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Titre : Figaro : journal non politique

Éditeur : Figaro (Paris)

Date d'édition : 1910-12-09

Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributeur : Jouvin, Benoît. Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 09 décembre 1910

Description : 1910/12/09 (Numéro 343).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k289056s

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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S O MMAIEB

La Mode ABEL Bonnard. '•̃'

La Vie de Paris Un beau duel Maubice ̃Leodet.

Le prix Goncourt Louis CHEVREUSE. Incendie à l'Institut Pasteur de Garches: Régis Gignoux.

Ai' Etranger: Le Parlement turc. L'incident d'Agadir..

Dessin: «Par filspêcial» ALBERT GUILLAUME. L'engagement de l'Ouadaï.

La Chambre L'agriculture PAS-PERDUS. A l'Académie française Littérature et vertu André Beaunier.

Le professeur Dejéri ne Horace Bianchon. Le SAlon de l'Automobile 6° journée F.-R. Le Monde religieux 'La Cour de cassation et le droit du curé JULIEN DE Narpon. Gazette des tribunaux L'assassinat de l'astronome Georges Claretih.

Nouvelles diverses Le mari meurtrier. Acàdents de chemins de fer. L'escadre américaine en France. Collision aux manœuvres navales.

Les Théâtres .-Théâtre Antoine La Femme elle Pantin » Francis Chevassu. L'a Mode au théâtre Ghenya.

Feuilleton Eve de France Mmc HectorMalot.

LA MODE

L'hiver est peut-être la saison que les femmes préfèrent et c'est bien celle, assurément, qui les rehausse le mieux et qui le rend les plus précieuses. L'été faisait du monde entier un vaste trésor et montrait sur bien des objets un peu des qualités- qui sont en elles. L'hiver saccagé tout le reste, et s'arrêtant devant elles seules, il ressemble à ces bourrus de comédie qui brisent et dévastent tout, et se troublent brusquemont parce qu'il entre une jeune fille. L'hiver est la vraie saison de la mode, le temps où elle jouit de toutes ses ressources^ Le dénuement- des choses 'fait mieux ressortir ses richesses et ses artifices. Elle offre un spectacle bien divertissant. Comme en bien des cas, on résunie sous son nom des tentatives diverses et même opposées. Ses trouvailles semblent, parfois inspirées par le sentiment le plus fin; parfois, par une brusque sauvagerie. Le plus souvent elle est bizarre et imprévue. On dirait que les femmes, rompues à tous les exercices de l'art de plaire, veulent soudain, par un défi et une gageure, jouer la difficulté et, pour ainsi dire, être jolies sur la P0/4S>jî^4s,i&Oui, disent-elles, je coifferai cet ,ab\,sûr,cj& chapeau où roa tête s'enfonttT}eTTî'er»&armsserai do cette robe incommode; je. revêtirai ce manteau trop large. Et avec tout cela, je serai jolie. » Et elles gagnent leur pari. Non seulement, alors, on les admire, mais on est presque attendri en songeant au risque qu'elles-mêmes ont fait courir à leur beauté.

Les femmes ont l'extrême courtoisie 'd'assurer qu'elles se parent en pensant aux hommes; mais si c'est ce sentiment qui les engage d'abord dans l'immense tournoi des robes, il est bien vite oublié. Et si elles restent dans la joûte et brûlent d'y triompher, c'est pour faire sécher de dépit, les autres femmes. Elles se soucient bien moins de se gagner, par leurs toilettes, des admirateurs, que de.se faire des envieuses. Chacune veut montrer à ses rivales qu'elle peut consacrer au, culte de soi-méme.des ressources inépuisables. Elles obéissent à ce désir d'ostentation, à ce besoin de paraître qui est .lé sentiment le plus réel de notre temps et auquel tant de nos contemporains sacrifient leur bien-être même. Mais ici, par bonheur, tout finit moralement comme dans un conte. La vaniteuse est punie: La femme qui consacre à sa toilette des soins aussi excessifs, bien loin de se.faire valoir, en arrive à disparaître elle-même sous tout ce qui la surSes chapeaux sont si insignes qu'ils existent à eux tout seuls. Elle ne sert' plus qu'à les montrer, elle n'est plus que la servante de ses robes. Pour trop vouloir se signaler, elle s'est effacée. 11 en est ainsi .pour celles qui portent de trop beaux bijoux; c'est une grande imprudence, pour une femme qui n'est pas assez assurée d'être ellemême une personne très importante, de se mettre 'au cou un collier d'un prix inouï, car elle aura l'air, peut-être, de valoir trop peu en comparaison.

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II est impossible, de ne pas être touché de la soumission qu'apportent les femmes à. suivre les ordres de la mode. Ces décrets semblent parfois émaner de quelque despote insensé. Pourtant elles ne discutent pas.. Le minotaure inconnu leur demande le sacrifice de leur propre grâce, de leur gentillesse naturelle; elles obéissent. Mais accoutrées d'habits qui conviennent parfois à très peu d'entre elles,.elles font penser à ces soldats de la réserve .à, qui un chef impérieux a réparti des vêtements peu à leur mesure. Ceux-là en ressentent au moins une sorte de honte. Les femmes sont au comble du contentement. 11 entre", dans le désir qu'elles ont d être à la mode, deux sentiments aussi vifs mais presque contraires c'est le sentiment'd'imitation et le goût de la singularité. Il y a dans la mode un'perpétuel effort pour se tirer du commun, pour s'.en fermer- dans un groupe élu, pour fixer l'attention par un ajustement original. Mais, d'emprunt en emprunt, cet ajustement devient vulgaire et toutes les femmes à la fin sont pareilles, parce qu'elles se sont pris l'une à l'autre la même façon d être singulières. Alors il faut recommencer.

̃'̃ .̃̃̃•̃

Il y a sans doute beaucoup 'de couturiers experts dans leur art, mais les meilleurs, ne sont peut-être pas ceux dont on remarque le plus lés ouvrages.

Ici encore, en effet, nous voyons se marqAer une des tendances de notre temps: c'est le besoin qu'a chacun de passer au premier plan, de revendiquer tout le succès pour soi seul, sans se contenter d'y prendre part avec d'autres. Certains couturiers en arrivent ainsi à faire des robes si indépendantes de celles qui les portent qu'on les reconnaît trop aisément.'Leur but devrait être à l'opposé. Ils devraient mettre leur gloire à si bien aider la femme qui se fie à eux que tout le triomphe fût pour elle, et qu'on soupçonnât à peine que c'est à eux qu'il est dû. Mais il est beaucoup de femmes qui savent bien, à elles seules, se faire respecter par la mode et n'en admettre les bizarreries qu'assouplies et pour ainsi dire domptées. A travers tous ses changements, elles maintiennent leur caractère. Ainsi, peut-être, elles se signalent moins brusquement au premier abord; mais elles retiennent l'attention de ceux qui les ont regardées. Elles se servent de la mode sans s'y asservir. Et en s'effaçant un peu, elles se distinguent des autres d'une façon plus fière et plus sûre que par des accoutrements extraordinaires. Si les femmes songeaient vraiment à ce qui.peut les rendre plus jolies, comme elles seraient déjà loin de la mode! Et comme alors, justement, elles seraient -plus près de l'art.

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Cependant,» malgré ses folies, ne médisons point de la mode. C'est la dernière fête qui nous soit donnée. La toilette des femmes, parmi tout ce qui nous entoure, est le dernier refuge de la fantaisie, c'est le suprême carnaval. Quand on aura soufflé ce flambeau, le monde entier sera morne. Jadis il éclatait dune variété saine et gaie qui embellissait la vie et qui nourrissait les arts. Les Turcs, maintenant, se dépouillent de leurs beaux habits, les Japonais laissent tomber leurs robes suaves. Tous les humains, vêtus uniformément, semblent les élèves d'un pensionnat dont l'Ennui est le régent. Comme il faut remercier les femmes de ne pas s'être mises encore à cette modelà, de garder la leur! Tout le monde travaille et sert. Elles seules restent encore oisives et peuvent ainsi vivre un peu pour nous.

Les étrangetes mêmes de leurs toilettes, elles pourraient les justifier les changements de la mode ont un sens profond; les femmes en s'y prêtant obéissent à la loi imposée à qui veut plaire il faut se renouveler. « Regardez, nous disent-elles; Je ne suis'pas un seul être, mais plusieurs me voici princesse persane; puis j'apparaîtrai, en grecque antique, puisen sultane. Comment pourrait-on se fatiguer de moi? » C'est pour ne jamais lasser qu'elles appellent à leur secours tous les travestis de la mode. Et il est bien vrai que. pour retenir ceux qui les aiment un peu il faut qu'elles changent toujours, jusqu'à ce qu'elles aient trouvé celui qui leur demandera de rester toujours les mêmes. Abel Bonnard..

LA VIE DE PARIS'

VN BEAU DUEL

Un duel singulièrement vif et pittoresque a eu lieu hier, à midi, à la Grande-Roue, entre MM. Georges d'Esparbès, le brillant écrivain, conservateur du palais de Fontainebleau, et Ernest Gegout, le polémiste connu. M. Georges d'Esparbès faisait récemment rééditer son livre le Roi. Peu après il recevait une lettre de M. Gegout. Il la jugeait injurieuse et adressait deux de ses amis, MM. Carrey et Dufresne, à M. Gegout qui les mettait en relations avec MM. RouzierDorcières et Pierre Dalleré. Ces messieurs estimèrent une rencontre inévitable. Il est midi. Par un hasard qu'on peut qualifier de miraculeux, le soleil se montre un instant. Voici successivement M. Ernest Gégoîit, grand, l'air tout à fait juvénile malgré ses cheveux blancs, et M. Georges d'Esparbès, un peu ramassé sur lui-même, portant les cheveux sur le front comme d'habitude. Notre distingué confrère, Rouzier-Dorcières, est chargé de la direction du combat. Ce ne sera pas là tâche aisés. Avant le combat, il a recommandé à son client, M. Gegout, d'être calme; îl lui a rappelé que M. Georges d'Esparbès est marié et père de cinq enfants et M. Gegout a répondu « Tu peux compter sur moi, d'ailleurs tu vas voir. » Les deux adversaires sont maintenant en présence sur la piste sablée de la GrandeRoue. Au commandement « Allez, messieurs », MM. Gegout et Georges d'Esparbès marchent ou plutôt courent l'un sur l'autre. Les voilà coquille contre coquille. Le courage seul dirige leurs épées aucune science de l'escrime, aucune sensation du fer. Ils vont comme des batteurs de blé. Les épées dépassent l'entre-jambes ou les têtes, les lames sifflent derrière les oreilles. M. Rouzier-Dorcières saute entre les deux adversaires et d'un coup violent les dégage. M. Georges d'Esparbès a son pantalon traversé à hauteur de la moitié de la cuisse mais la chair est indemne. Les adversaires sont de nouveau en présence. C'est toujours la première reprise. Dans cet engagement, ce sont des battements violents, des coups de coquille sur la poitrine de l'adversaire, des plongeons de lames vers le sol qui amènent le directeur du combat à recevoir lui-même de M. d'Esparbès un vigoureux coup de fouet sur les pectoraux, ce qui ne l'empêche pas d'ailleurs de sauter dans les armes et d'écarter- cette fois-ci définitivement les deux combattants.

M. Georges d'Esparbès vient de se faire estafiler la main sur une longueur de quatre centimètres. Son médecin: l'examine, mais M. d'Esparbès se dérobe et revenant vers le directeur du combat

je veux continuer, je veux continuer. M. Rouzier-Dorcières, très ému devant les responsabilités qu'il encourt, prend à part les deux témoins de M. d'Esparbés, et leur demande s'ils veulent continuer. Car, d'après le procès-verbal, c'est aux témoins du blessé de

décider' si le duel doit être arrêté dit n.oT;» MM. Carrey et Dufiresne répondent « Nous continuons. »

Les adversaires sont donc remis en garde, c'estda seconde reprise.

Il ne nous a pas été donné encore de voir un débat d'épée aussi féroce. M. Ernest Gegout, en tombant en garde, se met à. pousser des cris, et avec une telle rage, qu'immédiatement M. Georges d'Esparbès, animé de la même ardeur, lui répond sur le même ton. Les deux adversaires, tout en froissant le fer, s'invectivent de telle façon que le directeur du combat leur crie

Silence messieurs. Encore une fois, personne n'a le droit de hurler sur le terrain. M. Gegout voit un des plis de sa chemise traversé de part en part. M. Rouzier-Doreiéres le croit atteint à la poitrine et arrête le combat. M. Gegout est indemne. Le combat reprend. L'acharnement est à ce moment à son comble. Le directeur du combat, par deux fois, sépare violemment les combattants qui se trouvent à un mètre l'un de l'autre, et se fourragent littéralement. L'épée de M. Gegout, tout à coup, pénétre dans l'épaule droite de M. Georges d'Esparbès. M. Rouzier-Dorciéres crie «Halte », se jette entre les deux adversaires et d'un coup de canne fiche les épées en terre. M. d'Esparbès proteste: Ce n'est rien, dit-il, je veux continuer.. Le directeur du combat, avec brusquerie, crie à ses témoins

Messieurs, emmenez .M, d.'Esparbè,s, mettez-le en observation devant son médecin. Comme M. Gegout s'agite également de son côté.

Emmenez aussi M. Gegout. Il n'a rien à dire.

Et M. Pierre Dalleré entraîne son client.. Quelques minutes se passent. Les témoins de M. d'Esparbès déclarent que leur client est hors de combat. C'est donc fini. C'est alors que M. Ernest Gegout, bousculant les personnes qui entourent M. d'Esparbès et les médecins qui s'apprêtent à faire les pansements nécessités par ses deux blessures, s'avance et dit à son adversaire

Eh bien, mon vieux, je suis bien content de te revoir. Je te serre la main. Allons, tends-moi la tienne.

Et d'Esparbès,'en agitant cette main, qui a écrit la Guerre en dentelles, répond Et moi aussi, mon vieux, comment vas-tu?

Tout est bien qui finit bien. Mais l'alarme fut chaude. Ajoutons que les blessures de M. Georges, d'Esparbès sont sans gravité et que M. Rouzier-Dorcières ne se ressent plus de son coup de fouet.

Cet incident d'un directeur de combat, atteint par un des adversaires, est une nouveauté sensationnelle, qui ne se reproduira plus, sou-

haitons-le.

liaurice Leu&et.

Echos

la Tempe rature

Hier, à Paris, pluie toute la journée la ville est sale, boueuse; qui se risque dans la rue, s'enlise,; et cela se passe sous un ciel bas et sombre, avec une atmosphère humide et froide.

La température se relève sur la région. A sept heures du matin, le thermomètre marquait 8° au-dessus de zéro et 120 l'après-midi. La pression barométrique, qui décroît assez rapidement, accusait à midi, 743""11 7. Une grande dépression envahit l'ouest de l'Europe on notait hier matin 735mm à Brest et 742""™ à Biarritz.

Des pluies sont tombées à Nantes, à Brest, à Bordeaux et à Toulon. Sur nos côtes de l'Océan, la mer est très grosse.

Départements, le matin. Au-dessus de \èro 2° à Nancy, 40 à Belfort, 6° à Dunkerque et à Charleville, 7° à Boulogne, à Clermont, à Besançon et à Lyon, 8° à Nantes et au Mans, 90 à, Cherbourg, à Bordeaux, à Limoges et. à Toulouse, io° à Lorient, à l'île d'Aix, à Rochefort et à Ouessant. ii° à Brest, 120 à Cet^e, 130 à Marseille, 170 à Biarritz, 190 à Alger. En France, la température va rester assez élevée des pluies sont probables.

(La température du 8 décembre 1909 était, à, Paris 40 au-dessus de zéro le matin, et 70 l'après-midi. Baromètre 748mm; le ciel très couvert.)

Du New York Herald

A New-York Temps beau. Température maxima, o°S; minima, 5°5. Vent ouest. A Londres Pluie. Température maxima, 11°; minima, 8°. Baromètre 73811"11. Vent sud-est.

A Berlin Temps' beau. Température (à midi) 9»»

Les Courses

Aujourd'hui, à, 1 heure 15, Courses à Saint-Ouen. -r- Gagnants du Figaro Prix de VOrnain Tiphaine; Sapho V. Prix dit Donon Romarin II Merry Knight. Prix du Perthois Reporter; Vse Victis. Prix des Vosges Le Rendez Vous Carpe Diem.

Prix du Barrois Mon Cauchois; Pelléas. Prix dit Ci er montais Merry Knight; Tileing.

-=:¡oc:

A Travers Paris

Le baron Edmond de Rothschild, à l'occasion du mariage de sa fille, vient de faire remettre au préfet de la Seine une somme de cinquante mille francs pour être distribuée, par les soins des bureaux de bienfaisance, le 15 décembre prochain, jour du mariage, aux familles les plus nécessiteuses de chaque arrondissement, de Paris.

Ranavalo chez les poupées.

Avant de quitter Paris, la petite reine Ranavalo est allée visiter hier le musée des poupées, que Mlle Kœnig,- inspectrice générale de l'enseignement, vient d'enrichir de quelques sujets nouveaux, hovas, malgaches et betsiléos en costumes nationaux, envoyés par les écoles professionnelles et divers amateurs de Tananarive, Tamatave et Fianaratnsoa.

Cette visite l'a vivement intéressée, et elle a promis Mlle Kœnig de lui, don-

$ev, comme souvenir et comme étrenhes, pour tenir compagnie à ses malgaches, quelques types d'Algériens et de Kabyles, qu'elle fera habiller ouhabillera elle-même dans sa villa de Mustapha. Ranavalo, après un séjour de cinq mois en France,. repartira la semaine prochaine pour Alger.

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Nous avons annoncé que le gouvernement autrichien avait décidé d'envoyer comme ambassadeur à Paris le comte Nicolas Szechen de Témérin, ambassadeur d'Autriche-Hongrie près le Vatican. Le gouvernement français, pressenti selon 1 habitude, sur le choix de ce diplomate vient de donner son agrément. Le comte Széchen, Hongrois d'origine, est le fils de l'ancien chef du parti conservateur avant le compromis de 1867 et qui devint, par la suite, grand maréchal de la Cour. Il fut, au début même de sa carrière diplomatique, attaché à l'ambassade de Paris. Avant d'être nommé ambassadeur près le SaintSiège, il avait été chef de section au ministère des affaires étrangères. Il n'est âgé que de cinquante-trois ans. Sa femme, une charmante Hongroise, née comtesse Mikes, fut une dame d'honneur de l'impératrice Elisabeth. Au sujet du prix de 100,000 francs qui sera, après un concoursdont nous avons donné hier les conditions, attribué au meilleur appareil de sauvetage des sousmarins, le ministère de la marine fait connaître que c'est « une Française » qui a eu la pensée de cette magnifique et anonyme générosité.

C'est au lendemain de la catastrophe du Pluviôse que cette somme fut spontanément offerte pour activer la solution du problème des sous-marins. La nécessité de mettre au point les conditions du concours a seule retardé l'annonce de cette offre patriotique.

On devinera sans peine quelle est la généreuse « Française » dont il s'agit. Cette femme d'un grand cœur a accoutumé le pays à employer pour les buts les plus nobles son immense fortune, et menant la vie la plus retirée et la plus modeste, elle se plaît à répandre ses bienfaits en voulant qu'on taise son nom. Mais, tout bas, chacun la vénère et la remercie.

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Comme ils écrivent.

Que, pour décrire congrûment par le détail une invention ou une technique nouvelle, il soit parfois licite d'user 'Cuoe terminologie- spéciale, on ne le niera point. Il y faut cependant de la mesure. Et il y a, comme on dit, la manière. C'est ce que peut-être, au sujet de la représentation proportionnelle, oublia tout à fait M. Aubriot, député de Paris. Car cet honorable législateur, s'adressant par lettre au président du Conseil, vient de se révéler comme un imprudent amateur de néologisme. Au nom de la majorité proportionnante de la commission du suffrage universel, ne requiert-il pas M. Briand, fort poliment du reste, d'exposer son sentiment, entre autres choses 1° Sur la faculté de panachage 2° Sur le couplement des départements 3" Sur l'utilisation des restes Et c'est là s'exprimer d'étrange sorte.

« Tu pratiqueras curieusement, disait Ronsard aux jeunes poètes, les artisans de tous mestiers, et de là tireras maintes belles et vives comparaisons, avec les noms propres des mestiers pour enrichir ton œuvre. » Que n'eut-il pas dit, s'il eût connu la langue parlementaire?

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L'industrie allemande a, ces deux dernières années, fait un effort considérable pour nous ravir le marché automobile russe; et ce n'est pas sans inquiétude que nous avions enregistré l'activité qu'elle déployait.

La préférence qu'une importante compagnie, la Société- russe des taxi-moteurs, vient d'accorder à une de nos grandes marques nationales est, en la circonstance, réconfortante et aussi un précieux hommage rendu à la supériorité de la fabrication française. La maison Charron Ltd vient en effet de recevoir la commande pour Saint-Pétersbourg de 500 châssis du type de ceux qui roulent à Paris, à Londres, à Bruxelles et à Vienne.

-4\<1:

La voiture qu'il convient d'aller voir aujourd'hui et demain, et tous les jours, au Salon de l'Automobile est la 6-cylindres Rôchet-Schneider.

Aujourd'hui vendredi est le jour chic du Salon c'est donc celui de voir les voitures vraiment chic.

Les Rochet-Schneider ne sont pas, au surplus, que d'une présentation séduisante voitures éprouvées sur la route et dans la montagne, elles sont souples, ont du cœur et de l'endurance.

L'œil électrique. v

On signale de Saint-Pétersbourg une découverte qui semble émaner d'un livre de J, Verne ou de Robida. Le professeur Rosing, de l'Institut technologique, a inventé un appareil qu'on pourrait appeler l'œil électrique, et qui permet de voir à distance tous les objets qui sont dans le rayon de cet instrument. Par exemple; un chef d'industrie pourra,, de son bureau, se rendre compte de ce'qui se passe dans chacun de ses ateliers. Le fond de la mer deviendra visible, etc., etc. On attend avec curiosité des précisions sur une telle découverte. _&ikOC>

~ôc~-o-

Le maître animalier Victor Peter a terminé hier une plaquette que lui avait demandée la Société cynégétique du Bas-Poitou un jeton de séance qui porte au revers un groupe des plus beaux chiens de race française.

Cette plaquette passera par les presses

officielles du quai Conti et le premier exemplaire en sera offert à la Bibliothèque nationale, où il sera classé à la suite des collections des rois veneurs Henri II, Henri III, Louis XIII, Louis XV et Charles X. ̃ ̃

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Un souvenir de Mme Marneffe. Paris ne se consolerait pas de voir disparaître cette, boutique si pittoresque du faubourg Saint-Honoré, près de la rue Boissy-d'Anglas, qui a gardé depuis plus d'un siècle sa devanture aux,Renommées, aux couronnes et aux fléchettes, et qu'a décrite Balzàc. ̃ Après le gantier à la mode qui fournissait les héros et les héroïnes de la Comédie humaine, un pharmacien s'y était installé, puis un antiquaire. Ce dernier va céder la place à un nouvel occupant.

Un acte de vandalisme est-il à craindre ? Nous en avons pris souci. On nous a répondu que la propriétaire de cet immeuble, construit sous Louis XV, entendait que sa silhouette fût respectée.

Pline attribuait à l'anis ie double pouvoir de faire dormir et de donner la jeunesse au visage. Cette antique opinion est, d'ailleurs, corroborée par la science médicale moderne. Voilà qui va réjouir nos élégantes, dont l'anisette est la liqueur.favorite, et il se trouve qu'offrir l'anisette superfine de Marie Brizard et Roger aux jolies femmes va devenir, au moment du Jour de l'an, un cadeau utile, assuré d'être toujours très bien accueilli.

Le couronnement de Georges V. Les Anglais préparent des fêtes magnifiques pour le couronnement, en juin, de leur Roi. Le célèbre rendez-vous des Londonniens, Earls' Court, engage déjà dans le monde entier les attractions les plus inédites. Et il faut dire tout de suite aux myriades de Parisiens qui iront à Londres à cette occasion que M. Calvin Brown, le directeur d'Earls' Court et aussi de notre fameuse «Magique Cité », quai d'Orsay, offrira à tous les abonnés de cette dernière Cité l'entrée gratuite dans son vaste Park pendant tout leur séjour à Londres. Nulle entente ne peut être plus cordiale.

Les après-midi mondains.

On entend souvent cet axiome, dans les salons:

Mais, chère, toutes les élégantes sont à -ces brillants « afternoon tea », nlêm'ereeîîES.qui. n«. patinent point. C'est le vrai rendez-vous de la fashion parisienne.

Il s'agit, bien entendu, des aprèsmidi de l'American RinU Saint-Didier, de la Société immobilière et sportive, à laquelle nous devons déjà les élégants Tennies voisins'du Rink.

Saint-Didier, trois séances par jour, à dix heures et demie (débutantes), à trois heures (familles) etàneuf heures (grand orchestre, bowlings, etc., etc.).

Les eaux d'Enghien réunissent les deux conditions requises pour les eaux destinées à être consommées loin de la source richesse des principes.sulfureux, température peu élevée à la sortie des sources.

Aussi leur conservation est-elle parfaite, d'autant qu'un embouteillage très minutieux et très soigné contribue à cette conservation.

Nouvelles à la Main

Elles causent ̃

Est-ce vrai ce qu'on dit d'elle? Enfin c'est un bruit qui court partout.

Alors, il est tout naturel qu'il transpire.

On vient de creuser huit tranchées qui obstruent entièrement le bas du boulevard Malesherbes.

C'est pour les égouts? le gaz? le Métro?

Non, c'est toiit.simplement en prévision de la circulation intense qui se produit pendant les dernières semaines de décembre.

Sur un album:

Démocratie. c'est le nom qu'on donne au peuple quand on a besoin de lui. Le Masque de Fer.

Le Prix Goncourt

MM. Léon Hennique, Octave Mirbeau, Rosny, Paul Margueritte, Bourges, Descaves, Daudet, et la dernière élue, Mme Judith Gauthier,/éunis hier soir au café de Paris, ont décerné pour la huitième fois leur prix annuel.

Aux deux premiers tours de scrutin,, les voix se sont partagées entre Mmes Marguerite Audoux, Colette Willy, MM. G. Apollinaire, Pergaud, Roupnel et Poinsot.

Au troisième tour, par G voix contre 4 à M. Gaston Roupnel, les Dix ont attribué leur prix à M. Louis Pergaud, pour son livre De Goupil à Margot. M. Louis Pergaud, né aux environs de Besançon et âgé de vingt-huit ans, a naturellement débuté par deux petits volumes de poésies que publia la revue littéraire/e Beffroi.

D'abord instituteur dans le Doubs, il entra ensuite à la Compagnie des eaux, puis revint à l'enseignement. Il faisait la classe, dernièrement encore, aux petits écoliers de La Place, près d'Arcueil. Il est, aujourd'hui, à Maisons-Alfort. Ce sont des « histoires de bêtes » que raconte De Goupil à Margot, aventures presque toujours tragiques du renard Goupil et du chien Miraut; de la

fouine Fuseline et du busard du lièvre Roussard et de l'écureuil Gerriot; de' la grenouille Rana, et; d'un© couleuvre de Margot la pie, enfin, domestiquée et rendue alcoolique par un cabaretisr de village et par sa clientèle grossière. A une observation patiente et à une, connaissance remarquable de ce que, Théophile Gautier appelait « la nature chez elle », M. Louis Pergaud allie une imagination vive et charmante. Tous ses, récits invitent l'illustrateur à des intér- prétations en marge. On peut seulement regretter qu'une forme souvent replier- chée et trop laborieuse ne convienne- pas toujours aux histoires simples où se complaît l'auteur. Il en résulte une lé-, gère discordance que celui-ci, plus maître de soi, corrigera certainement. ̃ Son concurrent, M. Gaston Roupnel, professeur au -lycée de Dijon, a étudié, lui, dans Nôno, les mœurs d'un vigneron. bourguignon, d'un paysan de la Côte, que l'ivresse console de ses malheurs conjugaux.

Notre collaborateur Marcel Ballot a dit, lundi dernier, les mérites de ce livre âpre et fort, curieuse alternative de réalisme et de coups d'aile dépêtrant le roman de son terre à terre et d'un patois que rend parfois fatigant la loquacité de Nono.

La double candidature de MM. Pergàud.et Roùpnel. donnait à l'Académie Goncourt le choix entre l'enseignement primaire et l'enseignement secondaire C'est pour le.primaire qu'elle a opté. Louis Chevreuse.

L'Heure présente Hier, en écoutant Crainquebille, cette satire d'un effet scénique si puissant, malgré sa finesse et sa sobriété, je son- geais, non sans amusement, à ce que le monde des coulisses appelle avec respect les exigences du théâtre.

L'une d'entre elles, en particulier, me revenait à l'esprit celle qu'on désigne sous le nom de« grossissement théâtral». Constater chez un auteur le grossissement théâtral ne constitue jamais un blâme. C'est en général une excuse et parfois même un compliment. Car, en pratiquant l'outrance ou la déformation, l'auteur manque peut-être à la vérité. Mais il observe les lois du théâtre. Et chacun sa^t que tout est là.

Exemples un personnage accu,muler;i brusquement les actes les plus.afWtriîiijes et les plus illogiques .grossissement s.ce- nique. D'autres s abandonneront sans vergogne à des farces d'estaminet ou à des' violences d'apache encore le nécessaire grossissement. D'autres, en pleine scène de passion, au lieu des phrases hachées d'usage, s'octroieront mutuellement des répliques de cinquante lignes l'une toujours l'indispensable grossissement. De sorte qu'avec ce mot magique, il n'est pas de faute contre la vérité, la me- t sure, le bon goût dont un auteur ne puisse tirer gloire.

Au contraire, celui qui, par scrupule d'art, s'interdit ces petites tricheries, se voit rapidement contester toute espèce de don dramatique. Car au théâtre telle est" la règle, il ne s'agit pas de faire vrai, il s'agit, avant tout, de faire gros.

Par bonheur, ce principe absolu reçoit, de temps à autre, de retentissants camouflets. Pour le réduire en poudre, il suffit souvent d'un bel ouvrage qui le contredise, d'une pièce comme Crainquebille, bref, d'un chef-d'œuvre que signe un maître. Vous ou Moi, >

Incendie à l'Institut Pasteur DE OA.MCSJES

On apprit hier, en dernière heure, qu'un incendie s'était déclaré dans l'Institut Pasteur de Garches, et cette nouvelle causa une profonde émotion. Les réserves de sérum avaient-elles été atteintes ? En dehors de la perte d'argent qu'un tel sinistre occasionnait, comment pourrait-on réunir à nouveau un approvisionnement de cette importance, et exigeant autant de soin dans sa préparation ? Dès le jour, le docteur Martin quittait en automobile la rue Dutot et se rendait à Garches il en revenait à dix heures avec des nouvelles moins graves, Les glacières avaient résisté ou n'avaient pas été atteintes. La promptitude des secours organisés dans la commune avait assuré aux malades leurs chances de guérison.

Dans l'après-midi, en allant à Garches, on devinait, au visage des rares habitants rencontrés, malgré la pluie, le long des routes que les effets de l'incendie n'avaient pas été trop funestes. Ces braves gens étaient heureux d'avoir contribué à la protection et au salut d'une maison qui représente pour eux, très simplement et très profondément, le temple de la « Nouvelle Idole ». Et ils indiquaient aux automobilistes le. chemin à suivre comme des voisins sont heureux de vous donner de bonnes nouvelles d'un illustre malade.

Si l'on descend à Garches par le coteau de Saint-Cloud, l'Institut Pasteur est ira peu à droite du village, qu'il rejoint par sa longue muraille recouverte d'une chenille de mousse. Mais les Parisiens qui pratiquent la ligne de Marly à leurs dimanches d'été connaissent surtout la vaste pelouse, les bouquets d'arbres et la petite tour dormante que l'on découvre du chemin de fer.

S'installant dans la propriété domaniale qui fut le château de Villeneuvel'Etang, pour le repos de l'impératrice, les savants n'ont pas modifié cette retraite declair silence et de fraîcheur. Ils ont simplement ajouté à côté delà vieille


maison, une immense écurie circulaire, qui loge actuellement 180 chevaux, sujets d'expériences, et-8,000- cobayes, des- nourrissons 1

L'incendie, maigre sa violence, n'a pas causé de pertes irréparables, grâce à la promptitude des secours; il se déclara vers onze heures. M. Pernin, chef du personnel, apercevant les premières flammes qui s'échappaient des laboratoires et des chambres où sont les réserves,, appela AJ, Barbier, assistant du directeur, M. Prévost. M. Barbier logeait dans deux petites chambrettes au-dessous du foyerde l'incendie. Ils'empara de livres précieux et courut donnerTàlarme. Avec une rapidité exemplaire les pompiers dé Garches arrivèrent. En-même temps, et de son initiative, le chef de gare, voyant les flammes, télégraphia à vaucresson dont les sapeurs aecourbrent. Le receveur de la poste s'empressait également de télégraphier à l'Etat-major des pompiers de Paris. Mais lorsque ceux-ci furent sur les lieux les huit pompes à bras avaient circonscrit et dominé le feu sous la direction du lieutenant des pompiers de Garches, M. Larlat. Tout danger g-rave était écarté.

Tandis 'que M. Prévost faisait établir par la gçfrdarmerie l'étendue des dégâts, et recherchait1 lès causes de l'incendie un court-circuit, sans doute en attendant les inspecteurs des assurances, son très distingué assistant M. Barbier nous permit de monter jusqu'aux laboratoires détruits par les flammes. A travers les poutres noircies et les plâtras, on distinguait les caisses de sérums décomposés, presque solidifiés par la chaleur. Des 'cfèïvtaines de petits flacons aux capsules, d'étain marquées du cachet rougel.P. restaiententassés dans un coin. A travers deux autres pièces désormais à ciel ouvert, des taches noires ou gluantes rappelaient les bouchons de caoutchouc, .les balles de coton qui formaientl'approvisionnement de l'Institut. On ne pouvait, avant les constatations des assurances vériffiërdans quelles conditions les glacièreç qui renferment pour plus d'un millFtcn*tfé" sérum avaient pu résister à la clïàiéïïr ou à la pression des poutres effondrées. Par une porte ouverte, on aperfiêxayt seulement des grands pannéau$;:aux étiquettes intactes: diphtérie, méningite, peste.

Tatt.que cet examen ne sera pas fait, on peut; -espérer que les pertes se limiterontàsîai-tjoiture, aux greniers du bâtiment prin#j$,i|l et aux deux laboratoires. Mais l'unjiîftsjlaboratQires, le plus grand, venait à^petaed "être installé. Quede temps précieux sera perdu à le reconstruire Par benheur, la chambre dans laquelle mourut ^Pa&t&ur, n'a pas souffert de l'incendient; «aùf un accident survenu à un « sauveteur» qui. n'était pas tout à fait maîti$ de son sang-froid, il n'y a pas eu de bjêss/'S.-

Pas-un- animal, non plus, ne fut atteint.; Les chevaux dont l'écurie se .trouvait au-dessous du bâtiment en flânâmes furent mêlés à ceux qui demeurât; immobiles dans la grande écurie, -e^m me s'ils avaient une obscure conscience; du rôle qu'ils remplissent dans leur mystérieuse villégiature. C'est le spectacle réconfortant qu'on emporte d'ui*#iv1,êitè:à l'Institut Pasteur incendié. Lorsiftftïiîë§ assurances l'auront indemnisé3'^ ipB'^fférfes et' Torsçjùe lès 'répar'à;

tions^'ilurQn.CéM fftftfes,; le plus promplè-

menj^silble, le merveilleux labeur qui n'estais interrompu reprendra plus intensément. Chacun des 180 chevaux qui attendent'le frisson de l'injection ou de la sai^tïée' porte eri lui les forces contradictoîr'ç%è qûi: combattront la mort. Autour; 'âù "l'écurie, prospérant à la chaleur aniniaïè,;dè leurs gros voisins, les huit t mille, çûbayes font de joyeux repas de giro.h^itis, en chantant des « cui-cui » joyeux, comme s'ils étaient des petits oiseaux du^mois de mai.

Régis Gignoux.

LES CRÉATEURS DE LA MODE »

.~CO(~, ,~J ~a~oa..

L,~A~btrhndéS Créateurs de la 3/ocfe n, deséïjhf'gldocumeïïfs de Juïigbhith, texte de Bqiipr-Mîièç, est paru.

Lés souscriptions sont reçues au FIGARO. PtI$ 80 francs l'exemplaire.

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Pvm* les bibliophiles, il a été fait un tira~ff0,%pficjal ainsi justifié 55 exemplaires sur ̃$$$!)) au prix de 1S0 francs; et 120 exemplaires sur vélin d'Arches, au .prix de ?9 '~ra~cs. Ces e.iemplair~s de Irr.re porffiopt imprimé le nom du souscripteur.

h~A<>nè1e ~:r3, Wiffe

-SALùtiê ̃.

firand dîner, mercredi; chez le général et la-iCOmtesse Nostitz, suivi de cotillon et d'unïg-ouper par petites tables.

Parmi les invités

LL. AA. IL le grand-duo Boris de Russùe, le duc Ge^Vgéde LeùcBtenberg et le duc Alexandre KJpîiliiauciitenberg, duc. duchesse et Mlle de Mornjv jnarquis ,-efc marquise cJ'Arsen.son, corn-tosse du Bourg de Bozas, comte de C'astellane, comte d'Heursel; M. et Mme Georges Hersent, comta>"<le-i;Talleyrand-Përigord, M. A. de Fouquièr4s, bnconna y. de Rothschild; M. et Mme Joan'dc "Reszké, U. Georges Brochetïn, M. et Mme- iierry-Bèlmoht, M. de Magnan, comte de Brémontd'ATs, comte de Sedaao, M. de Skrzynski, M. OHs, comte et comtesse Orloff-Davidotî, baronne, d-é R&msïiv,- M- et Mme Soldatenkoff, Mme "de Séribrialioff, Mme de Flotow, M. 'et Mme 'cre':ÏJeistegui, M. de Hitroff, Mme Charles CarrMl-, jîrlncô de Fiirstenberg, marquise de Charstta:. Ufa.a Barrachin, prince et princesse GortcJwikqrT, M. J. Leishmann, Mme de Mouravien"i'1\I.et'Mme Nekluaofï; baron Schilling, M. iAiïiïrohe-d'Azay, comtesse de Rougernont, comtôt-'èt vcomtesse de Sonis, comte de Tracy,, roarquiR.d,*} La Tçiw, marquis de La Gandara, M nie "pi" Mlle Xantho, baron de Ritter, M- 'Normand -Whitehousé,' M. Bridgman, comte do La Rjochétfantin, M. Winthrop, M. Brug-ière< Mme ot Mllo.tîiÈ Sinifer, :Mme et Mlle Friedlander-Fuld, baron^e.,et Mlle.de. Huehné, etc., etc.

Le cotillon était mené par M. A. de Fouquières et la comtesse Nostitz et par le comte de %$ajK> et Mlle picole Xantho,

--ti»fB"âronnè Edmond de Rothschild don.nera'^neré'ception le lundi 12 courant, à quatre flrètyrîç'é et demie, à l'occasion de la signature "*dii contrat de mariage de sa fille, Mlle MyriàHï dé: Rothschild, 'avec le baron Albert de ©ol<î§ehmidt. î

'it Mme Jean de R'eszké ont donné une soirég!,|ntjme' en l'honneur de S. A. I. le grandduc 3$tis de Russie.

.'̃'JMti'er élégant offert hier à la colonie dan0fee;?-d-ans les salons de la légation de Darfjsïfiîtrk; par le comte Reventlow. Parmi les ïftVitos ̃̃̃.̃

Le''jr.emit»r secrétaire de la légation et Mme de ScRvefrniè,' le -vice-consul do Danemark et Mme KngeMted, docteur et Mme de Christonas, la cãpitaine et Mme Wilhelmi, M. et Mme J.-F. Jones, 'M. et Mme Boberg, M. et Mme Rémusat, etc., etc.

M. et Mme Paul Franz-Namur ne recevront pas cet hiver, en raison du deuil cruel qui vient de les frapper en la personne de leur sœur et belle-sœur, Mme Hugues Malenfer.

RENSEIGNEMENTS MONDAINS

S. Exc. M. Geoffra)r, ambassadeur de e France en Espagne, quitte Paris dimanche avec sa famille, pour Madrid.

A la suite du Congrès des hôteliers qui vient d'avoir lieu à Londres, une grande ré-1ception a été organisée par leurs; collègues parisiens en l'honneur des hôteliers autrichiens.

Environ cent cinquante personnes s'étaient rendues à l'appel des organisateurs, qui avaient choisi l'Elysée-Palace pour .cette petite fête extrêmement réussie et où là-plus^ grande cordialité 'n'a cessé de régner. La salle était merveilleusement décoré» et fleurie aux couleurs françaises et autrichiennes, et un somptueux buffet a valu à M. Ronacher les compliments les plus chaleureux de ses collègues, dont la compétencedpnnait plus de prix à ces éloges.

Parmi les dernières arrivées à l'hôtel Meurice, citons

Lord et lady Ashby St. Lidgers, marquis et marquise de Morra, prince et princesse Pio de Savoie, marquise de Almonarid, lord et lady Herbert Scott, marquis A. Citterio, duc de' Villarosa, lady Gore, marquise de Valdeolmos, etc., etc.

La section de Londres de la Ligue ma'ritime des,Etats-Unis donnera une réception n et un bal au Savoy Hôtel, lundi 19 décembre, en l'honneur de l'amiral Vreeland, de l-'àmiral Howard et des officiers de la seconde 'et quatrième divisions de la flotte des EtatsUnis. ̃•̃̃̃'̃' "->-•'

CERCLES

Au Cercle militaire, la Société francojaponaise a donné hier un grand déjeuner en l'honneur de S. Exc. M. Massana Maéda, membre de la Chambre des pairs, ancien commissaire général du Japon à l'Exposition universelle de Paris, 1878.

Au nombre des convives t

S. Exc. le baron Kurino, ambassadeur du Japon; MM. Bertin, membre de l'Institut, président de la. Société; le vice-amiral Fournier;' Adatci. ministre-conseiller do l'ambassade du Japon le général Lebon, Tisserand, lo.comman* dant Matsumara, attaché naval de l'ambassade du Japon; le colonel Watanahé, attaché militaire Chevreau-Rameau, Kleczowskr, ministres plénipotentiaires: Archambeau, Banneau, Chevalier, Edouard Clavery, Dufouj'manteJle.-Doguy, Kagawa, le recteur Le Golf, Lefeuve, Charles Leroux, R.-G. Lévy, Makino, conseiller à ta. Cour de cassation du Japon; 'fezulsa, procureur général Miyamoto, Morita, E. Olivier, SaltareJ, Sax, Souwa, etc., etc.

Au dessert M, Bertin a porté un toast en l'honneur de S. Exe. M. Maéda qui a répondu en évoquant les souvenirs de ses différents séjours dans notre pays, où il.estvénu pour la première fois en 1867 et où, dès l'abord, il apprit,; a-t-il dit, 4 connaître la gran-.deur et la générosité des idées de la .France. Il a ensuite levé son verre en exprimant des voeux pour la prospérité et le développement des relations commerciales entre les deux pays. _.̃ •̃̃•̃̃-

MARIAGES

L'abbé Aies a béni hier à, midi, en l'église Saint-Pierre de Çhaillot, le mariage du baron Dubreton, ancien officier de cavalerie, arrière-petit-fils du lieutenant-général baron Dubreton, pair de France, et fils du baron Dubreton et de la baronne née de Montgomery, tous deux décédés, avec .Mlle Marguerite Deligny d'Alosno, fille du comte et de la comtesse Deligny d'Alosno.

La mariée est entrée à l'église au bras de son père; le marié donnait le bras à sa tante, la baronne G. Dubreton.

Venaient ensuite dans le cortège •̃̃ ̃̃"̃•'̃̃ ̃'̃̃̃

Le .général çpiï>te ^>vBpiey et W CôttitoSSft Çé'

Chancerek le baron Louis Dubreton et lft.baronrie Maurice do Crépy; le baron de Crépy et'.Mme Henry Qeligny; M. Chancerel et Mme Gaiffe; M. Henry Deligny et Mme Hubert Deligny; M. Hubert Delignv et Mme Féline,- le baron G. Dubreton et Mlle *S. Deligny; le"baron J. Dubreton et Mile Chancerel,

Les témoins étaient, pour le marié le ba-. ron Louis Dubreton, son frère, et le comte de FranqueviHe, membre de l'Institut, son cousin pour la mariée le général comte de Briey et le baron Maurice de Crépy, son beaufrère.

La quête a été faite par Mlles Renée de Crépy; Marcelle Deligny, Charlotte de Franquevîlle et Christine Zangarussiano, qu'accompagnaient le comte R. d'Auteroche, le baron A. de Crépy, M"M, Gérard Darcy et Guy Zangarussiano.

En raison d'un deuil récent, il n'y a eu aucune réception, ni avant ni après la cérémonie religieuse.

Le mariage de M. Marcel Dayrillé des Essards avec Mlle Béatrice De Vaux-Haussmann, fille de M. et Mme Gaston De VauxHaussmann, a été béni, hier à midi, en l'église' Saint-François-de-Sales, au milieu d'une nom- breuse et élégante assist-ance. La jeune mariée, qui a' été conduite à l'autel par son père, portait une ravissante toilette de satin royal, recouverte d'une, tunique en marquisette perlée argent, traîne de cour, garnir de point l'aiguille ancien.

Les témoins du marié étaient le général. Lucas, ami des deux familles, et M. Robert Davrillé des Essards, son frère; ceux de la mariée: M. Olivier Boittelle, -son' cousin, et le lieutenant Jean Lucas, son beau-frère. La quête a été faite par Mlles S.: de Beauchêne, Françoise Harmand,.T. Le Vavasseur et Neumann, accompagnées de MM. R. Davrillé des Essards, C. Àubry, H,.Sal,mon-Legagneur et G. Dulong.

Parmi les plus' jolies' toilettes, .remarqué celles de Mme De Vaux-Haussmann, en Velours empire, avec étole de broderie ton sur ton, garnie de point d'Angleterre et de -tulle assorti chapeau de velours garni d'une grande plume d'autruche et de galon assorti à la robe Mme Jean Lucas, soeur. de la mariée, portaitune toilette de satin souple. bleuSaxe, corsage de .Venise avec pointe descendant en tablier sur la jupe, tunique en voile de soie noir ouvrant sur la pointe, et enserrée de chaque côté par un carré de jais^.bas de jupe.cn Venise incrusté dans du velours. Au cours de la cérémonie religieuse, ia maîtrise, renforcée des chœurs, et deJ'orches-. tre de l'Opéra, a exécuté les morceaux sui- vants Marche religieuse à' Atteste. Vcni Creator, de Franck Marche des pèlerins du Tannhauser Sar,cius,-ép GounocL; O fons. Pietatis, d'Haydn; Tecuni Pr.incïpium,- de Saint-Saëns Alléluia, du Messie d'Hsendel et Toccata,, de Widor. Les solis.ont été chan^ tés par Mme Marigny; MM. Sayetta, Cher- rier et Marry.

'Après le défilé ala sacristie* .Mme De VauxHaussmann a donné un lunch en ses salons du boulevard Malesherbes. 1

La signature du contrat de mariage avait eu lieu dimanche. A cette occasion, Mme De Vaux-Haussmann.avait donné unogrande réception au cours de laquelle les -nombreux.- amis venus pour féliciter les futurs mariés avaient admiré la corbeille et les cadeaux Dans la corbeille collier et diadème en diamants, bague émeraudes et diamants,- ba- gue saphir et diamants, bracelets ,or ciselé, pendentif diamants et perles, broches émaux ot perles, éventails, broches en diamant, sautoir en or ciselé, dentelles, fourrures, etc., etc. 'Parmi les donateurs.

M. ot Mme De Vaux-Haussmann, lieutenant et Mme Lucas, M. R. Davriljé des baronne d'Arlhac, M/ne Baratin, comte de Vandeùl, baron et baronno Morand, Mme Payen, cornte et comtesse Morand, Mme Caïdles, :M. et Mme La. Vavasseur, Mme du Iloussoy, baron et baronne. §abatié-Garat, M. et Mme Germain, comte et comtesse de Souancé, baron et baronne Cendrier, comte et comtesse de Courville, M. et Mme Dulong, M. et Mme Beauchêne, comte et comtesse de Sinéty, M. P. Davrillé des Essards, M. et Mme de Bersaucourt. M. et.Mme Neumann, M. et Mme Salmon-Legagneur, général et Mme

Lucas, ni. et Mme Aubry, colonel et Mme Crouze, M. V. Boitells, etc., etc.

S. A. R. Madame la duchesse de Vendôme avait envoyé une lettre de félicitations â Mlle De Vaux-Haussmann.

DEUIL

Du Mans

Les obsèques de la comtesse Antoine de Nicolay, née Marie-Caroline de Vogüé, et de son fils Christian, victimes de la catastrophe de Connerré-Beille, ont eu lieu ce matin, à Montfort-ie-Rotrou. Cette triste cérémonie, qui avait, attiré une assistance énorme et émue, à duré de dix heures midi et demi. La façade du château, au-dessus de l'immense perron, était garnie d'une tenture noire, avec frangés d'argent, surmontée d'un écusson ;'• à l'intérieur, dans le. vestibule, était dressée la chapelle ardente. -'i Deux corbillards ont conduit à l'église 'pâ-* roissiale les deux cercueils. Le doyen de Montfort, a fait la levée des corps.

Le service a été célébré par Mgr de Durfort de Lorgn, protonotaire apostolique, parent des victimes. L'oraison funèbre, prononcée par Mgr Prosper de Bonfils, évêque du Mans, qui a ensuite donné l'absoute, a été fort émouvante.

Le deuil était conduit par

Le comte Antoine de Nicolay, le comte Jean de Nicolay, maire de Montfort; M. Louis Roger de Nicolay et le marquis de Lillers, le marquis de Vogué, de l'Académie Françoise, père et grandpère des victimes; MM. Aymard, Jean et René de Nicolay, M. Louis de Lillers, le comte de Vogué, les comtes Robert et Adalbert de yogiié, le vicomte Bonoist d'Azy et le comte de Nicolay. Dans l'assistance:

Comtesse de Mailly, baron de Saint-Laurent, marquis et marquise de Mailly, vicomte de Valence, général marquis Courtes, M. H. de La Chapelle, M G. de Vanoise, vicomte J. de Vanoise, marquis de Vanssay, marquis et marquise de La Houssaye, baronne de Houlley, vicomte et vicomtesse d'Elbenne. baron de Vandise, comte et comtesse de Sinéty, Mme G. de SaintRémy, Mlle Th. de Saint-Rémy, M. G. Singher, comtesse René de Vibraye, vicomtesse T. de Bonneval, comte et comtesse H. d'Andigné, marquis de Polignac, comtesse deClermont-Tonnerre, marquise de Juigné, comte Jean de La Rochefoucauld, comte et comtesse Louis de Vibraye, comte d'Armaille, baron de Neuflize, vicomte de Lt Rupelle, M. Branchu, Mme de La Peschardièro, capitaine et vicomtesse d'Ainval, vicomte de Monchy, vicomte du Halgouet, M. E. do Lorières, comte et comtesse de Chasteigner, comte Antoine de Gontaut-Biron, marquis et marquise des C^rs, comte do Bastai'd-d'Estang, vicomte du Peyroiax,1 vicomte de Bourqueney, M. Fr, d'Orglandes, vicomte et vicomtesse de Charencey, M. et Mme de La Pescbardièrc, comte et comtesse d'Ang<HySérillac, Mlle de Courdoux, M. Jean Montigny, marquis de Cordoüe, Jilme de Langle-de-Cary, docteur Petrei baron Maurice de Vaulgrenant,

vicomte'et vicomtesse du Pont, marquis de Pon-

leroy, M. et Mme do Vorcly, baron et baronne Louis de DorlodOt, comte de Vautibault, Mme Ogier d'Ivry, Mme de Serres, vicomte et vicomtesse de La Touane, comte et comtesse Fr. du Luart, comte et comtesse do Prunolé, vicomte et vicomtesse de Monhoudou, comte de Talhouët, M. Graffln, marquise de Mailly-Ncslns, M. et.Mme Lefau.cheux.comteetcomtessedoNadaillac, vicomtosse de Charencey, marquise de Cosse, vicomte J. de Ccurcy, M. R, de Vanoise, "marquis de Boishébcrt, comtosse do Beaumont. vicomtesse, 'de Vanoise, Rendrai Langle-de-Cary, baron et baronne de Cliaband-Latoui-, M. Marcel Ha6nt-jens, Mme Filloul Brohy, comte et comtesse Olivier d'Klva, comte d'Elva, M. H. de TalhouëtRoy, M. Charlet do Monchy, marquis de Montesson, duc et duchesse de Daudeauvillo, comte et comtesse Bouriat, comte Jean de Montesson, M. Il, d'Honolstein, l'abbé Hiron, MM. Louis, et François d'Ailîières, comtesse de Triquervillc, comte des vicomtesse d'Orglandes, comtesse René Bouriat, marquise de Cossé, comte et comtesse de Clermont-Tonnerre, comte de Vauguion, marquis et marquise de Vesins, comte Jean de Bertnau. m'arquis de Forcy, commandant et Mme de Coatpont, le capitaine et Mme Faugeron,. comte et comtesse Meunier du Iloussoy, comte et comtesse de Bonvouloir, marquis et marquise de Juigné, comtesse d'Andigné, comte Murât, comte de Fayot, comte et comtesse de Romaoet. 1r1, e.t..Mme.de:JLinieres, Dt, •A'ndré:,pellïvfire, Mi &. d'Ôi'glandop, <x>mie ,t cpmtéssé' d'Àrgojjce, 'marquise dp' L4 Haye Mbntbault, comte de La Haye Montbault, général et Mme de Roince, marquis et marquise de Pontoi-Pontcarré, comte Henry du Luart, M. Robert de Grandval, général de Verdières, Mlle H. xie Courdoux, comtesse de Pontoi-Pontçai'ré,marquise Gicquel des Touches, M. Galpin.M.de Courdoux, vicomte Alain de Rougé, duc de Noailles, duc des Cars, comte et comtesse d'Ai'gence, comte Alfred d'Argence, M. H. de Saint-Chamant, M. de Brémond, comte Adrien du Luart, vicomtesse de Saint-Simon, M, et, Mme de Vautibault, baron de La Touanne, M. Lebrun, comte de Beaumont, M. de Boislisle, marquis et marquise de Monteynard, Mme Mouton, baron Rey, baron Leret d'Aubigny, baron Lucien d'Aubigny, etc., etc. L'inhumation a eu lieu dans un caveau de famille, situé sous une des chapelles de l'église.

Le chauffeur Dodin, dont l'imprudence a provoqué la catastrope, et qui en a été la victime, a été inhumé à Bourth (Eure). Un des directeurs du Crédit Lyonnais, M. le baron Edouard-Albert de Bondeli, vient de mourir, à l'âge de cinquante et un ans, dans une crise de la maladie de cœur dont il souffrait depuis plusieurs mois. Doué de très hautes capacités financières, le baron de Bondeli, qui était d'origine suisse, avait été longtemps attaché à la Banque de Paris. Il ne la 'quitta que pour devenir un des directeurs du Crédit Lvonnais. Marié avec Mlle Herpin, il laisse plusieurs enfants.

Les obsèques du eontre-amîral Blanc ont été célébrées mercredi, en l'église paroisA siale de Sainte-Anne d'Arvor. Les cordons du poêle étaient tenus par le. contre-amiral Le Léon, le générai Fressyneau, le commandant Picard et M. d'Harcourt.

A l'issue de la cérémonie religieuse, le corps a. été transporté à la gare pour être dirigé sur Toulon, où a eu lieu l'inhumation. Des discours ont été prononcés par le contre-amiral Amclot, au nom du vice-amiral Leygues, préfet maritme le commandant Picard, le -général Fressyneau et M. Dufilhol. Nous apprenons avec regret la mort, à Lyon, de notre confrère Paul Git, qui dirigea pendant' près d'un quart de siècle l'agence du Nouvelliste de Lyon, qui a rendu et rend de grands services à la presse départementale. Il y a six ans, il s'était vu forcé de résigner ses fonctions. Il meurt à cinquante-six ans, laissant une femme et trois enfants, De Bruxelles

M. Jean Robic, le célèbre peintre de fleurs et écrivain belge, membre de l'Académie de Belgique, lauréat des Salons de Paris, chevalier de la Légion d'honneur, est mort hier, jeudi, à Bruxelles, où il était né en 1821. Il était le fils d'un pauvre forgeron.

De Londres, on annonce la mort, dans sa soixante-dix-neuviéme année, du docteur Michaël Friedlander, qui, pendant.quarantedeux ans, fat directeur du collège israélite de Londres. Il était un des hébraïsants les plus connus d'Europe. r

Le professeur de l'Unive'rsité d'Ins-bruck, Antoine Zingerle, auteur de nombreux ouvrages sur la philologie classique; vient de mourir à l'âge de soixante-huit ans. On annonce la mort de Mme Edouard Cruse, née Guestier, décédée en son château de Giscours (Gironde).

La défunte; de son premier mariage avec -.M. Baour, laisse Une fille, la comtesse de Wrangel, femme du ministre de Suède à Londres.

Mme Edmond Guérin, femme de M. Edmond Guérin, l'un des propriétaires de la faïencerie de Lunéville, vient de mourir dans cette ville. Elle était la fille de M. Augustin Génin, conservateur des forêts, et la mère de la vicomtesse Anatole de Pardieu, de Mme Bonnay de BreuilleetdeMM. Augustin et Hubert Gué^ rin. Ses obsèques seront célébrées aujourd'hui en l'église Saint-Jacques de Lunéville. On nous annonce la mort de M. Jules Cusenier, président honoraire du conseil d'administration de la distillerie Cusenier, dont les obsèques auront lieu demain samedi, à dix heures. On se réunira à la maison mortuaire, 230, boulevard Voltaire, p6ur se rendre à la

̃llgny âri)ÔMÔ'lé-cëhW^'<î©-PparKjuevilfô?Gt3\rmè-

gare de Lyon, d'où le 'corps sera dirigé sur Ornans (Doubs), où aura lieu l'inhumation. Nous apprenons la mort Du comte Charles Pinot -du Petit-Bois, décédé au château du Grand-Val (Illé»ct- Vilaine), dans sa quatre-vingt-dixième année, et dont les obsèques auront lieu aujourd'hui en l'église de Combourg De la comtesse de Warren, douairière, décédée à Nancy dans sa quatre-

vingt-neuvième année. "̃̃

Yingt-neu'viéme année. E. Delarooha.

Le duc de Chartres

Avant les obsèques ̃̃f.

Le duc et la duchesse de Guise ne pourront être en France que la semaine prochaine.

JLe télégramme envoyé lundi matin de Saint-Firmin, et annonçant au duc de Guise la mort de son père, n'a pu, en effet, toucher le prince que mercredi? set plus tôt.

En attendant le retour du duc de Guise, chef de famille, à qui est réservé le soin de régler la cérémonie des .funérailles, le cercueil du duc de Chartres restera exposé dans la chambre du défunt, au château de Saint-Firmin. Dans l'église de ce village, un service religieux, auquel pourront assister les habitants, aura lieu avant le transport du corps à Dreux. La date de ce service sera annoncée seulement au prône de dimanche prochain. )

Mme la duchesse de Chartres a toujours auprès d'elle sa fille la duchesse de Magenta et le duc de Magenta. Tous les membres de la famille d'Orléans qui sont actuellement à Paris, notamment la duchesse de Vendôme, le comte d'Eu et. ses enfants, et le duc de Penthièvre lui ont rendu visite à Saint-Firmin, ainsi que M. et Mme Limbourg, le, baron de Fonscolombe et quelques personnes de son intimité. Le registre déposé à Paris à l'hôtel de la rue Jean-Goujon se couvre de signatures, çt chaque jour de nouveaux télégrammes de condoléances à l'adresse du duc de Guise et de la duchesse de Chartres arrivent à leur hôtel ou au château de Saiiit'Firmin. Il en est venu de tous les souverains et de toutes les cours d'Europe.• Ch. Dauzats.

lies Éleetions anglaisés

Cinquième journée

(OE NOTRE CORRESPONDANT PARTICULIER) Londres, 8 décembre.

Les résultats complets à la suite dos élections de jeudi donnaient 353 élus doh| 184 ministériels, y compris 4 O'Briennistes et 184 unionistes, laissant au gouvernement une majorité de 15 voix. Les unionistes avaient un gain net de 3 voix.

La représentation de Londres est. m ain?tenant complète. Elle se partage également entre les deux partis qui comptent chacun 31 élus alors que dans la dernière Chambre les unionistes avaient 34 représentants contre 28 aux libéraux1; çwiîi -teewaillisies, Les- libéssfciixMeuï'.MÈÎafc enlevé ï siège et les travaillistes â^ôans1 la métropole. --uu»-1 Les résultats acquis hier soir donnaient 417 élus, dont ï

Unionistes. 193 Libéra.ux.i46 Travuillistes 28 Nationalistes irlandai's. ~r5'~ 0'BTiennistes. 5

La majorité ministérielle en y comprenant les o'Briennistes est actuejlç*. ment de 31 voix. Les unionistes gagnent 19 sièges, mais, d'autre part, les libéraux en ga? gnent 13 et les travaillistes 4; le gain net des unionistes n'est plus que de 2 sièges. M. Winston Churchill, ministre de l'intérieur, est réélu à Dundee.

A l'Etranger

Parlement turc

Constantinople, 8 décembre.

Hakki-Pacha a parle pendant Cinq heures, durant lesquelles il a répondu aux attaques de l'opposition.

Hakki-Pacha a répété ses précédentes déclarations au sujet.de l'emprunt. Il a dit que le gouvernement ne partage pas les opinions de Fead-bey au sujet de la France, La suite des débats est renvoyée à sa» medi.

Demain aura lieu une réunion du parti « Union et Progrès ».

Le grand vizir expose enfin l'attitude du gouvernement dans l'affaire de l'emprunt; affaire qui lui a fourni l'occasion, récemment, d'affirmer encore son amitié pour la France.

L'orateur déclare que l'Angleterre n'est pas intervenue dans la question et exprime, son étonnement de ce qu'ona prétendu que l'achat des cuirassés allemands avait causé quelque part de la mauvaise humeur. « La Turquie, s'est écrié l'orateur, ne peut-elle donc acheter dès'bateaux elle veut?' »

En terminant, le grand vizir a développé les grandes lignes do la politique turque et constaté que la question crétoise a pris une meilleure tournure.

De vifs applaudissements ont accueilli ce discours qui.a duré cinq heures.

Samedi, les orateurs de la majorité prendront la parole, etl'on procédera ensuite au vote. Lincident d'Agadir

Berlin, 8 décembre.

'La Gazette de Cologne a publié deux notes successives rèclamant des explications sur l'apparition du croiseur français JD«-C/iaj/f(i, à Agadir et demandant l'égalité de traite-; ment pour les puissances signataires de l'acte d'Algésiras. Ce matin, avec sa violence. liabi^ tuclle, qu'on aurait tort de prendre au tra*» ique, le comte de Reventlow réclame dans la Deutsche Tageszeitung une punition pour le commandant du Du-Chayta il trouve qu'en se rendant à Agadir cet officier ,a éveillé les soupçons de l'Allemagne et que, par. conséquent, il doit être relevô de son commandement, conformément au droit des gens, ..̃̃•'̃ Dans le Tœglkhe Rundschau, M. Walter éclaircit les raisons du courroux pangermaniste. « Agadir, dit-il, est la clef. des immenses trésors du Sud. Tout ce pays est rempli d'or, d'argent, de pierres précieuses les frè* res Mannesmann avaient jeté sur ce pays leur dévolu, et en mai 1909, M. Alfred Mannesmann pai«tit en exploration dans lé Sud avec 20 hommes armés jusqu'aux dents. Il parcourut de nuit 120 kilomètres, pendant qu'une expédition de secours arrivait, par mer, de Mogador, pour le recueillir. Sa tê,te

avait été mise à prix et il courut les plus grands dangers. Agadir a donc le plus grand avenir, et celui qui en est le maître peut dire le m* décisif dans l'exploitation économique de la région. »•

A part les organes dévoues aux Mannesmann, personne ne s'échauffe, ici, pour cette question dénuée do toute importance, et on n'a ,pas la moindre envie d'en faire une nouvelle querelle d'Allemand. Bonxefon. ̃̃̃ Visites princières

Berlin, 8 décembre.

L'archiduc François-Ferdinand est arrivé à cinq heures, cet après-midi, à la gare d'Ànhalt. Le baron de Reischach, délégué par l'Empereur, l'ambassadeur von Szoegyeny et toute l'ambassade attendaient l'archiduc, qui s'est rendu à Potsciam. L'archiduc Frédéric d'Autriche est arrivé à midi chez son gendre, le prince héritier de Salm. Ce soir, un dîner de famille a eu lieu chez l'Empereur, dans la salle d'Apollon, au nou-: veau palais. Les deux archiducs et les prin-' ices de Salm y étaient invités, ainsi que les princes impériaux présents à Potsdam.

Bonnefon. ̃'•

Entre professeurs allemands '̃'̃̃ Berlin, 8 décembre. Le professeur d'économie politique Bernh'ard provoqua dernièrement en duel son collègue le professeur Sering, qu'il accusait de lui être défavorable. Depuis cet incident, la guerre a continué entre les professeurs Sering, Schmoller et Wagner, d'une part; et le professeur Bernhard, de l'autre. Hier, le professeur Bernhard se plaignait, devant un nombreux auditoire, des attaques dont il fut l'objet; aujourd'hui, les professeurs Sering, Schmoller et Wagner ont inscrit au tableau noir une protestation contre le discours d'hier, publiée avec l'assentiment du président de la commission d'enquête, qui examino le différend.

Le professeur Bornhard avait été nommé à l'Université de Berlin contre lo gré de ses collègues, parce qu'il est un partisant ardent des méthodes de colonisation prussienne en Pologne. Depuis, il s'est plaint, à différentes reprises, d'être gêné dans son enseignement.

Bosnefon.

Le réveil de la Chine

''̃̃*•̃ ̃'̃" ̃ ̃'•. pékin, 8 décembre. L'existence de l'Assemblée est prolongée jusqu'au 21 janvier; sos membres insistent pour l'établissement d'un gouvernement re* présentatif avant la prorogation.

Le gouvernement: étudie la question. On croit que le régime absolu est définiti- vement terminé. Le Trône aurait décidé d'accepter à partir du premier de l'an chinois la demande du Sénat impérial teneant à la ;cpnstitution immédiate d'un cabinet constitutionnel.

n ̃̃ ».l»

COURTES DÉPÊCHES

A Rome, des manifestants anticléricaux ont essayé de troubler la procession de l'iiRrmaculée-Conception. Ils ont été dispersés, par la police.

j Le râdaoteur en chef de la Dépêche égyptienne a été expulsé d'Egypte pour avoir publié un article visant lo khédive. Deux chalutiers espagnols ont coulé au, large de Larache pendant une tempête. Seize marins se sont noyés.

On émet des doutes, à Metz, sur la réalité de l'acte de trahison qui a amené l'arrestation d'un sous-officier.

? La p^ste fait de rapides progrès en Mandchourie et en Mongolie, et menace la, .Sibérie.

> '̃̃ "D'après le dernier recensement, la population do Berlin au 1er décembre, s'élevait ^SjOer.ieSli&Ttrtânts^coh'tre 2;O4O-,R8'0ti aSiOq. Le gouvernement" turc k' décidé d'ap''Wiquer un droit de douane de 11 0/0 ù toutes les marchandises venant de Tunisie, ainsi assimilées aux autres marchandises étrangères.

Une violente tempête règne à Lisbonne. La, chute de fils électriques a entraîné l'électrocution de deux hommes.

Figaro en Belgique LA CONVALESCENCE pE LA REINE

Bruxelles, 8 décembre.

Il est inexact que la Reine, ainsi que plusieurs journaux l'ont iannoncé, doive sa rendre à Davos pour y faire une cure d'air, Aucune décision n'a encore été prise au sujet de la résidence que choisira la souveraine.

La Reine pourra se lever à la fin de la semaine.

Le départ pour l'étranger aurait lieu vers le 15 janvier.

Figaro Jà Londres Londres, 8 décembre.

On niande de Yarmouth au Lloyd, que le vapeur Hlaçkburn, venant de Grimsby et allant à Anvers, est entré en collision la nuit dernière, près de Sheringhàm, avec le vapeur Rook de Londres,

Le Ètackburn a coulé bas. L'équipage, composé de vingt-sept hommes et vingt-trois passagers, -s'est embarqué à bord des canots. L'équipage et les- passagers ont débarqué à

Yarmouth.

L'escadre américaine, venant de Brest, est arrivée à Gravesend. Elle repartira le 29 dé?cembre.

Amérique latine

PANS L'ARGENTINE

Buenos-Aires, 8 décembre. ̃ Réception présidentielle. M. Saenz Pena, président de la République, a été l'objet, à, Cordoba, d'une réception enthousiaste. Le nombreux public qui l'attendait lui a fait une ovation et l'a acclamé.

Les récoltes. On reçoit, de tout le pays, d'excellentes nouvelles'sur les récoltes les pluies qui tombent maintenant apporteront de grands bénéfices à l'agriculture. Arrivée. Une délégation spéciale portugaise, venant saluer le gouvernement, est arrivée aujourd'hui.

AU CHILI

Santiago, 8 décembre.

Charbon de terre. -*• On a trouvé, à Ialca"huano, à 168 mètres de profondeur, des gisements de charbon à 8,000 calories.. Le. salpêtre. Le consul chilien à Cal'cutta télégraphie qu'une Société anonyme avec 100,000 hv» st. de capital vient de se former dans cette ville, pour hâter l'importa-' tion, çn l'Inde, du salpêtre du Chili. NOTES ARGENTINES

M- Angel'Menchaca donnera aujourd'hui, à cinq heures, à la Sorbonne, amphithéâtre Richelieu, une conférence sur son système théorique et graphique de la musique et son application dans les écoles publiques de

Buenos-Aires.

AU MEXIQUE

Mexico, S,décembre.

Le sapin. La Madera Lumber G0 possède dans l'Etat de Coahuila des terrains boisés qui couvrent plus de 7,500 kilomètres carrés. Elle exporte journellement aux EtatsUnis 400,000 pieds cubes de sapins provenant de ses scieries. On estime que sur la base de

cette production ses forêts dureront plus d'un siècle, même si on ne procédait pas méthodiquement à la replantation. Le sapin mexicain est l'objet do fortes demandes aux EtatsUnis, parce qu'il est peu noueux et convient très spécialement à la fabrication de -planChers.

Le henequen. La station agricole du Yucatan étudie en ce moment un "procédé pour fabriquer du papier avec la bàgasse du henequen, qui.jusqu'à présent, ainsi que celle de la; canne à sucre, ne servait que comme engrais et comme combustible. Les résultats obtenus sont très satisfaisants.

L'exportation de henequen pendant le dernier mois d'octobre a été de 43,856 balles, représentant 1,287,000 piastres mexicaines. Batteries. Le ministère de la guerre a fait procéder, dernièrement des expériences avec, des mortiers de SO""11 transformés en ̃pièces à tir rapide par le général mexicain, Manuel Mondragon. Les résultats ayant été satisfaisants, le gouvernement vient de comimander aux Aciéries de Saint-Chamond cinq batteries de mortiers, dont -la -livraison doit avoir lieu prochainement '<̃

Négociation,s diplomatiques: M. Enrique C. Creel, ministre dos. affaires étrangères, a déclaré officiellement que les négociations diplomatiques entamées entre le Mexique .et les Etats-Unis, 'pour régler à l'amiable le différend provoqué parle lynchage du Mexicain Antonio Rodriguez, qui fut brûlé vif à Rock Springs (Texas) et les manifestations antiamericainos à Mexico, à Guadalajara et sur la frontière, peuvent être considérées comme terminées la satisfaction mutuelle. En effet, le gouvernement américain est disposé à payer une indemnité à la famille d'Antonio Rodriguez, et, de son côté, le gouvernement mexicain; faisant droit à la réclamation dos1 Etats-Unis, fera punir, conformément à la loi,, les personnes reconnues coupables d'actes hostiles envers les citoyens américains au cours de la manifestation des 9 et 10 novembre.

Mexico, 8 décembre.

Dernière heure. La tranquillité est complète dans le pays.

'̃̃ ̃ »S<-s^v^«* i i i. ̃

Avec douceur dans lé silence `

Qui de nous, voyageant sur la ligne du Nord, n'a pas été frappé par la douceur de suspension des voitures d.e -première classe? On y est tranquillement assis, attendant le départ du train, quand un léger mouvement de la voiture nous avertit qu'un voyageur est monté dans un compartiment voisin. v- Ainsi, un homme du poids de soixante-! quinze kilos environ met en mouvement, par le seul fait de poser le pied dans un de ces wagons, une masse de plusieurs milliers de kilogrammes I Pourquoi cette sensibilité ? C'est- que les voitures dont nous parlons sont munies de tampons isolateurs qui rendent la caisse entièrement indépendante du châssis et amortissent dans une très grande mesure les trépidations désagréables du train en marche.

Ainsi s'expliquent les réflexions élorgieuses des connaisseurs en général et des ingénieurs en particulier qui, voyant ces tampons appliqués à plusieurs carrosseries Belvallette, ne peuvent, s'empêcher de manifester leur approbation. d'un système bien connu mais qu'on n'avait pas encore appliqué aux caisses d'automobiles. Application nouveHedùne ç)fosë très vieille il s'agissait d'y penser t Pourquoi le public afflue-t-il aux expositipns ? Est-ce pour y voir les mille et un petits riéns nouveaux, .tels que les pare-brise, les capotes extensibles, les porte-bagages, les presse-glace, etc. etc, qui prouvent évidemment l'ingéniosite de nos constructeurs? Non, ce qu'on aime à y voir et ce à quoi l'on s'arrête volontiers, c'est aux inventions, aux applications de véritable imporr' tance qui créent une sorte de révolution dans une industrie; or celle qui non?, occupe en est bien une. -̃•-̃.•

Ses avantages sont du reste multiples, v car, non seulement ces tampons donnent à la voiture plus de souplesse pour recevoir les chocs de la route, mais ils ont surtout l'immense avantage de supprimer la transmission, à la carrosserie, des vibrations du moteur et des organes mécaniques dans les voitures ainsi montées, c'est le silence presque absolu, au point qu'il est facile d causer à vois; basse sur les pavés les plus mauvais. La maison Belvallette a exposé auJSàIon de l'automobile des carrosseries montées sur tampons isolateurs dans les stands Delahaye, Unie, Gobron. Citons aussi ses voitures à conduites intérieures découvrables ou non, ses limousines avec boucliers, limousines pliantes, coupés 1s présentant tous des particularités iritérest santes qui figurent chez Charron, Brasier, Berliet, Rochet-Schneider, Zedel, Dàïmler, etc., pour ne citer que ces imporV tantes et célèbres marques.

eOM:B~EA'E:BB!

XIE ~O'1'It1A

5a~~lé~nent hittérair~ DE G~MAIN >

PAUL Heyse Le Juge du District François Goppée. Ronde d'Enfants. aux Tuileries

Péladan. LA Question monumentale

Ebnest Seilliêre.. < Pour /e Centenaire de Musset

Eknest DAUDET. Le Duo de Chartres à Paris (1870)

Etienne Rey La Mort d'Aloeste Maurice DE MÉOTY L'Homme de l'audace André Beaunier A Travers les Renies Stanislas RZEWUSKI.. Paul Heyse HERBERT Ward Chez les Cannibale^. La Tribu des Singés

VIENT DE PARAITRE Le «Pourquoi-Pas?» dans l'A,ntarctiqïie, ipo8-ipio, par le docteur Jean Charcot, préface de P. Doumer. Un volume grand in-8, orné de 300 photographies et cartes. Broché, 15 francs. Rehure amateur, ao fr. (E. Flammarion, édit., Paris.) Il n'est pas de livre plus passionnant que les Deux Puissances, le nouveau roman de Jean Bertheroy. C'est une œuvre maîtresse, élevée et hardie, que tous Jes lecteurs du Fignro voudront lire, parce qu'elle leur apportera, dans une forme des plus captivantes, des idées variées et riches sur les plus grands problèmes de la conscience humaine et les troublantes incertitudes de l'amour. (Un volume, 3 fr. 50. Jules Tallandier, éditeur.)


«PAR FIL SPÉCIAL» PAr A1ber1: GU:l:Ó:GA.1:rMm

'̃; ̃ '̃'̃•'̃ '̃̃̃;̃̃ '̃ ̃ Par iAXtoeirt C3rTï±'£*±*A.mSéEB

LES COLONIES-

L'engagement de l'Ouadaï

Hommages aux morts

Les graves événements qui viennent de se dérouler dans l'Ouadaï avaient été prévus .par lieutenant-colonel Moll, qui en est l'une des glorieuses victimes. Il ne se faisait guère d'illusions sur le peu de, portée qu^il pouvait donner à son action, si énergique fût-elle, avec les faibles moyens dont il disposait. Une lettre qu'il adressa, le 15 septembre dernier, à M. Terrier, secrétaire général du comité de l'Afrique française, et que reproduit Excelsior, laisse clairement paraître la préoccupation douloureuse du commandant militaire. du Tchad sur nôtre politique

Notre politique d'expectative, notre attitude défensive sont inadmissibles. L'offensive seule convient' pour parer les coups. Autrement; nous sommes toujours sur le qui-yjv^j^ejiijgtatpd'alerte, partout exposés.

Et cfila.nçpûjCH3lù.s cher, La défensive Ji.'ajar,'

mais doiîné de bons résultats.

Et de notre pari, c'est incompréhensible. Nous nous laissons, à chaque instant, sans rien pouvoir, enlever des gens qui sont emmenés en captivité. >De petits rezzous insaisissables prennent ici où là hommes, femmes et enfants. Et tout est vendu au Borkou Il n'y a qu'un remède agir là-bas. C'est moins cher et c'est plus conforme à nos désirs d'humanité

Plus nous attendrons, plus ce sera difficile. Un mouvement se dessine certainement contre nous. Nous ne pouvons l'enrayer que par l'offensive. Nous laissons, avec la défensive, le choix du moment et du point de l'attaque à l'ennemi. Et ̃ notre; front est: grand.

Je vais au Ouadaï. Je serai heureux si j'ai l'occasion de châtier les Massalits, qui nous ennuient encore, et chez qui Doudmourrah trouve toujours un'appui gênant. Les renseignements annoncent toujours une action combinée des Seiioussistes par le nord et de Doudmarrah et des Massalits par le sud. Je serais bien étonné s'il n'y avait pas du vrai dans tout cela., et si bientôt nous n'avions pas à enregistrer des événements de guerre. Les faits ont malheureusement prouvé que le lieutenant-colonel Moll disait vrai et que la, défensive à laquelle il était condamné ne pouvait que conduire à des résultats déplorables.

Cependant, et il est nécessaire d'insister sur ce point,, le combat de Drijelé est aussi une sévère leçon pour nos ennemis. D'ailleurs, nos troupes sont entre de bonnes mains. Depuis que leur chef est tombé, le commandant Maillard a pris leur direction, et c'est à lui qu'échut la douloureuse mission de faire connaître à Paris les circonstances de l'engagement du 9 novembre.

Le commandant Maillard est un de nos officiers coloniaux les plus remarquables. Ses états de service, qui sont magnifiques, -enregistrent- son séjour dans toutes nos colonies, à Madagascar, à la Côte d'Ivoire, au Tonkin. En der.nier lieu, il était à Fort-Lamy, et le lieutenant-colonel Moll" l'avait désigné comme son remplaçant éventuel. Ce sont d'ailleurs des soldats d'élite qui sont chargés de la tâche difficile de faire respecter notre drapeau et notre autorité là-bas, et tels étaient ceux qui sont tombés sur le champ de bataille de Drijelé, aux côtés du lieutenant-colonel Moll.'

Le lieutenant Brûlé n'avait que trente etùirans. Sorti de Saint-Cyr, il avait fait presque toutes ses campagnes au Gabon, comme, officier au 24e régiment d'infanterie coloniale, et dès 1908, il avait été proposé pour la croix de chevalier de la Légkmd honneur. # Son-camarade, le lieutenant Jolly, était né en 1873 à Paris. Ancien engagé volontaire, il appartenait au corps de 1 artillerie coloniale. Sous-lieutenant en 1903, il avait pris part à la campagne de Chine en 1903, et; avait été envoyé au Tchad au mois de mars de cette année.

L'adjudant d'infanterie coloniale Leclerc, originaire de Paris, était âgé de trente-deux ans et avait été au Tonkin avant d'être détaché en Afrique équatoriale. `

Quant au sergent Bil, Parisien également, il avait' trente ans et avait fait les campagnes de Madagascar, du Soudan et du Tèhad."

A la commission des affaires extérieures La commission des affaires extérieures,-que préside M. Deschanel, a tenu à J

Qu'est-ce que vous faites là?

Mon cap'taine, c'est pour si, des fois, on nous mobilisait pour la « Crevé des ~Mjmor~ses. g

entendre le ministre des colonies, M. Jean Morel, sur les douloureux événements de l'Ouadaï.

Le' ministre a refait devant elle le récit qu'il avait fait la veille à la commission de l'armée et qui ne comporte pas d'autres détails que ceux qui sont donnés par les journaux.

M. Jean Morel a ajouté qu'il attendait du gouverneurdes renseignements complémentaires et qu'il les ferait connaître dès qu'ils lui seraient parvenus. Interrogé sur les mesures qu'il avait l'intention de prendre dans les circonstances actuelles, le ministre des colonies a dit que, pour le moment, et jusqu'à ce qu'il ait été saisi des propositions des administrateurs du territoire, il devait se borner à pourvoir au remplacement des effectifs détruits. Des ordres, dans ce sens, ont été déjà donnés par le département.

Après avoir entendu cette communication, M. Paul Deschanel, président de la commission, a rendu hommage ai la mémoire des officiers et soldats tombés sur le champ de bataille, et a adressé à leurs familles l'expression des profondes sympathies de la commission. Au nom de la commission, le président a, i prié 4e goiiyernepen t. de ..prendre;, Igs '.mesures nécessaires pour éviter le retour de pareils faits et, s'il le juge opportun, de négocier en vue d'une délimitation exacte des frontières.

A la Chambre

M. de Chapedelaine a pris l'initiative de déposer une motion par laquelle la Chambre envoie son hommage aux officiers et soldats tombés pour la France au Ouadaï. Le gouvernement tout entier s'est associe à cette motion et M. Jean Morel, ministre des oColonies s'est exprimé ainsi

M. Jean Morel, ministre des colonies. Le Gouvernement s'associe de grand cœur à la proposition qui vient d'être déposée par nos collègues à propos de ces troupes africaines qui se sont comportées, le 9 novembre dernier, avec une vaillance incomparable et ont accompli un brillant fait d'armes. Je salue respectueusement ceux qui sont tombés au champ d'honneur, dans l'Ouadaï, en versant tout leur sang généreux pour la France et pour protéger le drapeau national.' J'adresse en même-temps l'expression de mes vives condoléances aux familles si cruellement éprouvées par la perte de leurs enfants. Si le respect universel, l'estime générale qui entourent leur deuil ne sont pas suffisants pour faire disparaître leur regret, j'espère tout au moins qu'ils adouciront dans une large mesure leur peine et leurs pleurs. (Vifs applaudissements.)

Le général Brun, ministre de laguerre, s'est, au nom de l'armée, associé aux paroles du ministre des colonies et a dit M. le général Brun, ministre de la guerre. -Je m'associe, au nom du département de la guerre, à la proposition de resolution qui vient d'être déposée. Je salue respectueusement les braves tombés, dans la journée du 9 novembre, sur cette terre africaine si fréquemment arrosée par le sang français, et j'ad esse aux familles de ces héros mes condoléances émues.

Je tiens à dire que, de toutes les pertes que nous avons éprouvées et qui nous attristent profondément, il en est une qui nous a 'été particulièrement cruelle, c'est celle du lieutenant-colonel Moll, une des plus nobles figures de nos troupes coloniales.

Officier accompli, adoré de ses soldats, le lieutenant-colonel Moll a tenu à se mettre à la tête de ses troupes au moment d'aborder l'ennemi, certainement pour exalter'leur courage et augmenter leur confiance.

Dans les circonstances difficiles où il a trouvé une mort glorieuse, il a avoir," avant de mourir, la satisfaction d'avoir conduit, une fois de plus, ses hommes à la victoire et, pour un homme d'élite comme lui, c'était certainement là la plus belle récompense. (Vifs applaudissements).' Toutes les conquêtes de la civilisation s'achètent chèrement, mais je tiens à dire à la Chambre que les revers ou tout au moins les pertes que viennent d'éprouver nos troupes, quelque cruelles qu'elles soient, ne sont faites en rien pour diminuer l'audace de nos soldats. Elles sont faites, au contraire, pour augmenter leur courage, et je suis certain que nos troupes coloniales, aussi bien que les tirailleurs sénégalais qui viennent de nous donner, dans ces circonstances, une nouvelle preuve de leur attachement et dé' leur fidélité au drapeau, sont prêts à marcher sur les traces de leurs anciens et à défendre, partout où il en sera besoin, le dcapeau de la France. (Vifs applaudissements.) M. le président Brisson a mis enfin aux voix la proposition de résolution M. le président. Je suis certain d'exprimer le sentiment de tous nos collègues en déclarant que la Chambre adopte à l'una-

nimité la proposition de résolution, (Vifs applaudissements).

Le vote a été unanime.

M. Messimy a déposé ensuite la demande d'interpellation que nous signalions hier, en y ajoutant les commentaires dont nous nous sommes fait l'écho.

L'amiral Bienaimé, de son côté, a également déposé une demande, d'interpellation sur Je même sujet.

La,date de ce débat a été fixée au vendredi 16 décembre.

Au Sénat

Le Sénat a rendu un hommage unanime aux officiers et soldats tombés, victimes de leur devoir, sur le champ de bataille de Drijelé.

Au début de la séance, M. Antonin Dubost, président, a donné lecture de la motion suivante, signée par un grand nombre de sénateurs

« Le Sénat rend hommage au courage de nos troupes qui ont combattu à Drijelé et adresse l'expression de sa profonde sympathie aux familles du lieutenant-colonel Moll, des lieutenants Brulé et Joly, des adjudants Leclerc et Noël, des.sergents. Bal et Bergère, et de .tous :>&&&; lipailleujps -.qui). tombetnk-glorïeusement'-aù-v.OùadaV ont ajouté une page nouvelle aux annales héroïques de la patrie. »

M. le président du Sénat a associé l'assemblée à ces sentiments qui sont un nouvel hommage au courage et au dévouement de notre armée nationale. Au nom du gouvernement, M. Théodore Girard, garde des sceaux, s'est exprimé ainsi

M. Théodore Girard, garde des sceaux. Le gouvernement s'associe à son tour à l'hommage qui vient d'être rendu par M. le président du Sénat aux nobles victimes de l'Ouadaï. Le gouvernement admire leur courage et exprime pour elles et leurs familles, la gratitude du pays.

La motion a été ensuite adoptée à l'unanimité.

Algérie

DANS L'KXTRÈME-SUD

Colomb-Béchar,'8 décembre.

Un djich d'une trentaine d'hommes, composé d'Aït-Atta et d Ouled-Sirir,"qui venait d'opérer une razzia dans la plaine d'Atchana et qui était poursuivi par un détachement de police sous les ordres du capitaine Moisy et du lieutenant Luget, a été rejoint le 4 décembre. Après une rapide attaque, le djich a pris la fuite abandonnant ses prises.

L'affaire nous a coûté un Mokhazeni tué et deux autres blessés.

Le détachement a regagné ensuite Bou-Denib sans incident.

D'autre part, on a récemment annoncé qu'une caravane de Doui-Menia avait été l'objet d'une attaque de la part d'un djich.,de Berabers. Quelques membres des Doui-Menia, ayant voulu tirer vengeance de cette agression, avaient pris la trace des Berabers. Le 2 décembre les poursuivants rejoignirent deux hommes de là tribu des Ait-Kebbac restés à 1 arrière-garde du djich des Berabers, qui gagnait la région du Chabet Kerkoum, au nord d'Igli. Les Doui-Menia attaquèrent ces deux hommes qui conduisaient un chameau chargé de vivres, les tuèrent et s'emparèrent du chameau et des armes.

LA CHAMBRE

L'AGRICULTURE

Jeudi 8 décembre.

Le moment est venu où Choiseul se fait agricole et Voltaire fermier.. Le budget de l'agriculture nous a valu ce matin deux longues conférences qui m'ont paru intéressantes mais qui ne seront goûtées que par les plus savants spécialistes.

L'auteur de la première, M. Albert Métin, député du Doubs, a traité la question des associations agricoles dont il souhaite le développement.

Le.second orateur, M. Dumesnil, député de Seine-et-Marne et radical-socialiste, s'est appliqué à établir que le rêve des unifiés ne peut aboutir qu'à'la suppression complète de la petite propriété. Ils le nient sans conviction. M. Dumésnil nous a fait toucher du doigt qu'ils essayent de se tirer d'affaire par un distinguo, auquel ils ne croient pas euxmêmes. Piqués au vif, et poussés dans leurs derniers retranchements, plusieurs

d'entre eux se sont mis en colère, mais il leur a rendu fêve pour pois

M. Dumesnil. Vous ne dites pas où vous allez, et vous donnez seulement aux paysans du chloroforme pour leur faire l'amputation de leur propriété. (On rit.) J'en viens maintenant aux réformes que nous voulons réaliser, d'accord avec vous. Nous voulons lutter contre la dépopulation des campagnes, contre l'excessive concentration de la grande propriété. (Applaudissements à gauche.)

M. Raffin-Dugens. Et vous n'avez, dans un budget de 4 milliards et demi, que 52 millions pour l'agriculture.

M. Dumesnil. S'il y a des gens de votre parti qui seraient autorisés peut-être à nous adresser des critiques, ce sont ceux qui ont pratiqué naguère la politique du bloc et non pas les nouveaux venus ici qui sont les fils d'un mariage hybride entre l'anarchie et la réaction. (Applaudissements sur divers bancs à gauche.)

M. Raffin-Dugens. Vous êtes marié avec la trahison, vous 1

Après cet échange d'aménités, M. Dumesnil a préconisé quelques réformes, et il a fini son discours par une attaque violente contre les trusts.

Dans la séance de l'après-midi, M. Benjamin Borier (Tarn -et -Garonne) p,laida la cause des petits oiseaux qui .Eaarfgetit'lés itièett^g rtuïèiBtes" à Tàgri-' culture.' M. Plissonhïer réclama une meilleure organisation de l'enseignement agricole.

Vint ensuite M. Gheusi (de la HauteGaronne) qui voudrait qu'un Code rural apprît aux agriculteurs leurs droits et leurs devoirs. M. Eugène Chanal s'est plaint, après M. Plissonnier, de l'enseignement agricole. M. Pasqual a parlé sur la fraude des beurres. Ce n'est plus la margarine qui est coupable; on la rempiace avantageusement par de l'eau plus ou moins pure. Et l'on dit qu'ils sont 95 orateurs inscrits dans la discussion générale

Pas-Perdus.

LE SÉNAT

LES DÉBITS DE BOISSONS Le Sénat s'est, au début de la séance. préoccupé des crédits destinés à venir en aide aux populations inondées et aux victimes d'autres calamités.

Le crédit actuel est de quatre millions, et un certain nombre de sénateurs trouvent ce GhilTre insuffisant. M. Klotz, ministre ides finances, a promis de faire plus si cela était nécessaire. Quant à la répartition qui inquiète quelques membres de l'assemblée, elle sera faite, a déclaré le ministre, avec l'impartialité la plus absolue.

Le Sénat repousse ensuite une disposition de M. Delahaye, tendant à nommer une commission de contrôle pour vérifier cette répartition, et l'on revient à la loi sur les débits de boissons. L'article 4, relatif à la suppression des débits en cas de décès, estadopté. Après quelques observations échangées entre MM. Bepmale. Cazeneuve, Chaumié, Boivin-Champeaux, les artiticles 5, 6. 7 et 8 sont adoptes..

Sur l'article 9, il y a un amendement de M. Bérenger, permettant aux maires d'interdire dans les débits l'emploi de femmes, autres que celles appartenant à la famille des débitants.

Cet amendement, donne lieu à une vive discussion entre le rapporteur, qui le repousse, et M. Bepmale, qui le Soutient.

On la continuera aujourd'hui.

Autour de la politique

.ooà..

Le statut des fonctionnaires La commission d'administration générale et de décentralisation a procédé hier à la désignation de son rapporteur sur le projet concernant le statut des fonctionnaires. M. Maginot, député de la Meuse, qui appartient au groupe des républicains de gauche, a été nommé rapporteur par 14 voix contre 12 à M. Paul Meunier, radical socialiste.

M. Maginot est ancien auditeur au Conseil d'Etat et ancien directeur de l'intérieur au gouvernement général de l'Algérie. La crise des transports

sur l'Ouest-Etat

M. Paul Cuny, député des "Vosges, vient de déposer une demande d'interpellation, adressée au ministre des travaux publics, sur « la mauvaise organisation des services chargés de manutentionner les marchandises dans le port du Havre et sur le grave préjudice causé

par cette crise à l'industrie et au commerce ».

La représentation proportionnelle M: Jenouvrier a déposé sur le bureau du Sénat une proposition de loi tendant à admettre le principe de la représentation proportionnelle pour la nomination des grandes commissions.

Le groupe de l'Union républicaine, réuni sous la présidence de M. Ratier, s'est prononcé à l'unanimité des membres présents contre la proposition. Le groupe a été cependant d'avis qu'il y avait lieu de réserver une place aux compétences dans les grandes commissions.

Le groupe de la gauche démocratique, réuni sous la présidence de M. Combes, s'est prononcé à l'unanimité contre la proposition. Auguste AvriL

A L'ACADÉMIE FRANÇAISE Littérature & Vertu

L'Académie française célébrait hier la littérature et la vertu. Ces deux objets de la sollicitude académique ne sont pas contradictoires; mais on les trouve quelque fQÏs.sépar,ës. L' AcàdérftTe avait .chargîé de la littérature M. Thureau-Dangin M. Frédéric Masson, de la vertu. Et les deux 'orateurs ont prononcé de très beaux discours qu'a portés aux nues l'assistance la plus attentive.

M. Thureau Dangin commença par citer une réponse que fit Royer-Collard, jadis, à Vigny, candidat. Vigny se réclamait de ses ouvrages:

Je ne lis plus, monsieur, je relis 1. répliqua le doctrinaire.

De nos jours, on relit les Destinées plus souvent que les œuvres de RoyerColiard, je crois. Mais, cela, RoyerCollard ne le devinait pas.

Et M. Thureau-Dangin s'amuse de la figure que son « illustre et peu gracieux » devancier ferait aujourd'hui, s il avait à lire tout ce que les écrivains mortels proposent à l'assentiment des Académiciens. Le secrétaire perpétuel de l'Académie française est plus aimable, qui veut bien ne pas négliger « les travaux des générations nouvelles».

D'ailleurs, remarque-t-il', ces jeunes travaux nous engagent souvent à mieux relire les livres d'autrefois, quand ils traitent, par exemple, de Ronsard, de Sénèque, des Quatre fils Aymon, de Pétrarque, de Mainard, d'Honoré d'Urfé, de Théophile de Viau et enfin de tout ce passé pittoresque et attrayant auquel les érudits contemporains consacrent un zèle heureux.

A propos de ces divers ouvrages, M. Thureau-Dangin fait de charmantes digressions. Une étude de M. GérardGailly lui est l'occasion de tracer un joli portrait du fameux Bussy-Rabutin, lequel fut membre de l'Académie, et calomnié ou, du moins, tracassé de quelques médisances.

De jour en jour, la légende de Bussy s'accrédite et'se noircit davantage. Que de crimes n'a-t-il pas commis ? Factums ou chansons, tout ce qui va paraître d'obscène sera désormais de lui. Bussy le « coquin », le sorcier, le faux monayeur, l'incestueux, Messieurs, quel horrible confrère, et quel intérêt n'aurions-nous pas à la revision de son procès! A en croire M. Gérard Gailly, ce serait chose faite; resteraient seulement quelques peccadilles, qu'à grand renfort d'érudition et d'esprit, l'avocat de Bussy cherche à nous faire trouver moins compromettantes. Il paraît même, que l'ombre de M. Boissier me pardonne ce que je vais dire, il paraît que, dans sa querelle avec sa belle cousine, vous vous rappelez « ce chien de portrait », Bussy n'a pas tous les torts. Croyons-le, ne seraitce que pour ne pas affliger Mme de Sévigné elle-même. Ces deux Rabutin, malgré leurs torts réciproques, n'ont jamais pu se brouiller pour de bon. Ils se ressemblaient par tant de côtés même esprit, même gaillardise. Mme de Sévigné, ii est vrai, n'a pas suivi son cousin dans ses graves erreurs, mai-, n'oublions pas qu'au moment le plus critique de sa vie, alors qu'on espérait l'envelopper, bien qu'innocente, dans le terrible scandale des petits papiers de Fouquet, elle ne dut son salut qu'au dévouement de Bussy. Celui-ci avait des côtés de gentilhomme et, après tout, valait mieux que sa légende. Faut-il aller jusqu'à diro qu'il avait peut-être plus de cœur que sa spirituelle cousine ? « La nature, disait-il de lui-même, m'avait fait tendre pour tout le monde, mais le monde m'a endurci pour lui. Vous faites donc justice de m'aimer, et j'ai pu être appelé, toute ma vie, le bonhomme Bussy par mes amis ». Va pour le « bonhomme Bussy », en dépit de ce que l'assemblage de ces mots a d'un peu surprenant. N'avons-nous pas la caution d'un aimable et pieux jésuite, le P. Rapin, au sujet duquel Mme de Scudéry, la femme de Georges,

écrivait à Bussy lui-même « Au travers de; tout ce que vos ennemis content, il a pénétré que vous aviez de la bonté ».

L'Académie a décerné l'un de ses prix à la « Société du parler français au Canada », qui publie un glossaire où abondent les « canadianismes ». M.Thureau- Dangin ne veut pas faire grise mine à ces vieux mots qu'ont apportés là-bas des paysans de chez nous, des Bretons et des Normands. Les petits Canadiens qui ne sont pas sages, on les menace du grippette c'est le diable, cousin de nôtre grippeminaud. Dans l'Anjou, les gendarmes sont encore appelés grippe-Jésus, « parce que, dit M. Thureau-Dangin, depuis le temps du Christ, il leur arrive parfois d'arrêter des innocents ». 'Et gripper, verbe actif, est l'un de ces vieux mots qu'on a tort de laisser mourir l'Académie les protège de son mieux avec son dictionnaire.

Comment les membres de l'Académie française auraient-ils été indifférents au livre qu'a écrit M. Guimbaud, touchant M. de Montyon? Voici ce bienfaiteur Un grand bourgeois, de famille dérobe,; ayant l'esprit et la tenue de son état, ,maift», en même temps, surtout,au début, curieux de mener la vie du siècle, de goûter a>J?c plaisirs du mondej'db se. pousser à Cour, puis, quand cette fièvre de jeunesse est pa«r sée, toujours possédé de l'amour des titres et. des places, se préparant aux hautes fonctions et rêvant un rôle dont la postérité se- souviendrait. Successivement intendant do plusieurs provinces, il s'y montre administrateur appliqué, consciencieux, actif, atten- tif à faire valoir ses services, se vantant, par exemple, de la promptitude énergique 0 avec laquelle il a fait donner la chasse a des brigands qui s'étaient échappés de prison, bien, écrivait-il au ministre de la maison du Roi, qu'il « vînt de prendre médecine au* moment où la nouvelle lui fut apportée »'; et le ministre de le féliciter, en ajoutant « J'ai vu avec peine que cet événement était arrivé un jour où vous aviez pris médecine et où vous aviez besoin de repos. Il se pique de lettres, écrit volontiers, non sans quelque recherche. Il n'a pas voulu se marier. « Une femme et des enfants, dit-il, sont des otages donnés à la fortune, des liens qui retiennent sur la pente du bien, et les bons athlètes se privent du commerce réguHéc des femmes, afin d'être plus sûrs de vaincre. » Non qu'il fasse il de l'amour. «. Je plains, dit-il, qui n'en connaît pas la doujceur j'admire qui sait s'en passer. » Par réaction contre la prodigalite de beaucoup de ses contemporains et par ata- visme bourgeois, il est, dans la gestion de ses biens, soigneux, méticuleux, exerçant ses droits avec rigueur, processif même, mais cette rigueur apparente, qui vient surtout de la crainte d'être dupe, n'exclut pas une volonté sincère d'être utile aux.. autres, d'aider au bien public. Avec Tâge/slt libéralité s'est même depouillée de ce. qu'elle avait pu avoir d'abord d'un peu sec. et raisonné, et, en ce qui nous touche, elle est allée jusqu'à la magnificence. En somme; dans cette longue vie qui, de 1733 à ÎS20, a traversé tant d'événements divers et tragiques, M. de Montyon a fait digne figure, et, s'il n'a pas laissé, dans l'histoire de son pays, la trace qu'avait rêvée sa jeune ambition, il a du moins, par les inspirations généreuses de son cœur, sauvé son, nom 'de l'oubli.

Bref, l'Académie est reconnaissante à M. Guimbaud, qui lui a obligeamment et savamment fourni de nouvelles-raisons d'estimer M. de Montyon.

Après avoir loué le talent d'observation qui se révèle dans les romans de M. Georges Lecomte et les services que son activité a rendus à la cause deg let* tres françaises, les écrits patriotiques de M. Hugues-Leroux, son amour des voyages et de l'exploration, l'esprit d'initiative qu'il cherche à susciter partni ses lecteurs, la maîtrise dont témoignent les ballades de M. Erliest Jaubert, M. Thureau-Dangin, a consacré un digne éloge. aux Souvenirs entomologiques de M. Jean-Henri Fabre, Je savant modeste et grand, que Darwin appelait « l'observateur inimitable,», et qui, après quatrevingts ans d'admirable patience, « eût mérité d'inspirer à M. de Buffon sa ûéûnition du génie ».

M. Fabre a la vue trop ciaire et l'esprit trop sain pour ne pas entrevoir les problèmes d'ordre philosophique qui* soulèvent les faits merveilleux qu'il décou vre. A chaque pas, dans le domaine mystérieux de l'instinct, la raison ne peut s'empftjher de près-, sentir, par delà le petit empire où. pénétra l'observation, les secrets insondables de la création. On se dit que des mœxirs si policées, des industries si prévoyantes, des desseins d'une si exacte justesse, ne sauraient être, dans de pauvres êtres éphémères, l'effet du hasard, fût-il consacré par les siècles,, et qu'ils ont dû être réglés par une intelligence créatrice en qui s'ordonnaient les fins de l'univers. Par scrupule de savant qui ne veut par sortir de son rôle de simple observateur, M. Fabre évite de dostuaatiser sur


ces questions, mais, à plus d'un, signe, on se rend compte que sa pensée incline aux solutions spiritualistes, et il n'hésite pas à écarter les affirmations matérialistes toutes les fois qu'il les rencontre.

A tous, fût-ce aux hommes qui se croyant les moins curieux des choses de l'histoire naturelle, je ne me lasserai pas de dire: 'Lisez ces récits,.vous en goûterez le charme, la bonhomie, la simplicité, la vie, vous vous passionnerez à cette science aimable qui se fait au jour le joiîr, dans les belles heures de l'été, « au chant des cigales », cette science qui n'a rien de germanique, oh non t qui est bien latine, virgiliennfr par moments, qui donne la main à la poésie, qui est enfin ai. pénétrée d'amour qu'il.semble parfois que, dé ces humbles souvenirs entomologiques, s'élève une strophe du Cantique des Créa-

tures'. "̃"̃.

Ces jolies phrases', d'une si claire- et douce harmonie, furent la transition et nous menèrent dé la littérature.qui peut donc avoir une efficacité vertueuse, la vertu elle-même, à la pure et simple vertu, qu'avait à préconiser M. Frédéric

Masson.

Aîais il y eut d'abord un intermède: ce fut la lecture de quelques passages d'une .étude relative à Lamartine et qui avait: eu le, prix d'éloquence. L'auteur est M. Maurice Masson. et" le lecteur fut M. Jean Richepih, dont la belle voix a superbement mis en valeur d'excellentes phrases.

Le grand historien de' Napoléon n'eut pas à changér de souci, lorsqu'il prépara son discours. La vertu est une qualité d'énergie vertu vient dumotvir, par lequel les latins désignaient l'homme; c'est-àdire l'activité. En outre, les vertus les plus éclatantes et touchantes que, cette année, reconnaissait l'Académie, sont d'un ordre belliqueux :.ce fut l'aubaine de l'historien de Napoléon, l'aubaine de l'auditoire.

Mais, premièrement, M. Frédéric Masson voulut reparer une lacune .qu'a laissée l'initiative de M. de Montyon. M. de Montyôn ne récompense que les pauvres. Il n'a pas tort de songer à eux tout de suite; mais on voudrait avoir aussi des médailles, « fussent-elles da bronze ou de plomb », des médailles qu'on put offrir à des riches, pratiquant de nobles vertus en faveur des pau- ̃

vres

Llu'yet; dernier, dans le désarroi où- uû fljau, jadis périodique, avait jeté la population-et les pouvoirs publics; lorsque la nature prenait ses revanches des empiètements de la civilisation lorque la panique s'étendait sur la grand'ville et sa banlieue, menaçant de changer en désastre ce qui n'eût été qu'une épreuve pénible et une leçon salutaire à ce moment, Messieurs, un des vôtres, un. des membres les. plus justementrespectés de notre Compagnie, le président de' la Société de Secours aux Blessés, lança un ordre de mobilisation. Tout s'ébranla dans une; activité inten'se' et réglée. Quiconque était affilié* se rendit à son poste et se mit à la disposition des chois. Sous la direction efficace et fermement intelligente de sa présidente,, la femme d'nn autre de vos confrères, le Comité des Dames, exerça, avec un dévouement qù'-aucune louange n'égalerait, des pouvoirs que son initiative lui conféra et que lui confirma la misère publique. Sous ce drapeau de ta Croix-Rouge que nous n'avions point vu déployé depuis les- temps du Siège, s'accomplirent'chaque. jour, a chaque heure, dès-actes d'une charité que rien ne rebutait et qui témoignaient d'une vertu d'autant plus rare qu'ils étaient plus humbles, plus ignorés et pins répugnants..M. de Montyon ne noii-s a point laissé le 'droit "d'offrir même des fie uts à celles qui seraient dignes d'opérer les conciliations salutaires mais au moins, dans ce jour où nous louons la vertu des p'aiivrcs, convient-il de rappeler ce qu'ils virent "cette année de la vertu des riches. G'est loin de, France, très loin, dans la Cilicie, à mi-chemin de Tarse, où Cléopâtre' naviguait sur sa galère d'or et de poiirprè, et d'Issus, où Alexandre le Grand triompha des Perses, que, l'année dernière, de 'bons Français ont accompli |des exploits mémorables. On massacrait les Arméniens. A Saint-Paul et à Béthanie, le drapeau tricolore fut hissé, l'asile offert à son abri. Religieux et religieusesiqui là-bas répandent, avec leurs bienfaits quotidiens, la renommée sublime' dé notre pays, furent héroïques avéc une constance inoubliable, avec la simplicité qu'on met aux besognes les plus ordinaires de la vie quotidienne, avec la sainteté familière des âmes qui voientailleurs qu'ici-bas

ABètlianie, laMèreMélanie ditsiiuplement à ses filles' qui s'étaient jetées à genoux et se recommandaient à Dieu « Mes sœurs,, allez ù la. porte, et recevez tous ceux qui voudront se rétugier chez nous. » Cinq minutes plus tard, les voisins affolés entraient .par les portes, par tes fenêtres, par-dessus les murs. « A. la fin de la journée, il y avait chez nous, dit une sœur, plus de 2,000 Arméniens. n A Saint-Paul tout est envahi, études, classes, dortoir, église, parloirs, cours, réfectoires, chambres des Pères. A des moments, pour traverser la cour, un des Jésuites sera obligé de marcher sur les épaules des réfugiés. Par bonheur les pensionnaires étaient en vacances. le supérieur, le P. Jouve, était parti justement pour les chercher à Mersine apprenant qu on massacrait à Adana, il reprit le train, mais, retenu à la gare, il fut matériellement empêché de rejoindre la résidence..

Cependant, on y a pris ses mesures au péril de leur vie, les Pères Sabatier et Benoit se sont- rendus Béthanie où ils assisteront les Sœurs les Pères Rigal et Tabet, avec les Maristes, demeurent à Saint-Paul, attendant que' le consul de France ou le vali vienne ou envoie à leur aide. La fusillade continue au bazar, lés boutiques des Arméniens sont mises à sac, puis les habitations; et après avoir pillé, on brûle. « En certains endroits, les terrasses sont imbibées de pétrole; dans d'autres, des ouvertures sont pratiquées pour jeter dans les maisons des matières in flammables ». « Dès six heures, écrit une Sœur, le feu nous cerne de toutes parts. » Fuyant l'incendie, les Arméniens s'efforcent d'atteindre les établissements français, mais aux carrefours, les Turcs les fusillent ou les poignardent et ils s'emparent des filles qu'ils emmènent.

Toute la nuit, la fusillade crépite, les incendies se propagent des bandes circulent traînant des pompes à pétrole. Les Bachi Bozouî^s, qu'exaspère la protection accordée à leurs victimes dans les maisons françaises, commencent à tirer du dehors sur tout ce qui s'y montre. Vers quatre heures du matin, le Père Sabatier a voulu monter sur la terrassé «pour mieux juger de la situation et du danger. » Apeiaie avait-il entr'ouvert la porte de l'escalier -qu'il est visé. Une balle lui rase la. tête, utne autre l'atteint au côté droit,, contourne ;la onzième côte et ressort, frappant la porte'qu'elle entaille. «'Cela lui fait l'effet d*tm coup de bâton », mais il y porte sa main, qui est toute mouillée de sang. Par une grâce singulière, sa blessure ne l'arrêt» point. A .peine pansé, il retourne à son devoir 11 coi»esse, il absout, il fait prier, il prie.

Malheureusement, la place me manque pour citer tous les magnifiques passages de ce /discours où le courage est exalté par un historien qui connaît à merveille le courage. M." Masson, qui

sait mieux que personne comment travaillaient les héros de l'épopée impériale, a vanté avec compétence l'intrépidité de ces moines et de ces bonnes Sœurs qui, de l'autre côté du monde, firent une besogne de braves. Il leur a consacré quelques-unes de ses pages les plus vaillantes, martiales et, cette fois, rehaussées encore d'un poignant sentiment de déférence religieuse. Il a glorifié aussi les « civils », si je puis dire, que l'occasion éleva jusqu'à la véritable grandeur et, par exemple, ce consul de France, Fernand Roqueferrier, « soldat tombé au champ d'honneur; saluons, messieurs!» »

M. de Montyon voulut qtle, tous les ans, l'Académie dédiât un demi-quart d.heure à l'éloge d'un seul acte de vertu. La vertu est assez abondante, aujourd hui encore et malgré le malheur des temps, pour dépasser ces limites et M. Masson a loué lAbri, société de secours à l'époque du terme l'œuvre du Refuge de Sainte-Anne, l'œuvre des Colonies de vacances, le Repos pour les jeunes Parisiennes, la Société des Jardins ouvriers et l'œuvre des Trente Ans de théâtre, que nos lecteurs apprécient et qu a inventée M. Adrien Bernheim, conciliant avec charme le théâtre et la vertu.

Que d œuvres excellentes, et qui suffisent à peine aux besoins de misères innombrables! Mais enfin, notre temps fait ce qu'il peut; et il a de la bonne volonté de sorte qu'il lui sera pardonné 'beaucoup.

« Commissionnée par les morts », l'Académie française récompense les braves gens qui sont la pureté, la grâce et l'excuse de notre époque.

Et c'est ainsi, pour respecter et pour remplir le vœu des morts, pour répandre l'aumône aux conditions qu ils ont fixées, pour honorer leur mémoire en récompensant en leur nom ceux qui se sont- signalés par leur amour des autres et leur désintéressement d'eux-mêmes, c'est'ainsi que, chaque année, à cette place, selon le rite bientôt' séculaire, un des membres de notre Compagniè célèbre les vertus qui subsistent dans, la nation, qui lui apportent une espérance et une consolation, et qui, tant qu'il y aura des hommes de bonne volonté, mériteront leur respect et leur reconnaissance.

Autrefois, ce fut une mode; elle dura quelques années les écrivains illustres auxquels l'Académie confiait le soin de louer la vertu badinaient volontiers.. Ils avaient un petit air supérieur, narquois et bienveillant, pour conter les miraculeuses et modestes actions de vieilles bonnes et de demoiselles qui, dans le silence des villes provinciales, vivent en oubliant tout à fait, elles-mêmes, l'amusement de vivre et tous les divertissements, toutes les vanités. Ils étaient fort indulgents; et ils plaisantaient. Cette mode est passée. Tant mieux I Le discours de M. Frédéric Masson est l'un des plus beaux auxquels ait donné lieu le thème auguste et précieux de la vertu. 11 l'a bien marqué de ses préférences valeureuses. Il l'a prononcé avec un accent de respect, de gratitude infinie et d'admiration, et enfin comme le voulait la dignité d'une occasion si belle.

André Beaunier.

AUX ÉCOLES

Itè professeur Deiérine

Pour remplacer le très regreUé professeur Raymond, l'Ecole de médecine vient d'élire le docteur Joseph-Jules Dejérine, qui va quitter une des chaires de pathologie interne, pour la belle chaire de clinique des maladies du système nerveux. Cette permutation, qui est d'usage, met, cette fois, un homme éminent en sa place.

A vrai dire, on aurait pu par un autre moyen mettre deux hommes à leur place. Il y avait un autre candidat, qui, sans nul doute, eût fait, lui aussi, un admirable maître à la clinique de la Salpêtrière; et cette combinaison eût permis au docteur Maurice Letulle d'occuper la chaire d'anatomie pathologique, pour laquelle ses beaux travaux l'ont depuis longtemps désigné. Mais à quoi bon récriminer contre un fait accompli. Le passage de la pathologie interne à la clinique est, pour les professeurs de'nos facultés, une tradition quasi sacrée, .si bien que c'eût été faire une sorte d'injure à M. Dejérine que .de ne pas souscrire à son légitime désir.

Et puis, peur être juste, il faut reconnaître que le professeur Dejerine est l'un des neurologistes les plus illustres de ce temps, qu'il a consacré toute une vie magnifiquement laborieuse à l'étude des maladies du système nerveux, et qu'il y a fait des découvertes importantes, et que, par le nombre et la qualité de ses travaux, il avait mérité qu'on lui donnât le bel orgueil d'enseigner magistralement une science qu'il a aimée d'un amour exclusif. Né en Haute-Savoie, sur la frontière suisse, le3aoûL18<ï9, interne des hôpitaux le "23 décembre 1874, il n'eut en vérité qu'un maître, Vulpian. Tout jeune, il manifesta pour la neurologie une vive prédilection, et il marqua bien vite son amour de l'indépendance, la fermeté de ses convictions personnelles, n'hésitant pas à se mesurer, dans les discussions scientifiques, avec Cnarcot, qui, dans ce domaine, était roi. Médecin des hôpitaux le 15 juin 1882, il entra à la faculté comme agrégé, en i882.

M. Dejérine appartient, depuis 1908, à l'Académie.

Mais ses vrais titres, ce sont ses œuvres, le bel ensemble de ses récherches originales, et notamment celles qui concernent la myopathie du type Landauzy-Dejérine, la cécité verbale pure, la névrite hypertrophique de l'enfance, la maladie de Little par lésions médullaires, la claudication intermittente de la moelle, le syndrome thaJamique. Il faut citer encore ses études sur l'hérédité dans les maladies du système nerveux, sur Thémianesthésie organique der cause cérébrale, sur les aphasies, sur l'ataxie locomotrice, sur les névrites, sur la maladie de Freidreich, sur les localisations spinales motrices et sensitives; sa collaboration à tous les grands traités classiques, sa magnifique anatomie des centres nerveux, en collaboration avec Mme Dejérine, ouvrage illustré de planches admirables, grâce aux coupes de toute l'étendue du cerveau que seul alors il était parvenu à préparer et à colorer pour l'étude micrographique.

Le professeur Dejérime, pendant son séjour à Bicêtre et à la Salpêtnère, a

forme de nombreux "élèves, tes Vialet,

les Mixaillé, les Bernheim, les Comte, les André Thomas, les Long, les Roussy, les Wonters, les Camus, les Pugniez. Non content d'apporter à la méthode anatomo-clinique son labeur magnifi' quement acharné, il a consacré une partie de ses forces à l'étude des psycho-névroses et de leur traitement moral. Et si tout le monde ne partage pas, sur ce point, ses idées, du moins s'accorde-t-on à dire que, là encore, il a réalisé de sérieux et utiles progrès et que son service spécial de la Salpêtrière rend de réels services.

C'est assez dire que la Faculté de médecine a su trouver, pour remplacer le successeur immédiat de Charcot, un noble maître qui fera bonne figure dans la chaire de la Salpêtrière, et qui saura travailler, lui aussi, jusqu'au bout de ses forces, à maintenir le haut renom de l'école. Horace Bianehon.

Horace Biànc~on.

LE SALON DE L'AUTOMOBILE

La Sixième Journée

Inouï 1 Magnifique 1 Prodigieux Un monde fou, bousculades On s'écrase La presse est telle qu'un ne se voit pas.; seuls les myopes sont à leur aise.

Et c'est charmant On a l'impression d'une gigantesque corrida masculine. De droite, du gauche, on reçoit des coups d'épingles à chapeaux dans les joUes, dans le dos.

De quels tours d'adresse. les femmes ne sont-elles pas capables Par quels exploits d'habileté arrivent-elles, avec leurs chapeaux géants, à passer dans de telles cohues sans laisser leur tête accrochée au pardessus d'un, visiteur 1

Il est plus facile d'allumer une allumette de la régie que d'approcher d'un stand, de certains stands du moins car il y en a devant lesquels on défile, d'autres devant lesquels on s'arrête, et dans lesquels on pénètre; Ces derniers, vous les connaissez le Figaro vous les a déjà tant de fois signalés.

Savez-vous comment on appelle au Grand Palais le carré d'honneur.

On l'a baptisé la « place Blanche ». A cause de ses rotondes lumineuses qui rappellent les manèges automobiles dont les innombrables fêtes de Montmartre encombrent la joyeuse et célèbre place.

En clignant de l'œil, c'est assez ça. Tout y est même la musique seulement celle du Grand Palais est excellente et. fameuse. Et puis au Salon. les rotondes ne tournent pas. Heureusement 1

La vérité. 'ou ce qu'on entend devant un un stand, le stand des automobiles de DionBouton pour être précis.

Celui-ci chauffeur expérimenté parce que de vieille date; celui-là, tout frais g-agné à l'automobile, regarde, admire et écoute. Et le premier dit au second

̃ Crois-moi puisque tu es enfin décidé à acquérir une automobile, achète une de DionBouton. Que ce soit une 8-chx, une 10-chx ou bien la merveilleuse 14-chx, tu n'auras qu'à te louer de m'avoir écouté. Les de DionBouton sont, sache-le bien, des automobiles rationnelles, d'une fabrication irréprochable, d'un fini d'exécution absolu, d'un prix d'achat sagement calculé, d'un entretien d!un coût infime, d'une consommation réduite simples, •maniables, douces, pratiques à souhait, qu'elles soient "ai, a 4 ou à S"*c}'îi'»trres, elles doiînêtft toutes les satisfactions :que l'on doit attendre de l'automobile idéale.

Et, entraîné par le flot, je perdis la suite de la conversation.

Dommage I' .'̃ 1

wwwtm '-y

Enregistrons les succès de notre industrie chaque fois qu'il s'en produit ça fait plaisir aux nôtres et ça engage l'étranger à s'adresser chez nous et pas ailleurs. Léon Bollée -a pris hier pour Londres un ordre de 100 châssis 12-chevaux.

Ces 100 châssis i2-chevaux seront du modèle exposé au Salon sur le stand Léon Bollée. Je vous le signalé, et vous le reconnaîtrez tout de suite à ce détail précis il est habillé d'un ravissant torpédo. Les 4ioo châssis dont il s'agit sont d'ailleurs destinés à faire des t torpedos s en tous points pareils à celui exposé. Telles sont du moins les intentions de la The Connaught Motor and garage C° de Londres, qui a1 passé ̃l'ordre ci-dessus relaté.

Quelle est- l'automobile qu^ convient, au docteur, au voyageur, au vétérinaire, au commerçant, à 'l'industriel, à l'éleveur, à l'agriculteur ?

Une voiture simple, robuste, d'un achat peu onéreux, d'un usage non dispendieux. Cette automobile; il ne peut la trouver chez tous, seules peuvent la fournir quelques usines à qui une gigantesque organisation industrielle permet une production à la fois intense et parfaite. 1 Or cet oiseau rare si on peut dire oiseau en parlant d'une auto est la i2-chevaux Darràcq, vendue 6,300 en spider, 6,350 en double phaéton, 7,900 en landaulet, 8,900 à conduite intérieure.

VW<WW!

Deux des gros succès^du Salon.

1° Le traîneau-automobile Coanda-Grégoire exposé au stand des Grégoire traîneau tout à fait joli, acquis par le grand-duc Cyrilte qui le pilotera à Saint-Moritz sa partie motrice comporte une turbine à air actionnée par un moteur Grégoire, naturellement.

La 12-chx .Grégoire, qui en palier fait du 100 à l'heure, tout simplement.

Nazzarro, l'étourdissant- conducteur des FIA.T, récemment revenu des Etats-Unis, .où il s'était rendu pour participer au Grand Prix d'Amérique, était hier au Salon.

Il fait de l'épreuve un récit qui rend vraiment regrettable la quasi-suppression du sport automobile en France.

Les Américains ne s'embarrassent pas d'installations luxueuses de .simples et robustes banquettes sous de simples tentes suffisent à la foule 'qui paye très cher pour pénétrer dans de vastes emplacements d'où elle voit très bien. On ne connaît pas nos tribunes à raflaflaflas, avec tziganes et plantes vertes, qui, pour les Américains n'ajoutent rien à l'intérêt d'u.ne course. s ̃-»..<; Le Grand Prix d'Amérique fut prodigieusement intéressant; il passionna la foule par ses péripéties.

Il a d'ailleurs fallu une guigne colossale et puérile à la fois pour que les FIAT qui l'avaient déjà gagné n'y aient triomphé. Au 18e tour, Nazzarro était en tête avec sept minutes d'avance, lorsque le boulon d'une chaîne sauta; son coéquipier Palma prit le commandement de la course et menait au 20° tour avec trois minutes d'avance, lorsqu'il perdit le bouchon de son réservoir d'eau qui se vida.

Et c'est aux trahisons de ces deux babioles que la meilleure athlète dut de perdre une victoire qui par deux fois lui avait été acquise.

Mmw

Un stand animé, celui des Rolls Royce où l'on fait beaucoup d'affaires. Rien de suprenant puisque la o-cylindres Rolls Royce est à la fois le meilleur châssis de tourisme et la voiture de ville rêvée ainsi, que le prouve l'exploit du regretté Rolls qui l'hiver dernier à Nice, en présence de" M.'Weber, délégué

officiel de l'Automobile»Club de Nice, grimpa sur sa Rolls Royce, sans avoir jamais fait de mounœuvre d'arrière, tant est maniable la voiture la côte de l'Hermitage, ce que jamais aucune autre automobile n'a pu faire jusqu'à ce jour.

Noter parmi les stands les plus courus les suivants les stands Daimler, Clément, Mors, Charron, Pipe, Delaugére et Clayette, Renault, de Dion-Bouton, Unic, Blériot, Goodrich, Universal, Michelin, Rochet-Schneider, Brasier, Darracq, Delahaye, Rolls Royce, etc.

Ce qu'il ne faudra pas manquer d'aller voir aujourd'hui la FIAT carrossée- en limousineobus l'aut-obùs pourrait-on dire par Rothschild. ̃̃•̃' Les deux .questions qui, au Salon, sont à l'ordre du jour 1° L'affaire Ader. Ader a-t-il volé

2° Moteur à soupapes contre « sans -soupapes ». On passe de l'une-â l'autre et de l'autre. à l'une avec une égale passion, sans changer de vitesse. Discussions conduites tantôt à un petit train baladeur, à travers le Salon, tantôt en prise directe, avec prise de bec.

Six heures trente Un. coup de Sifflet:, la frise s'éteint, le lustre s'éteint; tout s'éteint. Le Salon ferme, on sort.. Dehors, il pleut à torrents. Par la porte centrale que n'.ouvre-t-on les trois "aux flots pressés de la foule l,e public s'écoule. Désolation Il n'y a devant le Grand Palais que quelques rares voitures,, fiacres attelés ou auto-taxis qui ont baissé leurs drapeaux et, impunément, devant les agents indifférents, exploitent le client!

Las d'attendre, on .se décide à gagner le Métro le' plus proche ou à chercher la voiture de salutqu'on rencontrera au passage. Pauvres chapeaux Pauvres robes Pauvres manteaux Et pauvres petitspieds 1 Partout une boue infecte.

L'invraisemblable couche de saletés agglomérées qu'un balayage pratiqué sans arrosage, sans lavage, étale et entretient, s'était délayée. On pataugeait dans un marais les éclaboussures jaillissaient, souillaient. C'était admirable. Jamais Paris n'avait été plus sale; le service de, la voirie triomphait enfin Paris transformé en cloaque! Son rêve était réalisé l ••̃• Frantz'Reichel.

L'abondance des matières nous oblige à renvoyer demain la Petite CHRONIQUE DES lettres de M. Ph.-Em. Glaser. LE MONDE RELIGIEUX

La Cour de cassation ` 4 et le droit du curé

La Cour dp cassation vient de rendre un arrêt fort intéressant mais très discutable dans une affaire où il s'agissait d'interpréter sur. un point extrêmement délicat l'ensemble des lois qui constituent le régime séparatiste.

Voici les faits Un curé avait organisé dans son église un chœur de jeunes filles. Une de ses paroissiennes, mécontente sans doute de ce que l'on ait cru devoir se passer de ses bons offices, s'installe d'autorité au milieu dé ce choeur pèhdàiiï

l'office. Le «uré. Vexp-al5e<.A-Jril..esièéû&~ J

son droit? l ""̃' "̃" La Cour de Pau a donné raison aii j curé. C'est cet arrêt de. la Cour de Pau qui était déféré à la Cour de cassation. Gr, celle-ci reconnaît à son tour que le ministre du culte, mis en cause, avait le droit de faire 'ce qu'il a fait, attendu qu'il appartient à l'officiant de réglef comme il l'entend le cérémonial, mais elle casse pourtant l'arrêt de la Cour de Pau, parce que cet arrêt donne à cet officiant son titre de curé, dont elle estime qu'en régime de séparation les pouvoirs publics n'ont pas à connaître. L'arrêt de cassation n'a pas encore été publié, et je n'en connais que la substance. Il pourra être curieux de discuter plus tard, en meilleure coànaissance de cause, les considérants. 1 Mais il apparaît dès maintenant que la thèse de la Cour de cassation n'échappe pas à la critique. Qu'elle soit ou non bien fondée en droit strict, ce que j'affirme, c'est que la jurisprudence, que l'arrêt, qui s'inspire de cette thèse, vise' à déterminer souverainement, n'est pas moins contraire au bon sens qu'à ces règles d'organisation générale du culte auxquelles le législateur de 1909 voulait que se conformassent les associations s cultuelles sous peine de n'être pas habilitées à recevoir l'attribution des biens de mense.

J'entends bien l'objection il n'y a pas et d'ailleurs il ne peut pas y avoir d'associations cultuelles catholiques puisque le Pape n'a pas permis d'en constituer. L'article 4 de la première loi de séparation n'a donc rien à faire ici, et l'on vous a d'autre part assez répété que, à défaut de ces associations cultuelles dont le Pape n'a pas voulu, les prêtres ne sont dans les églises ouvertes au culte que des occupants sans titre juridique. Je réponds que leur titre juridique à les occuper découle de l'affectation légale de ces églises à l'exercice du culte catholique. Dès que le culte catholique s'y exerce en effet légalement, il est inadmissible que la loi ne reconnaisse pas aux ministres de ce culte les droits que suppose son exercice normal, c'estdire un exercice conforme aux règles générales de l'organisation catholique. Or, l'une de ces règles essentielles, c'est que le droit de police, dans une église, appartient en propre au curé. Au curé, et non pas à n'importe quel ministre du culte, par le seul fait qu'il célèbre un office quelconque dans cette église,, un office que, aussi bien, il n'y peut célébrer qu'avec la permission du curé.

Dans le cas sur lequel la Cour de cassation avait à se prononcer, le célébrant et le curé ne faisaient qu'un. Mais c'est bien évidemment, au regard des règles d'organisation générale du culte catholique, parce que curé et non parce que célébrant, qu'il avait le droit de faire ce qu'il a fait. Et donc, il en doit être ainsi également au regard de la loi civile, sans quoi l'affectation légale des églises à l'exercice du culte catholique ne serait pas complète, et il n'y a aucune raison de croire que le législateur ait voulu cette lacune. En d'autres termes, l'affectation légale postule le droit juridique du curé.

Et quelles conséquences étranges ne pourrait-on pas tirer, de la thèse de la Cour de cassation. Etan,t admis que la loi ne connaît pas le curé, qu'elle connaît seulement les ministres du culte,

dont elle n'a d'ailleurs pas à savoir quels sont tes "titres à exercer le culte et auxquels cependant elle attribue, par une véritablecontradiction,le droit de l'exercer comme il leur plaît, s'il plaît à quelqu'un de ces ministres de procéder à une cérémonie sans le congé du curé ou à des heures ou d'une manière contraire à la volonté du ,curé, le curé ne pourra donc pas intervenir, et s'il intervient, c'est lui qu'il faudra poursuivre devant les tribunaux et punir pour avoir troublé l'exercice du culte! C'est absurde, et pourtant cela découle très logiquement de l'arrêt de la Cour.

.,Ah!,je me doute bien que d'aucuns serons tentés de rendre l'Eglise responsable de cette absurdité. Ils diront qu'elle s'est .mise elle-même hors la loi. Ils le diront, mais ce n'est pas exact. Je crois, comme je l'ai toujours cru, que sa situatlon serait meilleure si elle avait pu s'adapter aux dispositions législatives de 1905, mais elle n'a fait qu'user de son droit et M. Briand l'a reconnu luimême à la tribune de 'la Chambre elle n'a fait qu'user de son droit en ne s'y adaptant point, attendu que ces dispositions législatives la laissent parfaitement libre de s y adapter on non. Et- puis, il faudrait peut-être en finir une bonne fois avec ces formules véritablement enfantines qui ne répondent à aucune réalité Nous ne connaissons pas le Pape, nous ne" connaissons pas les évêques, nous ne connaissons pas les.curés. » L'Eglise existe. Vous ne la supprimerez pas en l'ignorant. Non seulement elle existe, mais elle constitue une société, parfaite dans l'organisa.tion de laquelle, et surtout en régime de séparation, vous ne' pouvez rien changer. Dire que l'on ne connaît pas le chef de cette Eglise, ce n'est que ridicule. Vous pouvez l'ignorer, quoique vous ayez tort de vous targuer de cette ignorance,, moins préjudiciable à lui qu'à vous-mêmes. Mais comment pouvez-vous dire que vous ignorez las évêques et les curés puisque vous les traduisez à votre barre, et qu'il faut bien, bon gré mal gré, que vous fassiez acception des grades plus ou moins élevés que ces ministres du culte occupent dans la hiérarchie, dans le départ des responsabilités qui leur incombent? La vraie séparation consiste, non pas en ce que les deux pouvoirs s'ignorent réciproquement, mais en ce que le pouvoir -civil .laisse au pouvoir religieux, dans le domaine de celui-ci, le maximum de liberté compatible avec l'ordre public, et en ce que le pouvoir religieux s'abstienne de toute ingérence abusive dans le domaine du pouvoir civil. Elle n'exige pas plus que l'Etat confonde évêques, curés et vicaires sous l'unique dénomination de ministres du culte, qu'elle n'exige que l'Eglise confonde, sous l'unique dénomination de fonctionnaires, le Président de la République, les ministres, les juges, les préfets- et les gardes champêtres.

Julien de Narf on.

-PJ.r~v-

LES INONDATIONS

La Loire

'Dans son cours inférieur, la. Loire continue à baisser d'une manière très sensible. Les rues de Nantes sont très rapidement dégagées et les voitures peuvent circuler à peu près partout. Certaines industries commencent également à reprendre le travail.

MM. Puech, ministre des travaux publics, et Guist'hau, sous-secrétaire d'Etat à la marine, ont fait hier matin une tournée d'étude.

Ils se sont rendus à.la levée de la Divalte et ont visité en détail les rives du fleuve dans sa traversée^ de Nantes. Après avoir consacré l'après-midi à la constatation des dégâts dus à la rupture de la levée d'Authion, ils sont repartis à onze heures pour Paris.

A Saumur, hier à midi, la Loire était descendue à 4m40.

Par contre, dans le bassin supérieur de la Loire, la situation est toujours inquiétante. Dans la région d'Yssingeaux, à Bas-en-Basset, le fleuve atteint deux mètres au pont de Vaubarlet, sur le Lignon, un jeune homme qui passait sur une passerelle est tombé à l'eau et s'est noyé.

L'Allier a grossi fortement: son affluent, la Dore, a envahi les plaines en amont et en aval de Vichy.

Cependant, depuis avant-hier, on signale de Pertuiset jusqu'à Roanne une décrue d'environ un mètre.

Dans le Midi

Une nouvelle crue du Rhône s'est produite hier dans le département du Gard. De ce- fait, le service des bateaux qui ravitaillent Comps et Vallabrègues est devenu très difficile. Le Gardon convmence à pénétrer dans les quartiers bas de Remoulins. Un pont a été emporté par la Cèze, à Chambonnet, et une maison s'est effondrée à la Pomarède, mais sans accident de personne.

'Dans l'île Pradier, près du Teil, les habitants, menaces ont pu être sauvés avec de grandes difficultés leurs bestiaux sont tous noyés. Une barque de sauveteurs coule à pie heureusement,

les naufragés, au prix.des plus.,grands efforts, ont pu regagner la rive à la nage. Dans l'Hérault, lasituation générale s'améliore. A Agde les quartiers et les quais sont déblayés et la ville a été éclaiyée hier soir,, La pluie a d'ailleurs cessé. ̃ Dans l'Est

L'Aisne a considérablement' grossi. Autour de Sainte-Menehould, les prai ries sont transformées en lacs d'eau et de, boue. Les récoltes sont perdues et les dégâts considérables.

La Marne a monté de quarante centimètres à Saint-Dizier, subînergoant à nouveau les vallées riveraines. v Une nouvelle crue importante est attendue pour vendredi dans la région. de Châlons et d'Epernay. Les riverains ont. été prévenus.. En Bretagne

On signale de Saint-Brieuc que depuis quelques jours les eaux baissent considérablement. Cependant, l'inondation a fait une victime à Pommerit.

Un ouvrier d'un moulin s est noyé en se rendant à son travail. Le personnel de ,ce moulin, qui est entouré par les eaux, n'a été sauvé que grâce à Ladjoinl au maire de Pommerit qui s'est porté à son secours au périlde sa vie.

Dans lllle-et- Vilaine, la situation est toujours critique. A Dol,. notamment, les eaux continuent à monter et plusieurs immeubles sont envahis par les eaux. Dans la région, quelques habitations se sont effondrées. '̃"

En mer. la tempête continue.. Letransport de guerre américain Hector a pu toutefois appareiller et sortir du port de- Brest.

La goélette 165, d'Audierne, a sombré à Fentennod, près de Ploscoff. Les huit hommes de l'équipage ont été sauvés. On est sans nouvelles, depuis avanthier, de trois barques de pêche du quartier d'Audierne. ."• Sur le littoral de la Méditerranée La rivière Siagne, grossie par un orage de l'avant-dernière nuit précédente, a débordé hier matin dans La Bocca, près de Cannes, inondant tous les, terrains du champ de courses, du poloj d&iï'aérodrome, de Mandelieu, de La Napoule, sauf les terrains du golf-club. On ne signale pas d'accidents. Les fermes 'dans' les terrains en contre-bas ont été aban^ données. Un jeune garçonnet est tombé "dansi le ruisseau du Maire à La Bocca. Il a; été entraîné sous un pont et heureusement sauvé par un ouvrier d'une usinei voisine.

La mer, très houleuse, refoule lès eaux de la Siagne, du Béai et des Ruisseaux vers les terrains. La route, nationale est envahie sur certains points par 30 et même 50 centimètres d'eau.' Le temps, en mer, est très mauvais. '•' A Toulon, la pluie tombe sans discontinuer. La rivière l'Argens et le Gapeau ont débordé. La circulation des tramways a été interrompue pendant plusieurs heures. Des dégâts matériels importants sont signalés dans plusieurs communes des environs.

La Seine

A Paris, la Seine est restée étale hier. Ellejva. m.ontet\iégè,rfî*nent etatteindr.» 5 m. 60 au pont Royal. La cote normale est 2 m. 48. "i

,Dans la région de Corbeil, elle a monté de 3 centimètres. Et. comme, les nouvelles provenant du bassin supé* rieur sont mauvaises, on s'attend pour aujourd'hui à une nouvelle montée du fleuve.

Gazette des Tribunaux

Cour D'ASSISES DES Alpes-Maritimes t L'assassinat de l'astronome. ̃'

(De notre envoyé spécial)- .̃•'

Nice, 8 décembre,

On parle depuis quelque temps de supprimer l'interrogatoire de l'accusé. Le président des Assises, M. VallierColombier, avaithier l'occasion d'essayer du système nouveau. Il ne l'a point voulu.

Au début de l'audience, en effet, M* Pourquery de Boisserin, avocat du-doeteur Brengues, posa des conclusions, de? mandant à la Cour la suppression d'un interrogatoire qu'aucune loi n établit, de l'aveu même du garde des sceaux, dans sa circulaire toute récente 5 décembre dernier. La Cour, dans un arrêt,-répondit que l'interrogatoire dépendait du pouvoir discrétionnaire du, président seul, et qu'elle était incompétente pour l'ordonner ou pour le défendre. Etant donné l'usage constant, dit le président, j'estime l'interrogatoire utile dans l'intérêt même de l'accusé.

Un président, en effet, ne renonce pas à un interrogatoire, pas plus qu'un avocat à une plaidoirie. Cet interrogatoire fut d'ailleurs plutôt un monologue. Lorsqu'une charge précise se dessinait contre lui, le docteur Brcngues se contentait de répondre «Attendons les témoins. » L'accusé a quarante-six ans. Il estmédecin à Nîmes depuis dix ans. C'est un petit homme à la barbe en pointe, toute grise de petits yeux clignotent derrière son lorgnon au-dessous de sourcils broussailleux. Il a l'air d'un gardechasse hargneux et, lorsqu'il s'irritera, son accent méridional sonore accentuera encore la violence de ses réponses. Les renseignements recueillis sur lui sont bons, dit le président, bien qu ils le représentent comme sournois, vindicatif et jaloux de ses confrères* En tout cas, ce fut un plaideur acharnée Sa belle-sœur, qui fut la première femme de M. Charlois, avait légué à son mari la moitié de l'usufruit de sa fortune. Brengues argua le testament de faux, plaida en première instance et devant la Cour d'appel et, par deux fois, perdit son procès. Ce serait là, d'après l'accusation, la cause de la haine qu'il aurait vouée à son beau-frère. Si le docteur Brengues a tué, il l'a fait pour se- venger d'un procès perdu. Cet usufruit était peu de chose, mille francs par an environ. ̃ Ce ne serait pas l'intérêt, mais la haine qui aurait armé le bras du docteur Brengues. Le plaideur irrité est, en effet, un être d'une espèce particulière et l'homme qui a perdu un procès est capable de bien des violences. Alceste lui-même, devenu plaideur, perd toute sa rectitude de jugement.̃̃ ̃̃ Cette irritation du dffçteur Brengues seserait traduite par une lettre de colère


(5c"rité:àM! Charïois au mois'de février, après l'arrêt de la Cour

« Nous venons de recevoir communication du jugement. Vos intrigues et vos mensonges sont Couronnés de succès. Nous ne rappelons pas le souvenir de cette malheureuse Jeanne (c'est Mme Charlois) que vous n'avez estimée que pour son argent. Il y a une fatale, justice Immanente, d'est :\iné menàee> demande. la prési-

dent? ̃̃• ̃'̃

NûnV une récrimination. Je faisais appel à la conscience de M. Chariots.

',r~ Vouf le ^haïssiez. Lorsqu'il vint à Aix suivre Je's déBat de soù procès, il avait peur de vous et s'était muni d'un revolver. Jamais je ne l'avais menacé."

.Lee docteur firengueâ prétend que, le jour^ut«rimei il était à Nîffleàé

̃– Ëxplique2»vous sur cet alibi.

J'attends les témoins. A 3 h. 6, j'ai pris s un billet, pour Milhaud. Or l'express de Nice part à 2 h. 45.'

"Un témoin vous a vu, à la gare à trois heures, moins vingt.

Eh bien nous l'entendrons, répond avec violence le docteur Brengues.

ÀMlïhaùd, dans la journée, personne n'aurait vu le docteur. Mais le dimanche de Pâques, le lendemain du ̃crime, on l'aurait aperçu à la gare, et Henriette Laurept, la cuisinière de l'accusé, après avoir dit que son maître avait passé chez lui la journée du samedi, reconnutqu'on né l'avait point vu à son domicile ce jojur-là,

Qu'avez-vous à dire sur cette déposition ? `?

Nous entendrons Henriette Laurtnt. Un témoin vous a vu, le dimanche, descendre du train venant de la direction de Nice.

G'«st faux et je le prouverai.

Avec le docteur Brengues, il faut attendre, toujours attendre.

M.Charlois fut tué par une balle provenant d'un pjstolet Browning. Or, on interrogea te docteur Brengues et il répond.iï:; «Jamais je n'ai eu dlarme », et précisément, après le crime, il confia un browning à l'un de ses amis. Pourquoi avez-vous dit, que vous n'aviez jamais eu d'arme ?

~TJe considérais ce revolver comme un souvenir et non comme une arme. D'ailleurs, je suis très myope et n'aurais pas su m'en servir. Quand j'ai dit que je n'avais pas d'arme, j'étais dans le vrai. Ce pistolet était un souvenir d'un ami, d'un client mort. Cela n'a rien à faire avec le procès actuel. Je le prouverai;

Ensuite, vous avez dit avoir jeté le browning dans la fontaine de Nîmes qui, comme chacun sait, est insondable. C'était inexact.

Tout ce qui touche ̃ ce revolver n'a rien à faire ici. On a monté ce procès contre moi en. y donnant des apparences qui n'ont rien à voir avec la mort de M. Charlois. Mais l'expert dira que ce revolver a précisément tiré la balle qui a tué M. Charlois.

C'est faux. Je ne m'en suis jamais

servi.

Voilà donc, dit le président, les charges qui pèsent sur vous. L'alibi que vous invoquez est inexact. Le revolver, nié d'abord, découvert ensuite et qui est, d'après l'expert, celui du crime.

MI Pourquery de Boisserin se lève ̃– -J'avais ̃•̃demande à M. le président la âbpp'riîssiGn do l'interrogatoire et voilà que

vou&'fuites'le-résu'mé. -• >̃* ̃̃• -> ̃̃•-• ̃

Le. président sourit;

Non, non. Brengues, appelle, simplement;votre attention sur les charges qui pèsent sur vous.

r^ Je suis innocent, `

"Les témoins seuls pourront nous dire si l'alibi qu invoque l'accuse est exact. Dans la rue Gubernatis, plongée dans l'ombre, vers minuit, des passants, des eonciergès>qnt entrevu 1 assassin sans pouvoir pourtant décrire ses traits. M. Toselli, un télégraphiste, l'aperçutavec le col de son pardessus relevé, une casquette sur la tète, et c'est tout. Il'n'avait point de lorgnon.

Sur les yeux demande le président. Évidemment.- ̃

M-. Oeoffrey aperçut un individu à la barbe -grisonnante devant la maison de M. Charlois. Cet individu avait un accent provençal très prononcé, lorsque, frappant à la porte de l.astronpme, il cria « Monsieur Charlois, Monsieur Charlois, uri télégramme »

Brongues est grisonnant et a de l'accent»: mais le témoin ne peut le reconnaître, pas plus que Mme Sarda; une concierge de la rue Gubernatis, qui vit l'assassin s'enfuir..

M. iaubert, un locataire, fut réveillé par un coup de revolver et entendit crier :« Assassin assassin! »

Comme M. Charlois n'a pas crié « à l'assassin » mais bien « Assassin J'en ai conclu qu'il connaissait son meurtrier. A l'instruction, on voulut devant M. Geoffrey, faire répéter au docteur Brengues la phrase que le témoin avait entendue. « Monsieur Charlois, un télégramme ». PeuWtre M. Geoffrey auraitil pu reconnaître la voix, l'accent. Jamais Brengues n'y voulut consentir.

Mme Charlois, une jeune femme brune, aux traits délicats et énergiques à la fois, vient en longs voiles de veuve nous faire, avec des larmes dans la voix, le récit de cette nuit tragique. Elle dormait lorsqu'on appela son mari pour lui remettre une dépêche- Une lampe à la main, elle éclaire dans l'escalier le malheureux M. Charlois. Soudain un coup de revolver, un grand cri, « et je n'ai plus trouvé qu'un cadavre qu'on avait dé|à. mis. dans une voiture pour le conduire à l'hôpital. »

Mme Charlois n'a aucun doute. L'assassin ne .peut être, que le docteur Brengufcs,

pe son vivant, mon mari m'a souvent dit « j'ai un ennemi en Brengues ». Quand il partitpour Aix; suivre son procès, il s'arma. Il avait peur de Brengues. C'était Brengues qui avait soigné sa première femme. Illui fit des piqûres et elle est morte.

Mme Charlois s'arrête, mais on voit qu'elle soupçonne le docteur d'avoir h$té cette mort. Il avait été, paraît-il, convenu entre. la première Mme Charlois et Mme Brengues que les deux sceurs testeraient réciproquement en leur faveur. Or, sur son lit de mort,- Mme Charlois déshérita sa sœur.

Certes, le docteur Brengues n'a aucune sympathie autour de lui jusqu'ici. La salle est houleuse, violente même, et le président est forcé de réprimer les rumeurs qui grondent dans ce public plôngé dans 1 ombre. Car, en cette ville du Midi, la Cour d'assises siège toutes lampes allumées. Au dehors c'est le ciel d hiver tout noir et la pluie battante. Si la salle est houleuse, les témoins

sont violents parfois. M. le docteur Marrcl vendit autrefois, il y a quatorze ans, sa clientèle au docteur Brengues. Il eut les plus grandes difficultés, nous dit-il, à obtenir les 1,500 francs, prix de son cabinet. Je lui ai écrit et il nva répondu « Vous êtes lâche à distance ». Il a, lui, été lâche à bout portant. Je considère cet homme comme un véritable bandit. Je proteste, s'écrie M» Pourquery de Boisserin.

Et moi je plains l'avocat d'avoir à soutenir une pareille cause. (Mouvement.) Certes, Brenguès avait peu d'amis. M. Charlois, par contre, en avait de fidèles, comme M. Ducros, qui vient nous dire combien l'astronome redou* tait son beau-frère»

Je n'ai pas de doute sur la culpabilité de Brengues.

L'accusé, qui, pendant l'interrogatoire, disait, répétait, « attendons les témoins », reste impassible.

Où étaitie docteur Brengues dans la nuit du 27 au 28 mars? Toute la question est là. M. Fartas, commissaire de policé, fit son enquête. Brengues disait être allé à Milhaud dans la journée du 26. Or, à Milhaud, où il était connu, personne ne l'aperçut et personne ne le vit non plus à >Tîmes, ce jour-là. Et rien n'était plus facile, d'après le commissaire, que de monter à la gare de Nîmes dans le train de Nice après avoir pris son billet pour Milhaud.

Rien de plus difficile, au contraire, réplique la défense, à cause de l'encombrement des voies, et Me Pourquery de Boisscrin se plaint qu'on n'ait pas donné aux jurés le plan de la gare.

En tout cas, si Brengues est allé à Nice, il a voyagé de Nîmes à Taràscoil sans billet et n'aurait pris de billet pour Nice qu'à Tarascon, ce qui est, paraîtHÎ,. très aisé, le contrôle des billets étant rarement'fait en gare de Tarascon. si personnen avu Brenguès àMilhaud ou à Nîmes l'après-midi du 26 mars, un témoin, qui est redoutable pour l'accusé, vient affirmer, que le, docteur fut, ce jour-là, absent de chez lui, c'est Henriette Laurent, sa cuisinière.

« Attendons Henriette Laurent », disait l'accusé, lors de l'interrogatoire. Elle est venue et le docteur Bre.ngues ne lui a a rien dit, rien. Et elle affirme et son affirmation devient une terrible accusation. Tout d'abord, lorsqu'on vous, a interrogée, demande le président, vous avez dit que votre maître était chez lui le soir du

crime.

Oui, j'étais au service d'un docteur. Il y a donc des choses qu'on est obligé de dire. Bien vite, Henriette Laurent se rétracte. Je n'ai Das vu mon- maître du samedi après-midi au dimanche. Le samedi soir, il n a pas dîné.

Et. le dimanche matin, lors que la justice soupçonnait déjà le docteur Brenguès, le commissaire de police de Nice télégraphiait à Nîmes pour savoir qui était ce docteur Brengues et où il était. Mme Brenguès fut prévenue de l'arrivée de ce télégramme.

Madame fut très inquiète, continue le témoin, elledemanda « Qu'y a-t-il '? Ou'dutjl peut-être? » Cela m'esl pénible de dire tout ceci, ..J'ai, sejyi .cinq ans. le docteur Brengues et il fut très ban pour moi. -v-y. Vous a-t-on demande de charger l'accusé ? dit Me Pourquery de Boiserin. Jamais., • • L'accusé écoute le témoin, le regarde d'un air haineux et reste silencieux. II sent bien la gravité d'une telle déposition.

Georges Claretie.

NOUVELLES JUDICIAIRES

te,l{t,juin, vers sept heures du matin, M. Boulmier, encaisseur de la maison Potin, passait boulevard Malesherbes, portant une sacoche qui contenait 15,000 francs, lorsqu'il fut assailli par derrière, jeté à' terre et aveuglé par une poignée de poivre.

Après une courte lutte, son agresseur, Albert Legris, lui arracha sa sacoche et se précipita dans une automobile, attendant. proche du trottoir, et qui partit immédiatement à toute vitesse. Affolé par les cris de la foule ameutée à sa poursuite, le chauffeur Paul Sourrouille perdit heureusement la tête. L'automobile déviait bientôt au milieu des travaux de réparations de la voie et s'immobilisait. Trois hommes sautèrent à bas de la voiture et prirent la fuite. Legris, l'agresseur de M. Boulmier, et Sourrouille, le conducteur de l'automobile, purent être arrêtés.

Dans la voiture, on retrouva îa sacoche aux 15,000 francs intacte et deux revolvers chargés.

Albert Legris, ancien employé à la maison Potin, et JeanrPaul Sourrouille, wattman, ont comparu, hier, devant la Cour d'assises de la Seine, présidée par M. Planteau, sous l'accusation soit de vol qualifié, soit de complicité.

Sur réquisitoire de M. l'avocat général Siben et plaidoiries de Me> Bataille et Simon Juquin, la Cour a 'acquitté Sourrouille et condamne Legris à six ans de reclusion.

LA JOURNEE

Obsèdes { Mme David d'Angers (église Saint-Pierre de Neuilly, 10 heures). Cours et conférences Ecole des hautes études sociales M. Jean Marnold « Nature et Evolution de l'art musical » (16, rue de la Sorborine, 4 h. 1/4) M. P. Otlet « l'Avenir de la bibliographie » (5 h. 1/2). Institut catholique M. Touzard « la Religion d'Israël le désert et l'arrivée en Chanaan » M. Jeanjean « l'Egoïsme des enfants » (19, rue d'Assas, 5 h. 1/4). Collège libre des sciences sociales M. le docteur Maire « Evolutions mentales anormales » (28, rue Serpente, 4 h, 1/2) M. Coupan « la France agricole Alpes, et Lorraine » (5 h. 1/2). Musée de l'armée M. le colonel Gouraud « la Pacification de la Mauritanie » (2 heures). a la Sorbonne Cours de Mgr Lacroix « le Rôle de Mgr de Boisgelin à la Constituante » (8 heures) M. Angol Menchâca « Un Système théorique et graphique de la musique » (5 heures). Le Chantier le R. P. Fortunat « Au Pays des Rajahs » (199, rue de Bercy, 8 i. 1/2).

Réunions Soirée artistique au profit de l'Œuvre antituberculeuse da Paris (8, rue d'Athènes, 8 h. 3/4). Séance de la Ligue des consommateurs français « l'Organisation des consommateurs» (5, rue Las-Cases, 8 h. 1/2). Union des Femmes, de France. Croix-Rouge française Vente au proflt des oeuvres de la Société, aujourd'hui, samedi et dimanche (Ministère des travaux publics, de 3. heures, à 7b,euret),

Inîôpçiatioris

La mission Charcot

C'est par suite d'une erreur trop évidente pour qu'il soit nécessaire d'insister, que les noms de MM. Rouen et Godfroy, enseignes de vaisseau, ont été glissés parmi ceux des matelots du Pourquoi-Pas ? ayant obtenu hier les palmes académiques.

Les arènes de Lutèce

II est question que la Ville de Paris •achète à la Compagnie des omnibus les terrains sur lesquels se trouvent les arènes de Lutèce, derrière la rue Mônge. Le directeur de la Compagnie, M. Mariage, ayant annoncé à MM. Lampué, Pleurot et Rollin,. conseillers du cinquième arrondissement, que les propositions de la Ville seraient accueillies favorablement, le directeur des services d'architecture, M. Bouvard, va étudier la question, t ̃ ̃ Une création unique

II n'est pas une Parisienne élégante qui n'ait adopté ce produit merveilleux qui a nom « le Parfum ». En lui se marient en effet les effluves les plus subtils et les. plus pénétrants, les senteurs lés plus exquises des Heurs vivantes. M, Plassard,' son inventeur, 17, rue du ̃4-Septembrc, envoie, contre la somme de 3 francs, un grand flacon échantillon. Deux rangs de perles pour un franc Pour les avoir, lavez vos dents chaque jour avec le savon dentifrice Gibbs vendu partout un franc en boîte aluminium. ` Un -conseil prudent

Ne pas manquer de retenir sa table pour déjeuner, prendre le thé, dîner ou souper au « Daunou », lé nouveau restaurant en'vogue, qui vient d'ouvrir ses luxueux salons, 6, rue Daunou. Jean do Pans.

COURRIER DE LA BOURSE.

Paris, 8 décembre.. ta Banque d'Angleterre n'ayant pas abaissé aujourd'hui lo taux de son escompte, comme le bruit en avait couru hier, le marché s'est montré plus calme. Je ne vois à signaler au parquet que la reprise des actions de chemins de fer qui ont été très recherchées. En banque, ce sont les actions de caoutchouc, et particulièrement celles deMalacca, que des transactions suivies ont fait progresser d'une façon sérieuse.

Il s'est fait aujourd'hui sur ce marché une introduction qui vaut la peine d'être signalée, parce qu'elle est bien parisienne. La Société auxiliaire de crédit a fait coter au comptant les actions du R.'and couturier Di'ecoll. Elles se sont négociées à 133 et 135 francs.

Quand on voit l'argent qui se dépense dans les établissements de couture et de mode, on se rend bien compte des bènéflces que réalisent ces grandes maisons. On en arrive à se demander quelles bourses inépuisables fournissent la pluie d'or qui tombe dans ces magasins.

Pour ma part, le luxe de toilette qui sévit ù notre époque me fait toujours. penser à cette spirituelle caricature de Gavarni, dans laquelle il. faisait, dire à un de ses person-

nages V."

̃'̃«' Pourquoi' 'se prîyor du superflu, quand on peut si bien se passer- du nécessaire » Cela 'explique bien des toilettes. Si j'étais femme et que je fusse cliente do la maison Drecol, chaque fois que j'achèterais une robe, j'achèterais en même temps des actions, J'aurais au moins la chance de participer aux bénéfices de la maison. Mais les femmes sont-elles assez pratiques ? Vous verrez que ce seront encore les hommes qui profiteront de l'occasion, 11 est, vrai que c'est justice. Ils ont bien. droit à une compensa- tion, puisqu'ils sont destinés à payer les factures. ̃ ̃ ̃ ̃ En tout cas, je le répète, c'est une affaire très parisienne et très amusante.. Marche officiel. La Rente est restée calme aux environs de 97 87.

Le rendement des impôts indirects et des monopoles continue à être pleinement satisfaisant. Les chiffres du mois do novembre sont supérieurs de 22 millions aux évaluations budgétaires. Pour les onze premiers mois de l'année la plus-value atteint 154 millions-.

Les chemins de fer français ont fait quelques nouveaux progrès. Le revenu que donnent au cours actuels les actions des grandes Compagnies attire des achats du comptant. Le Nord- a regagné 10 fr. à 1.600, le Lyon 5 fr. à 1,200, V Orléans 13 fr. à 1,305. L'Extérieure espagnole est calme à 94 67 le Turc s'est maintenu 92 17.

Les fonds russes sont fermes aux environs de leurs cours d'hier. Le Consolidé 4 0/0 reste à 97 60, le 5 0/0 ,1906 est calme à 104 50.

Le Serbe & 0!0 est soutenu à 87 32, Le Brésil 4 0JO est délaissé aux environs de'90 60. ̃•̃̃:̃'

Les établissements de crédit se sont maintenus aux environs de leurs cours de la veille. La Banque de Paris a perdu 2 francs à 1,846. Le Crédit lyonnais est resté calme à ii-440.

Le Crédit foncier est en nouveau progrès àSiO.

L'Union parisienne a gagné 3 fr. a 1,102. On sait que cette banque s'occupe du placement des actions nouvelles de l'Est asiatique danois, au prix de 970 fr.

Le Crédit mobilier reste bien tenu à 717. La Société auxiliaire de crédit est ferme à 592 et conserve tout le bénéfice de sa hausse récente.

La Banque nationale du Mexique est soutenue à 1,162.

Le Métropolitain reste calme à 583 le iXprdSud a fléchi de 2 fr. à 307, sans doute sous l'influence de la réapparition de la pluie.

Les Omnibus se maintiennent à 637. Les recettes de la dernière semaine, tout en étant inférieures à celles de l'an dernier, Tout ressortir une légère amélioration par rapport à la huitaine précédente. La plus-value de l'exercice en cours se maintient du reste audessus'de 2 millions.

L'Industrie parisienne électrique continue à faire' preuve dtf fermeté et d'animation à 306.

Les Tramways de Paris et delà Seine gagnent 2 fr. à. 291.

La Jeumont se maintient à 468 et l'action Poppà 780.

Les Tramways de Mexico reàtent fermes à 627.

Les Chemins de fur nationaux du Mexique (2° préférence) sont calmes à 184.

:Le Rio linlo a regagné 4 fr. à 1,738.- La Sosnowice est restée calme à 1,328. Les Naphies de Bakou ont monté de 10 fr. à 685.

Marché en banque. Le marché sud-africain est retombé dans le calme et l'inactivité. La Ranci Mines finit à 214 et la Goldfields à 144 50, sans changement -notable.

La Cro'wn 31ihes est ferme à 206 50. L'East Rand reste à 127 50. Les bénéfices de cette mine, pendant- le mois de novembre, se sont élevés à 103,045 liv.. st. contre 105,291 liv. st. en octobre. La De Bcers est bien tentie à 442; la Jagersfoniem reste à 208 50.

La Lena a fléclii de 1 fr. à 85 50.

Lu Spassky estferme à 97 ^50. L'Oriental Tobacco a faibli à 338, sous l'influence de quelques réalisations de bénéfices, assez naturelles, après la dernière hausse.

L'Oriental Carpet s'est maintenue à 364. Lo Platine est lourd depuis quelques jours et perd encore aujourd'hui 3 francs à 624, Je reçois des indications contradictoires sur cette valeur. Un des administrateur m'assure que non seulement la Compagnie ne possède pas de stocks de métal, mais encore qu'elle a vendu dès maintenant sa production de l'année prochaine. Dans ces conditions, une nouvelle hausse du métal ne serait pas impossible. Quant à la lourdeur manifestée depuis quelque temps par les actions de la Compagnie du Platine, elle s'expliquerait par les réalisations d'une position a la hausse assez importante. 'ha,ij^exice' mines of el Oro se tient à 191. La discorde souffle au sein du conseil d'administration de cette Compagnie. Une assemblae extraordinaire des actionnaires est convoquée à Londres pour le 16 décembre afin de « débarquer » le président et un autre ad- ministrateur.' Il est question aussi de transférer le siège social à Paris. La discussion promet d'être chaude.

La Florse slwf a regagné 5 francs à 110 50, à la nouvelle que le filon, dont on avait récemment perdu la trace, aurait été recoupé dans de bonnes conditions.

Les valeurs de caoutchouc se sont sensiblement raffermies. La Société financière a monté de 5 francs à 336; la ~fa~acca de 18 francs à 210.

La Maikop reste à 16 50.

Armand Yvel. New-York, jeudi (dernière heure). Les affairej ont porté sur 736,000 actions, comprenant 242,000 Steel Corn mon, 157,000 Reading, 110,000 Union, 27,000 Amalgamated, 27,000 Smelter, 18:000 Lcnigh et 11,000 Southern Pacific. Le marché a été très agité, avec de violentes fluctuations et des périodes de grande faiblesse. Mais une forte reprise a marqué les dernières transactions, et notamment les Jersey Central gagnèrent 5 points. Les baissiers ont utilisé au cours de la journée leur tactique des jours précédents, attaquant les valeurs principales du marché. Comme il y avait peu de soutien, de violents reculs se produisirent devant les liquidations d'office de positions de spéculateurs incapables de se, couvrir.

Les obligations ont été actives les transactions ont porté sur 2,112,000 dollars. Les taux des emprunts, sur le marché monètai e, se sont élevés à 3 5/8 0/0, après être descendus jusqu'à 3 0/0, et le dernier emprunt a été traité à 3 1/4 0/0.

En clôture le cuivre, 12 35 demandé 12 45 offert.

Les Lettres se suivent. et se ressemblent

Encore une guéri son

des Pilules Pink

Nous publions aujourd'hui la lettre par laquelle Mlle Jeanne Dufex a annoncé a M. Gablin que les Pilules Pink l'avaient guérie. Mlle Dufex est une jeune employée lyonnaise. Elle a dix-neuf ans et habite 18, rue Crillon, à Lyon (Rhône). Nous dédions son expmple aux jeunes filles dont l'état de santé est précaire et qui, pour cette raison, sont menacées de perdre la. place qui les aide. à vivre où même les fait vivre.

« Il y a un an environ, écrit Mile Dufex, ma santé s'altéra tout à coup. Je pensais avoir des malaises passagers, mais ils persistèrent et augmentèrent même. En peu de temps j'étais. devenue très anémique. Chaque jour plus pille, plus faible, j'avais à me plaindre de maux d'estomac, de migraines, d'étourdissements. Je ne. mangeais presque plus, Ja nuit je dormais très mal et j'en étais arrivée à .être si oppressée et à tant souffrir de points de. côté qu'il m'était impossible de marcher vite on de monter vivement les marches d'un escalier. Je sentais que je dépérissais' chaque jour et je jio rendais compte qwi si mon anémie n'était pas enrayée immédiatement, j'allais être obligée de quitter mon travail. Or j'avais déjà essayé plusieurs remèdes sans que mon état de santé ait été amélioré. Les Pilules Pink sont très en faveur à Lyon et on en parle beaucoup parce qu'elles ont guéri beaucoup de personnes. Les Pilules Pink m'avaient été recommandées de différents côtés et je me suis mise à les prendre. Elles m'ont fait du bien tout de suite. Elles ont rétabli ma santé, m'ont redonné des forces, de l'appétit et des couleurs. Tous mes malaises ont disparu, » Le traitement des Pilules Pink donne du sang et des forces, et cola est précieux pour ceux qui ont un métier sédentaire, pour ceux qui ne font pas suffisamment d'exercice au grand air et qui, de ce fait, s'anémient, s'étiolent comme les plantes .privées. d'air et de lumière. Le traitement est facile et peu coûil «n'oblige à aucun changement de régime, à aucun changement d'habitudes. Les Pilules Pink guérissent anémie, chlorose, faiblesse générale, maux d'estomac, migraines, névralgies, sciatique, épuisement nerveux, douleurs rhumatismales. Elles sont en vente dans toutes les pharmacies et au dépôt Pharmacie Gablin, 23, rue Ballu, Paris 3 fr. 50 la boîte 17 fr. 50 les 6 boîtes, franco.

fiouvelles Diverses

PARIS

JE L'AI TUÉE.

r– Je viens de tuer ma. femme d'un coup de revolver. Elle est morte.

Ainsi parlait un jeune homme arrivé subitement, vers onze heures du soir, au poste de la Sarrette.

Il ajouta ̃ ̃ 1>

Je l'ai atteinte à l'oreille gauche. Elle n'a plus. bougé. J'étais jaloux, lîlle m'avait quitté pour suivre vin dompteur d'une ménagerie installée boulevard d'Italie. Hier, je l'ai rejointe et ramenée chez nous. Elle m'a a dit qxi'ell.o ne regrettait rien qu'elle recommencerait. Alors, je l'ai tuée.

Ce jeune homme s'appelle Henri Maehet, Il est logeur, 26, rue de l'Aude. Ses déclarations ont été reconnues exactes. Il y faut ajouter que le dompteur, nommé HamedbçH-Amar, l'ayait roué de c.oupa, quand il

osa aller chercher sa femme dans la, ba- raque.

LE MYSTÈRE D'ORLY.

D'accord avec M. Hamard, M. PradctBalade ,a -décidé hier que Mlle Maria Knoll s'était suicidée. D'après l'hypothèse des magistrats, la jeune fille a mis le feu à ses vêtements, qu'elle avait préalablement arrosés de pétrole ;les ecchymoses que M. Balthazard a relevé à la gorge, provenaient de la chute de la désespérée lorsqu'elle est'tombée à moitié carbonisée.

M. Pradet-Balade croit d'ailleurs avoir trouvé la preuve du suicide dans la déposition c[ue lui a faite hier le frère de la Victhne, M. Philippe Knoll. M. Philippe Knoll a été très étnnnè de recevoir un mandat, de sa sœur; c'était la première fois qu'elle lui envoyait de l'argent il pense donc que lorsque .la jeune fille lui a fait cet envoi de fonds; elle avait pris Ja. résolution d'en finir avec la vie. V

Dans ces conditions, l'affaire sera prochainnement classée.

DEPARTEMENTS

LES MARINS AMÉEICAINS EN FBAXCË-. Cherbourg. La division navale américaine, commandée par le contre-amiral Vreelaqd et composée des cuirassés Lousiana, Kansas, Soul'h-Carotina et New-Hampsiiirc, a quitté ce matin Cherbourg pour Portland

(Angleterre).

Lu première division américaine, sous le commandement en chef du contre-amiral Schroeder, a quitté ce matin Portland pour Cherbourg, où elle est arrivée cet aprésmidi.

CRIMINELLE TENTATIVE

GLvors. Sur la ligne de Paris-Marseille, entre les gares de Feyzin et de Serezin, le mécanicien d'un train de marchandises aperçut la nuit dernière desétincelles qui semblaient sortir de dessous la locomotive. Il amîta son train et découvrit une énorme barre de fer de deux mètres de long qui s'était introduite dans le cendrier de la machine.

L'enquête a démoniré que cette barre de fer, avait été volontairement enfoncée profondément dans fe ballast où la maintenaient cinq 'lourds madriers.

̃ COLLISION DE TRAIXS

Forges-les-Eaux. A deux heures du matin, le train de marchandises 2232 a été tamponné par le train de marchandises 5110 qui .le suivait, sous le tunnel de Choes, sur la ligne de Paris à Dieppe par Pbntoise. Le choc a été fort violent. Le garde-frein du train 2232 a. été grièvement blessé et transporté à Choes dans un état désespéré. Le, tunnel est obstrué et les voyageurs sont. obligés à un long détour.

DÉRAILLEMENT

Lyon.– On signale qu'un accident s'est produit près do Saint-Rambert-d'Albon, à sept heures, L'express 6?, venant de Marseille, a déraillé. Il n'y a pas de blessés. Les autres trains circulant sur la ligne sont détournés en attendant le déblaiement de la voie, qui sera terminé demain.

COLLISION AUX MANŒUVRES NAVALES Cherbourg. Au cours des manœuvres navales do, la nuit dernière entre les torpilleurs et les sous-marins des deux flottilles dela.Man.cheet le cuirassé Bouvincs, battant guidon du capitaine de vaisseau Mottez, une grave collision s'est. produite, au large de Cherbourg, entre le contre-torpilleur Escopette et le torpilleur 2S7, de la flottille de

Dunkerque.

Ce dernier- a été abordé par l'arrière à la hauteur du logement du commandant. Une large brèche a été faite et l'eau a rapidement envahi Ja partie arrière. ^-Heureusement les cloisons «tanches du compartiment de la machine étaient fermées." Sans cela. nous aurions à déplorer la perte d'un torpilleur. Des signaux de détresse ont été faits a l'arsenal, et la direction du port a envoyé deux remorqueurs au secours du 2S7. Ce bâtiment a pu être conduit dans l'arsenal où il a été aussitôt échoué "sur un dock flottant. Le vice-amiral Kiesel, préfet maritime, s'est rendu dans l'arsenal ce matin pour se rendre compte de la gravité des avaries. Le contre-torpilleurE'jcope^ene paraît pas avoir trop souffert.

AT2US.

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JF S~~f

~f~

Théâtre Antoine t l'a Femme el le Pantin, pièce en 4 actes et 5 tableaux, de MM. Pierre Louys et-Pierre Frondaie.

La 'Femme et le Pantin est un roman déjà classique où M. Pierre Louys, avec les traits vigoureux et sobres d'un Mérimée qui aurait lu Flaubert, dessina une Carmen plus moderne, plus subtile et plus cruelle que celle qui affola don José. Avec la collaboration de M. Pierre Frondaie, il en a tiré un drame pathétique, sommaire et superbement coloré processions, danses, chants,, lumière ac-. cablante et crue, tout ce que l'art minutieux de l'écrivain suggérait avec intensité s'y trouve réalisé scéniquement en une poétique harmonie, sans encombrement et sans surcharge. Le décor du troisième acte en particulier évoque une « maison de danses qui ne.le cède point pour le pittoresque à celle que nous présenta, l'an dernier, le Vaudeville entre des murs mal recrépis docre et de chaux, sur des tréteaux maigroment ornés de quelques tapis mauresques, devant des racleurs de guitare, des joueurs de castagnettes et des crieurs de gutturaux otlc! Mlle Régina Badet, avec la virtuosité dont elle est coutumière, exécute quelques danses andaloases où l'ardeur farouche de sa mimique expressive traduit à merveille l'âme inquiète, brûlante et fascinatrice de la petite Espagnole en qui M. Pierre Louys voulut représenter, exaltée et simplifiée, •i'âmo ca-, pricieuseet décevante do toutes les femmes. '>̃ :Cigàrière îi Séville,- Concha Perez a la peur, le désir et le respect de l'amour. Jusqu'à vingt, ans, elle dédaigna les occasions faciles .du plaisir elle attend avec patience l'homme qui l'aimera sans réserve et complètement. D'un coup d'oeil, e 1,1e a. reconnu l'auxiliaire de son destin en don Mateo, un touriste qui est venu passer le carnaval à Séville. Elle le provoque, l'exaspère, le déçoit dans la même minute, elle lui déclare qu'elle l'aime, qu'eue est prête à se donner et qu'elle ne lui.appartiendra jamais elle lui dévore les lèvres d!un baiser subit et elle s'enfuit aussitôt en lui criant adieu. Tactique ou sincérité? Elle-même l'ignore. Concha ne se préoccupe guère, en tout çass, de dépister Mateo qui, sans

trop de peine, la retrouve dans l'hôtel borgne ou elle loge en compagnie d'atftres cigarières, avec sa mère, la digne Mme Perez, qui aurait' tous l'es droits de s'appeler don a Cardinal. Il l'aurait. cherchée plus loin et plus bas, s'il l'avait fallu; trop riche et jusque là. trop aime, il est à l'Age des passions absolues. Pour adoucir Cqncha Perez, il lui sacrifie d'abord sa maîtresse, Bianca Romani, la douce et indolente Italienne dont il brisé le cœur (jn une scène douloureuse qui se passe chez la cigarière Bianca, en, efîet, qui depuis le carnaval, constatait la froideur de son amant et en soupçonnait la cause, est venue chez Concha Perez pour apprendre d'elle la confirma* tion de son malheur", pour le conjurer' peut-être et peut-être, hélas !̃ pour sup- plier sa rivale rebutée par celle-ci, elle reçoit de Mateo le plus brutal des congés* La cruauté de l'exécution apprivoise la défiance de la farouche Concha: elle se promet à Mateo pour le Furlëndemain-. Dans sa joie, le gentilhomme s'oublie jusqu'à acheter la complaisance dé Texcellente Mme Perez, qui n'a pas le coeur de refuser des billets de banque tout neufs. Mais Concha, qui guettait, a tout entendu. Et sa fierté se révolte. A peine Mateo a-t-il franchi le seuil qu'elle empaquette ses bardes et s'enfuit.' Klle fuit jusqu'à Cadix, où il n'existe aucune manufacture de tabac. Mais ne sait-elle ,pas danser? Les bouges, ne manquent point, aux. environs.. du port, pour accueillir les matelots de toutes les nationalités et les clients de l'agence Cook, friands de couleur locale. Engagée dans l'un de ces établissements, Concha y devient vite l'étoile, celle qui, en entrant en scène, alourdit les silences et appelle.tous tes regards. 'Chaque nuit, cependant, elle pleure en secret et, prie la Madone de lui ramener Mateo. Un soir, enfin, elle l'aperçoit parmi les spectateurs. D'abord, elle ne dit rien.: la hardiesse expressive de ses danses' exprime seule la violence secrète de ses: sentiments. Puis, avec une audace tranquille, elle s'assied auprès de lui. Mateo, qui est venu chercher des émotions, u SûA'ille, n'est pas homme à comprendre les contradictions de cette petite âme ombrageuse et violente. Cette vierge de" mauvais lieu déroute sa psychologie,, qui ne tarde pas à s'égarer en des mélancolies imprudentes dont l'orgueil" de la cigarière s'alarme. Après s'être offerte de nouveau, elle se reprend à le haïr, parce qu'il a douté de sa vertu, pour l'avoir surprise qui dansait presque nue, devant une bande d'Anglais:. Elle lui en veut de souffrir, et elle lui en, voudrait également de ne souffrir point; déconcerté, abruti par des démonstrations si peu explicables avec les ressoùrces du sens commun, Mateo se résigne à pardonner, tout en obtenant lui-même son pardon. Mlle Perez consent à s'installer dans. une superbe villa, qu'il a. louée à son intention, et où il va obtenir sans doute la récompense de sa fidélité. Mais l'orgucil n'a pas fini de tourmenter Concha. En acceptant les libéralités de Mateo, n'a-t-elle point souscrit a son propre esclavage? Quelques propos perfides, surpris auxlèvres d'amies jalouses, avivent son arrogance en exaspérantsa vanité. Et elle ne sait plus si elle aime Mateo ou si elle recommence de le haïr.? Dans le doute, et pour apaiser sonâmo-

'"frénétiquei'CQnc'ha imagine lepîtisutrocof

supplice lorsqu'à là nuit tomban,të,so,n: ami arrive, frissonnant de désir et de pas-: sion, devant la grille de la villa, elle', .refuse de lui ouvrir la porte et, sous ses, yeux,elle cm brasseavecardeurun éphèbe' inquiétant, son ancien compagnon de misère au bras duquel elle s'abandonne,, extasiée et défaillante. Mateo tombe sur le pavé, évanoui de douleur; des filles et des matelots enivrés qui passent >t le prennent pour un ivrogne endormi et l'obligent de danser avec eux, les,bras mous, les jambes fiasques, tel un ridicule et pitoyable pantin. Ayant touché cette fois le fond de sa douleur, il partirait sans doute le lendemain il accepterait de se laisser bercer aux bras consolateurs de son ancienne, maîtresse Bianca, si Conclia n'avaiU'au-. dace, au petit jour, de venirlebrâver.. Cette; fois. les nerfs déchaînés,' il renonce' délibérément à toutes ses habitudes de gentleman après avoir rôdé, comme ,un fauve autour de'la railleuse, il tombe sur elle d'un bond et longuement, voluptueusement, populairement, il la bat. Ce traitement a le plus heureux effet l'or- gueil de la cigarière s'amollit elle est? domptée. Et c'est le commencement' dune, idylle qui fait' retomber, définiti- vement cette fois, le pantin aux maiiv$ de la femme. Malgré l'abondance de la figuration, cette pièce amère et ardente ne comporte, en réalité que deux rples. M. Gémier a su rendre sympathique le'pe"^ sonnage de Mateo; sans exubérance et sans cris, il cri a traduit la douleur atroce et déprimante il fut particulièrement admirable dans les deux derniers tableaux où l'intensité tragique et sobre de son jeu est d'un grand irtiste. Mlle Répina Badet, qui débutftit dans la comédie, a montré de la gràco, une étrangeté un peu volontaire, dés dons heureux de naturel et de fougue dans le rôle de Concha. Mais c'est sur- tout dans la pantomime expressive cl© sa danse que l'illustre ballerine 'ut particulièrement pathétique et, 'qu'elle, exprima avec une éloquent in'imita'ble l'âme ombrageuse et v-oîenle de lu" singulière personne dont M. Pierre Lôuys, a fait l'héroïne de la Ftmmeet le Punt'm. Francis Chevassu..

LA SOÏÛÉE

LA FEMME ET LE PANTIN `

AU THÉÂTRE ANTÔINF,:

'La pièce de MM. Pierre Louys et Pierre Frondaie que vient de nous donner le théâtre Antoine marquera dans tes annales drairiati- ques de ce temps. Marquera-t-elie en tant qu'oeuvre puissante et durable, ce n'est pas mon affaire de. le dire. Ces épithètes appartiennent au vocabulaire dû critique et non à celui du soiriste, surtout du soiriste du Figaro qui, s'inspirant de 1'exeaï- ple du grand patron de la maison, doit se hâ- ter de rire de tout de peur d'être obligé d'en parler. d'en parler sérieusement!

Pour le soiriste, la Femme et le Pantin marquera dans les annales dramatiques de ce temps pour des raisons tout à faitétran-,gères à sa valeur propre. La première .de ces raisons c'est que cette pièce proclame péremptoirement cette vérité très discutée jusqu'à ce jour, à savoir que le théâtre, peut, être un enseignement.

Nous avons assisté, en effet, pendant quatre •' tableaux et demi au spectacle d'une femme au caractère horripilant, se jouant d'un amoureux


avec une barbarie révoltante; s'offrant à lui avec les derniers perfectionnements de la passion, puis se refusant soudain avec les derniers raffinements de la cruauté exaspérant tour à tour son désir, » sa jalousie et sa fureur; l'amenant petit à petit au dernier degré de la rage, au. degré, mitoyen de la folie criminelle. Et toute la salle s'énervait du cynisme d-c cette' femme et de la veulerie de ce pantin, et avait' envie de hurler, rajeuni, le mot de Dunias fils « Tue-la ». lorsque, tout à coup^ comme s'ils eussent senti que la patieng^dés spectateurs était à bout et que cela allaîfc,mal tourner pour, Concha Perez, les autètirs se décidèrent à intervenir On vit soudain vëts'la fin du cinquième tableau le malheureux et' endurant 'Don' Mateo Diaz s'élancer vers la belle et exaspérante gitane et lui administrer à tour de bras une de ces volées auxquelles îl':est d'usage d'accoler le qualificatif de « magistrale »!

Ouf Quel soulagement pour la salle entière Cette magistrale volée fut le fil de paratonnerre par quoi s'écoula instantanéiiienttrexaspération orageuse qui allait faire éclater le théâtre Antoine 1

Il apparut à tous que si les sous-titres était encore à la' mode, la Femme et le Pantin devrait prendre celui-ci: ou la manière de traiter les femmes comme elles le méritent.

Npteiy mesdames, qu'il n'y a dans cette proposition rien de contraire aux principes sacrést de la galanterie. Il est bien entendu que Concha Perez constitue une exception monstrueuse. C'est une synthèse, tin résumé, un. amalgame de toutes les forces énervantes, de toutes lés ressources crispantes, de tous lus illogismes et de tous les éléments combatifs épars dans les caractères de millions de femmes. Vous voyez que ça n'est pas pçu dire!

C'est bien ainsi que l'ont entendu d'ailleurs les nombreuses spectatrices elles sont tombées -d'accord que cette petite Espagnole dépassait les bornes permises à la plus fantai.siste, à' la plus taquine, à la plus déséquilibrée des femmes.

'Quant aux hommes, ils se sont montrés particulièrement heureux du dénouement. Ils avaient, à la sortie, des sourires satisfaits et victorieux, et l'air décidé des gens qui- viennent de prendre une irrévocable décision. Tout porte à croire qu'à peine refermées les portières des autos tout rentra dans l'ordre matrimonial que les hommes rengainèrent leur sourire offensant, firent des excuses, et que les femmes retrouvèrent intacte leur autorité un instant compromise.

Le second point par quoi la Femme et le Pantin dënieurera une date dans les fastes théâtraux, c'est qu'elle marque la restauration et le triomphe de la gifle.

Il y avait longtemps que le soufflet j'entendg;le soufflet sonore et bien appliqué avait disparu des grands théâtres. Il s'était réfug|è dans les cirques et dans les music- halls1.* Or, il vient de faire dans la Femme et le pantin une rentrée sensationnelle. C'est un jeune .Espagnol qui essuie le feu il est lestemfiri^giflé au second tableau par Mlle Concha, ïâqilelle reçoit elle-même à la fin" de la pièce un soufflet à faire tomber le vieux don Diègùe, autre Espagnol dont on peut dire que la gifle a eu un certain retentissement. La?'«,v,olée.» enregistrée plus haut, et ces deux-soufflets sont au nombre des accessoires de second ordre qui piqueront la curiosité du public La pièce comprend beaucoup d'autres agréments dé meilleure qualité. On assiste aux débuts très heureux de Mlle Régina Badet, danseiise-étoile de l'Opéra-Comique, dans la com^die,'ce qui constitue déjà une attraction. considérable. Mlle Régina Badet est adroite, intelligente, vibrante, et dans sa création difficile elle a révélé un tempérament supplémentaire de comédienne. Ses danses feront sensation, et peut-être aussi son audacieux « déshabillé >.

A noter aussi le soin et le goût avec lesquelsiiM^vSémier a encadré ces tableaux curieux, varies et pittoresques la mise en scène seule vaut le voyage du boulevard de;. Strasbourg^ infiniment .plus facile et moins coûteux, n'en déplaise aux agences, que celui de Séville et de Cadix.

Un Monsieur de l'Orchestre.

Ira fllode au Théâtre

AU THÉÂTRE ANTOINE

Avec la Femme; et le Pantin, nous avons eu le régal d'une artistique évocation de l'Espagne vue à travers ses chants, ses danses, ses fleurs et ses femmes. On garde de cette représentation l'impression d'un tableau violemment coloré où dominent les rouges et les jaunes vifs, les teintes ardentes dè ce pays::de soleil, où tout rutile et reluit, s'agite et vit dans une perpétuelle sensualité.'

A part Mlle Dermoz, fine, élégante et touchante souhait et comme toujours délicieusement habillée, je n'ai pas, en somme, -de toilette proprement dite à vous signaler, car Mlle Régina Badet, la principale interprète, nous apparaît dans le rôle de Concha, plutôt drapée que vêtue eh des châles éclatants qui sont très authentiquement espagnols comme tous les détails et les accessoires mêmes de la pièce; M. Gémier, en effet, a fait un voyage de documentation au pays des castagnettes d'où il a également rapporté la plupart des costumes.

Mlle Régina Badet, seule, a tenu à rester fidèle à son couturier et à se faire habijlor par René Pacquet. Ce dernier j s:est inspiré des impressions de coloriste de M. Morenod, le peintre de talent qui

Feuilleton dp FIGARO du 9 Décembre •r ,r ̃̃̃' (ïôT"

Il

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Eve de France

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PREMIÈRE PARTIE

̃̃ y IV

"̃• Suite

» Encore une fois, que ce soit pour toi que tu-partes. Pour toi cela est bien et je ne: veux' pas' revenir sur l'approbation que je t'ai donnée. Il est bon d'oser.d'essayer quelque chose d'un peu difficile, si le goût y porte, au lieu de stagner dans la routine qui barre les idées, étouffe notre ardeur et ne nous fait que de plats horizons. Ne dis-donc pas que je suis trop soumise à mon sort et que mon sang d'aristocrate a perdu sa fierté. J'ai encore ma fierté, au contraire, et du flot de la, grande source, mais justement avec des réserves qui font que je déplace ma hauteur. Mon orgueil court à la vie neuve que se font les individualités, et non aux jouissances matérielles, classées connues que « le bon mari », e tendre amoureux doit 'à la femme, ,et sans lesquelles, selon toi et beaucoup d'autres je le sais, les bien nés ne sauraient vivre. Ce n'est pas cela, Reproduction et traduction interdites. Tous droits réservés.

accompagna Gémier dans ses pérégrinations à travers la péninsule poùr; composer à la divine Concha des atours qui i en font la plus affolante des visions. 1 C'est ainsi qu'au troisième acte la ravissante artiste surgit seule, lumineuse, dans un décor presque obscur, son joli corps moulé d'un châle, drapé de la plus artistique façon.

Le couturier risquait fort de tomber dans la.banalité ordinaire de.ces accou'trements René Pacquet a très heureusement, évité l'écueil et nous devonsJTen fé[ liciter. Ce couturier dont la vogue va sans cesse grandissant, qui est un artiste du plus raffiné parisianisme, il suffit pour s'en rendre compte de regarder ses dernières créations; l'exquise robe de ville notamment qu'il a créée pour Mlle Regina Badet- a su être Espagnol avec beaucoup de séduction et de vérité. En sapersonneles couturiersontlriomphé hier soir: il n'enrutpasdemèmeàde récentes représentations où ils nous ont monté des toilettes sensationnelles, trop sensationnelles et qui faillirent compromettre le succès de deux pièces. L'ahurissement provoqué par l'entrée en scène d'une jeune et charmante artiste, à l'ordinaire délicieusement habillée, ayant donné lieu à des exclamations (pas toujours du meilleur goût, j'en con viens), tout l'intérêt de la pièce s'est trouvé détourné sur une robe d'une originalité vraiment excessive; de tels incidents ne sont pas faits pour enchanter les auteurs; et, pour ma part, j'ai assez souvent couvert de fleurs les couturiers, j'ai assez souvent salué en eux les auxiliaires précieux du théâtre pour être en droit de leur rappeler qu'ils ont à leur disposition les salons, les champs de courses, où sur des mannequins ils peuvent essayer toutes les fantaisies de leur imagination, mais que celle-ci doit s'arrê teràlaporte des théâtres où toutle monde, de nos jours, cultive trop la vérité et la vie pour qu'ils n'aient pas, eux aussi,ie devoir de rester dans la réalité. Ils ne devraient donc pas s'exposer à ce que le publics'étonne, avec quelque apparence de raison, de voir, par exemple dans une scène qui se déroule en plein air, à la campagne et sous les rayons du soleil, une artiste avec des robes à traîne et bordées de fourrure.

Si les artistes elles-mêmes, emportées par leur désir d'être plus belles, plus richement vêtues, perdent parfois un peu la notion de la juste mesure, les couturiers doivent être là pour la leur rappeler, et non pas pour les encourager dans la. voie fâcheuse des excentricités. Ghenya.

COURRIER DES THÉÂTRES Aujourd'hui:

A la Renaissance, à 4 h. 1/2, 5e « Vendredi de la Parisienne ». Au programme Danses

Mme Colette Willy danses improvisées Mlle Trouhanowa et M. Quinault danses slavçs Mllé Cléo de Mérode danse paysanne Mlle Marthe Lenclud et M. Bucourt danse d'Espagne Mlle Yetta Rianza danse classique française Mlle Dupré et M. Quinault danse d'tlalie (tarentelle), réglée par Mme Mariquita; Sam Mac-Vea et Happy Joe Williams danses nègres. Le piano d'accompagnement sëràtenû'-pâT

;M. MichelrMauri.ce Lévy^

Commë'iiitefmède

M. Rozenberg dira la Chasse, de Grenet-Dancourt, et Mlle Lucy Vauthrin, de l'Opéra-Comique, chantera des mélodies de M. Messager. Cette matinée se terminera par la Romanichelle, conte bohémien mimé, mêlé de chants et de danses zingaresques, par M. Paul Franck, musique de M. Edouaid Mathé, danses réglées par Mme Bernay, de l'Opéra (La Califorma, la romanichelle; M. Paul Franck, le peintre). Au piano, le compositeur Edouard Mathé. Au théâtre Femina, à 4 h. 1/2 (5° Vendredi de Femina) « la Charité et la Bienséance », causerie de Sem et Rip. Auditions de MM. Armand Berthez, directeur des Capucines Mlles Mistinguett, Spinelly, Xavière de Léka, Mérindol, Bordoni, MM. Paul Ardot, Choof, Maujan, Baldi et Mlle Jane Marnac. Entrée: 2 francs fauteuils, 3 francs.

(Exceptionnellement cette conférence n'est pas pour les jeunes filles).

Ce soir ••

Au théâtre Déjazet, à 8 h. 1/2, première représentation de les Pigeonnetles, comédieoufïe en 3 actes, de MM. Léon Gandillot et Alphonse de Beil. Distribution

Liane deCommercy Mmes Fernande Bernard Zoé Yvonne Vasaelin Germaine de Lonjumeau Magda James Elise Gabrielle Fontan Gorju MM. Le Temple Bristol Pliilippon Hector Champerrier Max-André Le prince Ostrapotchine Fretel

MM. Vallée. Dési-ré Roccard Wagmann, M1 Coquillon Villedieu, Justin; Ch. Mey, M. Josse; Gérard, Victor; Dumont, le commis du bijoutier; Letourneur, Alexandre. r-' On commencera par Cervelle frite, vaude- ville en 1 acte, de MM. Léon Gandillot et Alphonse de Beil. Distribution

Mmes Annette Saar, Lucienne Jeannel,- Vic- toire.

MM. Vallée, Brécher Saint-Ober, Jacques Rondelin; Darteuil, Balissac; Gérard, le concierge. A l'Opéra, à 8 heures, Faust (Mlles Y.

non ce n'est pas cela qui remue dans mon être, lequel ne frémit bien que pour notre amour, pour le travail et pour le rêve. Oui, quoi que tu veuilles, pour le travail, mais ce serait le travail tout contre toi, discret, à la lumière de notre jeunesse, au seul bruit de nos baisers. » Ainsi, c'est pour toi que tu pars. Tu es l'unique juge de notre dignité commune, et ce n'est pas ma tête frisée de gamine qui va t'empêcher de faire de moi une heureuse selon tes principes. Cependant, si après cette lettre, où de longues réflexions.m'ont peut-être soufflé des choses qu'hier je n'aurais pas trouvées, tu te sentais ébranlé par le moindre doute de bien faire ce qui t'attire le plus et ne regrettera -jamais, demeure C'est demeurer dans mes bras. » Maintenant, viens. On est préparé a te recevoir, à t'entendre, à ne te rien refuser. Tu n'es plus simplement le neveu et le cousin, tu es le fils et l'époux. Reconnais-tu que notre siècle a du bon? En des temps différents, je n'aurais pas bougé. Tu serais venu inquiet, palpitant d'une autre émotion que de joie, demander celle que tu veux, et sans doute aurais-tu subi quelque objection, des remises ou des promesses vagues dont nous aurions dû supporter la désolante raison, et voilà que tout est prêt pour le oui, et voilà que nous allons être liés, si serrés, Max, que la mort. seule pourrait nous séparer. Tu le voulais, c'est fait, l'amour mène Ninon. Tu m'as avec mes défauts, mes idées effarantes pour les tiennes plus proches des traditions que tu respectes, mais aussi, et j'aime à l'écrire, avec mon cœur et l'âme et l'esprit,

AU THÉÂTRE ANTOINE La Femme et le Pantin

Gall, Courbières, Goulancourt, MM. Campagnola, Cerdan, Duclos, Chappelon). Divertissement Mlles Johnsson, Urban, de Moreira, L. Piron, Sirède.

A ta Comédie-Française, à 8 h. 3/4, les Marionnettes (Mmes Pierat, Fayolle, Maille, Robinne, Provost, Jane Faber, MM. de Féraudy, Georges Urand, Granval, Numa, Jacques de Féraudy, Lafon, Alexandre, G. Le Roy, Léon Bernard).

A l'Opéra-Comique, à 8 h. 3/4, Madame Butterfly (Mme Marguerite Carré, MM. Léon Beyle, Jean Pèrier, Mlle Brohly, M. Cazeneuve).'

A POdéon, à 8 h. 1/2, Vieil Heidelbnrg, pièce en 5 actes, de M. Meyer-Fôrster, adaptation de MAI. Rémon et Bauer (musique et chœurs sous la direction de M. Bretonneau). Aux Variétés, à 9 heures, le Bois sacré (Mmes Jeanne Granier, Eve Lavallière, MM. Albert Brasseur, Guy, Max Dearly, Prince, Petit, etc., etc). On commencera, à 8 h. 1/4, par la Partie d'échecs.

Au Théâtre Lyrique (Gaîté), à 8 h. 1/2, la,Ui avorite (Aimes Uelna, Disley, MM. Abonil, Bruyas, Kardec, Sardet).

L'orchestre sera dirigé par M. A. Amalou. A la Porte-Saint-Martin, à& h. 3/4, l' Aventurier, pièce nouvelle en 4 actes, de M. Alired Capus (MM. Lucien Guitry, Jean Coquelin, Signoret, Pierre Magnier, Mmes Gabrielle Dorziat, Juliette Darcourt, Emilienne Dux, Jeanne Desclos).

Au théâtre Sarah-Bernhai'dt, à 8 h. 1/2, la Dame aux camélias (Mlle M.-L. Derval, M. Darsay).

A ta Renaissance, à 8 h. 3/4, Mon ami Teddy (Mmes Yvonne de Bray, E. Bonnet, MM. Tarride, A. Dubosc, Victor Boucher, Capèllani). Un commencera par La main reste (Mme Sabrier,M. Aussourd).

1 Au théâtre RéJane, à 9 heures, le Mariage de Mlle Beulemans (Mlle Dieudonné, MM. Jacque, Berry, Francis Bernard, etc.). Au théâtre Apollo, à 9 heures, Malbrouk s'en va-t-en guerre! (Mmes Cébron-Norbens, Alice Milet et Marfa Ohervilly, MM. Paul Ardot, Rossel, Coulomb, etc.).

A l'Athénée, à 8 h. 1/4, Yavait un arrêt à Dijon à 9 heures, les Bleus de l'Amour (Mmes Augustine Leriche, Alice Nory, Andree Barelly, Maud Gauthier, MM. Victor Boucher, Cazalis, Félix Gandera, Gallet, Térof, Rolley, Borderie).

Au théâtre Michel, à 9 heures très précises, pour les représentations de Mme Jane Hading et de M. André Brûle le Feu du voisin, de M. Francis de Croisset (Mmes Jane Hading, Betty Daussmond, MM. Will Elliott, Henry Burguet et Harry Baur) pour les représentations de Mlle Lyse Berty la Dame du second (MM. Rozenberg et Harry Baur^) ;ï: A l'Impossible. de M. Jean-José Frappa (Mlle Valrène, M. Prad).

Au théâtre des Capucines, à 9 heures. Nouvelles scènes de la revue Sauf vot' respect 1 (Mlles Mistinguett, de Léka, Fabiani, Mciïndol, Dhartys, Yane, Delyane, MM. Berthez, Arnaudy, Choof, Maujan); Yette (Mlles Saint- Bonnet, Ritto, Mérindol, MM. Trauiont, Déan) le Deuxième larron (Mlle Lipton, M. Bernard).

Aux Bouffes-Parisiens-Cora Laparcerie, à 9 heures, Son auteur (Mlle de Beaumont,

le moins bon et le meilleur, de moi, tout ce qui se donne. plus qui ne s'est jamais donné.

» Cher, cher, c'est grave et délicieux de penser que je peux aujourd'hui signer. » Ta Ninon. »

J) Ta NINON,» s

Max accourut, pâle, fier, nerveux, et comme le lui avait promis Ninon, il n'eut rien à plaider.

Au premier mot, M. de Vesvres l'arrêtait.

Rien de plus, tu veux Ninon, mon ami, je te la donne, bien mieux, je te choisis pour elle. Ton sang est le nôtre, ton nom est le mien, enfin, je vois en toi l'héritier de tout ce qui me reste et dont je suis le plus vain mes titres, mon ainesse, cette illustration antérieure qu'aucune vilenie, aucune concession au présent n'a flétrie. Je ne peux voir qu'avec satisfaction rebondir sur ma file, cette longue lignée que vous prolongerez, et qui vous devra un nouvel essor. Les. Vesvres ne sont pas morts, après celui-ci encore un, puis encore d'autres. Vivent les Vesvres Toujours noble, prenant Max par le bras, le marquis le conduisit devant sa mère auprès de qui se tenait Ninon. Ma mère, dit-il, votre bénédiction pour elle, pour lui si vous le jugez bon, et si vous voulez bien accorder votre consentement au bonheur qu'ils réclament de vous.

De tout mon cœur, répondit Mme de Vesvres avec .élan, tandis que Max lui baisait la main et que Ninon s'inclinait pour le même hommage.

MM. Régnier et Frick); à 9 h. 3'4, Xantho chez les courtisanes (Mmes Cora Laparcerie, la danseuse Esmée, Marcelle Thomerey, Egly, Legeay, MM. Henry Lamothe, Robert Hasti). Au Grand-Guignol, à 9 heures, Saturnin, Sabotage, Condoléances. Un peu d'iaeal, Fi.gures de cire, le Pharmacien.

Hier

Les Trois Sultanes ont fait refuser du monde, à l'Odéon. On a joué à bureaux fermes. Mlle Lantelme, délicieuse dans le rôle de Roxelane, a été acclamée. Elle a détaillé et nuancé le rôle avec un talent sûr et une grâce infinie. Il n'y avait qu'un cri dans la salle pour louer la supériorité de cette interprétation. A ses côtés, MM. Grétillat* Denis d'Inès, Mmes Barjac et Didier étaient excellents eux aussi et Mlle Napierkowska dansa remarquablement.

Disons sans plus tarder que les Trois Sultanes seront représentées lundi prochain en soirée, avec les Fourberies de Scapin, qu'interprétera M. Galipaux. Il sera prudent de retenir ses places dès aujourd'hui.

De M. Maurice Lefevre, l'aimable secrétaire général delà tîaîtë;;

L'affluence des demandes d'inscription pour.la: première de Don Quichotte a été si considérable et dépasse tellement les prévisions, que MM. Isola ont décidé, comme ils,l'ont innové pour Quq vadis ?, de donner deux premières consécutives de Don Quichotte: une première A et une première B.

Le bureau de location pour ces représentations et les suivantes sera ouvert à partir de demain samedi, au Théâtre Lyrique de la Gaîté.. J Crainquebille a valu hier un triomphe à M. Lucien Guitry. Le grand artiste, dont le personnage de Crainquebille est un des meilleurs rôles, a soulevé l'enthousiasme de la salle pendant toute la représentation la composition de son personnage, et, à chaque instant, ses répliques, ses attitudes, ses gestes, certains de ses silences mêmes faisaient courir dans la salle des murmures d'admiration. Il était admirablement secondé par MM. Jean Coquelin, Signoret, Marie Samary, Pierre Magnier, Mosnier, etc., etc.

Le Voile dit bonheur, la belle œuvre de M. Georges Clemenceau, avait été également très applaudie, et Mlles Dorziat, Bérangère, M$L Signoret, Pierre Magnier, etc., etc., fêtés par le public.

Crainquebille. et le Voile du bonheur sont d'ores et déjà affichés pour jeudi prochain, à deux heures.

Tous les soirs et les dimanches, en matinée, V Aventurier, dont l'énorme succès ne fait que croître, sera joué avec tous les créateurs. La-belle pièce d'Alfred Capus atteindra dimanche prochain, en matinée, sa cinquantième représentation, première étape de ce durable succès.

Au jour le jour r 1.

Mlle Demougeot chantera lundi prochain Aida, à l'Opéra. On se rappelle quel succès ce rôle valut .déjà à l'éminente cantatrice.

Mais sa grand'mère, la redressant, la mit dans ses bras.

Et tout fut dit ainsi de leurs joies communes.

On se mit à parler de l'avenir.

Le marquis de Vesvres, très en train, écoutait avec intérêt Max exposer ses projets, et qui parlait de travailler sans connaître m découragement, ni fatigue, ni entrave.

Ne t entête pas à cela, répliqua vivement le marquis, fais plutôt travailler les autres, mon garçon, cela te fatiguera moins et te rapportera davantage. J'ai besoin de ne rien négliger, c'est a l'assaut de la fortune que je monte, répondit Max.

Je le pense bien et j'applaudis. mais ce n'est pas uné raison pour ne pas profiter des conditions particulièrement heureuses dans lesquelles tu vas te trouver pour réussir.

J'aurai à y ajouter quelque chose de moi

Patronné comme tu l'es

Justement, une pointe d'amourpropre.

M. de Vesvres l'arrêta.

Concession à notre époque cela. Après tout, fit-il bonhomme, tu as raison d employer ta force et ta jeunesse à l'action. Va donc gagner de l'argent toimême, en le méprisant, et mener des hommes en les dominant. Sois leur maître avec condescendance, mais sois leur maître, alors je ne vois pas en quoi tu dérogerais.

Ni moi non plus, déclara Ninon qui riait.

Approuvé, encouragé, Max complète-

Elle aura des partenaires de premier ordre, puisque c'est Mlle Lapéyrette qui chantera Amnéris M. Franz, le brillant ténor si'apprécié, pour là première fois interprétera Ehadamès. M. Noté est, on le sait, un remarquable Amonaaro. M. Journet et M. Cerdan sont également de cette belle distribution..

Ce soir, à l'Opéra, dans Faust, M. Cerdan interprétera, pour la première fois, le rôle de Méphistophélès.

**# ̃̃:• -;̃

On a annoncé que le maître Massenet venait d'achever la partition d'un nouvel opéra Vesta. Ce n'est pas à Paris, comme on 1 a dit, mais bien à l'Opéra de Monte-Carlo que cet ouvrage, dont le livret est de M. Henri Cain, sera représenté pour la, première fois.

Richard Cœur de Lion, avec Mlle MathieuLutz, M. Féodoroff, Mlle Nelly Martyl, M. Vigneau, et les Noces de Jeannette, avec Mlle Tissier et M. Andral, constitueront l'affiche de la représentation populaire à prix réduits, avec location, de lundi prochain, à l'OpéraComique.

̃̃'• V *V

Le « Concert historique » de demain, à l'Opéra-Comique, sera consacré aux Maîtres du bel canto

Giacomo Carissimi Francesco Cavalli, Marc'Antonio Cesti, Salvator, Rosa, Alessandre Stradella, Giovanni Legrenzi, Bernardo Pasquini, Francesco Rossi, Alessandre Scarlatti, Antonio Lotti.

L'interprétation des ces oeuvres réunira les noms de Mmes Mérentié, Mathieu-Lutz, Brohly; Nicot-Vauchelet, Charbonnel, Heilbronner, Billa-Azéma, MM. Francell, Tirmont, Coulomb, Dupré, Gilles, Jean-Laure. Conférence de M. Henry Expert. Accompagnateurs MM. Piffaretti et Masson..

Mme Francell, femme de l'excellent ténor de l'Opéra-Comique, vient d'avoir un fils qui a reçu le prénom de Claude.

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Ce soir, commencera au théâtre SarahBernhardt la série des sept représentations de la Dame aux caihélias, annoncées avec Mlle Marie-Louise Derval et M. Dorsay, pendant que s'achèveront les dernières études de les Noces de Panurge.

Répétition générale le 15.

Mlle Lucy Jousset vient d'avoir la douleur de perdre son père, décédé hier après un muis de maladie.

On fêtera ce soir, au Palais-Royal, la cinquantième représentation du Million. Le public semble vouloir s'associer à la fête, car la location pour aujourd'hui est plus considérable encore que pour les autres jours. Il y aura foule et foule très élégante pour applaudir dans la jolie et si amusante pièce de MM. Georges Berr et Guillemaud, la remarquable interprétation Mme Bertiny, MM. Charles Lamy, Le Gallo, Hurteaux, Mlle Marcelle Yrven, etc., etc.

Suzanne-Després et de Max, au théâtre Femina.

C'est demain samedi 10 décembre, à 8 h.1/2, que commencera, au théâtre Femina,' la série des quinze représentations de « l'Œuvre », avec Mme Suzanne-Després et M. de Max. Sur l'affiche Elehtra, l'originale tragédie d'Hofmansthal; l'Amour de Kesa, l'angoissant drame japonais, de R. d'Humières, et les Pieds nie/celés, de Tristan Bernard.

M. Max Viterbo retient la date de mardi

'prochain pour l'inauguration de la nouvelle

Comédie-Royale et la répétition générale du spectacle d'ouverture. c ̃ .>•̃> ̃

Les questions de titre.

Nous recevons la lettre suivante

Monsieur,

J'apprends cette semaine, par les journaux, que M. Albert Guinon doit faire représenter prochainement, au théâtre Antoine,' une pièce mtitulée le Bonheur. J'ai moi-même fait, il y a plusieurs années, une pièce en quatre actes, portant le même titre, qui fut successivement en instance au théâtre Antoine, puis à l'Odéon. Si jamais ma pièce est représentée, ou si elle parait en librairie, je ne voudrais pas être accusé de plagiat, et on comprendra que je veuille d'ores et déjà prendre mes précautions.

Veuillez agréer, monsieur, etc.

Remy Montaléb.

Le programme de la matinée de gala organisee le 17 décembre, au Châtelet, au bénéfice de Paul Fugère, devient de jour en jour plus beau, et il est sage, étant donné que le tarif est celui des représentations habituelles du Châtelet, de retenir dès maintenant ses places à la location (téléphone 102-88).

Au magnifique programme que nous avons publié déjà, ajoutons le précieux concours de Mlle Lantelme qui jouera les Trois Sultanes, où elle est parfaite.

La matinée commencera par Amour et sport, une opérette de M. O. de Lagoanère, interprétée par Mmes Rosalia Lambrecht, Ducaih, Féraud, MM. Féraud de Saint-Pol et Victor Henry.

De plus, les Variétés, exceptionnellement et par autorisation spéciale de M. Samuel, donneront un fort original intermède, interprété par leur admirable-troupe.

Mme Mariquita offrira la primeur d'un ballet dansé par Mlles Chasles, Régina Badet, Trouhanowa et Cléo de Mérode. La Boîte à Fursy déléguera ses étoiles Fursy, Enthoven, Vincent Hyspa, Morton, Mlle Alice de Tender.

Les Capucines seront représentées par leur directeur, M. Berthez, par Mlles Mistinguett

ment libre maintenant, s'était approché de la jeune fille. Puis, s'adressant à tous, quoique la regardant seule: Puisque vous m'y autorisez, fit-il. Et retirant de sa main une bague au chaton de sardoine, gravée des armes des Vesvres, il la passa au doigt de Ninon.

Ne préfères-tu, pas, lui dit-il, cet ancien anneau porté par tant des, nôtres, au si vilain, si pauvre bijou neuf que j'aurais pu t'apporter aujourd'hui, cependant que je me réserve de l'offrir plus digne de toi, mieux à ton gré, plus tard. à mon retour de là-bas.

La bague était tiède encore de la main du fiancé et par ce contact de vie les unissait vraiment. Sur la peau soyeuse, il y eut une tache couleur de braise, sombre, sans. éclat, sans lueur, une tâche un peu triste dont ces fiançailles sérieuses s'accommodaient bien, et Ninon se défendit d'admettre qu'aucune bague- pût jamais supplanter celle-ci. Elle garderait toujours la place qu'elle venait de prendre.

Ayant les yeux sur elle pendant qu'elle parlait, Max vit que c'était vrai, et cela lui plut qu'elle eût maintenant contre sa chair et pour toujours leur nom, leur devise Vesvresl Vaillance! comme une double marque de ce qu'elle était déjà, de ce qu'elle serait plus tard.

Y

Il revint ainsi chaque jour se mettre à table auprès de Ninon, et prolonger jusque dans la nuit les heures qu ils pouvaient encore vivre ensemble. Juste-.

et Mérindol et,M. Choof. Accompagnateur •M. Chantrier.

Ont assuré leur concours: MM. Mayol et Dranem à l'Opéra MM. Muratore, u-resse, Fabert, Mlle Bailac à la Comédie-Française MM. Sitvain, A. Lambert fils, G. Berr, Siblot, Miles Leconte, Provost, Révonne à l'Opéra-Comique MM. Beyle, Vieuille, Mlles Vix, Vauthrin; à la GaîtéLyrique Mmes Delna, Litvinne. Accompagnateurs MM. Archainbauld, Delaquerrière. Mlles Berty, miss Cimpton, Marcelle Yr. ven, Germaine Gallois, Kerf, Kerlord, Sylvie, Dorgère.

MM. Emile Albert, Paul Ardot, .Çlaiidius, ` Defreyn, Galipaux, Guyon fils, Maurel, Wagué, ainsi que Foottitet ses fils. Ajoutons que M. Regnard, le « roi des régisseurs », conduira le spectacle.-

A notre tableau des matinées de dimanche, il nous faut ajouter celle du Grand-Guignol avec son curieux spectacle, habilement dosé de terreur, d'angoisse et de gaieté: Saturnin, Condoléances, Sabotage, Un peu d'idéal, Figures de cire, etc., etc..

Le « Théâtre des chefs-d'œuvre » annonce, pour ce soir, à 8 h. 1/2, au théâtre Femina, son deuxième spectacle Andromaque, précédé d'une causerie de M. Alfred Mortier.

Hors Paris ̃' ri De Vienne

Très gros succès, au théâtre. de la Josefstadt, pour la première représentation de Théodore et Cie. L'amusant vaudeville de MM. Nancey et Armont, traduit par M. Motz, a fait beaucoup rire et a valu à ses excellents interprètes viennois, Mlles Steckelberg et Schramm, MM. Staud, Meyvelt, Maran et Nerz, de nombreux et vifs applaudissements.

De Cologne

C'est le 18 de ce mois qu'aura lieu, au Grand-Théâtre,la première représentation en langue allemande des Girondins, l'émouvant drame lyrique que M. Fernand Le Borne' a écrit sur le poème de MM. Lénéka et ChoUdens.

De Rome: Le Saint Sébastien que M. Gabriel d'Annunzio achève est un « Mystère». Une des Originalités de l'ouvrage, c'est que la pièce fut écrite pour une femme qui jouera le principal rôle d'homme Mlle Ida Rubinstein, applaudie naguère à Paris dans les ballets russes. C'est en admirant l'art chorégraphique deMlle Ida Rubinstein que M. Gabriele d'Annunzio a décidé, d'écrire un ouvrage pour elle. f Serge Basset.

SPECTACLES & CONCERTS

Aujourd'hui:

A l'Université des Annales, 51, rue SaintGeorges, à 2 heures (conférence répétée) « la Ballade », conférence par M. Jean Ri- chepin, de l'Académie française. A 5 heu- res « Gros et Géricault », conférence par M. Funck-Brentano. Conférence avec projec- « tions.

De 3 h. à 6 h., à l'Olympia matinée- ` cinéma. Attractions. Five o'clock tea.. Ce soir > 5n' Aux Folies-Bergère (tél. 102-59 et 281-42), à 8 h. 1/2, la Revue des Folies-Bergère, de MM.' P.-L. Fiers et Eugène Héros, 46 tableaux, 1,000 costumes de Landoiff. A 9 h. 1/2, les Jaxoûs dans « les Polichinelles » à 10 h., Paris en 1910; à 10 h. 1/4, Mme Récamier; à lQ-h, 1/2, la Distribution des Aigles à 11 h. 2oi' les régates d'Henley; à 11 h. 4b, l'Entrevue du camp du Drap d'Or. (Jane Marnac, miss Ka- ney, Claudius, Maurel, Chevalier' et *^IaTie" Marville).

A l'Olympia (téléph. 244-68), à 8 h. 1/2, l'ive Paris revue à grand spectacle avec les six nouveaux débuts et attractions. Représentations de Mlle Bessie Clayton, la pre- mière danseuse du monde; Mme Lina Muratti, dans les « Métamorphoses », décors lumineux de M. Eugène Frey de Mlles Lu- cienne Malty, Williams, Paule Delys, Bianca de Bilbao, etc. « Le Circuit de l'Est »; Jéffries contre Johnson (troupe Pender du Drury Lane), Les Musées de France, le Pays des carillons, les 6 Juvenils, etc., etc. A la Scala 1° Fursy, dans ses chan- sons d'actualité; Gonzague, un acte do M. Pierre Veber (Morton, Mary Perret, Camille Delys, I. Borcjoni, Robert Casa, Ri^vers, etc.).̃.•“̃ Partie concert Paule Morly, Pomponette, Sinoël, Dufleuve, Robert Casa, etc. ·

Au Moulin-Rouge, à 9 heures, Claudiiie, opérette tirée des romans de Willy et Mme Colette Willy, musique de Rodolphe Berger., Au Nouveau-Cirque, à 8 h. 1/2 les Eléphants danseurs, les Joies de l'Esccidron. A la Lune Rousse. 36, boulevard '"de"" Cli-" chy, tél. 587-48 (direction Bonnaud-Blés), à 9 li. 1/2 les chansonniers Bonnaud, Numa Blés, L. Boyer, G. Baltha, Tourtal, Weil, dans leurs œuvres. Ulysse à Montmartre, ombres humoristiques. Pas d'agents ? pas de Suisses ? revue en un acte avec Mlle ,tiùcy ̃ Pezet. Décor de Bertin.

L'heure exquise.

Parmi tant de scènes hilarantes, de- tableaux d'une harmonie chatoyante, de couplets lestement troussés, qui concourrent au succès éclatant de l'éblouissante Revue des Folies-Bergère, la danse des «Polichinelles», que la troupe Jaxon, stylée par un maître incomparable, exécute avec un esprit, en-

ment le temps doux, comme d'un printemps précoce, leur fit de beaux soirs pour parer les suprêmes entretiens. Pendant que somnolaient ou lisaient le père et la grand'mère, les fiancés venaient sur la terrasse où, accoudés, ils parlaient d'eux en regardant les cheminées à l'haleine chaude, les toits luisants et les splendeurs du ciel. Un vent moite, soufflé du sud, les frappait au front et les jetait à la m.élancbïïe rêveuse. Oh 1 le rêve variait peu, poignant comme un cauchemar, il leur faisait sauter des espaçes et les conduisait à; ce pays qui se mettait entre eux, allait trancher leur existence en deux parts l'avant, l'après. Mais ce qui les angoissait surtout, c'est que voulant imaginer le retour, ils se heurtaient à l'impossibilité de l'atteindre, ainsi que dans les .vrais rêves, où on ne peut lire la lettre qu'on reçoit, voir le spectacle dont on est curieux, distinguer les visages qui nous entourent, recevoir le baiser qu'on attend.

Ils restaient devant le voile épais tiré sur l'avenir, surpris de tant d'ombre qu'ils ne pouvaient percer. Ils auraient voulu préciser, chercher la place de leur foyer futur, fixer l'époque de leur mariage, car, disait Max, il faut la vie tracée pour l'accomplir, et malgré leur volonté tout restait fuyant, indécis, glissait de leurs pensées comme si des obstacles, mille obstacles imprévus, pouvaient encore se jeter entre eux. M»0 Hector Malo*.

{A suivre.)


dîalîîé, réçdft cliaque soir un accueil triom-

phal,. "-̃

Notez,Meri'céei: «Les Polichinelles» dan-

scntil".Í1eu(,;h,cures iritibt:-c'est l'heure 0':11.

sent. a neuf 'taures vingt c'est l'heure ex-

quise"; ̃ ̃. v- ••̃

C'est jjBndi:pr.ôchain, 15 décembre, qu'aura lieu/à Ja/Scala, la matinée donnée au bénéfice dès duettistes Bruet-Rivière. L'un des princïpatii çiôus de cette représentation sera l'auditro^dêfe.duos célèbres. MM. Affre et Boulogne, 0haij.fërôii t. le duo, d'opéra Mme Mathîeu-Lut'z eVSI. Sens, celui d'opéra-comiqne. L'opérette aura pour représentants Mlle Marguerite 'Deyal et M. Defreyn, de l'Apollo i M. Che^fer et Mlle.Derminy représenteront le duo parodique Mme Alice Bonheur et M. Louis: Maure! celui des rues MM. Fursy et Vincent Hyspa, le 'duo' de Montmartre; M. Max Dearly et Mlle Mistinguett, le duo chorégrapliicf ne. Cette série extraordinaire de duos se, terininera. par l'audition des bénéficiaires.* Brue>;Rivière.. On peut louer dès à présent-, à Ja Scala et aux agences des théâtres.?> ••

Aujourd'hui, dans la salle. de parisiana, matinée.. de. gala. avA bénéfice de la caisse de secours' "dliFôyèr" indigène colonial, œuvre récemrpent fondée pour «eeourir les indigènes des jcplonies françaises sans logis pi travail."

̃il..1 'i' «̃̃ 11

A la Cigale.

Miss Campton, Yilbert, Marthe Lenclud, Dorville sont à la Cigale ̃. G'estiâ-slire quatre des plus grandes ve». dettéiiqije l*pn acclame dans la revue à succès JUai^'z'o'iii'i f/d'Henry de Gorsse et Georges Nante'uil, ainsi -que Emilienne Franville, Yvonne Éâ^nold, Mar.y, Max, Charlotte Martens, Mary Ma?sàrt et l'excellent compère

Fred Pascal;, ̃

Ce soîiy'a'ïa «Boîte à Fursy »_, relâche pour répétition générale sur invitations de 1941, revue en deux actes de Robert Dieudonué et C.-A. Garpentier. Demain samedi, première représentation.

C'est; ce feoïr qu'aura' lieU, à la Gaîté-RochechtrUart, la- première représentationla Veuve, pièce de MM. E. Héros et Abric, et continuation des représentations, de Mlle Suzanne de. Behr dans la Dame de Monte-Carlo.

r~5.f-

~OUR~IER ~USIC~I~

lOfpiRJÎUSICAL

."Ó)U¡;'¡:J: W~

L'iii'#t*î; ^lôfiiste français, Henri Marteavv;: léi:f)îfié''ciàèbre et le plus actif propagateur des œuvres françaises à l'étranger, que son talent .et le choix de Joacljim ont fait nommer professeur au Conservatoire de Berlin, se fera entendre le 14 décembre au soir, salle, Ga-veau, 45, rue La Boétie, dans un magnifique programme qu'il interprétera avec te"conco'urs*dc l'orchestre Sechiari, -dirigé par son chef. Billets salle Gaveau. et chez Durand, 4, place de la Madeleine. De Milan ;,• '/̃

La' Soefètè la Libera Estetica » de Florenre'» donné au Conservatoire royal de musique un concert de musique ancionne et modôFfîe. L'illustre cantatrice florentine Ida Isori y-a remporté un succès magnifique avec des monodies des seizième, dix-septième et (ijx-hHitième siècles. Sa voix merveilleusement purej.sa diction et le style avec lequel ces nibnodies furent interprétées placent décidément cette cantatrice au tout premiejr rang, et sa grande réputation à l'étrangsp'Tâ désormais consacrée comme la

« rciniîidù bel canto».̃

Le'. jeune pianiste et compositeur italien Paolo, Ljtià. triompha dans la .naême, soirée

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Cette vente n'occupera pas moins de quatre vacations, du 12 au 15 décembre inclus, sous; la direction de Lair-Dubreuil, assisté des experts Paul-me, Lasquin et Henri Léman. Dimanche, l'exposition sera publique.

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COLLECTION MAURICE KANN La vente Kann est achevée. Total 1,138,075 francs. Comme on le yoit.'la dernière journée de ces enchères, menées 'par Mes Lair-Dubreuil et H. Baudyin, a été particulièremetit brillante la Ga-

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̃ Bronzes. N° 327, Figurine en bronze patiné, Cicéron, travail antique, ^200 fr.; n°33i, Lionne debout en bronze à patine brune, Italie quinzième siècle, 4,600 fr.; n° 332, Lion passant en bronze à patine brune., Italie, quinzième siècle, 3,100 fr.; nu 333, Animal chimérique, bronze à patine brune, travail de Padoue, fin _du_ quinzième siècle, -3,500 fr.; n° 334» Couvercles d'ehc rier en bronze à patine brune, un satyre et une faunesse enlacés, atelier deRiçç.jo1PadçHie,fin du quinzième siècle, 2,900 fr.;n« 337, Encrier, bronze à patine brune, travail de Padoùe, seizième siècle, 1,000 fr.; n' 339, Statuette en bronze à patine brune Saint Sébastien nu. Travail florentin du commencement du seizième siècle, 5,200 fr.;v\Q, Cheval en bronze à patine brune. Travail florentin du commencement du seizième sièclé, 7,200 fr.; n" 341, Deux statuettes provenant de chenets, en bronze à patine brune, Hercule nu et Bacchus. Travail vénitien 'du seizième siècle, 6,000 fr.; n" 542, Deux chandeliers d'autel en bronze à patine brune. Travail vénitien du seizième siècle, 6,500 fr.; n° 343, Encrier en bronze à patine brune. Nous donnerons' demain le détail de,s prix de la fin des bronzes^ des bois sculptés, etc.

**#

'] BIJOUX

A la salle 10, M9 Lair-Dubreuil vendit des bijoux pour 58.956 francs. Nous avons retenu les éhiffres suivants 1, Collier de cinquante-neuf perles, termoir brillant, 35,000 fr. n.° 3, Plaque ronde, brillants1" et perle, 2,5oo fr. 4, Plaque en platine, 'perle 'et -brillants, 3,150 fr. n°'5, Pendentif, en rpses, brillants, perles et de deux émesraudes dont une cabochon, 2,150 fr.; n° 24, Bague, perle grise entre deux brillants, 2,135 francs.

Valemont.

r.

'̃ti% Vie Spo#th/e ̃̃ LES COURSES

COURSES A AUTEUIL

Nous allions presque perdre l'habitude d'être mouillés Mais, par raffinement, la pluie est tombée après la première course, alors que nous c'oyions avoir un après-midi à peu près oec. Et elle a été très abondaiite Les chevaux ont pataugé, et les meilleurs,

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Prix Astrolabe (4,000 fr., 3,100 m.). 1, Hopper, à M. Guerlain (Lancaster) 2, Jean Bart III, à M. Camille Blanc (Thibault); 3, Cc-sari.ne, à M. Schneider (Lovogrove) (3 lQngueurs, 2 longueurs).

Non placé Sultan VII.

Pari mutuel à. 10 fr. Gagnant, 17 fr. 50. Places Hopper, 12 fr. 50 Jean Bart III, 22 fr. 50..

Prix Banque (5,000 fr., 3,500 m.). 1, Evian, à Mlle Girard (D. Kalley) 2 Arghoun, à M S.Amiot (Louth); 3, Primat, à M. Braquêssae (Head) (5 longueurs, 6 longueurs). Non places Free Drink, Benzaï, Va Bon Train II Gaspard, tombé Bétharam, tombé; Croustillant, arrêté.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 155" fr. 50.' Places Evian, 29 fr. Arghoun, 14 fr. Primat, 14 fr.

Prix des Allées (4,000 fr., 2,800 m.). 1, Akbar II, au baron de Bethmann (G. Hall) 2, Feu de Bois, à M. J. Archdeacon (A. Chapman) 3, ^Savon, à, M. Trarieux (D. Kalley) (2 longueurs, 5 longueurs).. ̃ Non placés Saint Priest, Caprico. Espoir VI, Casablanca II, Duckling III, La Jac^querie, Le Jaune.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 38 fr. 50. Placés Akbar II, 17 fr. Feu de Bois, 15 fr.; Savon, 19 fr. Ajax.

AVIATION

Prix baron de Forast. Grqnd Prix de l'A. C. F Cinquante -cinq aviateurs sont engagés pour le prix du baron de Forest qui consiste en ceci

Traversée de la Manche et plus longue

7 '-̃- '•'• f'J-rMIS'«mciEte-.V

Convocations d'Actionnaires

AVIS DE CONVOCATION

Compania Minera Nazareno Y ANEXAS, S. À, LES actionnaires de la Compagnie sont convoqués en Assemblée générale extraordinaire le 27 décembre courant, au siège social, avenue du Cinq-Mai, 34 {Mexico), h 3 h. de l'après-midi. j ORDREDUJouR:NominationduConseiI consultatif. Messieurs les actionnaires, pour se faire repréiM senter à cette Assemblée, sont priés de se conformer aux dispositions do l'article 12 des statuts. LE Conseil d'administration. VENTES ET tOCftTKMS

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r-

Nous .-apprenons avec plaisir que l'aviateur bien connu. Henri Brégi fera l'ouverture do l'aérodrome de. là Compagnie Aérienne, à Pau, par quelques vols sensationnels sur son biplan Voisin, tubes acier à deux places. Les amateurs'd' excursions aériennes qui désireraient être emmenés comme passager par ce pilote réputé, qui s'est fait une spécialité des vols à deux au cours des derniers meetings, n'ont qu'à s'adresser à la Compagnie Aérienne, 63, avenue des Champs-Elysées, â Paris, où 3, place du Palais, à Pau, où ils trouveront tous les renseignements nécessaires.

±**

Tabuteau, le recordman du monde, disputera aujourd'hui vendredi le grand prix de l'Automobile-Clubde France (Paris-Bruxelles et retour, 560 kilpmètres). `

AUTOMOBILISME

Des Clément-Bayard avec carrosseries de grand luxe et des Daimler sans soupapes sont en location à Champs-Elysées' garage' (34, avenue des Champs-Elysées, Pans), P. Charron, directeur.

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M..Augier, directeur dé la succursale des pneus Uoodrich en France, est à la disposition'des acheteurs et agents, au Salon de l'Automobile, au stand Goodrieli (stand 80, galerie du Balcon, côté Champs-Elysées).

La Société Grégoire invite les visiteurs du Salon à voir le traîneau Coanda-Grégoire, appartenant à S. A. I. le grand-duc Cyrille, et la nouvelle 12^çhx 30/140, qui peut faire du 100 à l'heure.

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Tous Jes jours, de nombreuses personnalités parisiennes viennent au stand des établissements Blêriot, au premier étage du Salon, pour voir et se faire expliquer le nouveau montage des dynamos « Phi ». A chacun des visiteurs est, d'ailleurs remis gracieusement _un. jeu très coquet, appelé « Taquinographe qui intéresse à la fois les enfants et'les grandes personnes,.

Le plus beau catalogue, c'est certainement celui édité par les célèbres' 6-eylindrés Rolls Royce, et qui est envoyé sur simple demande adressée à -PAgence française, 56, avenue Hoche (tél. 58-500). Rappelons qu'un atelier, avec pièces de rechange Rolls Royce, sera à la disposition des nombreux 'sportsmen qui circulent sur les merveilleuses voitures à la mode.

CYCLISME

Les six Jours de New-York

C'est demain que prendra fin la course des six jours de New-York.

Hier, à la soixante-dix-huitième heure (six heures du matin), les leaders avaient parcouru 2,400 kil. 088 m. et deux tours. Les Européens sont à un tour.

Après la quatre-vingt-seizième heure, les

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P.-Ludicig (N. D. L.), Brèmes-Yokohama, à Nagasaki, 7 déc. ̃ Goeben (N. D. L.), Brême-Yokohama, & Pfânang,

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Bülow (N. D. L.), Brême-Yokohamà, de Port-.Saïd, 7 dëc. ̃'• Kieist.(N. D. L.), Yokohama-Brême, de Nagasaki, 7>déc..

Lutzolo (,N. D. L.), Yokohama-Hambourg, <de Ponang, 7 déc LIGNES D'OCÉANIB

Seydlitz (N. D. L.), Sydney-Brème, de Port-Saïd', ̃ 7 déc.. .-••• Hessen (N. D. L.), Brême-Sydney, de Melbourne, 7-déc. ̃̃ v v; LIGNES DU NORD AMÉRIQUE ̃

La-Brclagnç'.C. G. T.), ven. New-York, au Havre, 8 déc, S h. soir. Caroline (C. G. T.), ven. New-York, au Havre, ` 8 déc, il h. in. là, Ryndqm (Hld, A. L.), ven. New-York, à Boulogne, 8 déc.

Dominion (D. L.), de Liverpool pour Canada, 8 déc.

P.-Irène (N. Dv L), ven. Gênes, à New-Yorl:, 7 déc. Frankf-urt (N. D. L.), Galveston, à Brème, 7 déc.

Brqndenburg (N. D. L.), ven. Baltimore, à Brème, 7 ̃déc ̃̃̃ r. LIGNES DU CENTRE AMÉRIQUE

Guadeloupe (C. G. T.), Colon-Bordeaux, de SaB^. tander, 8 déc, 10 h. matin.

Virginie (C. G. T.), veu. Haïti, au Havre*, 8 déc. 10 h. matin.

LIGNES DU SUD AMÉRIQUK

Provence (C. G. T.); Marseilllef Plate, de Bàltiïï1 6 déc

Oronsa (P. S. N; Ç.), Chili-Pallïce, de LisbonnSii' 7 déc ̃. a..Ji- Bonn (N. D. L.), Brême-Brésil, d'Anvers, 7 déc. Eqlte (N, D. L.), Brésil-Brème, à Anvers, 7 "déc». LIGNES DU LEVANT

Orenoque (M/ M.), de Marseille pour Jiftâi

8 déc.

Esemplare (P. C.), de Marseille pour Grèce, 8 déc.

̃̃̃̃ postaOe •̃ •̃̃̃'̃

Courriers à mettre à la poste demain samedi 10 décembre, pour les départs qui auront" lieu le 11 décembre (pour Marseille, mettra les lettres le matin)

De Marseille, par Pelion ;(F. C.), p.Q« jBastitè et Livourne, De Marseille, par Marèchal-B,ugeaud (C. G. T.), pour Alger

De Boulogne, par Lucii-Woermann -(W. L.% pour Monrovia, Côte-d'Or, Lome, Lagos et Cameroon ̃ DeBoulogne, -par Cap-Arcona (Hamb. Amer.Iii.}, pour Rio-de-Janeiro, Montevideo et BUén;osAires;

De Cherbourg, par Amerikcr (Hamb-.Amer.'Lii)» pour New York, Etats Unis, Canada et

Saint-Piarre-Miquelon;'

De Saint-Nazaire, par La-Normandie (C. G., T.), pour la Guadeloupe, la Martinique, SainteLucie, Trinidad, les Guyanes, le Venezuela, la Colombie et le Pacifique; Du Havre, par Polycarp (B.L.), pouf Maragaafi, Paranahyba et Ceara

De Lisbonne (dép. 12), pur AraguayalR.M. S. P.J» pour Madùro, Saint-Vi»cent.(C,V,), Pernambuco, Bahia, Rio-de-Janeiro, Santos, Monte* video et Buenbs-Aires;

De Trieste (départ 13), par Palacky (L. A.)» pour Corfou, Patras, La Pirée, bardaaellés, Constantinople, Varna et Constanza. De Gènes (départ 12), par Chumpon {E. A.L^Î pour Port-Saïd, Colombo, Penang, Sing»» pore, Sengora et Bangkok. {Nàvigasettè.) °


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AUX ACTIONNAIRES

DE LA MEXICO MINES QF EL 0R0 Monsieur, Paris, le 8 décembre 1910.

•' Monsieur,

La Mexico Mines of .El Oro a convoqué ses actionnaires en Assemblée générale extraordinaire pour le 16 décembre courant, afin de modifier la composition de son Conseil.d'administration. Les actions de la Mexico Mines of El Oro ayan^étéintrodui,tes;par notre Etablissement sur le Marché en Banque au comptant et à terme de la Bourse de Paris,- nous -croyons de- notre devoir d'attirer tout particulièrement votre attention sur, les faits qui ont motivé cette convocation. Le public -français, qui- s'est- largement intéressé ala.valeur, a été,, a juste, titre, très ému des déclarations au moins inattendues faites par le Président, M, Bayliss, à l'insui du Conseil d'administration, lors. de la dernière Assemblée générale du 20 septembre 1910, déclarations auxquelles les Actionnaires.ont attribué un but tendancieux, étant donné, qu'en même temps, le Président donnait au Directeur de la Mine des instructions personnelles tendant à- réduire la production. ̃ ̃ Alarmé de cette attitude, un groupe important d'actionnaires français nous a demandé de prendre l'initiative de poursuivre la démission du Président, jugeant sa présence préjudiciable à la bonne marche de la Compagnie, d'autant plus que sa' situation de Président de l'Exploration Cy L'=d.et deJ'ElOro Mining and ftailway Gr ne lui permet pas d'avoir toute l'indépendance désirable.. Nous avons pensé qu'il était de l'avantape des porteurs de titres de la Mexico Mines of El Oro de se grouper en vue de la défense de leurs in- térèts et, dans-ce but, notre Etablissement vous propose de vous- représenter à l'Assemblée générale qui est convoquée.

A cet effet, nous venons vous demander de bien vouloir déposer à nos caisses les actions au porteur vous appartenant, et dont nous comptons laire usage pour l'Assemblée projetée, la Compa- ° gnie Mexico Mines of El Oro ayant exigé le dépôt des titres à Londres, dans; la pensée, sans' doute, d'empêcher,' par cette mesure obstructi ve, la présence des porteurs français a l'Assemblée. Les titres devront être déposés à nos caisses le samedi 10 courant avant 4 heures lu plus tard.' Agréez, Monsieur, l'expression de nos sentiments distingués.

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4 rBré^îl4o'18fi9 ^0G0 90 00 ̃ 00 65 '̃' P- Banque Espagnole do Crédit 8UJ 50 301 ? » Afrique Occidentale 3% 1903. 451 4ol |12 50. _2^°UVeUes •' SJ JJS ̃" •- Chargeurs-Réunis. 538 537

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4 50, 4jj?àl909. 103 JU 103 J0 lu» Ja 103 a0 S Oummrn Lyonnais 159.. 159.. 15S •• 15S 15 » Indaionfi^ ? » Petit Parisien part bénéflo. 515 519 50 ô

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'ÈKinçolidél Terme. 78 15/10 79 3/16 General Hlininu Finan 129/32 1 .15/10 Unanbes'Unures vue 4 S? u5 4 5o Kiannattàn Elevàtad;. 13S 137./ Letu.h Vaiiey CPhil.j. 170 7/« 17G 3/S V Industrielle du Japon 215.. 217.. 8 80 Goldtields '• 14i 50 14 i 511"

Aryentinl8S6. 104 i/2 104 1, 4 èosn 1 -/16 1 5/10 2uiois 4 oa 4 82 u) Motrojjulitài St. B. ̃ 1j 26 -• ̃ Pemnsui. Mexicaine 231 231 5 03 Gol'd Mines invèstment ̃ S3 9u s'; ~5

:Zir: 'l?8? 84 84, Goldtiolds 5 23,32 5 21/32 Câbla trans.ers 4-86 u5 4 85 95; Uissoun, Kansas&T. 30.3/4 3u 1/2 31 3/4 Amalgamated Coppar. 63 3/8 63 1/4 .64 3; 4 II ̃ •̃̃̃̃ 21;).. ~17., 6 28 (Joid Tr'ast. •"̃•• 81 g0 80 5)

L 84 .1. GO 523,2 2521 ~2 C¿IJle trans~erz .4,86 ij5 4 8J \15 ¡llt:¡'¡OUI'I.Iiat1Sas&T. 13,I,J/4. ju 1:2 31314 Amal9amatedCopper, G3 3/8 63 i/4 ~64 3i4~ 6 28 GoldTrtlst. ~15u ,~ù 5U

Brésil 4 1889. 89 1 ,'2 89 1/2 Ja^rsfontein 8 1,4 « 1/4 Atchison .99 1,4 9a 3,4 -102 3 8 prei: 02. 613/4 American Car&Found. 49. 49/ 4.37 Cape Copper.167.. 169.. » Great Cpbar. 137 fr, 50 ;.̃ -5^-1907. 100 /• jphannesbura Invest 1 1,2 1 1/2 prer. 1011/2 101 ,104 1/2 Missouri Pacific 40. 45 7,8 CottonOil.. 50 1,2 501,4 12 ô° carpei. oaéntal. 365 3W 14 20 -lagerstontein. 2W "OS 50 êuii;arel892> Iu4. 104 jùbïlee. 11/3 11,3 converti. K»'/4 (a) 104 National Mexico 2«pr 351/2 351/4 Locomptiw. 35. 35 •" Lots Turcs .2215022175 2 37 Jouannescurg Invéstment" 3750 Chinois 5?i .1U3.1/? Iu3, 1; 2 Jumpers .•• 2 3/10 2 3/16 Atlantic Coast Une. 113 1. i 114./ ̃ l'prei'. 68. 68' Smel&B. 73 7/8 73 1/2 5 24 Heuemqiie d'Electricité Io5.. 104 50 5 90 ileinfontein 5j ">5 53 56 < ̃k<-A% -:100 1/2 100 1/2 Baltimore & On». 1045)5 Iu5 108 New-York Central 110 1/2 111 114 1/2 Su ar R. 114" 114 7 -•••-••/•̃ 3 27 General Motor Canpréf.ord.. 09 75 70 25 s 2S Knight's GoW s- 83 ̃"Éffipte Z'Â «•• 94 94 Kleinfontein 2 3/32 2 3/32 Uaiiadian Racine. 1917/8 19214 197 1,2 n.-Y. Ontario & West. 40 .40.7. 41 1/2 -Tele^r.&Tuleph 139 3/4 140 l's 7: iel 38.. 38.. 7 51 ianglaagte Estate'. 73 72 50 .Espagne kxterioure. 92 1/2 92 1,2 Lanijlaaata Estate.. 2 13/10 2 13,10 oliesapeake & Omo. 7y3/4 fcO 3,8 b2 1,4 Kortolk* Western. ̃ 90 'M- .'f. '9 Anaconda 39. 39.12 "è'i/S ̃ ̃ 2 37 LcnaGoidflelds S0 25 85 50

tUSlen 3-*i 103 12 103 1<2 «iay. 1 3/10 1 1/8 Chicago & Alton 30. àO.i. prel. 93 1/2 9iHi/4 90 Boston Coppsr. 5S 90 Harpener 1390 1390 1 77 Main Reef.. 27 50 27

̃Japonais^ 931.2 93 1,8 [(loyer and Charlton. 4 1/8 4 1/8 Great Western 21. 21 1/2 ̃ Northern Pacific 112 3.4 113 1/2 117 ualumet & Hccla. 533. 530.'] 15 «Hartmann 622.. 622.. 9 48 May Consolidated' 29 75 «J 75

'JapOna~J% 0~ 1:2 ~13 11!; a1eyerandC~arlton. 4 1,'84117 ¡;alumet& Hecla. 5:33 i~. 5:30. 15 "Hartmann. 6~2.. 6~2.. II 48 MayConsolidated. :2\175 2975

5 & 1910.. 911/8 91 niodderfontein 11 3/4 11 3/4 prêt. ̃ 43 1/4 43 1,4 Ponnsylwama 127 5,8 128. 65 3/4 Consol. Gas N.-Y. City. 132 1 '4 132'/ » » Haut- Volga 70.. 77.. » » ModderionteinB. 08 75 0«5() PefUïiaft Corp. firef 37 1; 2 37X4 ;(iodderiontein B 2 23/32 2 11,10 Chicago Mil. «S'-Paul 120. 121 5,8 134 Reaainj).; ••• 144 1/4 144 5/8 .74 1/2 ueneral tlcctric. 151 15112 "̃V- » Huanchaca 76 50 50 77.. >• » Mossamedes C'« 17 25 V 05 V" oïd. 101,2 10 1/4 «ewGoch 1 2b,32 113,10 prêt. 144 1,8 145., 2«pref. ̃ <J2 ul ̃ International «iarine.. 412 4 1/2 ""y » » Mozambique C'e. 27 35 25 à) Fertugais3% C5 3,4 00 1-4 Hew'Steyn. 123/32 1 23/32 Chicaùo&North -West. 143 1/2 143 3,4 l'pref. 87 1/2 87 12 prêt. 14 3/4 15 •̃•• LauriumGrec 47.. 47 25 1 35 Oceana 16 15 75 fiùsse k% -Consolide 115 1,2 95 1 2 Nourse Mines 2 1/2 2 1/2 Clcvel.C.C. &S-L01118 02 3,4 05./ ~j Rock Island 29 12 2 29 1/2 30 3/ 8 National Lead 50 58 /) 51 12 <• Malacca Kubber Plant0" ord. 194.. 212.. 12 90 Primrose "̃ 09" Turo'Unilie 921/4 92 1,4 Prem. Diam. ord.. 7 3/10.7 3/ lo v,olorauo& Southern.. 56. 55 7/8 pref. d CO Pacific Mail 30 18 30 l' 2 ""y 30 57 Maltzoff 1300 13s7 » Handtontein ci" Cl -'5 ̃- préi'. 8 5.8 8 5/S prêt. 72. 72. S1-Louis&S"-fc»2« p. 37 1/2 38. People's Gas 104 1/4 104 ï> Phosphates Tunisiens. 308.. 307.. 15 35 RandMines, "13 50 ''11 50 Banque Ottomane. 1-7 -• 17 Rand Collieries 1 1/10 1 1/10 OclawareS Huoson.. 162. 161. Refund4"/U 81. 81./ Steel Corporation. 72 1/8 72 IS '74 V' 4 "Platine o27 624.. S 35 RocinsonDaep. •-̃'̃ 75' r83 75 Itat.d't9ypte 213/8- 21 1/4 fendfentein. 2 11/32 2 5/10 Lacawanna 500. 500. General5% 80 1,4 86.j. pref. 115 1/2 115 l',2 119 i'4 » Raisin de Corintne 212 50 212.. 3750 Gold.. 25" 50 -H0 50 «ar. 7 5/S 7 5,8 Rand Mines 8 7/10 8 7/10 Oen»er& B. G..Î. 27 1/4 28 1/4 28 1/4 Southern Pacinc 112 1/8 112 7/8 115 7/8 UUh Consolidated 123,4 12 3; 4 ̃ I. » Roodepoort Central'Dèep" 9 50 "il Grand Trunk ord. 23 14 23 1,4 RoDinson Deep 3 1/4 3 1/4 pref.. 08 0/8 68 71 Railway. 23 7/8 24 1'4 24 5/8 Copper.. 45 1 8 45 1/4 /̃' ̃ » Shansi 49 75 50.. 11 SI Rosé Deep icp irw

̃«exiçàn'Rallwayord 40 3/4 40 1,2 Rccdtpoort U. M. R. 123/32 1 3/4 Erie 20 3,4 20 7/8 27 5, S pref. 57 3/4 58 1/2 60 Western Union 69 3 4 09 1/2 2 90 Spassky Copper..98 25 .97 50 4 15 Simmer and Jack. 40 25 40

•̃̃'• RoseDeep R, 1 4 pref 34. :33 1/4 Texas and Pacific. 243/4 25. Ar.ent en darras 54 1,4 54 i'/4 il, '25 1 50 Spies Peiroieum 35.. 3525 355NewSteyn 4425 25 45" Wo-tirfto' "68 3/8 68 3 4 Simmer and Jack. 1 9/10 1 19, 32 Erie pref 44. 43 1/4 45 1/2 Union Pacifie .107.3/4 .'108 3/8 172 7/8 Cufvre 12 40 12 40 25 » Tanganyika 160 50 16S 50 » » Transvaal ConsolidatedLand" 58 50 50" Iharsis. 5 1.2 5 5/8 TraiiSiaalCons.L. 2 7/32 2 1,4 ler pref. 44 1 ̃ > ̃• ̃ ̃ '̃' 0 25 Tharsis 140 50 141.. » » VanDyt 6 25 0 50

~51,255/8 Transvaal Cons. l, 2 7/32 2 114 2i> TharSls. l~U 50 1~» V,anDyk. (j 25 ¡j 50

CaptfCopper 6 1,2 0 12 GoldK. 3 178 3 1/8 ̃ Clôturo I ciàtùcè fiA. ~z~ ̃ 25 u Tobacco (Oriental) 3i4 338 8. 11 26 Van Ryn. 112 50 !!̃> r«l

Pékin Syndicat «ew. 38,9 3S,.9VanDyk 5/7 1/2 5/7 1/2 VALEURS M Aujourd. VALEURS' ^J fcujour^ K VJÏiEUS$S l»jrt. -VALEURS, m}w* Aujourd » Toula. 420 431 5o| 17 57 Village Main Reef. "Y", luo 50 loô 50

.'̃-•̃ def. -280- 280 Van Ryn 4 15/32 4 15,-32. Z-Z P AUJourd ̃ precea- preced. h"iM" 7 35 Urikany. 190.. 193.ZambczeC" 15 ii 50 50

Shansi 38/6 38/6 Village Main Reef. 4 1/8 4 1/8 Berlin. S dpcemijrf Sararossa ,4<>i ̃• W>-a r

Golden HorseSnoe.. 4 110 4 1/4 West Rand Uausolid.. iSsbO ISsI.O -,ol fi/ c, q'Q Vienne 8 déc rTtS 00" 1745 Earceloae, 8 déo. f '1

GoldenHo:seSuoe.. ~_1116 i .25 1,,4 West,RanUGolIsohd, 4 lliïg 4 3 Allemand391t. 84 iii, 843i8 1,'S Vienne, 8 déco Rio-Tl1lt~ l~J 1~~5 Barcelone, 8 dec.. .11~i

«ment Mutai 25 25 Witwatersrand Deep 4 11/10 4 3;4 Allemand3% 84 144, S4 3;8 vienne, 8 ciec.. nin-iimo. i,m it-a utu ̃ .EsàmptehcrsBanq. 3 l)é -3 1/2% Wolhuter. 4 5/a i 5/8 '$£**£*̃̃ $ ^ij Rente Autrichienne or 115 90 \JO ÏSmw&te0: 62S l^ & intérieur. sS 02 ̃ V IWARCHË EN BANQUE AU COMPTAIT

DeUISC 0 ""n~ J. 1..).1 -140raàiwà:vs de Mexico. 62C 1 Nord-Espa 110 10 75 1.1

•̃ ̃-• Banq.Russep'leC". 10(5 7/S 107 1/K *0^™ or,. in Eu Russe p;Com'c«: 420 "427". Rome, S dec L"

Sud-Africaines froct.aine reponse dcs primes, l~ décembre O,sconto Com IU3 11211\13 L 2 Rente hon~r'~ courue ,~2?5 Russe 190u .7- 1 BEYEIU 1 VALEURS 1 Pr4cÍd. 1 Dilllill' III B£lElU l 1 VALEURS 1 PréCid. 1 Do¡rior

8 de'c f,cports, 13 11Autt-ichiem, AutrichIen.. 5O'w b~I~le nuss~:êh, 2~i' b 1 CJotU18 CDura, CIOIIII8 CQ:!I'$

.Apw 311/10 311/16 MÉT4.UX L«S 2! 4x <>'2 '< Tauacs Ottomans. 3U50' » BriansK. 131.. 132. -1 t' 18 sh Banque Nationale d'Egypte.. 54250 54m. Gelsenkirchen i<îio

31 Il/M 3H/IG MÉTAUX '"Lmn.'àr~ '161 ~4~ ~T~acsOttûmans. 3:1 50'S BriansK. l3l.. 132.. Rome, l8shBanqueNationaIed~gypte.. 54250 54m. Ge!senkirchen. MIO

.«nalo-French. 1' 9/16 i -.17/32 MJf T^, 7 Urnibaras,21 .5 ,b .2 A| ine o Harimann 230; 230- Rene5% .105-27. 15 p Mat>« Mexique Parts. 802" 45 LaLucette. 910 920 ̃AuroraWest. 21/32 21.32 Cuiire Comptant. 56 1?/16 57. i/8 Schantu,.y. 3/ 1/4 136 esurPârisaïue y5 16 w Maluofî. 510: 519. «eridicnaux.. 075 ̃ 13 20 Crédit Foncier de Santa-Fé.. 350 355.. 37 50 Ouasta et de Mêsïoula jouis.' 830 Central Mini/ig. 15 3/4 15 13/10 Tenne. o? &/b d KSfiVn '»ffi ï 8 'l2 3'4 Escompte hors Banque 4 7/10 Bakou 252.. 250 Chanae sur Paris. 100 27 7 38 Crédit MobiUer Franc. Parts. 350 349 20 parts 51* I Chartered. 80 6 30 6 Etam Détroits Corn' i.i l/i 174 7/8 Gelwikircheo -1Z 1,6 -U d,4 •• Pruvodmk 201.; 204.. -̃̃.̃ u. S. Worsted'PreXer.7% 544 542 48m. Silésie (Zinc) prior. 1553 1550 Cinderella Consol. 113/10 127/32 ierm 1.2 1/4 1^4 3/4 Laui a. 1.1 1/4 1;1 3,4 .Change sw.Paris 37 48 37 47 30 » Hutchinson (Etabliss.) privil. 544. 48m. ano 1553 1550 CitySuburban. 2' 5/32 2 5, 32 Ptanb Anglais Coin' 13 5;8. If .1/2 Eochumer. m 1/8 ff^ Eruxelles, 8 deo. Madrid. 8 déc t- Changes su* Londres 40 » V ord. 778.. 776.. 30 » Vieille-Montagne^ 849 '^0 Y. CityPMfi •• 3/38 4 1/8 Zmc Comptant. 24 1/16 2. "Mb Jtonix^ W, 7/| B4^ 3,fe 9. 3,4 90 3/4 intérieure 47 «^nV Buenos-Aires 21 5/16^ » Société Lorraine-Dietrioh. 172 180.. 25 » Plaques Lumière, capïta 475 480

'~X~17-171~2 ~d- 9.:)l --j- ,~91 -S ~9~ ~esetaci~ 15"t5 3~~o~~ 1;-135

*»«£: i I *?;? >parB- 2o26à2°29 S£* fi I œa %$ fAi BanquM,Sp^ -igg i8 'J Li8boim9 t g. H--Ba^^onjôuis il iïio1 i = &iy- il !1 50

Delleer8ord. 17 1'- 5% ioo-go~Il Donetz (Forges et aCier. du). ,\JO.. ,GO.. ~1a» Monaco 5220.. 5230

EastBandPropr. b 1/16 5 Canada Pac 19? 1/8 1V5 7/8 Railwajs Electriques. 10O l/2]lo0 1/2 Sara.osse '.t.. "SUUUBa go Blanzy (HouiUe). 1940 » » MaikonCp? i'™in '<£<'̃' 1 e ki\ u^nt

Rooi!. Gold.. 3 1/i:i 3 118 PennsylvaOla. i2U 1 1"b' 1 1 4 ,a-> li;O 1)'2 Ba~que spa~ne '4:"8 "0, rz~ LisboIlJ1& 1. 35 »- action jouiss. 1425 ..1440 12»obli~ 4% 299.. 2(19 50

Ead Pmd Proprbl~16 5 .11~Canada Pac. -195;1/8 l~5 71'e Ral~waJsElectrlques.l~Oll-11,~ Sala~osse. ,¡: 80 .,Blanzy(Rouille).19~9. ".MaikopSpies(coup.de25). 16 50 16 50

~2~. signifie ex-coupon Escompte hors Banque 4 3, t; 31¥ 9'0 Nltlates Railway 378 1 2¡'?'V i,,2 .Nord Espajne f;l;Prime sur l'or. 45 "¡Bruay. 12'1;) 1240.. Ouest Africain français. 378.

~>->1 Chan~e sur pàà.80 92,- 'bü 92 1 No>i~a de I'Lbpa.ne 398 ii2 3\17 3,4- Clian~e iur Paris. 25 100 Czelad.z. 2230 2222.. 7. Tavne. Pousset & Royle rennes 127.. 1~7..