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Title : Figaro : journal non politique

Publisher : (Paris)

Publication date : 1898-05-24

Contributor : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributor : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 24 mai 1898

Description : 1898/05/24 (Numéro 144).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k284389h

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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ianopeUe Chambre Non, ces élections ne sont pas trop mauvaises, et j'espère le démontrer aux trembleurs et aux découragés; deux groupes dont je n'ai jamais fait partie, encore bien qu'ils se recrutent à peu près exclusivement parmi mes amis. Mais auparavant il faut que le lecteur subisse deux remarques.

Première remarque. Je me suis toujours demandé si le Sphinx, le fameux Sphinx qui faisait périr les gens incapables de deviner ses rébus, le Sphinx, père et symbole des examinateurs, cauchemars et bourreaux que nos potaches subiront au mois de juillet; je me suis demandé si le Sphinx aurait pu répondre aux questions qu'il posait et si OEdipe ne lui a pas échappé, à la faveur de la profonde stupéfaction qu'il lui a causée, en lui montrant un homme plus subtil qu'il ne l'était lui, Sphinx, même.

Et, rapprochant cette réflexion de la râge que nous avons tous d'interpréter les volontés du sphinx démocratique, le Suffrage universel, je me demande si ce bon Suffrage se prête à tous les calculs que nous lui supposons.

Je crois qu'en dehors de certaines circonstances tragiques, urgentes, l'électeur est le jouet du hasard et d'imperceptibles incidents. Evidemment, quand il se figure avoir les partageux sur le dos, comme en 1848, il va instinctivement chercher le sabre sauveur. De même, quand il entend sonner sur les routes durcies par les gelées les pas des régiments étrangers, il va d'instinct aux monarchistes pacificateurs. Là, ses volontés ne sont pas difficiles à deviner; il les exprime clairement.

Mais, quand il n'a pas très peur, il ne sait pas très bien ce, qu'il veut, et ses volontés, représentées par des noms, se trouvent à la merci d'antipathies et d'enthousiasmes irraisonnés. Eues subissent dès contingences, des rencontres de circonstances plutôt qu'elles n'affirment des principes.

D'ailleurs, le Suffrage universel, il est en perpétuelle transformation par le départ des générations usées et l'afflux des générations nouvelles. Il n'offre qu'une fixité relative, et il se déjuge facilement, avec une. tendance constante, cependant, vers.îâ chose établie, vers de qui lui paraît .pourvu de vitalité et d'avenir. ;Doncv ne pas trop fier à ce qu'ou 'Croit découvrir de sa pensée dans ses choix.

Seconde remarque. Nos classifications sont un peu arbitraires, parce que nous imitons le vieux capitaine qui buvait son lait avec des lunettes vertes pour se figurer que c'était de l'absinthe. Nous voyons les' choses comme nous les voutons, ayant de les voir comme elles sont.

Ici, un journal gouvernemental est porté à compter comme républicain modéré quiconque ne crie pas «Vive l'Empereur !Vive le Roi! » ou « Vive la révolution sociale Là, un journal monarchiste est porté à enfler d'un côté les contingents radicaux et de l'autre les contingents conservateurs. Plus loin, un communard amplifie les succès des socialistes.

Cause d'erreur, cause subjective d'erreur, aggravée par une autre cause, objective celle-là, qui résulte de la versatilité des hommes politiques.

On voit des députés passer du centre gauche au radicalisme dans le cours d'une législature. On en voit partis en vacances avec le culte du ministère, revenir ses adversaires. Le député est un homme qui change au contact de ses électeurs, et qui change aussi au contact de. ses collègues.

Nos classifications sont donc faussées Matois et; par le troublé de nos appréciations et'par l'instabilité des hommes que nous classons.

Ces réserves faites, il faut reconnaître d'une façon générale que le ballottage a été moins bon pour les républicains modérés que ne l'avait été le premier tour de scrutin. C'était prévu et certain. Cela n'en atténue pas moins la majorité des modérés, dont les gros bataillons ont passé au premier tour.

Ainsi, ceux que nous appelons ici les progressistes, c'est-à-dire, les républicains ministériels et les ralliés, massés avec les conservateurs, avaient, après le premier tour de scrutin, une majorité de cent seize voix sur la coalition des radicaux, des radicaux-socialistes et des socialistes.

'Au second tour, ils arrivent soixanteneuf, et la coalition radicale-socialiste fait passer cent cinq députés, soit un déchet de près de quarante voix.

Si l'on étudie les scrutins, on constate trois faits en dehors du maintien de la majorité entre les mains des républicains modérés augmentés des conservateurs.

Premier fait L'opposition de droite opposition d'ailleurs bien édulcorée qui forme des appoints à la majorité dans tous les votes importants reste stationnaire.

Second fait Apparition sur le champ de bataille du républicain catholique: Il y a là un petit groupe d'hommes tout à fait remarquables dont on entendra parler, qui sont à la fois pratiques et militants, qui sont nés à la vie politique, appelés par Léon XIII, aidés par Etienne Lamy, et qui, comme Gourd à Lyon et Motte à Roûbaix, ont conquis leurs sièges de haute lutte sur le radicalisme ou le socialisme.

.La France, iusâtt'îéù fi'â le ca-

tholicisme en politique que sous la forme aristocratique et contemplative. Elle va le voir sous sa forme démocratique et militante. Et elle a déjà vu hier, en plein Paris, les catholiques donner une aubade avec musique, lampions et drapeaux, à l'américaine, au nouveau député Lerolle. Troisième fait Décapitation et pullulement simultanés des socialistes. Ce parti a diminué en qualité et gagné en nombre, suivant le vieux principe physique, qui veut que l'on gagne en surface ce que l'on perd en profondeur. Et, chose singulière, les agglomérations urbaines qui ont tâté des députés socialistes ont une tendance à les lâcher et à les exporter vers les campagnes. C'est là le petit point noir pour l'avenir de la Chambre. gris plutôt.

Car pendant des années et des années encore, des siècles peut-être, la France se comportera avec les députés socialistes comme les petites filles avec leur pou;pée. L'enfant caresse la poupée et lui parle comme à une grande personne, jusqu'à ce qu'elle lui fasse subir l'ovariotomie, et alors le son qui coule du ventre ouvert de la poupée révèle à la petite fille l'inutilité de sa tendresse.

Mais la grande et un peu comique leçon qui se dégage de la. journée d'hier, et que l'on peut tirer de la composition aujourd'hui connue de la Chambre nouvelle, la voici

D'après notre classification, que nous avons lieu de tenir pour bonne jusqu'à ce que l'événement en ait démontré les erreurs, les républicains modérés, dans la future Chambre, sont au, nombre de deux cent soixante-deux; les radicaux, radicaux-socialistes, socialistes, massés, sont au nombre de deux cent soixantetrois.

Il en résulte que, si l'on ne s'occupe que des républicains, il n'y a pas de majorité dans la Chambre, vu que les deux camps républicains s'équilibrent à une voix près.

Il en résulte enfin que les députés conservateurs, avec leurs cinquante voix, sont les maîtres absolus. de la future Chambre, qu'ils portent avec eux la victoire et qu'ils l'emmèneront avec eux, partout où ils iront.

Il en résulte que le groupe conservateur, maître de la situation, a une partie magnifique de pacification sociale et politique à jouer. Tout cela est mathématique.

.Oh 1 |e sais bien que les républicains ne se résigneront pas du premier coup à cette situation, lorsqu'ils la comprendront, Ifs feront tout pour y échapper, tout,- c'est-à-dire qu'ils. essayeront de la concentration. Cette concentration,.ils ne peuvent la réaliser que si le cabinet modéré, actuellement au pouvoir, défaille, si M. Méline ne veut pas comprendre l'invraisemblable conjoncture qui lui permet, en somme, d'imiter Louis XIY entrant dans son Parlement, armé d'un fouet de chasse.

Je me rends bien compte que cet accessoire ne cadre pas beaucoup avec les aptitudes physiques de l'honorable président du Conseil. Mais il peut être remplacé par un peu de ce courage moral et de cette énergie honnête dont M. Méline a donné des preuves en plusieurs circonstances dramatiques. Et si le président du Conseil le veut, il peut être le maître de cette Chambre encore amorphe et plastique dans la mollesse de ses tissus nouveaux.

Et puis, la concentration! ça ne peut pas durer. C'est le piétinement sur place, c'est l'inertie, l'immobilité, alors que les difficultés financières commençantes exigent l'activité et la décision. C'est, à l'extérieur, la démolition, le dépérisse-ment de l'alliance russe, orgueil et joyau de la troisième République. Et c'est aussi l'instabilité, la surprise perpétuelle, avec la démonétisation de notre Félix et la dissolution forcée, prononcée par un Sén-at exaspéré, où l'opportunisme, battuà la Chambre, s'est réfugié.

On peut être certain que si la concentration est essayée, on en guérira vite. Et c'est pourquoi je persiste à regarder comme intéressante la période politique dans laquelle nous allons entrer, et à répéter:

Non! ces élections ne sont pas trop mauvaises.

J. Cornély.

Échos

La Température

La hausse de la température s'accentue, mais le baromètre est en baisse sur la veille. Hier, le thermomètre marquait 16o au-dessus le matin à huit heures et 2n à deux heures de l'après-midi enfin le temps va rester chaud, mais aux ondées. Dans la soirée le thermomètre était à i6<> et le baromètre, à 756m>n, pendant le jour, restait à 755mm pendant la nuit.

Les Courses

A 2 heures, courses à Saint-Ouen. Gagnants de Robert Milton

Prix de la Vienne Forest Queen. Prix de l'Aunis: Bourdigal.

Prix de la Corréze Catherine.

Prix du Gers Ardent II.

Prix dit Limousin: Faublas.

A Travers Pans

Le cas présenté au point de vue gouvernemental par l'échec de M. André Lebon, ministre des colonies, et de M. Delpeuch, sous-secrétaire d'Etat des postes et télégraphes, n'est pas sans précédent.

Aux élections générales de 1885, deux ïnéftihreâ du cabinet Brissôn, qui était

alors en fonction, furent mis en mino«* rité, M. Hervé-Mangon, ministre de l'agriculture, et M. Dautresme, ministre àa commerce.

Le cabinet Brisson, ayant décidé de se représenter devant la nouvelle Chambre, procéda au remplacement des deux ministres battus. M. Gomot devint ministre de l'agriculture et M. Pierre Legrand, ministre du commerce. Le ministère, ainsi complété, se représenta et resta au pouvoir jusqu'à la fin de l'année. Il ne se retira que dans les premiers, jours de janvier 1886, à la suite d'un vote par lequel la Chambre n'avait accordé les crédits pour le Tonkin qu'à une voix de majorité.

Le cabinet Méline a donc toute liberté pour se mouvoir, et s'il décide de rester aux affaires, il n'aura qu'à choisir un nouveau titulaire pour les colonies et pour le sous-secrétariat des postes, MM. Lebon et Delpeuch ayant offert leur démission à M. Méline dès hier.

Vingt anciens ministres sont réélus à la Chambre nouvelle, dont dix républicains et dix radicaux.

Les anciens ministres républicains sont MM. Charles Dupuy, Christophle, Delcassé Georges Leygues Jonnart, Poincaré, Ribot, Jules Roche, Rouvier et l'amiral Rieunier. Ce dernier entre pour la première fois au Parlement comme député.

Les dix anciens ministres radicaux sont MM. Léon Bourgeois, Henri Brisson, Cavaignac, Guieysse, Lockroy, de Mahy, Mesureur, Louis Ricard, Sarrien et Viger. •

On sait que 210 députés nouveaux entrent à la Chambre.

Ce qu'il y a de curieux, c'est que près de la moitié de ces nouveaux élus rem- placent des membres qui étaient euxmêmes des nouveaux élus dans la Chambre qui va disparaître.

En p,articulier; sur les 213 nouveaux élus qui furent nommés aux élections générales de 1893 pour.la première fois, il y en a 70 qui ne rentrent pas dans la Chambre nouvelle. Il y a plus, près de 30 députés élus au cours de la législature qui finit le 31 mai, et ayant siégé moins de quatre ans4 disparaissent de la vie parlementaire. Il y. en a même quelquesuns, comme M. Hervoche, battu dans Ille-et- Vilaine, qui n'a été député que moins de six mois.

Cë cas de renouvellement «'exerçant de préférence sur les députés de date récente est assez rare. A toutes les élections précédentes au contraire, l'éviction s'était exercée surtout sur le personnel ancien au profit des nouveaux. Il y a donc là un fait qui mérite d'être signalé. La mort du duc de Bassano, dont les obsèques ont lieu aujourd'hui, fait passer le titre de duc à son fils, après qui le titre s'éteindra, à moins d'une substitution.

Nombreux sont les titres de duc et de prince donnés par Napoléon I" et déjà disparus, faute de descendance mâle duc de Vicence, duc de Dantzig, duc de Cambacérès, duc de Frioul, duc d'Istrie, duc de Castiglione, duc de Padoue, duc de Dalmatie,.duc de Dalberg, duc Decrès, duc de Gaète, duc de Valmy, duc de Raguse, duc de Rovigo, duc de Cadore, et Davout prince d'Eckmühl, dont le neveu a relevé le titre de duc d'Auerstœdt. Les titres de duc de Plaisance, duc d'Abrantès, duc de Feltre, duc de Conegliano ont été relevés par la descendance féminine.

Les titres subsistant par une descendance directe sont d'abord deux familles royales, Bernadotte et Murat, puis Berthier, prince de Wagram; Lannes, duc de Montebello; Mortier, duc de Trévise; Ney, duc d'Elchingen et prince de la Moskowa; Oudinot, duc de Reggio Régnier, duc de Massa; Suchet, duc d'Albuféra Masséna, duc de Rivoli; Fouché, duc d'Otrante, dont la descendance est établie en Sùède duc de Bassano, duc de Tarente, duc de Bellune.

Nous ne parlons pas de la descendance du prince Eugène de Beauharnais, parce qu'elle ne porte aucun titre de l'Empire. Les dues de Leuchtenberg sont Russes et portent le titre d'Altesse Impériale en Russie.

La charmante femme de notre collaborateur Albert de Saint-Albin a été, samedi, victime d'un très grave accident de voiture. Elle rentrait, vers six heures, chez elle, rue Le Peletier, dans un fiacre fermé qui marchait lentement, lorsque, sur la place de la Trinité, le fiacre fut pris en écharpe par une voiture de livraison des magasins du Louvre, conduite par un jeune cocher inexpérimenté. Le timon de cette lourde voiture pénétra par la portière ouverte et alla frapper Mme de Saint-Albin au visage, lui faisant une grande plaie contuse près du menton. Le docteur Ri.card, assisté de son -confrère le docteur Audigé, fut appelé en toute hâte et, le soir même, vint recoudre les parties déchirées. Nous souhaitons qu'il ne reste aucune trace de cet accident.

Mme Félix Faure inaugurera demain l'exposition des travaux de femmes, installée dans les salons de l'Union centrale des arts décoratifs, à l'hôtel de la Chancellerie d'Orléans, rue des Bons-Enfants. Quelques envois intéressants à signaler

Des broderies d'un très grand luxe et d'une finesse exquise, par Mmes la marquise de Nadaillac, vice-présidente du Comité, et la comtesse d'Aubigny des pyrogravures en couleurs, sur bois, par Mme Jonnart; une nappe d'autel, en satin brodé, avec cabochons, pour SaintPhilippe du Roule*, par Mlle Lucienne Desruelles une copie de panneau Louis XVI, en point des Gobelins, par Mnid la duchesse d'Uzës dès dentelles,

par Mmes André Bouilhet et Desroc.ques un vase en terre de Joseph Chéret, patiné par Mme Chéret-CarrierBelleuse, secrétaire du Comité des éventails, écrans, carnets de bal, aquarelles par Mmes de Bonneville de Marsangy, Henri Beraldi, Doll Panseron et la marquise de Grollier des cuirs sculptés, par Mmes Moye, Bertherand de Chacenay et d'Eichthal des émaux translucides, par Mlle de Montigny, et une série de petits meubles en bois pyrogravé, par Mme la comtesse de Maupeou.

Autant de petits chefs-d'œuvre sortis des mains de femmes du monde, que les amateurs d'art se disputeraient et qui constituent une exposition uniquerégal pour les délicats, qui sera publique pendant quelques jours.

jNSTANTANÉ

EDOUARD IWANGIN

L'auxiliaire attitré le collaborateur immuable et classique des five o'clock du Figaro.

Cinquante-neuf ans (déjà?). Ancien camarade, au Conservatoire, de Léo Delibes, avec qui il partagea son premier- prix de solfège, aux environs de i85o; élève de Màrmontel, de François Bazin et de Thomas.

Trenta.huit années de professorat; trentequatre de pupitre au Théâtre lyrique d'abord, puis à Lyon, qui lui doit la fondation de son Conservatoire de musique, en 73, puis à Paris, à l'Opéra, où, depuis cinq ans, il a monté, comme chef d'orchestre, Gwerzdoline, Djelma et la Cloche, du Rhin, après y avoir dirigé, comme chef de chant, de 87 à 97, les études de Lohengrin, de la Valkyrie, de Salamrnbô, de la Montagne noire, etc. Professeur au Conservatoire depuis dix-huit ans; et le plus obligeant des accompagnateurs depuis. toujours.

Lit une partition comme on lit son journal; les artistes le savent. En apercevant Mangin au piano, les plus épouvantés prennent courage ils sentent qu'une main solide les tient.

Au physique, un type tout aimable d'obèse alerte et souriant, à l'œil jeune; la barbe coupée au ras des joues, le crâne chauve. tout en rondeurs; au revers de la redingote, le ruban rouge; et sous la redingote, le cœur d'un très brave homme, qui n'a que des amis.

Signe.particuliér cômprend toutes les musiques, ce qui n'est le propre, on le sait, que d'un assez petit nombre de musiciens. Le livre d'or des dévouées. k :fce ministre dé la guerre vient de décerner 14 médailles d'honneur (argent et 6ronze) à des infirmières et infirmiers qui, l'année dernière, se sont particulièrement signalés par leur dévouement dans les hôpitaux militaires.

Les quatre médailles d'argent ont été accordées à quatre religieuses

Mme Brousse, Sœur Ambroise, de la Congrégation de la Charité de l'instruction chrétienne de Nevers. Cette religieuse s'est dévouée jour et nuit pendant l'épidémie de typhus qui sévit en juillet dernier à l'hôpital de Tulle. Mme Lamon, Sœur Gabrielle, et Mme Rodier, Sœur Hélène, de l'ordre SaintVincent-de-Paul, qui se sont distinguées pendant l'épidémie de fièvre typhoïde qui sévit sur la garnison de Castres en. décembre dernier.

Enfin Mme Sibille, Sœur Hélène, de la Congrégation de Saint-Charles, qui a accompli de nombreux actes de dévouement dans les hospices de Verdun et de Saint-Mihiel.

Voilà des distinctions honorifiques auxquelles tout le monde applaudira. Il y a quelques années, un excellent prêtre algérien, cumulant les fonctions de curé de Laghouat et celles d'aumônier militaire de la petite garnison du Sud, sollicitait de nos lecteurs l'envoi de « bons livres » destinés à créer une bibliothèque paroissiale où pourraient puiser ses ouailles civiles et militaires. Cet appel fut entendu et nous pûmes faire parvenir au curé de Laghouat de nombreuses caisses de livres qui procurent encore aujourd'hui une saine distraction à ses paroissiens.

Après un séjour de vingt et une années dans le Sud-Algérien, le curé de Laghouat, gravement atteint dans sa santé, a dû se rapprocher de la côte. Il est maintenant curé de Dely-Ibrahim, près d'Alger. Ce qu'il a fait pour ses anciens paroissiens, il voudrait le faire pour les nouveaux et nous adresse à ce propos une requête émue. Nous la transmettons bien volontiers à nos abonnés et à nos lecteurs, qu'une bonne œuvre ne laisse jamais indifférents. Qu'ils consentent à se défaire des « bons livres » déjà lus et à nous les adresser, et nous serons vite en mesure de faire parvenir au curé de Dely-Ibrahim la bibliothèque qu'il rêve de posséder pour ses paroissiens.

« Nos bons moments et nos fichus quarts d'heure. »

Nous avons parlé hier de ce petit livret d'un tour philosophique si curieux. Ajoutons, pour les personnes désireuses de tenir « la Comptabilité de leur vie » sur les bases indiquées, que la précieuse plaquette est en vente au siège de la Société des Eaux de Pougues, Chaussée-d'Antin. Hors Paris

Un des personnages les plus en vue de l'île Maurice, sir A. Célicourt, vient d'être nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Lorsque le gouvernement anglais 'décida, il y a assez longtemps, que la langue anglaise serait obligatoire devant les Tribunaux de Maurice, sir A. Célicourt fut le dernier avocat qui plaida en français.

Il plaida tout un après-midi et jusqu'à près de minuit. Quelques minutes avant minuit, il fit, dans un langage

émouvant, ses adieux à la langue française, et à minuit sonnant il s'arrêta. Le gouvernement anglais a, .du.resi», rapporté depuis la. mesure antilihérale qu'il avait prise à l'époque, et sir A, Célicourt n'y est pas resté étranger. Nouvelles de Suisse.

On s'arrête beaucoup à Bâle, surtout depuis l'ouverture du Musée'historique de la ville, qui, à lui seul, vaut le voyage. L'Hôtel des Trois Rois est toujours le rendez-vous de la belle clientèle. Son succès qui dure depuis huit siècles, ne se dément pas.

A Rheinfelden, dont les Bains salins sont si fréquentés par les Français, la saison a commencé le 1er mai. Excellent .départ. Les nouvelles installations. de M. Dietschy continuent à faire leurs preuves. Elles complètent admirablement la station,.qui est d'ailleurs en pleine prospérité. •̃

Nouvelles ci la Main

Lu ce quatrain crayonné sur le parapet du quai d'Orsay, non loin de l'endroit choisi par l'ex-député musulman pour ses intempestives ablutions

Nous ne verrons plus parmi nous

Sidi Grenier. 0 sort funeste!

Lui qui s'habillait d'un burnous,

Il a maintenant une veste.

Une charmante dame est en train de montrer sa volière à un amateur d'oi seaux. Soudain, elle s'arrête, fâchée, devant une cage

-Voyez donc ce vilain sale Il a déjà gaspillé toute son eau à se nettoyer! Le Masque de Fer.

Sa Ion du Figaro SALON DES ÉVENTAILLISTES

Le concours organisé par le Syndicat de l'Eventail, pour un «Eventail d'Eté», a été clos avant-hier, et l'exposition des envois adressés par les concurrents sera ouverfe aujourd'hui mardi, 3,heures.

Le Comité s'est réuni dimanche au Salon du Figaro parmi les projets qui ont 'été-; soumis à son examen, la plupart sont intéressants, il en est quelques-uns- de •très -re•marquables l'exposition qui Rouvre aujourd'hui présentera donc, pour le public comme pour les spécialistes, un vif intérêt. Les' récompenses seront décernées dans le courant de la semaine, et les concurrents pourront dès lors signer leurs envois qui, jusque-là, doivent rester anonymes. LA CHAMBREJJU r JUIN Nous avons donné dès hier matin, dans notre seconde édition, servie à tous nos abonnés et acheteurs deParis, l'ensemble des résultats du scrutin du 22 mai. A l'heure où nous avons terminé notre édition des départements, les résultats suivants nous manquaient encore Allier (Montluçon,lre), Letang, soc., 9,311. Elu. (Montluçon, 2e), Sauvanet, soc., 8,677. Elu. (Moulins, 2e), Ville, rad.-soc, 9,069. Elu. Basses-Alpes (Sisteron), M. Robert, rad., 2,087. Elu.

Ariège (Saint-Girons), Galy-Gasparou, progressiste, 8,960. Elu.

Bouches-du-Rhône (Arles), Michel, radio.soc, 11,411. Elu.

ClMrenie-Inférieure (Saint-J ean-d' Angely), Roy de Loulay, bon., 9,778. Elu. (Saintes), Denis, prog., 7,394. Elu.

Corrèze (Tulle, 1"), Borie, rad., 8,016. Elu. (Tulle, 2e), Vacher, rad., 8,285.. Elu. Drôme (Nyons), comte d'Autan, 4,390. Elu. Gard (Le Vigan), Pastre, soc., 8,087. Elu. Loire (Montbrison, 2e), Charles Dorian, prog., 8,477. Elu. (Saint-Etienne, Victor Galley, progr., 7,543. Elu.

Lot (CaUors),Emile Rey, pro'g., 13,972. Elu. Lot-et-Garonne (Marmande), Melliet, rad.socialiste, 9,647. Elu. Meurthe-etrMoselle (Toul), Chapuis, rad., 8,885. Elu.

Nord (Lille, 3<0, Rogez fils, prog., 7,961. Elu. (Valenciennes, Se), Sirot-Mallez, rép., 10,914. Elu.

Seine-In férieure (Rouen, 2e), M. le comte de Pomereu, cons., 8,616. Elu.

Colonies. (Martinique, lre), Duquesnay, prog. Elu. (Guadeloupe), Legitimus, soc. Elu. ERRATUM. M. Armand Holtz, élu député dans la Se circonscription du dixhuitième arrondissement de Paris, est radical-socialiste et non révolutionnaire. La récapitulation des 581 résultats des deux tours du scrutin du 8 et du mai donne, d'après notre pointage, les résultats suivants

1" tour 2'tour Ensemble

Progressistes 203 58 261 Conservateurs. 40 11 51 Radicaux 80 31 111 Radicaux-soc. 46 42 88 Socialistes. 29 34 63 Nationalistes-ant. » » "7

Nous comprenons sous l'étiquette de progressistes tous les candidats républi-.cains, républicains de gouvernement et républicains ralliés.

Voici maintenant quelle est la statistique établie par le ministère de t'intéYHQ1TP

tour 20 tour Ensemble

Républicains. 189 65 254 Radicaux. 84 20 104 Radicaux-soc. 30 IL4 74 Socialistes 25 32 57 Ralliés.. 31 7 38 Réactionnaires. 37 7 44 Nationalistes. 5 5 10 "581"

D'après cette statistique, tés fépufeli»

cains de gouvernement et les rallié^, sans' le de la droite, formeraient une majorité progressiste de voix. Paul Bosq.

LE «FIVE O'ÇLOCK» V:

Le dernier de la saison! Car il faut sa- voir se borner et n'abuser de rien, même du succès, si tentant que: cela puisse être. ï;t nous ne voyons pas, en effet, à quelle date ces fêtes intimes prendraient fin, ai nous devions attendre que nos amis parussent s'en lasser. Leur empressement à s'y rendre semble s'augmenter à mesure que la saison s'avance., Hier, par une chaleur d'été, la foule de nos invités débordait jusqu'én l'étroit couloir qui entoure notre petite scène, au point qu'il était devenu difficile aux artistes eux-mêmes de s'y. mouvoir. Mais toutes et tous acceptent de si bonne grâce l'incommodité de cet encombrement, et semblent même s'y complaire et s'en amuser si cordialement, que nous nous sentons presque dispensés d'avoir à nous en excuser auprès d'eux. Leur bien- veillance nous a rendu la tâche facile, et nous les en remercions encore une fois.1 Au nombre des spectatrices et des spectateurs de cette dernière séanca d'hier, citons S. A. R. le landgrave de Hesse, acconyjsigné du baron de Rappard et du baron de Flotow; Mgr le prince Roland Bonaparte,' Mme la princesse Jeanne Bonaparte, marquise de Villeneuve.. L'ambassadeur de Russie et Ja princesse Ouroussoff, le général baron de Freedericksz, aide de camp général de. l'empereur de Russie; la comtesse Tornielli, le ministre de Bolivie et Mme Argandona; le baron /et la baronne M. Korfï, le commandant Echa^ gue, M. et Mme Ramon Fernandez de Ar- teagua. Le général et Mme de Biré, le général et la. baronne Faverot de Kerbrech, le général baron Rottrwiller, le général et Mme dèi Bellegarde, le colonel Guérin, le-colonel, Mme et Mlle Noirtih le colonel et Mme Dérue, la commandant et Mme Hébert,, le commandant' Hàmél, le commandant et Mme Napô' léon Ney, le capitaine et Mme Charrue, les capitaines Delisle;, Grisey et Hamel.

Duc de Rohan, prince et princesse Wlâdimir 'Bariatinsky, marquis et marquise de Massa, marquis et marquise d'Eyragues, des Villeneuve, comte et cômtesçadç F-auly, vicomtesse de Grandval, M.'et, Mme d«Ç|nardàky. M.' et Mme'Laheyrie, M.et.Mme Marinoni, Mme Henri Germain, M. Georges Kôhn, comtesse de La- Morlièrè, M, 6t Mine, de' Saint-Léger-, comté et -comtesse d'Aunay; baronne et Mlle de Flotow, -vicomte :et vicomtesse de.Toustain, comte et comtesse de Bopillé, marquis, de Ràigecaurt-Gijur- nay, baron et baronne Bessieres, baronne de Bayé,' Mme fcœnigswarter, M. et Mme Georges Lecomté, M: et Mme Dettelbach, M., .Mme et 'Mlle Cucheval-Clarigny, M'et Mme J. de Castro, M. et. Mme PUget, M. et Mme Henri Baignères, M; et Mme Berger, docteur et Mme Pozzi, Mme Victor Saglio, M. et Mme Jules Lefebvre, comte de Laborde, sir Campbell Clarke, M.de Blowitz, Mme Sulzbach. Comte et comtesse de Méré, comtesse PilletWill, baron et baronne d'Harscouët, marquis de Lafont, M. et Mme Sieverts Drewett, M. et Mme Paul du Chayla, M. èt Mme Maûrice de Meur, baronne de Tavernier, comte est comtesse M. de Cossé-Brissac, baronne' de La Tombelle, comte et comtesse Hélio de DurfortiM. et Mme Prodgers, baronne dé Bellet, Mme L. Delamarre, vicomtesse de Pelloport, baronne de Rives, M., et Mmed'Arthez,de Lassalle, M. et;Mme E. Fourton, M. et Mme Picard, comtesse Lydie Rostoptdhine, comte et comtesse Martinet, Mme Bartholoni, baronne de Nairac, M. Nageïmackers, 'docteur et Mme Raichline..

M. et Mme Le Glay, Mme Jarislo\v:àkyt M. et Mme Ernest Caron, M., Mme et MÛ& Auguste Cellérier, Mme' Poidatz, M. et Mme Maurice Bernhardt, M. Poilpot, M. et Mme Clémanoon, baronne de Païni, comte. Ludovic de Montésquiou-Fezensac comte de L'Angle-Beaumanoir, baronne de La Hougu.e, marquis d'Aubéry, baronne de Bosmelet, Mll.e L. Kitzo, nièce de l'ancien ministre de Rog, manie marquis et marquise de Moht&on. comte et comtesse de Froidefond, M. et Mmes Frédéric Allain, Mme et Mlle Philippi, M. et Mme Edmond Seligman, M.Mme et Mlle Pillez-Hutter, M. et Mme Paul David, M.. et Mme Bénard, M. et Mme Lami, Mme Auffm'Ordt, Mme Hochon, docteur et Mme Stéphane Bonnet., Marquis et marquise de Perrigny, comte et! comtesse de Broël-Plater, M. et Mme E. Sainte Claire-Deville, M. et Mme Weill-Martiga^nj M. et Mme Gallet, M. et Mine Jules Micnaud, M. et Mme Mersch, M. et' Mme Ollivier, M. et Mme Georges de Montgomery, Mmes et Mlle Baily, M. et Mme Coyreau des Loges; Mme et Mlle Victor Maurel, MM. André et Raymond Lehideux, Mme Fischhof, M. et Mme Pellerin de Latouche, M. et Mme Carpentier, M. et Mme Vincent, M. et Mme Renaudin, M. et Mme E. Lambert, M. et Mme Ch. Calvé, M. et Mme H. Marestaing, M. et Mme de Béthencourt, M. et Mme Baudoire, M. et Mme Boucher-Cadart, M., Mme et Mlle Pradel, M. et Mme Pichonnier, M. et Mme Hurbain, M. Francis Thomé.

Comte et comtesse de Boislàndry, Mme et Mlle Paul Bosq, comtesse B. de ViUeneuveEsclapon, baron d'Acher de Montgascon; comte et comtesse Paul d'Ornano, comté André Martinet, M. et Mme Charaud, M. et Mme Couderc-Mimerel, M. et Mme Maurice Lailler, M. et Mme Duvelleroy, M. et Mme Dominguez, docteur et Mme Levinçon, Mme et Mlle Louise Loeb, Mme et Miss Rogers, M. et Mme Chatonay, miss Clifford, M. et Mme Gaston Lemaire, M. et Mme Alex. Buisson, M. et Mme Abraham, M. et Mine Rodolphe Soreau, M. et Mme Walter Behrens, M. Jacques Rubinstein, M. Léon Hainel, M. et Mme Paul Desprez, Mme Dangeville, Mme Vandérem, Mme Léa Bèrthier. MM. Provost, Gabriel Ferrier, Berly, Coo- per, C.-Â. Osio, Maurice Gallet, Emile Descombes, F. deFaro, Evariste Bire, Jules Brun, Salvayre, Stephen Liégeard, Chabrol,' .René Dubost, Paul Bernard, de Mionvillç, Denys Puech, Georges Meyer, docteur Leudet, Janvier de La Motte, Néron, Tharp, Norton, Osmont du Tillet, Paul Masson, Frischauer, Gozzoli, 01lendorff, Descaves, M. Vandérem, Boulard,de Villeneuve, Goldmann

MM. Edouard Sée, Loritz, Gh. Meyer, Ro- dolphe ishmîdt-f ôlei, Julèi