujourd hui victime d'un accident d'aéroplane), Kœchlin.les Ateliers vosgiens et la Compagnie aérienne. En réalité, elle poursuit presque tous les types d'aéroplanes actuels, qui tous, d'après elle, seraient des contrefaçons du type Wright et des trois brevets français pris par les frères Wright pour le « perfectionnement des machines aéronautiques ». Le gauchis-'aement des ailes lié à la manœuvre du gouvernail de profondeur, qu'auraient inventé- les frères Wright, aurait seul permis tout progrès dans l'aviation. Et tous les aéroplanes, quelle que soit leur forme, ne seraient que des dirivés, des imitations, des contrefaçons de la décou- verte des frères Wright.

Ce procès peut être gros do conséquences si l'on juge que tous nos aéroplanes sont des contrefaçons.

C est le droit au vol limilé à l'emploi d'un seul modèle d'appareil. L'aviation n'est pas encore une industrie, ce n est guère qu'un sport, et déjà on bataille autour d'elle.

L invention des frères Wright, disent les constructeurs attaqués, est dans le domaine public. On volait avant les frères Wright. Elle a d'ailleurs été publique et connue avant tout brevet pris par les aviateurs américains.

Sur ce procès, d'ailleurs, s'en greffe un autre. Le Syndicat général de l aviation, composé de constructeurs, de pilotes, de sportsmen et qui a pour objet de défendre « les intérêts de ses membres », a assigné de. son côté I9. Société, de navigation aérienne. Il proteste contre, ce monopo'e du vol, cette royauté de 1 air que revendiquent les frères Wright qui ont obtenu en Amérique une décision de justice défendant aux appareils français l'accès du territoire américain. Le syndicat trouve que le procès en contrefaçon atteint 1 avenir même de l'aviation, et il demande ou Tribunal de prononcer la déchéance des brevets -Wright parce qu'ils n ont pas été on France exploités dans le délai de trois ans comme le veut la loi. Brevets qui d'ailleurs auraient été précédés, en 190(3 et 1907, par dos brevets Blériot et Esnault-Pelterie, ce qui exclurait toute idée de contrefaçon.

Hier, Me Seligman a commencé sa plaidoirie pour la Société générale de navigation aérienne. Et devant lui, eu face du Tribunal, on avait placé un biplan Wright, de modèle réduit, pour jnontrer aux juges ce qu'étaient, le gauchissement des ailes et un gouvernail de profondeur.

M"1 Allard, Maillard, Benverusti, Jacobson, Salanson, Manigon, Frédéric Lévy, Lévy-Oulmann plaident pour les défendeurs. ̃

TRIBUNAL correctionnel (9° Chambre) L'escroc des salons.

Il est des prévenus qu'on retrouve toujours devant les tribunaux. Jahyer est de ceux-là. Il est même devenu un escroc tout à fait parisien.

Dans les journaux, dans les théâtres, dans les salons, partout il essaya de soutirer de l'argent au moyen de manœuvres frauduleuses.

Cette fois, il opérait dans les salons. Il se présentait chez Mme d'Argenson, Mme Porgès, ou lady Pirbright, Mme de Grandmaison, comme envoyé de la part soit de Mme de Lëvis-iVJirepoix ou de la baronne de Léonino. Il montrait une fausse lettre signée de leur nom, où 1 on recommandait chaudement « M. do Giers ».. Jahyer, devenu M. de Giers, demandait des secours pour une jeune pianiste aveugle, tombée dans la plus noire misère. 11 organisait pour elle une représentation à bénéfice, offrant des loges ou des fauteuils. Et on se laissait attendrir, on prenait des billets pour venir en aide à la jeune pianiste. Jahyer, escroc de charité, récoltait ainsi des sommes variant de vingt à trois cents francs.. Hier, il a comparu devant la Tribunal présidé par M. iiricoul. M" Mirtil, son avocat, prononça pour lui une très émouvante plaidoirie, et Jahyer, l'ancien lauréat du Conservatoire, devenu l'escroc des salons, fut condamné à treize mois de prison.

NOUVELLES JUDICIAIRES

Le 2© janvier dernier, une affaire assez curieuse était- soumise au Conseil d'Etat, statuant au -contentieux. Le Figaro en a exposé la genèse. Il s'agissait d'un vote, du Conseil général de Seineet-Oise, en date du 24 avril 1909, par lequel un crédit de 7,221 francs devait être prélevé sur la réserve disponible de l'exercice en cours, à l'effet d'assurer à chacun des membres du Conseil la gratuité du voyage en chemin de fer entre leur résidence et Versailles.

M. Heilbronner, commissaire du gouvernement, avait conclu 1° à la recevabilité du pourvoi présenté par un

contribuable de Seine*et-Oise, contre la délibération du Conâoiï général .2° à l'annulation de cette-délibération, parce que le droit de circulation constituerait un avantage pécuniaire contraire à la fois au texte et au vœu de la loi de 1871, relativement ?i la gratuité du mandat des conseillers généraux.

Le Conseil d'Etat rendra aujourd'hui son arrêt dans cette intéressante affaire. Georges Claretie.

fhuvelles Diverses

1 1 «a>a cm

PABIS_

LA CHARITÉ-

Nous avons reçu pour la famille Combémont, recommandée par le Fùjaro Un fidèle lecteur au numéro, 10 francs prince Joseph Lubomirski, 30 francs. Total 40 francs.

Avec les listes précédentes ̃: 447 francs. Nous avons reçu également pour les pauvres du Figaro Mme Gobert Dalsace, 5 francs. ̃

UN BATEAU DE BAINS COULÉ

"Une voie d'eau s'étant déclarée l'avantdernière nuit-dans un établissement, de bains situé sur la Seirm, près du pont National, les pompiers ont d'abord procédé au sauvetage du personnel, puis ont tenté d'épuiser lVàu qui envahissait les cabines. Mais leurs efforts ont été vains; les pompes ne pouvaient lutter contre l'invasion de l'eau et ils ont dû éditier une cloison pour soutenir le bateau.

.11

I.'ÏNCENDIE DE PICPUS

Un incendie d'une violence extrême a éclaté l'ayani-dernièrenuit, vers onze heures, daus un immeuble situé entre la rue de Picpus, où il porte le numéro 15, et la rue Jaucourt, n° 8. Là, sont installés un imprimeur, M. Vanwalscappol, deux fabriques de papiers peints, un magasin de chaussures et dix ébénistes. On se figure aisément quel développemerit rapide a pu prendre l'incendie dans un milieu' aussi favorable.

M. Lépine, préfet do police, arrivé à la p emièro alerte avec le colonel des pompiers, a dn, vu l'imminence du danger, faire évacuer la maison numéro 17, de la rue de Picpus, et les numéros 3 6t 5 de la rue de Jaucourt qui étaient gagnés par l'incendie. Il s'est produit au cours de ces sauvetages des scènes navrantes de désolation.

C'est seulement à quatre heures du matin qu'on a pu commencer à faire diminuer l'intensité du feu et, vers six heures, qu'on en a été tout à fait maître. Toute la matinée ou a noyé les décombres.

Six sapeurs, on coopérant à l'extincticm de l'incendie, ont été légèrement blessés.

AUÏIOXS-NOUS UNE EXPOSITION ? 2

l'elle est la question à l'ordre dn jour, question complexe et bien plus difficile à résoudre que nti l'a été la question d'économie sur l'éclairage solutionnée si habilement par la Société Auer g âce à son système d'abonnement pour l'entretien dos becs ot manchons. Pour tous renseignements s'adresser au siège de la Société, 21, rue Saint-Fargeau, ou aux nombreuses succursales de Paris et de province.

UN VOLEUR A L'AMÉRICAINE

Ce vol, primitif, grossier, réussit toujours depuis dus années et des années, malgré tout ce qu'on en a dit Il est vrai que celui qui le pratique en ce moment s'adresse tout particulièrement à des enfants naïfs et faciles à endoctriner. Il guette les apprentis ou les jeunes -.employés, qui vont faire une livrai- son. Il leur proposa do porter pour lui une lettre, et, pour qu'ils aillent plus librement, leur fait laisser entre ses mains le colis ou l'objet qu'ils sont chargés de livrer. Il a ainsi volé 150 francs d'horlogerie à un apprenti, 850 francs de bijouterie à un jeune garçon de magasin, une montre en or à un autre, etc. C'est un grand brun de trente à trente-cinq ans, toujours mis avec grand soin. La polico le recherche.

DEPARTEMENTS

LA SITUATION" EK CHAMPAGNE

Epernay. La situation est calme dans le vignoble.

Un seul incident est à signaler. Il s'est produit à Un wagon-réservoir, arrivant du Midi, avait été, par crainte de désordres, esp.klio dans une gare voisine. Aujourd'hui co wagon était ramené à Av. Aussitôt les vignerons manifestèrent un" vif émoi et l'on dut renforcer le service d ordre à ta gare. Après des pourparlers avec le destinataire du vin, il a été décidé que le wagon serait renvoye à l'expéditeur. Le calme est aussitôt revenu.

A la gare d'Epernay, les arrivages de vins blancs continuent à affluer. On no pense pas que les négociants enfreignent les décisions préfectorales concernant l'enlèvement de ces vins. En raison de événements, le bureau de la Fédération des syndicats viticoles a décidé de renvoyer à une date ultérieure la réunion générale qui devait avoir lieu dimanche à Av. A Vandières, un groupe do vignerons a résolu, en raison des poursuites exercées pour la perception des impôts, do ne laisser pénétrer aucun huissier sur le territoire de la commune et de ne rentrer dans la légalité qu'âpres avoir reçu les satisfactions qu'ils

réclament.

ENCORE UN ENSEVELI DAN'S U.N'E MARNIÈRE Rouen. Cet après-midi, deux ouvriers, Emile Rigout, ûgô de cinquante-sept ans, et Ferdinand Mouquct, travaillaient dans une marnière, à trente-deux mètres de profondeur, à OUeville, près de Foucart-Alvimare.

Soudain un cbouleniant se produisit. Les deux ouvriers saisirent aussitôt la corde du treuil et commencèrent à grimper en s'arcboutant aux. parois. Mouquet. le plus agilo, passa par-dessus son camarade et parvint à sorti:- du puits. Rigout n était plus qu'à 15 mettes de l'ouverture du puits lorsqu'un nouvel éboulement se produisit et il fût 011tramé au fond de la marnière.

Les secours fu'-ciit immédiatement organisés et les pompir'rs de Kolbsc accoururent. Malheureusement on craint que le marneur ne se soit tué .dans sa chute.

SINISTRE MARITIME

Brest. Le sloop trois^mâts Amîs-'deCancarncnu, trompé- par la brume, a fait naufrage à la pointe du cap Hilton. Deux hommes ont disparu. p

I/JLFFAIRE BREXTGUE3

Nice. M. Ternier, juge d'instruction, a entendu aujourd'hui un nommé Lannes, qui disait avoir vu le doctour Brengnes, près de Milhaud, dans la jourrée du 26 mars, jour de l'assassinat de l'astronome Charlois. M. Lannes avait fondé sa conviction aur des port,aits du docteur Brengues puhliés par des journaux. Mis en présence de l'inculpé, il n'a pu le reconnaître d'une manière certaine.

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GRAVES EXPLOSIONS

Nice. Une charge do dynamite, avait été placée dans un trou de mine, sur,le chantier de construction du tramway électrique qui doit relier Guillaume à Puget-Théniers. Soudain elle fit explosion prématurément. Le chef de poste Pierre Ribeuron et le mécanicien Antoine Macaroni ont été tués. Cinq

autres ouvriers ont, été blessés- plus ou

moins grièvement.

On ignore encore' qui doit être rendu responsable de cet accident.

Hazeb'rouck. On procédait à une nouvelle installation de gaz dans une aciérie à Sobergues, lorsqu'une violente explosion se. produisit. Trois ouvriers, Durand Fortuné, Moudaire Henri et Calonne Emile, furent tués sur le coup. Une trentaine do.personnes, dont un ingénieur, subirent, par suite des émanations délétères, un commencement d'asphyxie. Toutes, sauf deux qui ont été portées à l'hôpital, sont hors de danger.

été blessés- plus- ou

ç& et

Une neuvième arrestation vient d'être faite à Biarritz, au sujet de l'affaire LongSavigny.

̃ La douane de Bellegardo a saisi un colis de savons à destination du Maroc. Ces savons, garnis intérieurement de boîtes, contenaient 400,000 amorces pour anciens fusils de guerre.

Un racommodeur de .parapluies de Saint-Nazaire (Gard) a assommé sa femme à coups de bâton, au cours d'une discussion. Un individu nommé Lucil a tué à coups de couteau la femme d'un cordonnier chez qui il logeait, à Biarritz, et s'est ensuite coupé la gorge.

La brigade mobile a arrêté à Salon (Bouches-du-Rliône) une nommée Maria Gabria, inculpée de tentative de meurtre sur une autre femme.

.wys/K^ » ̃“

La Banque de France iss^r 1910

̃ III (1 flll

Hier jeudi a eu lieu au jour habituel l'assemblée générale annuelle des actionnaires de la Banque de France. La réunion garde pour cadre la très belle et ancienne galerie de l'Hôtol do -Toulouse, mais parmi l'élite maintes fois renouvelée des quelque 32,000 'actionnaires do la Banque, qui y est appelée, figurent > maintenant de hautes personnalités morales; l'Académie des sciences, la Ville de Paris, l'Assistance publique, symptôme notable de la tendance de tous groupements de capitaux à prendre la forme collective. ̃'̃ Conformément aux statuts, le compte rendu des opérations de la Banque pendant l'excrcice 1910, arrêté par le Conseil général, a été présenté par li. G. Pallain, gouverneur. Ce document comporte comme chaque année un aperçu synthétique do l'activité industrielle et commerciale pendant l'année écou-

loo.

Pendant cette année 1910, résume le gouverneur de la Banque, le mouvement économique a subi des influences contraires d'une part, les entreprises commerciales et industrielles ont poursuivi l'essor qui, déjà l'année dernière, a«ce- -tuait le* progrès réalisés depuis la criso de 1907; d'autre part des conditions climatériqnes exceptionnellement défavorables ont eu de très onéreuses conséquences pour l'agriculture, dont la production accuse un important delicit. Les importations de céréales nécessitées par l'insuffisance des récoltes ont contribué à accroîtrc le chiffre do nos achats à l'étranger, tandis qu'au contraire les exportations d'objets d'alimentation ont fléchi. Par contre, le développement notable des sorties do matières premières et d'objets fabriqués atteste les progrès de l'industrie extractive et manufacturière. Ce développement industriel et commercial, qui s'est manifesté également à l'étranger, eût pu entraîner une élévation des conditions d escompte si .les mesures prises par la Banque de France n'avaient réussi à préserver le marché intérieur de tout resserrement monétaire.

Durant l'automne, expose à cet égard le compte rendu de la Banque, nous avons assisté à un resserrement monétaire qui a provbnus rhpidenwnt-t'éiévatîeivà 50/0 du -taux officiel de l'escompte sur la place, de Londres. Sous cette influence^ le change nous est devenu momentanément défavorable et nous avons dû, pour atténuer la tension générale et prévenir sur notre place un resserrement contraire à nos intérêts commerciaux, accueillir de nouveau des escomptes d'effets étrangers. L'importance de nos réserves métalliques nous permettéit de laisser sortir, sfins inconvénients, les quantités d'or nécessaires pour nous épargner touto répercussion fâcheuse, en améliorant les condiiions du marché international.

Tandis que lo taux d'escompte restait à la Banque de 3 0/0 pendant toute l'année, on a pu enregistrer, en effet, neuf va-riationt du taux officiel de l'escompte Londres, trois à Berlin, quatre à Bruxelles et Amsterdam, cinq en Suisse. A aucun moment, il n'a été pratiqué à l'étranger de taux inférieur au taux uniforme, en France, de 3 0/0 et la moyenne pour l'ensemble de l'année ressort à 3,52 0/0 en Suisse, à 3,72 0/0 en Angleterre, à 4,12 0/0 en Belgique, à 4,19 0/0 en Autriche-Hong-w, à 4,24 0/0 dans les 'PaysBas, à .4,35 0/0 en Allemagne et à 5,10 0/0 en Italie.

Pour L-s treize années, do 1838 à 1910, la comparaison est d'ailleurs toujours à l'avantage de la France ainsi que le montre le résumsi suivant

Taa Tidi liaSrodB

uilana B>oisn ïiria'.ians

Banque de France.. 4 1/2 0/0 3 0/0 10

Banque d'Angleterre 7 0/O 3,62 0/0 69

Bajiquo d'Allemagne i 1/2 0/0 4,47 0 0 5i Les avantages do cette stabilité, poursuit lo compte-rendu, et do ce bon marché des conditions' de cérédit pour le monde commercial, industriel et agricole de notre pays ont été maintes fois déjà mis en lumière, surtout en ce qu'ils facilitent pour le travail l'accession au capital. Les affaires d'importation seraient devenues singulièrement difficiles si les banques de notre pays, favorisées et soutenues par le taux très modéré des escomptes de la Banque do France, ne s'étaient trouvées en mesure do faire de très Jarres découverts aux importateurs et aux industriets français.

C'est ainsi qu'il a été donné b. la place du Havre de pouvoir présenter, pendant toute l'année 1910, un stock disponible de coton d'Amérique très important, eu l'industrie française a pu s'approvisionner largement.

En contribuant à maintenir en France le bon marché de l'argent et du crédit de banque, notre influence n'a, d'ailleurs, pas seulement facilité l'importation de toutes' les matières à ouvrer indispensables à-l"industria nationalo et de tous les produits alimentaires qui sont comme les matières premières de In Vie humaine. Elle a favorisé aussi incontestablement l'exportation des produits fabriqués, dont la valeur tend à compenser la hausse des matières qui les composant. Tous los indices douaniers affirment nettement, en eflet, le maintien en 1910, malgré toutes circonstances contraires, d'une activité indusdtisU\eile et commerciale que nous pouvons nous félieiter d'avoir heureusement secondée. Le pagsags du compte rendu relatif au mouvement des caisses et au rôle relativement faible que joue, à cet égard, le numéraire métallique, mérite de retenir l'attention.

Le total des recettes et des payemeats s'est <3<3vè, en 1910, à 3tE milliards'578 millions. Les opérations réglées par virements entrent dans ce chiffre pour le total très important de 345 milliards 843 millions.

La part des espèces dans ce total reste des ptus réduites; elle n'est que d« 15,722 francs par million de versements reçus et de payements effootués ce chiffre montre l'économie considérable de numéraire métallique qui résulte de l'emploi de nos billets et de ne virements. Nous nous sommes efforcés d'augmenter cette économie de numéraire, dans l'intérêt du commerce et de l'industrie, et notamment dans la but de supprimer les risques inhérents à la manipulation et à la conservation d'une encaisse, en facilitant aux titulaires des comptes courants la domiciliation des effets de commerce dont ils sont débiteurs.

Les dispositions que nous avons adoptées, à cette intention, ont reçu l'accueil le plus favorable dans le monde des affaires et nous sommes heureux d'enregistrer, chaque jour, de nouvelles adhésions et le concours le plus efficace des maisons de banque.

Les encaissements d'effets, à Paris, ont

porté, en -1910, sur une somme totale de Ç milliards 47G raillions, répartis entre 7,473,600 effets, et 22,703,815 domiciles. Dans la seule journée du 2 novembre, les garçons de recette de la Banque ont eu à encaisser 223,638,000 francs.

Le nombre des comptes de toute nature était de 27,304 en 1897 ;il atteint, à la fin de l'exercice 1910, le chiffre de 105,403. Quant aux nombre des places bancables, il s'est accru, en 1910, de 9 unités. Il atteint actuellement le chiffre de 512 places (dont 128 succursales et 71 bureaux auxiliaires) supérieur de plus de 60 0/0 à celui de 317 f laces- prévu comme obligatoire par la loi du 17 décembre 1897.

Un tableau des résultats de l'exercice termine le compte rendu. Les produits bruts réaliséjs en 1910 se sont élevés à 53 millions 684,395 fr. 93. Les dépenses d'administration ont été de 23,334,163 fr. 65, laissant un produit net commercial de 31,340,232 fr. 28, sur lequel les charges envers l'Etat ont absorbé la somme de 9,398,070 fr. 85, soit 63 0/0 du solde de 14,860,786 fr. 15, compris dans les répartitions aux actionnaires.

Tel est, conclut le compte rendu, pour Tannée 1910, l'exposé sincère et complet d'une gestion qui peut supporter avec confiance le regard du

pays.

Tout en faisant de notre Maison sous le contrôle de l'Etat, l'hôtel de la monnaie fiduciaire, ces statuts lui imposent un modo de gestion qui doit conserver un caractère nettement autonsme pour demeurer vraiment commercial.

Ces mêmes statuts nous constituent gardiens des principes inébranlables qui ont acquis et garantissent au billet de banque une solidité et un prestige incomparables, un crédit propre et indépendant, capable de seconder celui de l'Etat lui-même, pour la sauvegarde du crédit public. réassemblée a entendu ensuite le rapport des censeurs présenté par M. Delaunay-Belleville, puis procédant au renouvellement partiel du Conseil général elle a réélu régents MM. Seydotix et le baron Edouard de Rothschild et, censeur, M. Guillain. Appelée à faire choix d'un nouveau régent parmi les trésoriers généraux, en remplaeement de M. Marc Lafon, démissionnaire, elle a élu M. Cousin,» trésorier-payeur général de Mcurthe-ét-Mosello.

-Argus.

GOUBBEEB DE LA BOURSE

–B'tBM

Paris, 26 janvier.

J'ai le sentiment que si la Banque d'Angleterre n'avait pas abaissé le taux de son escompte à 4 0/0, la Bourse n'aurait pas été fameuse. Cette réduction a eu le mérite de galvaniser la Bourse. Quelques valeurs en ont mémo profité pour accentuer leur marche en ava it. Parmi celles-ci, il faut citer l'action Popp dont j'ai si souvent entretenu nos lecteurs. Je ne suis pas surpris de ce mouvement. C'est un juste hommage rendu à sa qualité. La baisse m'avait bien plus étonné.

Les Tramways de Mexico, qui avaient fléchi devant une forte liquidation ont pria une brusque avance dès qu'ils n'ont plus eu i supporter les ventes de Bruxelles.

Le Crédit franco-canadien est aussi fort recherché.

On s'est décidé à acheter de la Briansk privilégiée, On ne s'expliquait pas cet .abandon du public. Elle se rapproche do l'action ordinaire. On remarquera que ce sont les valeur délaissées qui retrouvent de la clientèle. Sur le marché en banque c'est l'atonie la plus décevante après la petite velléité d'hier. Il n'est pas un titre qui vaille la peine d'être signalé.

Marché officiel. La Rente a fléchi de nouveau à 97 32.

Les actions des chouans de fer français ont fait meilleure contenance, Le Nord s'est maintenu à 4,543; le Lyon a regagné 3 fr. ̃à 1,180 et Y-Orléans 3 fr. à 1,315.

-Le groupe espagnol a subi un léger fléchis» sèment. L' Extérieure a baissé de 25 centimes à 94 10. Lo Nord-Espagne a perdu 4 fr. à 398, le Saragosse 2 fr. à 41G. Il n'en a a pas fallu davantage pour qu'on se mette aussitôt a parier de grève. Il aurait peutêtre été plus simple d'attribuer cette légère réaction à des réalisations d'acheteurs. Les fonds russes sont calmes et un pèu

plus lourds. Le Consolidé A 0/0 se maintient

à 97 55, le S 0J0J891 fléchit de 20 centimes à 84 25.

Le Portugais reste ferme à 64 65. Je ne peux pas ajouter foi à une, dépêche publiée par le Tan s, d'après laquelle le gouvernement portugais se proposerait do commander dix cuirassés en Angleterre. Lo Portugal a bien d'autres choses à faire avant de penser à engager 500 millions de francs en dépenses navales.

Le Brésil i Q/0 reste soutenu à 91 25.' Les établissements de crédit sont fermes. La Banque de Paris se tient à 1,8:ti, le Crédit lyonnais 4 fr. à 1,513. Le Crédit foncier reste à 813.

L'Union parisienne se tient à 1,156. Le Crédit mobilier est calme à 711. La Compagnie française de 6a t~tf et de mme.! reste à 117. La Société auxiliaire de crédit est ferme à 607. La Banque privée est en reprise à 442.

Le Crédit foncier franc o-canadien gagne 17 fr. à 775. Ce titre a monté de 25 fr. depuis huit jours et l'on peut bien dire que rarement hausse a été plus justifiée.

Le Crédit foncier égyptien monte de 5 fr. à 793, sous l'influence des nouvelles favorables relatives à la situation économique de l'Egypte.

Los valeurs d'électricité ont conservé leurs bonnes dispositions. La Distribution s'est maintenue à 397. Mais l'attention s'est portéo surtout sur l'action Popp qui a monté de 5 fr. ù. 78G. Comme jo l'ai déjà indiqué à maintes reprises, ce titre offre, en outre, de ses brillantes perspectives d'avenir, un revenu immédiat de plus de 5 0/0. C'est une considération qui a sa valeur.

L'Industrie parisienne électrique reste très ferme à 318 et les Railways et Electricité à

172/

Le Métropolitain est soutenu à 62S. Les recettes sont actuellement presque doubles de celles do l'année dernière, qui a subi la période des inondation*

La Thomson-Houston est calme à 821. Les Tranioays de Mexico ont monté de 7 fr. à 649. Ce titre offre, comme l'on sait, un revenu do 5 i/2 0/0 aux cours actuels. Los Chemins de fer nationaux du Mexique (2* préférence) sont -très fermes à 190. Le Rw-Tinto, de nouveau plus lourd, a perdu 6 fr. à 1,74a.

La Sosnowice a gagné 2 fr. à 1,406.

La Briansk ordinaire progresse légèrement à 399; l'action de priorité monte de 4 fr. à 896, Les correspondances de Russie continuent à signaler la pénurie de fonte. C'est ainsi que la fonte de moulage est actuellement recherchéo au taux inconnu depuis de longues années, as 58 à 60 copecks le poud. Cette situation est- particulièrement favorable pour les sociétés comme la Briansk, qui produisant de la fonte.

Marché en banque. Le ma-cha sud-africain est calme et un peu plus lourd. La Rand Mines se tient à 219, la Gol tfields à 148 50. La Crown Mines perd une fraction à .304 50. L'East Rand, à 180 50. L'assemblée des actionnaires qui s'est réunie,iiier à Johannesburg a approuvé le projet d'émission d'obligations. Une seconde assemblée se réunira le 8 février pour confirmer cette décision. Les valeurs de diamants ont légèrement fléchi. La De Bcers s'est tassée à 471 50; lav Jagersfontein, à 214 50.

La Lcna s'est alourdie à 81 50.

Le Spassliy reste calme à 97 25.

La Maltzo/f s'est maintenue à 1,617, et la Harlmann, à 671. On a remarqué une reprise de 10 francs sur le Haut- Volga à 85. Les Tubes -de- Sosnowice sont en nouvelle hausse de 16 francs à 2,980.

Les valeurs de caoutchouc sont calmes, et

G. D.

résistantes. La Société financière resté à 320, la Malacca, à 201.

Armand Yvel.

New-Yôp!c, Jeudi (dernière heure). Les transactions au Stock Exchange ont porté aujourd'hui sur 222,000 actions, comprenant 52,0.00 Reading, 49,000 Steel, 26,000 Union, 12,000 Atchison et 8,000 Southern Pacifie. La tendance a été bonne au début. On a fait bon accueil à l'abaissement du taux de l'escompte de la Banque d'Angleterre, mais l'activité ne s'en est pas accrue.

Les baissiers ont essayé de provoquer un recul en jetant sur le marché des paquets de Steel, d'Union et 'de Reading, mais ils ont échoué. Les disponibilités ont été fort bien absorbées. Vers midi, les affaires sont devenuesirrégulières, la tendance restant bonne cependant. Inerte dursmt l'après-midi, le marché a enregistré vers la fin une hausse générale, aidée par des achats éparpillés. La clôture a a été ferme.

Les obligations ont été beaucoup plus. tranquilles, et les transactions ont porté sur 2,902,000 dollars.

Le marché monétaire a eu une tendance plus facile, le taux moyen pour emprunts à vue a été de 2 3/8 0/0, et lo dernier emprunt a é-é traité à 2 1/4 0/0.

En clôture, le cuivre 11 85 demandé 12 05 offert.

INF@*tWATIOHS FINANCIÈRES ÇRÉU.Ï FONCIER DU ROYAUME DE HONGRIE, La Société du Crédit foncier du royaume de Hongrie procède actuellement à l'émission de 50,000 obligations foncières 4 0/0, nettes de tous impôts ongrois et français et qui sont offertes au public au prix de 494 fr 50 par obligation de 500 francs.

Ces obligations sont émises en contre-partie de prêts consentis par la Société et se trouvent gagées par les hypothèques correspondant ces prt;ts. C'est là une garantie d'autant plus appréciable que d'après ses statuts lo montant des prêts consentis par la Société ne peut dépasser la moitié de la valeur du gage.

Aux termes de la loi hongroise, elles sont propres au placement des fonds des communes, des corporations et dos mineurs et peuvent servir do cautionnement dans toutes les caisses d'Etat du royaume de Hongrie.

Les demandes sont reçues, dès à présent, en France par la Banque privée et seront servio» au fur et à mesuro de leur réception jusqu'à, concurrer-cB du disponible, Le titra est cédé jouissance 1" février 1911.

LES BEVUES La Revue des Français du 25 janvier (éditnrial) préconise la création d'une « Académie des femmes françaises », indique les moyens, pratiques de réaliser ce projet et reproduit l'avis de membres de l'Institut consultés. Dans la même livraison « Ce qui se passe dans le monde », par Biard d'Aunet; « la Culture classiqueet les hommes d'affaires », par Agathon; « Ce qu'il y a de changé aux Etats-Unis», par. Pierre de Coubertin; « Une, ère nouvelle en Grèce », par A. Adossidés « la Politique germanique et l'atavisme barbare », par Max Thaler « Pour comprendre la crise anglaise par Ernest Seillière, otc. Supplément illustré: « le Petit Mois » (événements en images; pas;es do « Monsieur et do Madame Chambros do commerce, théâtres, sports, etc,).

La Ilevun des Français, 56, rue do l'Université, Paris .(6? année), no publio que do

l'inédit.

N M~ g~~J~ tthfe~~

.~s~~a~J~ <& ««HO- A&t&~A~

Opéya Royal de ÉSrcsdc Promièr'o roprésentation du Chevalier à la Hos'\ comédie musicale en trois actes, do M. Hugo von Hofmannsthal, musique de M. ttic.'uu'd Strauss.

(Par dépêche de' nolFè envoyé spécial) Dresde, 2.» janvier.

Pour la troisième fois, l'Opéra do Dresde a le privilège, ,avant tout autre, de réaliser une œuvre nouvelle de Richard Strauss; pour la troisième fois, l'auteur de la Vie dun héros a connu ici les honneurs du triomphe; et pour la troisième fois aussi ce même frisson qui avait agité les premiers auditeurs de Salomê et û'Elcidra a passé sur les premiers auditeurs du Rosenkavalier. Mais après avoir exalté jusqu'au paroxysme l'horrible et le monstrueux, Richard Strauss s'est complu. cette fois, à la raélaucolie d'un amour qui meurt, à la tendresse fiévreuse d amours naissantes. 11 y a réussi au delà de ce qu'on pouvait

espérer.

Si son horizon s'est déplacé, si ses moyens se sont parlà-mùme modifiés, la nature de son talent est cependant demeurée la môme; on en retrouve aisément les marques distinctives, ij est resté ce qu'il était naguère un k agitateur » d'une extraordinaire puissance, un metteur en œuvre presiigicux, un musicien dont les arguments sont physiques avant que d'être sentimentaux. On a dit parfois de ses œuvres précédentes .qu elles résistaient mal à l'analyse que tout leur attrait résidait dans une sorte de suggestion nerveuse. AUdsi bien, après cette longue représentation, où tout concourait à la perfection, mais d'où toute fatigue n'était pas exclue, ne; puis-je prétendre à analyser, mais seulement à dépeindre. Je vous dirai, en toute simplicité, les très belles, les très rares émotions que suscite le Rosenkavalier. Je crois que cette fois, le génie prodigieux mais inégal de Richard Strauss, ne nous a pas séduits par de vains mirages.

LE POÈME

M. Hugo von Hofmannsthal, le poète de la cruelle Elektra, a puisé son sujet dans la chronique galante de Vienne. Il l'a situé au temps de Marie-Thérèse; prétexte heureux à tableaux vifs et pittoresques, raison d un dialogue cha toyant ou mille langages et jargons se mêlent; un dialogue en vérité charmant de diversité, de timbre et d'accent. Le décor n'est pas moins fertile en rythmes et en tonalités boudoirs et salons surchargés d'or, ravis à Schœnbrunn ou à Amalienburg; paravents chinois égarés dans le rococo « comme dans notre Régence », volières peuplées d'oiseaux des îles.

Et voieî les personnages de la comédie peinte du dix-huitième siècle, les négrillons emmaillottés de brocarts jaunes, coiffés de leurs turbans; le notaire noir et compassé; la modiste empressée à vanter le chapeau Paméla et là poudre à la reine de Golconde; le ténor, Napolitain et enchifrené; Valzacchi et Annina, le couple italien qui zézaie et furette les heiduques, au sabre recourbé; les coureurs vêtus de soie, le chef empanaché de plumes d'autruche; les orphelines nobles engoncées dans leurs tonneaux de taffetas et, commensaux familiers de Bade, comme de Marly, les petits chiens frisés, les singes parfumés, les perroquets bariolés"

L'intrigue est compliquée dans le détail, simple dans l'essentiel La maréchale, princesse Werdenberg s'est


éprise, dans son superbe automne, d'un' jeune homme de grande maison, son petit cousin, le comte Octavian, des marquis Rofrano, que ses intimes ont surnommé a Quihquin ».

Tandis que, par la fenêtre entr'ouverte, le frais matin pénètre; gazouillant et parfumé, Octavian et la princesse ̃achèvent.- le plus charmant des songes; il semble plus passionné, elle, plus tendre et plus indulgente. Un tumulte soudain, parmi la livrée, dans les antichambres': c'est le baron Ochs aus'Lercnenàu, hobereau important, importun ̃et ridicule, qui^mène tout ce tapage derrière la porte.

Parent éloigné de la princesse, à peine débarqué de.sa province, ignorant des politesses, il veut forcer la consigne et, fort de son importance, pénétrer dans la chambre à coucher. Afin d'éviter un scandale, la sveltesse d'Oetavian. se prêfera à un déguisement pour quelques instants il deviendra la soubrette Ma.riandl. Voici le baron dans la place; à peine a-t-il le temps de faire sa révérence « à la française » que son coeur de vieux galantin s'est épris des charmes de la camériste supposée. Il écoute distraitement ce que-lui dit la princesse et ne se ressaisit que pour indiquer l'objet de sa visite. Il va se marier et épouser mésalliance, intéressée la jolie Sophie, fille de Faninal, fournisseur aux armées des Pays-Bas, nouvellement anobli..Une antique coutume- viennoise veut que le fiancé fasse don à sa future d'une rose emblématique en argent que doit, lui remettre un jeune cavalier. La princesse doit. choisir le messager d'amour c'est Octavian qu'elle. désigne en soulignant' 'son extraordinaire ressemblance avec la jolie soubrette..

Le baron est parti, l'âme toute pleine de l'image de Mariandl, tandis qu'Octavian a'repris son apparence^ de cavalier. Un peu de mélancolie a envahi le cœur de la princesse. Tout à l'heure, elle a surpris, sur s'ori, beau, visage l'ombre du temps qui' fuît.' Elle sait qu'un 'jour elle sera, .vieille. Il, faudra bien alors que « Quinquin «, son « Bub », l'abandonne, e.tV.qû'il" aille 'porter à -d'autres, "plus jeunes, plus heureuses, sa fraîche ten-

dresse.-

Mais .Octavian -accepte, souriant, le rendez-vous mélancolique, quasi timide que- *liii donne, au Prater, sa belle maîtresse. (Le voici qui s'en va. La princesse est demeurée jseule elle songe qu'il va p'ôrlcr. la rose d'argent à l'adorable Sophie elle songe qu'il est parti sans lui donner le baiser- d'adieu elle songe, qu'elle aussi fut mariée naguère, sans amour, à la sortie du couvent.

Le second acte. nous conduit chez Faninal, tout fier d'unir sa fille au ridicule baron Ophs.- Sophie, que la nature a do-* téode toutes les beautés, naïve et parfaitement innocente, se réjouit _de ces noces comme d'un jeu d'enfant qu'elle ignore. Elle attend, fiévreuse et impatiente.

Etifm voici le Rosenkavalier qu'annonce un grand tumulte il s'avance, beau, élégant, magnifique, tout de blanc vêtu. IL s'incline avec une grâce pleine de liberté devant la fiancée et lui présente la fleur d'argent.

Demeurés seuls en présence, les deux enfants ont tôt fait de s intéresser l'un à raulre « j.c/vpus, connais, bien, mon .cousin », dit-elle. 'Vous me connaissez, dit-il. Oui, pau.le livre sont-, inscrits les arbres généalogiques, du «".Miroir de la noblesse autrichienne»; je le lis chaque soir, lorsque je me couche. Vous faites cela, ma cousine? Je sais aussi quel âge a Votre Grâce seize ans et deux mois; je sais tous vos noms de baptême. Je ne les sais pas moi-même aussi bien. Je sais encore quelque chose (rougissant). Quoi donc"?, ma cousine. (Sans oser le regarder). « Quinquin ».

Le petit drame est noué les enfants s.'aimeront de la façon là plus simple, la plus innocente, la plus adorable; leur premier baiser sera presque un baiser de poupée. 'Et la comédie d'intrigue se noue, elle aussi le couple italien Valzâcçhi.et. Anninà confiant dans la générosité du baron, surprendra les amoureux, et les livrera à sa merci..

Déja -rotes Ochs saura se rendre

Déjà grotesque, Ochs saura se rendre

odieux; OctayiâH le blessera légèrement en duel; Faninal, désespéré de voir s'évanouir d^s rêves si chèrement caressés, menacera du couvent la charmante Soplrie, et les intrigants italiens, persuadés maintenant que le baron est un avare, ourdiront un nouveau complot en faveur cette fois d'Oetavian.

Le troisième acte nous mène'tout d'abord en pleine farce. Octavian, pour tirer vengeance du baron, a repris son

Feuilleton du FIGARO du 27 Janvier

MUUiMMU~M~

xnr

Ben-Chaalâl oublia vite le marabout. Il se dirigea vers l'auberge et sa pensée se reporta sur la femme qui s'y trouvait. Sa passion s'avivait à chaque pas qui le rapprochait d'elle.

Le.inatin, ,près de la: rivière, il s'était séparé de lady Wyverne d'une façon fort étrange. Il l'avait traitée avec une brutalité impérieuse car il avait compris la nécessité de- la rappeler à elle après la terreur qu'elle avait éprouvée. Elle ne -s'était pas froissée de son ton autoritaire, mais elle lui avait o,béi humblemen't. Après s'être baigné le visage- dans l'eau courante, elle s'était éloignée d un pas tranquille malgré la crainte qui la tenaillait, en songeant à ce qui s'.ér,tàit, en toute- probabilité, passé à l'au-

tyergo.. •'̃̃

Plusieurs heures s'étaient écoulées depuiS: lors et Ben-Chaalàl se rendait compte que lady Wyverne' devait être à présent dans un état d'esprit tout différent. Lorsqu'elle avait vu son mari repartir pour cette deuxième expédition de chasse, la peur qu'elle avait éprouvée s'était sans doùte dissipée. Peut-être accueillerait- elle maintenant d'autres émotions qui pourraient être favorables aux desseins du spahi.

L'âme 'de Ben-Chaalâl fut soudain envahie par une énergie illimitée. Il oublia RepïôductipB et traduction interdites. 1

personnage féminin de Mariândî. Il a donné rendez-vous au vieux galantin dansl'« Extra-Zimmer d'une auberge de faubourg. Toute une mise en scène a été préparée, destinée à terrifier le baron des trappes, des portes, des fenêtres s'entrouvrent à chaque instant, révélant des physionomies grimaçantes; enfin, comble de l'horreur, une inconnue se présente et se plaint d'avoir été délaissée, tandis qu'une bande de marmots se pendent aux basques du malheureux Ochs en criant: « Papa, papa ». Le tumulte est à son paroxysme; la police qui accourt, loin de prendre la défense du baron, le menace au contraire d une enquête sévère. L'arrivée inopinée de la princesse et de Faninal met un terme au scandale; les noirs desseins du barbon sont découverts: les jeunes amants seront l'un à l'autre.

La princesse a reconquis 'toute sa dignité et- semble-t-il toute sa sérénité. Il ne demeure plus de l'amoureuse de naguère qu'une grande dame, très noble de maintien, très noble de pensée. Un voile de mélancolie enveloppe encore, il est vrai, ses paroles; sa voix tremble bien un peu, quand son pauvre amour au déclin s'efface avec un doux héroïsme devant le jeune amour qui naît.•̃

**#

Cette pièce qui, si elle n'est pas toujours d'un dramaturge très habile est du moins d'un vrai poète, possède avec des qualités très éminentes les plus graves défauts.

Le personnage du baron, celui du parvenu Faninal ont été développés plus que de raison, sans intérêt pour l'intrigue, sans mobile fécond pour la musique. Aussi bien, sous son aspect comique, l'œuvre a-t-elle souffert de ces développements une fois esquissée la physionomie des deux grotesques, leur rôle ne saurait plus être qu'épisqdique. De' même la* volonté de fournir au compositeur l'occasion d'écrire de vastes fresques bouffonnes a conduit le poète à forcer parfois le ton de la farce jusqu'à une inutile vulgarité. Tant de foules en scène nuisent plus qu'elles n'accroissent l'intérêt.

Je'sais bien. que nous sommes dans le domaine de la farce et que de tels imbroglios ne se discutent point. C'est pourquoi je ne discute même pas l'arrivée vraiment inopinée de la maréchale, de Sophie et de Faninal dans un cabinet particulier des faubourgs de Vienne. Ces sortes d'invraisemblances défient la logique.

Mais, d'autre part, les qualités dé l'œuvre sont telles que ces défauts ne les obscurcissent que très peu. De sortes très diverses, elles tiennent d'abord au style et à la langue très particulière du poète, langue composite, curieusement inspirée du dialecte viennois au dix-huitième siècle.

•v

Mais le mérite' le plus rare du poème du Rosenkavalier, c'est la création des personnages de la maréchale, d'Octavian et de Sophie.

Je ne crois pas que la musique ait jamais eu a exprimer une physionomie semblable à celle de la princesse Wer.dériber'g': la fempOî bëll^ encore, mats au déclin de sa beauté et faisant le sacrrficc de son dernier amour. On ne manquera point de la comparer à la comtesse des Noces du Figaro elles n'ont pourtant, sinon l'âge, aucun trait qui les apparente. La comtesse est demeurée, malgré tout, la Rosine du Barbier; la princesse ne fut jamais Rosine.

Octavian a plus de rapports avec Chérubin, mais Sophie est totalement inventée. Tant de candeur, une si puérile tendresse, la gaucherie enfantine de ces jeux amoureux, tant de vérité aimable et naïve étaient dignes de la musique la plus belle et la plus rare.

Nous verrons la manière prodigieuse dont le compositeur a exalté ces trois admirables physionomies.

Mais il faut dire tout de suite que la représentation s'est achevée dans un triomphe douze rappels après le premier acte, vingt après le second, d'interminables à la fin. Richard Strauss, le poète Hofmannsthal ainsi que le chef d'orchestre von Schuch ont été traînés sur la scène. Les interprètes furent de premier ordre Mlle Siems, admirable dans le rôle de la maréchale Mlle von der Osien, expressive et séduisante sous le travesti d'Oetavian: MM. Karl Perron et Scheidemantel, qui ont composé en grands artistes leurs personnages du baron et de Faninal. L'orchestre, sous la

sir Claude qui, se dit-il, était probablement déjà loin de El-Akbara. Il était tout étreint par sa passion dominante il s'agissait d'achever la conquête d'une femme qui avait presque été conquise Allait-elle lui échapper à cause d'un contretemps provoqué par la sottise de cet imbécile d'Achmed! Le sang de BenChaalàl bouiilonna à cette pensée Lorsqu'il parvint à la rangée d'arbres de Judée, il ne vit pas lady Wyverne sur la terrasse. Mais la fenêtre de sa chambre était grande ouverte et il crut distinguer comme l'ombre d'une silhouette à l'intérieur de la pièce. Elle devait s'y trouver.

L'attendait-elle ?. Désirait-elle le rencontrer ou, au contraire, voulait-elle l'éviter? Il s'arma de patience, car c'était inutile d'essayer de lui parler encore. Ben-Chaalàl se retira donc chez lui et attendit que la cloche tintât pour annoncer le dîner. Il descendit alors, majestueux et digne dans son pantalon de fine toile blanche, sa jaquette rouge et ses guêtres de même couleur, légèrement parfumées. ^Sous son turban,, ses longs yeux brillaient d'un éclat étrange Dans'la 'salle à manger il ne trouva personne qu'un jeune peintre, arrivé l'après-midi même, et qui lui témoigna un vif intérêt. Ben-Chaalâl le salua poliment et s'assit de façon à ce que lady Wyverne l'aperçut de profil si elle en-

trait!

Peut-être ne viendrait-elte pas?

A.peine venait-il d'entrevoir cette possibilité qu'il entendit sur l'escalier le frou-frou léger de jupons de soie. Puis lady Wyverne entra dans la salle, un livre à la main. Elle était vêtue d'un sobre costume de voyage au lieu de la robe claire qu'elle arborait d'habitude. Le spahi lui fit un léger salut, comme à une étrangère. De temps à autre il la, regardait à la dérobée, essayant de scruter son visage. Il lui semblait qu'elle pa-

direction dé M. von Schuch, est audessus de toui éloge.

Parmi les' personnalités présentes à cette manifestation artistique

Dans la loge royale la princesse JeanGeorges, née Bourbon-Siciles;

De Paris étaient venus M. André Messager, directeur de l'Opéra; M. Gabriel Astruc M. Edouard Herrmann, M. Gentien, les critiques du Temps et du Gaulois; De Londres Sir et lady Edg. Speyer, M. et Mme Coats 15

De Berlin la princesse de Turn et Taxis, née Hohenlohe, M. et Mme von Mendelssohn, M. Levin, le comte Frankemburg, Leo Blech, chef d'orchestre de l'Opéra royal

De Vienne la princesse de Turn et Taxis née de Metternich, M. Hans Gregor, futur directeur de l'Opéra de Vienne; M. Schalk, chef d'orchestre de l'Opéra de Vienne; M. et Mme Hugo von Hofmannstahl, l'auteur du livret;

Le prince et la princesse Max de Furstemberg, le prince et la princesse Charles de Furstemberg, la princesse Lichnowsky, le baron de Puttlitz, intendant général de l'Opéra de Stuttgard; le composieur Max Schillings, Breker, chef d'orchestre à Hambourg; Volker, directeur de l'Opéra de Leipzig; le baron et la baronne von Knorring, la baronne von Kaskel, la comtesse Schœneburg (de Glauchau), M. et Mme Pschorr (de Munich), Lœwe, directeur du théâtre de Breslau M. Metzaros, directeur de l'Opéra royal de Budapest; le baron von Wollï, ministre plénipotentiaire de Russie, MM. Humperdinck, Carlo Placi, Mingardi, directeur de la Scala de Milan, Guide et Kufferath, directeur de la Monnaie de Bruxelles, et les représentants de la presse de tous les pays. Le Roi et le prince Jean-Georges, qui assistaient à Berlin à la fête de l'Empereur, n'avaient pu se rendre au spectacle.

Robert Brussel.

COURRIER DES THÉÂTRES Aujourd'hui

Au Châtelet, à 3 h. 1/2, matinée Isadora Duncan, avec le concours des chœurs et de l'orchestre des Concerts-Colonne dirigés par M. Gabriel Pierné.

Demain samedi, dernière matinée.

A la Renaissance, à 4 h. 1/2, « l'Age des amoureuses », parle poète René Kerdyk. Au programme

Poèmes (André Rivoire) Mlle Cécile Guyon, du théâtre des Arts. Mélodies (Reynaldo Hahn) M. Robert Pasquier, de l'Opéra-Comique. Le Feu (Gabriel d'Annunzio) Iiolla (Al fred de Musset) Mlle Gabrielle- Norma, du théâtre do « l'Œuvre ». Mélodies (Lydie Michaïlpff) Mlle Paulette d'Ellivak, accompagnée par l'auteur. Juana (Alfred de Musset) Poèmes (Albert Samain) baron Henri de Bermingham. Bonheur manqué (Georges de PortoRiche) Mlle Juliette Margel, du théâtre do la Renaissance. L'Oreille (Maurice Donnay) ̃; Mlle Renée Corciade, du Palais-Royal. Mlle Lilian Greuze, acecompagnéo par M. Esclavy, et M. Gabriel Montoya dans ses œuvres. Joli tambour (XVIII" siècle), le Cycle du vin (XVI' ̃ siècle), En revenant de Versailles (XVII' siècle), le Bois charmant (XVIII* siècle), le Mai (XVI" siècle), par les élèves de l'Ecole de chant de Mme Yvette Guilbert.

Au théâtre des Capucines, de 4 h. 1/2, à 6 h. 1/2, causerie de Mme Jeanne Myrsand sur « la Nature et les poètes ». Au programme Mlle Lucette Korsoff, Mme Mary Mayrand, MM. Aurèle Sydney, Pierre, Finaly, etc.

Lo 10 février, Mme Jeanne Myrsand parlera des poètes de l'enfance. Adresser les poèmes à M. Gaston Moussé, 3, rue du Marché-des-Patriarches (5e).

Au théâtre Femina, à 4 h. 1/2, « la Danseuse », causerie de Mlle Régina Badet. Auditions de M. Muratore et Mlle Bai lac (del'Opéra), Mile O'Brien (de; l'Opéra-Comiquë), Miles Aile m s Kerjean Andrée Barelly, Capazza, Rougère, M. Baldy et le « Ballet des Chrysanthèmes » de la Revue de Noël. Ballerine et ballerin, comédie en un acte, de M. Galipaux, jouée par Mlle Régina Badet et M. Galipaux.

Entrée 2 francs; fauteuils, 3 francs. Ce soir

A l'Opéra, à 8 heures, Faust (Mmes Alexandrowicz, Courbières, Goulancourt, MM. Chah-Mouradian, Delmas, Duclos.). Danse Mlles Johnsson, Schwarz et Cochin. A la Comédie-Française, à 8 h. 3/4, les Marionnettes (Mmes Piérat, Fayolle, Maille, Robinne, Provost, Jane Faber, MM. George Grand, Siblot, Granval, Numa, Jacques de Féraudy, Lafon, Alexandre, G. Le Roy, Léon Bernard, Chaize).

A l'Opéra-Comique, à 8 heures, Manon (Mlle Geneviève Vix, MM. Salignac, Vieuille Delvoyo).

A l'Odéon, à 8 h. 1/2, Roméo et Juliette (Mlle Ventura, MM. Desjardins, Grétillat, Gay, Desfontaines, Fontenoy, Joubé, Vargas, Maupré, Mmes Barsange, Kerwich, Barjac, etc., etc.) n

Aux. Variétés, à 9 heures, le Bois sacré (Mmes Jeanne Granier, MM. Albert Brasseur, Guy, Max Dearly, Prince, Petit, etc., etc). On commencera, à 8 h. 1/4, par la Partie d'échecs.

-Au Théâtre Lyrique (Gatté), à 8 h. 4/2; 19°, représentation de Don Quichotte (Mlles Lucy Arbell, Dehaye, Brienz, MM. Lucien Fugère,

raissait plus âgée, plus digne. Peut-être n'était-ce qu'une idée provoquée par sa connaissance de ce qui s'était passé à l'aube?. Lady Wyverne ne resta pas jusqu'à la fin du repas lorsqu'on servit le rôti elle se leva et quitta doucement la pièce, et il perçut de nouveau le faible frou-frou de sa robe tandis qu'elle remontait l'escalier,

Ben-Chaalàl demeura longtemps à table, sirotant son café. Le peintre sortit et il fut laissé seul. Que faisait lady Wyverne? Etait-elle enfermée dans sa chambre?. Dormaitelle déjà ou bien était-elle au contraire assise sur la terrasse?. Elle lui accorderait sûrement la permission de lui parler ?. Sinon il comptait la prendre

Quand il se fut assuré que les domestiques étaient à souper, il sortit à son tour, et, traversant la courette, il s'adossa contre la grille près des arbres de Judée. Il ne leva pas tout de suite la tête. Lorsqu'il eut allumé une cigarette il jeta un regard indolent vers la terrasse. Lady Wyverne n'y était pas, mais uno lu- mière indécise filtrait par la fenêtre entr'ouverte., Quelques instants plus tard il aperçut l'ombre de la jeune femme qui passait et repassait dans le carré illuminé. *Que faisait-elle? Etait-elleoccupée à emballer ses robes ou bien s'apprè tait-elle à sortir?

Ben-Chaalâl attendit patiemment. Après un temps il n'entrevit plus son ombre. La lumière brillait toujours Il avait achevé sa cigarette. Il rejeta loin de lui le bout brûlé, puis il se mit à murmurer la curieuse complainte orientale qu'il avait chantée à lady Wyverne le soir de son arrivée. C'était l'histoire d'un caïd qui aimait éperdument une danseuse et qui lui avait fait, de nombreux cadeaux de l'or, des bracelets, des amulettes, des voiles brodés, une patte de: hérisson et de la poudre de

Vanni Marcoux, A. Gilly, Dousset, Albërti, etc., etc.).

L'orchestre sera dirigé par M. A. Amalou. A la Porte-Sa'nt-Martin, à 8 h. 3/4, l'Aventurier, pièce en 4 actes, de M. Allred Capus (MM. Lucien Guitry, Jean Coquelin, Signoret, Pierre Magnier, Mmes Gabrielle Dorziat,'Juliette Darcourt, Jeanne Deselos, Franquet). A la Renaissance, à 8 h. 1/4, le Vieil Homme, pièce: nouvelle en cinq actes de M. Georges de Porto-Riche (Mmes Simone, Lantelme, Margel, Liceney, Vermeil, MM. Tarride, A. Dubosc).

Au théâtre Sarah -Bernhardt, à.8 h. 1/2, les Noces de Panurge (M. Galipaux, Mlle Andrée Pascal, MM. Chameroy, Krauss, MaximeLéry).

Au théâtre Réjane, à 9 heures, le Mariage de Mlle Beulemans (Mlle Dieudonné, MM. Jacque, Berry, Francis Bernard, etc.). A l'Athénée, à 8 h. 1/2, Y avait un arrêt à Dijon à 9 heures, les Bleus de l'Amour (Mmes Augustine Leriche, Alice Nory, Andrée Barelly, Maud Gauthier, MM. Victor Boucher, Cazalis, Félix Gandéra, Gallet, Térof, Rolley, Borderie).

Au théâtre Michel, à 9 heures très précises (pour les représentations de Mme Jane Hading et de M. Will Elliott), 7e Feu du voisin, de M. Francis de Croisset (Mmes Jane Hading, Betty Daussmond, Valmy, MM. Will Elliott, Henry Burguet, Harry Baur) (pour les représentations de Mlle Lyse Berty), le Roi arrive; Archimède a des principes (Mlle Rose Grane, MM. Prad, Cornély); Par politesse (pour les représentations de Mlle Mar- guerite Barety et M. Rozenberg).

Aux Bouffes-Parisiens-Cora Laparcerte, à 9 heures, le Prétexte (Mlle Lejean, M.Varna); à 9 h. 1/4, Madame l'Amiraie (Mmes Cora Laparcerie, J. de Frezia, H. Mancel, MM. H. Lamothe, R. Hasti, Bouthors, L. Callamant). Au théâtre Apollo, à 8 h. 3/4, la Veuve joyeuse (Mlles Alice O'Brien, Cébron-Norbens, MM. Henry Defreyn, Paul Ardot). Au théâtre des Capucines, à 9 heures, dernières représentations de la revue Sauf vot'respect! (Mlles Mistinguett, de Léka, Mcrindol, Yane, Delyane, MM. Berthez, Arnaudy.Maujan); Yette (Mlles Mérindol, SaintBonnst, Ritto, MM. Tramont, Déan) le Deuxième larron (Mlle Lipton, M. Hervil). Au Grand-Guignol, à 9 heures, Saturnin, Sabotage, Condoléances, Un peu d'idéal, Figures de cire, le Pharmacien.

-A la Comédie-Royale, quatrième représentation du nouveau spectacle pour les représentations de' M. de Max, Mlles Jeanne Rolly, Thomassin, MM. Gaston Dubosc, Arquillière, etc., etc.

Hier

La reprise des Huguenots, à la Gaîté-Lyrique, a valu à Mme Félia Litvinne un nouveau triomphe. Les spectateurs ont acclamé la grande artiste pendant toute la soirée. Et, à ses côtés, Mme Chambellan, M. Kardec, M. Gaillard, Mme Moïna Doria, MM. Georges Petit, Alberti, M. Amalou, à la tête do son orchestre, ont contribué, de tout leur talent, à l'éclat de la soirée.

Les « Matinées du jeudi au Triano4n-Lyrique » sont charmantes, et par la' qualité des spectacles qu'on y donne et par la qualité des spectateurs. M. Félix Lagrange a eu l'heureuse idée d'y convier les élèves de nos écoles, et ce petit public qu'accompagnentdes maîtres et des parents est de la plus vibrante spontanéité. Son enthousiasme fuse en bravos, en rappels, en acclamations auxquels s'associe volontiers le restant du public. C'est ainsi qu'hier, en matinée, dans le PréauxClercs, Mlle Jane Morlet, qui chantait supérieurement le rôle de Marguerite, Mlle SaintGermier, gracieuse et touchante dans celui d'Isabelle, MM. Vincent, Jouvin, Dumontier, Tarquini d'Or, Mlle Hilbert, tous excellents, ont été couverts d'applaudissements, ̃̃p'ailleu'rs,' ils" faisaient valoir de la plus jolie façon los grâces du vieil et charmant ouvrage qu'est le Pré-aux-Clers, et M. Félix Lagrango mérite les louanges de tous les connaisseurs pour l'habileté avec laquelle il a su grouper des artistes de ce mérite.

Demain

Le programme du Concert historique de demain, à l'Opéra-Comique, comprend des œuvres de Antoine Danvergne, Egidio Duni, F. André Danican, Philidor, Pczède, PierreAlexandre Monsigny, Nicolas Dalayrac, Modeste Grétry, qui furent représentées dans la période comprise entre 1750 et 1780. M. Henry Expert fera une conférence nourrie de faits et de documents sur ces musiciens, que l'on considère justement comme les véritables créateurs du genre de l'opéra-comique. On entendra ensuite, dans des pages choisies parmi les plus intéressantes de ces musiciens, MM. Francell, Delvoye, Tirmont, Coulomb, Jean Laure, Mmes NicotVauchelet, Nelly Martyl, Espinasse, de Poumayrac, Billa, Azéma, Robur, Carrière, Ménard.

La matinée que les Trente Ans de théâtre annoncent pour demain samedi, à la Gaîté, commencera, vu son importance, à 1 h. 1/2, par les Rondes enfantines. Viendront ensuite la Sainl-Charlemagne, par Mlle Dorziat la Joie lait peur, par.la Comédie-Française l'intermède Mozart, par Mme Jeanne Raunay, M. Delmas et Mlle Lucy Vauthrin; les Chansons, par Mme Germaine Gallois, puis le 2° acte de t'AucniM?liére,parlaCoxnèdie-Française, et les trois Sultanes, par l'Odéon, Mlle Lantelme

hachich Chaque fois qu'elle dansait, il était présent pour l'admirer Enfin, un soir, il joua sur la darbouka devant toute la ville, et elle dansa au son de sa mélodie. Lorsqu'elle eut achevé sa danse, il lui donna la darbouka afin Qu'elle pût l'accrocher au mur de sa chambrette en gage de son amour! C'était une chanson qui comportait plusieurs strophes; Le spahi l'acheva. Il fumar*ine deuxième cigarette et contemplait toujours la fenêtre éclairée. Lady Wyverne ne se montra pas. Alors il chanta la chanson de vacances des Enfants du Ziban, puis la complainte du grand Mozabite auquel la bien-aimée demanda, comme preuve de son amour, la tête d'Ali, le beau-fils du prophète. Le Mozabite trancha la tête d'Ali d'un seul coup de son cimeterre et, depuis ce temps, tes Mozabites sont honnis par tous les autres Arabes 1

-'Lorsqu'il parvint au couplet de la haine, Ben-Chaalâl éleva la voix en rejetant la tête en arrière.

Dans le silence qui s'ensuivit, il perçut le bruit du ruisseau bondissant à travers le ravin. Ben-Ghaalâl sentit sa tète tourner et ses oreilles se mirent à bourdonner Les_ arbres immobiles, la route blanche, déserte, irritaient ses nerfs surexcités Les noirs rochers qui dominaient l'auberge le rendaient furieux. La nature entière paraissait narguer son impuissance et se moquer de échec que subissait son désir. Mais il nepouvait rien faire encore. Il lui fallait attendre que l'hôtelier et sa femme fussent couchés Alors, si lady Wyverne n'était pas venue à lui dans une heure. il irait à elle!

Ben-Chaalâl sortit sur la route et se mit à marcher de long en large. Au-dessus de lui, le ciel d'un violet sombre s'ornait, petit à petit, de minuscules points argentés.

Lady Wyverne viendrait, sûrement le

iouant Rôxelane. Danses par Mlle Napierkowska. M. Charles Cuvillier accompagnera la musique dont il est l'auteur. Mêmes prix que le soir.

Au jour le jour

Ce soir, à l'Opéra, débute, dans le rôle de Faust, M. Chah-Mouradian, qui obtint- le premier prix du Conservatoire l'année dernière. MM. Messager et Broussan ont donné au jeune débutant un entourage exceptionnellement brillant. C'est en effet Mlle Alexan, drowicz qui chantera le rôle de Marguerite; le grand artiste qu'est M. Delmas interprétera celui de Méphistophélès M. Duclos prêtera sa voix génereuse au personnage de Valentin Mlle Courbières fera un charmant Siebel et Mlle lioulancourt chantera dame Marthe.

Le divertissement sera dansé, quant aux trois principales variations, par Mlles Johnsson, Schwarz. et Cochin.

Le Comité de lecture se réunira cet aprèsmidi, à la Comédie-Française. Il entendra une pièce de M. Pierre Barbier.

L'Opéra-Comique affiche pour lundi, à 8 h. 8/4, une représentation populaire (à prix réduits avec location) de le Domino noir, interprété par Mlle Lucette Korsoff, M. do Poumayrac, M. Jean Périer.

Les Noces de Panurge atteindront aprèsdemain, au théâtre Sarah-Bernhardt, leur 50° représentation.

Dimanche, matinée et soirée, avec M. Galipaux en tête de distribution.

Le public témoigne un si vif plaisir à entendre la Famille Benoiton, au Vaudeville, que la série des représentations de la pièce de Victorien Sardou va être prolongée, comme nous le faisions pressentir.

M. Malacan nous écrit à ce sujet

M. Porel a demandé à MM. Robert de Flers et G. dé Caillavet et à M. Franck, directeur du Gymnase, de lui laisser encore quelques jours M. Louis Gauthier, son pensionnaire, qu'il a été heureux de leur prêter pour jouer dans leur spectacle nouveau; ces messieurs ont consenti de fort bonne grâce. D'un autre côté, Mme Simon-Girard veut bien aussi retarder les représentations qu'elle a promises ailleurs. Mais ces obligeances ont un terme, et l'on ne peut remplacer ces deux principaux artistes sans décapiter l'interprétation de la célèbre pièce de Victorien Sardou.

La Famille Benoiton aura cependant quatorze représentations encore, dont trois niat'nées la première après-demain dimanche 29 janvier, la deuxième le jeudi 2 février et la troisième le dimanche 5 février.

La Cadet de Coutras, comédie en cinq actes de MM Abel Hermant et Yves Mirande, prendra place sur l'affiche du Vaudeville le mercredi 8 février irrévocablement. Vous seriez bien aimable de le rappeler à ceux qui n'ont point encore vu la Famille Benoiton.

La Société de l'Histoire du théâtre se réunira en assemblée le mardi 31 janvier, à cinq heures très précises, au sous-secrétariat d'Etat des Beaux-Arts (salle des Commissions), 3, rue do Valois.

A l'ordre du jour

Concours de la Société Communication relative à la participation de la Société à l'Exposi tion historique de Moscou.

M. Dario Niccodemi vient d'avoir la douleur de perdre sa mère.

Rien ne prouve l'excellence d'une pièce comme la fidélité de ses interprètes. C'est le cas de l'Aventurier, qui, après trois mois de représentations, est encore joué par tous ses createurs, à l'exception de Mme Dux, rappelée à Saint-Pétersbourg par un engagement antérieur et qui a dû céder son rôle de Marthe à Mme Franquet.

Tous les autres, M: Lucien Guitry en tête, MM. Jean Coquelin, Signoret, Pierre Magnier,' Mosnier, Juvenet, Mmes Darcourt et Desclos, ont tenu leur rôle sans-un jour d'absence, et la grippo elle-même ne put avoir raison de la vaillance de Mlle Gabrielle Dorziat. qui n'a pas abandonné un seul soir son beau rôle de Geneviève, dans lequel elle est si applaudie.

L'Aventurier, un des plus grands succès du théâtre contemporain, sera aussi un des plus grands succès de l'admirable répertoire de M. Alfred Capus.

H~

M. Gémier a reçu, pour la saison du théâtre Antoine, un acte antique, en vers, de M. Ernest Gaubert, écrit en collaboration avec M. Pierre Hortala. Titre l'Heure du satyre. On rit si fort à Madame l'Amiraie, aux Bouffes-Parisiens, et Mme Cora Laparcerie y est si chaleureusement applaudie par le public, qu'il y. a unanimité, dans les salles qui se succèdent, pour déclarer que passer la soirée à entendre l'amusante pièce- de MM. Antony Mars et Henri Lyon, c'est passer une excellente soirée.

M. Amédée Marandet, notre érudit confrère, dont la dernière communication à la Société de l'Histoire du théâtre fut si remarquée des lettrés, fera mercredi prochain, à 4 h. 3/4, au Lyceum, une conférence sur « l'Evolution de l'idée dramatique en France, du moyen-âge à nos jours ».

̃̃̃

Auteur et interprètes du Train de 8 h. 47 ont fêté, avant-hier soir, à l'Ambigu, la centième de l'amusante pièce de M. Léo Marchés (d'après le roman de M. Courteline). Cérémonie tout intime, au cours de laquelle on a bu quelques coupes de champagne au

retrouver lorsque la lune serait levée 1. Lady Wyverne était assise dans sa chambre, près de la croisée, sur un fauteuil raide et dur. Elle venait d'achever d'emballer ses effets et elle éprouvait une agitation nerveuse qui lui rendait l'immobilité presque intolérable. Elle était résolue à ne plus jamais revoir Ben-Chaalàl. Peu lui importait maintenant que son mari fût ou ne fût pas près d'elle! Elle se répétait sans cesse qu'elle n'avait ressentie pour Ben-Chaalâl qu'un « caprice passager. Déjà, elle était lasse de ce caprice 1. La terreur qu'elle avait ressenti au retour inopiné de son mari avait définitivement chassé de son cerveau cette fantaisie ridicule 1 Elle ne se risquerait plus à perdre sottement sa dignité et sa position sociale. Dieu merci, sa courte et brève « distraction » s'était terminée sans conséquences fâcheuses Crumpet ne savait rien. Il n'était revenu d'une façon aussi imprévue que parce qu'il n'avait vraiment pas pu supporter l'inconfort de l'auberge d'El-Alia.

Lady Wyverne se dit que c'était probablement le remords qu'elle éprouvait de sa propre faute qui lui avait fait discerner une certaine contrainte, une réserve peu coutumière dans la manière d'être de son mari. En tous les cas, les soupçons de sir Claude ne pouvaient être que très vagues. Achmed lui parlerait-il?. Mais quel serait son intérêt d'agir ainsi?. N'était-il pas soudoyé par le spahi ? Lorsqu'il s'était rendu au village, après le déjeuner, il y avait sans doute rencontré Ben-Chaalâl et s'était entendu avec lui Elle se rassura en se disant qu'elle avait eu une chance miraculeuse et elle jura de ne plus se laisser attirer et séduire par le nouveau, l'étrange ou le merveilleux, tant que du- rerait son séjour en Afrique

Lady Wyverne prit un livre, un roman français. Elle parcourut négligem-

succès passé, présent et futur du Train de 8 h. 47, dont la vogue ne faiblit pas et qui paraît devoir tenir encore l'affiche.

Il n'y aura plus qu'une matinée du spectacle actuel si curieux, si poignant; si gai, tour à tour «– au Grand-Guignol, celle da dimanche prochain.

̃̃»

Le clou de la matinée de gala qui sera donnée aujourd'hui à l'hôtel Astoria par la Société de la Croix-Rouge, pour la fondation d'un dispensaire à Charonne, sera, dit-on dans un acte en vers de M.Pierre Barbier, les Fiançailles de Triboulel– l'interprétation des rôles de Triboulet et de Suzette, par le baron de Berwick et Mlle Denise Hébert, un acteur mondain et une débutante dont le talent serait une révélation.

Le « Théâtre d'Astrée » donnera, ce soir, dans la salle Femina, la répétition générale de son spectacle mensuel. Demain, première.. Au programme Repos absolu, de M. Miége-. ville; l'Autre Douleur, de M. Jules Claretie Coup d'épingle, sketch de. M. Puss Pendant que les cloches sonnent, de M. M. Sérano. MM. Marc Robert, Billard, Mme Grandjean, George et Valpreux, etc. des théâtres de l'Odéon, du Grand-Guignol, du théâtre des Arts, du théâtre Réjane et du Conservatoire, etc., interpréteront ces ouvrages.

Le 149e diner du « Cornet », réunion d'artistes et de gens de théâtre, aura lieu le mercredi 1" février, à 7 h. 1/2 précises, au café Cardinal, sous la présidence de M. Marcel Picard, imprimeur-éditeur d'art, officier de l'instruction publique.

MM. les sociétaires définitifs de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique sont convoqués en assemblée générale ordinaire annuelle, pour le lundi 27 février prochain, à une heure et demie précise, sallo des Ingénieurs, 19, rue Blanche, à Paris. L'ordre du jour comporte, entre autres résolutions, la nomination de trois administrateurs (un auteur, un compositeur et un éditeur) pour quatre ans, deux commissaires des comptes pour trois ans, deux commissaires des programmes pour trois ans, deux commissaires des retraites pour trois ans.

A peine de retour d'une brillante tournée des Deux Ecoles, Mlle Lucile Nobert a signa avec M. Charles Baret pour une autre tournée, du Bois sacré, cette fois, avec M. Max Dearly dans le rôle qu'il a inoubliablement créé aux Varietés.

Cette tournée commencera en août prochain. D'ici là, nous aurons vraisemblablement l'occasion d'applaudir Mlle Lucile No-bert à Paris, car elle est en pourparlers avec deux directions pour des créations importantes.

Notre collaborateur et ami M. Gérard Harry achève en ce moment une comédie en trois actes, qui aura pour titre la Revanche d'Eve.

111

Le Vra.i Chemin, le conte en vers si remarquablement interprété par M. de Max, Mllo Thomassin, M. Roger Vincent et Mlle Lilian Greuze, passe exactement à neuf heures trois quarts, à la Comédie-Royale.

Un tout petit voyage, trois actes de M. Yvea Mirande, passe à dix heures et demie. Principaux interprètes Mme Jeanne Rolly, M. Gaston Dubosc.

Mlle Juliette Martineau quittera Paria lundi prochain, se rendant à Nice. Elle y doit donner, au Casino municipal, une série de représentations; elle jouera, notamment, un des principaux rôles de Montmartre, aux côtés do Mlle Polaire.

M. Gaston Leoncavallo, frère du grand compositeur et lui-même chef d'orchestre célèbre, vient. d'arriver à Paris pour diriger, au Trianon-Lyïique, les représentations do l'œuvre de son frère, Zaza, qui doit passer vers le 16 février. Hier, dès son arrivée, M. Gaston Looncavallo a pris la direction des dernières études musicales de l'ouvrage. Il fera répéter l'orchestre dans quelques jours.

Hors Paris

De Nice

Très belle soirée, avant-hier, au Casino municipal. Madame Butterfly était chantée pour les représentations de Mlle Berthe Lamare, la brillante artiste de l'Opéra-Comique devant une salie archipleine où s étaient donné rendez-vous les notabilités les plus marquantes de la saison, parmi lesquelles le compositeur Gustave Charpentier. Mlle Lamare chanta le rôle de Mme Butterfly avec infiniment de talent et de Elle charma, attendrit, enthousiasma. Bref, son succès alla grandissant d'un acte à l'autre on l'applaudit, on la rappela à diverses reprises, on l'acclama parmi une ovation interminable.

Rarement public fut captivé comme par le jeu de cette fine et délicate artiste qui sait être si magnifiquement émouvante et dont les accents sont si hautement dramatiques. Le ténor Bourrillon, plein de distinction et de jeunesse, dans le rôle de Pinkerton, fut très goûté, et parut le digne partenaire d'une pareille Buttertly. Il obtient aussi sa bonne part d'applaudissements. A citer encore l'excellent baryton Mague- nat, Sharpless pittoresque et bien chan-

ment les premières pages et il lui semblait qu'en les lisant elle percevait le bruit amorti des hauts talons battant le pavé de Paris! Ah! Ce serait bien agréable d'y retourner àParis Comme ce serait amusant de visiter les magasins, de courir les expositions et d'aller voir les pièces nouvelles!

En bas, dans la cour, Ben-Chaalâl chantait la complainte du caïd qui aimait une danseuse et qui, par amour d'elle, joua sur la darbouka.

Le roman de lady Wyverne lui échappa des mains et glissa à terre. Elle demeura immobile à écouter

C'était laid. Oui. C'était décidément très laid. Cette voix traînante n'aurait aucun succès dans les salons londoniens. On trouverait la mélodie « hideuse ». Et cependant, à l'entendre, elle était fasci- née. Elle se sentit envahie par le regret de n'être pas libre. liore comme le sont les hommes, afin de suivre son caprice, afin d'approfondir le mystère qui la charmait, afin de s'engager dans le sentier tortueux qui la conduirait au paya des promesses

Comme ce devait être « glorieux » d.être absolument libre L'Afrique et ses habitants éveillaient en lady Wyverne l'esprit d'aventure qui, souvent, demeure à l'état latent dans la nature des personnes /capricieuses. Elle tendait en pensée ses bras vers le spahi comme vers un magicien, qui, seul, pourrait lui procurer la réalisation de ses rêves La voix de Ben-Chaalâl s'éteignit sur une note haute, aiguë, qui monta dans l'air pur comme une flèche lancée vers ` les étoiles!

JRobërt Hichens.

Adapté de l'anglais par Marc Loaâj

[A suivre.) J


tant. La mise en scène et lés décors, d'un exotisme tout à fait réussi, les choeurs du Casino municipal impeccables, l'exquise musique de Puccini rendue on ne peut mieux par T'orchestre que conduisait le maestro Jacques Miranne, de l'Opéra-Comique, tout concourait à donner à la représentation le plus grand éclat.

De Monte-Carlo

Mlle Odette Carlyle, de l'Opéra, s'est fait entendre, au cours d'un concert, dans l'air â.yMcéiteet dans des mélodies de M.Al-exandre Georges, qu'elle a dû bisser. La brillante cantatrice à été acclamée, et la direction, en présence de son succès, lui 'a demandé de revenir au. mois de février.

De Liège, on nous signale la faveur témoignée à M. Lucien Brulé dans le Uariagede Mlle Beulemans. Lé jeune comédien joue lo rôle du Français dans l'amusante pièce de MM. Fonson et Wicheler; il y est- de premier ordre. Ce nouveau succès s'ajoute à ceux' que, depuis son retour'du service militaire, il y a trois mors, a remporte M. Lucien Brûlé, qui marche dignement sur les traces de son frère, M. André Brulé.

Qn nous écrit de Tunis que le Chemlneau, favorablement accueilli au théâtre de cette ville, a valu un éclatant succès à Mlle Olchahski, tout à fait remarquable dans Toinfette, et à M. Séveilhac, excellent lui aussi, Serge Basset.

PETITES NOUVELLES

De téméraires maîtres musiciens viennent do livrer le redoutable mystère de leurs mains à la chiromancie!

Ainsi, avec la précieuse collaboration de notre prophétésse hationaio Mme do Thèbes, et dans l'intéressante Revue musicale S. I. A/ M. Pierre Jobbé-Duval vient de publierune très savoureuse enquête sur les illustres mains de MM. Bruneau, Büsser, Chevillard, Dubois.

Suivront les paumes non moins célèbres de MM. Fauré, Gunsbourp, Htio, Lazzaiï, Massenet, Messager. Saint-Saëns, Vidal Widor.

Ou ne pourra plus dire «jeux do mains, jeux de vilains «

SPECTACLES k CONCERTS

Aujourd'hui

A l'Uni versitë des Annules, 51, rue SaintGeorges, à 2 heures (conférence répétée) «4'Ode et l'Odelette », conférence par M. Jean Richepin, de l'Académie française. Lectures par.M.. Jean Richepin.– AB heures « Henry Slonnier », conférence par M. Nozière. Auditions de MM. Dranem et Jules Moy. Al'Olympia(de 3à6h.), Matinée-cinémâ. Changement complet de programme. Attracttions. Five o'clock tea. Entrée, 1 franc. Ce soir

Aux r'olies^Borgèro (tél. 103-59 ot 2S1 -42), âS h. 1/2, laRevue des Folies- Berger e, deMM. P.^L. Flers et Eugène H6ros,46 tableaux. A 9 h. 1/2, les Jaxons dans « les Polichinelles »; à 10 h., Paris on 1910; à 10 h. 1/4, Mme Récamièr à 10 h. 1/2, la Distribution des Aigles; à 11 h. 10, la Femme et le Pantin à 11 h. 20, les Régates d'Henley à 11 h. 30, l'Allumeuse automatique; à 11 h. 4b, l'Entrevue du camp du Drap d'Or: (Louise Balthy miss Haney, Claudius, Maurel, Chevalfer, Inès, Reba Kauffmau et Marie Marville).

A l'Olympia (téléphi 244-68), à 8 h. 1/2, Frégoli, dans son spectacle entièrement 'Changé: le « Garçon-Eclair n; iî° « Affnîanh »; 4° Imitations; «l'Abeille», grande parodie de Faust. « Cosmopoli ta » (série dé danses) Mlle Carlotta Brianza, M. StaJcanoiï, le corps de ballet; « l'Estudiantina d'Orient »; Alba, etc., etc.

A la Scala, la Revue de la Scala, en 2- actes 'et 23 tablecttix/dB MM.' Mîcliel'Garrô-

et Aûffr1* Bàrdè {5îorlônj,E4iîïe6FâVart,Ma,ry

Perret,- Pauio Morly, Pomponettë,' F. Bordoni, Renée Baltha, Sinoël, R. Casa, Eugônio, etc.). Décors d'Amabi.e.

A la Boite à Fursy, à 9 h. 1/2, Spinelly dans 1911, revue de MM. Robert Dieudonné et C.-A. Carpentiër (Yvonne Maoléc, Made Siamé, Mévisto aîné, Michel, Emile Wolff les chansonniers Enthovon et Vincent Hyspa). -Au Nouveau-Cirque, à 8 h. 1/2, attractions diverses; à 10 h. 1/2, Dans les Landes. A la Lune Rousse. 36, boulevard de Clichy, tél. 587-48 (direction Bonnaud-Blès), à 9 fa. 1/2: les chansonniers Bonnaud, Numa Blés, L. Royer, G. Baitha, Tourtal, Weil, dans leurs œuvres. Ulysse à Montmartre, ombjes humoristiques. Chants de manœuvre, revue en un acte avec. Mlle Luoy Pezet. Décor de Giffey.

Cette' merveilleuse et spirituelle Revue de la Scala est décidément le clou do la saison; c'est celle qu'on' vient voir quand von veut amuser en même temps ses yeux et ses oreil- les, et c'est pourquoi des salles combles applaudissent tous les soirs Edmée Favart, ûîorton, Sinoêl ot Robert Casa, qui en sont les étoiles. t' L'inauguration du Champs-Elysées Skating Rink, longtemps attendue par l'élite de la haute société française et étrangère, aura lieu co soir, rue La Boétie. Les patineurs et patineuses du high Iife s'y sont donné rendez-vous, ravis d avoir, enfin un rink digne d'eux, situé dans un quartier aristocratique, où le besoin d'un établissement luxueux de ce genre se faisait vivement sentir. Ouverture au publie samedi 28.

La nouvelle revue de la Cigale, Tu peux le dire de MM. Paul Ardot et Albert Laroche, est « partie» brillamment pour une belle carrière de succès. Ses scènes amusantes, ses joli& tableaux' d'art, son si original et luxueux défilé des Chansons, et sa parfaite interprétation avec Mariette Sully, Vilbert, Dorville, Betty Daussmond, Alice Guerra, Geneviève Williams, Mary Novell, Charlotte MartenB, Fred Pascal en tête, provoquent tour à tour les rires, l'admiration et les applaudissements des spectateurs.

On célébrait hier soir, à la Boîte à Fursy, la cinquantième de la revue i91i de Robert Dieudonné et C.-A. Carpentier Une fois de plus, elle fut enlevée brillamment par Mile Spinelly et tous les créateurs, Mlles Yvonne Maëlec, Made Siamé, Sauterne, MM. Mévislo aîné, Emile Wolff et Michel, et les bravos du public ont prouvé que la triomphante revue se mettait gaiement en route pour la centième. ••̃̃̃.

_»-.

(On vient de fêter. à laGaîtê-Rochechiraart, la cinquantième de Tu viens avec?. l'otincelante .revue dont la vogue est sans#précédent, on le sait. Rien n'est plus explicable d'ailleurs que la faveur dont Jouit c<| gracieux' et "amusant spectacle aupres du public élégant. ,"̃̃•.

Dimanche prochain, on donnera, pour la 'première fois en maMnéô,la revue Tu viens avec?.

COURRIER MUSICAL

-.W*1&4~ jSUuA~n~

Noua avons annoncé, récemment la grande soirée artistique que donnera, le 2 février, à la -salle Gaveau, 1' « Orchestre médical », au bénéfice de là Maison du médecin, cette généreuse institution, fondée à Brezolles, dans l'Ëûre-et- Loir. Tout fait présager le brillant succès de cette belle soirée qui présentera, ou le sait, un attrait unique, car son programme sera entièrement exécuté par des médecins ou des membres de la famille médicale. Rappelons que l'orchestre comprendra 80 executants, tous médecins, sous la direction do M. Biisser, chef d'orchestre de l'Opéra. de Crémone,

LES GRANDES VENTES

Aujourd'hui, à l'hôtel Drouot:

Ventes: s

Satle 1. Objets d'art et d'ameublement du premier Empire et autres, appartenant à M. Al, Civialle. Mcs G. Cooxon et Henbi BAUdoin Mil. Mannheim.

Snlle 2. Succession de Mme Valtesse de La Bigne Beau mobilier, porcelaines, faïences, bronzes d'ameublement, tentures, étoiles: M6 Lair-Dubreoil M. Jules Ba-

taille.

Exposition

Salle 7. Objets d'art et d'ameublement, meubles anciens et modernes, appartenant à M. X. :M>.Lair-Dubreuil; M.G.Guillaume.

SUCCESSION VALTESSE DE LA BIGNE Hier, à la salle s, Mo Larr-Dubreuil commençait la seconde vente du mobilier dépendant de la succession de Mme Valtesse de La Bigne. Nous avons remarqué seulement un petit dessin de M. DagnanBouveret, adjugé 230 francs. La vacatiou d'aujourd hui ne commencera qu'à deux heures et demie. ̃ v

COLLECTION BOULLET

La vente des timbres-poste de la col- lection Boullet continue à la salle 9. Voici les prix les plus élevés obtenus par Me Gabriel et l'expert Bernichon N° 2855, « Deux-Siciles-Trinacrie, 1860 », 1/2 tornèse bleu, 435 fr.; n° 2900, « Toscane », 3 lire, ocre jaune, 4.10 fr.; n° 3082, « Roumanie-Moldavie, 1858 », 27 paras, noir sur rose, 902 fr.; n° 3083, « Roumanie », 54 paras, vert sur verdâtre, 417 tr.; 3084, « Roumanie », 108 paras,, bleu sur rose; 802 fr.; n° 3263, « Suède, Erreur », « Tretia peur « Ejugo », 525 fr.; n° 3273, Suède », 10 sur 24 ore, jaune, 501 francs. Valemont.

Valemont.

lia Vie Sportive

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COURSES A VINCENNES

Prix de Bayeux (2,500 fr., 2,900 m.). 1, Havane, a M. Lalleuet, 4" 38" (Deschamps); 2, Girouette; 3, Généreuse.

Non placés Gitana, Herbellerie, Hébé, Gabier, Héritier, Horace Vernet, Gardénia. Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 53 fr. Placés Havane, 20 fr. Girouette, 85 fr. 50; Généreuse, 27 fr. 50.

Prix de Lisieux (2,500 fr., 2,400 m.). 1, Entralnante, à M. de Cabanes, 3' 40" (Simonard) S, Eglantier 3, Foottit.

Non placés Estry, Elysée, Espoir, Etendard, Diogène, Falerno, Urne, Garrick, Gloriette Il, Fouille au Pot, Gâchis, Edouard. Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 269 fr. 50. Placés Entraînante, 41 fr. Eglantier, 36 fr.; Foottit, 15 fr.

Prix de Pont-V Evâ.que (2,000 fr., 2,800 m.). 1, Espoir du Logis, à M. Ch. Badiou, 4' 30" 2/5 (Cadichonj 2, Esclavelles 3,

Unité..

Non placés Eglantier, Etoupille, Eglantine, -Guyenne.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 33 fr. Placés Espoir du Logis, 16 fr. Esclavelles, 15 francs.

Prix de Vire (2,500 fr., 2,900 m.). 1, Ga- lathée, à M. P. Buffard, Ir 44" 2/5 (Visa); Glaneuse 3, Gaulois.

Non placés Gàbrielle. Giralda, Hector, GlibUe; de'Nai-Mnhc; Ha'i'old, Grcuzc, Murât,-

Actrice; ;-r* '"̃ ̃̃•̃̃ v. ̃̃•̃̃•/

l'ari mutuel à 10 fr. Gagnant, 66 fr. 50. Placés Galathée, 21 fr.; Glaneuse, 17 fr. 50; Gaulois, 23 fr. 50.

Prix de Gerrols (3,000 fr., 2,800 m.). 1, Hourra, à M. Olry-Rœderer, 4' 27" (E. Urier) 2, Helder 3, Mimera.

Non placés Hâbleur, Hammerless, Hirondelle.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 21 fr. 50. Placés Hourra, 12 fr. Heldlir, 13 fr. 50. Prix de Falaise (2,500 fr., 2,800 m.). 1, Habemus, à Mme Bailière, 4' 42" (M. Balliôre) 2, Hourlon 3, Hachette.

Non placés Hoche, Hip Hup Hourrah, Hardy.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 21 fr. 50. Placé» Habemus, 15 fr. Hourion, 24 fr. 50..

COURSES A OANNBS

La d'euxiôme journée du meeting de Cannes a éta favorisée par un temps splendide, une véritable journée printamôre. Aussi y avait-il une foule élégante au pesage et aux tribunes du coquet hippodrome de Mandelieu. A la tribune do pointage, le prince Serge Galitzine, MM. de Ylos et Girard sont très entourés. Le capitaine Van Gaver est le délégué militaire.

ler Prix de la Société desSteeple (2,600 fr., 3,400 m.). 1, Loustic IV, à .M.Ross Adams (Butler); 2, Esmcrée 3, Refrain (une tête, 1 longueur)..

Non placés Bille, Kabory.

Pari mutuel à 5 fr. Gagnant: 10 fr. Placés Loustic IV, 7 fr. Esaiérée, 14 fr. Prix des Etendards (objet d'art, 3,500 m.). 1, Titurel.à M. Gaudeau(M. Guérin) 2, Patelin; 3, Fresnay (2 long., 2 long.). Non placés; Nitouche, La Lutte, Zina, Miremont, Candidat IL

Pari mutuel à 5 fr. Gagnant, 33 fr. 50. Placés: Titurel, 8 fr. 50; Patelin, 8 fr.; Fresnay, 6 fr. 50.

Prix du Casino municipal de Cannes (5,000 francs, 3,200 m.). 1, Safran III, au comte do Clermont-Tonnerre (Dofoyer) 2, Owlet 3, Fifth Ace (une encolure, 2 longueurs). Non placés Astre Royal, Guignolet, Entente Cordiale et Aldance, tombés.

Pari mutuel à 5 fr. Gagnant, 12 fr. 50. Placés Safran III, 10 fr.; Owlet, 16 fr. 50. Prix du Golf (1,500 fr., 3,500 m.). 1, Paul Thomas, à M. Thorne (Defeyer); 2, Fontenailles 3, Grand Mât.

Non placés Sérieuse, François.

Pari mutuel à 5 fr. Gagnant, 14 fr. 50. Placés; Paul Thomas, Sfr. Fontenailles, 13 fr.

Ajax.

AUTOMOBILISME

Une statistique

L'àutsKiobile conte chnr en France et nos parlementaires ont 'une étrangt; façon de l'encourager. On conçoit tout autrement à l'étranger l'attitude iju'il convient de prendre à. regard des choses de progrès pour en aider la développement. Quelques chiffras sont à ce point de vue singulièrement édifiants.

Voici 'les impôts directs ou Indirects que payent à Parus, à Londres et à New-York les propriétaires d'une 16-chevaux

AParis. 661fr.60 A Londres. S17fr.50 A New-York. 21 francs.

Résultats

Il y a en France –où naquit la locomotion mécanique indépendante et où l'on dispose d'un incomparable réseau routier 50,UOO automobiles.

Il y a en Angleterre 83,000 automobiles. Il y a en Amérique' 180,000 automobiles. Cette petite statistique prouve quels pitoyables administrateurs de l'industrie, du commerce et de là fortune publique sont nos parlementaires.

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Sommer a* hier, sur biplan, battu le record du monde du vol avec passagers.

Enlevant avec lui cinq passagers, il s'est enlevé de Douzy, est allé atterrir à Romilly, qu'il quittait bientôt pour regagner son hangar d'attache de Douzy. j

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Programme des Théâtres

MATINEES ̃̃ ̃-

RENAISSANCE (Tél. 437.03). 4 h. 1/2. «L'Age des amoureuses-», causerie par le poète Rend Kcrdyk.

f HATELET (Tél. 102.87). 3 h. 1/2. Matinée \i Isadora Duncan.

CAPUCINES (Tél. 156.40L 4 h. 1/2. Causerie da Mmo Jeanne Myrsand la Nature et les Poètes ».

VENDREDIS DE 'FËMINA (Théâtre Fbmina)

\iE?\Dfu:mS DE 'FEMIN.A (THÉATRE FÈ~nNA)

(Tél. 528.(i8). A 4 h. 1/2, La Danseuse »,

causerie.de Mlle Régina Badot.

SOIRÉE

OPERA (Tél. 307.03). 8 h. 0/0. Faust. Samedi Lohengrin.

COMEDIE-FRANÇAISE (Tél. 102.22). 8 h. 3/4. Les Marionnettes.

Demain Même spectacle.

A PER A-COMIQUE (Tél. 105.70). 8 h. 0/0. l| Manon.

Samedi L'Ancêtre les Lucioles.

DEON (Tél. 811.42). 8 h. 1/2. Roméo et Juliette.

Demain Mêtfie spectacle.

THEATRE SARAH-BERNHARDT (Tél. 1000.70j. 8 8 h. 1/2. Les Noces de Panurge.

\;AUDEVILLE (Tél. 102.09). 9 h. 0/0. La Famille Benoiton.

S/ARIETES (Tél. 100.92). 8 h. 1/4. La Par| tie. d'échecs; à 9 heures Le Bois sacré. npHEATRE REJANE (Tel. 23 78). 9 h. 0/0. i Le Mariage de Mlle Beulemans.

FORTÊ^aFnT-MARTIN (Tél. 437 !â3). 8 h. 3/4, t L'Ayealurier.

DENAKSANCE (Tél. 437.03). 8 h. 1/2.

,Ls Vieil homme.

fcOIÎVEAU.ES (Tel. 102.511. 8 h. 3/4. \S La Diva en tournée Monsieur chasse.

THEATRE LYRIQUE MUNICIPAL (GAiTBl

| (Tél. 1029.20). 8 h. 1/2. Don Quichotte. /̃«YMNASE iTél. 1W.6Ô,. 9 U. O/O. La Fugitive.

âTHJS.NEB {Tél. 2S2.28,. S lu 1/2. Y avait fl un a-rrôt à Dijon; à 9 heures, les Bleus do 'l' i'amonr.

IfiHSATRE APOLLO (Tél. 272.21). 8 h. 3/4. I La Veuve joyeuse. 5-

TiHEATRE ANTOINE (Tél. 435.333. 8 h. 3/4. Femme et te Paatin.

If HEATRE ilICHEL (Tél. 163.30). -H 0/0. -rI Archimède a des principes Par politesse; lo ltoi arrive; le Feu du voisin

|)ÂLAIS-ROYAL (Tél. 102.50). 8 h. i/2. I La Balance; le Million.

fiHATELET (Tél. 102.87). 8 h, 1/2. Arsène Lupin contre Herlock Solmes.

BOUFFES-PARISIENS. CORA LAPARCERIE .{Tél. 145.58). 0 h. Un Préteste; Madame

i'Amirale.

/CAPUCINES (Tél. 156.40). 9 h. 0/0. Saul vot' respect; Yette le Deuxième larron. f OMEDIÉ ROYALE (Tél. 307.36). 9 h. 0/0. \i II y a une fuite; le Vrai chemin; Un tout petit voyage; te Gendarme est sans pitié.

C'est le premier vol à six voyageurs à tra» vers la campagne.

Les passagers étaient MM. Cornély, G. Bart, Hanriot, Fosset et Durand.

L'aviateur hollandais, Wynmalen, vainqueur du Grand Prix de lOu.OOO francs de l'Automobile-Club de France, a l'intention; de tenter le raid Paris-Clermont-Ferrand, 100,000 francs, à l'aviateur qui, de Paris, avec un passager et le poids de 150 kilogrammes minimum pour les deux voyageurs, ira par les airs de Paris atterrir en moins de 6 heures à l'observatoire du puy de Dôme.

Wynmalen pilotera un biplan de 100 che- vaux.

Le groupe parlementaire de la locomotion aérienne a décidé de demander une subvention annuelle de 50.00J francs pour l'Institut aérodynamique, fondé par M. Henry Deutsch de la Meurttio, à Saint-Cyr, et donné par lui à l'université do Paris.

,•.

Hier matin l'aviateur Mahieu qui disputa sans succès l'épreuve Paris-Bruxelles et retour, a quitté Issy-les-Moulineaux et fait, au dessus de Montrougo, Clamait Passy et Grenelle, un vol à une altitude de 5 à 600 mètres.

Le lieutenant de Malherbe, les enseignes de vaisseau Cunneau et Morin, le lieutenant de Hosa et le lieutenant Princeteau ont, hier en monoplan, accompli le voyage Pau-Tarbes et retour.

Les trois premiers sont partis vers huit heures du matin.à quelques minutes d'intervalles; les deux derniers à onze heures et onze heures quarante.

L'Aérodrome le mieux installé à l'heure actuelle est celui, que la Compagnie Aérienne a créé aux portes do Pau; c'est d'ailleurs l'avis des aviateurs qui ont loué des hangars. Nous croyons devoir rappeler que la presque totalité des hangars est actuellement louée, et que les personnes désireuses do trouver une place pour garer leur appareil doivent s'adresser sans retard à la Compagnie Aérienne, 63, Champs-Elysées, à Paris, ou à M. Belin, 3, place du Palais, Pau.

Hélène Dutrieu et son mécanicien Boin ont fait, hier, des vols en biplan l'après-midi, à Hyères, avec altitude moyenne de 250 mètres. Boin prit ensuite un aviateur local, M. Ruamps de Solliès-Pont, et le transporta jusqu'à la presqu'île de Giens.

Mollien se disposait à voler au-dessus de l'escadre do l'amiral Bellue, mais dans un atterrissage il cassa une aile.

•̃̃

A Chartres, l'administrateur colonial Palade a brillamment passé hier la dernière des trois

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TLUN'Y (Tél. 807.76). 8 h. 1/2. Le Voleur malgré lui lo Père la Frousse.

COMEDIE MONDAINE (Tél. 524.70). 8 h. 1/2. L'Aînée.

FOLIES-DRAMATIQUES(Tél.437.01).– 8 h. 1/2.Fruit d'amour.

Spectacles, Plaisirs du jour.

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épreuves imposées pour l'obtention du brevet de pilote.

De son côté, René Level a malgré le vent violent fait une large sortie il a tenu l'air 40 minutes à une altitude de 300 mètres. Il est allé .évoluer au-dessus de Chartres.

SPORTS D'HIVER

Dans les Vosges

Dans les Vosges et, en particulier, à Gêrardmer. les chutes do neige qui se sont pro* duites depuis trois semaines et la temperature constante qui règne depuis cette époque promettent une saison de sports d hiver longue et brillante.

Aux environs de Gérardmer, la neige atteint, à l'altitude dé 1,300 mètres, une épaisseur do deux mètres; à 1,000 met: es, soixantedix centimètres, et en ville 0 m. S0. Le programme de la Semaine des Vosges va du 12 au 19 février et comprend entre autres épreuves Une grande course internationale de bobsleighs, une coupe challenge dola ville de Gôrardmer; grand concours de sauts à skis (civils et militaires) une grande fête de nuit sur le lac une grande course de skis attelés course de fond de patinage (5,000 mètres pour messieurs et 500 mètres pour dames) une excursion collective en skis au col de Sapois une excursion collective en skis au col de Grosse-Pierre une grande excursion en skis à la Schlucht; une promenade en traîneaux à Longemer et Retournemer des matches de hockey sur la glace le challenge du Comité de Lorraine, de l'Union des Sociétés françaises de sports athlétiques, dos courses do ski, de luge's, etc.

L'écolo militaire de ski fonotiûnne à Gérardmer depuis une quinzaine de jours, sous la direction du capitaine Fabvier du Noyer de Lescheraine, du 3° bataillon do chasseurs, qui a été, l'an dernier, chargé d'étudier le « ski militaire » en Suède et en Norvège. L'école est s^ivi^ par une quinzaine d'officiers et par de nombreux Bous-officiers et

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Mme la.comtesse Aoraxine, à Cannes. M. J.-C. Duval, à Monte-Carlo.

M. H. Goldstuck, à Nice. Mme Léon Lévy, à Nice.

M. Frédéric Monnier, à' Cap-Martin.

M. Marcillet, à Nice.

Mme Marthe Régnier, à Monte-Carlo..1 A L'ÉTRANGER

M. J. E. J. Boonike, à Kitzbuhel.

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M. Meinard Tydeman, à Ti«l-Ambtmanshms. Mme Dimitri do Nelidove, à Saint-Pétershourg1. ARRIVÉES A PARIS

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La réunion de ce soir. Harry Ltwls bat dohnny Spmmera

Une fort intéressante réunion se?a dSOTê* ce soir au cirque de Paris.

Elle comporte quelques fort belles rencontres qui sont celles de poids lourds bordelais Mathurin contre l'Anglais Harry Croxon celle d'Eustaché, champion de Francs mi-moyen, contre Joe Fletcher; celle de Piet 'contre Carpentiër, deux de nos meilleurs, sinon les meilleurs de nos poids légers, et la rencontre enfin de Gunther contra Gunner Hewitt.

Ces quatre rencontres doivent fournir quatre superbes combats.

A Londres, Harry Lewis a, mercredi soir, en quatre reprises, eu facilement raison de Johnny Summers qu'il a mis hors de combat quand et comme il a voulu. Le combat avait lieu pour le titre de champion du monde des poids moyens. `

Harry Lewis avait un gros avantage de poids.

RUGBY

France-Angleterr»

L'ëquipë nationale de France, qui doit ses mesurer demain à Twickenham contre l'équipe nationale d'Angleterre, près de Londres, quittera aujourd'hui Paris.

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De Marseille, par Ville-d'Alger (C. G. T.), pour Alger (rapide);

De Marseille, par Pelion (F. C.), pour Bastia. et Livourne;

De Marseille, par Ernest-Simons (M. M.), pour Port-Saïd, Aden, Colombo, Singapore, Saigon, Hong-Kong-, Shanghaï, Kobé et Yokohama; De La Palliée, par Oriana (P. S. N. C.), pour Saint-Vincent (C. V.), Pernambuco, Bahia, Rio-de-Janeiro, Santos, Montevideo, BuenosAires, Sandy Point, Coronel, Talcahuano, Valparaiso, Coquimbo, Antofagasta, Iquique, Mollendo et Callao;

De Lisbonne (départ 30), par Cordillère (M. M.), pour Dakar, Rio-de-Janeiro, Santos, Montevideo etBuenos-Aires;

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3 3% 1891 84 20 Si 15 84 to 84 4o 84 Sd 12 prior. 237 236. « » VWRonà"" 50?" 505" s 15 '• Méditerranée 5^ (r. 625 f.) 637 50 640.. 60 Gaz Central 1665 1650 l^^fohï •• qn-n onrn '•» Messageries Maritimes. 174.. 175.. 174.. 147.. 173.. cni~z%v\mms 946* 9175 15 3°f •' m 25 423 75 30 ̃' Magasins Généraux de Paris.. 602.. 602..

4" = ~9 976 975 9725 97'Î5 ~ro~tain. 629 628.. 629.. 629.. 628.. ~09: 5~ 5 50~M~ 38750 38875 ~50~ke~5"~0"

4 4% 1901. 97 60 97 50 97 25 97 15 ~O "Mètrop,Ol1tam. 6. 6;8.. 9_9.. ?_9.. 6_8.. 25 "Tucuman (province) 1909. 500., 501.. I? Parls-Lyon 39" 1855. 429.. 427.. 50 "Mokta-el-Hadid t. p. 1627 1621

5 5%19O6A 1059Û 10570 105 90 105 85 105 85 a ̃• || | 319.. 3 50 Druguay 3 1891 78 Oo 78 50 g Su/detaftani'?. 410?° 412 | S pS«t ^rnaL 49?" lis 4 50 4 1909 102 20 102 2o 102 37 102 40 102 3a g omnium Lyonnais 1P5 164.. 167.. 168.. 16: t/ 15 » Andalous 3% l'-« série 326 75 32C 25 30 » Petit Parisien Part bénéflo.. 525.. 525..

~~8,~ Omnium Lyon4ais .1(;5 ..164 ..167 ..168 -16'~) ..15 Il Andalous 3 ire série 326 75 32C 25 i3o Il petit Parisien Part bénéflc. 525,. 525..

,rbe4% oo QO -o_ 15 » Parisienne Industrie 321.. 320.. 319.. 320.. 318.. EmptUmS de VilWS 15 •> 3% 2™ série 325 50 I 13 12 Société du Gaz do Paris 307 50 307 50

•4 » Serbe 4% 88 38 87 ip Si il) 87 77 10 Tl.£UnWav8 gud.i 163 ..160.. 163.. 162 •• 159. 15 « Asturies 1™ hypothèque. S61 50 861 50 U37 53 Suez action do jouissance. 4750

25 ̃̃_ 5%-inynopoles 508 oO 508 506 Est Parisien orâ 55 25 55., 54. 20 » Ville de Paris 1865 4% 553' 551 sO Ma Bamas-Hamaliârev.var. 283 283' 77 48 part do fondateurs. 2435 2430

4 <> Tnrc Unifié. 9410 9430 94.. 91.. 940a g u priorité 7250 72.. 12.. 50 12 « –̃ l$ll$%.V: 404.. 404 25 Goyaz (BrésU) 5% 454.. 45450 '13753 Société Civile. 4028 .». 20 » Ottoman Consolidé 4% 1890.. 4ib 50 479.. 403 30 Cie gi« Française de Tramways. 600.. 600.. 600 20 » 18754% 544.. 546 • 15 ]Lombards3%(Sud-Autr.)anc. 2S7 50 286.. 27 50 ") 5>">« 804.. 805,.

20 1) Douanes 4% 1902. 488.. 488.. 4\19. 30 "Cl<, Glc Fr~n~aI~e de Tramways, ?OO.. GOQ.. ~JO.. 20 1) 187;) 4 54'1,. 5; 15 Il ;Lombards 3%(Sud-Autr.)anc, 287 50 2S5.. 27 50 5mc., 804.. 805.

20 » Douanes 4% 1902. 488 488. 41)9 12 50 Voitures à i'aris 27150 271.. 272.. 272.. 271.. 20 » 18764% 544 542 7a 15 » nouv. m 50 287 50 45 » Télégraphes du Nord 848.. 859..

20 Priorité Tombac4% 481 50 48J 50 4a0 lc ou 271 ~u ..212 ..2'~2 10 » 1892 2%% 364 50 36150 15 » Madrid-Saragosse3%i™hyp. 375 75 375 75 li5 ), Télégraphes du Nord 848 ..859 20 » 4% 1908 -435 435 438 437 « A,<snriitinn Minière «08 309 307 309 307 10 « ̃– 1894-96 2% 366 366 50 15 3%2»hyp. 374 374 nhl!nartnn<: intliiQ^i'î^llac 20 » 4% 1909. 435.. 435.. 435.. 435 I 15 At^ ta lK?e"iiiont):: 483 483:: 482" 482 480 10 » 18982% 423 423.. 15 Saragoss^Cuença3«°hypotP. 370.. 368 25 UbU&aUOnS ltUUlStl lellûS

30 .Boleo. 798 7HO.. 790.. 796.. 786.. 786.. 1899Metro. 40750 40750 15 ..NorddeI'Espagne3%l~hyp. Nord de 367.. 368 ,,panamaBonsà.lots 14350 14350

̃̃̃ A«ions *e chemias<le ter 1 iSSfeE 1 1 1 il S ? l* l ifas! |r r* S. :r^^?|SS p:i »Si S :S=!|– «-

C IOnS e emlns e 1er » Malfiddnoactiondejouis. 360.. 356.. 359.. 360., 11 1) 19052* 398,; '15,1) Portugais 3 1 1er rang.. 330.. 33I50 2;> "Suez\ ?O~ 60~

|^S,Î :| ::| |51?:: » rE–^oV^ï^ S:: S:: S:: »:: ow/ons </« crtd« a»»/»- ll- -»«.>-» .»«..», «b» “» g-j- ?§5: »:: is^raE; S:: S2;: »;; s;; «;; i -i^ œ« g. ,,si^^dos^s Il ;-S^ i, I, ̃" ffiaïrtR 12= 121 123" 123 » » Raffineries Sayord 265.. 266 50 264.. 265. 204.. 12 3% 1891 400 d0 400 50 50 de L 13SO..133O.. 12 » Havraise d'Energie Electr. 4% S9S 25 298..

î2 Il Nord 1""0 1.0 15'ti' 15~2 15"3 1625:\ Suez. 5:>10 548;' 550J 550.3 5507.. 12;>" Xioto(Japon)5%1909 ;,10.. 510.. 20 1) 1895. 453 458 Il''5'' ), TG~anSladtlanEtlque3" 3480.. 382 50

3850Óuest.¡. 947.. 944.. 950.. 9H., 10 "Etablisseme~tsOrosdi-Back. ~~?.. 2;35.. 2~ ~36.. ObligatIons du CrédIt FoncIer Il ves- e .0" 03 50;,501

1 500uest. J~ 944.. UaO.. J4.t. 1920 PrintempSOld, '1".).. 459.. 4;>j.. ~na~~ ~7 M1 ~C~O/Ï<U<?~0//e<! 90 G tE 502.. 502..

~89 Andalous. 26-: 969 268, 267 26" 16 52 priYiL. 31.3. 3'12.. 3H. 13 "Oblio"Commle52,60% 1870, 487.. 490.. ..A~FrII~ 741. ,~)O Il azFe aU~t'E't' 5502.. 502..

"v. T 824 818 822 822 ..8.. 3% 1880 » Français et ranger bol '98

h' Autrl'chiens 799 817 30 homson- ouston. 824.. SI8" 822.. 822.. 821.. 1; 3% 1880, 506 50 509.. 2" AC1'e'rl'es de France 7'- 17'1 12-0 C t al4 '1

Autrichiens 799 o'" ''J 'O 50' v Il Aciéries de France '1;) 741 i2ü ), Central 4 50 l 50 503 75

Il Lombards I2" 121 123 In'S Il Rafnnel'leS Say ord. 26;> 266 50 264.. ~65, 26, 12 Il 3% 1891. 400 bo 400 50 50 de Longwy" 13"0 13"0" 12 H Havraise d'E 'o.. i'. E"l"" '4'" £9,3 25 75

'•w/ÎSÏEœ 670 676 678" 679" 6-iv 675 » » prior 243.. 240.. 242.. 240 13 » 2.60% 1892.62.. 4 462 5,5 de Michevlllé 1466 1470 24 Lits Militaires.. e ectr. 59S 25 "98

7 sh Nitrates-Railways 383 '~82 50 381 38 v 34 9 Air Comprimé (1)) 78" 7' 189 l.7'J A~1 50.N ''1'" 0.24 'II Lits S 11 aires 098

h N»r-?t« Raiiwàvs 383" 's2 50 381 381 *lt 34 89 Air Comprimé (Popp) 784.. 787.. 781.. 783.. 786.. 13 » 2.60% 1899. 472.. 4,150 75 Atel. et Chantiers de la Loire. 1820 1S05 17 50 Messageries Maritimes. 405.. 405.. J ÏÏÏfîÏÏS 404" 400 40* 400" 3^8" 10 Distribution d'Electricité 399.. 400.: 3w8 399.. 397.. 15 » 3% 1906. 506 505 t& chant, et Atel. de S'-Nazaire. 1033 1042 20 » Omnibus 4% 50125 502 75 P irttfSL 14 » Electricité de Paris 525 522.. 529.. UT.. 524 15 » Oblig.Foncières 3 1879 504 50 50a.. 7L Banco di Roma m.. 118 1 22 50 Tabacs Portugais 504.. 504.. "S vi Banwfv«PtRlfirtriVit(5 m" r? \r> ai" iii 16 50 Téléphones 330 331.. 324 15 » ^"»188 ?™ 7^ 1a !-̃ 50 » Banque de l'Indo-Chine 1565.. 1568.. 17 50 Voitures 3% 410.. 408 50

ln£2 418" 417 418" 417" 416'" 6 20 Tramways de Buenos- Ayres. 127 50 127 75 127.. 13 « 2.60% 1885. 474 50 4,4.. 30 J. Commercé &Industi'o 725. 17 50 Land Bank of Egypt 3%% 416.. 418..

18 p Saragosse -l 418.. 417.. 418.. 418 41/ 41b 18 Wagong.Lits ord 484.. 4S6 50 484.. 484.. 485.. 14 » 2.80% 1895. 478 4,6.. 20 privée Lyon-Marseille 437.. 442.. 20 » Wagons-Lits 4, 507.. 508.. 118 privil 492 482 15 » 1903 50o aO 50a BQ Il Commerclc &: Industilo .25., 117 50 Wagons-Lits of Egypt 3% 5i)7 16 418 'Sociétés de Crédit 2 65 Brianskord. 397.. 401.. 398.. 400.. 399.. » » 3% 1909. 257.. 258.. g,, 5 ̃ oowetei> ae isreun ig «5 privjl vil. > 39b 397 397 392 3,j4 3<J6 n » Bons a Lots de 100 fr. 1887. fr. 1887.. <o 69 50 50 liî 83 Banque de France 4180 4150 4200 » » Makoewka privil 249.. 248.. 247.. 246.. 245.. 15 « Obi. Banque Hypoth. 1000 fr.. 570.. 570.. MARCHÉ EN BANQUE A TERME 6639 del'Algérie 1818 1849 1845 60 sh Bio-Tinto 1745 1746 1749 1741 1743 Hkt\rk\JE1 Ea Ci iX Ot% LX \g K> Cd n. 1 Dama 75 » de Paris et des Pays-Bas 1852 1854 1853 1852 1854 50 » Sosnowice 1405 1410 1404 1402 1406 ACllOllS Ûe \snemMS Qe tet i ̃̃*̃'̃̃ = 12 50 ̃– Transatlantique 589.. 586.. 589.. 588 ̃ cc, mm VALEURS fricii- Bmiîr EHEliU VALEURS Mlii- "8™ir

45 ..Compagnie Algérienne. 1280 ..1280..12~5 l~CentralMining. 392 ..390 ..388 ..385 ..387.. 30 ..BonoaGuelma. 681 ..680.. 1VALEURS caurs 1 R£iEKU VALEURS Cil;' ernllr

45 » Compagnie Algérienne 1280 1280 1285 962 96t 1€ Central Mining. 392 390 3S8 385 387 j 30 BoneaGuelma.. 681 680 1 «"»" VAU1Unb «ta cm. | VAJjiLUb mm m

32 50 Comptoir National d'Kscompte. 960 960 962 962 961 8 sh Lautaro 255 256 255 255 Ï56 ̃ 22 50 Départementaux 646 b41 m

13 50 Créa Fonc. d'Algérie (non fib). 6S0.. 642.. 652 » Azote Norvégienne 297.. 297.. 296.. 295 30 » Est-Algçrien 688.. 690.. 30^ -Foncier de France. 810.. 815.. SOS.. 811.. 813.. 53 25 Bakou 716.. 714.. 713.. 710.. 711.. 15 50 Est, action de jouissance. 390. 390 V*1é>1ir* tHver* M!nt>* 15 » -Industriel 730.. 730.. 736 32 04 Provodnik. 584' 587.. 581.. 581.. '591.. 44 «Orléans 910.. 919 VaWUrS ÛÏVerSeS MltteS 45 » Société Marseillaise 970 970 -972 970 972 Raffineries d'Egypte ord 90.. 97 92 50 50 15 50 50 97 | «Ouest o00 500. Argentin Int. 5% 1905. 96 75 96 75 >. » Brakpan 75.. 75..

60 »Crédit Lyonnais 1514..1:'>15..1515..1512.. HiI3 privu 1C3 i0050 100.. 99 50 N.)30 ;?5 d1idi 545 545 5% Breail5')'lS95 1905 96 75 96 75 ritvnnfT, 75 75.

isSSSSïa: 28:: S:: 2S:: 8:: !8?:: M «S^ S:: S:: S:; :«:: 1 ^^Sê: S? a SSa | B-JBi^: SI ài^S^EEE^ H •••••'̃̃̃ J rri^nnTniiSiss- ̃ ̃ ̃'̃ 3k7.. ̃ r~ -gBiiBHiiTiiiBiîii _?°' 3%%(provde) 76 25 76.. 23 68 ord 473.. 47150 -!L! ̃ giiiiiMffigE'JSB'ggaBggsuiLJiLii^ n^, Minij ̃ ̃!̃̃̃̃> QM 4% or ». 98 40 97 75 3 55 Durban Roodepoort. 45 204 50 .!L! -~5 Banque Française 340 339 -340 MARCHÉS RTRÂNfiRRS ̃ 9840 9775 9 51EastRand 131.. 130 50 inn-i*\jrkEi& Et i nt\l\\JCi f\>J ^E!=!====!==;==:. 5% Espagne Intérieure 4% de) 78 60 77 S0 13 03 FerreiraDeep 127 50 127..

<11.1>4 4\ Chm4~% or 98 40 9775 355 Durban Roodepoort. 45.

_ft/r~f~E~~ C< t r~iH\J[C<r~ 5% Espsgnelntërieure4% 7860 -,7 80 13 03 FerreiraDeep. 12750 127..

ii_ i i, -1– t "il" ̃ ciMnffln 4% Mexicain5%, 52 80 Ul 90 Gold 258.. 256..

VALEURS Aujourd. '1 Clôture 1 l 1 clôt préo. Aujourd. 1VALEURS Clôt 1 1Aujourd. ,VALEURS 1. C~ût 1 Aujourd. 0% Mexicain5~ 35 15 1.\190 Gold. 258.. 256..

-"1*0*8 \S, VALEURS lffl>N- VALEURS 1 O,atpréc.l^^ VALEURS [«^[l^jffff VALEURS W, W. Uondre; j 3% ^^3^ 15 Geduld^ »» 85 50

-1111i 3% '1ransvaalien 3,'0" 94 tu 8 2(; Geldenhuis Deep 93 ..93

̃™»– o»«- i 3 5(. Generai Mining Finance Corp. 52 50 51 50

.1~11~ 51) General Mining Finance Corp. 52 50 51 50

Londres sérier l°T(rm 7<i6 r^if uew-York, 26 janvier ««« m "s/* Pa=iSo Pref. 93i/4 931/4 95 j | « »gjS;-]^iï(ï^ «g » | IS^ g g || Ignares, aa janvier Geduld 1 </16 1 7/^ LoSlIo&Sash" 2 143 1/4 151 Wabashpref 35. 34^8 46 101 76 Banque de l'Azoff-Don 1628 ..1635.. 1S 96 Golden Horse Shoe 108.. 107 50.

Geldcnhuis Doep. 3 5i'8 3 bil~~ C"IIMoney. 2 1/21 2 i'A .f. Loliisvillo&Nash. 1421/2 1 4' 1 4ibi. Wabashpref *35/3lii>8 46 110176 Banque de l'Azoff-Don 1628 tt¡:35.. 1896 Golden Horse Shoe 108 10750,

Consolidés Terme. 791/27911/16 GenoralMiningFinan 2' 3/32 2 l¡lt, GhangosrLondresvue 48/; 15 48605 .j, ManhattanElevated.. 137. 137.1. i~il Valley .i -7, 9 3i Ind~strielledu,J3:pon 22650 2:!650 880 Goldlielas. 149:. 14850

«Terme, g *li,16 MffllS f|| | S^.svuê 4 1 1^ "l "i -i. Sgji:: ^7 î f ÎSî î^ U^vk, 176 1^2 /2 177.) 9 84 -us^lled^^n 226 50 |6 50 gg Gold^s 149 148 50

Argentin1886. 103, --2 229.. 228 50. 5 œ Gold Mines Investment. 42.. 42

Arsont-n IJg. 103 ;). ̃ Jjgj ^.̃̃̃̃- | 11/32 »;gc^ e^^? 1 Ig 18 i" j ̃ffi ^âi: 34 3 4 34 i i » 3 4 An,, dCoppo, 63 3/8 63 3/4 65 1/2 ̃ 171 50 6 » GoldTrusU. | 50 9125 ̃VSSr i^- ^ySnSS^.f Va fi^At^on-Pr;f: .î^± 18iïïl ^1( ̃teB>rp»«b.?f^"Sié-Si4 A~nSK: Sîii ISii JSffltf»S£«: |^ 50 ijwgSJ^ ||0 éiiéô

5% 1907.. 100 Johannesburg Invest ,1 9/16 1 19/32 pref. 102. 1021;2 106 3/J Missouri Pacific,50 1/8'501''4 CottonOil., 581!4 i~ 58 i',4 11250 Carpet Oriental 380.. 381" 1420 Jagersfontein 21~ 50 21450

«are^ |i2 ^p^" ̃ [% f^ f National «o^r ".86 i£. 36 3^8 U»™ 40 3/8 40 3-4 ±i k 24 ^Sod-ElectHciié U 1 50 îlôlS^W. 25 39 o:

Chinois59-& 105.105 Jumpors. 2 1/8 2 118 Atlant:cCoasILine. 119, 1 îl~1', .1, le¡)ref 711/2 721/4 Smel&R., 77 58 78.¡, .1., 52'1 HelIelllqued'Electricité. iù4 50 104501 590 KIeinfontein. 55 ¡'450

Chu^B» 0a 0a Jumpers 2 1/8 21'8 £0^^ ~l'2~3/4i6934~-Y.r~tU~'110~ iii 1 ~1 SuBar R 115 1/2 114 3 27 General Motor Cabpréf, ord.. 65 75 65 50 8 28 Knigt'sGold 83 50 83 50 Egypte 3H% -95 12 95 1 2 Kleinfontein 2 5/32 2 5/32 Canadien Pacific 207 5/8.208 5 8 214 1/2 N.-ï Ontario «Wort. 415/8 413/4 48 -TeloSr.&Teleph 143 1,J2 144 » » def 31.. 30.. 7 51 Langl^gte ^tato ,a 25 ,o 50 &«¥""̃ iSiïé ^ij^-aagtaEstate.. j 15^16 2 15/ 10 Ch^o^o .g 1/8 | J4 8a 3/ Norfo^ostcrn 1 1 a 107.? £«$. 14 » 1-2 __8 ^1393.. î f? St^S: 1 50

~aHf'n' lOtl/S 101 1 Mm 7'2 1 7/32Ch!cam&A)ton.. 25. 25. pref 987/S 983/4 9T.Ca!umot&He6)a. ol2. nl0.<8 90 liarpener. i~.)..j.~j.. it,matnKeet. ~050

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Japonais4~ 91 ~~4 rl 3~4 Modderfontein 12 !f8 12 ~;8 GreatWestorn 2"~ 3~4 223(4 .NerthernP!leifle. 126 -i/8 118 3,:4 65 1/2 CensoI.Gasri¡~Y,City, *i5i111î~ïi ,)»Haut~~Tolga i. 67! 50 67! 9 48 MayConsolid~ted. ~l 5() 74

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