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Title : Figaro : journal non politique

Publisher : (Paris)

Publication date : 1910-06-25

Contributor : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributor : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 25 juin 1910

Description : 1910/06/25 (Numéro 176).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k288880r

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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SOMMAIEE

Le FIGARO d'aujourd'hui La robe à la mode MIGUEL Za.ma.cois. Les souverains bulgares A Bagatelle. A l'Hôtel de Ville. Dîner aux affaires étrangères.

La journée des Drags Régina.

A l'Etranger La question religieuse en Espagne. Un drame à Florence. L'incident gréco-roumain.

La Semaine étrangère du «'Figaro D.

La Chambre Rejet de la proposition Rouanet (Suppression des décorations). Validations de M. de, Gonlaut-Biron et de M. Légitimus PAS-PERDUS.

Notes d'un Parisien D.

Le « Pluviôse » Obsèques du capitaine Callot, de- l'enseigne Engel, etc.

La catastrophe de Villepreux Une note de l'ancienne Compagnie de l'Ouest.

Aviation Le meeting de Rouen FrantzREICHEL.

Les Colonies Secousses sismiques en Algérie. Nouvelles diverses A Poitiers, drame mystérieux chez un percepteur.

Courrier des Théâtres A l'Opéra: Mlle Bailac dans Samson et Dalila ».

Feuilleton Une passion JACQUES Mohian.

LA ROBE A LA MODE

II convient de consacrer quelques lignes à ce qui est et restera sans doute un des plus curieux exemples du degré d'aberration où peut parvenir une société raisonnable.

Je yeux parler de la robe à la mode, serrée dans le bas, grâce à quoi une moitié de Paris donne à l'autre le spectacle imprévu d'une gigantesque course en sacs.

Ces quelques lignes, il ne faut point les écrire pour les contemporains, pour ceux qui comme vous et moi sont les témoins impuissants et ahuris de cet accès d'aliénation mentale, que dis-je, vestimentale 1 Ceux-là, hommes ou femmes, iront, devant la brusquerie du fait accompli, qu'à s'incliner, voire à s'étaler, sans discussion.

-liadoptiorr- de la robe à la mode est, en,j3u"et', ù'ri de.ees événements dont, on dit communément dans les journaux que tout commentaire les affaiblirait; mais s'il semble fastidieux d'expliquer ou d'excuser une mode dont l'incommodité le dispute à l'étrangeté, en revanche il apparaît tout à fait urgent et indispensable de dégager, à défaut des jambes féminines, notre responsabilité vis-à-vis de la postérité, et de lui faire savoir que nous n'avons été ni les dupes ni les complices de cette attaque de délirium des jupes très minces.

Comment est née la jupe-entrave, on ne sait pas. C'est d'ailleurs le propre de la plupart des modes de naître spontanément, de père couturier et de mère modiste inconnus. Ce sont des enfants dont la naissance n'est jamais déclarée, et dont on n'apprend l'existence que lorsqu'ils courent déjà dans les rues, c'est-à-dire trop tard pour que l'on puisse atténuer leur excentricité en les internant dans des ateliers de correction. Allez donc arrêter l'évolution du grand chapeau, de la manche plate, de la robe fourreau, etc., une fois qu'ils se sont déclarés 1 II faut d'abord que la maladie suive son cours. 11 faut qu'elle infecte successivement tous les organes de la vie élégante le Bois, les courses, les thés, les salons, les théâtres et les restaurants. On verra après si cette maladie consentira à n'être que la roséole passagère du mauvais goût, ou bien si elle exigera d'être pendant des mois la coqueluche tenace et opiniâtre de ces dames.

Dans tous les cas il n'y a qu'un parti à prendre se résigner. Car la mode se rit des indignations des critiques, des moralistes et des artistes. Avec une simple petite épingle de rien du tout, un couturier a raison de toutes les formidables épées des chroniqueurs et des caricaturistes exaspérés. La lutte d'ailleurs n'est pas égale; car, tandis qu'avec nos épées nous frappons de toutes nos forces dans l'eau, le couturier pique son épingle dans de la soie ou du satin; tandis que nous ne parlons qu'au nom de la logique et de l'esthétique, le couturier parle au snom de la coquetterie et de la vanité L'histoire de la guerre contre les .grands chapeaux est une preuve frap- pante de l'inutilité d'engager une lutte avec la mode, même lorsque l'on a pour soi l'opinion publique. Quelques plumes d'autruche flexibles et onduleuses ont triomphé de centaines de plumes de fer en fureur, et le résultat d'une campagne acharnée a été de transformer en immenses couvre-buste les énormes couvre-chef.

#*#

Donc, à propos de l'origine de la robe nouvelle, nous sommes une fois de plus réduits à des hypothèses.

Il se peut que la jupe serrée dans le bas soit née simplement d'un hasard. D'une pièce d'étoffe accidentellement taillée trop court; d'un fil tiré par inadvertance et ayant formé coulisse; ou encore du rétrécissement d'un tissu à la teinture. C'est à des puérilités de cet ordre-là que l'on a dû l'éclosion d'une quantité de modes qui ont fait le tour du monde.

Mais il se peut aussi que la mode de la jupe serrée soit le fruit des graves réflexions d'un spécialiste il se peut que la jupe-entrave soit sortie toute plissée du cerveau d'un couturier. Et alors lui seul pourrait nous dire exactement à quelles préoccupations §, §hei en, dotant

de cette merveille étriquée le monde où l'on s habille. A-t-il entrevu une économie possible sur l'étoffe, le prix total du costume restant le même? Est-ce plutôt une simple fantaisie de rêveur? Une excentricité d'artiste? Une farce? Une gageure?. A-t-il voulu venger les robes à paniers, les « tournures », les crinolines? Autant de graves points d'histoire qui resteront aussi obscurs que l'aventure du Masque de fer et que l'évasion du Dauphin.

Nous aurions bien tort de nous indigner contre l'apparition de la jupe-entrave. Elle n'est, après tout, qu'un des chaînons naturels; presque obligatoires, de l'évolution du goût contemporain. Une époque doit avoir la robe qu'elle mérite, et nous ne méritons peut-être que cette robe-là. Cette jupe invraisemblable pourrait bien être la jupe adéquate à l'esthétique du jour, du moment, de la minute; elle pourrait bien être dans le rayon de l'habillement l'article correspondant aux élucubrations tout aussi étonnantes, tout aussi invraisemblables, du rayon de la peinture, du rayon de la sculpture ou de celui de l'ameublement.

Car, en y réfléchissant, en quoi une jupe qui empêche la marche qu'elle devrait faciliter est-elle dans son genre plus étrange que ce que l'on nous montre tous les jours dans les expositions? Ne nous exhibe-t-on pas tous les jours solennellement des paysages dont les auteurs ont beaucoup plus d'aplomb que leurs maisons et que leurs clochers ? Des natures mortes où les objets les plus notoirement verticaux, bouteilles, verres à boire, compotiers, vases à fleurs, etc., affectent des attitudes inclinées, à l'instar de la tour de Pise? La nouvelle école d'architecture ne paraît-elle pas vouloir remplacer les vieilles bases aux largeurs rassurantes par des points d'appui aux inquiétantes gracilités? Les dessinateurs de mobiliers art nouveau ne semblent-ils pas vouloir .faire table rase de toutes les vieilles notions démodées de solidité, de sécurité et de confortable, en imaginant un tas de combinaisons nouvelles, de moulures porte-à-faux, d'équilibres instables, d'angles menaçants ou pénétrants, de sièges qui sont des pièges, dont les dossiers ne sont pas faits pour recevoir les dos et dont les bras refusent énergiquement de fraterniser avec les nôtres ? `l

L'esthétique d'une époque est un bloc, et la jupe à la mode fait partie de ce bloc; elle n'est ni plus illogique ni plus vilaine qu'un tas d'élucubrations picturales, sculpturales, décoratives et ornementales contemporaines. Elle arrive à son heure au milieu de l'affolement des esprits, au milieu du désarroi qui règne dans les cénacles intellectuels, exigeant du nouveau n'en fût-il plus au monde Elle arrive même un peu en retard, ce dont il faut l'excuser puisqu'elle a un peu plus de mal à marcher qu'une autre excentricité.

L'essentiel c'est qu'elle soit arrivée, c'est qu'elle soit là, pour représenter dans le musée de la révolution artistique, au commencement du vingtième siècle, l'essor sensationnel de la fashion féminine et l'émancipation du tailleur pour dames. La jupe-entrave a une signification éternelle, elle n'est pas un vêtement de plus ou moins d'ampleur, elle est un drapeau, que dis-je! un symbole Oui. si bizarre que cela paraisse, la jupe étriquée qui empêche de mettre un pied devant l'autre est un symbole de la marche en avant. C'est, si j'ose dire, un croc-en-jambes aux traditions surannéeset aux principes désuets. Elletémoigne du désir de l'humanité pensante de balayer enfin tous les errements routiniers d'une société moisie. Une robe avec laquelle on peut marcher librement, cela représente le vieux jeu, l'encroûtement, la réaction, au même titre que les tableaux qui sont dessinés et peints, que les marbres qui sont sculptés en ronde bosse, et que les fauteuils dans lesquels on peut s'asseoir. Une robe, au contraire, avec laquelle on s'étale par terre,une robe avec laquelleon ne peut monter ni sur un trottoir ni dans une voiture, qui vous oblige, l'escalier lui demeurant interdit, à ne faire des visites que dans les maisons pourvues d'un ascenseur, la robe-tortue enfin, la robe-piétinante, la robe-ataxie, la robe-petitevitesse, c'est l'équivalent du tableau incompréhensible ou caricatural, du' morceau de sculpture énigmatique, de la chaise-longue instrument de supplice. C'est quelque chose de nouveau, d'osé, d'inédit; c'est un effort, un sautillement du côté de l'inconnu, du côté d'un idéal de loufoquerie vers lequel il est de bon ton de tendre les bras et de jeter, même entre augures, des regards d'apôtres. Et les pauvres petites femmes sont les victimes presque toutes inconscientes de ce besoin d'excentricité maladive et impuissante. Elles sont, malgré elles, de cette marche à l'étoile. Elles marchent comme elles peuvent, à pas menus, obligées d'adopter le trottinement des petites mousmés japonaises dont elles se sont tant moquées jadis! Entravées, ligotées, prises au lasso, elles déambulent avec un petit air gauche et embarrassé de poupées mécaniques. Elles renoncent délibérément à ce qui fut un de leurs charmes les plus séduisants, à cette démarche souple et glissée qui était la caractéristique de l'allure parisienne; et délibérément elles s'offrent, tout éveillées, cette angoissante sensation de gêne dans la marche, réservée jusqu'à ce jour aux pourses de cauchemars!

Etrange et mystérieux pouvoir de la Mode, à qui les femmes permettent tout, même et c'est là 1 incroyable, .l'incompréhensible de ne pas les émbellir Mais cette mode-là passera comme les autres, et les femmes seront les premières à s'étonner d'avoir supporté, fûtce quelques mois, une marche ligotée

Qu'elles n'eyss.ent B§,§ §dmjse comme

figure de cotillon ou comme distraction ~i, d'un Luna Park abracadabrant. Dans tous les cas, voici la postérité prévenue. Elle saura que nous avons été les premiers à nous étonner de la robe ligoteuse, et à en rire, et cela les empêchera, montrant les gravures de modes de l'an 1910, de déclarer, preuves en main, que cette année-là nous étions fous fous à lier 1

Miguel Zamacoïs.

Échos

La Température

Hier, des le matin, la pluie est tombée sous la poussée d'un violent vent d'ouest et par rafales, qui rappelaient assez bien les grosses giboulées dites du mois de mars. En somme, fort désagréable journée pour la saison. Néanmoins, la température varie peu. Le thermomètre marquait dans la matinée 150 au-dessus de zéro et 200 à cinq heures du soir. La pression barométrique accusait à midi 757°"" elle reste basse sur presque tout le. continent. Les fortes pressions, s'étendent de la péninsule ibérique aux Açores (772mm). Des pluies sont tombées sur le centre et l'ouest de l'Europe en France, il a beaucoup plu à Besançon, à Charleville, au Havre, à Rochefort et à Brest.

La température a monté dans l'ouest du continent.

Départements, le matin. Au-dessus de \éro 130 à Belfort, à Charleville et à Besançon, 14° à Dunkerque, à Boulogne et à Limoges, 150 à Ouessant, 16° à Cherbourg, à Lorient, à l'île d'Aix, à Nantes, à Bordeaux, au Mans, à Lyon et à Cette, 170 à Biarritz, à Rochefort et à Toulouse, 180 à Clermont, 190 à Marseille, 20° à Perpignan et à Oran, 21° à Alger, 220 à Cap-Béarn.

En France, des pluies sont encore probables, principalement dans le Nord.

(La température du 24 juin 1909 était, à Paris 12° au-dessus de zéro le matin et 1 70 l'après-midi; baromètre, 755mm; grosses averses.)

Du New York Herald

A New-York: Temps beau. Température: maxima, 270; minima, 210. Vent nord-est. A Londres Temps couvert. Température maxima, 190; minima, 17°. Baromètre: 76oram. Vent sud-ouest.

A Berlin Temps beau. Température (à midi) 200.

Les Courses

Aujourd'hui, à deux heures, Courses au Bois de Boulogne. Gagnants du Figaro prix de la Porte-Maillot Ramesseum Quine. ̃ ̃ -.̃̃•" Prix d'Argenteuil Basse Pointe; Bat's Delight.

Prix de Seine-et-Marne Oversight; Passe Rose.

Prix de Meudon :Valemont; Coup de VentlI. Prix de Courbevoie Aloès III; Messidor. Prix de l'Eté Kurwenal Platine.

UNE FAUTE

v>^ II est de bonnes réformes. Il en est <*v même de délicieuses. Mais il en est de bien dangereuses aussi, et de ce nombre est la réforme d'une très vieille, et très saine et très noble tradition que le nouveau Règlement du service intérieur abolira dans cinq jours.

C'est la tradition qui consistait à réunir autour d'une même table, à l'heure des repas, les jeunes officiers lieutenants et sous-lieutenants non mariés d'une même arme et d'un même corps. La pension, c'était le lieu où fraternisaient, au régiment, toutes les conditions, toutes les origines. Nobles et roturiers, riches et pauvres s'assemblaient là, comme les « potaches » au réfectoire; consommaient, pour très peu d'argent, le même menu; apprenaient à se connaître et à s'aimer. La pension, c'était la vraie école d'égalité et de fraternité militaires. C'était l'école du coude-à-coude. Le 1er juillet prochain un règlement tout neuf aura supprimé cela.

C'est, parait-il, une expérience qu'on veut faire? Qu'on la fasse donc. On se sera vite aperçu qu'elle ne vaut rien. Car cette liberté laissée aux jeunes officiers d'organiser, au gré de leurs commodités, de leurs ressources et de leurs goûts personnels, l'arrangement de leurs repas, ne peut avoir que de déplorables effets et qu'on prévoit. Les saint-cyriens s'éloigneront un peu plus des maixentais; les officiers titrés de ceux qui ne le sont point; les riches, des pauvres.

Il y aura la pension chère où l'on sera finement nourri, et celle où mangeront mal les officiers qui n'auront que leur solde pour vivre; d'autant plus mal que, moins nombreux, ils ne pourront plus prétendre aux prix avantageux d'autrefois. D'une table à l'autre on s'observera; on se jalousera; et l'on verra se réunir à l'exercice de jeunes hommes, porteurs du même uniforme, nantis des mêmes droits, soumis aux mêmes devoirs, -que tiendra pourtant éloignés les uns des autres une inégalité nouvelle ^inégalité alimentaire 1 Et voici qui est plus saisissant que tout cette inégalité que n'eussent tolérée ni la Royauté ni l'Empire, c'est la République qui l'aura instaurée chez nous Il y a là une grave faute commise.

Mais toutes les fautes sont réparables. L'essentiel serait qu on tardât la moins possible à réparer celle-ci.

A Travers Paris

Les plumes du général Goiran.

Une pluie torrentielle ayant surpris avant-hier le cortège des souverains bulgares au moment où il passait le pont Alexandre-111 pour aller .à l'Elysée, le général Goiran, qu'abritait mal la capote de la calèche dans laquelle il se trouvait, fut quelque peu douché, et les plumes blanches de son chapeau en souffrirent. Mais ces plumes, admirablement gommées, séchèrent vite, et même se héris-

sereflt 6}| Ufie a§fluoîeiisl§ïê pettë.

•Somme le général, effaré à l'aspect de ce couvre-chef, hésitait à s'en coiffer à la sortie, une des charmantes demoiselles d'honneur de la Reine, voyant son embarras, s'écria

C'est la mode, général, c'est la mode l'

Et cette petite espièglerie déchaîna un fou rire dans toute l'assistance officielle, dont le mauvais temps n'atteint pas, on le voit, la belle humeur.

0-<DC~

A la suite de la jolie fête qui fut donnée l'autre jour au Luxembourg, en l'honneur de la comtesse de Ségur, dont on venait d'inaugurer le monument, Mme la vicomtesse de Pitray, fille de cette bienfaitrice des imaginations enfantines, a reçu de deux petites lectrices reconnaissantes la charmante lettre que voici

Madame,

Nous vous envoyons cinq francs de nos étrennes pour le monument de votre Maman, Mme de Ségur. Papa a été au collège avec votre cher petit Jacques et nous l'aimons beaucoup, parce qu'il est bien gentil dans les vacances il défend toujours les petites filles et ne les taquine pas comme les 'autres petits garçons.

Papa nous a donné beaucoup des livres où l'on parle de lui et je lis les petites filles Modèles à ma petite sœur qui a six ans elle apprend à lire dans les Malheurs de Sophie, jttjais nous ne faisons pas des bêtises comme Sophie. Je voudrais bien ressembler à Camille et être sage comme à la Procession dans les Bons Enfants, et Maman m'a dit qu'il fallait être comme elle avant de faire ma Première Communion, parce que Maman l'a faite à Saint-Thomas et c'était Mgr de Ségur qui faisait la retraite.

Et puis nous vous remercions bien pour tous les livres de votre Maman qui sont si amusants et aussi pour les Enfants des Tuileries où nous allons jouer; mais ils n'avaient pas des diabolos pour jouer comme on a maintenant. Nous vous demandons la permission de vous embrasser pour vous remercier, tellement nous nous amusons avec ces livres-là.

Jeannette DE Courcy, 8 ans.

Gabrielle DE Courcy, 6 ans.

L'auteur des Malheurs de Sophie et de l'Auberge de l" Ange-Gardien a reçu, dimanche dernier, l'hommage précieux et charmé de deux grands écrivains. L'hommage des enfants s'y ajoute de la façon la plus gentille. Rares et exquises sont les œuvres littéraires qui méritent le suffrage et le souvenir enchanté de deux académiciens éloquents et de deux petites filles très sages.

-INSTANTANÉ

H. GALLI

Le nouveau président du Conseil général. Grand, blond, l'air martial comme il convient à un ami deDéroulède,M.H. Galliacommencé par être journaliste. A vingt-cinq ans voici à peu près un quart de siècle de cela il était secrétaire de la rédaction d'un journal de boulevard. C'est en 1900 qu'il entra à l'Hôtel de Ville où il prit rapidement une place importante. Cet artiste et ce lettré y réalisa ce paradoxe d'être le plus zélé et le plus ponctuel des conseillers municipaux. Il s'intéressa d'abord aux travaux de la commission des beaux-arts, qui profita souvent de ses avis éclairés. Mais c'est surtout aux œuvres d'assistance et d'enseignement professionnel qu'il se donna tout entier. On lui doit la première proposition qui ait été faite à une assemblée en'vue d'accorder aux vieillards le secours obligatoire. C'est cette proposition qui, votée et reprise par le Parlement, assura le succès de la loi d'assistance. Grâce à M. H. Galli, les indigents âgés et hors d'état de travailler touchent un secours mensuel de 30 francs. C'est un petit résultat, et il était sans doute plus facile et plus avantageux de leur promettre la lune mais c'est unrésultat\positif. Homme d'ordre et homme de progrès, M. Galli a défendu avec ardeur les intérêts des gardiens de la paix, dont il contribua à améliorer la situation. Peut-être lui devrons-nous, un jour, prochain, qu'on avance l'heure où l'on allume les becs de gaz et qu'on retarde celle où on les éteint. Si le conseiller municipal du quatrième arrondissement obtient gain de cause, il aura bien mérité de tous les Parisiens.

Dans la vente de la collection de feu le vicomte Melchior de Vogué, vente que Mo Lair-Dubreuil dirigera, le 27 juin, à l'Hôtel Drouot, le Portrait de la princesse de Beauvau, que les amateurs vont se disputer, est bien l'œuvre originale de Nattier, dont M. de Nolhac parle dans son livre sur le peintre de la cour de Louis XV. Mais le maître, selon la coutume des peintres de son temps coutume dont on trouve l'écho dans les procès-verbaux de l'Académie royale.–avait fait deux exemplaires de ce portrait, puisqu'il s'en trouve un autre au château de Mouchy, selon le renseignement que le Figaro a publié hier. Pétitions encombrantes.

Les croquemorts, pour déterminer le Conseil municipal à mettre un peu de .fraîcheur dans leur tenue, avaient organisé déjà des meetings. Ils s'étaient livrés à de nocturnes déambulations. Ils étaient allés attendre les conseillers municipaux aux portes de l'Hôtel de Ville, le chapeau de cuir à la main.

M. Pied, leur secrétaire général, stratège inventif, vient d'imaginer un nouveau plan de campagne. Depuis hier, des croquemorts en uniforme circulent dans Paris, sollicitant les passants de signer une pétition qui appuie leurs re- vendications. On les rencontre partout, dans les rues, dans les jardins, dans les musées, dans le métro.

Ils sont innombrables et inlassables. Le public s'étonne. Beaucoup, à la vue des « hommes noirs », ne peuvent réprimer un mouvement de recul. D'autres se courroucent, d'autres font la sourde oreille, d'autres enfin consentent à prendre le crayon qu'on leur tend. Ceux-là sont les plus sages la liberté leur est aussitôt rendue.

Si cette Tactique ngyve{|e, réunit, n.Qu,s

sommes perdus. Tous les mécontents et Dieu seul connaît leur nombre voudront suivre un exemple aussi profitable. Et la circulation deviendra tout à fait impossible.

11 nous fallait déjà quelque agilité pour louvoyer entre les distributeurs de prospectus, les vendeurs de journaux, peignes de poche, papier d'Arménie. et les salutistes. Que ferons-nous quand les pétitionnistes prétendront. eux aussi, nous placer leur marchandise?

L'AMATEUR DE RUBANS

Quand Mascuraud apprit cette nouvelle étrange, Fulgurante au compte rendu de l'Officiel, Qu'on voulait supprimer les rubans, arc-en-ciel Bleu, rouge, indigo, vert, violet, jaune, orange; Il cria « C'est la fin de tout et le chaos Confondant le bon grain et les mauvaises graines 1 Les rubans de couleur étaient les seuies rênes Qui préservaient le char de l'Etat des cahots 1 » Par eux, on évitait les à-coups, les ornières I Leur prisme guidait l'attelage où l'on voulait: Orange, rouge, bleu, vert, jaune, violet 1 Tous les vestons français bâillent des bouton[nières!

» Je suis, et j'ai bien quelque raison pour cela, Avec les défenseurs des rubans qu'on menace: S'ils sont nombreux, je ferai nombre dans la masse, Et s'il n'y'en a qu'un, je serai celui-là » u Louis Marsolleau.

Grand Prix de Paris, fin de grande semaine Où passer sa soirée de gala, puisque toutes les soirées en ce moment sont de gala, sinon au théâtre Femina où Bigre la célèbre revue de Rip, poursuit sa triomphante carrière? Le théâtre est charmant, de température exquise grâce à son plafond mobile, le spectacle est amusant au possible, les interprètes délicieux Spinelly,LeGallo, Hasti, en tête. Tous les soirs, ce n'est qu'un éclat de rire.

M. Binet-Valmer, l'auteur de ces terribles Métèques qui, il y a quatre ans, soulevèrent tant de. discussions et d'admirations, publie un nouveau volume, Lucien, dont on parlera plus encore. M. Binet-Valmer a eu le courage d'aborder le sujet le plus périlleux, et il a réussi à écrire, sur une donnée douloureuse, un livre foncièrement honnête, un roman émouvant.

Il n'est point à laisser traîner sur les tables de famille1; mais il s'en dégage une leçon morale -6t saine, et qu'il faut connaître.

Les fêtes et les soirées de gala, les dîners et les soupers qui se succèdent pendant cette Grande Semaine dénoncent l'éclat de la saison parisienne plus brillante que jamais. Toutes ces réunions élégantes apportent un surcroît de succès au Cherry Brandy Rocher Frères, l'ex- quise liqueur, dont la maison de vente et de dégustation est installée rue Ha- lévy, et qui a conquis, par son goût délicieux et ses précieuses qualités digestives, la prédilection de tous les gour- mets.

Météorologie Pleuvra-t-il au Grand Prix, mesdames? La question est grosse d'anxiété. Désirez-vous un moyen d'y répondre ? Observez autour de vous un fumeur, j'entends un habitué de la fa- meuse cigarette anglaise Wills's (Three Castles simple ou Diamond à bout doré). Si le mince volute de fumée dont vous éprouvez tant de plaisir à respirer le pénétrant parfum monte en spirale sans brisures, ai'hésitez pas et préparez vos plus exquises robes et vos plus ravissants chapeaux. Si, au contraire. mais n'envisageons pas l'hypothèse des cataclysmes.

Le mauvais temps a contrarié la fête des Drags. Mais Paris est la seule ville du monde où .il puisse venter, tonner, grêler et pleuvoir sans que l'élégance en soit ruinée. Dans l'éclat des modes nouvelles, les spectatrices n'étaient pas moins charmantes que si le plus beau soleil du monde eût brillé. Les plus élégantes avaient naturellement cherché un abri dans la tribune des sociétaires. Un parfum exquis embaumait cette élégante retraite. C'était le Parfum de la Comète, nouvellement créé par Lenthéric, qui a réussidans cette création le miracle de se surpasser lui-même.

Une statistique.

Le préfet de police sait tout, et jusqu'au nombre de personnes qui ont été blessées ou se sont trouvées malades dans les fêtes publiques. Chaque année, le Conseil d'hygiène et de salubrité l'en informe avec un grand zèle. Et cette statistique fournit les chiffres les plus paradoxaux du monde.

Ainsi, en 1909, il y a eu, dans le bassin de l'Hôtel-de-Ville, une fête nautique. C'est très dangereux, une fête nautique. On peut se noyer. Eh bien, au cours de la fête nautique 1909, il n'y a eu qu'un malade, un seul, et aussi un seul blessé.

Le 1er mai, c'est très dangereux aussi. Une foule d'énergumènes se répandent dans les rues, et rêvent de molester les bourgeois. Or, le 1er mai 1909, il n'y a pas eu de malade, et il y a eu trois blessés seulement. `

Par contre, il semble que la mi-carême soit une fête bien tranquille. Les petits enfants s'habillent en soldats, et jettent des confettis. Or. le jour de la mi-carême, on a transporté dans les ambulances quarante malades et vingttrois blessés.

La foire au pain d'épice, où l'on s'amuse beaucoup, a fait quatorze malades et trente-cinq blessés. Celle du boulevard de Vaugirard, où l'on ne s'anïuse pas du to~i~, n'a r~~19q matade

qu'une seule personne et n'en a blessé aucune.

Il ne faudrait pas en conclure qu'on ne court des risques qu'en, s'amusant.

-0-00-0-

Un homme bien à plaindre.

C'est celui qui n'aura pas retenu, en temps utile, son fauteuil pour le gala du Grand Prix, demain soir, à Marigny. Il ne connaîtra point, ce pauvre homme» les splendeurs de cette soirée, véritàble-<ment unique dans la season.

Il n'aura point l'agréable vision des jolies femmes groupées dans les loges comme des perles dans leur écrin. Et c'est de loin seulement qu'il entendra les bravos du public acclamant Max Dearly, Mistinguett et les autres vedettes de l'incomparable programme.

Plaignons-le, l'homme qui n'aura pas retenu son fauteuil. oh oui plaignonsle bien.

-<:>0(>

Nouvelles à la Main

Le récit des opérations électorales à la Martinique démontre une chose fort importante.

Quoi donc?

Que l'opérette n'est pas morte 1

sa

Dans cette colonie, les urnes ont une particularité curieuse les bulletins de vote changent. -'̃•'̃

Autrement dit les voix y muent..

Qu'est-ce qui a pu va!oir à M. Lé» gitimus une faveur si injustifiable? On a trouvé qu'une Chambre sans nègre serait triste.

̃

Et puis, a dit un blocard bien connu, ce Légitimus est précieux. A côté de lui on a toujours les mains blanches.

Le Masque de Fer,

Les Souverains bulgares A PARIS ̃ ̃

La matinée d'hier avait été, réservée pour une visite de la roseraie de Bagatelle. Bien que la pluie ait uiV'pëu côrtr trarie cette visite, le Roi et la Reine, qui possèdent en Bulgarie de magiques. champs de roses, y ont pris un très vif plaisir.

Avant de se rendre à Bagatelle, Ferdinand Ier était allé, avec une personne de sa suite, entendre la messe à NotreDame, puis, au retour, avait fait une promenade rue de la Paix, et s'était arrêté à la maison T'onnel, où Sa Majesté fit quelques achats.

Les souverains sont arrivés en auto* mobile, vers onze heures, à la roseraie, accompagnés de Mme Stancioff, du général Goiran, du comte de Bourboulon et du lieutenant-colonel Griache. Ils y ont été accueillis par MM. Bellan, Gay, Froment-Meurice, Dausset et plusieurs de leurs collègues du Conseil municipal Armand Bernard, Forestier, conservateur du bois de Boulogne; Gravereau, le célèbre rosiériste de L'Hay; Falcou, Georges Cain, Roger Bouvard, et quelques artistes de la Société nationale des beaux-arts et du Comité de l'exposition des portraits d'enfants, MM. Roll, Albert Besnard et Mme Besnard, Prinet, Montenard, Raguet, etc., etc. Le Roi, en complet bleu marine et chapeau de feutre, portait à la boutonnière un œillet jaune; la Reine avait une toilette fort seyante de tussor blanc et une toque de paille violette, garnie de larges rubans. La suite, en tenue de ville. M. Forestier, qui guidait Leurs Majestés au milieu des parterres et sous les tonnelles tout en roses, a' présenté au Roi plusieurs fleurs, issues de la première grande roseraie française, celle précisément qu'en son domaine de Neuilly, le roi Louis-Philippe avait formée de graines et de boutures provenant du jardin qu'avait cultivé, à La Malmaison, l'impératrice Joséphine.

Redouté, le fameux peintre de roses, avait trouvé ses modèles dans la belle collection de Neuilly, et comme M. Forestier rappelait à Sa Majesté ce détail, le Roi répondit aussitôt que Redouté fut le professeur de peinture de sa mère et qu'il conservait beaucoup d'originaux de lui.

A côté de ces roses, dont l'histoire ne pouvait manquer de les intéresser, les souverains ont admiré certaines variétés rares et fort belles; M. Forestier en a formé une gerbe, dans laquelle se trouvaient, avec des « Etoile de France », quelques « Prince de Bulgarie », aux pétales d'une jolie nuance or et feu, et il l'a offerte à la Reine, pendant que le Roi discutait avec M. Gravereau une question de greffe et d'hybridation, devant une superbe plate-bande de roses de Kazanlick dont les Bulgares font leurs célèbres parfums.

Mais une averse interrompit la promenade, et l'on se réfugia sous le kiosque rustique d'où jadis l'empereur Napoléon III et le marquis de Herford assistaient aux leçons d'équitation du Prince impérial, sur la pelouse qui est devenue aujourd'hui cette roseraie de Bagatelle.

Il fallut faire avancer les automobiles pour se rendre à couvert à l'exposition des portraits d'enfants que Leurs Majestés désiraient voir aussi.

Là les souverains s'arrêtèrent longuement, surtout devant les huit délicieux petits Greuzes le Dauphin de la col-'lection du vicomte de Reizet; Mlle Adélaïde de Beauregard et Monseigneur le duc Louis d'Orléans enfant, la tête d'enfant, appartenant au baron de Christiin.i la Jeune, filte m §Men, h Klw©


Lutz Edouard Berlin enfant, à Mme Léon Say Pauline de Gramont, à M- Lapierre Renouard, etc., le pastel de Perronneau, le joli portrait du peintre ^Sfièrï'BesnaM enfant par Mme Pauliâfe #ësriard; et celui du jeune André 'liénoïr par Albert Besnard luimême 'lMly et Addo, de Roll l'Enfant à la c&mmûde, de Prinet; les charmants envois- de MoMenard, Jean Béraud et Henri":4ërvèx le Petit Dessinateur au noyau -de cerise, attribué à Chardin ou à Lépicië .̃•' Mastèr >Hood, de sir William Beeclïéy j le Jeune Prince, de Carl Van Loo; lès bustes de Rodin et Saint-Marceaux, -la ^miniature authentique du dauphin Moiiisi XVII dans la prison du Temple, pe'iiiiè le 8, septembre 1792 par Agathe BôïV-Egmôine, et 'qui appartient au duc de ̃Blâmas, etc., etc. ·

Acciîriïpagnée de Mme Stancioff, la Reiner'egàgnalcpalais des affaires étrangèrèsf-'àtbrfe' que -le Roi prolongeait encore S'a visite d&quelques minutes, revenant au* toiles qu'il avait remarquées, pour rie' centrer "que vers midi un quart.

LeuRiiajeslés ont offert, au Palais, un déjeuner auquel ont assisté M. et MmeJ5m.ile.Loubet, M. Briand, M.- et MmeJBiohonj MM. Paléologue, ministre de France; à, Sofia.; ,Bapst, Gavary, Dutasta, .directeurs, au ministèr?. des affaires étrangères, le. ministre de Bulgarie à Paris! et;iMme Stancioff, les ministres bulgares, les membres de la mission franchisent lès personnes de sa suite.

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?*{fr ̃•̃ ̃̃̃ ̃

A trëis'lïeures, les souverains ont reçu, dans be;grand salon rouge, les membres de la colonie bulgare de Paris, qui leur ont été ̃présentés par M. Stancioff. Aunombre de ces 'derniers :̃̃'̃> ̃̃̃-

MM/Provadalieff, « doyen « de la colonie; le général- StoïlSJï, G. Mtchaïloff', Miller, les docteurs #d)-àv.éoff, Barakoff, Trifo.noïï, Simidofff Valiïchkoff, Mineff, Michailoff, Mlle RadoslayonyMM. Maleff, Toutcheff, Alexoiï, KovatçlïéGfet -plusieurs officiers, notamment les capitaines Culeff, Stresoif, Bimbeloff, 1 Liloff, L'itchéfl', Nicoloff, Paproff etc. Le R'ol&.Wré la m'âin des personnes qui luj'étaiént présentées et s'est entretenu avec, chacune d'elI'es.'La Reine s'est également entretenue très aimablement avec lès dames de la colonie.

Le Roi. a remis les insignés de commandeur de l'ordre militaire de Bulgarie au capiïaipp Debeugny, de la garde républicaine, commandant le palais des affaires étrangères. Ce brillant et sympathique' "officier avait déjà rempli les mêmes fonctions à ce poste d'honneur pendant les séjours de nos derniers, hôtes royaux.

;.A; L'HOTEL DE VILLE

C'est'âtt'milieu â'u-ne foule compacte, occupant yla- place de THôtel-de-Ville, que la -cortège des souverains bulgares a dû sfi frayer. un passage jusqu'au palais municipal. Tandis que les gardes municipaux -mettent sabre au clair et que le drapeau bulgare est hissé, au.haut du campanikvM. de Selves, préfet de la Seine, et M. Beïlan, président du Conseil munioipajyviènnent rae.$VQir-le roi Per-;

dinandietrl^roifte^Eléon^orei, qu aecem-,

dJOan~J,e.t:-l1Y. ,1PeJfl¡ce..sEI~I}oI'e; q¡,Q1Gq0ffi7,

pagne«:tite?#résidên,t -de République

et Mme-.Fatli.eres.

Dans,la.,salle.4es Prévôts magnifiquement décorée de plantes vertes et de drapeaux-bulgares et français sont groupés les-; conseillers. municipaux et des hauts -fonctionnaires1 de l'administration municipale», Tandis qu'une musique militaire: joue l'hymne bulgare, le cortège se forme. Dans la cour intérieure, transforméeoh jardin d'hiver avec, au milieu d;ùn massif le victis du sculpteur Mercié, les souverains et leur suite vont prendre place..

De grands fauteuils dorés, aux armes de Paris,, -préparés pour le Roi et la Reine; le, Président de la République et Mme Fallières, sont adossés au socle de la statue*̃

M. Bellan conduit la Reine vers l'un de ces fauteuils. La, lumière électrique tombe Planche, d'un lustre à huit rayons, attaché au-dessous d'un large vélum. Des lampes électriques, dessinent les grandes lignes de l'architecture des fenôtres'du'premier étage, encadrées d'admirables tentures de soie vert d'eau,.sur lesquelles tranchent lescouleurs voyantes des drapeaux.enlacés des deux nations, comme; dans' la foule des invités, tranchent sur les habits noirs, les uniformes ronges otthlan es des officiers bulgares. les uniformes plus familiers à nos regards des 'officiers français, Le coup d'oeil esWéeri,que.

Les p'erâonnages officiels ont formé lé cerclev "Le silence s'établit. La Reine ne s'étant assise que quelques secondes, le Roi, M. Fallières et Mme Fallières restent debout.

M. Léopold Bellan s'avance. Il va ha* ranguerle-Roi. ̃ Sire, dit-il, j'ai l'honneur de présenter à. Votre Sïàjêsté et à Sa Majesté la Reine le Conseil' ïnùnicipal de Paris, et de leur exprimer, en présence do M. le Président de la République; nos souhaits de bienvenue ainsi que lesÂ'amx'que nous formons tous pour la prospérité de la Bulgarie.

Vous;' me permettrez, Sire, d'offrir particulièrement, 1 hommage respectueux de la population parisienne et notre gratitude infinie a Sa Majesté la Reine, qui a bien voulu parer cette' fête de sa'grâce.

Les élus de Paris se réjouissent de votre retourèa notre pays, qui vous ramène au

foyer d&fâmjlle.

Il notis plaît, en ce jour, d'évoquer votre naisj3ançe! et l'image sereine de celle qui fut une m^re-si» tendre, à laquelle vous unissait une émo.ùvânfe affection de rappeler ces liens du'.gang qui expliquent votre ineffaçable attachement tout ce qui est la

France.

Vous avez pu juger vous-même, à certaines lteùrës décisives, de. nos sentiments. En X°usj, nous honorons le représentant d'une race, dont nous connaissons les légendaires.j'ertus, l'eridurance, l'âpre volonté de labeur, la passion de la terre natale. Nous aimons d'un cordial amour ce vaillant peuple bulgare, voué, dans le sombre décor de ses monts, à une patriotique tâche, et dont vous. avez su, par une œuvre immense de progrès-, de civilisation et de paix, gagner la contiance et le cœur.

Le prëfôt de là Seine a prononcé ensuite discours suivant

̃Sirei; ̃ ̃̃

NotreHotel de Ville est pour Votre Majesté, depuis longtemps déjà, une maison amie. Noua -sommes liers et heureux, en la recevant aujourd'hui, de saluer en Elle le souverain d'un peuple qui témoigna toujours à la France Bes sympathies les plus vives. Votre Majesté pardonnera à ma hardiesse d'ajouter" que "nôtre joie et notre fierté sont d'autant plus grandes qu'en nous inclinant

respectueusement devant le Tsar de Bulgarie nous honorons aussi en lui le preux fils de notre. France bien aimée.

Madame,

Vous êtes dans un pays où le courage, la bonté, la générosité de la femme ont toujours été admirés.

La France n'ignore point le dévouement sans limite de Votre Majesté aux œuvres d'assistance, sans limite je me plais à le répéter puisqu'aux heures de la guerre de Mandchourie, votre Majesté a voulu, *au péril de sa vie, diriger elle-même une ambulance de première ligne, exposéeà tout le feu de l'ennemi. La Bulgarie, qui connaît la grandeur de ses mérites, les entoure de sa vénération. Daignez permettre à Paris et à la France de joindre leurs voix à toutes celles qui montent, pour là louer, vers Votre Majesté. ̃ Le roi Ferdinand, qui avait remercié d'un geste M. Ballan, a incliné plusieurs fois la tête quand M. de Selves en vint à vanter le déyoueme.nt de la Reine, aux ;œuvres d'assistance.

Répondant à son tour, le souverain, sans le moindre accent, a prononcé le discours charmant dans la forme que voici .̃. Les aimables paroles de bienvenue que vous venez de nous adresser nous touchent' profondément, la Reine et moi, et nous vous en exprimons nos remerciements reconnaissants et sincères. La joie que j'éprouve à franchir aujourd'hui le seuil de 1 Hôtel de Ville se fortifie d'une impression plus puis-, sante encore: celle de sentir, ici plus qu'ailleurs, battre le cœur de Paris et de son peuple.

De ce coin dé terre où tant dé générations ont passé en y laissant chacune sa réserve d'intelligence, de dévouement et d'énergie, l'on comprend mieux le secret du rayonne-: ment de la ville surtout ce qui, dans. le monde, est épris de pensée, d'art, de progrès et de lumière.

Aussi, est-ce avec émotion que, dans cette maison,'voisine et sœur de tant de monuments qui, comme elle, racontent superbement et tragiquement son histoire, je salue les représentants de la grande ville que, dès ma jeunesse, d'inoubliables leçons m'ont appris à connaître et à aimer, et dont, avec l'orgueil d'être un peu son enfant, je n'ai cessé .d'admirer toutes les gloires. V L'accueil que la Reine et moi avons rencontré chez la population parisienne, là cordialité avec laquelle elle nous a fait les honneurs de sa capitale, chaque fois retrouvée plus gracieuse et plus magnifique, nous ont été particulièrement sensibles.. Le. souvenir que nous en garderons sera de ceux qui ne s'effacent pas.

C'est de tout cœur, croyez-le, qu'en remerciant la population parisienne, je fais les •vœux les plus chaleureux pour la prospérité toujours grandissante de la ville dej'Paçi-s, Les discours terminés, le cortège se dirige vers les salons de l'Hôtel de Ville. L'escalier d'honneur est garni de gardes municipaux, en tenue dé gala, et les trompettes de la garde sonnent une fanfare.

La grande salle des fêtes étincelle de lumières. La musique de la garde se fait entendre. Le Roi et la Reine ont assisté, dans ce cadre magnifique, au concert qui avait été organisé, où Mlles Gaîl et Nicot-Vauchelet, M. Francell, de l'Opéra et de l'Opéra-Comique se font; applaudir, Le buffet est dressé dans lé salon des Arcades. MM. Bellan et de Selv.es conduisent d'abord -Leurs Majcstés^çlevaat, Je. bureau;sur Jgquel.M. Cpmin jiëht.ou-v

.jver-j; ie.^î/re'qf'oV.dëTâ' VUl'eCS ra"p%ê,otî''

le Roi, la "Reine, M. et',IVime'>Fallièrbsvont signer au-dessous de rinscriptfbn suivante '̃̃ Sa Majesté Ferdinand" Ier', roi de Bulgarie.

Sa Majesté la reine de Bulgarie.

M. Armand Fallières, président de la République française, :.••;•.̃ se sont rendus le vendredi 24 juin 1910 à l'Hôtel de Ville de Paris.

Ils ont été reçus par M. Léppold Bellan, président du Conseil municipal de Paris, par M. df; Selves, préfet dé la Seiné, et lé bureau et les membres du Conseil municipal- de Paris! »•̃̃,̃' '̃̃̃ '̃'̃' '.̃̃'̃̃ Le Roi a signé avant la Reine et M. Fallières avant Mme Fallières.

MM. Bellan et de Selves, ont tenu, ensuite à montrer les cadeaux .offerts par la 'Ville de Paris à ses. royaux, visiteurs. ̃

Le Roi a longuement admiré la cûiipe en argent et vermeil portant comme ornements les tleurs de ,lya de France, unies à la rose « Prince de Bulgarie » dont le modèle a été pris à la roseraie dé. Bagatelle. Trois dauphins complètent l'ornementation de cette b.ell.e- œuvre, signée du maître-orfèvre Boin-Taburet. Quant au merveilleux ëyentail destiné à la Reine, Sa Majesté en fut si charmée, qu'elle manifesta le désir de l'emporter immédiatement. On fera.parvenir .a à la Reine l'écrin aux armes de la Ville, ainsi que les bouquets de roses rouges qui garnissaient la table du lunch royal.. Cet éventail, en laque sculptée, est l'œuvre de Duvelleroy, l'éventaillistç célèbre. Il porte, d'un côté, les armes de la Ville de Paris et celles de la Bulgarie, en orfèvrerie ornée de brillants de 1 autre côté, une délicate peinture du d.ix'-hu'U'tième siècle représente une fête cham-

pêtre..

Le Roi a bu le Champagne dans la coupe d'argent qui venait de lui être offerte., Avant -lue. le Roi ait bu, M, Belr lan s'est écrié Je lève mon verre en l'honneur de Sa Majesté le Roi, en l'honneur de Sa Majesté la Reine et de la -famille -royale. Je bois à la grandeur et à la prospérité de ta nation bulgare. Le roi Ferdinand a répondu .à. ce toast Je vous remercie, monsieur le pré» sident, de vos paroles si amicales et de cette réception qui restera gravée dans ma mémoire. J'ai le cœur rempli d'émotion et de reconnaissance, je lève mon verre à la prospérité, à la beauté, à la grandeur de la Ville de Paris!

Les souverains ont été reconduits jusqu'à leurs voitures avec le cérémonial habituel. Le Roi et M. Fallières ont serré la main, avant de se retirer, à M. Bellan et à M. de Selves. La foule qui stationnait toujours sur la place a poussé de chaleureuses acclamations au départ, du cortège. Janville.

AUX AFFAIRES Éf RXngÈRE9

Le ministre des affaires étrangères et Mme Pichon ont offert, à huit heures, en l'honneur de LL. MM. le roi. et ta reine des Bulgares, un dîner d'une centaine de couverts, auquel ont assisté, avec le Président de la République et Mme Fallières, les présidents du. Sénat et de la Chambre, M. et Mme Emile Loubet, les ministres bulgares, les personnes de la suite de Leurs Majestés et de la mission française, le ministre de. France à Sofia, -le--raini»tre~(rt U. peKSoniie] de4a- légation do Bulgarie à Paris, les msm-

bres du gouvernement, M. et Mme Thomsoh. M. et Mme Bienvenu Martin, le général Sylvestre, le capitaine de frégate Pichon, MM. Lavisse, Raniondûu, M. et Mme Jean Lanes, MM. Alfred Picard, Francis Charmes, Joseph Reinach, Cheret, André Fallières et les directeurs du ministère.

La table avait été parée d'orchidées, de roses blanches et rouges, et d'hortensias, par le maître fleuriste. Chénier. Après le dîner a eu lieu une très brillante réception, à laquelle avaient été conviés les membres du corps diploma- tique et du Parlement, et un grand nombre d'officiers de toutes armes qui y sont venus en grand uniforme. Le jardin du ministère- était pendant cette ré;ception magnifiquement illuminé. Le Roi et la Reine, accompagnés de M. et Mme Pichon, des personnages1 de leur suite, ont fait le tour des salons splendidement- décorés. Dans la grande salle réservée au buffet un cercle royal a été formé et M. Dimitri Stancioff a présenté au souverain un certain.nombre de personnes avec qui Ferdinand Ior S'est familièrement entretenu..La Reine, de son côté, se faisait présenter divers membres de l'assistance.

Parmi les personnes ainsi introduites auprès du Roi, nous avons pu noter M. et Mme Théodore Reinach, M. Paul Hervieu, M. Anatole Leroy-Beaulieu, M. Georges Fillion, M..Raymond Recouly, etc., etc.

Le Roi, qui portait l'habit noir avec le cordon de la. Légion d'honneur en sautoir, s'appuyait légèrement sur une canne a poignée noire.

La Reine, .avec infiniment de charme et de bonne grâce, accueillait les révérences et les saluts,

̃

Aujourd'hui, le Roi et le Président de l'a République vont passer. la journée au camp de Châlons, où Us assisteront, a Bouy, à, des exercices de tir, à des manœuvres et à des expériences d'aviation. lis partiront par train spécial à onze ,heures quinze et seront de retour à Paris à neuf heures du soir. Déjeuner et dîner dans le train.

De leur côté, la Reine et Mme Fallières visiteront le dispensaire de l'Union des femmes de France, l'hôpital de l'Association des-Dames françaises, l'hôpital de la; Société de secours aux blessés militaires, et enfin l'Ecole des infirmières à la Salpêtrière.

Ch. Dauzats.

Nous recevons la lettre suivante que nous avons plaisir à insérer

Monsieur le Directeur,

Le hasard ayant voulu que je me trouve à Paris, lors de l'arrivée de LL. MM. le roi et la reine des Bulgares, je suis profondément touché des articles élogieux que la presse parisienne consacre à leur adresse. Pour pouvoir saisir au juste la grandeur d'âme et les qualités de cœur et d'esprit de ce chef d'Etat de Bulgarie, il faut avoir vécu les jours d'angoisse de l'époque, où, encore aux premiers printemps de son âge, d'un geste éminemment héroïque, il se dévouait à •prendre en main le gouvernail du vaisseau d-Etat bulgare, livré et abandonné à la merci çlç,sjJondes&\eeus.es .qmeJeL.c.oj.ir,oujs du.pHi§ an cette frôle embarcation -̃•• On sait le reste.

Do ces temps, aujourd'hui, le changement opéré ne peut être décrit; on ne peut que le sentir; et ce sentiment, chez tout Bulgare, s'approche d'une vénération religieuse envers son souverain sauveur, que fête aujourd'hui Paris.

Aussi est-cp en obéissant à un élan spontané et impérieux de mon cœur de citoyen vétéran bulgare que j'ose vous adresser ces lignes, pour remercier en vous la Presse parisienne qui interprète si fidèlement la pensée des Bulgares.

Permettez-moi cependant de rectifier une erreur qui s'est glissée, çà et là, dans cette noble presse et qui, quelque innocente qu'elle soit, doit attrister, comme moi, tous les Bulgares Ferdinand Ier n'est pas roi de Bulgarie il est le roi des Bulgares; il ne règne pas sur la terre bulgare, il règne sur les cœurs bulgares, partout où ils se trouvent et dans quelques conditions qu'ils se trouvent. Agréez, etc.

Dn BULGARE.

lie J-Wcf e § la Wf e SALONS

̃ Jeudi, chez la baronne Tossizza, Mlles Cerny et Géniat et M. fîenrv Maver ont rertiporté le, pluS grand succès d'ans Jes Brebis de Panurge.

Remarqué dans l'assistance C,

Duc et duchesse d'Albuféra, duchesse de Prévise, princesse et Mlle de Croy Solre, princesse de La Tour d'Auvergne, née Pleuniartin. princesse de La- Tour d'Auvergne, prince et princesse D. Stirbey, prince et princesse 0. de Brogîle, princesse 'L. de Croy, marquise de MOntesquiou FezenSac, marquise de Talleyrand, marquis et marquise de Lur-Saluces, comtesse Odon de Mpntesquiou-Fezensac, comtesse de Messey, marquise- d'Argensôn, marquis et marquise ae Lillers, comte et comtesse de Gramont, comtesse Hélie de Durfort, comte, comtesse et Mlles Et. de Dreux-Brézè, vicomtesse de Guébriant, comte et comtes'se des Isnards. vicomtesse de Noàilles, marquise de Monteynard. comte et comtesse de Lévis, comtesse et Mlle de Pimodan, comte et comtesse Ch. de Beauiïort, ba-. ronne d'ivr.y, Mme Le Ghait, Mme Boehër, marquise de Charnacé, comtesse de Castries, comtesse G. de Gontaut-Biron, marquise de Monteynard) comtesse de Montreuil, comte, comtesse et Mlle du Cliftstél, comte, comtesse et Mlle H. de Câstellane, vicomtesseetMlle de Jumilhac, baron, baronne et MUe de Fonscolombes, cpmtesse et Mlle Hubert de Montesquiou, comtesse et Mlle de Solanges, comtesse et Mlle Th. de Laubespin, comtesse d'Evry-Comtc, comtesse R. de Barfaontane, comtesse "R. de Bfcautnont, Mijie H. Blount, Mlle de Bassano, marquis et marquise de Nettancourt-Vaubecourt, comtesse ïf. d'Harcourt, comtesse P. de Waziers, marquis et marquise, Dadvisard, comte' Jean de Sabrah-Pontevès', comte de Reilhac, marquis de Sayvè, mai>qui's' de Tanlay, baron de Taisne, comte de Gabnac, vicomte de Montreuil, vicomte de Montcabrior, comte de Vogué, baron de Ravig-nan, etc., etc. 1-îicr, thé-bridge dans l'intimité chez la marquise de Montferrier. Reconnu Princesse Zurlô, comtesse de BtUhune-Sully, marquise d'Aligre, marquise de Clermont.-Tonnerré, comte et comtesse F. de Monlesquiou, baronne Ginous: de Fermon, princeseè F. de Faucigny-Lucing-e, comtesse de Rocquigny. comtesse de Ranchiçourt, baron et baronne X. Reille, comtesse dé Reiset, comtesse- F. de Miramont, comtesse de La Chapelle-Crosville, comtesso'B. de Clei'mont-Tonnerre, comtesse de Gharnacè, Mme Barrachin, marquise de Monte- bello, comtesse de Nalè'che, Mme de Montgepn, comte et comtesse de Lestrange, comtesse de La Grange, comtesse du Pavillon, baronne Hainguerlot, Mme du Spuzy, comtesse de Barbançois, comtesse d'Anglemont, Mme Aûffm Ordt, marquise de Broc, comtesse Aubavet, comtesse de Pierrebourg, comte' de Louvoncourt, M. André de Fouquières, vicomte Grouvel, vicomte de Jessaint, etc., etc.

.-♦- La comtesse de Labry a donné, merwe-aij une s0iriieâmusicalsLd(?,9iDlufl|jrjliç§^FS£1 Au programme Mlle Chenal, qui a chante

divinement bien, et Mlles Piron et Urbân, qui ont exécuté des danses avec leur grâce habituelle et ont été loiiguëinent applaudies par l'élégante assistance.

Hief, une heure de musique des plus intéressantes chez la. princesse de Cystria. ii- Le comte et la comtesse de ChaumontQuitry ont donné, jeudi, une charmante garden-party dans leur jolie villa de Saint-Cloud. Beaucoup de jeunes filles dansaient au son d'un orchestre de tziganes.

Reconnu

Puchesse de Lêspârre, marquise de Lubersac, edmtesse Louis, de Motiteàtiuiou, comtesse et Mlle de Mortemart, baronne et Mlle de Pleury, comtesse de Guerne, née Ségur, marquise de Bérulle, comtesse d'Andlau, marquise de Talieyrand-Périgord, marquise de Lubersac, comtesse ejt, Mlle de Blacas, princesse de Broglie, comtesse de.Gabriac, comtesse de Dui'fort, marquis et mSi\qui'se de Charette, marquise et Mlle de Baillebl, prince de ïirog-liê, comte'de Ségur, marquis- de Mailly-Nesle, baron de Ravignan, comte d.e Merlemont, etc.

La comtesse de Scaveniufe reprend demain ses réceptions de jour du dimanche; de cinq à sept heures. •.• Déjeuner chez le baron G. dé Grandmaison, député de Saumur, qui réùhiàsàiï à sa table quelques amis du monde politique. Parmi les convives

MM. Paul Le Roux, Strauss, sénateurs Gotteron, ancien sénateur; MM. de FolleVille, Landry, Auriol, AdijfHTd, comte de Ludre, marquis de Chambrun. vicomte de La Batut, Pâté, Dulau, Marin, Bénazet, vicomte Forgemol de. Bostquénard, P. Dupuy, députés André Fallières, Pierre Laroze.

M. et Mme Jean de Reszké sont obligés, pour une cause inattendue, de .remettre leur sojrée du ,24 juin au 6 juillet.

MARIAGES

M; Juan de Alcala Galiano Osma, fils du comte de Casa- Valencia, ancien ambassadeur, et de la comtesse Casa-Valencia, dame' d'honneur de S. M. la reine d'Espagne, vient de se fiancer à Mlle Luis Barrios, fille de la marquise de Vistabella.

Le mariage sera célébré, à Madrid, cet aUr. tomne. Mardi a été célébré, en Téglise de SaintCfïneuf, de Billom (f uy-de-Dôme), le mariage ̃'dé'M. Pierre Balme, médecin aide-major de ir0 classe au 12 1" d'infanterie, avec Mlle Madeleine Courbaire de Marcillat. Les 'témoins étaient pour le marié, M. Balme du Garay, conseiller à la Cour de Riom, son cousin, et le médecin principal Géraud, directeur du service de santé au 130 ebrps pour la mariée ses deux frères, M. Antoine Courbaire de Marcillat, inspecteur adjoint des eaux et forêts, et M. Henri Courbaire de Marcillat. On nous apprend le mariage du docteur Louis Vaillant, médecin de l'armée coloniale de la mission Pelliot (Asie centrale), fils du docteur Vaillant, professeur au Muséum d'histoire naturelle, avec Mlle Marguerite Thévenot.

Jeudi, a été" célébré en l'église SaintEtienne-du-Mont, le mariage de M. Raoul Combes avec Mlle Marguerite Bonnier, fille de M. Éonnier, membre de l'Institut, professeur à la Sorbonne, directeur du laboratoire de biologie.

Les témoins du marié étaient M;. Molliard, professeur à la Sorbonne et M. Morcour, maire de Clermont ceux de la mariée M. Seiçnette, inspecteur général de l'Univer- sité et M. Justin Maurnu, avocat.

DEUIL ̃̃ ta,̃ 0n'Sérv]té^a'njnJyè"rsairQ:p9ur e tèpoS-ûhr' J'/vme de;;S; *Â'Ri' ̃Mg^-le^duc^i?/ 'Ncmourf sera. célébré' aujourd'hui, à dix' heures/ en la- chapelle de la Compassion, avenue de la Révolte, à Neuilly.

Les obsèques de la comtesse PilletWill, née Briatte, seront célébrées après-demain lundi, à neuf heures et demie,.en l'église Saint-Pierre de Chaillot. L'inhumation aura lieu au cimetière du Père^Lachaise.

Nous. apprenons la mot* De Mlle Marie-Anne Jiôber, décédée en son domicile de la rue du Général Foy, à l'âgée de quarantecinq ans. Un service religieux a été célébré jeudi à Paris et les obsèques auront lieu aujourd'hui, à' dix heures, à Mulhouse De M. Edouard Pilastre, docteur en droit, avoué honoraire, ancien trésorier de la Chambre des avoués prés le Tribunal de ire instance de la Seine, décédé en son domicile, à Paris; De M. Jean Passier, docteur en médecine, chef du laboratoire de radiologie de l'hôpital Laënnec, décédé enson domicile du boulevard Raspail, dans sa trente-quatrième année, et dont les obsèques seront célébrées après demain lundi, à onze heures et demie, en l'église; Notre:Dama-des-Champs; après la cérémonie religieuse, le corps sera transporté à Dûle (Jura) où un second service,, suivi de l'inhumation, aura lieu le mardi 28 courant, à une heure et demie, en l'église' paroissiale; De M. Ol~- villc, ancien magistrat, chevalier de la Légion ''d'h'ônnoui'v décédé en son domicile de la rue Saint-Dominique, dans sa soixante-quatorzième année.,

Ë. Dslarochs.

LA ̃̃

Journée des Drags

Les membres la Société des Quidès se sont réunis, hier, à une heure, place de la Concorde, devant le Cercle de la rue Royale, pour se rendre aux courses d'Auteuil pour la journée parisienne des Draga, et, malgré la pluie qui tombait à torrents, nos; intrépides et élégantes sportswomen sont toutes arrivées avec leurs plus belles robes et leurs plus jolis chapeaux. A une heures vingt-cinq le signal du départ était donné par le duc de Noailles, et, selon la tradition, le cortège des coachos a fait le tour de la place de la Concorde derrière la statue de Ville de Strasbourg et derrière l'obélisque pour gagner ensuite l'avenue des Champs-Elysées.

Treize coaches avaient répondu à l:appel et en voici la composition l'.Coac'h du duc de Noàilles, président des Guides.: le ministre de Norvège, la baronne de Wcdpl-Jarlaberg, en noir et blanc, chapeau noir à plumes; vicomtesse Robert de Villeneuve-Bargomon, en bleu, chapeau noir Ji rosés comtesse Gérard de .ftohan-Chabot, en blanc rfteouvert de chantilly, chapeau de. paille enguirlandé de rosés; vicomtesse H.-de La;Tour du Pin, en mousseline du soie rose recouvert de tulle noir, chapeau à bouquet de rosés Mrs Glarckson Potter, en blanc, chapeau de paille recouvert de chantilly et rehaussé de rose jaunes; vicomte Robert de Yilleneuvo-Bargomon baronne Roger, en noir et blanc, chapeau noir à plumes comte H. de La Tour du Pin, comte Gérard de Rohan-Chabot, due de Brissac, duc de Luynes>, duchesse de Noàilles, en rose voilé de blanc et chapeau blanc rehaussé de plumes rosés

Coach du baron de Neuflize duchosse do Gramont, on noir rayé blanc, chapeau noir enguirlandé d'épis blancs Mme PerryBelmont, en noir, chapeau noir à plumes blanches baronne. Jacques de Meyronnet Saint-Marc, en bleu, chapeau blanc enguirlandé de roses blanches baronne André de i,°,uflr^î§S feMHiSÉBaea*l ^feifei1^^

tilleul Mme Nome, en noîr &r Braiic, Tilftt-

peau noir à plumes Mme Jacques Mirabaud, en bleu, chapeau de paille à plumes 'bleues; duc de Gramonf, M. Perfy-Belmont, ;baron Jacques' de Meyronnet Saint-Marc, baron André de Neuflize, baronne de Neu'flixe, en bleu, chapeau noir rehaussé de roses jaunes

S" Coach du comte Henry d'Yanvllle .comtesse de Gramont, en noir et blanc, chapeau noir à plumes; comtesse de Fels, en frrfs, chapeau gris à plumes; baronne de Boiilemont, en blanc, chapeau orné de rosés; comtesse Louis de Rohan-Ghabot, en noir, garni de ciel, chapeau noir à plumes ciel; comtesse de Montgon, en noir, chapeau noir à plumes comte de Fels, baron de Boulemont, comte Louis de Rohan-Chabot, marquis de Say ve, comtesse Henry d'Yanville, en cachemire de» Indes à fond blanc, chapeau blanc, à plumes

'46 Coach du baron J. La Caze Mme Brinquant, en bleu, chapeau bleu à plumes comtesse de Tanlay, en blanc rehaussé de chantilly, chapeau garni de rosés jaunes; mar-qyise de Solages, en bleu de roi, chapeau jjleu à plumes; comtesse Paul de Lesseps,. Cri noir et blanc, chapeau noir à plumes M. Brinquant, comte de Tanlay, marquis de Solages, M. Maurice de Seynes, baronne La Gaze, en bleu, chapeau blanc à plumes; .'5° Coach de M. J. Pastré comtesse de Divbnno, en blanc, chapeau noir à plumes blanches marquise de Broc, en rosé, chapeau noir à plumes rosés; vicomtesse dé Guébriant, en gris, chapeau blanc à rosés Mme Ancel, en gris, chapeau gris à plumes; Mme Henry Nérard, en gris, chapeau à rosés marquis de Broc, vicomte de Guébriant, M. Henry Nérard, M. de La Motte Saint-Pierre, Mme J. Pastré, en noir et blanc, chapeau rose à

.plumes.,

•6° Coach du comte Nicolas Potocki baronne F. Nivièro, en noir, chapeau noir à plumes noires et blanches panachées; baronne H. Kivjère, en gris, chapeau gris à plumes baron H. Nivière

7° Coach du baron de Zuylen Mme Vesnitch, en blanc, chapeau noir à plumes ¡ Mme Oscar Richard, en blanc voilé de noir, chapeau noir à plumes -blanches Mme Liwingston, eh gris, chapeau gris à rosés 1, Mlle Vesnitch, en blanc, chapeau blanc à roSes comte de Périgord, comte de La Mazolière, M. Maurice Darlu, capitaine Mac-Donald, baronne de Zuylen, en bleu, toque blèUe. à plumes

8^ Coaoh du prince de Léon: comtesse de Yiel-Castol, en bleu, chapeau bleu à plumes comtesse Gaston de Montesquiou, en rose, chapeau orne de- plumes rosés Mme F. de "ïturbe, en bleu, chapeau noir à plumes • bleues; Mme Olry-Rcederer, en blanc,'chapeau de paille à rosés comtesse de Triquerville, en guipure crème, chapeau de paille d'Italie rehaussé de velours bleu; comte de Vi&l-Castel, comte de Triquerville, comte de Jarnac, comte B. do Durfort.

9° Coach de M. Le Roux de Villers prin-cosse: D. Stirbey, en gris, chapeau gris à plumes bleues; marquise de Nadaillac, en noir et blanc, chapeau noir à plumes comteSsb.do Waziers, en beige, chapeau beige à plumes vicomtesse H. de Méré, en blanc, chapeau orné de roses; vicomtesse S. du Pontavice, en noir, chapeau noir à plumes; marquise de Hillerin, en gris, chapeau gris à plumes; marquis de Nadaillac, comte de Waziers, vicomte H. de Méré, vicomte S. du Pontavice, comte Raymond d'Yanville, comte de Chftumont-Guitry, marquis de Hillerin; 10° 'Coach du baron Carlo de Marchi della Costa marquise de Montferrier en écru, chapeau orné de rosés comtesse Marquiset, •en'bleu, toque bleue à plumes Mme de La Motte Saint-Pierre, en blanc, chapeau orné de roses; comtesse Ch.de Beaucorps, en blanc, chaçeau blanc à plumes; marquis de Mont.JTer.rier, M." de La Motte Saint-Pierre, comte de. Beaucorps, comte, de Chabannes La Pa".îiBe'i ,bafbn de Qombault-Bazac; vicomte de- •̃ ;(Sâi{ay baronne É. de 'Marchi délia Costttj en '̃̃ -'iBlâno, chapeau- <?nguirj,a.pd:è de roses; •̃̃ -11" 'Coach du comte Ndler marquise' de Viriou, eh gris, chapeau gris à plumes comtesse Jean d'Andignô, en blanc, chapeau noir à plumes baronne Guy de Baulny en bleu, chapeau enguirlande de rosés; llime François de Wondel, en blanc, chapeau gris à plumes; comtesse Edouard do Fîtz-James, en bleu, chapeau bleu et ailes rouges- comte Jean d'Andigné, baron Guy de Baulny, M. :François do Wëndel,comte'Edouard de'FitzJames, comte Antoine d'Andlau; comtesse Nodier, en blanc, chapeau noir à plumes 12° Coach do M. Georges Pauwels comtosse Antonetti, en blanc, chapeau à. rosés; Mme de Bellegardo, en blanc, chapeau à bouquet de rosés; comtesse de Vanssay, en rosé, chapeau hoir â.plumes; Mme Lechat- wittouch, en blanc, chapeau noir à plumes blanches; comte Antonetti, M. de Bollegarde, comte de Vanssay, comte Charles de Salverte, M. de Vienne, M. S. Canonne; Mme Pauwels, on noir et blanc, chapeau noir h plumes noires et blanches .panachées

13' Coach do M. Alfred G. Vanderbilt Mme Law, en noir, chapeau noir 1t plumes; Mme Gwynnc, en blanc, chapeau' orné de rosés Mme Cumming, en noir et blanc, chapeau noir à p'iumes major Cumining, M. Macindol.

On à remarqué pàfmi tant d'élégantés une délicieuse toilette de satin vert Veronôse voilée d'un tulle bronze luxueusement brodé et frangé dans le ton. Ce 'qui a fait le succës de cette robe et ce qui en fait le grand chic, c'est la grâce avec laquelle la jupe, étroitement resserrée du bas, sur le devant et les côtes, s'évase ensuite pour retomber en arrière, en jolis plis souples. Tavernier, l'heureux créateur de ce' joli modèle, signa aussi une gracieuse union de voile de soi caméléon et de perles mauves montées sur réseau d'o'r. Rien ne saurait exprimer l'élégance et la richesse de cette toilette d'une rare distinction. On comprend 'aisément, après avoir admiré ces merveilles, pourquoi tant de raffinées mondaines sont des ferventes de la maison de la place Vendôme et s'en voudraient de faire à Tavernier' la plus petite, infidélité.

:A

Leé côâchês arrivaient à deux heures à Àuteuil. Une musique militaire a attaqué alors' un pas redoublé et, précédé des piqueurs rouges, les coaches ont fait leur entrée sur 1 hippodrome. Une fois les attelages rangés en bataille, les pro- pçiétaires des voitures et leurs invités < se sont dirigés vers la tribune qui leur •est généralement réservée et où ils ont été "reçus par A. le prince Murât -et MM. les commissaires de la Société. Reconnu dans cette tribune réservée^ au pesage, et au goûter par petites ta- blcs fleuries, servi au Pavillon Roumain 1 offert par la Société des Steeple-Chases de < France < S. A. la princesse Murât, Mme et Mlle A. 1 Du Bos, Mme C. Du Bos, comtesse Aubaret, Mme Georges Munroe, Mme Archdeacon, 1 comtesse et Mlle d'Aunay, princesse d'Iseu- c hurg-Birstein, marquise do Ganav, comtesse Nostitz, comtesse du Cor de Damrémont, comtesse Xavier do La Rochefoucauld, baronne Henri de Rothschild, vicomtesse de puénétain, Mme Outrev, Mme E. Bloutit, vicomtesse d'Origny, Mme Pierre Barra-'çln'n, Mme Gérard Fabvier, baronne du Boufcet, baronne R. de Précourt, marqiiisc de Charotte} -baronne Louis de Courcel, comtesse de Cn&tèja, baronne Pierre de Sancy, ( Mlle d'Espeuilles, Mme Jacques Richmond, (, comtesse de Cabricres, Mme Legrand, née <

Fournès^ marquise de Lanjamet, Mme Da- t

guilhon-Pujol, .baronne, Robert de Roth-

~iIl\, ~as~ ¡\ll1(ulqLa~, Cases, co.m-" l

l'sae ~t"M'fl'é!Mlli'~ ll!PJ.W1tiitK~~rnr'è'<WI~fttr

comtesse A. de La Forest-Divontlê, comtesse dèBourbon-Chalus,MmeJ.Delapalnie,Mmed,e Teffé von Hoonholtz, Mme Lambert Champy, vicomtesse de Grouchy, vicomtesse des Touches,Mme Lambertde Sairite-Croix.Mmë Maurice Dollfus, comtesse d'Autichamp, comtesse de Blois, comtesse de Montozon, comtesse du Périer de Larsap, Mme Rincon-Gallardp, baronne G. Gunzburg, Mme Jean Stern, comtesse de Reviers de Mauny, Mlle Barbey, Mme et Mlle Aranji, Mme Marcel Ballot, Mme et Mlle Moeller, Mme F. Blumenthal, Mme Palton., Mme Benedict, Mme Riggs, comtesse de Saint-Pierre, Mme Manès, Mme, Ernest Mallet, Mme Hamoir, baronne de Planker-Klaps, baronne Merlin, comtesse Chandou de Briailles, vicomtesse de Lignac, Mme Gonzalés Moreno, comtesse E. de Becdelièvre, comtesse Lantelme de Monteynard, comtesse Hector de Monteynard, comtesse Rouillé d'Orfeuil, comtesse E: de Dàmpierre, comtesse de Noblet, Mme Mure, baronne du Bourdieu, Mlle Spofford, baronne Eugène Fould-Springer, Mme André Fould, Mme E. Porgès, princesse de Hohenlohe, comtesse de Beauregard, marquise d'Hautpo\il, comtesse.d'Yanville, comtesse d'Arjuzon, Mme Carabassa, marquise de La Gandara, Mmè Pelletréau, Mme Campbell, Mme. Miguel de Yturbe, Mme la générale Zurlinden, comtesse de Sigalas, Mme Firino, Mile Shbnts, comtesse de Gallirfet, comtesse M. de Galliffet, comtesse L.. de Mieulle, Mme Lawrence, comtesse de Villeneuve, Mme Sacilly, marquise de Ranst de Saint-Brisson, comtesse de Job, comtesse X. de Morin-Eycard, marquise. de La Ferté-Meun, douairière marquise dé Bonneval, comtesse de Zogheb, marquise de Noé, comtesse Jeanne de Noé, comtesse de Montaigu, Mme A. de Gournay, comtesse Solages, comtesse de Kainlis, Mme Georges Monter, Mme Journet, Mme Fouret, Mme Vingtain, Mme Fare, etc., etc.

Nous publions, d'autre part, le compte' rendu sportif de cette élégante journée. Résina.

Notes d'un Parisien

L'INUTILE CAMBRIOLAGE

AYasna'ïa-Poll\na, la maison du cointeLéon Tolstoï vient d'être cambriçlée les paysans maraudeurs ont dérobé trois chevaux, et emporté du mobilier tout ce qu'ils ont pu prendre.

C'est une nouvelle fort affligeante. Dans toute l'Europe, les admirateurs innombrables de l'illustre et vénérable écrivain seront unanimes à juger que les voisins de Tolstoï ont manqué de courtoisie envers une gloire nationale qu'ils auraient dû mieux respecter. Le paysan russe aurait-il moins de délicatesse que nos apaches parisiens ? Nous nous souvenons tous de l'honorable émoi que témoignèrent, voici un an ou deux, les cambrioleurs de M. Lucien Descaves, lorsqu'ils surent après coup -chez quel romancier de talent ils avaient eu l'indiscrétion" d' « opérer ». En s'introduisant chez le comte Tolstoï, les maraudeurs d'YsnaïaPoliana n'avaient pas, comme ces imprudents de notre banlieue, l'excuse de pécher par ignorance, et l'image d'Anna Karénine aurait dû les arrêter.

Mais, surtout, ce qu'on a peine à comprendre, c'est pourquoi ces familiers du comte Tolstoï, qui sont certainement au courant de ses théories philosophiques, et sociales si retentissantes, ont, v cru ̃rde+;voir r;'eGo,writ a;ia ..ruse, et à- la violence," ̃̃ alors'qu'il leur était si facile d'obtenir les «• mêmes avantages, sans courir le risque d'être désapprouvés.

Ces gens-là, en vérité, ont joué la diffî- culte: puisqu'ils avaient si envie des trois chevaux et du mobilier de Tolstoï, pourquoi s'en être emparés par pillage ? '-̃• Ils n'avaient qu à les lui demander 1

'̃̃̃̃̃̃̃ ̃̃ D.

VIENT DE PARAITRE

les Pierres de Paris, par Georges Cain, conservateur du musée Carnavalet, ouvrage orné de 137 illustrations et de 11 plans anciens et modernes. Un volume grand, in-16. Prix francs. (E. Flammarion, éditeur, 26, rue Racine, Paris.) L'Ame suisse et ses conceptions sociales, religieuses et politiques, voilà ce qu'en des pages vivantes et documentées Albert Dauzat décrit dans la Suisse moderne, parue chez Fasquelle.

NOTRE

PAGE MUSICALE

Voici une collaboration aussi piquante qu'inattendue celle de Mme Marguerite Labori avec. Robespierre. A vrai dire, elle réhabilite un peu la fâcheuse réputation que le farouche conventionnel av^it laissée comme poète, car la poésie qui a inspiré cette charmante chanson est sinon riche de rimes du moins jolie d'inspiration.

Ellè date, comme on le voit, de i785, c'est-à-dire de l'époque où Robespierre, modeste petit avocat au barreau d'Arras, venait de se faire recevoir dans la société à la fois poétique et pastorale- des Rosati, et rimait en compagnie de Garnot. alors en garnison à Arras, des petits vers bachiques et galants dans le goût'du temps. C'est même en cette année i785, si je ne me trompe, qu'il concourut pour l'éloge de GresSet, proposé par l'Académie d'Amiens.

Il cultivait encore la petite fleur bleue et ne songeait point à dresser des gttil* lotinos il avait vingt-sept ans.

Mme Marguerite Labori a conçu et exécuté, avec la grâce élégante et flne qu'elle apporte ces choses, une exquise musique pour cette « chanson ». Sans prétendre être un pastiche des romances de l'époque, elle garde, pourtant, le parfum des mélodies du temps. L'écriture en est habile et délicate et l'inspiration d'une sensibilité discrète et tendre.. Et c'est un plaisir de constater comt, bien cette très distinguée musicienne; met d'intelligence avertie, de sincérité et de goût au service de son art. René Lara.

CHANGEMENTS D'ADRESSE Le nombre des déplacements rend, à cette époque de l'année, le service des c/za/igements d'adresse très compliqué* fiour éviter toute erreur et tout retard, noua prions nos abonnés de vouloir bien join* dre la bande du journal à leut demande de téMftgfeiaenttfitâ&'ékepQï ii maluss zœq u


La Semaine étrangère «èr Figaro"

LETTRES D'ALLEMAGNE

Le nouveau quinquennat. Le procès d'Allens- ] tein. Psychologie de von Gœben. Lopi- ] nion allemande.

̃̃>̃̃.• Berlin, 22 juin 1 Dans ,ïe Berliner Tageblatt, lecolonel 1 Gaedkë.s'occupe du nouveau quinquennal dans, lequel le bloc « bleu et noir » < pense avoir trouvé sa planche de salut 1 ou son bâton de vieillesse. La patrie est' en danger 1 L'Allemagne est menacée de deux ou trois côtés à la fois. Dissolution du Reichstag élections nouvelles,, ter serait, suivant le colonel Gaedke, le programme de la majorité, j Les Hamburger Nachrichten et le comte de Reventlow vont jusqu'à parler dune armée active d'un millier, d'hommes. Un arrêt dans l'augmentation des forces militaires équivaut à un recul. Dans cette campagne outrancière qui se dessine, on se garde bien de dire à l'Allemagrie quelle est l'armée étrangère qui la,.me,nace.. On reste volontairement t dans le vague, pour ne pas être embarrassé paroles-chiffres.

« C'est cependant un fait,dit le colonel Gaedke/que l'armée française,inférieure déjà de cinquante mille hommes à l'allemande, a. une tendance à diminuer d'année, en année. En cas de guerre, l'empire germanique disposera de deux cent cinquante mille hommes bien exercés de plus- que la France:

»Et,à part l'armée française,où sont les forces ^militaires qui -peuvent être dangereuses pour nous. Est-ce l'Autriche? L'Italie? L'Espagne? L'armée territoriale de l'Angleterre ? La Russie,oùKouropatkine proposait tout- récemment de faire passer en Conseil de guerre tout général qui neviendrait pas au secours de son pendant la bataille et de fusiller sans autre forme de procès tout commandant de place qui livrerait sa forteresse avant l'assaut.

» Nous pouvons être attaqué de deux côtés à la fois. Mais c'est le sort de tous les Etats'.

» L'Allemagne possède à l'heure actuelle Tarinée la plus forte, la plus solidement organisée du monde, et il n'y a aucune raison d'ordre politique ou militaire qui'permette dé venir demander à nouveau des sacrifices considérables au k peuple allemand. »

y»..

Le défilé des officiers continue devant le Tribunal1- d' Allenstein et frappe par sa loyale franchise.

Von Gœben était, nous dira son compagnon d'armes, M.deLossberg, unlnagnifique soldat.Au Transvaal, il galopait au milieu des balles, sur son cheval pommelé, sans se soucier de la mort. Un autre de ses amis l'appelle « un chevalier sans peur etsans reproche, toujours prêt à défendre le -faible et l'innocent tous sans exception, même 'ceux qui ne l'aimaient pas? vànte'nt sa conduite exem-' plaire, son' attitude correcte, sa réserve hautaine et un peu sarcastique. Il était adoré par tous ses subordonnés, estimé par tous ses chefs.

Cet officier modèle avait en lui la folie du meurtre- et il est intéressant d'en suivre le développement à travers les témoignages enthousiastes, mais complets, de ses camarades. Quand il part pour se battre contre les Anglais, ce n'est pas le souci d'une noble cause ou l'amour de la liberté qui le détermine. Rongé par le secret désespoir de son impuissance physique, il a soif avant tout d'aventures et de combats, il brûle de donner la mort au risque même de la recevoir. Il raconte à ses compagnons que son tir est infaillible et .quUl, vise toujours à la tête, et les Boers, qui ne l'aimaient pas, le trouvant brusque efr brutal, lui donnent pourtant un surnom populaire le tireur de têtes. Dans sa compagnie de volontaires allemands, lès chefs sont nommés à l'élection. Lui-même, après, un trait de bravoure, a enlevé le commandement à son prédécesseur. Un jour, dans ce milieu où la discipline ne peut êtra conçue ou maintenue à l'europeenne, un sous-officier lui résiste, et discute un de ses ordres. Von Goeben l'abat raide mort d'un coup de revolver. Il le tue et il le raconte. Même chez les officiers allemands, ses amis, qui écoutent son récit, ce trait d'autorité éveille un certain malaise. Plus tard, une femme qu'il honore de son amitié platonique, a le malheur de lui dire qu'un officier, camarade de son mari, la poursuit de ses assiduités. Von Goeben se précipite chez lui et le provoque. Il prétend' même l'avoir blessé à la gorge, dans un. duel sans témoins, mais cette affirmation a été reconnue inexacte. Lancé en trom'be dans cette affaire, il y entasse ruines sur ruines. La femme de l'officier séducteur demande le divorce. Son mari se suicide de désespoir. Exalté à la; pensée des services rendus à sa Dulcinée, notre don Quichotte ne permet plus à personne de l'approcher. Un jour même il va trouver son ami le plus intime s'imaginant que lui aussi était épris de la dame de ses pensées. Il tire un pistolet de sa.poche et lui dit « Nous allons nous battre »

L'avez-vous pris au sérieux ? demande le président.

Oui, j'ai cru un instant que nous allions nous casser la tête dans cette chambre.

Et quelle impression vous a fait Gœben ?

Il m'a-paru complètement fou I L'ami s'en tira par une parole d"honneur et, aujourd'hui encore, il nous parle dê'Gœbénîayecdes larmes d'admiration dans la voix.

Notez bien qu'à ce moment de son existence,- le capitaine von Gœben se croyait absolument incapable d'aimer une femme. Il jouait le chien dujardinier, mais un chien avec des crocs formidables et. qu'il n'est pas bon de rencontrer sur sa route.

Ce furieux par intermittences est tombé aux, genoux d'une névrosée, et le drame d^Utenstein en est résulté fatalement.

Ce que je m'explique moins c'est qu'il ait mis en relatioivsa maîtresse avec sa. vieille ïnère âgée de soixante-quatorze ans. Les deux femmes s'écrivaient des lettres -tendres et se tutoyaient comme mère et fille. Gœben dictait ces missives et Mme de Schœnebêck les signait. Il ̃ n'était pas seulement fou,jvj^.§}#ij; jpeu^

délicat et ce trait n'a rien de chevaletresque.

Rien n'est plus précieux à un. officier que sa parole d'honneur. Cependant, un jour von Gœben entra chez un pharmacien et lui demanda du poison. Il comptait par là en finir avec M. de Schœnebeck « son ami » chez qui il dînait presque tous les jours. Le pharmacien naturellement refusa. «Je vous donne ma parole d'honneur, dit Gœben qu'il n'en résultera pour personne aucun dom-. mage. » Il mentait.

Ce fut un magnifique soldat, mais un triste sire, et la réhabilitation que l'on a tentée ne tourne pas en sa faveur. Comme les deux petits gredins suisses que l'on vient de condamner en France, le major von Gœben a vécu en marge de la civilisation moderne tout en plastronnant dans son uniforme. Eux, paysans misérables, se trouvaient parmi les sauvages, hors de la réalité géographique, dans un rêve sanguinaire d'Afrique australe. Gœben, lui, s'est placé hors de la réalité historique, au temps des reîtres et des héros bardés de fer. Il fut le spadassin qui aime les coups et ne recule pas devant les trahisons. L'instinct du meurtre ne désarmait pas en lui pendant la paix. Héros à Diamondhill, il devint assassin à Allenstein sans avoir à sortir de sa nature. « J'ai soif de guerre je brûle du désir, de voir des corps humains se débattre dans le sang», disait. il en 1903 à une de ses amies.

Et son histoire sinistre, si l'on en dégage le côté maladif de dégénérescence ultra-moderne, nous permet de mesurer d'un coup d'œil tout le chemin parcouru par l'humanité. Ce soldat' magnifique est un monstre qui retarde de cinq ^siècles. Quant à Mme de Schœnebêck, en proie à des crises d'épilepsie effrayantes, ce n'est qu'une épave humaine inspirant plus de pitié que d'horreur. Si elle fut complice ce qui n'est pas établi personne ne peut affirmer qu'elle fut entièrement responsable, et si elle fut coupable ce qui est certain elle a déjà expié. ̃

« Pourquoi ce procès? demandai-je à un ami. Les journaux ont la nausée de la pourriture qu'il remue presque chaque jour, le président, s'adressant à un témoin, s'écrie « Ne nommez personne » » Beaucoup d'officiers ont dû passer les mers par suite de ce scandale, qui reste suspendu encore sur d'autres têtes. Car Mme de Schœnebêck, au temps de sa joie, épinglàit le plus grand nombre possible de papillons dans sa collection amoureuse. Pourquoi ce procès dont vous rougissez, que vous maudissez et qui ne peut aboutir Mon ami me répondit « C'est qu'en Allemagne, nous subordonnons tout, même l'intérêt de l'Etat, à la recherche de la vérité et à la punition du coupable. » C'est extrêmement beau. Mais avec cet argument on aurait pu, au moyen âge, justifier la torture. Elle était excellente pour la recherche de la vérité. Bien des aveux arrachés par la douleur pouvaient être vérifiés et se trouvaient exacts. Tout est relatif dans ce monde. Lavérité elle-même n!a pas le droit d'être trop cruelle. Qui fait l'ange fait la bête, a-dît Pascal, et il avait raison parce que nous ne vivons, pas dans le ciel. Chaïleu Boanefon.

LETTRES D'ESPAGNE >

A propos d'un tableau de Van der Goes Madrid, 22 juin.

L'opinion espagnole s'est émue delà vente au musée de Berlin du célèbre-tableau V Adoration des Mages, du maître primitif Hugo Van der Goes, l'élève de Van Eyck et l'auteur de la Crucifixion de Bruges. Ce chef-d'œuvre unit à la richesse du coloris flamand une pureté de ligne italienne, et se trouve en parfait état de conservation; il représente, au centre, la Vierge, dont la figure est de toute beauté, tenant dans ses bras l'Enfant-Jésus qu'adorent deux mages à genoux, le troisième étant debout à droite et saint Joseph agenouillé à gauche. Ce tableau ornait l'église du collège de Monforte (Galice), fondé en 1593 par l'archevêque de Séville, Rodrigo de Castro, à qui devait appartenir l'œuvre de Van der Goes et qui en confia le patronage à ses parents, les comtes de Lémos. Après l'expulsion, en 1767, des Jé- suites qui dirigèrent d'abord le collège et la confiscation de leurs biens,.le patronage fut reconnu en 1770 à la marquise d'Aytona, de la maison de Lémos, et ses descendants continuèrent à l'exercer sur Monforte, devenu successivement séminaire, puis collège laïque et enfin mis en possession des Pères Escolapios par décret de 1873. Actuellement, le duc d'Albe, comte de Lémos, est investi de ce patronage qui l'oblige à'une subvention annuelle. C'est à lui que les Pères Escolapios se sont donc adressés pour obtenir l'autorisation d'aliéner, le tableau de Van der Goes, dont la valeur insoupçonnée jusqu'alors leur avait été révélée par un offre de 23,500 livres sterling d'un marchand anglais, afin d'en tirer les ressources nécessaires à la restauration du collège tombant en ruines. Le rôle du duc en cette occasion a été mal interprété par certains journaux qui lui ont imputé l'initiative de cette vente; c'est méconnaître son amour des beaux-arts, dont il vient de donner la preuve en cédant son palais de Liria, à Madrid, pour y installer l'exposition de céramique ancienne organisée par la ̃Société de propagande artistique, à laquelle il appartient. Le duc d'Albe n'a pu qu'accorder l'autorisation demandée dans l'intérêt de l'établissement qu'il patronne, mais non sans avertir le mi- nistre de l'instruction publique, comte de Romanonès, pour qu'il évitât que ce chef-d'œuvre sortît d'Espagne en l'acquérant.

Le musée du Prado, riche en Van Eycks et en Memlings, ne possède justement aucun Van der Goes. Malheureusement, l'exiguïté du budget interdisait cet achat au ministre, qui n'en remercia pas moins le duc d'Albe de sa démarche.

Sur ces entrefaites, le musée de Berlin, qui possède déjà deux Annonciation de Van der Goes, par l'intermédiaire de son délégué, M- Grétor, et du prince Henri de Reuss, chargé d'affaires d'Allemagne, offrit pour le tableau la somme énorme de 1,263,000 pesetas (1,180,000 francs). Le marché fut conclu, avec l'acquiescement du duc d'Albe et de la municipalité de Monforte, à condition que le montant de la vente serait. con-

~~Kt,.i, t3P¿ff1æeJt~I~~x~u.1J.mm\~

à.. la restauration et l'entretien du col-

lège.

Mais la presse, avisée, protesta vivement contre cette nouvelle atteinte au patrimoine artistique de l'Espagne, après l'enlèvement des Grécos de la chapelle San José, à Tolède, il y a deux ans, d'autant plus que le gouvernement espagnol lui-même vient de se voir obligé par les réclamations de l'Italie à restituer deux bustes de Bernini provenant de l'église espagnole de Montserrat à Rome et envoyés au musée du Prado par un ambassadeur auprès du Vatican.

Les journaux madrilènes n'admettent donc pas que leur pays puisse être, lui, impunément spolié. Ils invoquent contre le droit de propriété des Pères Escolapios l'arrêt de confiscation du ministre de Charles III, le comte d'Aranda, en 1767, après inventaire des biens des Jésuites à Monforte, et certains engagent même le gouvernement à mettre l'embargo, en vertu de cet arrêt, sur les autres œuvres et le collège lui-même pour le transformer en Ecole des arts et métiers.

Les Escolpios répliquent, avec d'autres documents à l'appui, qu'ils sont bien légitimes possesseurs du tabieau, et en justifient la vente par cette raison qu'il vaut mieux aliéner l'œuvre d'un étranger que de laisser dépérir un établissement célèbre par les services rendus à l'instruction publique, alors qu'on parle tant de la développer en Espagne, et un, monument de l'art national, dû, paraît-il à Juan de Herrera, l'architecte de l'Escurial, dont il rappelle d'ailleurs le style plus imposant qu'esthétique.

En présence de ce litige, auquel vient se mêler la question religieuse actuelle, M. Burell, successeur du comte de Romanonès au ministère des beaux-arts, a décidé d'empêcher par tous moyens l'enlèvement du tableau surveillé par la garde civile à moins que l'enquête ouverte ne prouve évidemment le droit des vendeurs. Le bruit courait que l'ambassade d'Allemagne, ayant déjà versé une partie du prix, engagerait une réclamation diplomatique à ce sujet. Mais le Païs exhorte le gouvernement à ne pas céder à des exigences plus intolérables encore que celles qui provoquèrent le conflit hispano allemand des Carolines les acheteurs déçus n'auront qu'à se faire indemniser par les vendeurs' sans qualité.

A propos de cet incident, la plupart des journaux réclament la prompte mise en vigueur d'une loi contre l'exportation des oeuvres d'art, analogue à- la loi italienne Pacca,et plusieurs fois proposée en Espagne sans avoir jamais, abouti. Mais le meilleur moyen de prévenir ces abus serait de développer le goût artistique, trop raréfié, du public. L'Espagne, qui possède une pléiade de maîtres anciens illustres entre tous et une école contemporaine des plus intéressantes, en. fait généralement si peu de cas que ces peintres ont jusqu'à ces derniers temps du moins, où commence à s'ouvrir un certain marché local chercher leurs débouchés à l'étranger.

Quant aux œuvres anciennes, négligées jadis au point qu'il fa!lait souhaiter pour leur salut qu'elles tombassent en d'autres mains, heaucoup de leurs propriétaires, depuis qu'ils en connaissent la valeur, commerciale, ne songent qu'à- lés vendre le plus cher possible la falsification et l'exagération des prix un Goya coûte plus cher aujourd'hui à Madrid qu'à Paris ou à Londres seront même peut-être les plus sûrs réactifs contre cette dépopulation artistique. Quant aux monuments, qu'on ne saurait exporter le cas s'est pourtant produit pour le « patio » de la Maison de l'Infante à Saragosse, transféré pierre par pierre à l'étranger, l'ignorance ou la cupidité de maints particuliers et de certaines municipalités en sacrifient sans cesse. Ici c'est une tour historique qu'on abat sous le prétexte fallacieux qu'elle penche; là des palais arabes qu'on rase pour le tracé d'une rue bien rectiligne ailleurs, un pont romain « mis à neuf » à grand renfort de ciment armé, le tout à la gloire de cette affreuse architecture « modern style » qui, discréditée aujourd'hui, ne sévit plus guère qu'en Espagne.

Ignorants ou intellectuels « modernistes » auraient 'vite dilapidé le trésor artistique de l'Espagne si un mouvement de réaction ne se faisait heureusement sentir. Témoin, l'éminent archéologue marquis de Véga Inclan qui s'est consacré à la restauration de la demeure du Gréco à Tolède, jadis celle du banquier juif. de Pierre le Cruel, Samuel Lévi, dont on a retrouvé le triple souterrain où il cachait sa fortune et sa synagogue, et, partant, d'un intérêt historique autant qu'artistique hors de pair.

Après l'avoir reconstituée jusque dans ses moindres ustensiles et garnie de tableaux de maître. M. de Véga Inclan l'a généreusement offerte à l'Etat pour la transformer en musée. LeRoi;, qui, lui aussi,'vient de donner le bon exemple en achetant au couvent de San Léandro, à Séville, un superbe devant d'autel du dix-septième siècle, près d'être vendu à l'étranger et qu'il destine à l'Escurial, a récemment visité la maison du Gréco et félicité le donateur. Puisse cette leçon confondre les ennemis de l'art et du passé. •. Guillen.

r Guillen.

LETTRES D'ANGLETERRE

Manifestation pacifique des suffragettes. L'avis de M. Paul Hervieu.

Londres, 23 juin.

Un merveilleux après-midi d'été a favorisé samedi dernier l'extraordinaire manifestation des suffragettes.

L' « 'Union politique et sociale des femmes » se vante de pouvoir toujours compter sur une journée ensoleillée pour toute démonstration qu'elle organise: une fois de plus cette aimable tradition a été fidèlement observée par le soleil, qui a daigné briller de tout son éclat tandis que se réunissaient sur YEmbankment plus de 10,000 femmes, de tout âge, de toute profession, de toute situation sociale. Deux heures durant, ces femmes préparèrent avec méthode et un sang froid admirables l'immense procession qui allait dérouler ses anneaux muticolorés sur un parcours de plusieurs lieues. Entre temps, une quête était faite au profit de la cause parmi les curieux qui encombraient les bords de la Tamise et les rues avoisinantes 125,000 francs furent ainsi ramassés, sou par sou, ce qui donne une idée approximative du nombre d'admirateurs qui entouraient les amazones de l'Empire britannique.

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des suffragettes s'ébranlèrent, ayant à leur tête la « générale Drummond », montée à califourchon sur un coursier paisible, et gagnèrent l'Albert Hall en passant par Northumberland avenue, Pall-Mall, Saint-Jamés's Street, Piccadilly, Knightsbridge Road et Kensington Road. M. Paul Hervieu m'a fait le grand honneur de m'inviter à partager avec lui un-, balcon, situé au coin du Haymarket et de Pall-Mall, d'où l'on embrasse d'un seul coup d'oeil la foule innombrable massée dans Trafalgar Square.

-De lourds' omnibus automobiles, des taxis, des cabs, ont été surpris par cette marée humaine et sont restés enlizés de chaque côté de la chaussée; la foule a pris d'assaut tous ces véhicules, et, install'és confortablement sur ces observatoires improvisés, des centaines d'hommes et de femmes contemplent le défilé interminable des suffragettes, et les acclament au passage, agitant, à tour de bras, chapeaux, mouchoirs, ombrelles, et criant « Hourra » de toute la force de leurs poumons.

La cohue du reste bien calme, bon enfant, et très ordonnée, après avoir encombré les trottoirs, a couvert la chaussée, ne laissant qu'un chemin relativement étroit au milieu de la voie publique tout le long de cette route taillée à vif dans cette muraille vivante, des policèmen sont postés de cent mètres en cent mètres ils contiennent saps effort la poussée de ces milliers de personnes, et dans le chenal qui méandre à travers Northumberland Avenue et Trafalgar Square, pour aboutir'à la ligne presque droite de Koskspur et de Pall-Mal, roulent les flots pressés de la procession. Par rangs de huit ou de dix, les manifestantes défilent à une allure militaire: détail charmant qui. donne de la grâce et de la beauté à ce cortège colossal, toutes les femmes portent dans leurs bras des.gerbes de fleurs.

En tête de chaque groupe s'avance une bannière où est inscrit en lettres immenses le nom de la délégation, derrière viennent des étendards de dimensions plus modestes, où l'on peut lire les noms des héroïnes de la cause féministe d'autres bannières donnent de bons conseils aux protestataires Go on pestering,

« Continuez à embêter », dit une énorme pancarte que portent crânement deux gaillardes;

Ce qui est bon pour Jacques est bon pour Jeanne,

affirme un autre oriflamme; et de moment en moment revient devant nos yeux le cri de guerre que connaissent trop bien les ministres libéraux Le vote pour les femmes.

Et rapidement, aux accents guerriers d'une cinquantaine de mùsiques qui font alterner avec la Marseillaise jouée à l'anglaise, les marches les plus entraînantes de leur répertoire, passent en bel ordre les 10 ou 12,000 femmes qui représentent l'élite de toute la hiérarchie sociale universitaires, dont les robes académiques et le bonnet carré mettent une note sévère, dans l'ensemble riant des toilettes claires qu'arborent la majorité des suffragettes, oublieuses pour un jour du demi-deuil national; simples ouvrières, pauvrement mais proprement vêtues, qui réclament non seulement le droit au vote, mais aussi le droit de ne pas mourir de faim, et inscrivent sur leur bannière

Augmentation des salaires de famine institutrices presque coquettes dans leur robe modeste ornée de fleurs gardes malades, dont les uniformes et la tenue quasi-militaire déchaînent l'enthousiasme de la foule qui les acclame; dactylographes, demoiselles de magasin, couturières, modistes, fonctionnaires de l'Etat, -femmes de lettres dont les bannières portent, glorieusement, le nom de toutes les romancières illustres de l'Angleterre; actrices mises avec élégance, parmi lesquelles je reconnais miss Eva Moore, miss Fanny Brough doctoresses en médecine, bachelières ès sciences, bachelières ès arts. Et le défilé continue toujours, interminable voici les femmes athlètes qui marquent le pas, cambrent les reins et font bomber le torse; voici les membres de- la « Women's Social and political Union » avec l'écharpe violet-vert-blanc de leur association, puis les déléguées de la « Women's Freedom League » à l'écharpe jaune-blanc- vert.

Le contingent des prisonnières politiques est aussi à la place d'honneur six cent dix-sept femmes symbolisent le nombre de condamnations encourues par quatre cent quatre-vingts suffragettes vêtue de blanc, chacune porte une longue baguette que surmonte une flèche argentée, symbole du costume couvert de flèches noires qui est toujours en vigueur dans les prisons anglaises. Mais cette glorification des martyres serait incomplète si l'on ne, mettait sous les yeux de la foule la reproduction des tortures infligées aux héroïnes du mouvement féministe, et voici un char traîné par des chevaux somptueusement harnachés au centre, sur une sorte de trône, est assise une femme revêtue de la livrée infamante des prisonnières aux quatre coins du char, des jeunes filles, tout en blanc, montent la garde, appuyées sur des piques aux pointes d'argent et des acclamations retentissent de nouveau; du haut des omnibus, les petits mouchoirs blancs s'agitent avec frénésie; les hommes eux-mêmes se découvrent on applaudit: il n'y a pas à en douter un instant, l'énorme majorité des specta-~tèûrs est nettement favorablé aux charmantes propagandistes.

M. Paul Hervieu, qui a d'abord contemplé avec surprise l'énorme déploiement des forces féministes, me dit bientôt combien ce spectacle lui paraît émouvant: il admire l'ordre parfait dans lequel se déroule cette gigantesque procession qui éclipse toutes celles qu'à vues Londres, de mémoire d'homme. Partisan convaincu du féminisme pacifique, le maître trouve infiniment touchante cette union des femmes du peuple aux femmes de l'aristocratie de la naissance ou de la pensée, et il ajoute avec un peu de mélancolie.

Cette manifestation est souriante, non seulement parce qu'elle est faite par des femmes, mais aussi parce qu'elle regarde l'avenir. A Paris, trop souvent, hélas les manifestations sont violentes et sombres, parce qu'on les consacre à évoquer les rancunes du passé. Bt!lèp-ba's^bieH"lQinrde l^utne^ côte de :'î > l èjMffo c inp JenvdD 'Ai}/. ammsTgoTç

Trafalgar Square,, venant, de la Tamise, défilent toujours lés bannières multicolores qui perm'ettent de suivre le cours de la procession fleurie à travers la masse sombre et immobile des milliers de spectateurs.

Les suffragettes viennent de clore le chapitre belliqueux de leur histoire elles ont enfin' compris que plus fait douceur, que violence leur attitude, aussi gracieuse qu'émouvante en cette journée mémorable* agira plus efficacement et plus rapidement auprès de tous ceux qui détiennent le pouvoir, que les procédés par trop énergiques dont elles ont quelque peu abusé depuis l'avènement des libéraux au pouvoir.

Les résultats heureux de la modération et de la sagesse des suffragettes ne se sont pas fait attendre. Lundi, M. Asquith recevait une délégation de la « National Union of Womën's Suffrage Societies », et leur promettait que le gouvernement, quelles que fussent les vues personnelles du premier ministre, étudierait avec la plus grande sympathie et la plus grande bienveillance les réclamations des suffragettes. Fidèle à la parole donnée, M. Asquith a soumis mercredi .matin à ses collègues du cabinet les desiderata de la « National Union », et dans l'après-midi, répondant à une question de M. Shackleton qui vient de soumettre à la Chambre un bill sur le suffrage des femmes, M. Asquith a déclaré que le gouvernement était prêt a donner à la Chambre tout le temps nécessaire pour que fût discutée longuement la seconde lecture du bill, avant la fin de la session.

C'est là'un pas en avant considérable: on sait du reste que M. Asquith, qui est personnellement hostile au bill de M. Shackleton, n'est pas d'accord avec tous ses collègues sur la question de la réforme du suffrage des femmes les ministres l'emporteront-ils? Qui sait? Mais tout en admettant que l'on soit encore bien loin des résultats pratiques que souhaitent les suffragettes, il faut enregistrer comme un succès féministe ce simple fait que, partisans et adversaires parlementaires du' vote des femmes échangeront, dans l'enceinte sacrée de Westminster, de nombreuses paroles qui ne seront pas toutes vaines discuter une idée, même pour la condamner, c'est lui donner une importance considérable et parfois même une vie nouvelle. J. Coudurier.

velle. ,j J. Couduner.

LETTRES D'ITALIE

L'Espagne et le Vatican. Une statue d'Auguste Rome, 23 juin.

Le différend entre l'Espagne et le SaintSiège menace de dégénérer en conflit.Cnacune des deux parties s'est placée à un point de vue diamétralement opposé. Le ministèreéspagnolveutinstiluerlaliberté confessionnelle et l'égalité de tous les cultes-devant la loi, tandis que le Vatican réclame le régime d'exception en faveur de la communion catholique, qui est sanctionné par la Constitution et confirmé par le Concordat. L'entente ne deviendra possible que si au moins une dès- deux 'parties consent à céder quelque chose de ses prétentions, ce qui, àe,n juger par' Tétàt actuel des choses, '.ne' semble guère possible.

J'avais ouï dire, dès le début des difficultés en cours, dans des cercles ordinairement bien informés, que le SaintSiège saurait faire la part du feu et cela d'autant plus, que la liberté confessionnelle étant devenue la base de sa politique en France, il y aurait une contradiction tout au moins apparente dans un effort systématique tendant à la conservation du régime en vigueur en Espagne et qui est la négation de cette liberté. Ceux qui ignorent la flexibilité de la diplomatie apostolique et sa puissance d'adaptation ne comprennent pas qu'elle puisse invoquer en France ce qu'elle condamne au delà des Pyrénées. Mais, je crois avoir remarqué qu'au Vatican on considère le radicalisme espagnol comme un sentiment à fleur de peau, qui n'a pas de racines profondes dans le pays et qui est condamné à- ne faire au pouvoir qu'un passage éphé- mère. On dit même ouvertement que la nomenclature des partis, dans la patrie du Cid, ne répond pas aux réalités équivalentes des autres pays et que, par exemple, le programme du parti radical espagnol est un programme a l'eau de rose en comparaison de celui du parti radical français. Cela peut être vrai pour les questions sociales et économiques et même pour tout ce qui regarde l'ensemble de l'organisation de l'Etat et de l'administration publique, mais, pour ce qui d trait à la politique religieuse, il y a apparence que les postulants du parti que M. Canalejas représente au gouvernement ne le cèdent en rien à ceux dont les radicaux français poursuivent et ont en partie obtenu la réalisation.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'un débat s'est élevé entre Rome et Madrid sur le même sujet. La Constitution de 1812, qui établissait le privilège de la religion catholique, avait sombré avec la chute de la reine Isabelle et lorsque, en 1876, eut lieu la restauration de Ta dynastie àlphonsiste, une nouvelle Constitution fut proclamée dont l'article 11 admettait l'exercice de tous les cultes. Le cardinal Antonelli, alors secrétaire d'Etat de Sa Sainteté, protesta aussitôt contre cette disposition, contraire à l'ancienne Constitution que le Saint-Siège considérait rétablie de fait avec la monarchie. Le gouvernement espagnol s'empressa de donner à la papauté les plus amples assurances par une note où il était déclaré que la lettre seulement de la Constitution était changée et qu'en réalité le culte catholique était le seul reconnu et admis publiquement.

C'est donc sur ce document que s'appuie le Saint-Siège pour contester la validité des actes accomplis par le ministère Canalejas. Vous êtes informé que la', dernière note de la secrétairerie d'Etat à l'adresse du gouvernement de Madrid est partie avant-hier. Je sais cependant qu'au palais apostolique on a été très impressionné par le fait que le roi Alphonse a consenti, dans son message aux Cortès, à prendre laresponsabilité des réformes confessionnelles proposées par le ministère radical et qu'on commence à comprendre que le radicalisme n'est peut-être pas, même en Espagne, une doctrine politique aussi inconsistante qu'on l'a cru jusqu'à hier sur la rive droite du Tibre. Rien n'est aussi funeste en politique que les illu-

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et, sur la gravité des dangers, auxquels

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on est exposé. >♦ '•:̃" v-V >i >

Il faut rendre justice aux Italiens -suiK: l'amour qu'ils professent pour les trèso'ns de l'antiquité et sur la sollicitude paS' sionnée avec laquelle ils fouillent. le-sol', •'• de l'ancienne Rome pour exhumer, tes. dépouilles précieuses des siècles disparus que le temps et les vicissitudes ̃ tsistoriques avaient ensevelies. C'est à. (Je- zèle merveilleux pour tout ce quise rat- tache au glorieux souvenir de leur passa; que les Italiens doivent la richesse de' leurs musées, dont le patrimoine >s''Stç-;croît de jour en jour. Vous* n'avez ;pEts oublié le bruit joyeux qui s'est fait au-; tour de la Jeune fille d'Anzio, découverte l'année dernière dans une grotte au bord de la mer qui baigne la place Tyrrhg-, nienne, non loin de Rome. Un -aufte grand événement archéologique a eu lieu. ces jours derniers il s'agit d'une stàtjje d'Auguste, dont la beauté est incompa;- rable. La trouvaille est vraiment magifi" fique et l'on comprend l'effet d'admirlçtion et de contentement produit dàns-fe monde où ces découvertes sonttoujoups considérées comme des événements' d'importance nationale. ̃̃ La statue est composée de deux esriè* ces de marbre, et c'est ce qui a.fait douter un instant de sa valeur et de son authenticité. Mais les experts ont dëcla'iie, après mûr examen, qu'il est impbssïbje, >de révoquer en doute l'authentieité'de cette pièce. Elle nous présente Tiniagerla plus complète d'Auguste, du grand César;/ qui a été à la tète de l'empire romaini au moment où cet empire avait a^teintiVapogée de sa puissance et de sa .grarideujc. La figure a une expression de souf*' france et de tristesse vague, et c'est 'ce qui a fait dire à l'hon. Guido;BaccelJj,; qui est un fin connaisseur, que. le scu'lp- teur a reproduit les traits de César appës la maladie au cours de laquelle il fut soigné et guéri pan Antoine,- Musa. Q.tt ;sait en effet que ce disciple. d'Hippoerate soigna l'Empereur en l'année .731, ipçu de temps ayant notre ère, et que, le Sénat/ romain, pour le remercier d'avbir, s&uyé la vie de l'auguste souverain, lui décréta, une statue, et l'autorisa de porter. \\x, doigt la bague d'or. Nous connaisspn,s donc parfaitement aujourd'hui les traits de ce grand monarque qui n'eut' que deux torts dans sa vie celui, d'abord, d'avoir été triumvir avec Antoine-, et Lépide et celui encore plus grand d'avojp adopté Tibère, qui rendit l'empire aussi odieux et détesté qu'Auguste l'avait su rendre aimable et respecté. •'

H. Merou. < "i

LETTRES DE BELGIQUE

̃• i,

Bruxelles, 23 juin.

Los préliminaires de l'alliance hollando-belj» En attendant le démocratique voyage' du Roi et de la Reine à Paris, pour la.: fêle républicaine du 14 Juillet, Lsurs:: Majestés s'apprêtent à accueillir ici, dans les prochaines quarante-huit heu-r res, la commission hollando-belge, corn-: posée de sommités parlementaires idps deux pays. "̃•" ̃ "u; Sans doute, la réunion de cette coin" miâsiori • est-elle' ,ccl ipséev aux •yeux ̃' :dë l'étranger, par les fastes de rExpbsifciè™ :> de Bruxelles. Prêtez-y pourtant de^'a, tention. Elle a,'sous ses modestes dehoits, une vaste portée. \i'-i ̃ Rappelez- vous les. précédentes. Dura.pt ̃̃ près d'un demi-siècle, Belges et HollâO'- dais, divorcés, se regardèrent, conïme des ennemis irréconciliables. Les Belges ne pardonnaient pas-à la Hollande -leiir annexion à son territoire, ordonnée, par l'Europe en 1815. Les Hollandais lie par-; donnaient pas aux Belges leur révolution de septembre 1839. qui avait bmsé la chaîne. Puis, peu à peu, un peu d!p.u- bli se fit. On commença, de parVet d'>utre, à comprendre que si une mcompa;ti- bilité d'humeur- de religion surtout avait rendu la vie commune impossible," il existait cent raisons pour que deux peuples, l'un industriel, l'autre agriçoTp,, vécussent au moins en bons voisins. La Belgique esquissa un premier geste* de rapprochement. Elle transppr.taiVcte- septembre à juillet la commémoration ̃' annuelle de son indépendance, de façon; ̃- que cette fête nationale perdit, par, sa date, l'aspect d'une glorification dU'S.oulèvement antibollandais et de la ruptufç. Feu le roi Guillaume des Pays-Bas fit visite à Léopold Il. Puis, la guerre anglqv boer suscite des élans spontanés ;d'ûh peuple vers l'autre. Les deux drapeaux s'entremêlèrent fraternellement au faite d'ambulances envoyées sur les champs de bataille de compte à demi.; AnverSi Bruxelles retentirent de transports, d'adrmiration pour la jeune reine Wilhelmine, lorsqu'elle donna asile au vieux Kruger proscrit. ̃. '< 'Le public belge se cotisa même pour' faire hommage à.la fille de Guillaunje d'un objet d'art allégorique figurant OEdipe aveugle, guidé par la bravoure et la bonté d'Antigone. Quand, en 1905, la Belgique célébra le 75° anniversaire de son autonomie, les deux pays protestèrent d'une amitié où s'ensevelissaient les souvenirs amers. La détente était complète. <L'idée d'une entente jaillit alors du •cœur des choses. Pourquoi les deux moitiés des anciens Pays-Bas, désormais ré- conciliées, ne feraient-elles pas de. leurs deux faiblesses militaires, exposées à des agressions redoutables, une vraie force défensive? Pourquoi ne se garant tiraient-elles pas' mutuellement contrs de possibles convoitises, en même tempo qu'elles consolideraient par l'équilibre européen ? Lancée par.un journal à initiatives ardentes et par un jeune écri- vain de talent, M. Eug. Baie, laproposW tion se répandit en traînée de poudre. Accueillie avec surprise, et aigreur par une partie de la presse allemande, qui .y croyait dénicher une arrière-pensee'.de défiance à l'égard de la puissance iteùtonne avec une vive sympathie par 'la France politique et militaire, le général Langloisen tête; avec chaleur en'jBéî-, gique; avec un plaisir manifeste, m^is plus de réserve, par les. sujets de la'reiné Wilhelmine, lents à prendre dés. rê^o. lutions graves, elle n'apparut nulle part comme une utopie. Tacitement, d'ail- ` leurs, on reconnut, en deçà et au delà de la Moerdick, qu'il fallait laisser 'au temps le soin de la mûrir et à, la jté-, flexion le soin de fournir la solution da certaines diffîcultésau moins théoriques, celle qui résulte, entre autres, de neutralité de la Belgique. ̃ Mais pour que l'idée rie se Volatil; sa' t

pas dans l'intervalle, il fut décidé'qù'bn

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y préluderait en forgeant entre les deux pays des liens économiques, intellectuels, sociaux, qui prépareraient le terrain de l'entente militaire et'finiraient même par ta- rrendfe "aussi logiquement indispensable! qu'un.courpnnement d'édifice. C'est ,ce qu'on appelle, en Angleterre, « inti>o,dùire l'instrument de pénétration by ïhe^thin end of the wedge», ou, en français, « entrer dans une grande maison par la petite porte ».

De la, la: création de cette commission hbilândO'belge d'hommes d'Etat, députés,- sénateurs influents des deu^ pays, réunie déjà deux fois à Bruxelles et à La Haye-.et.; qui, siégeant tour, à, tour dans les locaux du.: Parlement belge et des Etats généraux néerlandais, mâche les premières besognes des gouvernements respectifs; en élaborant et proposant des base-s.de. traités par lesquels, les deux pays s'accorderaient mutuellement l'exequatuf des sentences de leurs tribunaux, un abaissement considérable de leurs taxés postales, la protection de leurs brevets: et de leur production inlelleçtueHe, .sans préjudice dune entente entre leurs banques d'Etat, de la création d'un, chèque postal hollando-bélge, d'une plus libre importation du bétail néerlandais en Belgique, etc.

Le projet de réduction de la taxe postaley déjà, agréé par les deux gouvernements, n'est retardé. que par certaines considérations budgétaires qui ne résisterontpas longtemps à l'intérêt qu'ils ont de favoriser, d'intensifier des rapports d'affaires dont les chiffres suivants suffisent à! exprimer l'extraordinaire croissance, .en. cinq ans, augmentation de 5 0/Q Ides échanges de marchandises par chemins de fer entre la Hollande et ki Belgique devenue, en ce court laps; de. temps, un des premiers marchés, des Pays-Bas, dont le commerce s'orientait surtout, précédemment, vers l'Angleterre et l'Allemagne et qui, parallèlement, a sauté,.du quatrième au deuxième rang, dans la hiérarchie des débouchés belges.

II est certain aussi que la Néerlande, seule nation Téfractaire jusqu'ici à la Convention _de Berne pour la protection de la propriété artistique et littéraire contre la contrefaçon, y aura adhéré, "enfifij!. avant 1911, pour traiter avec la Belgique sur .les bases d'un projet élaboré' par la commission hollando-belge et qui constitue une telle merveille de frécisiôn juridique qu'il a servi de moèlé' à Un récent projet français. Enfin, la cômniission a. mis sur le métier un projet- d'accord pour la. protection des hypothèques maritimes et fluviales, acQord -auquel seront conviées à nouveau aussi la France et l'Allemagne, comme Etats limitrophes.

̃ L'imminente réunion de la commission à Bruxelles portera sur la réduction; de -là taxe, téléphonique hollandb:Belge, sur l'homologation réciproque de certains diplômes, sur l'égalité des impôts grevant les entreprises commerciales dans les deux pays, etc., etc. Mais ce qui domine tous ces détails, c'est.ratmosphère de solidarité, de confiance créée par- ces échanges de vues, ces ajustements d'intérêts, et le coude-àcoudie, désormais constant, d'une élite belgicô-hollandaise.

L{£. Hollande qui, par ressentiment politique, h'aVait jamais voulu participer1 à aucune Exposition universelle en Belçique, a fait d'exceptionnels sacrifices pour. briller comme un soleil à la présente World's Pair de Bruxelles; et, il y a quelques semaines, M. Beernaert, président de la commission hollande-belge, délégué; pour notifier l'avènement d'Albert; I?r à la Cour de's Pays-Bas, y fut reçu' aux sons de la Brabançonne, exécutée pour la première fois à La Haye, depuis la 'révolution d'où fusa cette Marseillaise belge.

,'Ofi peut donc dire d'après tous ces symptômes qui se font sentir des deux côtés la frontière, que l'entente militaire- même, dont on continue à s'inquiéter à Berlin (à preuve un récent- et important article du général prussien de Boeck dans la Deutsche Revue); est en train de se faire dans les esprits. G'est-à-dire qu'elle se réaliserait en quelque sorte toùte seule, demain, par génération spontanée, sans formel pacte préalàble.xsi des événements troublants en démontraient l'urgence. Voilà, dans tous'lës cas, le courant qui va circuler sous- les travaux de la troisième conférence de la commission hollando-belge et déborder silencieusement leur programme immédiat. Nulle puissance pacifique et sincèrement soucieuse du ritaintien du statu quo européen ne l'endiguera ni ne's'en chagrinera, la France moins que toute autre, la France d'aujourd'hui qui a si complètement répudié les 'rêves alarmants de Napoléon III, cauchemars des Belges.

̃ Gérard Harry.

LETTRES DE RUSSIE

Nuits blanches

'̃̃̃'̃: Saint-Pétersbourg, 21 juin. C'e^t la grande trêve qui commence la politique chôme dans une Douma dépeuplée et les caricatures ne représentent'plus que les huissiers pourchassant les députés dans le jardin de Tauride pour, réunir le quorum nécessaire. La discussion des affaires de Finlande a •marqué la dernière étape de la session, et le. Conseil de l'empire, qui s'attarde encore, poursuit ses séances au milieu de l'indifférence générale.

L$ clôture du Salon de l'automobile a été aussi celle de la saison mondaine; Saint-Pétersbourg se vide, les gares sont envahies: une page blanche succède aux' pages si remplies de l'hiver et du printemps, et de fait ce n'est presque pas une métaphore; c'est la période des journées vides et des nuits blanches. Les nuits blanches, on en parle à distance avec le même ravissement que des nuits.de clair de luné italiennes. Il semble -[agréable de voir se confondre le couchant et l'aurore. A onze heures du soirjon peut lire son journal dans la rue, ,et l'étranger débarqué la nuit à Saint-Pétersbourg se croirait dans un paysrde' fantasmagorie où les aiguilles des montres et le soleil seraient pris tout a coup de folie.

Maïs pour les dispensés du -Baedeker, Îë3 blasés qui veulent dormir, les nuits blaric'hes n'ont qu'un charme singulièrement hypothétique, CTest en. vain que l'on baisse les stores, qui sont tous à Saint-Péterbourg de la couleur dés. nuits blanches l'horrible liimièrê blafarde continue à filtrer dans la chambre un cauchemar. fem»r, J0 Sousij!$j}o§i$>.£iuv^ux» la ville semble

déteindre dans 'son livide' crépuscule/ On sort. Les endroits où l'on est censé s'amuser' sont nombreux à Sàînt-pé-, tersbourg la foule piétine devant1 •des scènes découvertes où seuls, d'après les dernières ordonnances de police, les gymnastes sont admis; la matchiche car on en est encore à la matchiche à Saint-Pétersbourg s'éçhevèle devant les soupeurs privilégiés qui ont pu -conquérir une table et c'est l'éternel et classique déhanchement de quelques épaves de Paris et, pour finir,' le traditionnel bruit de vaisselle, la pâle noce, sous un ciel pâle.

Et le matin, mais au fond le matin a commencé déjà le soir, rien n'est plus déprimant que le cortège des mélancoliques isvochtchiks qui déambulent avec, à travers l'équipage, quelque chose d'amorphe et de flasque les gens qui se sont amusés.

Et l'on conçoit que la foule guette à Saint-Pétersbourg sur les tours municipales les signaux d'incendie qui, dans le ciel morne, viennent briser la tnonotonie des nuits d'insomnie René Marchand.

A l'Etranger

La question religieuse en Espagne Madrid, 24 juin. En sortant du Conseil tenu an Palais sous la présidence du Roi, M. Canalejas a déclaré que le Conseil s'était occupé principalement de la. question religieuse. ̃ M. Canalejas a rappelé auRoi les conversations qu'il eut avec lui quand il fut appelé au pouvoir et celles qui suivirent, ainsi que les accords pris par le Conseil relativement à la politique religieuse du cabinet.

Le président du Conseil a réitéré au monarque la ferme intention du gouvernement de ne pas modifier la ligne de conduite qu'il s'était tracée, et il a fait l'historique des négociations engagées avec le Vatican en insistant sur la prudence du cabinet et les bonnes dispositions dont il a fait preuve à l'égard du Saint-Siège, au début.

L'attitude de quelques partis de droite qui, croyant que M. Canalejas ne pourrait pas mettre en pratique le programme qu'il avait annoncé, lui ménageaient un accueil favorable, provoqua la méfiance et amena des attaques des gauches.

Le gouvernement continuera son œuvi'e démocratique progressive à laquelle il s'est attaché, encore que dans des limites moins radicales que les gauches ne le désirent. Le gouvernement maintiendra les prérogatives et la souveraineté du pouvoir civil, et il poursuivra la réduction et la limitation des associations religieuses.

Les décrets récents relatifs au culte et qui ne violent aucunement le Concordat, ne serront pas modifiés par le gouvernement et aucun cabinet ne pourra îles abroger sans porter atteinte à la civilisation. Le gouvernement a reçu seulement une réponse aux deux notes qu'il a envoyées au Vatican. Aussi va-t-il réclamer la réponse à la dernière note, la protestation du Saint-Siège contre les décrets en question n'ayant aucun rapport avec les négociations relatives au Concordat. La politique du cabinet ne cherche pas à léser la religion, mais elle tend à faire prévaloir les prérogatives de la souveraineté nationale.

Parlant des protestations qui s'élèvent de ^nombreux points, M.- -Can-alejag a,, déclaré, qu'il respectera l'opinion de tous, niais quUl soumettra les menaces aux rigueurs des lois. En terminant, il a affirmé à nouveau son inébranlable décision de réaliser son programme et a fait savoir qu'il comptait déjà l'adhésion de tous les leaders libéraux et qu'il avait reçu de l'étranger de chaudes félicitations et de précieux encouragements. Rome, 24 juin.

A propos de la nouvelle donnée par un journal parisien relativement à la rupture des négociations entre le Saint-Siège et l'Espagne, le Corriere d'Ilalia, organe catholique, déclare qu'il résulte de renseignements pris par lui que cette nouvelle, quoique vraisemblable, est inexacte. Les négociations entre l'Espagne et le Saint-Siège continuent encore et ce n'est pas du côté du Vatican que la bonne volonté d'arriver à un accord pacifique fait défaut:

L'incident gréco-roumain

Berlin, 24 mai.

On télégraphie de Bucharest au Berliner Lokalanzeiger que la réponse de la Grèce ne satisfait pas la Roumanie. Un conseil des ministres extraordinaire s'est réuni aujourd'hui, auquel le président de la Chambre fut convié. Le ..président du Conseil est parti ensuite pour Sinaia, résidence du Roi. Demain seront publiées les mesures de défense que compte prendre la Roumanie. Bon.nefox.

Les régates de Kiel

Berlin, 24 juin.

L'empereur Guillaume a couru aujourd'hui, sur son yacht le Meteor,. la course de l'Automobile-Club, à Kiel.

Le prince de Monaco avait pris passage avec lui sur le Meteor.

Le Berliner Tageblatt annonce que l'ancien secrétaire d'Etat aux colonies, M. Dernburg, est parti pour Kiel, où il a été invité, par M. Ballen, a assister aux régates bord de YOceana. M. ûernburg aura l'occasion d'être reçu par l'Empereur et de le remercier des honneurs qui lui ont été accordés lors de sa retraite. Bonnefok.

Triple anniversaire

° Vérone, 24 juin.

̃ Ce matin, aux ossuaires de Solferino, San Martino et Custoza ont eu lieu des cérémonies commémoratives du 24 juin 1859 et du 24 juin 1866, en présence du consul général de France, à Milan, et du consul général austro-hongrois. Après les cérémonies religieuses des couronnes ont été déposées, des discours patriotiques ont été prononcés. Des dépêches ont été envoyées aux souverains et à la'reine Marguerite.

Les chemins de fer franco-italiens Rome, 24 Juin.'

La conférence technique internationale pour l'amélioration et le développement des communications entre la France et l'Italie s'ést réunie à Rome sous la présidence du prince Scalea, sous-secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, et la vice-présidence de M. Albert Legrand, ministre plénipotentiaire de France.

Au cours des six séances tenues au palais de la Consulta, la conférence a examiné successivement la question se rattachant à l'amélioration des lignes du Mont-Cenis et de Vintimille, l'achèvement de la ligne ConiNice et la construction éventuelle d'une nouvelle voie ferrée à travers les Alpes occidentales.

Cet échange de vues amical a permis aux délégations française et italienne de préciser et de discuter les desiderata de leurs administrations respectives concernant l'amélioration des voies existantes et la continuation des travaux sur la voie en construction.

,< jEkfcWjqui^ucjiftôKfménagenigifeiéRejiitUQli QI d'un^uï3«cé,e,'jd«st.MpeSiFjId«#légfeti.Wi-il»»?'3

caise a exposé dans leurs lignes générales les éléments techniques et économiques des divers projets qui ont été envisagés, (lignes mont: Blanc-Petit-Saint-Bernard, Briancpa à

Qulx).

La .délégation italienne s'est déclarée disposée à étudier la, question afin de pouvoir se prononcer. ̃ La conférence ayant, épuisé son ordre du jour a -suspendu ses séances pour les reprendre à une date que les deux gouvernements fixeront d'Un commun accorda

La politique de M. de Bethmann .Berlin, 24 juin.

La presse libérale tout entière représente les changements ministériels récents comme une concession nouvelle au bloc bleu et noir. Je puis vous assurer que rien n'est plus inexact. M. de Bethmann-Hollweg continue à gouverner en dehors de -toute majorité et il tient à être, aussi indépendant du bloc bleu et noir que du bloc de Btilow. II l'a affirmé nettement en appelant M. von Schorlemer au pouvoir. M. de Bethmann est un doctrinaire genre Guizot, avec toutes les qualités et tous les défauts de la 'fermeté hautaine. Sera-t-il brisé ou brisera-t-il ? Ceci est une autre question, mais il n'est à la remorque que de sa conscience et n'a pas dévié d'un cran de' la ligne qu'il a choisie. II tombera .certainement, mais le. jour où l'Empereur sera en désaccord avec lui. Le caractère en lui est supérieur à l'intelligence qui est plus spéculative que pratique.

Les bruits de démission du chancelier sont formellement démentis. Bonn'efom. `

La marée rouge en Allemagne Berlin, 24 juin.

La marée rouge monte toujours. Le socialiste Busolt a été élu à Friedber, en Hesse, contre un àgrarien à une forte majorité. Il y.a 'actuellement 49 socialistes au Reichstag au lieu de 42 qui avaient été élu aux élections générales. Boxxefon.

Une, reprise

Berlin, 25 juin.

Le Tageblatt annonce que le procès intenté au prince d'Euleubourg, interrompu à cause de l'état, précaire de la santé de l'inculpé, sera repris en septembre devant les Assises, mais dans les milieux judiciaires on déclare ne rien savoir de cette nouvelle qui paraît même peu vraisemblable.

Un drame à Florence

Florence, 24 juin.

Une enquête est ouverte sur là mort de Mme Novelli, femme de l'auteur dramatique Auguste Novelli, qui s'est suicidée dans des conditions extraordiraires en avalant des pastilles de sublimé le 1" janvier dernier.. On raconte que les deux sœurs de la jeune femme, qui, la jalousaient, lui persuadèrent que son mari avait une maîtresse et mirent elles-mêmes le poison à portée de sa main. M. Novelli, en rentrant, trouva sa femme en proie à de.s douleurs atroces; il crut à une hémorrhagie" interne, et ses deux bellessœurs assistèrent impassibles à l'agonie de la malheureuse. Et lorsque les médecins arrivèrent, elles iie les prévinrent pas que Mme Novelli avait absorbé du poison. On annonce que les deux sœurs de Mme Novelli seront- inculpées d'homicide.

L'officier empoisonneur

Budapestj 24 juin.

Le jugement de l'affaire Hofrichter, l'officier empoisonneur de Linz, sera publié demain. Hofrichter est condamné à vingt ans de, travaux for£és-,rà:partiç fl,u-jour.. du jugement, à la dégradation militaire et à l'exclusion de l'armée. Le jugement admet comme circonstances atténuantes son passé irréprochable et sa responsabilité limitée.

Le crime du lac de Côme

New-York, 24 juin.

> On né croit pas que Charlton soit extradé; l'Italie ayant toujours réclamé que les Italiens arrêtés en Italie1 pour des crimes commis aux Etats-Unis soient jugés en Italie, les Etats-Unis tiendront à ce que. Charlton. soit jugé par les tribunaux américains. Charlton n'a pas comparu aujourd'hui devant l'officier judiciaire d'Hoboken, et son défenseur a obtenu un sursis jusqu'au 28 juin. Charlton a été consigné dans la prison de l'arrondissement de l'Hudson à Jersey City, où son compagnon de cellule est le fameux briseur de coffres-forts, condamné à sept ans de détention. ̃•,

Il a été examiné aujourd'hui par un aliéniste et on prétend qu'il échappera à la peine capitale, car on pense que son avocat arrivera à établir qu'il est en état de démence.

Le père de Charlton, étant avocat-conseil du bureau des affaires insulaires du département de la guerre, possède quelque influence.

Le prévenu était autrefois employé de la National City Bank, de New-York il possède aussi des amis, dont un certain nombre affirment, qu'il donna constamment des signes de folie.

M. Charlton père est arrivé hier à dix heures du soir. Il a eu un long entretien avec son fils. Il pleura presque tout le temps, mais son flls conserva un air de complète indifférence.

L'absinthe interdite en Suisse Berne, 24 juin.

L'absinthe va être prochainement complètement interdite en Suisse. Les Chambres fédérales ont, en effet, définitivement et à l'unanimité voté la loi prohibant la fabrication, l'importation et la vente de l'absinthe et de toutes imitations sur le territoire suisse, à partir du 7 octobre 1910.

COURTES DÉPÊCHES

L'infante Isabelle est arrivée hier à Madrid le Roi, la famille royale et les ministres attendaient à la gare.

Une dépêche d'Athènes annonce que les élections pour l'Assemblée nationale grecque auraient lieu le 14 août.

On mande de Sofia que le gouvernement bulgare a été invité à envoyer un représentant aux grandes manœuvres françaises de l'automne prochain.

Le ministère hollandais, interpellé à la Chambre, sur la, dernière Encyclique; a répondu qu'il n'y avait pas lieu d'intervenir. La canonnière' portugaise Liberal a coulé sur la côte d'Afrique. L'équipage a été sauvé et débarqué à Loanda.

Figaro à Londres

Cet après-midi le prince de Galles a reçu 1a confirmation en la chapelle de Windsor. Le Roi, la reine Mary, le prince de Galles, le prince Albert et la princesse Mary quittèrent Paddington-Station à une heure, se rendant à Windsor. Toute la famille royale était en grand deuil, à l'exception des deux jeunes princes qui portaient leur uniforme de cadets de la marine royale.

La reine Alexandra, qu'accompagnaient l'impératrice douairière de Russie et la princesse Victoria, alla à Windsor en automobile. A deux heures moins le quart,"un lunch réunissait la famille royale dans la salle à manger, de gala du château. A trois heures

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assisté doyen Windsor et du Réf. Dixon Wright. Après la cérémonie, la Reine mère ef ses' enfants sè rendirent à- lat chapelle .mortuaire toute décorée, de fleurs, puis un peu plus .tard le Roi, les Reines et la famille, royale quittèrent Windsor rentrant, à Londres.

On dément officiellement le rappel de sir Eldon Gorst, agent diplomatique, et son remplacement au Caire par sir Arthur Hardinge.

Le lord-maire a donné, cet après-midi, à Mansion House, une réception en l'honneur des congressistes des Chambres do' commerce au nombre d'environ 400.

Tandis que les associations féministes observaient scrupuleusement la'trêve qui a été en quelque sorte moralement signée entre les suffragettes et le gouvernement avant les élections générales, une indépendante Miss Emely Davison, institutrice, s'est amusée à casser deux vitres des bureaux de la couronne installés dans le, palais de la Cliambre des lords. Les cailloux qu'a jetés dans les fenêtres du Parlement cette suffra-'gette farouche étaient enveloppés de bouts de papier portant ces inscriptions « A M. Asquith ̃: Donnez- toutes les ̃ facilités voulues au nouveau bill pour le vote des femmes soyez 'sage à 'temps, les femmes n'accepteront pas qu'on se moque d'elles ». Condamnée à une amende de 125 francs, plus 10 fr. 50 de frais, ou par défaut à un mois de prison, miss Davison a payé l'amende,. tout en protestant vigoureusement elle à, du reste, déclaré qu'elle avait agi de sa propre autorité, sans consulter les, ligues féministes ou qui que ce fût.

Un fort tremblement de terre a été enregistré à Westbromwich, à une heure trentedeux de l'après-midi c'est le plus fort qui ait jamais été enregistré à Westbromwich. Un tremblement prélinunaire dura environ, six minutes' et dut avoir lieu à une distance de 1,200 milles.

Les marchands de tableaux veulent-ils faire encore à la nation anglaise le coup de la « Rokeby Venus » ou du Holbein ? On serait presque tenté de le croire. La presse ,annonce aujourd'hui qu'une toile célèbre de Van Dyck, le Comte et la comtesse de Derby et leur enfant, a été vendue récemment par le comte de Clarenton et que le nouveau propriétaire de cette œuvre admirable l'expose chez un marchand de tableaux du West End 'avant d'entrer en pourparlers avec les in'nombrables amateurs américains qui ne demanderont qu'à profiter de cette occasion unique, etc., etc. On croit que ledit tableau a été payé une trentaine de mille livres et que son acquéreur ne s'en défera pas à moins flu double. fl serait bien surprenant que des amis de l'art ne se missent pas en campagne pour ouvrir une souscription publique et racheter à l'intermédiaire avisé ce chef-d'œuvre, afin de l'offrir à la « National Gallery ». J. Coodurier.

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Figaro en Belgique

LES VISITES FBANCO-BELÛES

Bruxelles, 24 juin.

h' Indépendance belge publie la note suivante

Aux funérailles du roi Edouard VII, l'empereur Guillaume invita personnellement le roi Albert A lui rendre visite dans sa capitale aune époque très rapprochée.•

C'est là, croyons-nous, la seule raison pour laquelle la visite royale à Berlin eut lieu avant la visite royale à Pans. Mais lé-fait comporte comme conséquence inévitable que la visite de Guillaume II à Bruxelles aura lieu avant la visite de M. Fallières, et la visite de Guillaume II étant fixée, à ce qu'on assure,, au 15 octobre, la visite de, M. Fallières. n'aurait pu. avoir lieu qu'à l'arrière "̃ automne; C'est -probablement pour cela qu'elle est ajournée au printemps 1911. De toutes manières, on regrettera beaucoup à Bruxelles cet ajournement.

Mais l'officieux Journal de Bruxelles déclare que le gouvernement, belge n'a encore reçu aucune communication au sujet du voyage dé M. Pallièrés, et que l'on ne sera fixé sur ce point qu'après la visite très prochaine du Roi à Paris. ̃̃'<̃̃

LES RELATIONS HOLLANDO-BELGES

C'est, annonce-t-on, vers la mi-septembre que le roi et la ,reine des Belges rendront leur visite d'avènement à la reine' Wilhelmine et au prince-consort des Pays-Bas. Cette visite sera accompagnée d'une série de fêtes hollando-bclges, destinées à consacrer le rapprochement définitif des deux pays et leur désir réciproque de conclure une solide entente cordiale. Elle aura donc, une importance politique que soulignera peu après une visite de la souveraine néerlandaise et du prince Henri à Bruxelles, avant la élôture de l'Exposition.

A L'EXPOSITION

L'inauguration du pavillon brésilien a été charmante. Trois cents dames en toilette de soirée, presque tous les membres des comités de l'Exposition,- les ministres des affaires étrangères et des travaux publics, le bourgmestre, le corps diplomatique accompagnaient le maréchal da Fonseca, le ministre, le consul du Brésil et le Comité brésilien, et ont parcouru les diverses salles de la section.

Amérique latine

DANS L'ARGENTINE

Buenos-Aires, 24 juin.

IL Baudin. L'ambassadeur spécial de France aux fêtes du Centenaire, M. Pierre Baudin, a été l'objet de nombreuses marques de sympathie et de considération pendant son séjour dans la province de Cordoca. Lois sociales. Le gouvernement et le Congrès national étudient à l'heure présente l'élaboration de lois ouvrières. Le banquet -en Vhonnèur du Président: La daté du banquet en l'honneur .du président de la République, M. Figueroa Alcorta, a été fixée au. 30 courant. Toutes les autorités y sont invitées.

Le départ du général von der Goltz.– Le général von der-Goltz s'est enibarqué à bord du K œnig-Friedrich-August Il a' été salué par les autorités et de nombreuses personnalités civiles et militaires. ̃ AU CHILI

J Santiago, 24 juin. L'Exposition- internationale des beaux-arts. D'après les nouvelles qui sont parvenues aujourd'hui au comité de l'Exposition des beaux-arts, les célèbres peintres portugais MM. Costamotta, Malboa, Sàlgado, Reis et le sculpteur Texeiro ont promis leur concours. AU BRESIL

De notre correspondant

Bruxelles, 24 juin.

Le maréchal da Fonseca et le pavillon bré~silien. Le maréchal Hetmes da Fonseca, accompagné du ministre du Brésil, a été reçu par le Roi en audience spéciale. Au cours de l'entrevue, qui a été empreinte de la plus grande cordialité, le Roi a eu des expressions très aimables pour les progrès du Brésil.

Le maréchal est parti hier en excursion pour la ville d'Anvers. Il a été reçu à l'Hôtel de Ville par le bourgmestre, qui lui a souhaité la bienvenue. Le maréchal a- visité ensuite la- cathédrale, le port et le jardin zoologique. ̃

.Demain, au''nt'rH.ist&Te des afFàt.res-éttan--

g~r~~sa~~ ~X~ tf`t` ~jt~a'~Qtt'ié~ir,r

maréchal da Fonseca. Le soir sera inauguré le pavillon par lequel le Brésil se fait représenter à l'Exposition de Bruxelles.

Cinq cents invitations ont été distribuées pour j acte d'inauguration.

Les journaux publient la biographie du maréchal da Fohseca et font des éloges de sa personnalité. ̃ AU MEXIQUE

Mexico, 24 juin.

Chemins de fer. Les recettes des chemins de fer nationaux mexicains ont été, pendant la quatrième semaine du mois de mai, de 2,013,374 dollars, soit une .augmentation de 71,112 dollars'sur la semaine correspondante de l'année dernière.

En mai, ces recettes ont été de 6,338,859 dollars, ce qui donne une augmentation de 499,718 dollars sur le mois de mai 1909. La récolte de coton. –? D'après les calculs faits par les hommes d'affaires de Torreon (Coahuila), la récolte de coton dans la Laguna. dépassera les provisions les plus optimistes. Elle serait, assure-t-on, d'au moins un million cinq cent mille quintaux. Ce résultat est dû à l'augmentation de la superficie ensemencée et aux excellentes conditions culturales.

DANS L'URUGUAY

•̃ Montevideo, 24 juin. Le ministre de France. M. Carteron, ministre de France à Montevideo, est arrivé. NOTES BRÉSILIENNES

Chemins de fer. Le prolongement du chemin de fer central du Brésil jusqu'à Pirapora vient d'être livré au trafic. On a également inauguré le premier tronçon de la ligne raccordant les chemins de fer Victoria-Diamantina et Central du Brésil. On a mis aussi en exploitation la première section du chemin de fer de Cruz-Aita à

ÏJuhy,

Dans la ligne' de Santa-Catharina, on siguale l'ouverture au service public du tronçon de San Francisco à Hansa, sur une étendue de 96 kilomètres.

Point d'emprunt. Un banquier de NewYork, M. Lawrence Tinmure, a écrit au gouvernement fédéral lui demandant s'il se proposait de traiter un emprunt à l'étranger. Le ministre des finances lui a répondu que l'Union ne pense pas, pour l'instant, effectuer d'opérations de ce genre. Finances de la préfecture de Rio. Les recettes générales de la préfecture de Rio-deJaneiro, pour le mois d'avril, se sont élevées à 10,076,011 milreis, somme comprenant' le solde du mois précédent, soit 8,912,350 milreis. Les dépenses effectuées pendant le même mois ont atteint seulement le chiffre de 3 millions. 201,057 milreis.

Un solde de 6,874,954 milreis a été- reporté aux comptes du mois de mai.,

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EN PROMENADE

Il n'est pas de plus charmante ni. de plus robuste, automobile..que la 10/12 H P 4 cylindres Cottin Desgouttes. D'uri rendement' rare, cette voiture de force moyenne, économique en essence et en pneus, est aussi à l'aise dans la plaine que dans la montagne. Elle abat, sans la moindre difficulté, ses 300 kilomètres par jour.

Est-il besoin de rappeler que les usines Cottin- Desgouttes de Lyon-Paris ont leurs agence et atelier de réparations, 211, boulevard Pereire?

LA CHAMBRE

1 'Vendredi 24 juin.

.LES DECORATIONS

Si la nouvelle Chambre n'était pas absolument contente de la besogne qu'elle a faite hier et du spectacle qu'elle a donné, il ne faudrait pas en être surpris". L'Officiel porte conseil. Peut-être est-elle un peu étonnée elle-même d'avoir invalidé un de ses membres, parce que; obéissant à un scrupule des plus honorables, il se refusait à prononcer, en public un nom qui aurait pu compromettre des tiers.

Cependant nous avons, sans désemparer, l'écho annoncé de cette mémorable séance. M. Rouanet dépose1 et développe une proposition dé loi dont le but est de couper court à de scandaleux trafics en supprimant toutes les décorations. Naturellement, il demande la déclaration d'urgence. Leduc de Rohan se rallie à son idée; il admet qu'on supprime même les décorations militaires. M. de Folleville de Bimorel n'est pas de cet avis.,Il fait valoir que, dans l'ordre civil, beaucoup de décorations sont méritées, et qu'en tout cas on ne peut pas résoudre an pied levé une question de cette importance. N'est-ce pas l'évidence même? Une certaine hésitation se manifeste sur les bancs parlementaires, et' alors M. le président du Conseil s'empresse de mettre la Chambre en garde contre les résolutions hâtives et les mauvaises méthodes de travail. Dire à quel point il a raison, c'est porter de l'eau â la rivière

M. Briand, président du Conseil. Je n'ai pas à me prononcer sur le fond de la question, mais sur les conditions dans lesquelles est faite la proposition.

Il s'agit d'une question de méthode de travail. A la suite de l'émotion qui s'est produite à la séance d'hier, M. Rouanet demande, au début de la séance, de supprimer les décorations sans examen, sans études préalables.

C'est une proposition de circonstance. Elle n'est pas suffisamment étudiée la preuve en est dans lès réserves et lés distinctions qui ont été énoncées.

Dans la déclaration, le gouvernement a appelé l'attention de la .Chambre sur les dangers d'une pareille méthode de travail, Si la proposition est renvoyée à une commission qui rétudiera sérieusement,, alors la Chambre sera mise en présence d'une proposition réfléchie et pourra statuer en connaissance de cause.

Il y a, en dehors de cette tourbe de courtiers et au-dessus d'elle, il y a beaucoup d'honnêtes gens qui ont rendu des services au pays et qu'il serait souverainement injuste de flétrir par le vote d'une pareille proposition. (Applaudissements à gauche.) Que la Chambre prenne garde, par un vote de cette nature, de jeter sur elle un certain discrédit. (Applaudissements à gauche.) Là-dessus, M. Rouanet réplique et insiste. Il semble que l'opinion delà Chambre soit conforme à celle de M. le président du Conseil. Cependant le scrutin nécessite un pointage,- dont le résultat donne tort à M. Rouanet, 268 voix contre 230.

L'ordre du jour appelle maintenant la suite de la vérification des pouvoirs. C'est M. le comte de Gontaut-Biron qui ^|5o.PMs|ji ^ntè-elon arguant r,

d~s~i~9~ll~ly~d~<q'~u~~t~f~

des émargements, demandé l'invalida- tion. M. Jules Boche lui oppose la plus lu-'mineuse des discussions appuyée sur le plus lumineux des rapports. Ce rapporta d'ailleurs été adopté par 22 voix contre 2. La thèse du rapporteur, en ce qui concerne l'excédent des bulletins sur.les émargements, est précisétnentcelle qui'a été adoptée, en plusieurs circonstances, par la Chambre. Il en résulte que M. de Gpntaut-Biron n'a obtenu qu'une assez faible majorité, mais réelle et certaine. M. J.-L. Breton riposte et il faut voter. Le scrutin à la tribune présente une différence énorme qui prouve qu'on ra, sans. avantage appréciable, perdu beaucoup de temps. L'élection de M. de Gon-s taut-Biron est validée par 251 voix contre

124.

C'est maintenant M. Légitimus, député de la Guadeloupe, qui vient défendre son élection. Le bureau l'a condamnée et a même donné à entendre que le véritable élu était son concurrent. M. Légitimus demande grâce pour soninexpérience et sa timidité. On l'applaudit sans l'écouter et, sans doute, à certains applaudissements plutôt ironiques, il se croit sauvé, car il descend de la tribune où le remplace M. Turmel, son rapporteur, manifestement hostile. La Chambre juge sans doute que. le procès est jugé et que toute démons- tration est inutile, car elle manifeste bruyamment qu'elle ne croit pas nécessaire d écouter ses explications. À son tour, il quitte la tribune, mais un second nègre y monte. C'est M. Lagrosillièrô, député de la Martinique, qui se propose, dit-on, de dauber sur son. collègue Légitimus. On lui fait comprendre que ce n'est pas la peine; il se résigne et renonce, lui aussi, à la parole. Mais un trois'ième nègre, M. Sévère, n'y renonce pas et le voilà parti, "très violent, très cruel pour l'administration coloniale. En vain M. Brisson s'efforce de le retenir sur ceite pente, il ne s'adoucit un mo- ment que pour recommencer, non sans verve. Cette petite scène des trois nègres a détendu les nerfs de la Chambre qui s'abandonne à la plus expansive gaieté. M. Sévère parle longuement, très longuement. Il tient à justifier; point par point, les conclusions du bureau. A quoi bon ? Puisque la cause est entendue. Il n'a guère fait, en somme que paraphfaser le rapport, ce qui a simplifié là tâche. du rapporteur. Celui-ci n'avait plus qu'à s'en référer à un discours calqué sur ses propres conclusions. Il s'en est tenu là et il a eu raison.

M. Gérault-Richard s'est appliqué en- suite à amortir l'effet du réquisitoire di?rigé par M. Sévère contre certains fonctionnaires coloniaux; c'est-à-dire qu'il à mis un peu de sucre -?• de canne, sur le vinaigre de son prédécesseur..On ne lui en pas voulu de cette bonrie intention, Il est clair que les fonctionnaires en question ne sont pas tous de petits saints; mais il y a déjà deux mois que les choses se sont passées et la prescrip- tion coloniale est courte.

Il ne restait plus qu'à voter toujours à la tribune. On croyait généralement `' que ce défilé, peut-être nécessaire, mais "̃ fastidieux, aboutirait à l'invalidation de M. Légitimus. On se trortipait. Il a" ét& ?_̃ validé par 160, voix., contre ;120.Elîe çi$y; assez drôle. v .L\ ̃̃>̃ Pas-Perdus.

LE SÉNAT1

Le Sénat a déblayé un peu son ordre du jour. 11 a voté d'abord le projet; de loi approuvant la'convention de Berlin, relative à la protection des oeuvres littéraires et artistiques. ̃̃̃ ̃ A ce propos, M. Renault.commïssairo du gouvernement, a fait observer que des difficultés portant sur le régime) à adopter vis-à-vis des ouvrages qui nô sont pas exclusivement des œuvres d'art mais des productions artistiques en vue d applications industrielles, avaieht été soulevées et n'avaient pu être vaincues. D'autres difficultés encore se sont présentées propos de la reproduction des airs de musique par le phonographe. Cette reproduction bénéficie d'une to.lé^ rance, qui ne s'appliquera pas toutefois à la reproduction des airs. lorsqu'ils séront accompagnés de paroles. Le Sénat vote ensuite une proposition de loi qui porte à deux années au: lieu d'une le délai de prescription de l'action du marchand contre son acheteur lorsque celui-ci n'est pas commerçant.- ̃ Puis le Sénat discute longuement tarte proposition tendant à admettre des ex,ceptions nouvelles à la règle de l'article 60 de la loi du 22 frimaire an VIII qui prohibe la restitution des droits d'enregistrement régulièrement perçus. M. Denoix a demandé le renvoi de cette proposition à la cornrnissroh d'es finances, car elle intéresse le budget de l'Etat. M. Cochery, en ministre soucieux des deniers publics, a appuyé le renvoi. Mais des objections sérieuses sont apportées par MM. Pic-Paris, Monis: et d'autres orateurs. En fin de compte, le Sénat se rallie à une proposition .de M. Théodore Girard renvoyant le projet' à la commission dont il "émane et non celle des finances. ̃ Séance mardi. Auguste Avril.

Autour de la politique

L'Interpellation sur la politiqué,

géuérale y -•̃,•

Le débat sur la politique générale, interrompu depuis deux jours par deâ vérifications de pouvoirs assez mouvementées^ re* prendra lundi à la Chambre.

C'est vraisemblablement à cette séance, ou au plus tard â celle de mardi, que M. Briard, président du Conseil, répondra aux interpellateurs.

Le chef du gouvernement avait eu l'inten- tion d'intervenir dès hier pour exposer la politique générale du cabinet. Usant du droit qui appartient aux ministres de prendre la parole au moment où ils le jugent convenable, M. Briand était' décidé à fournir sans plus tarder les explications qu'on sollicitait de lui. Mais le débat sur l'élection de, M.de Gontaut-Biron s'est un peu prolongé; d'autre part, des amis sont intervenus pour lui faire remarquer qu'aucun orateur de l'opposition n'avait encore exposé la manière de voir de son parti, enfin, M. Légitimai attendait son tour et paraissait désireux de bénéficier des bonnes dispositions de la Chambre, -djui n'invalide jamais deux jours de suite, Toutes ces raisons ont déterminé le président du Conseil à différer son intervention. Il écôute^ajdgnç encore lui|dUes.9b;sé/va-

te


crits: MM/ Drelon, Mâssabtiau, Molle et Piou, et si l'heure n'est pas trop avancée il montera à la tribune-

Dans le eas où le débat se prolongerait plus, tard qu'on ne le pense, c'est-à-dire si les orateurs n'avaient pas termine leurs discours avant cinq heures oli cinq heures'et demie," Ml Briand ne parlerait que mardi au début de là séance.

En tout état de cause. et quel que soit le jour que choisira le président du Conseil pour prononcer son discours, le débat ne sera clos que mardi soir. Il faut escompter, en effet. les réponses que l'intervention du président du'Conseil ne manquera pas de provoquer, et le débat sur les ordres du jour qui sera long. Ce sera même à ce moment que la Vraie Mtaille commencera.

La discussion des interpellations sur la politique générale ne se terminera donc pas avant mardi soir, et peut-être assez tard. L'Union Républieaine

Le groupe de l'Union républicaine du Sé- nat s'est réuni hier pour procéder à l'instal- lation de son bureau. En prenant possession du fauteuil de la présidence, M. Ratier a prononcé un fort intéressant discours dont il importe de signaler les passages princi- paux. Après s'être félicité du résultat des élections, qui assurent à la République une nouvelle victoire, M. Ratier fait remarque!' qu'elles comportent cependant un enseignement dont' les républicains doivent tenir compte..

L'échec ûè près de deux cents députés sortants est fait cependant pour retenir notre attention.- Cette ferme volonté de changer de mandataires, manifestée même dans des collèges électoraux qui restent fidèles à. leur opinion, révèle un état d'esprit dont il importe de préciser les causes. Assurément, les.campagnes menées contre des lois récentes, la peur habilement exploitée d'une réforme nscale,basée sur des procédés arbitraires et vexatoirés, expliquent la perte de quelques sièges1, mais il ne se dégage nullement des résultats du scrutin la preuve d'une diminution des voix républicaines.

Il faut bien admettre que les électeurs, là ou ils ont exprimé leur mécontentement par un simple changement de personnes, n'ont pas voulu condamner les lois votées dans les der- nières législatures. Ils ont tenu à protester seulement contre les errements suivis, contre les surenchères trop, souvent dangereuses, contre l'ingérence trop fréquente des élus dans l'administration et contre les actes de favoritisme. Et puis, ils ont pensé qu'il convenait de substituer à l'attitude menaçante du poing fermé le geste accueillant de la main ouverte, et ils se sont prononcés, en réalité, pour une politique d'apaisement.

Examinant la déclaration ministérielle, M. Ratier; en fait l'éloge et déclare que le groupe s'associera au programme de travail propose par le gouvernement.

Il collaborera aussi à l'œuvre de pacification que \& gouvernement propose Comment s'étonner qu'au lendemain de la vfetoire, nous soyons conviés, par la déclaration gouvernementale, à une oeuvre de paix. Cette orientation nouvelle est l'objet pourtant de critiques acerbes. Personne n'en sera surpris. N'est'-ce pas un mal des démocraties, que la crainte d être taxées de modérantisme ? Et cependant l'apaisement n'implique, à nos yeux, ni l'abandon des doctrines et des principes, ni la renonciation aux réformes et aux progrès si péniblëmentxonquis, ni un recul ou même un arrêt dans- la marche vers le progrès social. Le régime républicain, conscient de sa force, sûr de son lendemain, ne peut, dans l'administration quotidienne des affaires publiques, que rester rigoureusement impartial et- obéir à cette conception que la justice est due à tous les citoyens.

Cette doctrine a toujours été celle de l'Union républicaine. Tous les hommes politiques dont nous nous réclamons, Gambetta, Ferry, WaldeckRousseau. pour ne citer que ceux qui ne sont plus, n'ont-il pas toujours proclamé qu'il fallait faire.estimer et aimer la Republique 1

Le ministère s'inspire aujourd'hui de leurs euseignements. Nous ne pouvons que nous en féliciter. ̃' y ̃ ̃ • Vôtre appui, d'a.illeurs-, -mes- chers- collègues, ne lui sera pas ménagé, j'en suis smvs'il tient: à gouverner, à" mettre chacun et chaque chose à sa place, à dire loyalement où il va et ce- qu'il veut, et h. prendre sans faiblesse toutes les responsabilités.

Ce rôle, il ne pourra le remplir que s'il se garde de toute compromission, non seulement avec les apôtres de la violence et de l'action directe, mais encore avec les approbateurs systématiques de toutes les indisciplines, de toutes les révoltes.

A dette condition seulement, il aura les mains libres pour faire respecter en même temps que le droit de grève, qui est légitime, le droit au travail qui né l'est pas moins.

Nous avons, messieurs, le sentiment très net que: seul un gouvernement résolu à ne pas laisser péricliter le principe d'autorité, et à s'appuyer partout et toujours sur la loi, aura la force nécessaire pour accomplir la tâche réformatrice qui incombe à la République.

Le discours très remarquable de M. Ratier et qui correspond aux vues de l'immense majorité du Sénat, a été vivement applaudi. L'élection de M. illonprofit

Au cours de la séance d'avant-hier, M. Monprofit avait manifesté, on le sait, l'intention de confier au garde des sceaux le nom de la personne dont il avait reçu des offres de concours en vue de la décoration de la Légion d'honneur.

A ce propos, le ministre de la justice compiùriique la note suivante

« M. Monprofit a renouvelé par lettre au garde des sceaux la proposition qu'il lui avait faite à la Chambre de lui donner le nom de la personne dont il aurait reçu des offres de concours en' vue d'une décoration. » ni. Louis Barthou a répondu qu'il n'a pas qualité pour recevoir une semblable communication et qu'elle doit être faite au juge d'instruction d'Angers, régulièrement saisi, et auquel M* .Monprofit a refusé de répondre. »

Auguste Avril.

LE MONDEJRJELIGIEUX

a..

L'alliance des grands séminaires. Le troisième congrès de l'alliance des grands séminaires de France se tiendra à l'Institut catholique de Paris les 19 et 20 juillet prochains.

Cette alliance, fondée en 1905 sous les auspices du cardinal Richard, compte actuellement 79 diocèses agrégés et 95 séminaires adhérents. J. de N.

A L'INSTITUT

INSCRIPTIONS

Une découverte des plus intéressantes a été signalée à l'Académie par son correspondant M. Michaëlis, de Strasbourg il s'agit cViin plan d'Athènes au dix-sep̃tiènie siècle, plan dressé par l'ingénieur vénitien Verneda et qui donne un état exact des ruines d Athènes à cette époque.

Le chanoine Leynaud, curé de Sousse, continuant ses fouilles à Hadrumète, a trouvé trente-six galeries et cinq cent cinquante-huit tombeaux antiques, avec quarante-deux inscriptions.

D'autre part, M. Merlin annonce que, le 18 juin dernier, on a encore extrait de la galère romaine de Mahadia une charmante statuette de 38 centimètres représentant une « panseuse aux crotales ». M. Théodore Reinach a présenté à ses collègues une photographie à grande échelle de l'inscription du célèbre retable de l'Agneâumystique peint par les frères Van Eyck, photographie qui permet de fixer ne varietur le texte capital de cette inscription qui avait été jusqu'à ce jour mal interprété.

M. Héron de Villefosse ardonné quel-

qu^ÙMiî^sùl-les^IlfiéMs'fômainâ

trouvés dans les fouilles du quai aux Pleurs l'un est un bas-relief rentrant dans la classe des représentations relatives aux métiers exercés dans la Gaule, et l'on y voit une boutique avec un marchand et deux acheteurs; l'autre, un fragment d'épitaphe. Ch. D.

LE PLUVIOSE

Obsèques du capitaine Gallbt

Une foule considérable a fait hier au lieutenant de vaisseau Callot de magnifiques funérailles. Elle emplissait l'église Saint-François de Sales, et lorsque l'église fut pleine elle déborda dans la rue Brémontier, qui fut bientôt pleine à son tour.

Le cercueil disparaissait sous un catafalque recouvert du drapeau tricolore, sur lequel on avait placé la tenue du malheureux et vaillant officier. Les cierges étincelaient. D'innombrables couronnes, dont la plus petite part avait pu pénétrer dans l'église, avaient été envoyées de tous côtés. Le Conseil municipal de Paris, le Conseil général de la Seine avaient envoyé chacun la leur. Nommons, entre autres, les couronnes offertes par

Le duc d'Orléans, la ville de Calais, la ville de La Rochelle, les fabricants de dentelles de Calais, la Croix-Rouge française, la Société de secours aux blessés 'militaires, le commandant supérieur de la station sousmarine de Calais, la promotion de 1891, avec palme de bronze les infirmières de la CroixRouge, la Fédération des archers du Nord et du Pas-de-Calais, etc.

La cérémonie religieuse était présidée par Mgr Amette,' archevêque de Paris, qui donna l'absoute, après avoir célébré,' dans une allocution ïéloquente, l'héroïsme du malheureux officier.' La messe avait été dite par l'abbé Léris, qui avait jadis baptisé le capitaine Callot, puis lui avait fait faire sa première communion, et dont l'émotion était poignante.

Le défilé a été extrêmement long, chacun des assistants ayant tenu à saluer les membres de la famille, dont la douleur était déchirante. Le, gouvernement s'était fait représenter le président du Conseil, par M..Millot; le ministre de la marine, par M. Carré. MM. Jean Dupuy et Cochery avaient aussi des représentants. M. Normand était venu au nom de M. de Selves, M. Laurent, secrétaire général de la préfecture de police, à celui de M. Lépine. Une délégation du Conseil général «t du Conseil municipal, conduite par M. Adrien Oudin, comprenait MM. Emile Massard, d'Andigné, Eugène Billard et Boursier. M. André Hesse, député, et M. le maire de La Rochelle, d'où est originaire le capitaine Callot, avaient ténu à venir représenter sa ville natale.

L'inhumation a eu lieu au Père-La- chaise. Le deuil était conduit par: MM. Pierre et Jacques Callot, fils du défunt M. Callot, son père MM. Henri Callot et Tony Callot, ingénieur des mines, ses frères; Henri LémîërFéTàvôcâï a~îacCoû'r'd'appêT;te~doc-"teûr André Lemierre, Charles Bourgeois et Georges Lemierre, ses beaux-frères EmileLéon Rocher, Eugène Labitte, Armand Feret et Henri Fauvel, ses oncles Roussel, son grand-oncle, et Jean Bourgeois, son neveu. On remarquait encore

MM. Thomson, Lucien Millevoye, députés; Rouvier, sénateur; vice-amiral Touchard, amiral Besson, amiral BoUlineau, commandant Amet, commandant supérieur de la première flottille de la Manche; les généraux Michel, du Conseil supérieur de la guerre; Joly, Feldmann, Naquetr-Laroque; les commandants Roget, Proucher, Malo-Lefèvre, Heilmann, des Etangs, Lévy; les capitaines Dioux, délégués de la section technique du génie Roisin, Martin, de Launiére, de Saint-Germain, les lieutenants de vaisseau Bouis,Beaudriot, Le Moyne, Wolff MM. Pallain, gouverneur de la Banque de France Decout-Lacoux, maire de La Rochelle; Levallois, maire du deuxième arrondissement; Fauré-Lepage, André, Jean et Pierre Falize, Dupuy-Dutemps, baron de Batz, Chambon, Willette, Pierre Tirard, l'ingénieur Laubeuf, docteur de Backer, Léauté, Lazare Weiller, Raymond Lécityer, Laguionie, Fumouze, Julien Lavollée, Champetier de Ribes, Hart O'Berg, Lucas-Championnière, Du Paty de Clam, Léon Jacques Bloch Jacques Quartier Deutsch (de la Meurthe), Saglio, directeur des constructions navales, baron de Grandmaison, le médecin inspecteur Clavel, le docteur Richelot, le docteur et Mme Widal, M'e Edmond Seligmann, M. et Mme Ochs, M. et Mme Jacques Hermant, etc. Sous la pluie battante, le cortège s'est acheminé vers le Père-Lachaise, où, « au nom de la famille maritime », le commandant Amet a adressé à. son brave subordonné les derniers adieux. Après lui, un camarade du capitaine Callot, M. Chédeville, au nom de la promotion de 1891, puis le maire de La Rochelle ont prononcé des allocutions infiniment touchantes.

Autres obsèques

A Belfort, les obsèques de l'enseigne Pierre Engel avaient revêtu un caractère de solennité particulièrement imposante. Non seulement la majeure partie de la population y assistait, mais encore un grand nombre d'Alsaciens annexés s'étaient joints au cortège. La cérémonie religieuse a eu lieu au château du Chênois, où habitent les parents du malheureux officier. Au cimetière de Bavilliers, des discours ont été prononcés par le lieutenant de vaisseau Millot, représentant le ministre de la guerre, le général Dubail, M. Berger, sédateur, et M. Armbruster. Le caveau mortuaire disparaissait sous plus de deux cents couronnes.

D'autre part le conseil municipal de Belfort a décidé de donner le nom £o l'enseigne de vaisseau à une rue de la ville.

Au Havre, toutes les autorités civiles et militaires et le corps consulaire en entier assistèrent à la messe de Requiem célébrée, en l'église Saint-François, à la mémoire du matelot Cardon.

Par une touchante pensée de confraternité d'armes, le capitaine de frégate Erlandsen, commandant du croiseur norvégien Frithiof, actuellement dans le port, s'était joint au cortège avec une délégation de marins de ce croiseur et son drapeau.

A Coutances, pour le second maître torpilleur Eliot; à Granville, pour le premier maître torpilleur Fontaine; à Cherbourg, pour le premier maître pilote Le Prunennec et le maître mécani-

.cien,Gros; à. BresfcWQrM^^oM^ s'

`ilj~'t11~$`'i~l.r~`pét; ~tlol~a~rr;:3~t~l~,

pour le second maître mécanicien Abel Henry et le matelot Delpierre à Plouharnel-Carnac, pour le second maître torpilleur Le Floçh à Montgivray, pour le quartier-maître mécanicien Gauchet.; à Saint-Maurice, pour le second maître Moulin; à Lorient, pour le maître méca- nicien Moreu; à Bayeux, pour le quartier-maître Hilaire Huet, partout les témoignages de sympathie et de regrets des populations endeuillées ont revêtu le même caractère de solennité et d'émotion profonde.

(Test aujourd'hui qu'auront lieu, à Castres, les obsèques du commandant Prat. Le corps a été placé dans la salle d'attente de la gare, transformée en chapelle ardente,' où Veille une garde d'honneur fournie par le 9" d'artillerie. L'épave

Hier matin, les chaînes de relevage se sont encore brisées, malgré toutes les précautions qui' avaient été prises la veille..

Aujmotnént de la marée, les chalands avaient été amenés au-dessus du Pluviôse: Vers dix heures, le travail du flux commencait et les chalands faisaient déjà leur effort, lorsque les chaînes du chaland arrière se rompirent. On dut suspendre sur-le-champ toutes les opérations. ̃

̃ Marc Landry.

LES COLONIES

Secôuses sismiques

dans la région d'Alger

̃•• i Alger, 24 juin. Aujourd'hui, à i h. 30 et à 1 h. 37' de l'après-midi, deux violentes secousses sismiques ont été ressenties, provoquant une vive émotion parmi la population. La première secousse, sussultoire, a duré dix secondes; la deuxième était ondulatoire avec direction nord-sud. On ne signale pas de dégâts dans la ville et les environs immédiats.

Dss secousses ont été également ressenties dans la plaine de la Mitidja, notamment à Blida, où des maisons ont été lézardées.

Il y eut également des oscillations qui furent particulièrement violentes à Cherchell, Gouraya, Marengo et Affreville, où les meubles furent déplacés ou renversés et les murailles lézardées.

Plusieurs maisons se sont écroulées à Aumale, mais il n'y a eu aucun accident de personnes.

On signale enfin, sur les réseaux de chemins de fer, que les communications téléphoniques et télégraphiques ont été influencées par le phénomène, qui mit en branle les sonneries.

Conseil supérieur

Alger, 24 juin.

La séance de clôture a adopté le budget de 1911, votant sans modifications les chiffres des recettes et des dépenses j arrêtés par les Délégations financières, les premières 144j549j000 francs, et les secondes à 144,546,000 francs.

Avant de déclarer close la session ordinaire de- 1910, le gouverneur général, dans une courte, allocution, a rendu hommage rau patriotisme éclairé des conseillers du gouvernement d'Algérie, reconnaissant que les Algériens, aux prises avec les difficultés passagères, avec toutesles difficultés querencontreun budget naissant, affirmèrent une fois de plus leur confiance dans l'avenir en proclamant que, si les vieux pays civilisés ont parfois des défaillances, l'Algérie entend demeurer une terre d'énergie et d'espérances (vifs applaudissements).

LA PRESSE SE CI MATIN

Le Journal officiel publie ce matin Marine. Arrêté aux termes duquel le capitaine de frégate Nouette d'Andrezel, de Cherbourg, est inscrit d'office au tableau de concours pour le grade d'officier de la Légion d'honneur.

LA POLITIQUE

L'Action, de M. Henry Bérenger Le Sénat et M; Briand.

Ç'eêt, en somme, tout le programme de M. Briarid que M. Ratier, au nom de ses collègues sénatoriaux, accepte d'approuver dans son esprit

et d'étudier dans ses détails. Nous sommes loin,

après ce discours, de la méchante humeurtémoig-née. par quelques vieux docteurs-tant-pis de la Haute Assemblée, et nous pouvons espérer qu'une fois de plus le Sénat républicain, sans négliger son rôle nécessaire de modérateur, saura évoluer avec l'esprit public vers une démocratie d'autant plus ouverte à la prospérité qu'elle sera plus favorable à tous les travailleurs.

UHu7nqnité, de M. Jaurès:

'Le plus urgent.

L'intérêt de la séance de lundi prochain, déclare le leader socialiste, consistera dans les déclarations que le président du Conseil fera sur la réforme électorale.

M- Briand cherche-t-il simplement à ménager toutes les opinions '?

En tous cas, les trois cents proportionalistes résolus seront bien mal avisés et bien maladroits si, après la lecture de la déclaration faite en leur nom, ils ne saisissent pas l'occasion'd'affirmer tous ensemble, dans'un ordre du jour corn mun et supérieur aux partis, leur volonté, de faire aboutir sans délai la réforme électorale. Il dépend .d eux que tout ordre du jour, quel que soit celui auquel la Chambre donne la priorité, débute par cette affirmation nécessaire.

UOÈuvre

M. Gustave Téry, directeur de cette publication, écrit, à propos de sa révocation par le Conseil académique, une lettre aux journaux, dans laquelle il se plaint qu'on ait en.Jftvé des pièces de son dossier, pièces néces- saires à sa défense. Il déclare, en terminant, pour résumer ses griefs

Je me refuse à plaider sur un dossier tronqué et truqué pour les besoins de l'accusation. Je ne me défendrai pas, tant que les formes légales, qui sont la garantie du droit de défense, ne seront pas respectées. Et ne doivént-clles pas être d'autant plus strictement observées, que l'on prétend me juger à hùis clos Il ne vous échappera pas qu'il y a aine question de droit pur, qui intéresse également tous les fonctionnaires.

ÉCHOS & NOUVELLES

Le Journal: De Saint-Etienne.

La police a procédé, en vertu d'une, commission rogatoire du Parquet de la Seine, à une enquête chez un notaire. Des mandataires du liquidateur Dues auraient en efl'et fourni des noms d'emprunt pour des actes notariés.

De Pont-l'Abbé.

Les grèves de Concarneau s'étendent. Depuis hier, les sardiniers se sont joints au mouvement, de graves scènes de désordre se sont produites .hier et ce matin. Le drapeau rouge syndicat circule dans les rues, promené par plus de 2,000

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troupe et les manifestants qui ont construit des barricades dans plusieurs rues.

Aujourd'hui, les grévistes ont empêché le déchargement des navires de commerce plusieurs vapeurs et voiliers ont leur chargement en souffrance. Un bataillon du 19' de ligne, de Brest, et un escadron du 2'chasseurs de Pontivy sont arrivés aujourd'hui, à midi, par des trains .spéciaux. Le commissaire spécial de Quimper est également arrivé ce matin, ainsi que trente gendarmes des brigades de la région.

De graves désordres sont à craindre, car les ouvriers et sardiniers sont très surexcités. Plusieurs chantiers et usines de conserves sont gardés militairement. Sur l'ordre du ministre de la marine, le transport Bonsonge, de Lorient, et un contre-torpilleur, ayant à leur bord des fusiliers tout armés, sont armés- à -d'eux heures pour assurer le service de -surveillance et le déchargement..

Le Petit Journal: Un espion. ̃ Dé Laon, Un capitaine d'artillérie de l'armée allemande a été arrêté ce soir au quartier du 29e d'artillerie. Depuis plusieurs mois, cet officier entretenait une correspondance avec le sous-officier Moreau de la 7e batterie. Celui-ci, qui avait simulé la complicité, en avisa ses chefs. Surleurs conseils, le sous-officier attira à Laon l'officier allemand, qui arriva ce matin. Moreau alla à sa rencontre. Après avoir pris un repas avec lui dans un hôtel du quartier de la gare, il amena dans l'après-midi l'espion à la caserne, où des ordres avaient été donnés pour qu'on les laissât seuls.

Les deux hommes firent la visite du quartier, mais bientôt le poste arrêtait le visiteur suspect. Après. un premier interrogatoire que lui tirent subir les officiers du 29', l'espion fut conduit, sous la conduite du Parquet, à l'hôtel où il était descendu. Ses bagages furent soigneusement .fouillés. Le Petit Parisien^

Détails nouveaux sur le drame de Florence.

Dans la nnit du 31 décembre Giulia Novelli assista à un souper offert à son mari par le directeur de la troupe. Elle se montra nerveuse, reprocha à Novelli de n'avoir pas su empêcher sa rencontre avec ses sœurs.

Une scène entre les époux s'ensuivit au souper, et, le l'r janvier, Novelli quitta la maison dès la première heure en annonçant à sa femme qu'il allait signifier à ses belles-soeurs de ne plus venir chez lui.

Quand il revint, vers une heure de l'après-midi, il trouva Giulia râlant, ayant Emma et Giuseppa auprès d'elle. Un médecin, mandé en toute hâte, diagnostiqua un empoisonnement mais la malade protesta vivement, tandis que'ses deux sœurs gardaient le silence. Toutefois, vaincue bientôt par d'atroces douleurs, Giulia avoua avoir absorbé cinq pastilles de sublimé. Il était trop tard pour donner avec efficacité un contre-poison et la malheureuse femme expira peu après. Novelli affirme que jamais aucun poison n'a été apporté par lui, ni par sa femme a leur domicile il accuse ses belles-sœurs d'avoir apporté dix pastilles de sublimé, puis d'avoir exaspéré, par leurs insinuations, la jalousie de Giulia au point de la pousser au suicide.

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Anniversaires S. A. R. la princesse Mar-

guerite de Suède. S. A. R. le prince Geor-

ges de Grèce.

Mariages Baron d'Entraigues avec Mlle Nicole de Dorlodot (église Saint-Philippe du Roule, midi).

Cours et conférences Société « les Amis des Arènes » M. Ed. Haraucourt « la Civilisation romaine en Gaule son agonie » (Mairie du Panthéon, 8 h. 1/2). Musée social M. A. Pavlovsky « la Situation économique de la République Argentine» (5, rue Las-Cases, 4 heures).

Réunions Distribution solennelle des récompenses décernées par la Société centrale des Architectes français (Ecole des beauxarts, 14, rue Bonaparte, 2 heures).

Excursions du Muséum Demain dimanche, excursion géologique à Cayeux, Onival, Le Bourg d'Ault, Le Tréport, sous la direction de M. Stanislas Meunier. (Rendez-vous à la gare du Nord, 8 h. 25 du matin).

Infoirçftatiôqs-

Vieux-Paris

La prochaine des excursions artistiques et érudites organisées par M. Charles Normand pour les membres de la société « les Amis des monuments et des arts » aura lieu après-demain lundi, à deux heures, à la Sorbonne.

Les excursionnistes seront reçus par M. Nénot, architecte de la Sorbonne; M. Charles Normand commentera l'église, le tombeau de Richelieu et le pavage célèbre de Sorbon.

Augmentation du revenu

La Compagnie Le Phénix (entreprise privée assujettie au contrôle de l'Etat) est fréquemment désignée par les Tribunaux et Cours d'appel pour la constitution de rentes viagères. La Compagnie Le Phénix paye, chaque année, plus de 15 millions plus de dix-neuf mille rentiers. Renseignements gratuits et confidentiels au siège social, 33, rue Lafayette, Paris, et chez les agents généraux.

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loratni~.°L.~ât~~zlis`~;3~~7~in' aj.iMû'J

Iorafi~e~<î~riÏs~ t."&ij ~'S.

"LA. Catastrophe' de ~i~l~preua

On à répandurdans le. publie l'opinion que la responsabilité de la catastrophe de Villepreux incombait non pas au mécanicien Leduc, non pas à l'administration des chemins de fer de l'Etat, mais, pour la plus grande part, à l'ancienne Compagnie de l'Ouest. M. le député Leboucq, dans une lettre adressée au garde des sceaux, et que nous avons publiée, s'est fait l'écho de cette opinion, Mais les administrateurs de l'ancienne Compagnie protestent. Et ils protestent en invoquant des faits précis. Voici la note, claire et convaincante, que M. Gay, président, et M. de Larminat, directeur de cette Compagnie, ont remise hier au ministre des travaux publics

La Compagnie de l'Ouest ayant été mise on cause à propos de l'accident de Villepreux a dû, comme c'était son droit et son devoir, se renseigner sur les conditions dans lesquelles s'est produit l'accident. Son enquête a établi

1" Que la machine du train tamponneur avait été livrée à la fin de 1908 l'Ouest" racheté le l01' janvier 1909, ne peut donc être rendu, responsable' ni de sa mise au point ni de son état d'entretien

2° Que le mécanicien de cette machine était autorisé à conduire les trains depuis quelques mois seulement; il tenait donc du réseau de l'Etat son permis de conduire l'Ouest ne confiait pas d'ailleurs la conduite de ses express à des mécaniciens si récemment nommés ̃

3° Que la machine du train tamponné était ancienne à la vérité, mais se trouvait en parfait état au moment du rachat, attendu que, pendant les dix-huit mois de service qui ont précédé l'accident, elle n'a pas eu une seule détresse. Elle avait subi la visite périodique réglementaire la veille même de l'accident. Son arrêt en gare de Villepreux a été dû à une avarie sans gravité et n'intéressant aucunement ses organes essentiels.

Il est inouï que, dans ces conditions, on ait essayé d'engager la responsabilité morale de la Compagnie de l'Ouest.

D'une manière plus générale, les représentants de la Compagnie de l'Ouest protestent énergiquement contre la légende que l'on essaye de créer d'un réseau remis à l'Etat dans' des conditions déplorables et dangereuses.

Cette légende serait d'ailleurs inutile pour justifier les dépenses à faire sur le réseau de l'Etat, puisque des dépenses considérables s'imposent actuellement à tous les réseaux, leurs causes principales étant l'augmentation du trafic, l'âge de nos lignes françaises et l'application des lois sociales et notamment de la loi sur le repos hebdomadaire. Quant à l'état véritable du réseau de l'Ouest avant le rachat, les représentants de la Compagnie ont le droit de rappeler que En ce qui concerne la sécurité des voyageurs, l'Ouest, de juin 1900 à octobre 1906, pendant plus de six années consécutives, a transporté plus de 600 millions de personnes sans avoir à déplorer la mort d'un seul voyageur dans un accident de train. C'est, pensent-ils, un véritable record mondial. En ce qui concerne la régularité des trains, les chiffres produits par M. Barthou le 16 novembre 1906, à la tribune du Sénat, établissent que, malgré la difficulté do son service de bains de mer, les retards du réseau de l'Ouest, pendant l'été 1906, l'année même du dépôt de la loi de rachat, étaient inférieurs à ceux, de plusieurs autres réseaux français dont celui de l'Etat..

-̃̃ Eiv c&- qui. concerne les marchandises, les indemnités pour retards, pertes et avaries, qui donnent la mesure des imperfections du service, étaient tombées, pour les exercices courants en 1904 et 1905, avant la modification du Code de commerce, en dessous de 5 francs par l',000 francs de recettes, résultat considéré comme satisfaisant sur tous les réseaux.

En ce qui -concerne enfin l'état des voies, il était tel que le nouveau réseau d'Etat n'a pas hésité, le rapport de M. Chaigne sur le budget de 1910, du 27 juillet 1909, en fait foi, à accélérer la marche des trains sur presque toutes les lignes du réseau, et même sur des lignes en cours de réfection, ce que la Compagnie n'aurait certainement pas fait. Sans doute, les deux dernières années delà gestion de la Compagnie de l'Ouest, après le dépôt par le gouvernement du projet de rachat en novembre 1906, ont été des plus pénibles et nul ne peut s'en étonner. Lille a dû renoncer notamment à la reconstruction de ses grands ateliers et s'adresser pour la réparation d'un certain nombre de ses machines à l'industrie privée. Elle n'a du moins rien négligé, pour que le service public dont elle restait chargée ne périclitât que le moins possible. En 1907 et 190S, elle a mis en ser- vice 152. machines neuves et en avait encore 30 en construction au moment du rachat. "L'Etat,, depuis cette époque, ne semble en, avoir mis en construction que 30 autres, reconnaissant ainsi implicitement l'importance de l'effort accompli à ce point de vue par la Compagnie.

Les représentants de la Compagnie ont la confiance que, dans ces conditions, M. le mi- nistre des travaux publics voudra. bien re- connaître que la -responsabilité morale de tout ce qui a pu se produire sur le réseau de l'Ouest depuis le dépôt par le gouvernement de la loi de rachat ne saurait incomber à la Compagnie rachetée, surtout quand il s'agit d'un, sinistre survenu un an et demi après la prise de possession effective du réseau. Il est d'ailleurs incontestable que le service de la première année qui a suivi cette reprise a grandement profité des efforts de l'Ouest pour facilher une opération aussi délicate il serait d'une intolérable injustice de lui imputer les accidents qui peuvent survenir et qu'aùcune administration de che- min de fer ne peut malheureusement se flatter d'éviter.

D'autre part, M. Charles Gravier, inspecteur principal en retraite des chemins de fer de l'Ouest, nous adresse une communication fort intéressante, dont nous reproduirons les principaux passages Monsieur le Directeur,

Voulez-vous me permettre de donner mon avis, ou plutôt d'indiquer à vos lecteurs la situation réelle du voyageur en chemin de fer en me bornant à ce qui est en cause actuellement la locomotive, le mécanicien? Ayant été employé quarante-deux ans à la Compagnie de l'Ouest, comme ouvrier, contremaître chargé de la réception des locomotives, enfin inspecteur principal, je crois connaître lui peu la question.

Les locomotives sont surveillées dans leurs constructions par des agents spéciaux; toutes les pièces" sont soumises à des réceptions sévères, mais en bloc, c'est-à-dire qu'une ou plusieurs pièces d'un lot de bandages de roues, d'essieux; etc., sont essayées et, si la qualité est reconnue bonne, acceptées. 11 n'en résulte pas qu'une défectuosité interne n'existe pas dans un des essieux acceptés et, par suite, une rupture subita entraînant une catastrophe mais, constamment, les pièces dont la rupture peut être redoutable sont visitées; tous les' voyageurs ont entendu ou vu des employés tapant, en cours de route, sur les bandages pour s'assurer de leur état. On comprend donc que la visite du mécanisme est faite à chaque rentrée de machine à son dépôt, où le mécanicien doit signaler les moindres incidents relatifs à sa machine; les machines sont lavées puis examinées par un sous-chef de dépôt.

Comme incidents de route, les principaux

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ture d'un tube- de là chaudière, puis le irtiaû* vais fonctionnement d'un appareil, délicat dans sa simplicité, le qiffard.

J'ai assisté à tous les essais primitifs de feu l'ingénieur Giffard, j'étais le seul aide de celui qui a modifié et simplifié cet appareil, l'inspecteur principal Turek; je dois donc connaître l'outil que Leduc a voulu réparef en cours de route; ce que tous les Mécaniciens dévoués font du restp si leur chauffeur n'est pas en état de le faire de son côté. Dans ce cas, lé chauffeur aurait dû surveiller ̃̃ les signaux. Voilà un fait que l'on n'exàtninë pas dans les journaux et qui a son impor- tance. La réparation d'un giffard qui rate; qui « dégueule », est simple elle consiste' à rë- faire la garniture, en chanvre, généralement, qui permet d'obtenir le vide relatif qui aspire l'eau du tender et « amorce » le giffard si cette eau n'est pas trop chaude, le tout marche, et l'eau est refoulée par la. va-, peur fournie par la chaudière.

Examinons maintenant le cas actuel de" Leduc. ̃'

II paraît être un bon employé et un homme de cœur. En effet. Il a essayé de réparer une avarie, ce quiprouve qu'il était un laborieux, car il aurait z pu s'arrêter en panne. 2° Jeté sous la machine, à côté de son chauffeur inanimé, il s'est dégagé et est sorti, 1, puis, quoique brûlé à la jambe, et malgré la perspective d'être de nouveau brûlé par l'eau bouillante, il est rentré sous la machine pour retirer son chauffeur. Mais n'a-t-il aucune responsabilité ?" Ses chefs seuls sont-ils responsables 1 0nt-ils oublié de l'avertir à son départ de Paris Non. Il avoue avoir été prévenu que le train omnibus qui le précéclait avait quarante-cinq minutes' de retard. Alors, il devait, lui ou son chauf- feur, surveiller les signaux. Voilà, je crois, l'ëtat de la question.- -̃• On parle de mettre sur la machine un troisième employé chargé de surveiller les signaux. C'est absurde Plus il y. a d'hommes sur la machine, plus il v a de chances de distraction, et il est déjà difficile de trouver deux employés qui s'entendent. Si vous voulez, des exemples pratiques je vous les fournirai; Veuillez agréer, etc. '•'̃ Charles Gravier.

Ces deux communications éclairent fort nettement la question. On'otiblie un peu trop aisément que le mécanicien eût pu donner l'ordre au chauffeur de' surveiller les signaux. Là, quoi qu'on en puisse dire, est la cause directe do la catastrophe. Une cause plus éloignée, c'est l'imprudence qu'acommisë l'administration des chemins de fer de l'iîtat en faisant conduire un express par un mécanicien inexpérimenté..

Jean de Paris.

AVIATION

LE PETIJÎG DE î{OuE|l ;v:

*+« ̃ ;•

(Par dépêche de notre envoyé spécial)

Rouen-Aviation, 24 juin.

On disputera demain samedi, aujotird'hui pour ceux qui me liront, la finale du Grand Prix de vitesse. Il a été pré- cédé de deux--) épreuves éliminatoires; disputées, l'une mardi dernier, l'autre cet après-midi. Celle de cet après-midi a été gagnée par Audemars. Sur sa petite et amusante demoiselle, bondissant et rapide papillon, il a parcouru les kilomètres dé l'épreuve en sept minutés, trois, secondes, quatre cinquièmes, ce qui représente une vitesse 'moyen rie" de'" près de soixante-seize kilomètres à l'heure. Latham a pris la seconde place, en 7 '35", et Hanriot la troisième, on 7'59". La finale réunira donc ces troisaviateurs et les trois vainqueurs de mardi dernier, Cattaneo, Dubonnet et Christiaens. Seul, Christiaehs pilotera un. biplan. Les cinq autres conduiront des monoplans, et ces cinq monoplans sont de cinq marques différentes.. ̃'• Le triomphe du monoplan à Rouen s'accuse. 11 est probable que dans la finale la victoire reviendra au jeune et intrépide Audemars, cet aviateur étonnant de hardiesse et d'adresse. Le niû-' •no'plan qu'il pilote est une de ces minuscules demoiselles, du modèle créé -par l'ingénieux Santos-Dumont. C'est léger, léger, un véritable motocycle aérien. L'aviateur est assis, sous les ailes d'or, dans une sellette de cuivre, h quelques centimètres' du sol. L'appareil pèse 150 kilos il est tout mignon à côté dos autres, les aigles. Audemars condujt avec une audace stupéfiante, qui prôn cure à ceux qui le voient bondir de vague d'air en vague d'air l'émotion et le frisson. Jene croispasque lafouleadmire, comme il le mérite, le courage et l'énergie que doit déployer ce jeune aviateur pour se lancer, si léger, si léger, parmi l'essaim des grands oiseaux et, au milieu de leurs formidables remous, pour. faire preuve de tant de bravoure et de tant de sang-froid. Audemars a été, il est vrai/à la rude école du sport; il a couru à bicyclette et à motocyclette, le'sport le plus vertigineux et le plus périlleux qu'il soit.' Hormis la victoire d'Audemars et l'avantage que prennent de plds en plus les monoplans, aucun exploit saillant n'a illustré cette sixième journée du meeting rouennais. La réunion a du re-ste été donnée entre deux tempêtes de pluie et de vent. La matinée fut effroyable et l'après-midi débuta par un abominable ouragan. Latham, dont la bravoure est si connu, et Kuller, son émule non moins brave, l'affrontèrent Le spectacle de leur vol fut émouvant au pos- sible et les deux audacieux eurent àsoutenir contre la tempête une lutte que l'on suiyit avec angoisse et admiration. Au soir, quand, las de souffler, le vent se calma, le ciel se peupla d'oiseaux qui, en hâte, se mirent a décrire des ronds en l'air pour regagner lès heures perdues. Nous eûmes aussi quelques vols avec passagers et, entre autres, ce- lui d'Effimoff avec M. et Mm,e Mùrray. Et voici, pour finir, les résultats chiffres de la journée

Prix de vitesse éliminatoire Audemars, monoplan, 10 kil.en 7' 3" 4/5. Prix quotidien de la distance sans escale' Latham, 24 kilomètres en 2â'2"3/t>j. Audemars, 18 kilomètres en .16' 24" 3/5; Hanriot, 18 kilomètres et Dubonnet, 18 kilomètres. Totalisation de la journée Latham, monoplan, 51 kilomètres; Audemara, monoplan, 39 kilomètres; Hanriot, monoplan, 33 kilomètres.

Totalisation générale Cattaneo,. monoplan, 642 kilomètres; DicksQii, biplan, 636 kilomètres Hanriot, monoplan, 369 kilomètres; Dubonnet, monoplan, 315 kilomètres Latham, monoplan, 312 kirIomètre9. '̃̃

Parmi les Parisiens venus aujouiv d'hui assister au meeting de Rouen, oit

remarquait M. Maurice Donhay.

Aujourd'hui et demain, dernières jour-/ nées du meeting et efforts décisifs, des

cdnq.urrents.r,. •-•"• ,-•• -'y^mhli-i

̃ine: vies t^EIr/ a;î tzi^raM4&fefî&ïm^


Gazette des Tribunaux

"• NOUVELLES JUDICIAIRES

La Chambre criminelle de la Cour de cassation, ahier, après rapport de M. le conseiller Boulloche, plaidoirie de M" Mornard, et conclusions de M. l'avocat général Bloridel, rejeté le pourvoi formé par « l'alchimiste » Lemoine contre l'arrêt qui l'a. condamné à sixans de prison, cinq ans d'interdiction de séjour et à 10,000; francs de, dommages-intérêts à titre de provision envers sir Julius Wernher.

.̃̃̃

La 3° Chambre du tribunal a, hier, rendu;^onjugement dans le procès Réjane-Bouéhèz. Le tribunal a donné gain de causer Mme Réjane.

Attendu, dit le .jugement, qu'il n'y a pas lieu en pareille matière de s'arrêter au sens littéral des conventions; qu'il importe dans l'interprétation: du, contrat de rechercher la commune intention des contractants; Que lorsque l'importance des rôles n'a pas été spécifiée, l'intention des parties doit être appréciée d'après les emplois antérieurs de l'artiste'et aussi d'après les avantages et le dédit fixé-parle traité.

Attendu que dans l'espèce le défendeur ne justifié ni qu'il ait joué exclusivement, sur des scènes de même ordre que le théâtre Réjane, d'autres rôles en vue que celui qui lui a été attribué dans une pièce de Lavedan ni même qu'il ait été réclamé par Pierre Veber pour un rôle important de Qui perd

gagne;

Que d'autre part les appointements et le dédit stipulé ne correspondaient à l'affectation de Bouchez à aucun emploi spécial dans la troupe;

M. Bouchez, en effet, se plaignait de n'avoir joué que de petits rôles.

Le tribunal condamne M. Bouchez à payer la somme de 4,000 francs, montant du dédit stipulé.

Me Emile Straus plaidait pour Mme Réjane et M0 Paul Gaye pour M. Bouchez.

Georges Claretie.

Tours. -i- Le Conseil de guerre du 9e corps 1 d'armée a acquitté le lieutenant Joubertdu 33«.d'artilïerie en garnison à Poitiers. Cet officier avait été inculpé, de détournement au préjudice du cercle militaire.

Courrier DE LA BOURSE

Paris,24 juin.

Le marché est un peu plus lourd aujourd'hui. On ne peut pas lui demander.de se remettre d'un seul coup des alertes passées, mais il ne montre pas de mauvaises dispositions. C'est du reste aujourd'hui .que commence la liquidation anglaise, et, comme d'habitude, elle influence les mines qui ont 'à supporter des réalisations d'outre Manche. Nous sommes habitués à cette manière de procéder et nous n'avons pas à nous en préoccuper. Il est probable que le mois de juillet va clore la saison des émissions. Il en est une qui n'a pas grande importance et que je trouve intéressante par son ingéniosité. Nous avons, déjà expliqué que le Crédit mobilier avait droit, par traité, à une participation, daiis les bénéfices de la Compagnie transatlantique j -après •" différentes' affectations. Cés'droits; le Crédit mobilier vient de les rétrocéder à une Société civile, qui a constitué 260,000 parts, sans désignation de valeur, dont la moitié est offerte, jusqu'au 10 juillet, aux actionnaires de la Compagnie transatlantique au prix de 20 francs. Les actionnaires ont tout intérêt à racheter cette créance (car c'en est une). S'ils n'usaient pas de la faculté qui leur est accordée, il ne manquerait pas d'amateurs pour acquérir ce petit titre. Je n'ai pas bien saisi l'utilité de la. note publiée par la Compagnie transatlantique dans le journal le Temps. Le Crédit mobilier a une participation dans une affaire qui lui est étrangère. Il la cède ou la monnaye comme il lui convient. La Compagnie transatlantique n'a pas à intervenir dans cette opération. A sa place j'aurais' préféré me débarrasser de tiers importuns pour rester complètement maître chez moi, même au prix d'un sacrifice. Cela est chose courante dans les affaires. Mais si la Compagnie transatlantique a pensé autrement, on ne peut lui contester la liberté de diriger ses, intérêts à sa façon.

Le marché américain est irrégulier. Il faut bien s'.y attendre un peu il a cependant meilleure tournure. Il joue avec le Rio comme avec une toupie hollandaise. A Londres, ce sont les valeurs de diamants qui ont la:,meilleure tendance. Le tour des mines viendra aussi.

Marché- officiel. La Rente s'est maintenue ferme, à 98 10. Les achats des caisses ont porté sur 43,000 francs de rentes. L Extérieure espagnole reste lourde aux environs de 95 52. Le ministre des finances vient d',ètàblir tout un programme de réformes financières. Mais tous ces projets passent à peu près inaperçus en présence de la lutte religieuse.

Le Portugais est en nouvelle hausse à 68 20. La crise ministérielle provoquée par le scandale du Crédit foncier n'est toujours pas close et tous les chefs de partis politiques convoqués par le Roi ont décliné la mission de. constituer un cabinet. Mais la hausse du Portugais continue.

Le Turc a reperdu 10 centimes à 94 25. Il est vrai qu'il en avait gagné 40 hier. Le Serbe 4 0/0 se maintient à 88 80. Les fonds russes ont peu varié. Le 5 0/0 1906flnit à 104 15, le 4 1/2 0/0 à 101 65. Le Mexique' AjO est ferme à 98 50.

Le Brésilj &;0J0, fléchit, légèrement 90 75. Les établissements de crédit ont subi quelques réalisations. La Banque de Paris a perdu 2 fr. à 1,834, et le Crédit lyonnais S fr. à 1,410. L'Union parisienne est revenue à 1,035. Les actions de la Banque de l'Union à- Moscou qui ont été introduites aujourd'hui sur le marché officiel sesoiit négociées à 772 et 773. On sait que ces. titres ont été émis récemment par f Union parisienne au prix de 765 fr. Le Crédit, mobilier est à 721. Cet établissement reçoit, dès maintenant les souscriptions aux obligations dtf chemin de fer de la Furka. La Banque française se maintient à 314 la Banque privée reprend à 422.

La Banque nationale du Mexique est en nouveau progrés à 1,162.

Le Suez a reperdu 25 francs à 5,435. L'action de jouissance des Omnibus est en léger progrès à 347, tandis qu'en coulisse l'action nouvelle monte de 9 francs à 670. La Thomson Houston est un peu plus lourde à 802.

Le Métropoli tain -reste calme à 584 et le .Nord-Sud à 307.

̃L'actiow Popp se maintient à 775.

Les CEetnins de fer nationaux du Mexique sont peuV animés aux énvirons.do 140, Les Tramways de Mexico sont calmes à 650. Le Rio Tinto avait gagné 6 fr. hier, il en reperd 20 aujourd'hui à 1,676 sous l'influence de l'allure moins ferme du marché de NewYork. ,.•̃

Parmi les chemins de fer espagnols, les Andalous montent de 4 fr. à 247. Le dividénde de 5 pesetas est certes un peu maigre. 11 est vrai que ce n'est pas un dividende on l'appelle modestement prime de gestion ». Il y a une>, différence.

Le Nord Espagne reste comme hier à 380, et le Safaffffsmé. 446. '0<i «'"ww

.a'otu'M ¡¡ao1J'I;.ia!J1 Gt ab

La Sosnowice a reperdu -9 fr. à 4,480, la Briansk s'est alourdie à 309.

Marché en banque. Les mines du Transvaal ont reperdu le -terrain gagné ces jours derniers. Comme d'habitude, l'approche de la liquidation à Londres provoque des réalisations

La Rand Mines perd 4 francs à 227 et la Goldfields 2 fr. 50 à 161. La General Mining fléchit à 55 25.

La Crown Mines est restée relativement bien tenue à 223 et l'East Rand à 134. Les valeurs de diamant se sont légèrement tassées. La De Beers fléchit à 450 50. Le remboursement des obligations 5 0/0 restant en circulation est annoncé officiellement pour le 2 janvier 1911. Il en résultera une économie sensible pour la Compagnie.

La Jagersfontein reste à 219.

Les valeurs territoriales ont fléchi comme le reste de la cote: La Chartered finit à 42 50, la Mossamédès à 18 75 et la Zambèze à 24 50. La Lena reste soutenue à 90.

La Spassky a opposé une belle résistance à' 95. D'ici peu, la production va se trouver augmentée. D'autre part, la construction du chemin de fer sud-sibérien est appelé à élargir considérablement les perspectives d'avenir de cette affaire..•̃̃ L'Oriental Carpet est bien tenue à 341. On parle de l'ouverture de nouvelles, succursales.

La Thomson Houston hellénique est ferme à 102 50.

Les valeurs de caoutchouc sont restées très calmes. La Société financière finit à 397, la Malacca à 321.

Les valeurs de pétrole ont peu varié; La Spies reste à 30 75, la Maikop à 20.

Armand YveL

New- York, vendredi (dernière heure). Le marché a retrouvé aujourd'hui une activité qu'il n'avait pas connue depuis quinze jours et les affaires ont porté sur environ 590,000 titres, comprenant 144,000 Reading, 109,000 Steel, 85,000 Union, 42,000 Amalgamated et 37,000 Southern Pacific.

On a enregistré au début une forte baisse de plus d'un point, ,et après une courte période de reprise les cours ont de nouveau fléchi. Les valeurs principales étaient bien soutenues au début, mais les nouvelles de Londres étaient mauvaises et apportèrent des ordres de ventes sur environ 10 à 15,000 titres. Ce qui influença surtout le marché ce fut un discours tenu par M. Wickersham, l'attorney- gênerai à Chicago, dans lequel il aurait dit que l'émission inconsidérée de titres et d'obligations par les Compagnies de chemins de fer avait un effet démoralisant et qu'il était partisan d'un contrôle à exercer par le gouvernement fédéral sur toutes les émissions futures.

Le marché monétaire a été assez actif. Le taux des emprunts, jusqu'au lundi, a varié de 2 7/8 à 2 1/2 pour cent.

INFORMATIONS FINANCIÈRES

CAISSE HYPOTHÉCAIRE CANADIENNE. Sous les auspices de la Société centrale des banques de province, cette Société procède en ce moment à l'émission de 40,000 obligations 4 0/0 de 500 fr. nominal.

La Caisse hypothécaire canadienne a été constituée le 29 janvier dernier au capital de 10 millions de francs. Son siège social est à Paris, et son siège d'exploitation à Winnipeg, province de Manitoba (ouest du Canada).

Cette Société a pour principal objet de faire, au Canada, et subsidiairement en Colombie britannique, toutes opérations de prêts hypothécaires et d'avances sur garanties hypothécaires. C'est pour commencer ses opérations que la Caisse hypothécaire canadienne émet actuellement 20 millions de francs d'obligations 4 0/0. Ces titres, rapportant 20 fr. par an, payables par moitié les 1er janvier et 1" juillet de chaque année, sont remboursables en 75 ans, à partir du. l".r juillet 1915, soit par rachat, soit au pair par tirages. Le service des coupons' et des titres amortis sera fait par la Société centrale de% banques de province, à Paris, et chez les banquiers, membres du Syndicat des banques de province.

Le prix d'émission est de 475 francs, jouissance juillet 1910; les souscriptions sont reçues aux guichets ci-dessus, pour la France, et à la Canadian Agency à Londres.

Nouvçlles Diverses

PARIS

« RATS D'HOTEL » INTERNATIONAUX Les polices des divers pays recherchaient depuis plusieurs mois une bande sde « rats d'hôtel qui dévalisait les hôtels et pensions de famille des grandes villes. L'un d'eux, d'apparence respectable et tranquille, louait une chambre et, soit pendant la nuit, soit à l'heure du repas, il introduisait ses complices qui pillaient les chambres, puis toute la bande disparaissait.

Ils avaient ainsi exploité à Paris diverses pensions, rues de Chateaubriand, de l'Amiral-Courbet, de Tournon, Garancière, Berthollet, et emporté plus de 500,000 francs de bijoux. On constatait aussi leur passage à Nice, à Rome, à Milan, etc. Jeudi matin, enfin, sur l'indication d'un inspecteur de la Sûreté, venu de Paris, la police belge les arrêtait dans un hôtel du boulevard Anspach, à Bruxelles. Ce sont deux jeunes gens, Auguste Dagulawski, âgé de vingt et un ans, originaire de la Pologne russe, et Casimir Teslar, âgé de dix;huit ans, né à Cracovie. Interrogé par M. Ducos, juge d'inslruction, ils ont déclaré avoir vendu un grand nombre de bijoux volés à un orfèvre de Liège, nommé Vaeschaets, qui devait venir les écouler à Paris. Cet orfèvre a été arrêté à dix heures du soir, chez des compatriotes, boulevard Saint-Germain. Vaeschaets avait sur lui tout un assortiment de bagues, bracelets, etc., provenant des vols commis .par les « rats d'hôtel».

Un orfèvre de Nice qui aurait acheté des bijoux est également compromis.

L'AFFAIRE DE LA sœur CANDIDE

Les Petites Affiches publient la note suivante

MM. Boin, Dorgueuil et Lemarquis, nommés administrateurs de l'actif mobilier et immobilier de Mlle Faurestié (Sœur Candide), invitent les personnes qui auraient des créances à invoquer ou des réclamations à formuler contre Sœur Candide à les produire entre leurs mains. Ils auront à adresser leur production, avec pièces à l'appui, au cabinet de M. Lemarquis, 3, rue Louis-le-Grand.

AVANT LES DÉPARTS

Aux approches des vacances, les Parisiens ne manqueront pas de visiter l'Exposition de mobiliers complets par milliers organisée aux Grands Magasins Dufayçl, les sièges, tapis, tentures, articles de voyage, sport, jardin, photographie, cycles, etc. De nombreuses attractions sont offertes aux visiteurs de 2 h. 1/2 à 6 heures, concert et cinématographe, avec les dernières vues d'actualité, salon de lecture et Five o'clock tea.

MYSTÉRIEUX SUICIDE

Un homme d'une cinquantaine d'années s'est suicidé hier à trois heures du matin sur la berge du quai Bourbon en se tirant un coup de revolver au cœur. La mort a été instantanée.

Il a été reconnu à la Morgue pour un. administrateur colonial, M. Emile Roussane, de passage à Paris. Il a agi dans un. accès de neurasthénie.

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LA FERMÉTURE A SEPT HEURES

Le syndicat des employés de la région parisienne avait organisé hier soir à la Bourse duTr4vSlt1M«!l:éMtt3a''e'o,ir«<âaytoi^a-»^

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quelle -il avait invité les présidents des diffé-, rentes Chambres patronales.

L'Union fédérative des commerçants détaillants réppndit seule à cette invitation. Elle se fit représenter par son bureau. MM. Garreau, Lucy, Buillerret et Digard prirent tour à tour la parole en son nom. Ils se déclarèrent prêts a rechercher avec les employés un terrain d'entente.

Malheureusement, ajoutèrent-ils, l'Union ne groupant qu'un certain nombre de patrons, nous ne pouvons traiter utilement avec vous

L'assemblée fait qui vaut d'être remarqué avait écouté ces déclarations avec une attention courtoise.

Elle ne parut cependant qu'à demi satisfaite, et vota un ordre du jour affirmant son intention de se livrer à de nouvelles manifestations si cela était nécessaire, pour obtenir complète satisfaction.

VANDALISME

Une bande de mauvais drôles a parcouru, l'avant-dernière nuit, les grands boulevards et la Chaussée-d'Antin, brisant tout sur son passage, vitres des kiosques de journaux, glaces des magasins, etc., etc.

M. Tanguy, commissaire de police, a ouvert une enquête.

UNE PARTIE DE PLAISIR QUI FINIT MAL Le chauffeur Joseph Lepey, conduisant l'automobile 775-X-2, avait offert à des amis, un homme et deux femmes, une « balade » nocturne. Naturellement, tout le monde était un peu gai. Aussi, sur le boulevard Ney, où l'on allait à toute vitesse, ne prit-on pas garde aux avertissements du cantonnier Tournier, qui criait qu'il y avait là une tranchée de 1 m. 50 de profondeur. On brisa un premier, puis un second barrage, puis l'automobile alla s'effondrer dans le trou. Les quatre voyageurs n'eurent pas grand mal mais Lepey, furieux, s'en prit au malheureux Tournier et tomba sur lui à bras raccourci. On eut mille peines à le sortir de ses mains et on a dû le conduire à l'hôpital Lariboisière. Procès-verbal a été dressé contre l'irascible chauffeur.

DEPARTEMENTS

LA FIN DE LA GRÈVE DES CHEMINOTS DU SUD Draguignan. C'est par 74 voix sur 106 votants, que le comité de grève a décidé la reprise du travail. Un certain nombre de grévistes sont rentrés, et on croit que lundi tous seront à leurs postes-. Il ont obtenu satisfaction pour la plupart de leurs revendications.

DRAME MYSTÉRIEUX

Poitiers. Un drame dont on ignore les causes s'est déroulé aujourd'hui à Latillé. En l'absence de M. Turquand d'Auzay, percepteur, son employé, nommé Robin, a tué Mlle d'Auzay d'un coup de fusil à la tête et blessé très gravement Mme d'Auzay. Il est ensuite descendu à la cave et s'est fait sauter la dervelle.

LES ASSIETTES DU MINISTÈRE DE LA GUERRE Versailles. Le juge d'instruction a fait mettre en liberté le nommé Lerminant, qui avait été accusé par Gross, le voleur des assiettes du ministère de la guerre, de s'être offert à vendre ces assiettes.

Il résulte également de l'interrogatoire subi par Marthe Michaud, l'amie de Gross, que celle-ci ignorait la véritable provenance des objets.

UN CONTREBANDIER MEURTRIER

Toulon. Ce soir, un contrebandier, monté sur une voiture, filait à toute allure dans une rue très fréquentée. Il renversa le médecin de la marine Kogi, le lieutenant de vaisseau de Loyds et l'enseigne Le Picquier, tous trois ,du- Carnot, .Ces officiers protestèrent. Le contrebandier sauta de son siège et frappa violemment l'un d'eux. Comme les autres allaient riposter, il remonta sur sa voiture et déchargea son revolver. Un matelot fourrier de Bastia fut tué net. Le contrebandier a pris la fuite et n'a pu être retrouvé. Un des officiers est blessé au visage.

LE COFFRE-FORT DU CUIRASSÉ BRÉSILIEN. Toulon. La brigade mobile de Marseille a arrêté ce soir, au moment où ils allaient prendre le train pour la direction de Lyon, deux malfaiteurs dangereux qui font partie de la bande qui enleva le coffre-fort contenant 175,000 francs à bord du croiseur brésilien Benjamin-Constant. Deux autres malfaiteurs ont réussi à prendre la fuite. On sait où se trouve l'argent volé. D'autres arrestations sont imminentes à Toulon et à La Ciotat.

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VIOLENT ORAGE

Reims. Une véritable trombe d'eau s'est abattue sur Reims. Tout le quartier Cerès a été submergé, et les tramways ont interrompre leur circulation.

Çà et là

Une instruction judiciaire est ouverte sur les agissements de quelques personnes qui se présentèrent comme mandataires du liquidateur Duez, à l'occasion de la liquidation de divers établissements congréganistes. Les fouilles exécutées au mont Auxois, sur l'emplacement de l'antique Alésia, ont fait mettre à jour un certain nombre d'objets intéressants et des débris d'inscriptions. ;Un bateau pour la pêche aux homards a coulé vers la place Bayes, près des Sablesd'Olonne. Les deux marins qui le montaient ont été noyés.

COURRIER DES THÉÂTRES

A l'Opéra Débuts de Mlle Bailac dans Samson et Dalila, Mlle Bailac a fait hier d'excellents débuts dans Dalila. Après un concours qui la fit très justement remarquer au Conservatoire, les occasions lui furent trop ménagées où son talent eût pu pleinement se révéler. La soirée d'hier l'a mise dans la place qu'elle mérite la meilleure. La voix, très homogène, a gagné en ampleur, sa technique vocale s'est accrue en sûreté; l'émission est excellente; le timbre est d'une saveur charmante.

La plastique de la jeune cantatrice et son sentiment 'scénique conviennent parfaitement au personnage de Dalila; le souci qu'elle a montré d'unir l'exactitude et la fantaisie artistique dans le costume témoigne de sa conscience d'interprète.

Le succès de Mlle Germaine Bailac a été très vif; le public y a associé M. Franz, un valeureux Samson; MM. Noté, Lequien etPaty.

Le spectacle se terminait par Coppélia, brillait la grâce ailée de'Mlle Zambelli. Robert Brussel.

Ce soir

A l'Opéra (saison russe), à 9 heures très précises, première représentation de l'Oiseau de feu et des Orientales.

Carnaval, pantomime-ballet en un acte de M. Fokine, musique de Robert Schumann (Mme Lopukhova, MM. Léontier, Boulgakor, Orlor)

2° L'Oiseau de feu, conte dansé, en un tableau, de M. Fokine, musique de Igor Stravinsky, scène et danses composées etréglées fBCTillj JTbkiinej .-dêcoiisirûenSîtolotflnes (Mutes,1

SÏÛ. l .7.ili)asiiOra.atiKaoaJ.– .'marn; 00<>,<H tïi>a>

Karsavina, Fokina, MM. Fokine, Boulgakorl et tout le corps de ballet).

Chef d'orchestre M. Gabriel Pierné. 3° Les Orientales, suites de danses (Mmes Gheltzer, Karsavina, Fokina, MM. Fokine, Nijinsky, Volinine).

4° Danses polovtsiennes du Prince Igor. Marche polovtsienne du Prince Igor (musique de Borodine). Orchestre. Danses polovtsiennes. Danses composées et réglées par M. Fokine.

Chef d'orchestre, M. Tcherepnine.

A la Comédie-Française, à 8 h. 1/2, 116" représentation de Les affaires sont les affaires (Mmes Pierson, Lara, Faylis, Lherbay, MM. de Féraudy, Louis Delaunay, Henry Mayer, Fàlconnier, Ravet, Grandval, Paul Numa, J. de Féraudy, R. Alexandre, Jacques Guilhène, Gaudy, Décard).

A l'Opéra-Comique. à 8 h. 3/4, soirée de gala, la Tosca (Mlle Géraldine Farrar, MM. Scotti et Sens).

A l'Opéra italien (théâtre du Châtelet), à 8 h. 1/4 très précises, dernière représentation de la saison italienne (gala du GrandPrix). Au programme Manon Lescaut, de G. Puccini.Voici la distribution

Manon Lescaut Mmes Lucrezia Bori Un musico Ida de Kowska Des Grieùx MM. Enrico Caruso Lescaut Pasquale Amato Géronte Ant. Pini-Corsi

Maestro di ballo ) ̃[>“•

Unlampionajo j J Albert Reiss

Un lampionajo

Edmondo Angelo Bada L'Oste Paul Ananian Sergente V. Reschiglian Commandante Tullio Bianchi

Chef d'orchestre M. Arturo Toscanini. Toilette de soirée de rigueur, à toutes les places. On n'entrera plus dans la salle après le lever du rideau.

Les petites places (à 2 et 3 fr.) seront en vente ce soir au théâtre à partir de 7 heures. Au Vaudeville, à 9 heures, le Secret de Polichinelle (MM. Félix Huguenet, Colombey, Mmes Ballètta, Marie Laure, Suzanne Demay, M. Lacroix), etc.

Au théâtre Sarah-Bernhardt, à 8 h. 3/4, la Vie de bohème (Mlle Andrée Pascal, M. Jean Worms).

'Au Gymnase, à 9 heures précises, Miquette et sa mère (Mmes Monna Delza, Fériel, Claudia, Devimeur, MM. Félix Galipaux, Armand Numès, Dieudonné, Ch. Dechamps). A la Renaissance (saison belge), à 9 heu-, ïes, le Mariage de Mlle Beulemans (Mlle Lucienne Roger, MM. Jacque, Berry, etc.). A la Porte-Salnt-Martin, à 8 h. 1/2 très précises, Chantecler (Mme Marthe Mellot, MM. Pierre Magnier, Mosnier).

Au théâtre Michel, à 8 h. 3/4, le Chasseur de canards, comédie en un acte, de MM. Eugène Héros et Paul Grandy, jouée par Mlle Jane Moryem, MM. Savoy, Navarre, Cornély, Carlos-Avril, Darbrey et Stengel; la Folie des grandeurs, comédie en un acte, de M. Yves Mirande, jouée par MM. Lucien Rozenberg, Savoy, Mmes Moryem et Castel. Continuation des représentations de Les jeux sont faits, Jules ou le Mariage inespéré, Une bonne fortune.

A l'Athénéa, à 8 h. 1/2, Un enlèvement; à 9 heures, le Danseur inconnu, comédie en 3 actes de M. Tristan Bernard (Mlles Suz. Goldstein, Annie Perrey, de Sivry, Loury, Bussy, MM. Henry Krauss, Bertic, Garat, Gallet, etc.).

Au théâtre Femina, à 9 heures, Bigre! revue de Rip (Mlle Spinelly, Angèle Gril, MM. Le Gallo, Hasti, etc.).. Plafond mobile. Télép. 528-68. Métro Aima.

Au théâtre Apollo, à 9 heures, Hans, le joueur de flûte (MM. Jean Périer, Henry Defreyn, Paul Ardot, Mmes Gina Féraud, Alice Milet, Marfa Dhervilly).

1 -Aux Bouffes -Parisiens-Cora Laparcerla, à 9 heures, Son auteur, de M. Maurice Landay (Mlle Vermell, M. Rolley); à 9 h. 3/4, Xantho chez les courtisanes, comédie en 3 actes, de M. Jacques Richepin, musique de M. Xavier Leroux (Mmes Cora Laparcerie, Cavell, Marie-Marcilly et la danseuse Esmée, M. Henry Lamolhe).

Au théâtre du Grand-Guignol, à 9 heures, la Porte close, le Beau Lothario, l'Attentat, Appassionnato, Vitriolé.

Hier

La saison russe à l'Opéra.

Hier, la répétition privée de l'Oiseau de feu a produit 1 effet lé plus considérable. Ce ballet, imaginé et réglé par l'éminent chorégraphe Fokine qui y joue lui-même, avec Mme Karsavina, le rôle principal, évoque et résume tout le charme pittoresque, étrange et invincible des contes de la mythologie slave il se déroule en un décor somptueux et nouveau, œuvre de Golovine, et les costumes sont d'une richesse et d'une variété inouïes c'est, en un mot, un ensemble destiné, tout comme Shéhérazade, à surprendre, à ravir, à faire fureur.

Argus.

Hier, à 4 h. 1/2, au grand foyer de l'OpéraComique, a eu lieu la réunion générale de la Société de l'Histoire du théâtre. M. Albert Carré, membre de la Société, avait mis son habituelle bonne grâce à accorder à ses collègues la plus aimable hospitalité.

M. Henry Roujon, secrétaire perpétuel de l'Académie des beaux-arts, présidait. Auprès de lui avait pris place le bureau de la Société, M. J. d'Estournelles de Constant, viceprésident M. Paul Ginisty, secrétaire général; M. Henri de Curzon, trésorier; M.Albert Soubies, retenu par ses devoirs politiques dans le Tarn-et-Garonne, n'avait pas assisté à la séance.

M. Paul Ginisty a, dans son rapport, élé-. gamment retracé l'histoire de la Société pan-'dant le dernier exercice. Il a rendu hommage aux membres disparus, et il a salué les membres nouveaux, MM. G. Hartmann, Ad. Aderer, le courriériste du Figaro, Paul Dufrey, Jarry, de Grouchy, Ha,lpérine-Kaminsky, et signalé que, pour la première fois, l'élément féminin est gracieusement représenté dans la Société par Mmes Thénard, d'Orliac et Jacquemot. Il a pu annoncer une fête d'automne, qui, organisée par la Société, sera donnée dans une grande ambassade. M. Henry Roujon, dans une allocution charmante, a signalé les travaux de la Société dans l'ordre des études théâtrales, et constaté son importance croissante. Il a remercié M. Albert Carré de l'accueil qu'il faisait en son théâtre à ses amis et du délicieux concert qu'il avait organisé.

M. Georges Cain, avec une souriante érudition, a, dans une causerie qu'on a trouvée trop courte, évoqué des souvenirs des anciens théâtres de Paris et conté, avec infiniment d'esprit et de verve, de piquantes anecdotes.

Puis le concert a commencé. On a vivement applaudi M. Payan dans le Cor, de Flégier, et dans l'Etoile du Nord Mlle Mastio a charmé ses auditeurs avec deux mélodies, de Levadé, Prends cette rose,etBerceuse. M. Sens a chanté avec le sentiment le plus pénétrant l'aubade du Roi d'Ys Mlle Mathieu-Lutz, avec sa voix délicieuse, s'est fait entendre dans l'air d'Ophélie d'Hamlet et dans le Mysoli, de Félicien David. L'art et le style de Mlle Brohly ont donné la plus généreuse Interprétation à l'air des Troyens et à une mélodie de Goil Bohn, Comme la nuit. Le dîner annuel de la Société a réuni,, le soir, chez Ledoyen, une assemblée nombreuse et brillante:

MM. Maurice Faure, Gustave Rivet, Brunet, Adolphe Aderer, Paul Ginisty, Jean d'Estournelles de Constant, Le Senne, Cheramy, Cohen, Ciret, Paul Joanne,- Gustine, Henri de Curzon, Quatrelles l'Epine, Quentin-Bauchart, Gabriel Parés, Bernel, Halpérinê-Kaminsky, Paul Meunier, Rohrbach, Franc-Nohain, Fillion, François Arago, docteur Vitoux, Recouly, Dorchain, Brette, Charavay, et le courriériste du Figaro.

Mmes J. Thénard, dfc.^jftiU Jg^&uovjna^

MmeE J. Thénard, d!J4j~il", 9iJ"'IN~jn~J~

ChagieMîpjftéffip lifts l?ifiY$itei ôAadj'ftMwieni«iJ

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d'Orliac, lacquemot, Combier', Mireille Corbé, Dussanne, Burney, Ludger.

Cette fête d'art et de cordialité n'eût pas été complète sans quelques paroles de M. Henry Roujon. Avec cette grâce exquise qu'il apporte dans l'éloquence, M. Henry Roujori a prononcé- un délicieux discours, d'une rare élégance de forme et qui a soulevé des bravos unanimes. M. Maurice Faure lui a répondu avec esprit.

Et aux.discours ont succédé des poésies dites par les artistes qui assistaient au banquet. Une agréable surprise avait été ménagée aux invités par M. Pau Ginisty Mlle Oterita, l'exquise petite danseuse espagnole qui fait en ce moment les délices de l'Olympia, et M. Ramon, son brillant partenaire, ont exécuté leurs pas les plus pittoresques. On leur a fait une belle ovation.

Sous la présidence de M. Paul Ferrier, assisté de M. Paul Hervieu, la commission de la Société des auteurs s'est réunie hier. Les deux faits saillants de la séance ont été la nouvelle apprise par la commission que les auteurs français sont menacés de voir frapper leurs droits d'un impôt de 5 0/0 en Angleterre, et la double décision prise relativement aux auditions phonographiques, et relativement aux traités consentis aux imprésarii pour les tournées.

Nous reviendrons à loisir sur ces décisions.

Nous avons reçu, hier, à minuit, le billet suivant de M. C.-A. Traversi, secrétaire général du théâtre Réjane

Mme Réjane ayant promis de donner à l' hôtel Ritz, de Londres pendant la semaine du « Grand Prix » deux ou trois « Causeries », se voit obligée de suspendre, jusqu'à son prochain retour, les représentations de la Passerelle, dont le succès, toujours grandissant, est bien loin d'être épuisé.

Les concours du Conservatoire.

Les résultats du concours de piano (classe préparatoire) ont été les suivants ÉLÈVES HOMMES

1'" médailles MM. Kartung et Liégeois, élèvés de M. Falkenberg.

2" médailles MM. Duhem, Graffard et Bruck, élèves de M. Falkenberg.

3" médailles MM. Grenaud et Jalowrez, élèves de M. Falkenberg.

ÉLÈVES FEMMES

1^' médailles Mlle Leleu (élève de Mme Long), Mlle Binecher (élève de Mme Chérie), Mlle Houfflach (élève de MmeiTrouîllebert), Mlles Godard et Weill (élèves de Mme Long).

201 médailles Mlles Bernardin et de Valmalite (élèves de Mme Chéné), Mlles Meyer, Weiller et: Dupré (élèves de Mme Long), Mlle Sogler («lève de Mme Chéné), Mlles Cafter, Gropeano et de Miramon (élèves de Mme Long).

3" médailles Mlle Plé (élève de Mme Long), Mlles Dubois et Friedman (élèves de Mme Chêne), Mlles Quilinne, Haille et Coulbaux (élèves de Mme Trouillebert).

Le jury était composé de M. Gabriel Fauré, président, MM. E.-M. Delaborde, L. Diémer, E. Risler, J. Philipp, A. Cortot, V. Staub, A. Bruneau, P.-V. de La Nux, H. Dallier, Ducasse, H. Defosse, Marcel Ghadeigne Bourgeat, secrétaire.

Dans sa séance d'hier, le comité des Artistes dramatiques a décidé d'offrir, en souvenir des admirables résultats de la représentation de gala du 19 juin à l'Opéra, des médailles d'honneur de 1 Association à MM. Gabriel Astruc, organisateur de la soirée; GattiGasazza, directeur du Metropolitan Opera; Toscanini, chef d'orchestre Messager et Broussan, directeur de l'Opéra.

Des lettres de remerciement ont été adressées à tous les collaborateurs de cette belle manifestation d'art et de charité.

Au jour le jour

Les dix premières représentations de SaIqmé à l'Opéra ont réalisé un chiffre de recettes qui n'avait pas encore été" atteint: 224,829 francs, c'est-à-dire 22,500 francs environ par représentation. Jamais ouvrage nouveau n'a atteint à l'Opéra un pareil empressement du public.

Malheureusement, Mlle Mary Garden n'en pourra plus chanter le principal rôle (qu'elle créa d'une si inoubliable manière) que deux fois le .29 juin et le 4 juillet, avant son congé annuel. La grande cantatrice s'est, en effet, réservée, comme mois de vacances, juillet et août, pour faire sa rentrée en septembre dans l'œuvre qui lui valut, ainsi qu'à l'Opéra, un triomphe incontesté.

**#

A la mort de Jambon, le peintre décorateur à qui nos théâtres doivent tant, un comité se forma, composé de MM. Edouard Detaille, Georges Clairin, Lalique, Binet, G. Picard, Amable et Bailly, pour élever un monument à l'excellent artiste. Les fonds nécessaires furent réunis et le sculpteur Bernstamm, ami du disparu, exécuta un buste remarquable.

C'est ce buste qui, grâce à l'entremise de MM. Dujardin-Beaumetz, Messager, Broussan et de l'architecte Cassien-Bernard, vient d'être placé dans le pourtour de l'orchestre de l'Opéra. C'est bien la place que méritait l'image du vaillant artiste qui a si souvent contribué par son talent à' la réputation de notre Académie nationale de musique. La Fleur merveilleuse, la délicieuse pièce de M. Miguel Zamacoïs, dont le succès est si considérable à la Comédie-Française, paraît cette semaine dans l'Illustration.'

Mme Sarah Bernhardt a quitté Paris presque aussitôt après les obsèques de sa belle'-fille, et hier elle donnait' à Bordeaux une représentation qui lui valut plusieurs ovations sans nombre du public, témoignant ainsi de sa sympathie et de son admiration pour l'illustre tragédienne.

Précisons un détail de notre écho d'hier. M. Edgard Gross, le gendre de M. Maurice Bernhardt, assistait aux obsèques de Mme Maurice Bernhardt, ainsi que son père et sou frère. Disons-le pour rassurer 'les nombreux amis de la famille qui ont pu craindre que l'état de santé de Mme Edgard Gross ne fût alarmant. Mme Edgard Gross est'sur le point d'être mère, et le médecin, par une précaution bien légitime, lui avait interdit la traversée.

•«̃

Le théâtre des Nouveautés affiche pour ce soir une reprise de 1 héodo1'e et Cie, la joyeuse pièce de MM. Nancey et Armont.

Mlle Gina Féraud

Quel enviable pays que celui qui produit des poupées aussi idéalement mignonnes que la Lisbeth, de Hans le joueur de flûte petite frimousse éveillée, grands yeux noirs pétillants, gracieuse bouche expressive et délicates articulations, ainsi se présente Mlle Gina Féraud, l'objet d'art offert au concours de la principauté de Milhaz.

Elle épelle mieux que « papa, maman»; elle dit le poème en comédienne qui a travaillé ses classiques, et elle chante dans le ravissement, car elle possède une voix fraîche, claire et bien timbrée. Quelle sérieuse méthode que celle de son regretté maître Lassalle C'est à son professeur Léo Jancey que Mlle Gina Féraud doit l'aisance qu'elle porte à la scène, la finesse et l'habileté de son jeu. Ce tribut payé à ses maîtres, il est juste d'attribuer à cette jeune étoile ce qui lui appartient en propre son exquise gentillesse et son sourire délicieusement enfantin. Trottant, trottinant, dans ses jolis costumes de Hollandaise, Mlle Gina Féraud sème la joie derrière ses pas et remplit la salle des éclats mélodieux de sa voix cristalline. Trottez, petite Lisbeth, trottez, vous irez loin.

E

M. Pierre Magnier jouera ce soir pour la dernière fois, à la Porte-Saint-Martin, le rôle du Coq dans Chantecler. L'excellent artiste, qui a remporté dans ce rôle un très grand sucçjsf sera Remplacé à partir de demain di-

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~i\n -riDaiJisa.aioJïA.ï'i.^slUO «iiaO.al'iiO 93jsl

plaudi à l'Odéon dans Antar, et dans- Coriolan, qui a répété son rôle sous la direction de. M. Rostand lui-même.

Le reste de l'interprétation ne subit aucun changement. Mme Marthe Mellot et M. Mç>snier, si acclamés dans la Faisane et le chien. Patou, continueront à tenir leurs rôles. Rappelons que le tarif d'été fixe le prix, des places à 7, 5, 3, 2 et 1 franc.

Parmi les spectacles les plus courus, en ce moment, à Paris, citons d'abord 1» A la Renaissance (saison belge), le Mariage de Mlle Beulemans, avec M. Jacque,' Mlle. Lucienne Roger, MM. Berry, Ambreville, Mérin, etc.;

2<> Au Gymnase, Miquette et sa ntère, avec M. Félix Galipaux, Mlle Monna Delza, M. A. Numès,. Mme M.-A. Fériel, M. Ch. Deschamps, etc.

A la Gaîté. ["

Tais-toi, mon cœur la très amusante pièce de MM. Maurice Hennequin et Pierre Veberj atteindra, ce soir, sa 100° représentation.

Comme tous les ans, l'Athénée ne fermera pas ses portes cette année et continuera la série des représentations de la pièce en vogue. Cette année, le Danseur inconnu, dont le succès a dépassé tout ce qu'on pouvait imaginer, va triompher encore pendant les chaleurs.

La réussite des saisons d'été de l'Athénée s'explique, en dehors du choix de ses spectacles, par sa situation, ses couloirs et pourtours donnant sur des dégagements en plein air, enfin par le système de ventilation, dû à l'initiative de M. Deval, toutes précautions qui font de ce théâtre la salle la plus fraîche

de Paris.

Cet après-midi, aura lieu au théâtre Michel la matinée de gala à laquelle ont promis leur concours la plupart des artistes de la Comédie-Française et nombre de notabilités théâtrales.

M. Max Dearly et Mlle Mistinguett y interpréteront une scène spécialement écrite pour eux.

Un public de choix a déjà loué la plus grande partie du théâtre, et la matinée promet d'être doublement brillante, au point de vue mondain comme au point de vue théâtral.

#*#

On sait que le nouveau spectacle du .théâtr,e Michel a obtenu un véritable triomphe. Rarement il nous a été donné. d'en applaudir un aussi éclectique et aussi réussi on peut dire que toutes les pièces sont des plus divertissantes; les excellents artistes qui'les interprètent obtiennent tous chaque soir un gros succès.

Faites vos jeux, l'acte -si curieux dé M. Yves Mirande et G. Wolff, est naturellement restée au programme. Tous les joueurs accourent pour voir cette pièce et en répètent les phrases désormais légendaires, telles que « Les gens qui tirent à cinq, on devrait les flanquer en priso,n »

Ajoutons que la Folie des grandeurs, un acte des plus comiques, interprété par Lucien Rozenberg et dont l'action se passe dans une baignoire, provoque des éclats de fou rire tous les soirs.

Le grand succès remporté au théâtre Apollo par Sans, le joueur de flûte a eu, naturellement, un énorme retentissement dans le monde entier. De tous les pays, des propositions sont faites aux auteurs par les direc-: teurs étrangers. Il sera bien difficile, de trouver des interprètes aussi remarquables que MM. Jean Perier, Henry Defreyn, Paul Ardot, Victor Henry, Mmes Gina Féraud, Alice Milet, Marfa Dhervilly et une mise en scène aussi belle qu'à Paris. On sait que les ballets du deuxième et du troisième acte sont de pures merveilles. Rappelons qu'en raison de :la clôturé annuelle, Flans, lé joueur de flûte ne sera plus joué que jusqu'à jeudi prochain inclusivement, et qu'en raison du Grand Prix il n'y aura pas de matinée1 demain. ̃̃•̃•

Au moment où les brillantes représentations de Xantho vont cesser, signalons,la conscience artistique de Mme Cora Laparcerie, qui s'est constamment entourée d.'interprètesyde choix le personnage de Nitocns, notamment, aura été incarné jusqu'à la fin par Mlle Andrée Mielly, une charmante comédienne qui, remarquée dès ses débuts dans la Claudine de Willy, se fit applaudir à 'l'Ambigu, au théâtre Michel, etc., avant de remporter dans la pièce de M. Jacques Richepin un très vif succès.

Au Conservatoire « Femina-Musica ». J Résultats du concours de violon Mlle Petit a obtenu un rappel de premier prix avec félicitations unanimes du Jury. •̃•̃••. lre division ̃ ̃ ̃ f

l"1 pris Mlles Ladurée, Huillard, Weiris-

tein. ̃

Pas de second prix. .•̃ 1" accessit à l'unanimité Mlle Colette. 2' division

M«« prix Mlle Pouant, M..Gassèlih; Mlle Môrselli.

Rappel de 2" prix.: Mlles Devaussanvin, Degeorge de Valmalette. 2e prix hllle de la Poterie. 1" accessit Mlle Chauve.

VIOLONCELLE

2" division

Mention honorable Mite Drake del Gastillo. lr° division

Pas de prix. ̃̃̃̃̃.̃

1" accessit à l'unanimité Mlle Herelle.

Mlle Rosalia Lambrecht chantera ce soir, au Trianon-Lyrique, pour la dernière fois (de cette saison) la F'ille de Madame Angola Nous allons bientôt avoir à Paris un théâtre qui ne jouera qu.en matinée et ne donnera que des œuvres classiques.

C'est M. Léon Segond, le tragédien bien connu, qui a, pris l'initiative et aussi la direction artistique de ce théâtre, qui s'adressera à cette grande partie du 'public désireuse d'applaudir nos chefs-d'œuvre.

M. Paul Escoffier, qui tint avec éclat l'emploi des jeunes premiers à Saint-Pétersbourg et à qui l'élégant public du théâtre Michel fit fête dans Sapho, le Duel, l'Auberge rouge; Vers l'amour, etc., donnera pendant' deux mois, au théâtre des Galeries, à Bruxelles, une série de représentations de Michel Stro~ golf et du Tour du monde en 80 jours. Sur la proposition du ministre des affaires étrangères, son collègue des beaux-arts vient de décerner les palmes d'officier de l'instruction publique à Mme Mathilde Kschesiriska, la brillante étoile du ballet impérial de SaintPétersbourg.

Tout le monde applaudira à cet hommage rendu au talent de la grande danseuse russe à cette légitime récompense de son dévouement à l'art français. r

̃ Serge- Basset.

SPECTACLES à CONCERTS A LA CIGALE T'en as dit vice grande revue d'été en' 2 actes et. 14 tableaux de Rip et Jacques Bousquet. Jamais on n'avait tant ri qu'hier soir à l'étourdissante revue que Rip et Bousquet ont donnée à la Cigale. T'en as du vice détient certainement le record de l'hilarité et par moment les spectateurs se sont littéralement tordus, tirebouchonnés 1 Voilà donc une pièce où les actualités sont présentées avec un sens follement heureux de la parodie joviale, tantôt fine, spirituelle, mordante, tantôt gauloise et bonne enfant. Au, piment et au gros sel. L'adroit directeur M. Raphaël Flateau a eu la main heureuse avec ses auteurs et mérite sa belle part d'éloges. ̃. ̃.

I ltMaut r?R&J%MsiePi£Bt< Jusjftû? aux^n&t- .i

I.gam .goaaaiJimio es satb orfJflfiZ £'•,£


prètes<qjii furent au-dessus de tout éloge et si chaleureusement accueillis par le public que rappelés chacun un nombre incalculable de fois, ils ne pouvaient s'empêcher, en se retirant, 'de-rire eux-mêmes aux larmes du succès qu'ils' venaient d'obtenir.

O Claudius', en notable de Besançon, venant d'assister à-une représentation àeXanthoche\ les courtisanes Tout un poème épique où l'ahurissant artiste s'est montré d'une drô- lerie incommensurable.

0 Maurel, en opéré de l'appendicite -et en pseudo Louis XVI, où le succès du joyeux comédien fut royal 0 Henri Dorville, dans ses multiples transformations, extraordinaire de bouffonnerie charentonnesque provoquant des rires fous!: Et Blanche, très adroit compère, et tous les autres

Quant au beau sexe, il fut exquis. Radieux, de belle humeur et d'adorable fantaisie avec Jane Marnac, comédienne pleine d'entrain, chanteuse habile et danseuse pleine de grâce. Aussi l'a-t«-on triplement fêtée triplement

rappelée. ·

Ê Elégant, .galant et charmant avec la jolie commère Lucy Murger. Mignon, malin, piquant avec MJle Bordoni. Très captivant ou très comique avec Mlle Mérindol. D'une gaieté commurneative avec Charlotte Martens. D'un diable au corps irrésistible avec « The Cigal's Girls », huit petites Anglaises à croquer par de. LosqUes. Enfin, sculpturalement superbe avec Mlles Léati, Thibault, de Saunoy, Çlairvillç, etc. ̃̃

La mise en scène, fréquemment applaudie, compte réellement des tableaux hors de pair réglés par M. Maurice Simon et des décors comme ce.ux de la Havane, du parc Monceau,' .de l'Ecosse, des, Dessins-vivants d'après Jean Veber,. Ca'ppielio, Louis Morin, G. Redon, Boutet de M'onvel, Geo Eliott, Caran d'Ache, -Willette, Gerbault et Roubille, qui font le plus grand honneur à MM. Chambouleron et Mignard, Fleury, Prévost et Saint-Aubin. Les epstumps de Pascaud ne furent jamais plus brillants et d'un goût plus délicat avec des harmonies de couleurs tendres qui sont de véritables .trouvailles.

Enfin. le; maestro José a conduit son orchestre merveilleusement.

Alors, me direz-vous, c'est un succès? Uq triomphe Et la Cigale va certainement nous enchanter tout l'été. UN M. DU B.

Ce soir

Aux Folies-Bergère, 258e représentation de ta 'Revue la troupe O'Kabé, le ténor Arallo." Le plus grand succès de l'année, triomphe sans précédent.

A l'Olympia, la Grande Revue, vingt-six décors,, 600 costumes, 150 artistes (Senoritu Oterita, Lucienne Malty, Max Linder); les « Oxford Boys » (Jim-Jo-Jack) dans leurs danses fantaisistes; the Handy Man; ` Signor Flory, phénomène vocal; les 8 Blossom Girls et leurs chiens, etc. A 10 h. 1/2, le Puzzle à l'Opéra, Grand final des Jouets à. 11 heures, « The Star » (immense succès), american' sensation.

A Marigny-Théâtre, à 8 h. 1^2, la Revue de Marigny; deux actes, vingt tableaux, avec Max Dearly, Mmes Mistinguett « la Valse chaloupée » Fairy Davrigny A. Guerra, Myral et MM. Morton, Milo, Trèville, Paul Clerc, Charpentier.

A la Scala, concert d'été (direction Fursy. Tél. 435-B6,, plafond mobile) (Sinoèl, Robert Casa, Gavrochinette) la à"wi£ de Chipelle (Made Siamé):

Au Moulin-Rouge, à 9 heures, première représentation de Tout en bleu, revue-féerie en vingt-cinq tablèaux, de M. Henry Moreau. Alà «BbîtèâFursy », à9h.l/2, lés chansonniers Fursy, Entlio.ven, Mévisto aine, Emile Wôlff,, Tournayre.. A 11 heures, la revue On liquide on liquide avec Bordoni, Duplaix, Magdy, A. Defrenne, Ferréol, E. Wolif, Mévisto aîné.

Au.^Qj%K3attrQjrq)jê,.ià.S.Ji..lAiattraç.*

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La Grande Revue de l'Olympia est certainement le spectacle le plus couru de Paris pendant'hvGrande Semaine. Toutes les élégances s'y donnent rendez-vous. Pour ce soir et pour demain, la location est considérable. Et l'Olympia, toujours bon premier quand il s'agit d'attractions nouvelles, donnera, dès demain soir dimanche, la course du Grand Prix dans des vues cinématographiques où Tout-Paris viendra se reconnaître. Demain, à 2 heures, grande matinée..

An Jardin de Paris.

Dans le Tout-Paris qui s'amuse, il n'est question que de la superbe fête de nuit, avec feu d'artifice, que le Jardin de Paris donnera demain soir dimanche, à l'occasion du Grand Prix. Cette fête, toujours très brillante et très suivie, est en quelque sorte le couronnement de la grande semaine, et toutes les notabilités^ du sport et de l'élégance ont coutume de s'y retrouver. A l'attrait du spectacle, du concert et du cirque viendra s'ajou-

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FRANÇAIS (Tél. 102.23).- 8 h. 1/2. Les Affaires- sont les affaires.

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OPERA-COMIQUE! (Tél. 105.76). 8 h. 3/4. LaTosca.

Dimanche Apliroâite.

OPERA ITALIEN (CHATELET). r- 8. h. 1/4. Manon Lescaut. HEATRE SARAH-BERNHARDT (Tél. 274.23). T 8 h. 3/4.: La Vie de bohème. \fAUDEVILUS (Tél. 102.09). 9 h. 0/0. Le t Secret de Polichinelle.

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RENAISSANCE fTél. 437.œ). 9 h. 0/0. Le H Mariage, de Mile Beutamans.

NOUVEAUTES (Tel. 102.51). 9 h. 0/0. 1\ Le portrait de la baronne; Théodore et Cie. THEATRE LYRIQUE MUNICIPAL (GAITE) 1 9 h. 0/0. Tais-toi, mon cœur 1

flYMNASE (Tél. 102.65). 9 h. 0/0. Miquette U et sa mère.

ATHËNÉE (Tél. 282.23). S h. 1/2 Un EnlèA vement.; à 9 heures, le Danseur inconnu. HEATRE APOLLO (Tel: 272.21). 9 h. OyO. 1 Hans, le joueur de flûte.

rfHEATRE MICHEL (T. 103.30). 8 h. 3/4. Les 1 jeux sont faits; la Folie des grandeurs; le Chasseur de canards Jules ou le mariage inespéré; Une bonne fortune.

BOUFFES-PARISIENS. CORA" LAPARCERIE

D (Tél.-tefSSpfJie- «atf.ae/O.J'SèfeSiiKéïr; à

9 h. 3/4 Xantho chez les courtisanes.

ter la féerique vision des illumihâtionB et du feu d'artifice, qui sera tiré à minuit.

Au Musée Grévin, lé Cinématographe met à son programme la catastrophe de Villepreux, les funérailles nationales des victimes du Pluviôse et le Grand Steeple d'Auteuil, c'est-à-dire les trois grands événements de la semaine.

Chez Medrano, ce soir, débuts de (t Humel Randall trio » dans la promenade au Bois; élégante scène à cheval (haute école et voltige) de Melillo, acrobate sur grande roue. Très applaudis les Abbins, cyclistes comiques Smithson, contorsionniste les trois Jack de Cleir, équilibristes, et les fameux clowns de Boum-Boum, frères Plattier, Carpi et Hoppl, Fidel, etc.

Demain dimanche, à 2 h. 1/2, matinée. (Tél. 240-65.)

11'

Bal Tabarin. Ce soir, fête du Grand Prix. A minuit et demi, grande course par nos jolies élégantes.

COURRIER MUSICAL Le concert donné mercredi, sous la présidence de Mme de Yourkevitch, par l'Union nationale contre la vivisection, a été fort brillant. Salle comble et public de la plus extrême élégance. D'éminentes personnalités artistiques avaient répondu à 1 appel des organisateurs et prêtaient leur concours Mme Àpkowska, l'éminente cantatrice russe, qui a interprété d'adorable façon l'air de la, Vie de bohème et le Rondel de l'adieu, accompagnée merveilleusement par M. Isidore de Lara, l'auteur de cette mélodie; Mlle Robinne, M. Caldeira, M. Brémond, M. Arthur Hartmann, M. Chepfer, toujours si amusant; Mlle Cécile Sorel, qui a dit en grande artiste des poésies M. Isidore de Lara, qui a chanté deux de ses plus poétiques romances, Mine lo-day et The Garden of sleep. Mlle Brozia a chanté avec tout son talent et tout son cœur, et le public l'a longuement acclamée M. de Max a dit des vers, Mmes Sédova et M. Lapoukhof ont dansé, et l'amusante revue de MM. G. Chepfer et Veil, Et Halley donc 1 a achevé de donner à la soirée le plus vif éclat. Mlle Derminy et M. Georges Chepfer y ont été couverts de bravos. M. André Dorival avait merveilleusement joué du piano.

Le président et les organisateurs ont été vivement félicités.

Nous recevons la lettre suivante i

Monsieur,

Il s'est glissé une petite erreur dans votre article du 21 sur le concours qui a eu lieu samedi soir, à la salle des Agriculteurs.

Les violoncelles qui ont. obtenu les n" 7 et 8 sont une basse moderne,. 172 points, et un Gagliano, 158 points.

Recevez, monsieur, etc.. J, ivALtNS.

J. Waline.

La dernière réunion littéraire et musicale de Mme F. Perier sera consacrée à une causerie de M. Henri de Noussanne sur la « Poésie moderne », accompagnée d'audi-, tions d'ceuvres de M. de Montesquiou, Mme de Noailles, duchesse d'Uzès, Auguste Dorchain, Jules Michelet, A. du Bois, Zamacoïs, princesse de Bariatinsky, etc., etc.

Programme du concert qui sera donné, demain dimanche, au Jardin d'acclimatation, à 3 heures, en plein air, an kiosque de la musique, ou, en cas de pluie, dans la grande salle du Palais d'hiver

Marche serpentine (E. Kooh). Souvenir de Saint-Sébastien, valse (O. Lœw). Lcstocq, ouverture (Auber). Pan et Pipeau (Danjou), solo

de. flùlo par M. Lafléui-ance, de l'Opéra. SLàhen-

grbh seléeiitoH-^Wagirer)' iio; Régiment en

marche, marche (P. Lihck). La Gazza Lalira, ouverture (Rossini). Air favori de Marie Lekzenska (Vassour), Les Noces de Jeannette, fantaisie (Massé). Frais Sourire, polka (Selleniclt). Alfred Dolilia.

LES GRANDES VENTES

Aujourd'hui, à l'hôtel Drouot:

Ventes:

Salle i. Tableaux .anciens et modernes aquarelles, dessins. Me Lair-Dubreuil MM. Paulme et Lasquin.

Expositions

Salle 7. Succession du vicomte M. de Vogué Tableaux anciens, objets d'art et d'ameublement. M" Laih-Dubreoil et Bi- zouard, MM. Mannheim et Ferai.

Salles 9 et 10. Succession de Mme Pauline Viardot Tableaux anciens et modernes

THEATRE FEMINA. Plafond mobile. Tél. 52S.6S. (Métro Alma). 9 h. 0/0. Bigre I

4MBIGU (Tél. 430.31). S h. 3/4. –Bagnes A d'enfants.

fiRAND"-GUIGNOL(plafûhd mobile).– Tél.228.24. M 9 h. 0/0. L'Attentat; la porte close; Appassionnato Vitriolé; le Beau Lbthario.

THEATRE DES ARTS. 8 h. 1/2. Les Nuées. TRIANON-LYRIQUE. 8 h. 1/2. La Fille de i. Mme Angot. fOMEDIE ROYALE (Tél. 307.36). -9kli Le Doute Un petit trou pas cher. DEJAZET. 8 h. 1/2. La main de ma fille; à 9 9 h. 1/.4, le Papa du régiment. CHATEAU D'EAU (Nouveau THEATRE) (T. 439.05). 8 8 h. 1/2. Joséphine vendue par ses sœurs. Exposition

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direction ) et Victor. La Nuit de Chipelte (Made FURSY ( Siamé).£e.P/tarmacien(L.deLiévin)

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Prud'hon, Çhintreilil, Bol, Tintoret, etc. Me Henri Baudoin, M. Jules Pêràl.

•"̃̃'̃ COLLECTION KÏSS

La collection Kiss, dont M* Lair-Dubreuil dirigeait la vente, assisté de l'expert Arthur Bloche, a produit 129,319 francs. Donnons les principales enchères de cette dernière journée

N? 287, Inro de grand format à trois cases en; laque du Japon, époque Toyotomi du seizième au dix-septième siècle, 200 fr.; n° 289, Inro à quatre cases en laque d'or, au fond du couveréle la signature Ogata-Korin, 110 fr.; n° 332, Coffré de mariage à' dos bombé en laque de Chine fond noir, décor laque d'or, époque du dix-huitième siècle,- 360 ̃fr.; n° 333, Petit cabinet, ouvrant à deux portes, en laque noire et brune, seizième ou dix-septième siècle, i3o fr.n° 338, Sceptre de mandarin en laque rouge sculptée en haut relief, dix-huitième siècle, 165 fr.; n° 716, Jade blanc théière à quatre faces évidée, 190 fr. n° 717, Jade blanc dessus et grisâtre dessous Coupe à encens à trois compartiments, sculptée parties à jour, 140 francs n°7i8, Jade blanc Coupe forme fleur avec branchages et feuillages, sculptée à jour, 165 fr. n° 733, Cristal de roche Vase à deux anses, trompes d'éléphants sculptés à jour, évidé, 100 fr.; n" 734, Cristal de roche Chimère couchée, sculptée et gravée, partie évidée pour former cassolette, montée en argent, 120 fr. n° 736, Quartz fumé Prisme à quatre faces formant cachet, surmonté d'un lion, 102 fr. n° 738, Deux panneaux en bois de fer, ornés d'applications de jades de différentes nuances, de jadéïte, de néphrite, d'agate, de cornaline et de corail, travail ancien, 1,000 fr. n" 741, Prisme d'améthyste Flacon forme double lotus, évidé et sculpté, 300 francs.

Etoffes, broderies.de Chine. Nu 787, Velours.rouge, dessin ton sur ton à branchages de paeonies, époque Ming, 55o fr. n° 788, Velours rouge, tissé or Trois panneaux, décor au dragon, dix-huitième siècle, 200 fr.; n° 789, Velours rouge, tissé or: Panneau, dessin au dragon et ornements, quinzième siècle, 170 fr.; n° 793, Velours noir à fond d'or Manteau à manches, dix-septième siècle, 310 fr.; 794, Gaze de soie Longue robe impériale fond bleu, brodée aux dragons à cinq griffes en or, dix-septième au dixhuitième siècle, 610 fr.; n° 795, Gaze de soie gros bleu Robe impériale brodée aux dragons à cinq griffes, dix-septième au dix-huitième siècle, 190 fr.; n° 796, Brocart de soie, fond rouge: Manteau en satin broché d'or et de plumes demartin-pêcheur, dix-huitième siècle, 190 francs n° 797,Brocart de soie fond rouge Grand manteau en satin broché d'or.et de soie, Ming, 400 fr. n° 800, Crêpe de Chine rouge Robe de femme, dessin en broderie d'or et de soie de couleurs, dix-huitième siècle, 290 fr. n° 802, Satin rouge Casaque impériale brodée d'or et de soie au dragon, dix-huitième siècle," 1 00 fr. n° 803, Soie rouge Petite casaque brodée au dragon, dix-huitième siècle, 150 fr. n° 833, Trois bandeaux formant encadrement de portique de temple, encadrés de brocart ancien, pièces artistiques, dix-huitième siècle, 700 fr.; n° 834, Tapisserie de soie Panneau à fond écru représentant la réunion des sept dieux de bonheur, dix-huitième siècle, 800 fr.; n° 835, Broderie Panneau représentant une allégorie du paradis bouddhique shintoïste, dix-septième siècle, 650 fr. n° 839, Brocart bleu tissé d'argent, bordure fond d'or à blasons en couleur, 100 francs.

OBJETSD'ART

A la salle .10, -M" Henri Baudoin vendait des objets d'art, assisté de MM.Mann-b,eiïn. Les enchères -donnèrent -1 7^385 •frapes, avec- les prix suivants "•̃̃•̃ Objets d'art. 6, Deux potiches porce,laine, genre chinois, 155 fr. n° 19, Quatre' tasses avec soucoupes, ancienne porcelaine de Louisbourg, 120 fr.; n° 28, Groupe enfants bacchants, ancienne faïence blanche de Lorraine, 100 fr.; n°3t, Plat creux, ancienne porcelaine de Chine, 138 fr. n° 35, Vase à figure de style antique, faïence italienne, 130 fr.; n° 36, Fontaine à sujet saint, même faïence, 140 fr. n° 73, Quatre gouaches, vue de la Bastille, deux signées Dietterlin 1638, 260 fr.; n° 76, Deux flambeaux en argent, poinçons de Cottin, sous-fermier des droits de marque, année 1729-30, époque Louis XV, 501 fr.; n° 77, Statuette en marbre blanc, jeune faune debout, 292 fr.; n° 78, Deux panneaux en bois sculpté à personnages de style antique, dixhuitième siècle, 265 fr. 80, Panse de hanap en ivoire, 137 fr.j.n°8i, Bénitier en argent et cuivre, travail italien du dix-huitième siôcle,2i5 fr.; n" 83, Grand volant en application de Bruxelles, 300 fr. n° 85, Pointe en application d'Angleterre,, 190 fr. 86, Echarpe en application d'Angleterre, 155 fr.; n° 92, Cinq mètres

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EN FRANCE

Mme Andral, au château de Lorre?.-le-Bocage. ÎJ. de Boislisle, au château de Planches, par Meunet-Planches.

Mme Bouvard, à la Jonchère. Mme Albert Bricka, h Charenton.

Mlle Barré, à Argenteuil.

.Mme Gustave Btireaa, à-Etr^tat. < v.

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soixante-quinze, Alen'çôn, 135 fr. n° 96, Quatre morceaux, Valenciennes, 150 fr. îos,vase en céladon gris, supporté par trois enfants en bronze doré, 470 fr.; 106, Deux flambeaux en bronze doré, 500 fr.; 109, Pendule en bronze doré, ornée d'un mascaron, de guirlandes, de feuillages, de rangs de perles, etc. Cadran signé Festeau le jeune, à Paris. Epoque Louis XVI, 1,080 fr. n° 110, Pendule eri bronze doré et bronze vert. Epoque Louis XVI, 685 :fr.; ni, Pendule en bronze doré et marbre blanc. Fin du dixhuitième siècle, 900 fr.; n° II3, Pendule sur socle-applique en marqueterie de cuivre et d'écaille, ornée de bronzes. Epoque Régence. 236 fr. 114, Deux flambeaux en bronze doré, 310 fr.; 115, Cartel en bronze, à décor de dragons, amours et soleil, 1,650 fr. no.i24, Fauteuil en bois, couvert en tapisserie au point, dix-septième siècle, 240 fr.; n° 125, Commode en bois de placage et brônzesp dessus de marbre, époque Louis XV, 39*5 fr.; n° 127, Meuble à deux corps, en bois sculpté à cariatides, 1,000 fr.; n° 127, Glace à fronton ajouré, bois doré, 300 francs.

Dans une salle voisine, deux œuvres du peintre Don Carlos Luis de Ribera, ont été adjifgées, l'une 16,100 francs: la Conquête de Grenade par le roi Ferdinand V et la reine Isabelle (1492) et l'autre, 5,050 francs: quatre panneaux se faisant pendant, représentant des sujets tirés de l'Histoire de Don Quichotte. Valamont.

lia Vie Sportive

LES COURSES

COURSES A AUTEUIL

La journée des Drags a été contrariée par le temps. De malencontreuses averses ont saboté cette fête si appréciée de nos jolies Parisiennes. Vers la fin de l'après-midi, le soleil s'est montré, mais il était trop tard il n'a éclairé qu'un pesage boueux et des caoutchoucs.

Au point de vue technique, la réunion n'a rien laissé à désirer. On peut cependant regretter que le prix des Drags ait été décapité, désole début du parcours, par la chute de Saint Amour, qu'Abelard a entraîné en tombant. La partie paraissait belle, à ce moment-là, pour Sauveur ou pour Sapientia. Mais ces deux animaux avaient encore la fatigue du Grand Steeple 'dans les jambes, et le vieux Journaliste, qui retrouve de loin en loin une lueur de sa vieille forme, l'a emporté facilement.

La facilité avec laquelle Saint-Potin a enlevé le prix Soliman permet de croire qu'il eût joué un rôle à l'arrivée de la Grande Course de Haies, s'il n'était pas tombé. Hier, le cheval de M. Champion a été maître de la partie d'un bout à l'autre et il l'a emporté avec une aisance étonnante.

Nos gentlemen ont monté avec correction le prix Artus Talon. La victoire d'Epine Vinette, montée par M. H. Martin, a été des plus faciles. Prix duRcndez-Vous (3,000 fr., 3,000 m.). 1, Segré, à M. Ch. Brossette (A.Chapman) 2, Barbery, il M. H. Remy (G. Sauvai) 3, Tiberiade, à M. Camille Blanc (J. Chapman) (1 long. 1/2. 1 long. 1/2.) Non placés Laphiati, Pignerol, Roscoff, Per Bacco, Floridor VI, Falisque.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 32 fr. Placés, Segré, 13 fr. Barbery; 10 fr. Tiberiade, 19 fr. 50. Pria; du Défilé (4,000 fr., 3J500 m.). –1,

liyrrimï^ àv\My "James He'tfiiessy fParfre-1

ment) 2; Bruges, à Si. 'C. W. Birkin (Patrick) (2 longueurs, 1 long. 1/2).

Non placés Kaboul II, Kimmer, Le Lion d'Or. Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 24 fr. 50, Placés, Pyrrhus, 15 fr. 50; Bruges, 28 fr. Prix des Drags (25,000 fr., 4,500 m.). 1, Journaliste, à M. E. Fischhof (Piggott) 2, Sapientia, à M. Gaston-Dreyfus (R. Sauvai) (1 longueur 1/2, courte tête),

Non placés Sauveur, Abelard II, Saint Amour.

Pari mutuel a 10 fr. Gagnant, 140 fr. 50; Placés Journaliste, 37 fr. Sapientia, 22 fr. Prix Soliman (25,000 fr., 3,500 m.). 1, Saint Potin, à M. Champion (R. Sauvai) 2, Nectar II, à M. L. Olry-Rœderer (G. Sauval); 3, Loulia, à M. James Hennessy (Hawkins). (5 longueurs, 2 longueurs 1/2).

Non placés: Vaudeville II, Pressman, Indian Runner, Reine d'Or II, Asmodée, Combermerè, Mutchikoak, Christmas Daisy. Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 50 francs.

Mme la baronne Coulombier, au château de Sainte-Mesme, par Dourdan.

Mme Collet, à Brunoy.

M. H>nrj- Cochin,,à Saint-Pierrebrouck. Mme, Cle'menceau, a Veules-les-Roses.

M. le docteur G. Chevner, à Deauville. Mme A. Duval, à Versaillés.

M. Ferdinand Goldschmidt, au château des Bergeries, par Draveil.

Mme L. Gemahling-, à Caûterets.

M. Georges Goûté, à la Courneuve.

Mme Gustave Gobron, au château de Buzancy. M' Adrien Godillot, à Vichy.

Mme E. Godin à Caûterets.

M. L. Hugues, Lagny.

M. le marquis d'Imécourt, à Louppy-sur-Loison. M. Jacquot, h Evian.

Mme Augustine Leriche, au château de Poupon, à Tournedos-sur-Seine.

Mme Lavelle, à Enghien.

Mme Alphonse Lange, au château de Montjayla-Tourv par Claye Souilly.

M. E. May, au château de la Couharde, par la Queue-les-Y vélines.

Mme Martell, au château de Chanteloup, par Cherves-de-Cognac.

Mme Morin, à Pougues. ̃ M. le baron Gabriel d'Orgeval, à Enghien. Mme Penin, à Garches.

M. Rlieims.à Ville d'Avray.

Mme Salles, au château du Poulo, par l'IsleJourdain. »

Mme Vaillant, à Villers-sur-Mer. A L'ETRANGER

M. Henry Gibson Anderson, à Londres. M. R. de Clermont, à Rheinfelden.

M. Léon Grunbaum, à Bad-Ems.

M. le prince Edouard de Ligne, au château de la Neuville, à Huy.

M. Maumené, à- Bruxelles.

Mme Frédéric Mayor, à Hermance.

Mme Gaston Pommey, au Burgenstock. M. le marquis Manuel M. de Péralta, à La Haye. MmoiRosliîowsUv., à Itchnia.

M. le capitaine Âugusto Serra di Cardinale, à Salsomaggiore.

M. Robert Sager, à Ryfors Mullsjo.

M. C. Wierdels, à Bruxelles.

ARRIVÉES A PARIS

.S. Exe. Artin Bey Reizian, Mme Brun, M. Javal, M. le vicomte Jacques de Perthuis, Mme D. Steindecker, M. Emile Vallot.

Excursions

SÉJOUR OBERAMMERGAU t!FfSe OBERAMMERGAU BILLETS Circulaires Verein (Bureau officiel) G. LE BOURGEOIS ET C", 38, Bould des Italiens, SPORTS

Chevaux et Voitures

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Placés Saint Potin, 24 fr. Nectar II, 19 fr.; Loulia, 21 fr. 60.

Prix Artus Ta fôn (5,000 fr., 3,500 m.). 1, Epine Vinette, à M. A. Leech (M. H. Martin); 2, Grotn, &"$$. Michel Ephrussi (M. de Sarret) 3, Va Bon Train Il, au comte de Remusat (M. de Saint-Sauveur) (4 longueurs, 2 longueurs).

Non placés Ibycus, Rat à Poils.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 35 fr. Placés Epine Vinette, 19fr.50; Grom, 22fr.50. Prix Stuarl (5,000 fr., 2,800 m.). 1, Galiax, à M. A. Veil-Picârd (Parfrement) 2, Crémier, à M. H. de Mumm (R. Sauvai) 3, Jouqueretz, à Mme Ed. Archdeacon (Callot) (2 longueurs 1/2, 1 longueur).

Non placés Fitz Gerald, Xyatagan, Saint Priest, Ortlinde, Montagnard, Hindou II, Caton, Solo III, Buell.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 28 fr. 50. Placés Galiax, 15 fr. 50; Crémier, 15 fr. 50; Jouquerets, 169 fr.

Ajax.

LES ARMES

Soolété d'encouragement de l'escrime Dans sa dernière réunion, le comité a désigné MM. les adjudants Delibes et Lachèvre et le professeur Millet pour disputer le match de professeurs 'franco-belge qui doit avoir lieu le 7 août prochain, à Bruxelles. Tournoi de Vlllers-Cotterets

Résultats de la finale ler, M. L. Renaud (4e hussards); 2e, M. A. Drevon (salle Cany); 3°, M. Pilster (salle de la Préfecture de police) ensuite MM; Trippi, Briola et Mahieux. Au cours de cette réunion, le maître Gibault, du 4e hussards, s'est rencontré au fleuret avec le maître Decauchy, puis au sabre avec le maître Anchetti.

Deux poules de consolation ont été gagnées par MM. Maranger (Compiègnè) et Saintongey (Cercle de Sèvres).

La salle Grammont, que dirigent les excellents maîtres Lambert et Jeànvoix, a donné sa fête annuelle d"épée, dans les bois de Saint-Cloud.

Résultais première poule en trois touches: 1, M. Lateùx 2, marquis de Foresta; 3, M. Georges Le Brun.

Seconde poule 1, M. Lateux 2, M. Albert Coudeu 3, M. Gaston Sencier.

Jean Septime.

TIR

Tir aux pigeons du bois de Boulogne Résultats des épreuves disputées, jeudi, au tir aux pigeons du bois de Boulogne Prix des Pensées (un pigeon, handicap).–A été gagné par MM. 1er, Stéfv Salvago, 6 sur 6 2e Colombel, 5 sur 6 3° Forismore, 3 sur 4. i

La poule suivante a été gagnée par MM. C. Robinson et Max Sancliolle-Henraux.

AVIATION

Aérodrome de Paris. L'acoident de Cody Le comité d'organisation. dé. l'Aérodrome de Paris, depuis le succès obtenu parle mee- ting du 9 au 16 juin, a décidé de donner une seconde réunion qui aura lieu dimanche prochain 26 juin, de 2 heures à 8 heures du soir. Le comité a décidé d'établir des cartes permanentes et personnelles au prix de 100 francs, valables jusqu'à fin décembre 1910, donnant droit l'entrée au pesage et aux hangars, qui sont d'èlivrées au siège de l'administration, 24, boulevard des Capucines, Paris.

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̃ L'état dé l'aviateur Cody reste grave, quoi-' qu'il s'améliore.

La Compagnie générale de navigation aérienne, 27, rue de Londres, constructeurs des appareils Wright français, nous prie d'informer nos lecteurs qu'elle n'a rien de commun avec la Compagnie l'Ariel, Société de sports aéronautiques et de vente d'appareils d'aviation en liquidation, dont le siège social est 152, avenue des Champs-Elysées.

M*

Parmi les partants certains au meeting de Reims, nous relevons les noms suivants Latham, Labouehôre, Thomas, Wachter, de Mumm, Wienziers, qui piloteront le célèbre monoplan Antoinette, dont la Compagnie Aérienne a le monopole de vente pour laFrance. S'adresser pour tous rpnseig'nements-63, avenue des Champs-Elysées. ̃̃

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NATATION

La traversée de Paris à la nage

Dimanche prochain à neuf heures du. matin, dans le bassin d'Asnières-Courbevoie, cent trente-cinq nageurs vont disputer une épreuve de cinq kilomètres à la nage; c'est l'épreuve éliminatoire de la traversée de Pa- ris à la nage, véritable championnat des débutants et qui constitue l'une des plus intéressantes épreuves sportives de l'année. AÉRONAUTIQUE-

Le Grand Prix de l'Aéro-Club de France. Les excursions aériennes du « Deutschland n L'Aéro-Club de France fait de grands préparatifs pour le concours des seize ballons dont le départ sera donné demain aprèsmidi aux coteaux de Saint-Cloud. | Le gonflement commencera dès trois heures du matin.

̃ •̃ ''̃"̃'

Le Deutschland, de son autre nom Zeppe- lin- VII, a commencé hier ses premières sorties véritables, avec passagers payants. Il est allé, ce matin, de Dusseldorf à Bochùm et Dortmund et retour.

A l'aller, le dirigeable, poussé par le vent, a, paraît-il, atteint une vitesse de 90 kilomètres. Au retour, marchant avec vent, con- (, traire, il a couvert la distance de Dortmund à Dusseldorfî soit environ 80 kilomètres, en deux heures. Trente-deux personnes ontpris; part à l'excursion et l'on comptait dix dames parmi les touristes aériens.

SPORTS "^ATHLETIQUES .1,

Les Championnats nationaux d'athlétisme L'Union des Sociétés françaises de sports athlétiques fera disputer demain dimanche 26 juin, ses championnats nationaux d'athlétisme (course à pied et concours athlétique), sur les pistes et terrains de concours du Racing-Club de France, pelouse de la CrojxCatelan, bois de Boulogne. Frantz-Reichel.

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Pomeranian (A. R. M.), ven. Québec, au Havre, 23 juin.

Victorian (A. R. M;), de Québec pour Liverpool,

24 juin.̃

Virginian (A. R. M.), de Liverpol pour Québec; 24juin..

Berlin (N. D. L.), de Gênes pour New-Yorkp 23 juin.

Frankfu'rt (N.' D- L.)," Galveston-Brême, passé Douvres, 24 juin. Rhein (N. D. L.), :ven. Brême, à Baltimore,23 juin. ..̃̃.

.Bannover (N. D. L.),ven. Brème,- à Galveston, 23 juin.

Main (N: D. L.), de New-York pour Brême, 23 juin.

Cassel (N. D. L.), de Brème pour'Baltimore, 22 juin.

P.-Irhie (N, D. L.), ven. Gênes, à New- York, 23 juin.

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C41edonia,, (P. 0;), de Londres pour Bombay, 24 juin. Luizow (N. D." L.), Brème-Yokohama, à Singapore, 24 juin.

*Derflinger(N. D. L.);;Yokohama-Brême, à Suez, 23 juin. ̃̃̃̃

Yôrck (N. D. L.), Yokohama-Brême, à' Shanghaï,'

23 juin.̃

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Marmara (P. 0.), de,Marseille pour Sydney, 24 juin. Ôlioay (0. R. M.), de Londres pour Brisbane, 24 juin.

Thuringen (N. D. L.), Sydney-Brème, de Padang, 22 juin.

Zieiên (N. D. L.), Brème-Sydney,1 de Naples, 23 juin.

LIGNES DU NORD AMÉRIQUE f'\ La-Lorraine (C. G. T.), de-New..York pour Havre, 23 juin, midi.

La-Savoie C. 'G. T.), Havre-New- York; passé CapRace, 22 juin, 3 h. matin.

Ameriha [Hamb.-Amer. Li.), de Cherbourg pour New-York, 24 juin. ̃ LIGNES DU CENTRE AMÉRIQUB

La-Champagne (C. G. T.), Saint-Nazaire-VeraCruz, de La Corogne, 23. juin, 10 h. matin. LIGNES DU SUD AMÉRIQUE

Italie (T. M.),*ven. PÎata, à' Marseille, 24 juin,

midi.

Provence (T. M.), Marseïlle-Plata, de Gibraltar, 22 juin.̃-̃

Pernambuco (Hamb:-Amer. Li.), de: Santos pour Hambourg, 23 juin. C.-Verde (Hamb.-Amer. Li.),'Santos-Hambourg, de Lisbonn, 23 juin. Belgrano Hamb.-Amer. Li.), ven. Santos, à Hambourg,. 23 juin.

K.-Wilh&im-II (Hamb.-Amer. Li.); HambourgLa Pèata, deLisbonne, 23 juin.

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De Marseille, par Ville- d'Alger (C. G. T.),* pour Tunis et Malte

Du Havre, p&r Lak-Erie {A.R M.), pour le Canada; De Boulogne, par P.-Grant (Hamb.-Amer. Li.), pour New-York, Etats-Unis, Canada et SaintPierre-et-Miquelon

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a » rança se, I~ e a a a ;v 1). 2- u 1902 1- 50 -,2 Y. 401 la (¡VII.. »" Decauville, 120 25 121 50

4 ..Egypte unifiée 100 101.. 10(15 10120 19 75 •- RussUinoise 629 02i Ç23 022.. g ̃- 5X1908 MO.. 5 0 50 U < 435 70 1 = îuyT "°. 13ÎS '5 .7 3 50 privilégiée 98 25 98 10 97 60 » Crédit Foncier Egyptien. 75Û 7o2 ,51.. ,60.. 75t.. Espirito-Santo. ?«•• ^0.. j? |X nouvelles. 430.. 431.. 30 ..Figaroex-c.lC20fr.j-avr.10 540 50 S'iC 50 4 » Japon 4% 1905. 98.. 9S 30 98 45 }J » Franco-Canadien 6U 50 Coi 50 Co3 Haïti G% ^18% M9 .517.0 12 50 2%% (remb.à500fr.) 3J2.. 395.. 30 » Files-Lille 777.. 775.. 5'» 5% 1907. 105 75 105 75 105 55 10 p. Société Foncière du Mexique. 40. 409.. 407.. 409.. 408.. 35 Si"esmS^8s&i V8qV w" 503 î- °Uest 3%~ ••• 434 50 434 50 55 » Forges et Ac'« de la Marine.. Î4«û 14S1

25» Maroc 5% 1904./ 524.. 524.. 522 A 3 5 No?ve-iPn Tv l^wlfi ni in 94 05 \l < > nouvelles 430.. 431., 85 » du Nord et de l'Est 2030 2ul0

!4 » Mexique 45g 1904 -98 50 98 50 10050 >. ActlOttS Industrielles 4 HonlrSl n? 5% Irfù 98 90 \l 50 a *'Â% 3SS 3sS" 55 Forges et Ch- de la Méditer"^ I1S1 HSl I 3 .Portugais 3% CS 08 05 68.. 68 20 12 r ru (Mi Transatlantioue ordin "40 238 239 4 RoumaTn 4% 1898" 03 50 93 10 î- » Ouest-Al_gérien 3JK 423 75 424.. 15 ..Grand-Hôtel 200.; 260..

"or ugRlS 0, v!Í.. IJ" 12 Cie Gle Transatlantique ol'din "iO 238 239 4 Roumain 4% 1898 93 50 93 10 1- pbi,é 3%~1~ "ran 0 e _u .u<

̃ 1..Il î| Transatlantique 01dm.0.. ^38.. 239.. 4 Roumain^ 189 8 93 o0 JJ 10 j2 » Dauphine3« 434 75 434 75 7 50 Grands Moulins de Corbeil 153.. 15S

4 » Russe Consolidé 4 SB P5 20 95 20 95 30 95 45 95 30 l~ M~ “»= P VA Ifii Î(i7 î^t "5 sSauio 4*TïqTR Mi 513 }? .j P-L-M. Fusion anc. 3% 137.. 438.. 80 » Schneider et C"> (Creusot). 1S«)

3 » ̃_ 3J6 1891. 8020 80 20 80 20 ,0 » MétranoHtain^ 5S3 5S5 5S4 5S4 25 5* 1987 50S 50 5 10 9- H^T Fusionnouv.S^ 432 25 433 50 » » S">MétaUurg"K» deMontoard 195.. -190..

3% 1898 7S 78 25 78 20 78 40 7S 20 ̃̃Métropolitain oa3 oto K* o*4 g 5^ 1907. »9! as 5tf ?? j Méditerranée 5% (r. 625 f.) Ç4-50 042.. 60 Gaz Central 1528 1530

3 3% 18"6 78 90 -n 20 "0 20 "Metropohtam. a1l3.. oS¡¡ 5< ,)~II.. 2a" 510 1987. a08 50 o>IU. 2a Méditerranée5% (r 625 f) Gi 1 50 64') GO" Gaz Central 15')0 j~"O

Qt/f)~ ~on/ QR <~ <~ QH Q~ tïf -~D ~OrQ–O~U. ~tU <MJS ~J 3i)(j J'Jt 25 .):'b 1908{B 51 ~0 "1" ~'> -.5 1- 1) t-< 0' j0~ ;¡"

4 4% 1001. ,¡.. !)3 Sl'! 93 75 ,,» Omn~us act, de)OUlss. 3~0.. ,Ja~ 3~,1 ui3 3n.. v au SUisse 3 loUU-lHU~ U,7 9] (,5 15 Paris-Lyon 3% 1855 4:31 75 ~31.. 50 Mnirtn e)-n-)~i~ 15\\1)

-i M- 8 m: loi- m'6 wt S lôisô ràiià 8 ^tyonnA. 103. 102. 102 i5o'S™^rSie)19O9- < IHo l?50« ?"W* ïoâ .'? loô œsSSSÎjoS^ ''usù^àô

--5»- 5% OIVU. 104 l v 350 Uruguay3\>(% 18\)1 77 130 7750 50 1- S Sud de la Il ,'L 1 5..It 1 3..60 PetitParisie 537 535

4 50-4^1909 10165 10160 10175 10105 pflrisinnl,Hrrrin»tr,ft o-= 5n o7o 27~ «7S 2-1 Uruguay 3 fc Ib91 77 W 77 50 Sud.de la France 415.. 413.. 00 » Petit Parisien part bénéfle. 537.. 535..

19 10i 65 10i ̃ 1()~l 75 101 65 Parisienne Industrie 2 1? o0 2/9.. 27, 278 2.3.. 15 Andalous 3^ 1" série 327.. 324 50 12 50 Société du Gaz de Paris 301.. 303..

-10--11 1resérlC. :32~ 324 (10 1250 SOCiete du Gaz deP¡¡ris. 3tH.. 30::1..

-4 »Serbe4SK 88 60 89.. 88 75 80 88 80 10 ZfèTMtJ^ Vl '5 1/Õ.. 55 50 &" Emprunts de VllfeS ̃ '• 3% 2™ série 328.. 227 50 m 82 Suez action de jouissance I0G5 25 » 5% monopoles 500 25 502.. 507 » Est Parisien ord. 5 25 5j 50 50 oo • r 15 » Asturies hypothèque B68 7145 part de fondateurs. 2530 ?r 4 ..Turc 4% Unifié.1. ,1420 .9*40 -95 35 .94 25 94 25 i Clc rirPp.ni.ri°V™mw»«'" W "̃ ?S ^illede parisl8654àî 5» 75 347.. 14 33 Damas-HSnùjh 303 :V 30û:i I2G 82 Société Civile. 4010 ..4015.:

2Q .i Qttoman Consolidé^ 1890. 4SI 50 M 473 fg VoiSr« à P^if. y 2f? 5?4 «S6*' 8?s" ii: o2 1871 40S 49l" f^ ?oya2 (Brésil) 5% 455 75 43$.. 85" 36 6«« SU).

2Q "OttomanConsolidé4% 1890; 48~ 50 .iS~" oI.i3., 10 V ,t' es à Paris e ramways, 266 ;ij4 .1 13 6- 2" '4'" 12" 18713% 40g;' 401.. Lo-bards3% 5% 4a57a 4<>')" 25 35 Smes. 810.

20 » Douanes 4*1902 504.. 5C5 495 10 » Vol™res a Paris. ,00 -.o-i 20b.. -'04.. 20 » 18754%. 516.. 543.. 15 » Lombards3%(Sud-Autr.)anc. 236.. 285.. 45 » Télégraphes du Nord 815.. 805.. lu fS8TOmba°4*- «8 ̃'̃̃450 M 4V- 453 <: 455 i5 •̃ Aviation Minière 294., 205 295 296.. 294.. fol I \Uîîî% 3W ̃' ses 5 l MadridTsaragossel^ le"hvp" 331 3^1

"0' ',0/ 1909' 4'3 2- 44' 4'9 1250 AtehersduNord(Jeumont). 3~. .3£~? 3.1. 3.0.. 3,9 ..10»-1894-96 2 Y2 3fj9 \15 3ti8. Il 15.. 3°/2°hyp 377 ,3~'7

S: = «: 88 fc a fi» fe:; !?3:; «r. »»j&ïîSîî.T^S:; S:jïï:S:: 3?0:: 18 = i!ê^! S* 1:! i 3^^111" iS' §2 obligations industrielles

~111.~»»Cuivres ~1-.»'* ,et Pyrites .4li:~ ~;).. it~4 .1(;2 l~3 10" 18982% 425.. 4'{! Saragosse-Cuença 3e hv¡:>ot.. 371 :no 50

~1. » Cuivres ,et Pyrites llH 11,4.. tb_ lu3.. 161.. 10" 1899 Métro 41350 50 414 1a" Nord de l'Espagne 3% le hyp- 370 ¡PI 50 l' Bons à Lots 133 .136

1 ̃ Actions de chemins de fer C^^aSfe:: |? || l63:: !!î:: g^ z JgJÏE: tl^M iiâ éé | :Nordde^pasniII:a: g:: iii :l~BonsàLots $- -g§ •• sciions ae de ae wr de 32 50Metaux, ,os ,os îçy 1JL 19052% 394.. 394.. 39275 jis » portugais 3% priv.i« rang.. 355.. 357.. f^ Snez^ ,°?2 "• 35 50 Est. 916.. 910' 905 aa f enarroya 12lo 1215 1210 1210 12 viUe de Marseille 1.877 4tl.. 409.. «J Russe! 4% W03.?.. 470 47150 £ Po^t du Rosario 5?O sîo 56 » Paris-Lyon-Méditerranée 1281 1275 1?S5 12S0 ,• 9,n orn 3 :> Lyon 1880 3* •• 11125 111 25 15 » Salonique-Constantinople 34Ù 25 340 50 g Comnaenie des MétàiV 510 H)i 50 «Midi. UC3 1169 1105 7?, «ô i i, vS ̃ -?r -T?2 J^ •' » Kioto(Japon)5% 1909 515 515 50 20 » Smyrne-Cassaba 1894 474 50 475.. 15 ?lg Trlnsatlantiaûê'' 3S0 374 72 ..Nord l'v. 1 71D 1 «•) I""Î2 17W 151 82 Suez. 5i50 ..oi3o ..o4'j0 ..54o0 o43a 20 » 1895 45'i 50 453 7- iransatlantique.. dbO iu

59 13'~2 ~1315,i8io v.. 33 D it _1- a?li -:12 '1" '71') 1*2 Obligations'du Crédit,Foncier 52 à Minlas 462 bO 4(32 50 2(j GénledesEaux3% 42" 429

|^&s:l|{ 13' :-{|i:3?:: g -fâSSÏÏUuo^ lit:; 1M;: SS:: 2&f- -™.r: obligations du crédit Foncier « -enaa «, gfo' &* g z «.g «-»_.

•laooouest., 9o.. J*b 9*8.. 947. 19 20 printemps ord 476 476 50 i76 ̃ 20 » Fives-LUle 4* 502.. 497 50 6oilAndalou8 ̃ "4" "41 243 243 "47 1G 52 P"vil'V.W'.l 35S i. 359 50 355 300.. J? » Obllg. Comm>«« 2.60* 1879. 430 50 50 48|> Actions industrielles ̃ f?, Gaz «* Eau^- ••••^ .496 50 408.. §S ?.JÎ ̃•"̃ ̃' r?i •• ™? •• ol: 27 50 Thomson-Houston 800 £09 SCS.. 805 fiOl l3 3% 1S80 500.. 500 50 industrielles- 20 » Français et Etranger. 4'J9 75 500.. 33 «Autrichiens .• 812., 809.. Si. Ra?SiesXy o?d" ™1 "30 *25 2^5 23o i2 » 3?é 1891. 399., 400;. 25 » Aciéries de France 06050 06050 20 » Central k% 50Î 501.. »,»^ards 24.. 23.. 24.. 24.. "«" "?•• •- ;j^ 5^:5 ;Jg «^ i3 ,2.00*1892. 47150 470.. 50 » deLongwy. 1335 1330 12 Havraise d'Energie Eleotr. 4* 206.. 297.. r ï' «^On^X, •• 6*5 •• §?§ (^}! •• 34 89 Air Comprimé (Poppi 777 77S 778 779 775 13 » ̃ 2.00* 1899 47C 470.. 50 » de Micheville 1395.. 13*5.. 24 » Uts Militaires. W0 50 1A Slt^trfesTSaUways- $2 •' o-i1- H "• p«? ™. •• SWDlstributlMd'Mectrïcité' 397 50 402 307 400 400 15 » 3% 1906 5ol 500.. 75 Atel. et Chantiers de la Loire. 1! 40 17 40 17 50 Messageries Maritimes 398 395.. 14 p, Nordde, l'Espagne. 37/ 3,8.. 3S0 381.. 380.. « 50 KlecSté de Paris 47050 47' 473 15 » Oblig. Foncières 3% 1S79 503.. 505.. 45 » Chant, et Atel. de S'-Nazaire. 1025 1015 20 » Omnibus 4* 507 50 ..Portugais 3fco 3t,0 50 Téléphones ̃" 3050 318" 3 3.. 3 15 3*1883. 432,. 432.. 50 » Banque de l'Indo-Chine 1510 1510 22 50 Tabacs Portugais 505 50 504 25 7 «Ballways et Electricité 00 al 2o 151 Io2 152.. 5 50 Tramways Buènos-Ayres' 130 $9 130 r>9 » 2.60*1885.. 471.. 472.. 25 Commercé et Indust'° 750. 17 50 Voitures 3 h% 395.. 400.. a- p. Saragosse 420.. 415.. 410.. 418.. 416.. ° ou lramwaysae Buenos Ayres. ldO ,.J.. 1JL 1.J 2.80*1895.. 475.. 474.. 25 « Privée Lyon-Marseille 420.. 422.. 17 50 Land Bank ofEgypt 3 413.. 413.. •'̃̃̃ ̃ ̃ ̃ 1 ̃̃̃. 18 Wagons-Lits ord. 407 407 408 108 407 13 3*1903. 501 50} i0 » •̃: Suisse et Française.. 578 5S0 20 » Wagons-lits 4* 500 502 -•̃• <*aciêtê<ï de Crédit 1S » ̃privu" 415 415 '415 » » n3%i?^î- 265 2S4 ;a ̃̃'̃̃' ̃ ̃ t^u^icica uc «- cuit 2 65 Briansk ord 311 30') SI' 309 » Bons a lots de 100 fr. 1887 70 70 50 !̃»̃̃– ̃ p»w– «– i m i m i > m 13483 Banque de' France. 4300 4300 i3i5 1325 25 ̃ priy'iï IL". I! I 1 1 II I 3lt> 1 1 312 ".I 310 •• 312 II III" 15 » Obi. Banque hypoth. 1000 fr.. 580.. 580.. MADrUP CM RAlUnilC A TErDIUIE?

6() 95-de l'Algérie 16'jS ,) 1645 .12à «4c5b v",J 257 ..2*MARCHÉ 13ANQUE'A TERME

60 95 del'Algérie 16iS 1045 1645 2o » Makeewka prwil 255 254 255 257 255 ̃lWl«rBV»nCt Cl^l DH«yUE M 1 C. Kl VI E.

65 » deParisetdesPays-Bas 1842 1835 1S36 1S35 1831 55sh Rio-Tinto 1700 10S0 1090 •• 1090 ir,7'H Actions de Chemins de ter

\îl$. Transatlantique 530. 537.. 537 55 » Sosnowice 1490 14S0 1439 •• 1485 1480 | RE,E,U viTmnq PrfcM. Dirnttr mm préc«d Oeraltr

43 50 Compagnie Algérienne 1170 1170 1132 55 "Sosnowice. 1 ~(jo .i4~O 14S:I H85 liSO 130 « Bône à Guelma 069.. 673 50 ™IU VALEURS Gtfltura cours mm VALEURS U8™r 30 Comptoir National d'Escompte 841 84150 S4t i& Central Mining 424 422 419 •• 41S 413 32 50 Départementaux. 654 053 50 ̃

30..» »Comptoir National d'Escompte 841.. 8H'5P R4[ 1! CentraIMining. .24.. 4?2.. 419.. (¡18.. J[3 325UDépartementaux. 1;54.. 653..

13 50 Créd.Fonc. d'Algérie (non lib.). 572.. 575.. 575 12 sh Lautaro. 228.. 220.. 220.. 225 20 ..Est-Algérien 700. 698 30 » Foncier de France 806 805 825 52 98 Bakou 720 717 7-1 S •• 722 719 15 50 Est, action de jouissance. 398 396 15 »• Industriel 710.. 710.. 733 733 31 92 Provodnik 5W '50?. 502 503.. 50îcvJ'44 ..Orléans. '951 950 Valeurs diverses MmeS /M/~ïeS 45 ̃» Société Marseillaise 902 900.. 897 » » Raffineries d'Egypte ord 82 80 50 80. 8150 79 50 21 ..Ouest 492 492 ±. c .™- na 55 » Crédit Lyonnais 1412 1414 1413 ..1411 l'.10 » » privil. 0».. 90.. 90 50 90.. 90.. 25 ..Midi, 600.. 600 !?£ ârge.?^1L-&* 190° <n? n 25 ?uakPanW « ,'à 32'50 Mobilier. 727.. 723.. 724.. 721" 721.. 20 » Tabacs Ottomans 410.. 410.. 411.. 411.. 411- 50 ..Nord 1340 1335 Bresi15^^ ÎRHK ̃ ^S GUartered 43 75 42 50 16 25 Société Générale 73150 732 732.. 731. 732.. » des Philippines 393.. 390.. 39* 392.. 394.. 28 75 Ouest-Algérien 655.. 600 ?^19Û3:\ «,*> 2 S- ^T11 Mlne? ~§* 2a3--

1250BanqueFrançaise 316 316 31;) 315 314 1075a.- Portugais 655 ..390 "55 3(il? ::l » -,510ueste la France 9i5 2B 1% 4%resclSlon, 9120 237, De Be ers pl' éf. 4a'J50 451..

12 50 Banque Française 316.. 316.. 315.. 315.. 3.4.. 1075b Portugais. 655 655 « Sud de ^France 215.. 213 BuTnos^Ayrlse* fp^ldejl 99 » 99 iô ff D6^ei"S ^d'i 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 iÉ ™. Èo 50

-±-- ̃•̃ ̃ ̃- 3^ 3>4%(provde) 74 05 3 75 Durban RoodeDOort 45

•'• -g. ^m~ -t^ ̃ ̃ J VA%Chnii%%OT: 9650 0 50 EastRand. 13450 134..

-1-1,1111 MARCHES ETRANGERS A% E8pagneIntérieur4, 7887 7850 ^F^a; «Séo

4 Espagne Intérieur 4% .78 87 78 50 14-" » -Gold 3,0.. 368 50

n». ̃ mf nfB. ̃ "5* Méxicain5* 5175 5152 2 38 Geduld 57.. 56 25

VALEURS ™'U.re Aujourd. VALEURS "Ot,ure Aujourd. l VALEURS Clôtpréc. Aujourd. "T0- VALEURS Clôt préc. Aujourd. ™°fflo- VALEURS Clôtpréc. Aujourd. ffl °ffl°" 3% 3^ 3 40 "•• 8 26 Geldenhuis Deep 94 96 50

VALEURS é 'd Aujourd, VALEURS écéden Aujourd. VALEURS Clôtprée. AUJourd, àLondres VALEURS 1 Clôtpréc, AUJourd, Londre,1 Aujourd.. 3~6 3% 3140 826 GeldenhulsDeep. 94.. 9050

P^061""1- frttMm. *>Mre» blontm K J 4 Londres 3% TransvaaUen3* 94 3 55 General Mining Finance Corp. 57 50 55 25 ̃ ̃ ̃•̃ 250Goch(New) 4950 4875' •; '̃•f-tiridf^e 9Ai,iîn' Ferroira Gold 14 1/2 14 1/4 NeW-York, 24 juin Great Northarn 1317/8 130 3/8 130 1/2 Union Pacifiopref. 93. 93. 96. •' Azote Norvégienne 331.. 333.. 2 38 Goerz. 49 75 49 25

LOnareS, 24 juin Geduld 2 1/4 2 1/4 "wr *wn' J ̃ Illinois Central 133. 132. 137 1/2 Wabash 19 1/4 19. 20 20 Balla '•••• •• iU 18 90 Golden Horse Shoe 103 50 Ib2..

L-"oÊdreS, 24 juin' Geduld. 2 1,4 ¥ ~,4, 11I1n?ls,Central. 133 132 1371/2 Wabash. 19 1/4 1\) .¡. 20, 2? "Baha. 412.. 412.. 18 91J Golden HorseShoe. 1G~{ 50 1~2

Galdenhuis Deep 3,3/4 3 13/16 Call Money 2 1 '2 2 1/2 Louisvillc & Nash. ̃ 148 1/4 146 3/4 152 1/-2 Wabash pref 44. ̃ 43 1/4 45 1/2 33 89 Banco Pérou Londres 594. S 80 Goldflelds 103 50 161.. ̃Consolidés. Terme. 82 13'1G 82 9/ir> General Mining Finan ,2 9/32 2 1/4 Change s'Londres vue 4 86 30 4 86 10 Manhattan Elevatod.. 130. 126. Lehiih Valley (Phil.). 107 1/2 103 103 20 Banque de l'Azoff-Don 1*30..1433.. 2 51 Gold Mines Investment 7150 70.. Argentin1 1886. 105 105 .7V Goerz 115/16 115/16 2 mois 4.84C0 .4 84 40 «letropolitan-St. R.> 4 74 Industrielle du Japon 21650 6 28 GoldTrust. 9275 9025 .1889 811/2 81 1/2 Goldfields 6 7/16 6 13/32 Câble transfers. 4 86 60 4 86 35 Missouri, Kansas &T. ̃ 38- 1/4 37 3/4 40 Amalgamated Copper. 65 1/8 04./ 67 2 56 Péninsul. Mexicaine 233 237.. » GreatCobar 133.. 134.. Erèsil4* 1889. 89 1/2 •- 89 1/4 Jagersfontein 9: 9; Atohison 105 1/4 104 108 3/8 ̃̃̃̃ puef. 67. 67. American Car&Found. 56 A 54 3/4 6 deSalomque 12o 124.. 13 11 Jagersfontein .̃ 219 50 219.. '< -5*1907. 102. 102 -A Jofiannesbung Invest 123/32 111/16 pref. 102. 101 3/4 ;105 Missouri Pacific 67 66 3/4 Cotton Oil.. 62. 611/2 III 'l\ o iCO 2 37 Johannesburg Investment 43 75 4250

,Butsar9lS92. 104 104 .jubitee. 18/9 118/9 convert. 106~3/4'.105 3/4' KationaiMexicoS~pr.27.27./ Locomotive. 433'4 42 1/" 8 12CapeCopper. 160.158.. 5 31 Kleinfontein. 6450

,Bul8arei892 104. 104 Jubilee 18/9 118/9 convert. 106=3/4 ".105 3/4 National Mexico 2cpr. 27 27. Locomotive. 433/4 42 l/« 8 12 Cape Copper 160.158.. 5 31 Kleinfontein 6450

ChinoisS* 103 1/2 103,1/2 Jumpers 2 1/8 2 1/16 Atlantic Coast Lino. 119 14 .115 .~e l'pref. 67.3 4 67. Smel&R.. 77 1/4 75 ».» Lots Turcs 2222522175 8 2p Knight's Gold 92 50 91 25 J- '4M* 101 1011/4 Baltimore & Ohio 111 1/2 111 l'4 1151/2 New-York Central .1171/8 116 122 Su ar R ly2 1221/2 3% Salonique Monastir. 345 6 25 Langlaagte Estate 7650 7675

Egypto3'A* 95 1/2 95 Kloinfontein 2 7/32 2 9/16 Canadian Pacific 196 194 200 1/2 n.-y. Ontario &Wost. 44 1/4 44. 45 1/4 Telètr.&Teleph 136 3/4 136 4 83 Hellénique d'Electricité. 102.. 102 5o 2 37 Lena Goldfields 90.. 90..

Espagne Extérieure. 94 1/4 94 1/4 Lanqlaaqtô Estate.. 2 15/16 2 15/16 Chosapeako & Ohio. 80 3/4' 80 1/8 831/4 ;Norfolk& Western. 100 3/4 100 1/2 103 1/2 Anaconda. 39 1/2 3'i i '4 "s V4 2 97 General Motor Cabpréf. ord.. 62 2a 0.i .5 » » Mam Reef 32 (italien 3% 104 1,2 104 1/2 May. 1 1/4 1 1/4 Chicago & Alton 32. 20. pref. 98 3/4 981/2 92 Boston Copper ̃ 15 15 def. 3875 i5 38.. 9 64 May Consolidated 33.. 3275 ilaponais4* 95 3/4 95 3/4 «lever and Charlton. 4 1/4 4 1/4 Great Westorn 27. 26 3/4 Northern Pacific 1261/4 1257/8 130 Calumet &Hecla. 545 543/' l' 80 83 Harpener 1480..1475.. » Modderfontein B 83.. ,81.. 5*1902..101.1/4 101.1.-4 Modderfontoin 12 11 7/8 -prêt. 49. 48. Pennsylvania 133 132 1/8 GS 1/4 Consol. Gas N.-Y. City. 139 5/8 1385/8 '"Y 2919Hartmann. 610.. 610.. » » Mossamedes C>° 19.. 18 75 Feruïian Corp. pref 40 1/8 39 7/8 Modderlontein B 3 7-32 3 7/32 Chicago Mil. &S'-Paul 126 7/8 124 1/2 130 1.2 Reading 157 1, 'S 155 3/8 81 General Electric 147 145 -Y "Haut-Volga •. Io4 50 Iu7 50 Mozambique C'=. 31- 3125 ord. 12 1/2 12 3/8 New Goch 115/16 115/16 pref. 150. 150./ 2«pref. 97 1/2 95./ International Marine.. 5 5 1/8 Huanchaca 61.. 64.. 1 25 Oceana 19 50 19 50 Portugais 3* 68 1/4 .68 1,4 New Steyn.; .2 7/16 2 13/32 Chicago &North West. 147, 146 1,2 l'pref. 88"3/:4 88 3/4 pref. 1S-I 17 rn 13 80 Primrose 68 50 69.. Russe 4* Consolidé 94 94- Nourso Mines. 2 15/16 2 Clavet. C. C. &S'-Louis 81. 80./ Rock lsland 40 1/2 .'40. National Lead. 75./ 74 ̃" » LauriumGrec 51 2a 5050 » » Randfontein. 6250 61- TurcUnilié 93. S3 Prem. Diam. ord.. 8 13/16 8 3/4 Colorado & Southern.. 57. 56 1/2 pref. 84 5/8 81./ Pacific Mail »7 26 1/4 »̃» Malaoca Rubber Plant»»» ord. 320.. 321.. 20 65 Rand.Mines. 231. 227.. -̃•̃ préf. 8 5/885/8 préf. 76 76 y. S'-Louis&S»-F«2«p. 45 1/2 44 i '2 People's Gas 107 i/2 106 3/4 I 35 61 Maltzoff 1071 1069 S 75 RobinsonDeep 95. 9425 Eanque Ottomane. 1S 3.'4 ̃ 18 3/4 Rand Collieries 1 3/8 i 3/8 Oelaware & Hudson.. 166 1/2 165./ Refund 4% 811/8 SI Steel Corporation 78 1 '2 77 1/4 'éô 7 '8 1^ 75 Oriental Carpet 343 50 3il 3/50 Gold 266 50 266 50 Natd'Egypte 20 1/4 20 1/4 Randfontein 2 11/32 2 11/32 Lackawanna 550. 530./ General5% 87 1/4 86 7/8 pref. 116 116 119 1/9 Phosphates Tunisiens 353.. 353.. 2 40 Randfontein 33.. Agr. 7 1/8 7 1/8 Rand mines 9 32 9 Denver&R.G 36. 35 1/3 37 1/4 Southern Pacific. 123 7/S 122. 125 3/4 Utah Consolidated 21 21 iP^tine 525.. 523.. » Roodepoort Central Deep 16 75 17 ,50 Grand Trunk ord. 27 7/8 29 Robinson Deep 3 11/16 3 11/10 pref.. 79. 76 1/4 «11/2 Railway. 25 3/4 25 7/8 26 7/8 –Copper.. 43 5/8 42 1/2 ̃"̃ » » Raisin de Corinthe 107.. 19a 11 81 Rosé Deep 115 00 114 50 MexicanRailwayord 49. 48 1/2 Roodepoort U. M. R. 2 9/16 2 27/32 Erie 27-1/2 26 3/4 28 3/8 –pref. 60. 00. 62 1/2 Western Union 64 63 1/2 •" » Shansi 53 .a 52.5 5 3. Simmerand Jack. 43.. 43.. RoscDcep 4 17/32 4 1/2 2" pref 32./ 34 1/2 Texas and Pacific. 30 1/4 29 1 '2 Aivent en barres. 53 3/4 53 5 8 24"il/16 »». Spassky. Copper 97.. 95 355NewSteyn 61.. 61 50

Rio.-Tinto, 67 1/8 67 5/8 Simmerand Jack. 8/ 8/ Erie pref 45 3/4 44 5/8 48. Union Pacific. 173 1/2 1711/2 178 7/8 Cuiïro 12 1C 12 15 1 06 Spies Petroleum 30 50 3o .a » » Transvaal Consolidated Land, 73 50 72 25 j

Thàrsis. '5 1/2 5 3/8 Transvaal Cons.L. 2 13/10 2 ̃̃-̃̃̃̃. 1;12 Texas .30 l~4 2'à 1.'2 Ai,, ent en "/J ̃> » Tanganyika 158.. 156.. » » VanDyk. 22 50 -23 ̃ Cape Copper. 6 1/4 0 1/4 Gold»: 3 3/8 3 3/8 C|6ture Clôture emura <-m 10 Tharsis 139 50 J3S 50126 Van Ryn 119 50 119 50 Pékin Syndicat ord. 22 3/4 22 3/4 VanDyk 15/16 18/9 VALEURS "T? Aujourd. VALEURS -f? Aujourd. VALEURS C'5; Aujourd. VALEURS m^ Aujourd Toula 3°8 •• f5!^ 50 Village Main Reef 111.. 11150

der.. 30u 3/4 22 3,4 Van Dyk ~115;'16 4 3/4 'VALEUR!VALEURS11précéd.1~1précéd. 590 Urikany. 18\).. 188 50 ZambozeCle .24. 24 50

def. 300. 290 Van Ryn. 4 3/4 4 3/4 ̃ fi mM' Preced- ̃ précéd. *"̃̃ 5 90 Hrikany 189.. 1S8 50 »ZambtzeC'« 24.. 24 50

•' Shansi 41:0 47/6 Village Main Roef. 4 3'3 4 11/32 TIOT.HT. infr. •̃ ̃

.Golden Horse Shoe.v 6 5/16 0 5/lfi West Rand Consolid. 24sli9 24sh6 OGixia, a* juin w*»^» '̃>̃•“•«' rIÏX. i~ni J-Jn Barcelone, 24 juin ̃

î3Safti-1ïi"-KÎSaacr'.?*.i'î)S î«!!r|& S| .88.r::2; ̃ «ï= «;;«;: a-» », «g [ marché en banque au comptant

Argent MetaL. 21 3 4 24, 11'16 Witwatersrand Deep 4 13,1û 4 Allemand Allemand 3% 84 84.0 Si GO Vlenne, 2\1. jllin RIO- *1~ j

:sua.^creS 2 -asïjar*– SSrË;ls-3?Sc II fjsrps^ ssi-sï: î io ^ms g.. r m wros

Ture ~mfie" ~'I 2u 9.. 40 R t 'H 113' ) 41) C)1 Nord-Espa~ne 8. 10 81J 20

̃ ;V.. Deutsche Ëank 250.7/8 250 70 *^r^esns «* fQ .g a^URUKeTcom=«: .394 394 Rome, 24 juin

Sud-Africaines Prochaine réponse des juillet. \) juillet -lombards. 24' 25 24.. Ren~e, Hongr'~ ~urneV2 15 S 230 _\1. C~ra~osse, p" !Iv 10 9-1< 45 REYElU 1 VALEURS Pr6oéd. Olrnler 1 REVEIU VALEURS 1 Prlold, l, Dernier

'24' JUIn erl lonanx, .0> Autrichiens. 751 50"" Banque Russo-Chin. '230.. 231.

»D$X 4 7/.10 4 5/1C MÉTAUX DresdnerBa nk. a/ 3 Ij' Taba«OttôniOTs" 390 3 Briansk 115.. 116.. 18 sh Banque Nationale d'Egypte.. 500 523 54 m. Gelsenkirchen 1545 .Anglpfrenoh. 1 7/8 1 27/32 ̃ METAUX OiscontoCom. 1SC 3 4 186 30 Âfpine 732 26 â Hartmann 224.. 228 Rente 5% 106 20: 15 p Hat" Mexique Parts. 840 40 » Latucette. 942 9à7 AuroraWest 15/16 15/16 Cuivre Comptant. 55 1/8 54 15/lb Berlin Hamlelsbank.. 1*3 10 U2 3m chanaesiir'paVisaïiiB 95 -J7 «altzoff -3S9.. 390 Méridionaux. 6S6 Fermé' 11 » Crédit Foncier de Santa^Fé.. 2y8 298.. 37 50 Ouasta et de Mesloula jouis.. 817.v.

Aurora West, la/16 65/16 Cuivre Comptant, a5 i 8 5i 15/10 %erlin HandeIS~nk.. 11 1~ 33,àp~ Férme' 11 "Credit Foncier de Santa-Fe.. 2\18.. 298.. 37 50 Ouasta et de Mesloula jouis.. 817.

Central Mining.16 1/2 16 1/2 Terme. 55 7/8 55 11/16 Banq. Russe le Ç«. lj>9n3/b ioa 3 & ^rDtehdrcbanaue 3 5/8»' Bakou. 220 270 Changosur Paris. 100 43 738 Crédit Mobilier Franc. Parts. 351.. 346.. 20 » parts.. 5Ï3 ..Y Chartered. 1 &V 1 19/32 Etain Détroits Corn' 14S 3/8 148 3/8 Electricité de Berlin 269 90 269 70 Escompte nors banque d 5/8 A provodnik 188 188 ̃ 10 ElectrJille-Roubaix-Tourcï. 238 50 220.. 42 m. Silésie (Zinc) prior. 7 1475 1485 Cindèrellï Consol.. 2.5,32 2 1/8 Terni» 149-1/4 149 3/8 ElectncjtêTransatlant :tS2V.: 1«1 70 "̃- Chan'ye sur Paris' 37 45 37 45 '30 » Hutchinson(EtabUss.) privil. 540.. 540.. » anc 1475 1485 City Suburban 131,-32 2 31 '32 Plomb Anglais Com1 13 1/8 13 l'4 Boohumer. 2:^2 1/4 231 -3/4 :Bruxelles, 24 juin iwarfpiH o' Changes sur Londres i50 <?rd. 709.. 705.. 30 «Vieille-Montagne 812. CiftOeep. 4 7/16 '4 7 /le ZincComptant. 22 1/4 22 1/4 Laura. 1:5 50 175 3/8 1. Madrid, 24 juin t-nanges sur ignares 1 Société Lorraine-Dietrich. 163.. 163.. 25 Plaques Lumière,' capital. 476. Crown Mines. S 7/S 8 13/10 ^j, T Gelsenkirohen 210 1/4 209 70 Lots du. Congo 96 94 intérieure i% 84 65 S4 35 Buehôs-Aires. 22-. 1 r Dniéproyienne. 1160 1155 62 50 Chalets Nécessité. 1215 1215 DeBeérsbrd 17 '13/16 17 13/16 CliÈquo sur Londres Harpener. 195 1/4 194 Lots Turcs. 222 .222. Amortissable i% 02 10 91 80 Valparaiso. 11 7/16 » » Donetz (Forges et acier, du). 786 790.. 315 » Monaco 522*5 5215 Durban Deep. 13/4 13/4 A Paris.. 25 17 à 25 20 Kattowitz (CbarbK13) 238 1/2 238 Métropolitain jde Paris 584 .586 ,5^ 100 70 100 60 Rio-de^âneiro 16 25/32 60 » Huta-Bankowa 1320 19J5 63 » 6™ 105C 1050 Rood.Gold.. 3 3 ̃ ̃ ̃̃- ̃ Phœnix 226 225 1/4 Parisienne Electrique. 278.. 280 Banque d'Espagne. 460 460. 35 » •– action jouiss. 1419 1425 12 » oblig 4% 305 305 East Rand Propr 5,5/16 5 9/32 -r– Schantung. 141 10 140 3/4. Railwàys Electriques. 159.. 152 Saraj,osse Lisbonne 80 » Blanzy (Houille). 1962 1968 » » MaikopSpiescoup.de 25). 2050 2025 Feireira Deep. 5 9/16 5 9/16 signifie ex-coupon Escompte hors Banque S l/-4%- 3 1/4%- Nitrates Railway 362 363 Nord Espagne 45 » Bruay. 1181 11S0 » » Ouest Africain français. 370 360 •• ̃ ̃ Change sur Paris SI 12 81 12 Nord de l'Espagne 381.: 360 Change sur Paris. 7 S0 .770 19, Prime sur. l'or- 8^% 100 »|Çzeladz.. 2100 7 » Tav«" Pousset & Roy'e réun" 124 126