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Titre : Figaro : journal non politique

Éditeur : Figaro (Paris)

Date d'édition : 1908-07-11

Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributeur : Jouvin, Benoît. Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 11 juillet 1908

Description : 1908/07/11 (Numéro 193).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k2881487

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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S O Ts/L HVE .A. I XUâ

Figure de p/>e Henry Rootom.

La Vie de Paris La fuite Emile Berr. L'affaire. Beresford MARC Landry.

L'a fête de Versailles.

La Chambre Les quatre vieilles PAS-PERDUS. Le Sénat A. A.

Auteur de la politique Auguste Avril. Un nouveau lock-out.

tes canfonn/ers R. G.

Les enquêtes difficiles V affaire de La rue de la Pépinière. Le drame de l'impasse Ronsin .Georges Grison.

A l'Hôtel de Ville JANVILLE.

Çazette des Tribunaux 3e Chambre de la Cour: La faillite duCrédit minier Georges Claretie.

Dessin Le jury du Concours de tragédie et comédie DE Losques.

Les..concours du Conservatoire J ROBERT DE FIERS.

Figure de cire

"Le Figaro annonçait, l'autre jour, l'entrée dans les collections de Versailles d'un dessin. d'Antoine Benoist. N'est-ce qu'un ^document de plus, après. tant d'autres, dans l'abondante iconographie de Louis XIV? De bons juges veulent voir là une pièce d'un intérêt capital. Ce serait, se plaisent-ils à croire, le dessin originaire, l'image saisie sur le vif par le maître portraitiste. On connaît cette cire de Benoist, exposée dans là chambre royale, à droite du lit de parade. Douloureux et inquiétant témoignage qu'on ne se lasse jamais d'interroger. Le dessin, que le service des musées vient d'acquérir, serait-il la note première, prise par l'artiste en face du royal modèle? Dans ces délicates questions d'attribution, on ne saurait pécher par excès -de prudence. Comment Antoine Benoist travaillait-il? De quelle manière le plus dessiné et le plus peint des rois donnai t-il séance àsesimagiers? Ces petits problèmes, dès qu'on les pose, deviennent irritants jusqu'au malaise. ̃Il faut admirer, et plaindre un peu, les chercheurs qui se condamnent sinon à les résoudre, du. moins à les.interr.oger tlésèspérétoent.

/̃:̃:̃.{ ';•̃-̃ # ̃"̃̃.

De cet Antoine Benoist les historiens de Fart-français connaissaient, il y a cinquante ans, un nom, et rien de plus. Une épave du naufrage de son œuvre vint, p.à-r boBljeuçvéchoue.r au bon port. Eurclore Soulié sut découvrirèt acquérir, en 185(3, le médaillon: de cire de Louis XIV, qui avait passé du mobilier delà couronne dans la collection du comte de Maurepas. On vient de constituer une nouvelle Société des Amis de Versailles^: sous la présidence de Victorien Sardou. Elle lie pouvait se rattacher plus spirituellement au souvenir du meilleur ami de ses beautés et dp ses grandeurs que Versailles ait jamais connu: Eudore Soulié est le patron, te président d'honneur obligé de toutes les confréries de piété versailiai.se. Dans l'immense magasin de 1 souvenirs, entassés pêle-mêle, que le bon Louis-Philippe appelait le « Musée de la gloire française », ce fut Soulié qui introduisit le sens de l'histoire et l'esprit de vérité. LeVersailles des dix premières années du second Empire devint, sous sa direction, une abbaye.de.gai savoir. Nous ne payerons jamais notre dette de gratitude -au-x hôtes de cette Thélème d'archéologues. Le modeste cabinet occupé par Eudore Soulié a vu naître une science:' l'histoire méthodique de l'art français. « Le Versailles de ce tempslà, a écrit le marquis de Chennevières, «'était une petite Athènes. On y compilait dans tous les coins les travaux les« plus estimables. Ce n'était pas de la très une pâtisserie, mais on y pétrissait ici et là de bonne pâte ferme et bien boulangée, pour des estomacs d'honnêtes gens. » Chénnevières, réjégué là, avec son matériel des expositions annuelles toujours en état de- vagabondage, écriyait ses Rcchevches sur lés- peintres provinciaux. Théophile Lavàljée dépouillait la correspondance de; Mme de Maintenon. Dussieux, Paul Mantz et Mbntaiglon, rhofmannesque Montaiglon, prince des curieux, créaient^ avec Chénnevières, les Archivés de Vatt français. Ces bénédictins laïques prenaient leur récréation sous la conduite du peintre Isabey. L'aimable et rnalin.petit vieillard les promenait dans la galerie. il se souvenait d'avoir été présenté à Louis XVI. Les élégantes du Directoire, les femmes des généraux de -J'Empire, deux impératrices, les revenantes de l'émigration avaient posé devant le bonhomme Isabey. Il avait dessiné les costumes du sacre de Napoléon. Lespersonnages d'un demi-siècle de prodigieuse histoire: survivaient dans ce joli cerveau inofïengif à l'état de modèles successifs; Lé papa Isabey était demeuré en bons termes avec tous les gouvernements,; M-, de Nieuwerkerke, digne continuateur du surintendant d'Angivil1ers, lui- concédait un logement d'hiver au palais de l'Institut et, pour les mois d'été, un-appartement Versailles, dans l'aile des ministres. Tout était pour le mieux. Les propos du charmant octogénaire exhalaient un délicat parfum d'optimisme. Pour tous ces passionnés de choses anciennes, hôtes, camarades et collaborateurs de Soulié, quel délice d'écouter radoter gaiement ce souriant vieillard Ils le soignaient comme une pièce de vitrine, fragile et précieuse. Plus d'une savante notice a été écrite sous la dictée de cette faible voix lointaine, dans le magnifique silence de Versailles désert.

̃̃ ̃ ̃ '̃̃̃

En ce milieu de recherche, pour ces moines d'un couvent d'érudition, on imagine rce que représentait la rentrée au beréail d'un portrait de Louis XIV, débordant de vie et de vérité. I-a cire d'An-

toine Benoist venant reprendre sa place au chevet du lit royal, était-ce seulement un numéro de catalogue à enregistrer ? Eudore Soulié et ses amis virent sur-1 gir devant eux un fantôme. Ils en eurent la petite mort. Nous en usons familièrement avec ce terrifiant chef-d'œuvre; mais souvenons-nous du frisson qu'il nous a donné, la première fois. Que demandons-nous à l'histoire ? D'arracher un peu de son secret à la mort? Le moindre autographe, sur lequel s'est posée la main d'un illustre, nous trouble presque religieusement. Mais qu',est-ce donc qu'un papier, peut-être noirci d'impostures, auprès d'un portrait qui ne ment pas? Sous quelles formes s'incarnèrent le génie et la puissance; avec quels visages parlèrent-ils au monde, quelle fut vraiment la beauté des charmeuses ? voilà. ce que nous aimons, par-dessus tout, à dérober au noir mystère. Voir ce médaillon du cirier Benoist, c'est être présenté à Louis XIV. Ne vous défendez pas d'avoir eu peur, lorsque cet honneur vous fut accordé Il n'arrive pas tous les jours de frôler un spectre. Et c'en est un, obsédant, inoubliable, que vous impose ce miracle d'évocation.

Mais qu'était-ce donc que cet artiste, capable dcmagnifier ainsi l'art absurde et glacial de la cire et d'asservir un procédé de saltimbanque à la loi de vérité? Eudore Soulié chercha dans tous les cartons d'archives. Cette, chassé aux documents n'est plus aujourd'hui qu'un sport facile; les précurseurs ont frayé la route où le premier venu se promène aisément. 11 y a un demi-siècle, l'austère' jeu des identifications exigeait de rudes labeurs. Que savait-on d'Antoine Benoist? Deux mentions dans les procès-verbaux dé l'Académie royale de peinture, un témoignage d'Abraham Bosse, une boutade de Mme de Sévigné, une ligne maussade de La Bruyère. Avec ces lueurs tremblotantes, Soulié entreprit son voyage de dëcouverlë. Depuis la brochure qu'il publia, en 1856, plus d'un érudit a recommencé l'enquête.. De nouvelles trouvailles ont été faites rien d'essentiel -n'a été changé au premier travail de Soulié. A lui l'honneur d'avoir délivré Antoine. Benoist de l'oubli.. D'une production qui valut à cet artiste, rnart presque, centenaire, la gloire, la fortune et la, noblesse, que nous restet-il ? Quelques grisailles a la Bibliothèque nationale," deux ou trois portraits peints, sans caractère, et. la cire de la chambre du Roi. Tout le reste a péri de cette œuvre qui témoignerait, mieux qu'aucune autre, d'une humanité disparue. Lire Saint-Simon au milieu du peuple de poupées que créa Antoine Benoist. ce serait effroyable et. déliï;jeu:f.' ISn viuux Dictionnaire du commerce s'exprime ainsi: « Cet homme, peintre de profession, trouva le secret de former sur le visage des personnes- vivantes, même les plus belles et les plus délicates, et sans aucun risque, ni pour la santé, ni pour la beauté, des moules dans lesquels il fondait ensuite des masque de cire, auxquels il donnait une espèce de vie par des couleurs et des yeux démail, imités d'après le naturel. Ces figures, revêtues d'habits conformes à la qualité des personnes qu'elles représentaient, étaient si ressemblantes que les yeux leur croyaient t quelquefois de la vie. » Et Michel de Marolles nous dit encore, dans le Livre des peintres

C'est Antoine Benoist, de Joignit, de Bourgogne, Qui fait toute la Coter si.biennaturel, Avecque de la cire ou se joint le pastel Que de la vérité l'âme seule s'éloigne,

Benoist obtint licence d'ouvrir un musée de ses figures de cire. Tout Paris alla, rue des Saints-Pères, admirer son Cercle royal. Un recueil de la bibliothèque Mazarine conserve deux de ses prospectus. Il exposa d'abord les Cours de France et d'Angleterre. « On les montrera tous les jours, matin.et soir, même aux flambeaux, au logis dudit sieur Benoist, rue Saint-Père, proche de la Charité, et l'on ne prendra que dix sols pour chaque personne. » Une seconde. exhibition permit d'admirer « laGourduGrand Seigneur représentée avec toutes sortes de nations »; cette fois, le prix d'entrée fut. élevé à quinze sols. Antoine Benoist faisait fortune. « Il s'enrichit à montrer des marionnettes dans un cercle », grogna La Bruyère, qui notait là un symptôme de décadence. Benoist était en faveur auprès des grands. Ses derniers biographes lui attribuent la Chambre du sublime, un jouet merveilleux dont Mme de Thianges nt présent à son neveu le duc du Maine. Une lettre, adressée à Bussy-Rabutin, donne la description de ce joujou princier autour du petit duc, « fait en cire et fort ressemblant », se voyaient M. de La Rochefoucauld lisant des vers et Mme Scarron, et Mme de La Fayette, et M. l'évèque de Condom. Racine faisait à La Fontaine signe d'approcher. Au dehors des balustres, M. Despréaux, avec une fourche, empêchait sept ou huit mauvais poètes d'entrer dans cet asile du bon goût. Antoine Benoist était t habile homme et aussi fin courtisan quepeintre véridique. Un ambassadeur du beyde Tripoli, Hadji Mustàpha-aga,à la vue du buste en cire de la duchesse de de Bourgogne, s'écria, en bon mahomé»tan « 0 Benoist, cette ligure te demandera son âme au jour du jugement, et comme tu ne pourras la lui donner, tu seras aussitôt précipité dans l'abîme, par un juste châtiment de Dieu, qui te reprochera ton impudence d'avoir, par ton habileté et ton art, approché d'aussi près de son œuvre dans sa créature et de l'avoir voulu contrefaire sans lui pouvoir donner l'âme »

̃̃• #*̃#;

II y a du vrai dans ce propos de musulman. Hadji Mus tapha-aga commente éloqueminerit le fantastique du médaillon de Louis XIV. Si les autres figures modelées par Benoist égalaient celle-là en prestige, ce montreur de figures, méprisé par La Bruyère, a mérité ici-bas la

richesse et la faveur. Quant à nous, les modernes, nous lui devons la gloire. 11^ est infiniment probable que nous ppssé-'dons son chef-d'œuvre. Mais hélas B nous a légué le Roi fatigué, déçu, grelottant de 1706, celui du Versailles rempli de mauvaises nouvelles, celui' de.§ armées en retraite, le quinteux mari de la veuve Scarron. Or, que disent les Lettres de re-' lief de dérogeance à noblesse signées par LouisXIV en faveur de son ipeintre?« Notre amé Antoine Benoist qui par son génie et ses talents s'est rendu recommanda» ble dans le bel art de la peinture,, qui a fait onze fois d'après nous, en cire, en peinture, et en différents ages, notre portrait. » Pendant tout le cours de son règne, le Grand Roi a posé docilement devant ce sorcier voleur de visages. Benoist nous montre cruellement comment le plus triomphant monarque de l'histoire devint triste et laid. Il nous fait comprendre les mélancolies et les lassitudes de Mme de Maintenon. Que ne donnerions-nous pas pour changer de fantôme? Seul Antoine Benoist saurait nous dire ce que fut le danseur apolli-" nien .des ballets de Fontainebleau, devant qui s'évanouissait La Vallière. Henry Boujon.

LA VIE DE PARIS

LA FUITE

Elle a commencé hier soir. Aujourd'hui, c'est la débandade, la ruée vers les gares, l'assaut' des trains. Le'1 long des chausséeH éventrées, des palissades dont se hérissent tous les coins de rue, on voit passer, se croiser, se mêler dans un tohu-bohu de fête, les autos, les omnibus et les taxis emportant t hors de la ville, déjà pavoisée et .fleurie de drapeaux, des -milliers de figures joyuiisés autour desquelles s'échafaudent les paquets, les valises, les bicyclettes, tout l'amas des colis légers, des petits bagages pour -ta*cances courtes. ̃ ̃ Oui, mais pour des vacances.courtés,-qiôlles longues vacances! Quel pont! dirai-je. Quatre Jours pleins Jamais Quatorze Juillet ne se trouva1 plus ingénieusement placé' sut; s le. calendrier; et tout Paris a voulu mettre à profit cette'bonne fortune. On s'enfuit dbno. On s'enfuit pour deux raisons. La seconde. (Je passe sur la. première, qui est la curio-

sité toujours croissante de se déplace^ le

goût du voyage encouragé .par les facilités, de 'plus en plus grandes aussi, du déplacement.) La seconde' raison est d'un caractère un peu plus 'spécial elle réside dans ̃l'ht«ireur grandissante,, seinble-t-ii, d'année en année' qu'inspirent les fêtes populaires aux bourgeois de Paris.

Le temps n'est pas très éloigné de nous, où la Fétte- nationale retenait à Paris, le 14 Juillet comme autrefois le 15 août, la fête de l'Empereur, toutes les classes de la population. Les illuminations, les feux d'artifice de la nuit étaient des « numéros ̃» que ne 'voulaient point manquer les familles et la Revue de la journée, la Revue des troupes de. Paris, était le joyeux, le fier pèlerinage où toute la ville s'empressait.

Le peuple a conservé le goût de ces spectacles, et la Fête nationale est toujours sa fête. Mais cela n'est plus que. sa fête, à lui; et il faut bien l'avouer, nos bourgeois tendent, de plus en plus, à se désintéresser de cette fêtelà. Ils l'ont assez vue, et la cohue de Longchamp, le vacarme des fêtes foraines*: la poussière des grandes places illuminées, l'écrasement de la foule aux terrasses des cafés sont devenus pour eux des choses à fuir.

Et ils les fuient. Par snobisme ? Non pas. Nos bourgeois ne sont pas snobs. Ce sont sim- plement des gens qu'ennuie le contact des ̃foules, et dont la vulgarité des plaisirs popu- laires offense le goût.

C'est là un curieux trait de caractère à noter, et qui est bien la marquis du bourgeois parisien de maintenant.

Ce bourgeois républicain, voire radical, a des délicatesses, des répugnances que ses parents bonapartistes, que ses grands-parents orléanistes, n'avaient pas. Il consent à aimer le peuple, mais à distance. Il fait.,es affaires au centre de Paris, mais ne supporte plus d'y avoir son domicile. Il ne fréquente plus les promenades publiques il ne va plus au Salon le dimanche, et s'éloigne des musiques militaires, autour desquelles on rencontre tant de petits télégraphistes et de bonnes d'enfants. Ce bourgeois, sans en avoir conscience, s'aristocratisc. Il a supporté le tapage du Quatorze Juillet, pendant quelques années, parce que c'était une fête toute neuve, où se complaisait sa badauderie. Il s'en détourne à présent, et s'il y a, mardi #oir, un bal dans son arrondissement, ce sont ses bonnes seulement qu'on y verra danser.

Tout de même, ne plaignons pas ceux qui restent, et qui, durant toute la journée d'aujourd'hui, verront courir vers les gares tant de valises, tant de bicyclettes et tant de fiacres. Il y a aussi, sans quitter Paris; d'amusantes façons d'y « faire le pont >, et nous savons de petites rues où, dans trois jours, à la lueur des lampions, bercés par les valses d'un orchestte pleurard, des groupes dansants composeront, sans le savoir, d'exquises aquarelles.

Emile Berr.

Échos

La Température

Le ciel est resté clair et sans nuage pendant la journée d'hier, Paris, où la température tend à se relever. La chaleur est toujours très forte le thermomètre, à 170 au-dessus de zéro dans la matinée, atteignait 34° vers trois heures de l'après-midi et marquait 370 1/2 à oiriq heures et demie du soir. La pression barométrique, en baisse modérée, 'accusait à midi 7O2inm5. La pression rctte basse dans le J nord et Kegt du continent elle est encore-élevéedans le centre de la France (Lyon, 766").. Des pluies sont.tombées sur le centre* et le,

nord-ouest de l'Europe. En France, il a plu à Chartêvillë;" "à" D urîkérqiïe "efà Besançon, La température a monté sur nos régions,' sauf dans le Centre.

ï- Départements, la matin. Ali-dessus de zéro 150 à Dunfeerqué et a Limoges, 160 à Ôues;sant, au Mans et à Clermont, 17° à Boulogne, à Lorient, à l'île d'Aix, à Nantes, à Rochefort, à Charleville, à Nancy, à Lyon et à Besançon, 180 à Cherbourg, si à Biarritz, à Bordeaux et à Toulouse, 200 à Marseille, 210 à Perpignan, 220 à Oran et à Alger, 240 à Cette et au cap Bèarn. • «

• En France, des pluies orageuses sont pro,bables dans le Nord et l'Ouest.

̃ (La température du 10 juillet 1907 était, à Paris 130 au-dessus de zéro le matin et 19° l'après-midi. Baromètre, lj6$mm,; ciel très nuageux.) :L Du New York fterald': A Londres: Temps couvert, averses. Température maxima, 200; minima, 150. Vent du sud-sud-ouest fort. Baromètre 7571»111, en baisse.

A Bèrlin Température, à midi :i6»i

Les Courses

Aujourd'hui, à deux heures, Courses au Tremblay. Gagnants du Figaro Prix Haricot Cornstalk Costaké. Prix Lady-Langden Galant Base Lady. Prix Sir-Bt;vys:V ascovie L'Étoile du Nord. Prix Hamploii Altier Brumaire.

Prix Caller-Ou Te'ssïe Simonette/ Prix Lord-Cli/dat-: Mine d'Or; Borax. A fira~èrs Paris

Le Président de la République recevra S. Exc.M.Ghika, ministre de ftoumanie, Chargé de lui remettre les insignes de l'ordre de Charles lor dont ce souverain vient' de contérer le grand cordon à M. Fàllières. ̃

Cet ordre a été créé il y a deux ans seulement à l'occasion du quarantième anniversaire de l'élection et de la proclamation comme prince régnant, avec droit d'hérédi té, le S/20 avril 1866, de Charleslur, qui fut élu, à l'unanimité, le 14/26 mars 1881, parles représentants de la nation roi de Roumanie.

S. M.. Haiikon VII a désigné, pour être attachés à.la. personne du Président de la République pendant son séjour en Norvège, le major général Kligenberg, le contre-amiral Borresen, le colonel Petersen <3t le capitaine Stenersen, officier d'ordonnance de Sa Majesté.

̃

S. Exe. le eomto Gyldenstolpe, ministrê de Suède, vient de partir, non pour la Suisse, comme ou l'avait annoncé par erreur, niais pour Stockholm, où il a tenu a devancer le Président 4e' la £téL publique.

LL. Exe. le comte de Reventlow et le baron de Wedel-Jarlsberg, ministres de Danemark et de Norvège, vont également quitter Paris, se rendant à Copenhague et à Christiania pour y attendre M. Pal.lières. A l'Académie française.

Le poète Jean Aicard sera candidat à l'un des quatre fauteuils qui sont actuellement vacants, ceux de MM. Emile Gebhart, Ludovic Haléyy, François Coppée et Gaston Boissier. Les élections, on le sait, n'auront pas lieu avant la fin de février ou de mars.

Les. lauréats.

L'Académie française vient de décerner un de ses prix Archou-Despérouses au poète Pierre de Bouchaud, dont le beau livre, les Lauriers de l'Olympe, a obtenu ces derniers mois un si grand et si légitime succès. C'est un recueil charmant et varié. Il commence par une lyrique prière aux Muses. Puis, le « Jusant de la vie », «la Nature », « l'Amour », « Vi- sions antiques », « Voyages », groupent un certain nombre de poèmes d'une forme très étudiée, d'une inspiration délicate, pittoresque, émouvante. C'est à un vrai poète que l\<*eadéniie a donné ses suffrages.

Dans son atelier de l'Institut, le maître sculpteur Denys Puech termine en ce moment le modèle, à la grandeur d'exécution, d'un monument, que l'Etat et la Faculté de médecine veulent élever à la mémoire du professeur Brouardel, dont l'autorité scientifique et le long décanat à cette Faculté ont laissé un impérissable souvenir.

L'artiste a choisi. comme emplacement pour son œuvre la dernière arcade de gauche qui ajoure, sur la rue de l'Ecole-'de-Médecine, la façade de la vieille Ecole.

Dans le cadre, il groupe deux gracieuses figures de marbre l'Hygiène et la Médecine légale, qu'on n'eût certes point soupçonnées si jolies offrant à Brouardel l'hommage d'une gerbe de lauriers et de fleurs.

Le buste de l'aimable savant, qui re- çoit souriant cet hommage, est la réplique de celui que Denys Puech fità la Faculté de médecine, il y a quelques années, dans le cabinet même du doyen Brouardel en pleine vie. Il est l'image fidèle et merveilleusement expressive de ce dernier.

Comme M. Lépine, la police américaine interdit les pétards le jour de la fête nationale qui, là-bas, a lieu, on le sait, le 4 juillet.

Elle a quelque raison de faire cette interdiction, si l'on en juge par la statistique des enfants morts ou blessés, en ce jour.de fête, parles pétards,– statistique que nous envoie de New-York un de nos amis. Les pétards du 4 juillet, anniversaire de l'Indépendance américaine, ont donc fait, aux Etats-Unis, 4,449 victimes en 1903, 4,169 en 1904, 5,176 en 1005, 5,166 en 19Q6, 4,418 en 1907. Le relevé n:a, point encore été fait pour cette année. Ceschitrres sont officiels. Ils montrent

combien est nécessaire l'interdiction des pétards et combien il serait urgent de la rendre plus efficace encore.

Il n'est point absolument indispensable, en effet, de tuer ou de rendre borgnes les petits enfants pour s'amuser le 4 ou le 14 juillet.

INSTANTANÉ '̃' ̃

OSSIT

Le grand succès de son dernier roman, de cette admirable Cyrène qui vient d'avoir en peu de temps sept éditions, donne à ce joli pseudonyme, depuis lise célèbre, un regain de belle et universelle notoriété.

Ossit, chacun le sait, est le nom littéraire d'une de nos plus jolies grandes dames. Sa personne est, comme son œuvre, toute de charme et de poésie. Sa beauté pâle, étrange, un peu mystérieuse, et comme de légende, ressemble à sa manière de penser. Les vêtements dont elle aime à se parer sont souples, harmonieux, personnels, de qualité rare,'absolument comme le style dont elle revêt sa pensée un style précis et fluide, musical, raffiné, subtil, fécond en trouvailles exquises. Telle la Belle au bois dormant, Ossit, qui s'était endormie au chevet de la chère petite Ilse, se réveille enfin pour nous émerveiller en nous contant son rêve, cette adorable Cyrère, qui séduira chacun et hantera les souvenirs de sa beauté poignante.

La succession de M. Jouët-Pastré à la présidence des Forges et Chantiers de la Méditerranée a été donnée à M. Widmann, ancien ingénieur en chef de la marine, qui depuis près de vingt ans remplissait les fonctions de directeur général de cette Société et a ainsi largement contribué au succès de celle-ci. M. Faustin Jouët-Pastré, fils de l'éminent et regretté président, a été nommé administrateur délégué.

Le scandale téléphonique..

Les abonnés de Passy sont de nouveau désolés: ça n'allait pas très bien, mais ça n'allait pas mal ils avaient pris leur parti de la lenteur de communications confuses, et brusquement interrompues, et de la difficulté qu'on avait à percevoir les paroles de l'interlocuteur. ^Beaucoup d'abonnés, d'autre, part ayant renoncé à téléphoner et un plus grand nombre ayant quitté Paris, service des communications s'était tout naturellement un peu amélioré avec la diminution des demandes.

Mais le gâchis vient de recommencer à la suite d'un incendie qui, occasionne par un court-circuit, a endommagé le Fameux. multiple et jeté le désarroi dans les communications de. quelques, ceniai-, nes d'abonnés.. 'Sur ce nouvel incendie, l'administration des téléphones garde le silence. C'est le second. Mais ce n'est que le premier d'une série de courts-circuits inévitables par suite des défectuosités d'un appareil installé dans de- déplorables conditions. ̃ ̃: PETITES HISTOIRES

Chaque année, suivant une coutume antique, pendant les quelques semaines qui précédent les vacances, les comptes de ses fournisseurs fondent sur le Parisien, qui les accueille sans joie.

Bleutés ou gris, blancs ou verdâtres, ils s'accumulent à chaque courrier, et sur les meubles, où on les jeta d:un geste brusque, ils mettent des notes claires.

Or il nous revient qu'un tapissier ingénieux a voulu, cette année, draper d'aménité cet envoi désagréable. Et il a fait imprimer la formule suivante

« MM. B. et Cie vous prient, vu la fin de de saison, de bien vouloir agréer leur facture. »

Un autre, plus littéraire encore, présente ainsi son addition annuelle

« Rien n'est plus à la mode que les Mémoires, je vous adresse le mien. »

Un autre, enfin, arbore en tête de son papier commercial un dessin en forme d'armoiries, surmonté de cette explication en langage presque héraldiqde

« Mi-parti d'or et d'argent, sans gueules. Pour supports deux chevaliers casquants. Cri de guerre Qui paie ses dettes s'enrichit

̃ On pourrait lui répondre, à ce cri, par le mot de Sophie Arnould

« C'est un bruit que les créanciers font courir. jC– Palémont.

P. S. Je ne suis pas du tout sûr que ce mot soit de Sophie Arnould. Mais quoi? Tous les mots sont de Sophie Arnould.

-<>-<:x>-o--

Les «juniors » de la célèbre Ecole des ingénieurs de Londres, conduits par leur président d'honneur, notre compatriote l'ingénieur Canet, et par leur secrétaire, M; Walter J. Dunn, viennent d'arriver à Paris et vont faire leur tour de France, visitant tous les édifices et tous les établissements industriels qui peuvent, chez nous, le plus les intéresser.

Ils ont passé la journée d'hier à la tour Eiffel, dont M. Eiffel lui-même et M. Salles leur ont fait les honneurs, examinant non point en touristes, mais en gens du métier capables d'apprécier l'œuvre d'art extraordinaire qu'on leur montrait,, les moindres détails de cette construction métallique, unique au monde, et aussi toute la machinerie des ascenseurs.

Descendant ensuite au poste de télégraphie sans Fil du Champ-de-Mars, ils ont envoyé des télégrammes à leurs anciens camarades des universités d'Oxford et de Cambridge, et une adresse de cordiales félicitationsau commandant du Kléber, à Casablanca.

Quelques marronniers, s. v. p.? Ainsi supplient les négociants que leurs af- faires appellent chaque jour à la Bourse de commerce de Paris.

Il y a une esplanade sur laquelle oa cuit,,en plein été, littéralement. '.1 Longtemps la Ville promit de l'om-

brager mais comme ils ne voyaient rien veniFTés délégués du commerce des grains, porteurs d'une pétition forte de 800 signatures, allèrent 'présenter les doléancesde leurs mandants, hier matin, à M.. Quentin, conseiller municipal du quartier des Halles.

'Celui-ci leur promit de tout mettre en œuvre pour que dix ou douze marronniers protecteurs'soient au ,plus vite plantés a l'endroit, fatal, dénommé, par les habitués le petit Soudan.

Ce sera pour l'été prochain, tout même. Et enbôi-e. On ne dira jamais assez combien grande fut, dans le Grand Prix de l'A.C. F., l'injustice du sort envers nos. représentants. Voyez tes trois Brasier au premier tour, Bablot, Théry et' Baras étaient respectivement deuxième, quatrième et sixième. Les trois Brasier étaient peut-être les plus vites du lot; sans la malchance qui s'acharna sur elles, leur régi vVrité de chronomètres devait leur assurer la seule place qu'elles méritaient la première. Les éclatements de pneus ot les échappements de jantes annihilèrent leurs chances pourtant si belles. Théry, notamment, creva quinze fois, et quinze autres fois dut s'arrêter pour resserrer ses jantes. Pour Bablot, ce fut pis; à l'infort/gne des pneus s'ajouta autre chose l'aveuglement par îe goudron. Deuxième au premier tour, Bablot était, par plusieurs crevaisons, rélégué au vingt et unième rang le tour suivant; il était pourtant sixième au quatrième de nouveaux accidents le retardaient, il continuait néanmoins, regagnait des places, quand, au dernier tour, à douze kilomètres de l'arrivée alors qu'il était dans le lot' de tête, il se voyait contraint d'abandonner, aveuglé par le goudron, terrassé par la douleur. .Le gala qu'annonce pour ce soir le Monlin-Rouge-Palace surpassera en éclat les plus brillantes manifestations auxquelles le superbe établissement de la place Blanche ait encore convié le highlife parisien.

Au programme extraordinaire de ce gala figurent, entre autres attractions sensationnelles, un grand feu d'artifice suivi d'embrasement général des jardins splendidement décorés, un cotillon-farandole monstre, auquel prendront'part les plus-jolies dé nos artistes.

Hors Paris V

Peut-on rêver, pour un Parisien, séjour plus pratique et plus chariBattt à,, la fais que côluitie Fontainebleau? A l'attrait si pittoresque de la forêt, s'ajoute maintenant celui du Savoy-Hotel et Restaurant, où l'on trouve, en même temps que la cuisine la.plus parfaite, l'aménagement le plus réussi. Et ces qualités se complètent d'une modération de prix vraiment digne' d'éloge elle aussi et quï fera, du séjour au, Savoy-flotel, le plus recherché po ur. la saison estivale.

Nouvelles â la Main

On cherche en ce moment à créer un droit d'auteur au bénéfice des peintres. r Voilà un excellent dessein.

La Chambre va entrer en vacances. En effet. On annonce l'arrivée à Paris de M. Légitimus. ̃̃ Au café J'en suis sûr, absolument sûr î Enfin, le parieriez vous'?

Non; mais j'en donnerais ma parole d'honneur.

Quelle température hier aux concours de tragédie et comédie du Conservatoire quel soleil! Plusieurs concurrentes ont failli se trouver mal. Tout naturel le soleil fait pâlir les les étoiles.

̃ | Le Masque de Fer.'

L'AFFAIRE B ERES FORD

Il y a présentement en Angleterre une affaire Beresford. Et comme elle a trait à la discipline du haut commandement de la flotte britannique, elle n'est pas sans passionner assez vivement nos voisins d'outre-Manche, que rien de ce qui intéresse leur marine de guerre ne laisse indifférents:

L'amiral lord Charles Beresford, commandant en chef de l'escadre de la Manche (Channel Fleet), est, je ne dirai pas le plus populaire-il ne faut décourager porsonne mais l'un des plus populaires parmi les marins du RoyaumeUni. Sa popularité, il la doit à l'éclat de ses services. 11 a été un capitaine réputé, ayant du coup d'œil et du sang-froid," et il est un amiral excellent,, possédant à fond tous les détails du métier de marin moderne; avec cela un remarquable entraîneur, d'hommes, sachant emballer son personnel. Les cartes postales ont répandu à profusion son image et chacun, au delà du détroit, connaît la physionomie imberbe, la carrure solide, le regard énergique et fin de cet amiral de soixante-deux ans, à qui l'âge n'a rien enlevé de son activité et de son ardeur. Il est d'ailleurs -ce qui n'a pas nui, tant s'en faut, à sa popularité le champion avéré de la plus grande marine, de la plus grande Angleterre.

Appartenant à une famille irlandaise, fils du marquis dé Waterford, il a été longtemps membre de la Chambre. des communes comme député des villes de Waterfond d'abord et d'York ensuite, et il, y a pris une grande; part aux discussions relatives tant à; la flotte de 1 guerre qu'à la politique extérieure de


l'Angleterre. 'C'est ce qui lui valut, du reste, de remplir en Chine, il y a quelques années, une mission à la fois diplomatique et commerciale, à l'issue de' laquelle il préconisa, pour la solution du problème chinois, une méthode violente. Et nul ne fut .surpris qu'il se montrât partisan de la manière forte en vue de l'ouverture de la Chine.

rLord Charles Beresford a, en effet, les défauts de ses qualités. Il sait ce qu'il veut, mais il le veut bien. Il a le caractère entier, en'homme qui a conscience de son mérite et de sa valeur. Et ses meilleurs amis ne sont' pas éloignés de reconnaître qu'il a peut-être, un peu trop pour un officier général en service actif, gardé de son passage au Parlenien l'habitude de dire tout haut ce qu'il pense des affaires de son pays. Ses chefs de rÂmirauté, en particulier le premier lord naval actuel, l'amiral sir John Fisher, avec lequel il n'a jamais été en sympathie personnelle et dont il se sépare sur maintes questions techniques, ont éprouvé parfois la rudesse de ses boutades. Convenons, d'ailleurs, que. l'amiral sir John Fisher, administrateur hors ligne, n'est pas exempt de quelque raideur et de morgue.

Lorsque au début de 1907, lord Charles Beresford quitta le commandement de l'escadre de la Méditerrannée pour pren- dre celui de l'escadre de la Manche qui devenait la force navale la plus impoiv tante du royaume et la plus puissante des escadres permanentes qui aient jamais été réunies, puisqu'elle ne comptait pas moins de quatorze cuirassés de premier rang, lord Charles Beresford, dis-je, passa pour vouloir refuser le commandement parce qu'il n'avait sous ses ordres directs ni la flotte de réserve nouvellement constituée sous le nom de Home Fleet ni les flottilles de contretorpilleurs.

On discuta ,âprement cette façon de faire de l'amiral. L'incident causa une sensation d'autant plus grande que celuici venait de partir en congé pour l'Amérique et que son voyage en si lointain pays semblait accréditer son refus. Le premier lord de l'Amirauté, lord Tweedmouth, démentit la nouvelle. Les journaux télégraphièrent à l'amiral qui répondit, de Mexico, qu'il n'avait ni à confirmer ni à démentir ce qu'on disait, mais de retour à Liverpool, en avril, il s'empressa de faire connaître qu'il allait prendre son commandement. Et, en effet, il ne tarda pas à arborer son pavillon sur le King Edward Vil. Entre temps, le budget de la marine pour l'exercice 1907-1908 était déposé, et comme il a.ccusait une réduction considérable sur les crédits demandés pour les exercices antérieurs 200 millions de moins que l'exercice 1904-1905 une campagne très vive était menée par le parti des impérialistes et les chauvins contre la politique d'économies qu'inaugurait le cabinet libéral en matière navale. Les attaques contre l'amirauté furent presque incessantes pendant plusieurs mois. En juillet, lepremier lord dut répondreàla Chambre hauteàunesérie de critiques adressées à son'administration pour sa parcimonie' et pour l'affaiblissement qu'elle imposait à la marine. Les conservateurs firent chorus avec les impérialistes afin de battre en brèche le cabinet au pouvoir. Et, commd la personnalité de sir John Fisher, premier lord naval, était «n. jeu, on eut quelque droit de prétendre que si les attaques en question n'étaient pas inspirées par lord Charles Beresford, elles n'étaient cepen?dant pas mal vues de lui.

Quoi qu'il en soit, celui-ci eut gain.de cause sur une partie du moins des réclamations qu'il avait formulées en septembre J amirauté adjoignit à son escadre deux croiseurs cuirassés de plus et.deux flottilles de contre-torpilleurs. Mais il faut croire que cette concession ne satisfit -pas pleinement le commandant en chef, car on assure que dernièrement, à une réception à la cour, lord Charles Beresford a refusé la main que lui tendait sir John Fisher. Ce n'est peutêtre qu'un racontar, mais il est rendu vraisemblable,par ce qu'on sait des rapports franchement mauvais qui existent entre les deux amiraux et qui ont fini par devenir le secret de Polichinelle. Ce qui complique la situation, on le devine aisément, c'est que sir John et lord Charles ont chacun leurs partisans et leurs détracteurs dans la marine, dans la presse et dans le public et qu'on' est l'affût de tout nouvel incident pouvant surgir entre eux.

La situation se complique surtout du fait que la concorde ne règne pas non plus dans la propre escadre de lord Charles Beresford, le commandant en chef s'y trouvant en relations plutôt tendues avec son subordonné le contreamiral sir Percy Scott.

Ce dernier s'est taillé dans la marine anglaise la plus enviable réputation comme rénovateur des méthodes de tir. Grâce à son étude des procédés du canonnage, grâce à des appareils ingénieusementjmaginéspar lui, grâce à l'habileté et au zèle qu'il déploya dans la réorganisation' de l'enseignement du tir, la flotte anglaise est arrivée à un rendement de son artillerie presque merveilleux. On l'en récompensa dernièrement en le nommant, en qualité de contreamiral. au commandement d'une division de croiseurs dans l'escadre de la Man-

Me.

L'an dernier à la fin des grandes manœuvres, quand l'empereur d'Allemagne vint en Angleterre, le commandant en chef lord Charles Beresford prescrivit de l'aire sans retard la toilette de ses bateaux, de les repeindre et de les astiquer pour qu'ils figurassent en bonne forme aux fêtes ou parades prévues pour le 8 novembre, jour de l'arrivée de Guillaume II. Sir Percy Scott transmit cet ordre au croiseur Roxburgh sous la forme étrange que voici « Le travail de peinture semble être plus demandé que celui du canonnage. Aussi vous ferez mieux de commencer à peindre votre navire afin de paraître joli pour le 8 no^vembre. »

La teneur de ce signal causa en Angleterre une surprise et une émotion fort naturelles. Lord Charles Beresford, plus que surpris lui aussi, répondit immédiar tement par l'envoi à son subordonné de l'ordre suivant qui ne surprit personne Etant donné l'ordre envoyé par mot à la flotte, le signal rédigé par le contre-amiral commandant la première division de croisenrs est méprisant dans la forme et indiscipliné dang son esprit. Eh conséquence, le contre-amiral donnera l'ordre au navire ami- ral et au Mosoburgh d'effacer ce signal de leur livre de bord et de me faire savoir par signal quand nton ordre antérieur aura été exécuté. Quelques jours plus tard on affirma

officieusement que Charles Beresford s'était mépris sur le sens du signal de son contre-amiral. Bref on arrangea les eho* ses, mais on ne crut guère à un démenti qui ne cachait qu'un replâtrage entre les deux amiraux. Or, voici qu'au cours des manœuvres qui se poursuivent actuelle^ ment, on assure que lord Beresford a ordonné un mouvement qui, s'il avait été exécuté, aurait amené une collision entre les deux croiseurs Argyll et Good^Hope, celui-ci portant le pavillon de sir Percy Scott. UArgyll seul exécuta la manœuvre, le Good-flope s'abstint et continua sa route sans l'infléchir, évitant ainsi un accident terrible, mais donnant du même, coup sinon une leçon, au moins un avertissement à son chef.

La presse s'est saisie de l'affaire, quia eu son écho au Parlement. Il semble, en vérité, qu'elle a été démesurément grossie par la nervosité de l'opinion publique. Si les choses se sont passées telles qu'on le dit dans ce dernier incident, on cherche en vain où il y a eu.de l'indiscipline. L'amiral sir Percy Scott a été strictement correct en n'exécutant pas une manoeuvre irréalisable sans accident. Il y a, dans toutes les marines, des signaux prévus qui permettent à l'inférieur de signaler y. son chef que telle route est, dangereuse à suivre. Quant à l'amiral Charles Beresford, il a pu se tromper en ordonnant cette manœuvre mais qui donc n'est pas sujet à se tromper?

Mais où et quand a-t-il fait montre d'indiscipliné? C'est, au contraire, son subordonné qui, dans l'incident de la peinture, a eu tous les torts. Et l'on peut,a bon droit, s'étonner de la sévérité des journaux anglais, le Times en tête, demandant que l'amiral Beresford « se soumette ou se démette ».

Il se peut que ses rapports avec l'amiral sir John Fisher soient préjudiciables au bien du service. Mais de telles questions sont trop graves pour être jugées à distance. Mieux vaut s'en tenir à la déclaration si nette du gouvernement anglais qui, par la voix de son chef, s'est déclaré « décidé à prendre des mesures promptes et effectives s'il découvre des raisons de croire qu'il existe un état de.choses portant préjudice à la discipline de la flotte».

Le gouvernement qui aura en main toutes les pièces du procès pourra seul juger en parfaite connaissance de cause. Il est plus intéressé que quiconque à assurer l'ordre et la discipline dans le haut commandement de la flotte. 11 n'y a donc qu'à attendre les mesures annoncées par lui et qu'il prendra si, toutefois, il y a lieu. Landry. Marc Landry.

Le blonde § la Wle

SALONS

r Le comte et la comtesse Szapary ont donné un diner intime au Pavillon Royal en l'honneur de l'archiduchesse Maria-Josepha. Parmi les convives Margravine Pallàvicini, comte KhevenhûllerMetscn, comte de Salm-Reiffer, baron de Vaux.

RENSEIGNEMENTS MONDAINS

LL. AA. RR. le duc et la duchesse de Vendôme et leurs enfants sont arrivés au château des Amérois auprès de S. A. R. la comtesse de P'Jandre.

M. et Mme Ferdinand Blumenthal quittent Paris aujourd'hui pour un séjour de trois semaines à Carlsbad.

M. et Mme Jacques Schneider venant de Dieppe sont arrivés chez leurs parents au château du Val-des-Ecoliers (Haute-Marne). Le baron Othon de Bourgoing, dont l'état de santé ne s'est pas amélioré, a quitté Baden, près de Vienne, pour se rendre dans sa villa à Reichenau, prés de Semmering. La seconde journée du Concours hippi- que à Clermont-Ferrand a été encore plus brillante que la première.

Classement des deux épreuves Prix du Cercle du Commerce (officiers) i< Aldo, au lieutenant Gonnet Thomas, du 160 chasseurs 2e, Guenon, au lieutenant Tandonret, du 210 chasseurs. Prix du Chemin de fer P. L. M. (gentlemen) icr, Moly, à M. Le Clerc; 20, Cœur de Moineau, à M. Poidebard. Le grand-duc Michel Michaïlovitch et la comtesse Torby, avant leur départ pour Keele Hall, ont donné un, lunch intime à l'hôtel Claridge, à Londres.

Parmi ceux qui dînaient mardi dernier au restaurant de cet hôtel, citons

Marquis et marquise de Graham, lord et lady Inverclyde, lord et lady Monson, baron et baronho Edmond de Rothschild, Margaret lady "Waterloo, sir Peter et lady Walker, Di. et Mme Maurice Ephrussi,. comte A. Sigray, prince Miguel de Bragance,' marquis E. Visconti-Venosta, comte et comtesse Andrassy, comte A. Apponyi. On remarquait aussi un grand nombre d'Américains" très en vue. Nommons au ha-* sard

MM. et Mmes James Ross, Percival Roberts, H. Jenniqgs, Clarenoe Moore, Robert Endicott, Judge et Mme J. W. Gérard, Mme Marcus Daly, le commodore et Mme IÇ. T. Gerry, M, eip,rJ^ Thompson.

MARIAGES

r M. l'abbé Havret a béni hier, à Neuillyr sur-Seine, en l'église Saint-Pierre, le mariage des vicomtes Gabriel et Charles de Chezelles, fils du vicomte Arthur de Chezelles et de la vicomtesse née Bryas, avec Mlles Cécile et Marie-Amélie d'Orval, filles de Mme d'Orval. Le cortège, à l'entrée de l'église, était ainsi composé

Mlle Marie-Amélio d'Orval et M. Henri d'Orval; son frère Mlle Cécile d'Orval et le colonel mar?quis de Gouvello, son cousin lo vicomte Charles de Chezelles et la vicomtesse Arthur de Chezelles, sa mère le vicomte Gabriel de Chezelles et la comtesse Jean des Courtils, sa sœur; yéaéral de Varaigne et Mme d'Orval, vicomte Arthur de Chezelles et comtesse Jacques de Bryas, vicomte Pierre de Chezelles et comtesse A. de Bertier do Sauvigny, marquis de Valanglart et vicomtesse Pierre de Chezelles, général Niox et comtesse Kolovrat, vicomte Jacques do Che^zelles et vicomtesse G. de Chezelles, marquis de Vogiio et comtesse A. de Nicolay, comte Jacques de Bryas et vicomtesse J. do Chezelles, comte A. de Bertier de Sauvigny et Mlle M. de Bryas, comte J. des Courtils et aille. G. de'

Bryas.

Les témoins étaient, pour les deux mariés: les vicomtes Jacques et Pierre de Chezelles, le marquis de Valanglart et le comte Jean des Courtils pour les deux mariées le général Niox, gouverneur des Invalides, grand officier de la Légion d'honneur, le général Varaigne, grand-croix de la Légion d'hoa-i neur, le colonel marquis de G-puveHo- et le, colonel vicomte d'Aboville.

La maîtrise de l'église, sous la direction de M. Letoçquard, maitre de chapelle, a exécuté un très beau programme musical. Le grand orgue était tenu par le comte Christian de Bertier de Sauvigny, qui est à la fois un organiste et un çQUipftsj{eur d'une grande valeur.

La quête a été faite par Miles Arlette de Grouchy, de Beaupré, Hélène et Elisabeth de Villeneuve-Bargemon, avec le lieutenant de Lestapis, MM. Jean de Boisvid, Gabriel des Courtils et Arthur de Chezelles.

Reconnu dans la nombreuse et trè^ élégante

assistance ̃

Marquis et marquise do Lubersac, duo d»Lé:i

vis-Mirepoix, général et comtesse de Vibraye, princesse dé Croy, général et Mme Buisson, duc de La Rochefoucauld, comtes etcojntesses J. de Lévjs-Mirepoix, de Brigode, d'Hinnisdal, Jean do Lubersac, Hélion de Villeneuve-Bargemont, de Létourvillo, vicomte ^t vicomtesse E. M. de VoRuô, de Brossin de Méré, Léon de Janzé, de France. prince de Bétiiune, marquis de Vibraye, général Zurlindcn., général marquis Courtes, mar-

quises do MontboissïeivCanillac et de TaHeyrand-

Périgford, général Radiguet, g-énécal baron de .Vaulgrenant, baronnes Marochetti, de Blanzay née Foule, comtesses Hubert de La Villarmois, du fetit^Tliou&i's Etienne des Courtils, de Villefranche, Cornet. Frédéric de L'Aigle, de Beitufforf; MJf. et Mnies Van de Wtv'npkèje, Philippe de Vitmono,, Puteas, Pierre Chauipv., Mme van Dussen Reed, M. l'abbé du Teil, barons de Fleury. de Morchesne, comtes Henri et Edouard de Coulombiers de Muyssar), Fr<in«çois de Malterre, Guy de Luborsac, Jacques et Paulin d'Oultremont, Ludovic et Jean de Bertier de Sauvigny, d<e Carrère, Hepry Le Cou* teulx, Jean de Merlemont, le lieutenant de vaisseau Chardon, Mlles Thérèse d'Hinnisdal, Antoinette d'Oultremont, colonel de Sancy-Parabère, M. l'abbé d'Hédouville, MM.Andréde Fouquiéres, Godillot, comte Henri de Vogué, etc. Au retour de l'église, Mme d'Orval a donné une réception tout intime d^ns son hôtel, à

Neuilly.

En l'église Saint-Augustin a été béni, dans l'intimité, le mariage çlu comte Edmond de Ronseray avec Mile Gay-Lussaç. Les témoins du marié étaient M. Edgard ` Bonnet, secrétaire général de la Compagnie maritime de Suez, son oncle, et Mme Denaut, femme du ministre de France à Luxembourg, sa tante; ceux de la mariée M. Charles Gay-Lussac et M. Champetier de Ribes, La quête a été faite par Mlles Denaut, Bertera, Jehanne de Ronseray, de Ribes et Simone de Ronseray, avec MM. Roger GayLussac, Pierre de Ronseray, André GayLussac, Ph. de Ronseray et. A. de Ronseray. Mme Gay-Lussac, après la cérémonie reli-. gieuse, a donné une réception strictement intime.

A Croissy-sur-Seine a été célébré le mariage de M. Maurice Ganne, ingénieur, professeur à l'Ecole centrale des arts et manufactures, fils de M. et de Mme Jean Ganne, de Bordeaux, avec Mlle Louise-Rolande Grau, fille de Maurice Grau,, l'imprésario .si connu et si regretté qui dirigea longtemps avec tant de lustre l'Opéra de New-York.

La charmante fiancée fut conduite à l'autel par M. Roland Knoedler, de New-York. Ses demoiselles d'honneur étaient misses Smith et Mlles Maurice Bernhardt, Mabillaud et Cain, accompagnées des garçons d'honneur, MM. Maurice Blanchet, Métayer, Manaut, etc.. Reconnu dans le cortège nuptial

M. et Mme Mamelle, Mmes Teutsch, DietzMonnin, Louise Knoedler, Stoffel, Robinson Smith, Revel, M. Henri Cain, MUes Klempke, Gail, M. et Mme de Chelminski, Mme Sarah Bernhardt, MM. et Mines Jules Montant, Fenwick, Galli, Maquet, Mmes Guiraudon Cain, SallaUrinsr, Mlle Flahaut, MM. Frederick A. Sckwab, Maurice Bernhardt, de Clermont, etc.

A l'église américaine de la Sainte-Trinité a eu lieu avant-hier le mariage de M. W. E. Silverthorne, de Buffalo, avec miss Louise Mattochs, fille de Mme S. J. Dickinson, de New-York.

Hier a été célébré dans -la plus stricte intimité le mariage de M. Frédéric Boutet avec Mlle Lucienne Gustave Kahn. Y assistaient, comme amis et témoins MM. Léon Dierx, Félix Fénéon, B. Kozakiewicz, Charles Léandre, Robert de Bermingham.

A la cathédrale de Bourges a été béni, avant-hier, par M. le chanoine Grandhomme, vicaire général, le mariage du lieutenant Henri de Beauregard, du 5«. chasseurs, fils de M. de Beauregard, contrôleur de Ire classe de l'armée, avec Mlle Béatrix Paul Hazard, fille de l'ancien avocat général, président de la Société de géographie du Cher.

Témoins du marié le colonel Boyer, du 5° chasseurs, et le comte Imbart de La Tour, avocat, son cousin; de la mariée le commandant de Pauniat, son cousin, et M. Marquet. premîer"p'fesideiït de- la 6our -d'Amiens, On célébrera prochainement, à SaintMihiel, le mariage de M. de Rodellec du Porzic, lieutenant au 120 chasseurs, fils de Mme de Rodellec du Porzic née de Ferré, avec Mlle Estève de Terrats, fille du colonel, commandant le 150° régiment d'infanterie, et de Mme Estève née .de Terrats.

Rectification d'une erreur typographique

C'est Mlle Amelia Vathis, fille de M. Vathis, le photographe bien connu, qui est fianeée.à M. Zénon Michaelidès, lieutenant d'artillerie de l'armée hellénique.

DEUIL

La duchesse Jean-Albert de Mecklembourg, née princesse de Saxe-Wehnar-Eisenach. femme du régent du duché de Brunswick, est morte hier, à Brunswick, à l'âge de cinquante-quatre ans.

La défunte était la belle-sœur du duc Paul de Mecklembourg-Schwerin, marié à la princesse Marie de Windisch-Graetz, de la grande-duchesse Vladimir et de la grandeduchesse douairière de Mecklembourg-Schwerin la sœur de la princesse Henri VII de Reuss; la tante du grand-duc régnant de Mftcklembourg-Sehwerin, de laprincesse royale de Danemark et de la princesse impériale d'Allemagne, princesse royale de Prusse. r On a célébré hier les obsèques du docteur Gilles, médecin de. l'hospice Brézin, au milieu d'une nombreuse affluence de confrères et d'amis. L'administration de l'Assistance publique était représentée par MM. Risler, membre du conseil de surveillance, et Aubert, directeur du personnel l'Association générale des médecins de France, par son bureau le syndicat de Seine-et-Oise, par le docteur Jeanne.

Sur la tombe de son regretté confrère, le docteur Lereboullet, président de l'Association des médecins çle France, a loué en termes émus le m,édecin qui venait de donner au corps médical tout entier un mémorable exemple de bienfaisante et confraterne}le so-

lidarité.

Le docteur Gilles, en effet, a légué la nue propriété de toute' sa fortune à l'Association générale, à charge par celle-ci d'en distribuer les revenus, à ses membres, qlii feraient en même temps partie d'un syndicat médical et d'une des œuvres de prévoyance fondées par l'Association ou annexées par elle.

Après le docteur Lereboullet, le maire de Marnes, le directeur de l'hospice Brézin et le docteur Jeanne ont successivement rappelé les services rendus à l'hospice, à la popuiation de Seine-et-Oise et à ses confrères par cet homme de bien.

Nous apprenons la mort De Mme Gustave Sando\ veuve du fondateur de nombreuses associations, et notamment du Comité français des expositions à l'étranger, de la Société d'économie industrielle et commerciale, décédée aux Lierres, à Billancourt, La défunte était la mère de M. G.-Roger Sandoz, la belle-mère de MM. Paul Simon et Jean Hollande, et la sceur de M. Ernest Levallois, maire du deuxième arrondissement. Ses obséques seront célébrées ce matin, à onze heures, à Notre-Dame d'Auteuil. L'inhumation aura lieu au cimetière, de Passy « De M. Delocre,, -inspecteur général, des ponts et chaussées. en retraite, ancien vice-président du conseil général des ponts et chaussées, commandeur de la Légion d'hqnneur, décédé à Paris, t, rue Lavois.jer, à Tâ^e de quatre- vingts ans; –r De M. Depuet., directeur du ministère des travaux publics, officier de la .Légion d'honneur, décédé à l'âge de quatrevingts ans. Les obsèques seronteélébrées lundi prochain, à dix heures, en l'église Saint-Pierre de Çhaillot De la marquise de Rasilly née de Saint-Vincent, décédée en son château de Beaumont (Nièvre. Ses obsèques ont été célébrées en l'église de Saint-Pierrç-le-Moij-

tier.

> Les obsèques du général de Corneras ont été célébrées hier matin solennellement à Nantes. Toutes les autorités civiles et mili-

taires, le 65e d'infanterie et des détachements des autres armes y assistaient.

Une foule compacte était massée sur le.parcours du cortège de la maison à l'église SaintNicolas.

Après la cérémonie religieuse, le corps a. été conduit à la gare, d'où il a été dirigé sur Béziers.

A la gare, le général Jourdy a adressé itiij dernier adieu au général 4e Comeiras, dont il a rappelé la belle carrière militaire et la part brillante prise par lui au cours de la campagne de 1870-71 et delà campagne du Sénégal, alors -qu'il était capitaine dans l'infanterie. co- loniale.

A propos de l'arrivée du général de Coméiras à la tête de la 410 brigade, le commandant <hi 11e corps a dit: «Le/général Delpueçh de Comeiras s'est toujours montré très correct il l'égard de l'autorité civile. C'était une allusion aux affaires militaires qui se produisirent au moment de l'expulsion des congrégations.

Ferrari,

La fête de Versailles

Hier a eu lieu, dans le parc de Versailles, une répétition du spectacle qui sera donné ce soir par la Société Ses Grandes Auditions musicales.. Voici le programme de cette fête unique A neuf heures, les invités se réuniront dans le bosquet- d'Apollon là, dans le décor naturel imaginé par Hubert Robert, devant les groupes de Girardon, on entendra les Danses antiques de Paul Vidal; M. Mounet-Sully dira des poésies évoquant le pg-ssé merveilleux de Versailles, et Mme Litvinne fera admirer sa voix merveilleuse dans un air d'Alceste. On se rendra ensuite à la Colonnade, le chef-d'œuvre .de Mansart, dont les colonnes, harmonieusement variées de forme et de ton, serviront de cadre, pour la première fois depuis Louis XV, à un ballet une entrée â'Hippolyte et Aride, de Rameau.

Hier matin, les danseuses furent toutes surprises de retrouver dans les colonnades l'exquis .décor du premier acte de l'Opéra et devant cette résurrection si impressionnante, elles ne purent s'empêcher d'applaudir. On entendra ensuite des fragments de Psyché; dits par Mlles Lifraud et Bovy, de la Comédie-Française puis M. Albert Lambert dans un sonnet du comte Robert de Montesquiou et une pièce de M. Henri de Régnier. On dansera la Gavotte à'Armide, la Pavane de Gabriel Fauré et un Menuet de Hajndel, sur un pas qui avait été réglé pour Louis XIV. Enfin, un feu d'artifice de style Louis XV sera tiré sur le grand canal.

Les effets de lumière ont été essayés, et l'on peut dire d'avance qu'un tel spectacle n'aura. jamais été vu. La fête, on le sait, est réservée aux, membres de la Société des Grandes Auditions musicales de France, mais dans un but charitable deux cents places ont été mises en vente, au prix de 40 francs, au bénéfice de l'œuvre de l'Assistance par le travail ? dont l'objet est de procurer un salaire Immédiat: aux ouvriers sans place. Quelques-unes de ces places sont encore disponible^ jusqu'à; aujourd'hui six heures chez l'éditeur de la Société, maison 'Astruc, pavillon dii Hanovre; à la maison Ehret, bis, rue Dupojit-des-Loges à l'AutomobileTÇliib, et à l'hôtel des Réservoirs, à Versailles. Un train (spécial pour le retour attendra les invitésjà/minuit trente.

Le' programme, une œuvre d'art remarquàbje, est à la collaboration du charmant érodit qu'est M. de Nolhac et de l'éminent peÎBttre La, Touche. ̃ ̃:̃̃

On entrera par la porte de la Chapelle.: Les automobiles devront se trouver, pour la sortie, à la petite Venise. Bretigny~

"• Bretigny.

VIENT DE PARAITRE le beau roman de Marcelle Tinayre Avant l'amour, qui vient de paraître dans la « Nouvelle Collection illustrée- Calmahn-Lévy » à 05 centimes, est le grand succès du jour.

A l'Etranger

$6?vke Spécial 4v te FigWQ

Ce qu'on dit à Berlin

Berlin, 10 juillet.

Dans un article excellent, le correspondant parisien du Berliner Tageblalt, M.PaulBlôck, invitp à plus 4e calme ses confrères alle-

mands

« M. Pichon, dit-il, donne l'impression d'une droiture et d'une loyauté absolues. M. de Wangenheim, avant de partir pour Tanger, me disait de lui il a toujours été un bon garçon et un bon camarade. Je le tiens pour un homme loyal et pour un homme prudent. M. de Wangenueim, a connu M. Pichon en Chine, et il aura bientôt l'occasion d'avoir indirectement des relations diplomatiques avec lui. Ses paroles ont par conséquent une certaine importance. »

Le correspondant termine ainsi son article: « Eu France, on ne désire pas de graves complications et l'on passe sous silence les criailleries des chauvins français. On pourrait recommander à l'Allemagne d'imiter cet exemple ».

Le Vorwaerts, après avoir cité les mots de lapeutschc Tàgeszeilunr/ « IJne guerre of- fensive est plus avantageuse qu'une guerre défensive; qu'attendons-nous enfin?» déclare que le prolétariat allemand ne se battra pas dans une guerre provoquée par le Maroc ou la Macédoine il ne s'agirait de défendre ni le foyer paternel, ni l'indépendance nation nale, ni un intérêt essentiel. Bonkefoh. Berlin, 10 juillet.

L'ingénieur munichois Froitz a trouvé un exploisif nouveau qui ne conte que de 36 à 60 pennings le kilo et fait éclater un obus Krupp de 7 centimètres 4 en cent cinquante morceaux. C'est pour rien. BoNNEFOJii L'affaire Eulenbourg

Berlin, 10 juillét.

A,u,jonrd'hui suite du défilé des témoins. Des témoins à décharge, les anciens domestiques du prince d'Eutenbourg, viennent assurer qu'ils n'ont jamais constaté rien qui f|t à la charge de l'accusé.

Le départ du docteur Rosen Tanger, 10 juillet.

Le docteur Rosen, ministre 4'Allemagne, est parti en vacances.

Il a été salué sur le wharf par les ministres de France, d'Autriche et d'Italie.

Les réforme, en Macédoine Berlin, 10 juillet.

On annonce dans les. millieux autorisés que la note anglaise relative à la Macédoine est parvenue luer soir à Berlin.

La note a trait aux colonnes mobiles destinées à réprimer l'action des bandes en'Maçé-

doine.

La note russe n'est pas encore arrivée on

l'attend d'un moment à l'autre. Elle portera, à ce qu'on dit, j>ur les réformes financières et judiciaires en Macédoine.

L'entrevue de M. Iswolski

et du baron d'^Ehrenthal

Vienne, 10 juillet.

Plusieurs journaux s'occupent de l'entrevue éventuelle entre M. Iswolski et le baron d'J3hrenthal et en relèvent l'importance politique. Selon 'eux, les entretiens des deux ministres auront surtout pour objet les questions des réformes en Macédoine.

La Neue Freie Presse écrit

«L'Angleterre et la France, étant trop éloignées, ne peuvent pas contrebalancer la forte influence que la Russie et l'AutricheHongrie, étant unies, doivent avoir sur les Etats balkaniques. »

ta santé du marquis di Rudini Rome, 10 juillet.

Ce soir un nouveau bulletin de la santé de M. di Rudini porte que depuis ces derniers jours les conditions ciu malade ont empiré en raison de l'impossibilité de le nourrir. Les fonctions du cqeur continuent à être bonnes. L'intelligence est toujours claire.

Une évasion

Vienne, 10 juillet. •L'écrivain autrichien bien connu Loewendhal, qui avait été interné dans une maison d'aliénés de la Basse-Autriche, a réussi à s'grvader cet après-midi.

Loewendhal, qui souffrait de paranoïa, avait été interné par suite de sa coopération à une tentative d'évasion, d'une maison de santé de Dresde, de la princesse Louise de Cdbourg.

On croit que c'est une dame appartenant à la haute société autrichienne qui a facilité lafuite de Loewendhal.

Tremblements de terre

Udine,10juillet.

Trois secousses de tremblement de terre ont été ressenties ce matin à 1 h. 30, 3 h. 25 et 7 h. 30.

Celle de 3 h. 25 dura trois secondes. Elle fut ressentie dans une grande partie de la

province.

présent, les nouvelles de Cividale, d'Ipphs, de Toimezzo, de Codroipo et de Lestizza signalent que la population a été prise de panique, iî.n^y a eu aucun dommage,

<~ Bellune, 10 juillet. Ce matin, à 3 h. 14, on a ressenti une se- cousse de tremblement de terre ondulatoire d'une durée de huit secondes,

Il n'y a eu aucun dégât.

Rome, 10 juillet.

Ce matin, vers 3 h. 15, une secousse a été ressentie à Venise, Padoue, Modène, Pavie, Sienne, Urbinp, B,OQca-di-Papa, F§rrare.

M, Bryan, candidat démocrate Denver, 10 juillet.

Les résultats du vote par section à la Convention démocratique ont été les suivants. M;. Bryan, 892 voix M. Gray, 50 M- Johnson, 46r

Après la proclamation du scrutin, M. Bryan a été accaiirçé comme le candidat dé* mocrate h la prochain^ éloction présidentielle.

Nouvelles d'Amérique

Washington, 10 juillet.

Les ministres du Nicaragua, du Salvator, de Costa-»Rica et de Guatemala ont été mandés au ministère des .affaires étrangères où M, Bacon, secrétaire adjoint du niinistre, les a informes que si la situation dans l'Amérique centrale ne s'améliorait pas, !es EtatsUnis et le Mexique seraient forcés d'intervenir. L'ambassadeur du Mexique, M. Creel, a confirmé la déclaration de M. Bacon. Deux éditeurs ont offert à M. Roosevelt une somme de trois cent soixante-quinze mille francs en échange du droit exclusif de publier les récits qu'écrira le président sur ses chasses en, Afrique, (New York Herald).

$, COURTES DÊPËCHE3 1- Le grand amiral von Kœster a accepté la présidence de la Ligue navale allemande.

Figaro 4 Londres

LES VACANCES DU PARLEMENT ANGLAIS

''• ̃ Londres, 10 juillet.

A la Gliambre des communes, M. Asquith, premier ministre, annonce que les vacances commenceront le 1er août. La rentrée des Chambres aura lieu le 12 octobre.

LA COUR ET LA VILLE

Le Roi et la Reine sont rentrés à Londres cet après-midi. En route Leurs Majestés ont lunçhè à Badmington chez le duc de Beaufort. Ce soir, il y a bal de Cour à Buckjnrgham Palace.

L'amtiassadeuf britannique à Washing, ton et Mrs Bryce sont arrivés la nuit dernière à Queenstown, ayant fait la traversée à bord du Ccltic.' '̃̃̃•

M. Brype ¥& prendre plusieurs mois de congé mais, bien qu'il ait passé soixaritems; ans, sa santé est excellente et le vénérable homme d'Etat retournera aux Etats-Unis où il représente avec tant de tact et de dignité S. M. Edouard VII.

^f. L'affaire SjevierJoel est revenue cet après-midi devant le Tribunal de Bow Street. Le défilé des témoins continue et ne nous apprend rien de bien nouveau. Nous savons seulement que Bob Sievier devait quelques centaines de mille francs et qu'il jouit de l'entière confiance des bookmakers et des usuriers, et qu'il a toujours fidèlement et scrupuleusement payé ses dettes. La justice refuse de le mettre en liberté provisoire sous caution jusqu'à ce que le magistrat de Bow Street ait décidé de l'envoyer devant la Cour d'assises et devant le jury ou de le mettre en liberté. Mais la faveur lui a été accordée de passer la nuit au poste de police de Bow Street au lieu de retourner 4 la prison de Brixton, l'affaire ayant. été renvoyé à demain. pyé

Guillaume IL à bord du HohenzoUern, a 'rendu visite mardi soir, à huit heures, à la Channel Fleet, battant pavillon de lord Charles Beresford, alors qu'elle était à l'ancre dans la baie Âlbeck, sur la côte nord-est du Danemark.

Le yacht impérial apparut subitement à l'horizon, vers sept heures, accompagne du destroyer Sleipner et du croiseur Stettin en

un instant les vaisseaux anglais furent, pa-

voigé« et, à son arrivée, le Kaiser fut salué par les vingt et un coups de canon réglernientaires. Les équipages jouèrent l'hymne national et les matelots poussèrent les hourras d'usage. Le HohenzoUern glissa entre les bâtiments de la tlotte et bientôt disparut à l'horizon, aussi mystérieusement qu'il était venu.

La Pall Mail Gazette, qui. publie ce soir cette information intéressante télégraphiée de Gothonburg, voit dans cette visite du Kaiser à la ilotte anglaise une attention aimable dont'notro confrère londonien se réjouit, mais il oublie de nous dire si l'Empereur, qui durant toute cette inspection amicale se tenait sur le pont du ffohanzollern, avait endgssé .pour 1 occasion sa grande

tenue d'amiral de la ûotte britannique. COUDURIER.

Amérique latine

PANS IH ÇOLOIflBfP

Bogota, 10 juillet.

La « Colombian Northern Railwây ». Cette Société vient de publier ses recettes pour. le mois de février; elles s'élèvent à 3,527'livres sterling contre 2,612 liv. st. pen^daut le même mois de 1907, soit une aug*fy mentatioa de 885 liv. st.

Les progrès de cette entreprise se poursuivent d'une manière vraiment remarquable, et déjà l'on peut établir quelques prévisions sur les résultats de l'exercice en cours. Il a commencé, comme on le sait, le i0" juillet, et à fin février, les recettes brutes totales attev-' gnaient 26,460 Jiv. st. La plus-rvalue est ds 5,842 liy,, st. par rapport aux huit raojs de ̃ l'exercice précédent.

La Compagnie ne fait pas connaître ses ré-. cettes nettes; mais si l'on admet le iftàriièj' coefficient d'exploitation que l'année derr nière, soit 40 0/0, on voit que des maintenant les bénéfices nets doivent s'élever à 15,93f$, liv. sterl. En ajoutant les 5,086 liv. sterl. rc-. portées de l'année dernière, on arrive à un > total de 21,922 liv. ster). Comme le service de l'intérêt des obligations n'absorbe que 9,000 liv., il reste, pour ces huit premiers mois, un bénéflee net d}s- ponible de 12,922 Jiv. sterl., c'est-à-dire dô" quoi distribuer un dividende de J0 francs aux 30,000 actions, émises, contre 5 francs » l'année dernière.. 1,~ 1 Il y a tout Jieu dé croire que les. quatre mois qui nous séparent de la" clc^turQ de l'exercice suivront la même progression, ce qui permettra de doubler le dividende au$ jetions, tout en reportant nouveau une. somme très importante.

AU çrésh,

Rio-de-Janeiro, 10 juillet;

L'exposition nationale. L'exposition nationale, d'après la décision qui a été prise aujourd'hui en conseil de cabinet, sera définitivement inaugurée le Jl ao,(it prochain et clôturée le 15 novembre,

Sociétés. La Brazijian Export Company a été aujourd'hui autorisée par décret à ionctionner dans le Brésil,

NOTES URUGUAYENNES

La consommation de viande dans l'A'Héri- que du Nord. Le consul général do l'Uruguay dans l'Amérique du Nord vient d'adresser au ministre des affaires étrangères de son pays un rapport très remarquable sur l'élevage aux Etats-Unis. Il montre, en elïgt, que cette nationalité, nonobstant sa considérable production de viande, constitue un marche de consommation pouvant suffire,. 4 lui seul, au placement de la majeure partie des viandes urugayennes.

La consommation de viande dans l'Amérique du Nord est telle, que la seule augmeiirtation d'un centième dans le prix de la livro représente un surcroît annuel de 163,000,000 piastres, pour la noun itlire dp ses 70,000,000

d'habitants.

C'est une donnée officielle qui provient du département de l'agriculture des EtatsUnis. Au demeurant, la prix de la viande n'a pas augmente qu'à raison d'un centième par livre. Seulement, dans le mois d'avril la prix de la viande de veau a psoillé on tri} 18 .4/ 10 et 23 ,9/10 de centième paF Jiiio» gramme. • ̃ •'•̃ Les cours montrent une tendance marquép vers la hausse et, étant donnée la si tuaiibn actuelle du marché producteur, il n'y a pas lieu de supposer qu'on puisse vendra- des viandes pendant un long espace de temps à

un prix se rapprochant de celui qui consti-

tait la normale il y a deux ans,

La viande de mouton, qui était au commencement d'avril à 28 et 30 .8/ÎÏÏ de centièmes le kjlog, montait à 34et 36 8/iO de' centièmes à la fin du même mois. Cette' hausse est imputable à la rareté du bétail et au prix élevé des fourrages,

M- Murguiendo étudie en ce moment quel- les seront les meilleurs points de reiïiban|uo- ments, Il donnera ensuite son avis sur jos, conditions d'admission des viandes "uru>gayonnes dans les grands entrepôts frigorifl- quës mais l'on affirme dès maintenant que 1 on on pourra, sans beaucoup d'effort, placer de grandes quantités dans les boucheries et les grands hôtels.

La viande uruguayenne, d'après lui, sera préférée à toute autre qui puisse être exportée des autres pays de l'Amérique du Sud où elles contiennent trop d'eau et sont trop molles pour avoir un 'grand succès sur le marché nord-américain.

Eugenio Q-arzo;».

LA CHAMBRE

vendredi 10 juillet,

J-ES QUATRE VIEILLES

Je n'ai plus besoin de dire ce qu'on entend par là. C'est le nom désormais populaire des quatre contributions di* l'ectes. Elles semblent étonnées d'être encore en -vie et narguent l'impôt sur le revenu, leur tombeur éventuel, qui a reçu l'ordre de dormir jusqu'en novembre.

Sur l'article 2, M, Camille Fouquet •• présente de judicieuses observations reatiyes à l'évaluation de la propriété non bâtie. Elle donne, dans certaln.es çotn- Hiunes,des résultats inattendus, qui meqacent les dégrèvements prornis. Elle aurait dû précéder l'impôt sur le revenu. M. Charles Dumont voudrait connaître les résultats des sondages, Le total des irnpositiQQs que Qhapun .dftvra payer serait-il augmenté ou diminué ?

Le ministre des finances, toujours optimiste, affirme que, dans l'immense niajorité des cas, la petite propriété bénéficiera d'un dégrèvement très sensible,; Jgt la moyenne propriété, qu'en fait-il ? '? On se noie ensuite dans des gouttes d'eau dont chacune doit avoir son importance aux yeux de l'orateur qui s'y attarde. Le ministre s'en tire en les bénissant; il les étudiera au microscope. M. Groussau présente un amendement i relatif aux frais de perception. Il vou' drait qu'on les diminuât en fixant un maximum. II paraît que c'est une opération trè,s difficile. M. Poiticaré s'en est occupé, M, Bouvier va travaillé M. Qaillaux ne parait pas disposé à imiter leur exemple. La fiscalité, même dans ses excès, a trouvé en lui le plus inexo-' rable des défenseurs. Il faut cependant reconnaître que, dans l'espèce, il défend surtout l'intérêt des petits percepteurs de campagne. M. DQumer ajoute que 1$ réforme, demandée par M. Groussau, échappe, par sa nature môme, à une iai" provisation en séance elle nécessite un

minutieux examen. L'&ieeode.mpfc ^t

repoussé, M, Cazeneuve est venu ensuite et a. sollicité l'exemption de la patente pour les petits boulangers qui installeront chez eux le pétrin mécanique. C'est, suivant lui, une prime à l'hygiène. Le ministre n'y voit qu'un privilège de plus. Cependant il finit par concéder que « le côté hygiénique de la proposition sera pris en considération par le gouvernement ». La chose n'est pas sans importance, s'il est vrai, comme l'affirme la très. bon et très savant M. Caaeneuve


que, sur 4Ô0,Ô00"ouvf iëi-s Boulangers, il

y. a 280,000 tuberculeux.

Avant le vote d'ensemble, M. Malvy a fait jurer à ses collègues que l'on siégerait deux fois par jour à la rentrée en l'honneur de l'impôt sur le revenu. Cette innocente manifestation a préeédé le scrutin final qui a donné, aux quatre vieilles 475 voix contre 34.

Comme il n'était que cinq heures, M. Georges Berry a demandé à interpeller sur les mesures que le garde des sceaux compte prendre pour assurer la sécurité publique en attendant que la Chambre se soit prononcée sur l'abolition delà peine de mort.

M. Briand a répondu qu'il n'était pas responsable de la sécurité publique; il a même ajouté qu'elle n'était nullement menacée, ce que l'opinion des Parisiens trouvera peut-être un peu excessif. L'interpellation de M. Berry a été mise à la suite autrement dit enterrée par 288 voix contre 231. Son auteur voulait rappeler, par un ordre du jour comminatoire, que la peine de mort existait toujours dans nos lois et qu'elle devait être appliquée. Les âmes sensibles se réjouiront qu'il n'y ait pas réussi, les assassins également.

Moins féroce que ces derniers, la Chambre né tué que le temps. La séance a fini par deux questions adressées au ministre de la guerre l'une, de M. Léfébure, député de la Meuse, sur les cantines; l'autre, de M. Roch, député de la Loire-Infé,rieure, sur les chaussures.

M. Chéron a promis au premier que les coopératives militaires ne deviendraient pas des cabarets, et au second que les soldats auraient deux paires de souliers au lieu d'une. La chaussure, messieurs L'éloquent sous-secrétaire d'jEtat a parlé de la bataille d'Austerlitz. Séance demain samedi pour cet énervant .rachat de l'Ouest, et séance lundi, pour attendre les ratifications du Sénat. La Chambre seule ne passera pas sur ce fameux pont du 14 juillet, qui va cette année du samedi soir au mercredi matin, et' sur lequel la France entière passera à son nez, à sa barbe. Elle préfère le pont de la Concorde qui est si souvent celui de la guerre; il lui platt de siéger entre les oriflammes et les lampions. Pas-Perdus.

LE SÉNAT

iséance de liquidation. Le Sénat adopte d'abord un projet de loi ayant pour objet d'allouer une indemnité aux membres du jury criminel qui n'ont pas droit à l'indemnité de séjour établie par la loi du i9 mars 1907, plusieurs projets déposés par le ministre de l'agriculture, le projetsur les engagements en surnombre des futurs élèves officiers, etc.

Puis M. Méline, rapporteur de la proposition de loi tendant à établir un droit de douane sur le manioc, défend sa thèse avec beaucoup d'ardeur.

M. Poirrier, dans un amendement, demande une modification à l'article 2. Il: eëtrepoussépar 224 voix contre '64. .L'ensemble de. la loi est ensuite

adopté.

Le ministre de l'agriculture dépose le projet de loi relatif aux quatre contributions directes.

Et ppu,r iînir sa séance sur un vote excëîient, le, Sénat prend on considération, malgré une intervention du docteur Bornera proposition de loi de M. deLamarzelle sur la prohibition de l'absinthe et décide de nommer une commission de dix-huit membres pour l'examiner. Séance lundi matin, à neuf heures, pour lé vote des crédits supplémen-

taires.

.A.A. A.

Autour de la politique

te rachat de l'Ouest

La commission des travaux publics a exa- miné le nouveau texte du projet de loi sur l'administration et l'exploitation provisoires du réseau de l'Ouest et n'y a apporté aucun changement, 1

La commission du budget n'a eu, en conséquence, qu'à adopter le projet qu'elle avait élaboré.

Ajoutons que, tel qu'il est, ce projet pans rendre; bien entendu, excellente une opération financière qui reste désastreuse apporte quelques garanties au Parlement qui sera chargé de contrôler la gestion. Tout n'y est plus livré à l'arbitraire du ministre, mais soumis à la sanction des Chambres. Au Palais-Bourbon on discutera aujourd'hui le premier projet retour du Sénat et le projet d'exploitation qui depuis deux jours est l'objet de remaniements si laborieux. Le groupe parlementaire de l'arbitrage Londres Le groupe parlementaire de l'arbitrage s'est rçuni hier, à deux heures et demie, à la Chambre des députés, sous la présidence de M. d'Estournelles de Constant, sénateur, pour régler le prochain voyage du groupe à Londres.

Voici le programme de ce voyage auquel prendront part environ cent membres du Parlement français

Départ de Paris le lundi 20 juillet, à quatre

heures.

Le mardi 21, déjeuner offert par l'ambassadeur de France à l'ambas.sade et visite à la section d'économie sociale de l'exposition franco-britannique.

L'ambassadeur, M. Paul Cambon, ouvrira l'exposition spéciale du ministère des affaires étrangères de France,

Le soir, diner du groupe à l'exposition. Le mercredi 22, déjeuner offert par le gouvernement britannique dans le palais du Parlement.

Le jeudi 23, retour en France.

NOTRE

PAGE MUSICALE Elles étaient trente-deux, trente-deux concurrentes blondes et brunes, pâles et rouges, mélancoliques et souriantes, troublées quelques-unes troublantes, qui, successivement, vinrent déchiffrer cette page inédite de M. Gabriel Pierné. Je dois avouer que la plupart d'entre elles s'en tirèrent correctement d'aucunes parurent même comprendre la grâce très fine de ce petit morceau, qui pourtant n'est point aisé à interpréter « dans le sentiment dès la première lecture. C'est qu'il est en effet, d'une musicalité subtile et charmante. A travers ces tendances « debussistes » et sans doute voulues telles qui s'accusent dans le dessin harmonique, on retrouve dans la qualité de ces harmonies, dans l'élégance de la facture, l'art si délicat et si léger de l'auteur <£lzeil.

Cette page mérite un meilleur sort que J celui tjui consista à être déchiffré trente-.

deux fois. II faut souhaiter la retrouve bientôt dans quelque recueil nouveau du jeune maître.

Et maintenant rassurons ceux qui auront également compté lire aujourd'hui dans notre supplément le morceau du concours des élèves hommes. L'heure tardive h laquelle il nous est parvenu, nous oblige à en remettre la publication à samedi prochain.

JteȎ Lara.

Le Figaro rétrospectif A TRAVERS SIÈCLES ET PAYS

1708 (Mercredi). ? Trois campagnes sont menées de front, au Nord, à l'Est et au Midi. Cette journée marque un succès au Midi et un revers dans le Nord.

Armée de Catalogne. La ville de Tortose est en état de siège depuis près d'un mois, la tranchée ayant été ouverte, sous le commandement du duc d'Orléans, dans la nuit du 21 au 22 juin. Elle signe aujourd'hui sa capitulation. Notre armée a perdu près de 600 hommes dans le cours de ce siège, mais la garnison de la ville a souffert bien davantage et se trouve réduite de plus de moitié.

Armée de Flandre. Le duc de Vendôme engage maladroitement une bataille dans les fonds d'Oudenarde son armée y est coupée en deux par l'ennemi une partie, des troupes se réfugie à Tournai, le reste se retire à Gand avec le duc. Heureusement, l'ennemi se contente de, ce succès; il fait même courir je bruit d'une débâcle complète de l'armée française, ce qui est faux, car la plupart des troupes réfugiées à Tournai rallient en peu de jours le corps principal. ̃'̃

1808 (Lundi) Paris. La chaleur devient de plus en plus forte aujourd'hui « le thermomètre de M. Chevallier s'est élevé à 2 heures du soir à 24 degrés 1/10» et montait encore Aussi, Tivoli et Frascati sont-ils plus particulièrement recherchés à cause' de la fraicheur de leurs jardins. Cependant le Vaudeville 'a donné ce soir une première représentation, le Voyage à Chambord, dont le sujet est tiré d'une anecdote relative au Bourgeois gentilhomme. La représentation de cette pièce éprouvait quelque obstacle Molière obtint du Roi qu'on jouât à Chambord le quatrième acte; il fit tant de plaisir à Louis XIV quû'tous les obstacles tombùrent. Lux.

LA PARISIENNE

Pardon ce n'est pas de la Parisienne, de laParisienne femme, ange ou démon, mais toujours charmante, qu'il s'agit, mais d'une automobile, tout simplement. D'une automobile qui débuta hier dans Paris et qu'on appelle sans doute « la Parisienne », pour en dire d'un mot tous les avantages, tous les attraits et toutes les qualités.

Destinée au service de ville, au service de fiacre, elle est à taximètre au plus bas tarif en usage.

On avait, hier, convié quelques personnalités à l'inaugurer dans une courte excursion de Pans à Meudon, excursion que la pluie transforma, dès le départ, en un véritable baptême.

L'excursion fut charmaute le bois de Meudon est si joli et rien n'en gâta l'impression, le soleil étant venu et les nouveaux fiacres ayant marché comme il convenait, parfaitement.

Nul n'en fut du reste surpris; parce que la Compagnie générale des voitures automobiles a eu l'heureuse idée de munir ses véhicules du moteur m'onocylindrique de Dion-BoutQn, le plus étonnant,des moteurs parsa souplesse, sa solidité et sa consommation réduite. Quelqu'un a fort justement dit que le moteur de Dion-Bouton n'était pas seulement le meilleur, qu'il était unique.

Cela est vrai, cela est juste, et il jus.tifie cette flatteuse opinion qu'on a de lui par la multiplicité de ses services. Dans le récent concours des Véhicules industriels,. le monocylindrique de DionBouton a triomphé et consacré la vogue naissante du poids lourd léger en entra! nant à la victoire une charge utile de i,500 kilos.

Dans le Grand Prix des Voiturettes, à Dieppe, la monocylindrique de DionBouton a triomphé également et sauvé l'honneur de l'industrie française en conduisant à la victoire, à 81 kilomètres à l'heure, la voiturette du vainqueur Delage.

Et c'est à lui qu'on confie maintenant le soin de véhiculer dans Paris et dans ses environs Parisiens et Parisiennes, et les hôtes de la Grand'Ville.

Cent soixante-dix de ces nouveaux fiacres, dont les châssis sont des châssis M. a. B., seront prochainement en circulation dans Paris; une trentaine y sont depuis hier pour entrée de jeu.

1 Frantz-Reichel.

LES CANTONNIERS

Vous n'avez pas oublie la chanson du can- tonnier qui casse des tas de cailloux ? Une belle dame vient à passer dans un beau car- rosse doré et elle s'étonne sincèrement de voir ce brave homme, qui a des lunettes de chauffeur, disposer ainsi des trapèzes presque isocèles le long des routes,

Il lui répond sans amertume et avec un joyeux roucoulement

Si j'étions si rich' que vous

J'.oasserions pas d'tas d'cailloux.

L'automobile nous a permis de renouer connaissance avec ce philosophe de l'âge de pierre. C'est l'infirmier des routes nationales et départementales. S'il ôdente avec soin les silex qui se redressent, il préserve nos pneumatiques des trépanations dangereuses. Aussi, le Touring-Club, chaque année, décerne-t-il aux plus vigilants des médailles d'or, d'argent et de bronze II leur distribue également des secours, car les cantonniers sont malheureux, et ils ont' beaucoup d'enfants

Or, voici qu'après avoir vu passer tant d'automobiles, après avoir salué tant de sous-préfets et avoir tremblé aussi devant certains délégués qui pouvaient faire modifier des nominations à l'Officiel, les cantonniers ont abandonné les routes, ont pris le grand chemin de fer et s'en sont venus à Paris pour tenir un congrès. Et ils ont tenu ce véritable congrès, sous la présidence d'un député et avec le concours d'autres députés et des représentants des ministres. Ils sont 80,000 cantonniers réunis en Fédération nationale, et ils ont des cahiers de revendications la fixation à francs par jour du salaire minimum, l'amélioration des retraites, la suppression des congés obligatoire, le congé annuel de quinze jours avec appointement, l'avancement quinquennal, etc. Oui, etc. il faut toujours ajouter etc. 4 la fin d'un cahier de revendications. C'est l'équivalent du « sous toutes réserves » dés hommes de loi. C'est la porte laissée ouverte Lgur l'avenir. •••-̃̃ ̃•

Le congrès des cantonniers s'est terminé comme tous les congrès par un grand bao* quet dans lequel on s'est congratulé « de ce que les divisions qui existaient autrefois dans la corporation se fussent aplanies ». Les cantonniers ne pouvaient moins faire. Le chef de cabinet de M. Barthou les a félicités et pour les encourager à persévérer dans le droit chemin, il a remis aux plus notoires congressistes des distinctions honorifiques des palmes académiques, oui, et des rubans du mérite agricole.

Lorsque reviendra à passer la belle dame au carrosse doré, le cantonnier aura la rosette. Il ne saluera plus. Régis Régis Gignoux.

*+ ̃

PRÉPARATIFS DE DÉPART En voyage chacun s'ingénie à faire' montre d'esprit pratique; c'est à qui s'embarrassera le moins possible; encore faut-il emporter le nécessaire. Le Ricqlès, grâce à*ses propriétés multiples, permet de suivre facilement ce conseil.

Avec un flacon de Ricqlès on a sous la main une boisson fraîche et agréable, un remède contre les malaises causés par la chaleur, la fatigue, le changement de régime. En outre le Ricqlès est un dentifrice antiseptique et une eau de toilette délicieuse.

LES ENQUÊTES DIFFICILES

L'AFFAIRE DE LA RUE DE LA PÉPINIÈRE

Malgré les difficultés qu'il rencontre dans son instruction, M. Albanel n'abandonne point l'affaire Renard. Il a la persuasion intime que le maître d'hôtel est bien l'assassin de M. Remy.

Il a confronté hier l'inculpé avec M. Léon Raingo. Le but de cette confrontation qui, nous dit-on, sera suivie de beaucoup d'autres, est de bien s'assurer si Renard a prononcé les paroles compro. mettantes qu'on lui a attribuées. -Renard, a demandé M. Albanel, vous avez dit, la veille du crime, àM. Raingo « Ton oncle veut nous séparer. C'est là » une chose que je supporterai pas? » ̃ Je n'ai jamais prononcé semblable parole, répond Renard. Je savais que M. Léon devait partir et, moi-même, je m'étais occupé de quitter M, Remy. Je vous ai fait connaître les démarches que j'allais tenter pour m'engager dans un château de province.

J'affirme cependant que Renard m'a tenu ce propos dit le jeune Raingo avec fermeté.

A ces mots, Renard se lève. Lui, toujours si calme, si doux, si obséquieux, devient tout à coup furieux.

C'est un mensonge c'est un mensonge s'écrie-t-il en foudroyant Léon Raingo du regard.

Ce n'est qu'un commencement. Le jiige passe à un autre propos. i Est-il vrai que Renard ait dit « Maintenant que le vieux est mirt, » on ne nous séparera plus ? » Ce n'est pas tout à fait cela, rëpcjnd Raingo, il a dit exactement « Enfin, M- » Remy ne nous séparera pas » Vous êtes un menteur hurla Renard hors de lui. Vous voulez me compromettre, je ne sais dans quel but. C'est infâme! ̃ Mon pauvre Renard, dit M. Raingo, je ne dis pas que vous soyez un assassin. Non, je crois bien sincèrement que ce n'est pas vous qui avez tué mon oncle et mon bienfaiteur. Mais je suis obligé de dire, ici la .vérité, et j'affirme que vous avez tenu ces propos-

Léon Raingo raconte ensuite que, la veille de la mort de M. Remy,, Renard a passé la soirée à pleurer.

Si j'ai pleuré, riposte Renard, c'est que je souffrais à l'idée de quitter mon maitre pour lequel j'avais une grande affection..

Mais, objecte le juge, puisque vous dites que vous vouliez depuis longtemps déjà vous en aller ? `?

Cela n'empèche pas les regrets, dit Renard.

Après cette confrontation, comme Mme Renard est venue demander à voir son mari, le juge, pour la première fois, autorise cette entrevue. Pendant que les deux époux causent, M. Albanel presse Raingo de questions

Il n'est pas possible, lui dit-il, que vous ne sachiez pas quelque chose de plus. Renard a dû vous faire des confidences. Je vous adjure de ne rien nous cacher et de nous dire toute la vérité quelle qu'elle soit. Je vous ai dit tout ce que je savais, répond Raingo sans la moindre hésitation et je vous jure que si je savais autre chose je ne vous le cacherais pas. Sans mettre sa parole en doute, M. Albanel l'a prié de réfléchir encore. Comme on le voit, l'instruction n'est pas abandonnée, au contraire.

Elle commence à peine, a dit hier le juge à quelqu'un. Qu'on attende un peu avant de présager quoi que ce soit 1

Le drame de l'impasse Ronsin

M.Leydet, juge d'instruction, prendra son congé à la fin du mois. Est-ce bien, décidément, la préface d'un classement de l'affaire Steinheil'? Nous avons posé la question, hier, à un membre du parquet de la Seine

L'affaire du passage Ronsin, nous a-t-il répondu, suivra son cours en l'absence du juge un do ses collègues sera chargé de ses dossiers, jusqu'à son retour.

Il ne faut, en effet, voir aucune coïncidence entre le temps d'arrêt, seulement apparent, do l'instruction, et le congé normal, lise depuis plusieurs mois déjà, de M. Leydet.

La connexité qu'on a voulu établir entre le départ de M. Leydet en vacances départ qui n'aura lieu d'ailleurs, au plus tôt, que dans trois semaines et le silence de l'instruction, n'existe pas.

Aucun fait nouveau, il est vrai, ne s'est produit depuis quelque temps. Mais la justice si on l'en croit est déjà en possession d'éléments très suffi- sants, pour maintenir son enquête et arriver a. faire la lumière.

L'affaire Prado, nous disait notre interlocuteur et bien d'autres ne se dénouèrent que longtemps après les drames fameux qui émurent si fort l'opinion publique. Ce ne fut que de longs mois après leurs crimes que les auteurs de ces crimes furent arrêtes. Le drame mystérieux de l'impasse Ronsin offre, pour le public, cette analogie avec ces., affaîres-là. ,1

t La j usUçô a uni parsaisir Eywud, Pranzini

et Prado. Elle compte absolument réussir aussi à mettré la main sur l'assassin-ou les assassins, et leurs complices, quels qu'ils soient, de l'impasse Ronsin.

Il faut que l'on sache, en tous cas, t que cette affaire n'est pas et ne sera pas classée. On la suit, au contraire, on la suivra avec la plus grande activité possible, jusqu'au bout. Nous avons tenu à reproduire ces-indications et ces déclarations, car elles sont de nature à rassurer l'opinion publique et Mme Steinheil elle-même, qui malgré ses efforts pour éclairer la justice, pouvait, d'après certains bruits erronés,- commencer à désespérer.

M. Boucard, cependant, continue l'enquête sur l'assassinat de Mme Sauvezon, la courtière en bijoux de la rue de Bondy. Il a interrogé hier Louis Wolff, le principal inculpé.

Bien loin de faire des aveux complets, comme on en a fait courir le bruit, Wolff nie au contraire toute participation à l'assassinat.

J'ai rencontré Dufeu et Didelot dans un café, dit-il. Je ne les connaissais nullement. Sachant que j'étais courtier en bijoux, ils m'ont proposé de me vendre quelques objets. C'est mon métier. Je n'y ai rien trouvé de mal, J'ai estimé les bijoux. Je suis, comme la loi, l'exige, allé payer à domicile. Qu'est-ce qu'on a me reprocher?

Et, comme on lui objecte qu'il eût dû avoir des soupçons sur l'origine de ces bijoux, connaissant les antécédents des vendeurs qui sont tous deux des repris dejustice, il s'écrie:

Oh s'il fallait tant de façon, il n'y aurait plus de commerce possible! Ses deux coïnculpés seront interrogés probablement aujourd'hui.

Georges Grison.

LES COLONIES

En Indo-Chine

D'après un télégramme adressé par le gouverneur général parintérim de l'Indo-' Chine, la situation générale continue à s'améliorer eu Annam.

Les tirailleurs tonkinois détachés à Phuyen et à Guixhoue se sont embar^qués le 5 juillet pour regagner leur garnison au Tonkin.

Le résident supérieur en Annam a informé M. Bonhoure que l'ordre est partout rétabli dans le Binh-Dinh. Le plus, audacieux des meneurs de l'agitation dans cette province, abandonné successivement par tous ses partisans, a été conduit devant le résident, et le conseil de régence a procédé au remplacement do quelques fonctionnaires incapables.

Le gouverneur général par intérim signale que la perception de l'inipôt s'effectue partout.

Les réclamations de la France

Le gouvernement fait démentir les nouvelles données par certains journaux touchant le règlement des incidents de la frontière chinoise, l'incident Pha-Long et l'incident de Shima. Les négociations avec la Chine se poursuivent et la France maintient intégralement ses réclamations.

LA JOURNÉE

Le Parlement A la Chambre, discussion du projet de rachat do l'Ouest.

Les courses Au Tremblay (doux heures). Mariages M. Frédéric Martel avec Mlle de Bussierre, fille du baron et de la baronne de Bussierre. M. Manuel Privé et Mlle Alice Jasmin (Madeleine, midi). Le comte Philippe d'Oultremont et Mlle de Germiny (SaintPhilippe du Roule, midi).

Obsèques M. Paul Brame, administrateur de la Compagnie du Nord, président du Cercle catholique d'ouvriers du Sacré-Cœur de Montmartre (Sainte-Clotilde, midi). Mme Jules Chauiïert, veuve de l'ancien agent de change (réunion au domicile, 43, rue La Bruyère, trois heures). Mme Gustave Lebel née Furno (16, rue de Paris, à Montmorency). Mme Gustave Sandoz (Notre-Dame d'Auteuil, onze heures).

La Bienfaisance La fête de Versailles (neuf heures, soir).. Fêtes scolaires Ecole Bréguet, école d'électricité et de mécanique théoriques et pratiques, distribution des diplômes, médailles et prix (salle des Fêtes de la mairie du quinzième arrondissement, rue Lecourbe, 154, dix heures et demie du matin). Ecole alsacienne, fête annuelle, sous la présidence de M. Emile Deschanel (local de l'école, 109, rue Notre-Dame-des-Champs).

Fête religieuse: Première journée de la neuvaine de saint Vincent de Paul, qui fut curé de Clichy da 1612 à 1625 grand'messe ù dix heures et vêpres à trois heures, chaque jour jusqu'au 19 (église Saint-Vincent-de-Paul, à Clichy). a

Inîopçftations

Le successeur de l'abbé Peuportier. 'M. l'abbé Crépin, premier chapelain de Montmartre, est nommé supérieur des chapelains de la basilique du Sacré-Cœur, en remplacement de M. l'abbé Peuportier dont nous avons annoncé avant-hier la nomination à la cure de Saint-Roch.. Ancien condisciple de l'abbé Peuportier au petit séminaire de Notre-Dame des Champs et à Saint-Sulpice, l'abbé Crépin a été ordonné prêtre en 1886. Successivement vicaire à Gentilly et à Belleville, puis deuxième vicaire à Saint-Laurent, il est premier chapelain depuis 1903. C'est un prêtre plein de zèle et d'ardeur.

M. l'abbé Langlois, deuxième chapelain, succèdo à M. l'abbé Crépin, comme premier chapelain. L'abbé Langlois que ses parents destinaient au commerce, fut d'abord élève des frères de Passy. Après avoir fait seul ses études latines, il entra à Saint-Suipice et fut ordonné prêtre en 1894. Il a été vicaire à Clignancourt trois ans et demi et cinq ans à La ̃Madeleine. Il est second chapelain depuis 1903.

Un docteur en droit, musulman. Devant la Faculté de droit de Lyon, un Arabe de distinction, M. Ben-Ali Fékar, professeur d'arabe aux cours de la Chambre de commerce, vient da soutenir avec éclat une thèse pour le doctorat en droit VJJsure en droit musulman.

M. Bon Ali Fôkar est le premier et le seul algérien musulman qui ait conquis le titre de docteur en droit français.

Une nouvelle croisière de l' « Ile-deFrance » en Norvège. Un ravissant voyage à bord du paquebot Ile-de-France, permettant de visiter tous les fjords, est organisé, au départ de Hambourg, pour une durée de douze jours, le 9 août prochain, au prix exceptionnel de 420 francs. On s'inscrit aux '< Voyages Duchemin > 20, rue de Grammont, à Paris.

Aux Inscriptions et belles-lettres ». L'Académie a décerné son prix DalalandeGuérineau, de 1,000 francs, à M. Schwab pour son « Rapport sur les inscriptions hébraïques de l'Espagne et Vernier pour son ouvrage sur « la Bijouterie et la Joaillerie égyptienne ».

UN NOUVEAU LOCK-OUT

La Chambre syndicale des entrepreneurs de travaux publics (pavage, terrasse, granit, asphalte, égouts, canalisation sanitaire et consolidations souterraines) a pris hier la décision de fermer les chantiers. Cette décision était prévue depuis la rupture des pourparlers néanmoins, dans la réunion que M. Cante présidait, elle ne fut adoptée qu'après une discussion assez vive et qui dura deux heures.

Voici l'ordre du jour:

« Les entrepreneurs de travaux publics et particuliers, réunis en assemblée plénière le 10 juillet 1908, après examen approfondi de la situation qui leur est faite par suite des grèves partielles, de la mise à l'index d'un grand nombre de chantiers, de l'état d'anarchie qui règne sur les chantiers existants, » Décident lafermeture progressive des chantiers de terrassement et laisse à la Chambre le choix des voies et moyens nécessaires pour atteindre ce but.

» Ils regrettent que les propositions si raisonnables, qu'ils ont faites antérieurement et discutées devant MM. les présidents du Conseil municipal et de la commission du travail, aient été repoussées par les délégués ouvriers.

» Ils laissent à l'opinion publique le soin de juger entre l'attitude conciliante qu'ils ont montrée depuis le commencement du conflit et l'intransigeance des délégués des ouvriers terrassiers.»

Il faut remarquer que le lock-out n'est pas immédiat, comme le fut, le 7 avril dernier, le lock-out décidé par la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie. La fermeture des chantiers sera progressive, et la Chambre syndicale se réserve le choix encore mystérieux « des voies et des moyens nécessaires pour atteindre son but».

Cette tactique fait prévoir une lutte plus serrée, plus étudiée, plus pénible. Il n'y a plus de temporisation. Il faut vraiment un résultat définitif. Les ouvriers terrassiers le comprennent bien ainsi. Ils sont impressionnés par la décision motivée des patrons et l'énergie calme de leur .déclaration. Mais, déjà, ils opposent une nouvelle tactique le reportage, qui n'a rien de commun avec nos informations du journalisme et qui est exactement l'action de reporter. Qu'est-ce-que reporter ? Le secrétaire du Syndicat des terrassiers n'en fait pas un mystère. Au quatrième étage de la Bourse du travail, dans une salle tapissée d'appels aux camarades et de numéros spéciaux de la Voix du Peuple, M. Le Du s'explique avec calme sur la riposte que prépare son Syndicat Pas de grève générale, dit-il. Nous allons simplement et dès maintenant reporter le tra-

vail.

Reporter, c'est. saboter ?

Non pas. Reporter, c'est diminuer la quantité de production. Le travail sera aussi parfait, aussi fini. un travail d'art, en quelque sorte. Et nous ne détériorerons pas les matériaux. Nous ne nous attaquerons qu'à la production. Ah M. Le Du est très catégorique il faut lui rendre cette justice. Et il semble être bien certain que ses camarades « reporteront ». Cette tactique ne suffira peut-être pas, car la fermeture des chantiers, a force d'être progressive, finira bien par être totale. Aussi, déjà, les exodes sont prévus. On réclame, parait-il, des terrassiers en province il y a aussi les travaux des moissons. A Paris, on reprendra les soupes communistes toute la résistance classique.

Enfin comptez-vous résister victorieusement'?'- '̃ .̃̃ ̃. M. Le Du ne répond pas immédiatement. Oui, sans doute, murmure-t-il après un instant.. :••

Puis il réfléchit et ajoute ,<

C'est regrettable que nous n'ayons pu nous entendre. Nos patrons exagèrent en parlant de l'anarchie des chantiers. Nous sommes encore tout disposes à discuter avec eux. S'ils voulaient reprendre les pourparlers ?. R; G.

LARBAUD-SAINT-YORRE

~ç,Pps

Les personnes qui souffrent des maux d'estomac, de rein, du foie, du diabète et d'albuminerie ont l'intérêt d'exiger dans les pharmacies et bons restaurants l'excellente eau Larbaud-Saint-Yorre. Aucune de nombreuses contrefaçons ne peut procurer les effets curatifs et rapides obtenus avec cette eau, approuvée par l'Académie de médecine.

A L'HOTEL DE VILLE LA SÉANXE DU CONSEIL MUNICIPAL

Le budget. M. Chérioux a présidé hier une longue séance qu'on espérait devoir être la dernière de la session. Il n'en a. pas été ainsi. Le Conseil municipal se réunira à nouveau aujourd'hui pour élire le bureau du comité du budget, le rapporteur général ainsi que le rapporteur du compte.

Un premier scrutin pour la présidence du comité du budget a donné 35 voix à M. Chassaigne-Goyon et 34 voix à M. Sauton. Une voix s'est perdue sur M. Poiry. D'où un ballottage. On scrutinera encore aujourd'hui. MM. André Lefèvre et Dausset seront candidats au rapport général et MM. Rébeillard et Evain au rapport du compte.

Enfin on a désigné pour être présentés en deuxième et en troisième ligne comme membres duconseil de surveillance de l'Assistance publique MM. Navarre.HenriRousselle.Heppenheimer, Billard, Chausse, Fleurot, Pierre Morel, Lampué, Deslandres.

Voilà pour les scrutins. Parmi les affaires étudiées, voici les plus importantes: Dès le début de la séance, quand le président M. Chérioux eut adressé à M. de Selves, préfetde la Seine, les sympathies et lés condoléances de l'assemblée à l'occasion du deuil dont il vient d'être frappé, condoléances qui seront transmises au. préfet par M. Armand Bernard, secrétaire général, M. Bcllan a fait répartir un crédit de 625,000 francs entre les cantines scolaires. On a aussi décidé que les écoles primaires auraient congé mercredi prochain 15 juillet, mais non pas les écoles supérieures régies par les règlements en vigueur dans les lycées. M. Maurice-Quentin a ensuite développé deux propositions intéressantes.

Le fonctionnement des téléphones. Le Conseil a émis le vœu qu'afin de remédier au fonctionnement déplorable des téléphones l'Etat améliorât les services, soit par l'installation d'un matériel nouveau et la réforme du recrutement du personnel soit par l'extension des locaux.

Le monument Péan. On a accordé un emplacement pour.le monument à la mémoire du chirurgien Péan; mais M. Escudier prévenu ses collègues que le comité du monument à élever à Cabanel réclamait un emplacement au parc Monceau alors que la Ville ne veut plus accorder d'emplacements dans ce parc. Le comité devra adresser une nouvelle pétition.

Le congrès international du froid. Un premier congrès du froid se tiendra à Paris du 5 au 10 octobre. Les membres de la 2e commission municipale y représenteront le Conseil municipal de Paris.

Divers, Nous signalerons encore une

communication faite par M. Deville relative à la reconstruction de l'Ecole des arts décoratifs sur l'emplacement de l'ancien HôtelDieu, et le vote par lequel on a refusé au Bon Marché, par 37 voix contre 23, l'autorisation d'établir rue du Bac une galerie soutor raine.

Janville.

AFFAIRES MILITAIRES

R. G.

Un raid intéressant. La réunion hippique militaire avait organisé dimanche dernier un raid vraiment intéressant-. Il s'agissait, pour des officiers de réserve de toutes armes, de suivre pendant quatre heures de marche aux allures réglementaires, et la carte à la main, un rallye figurant la poursuite de l'ennemi. Or, les chevaux, inconnus des officiers qui les montaient, avaient été pris, au hasard, chez un loueur de. la région de Sceaux. Et ce sont précisément des animaux semblables qui leur seraient fournis en cas de mobilisation.

Le rallye fut rapidement mené, les officiers étant controlés par des membres du comité, auxquels M. Carteron, payeur principal aux armées le capitaine Beville et le lieutenant René Rumpelmayer avaient obligeamment prêté leurs automobiles. Le commandant Saffroy, assisté de M. Jaudé, maire de Robinson, a décerné des prix aux vainqueurs de cette épreuve très curieuse et intéressante. Voici la liste des lauréats 1er (Prix du ministre de la guerre) M. Simon, sous-lieutenant de réserve d'infanterie. 2« (Un tableau offert par le peintre Gueldry) M. Soudée, du cadre auxiliaire de l'intendance.

3° (Un objet d'art) M. Auger, lieutenant

de résGi'VG

4° (Un objet d'art) M. Coëffier, officier d'administration.

XL-' EOr -Y-PTJ!1 SES RESSOURCES SANITAIRES ET CURATIVES

Ce n'est que depuis l'expédition du grand Napoléon et les écrits des médecins et des savants qui l'accompagnèrent, puis pi us tard à la suite des études du doctour Clot-Bey et la formation de l'Ecole de médecine du Caire par les professeurs allemands, que le climat d'Egypte commença à être connu et apprécié par les touristes et surtout par les malades. Enfin, sous le règne du khédive Ismaïlpacha, le merveilleux pays des Pharaons a largement ouvert ses portes à la civilisation occidentale. Les grands savants français et allemands ont fouillé le sol et mis au jour les splendides monuments et les nécropoles d'un monde des plus anciens et si renommé. La science d'égyptologie a intéressé au plus haut degré les corps savants de l'Europe; les progrès énormes du commerce, la rapidité des communications, la grande production agricole de la terre égyptienne, •ont éveillé et poussé vers l'Egypte les populations européennes. C'est vers 1850 que l'Egypte a commencé à attirer les malades et, à cette époque, il n'y avait quo la ville du Caire qui fût connue comme station hivernale sanitaire, car Louxor et Assouan ne possédaient aucun aménagement pour recevoir les malades. Pas d'hôtels, pas d'habitations convenables, rien. Donc, les malades passaient leur saison d'hiver au Caire et il n'y avait que de rares personnes riches qui entreprenaient le voyage en dahabieh jusqu'à Assouan, voyage qui exigeait trois a quatre mois, aller et retour.

L'Ecole de médecine du Caire brillait alors par la présence de professeurs allemands de grande valeur, comme Griesinger, Bilharz, Rayer, Lautner, etc., dont le. premier (Griesinger) fut plus tard doyen de la Faculté de médecine de Berlin; le second s'est immortalisé par la remarquable découverte de la maladie du pays qui porte son nom. Tous ces grands savants, par leurs publications et leurs ouvrages scientifiques, ont fait connaître aux pays de l'occident les merveilleuses qualités du climat d'Egypte pour certaines maladies, commo la phtisie, les catarrhes des voies respiratoires en général, la néphrite chronique, les rhumatismes, etc.

Le nombre des malades qui, les premiers temps, ont commencé à aller demander le salut de leur santé au climat d'Egypte était naturellement très restreint, mais il a continué à augmenter d'année en année, de sorte que la fréquence des voyageurs étrangers qui visitent l'Egypte en hiver a atteint, ces dernières années, le chiffre de 60.000! Bien entendu, tout ce monde-là n'est pas malade et une 'petite partie, un huitième environ de ce grand chiffre, appartient à l'état pathologique. Le reste vient en Egypte pour fuir les rigueurs de l'hiver, pour échapper à certains maux ou maladies qui, dans son pays, lui sont inévitables et pour admirer les beautés physiques et d'art ancien de cette contrée du soleil et de l'éternel printemps.

Un grand savant, L., bien âgé, exdoyen d'une Faculté de médecine de France, vient régulièrement, chaque hiver, en Egypte, et c'est à son climat et à son soleil qu'il doit la conservation de sa santé et la prolongation de sa vie. Cette éminente personnalité nous a déclaré qu'il lui était impossible de vivre l'hiver en France.

Tout récemment, la duchesse d'Aosio, de la maison royale d'It&lie, qui ayant été très malade a passé l'hiver dernier en Egypte, de retour dans son pays, a lancé de Naples un télégramme au Caire exprimant combien elle était heureuse de revoir le sol natal, ayant retrouvé sa santé en Egypte.

Les premiers temps, il n'y avait que la ville du Caire qui servait comme station d'hiver et qui recevait tous les malades étrangers, et elle a. conservé cette qualité pendant une trentaine d'années, et si vous voulez même, jusqu'à nos jburs, d'une façon abusive bien entendu. On lit encore dans tous les livres et dans toutes les réclames: « Le Caire, station hivernale célèbre pour. », dans les livres de médecine, dans les guides des villes d'eaux et de climatothérapie, dans les livres de voyages, etc., ce qui ne devrait plus être, comme je vous le démontrerai plus loin. Il arrive encore qu'un certain nombre de médecins d'Europe, n'étant pas au courant des grands changements qui se sont opérés en Egypte, envoient leurs malades au Caire pour y passer l'hiver et y suivre le traitement nécessaire. Je m'explique la ville du Caire, qui, il y a quarante ans et même trente ans, possédait de 150,000 à 200,000 habitants, était composée de la grande ville indigène et du quartier européen, séparée et éloignée de cette dernière par des espaces vides. Ce quartier, qui était com-


posé de jolies petites villas entourées de grands jardins bu de maisons à deux étages, rarement à trois, renfermait aussi les quelques hôtels et pensions, et présentait toutes les conditions hygiéniques voulues donc il réalisait toutes les qualités pour recevoir et conserver pendant tout l'hiver les malades étrangers, du moins ceux qui n'avaient pas les moyenfe d'entreprendre le voyage de la haute Egypte en dahabieh jusqu'à Assouan. Voyage bien entendu coûteux, car il fallait s'approvisionner de tout et avoir même un médecin et un interprète en dehors du personnel domestique et ménager.

Mais depuis ta ville du Caire a augmenté énormément en population et au lieu de 150,000 de jadis elle renferme aujourd'hui 850,000 habitants et même plus 1 L'espace qui séparait la ville indigène du quartier européen a disparu. Les jardins,, les jolies villas et les petites maisons ont fait place à de grands immeubles de rapport de quatre et cinq étages, des vraies casernes; les petits hôtels et les petites pensions ont été remplacés par des hôtels grands et immenses. Nous avons donc d'un côté une considérable agglomération avec tous les inconvénients et la mauvaise atmosphère d'une grande,ville; de l'autre côté le manque des systèmes sanitaires, égouts, etc., etc., ce que le gouvernement commence à peine à présent à mettre en pratique; ce retard est dû au système politique du pays qui ne peut rien faire sans le consentement des gouvernements européens.

Enfin, la ville du Caire ne possède plus les qualités de jadis pour pouvoir retenir et.garder pendant tout l'hiver les malades. Vous pouvez la comparer à celle de Nice, de Paris même. Au Caire on trouve maintenant tous les divertissemènts, tous les plaisirs, toute la vie mondaine et sociale des grandes villes d'Europe. Pour le touriste bien portant le séjour est délicieux, car il y rencontre sous un ciel toujours bleu et sous un beau soleil, tout ce qu'il a laissé dans la capitale de son pays. Donc la ville du Caire ne présente plus actuellement les conditions indispensables de l'ancien temps pour le séjour prolongé d'un malade; mais les colonies européennes, sous les auspices d'un gouvernement libéral, ont créé, il y a déjà,, une vingtaine d'années, des stations sanitaires dans différentes parties de l'Egypte, qui avec le temps et les améliorations continuelles sont devenues de nos jours des sanatoria de premier ordre. Je parlerai de celles-ci plus loin. En attendant, je reviens à mon sujet et je répète que c'est une grave erreur de la part du public étranger, qui se laisse guider par la légende et les livres do voyages, et surtout et principalement par les médecins des pays étrangers qui conseillent à leurs malades tout simplement d'aller passer l'hiver au Caire, ne connaissant pas les différentes stations sanitaires de l'Egypte. Il résulte de cette circonstance des inconvénients très graves, quelquefois même des catastrophes pour certains malades; c'est ainsi que j'ai pu constater maintes fois, pendant ma longue pratique en Egypte, des grosses plaintes, des mécontentements, des insuccès de cure, des mauvais résultats obtenus et des pertes de vie inattendues. I.

Cethivër dernier, j'ai été consulté par une éomtë.ssc' ft.alienne qui, sur le conseil vcl'.un'è clés, plus grandes célébrités médicales de Rome, avait conduit au Caire sa fille, une très jeune (dix-huit ans) et belle personne souffrante de la poitrine, commencement de tuberculose pulmonaire.

Naturellement fidèle et obéissante aux conseils du célèbre Asklepiade, qui lui a dit comme dernier mot: « Allez au Caire, madame, et votre fille guérira», la pauvre comtesse n'a pas bougé du Caire. Sa fille a attrapé au bout de quelques jours la grippe qui a causé à la petite malade une explosion et une nouvelle poussée de sa tuberculose, et voilà la pauvre jeune fille pendant quatre à cinq semaines entre la vie et la mort. On peut bien se rendre compte de l'affolement et de la désolation de la mère, son mécontentement extrême et ses protestations contre le grand médecin qui l'a envoyée: au Caire. Elle a eu cependant la chance de la: ramener en Italie, mais dans un état peu rassurant..

Dr Comanos Pacha,

.{'Médecin consultant de S. A. le Khédive, V ̃£- 'président de la Société khédiviale /̃' de médecine du Caire.

(Za suite à demain.)

LES DÉPARTS

Parisiens, qui vous préparez à aller aux, bains do mer, sur l'une des plages desservies par le chemin de fer du Nord, affranchissezvous du souci de transporter vos bagages à la gare, en les faisant enlever à domicile par la Compagnie du Nord, la veille de votre départ, au soir.

Du 11 juillet au 31 août (pour les départs du mardi l«r septembre), la Compagnie se charge de prendre à domicile les bagages des voyageurs se rendant au moyen d'un billet quelconque, pourvu que ce ne' soit pas un billet d'excursion d'une journée (tarif tr. V. 6, chapitre. 8) sur l'une des plages desservies par les garés de

Eu, Tréport-Mers, Sâtint-Valery-sur-Somme, Cayeux, Crotoy, Quend-Plage, Fort-Mahon, Rang-du-Fliers, Berçk-Plage, Paris-Plage, DannesTCâmiers, Boulogne, Wimille-Wimoreux, Marquise, Calais et Dunkerque. La Compagnie fait ce service gratuitement les 11, lâf 13, 14, 38, 29, 30, 31 juillet, le, 30 et 31 août pour les, départs du lendemain; aux autres des mois de juillet et d'août, 1 elle effectue ce service moyennant une rémunération* modique (1).

Il suffit" de saisir par lettre, télégramme, téléphone ou par une démarche verbale l'un des bureaux de la Compagnie dans Paris ou la gare de Paris-Nord (bureau des renseignements, téléphone 404-96) au plus tard le jour où doit avoir lieu l'enlèvement, avant 10 h. 30 du matin;pour.les demandes adressées aux bureaux de ville et avant 1 heure, dernière limite,, pour.celles adressées directement à la gare de Paris^Nprd.

Dans la soirée, à partir de 3 heures (2), un camion passe à domicile et un facteur prend les colis, ainsi que la commande des billets. Le facteur n'est pas tenu de prendre les colis aux étages. Le> lendemain matin, le voyageur trouve à la gare (bureau des renseignements) son bulletin de bagages et les billets qu'il a commandés, le tout préparé dans une enveloppe à son nom, qui lui est remise cqntre payement du prix des billets, (1) Pour un lot de bagages pesant de 20à30kil., 0 fr. 40;'3O à 40 kil., O fr. 45; plus de 40 kil. par fraction indivisible do 10 kil., 0 fr. 10.

(2) Aux -dates; dea 30 et 31 juillet et 1er août, il est possiblejque: les agents de la Compagnie se présentent chez les voyageurs à partir de 9 heures

dumatia*

de l'enregistrement des bagages et, quand il

n'est pas gratuit, de l'enlèvement à domicile de ces derniers.

Gazette des Tribunaux

3e Chambre DE LA Cour La faillite du Crédit minier.

Hier l'audience de la 3° Chambre de la Cour rappelait vaguemént une audience du Conseil de guerre. L'arrêt statuant sur la faillite du Crédit minier fut rendu par M. le président Boutet sur le front des troupes. Sans doute on craignait quelques manifestations de la part des amis de Rochette, et bien avant l'ouverture de l'audience la salle était occupée militairement. Un garde municipal se tenait debout près du greffier, un autre près du siège de l'avocat général, et une dizaine de soldats immobiles, rangés le long du mur dans le fond de la salle, devaient assurer l'ordre. Il n'y eut aucun trouble, et le président n'eut pas à faire « donner la garde ».

L'arrêt confirme le jugement du Tribunal de commerce. Il maintient la faillite du Crédit minier. L'arrêt est assez court. Tout d'abord il admet Tinteryention aux débats de différents créanciers du Crédit minier, comme Rochette, comme la Société du Gaz méthane, le Syndicat minier et autres. Puis, il statue sur les conclusions déposées par Me Maurice Bernard, avocat de Rochette, après le réquisitoire de M. l'avocat général Trouard-Riolle, et demandant acte à la Cour de ce que l'avocat général avait qualifié Rochette d'escroc.

La Cour repousse ces conclusions. Attendu, dit l'arrêt, que ces conclusions sont tardives, n'ayant été prises qu'après que le ministère public ait été entendu, alors que J'affaire était en délibéré;

Qu'elles seraient d'ailleurs en tout état de pause non recevables, les juges ne pouvant en aucun cas donner acte de faits visant le ministère public siégeant à l'audience.. L'arrêt, mettant ensuite en balance l'actif et le passif du Crédit minier, déclare que le passif l'emporte, que le Crédit minier était en état de cessation de payements et ne pouvait livrer lestitres qu'on lui avait achetés, ni faire face à des dettes exigibles et réclamées.

Voici les passages l'es plus intéressants de l'arrêt

Considérant que des documents produits par les parties il appert qu'à la date du 29 avril 1908, l'actif total du Crédit Minier, en y comprenant pour leur montant intégral ses créances sur sa clientèle s'élevant à la somme de 5,844,390 fr.58 et ses titres en portefeuille pour 8,113,826 fr. suivant leur évaluation au cours du jour, n'était pas supérieur à 19 millions 353,566 fr. 05, tandis que sans même tenir aucun compte, en raison de son caractère suspect, de sa prétendue dette de 19 millions envers la Mining Corporation son passif excédait 23 millions de francs; Que vainement la Société appelante excipe d'atermoiements qui lui auraient été consentis dans la journée du 29 avril 1908 par deux de ses créanciers, la Banque franco-espagnole et la Société F. Quentin, Richard et Cie; Que s'il est exact que des pourparlers étaient engagés envers lesdites Sociétés, il est constant qu'ils n'ont abouti à aucun accord définitif;

Qu'ils établissent seulement l'impossibilité absolue où s'est alors trouvée la Société du Crédit minier d'acquitter les sommes exigibles dont le payement lui était réclamé, par suite son état de cessation de payement à la date sus-indiquée, et en outre les efforts par elle tentés pour désintéresser certains de ses créanciers au détriment des autres; Que la preuve de son état de cessation de payements au 29 avril 1907 résulte encore surabondamment des réclamations antérieurement adressées à son administrateur judiciaire par un grand nombre de ses clients, qui, lui ayant acheté des titres, n'avaient pu, malgré les plus pressantes mises en demeure, ni en obtenir la livraison ni s'en faire restituer le prix;

Considérant que la situation «au 'Crédit minier ne s'est pas améliorée depuis le jugement.

Et la Cour, adoptant les autres motifs des premiers juges, confirme le jugement du Tribunal.

Comme toujours, les actionnaires des banques Rochette et les employés du Crédit minier étaient venus nombreux à l'audience l'arrêt fut écouté dans le plus grand silence, et la foule s'écoula tranquillement, marchant doucement sur la pointe des pieds, comme dans une chambre de malade, pour ne pas troubler l'audience. A la sortie, les amis de Rochette venaient lui serrer la main sans mot dire et avec effusion, comme s'il avait perdu un être cher.

NOUVELLES JUDICIAIRES

Le jugement prononçant le divorce de M. Boni de Castellane et de Mme Gould avait confié la garde des enfants à la mère. Deux fois par semaine, cependant, le père a le droit de voir ses enfants. Tout dernièrement ils étaient à Versailles, à l'hôtel des Réservoirs, sous la surveillance d'un précepteur. Mme Gould était absente elle se remari ait, précisé-

ment, en Angleterre, avec M. le duc de Talloyrand-Périgord. Le jeune Jay de Castellane, âgé de cinq ans, tomba brusquement malade à l'hôtel des Réservoirs. Son père le fit aussitôt conduire chez Mme la marquise de Castellane, sa grand'mère. Et il demandait hier en référé à M. le président du Tribunal d'ordonner que l'enfant restât chez sa grand'mère jusqu'à complète guérison. 'M. Ditte a désigné le docteur Richardière pour examiner l'état de l'enfant. Jeudi sera appelé à'ia lre Chambre du Tribunal le procès dont nous avons parlé. M. de Castellane demande que la garde de ses enfants soit retirée à leur mère qui vient de se remarier.

M0 Jullemier se présentera pour Mme Gould devenue duchesse de TalleyrandPérigord, et Me Henry Bonnet pour M. Boni de Castellane.

Georges Claretie.

Nouvelles Diverses

LA CHARITÉ

Nous recommandons instamment au bon cœur de nos lecteurs l'infortune suivante. Mme A. qui occupait une situation, a perdu sa fortune par suite de la maladie de son mari qui est devenu.fou.EUe est allée se réfugier chez sa sœur qui est couturière et, en travaillant, elle a pu élever sa fille, aujourd'hui âgée de. treize ans et qui, admirablement douée pour la tragédie, a suivi cette année les cours de Mme Sarah Bernhardt. Mais, la sœur de Mme A. étant tombée malade à son tour, le travail a manqué et les deux pauvres femmes n'ayant pu payer leur terme d'avril ..dernier, vont être éxpulsées si elles ne trouvent pas une somme de 352 francs. ̃ .;̃

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PLAINTE DE JURÉS

Neuf des jurés, qui ont siégé dans le procès de M. Humbert contre le Matin, ayant.considérô comme diffamatoire un article paru dans ce journal au lendemain de l'arrêt, ont déposé une plainte au Parquet général. Ils demandent des.poursuites en Cour d'assises contre le Matin, et quelques-uns d'entre eux, interrogés par un de nos confrères, ont annoncé leur intention de demander, en dehors de l'application de la loi, 100,000 francs de dommages et intérêts.

UN SUICILE EN TAXI-AUTO

Un jeune homme de mise élégante sortait l'avant-dernière nuit, vers minuit, du MoulinRouge, sautait dans un taxi-auto et disait au wattman de le conduire à l'Arc de l'Etoile. Arrivé à la place de l'Etoile, le jeune homme changea d'itjnéraire

Ramenez-moi, diMl, à mon hôtel, 16, rue de Calais.

Le wattman obéit. Comme on traversait la place Vintimille, une détonation retentit. Croyant qu'un pnëu'iavait éclaté, le conducteur continua sa route. Mais, à destination, ne voyant pas descendre son voyageur, il s'approcha et le vit étendu sur les coussins. Un lilet de sang s'échappait de ses lèvres. Il s'était tiré un coup de revolver dans la bouche. On le transporta à l'hôpital Lariboisière. Il mourut en y. arrivant.

Ce jeune homme .habitait depuis quatre mois l'hôtel de la rue de Calais où il s'était fait inscrire sous le, nom de Frédéric John King, âgé de trente ans, né à Londres. Il vivait très largement et rien ne faisait présager l'acte désespéré qu'il a commis.

LA CHALEUR HOMICIDE

Encore des morts par congestion, causées par la température suffocante qui nous écrase Mme Julie Priand, âgée de cinquante-deux ans, rentière, demeurant 50, rue d'Allemagne, a été frappée de congestion et est morte en passant avenue Laumière.

M. Léon Bertillot, âgé de vingt-sept ans, tombé boulevard Voltaire, à midi, a succombé à l'hôpital Saint-Antoine, où on l'avait transporté

M. Marcelin Nicolaï, artiste graveur, âgé da soixante-quatre ans, s'est affaissé à la gare de. Lyon, dans l'express de Vichy, au moment où le train se mettait en marche. Un voyageur ayant tiré la sonnette d'alarme, l'espress a stoppé, et on a, descendu le cadavre du malheureux, qui a été ramené à son domicile à Issy.

̃ 'le terme,

De nombreux Parisiens se disposent à déménager au terme prochain et à modifier, pour l'été, leur installation. Ils ne manqueront pas, à cette occasion, de visiter l'immense choix de mobiliers réuni aux Grands Magasins Dufayel et qui renferme sièges, tapis, tentures, etc., articles de voyage, sport, jardin et plage, tentes, parasols, etc. De nombreuses attractions sont en outre offertes au public.

1

L'ARRESTATION duuocteur courtadon Le Figaro a annoncé, il ya quelques jours, dans ses nouyellets de province l'arrestation du docteur Courtadon à Royat où il avait créé un cabinet médical.

Le docteur Courtadon, on s'en souvient, avait été compromis dans les aventures de la fameuse comtesse deHorn, mais il avait été acquitté par la Cour d'assises de Versailles. Or, à l'audience de cette Cour d'assises, un témoin, M. Jacquet crut reconnaître le docteur comme lui ayant un jour, au café de la Rotonde à Paris, en disant nommer Riga, vendu des titres frappés, d'opposition comme ayant été volés en 1905, chez M. Bayard, rue de l'Université.

C'est sur laplainte de M. Jacquet que le

docteur Courtadon vient d'être arrêté de nouveau. Interrogé hier par M. Bourcleaux, en présence de son avocat, Me Albert Crémieux, il a protesté de son innocence, en disant que ce n est pas lui qui a vendu les titres, mais bien un nommé Duroude.

Duroude rejette tout sur Courtadon.

LA CHASSE AUX LIOS'S AUX CHAMPS-ELYSÉES Quatre détonations retentissaient l'avantdornière nuit vers deux heures du matin, aux Champs-Elysées. Des agents accoururent et découvrirent dans un fourré près du Jardin de Paris, un homme très bien mis, qui, une carabine à la main, s'apprêtait à tirer encore. Arrêté et interrogé, il prétendait être un émule de Gérard, le tueur de lions et chasser les fauves qui se trouvaient dans cette forêt. Ce malheureux qui se nomme Ludovic M. et est âgé de trente-huit ans, appartient à une famille très connue, et dont le nom est presque célèbre. Il va être placé dans une maison de santé.

Jean de Paris.

DANS LES DEPARTEMENTS

UNE AFFAIRE D'EMPOISONNEMENT

.«« Dom front. Tous les baigneurs df Bagnoles-de-1'Orne connaissent au moins de nom la petite villé de Couternes, ou du moins sa station, sinon sou église- romaine. La petite cité est aujourd'hui dans la consternation à la suite d'une affaire d'empoisonnement dont les conséquences sont des plus (cruelles puisqu'il y a de nombreuses victimes.

Chiquante personnes sont en effet tombées malades subitement, présentant tous les symptômes de l'empoisonnement par les aliments. De ces malades, neuf sont, morts presque en même temps et dix sont encore en danger.

Toutes ces personnes ayant absorbé du lait de même provenance, un échantillon de ce lait a été prélevé et envoyé au laboratoire de Chartres qui déterminera par l'analyse si cet affreux drame lui est imputable. t Un certain nombre de personnes croient que l'empoisonnement est dû plutôt à l'eau d'un puits prés duquel un fumier se trouve placé. L'analyse de l'eau de ce puits a en effet révélé la présence de matières organiques nocives et aussi la présence de chlore. Quelques-uns assurent d'ailleurs qu'on rinçait les boites à lait dans ce puits.

l\ a été momentanément interdit.

M. CRUPPI AU HAVRE

•<• Le Havre. Répondant à une invitation récente do la municipalité havraise, M. Cruppi, ministre du commerce, est arrivé ce matin au Havre pour visiter les écoles techniques ressortissant de son département et pour présider l'inauguration, de la section coloniale dé l'école d'industrie de garçons. Reçu par les autorités civiles et militaires, le ministre a déjeuné chez. M. Siegfried, député, maire du Havre. Il a visité ensuite les écoles et l'hôpital Pasteur et remis un certain nombre de palmes et de médailfes du travail.

Ce soir, il a assisté à un punch offert par le comité havrais du commerce et de l'industrie.

Demain, M. Cruppi posera la première pierre du nouveau semaphore et assistera 4 un déjeuner offert par la ville et la Chambre dç commerce.

M. HUMBERT CHEZ SES ÉLECTEURS

«~w«~. Verdun. M. Humbert, sénatçur de la Meuse, est arrivé ici aujourd'hui. Des fêtes populaires avaient été organisées à cette occasion et M. Humbert a été acclamé. Un vin d^faonneur a été servi à l'hôtel de ville, auquel assistaient, en dehors de la municipalite, le général gouverneur de la place de Verdun, le sous-préfet et toutes les autorités.

Les réjouissances ont continué pendant toute la soirée.

BATAILLE DE PÉCHEURS

v~vw«» Toulon. Huit pécheurs se livrant bataille ce soir au milieu de la foule des promeneurs ont -tiré plus de quarante coups de revolver.

Poursuivis par les agents dans le port où ils fuyaient en barque, il a fallu pour lesappréhender couler leur embarcation et ensuite les harponner un à un dans la mer. L'un d'eux a réussi à s'échapper en nageant entre deux eaux.

PETITES NOUVELLES

«~> Saint-Etienne. Sur intervention du préfet, les Compagnies houillères consentent aux mineurs une partie <ie l'augmentation de salaire demandée. Le Comité fédéral se réunit demain, pour décider si les négociations doivent être reprises.

v~~«» Lille. Le rapide Calais-Bâle a tamponné une. voiture au passage de SaintAndré. Le conducteur de la voiture, lancé à trente mètres, est mort sur le, coup.: Les deux chevaux ont été réduits en bouillie. »~ Arras. Au passage à niveau de 'Dainville,,une automobile survenant au moment le garde-barrière Bonvallet ouvrait la barrière, a heurté et renversé la barrière et continué sa route à toute vitesse. Bonvallet, tombé sous la barrière de fer, a eu la poitrine écrasée.

-«<««. La Rochelle. Ullmo, qui passa la nuit dernière au fort du Ha à Bordeaux, est arrivé ce matin à La Rochelle avec son escorte de gardiens. Il' a été conduit à la maison d'arrêt, devant laquelle 200 curieux environ l'ont sifflé et hué. Le condamné pleurait et avait l'air très affaissé.

~> Nantes. Les obsèques du général de Conaeiras qui commandait ici la 41e brigade, ont été célébrées ce matin en grande pompe. Après la cérémoaie religieuse, le corps

a été transporté à la gare'pour être dirigé sur Béziers.

~vw. Cornes. A l'encontre de la commission administrative des hôpitaux qui s'était prononcée il y a trois mois en faveur de la laïcisation, le Conseil municipal de Cosne vient de formuler la volonté de conserver les sœurs comme infirmières.

̃v~- Besançon. Douze cents ouvriers et ouvrières se sont mis en grève, réclamant une augmentation de salaires.

-> < Pontarlier. En cherchant, au champ de tir, les obus non éclatés, un ar.tilleur a été tué et deux autres blessés. Argus.

AVIS DIVEBS

L'OPINION QUE

les dents ont seulement besoin d'être brossées pour en-assurer le nettoyage est basée sur la croyance, autrefois générale, que la brosse enlève les impuretés qui décolorent et finissent par gâter les dentitions. La science moderne a découvert que la carie" dentaire est due à des modifications chimiques causées par la présence de microbes. Le seul moyen de conserver les dents est donc de détruire ces microbes par une préparation antiseptique. De toutes les préparations connues jusqu'à ce jour, la meilleure, d'après les expériences scientifiques, est l'Odol, la nouvelle eau dentifrice dont l'action antiseptique et rafraichissante'dure non seulement pondant les courts instants où l'on en fait usage, mais persiste pendant plusieurs heures. LES GRANDES CHALEURS Pendant LES GRANDES CHALEURS il est indisX pensable d'avoir chez soi un flacon d'EuxiR Anticholèrique « NORMAL ».

Cet élixir, très employé aux; colonies, gftérit les diarrhées, coliques, dysenterie, cholérine si fréquentes au moment de la canicule, Le flacon, 2 fr. (par poste, 2 fr. 50). PHARMACIE NQRMALE, i9,r.Diouoi, PARIS.

.y é LES ;7.v'

CONCOURS DU CONSERVATOIRE

` Tragédie Comédie

Qu'il me soit permis tout d'abord d'énoncer quelques idées aussi générales que le permet un sujet aussi particulier. Il me semble que ce n'est pas la publicité desexéeutions capitales qu'il conviendrait de supprimer, mais bien plutôt celle des concours du Conservatoire. Cette mesure, vous le verrez, deviendra, d'ici peu d'années, d'hygiène théâtrale. Cette épreuve est fausse parce que le jury et il faut l'en louer -juge les concurrents non seulement sur l'épreuve finale et caniculaire du grand concours, mais aussisur les notes de toute l'année, aussi bien sur les notes de classe que sur celles des examens trimestriels. Le public possède bien le premier de ces éléments d'appréciation, mais est privé du second. Comment dès lors s'étonner du désaccord qui se produit si souvent entre l'auditoire et les juges puisque les deux verdicts ne sont point rendus sur les mêmes faits.

D'ailleurs, les concours de tragédie et de comédie, depuis quelques années, ont changé de caractère. Naguère, ils se faisaient dans la petite salle si ingénument étrusque du faubourg Poissonnière ils ont lieu aujourd'hui à l'Opéra-Comique, et en y émigrant ils ont perdu quelque chose de leur aspect vénérable et traditionnel. Il me paraît- que le cabotinage s'y mêle davantage, que les élèves car ce sont des élèves cherchent plus l'approbation de la salle que celle, plus discrète, du jury ou plutôt qu'ils se disent que la meilleure, façon d'obtenir la seconde, c'est d'avoir d'abord la première. La jeunesse de la rue Bergère est devenue plébiscitaire. Il ne faut pas chercher ailleurs les nouveaux us et coutumes qui depuis quelque dix ans ont renouvelé la physionomie des concours de fin d'année.

Autrefois les candidats devaient se contenter rigoureusement de l'habit noir, et les candidates de la robe dé ville. Peu à peu les habits noirs, selon le rôle choisi par l'élève, ont pris des petites allures hypocrites de costume.-L'habit noir de Tartuffe est devenu'ample et flottant, celui de Lorenzaccio s'est pincé à la taille, celui deGringoire doit aller très mal pour aller bien, celui d'Hamlet est débraillé et celui de Perdican s'embellit de revers de soie. Pour les femmes c'est plus grave. Telle concurrente sachant qu'elle a des bras harmonieux se risqua un jour à les montrer et demanda à sa couturière, pour le plus grand profit d'Andromaque ou de Phèdre, de trouver une forme seyante entre' le péplum antique et la dernière mode. Quelques petits accessoires nouveaux intervinrent. Des grimages audacieux, des coiffures préméditées obtinrent leur petit succès. Et voilà comment on arriva à un état de choses intermédiaire fort regrettable. Il semble qu'il faut

choisir. Ou bien que les. concours du Conservatoire deviennent de véritables représentations avec costumes, décors et accessoires, ou bien qu'on leur rende la gravite respectable et puérile qu'ils avaient du temps où le bon mpnsieprAu- ber pinçait paternellementl&raenton des Lisettes et des Agnès, lorsque sonnait l'heure de la rue Bergère. D'ailleurs, le choix même des scènes de concours prouve combien cette solennité s'est modifiée. Les auteurs contemporains figurent plus souvent au programme. On y trouve même le nom de pjèceg g.ue l'on jouait hier encore. J'ajpute 'que.. la plupart des concurrents ne se confen^tent plus d'une scène, mais iv'h,ésiteut pas, à l'aide de coupures fort irrespeç- tueuses, à en enchaîner trois ou quatre. Il n'en faut point tant, nous semjble-t-M. pour édifier le jury et c'est encore- cette fâcheuse préoccupation dupublic,;queje signalais tout à l'heure, qui est la;aauie de cet- abus. Il en résulte detgi séances interminables où la patience dflHous; est -i mise à la plus chaude épreuve. On aurait pu, il est vrai, gagner du temps hier en étant plus sévère dans l'examen éliminatoire et éviter ainsi à quelques excellents jeunes gens le regret d'une manifestation tout p.. fait inutjle,. rAussi bien peut-on et doit-on s'en remettre du soin de remédier à tous ces inconvé- nients sur M. Gabriel Fauré, le, grand artiste qui avec autant de zèle que de haut goût préside aux destinées supérieures du Conservatoire. '̃:

"• ̃̃̃-̃ *• yry:

Le concours de tragédie a été fort ho- norable. On ne saurait affirmer qu'il fut éclatant. Deux premiers prix ont été ac. cordés à MM. Alexandre et Chambreuil. Nous avions déjà remarqué M. Alexandre à l'Odéon, où il créa, il y a quelques semaines, le principal rôle du Ramuntcho de M. Pierre Loti. C'est un artiste solide et bien doué. La voix est magnifique et bien timbrée, le geste sobre et vigoureux, et l'on peut, sans être grand prophète, affirmer que ce jeune homme aura une belle carrière. M. Chambreuil fait songer à Silvain. Il possède, pour son âge, une autorité à laquelle une précoce corpulence ajoute un poids nouveau. Il sait son métier, la diction est nette et l'on devine chez ce jeune artiste un tempe* rament de théâtre très souple et trèg varié. « Deux seconds prix ont récompensé MM. Karl et Renoir de leurs efforts, bien que le premier nous ait donné un Hamlet un peu trop raisonnable et que le second, très curieux et très personnel, ait composé un Richard III qui ne semble pas assez ignorer la butte Montmartre. Malgré sa parfaite galanterie, le jury n'a pas cru devoir décerner de premier prix aux élèves femmes. Mais on, ne peut que le féliciter d'avoir accordé un second prix à Mlle Bernard à laquelle nous devons une Monime harmonieuse et touchante. Cette jeune femme est la grâce même. La voix, dont'le volume est assez mince, est douce et expressive, et si les moyens de cette artiste sont limi- tés, elle sait du moins s'en servir avec la tact le plus charmant. Mlle Châtelain, qui créa cet hiver un rôle important à la Porte-Saint-Martin dans l Affaire des poisons, et Mlle du Eyner ont obtenu la même récompense. Mlle Châtelain a de l'émotion, de la sensibilité, mais il sem-" ble que sa camarade fera plus sagement,- malgré le brin de laurier dont on vient de l'honorer, de songer à la comédie. Je suis persuadé que le soulier de satin lui ira mieux que le cothurne.

A titre d'encouragement, des accessits ont été octroyés à Mlle Albané, une Iphigénie qu'on n'a pas pu sacrifier à MIJe Rosulle, à laquelle sans doute on a voulu savoir gré d'être la première du concours par ordre de numéros, ainsi qu'à MM. oarez, un Polyeucte un peu terne, et'da Gravone, un tout petit garçon plein. de gentilles qualités et auquel nous devons un François II frisé au petit fer, qui évoque fatalement l'image populaire du premier communiant.

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Le concours de, comédie a eu le dé- faut de nous présenter un trop grand nombre de concurrents. Les me,illeurs'y perdent, les moins bons n'y gagnent z rien. Il convient tout d'abord de mettre hors de pair Mlle Reuver, qui a enlevé, un premier prix avec un irésistible brjo.. Ce fut la joie de cette journée. Cette petite personne menue, fluette, aigrelette t possède cet inestimable trésor un tempérament comique personnel. Elle donne du piquant et de la gaieté à ses moindres répliques. Sa fantaisie est avisée et son art n'est pas difficile. Dans cette même scène de le Cœur et la fyot où Jeanne Ludvig, en ce même Conser- vatoire, remporta naguère son premier prix, Mlle Reuver a déchaîné le rire, de toute la salle avec une étonnante simplicité de moyens, par la seule force de son impayable petite nature. Je ne sais si cette jeune personne sera engagée à la Comédie-Française ou à l'Odéon, mais je serais fort étonnée si nous ne la retrouvions pas un jour aux Variétés.

Trois seconds prix ont été mérités par' Mlle Bernard, qui a joué avec beaucoup de grâce et de finesse le rôle de Judith du Retour de Jérusalem; par Mlle Pa-,citti, une coquette très. spirituelle et .très séduisante, et par Mlle Guyon, une aimable « ingénuité comique », à laquelle nous devons une Victorine. très gaie' et très enjouée.

Des accessits sont venus encoura-, ger Mlle du Eyner, une adroite Angélique, Mlle Céliat, une Camille élégante et coquette, ainsi que Mlles Beauyâl,, Fillacier, Châtelain, Albane etMarialise. Parmi les élèves hommes, MM. Ptiylagarde et Alexandre ont reçu deux premiers prix.

M. Puylagarde, élève de M. Georges Berr, a joué une scène de V Aiglon avec beaucoup d'élégance et de sincérité, et M. Alexandre a su affirmer, dans un. fragment du Dédale, de M. Paul Her-,vieu, les robustes qualités qu'il nôus, avait permis d'apprécier le matin. Deux seconds prix à M. Renoir, un, Lorenzaccio intéressant bien qu'un peu, vulgaire, et à M. Chambreuil, un peu, laborieusement pathétique dans le rôla .de Cortelpn de la Griffe.

On a eu grand'raison de ne point refuser des accessits à MM. Stephen, un jeune comique fort réjouissant, Brousse, un Lorenzaccio distingué, ainsi qu'à MM. Karl et Becquart. » Il semble que le jury, dans cette large distribution, ait oublié M. Gandéra qui avait eu le courage de choisir une scène, classique, du Menteur, et qui a joué -le rôle de Dorante avec un brillant et un&;


gaieté igut gu£sç ntf méfïtfpuîie belle rér

compënge, .i

Pannxles élèves négligés au palmarès, il convient encore de citerMlle Lestrange, une agréable; ingénue Mlle Peréval, qui a de Ma gentillesse et de la sincérité Mlle .Sarnary-Lagarde, qui ne peutmani quer de réussir à son tour dans la maison où son noni est si cordialement aime. ̃,S,< ̃ Par intérim

̃̃ i-. Robert de Fiers. ̃ Le jàry était présidé par M. Gabriel Fâuré, assisté de Mlle Bartet, MM. Victorien ;Sardoii, Jules Claretie, Adrien Bernlîçimi5 Paul Hervieu, Maurice Donnay, ^0an Richepin, Alfred Capus, Brieux, d'Estournelles de Constant, MounetrSiilly,Antoine;M-FemandBour-

geat, secrétairet

COURSIER DES THÉÂTRES 1

Aujourd'hui t ̃ >.

A l'Obéra- Comique, à midi, et demi, suite dés concours du Conservatoire. Concours d'opéra: Mme Deîisle, '25 ans 10 mois, Faust, 3e acte (Gounod), rôle de Marguerite. Répliques MM- Audifrèr et' Fraritz-Gaùtier.

M, Imbértt 24 ans 5 mois, Romeo et Juliette, Se actç (Gpynod), rôle de frère Laurent. Répliques Mlle Vivier des Valons, M. d'Arial, Mlle Robur, 24 ans 3 mois, Olello, 4« acte (Verdi)f rôle de Desdemona. Réplique MUè'Duvernay.

Mlle Vivier des Vallons, 21 ans 3 mois, Aïda, acte (Verdi), rôle d'Aïda. Réplique M. Teissier.

M. Chah-Mouradian, 26 ans 9 mois, Anmde, acte (Gluck); rôle de Renaud. Répliques Mlles! Cébroni-Norbens et Robur.

M'ie SyHa, 25- ans y mois, Çamson et Dalila, 2«'acte.'(C."§aint-Saêns), rôle de Dalija. Réplique M. Làloye. M. ïéissîer, 28ans,2« prix en 1907, l Africaine, 2* acte (Meyerbeer), rôle de Nélusko. Répliques Mlle Wiltz'èt M. Coulomb.

Mlle Bourdon, 21 ans 3 mois, 2» accessit en î<Xi"l,'MèphistQ})hèiïs (Bo.ïto), rôle de Marguerite. Répliques': MM. Chah Mouradian et Dupre

(pier\~j.

II. l Audigei;, 26 ans Don. Carlos, acte (Verdi), yole de Don Carlos, Répliques MM. Combes' et 'Tareria.

M. Vaurs, 26 ans 10 mois. 2« prix en 1907, le Val masqué, .acte (Verdi), rôle de Renato. Réplique; Mlle Bourdon.

Mllè'!Panis, 20 ans 8 mois, 1" accessit en 1907, V Attaque du Moulin (Bruneau), rôle de Marcelline. Réplique M- Georges-Petit.

Mlle Le Senne, 27 ans, 2° prix en 1907, Alceste, i" acte (Gluck), 'rôle d'Alcoste. Répliques MM, Vaurs e'^Dupré (Pierre). ̃ « M. Combes, 28 ans 4 mois, Guillaume Tell. acte(RoBsini), rôle de Guillaume. Répliques Mlles Robur et Souchon, M. Audiger.

Mlle Kaiser, 24 ans 4 mois. Alceste, l" acte Gluck)', rôle d' Alceste. Réplique M. Vaurs, JA. Dupré (Pierre), 23 ans 11 mois, Œdipe 4; Colone. (Saçchini), rôle d Oîdipe, Réplique Mlle Bourdon.

Mlle1 Cébron-Norbens, 20 ans 3 mois, l*r accesait en. 1907, ,Sala>mnbô{Key$r), rôle de Salammbô. Réplique M. Godard.

Mlle Wjlte, 24 ans, Aleesle, acte (Gluck, rôle d'Alcestc;

Mllé'Jurand, 23 ans 10 mois, a concouru en 1907, Roméo et Juliette Z* acte (Gounod), rôle de Juliette: Réplique M. Chah-Mouradian. Mme G'aïch'ery, 23 ans 1 mois, Alceste, acte (Gluck), rôle d'Alceste.

Mlle. Raveau (Alice), 20 a,ns 10 mois, Les Troi/ç»s. (Berlioz), rôle- do Cassandre. Répliques

M. Vaurs. ̃̃

M. Lâloye,' 2&-a.n&"A mois Le Cid, 3 acte'(Mas>tsenety,* tôle de Rodrigue. îiëpliqiies Mme Gai-*

cheryv: l ̃±r ^j ^&j^ -r1;i,-n- ̃̃̃̃̃ "'̃•'̃

ce ¡: i

A WÔomédle- Française,, 8 8 h. 3/4, L'Ecran brisé. (Mule Bartet, MM. Henry Mayer et J. Feriomx); .^twiOMireusis (Mmes Marie Le-, conte, Suzanne Devoy'od, M jf-. Raphaël DuÛOS eti(È»ra©<l),w ::r ;̃» '= •, ;.<̃̃ 'fv: ̃

Hi^^SS^rS^^S^S-

MllB.Mary:Garden<partir^ aujourd'hui pour l'Ecosse où elle prendra son congé.. Hier encore, l'émineate, artiste çjiaptait le. rôle de Marguerite et elle (était chaleureusement;, acclamée", en mpm'e, temps que MM. Murar tore et Gresse. Dans le divertisseniént, ofi avait lait fête à Mlle A'idg. Boni,- à la tête du

corpé:dë^alletJ. ̃

L'orchestre, conduit par M. Bâchèlet, a remarquâblëment.rendu la partition, et le jeune chef d'orchestre, pour ca sûreté de main, sa, mise en -valeur des moindres nuances, sa réelle, maîtrise, ,a recuj.de nombreuxicpmpli-.

mentg. .•

Comme les années précédentes, un certain nombre de critiques se sont réunis au Café Anglais, pour déjeuner, entre le Concours de tragédie et celui de comédie. Le déjeuner était présidé par Mme 'Catulle Mendès, avec sa gr&çe \«t ̃ sou ;esprit habituels.. Autour. d'elle- MM. François de Nion, Edmond Stoullig, Nozièie, Àrtus," Camille .Le Senne, Adolphe Brîsspii, Catulle Méndès, Louis Schnei- der ef, aimablement invité, le courriériste du Figaro. ;6éjeuner cordial, les sujets les plus -actuels de' la littérature et du théâtre ont été abordés, sans prétention et dans un esprit de belle humeur.

Le3 récompenses décernées hier par le jury du Concours de tragédie et. de comédie, se ré.jjsirtisseht ainsi par classes.

Classe, de M. Siïvain 2 premiers prix, seconds, prix. et 1. accessit.

Classe de M. Leloir 2 seconds prix et 3 ao:

cessits-; '••̃'̃̃ '̃̃̃'

Classe 'de?' M. Paul Moifnet-: 2 premiers prix, 1 second nris'et 3 aceessitf

Classe de M.;Geôrgés Berr premier prix, 2 seconds prix et 2 accessits.

Classe :de"; M..Truffler.; 5 accessits dont 3 pre-

miers.,

Clasie .de. Mme Sarah-Bernhardt un accessit. Au total .W.npmjma.tions.sur concur~ rents.

Demain

Le .Jhââïre de la Nature de ChainpignyJaBataille Reprendrai de.main les Hommes de

prote. A cette occasion, M. Charles Méré,

l'auteur, jouera lui-mêroe le rôle du jnaréchal des togîg^ '-cièè, ̃ l'an :deràier,' pay JI. Jean

Hervé.; ̃ ̃ ̃ n ̃̃

Au jour lèjouri

M. Altchewsky, le jeune ténor applaudi dans- tes Huguenots et dans Roméo et Juliette, a sigrté; pour deux ans aveo MM, Messager et Brouasfto, directeurs de. l'Opéra.

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M. Messager partira, dimanche prochain, en vaca.nees^-11 s'absenter» pen4aat trois se*maines.

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Mlle A-gnès Bbrgo chantera mercredi prochain le rôlëdeValentine, des Huguenots, à

l'Opéra.

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Le cpEiité de. l'Association des artistes dramatiques a décidé, sur la prière de M. Jean

Périer, d'adopter le dernier orphelin de la fa-

mille, I)éroudilhe, M- Louis Déroudilhe. Cet enfaritentrera à l'orphelinat Ozy. Vpici donc la rigueur' du destin- atténuée autant quepos- eiblejjen ce qui'concerne la -famille Déroudillie, par l'effort de coeurs généreux épris-de solidarité. jCet exemple, en lisant réfléchir les ar"tiste| devrait amener 'de nombreuses adhésions'au patronage de l'orphelinat des Arts ei l'Association des artistes.

Le Chant du Cygne finira mercredi (après la représentation du soir) la première étapç de sa belle carrière à' l'Athénée.

M.'Huguenet se trouve en eiïet retenu par des etig8.geniejit5.ant!êrieurs, ot M. AbelDe^- val a-aécidé d'interrompre cette charmante, comédie, pèaâaàt la durée du congé de l'émi-'

nent artiste. L'Athénée fermera donc ses portes après la représentation de mercredi prochain, pour les rouvrir, fin août, avec le Chant du Cygne et toute' sa belle «fetrï:bution, M. Huguenet èt Mme Duluc en tête.

On nous communique les prix des places à" la matinée organisée. pour le dimanche 19 juillet, sur le théâtre du Parc de Pont-aux" Dames, dans la Maison de Retraite des co» tnédiens

Premières, 5 francs deuxièmes, 3 francs; troisièmes, 2 francs. Les places de }a pre- mière et de la deuxième série peuvent être retenues d'avance, sans augmentation de prix, à Couilly-Saint-Gerraain ou à Paris, rue de Bondy, 43, au siège de l'Association. Ceci dès à présent.

̃ *». i

.Fort brillant, le dernier diner des « Mille Regrets », présidé par M. de Far-cy. Y assis-, taient MM. Morris, le docteur Grunberg, le docteur Thomas, N. Ghamberiin,> membres honoraires Théodore Avonde, Charles Akar, Louis Bannières, Georges Bans, Georges fioyer, P. Bréban, Charbonnel, René Colon- nier, Roger Debrenne, P. François, Lefèvre, Traut et Max Viterbo, membres actifs de l'Association des secrétaires généraux des théâtres et concerts de France.

Mimi-Pinson se prépare à partir en voyage. Les étapes de ce voyage ont été ainsi éta-

blies

̃ Départ le 14 août, au matin. Concert" de chant et de comédie à Riom, le soir. Concert des chorales le 15, aUjinatiu. Concours de danses Î>opulaires, le soir. Couronnement de la mijse, ,e 16, après; midi. Concert à Ghâtel-Guyon et excursion, le 17. Retour lé 17, soir. Les amis et parents de Minïï -pinson "VènéS. pient de tarifs de faveur.

M. d'Albers, directeur du Gymnase de Marseille, a engagé Mlle Eugénie Gauthier pour une série de représentations d'Occupertoi d'Amélie. La jolie artiste jouera le rôle d'Amélie auquel elje apportera sa gaieté et nm Î4B» taisie charmante.

D'Ostende, on nous signale l'accueil enthousiaste fait par l'élégante clientèle déjà arrivée sur cette plage, à Mme Marguerite Sylva, qui interprétait Carmen en compagnie de M. Salignac. Nombreux rappels et bravos

interminables.

Mme MallyrBorga, la.jeune cantatrice Ijhtlandaise qui a chanté l'hiver dernier avec un remarquable sentiment artistique, sur la scène de Monte-Carlo, le rôle de Fripka dans l'Or du Rhin, vient d'obtenir sur la seène de Wiborg, en Finlande, la consécration définitive de son talent dans une représentation sensationnelle de Pohjan neito, d'Oskar Merikanto, livret du poète Rytkonen, premier opéra écrit et chanté en langue finnoise avec le concours d'orchestre et de chœurs exclusivement nationaux.

Plus de dix mille spectateurs accourus des divers points de la Finlande, pour prendre part à cette grande fête musicale célébrée en plein air, sur une scène Quverte., avec son cadre naturel de fleurs et de verdure, ont couvert d'applaudissements la brillante artiste qui interprétait avec une réelle maîtrise le rôle de Pohjan Neito.

M. Hammerstein, directeur du Manhattan Opéra de New-York, a engagé M-Speck, l'an-, cien -régisseur généra.l 4e l'Opéra, sous la précé/lente direction, comme régisseur.: des représentations françaises et italiennes.

̃*̃ ^'̃ ''̃ '̃' '• • '̃ Serge Çaspet.

Ce Ce soir •̃̃̃̃̃̃̃̃ •-

A Sliréiiy, $farigny-Re.yùe; avec Mlles

Alice' Bohheur, de' Lilo, de La.ndyi ;pelnta- ies; miss,,]La\yler, Divr|gny ̃Debrènïx'e j 'MM- 'Max MjûfeT,' Vallès, Sèrjius, .etc., etc. p Au MouliiirRougej la Reuue.du Moulin, 3 actes et 1-3 tableaux (MM. Max Dearly, Ered- Wright, Morton, (iirier, Regnard, etq,; Mlfes: May de Souza, Mistinguett, Emma Sablâp, Belly, Guerra,.Elynett).

's A la Sçala (ciel ouvert), à 8 h. 3/4, Ar 'libella, le Fétiche (R. Davennes), En Sea. là, je marche, revue (Jeanne Bloch, Pauletjo, Illiaùx, A. d'ê Ténder, Airoo? Faure,; J^arfpux);

Le spectacle de Marigny" est §i couru que déjà, à l'occasion. i]es..trois jours de f.ête qui se préparent, une' magnillue location se dessine ils sont légion, les .Parisiens qui veulent voir Mlle Alice Bonheur et de Lilp dans la Revue," 16$ AerialSinith et le Chien Toqué.

Nombre de sportsnien qui, ^d'habitude, flânent quelques jours dans les environs des localités où se disputent les prix de Circuit se sont hâtés de rentrer à Paris, tellement est vïf! l'intérêt qu'éveille le curieux Championnat des Champions, à l'Alcazar. Voici le .programnie de la péançe d'aujourd'liui, onzième soirée

Consolation 1° Soliman, 73 kilogs, Turc.contre S. Coumy, 102. kilogs, Français; 2? Strub, "104 Uilogs," Allemand,' contre' Nicolas Herd, 9L kilogrs, Belge.

Poule finale Mehmed, 99 kilogs, Turc, contre polowsko, 109 kilogs, TchèqueRaoul de Rouen, 111 kilogs, Français, contre Çajseau,

93 Uilogs, Français.

Au Jardin de Paris.

Au plaisir et au réconfort que procure l'exguise fraîcheur du Jardin de Paris, s'ajoute 1 attrait d'un spectacle des plus variés et des plus cosmopolites avec To-So-Nora, la Japonaise Fiarka, la Bohémienne Lily Tiso, la chanteuse anglaise la belle Espagnole ïleali la diva italienne Ida BalH, etc., qu'on applaudit tous les soirs, de même que dans le Cirque, Mlles Valverde, Thérèse de Terninn, la gracieuse éçuyère, Elvira, le trio Dallys et le Circuit de Dieppe qui, par un véritable tour de force a été représenté, le soir même, à la grande admiration du public du Jardin de Paris qui n'en est plus pourtant à s'étonner des prodiges réalisés par le Cinéma^Éclipse, C'esi; ce soir que se courra au Palais de' la danse l'intéressant Circuit de Tabarin. A minuit et demi, cortège et défilé des reines de l'autoniobiJe et apothéose de 1^ triompha'trice.. ̃ ,̃ ̃_•

On nous communique le programme des concerts qui seront donnés au Jardin d'Aeclimation, demain' dimanche -et mardi, à trois heures. Voici ces programmes Dimanche 12 juillet:

Marche des petits chasseurs (A. Maille). Les •Chants du ciel, valse (Strauss). Les Martyrs, ouverture (Donizetti). Sérénade, hongroise (P. Joncières). -r- Le Bijou perdu, fantaisie (Adam), r- Washington Post, marche (Souza). r La Fête au village voisin (Boildjeu' Rochelle (E. Koph); solo de piston, par M- Lachanaud, de l'Opéra. Cappella, airs de ballet (L,. De^libes), -t> Lansquenet, polka (Pftsny).

Mardi 14 juillet

La Marseillaise (Rouget de L'Isle). Patins et fourrures, mazurka (Placet). ™= L'Italienne à Alger, ouverture (Rosaini). Gavotte de bluette (L. Mayeur). Si j'étais roi, fantaisie (Adam/)- Garant, marche (X.). £e Lac des fées, ouverture (Auber).' Dans la montagne (Gou-, ̃bljer), solo de. hautbois par M- Rey, La Mascotte, fantaisie (Audran). w Polka des Pachas (Allier): > ̃̃•

D'Ostende, on nous écrit ̃ que la revue de ,11. Lucien Boyer au théâtre de la Scalà, s'annonce comme devant être extrêmement réussie. Parmi lès interprètes à qui l'on peut déjà prédire un gros succès, citons Mlle Lobergy, la charmante artiste des Variétés si appréciée, quand elle remplaça Mme Jeanne Sau-i lier, saibriilante camarade, dans Geneviève

de Bmbant,

abant, '̃. Mfrei DoUto.

lia Vie Sportive

LES COURSES

COURSES A ENGHIBN

La pelouse a donné plus que le pesage dans 1 enceinte réservée surtout il y avait de nombreux vides, effet de la chaleur probablement, car je ne crois pas que l'on soit déjà parti pour les villégiatures rurales, balnéaires ou thermales. Le programme offrait un bon- ensemble assez intéressant, mais les favoris ne sont pas sortis vainqueurs de cet ensemble. Les incidents y ont contribué. La Marmotte n'a pu éviter deux chevaux tombés à ses côtés. Calomel a abordé trop brutalement le niur en pierre, l'obstacle le plus dur du grand parcours.

Un autre concurrent guignard a été Orgerus se recevant mal à la dernière haie, alors qu'il avait course gagnée.

Prix deJtiLimagne (3,000 fr., 2,800 m.). ;1, Bagu&tté If, à M. Gaston-Dreyfus (J. Bartholoméw) 2, Belle Cocotte, à M. Labadie VPebordaj 3, Grande Mademoiselle II, au eoiftte d6Boisgelin,(Shaw) (3/4 long-, 5 Ion-. gueurs). '̃̃ Non placés Bell!' Sérieuse; Xaviére,\ Aii^v gélique, Amalthée, Rioja, Sainte JPlbrentin^ Bour.aïde, Frigga.' '$. Par^mutueïïi 10- fr; r Gagnant, 38 fr. Plâ-*1 ces Baguette H-, 45 fr. Ëelle'~Gocotte, p7 fr. 50 Grande Macjemoiseïle II, 22 fr. 5O.: Prix Cantal (4,000 fr., 3,400 m.). (l,- Seiyamin, à M. P. Véron (F. Taylor) y, Foi Amour II h M. Bara (Moiijiat) S, Fuitou II, à M. Henriquel (Iiçat») (tête,

tête). -•"̃

Non placés Vatferfiche, Balugtra, Mar^quis de Carabas II, Ai9xa»drine, Numismate, Stella VI.

l'ari mutuel à 10 fr. Gagnant, 27 fr. 50. Placés Benjamin, 12 ff. ^Oî Fol Amour II, 14 fr.; Fulton II, 13.

Prix de l'Auvergne (4;000 fr., 2,800 m.). 1, Nourrice, à M. Campbell (R: Sauvai) 2, Loute, à AJ. Ch. Brossette (Parfrement); 3, Petit Maître, à M. F. CHarron (M- de SaintSauveur) (1 long. 1/2, 6 longueurs). Non placés Radium, Imperator, La Marmotte, Hoart of Oak, Halte.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 57 fr. Placés Nourrice, 19 l'r. Loute, 48 fr. Petit' Maitre, 20 fr. 50. v Prix du Puy-de-Dôme (5,000 fr., 3,700 m.)." · 1, Maniie, à M. E.'Thiôbaux (Parfremeiit) 2, Fer. à M. Belléville (A. Carter) 3, Pris' cilla, a M. de La Vingtrie" (Vaçljon) (3 Ion-' gueurs, 5 longueurs),

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 28 fr. 50. Prix Coureuse^de-rNuit (10,000 fr.,4,§00 m.). 1, Prutb, 4 M: P. Woodland (Woodland) 3, Cymbalier, au comte G. de Cherisey (tî.. Sauvai) 3, Ulster, à M- J5- FJscbliof (Parfreinent) (1 long. 1/2., 2 longueurs).

Non places Mirnulus, pplette, Intermède,

Câlbmëi. ̃ '̃̃•̃'i

Pari mutuel à 10 fr, Gagnant, 39 fr. 50. Placés Pruth, J.9 fr.50; Cymbalier, 2(3 fr. 5p. ̃Prix du Gévaudan {4,000 fr.j 2,500'm.).

1) Le Citadin, à M- LucasXLouth); 2, Majo-j,'

;ral, à M. IS. Thiôbaux (J. Bàrthploniew) 3, Orgerus, à 1VL, Deutsch (À. GàrterJ (4 Ion»,

igueurgj'têto). i ̃̃̃ y .̃̃'̃

Non placés Janvier IJ, Tronc^ve}? L'Ur% niuin, Damoplès III, Rpuvron, Ohio JI, Près» :tissin>p, Fiat, Nippon III, Barrias, Fricasr ;séur, Tétras, Lotier. iPari mutuel à 10 fr. ̃: Gagnant, 43 fr. 50 Placés: k.e.GH&djn/-i§fr<; Maj'pral, 26fr.50]:

Orgerus, 35 fr. 50. sjaz, i

̃̃̃ ̃̃. Ajajc. ̃ .1

lV .S..v.(rES,|S., SU l~'

,I~ES, ARMES

j .j"?.~ f.~ Alb~rio:1\!arO;1'é, ~li,)1

':̃ lipï^.G& ;-L.à Coype Alberto' Maroiie, di£-t

mitée' 1 :tJr.î4^e par une équipe italienne' et, trois -équipes départementales françaises, a donné les résultats suivants i, Egijijp'o italienne :(Mj\I. Nowat, Bertinetti,

Cavalqhin,!);

g, Eabipe de l'Isère (MM. ©iday/Po^o di

Borgo, lieutenaat Servent).;

3, e~r avh~o; Equipes de [.'Allier et du Rhône L'équipe de .l'Isère a gagné d'autre part. la Coupe de l'Entraînement thern)âl.M.Pérpnin.de Montluçon, s'est eîâssô dans le cliam-;pionnat individuel d'épée, qui réunissait vingt-trois concurrents. Le vainqueur du tournoi de fleuret réservé aux" maîtres de Grenoble, a été l'adjudant Hubert, du 3e d'artillerie,: M.' R0nô Lacroix représentait -la Fédéra- tion, ̃̃' .••̃: Viïïel. r- 3V{- Garpent;er,.lo distingué se-H. crétaire de la Fédération des Gercîe-s d'es^crime de1 Belgique, vient de gagner à Vit tel >o la première .poule àTépée de la saison. Le jury était! présidé par le général Burnez. Il se' composait en' outre du général

Mej,zinger,' des ̃.înaitres Ayat père et Félix

Ayat, et de M. Gerbin.

•Salle Fieippi-. La salle Michel Filippi viejit de donner', sous la présidence de M. le professeur Sebileau, la poule d'honneur qu'elle réserve chaque année aux vainqueurs- de ces Ppul.es mensuelles. M. R. Ouillon-Çarrôre s'est classé premier le second a été M. C.-A. Salvador le troisième, M- M.a?araki.. Le maître Filippi partira ces jours-ci pour Houlgatey il organisé un tournoi dont le,s épreuves!èomniencerpnt le 17 août, pour se

terminer le 34,

tt;r~ind; le Ni. lefeao Septia©, `

SPECTACLES & CONCERTS

;• AUTQMQBIUSME

Après le Grand Prix.

La consommation totale de pneumatiques -faite par les concurrents du Grand Prix fut, parait-il, de 600. Comme ils étaient 48 au départ, cela représente une consommationmoyenne de treize pneus par concurrent. Le record peu enviable de ce genre de consommation est détenu par Caillois qui, gur' sa Renault, changea vingt et une fois; .Rigal, sur Clément, creva dix^npijf fois, et TJÎéEy. sur Brasier, quinze fois 1.. ].

..•• ..< .<.

Notre confrère Faroiy* a qui nous empruntons ces clîilïres, a fait le calcul dû tomps qu'ont coûté à Caillois ces changements de pneus. Il arrive au total de 1 h. 15. Ce temps en moins et Caillois et sa Renault étaient seconds

̃̃̃[ FaisQiis.le même calcul pour Rigal. 19 crevaison^ éîii moins, c'étaient 45 minutes jle gagnées,- ej. Rigal et sa Bayard-Glément étaient bons.premïers 1

V- *v

Les obsèques de Cissac.

j Le eorps du malheureux Cissac a été exposé hier toute la journée à la mairie d'Ivr'y bu son père occupait une fonction officielle. Les obsèques seront célébrées ce matin à 11 heiires,

̃ Celles de son. compagnon, le mécanicien Julss ScHaub, ont eu lieu hier, à 3 heures, •ta l'église Notre-Dame de la Gare à Ivry. îj'inliuniation a été faite au ej metière. Pari-

ê'm. ̃

La- raison- pour laquelle l'Auto-Office dé-

'L,. air 0, n' 'po..Ul'. laqu,elle l'A"uto.Office dé-

.tient le record de la Vente des automobiles, tant à Paris qu'en province, est bien simple: cette Société vend, aux meilleures conditions et aveq les meilleures dates de livraison, les automobiles des dix principales marques: La Buire, la seule voiture garantie pendant un an; Panhard, Renault, Lorraine-Dietriçh, Çelaû'fta^Belleviile, Léon Bollée, Charron, Morç&dès, Mors, Brasier, yoHurettes Delâgc' et Si?àîre et Kaudin. 7i Bufçaux et hall (^'exposition 76, avenue

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AERO$TATION

Le dirigeable Maléçol.

lie Mulècot a effectué hier matin sa première sortie à Issy-les-Moulineaux. Elle s'est jbornée à des essais d'équilibrage qui donnè-

,.rent des résultats très satisfaisants, Les. ex-

périençes continueront ce matin,

̃ ̃' ̃ ̃ '̃'̃: ̃'̃̃ ̃ ̃•̃̃'̃

î II vient de se constituer en Allemagne, Mannheim, une association patriotique qui' a pour but de réaliser par souscription pu-r oblique les fonds nécessaires en vue de -créer toute une flottille aérienne d'après le système du comte Zeppelin. Chaque membre do cette ̃̃association doit verser annuellement^ fr. 50: 1. On annonce d'autre part'que l'armée aile-' mande sera dotée bientôt de trois nouveaux 'dirigeables, un à carcasse rigide, un second

̃&̃ carcasse demi-rigide, et 'la'; derniei11 sans-

Içarcassfc Celui-ci, 'qu'on construit- èÈçtueîHv

nient -près ̃̃̃de Berlin, serait presque terminé. Le nombre des dirigeables de guerre àllë-: jnauds gérait ainsi porté à six,

LES JEUX OLYMPIQUES

"Lundi prochain, à Londres^ vont s'ouvrir les Jeux Qly.tnpiques. Le Britisch Olympie 'Councjl, qpl avait fait élever à grands frais Ti'mnïe ns'e stadiuin où..seront disputés les jeux, se trouait dépourvu d'argent pour re-' cwoir éoyven8bl,e,ment les athlètes qui'vont. "lui arriver.. du. inonde e entier. 'Par l.'intèrmédiairedu DaUy Mail, il ouvrit une souscrip- tion publique, et en quelques jours" il reçut ,1 800,000 francs Un seul souscripteur offrit 587,500 francs 1

D'autre part; la section du British Olympic (pouncil, qui est chargée de la gymnastique, ^̃Cst réunie le samedi 20 juin -pour discuter jla -question des entrées.

Onue nations la, Belgique; la Bohème, le Canada, la Finlande, la France, l'Allemagne, la Hollande, la Hongrie, l'Italie,- la ^Norvège et TAngléterre, prendront part au concours de 'ftyninastique pour les épreuves individuelles qui auront lieu les 14 et 15 juillet.

Neuf nations, seulement seront représentées, dans le concours par équipes, à savoir le 14 juillet, le Danemark, la Norvège et. l'Ang!eî.erxe;.le 15 juillet, la Finlande, la France et la Suède»; le 16' juillet, l'Allemagne, la. Hollande et l'Italie.

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Sur notre place, l'augmentation régulière des ̃ràcettea produit une impression favorable. Il .semble que le g-ouvernoment brésilien n'aura pas à intervenir comme on le croyait; ces divers "a%ys sont, en somme favorables et l'on peut. eïpei'ér voir la situation redevenir normale. On se borne actuellement à surveiller les événe- ments, les informations qui parviennent chaque jour ne sont pas suffisantes pour permettre de tirer une conclusion sur le futur.. ̃ D'après les dernières nouvelles de New- York, accusant une recette un peu forte, une baisse de 25 centimes s'est produite. La tendance est oependantrestée, soutenue et. en clôture, la baisse.. que nous avons signalée a été regagnée. En çiis- l}otiible\ les affaires sont devenues un peu plus fictives, mais les transactions restent cependant' peu importantes: .̃̃ ̃ On a coW Santos Gopdaverage juillet. 41 50, septembre 41 25.

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FRANÇAIS (Tél. 102.23). 8 h. 3/4. L'Ecran

)P brisé Amoureuse.

Dimanche Le Pour et le Contre: le Baiser Polyeucle.

NOUVEAUTÉS '(Tel-' 102-51). 8 h, .1/2, II- Occupe-toi' d'Amélie.

THEATRE ANTOINE TTéK' 436.33). 8 h. 1/2. I, Sherlock Holmes. pALAÏ^ROYÂiriTil. 102.50). 8 h. 3/4. i. Le Coup du gendarme; la Nui de noces. A' THESEE (Tél. 28~2723(. .S~h7ï/2. Par un jour de pluie le .Chant du cygne.

FoXÏE'S-DRAÏIATÏQUES (Tél. -537.01). 8 h. 1/4. Les Exploits d'un Titi parisien.

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M. Jean Aucoc, à Deauville..

M: Arquilliôre, à Boôn«-sur-Lignon.

Mlle Paul-Andral, à.ViïlerviUe. <

Mme Andral, à Divonne. M. Jean Amie, à Grand'Maison, par Caille. M. Paul Bayle.à Ville-d'Avray.

Mme Emile Simon, villa Javîn,à Tessé-la-Made-; leine (Bagnoles-de-rOrne).

M. Georges Boin, à Trouville.

Mme Biri'é, à Cabmirg'.

M. Pierre Barberen, a Oloron-Sainte-Marie. M. Baltazzi, à Luchon.

Mme Emile Bonardi, à Bagnères-de-Bisrorre. M. N. Bonâpai'te-Wyse". à Chabret, par Boffres. M. Louis Brettauer, à Dinard.

M. le docteur Bucquoy, au château du Rutli, par

La Ferté-Saint-Aubjn.

M. Barbé, '1 Saint-Noni^à-Bretèche, M. Beau, à Cbrbeil.

M. Berlier, à Deauville.

M. Briliid, à Au.xerre.

M. Albert Beauvillain.au château de Bayon, à Bayon.

M. Alfred Bonneau, à Concarneau.

Mme Clincliant, à Saint-Lunaire.

M- le baron Calvet-Rbj,'niat, à Carrières-sous-

Poissy.

Mme Paul de Crozals, au château du Puget, par Alban.

Mme la comtesse de Castilleja de Guzman, à Biarritz.

Mme Chevrier; à' Saint-Loup, parSaint-Jean-'deT Braye.

M. Paul Carré, à,Qontre.xéville.

M. Hector Cag-niAâcci, à Vittél. ̃̃:•'

M- et Mme Fernand Depas, au château de la Commanderie, par Ballan.^

M. le colonel Déport, au château Rouge, à Veu-

lesrles-Roses.

Mv dvttéris:sé," à la Riquerie, par Saiut-SajasQ|}.. ÎVI, Dbbochot, à S-ahits-"Railegonde. '•"•̃̃ M, Ér Dauplun, \'içh.V-' -•̃

Mme Domage, à Versailles.

I M.Je-prince Ferdinand.de Paucigny-Luçipge, au chat, de Coat-an-Noz, pat- Bèlle-Isle-étt-Teriô.

M. Flldeso.ye;-à-Rbyan.

M. Lucien Fontainorà Avon. ••:

M. le prince Marc Galitzin, à Aix-les-Bains. M.Gordon Clark, au château de Rochefort, k Rochefort-en-Yvelines.

Mme Gikmin, à Bondy. Mme la ̃-baronne Gourgaud, au château de 1* Grange, par Yerres.

M. le vicomte Louis des Garets, à; Noirmoutie'r. Mme Hofèle; à'Ev'ian.

M. Jean Hennessy, à Evian.̃

Mme Otto Hecht,"à Paris-Plage. .;̃“ Mme Roué Kullmanri, au'Havre.

Mme Jules Kahn, à Etretat.Mme A.-Jules- Leyrand, au château des Courtils, ̃ par Granit-Pressigny.. ̃•

Mme Henri Laurent, à Pont-Sainte-Maxenca. Mme do Lagorsse, à Valognes.

M. Lachapellc, à la Fontaine-Saint-Pierre, par Pont-Sainto-Maxence.

M. Louis Lovy, à Contrexéville.

M. Lippmann, à Châtel-Guyon.

Mme do 'Ligne, au château de Plessis-Brion, par

Thourotte.

M. Michel-Levy, àTrouville.

M. G. Megret, à Ville-d'Avray. M. le baron Albert Mallet, au château des Côtes, aux Logos-en-Josas.

M. Gustave Nocard, a. Poigny.. '•' Mme la comtesse Edmond de Ppurtalès, au château de Cangé, par Saint-Avertin.

Mme de Ponlevoy, à Contrexâville..

Mme la duchesse de Renan, à Sàiht-Palai». M. Rabier, à Luehon. ̃ M. Marcel Raimon, à Villers-sur-Mer. Mme Rodolphe Rousseau,, à Labn.

Mme Emile Rafin, à Montigny-lo-Bretonneu?, M Reslut, à Châtillon-sous-Bagnoux. M. Louis Rau, à Etretat. ̃ ̃ '̃̃ Mme R'eynaert-Adam,.à Payis-Plaffo.̃['̃ M. la comte do RodoUec du i?orzic, à Pla,'bennec. Mme la vicomtesse de Suin, à Uriage. M. le comte Jean de Sabran-Ponteyès, à Bouiv bon-l'Archambault. M. IL de Soria, à Liichon. ̃*̃ Mme Emile Srauss, à Trouville.. .S. Exc. Mme de Tchérinoff, à Trouville. M. Edouard Troplong, au château Mbodot, £ Saint-Emilion.

M-. R.'de Tourville, à Amf reville-la-Campag'ne, :( M. E. Touchard. à BoulognerSur*Mer. M. Théodore Verdet, au château o,e S^int^

llubort.

Mme Varnay, à Aix-leSrBains.

Mme ta. vicomtesse de Varinay, k, BsgilXîlegfàes,

l'Orne.

M. Vaillant, à Villers-sur-Mer.

l. le vicomte Robert de Villeneuve-garg^Hieafe à Aix-les-Bains.

M. Wampse, à Allovard. Mme de Yturbe, au 'château des Avenues, Compiègno.

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M. Victor Aslier, à Vienne.

M. C. do Améjaga, à Rotténbuçh-bei-PeisseaT .berg.. t ̃ M. Emile Barrois, à Osten4e.

M. Bricard, k la Robertsau, près Strasbourg. M- Cohen do Iiassan, à Engelbejg,

Mme Charras, à Tbann. '•̃ ̃•' Mme Emile Carron, à Axeijstein. M. Robert Davey, à Chaumont-suivNeuehâtel. Mme AeliU|e Fpujd, ,à Saint-Moritz-Dorf. Mme C. Gérard, à Clàrens.. ·

M. Ilellou, à SeuLhampton.. v;> s M. le docteur Osc<j,r Jennings, iTerrjtet. M, et Mme Léopold Louis-Dreyfus, à MariajitJjd, M. Sigmund Lilipnthal, à Blank'enbergb,§, M- Paul Levy-Moch, à Rhçinfelden. ̃̃ Mine Jules de Morpurgo, à Falkestone. ,• M. lo marqui^ Malaspina, à Tortona.̃. M. N.OeampQ,. à Londres, ̃ Sir Henri Peto, à Somerset. Mme Petit, à Saint-Pétersbourg. ̃ v Mmo Jules Petarsén, à Interlaken, Mme Jacques Suarés, à Carlsbad.

Mme Stellwag, à Plambourg.

Jline Sandford-IIoffman,- à Marienbad- l ̃'̃ ̃'̃'̃ Mme la comtesse AV.e»n4re StenbopJi-FerBJpi1,

à Saint-Péte.rsbpurg..

Mme 'foucjjard, au; château -d'Sbsawîia, bw Sissach.

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f;P s ;"v:.Vu'Vi ̃̃/T.'1-' Pinris,.m juillet»,.

">fi' ne' finît pas perdre da vue aueTipus som.naes la veille de trois jours de chômage et q,oej"'pBndawt ce temp^, les marchés étrangers. ïei,s>eront <jjiyerts. C'est là un état.de choses tjett propice, aux affaires nouvelles. --Les' spéculateurs qui, par définition, doivent :,tout prévoir, réprouvent quelque répugnance' à augmenter leurs engagements et aBt'même'une tendance marquée à liquider lés.pasîtions déjà prises. Tout en ayant confiàrice dans la situation, ils peuvent, en effet, appréhender tel événement imprévu qui. leur causerait de désagréables surprises; ils peu- yent également craindre que les places étran- gères ue conservent pas, tandis, que nous cboraèriJns, de dispositions aussi fermes que céOeâ. qui prévalent en ce moment-ci. Si Ton tïèïit compte de ce fait, on doit considérer comme .très favorables les tendances manifestées aujourd'hui par notre marché. Certaines:valeurs, telles que les fonds russes, ont profité des demandes du comptant et se sont friserîtes en nouvelle avance. D'autre part, les!yâlèurs ottomanes ont conservé leur pro- •graàsipn notre rente a été aussi soutenue que prfëc"ëdarnment..Seul, le Rio a montré des tendances plus- indécises et après être resté, pendant la plus grande partie de la séance, au-dessus duniveau de la veille, a perdu, en Roture .une légère fraction.

.:Ce-îaït suffirait à dénioiïtrer que les réalisations ont surtout porté sur les valeurs spéculatives et l'on voit que- les offres ont été assez facilement absorbées pour ne. pas porter préjudice à la bonne tenue générale des

CQiîrs.T ̃ -̃̃̃̃ ̃

Dans le groupe des valeurs étrangères, il n- j'aqueia rente serbe qui ait eu un marche mouvementé. Le bruit avait été" répandu qu'une, révolution de Palais, avait éclaté à à Belgrade et,- bien que le public n'ajoutât pas beaucoup foità la dépêche publiée, cette rente avait été ramenée d'un point en arrière. Un démenti a été communiqué en clôture qui a quelque peu relevé les cours.

rL.e groupe des mines d'or a ,été influencé par la liquidation de Londres les quelques réalisations qui se sont produites à cette bccasion^ppur le compte.de cette-place, ont un

pejialoQydi tendance, mais les indications

fournies, par les résultats de l'exploitation des_minBs sud-africaines, en juin, sont de nature: à. redonner à ces valeurs, une activité nouvelle après que seront terminées à Londres, la période. de règlement et à Paris la periode;aes fêtes.

"ïîn résumé, nous n'avons que des constatations satisfaisantes à faire à propos de 'cette séance. Malgré la réserve bien explicahtederla-epécuJation, les tendances n'ont pas cessé d'ètre.ferrnes.; et te comptant, qui n'a pas a se préoccuper dés fluctuations au jour le jour, a continué ses achats.

Notre 3 0/0 s'avance à 95 65.

L'Extérieure espagnole clôture à 96 20; la Portugais 3 0/0, a .63 80 le Serbe 4 0/0, à $3 33 le Turc unifié,. à 97 05.

Parmi les fonds russes, le 4 0/0 consolidé «'inscrit à 87 80 contre 87 35 le 4 0/0 1901 à 86 50 contre 86 40; le 3 0/0 or 1891, à 73 80 sans changement'; le 3 010 or 1896 à 73 70 contre 72 65;>le 5 0/0 1906, à 98 50 contre 9827." •̃ ̃ 1.

Le Bon du Trésor 5 0/0 1904- se traite à509.

Dans le groupedes grandsétablissements de crédit, la Banque de Paris termine à 1,444 le Crédit lyonnais, à 1,174 le Comptoir d'Escompte,& 696 la Banque française, à 341 le ÇrèâU mobilier, h 104; la Banque de l'Union

parisienne à. 693-

jM~tejNt~e.à693.

Pqrm\ les valeurs industrielles, la Thomson e'êcbangé V 659 lés Etablissements OrosdiJBacpsont bien tenus à 327. V Les diemioa français sont peu actifs; Lyon, 1,350, au coiagtaût; i Nord, l,745.a.u '{comptant, ̃̃'̃ ̃̃: ̃

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Paquebots

MOUVEMENTS

Madère, 7 juillet.

RI0-P4RDQ (Hamb.-Amer. Li), Nord-BrésilHambourg, .est parti. ̃ '-̃

Leixoes, juillet.

T1JUCA (Hamb.-Amer. Li.), Centre-Bresil-Haînbourg, est parti.

JBABIA (Hamb.-Amer; Li.)', Hambourg-CentreBrésil, est arrivé. ̃

SantoB, 8 juillet.

C0RD0B4 (Hamb.-Amer.^Li.), Centre-BrésilHambourg, est parti.

CAP- VERDE (Hamb.-Amer. Li.),. Hambourg• Centre-Brésil, est arrivé. •“̃ •̃ Vigp, 8 juillet.

CAP-BVAlïCO (Hamb.-Amer. Li.), HambourgLa Plata, est parti.

Hambourg, 8 juillet.

SANTOS {Hamb.-Amer. Li:), -La Plâta-Hainbourg, est arrivé.

Marseille, 8 juillet.

ERNEST-SIMONS (C. M. M,)- venant de l'IndoChine et du Japon, est arrivé à 11 h. soir. Rio-de-Janeiro, 8 juillet.

AMAZONE (C. M. M.), venant du Brésil et de La Plata, est parti à 7 h. soir.

Colombo, 9 juillet.

DUPLEIX (C. M. M.), venant de l'irido-Chine et de l'Extrême-Orient, est parti à 10 h. matin. Lisbonne,9 juillet.

CORDILLÈRE (C. M. M.), venant du Brésil et de La Plata, est parti à 11 h. matin.

Cuxhaven, 9 juillet.

CORCOVADO (Hamb.-Anior. Li.), HambourgCentre-Brésil, est parti. Bombay, juillet.

OCEANIEN, (C. M. M,1, venant do l'Australie et de la Nouvelle-Calédonie, est parti à 5 h. soir. i, Marseille, 9 juillet.

CORDOXJAN [C. M, M.), venant de la Réunion et de Madagascar, est arrivé à 6 h. soir. Montevideo, 9 juillet.

MAGELLAN (C. M. M.)., allant au Brésil et à La Plata, est arrivé à 11 h. matin.

Port-Saïd,' 10 juillet.

OXUS (C. M. M.), venant de la Réunion et da Madagascar, est parti à 11 h. matin.

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Dans le compartiment des valeurs étrangères, la Banque cV Atliénes est à;l,it;- la. Bflizque centrale mexicaine à 393. ̃•' -'̃ Eé: ftîiï élôture à 1,820 contre l-;628. Parmi .les valeurs .industrielles russes, la Briànsk est à 3fi@ ^la. Sosnoiuice;, à 1,682. -.• Les chemins espagnolsisont plus çaltnes. Les dBh'gàtions '50/0 du 'Port du Mosdrti},

terminent à 493.

Les .oWigations 5 0/0 du Chemin de fer de Gbydz sont a. à 448 50.

Bourses étrangères

̃ M

Londres, io juillet, $-h: 15. -Marché lourd la liquidation de quinzaine dans laquelle nous entrons nous vaut des allégements. Consolidés un peu offerts. Fonds étrangers irréguliers. Valeurs cuprifères fermes. Valeurs américaines diversement traitées; on a demandé pourtant le Steel Common et l'Union Pacific. Berlin, 10 jaillet, 3 h. 15'- Bourse bien disposée. Fonds allemands et prussiens -fermes. Groupe américain soutenu. Valeurs de banques calmes. Valeurs. industrielles et de charbonnages actives, notamment la' Bochumer, la Gelsenkirchen, la Harpener. Vienne, 10 juillet,?, h. 10. Marché calme. Crédit mobilier, plus mou Chemins autrichiens, fermes Lombards, soutenus; Laenderbank, plutôt demandée.

Rome,/o juillet, 4 h. 15. La Rente garde son cours d'hier, mais les principales valeurs marquent une bonne tendance à la hausse. Bruxelles, 10 juillet, 4 h. 35. Le marché' s'est alourdi par suite d'un certain nombre de dégagements de positions en vue de la liquidation de quinzaine. I^e comptant est resté calme.

Madrid, 10 juillet, 4 h.' 20. Bourse ferme. Les valeurs d'Etat bien tenues. "Leé valeurs industrielles "conservent leurs cours antérieurs. Le change s'inscrit en clôture à 12.

f ."̃

HlFOliPTIOHS FIMGIË^ES tES CHEMINS DE FER FRANÇAIS. –Voici, au 23 juin 1908, les différences que présentent,- par rapport à la période correspondante de l'aanée. dernièro, les recettes de quelques-unes des Compagnies

Pour la vingt-cinquième semaine des années 1907 el 1908 Nord, 32,000 Ouest, 3-ijOOO;- Midi, + '71,000 Orléans + 315.000;. P. L. M., 160,000; Chemins Algériens, 4,000. Pour cent kilométrique Nord, 0 65 Ouest, 1-58; Midi, -f- 2 67; Orléans, + 5 02; P. L. M., 1 71 Chemins Algériens + 1 49.

Du i»r janvier au 23 juin Nord,.+ 836,000; O«est, 1,083,000; Midi, -+r 3.935,000; Orléans, -+- 2,723,000; P.-L.-M., + 2,370,000; Chemins Algériens, + 244,000.. `

Pour cent kilométrique Nord, + 0 70 Ouest, 1 92 Midi, + 7 •'$ Oiléans, M- 1 65; P. L. M., + 0 6?;- Chemins -Algériens, -f 4. 36.

LA PRODUCTION DU FER BRUT EN ALLEMAGNE. Pendant le mois de mai, la production du fer brut en Allemagne a été de 1,010,917 tonnes contra 979,866 en avril 190S, soit une- augmentation de 31,051 tonnes et 1,094,314 en mai 1907, soit une diminution de 83,397 tonnes ou 7,62 0/0. Pour les cinq premiers mois de l'année, la, production atteint 5;093,2i!6 tonnes contre -5,311,617 pour la période correspondance de 1907, soit une diminution de 218,321 tonnes.

CAISSE NATIONALE D'ÉPARSNE. Voici le tableau des opérations effectuées par la Caisse Nationale d'Epargne pendant le mois, de rïiâi 1908 ":̃

T'J"o.- -r< ~a"-pOL ^ll~d~·· A>n

Versements reçus de 324, /ou déposants, dont 39,636 nouveaux.. 45.143. 23107 Remboursements à 208,593 dépo-

sants, dont 29,039 489 pour solde. :41.489.050 OS Rentes achetées à

812 déposants, pour'

un capital de 86g .937 12 42.351.987 18

Excédentde dépôts. ̃̃ ̃*2.791'.g46^ Nombre; comptes existant au- ay iniariyos -:̃̃'

^164,312. ̃ y- ̃ -̃;̃ ̃-̃'

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part à Londres CI>

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AVIS

Par suite de difficultés matérielles impré- 1 oues, le tirage annoncé pour le 1 1 Juillet 1 908 et qui demandera au moins deux jours, I commencera le I 24 JUILLET 1908

à Huit heures du matin, Salle des Ingénieurs, 1 9, r. Blanche, Paris. 1

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PÉSJ6NATI0N DiËS-- VALEURS

Cours da clôture 'îîïorTd'âÛK'

.FO/VDS D'ÉTAT FRANÇAIS .T..

3 fr. O O/O Perpétuel C 95 60 95 60 3"» O. ̃ T' 95 55 ifô'W-f' 10- 3 » O O/O Amortissable.C 9(i 40 'X 45 +.. 05 3 »'.O ̃ -t 90 05 OS .> .• 15 » Obligation Tunis "C. -455 450 +.4 2 50 Annam-Tonkin 2% "S 30 7S- 90 +.. SO'' 2 50 Uà'd .gasoar2Jî;i i80ï.» 80 "80 ïo +.. 25' 3 » .̃̃–̃• looi-05» ̃ 91 50 -̃•,01 -do +.40:, ~io 15, » Afriq. Occident. o% 1903» 451 ,452 75 +.1 75 15' » Algérie. ̃ 1902.» '441 'U2 +.1. 17 60 InSo-Chine'3K;il89a.» 4D8 75 460 +.-1 25; 15.» ̃ •̃ a Z' -IWfâ..̃» >4'09- ̃̃ .• 20 »ViUede Paris 18654/» 54675 75 542.50 –.4.25 12 » ̃" ̃ "1869 3 '48S" •̃ 1

12- » 18713%» 402 50 40* 4- ̃ 1 50

,20-» ,r, v_ :JS75-4%» -5«.542- tH\ ,20 » 18704%» 537 50 539 50! + .2;. ` MO' » ̃ -• -1892 2«-«» '3G4 3G5" 4.1'V.- 10 » ̃ -1894-96 2)4 "362 50 363' +.60v 10 » 180S2'» MIS .418 10 » •' 1899 Métr*: » 403-403.25 +..25

12 50 19042"4%» «9.. 439.

,11 » 1905 2% 387. 387-50 +.50.

12 » Ville de Marseille 1877.» 408 50 407 25 1 ar» ï i deLyonl8&03~ 10750 107 75+..?<

SOCIËTÉS DE CRÉDIT '1

ET OBLIGATIONS DU CRÉDIT FONCIER

15624 Banque de France. C, 4160 4100 46 99 d'Algérie 1365 1357 -.»̃ 45 » do rindo-Chine» 11365 •• 1370 +.5 9 10 d'Athènes T 115.. 114 .[.. 5135 K'« du Mexique» 950.. 9-1-8 .2 28 31 Centr1' MexiC.» 393.. 393 22 50 -Ottomane » 708.. 710 +.2. 15 p. Esp" de Crédite 250 17 p. Hyp d'Espagne» 695 60 » Paris-Pay-BasT 1444 1444 40 » Union Paris' C 695.. 696.. +11' 12 50 50 Fri.ncCom.IndT 241.. 241.»• 9i c des Paysautr.» 468' 11 32 LandBankof Egypt.» 184.. 184. 40 » Oomp» Algérienne C 9i0,» » » Fr*nc.Min.d'OrT 74.. 74 R0 » Compt'n -t1 d'Escompte» 69G .55 » Crédit Lyonnais 1175 1174 ~.l 13 75 Indast'et Com'.C 072 G 25 Mobilier Fr nç.T 104.. 104.. 24 » Foncier Egypt.C 704 707 +.3 » » Associai, minière T 202 » » Centr IMinin?. 341.. 340 –.1 16 14 Société générale. » 664.. 664. ̃ 2S. » Crédit foncier actions.» 712 713 +.1 lli » Oblig.com1" 2.U0% ISrO. C 473 50 473 75' + 25 15 » 3% 1SS0..» 501 501 75 +.. 75 12 » 3% 1891.» 31)7.. 3!)5 .2.. 13 ». 2.60% 1892 440.. 444.. +.*• 13 » ̃ 2.U0% 1S99..» 450.. 452 50 +.2 50 15 » Oblig.fonct"3% -1879..» 500.. 500. 15 n 3% 18S3..» 43125 431.. -25 13,» 2.60%. 1885..» 450.. 451 -+--1 14'» 2.80% 1SU5..» 457 4-57 15 » ̃– 3% 1903..» 499 50 499 50 ̃̃• 'v » » Bons à lots 1OO fr. ISS?.» 70 69 .1 15. » Obl.B.Uypothr"l,OOOfr » 555.. 555 15 » 3% » 429.. 430 50 +.150

ACTIONS CHEMINS DE FERr

_ACTIONS CNEMINS,:OE FER, :1

30 » Boue à Quelma C 671 671 ». 22 50 Départementaux 3 665 50 Est ..» 921 15 50 Action de iouissance '.» 399 404.. +.5 30 » Est Algérien » 690.. 690 .I .C 19 » Métropolitain de Paris» 483 50 482 50 3% Nord-Sud» 2H6 237 + 1

50 »Midi. 1135.. 1120 –.5

25 » Action de jouissance » 555 553 .2 72 » Nord.T 1750 56. » Action de jouissance. C 1340 1347.50 +.7 50 59 «Orléans. » 1S65 ..11368 +.3 44'» ̃– Action de jouissance » 930 926 –.4 38'50 Ouest ̃̃> 81150 820 +.S 50 21 » Actionne iouissance.» 407.. 400 -.7 2S 75 Ouest-Algérien (r.à600f.)» 655 662 +.7 5S » Paris-Lyon-Méditerr. T 1345 » » Andalous » 207 ..i 205 2 33 -> » Autrichiens-Hongrois C 740 742 + .2 10 Congo sup' aux g'1 os.» 26S 267 50 50" » » Sud-Autrfch.' Lombar-.» 122 30 llr. Méridien iux d'Italie..» 685 675 –10 » »Tiord de l'Espagne T 318.. 318. » ̃ Portug is.. C 34y 15 Saragosse ̃ 398.. 397 .̃.

OBLIGATIONS CHEMINS DE FER 1

15 » Bône à Guelma C 447 4iG .1

15 .Département ux3%» 416

25' Est ô2-i"-5t>, 5% (r. 650 f.)..» 653.. 653 50 +..59 15 '•• 3% » 414.. 441 75 -.225 15" --3% nouvelles » 75 444 50 25

îgr»iO 2H %•• » 39» 25, 3y8 +.3 75

{S- «Est-Algérien 3% » 441 ..| wi 1 ,,75' 15 »Midi3% » 437 50 439.- +.150

15 »; nouvelles 442.. 440 50 -.1 50

15|» Kord ;•̃ » 461 458 50 -.2 50 15 » 3% nouvelles » 45S 459 50 +. r>0 32-50 Z% %lf- aôOOfr.).» 405 25 406 50 +..75; 15 » Orléans 3% » 437 50. '438 +.. 50 15 » 3% y. nouvelles » 442 50 441 -.1 50 l'2-50 ̃ 2^%(remD.â500f.)» 3U4 398 +V4 15 » Ouest VU 430.. 43* -2,

» nouvelles » 439 438 50 50

12 50 2'Â » 392.. 389 .'̃ -.3

1,50 n üast-n~gérien3y: 39- 38(j.. -,3

15 «Ouest- Algérien 3 %•» 432..

1.5-» Dàuphine3% » .433 435 50 +.2 50

15 » P.-L.-M. FUS. anc.3%» 438 439 50 +.1 50

15 » SI Flis.nouv.3.» 442 -443 ̃W'-t-Ti-'lîr-i

25 » !T.)Méditer.5X(r.ôi5O..» 649.. 650.. +.1.. iô-»'A\ -3% » 433.. 43375+.. 75 15 '̃/Parig-Lyon3% ISàâ- -.» «2 441 -1 -i

12 50 »<\P.-t,M.Ï^ 392 50 '3« +.1 '50 j

pimt.

constat

Bern.

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DES VALEURS

Cours de clôtura d'hier I dlaajt

̃* OBLIGATIONS- CHEMINS DE FER-

'̃13 » Sud de la France. G 416 412 dit

'h'~ » AndJous:i% I" Série.» 323 322 -.1-

.45 » 3% 2' p 328 327. .1

f".J5 » Asturies 1" hypothèque 366 50 '366 *50. `~0 \Uû »iAutr,-Honsr. 3%l" Uyp.» 431 75 _4ï2 50 +;7.î

Mi 3S!Dam.s-H m;h. -283 2<3 50 .+ .50

M* •> Etlliopiens 3% 73 75 72 5Qr-ïïâ ̃ loi- » Lomb. 3% (sud-Autp.rane.» 291 50 2,:ï- -.1 50 1*45' » nouv..» 296 50 297, 50 f*5 » Madrid-Sar;.g,3%l"liyp.» -392 50 -393 .+> 50 $5 ».: \)%2<hyp.» 385. 38,9 .50 -^i'.ïO

.i|5 .Sîtragossé-Cuença'3'.n.» 380 50 38t*75 '+.4 25 25

M5 » iNord-Espig. 3%-î" nyp.1.» 380 .373-.V. il.

>Nord.Esp.1g,3;1"hyP:" '380.. ':m~.c.1 ~.1,

"Î5 ̃_̃ :j% 2' hyp..» 377 374 50 -.2 50 50

,15 » Pampelune Spéci 1..3%» .363. 50 302 75 –75. 73

'«•»' Portugais 3 x priv- 1 fanj.'» '.33S' 336' –W.s

..20 .-> Russes 4;< 190 » .417 417.» 45 Saloniq -Çonstantinop. » 337 339. ̃ + .2 Mi »':Smyrne-C«ss-bàl89i.»| 483 4-81 50 –.1 50 ISO, » • •' lB9ô.»l 4B0 50 460.25] + 25 •«-'» VictoriaàMinas5%»i:439 50 -43S. | .1 50

ACTIONS INDUSTRIELLES &. DIVERSES

Aciéries de France.C C 495 50 -500 +.4 50 .Sp » deLoniïwy.» 1159 1169' +10 » de Mieheville» 1265 1235 –30 IÎ5 » At.etChfnt.de la Loire» 1515 1508 –.7

40 » Ch.&Atel.deSi-Nt.zJre» 885

̃10 » Agence Hav s »| 791 791

15 » B. te uxParisiens »! 250 252, +.2 » » Eri nsk. Ti 289.. 285' –.4..

151C9 CcHùl de Suez »:i400 ̃

.71' 3 7 Part de fond frC' 1991 2000 +.9 :12G0!) Société civile..» 3340 S5:3 -• 5»" » 6,74 12560 Actions jouiss.» 3350 30 » Comp^Fr.nc.d.Mét ux» 678.. 689 +11 rfl- » Société de Pen rroyi.» 1108 1109. +.1

8b' Conip "Gêner des E.~ux"i8i9

Conap»Qénér des E^ux» 1819

Génér1«Tr..ns..t.»i 203 200

20, » ̃– Havralse. 370 50

25;» Charg-' réunis..» 505..

18-20 Wag -Lits ord. T 367.. 370.. +.3.. 16 23 oriv.» 380 376 –.4 •SO"'» Contin1' Edison. 11S6 1205 +.9 15 •» In11" Téléphones» 303 ̃ 20 "Docks de Marseille. >> 374.. 3.73 .1 ;75 » Eaux therm de Vichy. 2105 2L40 +35 40 Etàblissem» Cusenier.» 572 575 +.3 7 » Dec uville» 5025 53 +.2 75 S0 » Duval » 1330 25 » Fig->roe»-c.l2,15f.'j«avr.0S» 387.. 385 .2

» » Fives-Lille »"435.. 43t .1

50 » ïorg.&Ac.dol Marine» 1324 1324 85 » du N.& de l'Bst» 1785.. 17S5

55 » F"&CtlsdelaMéditeiT.» U30 1130

'io' » Grund-Hotel. » 274 50.278 +.3 50

55 "1 Fu &: Ch' de la. MéditeIT, ld7 11;m.

li 23 Gd1 Moulins de Corbeil» 147 147 50 +..50

SO » Schneider &C Creusot» 1810 1845 +.5

15 » Soc. met. de Montb^rd» 226 220 GO » GazCëntral 11 1477 148» +.7 28 50 Magasins Génde Paris» 612 50 620 +".7 50 200 » Eoieo. 3475 3425 S0 45 » Mokt -el-Hadid500 p.» J844 16;>9 –.5 "12 SOiMèss feeries M-ritim..» 15G 156 50 +.. 50 17 90H<.lfid.no 555 » » Omnibus de Paris T 990.. 986 :4 •14 » Orosdi-Back -227 227 10 "̃-» Trimw,ys-Sud 152. 151 -1 20 » Petit Journ 1.C 300 50 303 +.2 50 ;&S » Petit Parisien part bén.» 728 732 +.4.. ,19 20 Printemps » 492.. 490. .2.. ii » Rente Foncière » 432 ..I 423.. -.9.. ̃m 1? Rio-Tinto T 1628 ..1620.. -.8.. 34. Société c'-de Dynamite» 654 501 6p0 .4 50. 15 » S" Paris0 d'Ind"1 éiectr.»' 232 ..j 233 ..+.!• » Sels gemm Rus. mérid» 400 .J 404 –.2 » Société duGaz de Paris 277 50 i 277 50 30 » Ch rb.de Sosnowice..T 1684 ..jie>2 –.2 27 50 Thomson-Houston. 6o9 ..I 659 30 » Tramways Fr nç is..0 587 53S 1 50 » Télégr phes duword..» 740.. 7i0 41 » Union des G z 1" série..» S40 7 M Voitures de Paris. 204 185 +19 i.

FONDS D'ÉTAT ÉTRANGERS ,j

S SOtAnglais 2 M T 87 70

4 » Autrichiens 4 or C 98 75 99 25,. r-'i •̃'» Argentin 4% 1S96 (Resoi)T 92 4.», .-4% 1900 9G >•̃ 4 » Brésil^- l>-8;» » 85 30 85 35 +.. 05 j- 5% if 8(Funding)..C 103.50 ~50 23' » Bulgarie (Princ.de) 5% ls96» 500 500 .i 25 » 5%1902T 5Q:, » » Congo (Bons à lots) C 81.. 81 50+.. 50

•15 » Doman ".Autriche 1S8U.» 31n 50 311 +' 50

4 » Emp.Chinois4%lin » ̃ 97 47 98 +.. 53

4 4 Egypte Unifiée 102 20 102 50 +.. 30..

3 50. Privilégiée » 9S 90 98 90 v*

3:iO Privilégiée.» 9890 JO 9800 ~J ,'Ó.

4 Espagne Extérieur e4%ï- 96 40 96 20 20- 25 » Espirito-Santo C 487

30 » Haïti 6 IS'JiJ » 463 463 •-

» » Hellénique 1881. 257 50 25.̃ 2 50

4 Italien -3-îi %T 102 90 103 05 +.. 15 4 » Japonais i% 1905 » 87.

2b » Maroc ii 1904 » 515;.

2 4~-3 Maroc 5 190~ .»515 'H"

4 » Mexicain 4% 1904 » 94 10 v. 5 » Minas GeraesS 1897. C i'jS 50 501 +.2 50 3 50 Norvégien 3»4%jy04-05.» 93 95 > 94 •̃ +.. 05 3 »;Portugais3% T 63 75 63 80 +.. 05

2 50 Obi. Tabac Portug. 4% %.C 499.. 497 -.2-

4 Hongrois4% or.93 75 93 90 +v. 13 i «Roumain 4% 1898. 90 55 90 55 5 » Russe 5% 1S2Î. » 109 25 110.. +-.73. 4 » 4% 1880 » S4 75 84 73 ̃ k (̃̃̃̃̃ 4%lt>ii9 85.. 8523 +..25 I i- » iC0llS0l.4%l"&2«5".T 87 35 87 80 +.. 45 4 » 4% 1901. 86 40 "80 50+.. 10 .0.» ,3% 1891-1894 or.» 73 80 -73 80 •«•'• :̃– ;ï%-iSi«or. ̃ 72JB JiUSS -b^-OH

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ENTREPRISE COMPTABLE et CABINET JURIDIQUE

110. RUE DE RIVOLI. 110

DUTêr.

constat.

Bern. reven

DESIGNATION

DES VALEURS

Cours de clôture

jl'aSer ) d'aui..

1 FONDS D'ÉTAT ÉTRANGERS

i;SS:B0--RuSso-SJi.iS9'i»;v T 78 25 78 90 +.. 65-

4. »i 'M lotér2T.'O667.C 78 75 '78 70 -05

}25 BonsduTrês'ùîMOOiT 509.. 509.̃ 05 ̃5 »' 3rl906.v. » 98 27 9850 +..23

̃ 4 » Serbie 4%-180.1 .»̃ » 84: f5 83 32 83

'¡,q!, s .Sacbia 1r-180~ ..8l- 15 83 8E~- 83,

̃25 » 5%19O2«IOnopol.» 500. -<̃, 3-50 SuiBS.ç-3^çp.f.l899-l?e2C 97 96,90 10-

f 4. ». nette Turque. cqnv-Ûnif.. T. 96 95- 97 05+.. 10.

>20 » Ottom.Consol.-4%» 492 .V..v

'.20 » Ottom. priorif6:4 488.k t-20 » Obli£: ©ou ̃nesi^v.» 479 ̃'Si 00 .Urugu^SKjf 'A 1891.C 71 70 7135 -• 35"

OBLIGATIONS DIVERSES

» » Pru^ma Bons a lots C 108'

-&V » Suer 5 "/{.» 594' 590 –.41-5-» ̃ ̃ 3îi;̃̃.» :475- -'477 +.2 ..̃. 25 » PortduRbs rio. 493.. 493. 20 »C«desMétux » 495 25 499 +.3 75 ̃1.") » Transitl ntiqué.» 383 50 380.. –.3 50 10 » Génér'«desEaux3%» 430 50 430 50 25 » 4%» 505 509 50 +.4 50 27 » Fives-Lille 4% » 479.. 473 50 5 50 20 »GazetEux » ̃ 490 25 490 23 20 » Français et Etrang» 489 50 4S9 50 25 » Centr 14% » 507 50 503 50 -.4

•24 Litsmilit ires » 610

17 50 Mess geries Marital1.» 406 408 +.2 20 » Omnibus 4 494 25 17 50 Voitures :t 385.. 380 50 –.4 50 20 LdB nk of Egypt 391 » » 'W, gons-Lits 1 » 505.. 505.

MARCHÉ EN BANQUE 10 juillet

| Hier lAuiourd 1 Hier | Auiourd Argentin t%7 S8 75 88 90 CapoCopper.T 179 50 179 50 Bresil5%1895 97 25 97 15 Taarsis nouv> 146.. 144 50 5-/1903 97 40 97 00 Platine. C 3S6 v. 395.. 4%Resci 84.. 83 90 Electr.Lille..) 243 intèr.Espaen- 71-47 71-45 Union Tramw» 39. Mexicain 5% Y. 52 32 -52 40 Cercle Vichy. > 120 3%. 34 90 34 97 Cnal. Nèccss.J 1101 1105 R0um.5'03O 100 85 100 80 Cercl.Honaco» 4S4O.. LotsTurcs.T 179 23 179. Cina..> 978.. 979.. DeBeersordi 26 i- 50 260 50 0iil4%i 303 50 302.. Harpener ..> 1507 1504 Plaq.lumicm 512 510 ̃ Hartmann.» ,53S.536 Tav.Poussst.i 107.: 106 50 Huancliaca.il 97 25 '97 Zimmar.i 80 75 Lauriunigrec» '52 50-5150 Soio artif.act» 253.. 253. ScLorDietrici 515 550 parts» I 50 48

̃ A terme, les. échanges ont été réduits, pour ainsi dire. a. leur strict minimum. Aussi les variatio,ps de cours sont-elles sans importance. Dans le groupe des Fonds d'Etal, plusieurs n'ont pas été traités cependant le Brésilien 1903 gagne 20 centimes que perd le Chilien 41 '/2 1906. La De Becrs ordinaire recule de 4 francs et la préférence de'3 francs; Toula, 234 contre 23S Harpener, 1.504 au lieu 'de 1,507 recul de 2 francs sur la Hartmann de 1 fr. 50 sur la Tkarsis l Cape Copper sans changement.

Au comptant, les obligations 1™. hypothèque 50/0 de la Compagnie du, chemin de. fer NôrdEst de l'Espagne sont à 469. A ce cours, leur rendement net est très-voisin de 5 0/0. On sait que ces titres ont détaché, le 1er courant, un coupon intérimaire de 6 fr. 25, pour trois mois d'intérêt, et qui a été mis en paiement à raison de 5 fr. 75 net. Obligations 5 0/0 de la Compagnie de Tramways, Eclairage et Force à Rio-de-Janeiro, 412 50. ̃

MINES D'OR A PARIS 10 juillet

Cassinga. 5 LangiaagteEst 66 61 75

Cnartered 20 50 19 75 fflay Consol. iO D0 41.

Consol.-tol.dfi. 9i 75 -92.. NewGocli. 2175 ..1 22.. Crown Deep.. 3:ii 3:>0 New Steyn Est 26'50 26 50 EastRaoï. 102 50 101.. Randfo-Est-G. 35 50! 36. FerréiraGold. 380" 376.. Rand Mines. 153 D0: 15H 50 Frencli-Rand.. 1750 17.. Robinson Deep 105 50' 105' G3duld-Prop. 40 25 40 25 Gold 250.. 248 50 Geldenh.Decp. 122. RoodeportC.D. i:: Estate 42 50 '42.. Rose Deep. 103.. 102 50 Gen.Min;Fin.. 27.. 20 25 Simmer and J. 41.. 4150 GoerzA: 22 25 20 ."0 S.Afr.Gold Tr. («25 Golden Horse S 150.. 117 50 Transv. Uni 50 25 49 25

JqbsnnPSQ.'nv 21 50 24 25 Goldfi. 18 75

Lancaster. -4 50 l 50 VanDvkPr, 29. ̃ Village M.R. 98 25 98.

^Par suite de quelques offres de Londres et en raison d'un marche peu actif, les mines sudjaïricaines sont un peu tassées.

La Compagnie française des Mines d'or et. de (l'Afrique du Sud a reçu avis de la Chambre des !mines de Johannesburg que la production totale de juin a été la suivante

550.240 onces d'or fin pour les mines du Witvatersrand, et 24.733 onces d'or fin pour les mines des autres districts au total,. 574,973 onces d'or fin (17,883' kil. 385 gr.) d'une valeur de 2,442,329 liv. st. (61,058,225 francs).

Pour mai, le rendement total avait été de 581,992 onces d'or fin (18,101 kil. 697 gr.), d'une Valeur de 2,472,143 liv. st. (61,803,575 francs). Il ;se "décomposait ainsi 55S.243 onces d'or fin pour les mines du Witwatersrand et 23,749 onces- pour les. mines des autres districts. Il y a donc, pour-juin, une diminution de 7,019, onces, mais cemuisne çoiupte que 30.jours,-

•• mmm pi m pi louest Enlèvement des bagages à domicile dans Paris ,au,nioriient des départs pour la Cainpagnect

lesÈaUis de Mer.. ̃

En prévision de la grande afflugnee des voyageurs qui partent de Paris à l'approché du. 14 juillet, la Compagnie de l'Ouest va reprendre le service temporaire d'enlèvement des bagages à domicile qui a été -si apprécié l'an dernier. ̃ ̃;

/TE service s'applique aux 10 Rremiers,'auii6''et tj iïï* arrondissements de Paris. Il fonctionner* les 11, 12 et 13 juillet.

Tout voyageur se rendant à l'une- des gàresdtt rgse.au, aux dates ci-dessus indiquées, peut, moyennant la taxe minime de 0 fr. 10 par colis, faire transporter ses bagages do son domicile aux gares Saint-Lazare' Montpàrnasse ou Invalides et se décharger ;du' soin de leur enregistrement. IL lui suffit, pour profiter de ces dispbsitipps exceptionnelles, de remplir uno des formules spéciales qui se trouvent dans tous lés 'bureaux de villeSet les gares de la Compagnie, à Paris, et de la faire parvenir au' bureau central d\i service, 20, rue de Grammoit, l'avant-veille de son départ, avant 7 'heures du soir. -.̃̃• L'enlèvement des bagages s'effectue la veillefdil L jour indiqué pour le départ, l'après-midi' à partir de deux heures. •̃ tu moment, de prendre son train, le voyageur r n'a plus qu'a se présenter au Bureau des Renseignements .de la gare Sàint-Làzaro (Galerie du rez-de-chaussée), et aux Bureaux des Renseignements 'des. gares Montparnasse et Invalides pour y retirer, contre payement, une enveloppe a son nom indiquant la somme qu'il doit verser et. contenant ses billets avec son bullethi de bagages. COURSES a ]|Jaisons-]jAffittb- !'̃ Arrêfà Maisains-Laffitte dû train de luxe. nf $28 8 de TrouvUle-Deauville à Paris et du train express 357 de Paris à Trouville-Dèauville. lès 12, 16, 23 et 26 juillet 1908.

L'A Compagnie des chemins de fer de l'Ouest 4 l'honneur de porter à la connaissance du public qu'à l'occasion des courses à MaisonsLaffitte, le train de luxb 328 de TrouvilleDeauville à Paris, partant de Trouville à 8 h. 36 du matin, s'arrêtera' exceptionnellement à Maisons-Laffitte les 12, 16, 23-.et ̃* 26 juillet, à 11 h. 40 du matin, pour y laisser des voyageurs. LE train express n° 357 de Paris à TrouvjijeDeaiivillc. s'arrêtera également à MaisonsLaffltte à'ces mêmes dates, à 5 h. 20 du soir, pour y prendre des voyageurs. ̃ ;•

ÉCOLE PRATIQUE

DE campviERcç HOMMES | Rue do Rivoli, 53.

DAMES Ru« Salnt-Penia.S.

X>zv>it Commerça Industrie Finance Comptabilité Langues Sténo-Dactylographie, etc.

PAR CORRlÊipONDANCE Les mêmes cours, que ci-dessus. ,{

7 Établissements PARIS 1 BQROEAUX :M NANTES' W

Dlttr. constat.

1 Bourses étrangères

l, LONDRES, 10 juillet. V

I Hier |. ftuiourd. t| |. Hier "AiiloW.

Consolidés^ S7 13/16 S7 :i/4 Turc Unifié. 96 3/8 963/8

Franc. -3 JJ;. 95/- 95; Japonâ;i02 ̃̃09" :• .'»»;

Arçen. 1883 102 3/ i 10.i Barin.Oftonï 17 ?/S -18.

Brésil 4 y.. S3 5/8 S5 1/2 Anaconda. 9 9 .'l'iO

EflYPt3!45! 96 1,"4 96 1/i Rio. :6t7/8 Gi 5/8 Exter. Esp. 91- 3/4 94 3/4 Tharsis 5 3/1 5'3/4

Italien :(. ia2.t;2. 102,1,2 Chahg.s.P'i',2ô25 -I-. 2525

!-It.a~en, :¡:r,' ,1(12 ,1; ,1,()2 ,1,,2\1 Chahg, s,.P" :.¡' 25., f.,

Portugais.. 6:i 1/2 6:i :5/S laah.Batut; 1 3/8 M 5/jll Busso-4% SS^/a 86.1/Î Argent met. 25 25. 2-4-9/10

BERLIN 10 juillet

Allamajîd 3% ,S2 83.. Dresdner Bank 136 60 139 ;S0

Prussien 3%. 82 70 82 80 ̃ Disçonto Corn. Ici. 20 *Ï71 20

Extérieure. '95^75 95 75 Deutsctie Bank 230 10 '230 40 RussoCons4;É 81.. Si.. Berlin Hand.. 159 70 159 70

Hongrois 9^50 93 40 Bqchuiner. 211 20 -212 ,10

Italien ̃& loi 10 101 10 Laura' 204 '70 20t '60

Turc Unifié. '-95 80 95 80 Gelsonkirchèn 188-20' -18S 50 °' ̃Ch.Autrionleite 148 60 118 60 HarponSr. 197:90 197' -S0 Ch-Loinbariis-. 22 90 22 70 Chanqes Paris SI 10" 811 0-

BRUXELLES, 10 juiHët

Brésil 4% 83 56 SC S3 37 Rio Tinto. 1632 [1627

EXtèrieurot% 94 75 94 ?5 Saragosseact 399:50!,n>98'7S:

Turc Unifié. 96 50 .96 25 Nord Esp. aot. i 318 75! 317 Banque Ottora 722 jMétrop. Paris 483 251 481 73 Lots Turcs. 1S0 25 180.. ̃ Railways élec i 130 50 130 75' lots Congo.J 79 75 80 Parisien. èlect' 234 1 23a È5

VIENNE. 10 juillet .1

Autrichien Or. I 116 75 115 90 Lœnderkank.. 438 20|-i3S

Couron 97 10 96 95 Alpines; U68 -669'50- HongroisOr.. 11] 10 111 Tabacs Ottom'. 430. 429' Gourou 93.. 92 05 Chein Autrioh. G9i 50 -'695.70. Autr.-Hong. 1747 ..1756 Lomoards. 119 ..| ill'20'- Crédit Autrich 620 20 ClS 50| Lots Turcs. 186 70 r 185 50; Créd.Fonc-Aut 1059 1059 ..| Change s'Paris 93 13' 95 45!

ROME. 10 juillet lîADRID, 10 juillet

Rente ltal.5 i 103 10 103 10 Intérieure i% 83 10 83"

-"3% 70 70 Amortiss.5% | 101 30 Kl 30

BânqHationale 1256 1255 i. Banq.d'Espagn 445- ,447 ..̃

BënqNotianala 1256 4"aa Banq,d'Espaan .5 'A47. :v

Cli.Jiéridion. 667 .666 BanqHypoLiè. 219.; ,218: °: Ch.Méditcrran 400.. 402.. Explosifs 330 330' Chaugs s'Paris 99 82 99 92 Change s'Pàris 12 05 12.

NEW-YORK, 10 juillet'

Atchlson-Top. 83 1/8 S2 1;2| Korr.W. priv.. S0 S0 CanadaPaciflo. 163 1,4 lt)2 1/4 Pensylvaais. 12»' 1221/4

Chicago* Paul 137 7/8 1:17 1/8 Union Pacific.. 119 3/8 148

D.nv.-Sia->. 25 1/2 25 1/2 West. Un. Tel 55./ 54

Erierailcad: 20 1/S 19 '1/2 Argént-Mètall 5:i 17-2 ;53- 1/4 Erlé g6n, ,)lJL. 62./ 62. Amalgam.Cop.. 70 1/8 -68 3/8 Illinois c nt.. 134 133 l,ï Anaconda. •. ii 5/8 .431/4 Lquisv. Hisn. 100 1/4 107 l'2 îalumat Hëc. 660 660

Héw-ï-HuJs.. 105 .i.1104 1/4| Ouivre 12-81, li:Sl j

N~w+Hujs.. 105 IfOi Inl' ~anre 12.81, :81J

New-Ï-Ontai-. '39 3/8 39 .|

MINES D'0R;A LONDRES 10 juillet >

Afr.Eur.Inv. 15/32 15/32 Jump.Oeen.i 1 1/4 1-1/4 Apex 2 5;10 2 3/8 Kleinfontéln 2 1/4 2.1/16 Angl.French 1 1/32 1 1/32 Langl. Est. 2 .9/16 '> 2 '9/16

AuroraW.. 7/32 ,7/32 «ey.&C!\arl .3 -7/16 3 7/16

Chartered.15,. 14;7 «lodderfonL 8 1/4 -8 US Cindersl. 0. 2 3/16 2 3/16: New Goch.. 16/3 16/3

.CltyandSub 1 7/S 1 7/S New Steyn.. 11/16 11/10

,Clt,yandsUb 13 .l 1 1. Raprse steyo, 1 16 .,11116

Crown.Deap 13. 13. NourseM.. 2 7'16 2 7/16

Crown Reaf 6 6 Rand Collier 7/S 7/8 j DeBeets-D. ̃ 10 3/8. 10 1/8 Rand Mines. -6 3/16 6 1/16 Durban Dp.. 1 3/8 1 3/8 Rob'.ViC. Dia Dta 1 7/1C 1.7/46 Ouro.Rood. 1 SIS 1 3/8, Robinson-D. '-4 -1/8 ̃' 4 1/8 EastRand.. 4 1/16 4 .| Rood.UM R 17/16 1 7'1G I £attR:Miii. 11/16 H/16, Rosé Deep.. 4 1/8 4.1, i Ferreira. 15 1/4 15 Simm^Jack 15/8' ̃̃̃l'o.'ft Ferreîpà D- 5 ̃/• 5 Swaz Corp. l'4 ̃' 1?4 Geduld. 119/32 :i9.6 Trans.C.Ld l 15/16 ̃ l-15flfi

Geldenh. Dp 4 7/8 '4.-7/'sj Tr.Delagoa. 1.3/8 :i 3?8

Geldenli.;Est 1 ï/i ̃' 1 3/4! TransV.G.M 2 1/4 2 \M

Gen.Min.F. Op 11/16 1 l/6; Treasury -8/6 'S/tf 8owz. 10,10 16/10..Van Dyk. 1 1/16 -11/16 Gold.Hors.S. 6. 5 29'32 Van Ryn. 3 5/8 3 5/8 Goldfiejds '3 3;i 3 5:8 Vereeniging 15/32 .15/32

Jageçfont.' -3.7M6 3 3/8 Village M.R. 3 15/16 3'15/16

Jubiles- ̃̃ 1.7/16 1 7/16 WéstR. tons 9/16" -9/4.6 Jumpers. ̃ 17;6 17/6 WitwatDsep 4-1/8 4 1/S Wolhuter.. 3 1/16 ,2-1/16

Prochaine réponse des primas i 9 juillet. Reports 10 juillet v. '̃- Londres, 10 juillet, Sh. 25:sài.«-r I^a liquidation, bien qu'ayant eu. lieu1 âyée. des reports normaux, nous a- valu quelques offres dues aux vacances auxquelles on se prépare. Baisse 4e- 1/4 sur la Ferreira, de 1/8 sur la Consolidated Goldiields, la New Mo'dd'orfbntoin, la Rand Mines, de i/16 sur l'East RaUd; âe'1/82 sur lavGeduld. •.•̃ Pas de changement sur l'Anglo-French.la la: Crown Reef, la. Crown Deep, la City and SubûfI ban, la Glen Deep, la Jubiiee, la Jumpërs Dëep, la Langlaagte Estate, la Nourse Deep, la Roso Deep, etc.- · ̃ ̃ Dans le groupe djatnantifère, baisse de;l/4siiri la De Beers ordinawe. Premier Diamond, vï/8. Dans la rue, à 5 h. 10, tendance calme. DERNIERS COURS ETRANGERS

| Hier | Aujourd..

Barcelone. CSange sur Paris. 1220- 12 'i0

Gênes. .99.87 99.87

Valparaiso sur Londres. 8 11/32 8 9/32 Rio-de- Janeiro 15 3/16

Métaux 'sur Londres

Cuivre, comptant 57 7/6- contre. 57,! 17/8 âtroismois. î>S~ •-̃–̃. ̃' :58ilft/. Plomb anglais-. 12»16/S •̃•»« espagaol. 13 '5/.