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Title : Figaro : journal non politique

Publisher : (Paris)

Publication date : 1891-07-27

Contributor : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributor : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 27 juillet 1891

Description : 1891/07/27 (Numéro 208).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k281566g

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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M" TOULOTTE i Vicairs apostolique du Sahara. "et

̃•IIS FRÈRES ARMÉS D'AFRIQUE

Paris, le 25 juillet 1891.

Monsieur le Rédacteur en chef, M. Berr s'est présenté hier à l'hôtel où je suis descendu au moment où je ren- trais d'une visite. Il a prononcé votre ] nom et a été immédiatement reçu. Je m'en aperçois peut-être un peu trop, en < lisant l'aimable broderie qu'il a donnée, .sans perdre de temps, au Figaro de ce matin sur notre conversation. i Je ne puis cependant pas lui en vou- loir de son article d'abord parce que, < malgré des inexactitudes inévitables, l et en particulier celle qui concerne i mes relations avec S. Em. le cardinal-archevêque dé Paris, qui en réalité sont < excellentes, la forme en est gracieuse, I ̃et ensuite parce qu'il est un véritable 1 avant-propos naturel à la lettre que j'ai i l'honneur de vous adresser aujourd'hui. 1 ? Vous avez vu dans l'article de M. Berr la situation faite à nos missions Ç depuis quelques mois. Je ne veux ici è me plaindre de personne, ayant su ce I gué je faisais en adhérant à la forme de gouvernement que la France s'est choisie I pt ayant parfaitement vu d'avance que ma démarche publique du mois de nô- t vembre ne pouvait qu'attirer à mes œuvres le mauvais vouloir de ceux dont j'allais combattre les illusions les plus chères et contrister le dévouement et la constance.

La vérité est, en effet, que le premier ëtonnement causé par mes déclarations n'a pas eu des résultats avantageux pour mes œuvres africaines.

Affectant de voir de l'enthousiasme où je n'avais mis que de la résignation raisonnée, et sans même re- ( marquer que je n'avais pas prononcé f une seule fois le mot de République, le i 11 novembre" 1890, et que je m'étais i borné à faire appel à l'union de tous les ( Français sur le terrain constitutionnel 1 en présence des dangers du dehors, < 'qu'en Afrique nous sommes mieux à même de juger que dans la mère-patrie, < ils ont, je crois, refait mon allocution i dans leur imagination sur la lecture des < journaux qui déjà l'avaient refaite en ] esprit chacun d'après ses tendances spé- ] ciales. < Qu'ils aient la bonté de relire aujour- ] 'd'hui, à tête reposée, mon toast à la ma- ] rine française, ils seront étonnés de la rage avec laquelle ont été accueillies des paroles si pacifiques que j'avais vingt fois déjà prononcées.

` Sans avoir mérité Ni cet excès d'honneur ni cette indignité, le résultat n'en a pas moins été irrémédiablement acquis dans l'affolement des premiers jours, et un journal légitimiste .a pu dire, commentant les paroles de "S. E. le cardinal Rampolla, que les œu- vres de l'Eglise allaient cruellement souffrir de cette évolution.. On s'en aper- çoit déjà à Alger, on s'en apercevra bien- tôt à Rome,

Pendant que, sans me préoccuper au- trement de ce qu'on écrivait en Francer je me rendais dans le désert pour y commencer l'oeuvre patriotique de la con- quête du Sahara par la charité et le tra- vail des Pionniers français, mon oeuvre se trouvait combattue par avance, et maintenant que je viens de confier la direction de cette mission à un nouvel évêque choisi par le Saint-Siège parmi les Pères blancs, je ne trouve à lui donner que le dévouement des hommes hé- roïques qui se groupent autour de lui pour l'aider dans cette œuvre difficile. J'ai .déjà envoyé, durant les premières .i années de mon épiscopat, six de mes missionnaires dans le désert, et tous les six ont subi le martyre en retour de leur dévouement et de leur courage.

Le même sort attend sans aucun doute plusieurs dé ceux qui vont partir et surtout leur chef lui-même.

Aussi, pour leur mettre sous les yeux d'une manière sensible la pensée de ce grand sacrifice, ai-je voulu que, le jour du sacre de leur évêque, la cathédrale d'Alger fût tendue au dedans et au dehors d'une pourpre qui leur rappelât le sang déjà versé et celui qui leur reste à répandre. Et pour traduire plus pleinement cette pensée, au-dessus de la porte principale de la cathédrale et au milieu.de ces tentures qui représentaient la couleur du sang, j'ai voulu inscrire cette parole de ̃ l'un de nos vieux évoques de France « Ecclesia 'Christi moriendo non occidendo triumphavit.

» L'Eglise DE CHRIST NE TRIOMPHE QU'EN SOUFFRANT LA MORT ET NON EN LA DONNANT. »

C'était encore là notre réponse à ceux qui croient que nous voulons former dans notre désert une armée pour le combat nous n'y voulons former qu'une légion pacifique et charitable destinée à t donner à tous l'exemple du travail dans ces contrées brûlantes et à servir d'auxiliaires à la France sous l'autorité des chefs de l'armée française, le jour où ceux-ci croiront le moment venu pour mettre fin par les armes à la situation du désert, (i)

Tel est le butde l'œuvre qui se prépare en ce moment dans le premier noviciat des Frères du Sahara, qui est aussi la résidence de Mgr Toulotte.

Ce noviciat et cette résidence, j'ai pu, grâce aux ressources qu'avait mises à ma disposition la Société antiesclavagiste de France, les doter de tout'ce qui leur était nécessaire, bâtiments, terres de culture, puits sahariens, et j'ai accueilli autant de novices qu'on en pourra entretenir pendant une année.

Maintenant, c'est à Mgr Toulotte, le

(1) Les Frères armés d'Afrique sont destinés à porter le concours de leur dévouement partout, en Afrique, où- ils' pourraient être appelés par les Ordinaires; pour le moment, ils doivent restreindre leur action aux vicaires du Sahara et du. Soudan français. ¡

nouvel évêque français du Sahara, qu'il appartiendra de continuer et de terminer l'œuvre que je lui ai fait confier par le Saint-Siège.

Mais des ressources, il n'en aura plus que celles qu'il pourra se procurer lui•môme.

Il vient, à peine sacré de mes mains, d'arriver en France et, avant d'aller peutêtre au martyre, il visite son diocèse d'origine, qui est celui d'Arras, pour lui exposer sa détresse.

J'ai pensé que, puisque je suis la cause innocenté de ses embarras actuels, en le faisant priver des ressources que notre œuvre aurait pu lui assurer si elle n'en avait pas été privée elle-même depuis quelques mois, il est aussi de mon devoir d'exposer cette détresse à ceux qui pourraient lui venir en aide. J'ai espéré, monsieur le Rédacteur en chef, que pour une œuvre de réparation si chrétienne et si française, je pouvais compter sur le Figaro, et je vous demande la publicité de vos colonnes pour l'appel que je fais à tous les hommes de patriotisme et de cœur.

C'est à Mgr Toulotte qu'il conviendra d'adresser les dons que je ne désespère pas d'obtenir de la charité française, et pour lesquels vous consentirez certainement à servir d'intermédiaire entre le public et le courageux prélat.

Je ne veux pour ma part que la joie de savoir que ceux qui ont répondu à mon premier appel vers le Sahara, Missionnaires et Frères, n'auront pas du moins à mourir de misère et de privations.

Veuillez agréer, monsieur le Rédacteur en chef, l'expression, etc.

Signé: f Gharx.es, cardinal LAVIGERIE, Archevêque de Carthage et d'Alger.

«

1

LES STATUES

Chaque quinzaine voit une statue se dresser sur nos places et promenades, en attendant que nous ayons un monument par semaine. Encore que la postérité se trompe parfois, tout aussi bien que les contemporains, sur le mérite des hommes, je ne vois pas grand mal à ce culte, qui fait très bien l'affaire des sculpteurs. C'est toujours une bonne chose de témoigner de l'admiration et le. respect qui se trompe est 'encore un bon sentiment. En matière de statues, le héros qu'on déifie prend, par l'hommage même qu'on lui rend, des qualités qu'il n'eut pas toujours et devient un personnage idéal, que l'imagination populaire fait parfait. La légende est, chez nous, le contrepoids peut-être nécessaire d'un esprit de critique trop acéré et qui détruit tout..

Aujourd'hui, d'ailleurs, il n'y a rien à dire de l'hommage rendu à La Fontaine, si ce n'est qu'il vient bien tard. Il est vrai que le poète a déjà son marbre dans sa ville natale. Mais il n'est pas de grand artiste qui ne soit un enfant adoptif de Paris et La Fontaine est bien un de nos génies français les plus incontestés. On a placé son image là-bas, au Ranelagh, dans le verdoyant Passy et, à ce propos, on a dit qu'il eût lui-même choisi cette place, sous les arbres qu'il aimait tant. Aimait-il autant la nature qu'on l'a raconté? J'en doute un peu. Certes, dans les Fables, on trouve çà et là des traits vifs, pittoresques, qui semblent venir d'un homme sensible aux beautés et aux douceurs du paysage. Mais, d'autre part, La Fontaine n'est pas un observateur très sûr des mœurs des animaux et, quant aux arbres, il raconte lui-même très gaiement que, tout inspecteur des forêts qu'il fût, il n'arriva jamais à connaître la différence d'une essence à une autre essence.

Je croirais volontiers qu'il aima surtout le repos, la vie facile de la campagne, et qu'il ne connut guère plus que son siècle la profonde émotion panthéistique qu'on a ressentie depuis devant la nature. C'était par-dessus tout et presque exclusivement un lettré, épris de l'art de dire et de raconter, liseur passionné, constamment absorbé à l'étude des anciens et des écrivains du seizième siècle, où il trouva, pour sa langue, la saveur qui la fait encore incomparable aujourd'hui. Ce prétendu bonhomme est, en réalité, ce qu'il y a de moins simple et de plus raffiné. Je m'étonne même quelque peu qu'il soit populaire, ce qui ne s'explique guère que par l'habitude et par les souvenirs de l'école l'on répète encore ses fables. Car, en vérité, Lamartine n'a pas tout à fait tort lors-. qu'il soutient que La Fontaine, loin d'être le poète de l'enfance, devrait être celui de la vieillesse désabusée.

Si la philosophie de ses contes est un épicuréisme indulgent, avec quelques élans passionnés qui reposent de la raillerie d'un libertinage un peu froid, la philosophie de' ses fables est, presque toujours, d'une sagesse pratique et avisée, cadrant mal avec l'enthousiasme et le goût de la justice absolue, qui sont dans les jeunes âmes. Le moraliste, en lui, est fin, pénétrant, exquis, mais souvent bien sceptique. Peu hanté des rêves généreux qui ont, parfois, tourné pour nous en cauchemars, il est nourri de l'esprit du moyen âge, se consolant de l'oppression par la moquerie plus que par l'espérance et s'en défendant par l'adresse plus que par l'héroïsme. Par l'indulgence, cependant, et une certaine pitié des faibles, il estplus près de nous. Ceci, d'ailleurs, importe peu. L'artiste seul qui est en lui est si grand qu'on ne saurait lui rendre assez d'hommages, et la,statue qu'on lui consacre ne saurait étonner ni chagriner personne.

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II n'en va pas toujours ainsi. Déjà, quand on a. statufié Danton, il a fallu faire des réserves. Je veux dire qu'on a dû défendre sa mémoire contre certaines accusations, injustes, je crois, et, surtout, faire à son propos ce travail de transformation dont je parlais tantôt. Par lui, Danton, qui fut d'ailleurs un des. plus grands esprits de' la Révolution et un des hommes les meilleurs parmi les héros de ce drame, si grand et si petit à la

fois, est devenu un type presque abstrait et digne, comme tel, d'une admiration universelle. Mais voilà que, maintenant qu'on a eu Danton, on veut avoir Robespierre. Il en est fort parlé et les jacobins car il y a des jacobins dans notre politique infectée d'archaïsme– voudraient bien, du haut de son monument, faire un peu la nique aux thermidoriens triomphants Mais la statue de Robespierre n'ira pas toute seule, comme on dit. lit..1

Les actions de ce raseur si on me permet ce mot irrespectueux raseur par ses discours et raseur par sa guillotine, sont en baisse pour le moment. En dépit de la théorie du bloc, nous sommes encore beaucoup à faire une notable différence entre les fureurs d'un homme comme Danton, les « emballements », même féroces, du boulevardier Desmoulins, et le système de Robespierre, qui trouva le moyen d'être ennuyeux en étant terrible, ce qui est impardonnable I Le comble, c'est que, d'une autre part, il paraîtrait que le Conseil municipal renferme lui-même des réfractaires au culte du divin Maximilien. On lui reproche, non d'avoir coupé le col à Danton, ce que des historiens complaisants ont essayé de justifier, mais d'avoir été bondieusard. Le reproche, du reste, est très juste. Il voulut faire de la vertu et de la foi un instrument de règne. Ce ne fut qu'un Torquemada en retard. Mais, Robespierre ne suffisant pas, nous descendons des dieux majeurs aux dit minores de la Révolution. Voici qu'on nous demande de souscrire pour un monument à Tallien. J'attends l'heure de Fouquier. Ça me fera plaisir de voir un homonyme en bronze et des gens venus de provinces très reculées pourront peut-être croire que ce bronze est le mien, ce qui me flattera. En attendant, pour restaurer la tombe de Tallien, on danse ce soir à l'Elysée-Montmartre. Ce mélange de quadrilles échevelés et de pensées funèbres a une singulière philosophie. C'est comme un écho lointain qui nous revient de ces curieux « bals de victimes » qui suivirent thermidor et où, les cheveux retroussés comme pour la guillotine, on n'était admis que si on justifiait avoir eu un parent décapité. Il parait, du reste, que Tallien, ther-,midorien pour les uns, terroriste pour les autres comme Barras, qui lui était très supérieur n'était pas du tout un méchant homme. Il est certain, en tout cas, que malgré la légende des orgies et des pillages de son proconsulat, il se ruina à la Révolution et ne fut pas plus heureux comme administrateur que comme mari. Bonaparte lui donna une méchante place, qu'il perdit en 1815. lie mari de « Notre-Dame de Thermidor », oublié, lâché par les camarades, mourut dans la misère. Notre ami Arsène Hous* saye, qui fut l'amant de la belle Thérézia (j'entends en tout bien tout honneur, écrivant son histoire) s'est mis en tête de tirer de l'oubli et de réhabiliter son mari. C'est le comble de la délicatesse pour un amant.

Pourtant, n'allons pas trop loin dans notre culte des hommes du passé et n'abusons pas de la statue. Laissons à la province, parfois un peu indigente en fait de grands hommes, le soin de donner du marbre et du bronze à des gens dont le monument, fût-il de plâtre, durera plus que la gloire. N'oublions pas surtout qu'il est des poètes et des artistes qui attendent un souvenir de nous. On a planté sur la tombe de Musset le saule qu'il avait demandé. Mais il n'a pas de statue, alors que les lettrés se demandent si, là où il fut parfait, il ne fut pas le plus parfait des poètes du siècle. La fière figure d'Alfred de Vigny se traduirait bien en bronze. Il en est d'autres encore, des savants surtout, qu'on pourrait citer et qui ont leur place marquée dans ce calendrier positiviste des grands hommes qu'on est en train de nous donner en marbre, à tous les coins de la cité.

Je n'ai rien à dire contre le. culte de ces saints laïques, à condition qu'on ne les canonise pas trop à la légère. Le moins est que, lorsque nos enfants passent devant un monument de gloire, ils n'épellent pas sur le socle le nom d'un homme trop inconnu ou peut-être suspect. Ceci n'est pas à craindre pour La Fontaine. Bébé sait lui-même que c'est là l'auteur de la Cigale et la Fourmi, sa plus mauvaise fable, d'ailleurs, dont j'espère que Bébé n'écoutera pas la morale égoïste. Et les belles qui s'en vont au bois, à une heure indue, n'ignorent pas toutes qu'elles passent devant l'image d'un homme qui raconta les tours féminins avec autant de grâce que d'indulgence.

Henry Fouquier.

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Au Jour le Jour

LE CONGRÈS DE LA TUBERCULOSE 1

Aujourd'hui se réunira à la Faculté de médecine un Congrès qui fera plus d'utile besogne que de bruit et vers lequel se tourneront, anxieuses, bien des mères qui pleurent au chevet d'un enfant c'est le Congrès de la tuberculose, où des médecins de tous pays se communiqueront le résultat de leurs études sur cette maladie qui a tué, depuis un siècle, plus d'hommes que toutes les guerres n'en ont abattu.

Ce Congrès s'est tenu pour la première fois en 1888. Le résultat de ses travaux fut déjà considérable, mais, cette année, on en attend plus encore. L'insuccès partiel de Koch, en'Allemagne, les espérances que les recherches du docteur Lannelongue ont fait naître en France, maintes découvertes sur lesquelles leurs auteurs ont gardé jusqu'ici le silence qu'ils rompront sans doute, donneront à ces séances laborieuses, qui dureront huit jours, un intérêt passionnant.

Les médecins les plus illustres, ceux qui ont voué leur vie à combattre la tuberculose et qui passent de longues heures dans leurs laboratoires,. seront là. Le président du Congrès est M. le-docteur Villemin, le savant professeur du Val de Grâce, qui, le premier, a démontré 1 le caractère contagieux de la phtisie, il y a I

trente ans, bien avant les études actuelles de micrographie. À ses côtés, parmi les 400 congressistes, se, trouveront les docteurs Cornil, Cljajiveau, Veraeuil, Héhocque,Hutinel, Picot, Héricourt, Lannelongue, Hallopeau, Hérard, Potain, Proust, Germain Sée, Léon-Petit, etc., qui, dans1 l'école de médecine française, ont acquis un renom; puis, des médecins étrangers, au nombre desquels figurent les docteurs Babès, de Bucharest Baivy, de Namur; Espina y Capo, de Madrid; Torkomian, de Scutari; ¡ Cavagni, de Naples; Tscherning, de Copenhague Beauchi, de Florence, etc. Le Congres a réglé d'avance son ordre du jour,de telle façon que les débats ne se prolongeront outre mesure ni ne s'égareront. Il traitera cinq questions, dont deux sont d'ordre purement scientifique et les trois autres seront, par l'application directe de leurs solutions, mises à la portée de tous celles-ci sont 10 La création d'hôpitaux de tuberculeux

La prophylaxie de la tuberculose

30 Le traitement de la tuberculose.

En outre, le Congrès écoutera des lectures de médecins divers où seront exposés les sujets suivants

La vaccination antituberculeuse, par le docteur Grancher;

L'influença et la tuberculose, par le docteur Daremberg;

Les avantages de l'émigration rurale, par le professeur Verneuil.

L'Œuvre d'Ormesson; dispensaires, hôpitaux, colonies sanitaires pour les jeunes tuberculeux, par le docteur Léon-Petit. Cette dernière communication attirera de nouveau l'attention sur une des institutions les plus méritantes de ce temps, à laquelle le docteur Léon-Petit a donné toutes ses préoccupations et qu'il a conduite à une pleine prospérité. On connaît déjà cet hôpital d'Ormesson, près de Paris, qui reçoit une centaine d'enfants malades et qui est soutenu par les seules ressources d'une Société charitable à la tête de laquelle sont MM. de Rothschild, Edouard André, etc. V Œuvre des phtisiques, qu'il a fondée, a créé depuis peu un dispensaire à Paris même, où les médecins donnent 4,000 consultations gratuites par an V Œuvre a le désir de fonder ensuite un sanatorium et des hospices-modèles. Le congrès entendra développer, par le docteur LéonPetit, des projets philanthropiques qui, lorsqu'ils auront été réalisés grâce à la générosité publique, auront grandement contribué au bien-être des phtisiques pauvres.

Pendant ces huit jours, les congressistes consacreront leur après-midi à ces études; le matin, ils visiteront la Charité, Saint-Antoine, i'Hôtel-Dieu, l'Institut Pasteur. Enfin au Congrès sera ajoutée, dans la salle du musée d'hygiène, une exposition où seront assemblés les documents relatifs à la tuberculose, documents classés par M. le Dr L. H. Petit. Ce sera une semaine bieja employée.

Paul Bluysen.

ÉCHOS

LA TEMPÉRATURE

De fortes pressions couvraient encore, hier, l'ouest de l'Europe (Lyon 767mi»), mais un minimum se trouvait au large et le baromètre descendait assez rapidement sur nos côtes, ainsi qu'en Irlande, où le vent avait tourné à l'est. Une dépression importante persistait sur la Scandinavie et de forts courants d'ouest régnaient sur la Baltique. En France, le temps est au beau et redevient chaud.

La température a monté sur les Iles-Britanniques en même temps que sur la France; elle était, hier matin, de 12» à Christiansund, 170 à Paris; 210 à Rome; 240 à Alger et 260 à Athènes.

A Paris, la journée d'hier a été magnifique et chaude le thermomètre a monté à 26»; le baromètre, en baisse légère, à 764mn>. Dinard. Très beau temps; chaleur. Dieppe. Superbe journée; mer calme etbelle.

A TRAVERS PARIS

Nous avons en ce moment un hôte japonais dont il faut signaler la présence à Paris. Il

C'est M. Mézu-Geno, secrétaire de la Chambre des députés de Yeddo, venu à Paris pour visiter notre Parlement, étudier ses règlements intérieurs et discuter avec les architectes sur les meilleurs plans à adopter pour construire une salle de séance.

Lors de l'Exposition de 1889 le Mikado envoya en Europe une mission de trois personnes chargées d'étudier l'installation des divers Parlements en vue de l'édification d'un palais destiné à loger les représentants du peuple japonais. Cette salle, fort coquette et très bien comprise, était à peine construite, qu'elle fut dévorée par un incendie occasionné par le contact de deux fils électriques servant à l'éclairage.

Il s'agit maintenant de reconstruire. M. Mézu-Ceno est venu hier visiter l'installation du Palais-Bourbon, guidé par M. Eugène Pierre, son collègue à Paris. C'est par notes écrites que l'envoyé japonais pose les questions et adresse ses objections ou observations. Une seule chose l'étonné dans tous nos règlements parlementaires, c'est que les députés absents aient le droit de voter.

M. Mézu-Ceno n'a pas tort de ne pas comprendre et bien des Français partagent son étonnement.

A propos de la pluie de décorations occasionnée par le 14 Juillet, il est amusant de remarquer qu'aucun des minis- tres ne fait partie de la Légion d'honneur.,

II n'y a dans le cabinet que préside M. de Freycinet que M. de Freycinet luimême qui soit décoré il a été fait officier comme inspecteur des mines,

INSTANTANÉS 1

M. L'ABBÉ FAURE

Le crucifix en main, l'abbé Faure a, une fois de plus, ce matin, sur la place de la Roquette, donné le baiser d'adieu, de paix et d'espoir aux assassins de Courbevoie.

Le visage plein, joufflu, jovial même d'un desservant de campagne, M. l'abbé Faure, chanoine de Saint-Sulpice, cumule ces fonctions avec celles d'aumônier de la Roquette de- puis le mois de janvier 1885, en remplacement de l'abbé Moreau, démissionnaire.

L'abbé Faure a, depuis cette époque, assisté soixante-dix-huit condamnés à mort et conduit jusqu'au pied de la guillotine dix-huit de ces malheureux, les autres ayant obtenu une commutation de peine.

La presque totalité de ces assassins ont accepté les secours de la religion et fait acte d'un sincère repentir.

Trois ou quatre seulement ont refusé les consolations du dévoué aumônier.

Veut-on connaître l'opinion de cet homme au cœur plein de bonté et de miséricorde au sujet de la peine de mort ?

L'aumônier de la Roquette croit que c'est là une nécessité sociale qui s'impose et s'en dé- clare résolument partisan.

Toutefois, lorsqu'un de ses pénitents obtient une commutation de peine, il s'en réjouit presque autant que lui.

Depuis quarante-quatre jours, ca digne ecclésiastique a souffert et prié avec les deux chenapans qui viennent d'être exécutés. Signe particulier M. l'abbé Faure n'est pas chevalier de la Légion d'honneur.

wvvvvw.wvvvvw.

Mgr le duc de Nemours, qui était à Bushy House, dans le Middlesex, est rentré hier à Paris.

M. Cogordan, ministre plénipotentiaire, directeur du cabinet du ministre des affaires étrangères, vient d'êtrecruellement éprouvé.

Son père est mort avant-hier à Chatillon où il s'était retiré depuis longtemps.

M. Gogordan père était âgé de quatrevingt-trois ans.

Nous apprenons la mort de M. Clémandot, ingénieur civil, officier de la Légion d'honneur, décédé en son domicile, rue du Landy, à Clichy.

Les obsèques auront lieu en l'église dé Clichy, demain mardi, à dix heures très précises.

M. Clémandot avait pour gendre un grand industriel très connu, M. E. Dorléans.

INCOGNITOS DE SOUVERAINS

Les souverains et les princes des maisons souveraines, dans quelques-uns de leurs déplacements, prennent un nom d'emprunt pour se soustraire aux exigences de l'étiquette et à la curiosité de la foule. Ce nom est souvent tout simplement un titre de famille. C'est ainsi que l'impératrice d'Allemagne, après sa visite officielle à la reine Victoria, est actuellement en Angleterre sous le nom de comtesse Rosenberg.

La duchesse d'Aoste est à Paris sous le nom de comtesse deValsavaranche. Parmi les titres pris par d'augustes voyageurs, il faut citer l'impératrice Eugénie comtesse de Pierrefonds le prince de Galles comte de Chester; la reine Isabelle d'Espagne comtesse de Toledo le roi et la reine de Naples duc et duchesse de Castro l'impératrice d'Autriche comtesse Hohenembs l'impératrice Frédéric d'Allemagne comtesse Von Lingen, etc. Le prince Napoléon prenait souvent le nom de comte de Moncalieri.

Le monde diplomatique, très rigoureux sur l'étiquette, reconnaît deux sortes d'incognito le strict et le demi. Le premier oblige les ambassadeurs ou ministres chefs de mission à ne pas annoncer au gouvernement auprès duquel ils sont accrédités l'arrivée du souverain ou du prince appartenant à la nation qu'ils représentent. Dans ce cas, on évite tout échange de courtoisies. Lorsqu'il s'agit du « demi-incognito », l'arrivée est au contraire signalée et les actes de courtoisie sont échangés. Un ambassadeur doit avoir grand soin de ne pas laisser deviner le strict incognito.

C'est ce qui est arrivé lors du dernier voyage de l'impératrice Frédéric à Paris. Les présentations et les réceptions du corps diplomatique à l'hôtel de l'ambassade donnaient toute la notoriété possible au séjour de l'Impératrice, dont la présence n'avait pas été notifiée officiellement au chef de l'Etat.

Le commandant Weil, dont on n'a pas oublié les curieux travaux sur « les forces militaires de la Russie », vient de publier chez Baudoin le premier volume d'un gros ouvrage fort intéressant la Campagne de i 814, d'après les documents des archives impériales et royales de la guerre de Vienne.

Tout le Paris militaireconnaît la physionomie caractéristique du commandant Weil. Blond, mince, vif comme'la poudre, aussi ardent aux exercices du corps qu'aux travaux de bibliothèque, M. Weil s'est attelé, depuis plusieurs années, à la difficile besogne de propager en France tout ce qui peut intéresser notre armée en ce qui touche l'organisation militaire des forces étrangères.

Son travail sur 1814 fait suite à sa cavalerie des armées alliées en 1813. Il est précédé d'une préface du général Lewal et constitue un journal de marche en partie double où l'auteur a comparé et opposé les documents des archives de la guerre à Vienne à ceux de nos archives françaises.

En insistant tout particulièrement sur le rôle de la cavalerie, M. Weil amène insensiblement son lecteur à cette conclusion encourageante

En 1814, la cavalerie alliée a commis fautes sur fautes. En 1870, un demisiècle plus tard, la cavalerie allemande ne s'est montrée guère supérieure. Il n'est donc pas impossible à nos excellents cavaliers français de travailler à la réalisation d'une méthode meilleure.

Notre rédacteur en chef reçoit la lettre suivante

Maison Monpela

Vesenex,

par Divonne

(Ain).

Mon cher Monsieur Magnard,

Voulez-vous me rendre le service de démentir une histoire ridicule qui court dans les journaux? q

Elle est si bête que cela ne .parait pas en valoir la peine. Mais toute bêtise porte sur les imbéciles. Un mot du Figaro suffira.

Un nommé Nicolas Brousse a. été pris de la folie d'annoncer à la presse et au public que je lui ai volé Plus fort que la mort, conte philosophique paru en mai dernier dans la France Nouvelle.

Mon roman fort comme la mort, titre pris dans la Bible (Cantique des Cantiques), a paru, il y a quatre ans, chez Ollendorff. Merci de ce que vous ferez. Cette accusation n'est que drôle, mais si drôle que, sans les notes blessantes des journaux qui m'accusent de plagiat, je n'aurais fait qu'en rire. Croyez, mon cher, Monsieur Magnard, à mon très vif dévouement. DE Guy DE Maupassant. s

M. Lozé, préfet de police, s'est rendu, samedi, au Cateau, près de son père, toujours souffrant.

M. Lozé rentrera aujourd'hui à Paris.

Une promotion sympathiquement accueillie dans le monde parlementaire. M. Eugène Pierre, le très distingué secrétaire général de la présidence de la Chambre, vient d'être promu officier de la Légion d'honneur.

Arrivés à Paris.

Le marquis et la marquise de Bute, qui vont se rendre à Bayreuth

Le baron et la baronne de Hirsch, retour de Londres où ils ont passé les mois de juin et de juillet.

Hôtel Drouot

Aujourd'hui et demain aura lieu, salle 1, l'exposition des joyaux et objets d'art de Mme Léonide Leblanc, dont là vente durera du 29 juillet au 4 août. Cette vente sera faite par M° Duchesne, commissaire-priseur, et M. Arthur Bloche, expert près la cour d'appel.

Parmi toutes les fêtes que les Russes offrent à. nos marins à Cronstadt, le grand dîner de gala donné par l'Empereur aux officiers de l'escadre présentera une particularité remarquable.

Les 650 couverts seront en orfèvrerie russe. Cette argenterie n'a pas seulement sa valeur intrinsèque, elle est surtout précieuse au point de vue artistique. On peut en voir d'ailleurs en ce moment, et à Paris même, les plus jolis spécimens .dans un nouveau magasin russe installé à l'angle du boulevard des Italiens et de la rue du Helder. Ce magasin, « Aux Villes de Russie », offre, en même temps que l'orfèvrerie émaillée et translucide, des objets d'origine russe inconnus en France des merveilles en laque représentant des scènes locales, des œuvres d'art en malachite, des broderies russes, des bronzes, et ces admirables châles d'Orembourg en poil de chèvre du Thibet et qui, avec dix mètres carrés de surface, peuvent aisément passer à travers une bague et se mettre dans un petit sac de dame. Aussi l'affluence est-elle grande et toute l'aristocratie française tient-elle à marquer ses sympathies en ne choisissant que des produits russes pour les présents qu'elle a à faire.

HORS PARIS

Pendant que Mlle Vacaresco cherche l'oubli à Venise, le prince Ferdinand de Hohenzollern, le fiancé d'une heure, va par ordre prendre l'air en Angleterre. On prétend qu'il va surtout y chercher femme et que ce pourrait bien êtro une des filles du duc d'Edimbourg.

Un joli coup de fusil.

Le prince de Saxe-Cobourg, qui chasse dans les Pyrénées, près de Gavarnie, en compagnie de M. de Kinwan, vient de tuer un ours superbe.

A Spa l'animation est énorme.

Voici, outre les courses d'amazones, les courses de taureaux, les bals, concerts, fêtes de nuit, etc., le programme du mois d'août

Le 1er, ouverture de l'Exposition internationale de sport et d'hygiène. Le 3, grand prix de 10,000 francs du tir aux pigeons. Le 8, ouverture de l'Exposition internationale de chiens, organisée^ par la Société Saint-Hubert de Bruxelles. Le 15, bataille de fleurs et fête des Bruyères. Le 16, grande fête internationale de la presse belge, offerte à la presse étrangère. Le 27, bataille de fleurs, et le 30, corso costumé historique, ces deux fêtes réservées aux enfants.

C'est ainsi que Spa soutient sa renommée universelle.

On va inaugurer le 30 août, à Augsbourg, le premier monument élevé en Allemagne à la mémoire de l'empereur Frédéric.

On ne sait pas encore si Guillaume II assistera à la cérémonie qui aura le caractère d'une manifestation libérale.

NOUVELLES A LA MAIN

Dans un grand magasin:

Un visiteur est arrêté devant un amon-, cellement énorme de coupe-papier, porte-plume, presse-papiers, médaille"1, cadres, thermomètres, etc., représenta Jeanne d'Arc sous toutes les formes. Que de Jeanne d'Arc s'écrie-t-il. Oui, monsieur, répond très simplement le commis nous la lançons c'est elle qui remplacera cette année la Tour Eiffel 1 J

(Authentique.)

Bureaucratie

Un employé prend une grande feuille de papier et trace quelques lettres, lorsqu'arrive le directeur, un homme x ennemi des gaspillages.

Cette feuille est bien trop grande, dit-il, il faut faire des éconoiTiias, Et l'employé, obéissant, déchire îiussitôt la feuille et en prend une plus petite.- Le Masque de Fer,


U COMPLAINTE DU MINISTRE ERRANT t

Est-il rien sur la terre

De plus triste et falot

Que la grande misère

Du pauvre Yves Guyot ?

Çhefi des publics travaux,

Toujours par monts et vaux

Ce plus poussif des êtres

Dévore affreux dessert

Des tas de kilomètres 2

C'est le mangeur de fer.

Non, jamais on n'a vu

Un homme aussi fourbu.

11 franchit les'rivages,

Les ponts couverts en stuc,

A niveau les passages,

Tunnel et-viaduc, » Goûte à peine au buffet Dixminutes d'arrêt.

En voiture en voiture I

Il court, file, fend l'air,

Inaugure, inaugure 1

Gerbe, fusée, éclair

A-t-il pris du jalap ?

Frrrt, fort, pff, pff, trap, trapU, J Une âme charitable J

Parfois veut arrêter

Cette course intraitable

Et lui dit d'écouter

« Ah 1 pour l'amour de Dieu$

» Arrêtez-vous un peu J »

« Une cérémonie,

» M'attend, répond Guyot

» Bonsoir la compagnie,

•» Je repars au plus tôt

» Je suis trop tourmenté,

» Quand je suis arrêté. » 1

Albert MillaUd.

t*f VOLOTION DU SOCIALISTE ©'APRÈS DARWIN

Codicille posthume et bien imprévu pour la gloire très oubliée de feu le Salon de Plume et Poil, voici que nous arrivent par la poste londonienne quatre petits dessins tout à fait curieux, tombés, il y a des ans, de la plume illustre qui formula le fameux struggle for life.

Un fervent disciple du grand philosophe anglais Darwin nous offre pour Pigaro-ces originaux croquis, si actuels par ce temps de grèves et d'agitation socialiste.

Ils sont une preuve très inattendue, ces dessins, que le terrible évangéliste du matérialisme fin de siècle eut, pour le moins, autant que notre idéal et divin Théo, en même temps que le gendre du poète, le très fantaisiste Caliban, « un joli bout de crayon » comique, au bec de sa plume de savant Criton.

f Et n'est-ce pas grand dommage vraiment qu'ils arrivent trop tard ces petits dessins? Le vis-à-vis eût été drôle de l'abstrait Saxon, confiant les cocasseries de sa moquerie de philosophe grave et nébuleux à la familière caricature de noir sur blanc, mis face à face avec son contemporain le géant Olympio, édifiant en marge (XHernani ou de la Légende ses burgs féodaux, ses tourelles, ses donjons romantiques, nés' d'un subit caprice de collaboration entre la verve féconde du Maître et l'infime tache tombée de l'encrier, la goutte de café éclaboussée de sa tasse sur la page blanche! Les quatre dessins ci-après forment «un bloc », un tout, un ensemble, dont chaque terme est lié aux autres par un N sens subtil. Et combien darwinien, le titre « Evo- Iution naturelle et transformisme du socialiste moderne » »

C'est une manière de tétraptique, un de ces rébus à compartiments, logogriphe sans légende, mis à la mode chez nous par les géniales imageries du mystique poète et paraboliste boulevardier A. Willette, moyenâgeux de Montmartre.

Notre aimable correspondant accompagne d'un guide explicatif les quatre cartouches de ces hiéroglyphes darwiniens qui peuvent se déchiffrer indifféjregunent de bas en haut ou de haut en

bas à volonté,ni plus ni moins que les inscriptions cunéiformes de Ninive.

I. Serviette-bavoir sous le menton, les bouts noués à la nuque, en longues oreilles, le marmot socialiste s'érige de tôute sa force de vie sur ses petites jambes courtes que fait fléchir un ventre criant Ia.faim.

H.– Lemarmotpousse. La tartine s'engouffre plus avant.

Les joues se gonflent, se distendent.

Les yeux s'extasient de contentement glouton.

Sur les jambes mieux affermies, le ventre, étayé, se tasse.

Le nez, remonté, s'épate, joyeux.

Le bras droit s'agite, impatient, les doigts frémissent de désir la tête se penche vers une grosse tartine, que la gauche, goulûment, pousse entre les lèvres trop étroites, en retroussant les ailes du nez, jusqu'aux yeux écarquillés par la convoitise.

III. Tout a passé. Le dîneur, à présent, se lèche les doigts, son festin achevé.

Avec le pain, le marmot devient un homme barbe et moustache.

Sa serviette, pliée sans doute, a disparu. Seules, restent les longues oreilles en ailes de papillon gaillard qui volète dans le bleu.

IV- Le socialiste est au complet.

Satisfait de lui, arcbouté sur ses jambes torses mais nerveuses, il digère, cigare aux dents, le front plein de la doctrine, le cerveau chargé d'aphorismes à mitraille, la barbe en -taulier de sapeur sur l'abdomen, où flottent les basques d'une redingote de chef de groupe. c

Les mains derrière les reins* dans la

î»se de l'orateur populaire. Nez à plusieurs étages. Oreilles en conque.

Et, sous les larges lunettes bleues du nihiliste international, il cherche d'un regard attendri les marmots socialistes de l'avenir, ceux qui doivent continuer la chaîne inmterrompue de la série, et de métamorphose en métamorphose,encore en virtualité,conduirè l'humanité régénérée à ces temps promis où le monde affranchi du capital vaincu ne seraplus que le domaine heureux des seuls marxistes, guesdistes, blanquistes, allemanistes et brbussistes unis dans l'apothéose du socialisme triomphant.

Le maître est dur en ses épithètes fantaisistes. Qu'a-t-il voulu dire au juste? 7

Que le socialiste est un enfant gourmand, qui veut manger sa tartine et fumer son cigare ? 2

Une définition qui en vaut bien une autre. ~ehan souaan:

Jehan Soudan.

DE SAINT-PÉTERSBOURG

Saint-Pétersbourg, 10/22 juillet,

hôtel de l'Europe.

J'arrive de Cronstadt et je veux vous donner de suite les impressions que j'en rapporte.

On peut ne pas être russophile à outrance, on peut croire que l'alliance franco-russe est un mythe, mais ce qu'il faut constater pour être dans le vrai, et nous le ferons avec un certain orgueil, c'est que jamais, à aucune époque, la Russie n'a réservé à l'étranger, fût-ce à un souverain, l'accueil qui attend demain l'escadre de M. l'amiral Gervais. Nous savions de' longue date les sympathies existant entre les deux peuples,; nous n'avions pas vu la Russie officielle manifester ouvertement ses sentiments elle s'apprête à les manifester avec éclat.

Il serait inutile de demander à ce pays l'enthousiasme qui caractérise notre tempérament national, pour deux raisons la première, c'est que la classe moyenne, la bourgeoisie, qui produit chez nous cet enthousiasme, n'existe pas pour ainsi dire en Russie; la seconde, c'est que l'opinion publique existe moins encore, en tant que manifestation, du moins. [•_

En France, un gouvernement est presque toujours obligé de suivre l'opinion publique, d'obéir à son impulsion ici, le Tsar et son gouvernement créent à volonté le courant que la nation suit. Ce courant tout l'indigue nous est plus que favorable. v Les préparatifs- grandioses auxquels je viens d'assister à Cronstadt, les ordres émanés d'en haut, mille détails qu'il serait trop long d'énumérer dans une lettre, mais que vous connaîtrez au jour le jour, établissent surabondamment que Sa Majesté Impériale entend donner à notre pays autre chose qu'un gage de sa courtoise amitié et laisser à l'escadre de M. l'amiral Gervais, à la marine française qu'il tient en particulière estime, un souvenir durable de son séjour en Russie.*

Alexandre III a choisi pour donner son dîner de gala mardi, à Peterhof, le jour anniversaire de la fête de S. M. l'Impératrice c'est là une attention spéciale et que les préparatifs annoncésvont rendre plus éclatante encore.

ff `

J'avais, dans l'après-midi, pour cicerone à Cronstadt M. le lieutenant de vaisseau Kissaeff, qui m'a fort gracieusement donné toutes les indications nécessaires pour la journée de demain. Comme je m'extasiais devant lui du bon goût qui préside à la décoration du parc de Pierre le Grand

« C'est que, voyez-vous, Monsieur, me dit-il avec un tact et une courtoisie parfaite, il y a cinquante ans que nous n'avons vu de vaisseaux français, et nous tenons à les bien recevoir. » Il y a cinquante ans; en effet, juste à cette époque, M. Casimir Périer arrivait ici comme envoyé extraordinaire à bord de la Diane. Depuis cette époque, nous n'avons pas vu vos marins.

» Et, tenez, regardez cette statue de Pierre le Grand elle date aussi de cinquante ans et est due à un sculpteur français, M. Jacques.

» Nous souhaitons -tous que l'arrivée de votre escadre assure aux deux nations cinquante ans d'une amitié que rien ne puisse troubler. »

Tous ces messieurs de la marine russe venaient à tour de rôle se mettre à la disposition de M. le lieutenant de vaisseau Woelland, notre attaché naval chacun réclamait une fonction quelconque qui lui permît de se rendre agréable et utile aux camarades de l'escadre française.

M. Woelland, qui est resté à Cronstadt chez le commandant en chef, M. le vice-amiral Schwarz, va s'efforcer de donner satisfaction à tous ce sera bien difficile.

Aussi bien ne faudrait-il pas croire que les marins sont seuls à témoigner de leur sympathie.

En voulez-vous une preuve?

Ce matin même, avant de m'embarquer pour Cronstadt, j'avais l'honneur de m'entretenir avec un général qui me disait

« Mais sayez-vous,Monsieur, que nous allons être jaloux de la flotte! Si encore M. le Président Carnot (sic) nous avait envoyé un général et deux ou trois aides de camp, suivis de leurs ordonnances, nous aurions eu l'image de l'armée française, et quelle fête pour nos soldats de saluer vos uniformes, ceux d'Afrique, par exemple Le zouave et le turco qui auraient ainsi fait le voyage de Russie ne le regretteraient pas, allez 1 »

Vous pouvez juger de la situation par ces exemples. Joignez à cela un temps merveilleux, un peu chaud cependant, un ciel superbe et qui promet de se maintenir.

Pourquoi faut-il que je doive signaler un léger nuage et dire que ce nuage est occasionné par le manque d'entente dans la colonie française?

En deux mots voici la chose

La colonie est l'une des plus florissantes que nous ayons à l'étranger. Elle voulait, elle veut toujours offrir sa fête particulière à l'escadre.

Les uns avaient l'intention de donner un déjeuner à Arcadia, et, immédiatement, sans trop consulter personne, le locataire de la salle, M. Gunzbourg, s'est mis en tête de tout organiser à sa façon. Il a fait ou laissé parler les journaux. Or, M, Gunzbourg est israélite d'abord et roumain ensuite.

Dame les autres qui, en principe, tenaient pour un dîner, ont protesté surtout en présence des prétentions de M. Gunzbourg.

Je crois bien qu'au fond ces derniers

sont dans le vrai il serait inadmissible, en effet, que, le repas se prolongeant, le public, moyennant le prix des places, pût s'offrir le spectacle de nos marins à table.

Et puis, il s'agit là d'une fête purement, exclusivement française nos compatriotes veulent être chez eux, entre eux. Ils sont décidés à' faire grandement les choses j'en sais qui ne reculeront pas devant un millier de roubles à dépenser, mais qui ne veulent pas être troublés dans l'expression de leurs sentiments patriotiques par la présence d'un étranger insinuant et divers, assoiffé de réclame, lequel les intéresse médiocre- ment.

Je ne puis leur donner tout à fait tort, mais je ne suis pas fâché, d'autre part, de les morigéner un brin dans ce Figaro qu'ils lisent tous avec tant de plaisir. Que ces difficultés, que ces divergences disparaissent donc au plus vite; nos marins en souffriraient et ce serait vraiment trop dommage, car avec des artistes tels que Coutant et Cubât, le menu s'annonce bien.

Allons, mes braves compatriotes, laissons là M. Gunzbourg, sa petite personne et ses grandes prétentions. Marchons la main dans la main et crions tous ensemble Vive la France 1 Jules Ranson.

La Catastrophe Saint-Mandé

Hier soir,dimanche,est arrivée, à Saint- Mandé, une des plus épouvantables catastrophes qui se soient produites sur nos chemins de fer.

Comme toutes les lignes de banlieue, la ligne de Vincennes est encombrée de voyageurs. C'est au point que, régulièrement, les trains se succèdent à cinq ou six minutes d'intervalle. Souvent, quand cela ne suffit pas, on ajoute encore des trains supplémentaires, ce qui fait une succession presque ininterrompue. Hier, on. était dans ce cas, et au train 116, formé à Joinville à 8 h. 55 et contenant 23 voitures, on avait adjoint le train 116 D, composé de 16 voitures et organisé à la même gare. Tous deux étaient bondés de voyageurs.

A 9 h. 11, le train 116 arrivait en gare de Saint-Mandé. Là encore, de nombreux voyageurs se présentaient et prenaient d'assaut les rares places vides.L'un d'eux, porteur d'un billet de seconde, était monté en première. L'employé voulut le faire descendre, il s'y refusa. Le chef de gare, à son tour, intervint, et pendant les deux ou trois minutes que dura cette discussion, on ne songea point à couvrir la voie pour avertir que- le 116 n'était pas encore parti. ><• >, ̃̃̃? C'est à ce moment que le 116 D., dont le mécanicien croyait avoir la voie libre, arriva. La locomotive tamponna violemment le fourgon, qui se broya sur les wagons de queue en les écrasant. C'étaient deux wagons à impériales contenant chacun 70 à 80 voyageurs, peut-être plus, car en des jours comme hier on monte sur lesplates-formes et sur les escaliers.

On juge du tumulte, du désarroi. d'autant plus que les wagons étant éclairés par le gaz portatif, prirent feu et que l'incendie venait encore ajouter à l'horreur de la catastrophe.

Organiser des secours était difficile, presque impossible. Deux à trois mille voyageurs épouvantés s'enfuyaient dans toutes les directions, encombrant les quais, grimpant le long des talus, se bousculant, poussant des cris c'était un désordre indescriptible.

Pour comble, un poteau télégraphique ayant été brisé, les fils se trouvaient entremêlés et on ne pouvait pas demander de secours à Paris.

Cependant, au bout d'un instant, on parvint à se reconnaître un peu. Les pompiers de Saint-Mandé et de Vincennes accoururent, ainsi que des soldats du 29° bataillon de chasseurs. On commença par éteindre le feu et on put alors dégager les wagons brisés.

Les premiers blessés ont été portés à l'hôpital militaire de Vincennes, qui se trouve à proximité du lieu de l'accident. D'autres ont été conduits un peu plus tard par les voitures des Ambulances urbaines, à l'hôpital Saint-Antoine enfin des trains de secours qu'on a pu demander à Paris ont ramené les voyageurs intacts et ceux qui n'étaient que contusionnés.

Quant aux morts, ils ont été placés dans une salle de la gare.

A l'heure où nous écrivons, on ne peut encore se rendre _un compte exact du nombre des victimes, le déblaiement de la voie n'est pas terminé.

Le bruit court à la gare de Paris qu'il y a une trentaine de morts et une centaine de blessés. Nous souhaitons que ce chiffre soit exagéré. L'affolement qui règne à Saint-Mandé et à Paris, où une foule énorme attend des nouvelles aux abords de la gare, est extrême.

A demain de nouveaux détails.

Jean de Paris.

MARINE & MARINS DE RUSSIE 1

Tandis qu'à Cronstadt, après Copenhague et Stockholm, notre division cuirassée de la Manche reçoit un accueil enthousiaste; tandis que marins russes et marins français fraternisent, le verre en main, dans des banquets sans fin; tandis que sur les monuments de Saint-Pétersbourg flottent les couleurs russes accolées aux couleurs françaises, il convient de parler de la marine de Russie. Les vivats qu'elle pousse en l'honneur de la France nous la rendent plus sympathique encore, et c'est faire acte de courtoisie que de s'occuper d'elle en ce moment.

La dispersion des côtes du vaste empire russe a contraint le gouvernement à partager sa flotte en trois marines celle de la Baltique, celle de la mer Noire, celle de Sibérie. On pourraitmême en ajouter une quatrième, car elleexiste, celle de la mer Caspienne.

La flotte de la Baltique, la plus considérable de toutes, compte 18 cuirassés d'escadre à flot, parmi lesquels 6 sont de types modernes, ayant une épaisse cuirasse, un armement formidable et une vitesse de 16 nœuds à l'heure. Viennent ensuite 13 gardes-côtes, tous de construction ancienne, 23 croiseurs, 12 canonnières, 2 croiseurs torpilleurs. Au nombre des croiseurs figurent des navires puissants et rapides, tels par exemple l'Amiral Kornilo f, construit en France par les chantiers de là Loire et actuellement en relâche à Cherbourg; le Pamiaiy-Arowa, sur lequel le Tsaréwitch vient d'accomplir son voyage autour du monde, voyage si malheureusement interrompu au Japon VAleout, le' Rynda, le Vitiazqui ont, paraît-il, suscité l'admiration des marines étrangères au cours de leurs I navigations lointaines, J

La flotte de la mer Noire est forte de 4 navires cuirassés très récents et prochainementelle en comptera deux nouveaux; elle compte aussi deux cuirassés moins forts, mais très curieux par leur forme absolument circulaire, imaginée par le célèbre amiral Popoff, d'où leur est venu leur nom de Popoffkas. Les canonnières de la mer Noire sont au nombre de 24, dont 8, véritables croiseurs par l'armement et le tonnage, atteignent la vitesse considérable de 20 noeuds.

La flottille de Sibérie se compose d'une vingtaine de navires et celle de la mer Caspienne d'une quinzaine. Relativement aux torpilleurs, la marine russe est loin d'être en retard elle a donné tous ses soins à ce nouvel élément de la puissance navale et elle a produit des types très remarqués, ne dédaignant pas du reste de venir chercher en France, dans nos ateliers privés, les modèles qui lui étaient signalés. Dans la Baltique, elle possède 15 torpilleurs de haute mer et 42 torpilleurs d'une classe inférieure dans la mer Noire, 12 de haute mer, 50 de deuxième classe enfin, en Sibérie, elle entretient 6 torpilleurs.

Il faut mentionner encore une flotte spéciale, dite flotte patriotique, qui se compose de 7 grands croiseurs. Constituée par des dons volontaires en 1877, lors de la menace d'une guerre avec l'Angleterre, et placée sous le haut patronage du grand-duc héritier, cette flotte assure actuellement les communications entre la Russie d'Europe et la Sibérie. Les navires en sont commandés par des officiers de la marine impériale en temps de guerre, l'Etat les armerait de canons et les aurait a son entière disposition.

A ces navires à flot, tous susceptibles d'entrer en ligne, il faut joindre les navires en construction. Or, l'activité est grande dans les chantiers maritimes de laRussie. Les chantiers de Cronstadt construisent un cuirassé et un croiseur; ceux de la Société franco-russe un cuirassé ceux de Newski, ceux de la Nouvelle-Amirauté, chacun un cuirassé on construit encore à Sébastopol un cuirassé, à Nikolaïef un croiseur-torpilleur et un cuirassé, à Odessa deux torpilleurs, etc.

L'armée navale compte environ 27,000 hommes. A sa tête est le grand-duc Alexis, frère cadet de l'Empereur régnant, qui porte le titre de généralamiral. Il a succédé dans cette haute dignité au grand-duc Constantin, frère d'Alexandre II. Les officiers, au nombre de 1,450, se divisent en amiraux, viceamiraux, contre-amiraux, capitaines de premier et de deuxième rang, capitaineslieutenants, lieutenants, michmans (enseignes), gardes-marines (aspirants). Leur uniforme se rapproche de celui de nos officiers de marine. Ils portent cependant la redingote plus longue et la casquette plus large et plus étoffée. Dans le service, la casquette est revêtue d'une coiffe blanche et la redingote est ornée de deux contre-épaulettes d'or.

De leur valeur il est à peine besoin de parler tout le monde a le souvenir pré sent des beaux faits d'armes accomplis par eux sur le Danube dans la guerre turco-russe. Ce sont des marins excellents. Ce sont aussi de charmants et gais compagnons que nos marins aiment à rencontrer. Il y a entre leur race et la nôtre des affinités secrètes qui rendent très vite les relations cordiales. Nous sommes attirés vers eux, et ils le sont vers nous. Nous nous comprenons de suite les uns et les autres. Ils raffolent de notre champagne et ils se plaisent à parler français. Ils le parlent même avec un léger accent qui leur donne une pointe de distinction et de finesse. Donc nos marins vont se trouver, à Cronstadt, dans le milieu qui leur est le plus sympathique. Ils s'y amuseront beaucoup, ils y trinqueront ferme, car nos amis les Slaves s'entendent à « bien porter la toiles, comme disent les matelots ils y crieront cent fois Vive la Russie 1 On leur répondra, coup pour coup Vive la France!

L'avenir nous apprendra si ces échanges d'amabilités sont utiles et si les alliances durables se nouent à table, dans des banquets, au son des hymnes nationaux, au bruit du choc des verres. Marc Landry.

1

DE

ROSA-JOSÉPHA

t Peut-être il est trop tard pour

parier encor d'elles. »

Je ne crois pas pourtant, ce que j'ai à en dire étant surtout susceptible d'intéresser ceux qui ont déjà vu le gracieux monstrepygopage dont les amis du Figaro ont eu la primeur. (Pygopage, ça vient du grecpugê et pageis les maris qui ont gardé teurs dictionnaires du lycée pourront donner la traduction littérale à leur femme).

Il suffit d'entendre les conversations au sortir du théâtre où l'on exhibe chaque jour Mlles Rosa-Josépha Blazek, pour se convaincre que la curiosité du public n'est'pas tout à fait satisfaite; et je crois bien qu'on y peut subvenir pour une bonne part sans tomber dans des descriptions trop techniques de musée secret. Je dirai ce qu'on peut honnêtement en dire. Ceux qui voudront en connaître plus long n'auront qu'à consulter le très savant article de mon confrère le docteur Marcel Baudouin, dans un des derniers numéros de la Semaine médicale.

C'est à cetarticle et à une étude inédite du docteur Iseh-Wall que j'emprunte ces renseignements pour nos lecteurs.

La tératologie, ou science des monstres, tout récemment renouvelée par les magnifiques travaux de M. le docteur Dareste, comprend trois grandes tribus dé monstres doubles

Les Pages deux êtres unis par leurs centres, ayant des extrémité supérieures et inférieures distinctes, rappelant par leur forme la forme de la lettre X Les Adelphes ̃ soudure de toute la partie supérieure; extrémités inférieures distinctes, forme d'un £ renversé Les Dymes soudure de la partie inférieure seulement forme d'un Y droit. Comme Millie-Christine, comme Hélène-Judith, mesdemoiselles Rosa-Josépha appartiennent à la catégorie des

Pages.

unis par les os du bassin, vers l'extrémité inférieure de la colonne vertébrale, leurs deux dos s'éloignent l'un de l'autre en forme de V, puis se redressent verticalement, de telle sorte que le cou et la tête sont droits.

1. Les membres inférieurs sont absolu^ment distincts dès leur origine.

J Seuls, les organes contenus dans l'os-

L'ANATOMIE

sature du bassin sont communs à l'une et à l'autre, et encore ne se confondentils que tout à fait à leur extrémité terminale, de telle sorte que si le mariage n'était pas moralement et matériellement inadmissible ces deux dames pourraient devenir mères chacune pour son compte.

Presque tout Ie monde demande « Ne pourait-on les séparer par une opération chirurgicale ayant chances de réussir? » Réponse c'est absolument impossible à tenter, bien que, vraisemblablement, il n'y ait pas de très gros vaisseaux sanguins qui les unissent.

**#

Rosa et Josépha ont deux personnalités psychologiques absolument distinctes, deux cerveaux absolument indépendants l'un de l'autre, deux intelligences et deux volontés nettement séparées. Leurs deux coeurs au physique, bien entendu- ne battent pas à l'unisson l'une a le pouls plus rapide que l'autre. Leurs sensibilités sont également indépendantes sur presque toute la surface du corps quand -Mlle Josépha se pique à une aiguille ou se brûle les doigts, Mlle Rosa n'en ressent absolument rien, et réciproquement.

Chacune peut remuer bras et jambes comme il lui plaît, et sans que la volonté de sa sœur jumelle y puisse rien, Si on les voit marcher ensemble, en avançant d'abord les deux jambes internes, puis les deux jambes extérieures, c'est par suite d'un accord ancien, convenu entre elles dès l'enfance, pour aller plus com- modément.

Elles ont été malades l'une et l'autre, et chacune d'une maladie différente. L'une a eu les convulsions de l'enfance, l'autre le croup. Pour que la diphtérie ne se soit pas communiquée de l'une à l'autre, la diphtérie étant un empoisonnement microbien du sang, il faut bien supposer que leurs deux circulations sanguines soient distinctes et ne communiquent à peu près pas à moins pourtant que la diphtérie ne soit une maladie plus susceptible de se localiser qu'on ne pensait, à moins encore que les parents de Mlles Blazek ne nous racontent une intéressante histoire de Jeur invention, ce qui pourrait biço être*

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fe.. C-îï '['C.

Avez-vous remarqué comme Josépha et Rosa se ressemblent? Les jumeaux sont souvent ainsi, mais chez elles, la ressemblance dépasse la moyenne, et ce sont presque des ménechmes.

Et les savants sont amenés à croire que souvent les jumeaux ne sont rien autre chose que des monstres doubles.

ratés! 1

II est acquis en effet que, quand les jumeaux sont du même sexe, ce sexe est presque toujours féminin. Or, tous les pygopages connus sont du même sexe, et presque tous des femmes (Rosa-Josépha, Millie-Christine, Hélène-Judith, cas de Treyling et cas de Walther).

Jumelles et pygopages se ressemblent d'une façon frappante. r Enfin, jumelles et pygopages naissent surtout dans une partie limitée de l'Europe centrale, en Hongrie, en Autriche, en Galicie ou dans l'Allemagne du Sud, ,aux pays des Magyares, des Teutons et des Slaves, pays où les grossesses doubles et mêmes triples sont beaucoup moins rares qu'ailleurs. Les statistiques de M. Bertillon le constatent, sans en révéler le mystérieux pourquoi. Les barnums et fournisseurs de monstres le savent bien.

C'est dans le centre de l'Europe qu'ils font leur chasse au phénomène, chasse, d'ailleurs, rarement fructueuse, puisque le célèbre tératologiste I. Geoffroy-SaintHilaire, dans sa longue carrière, n'a pu étudier par lui-même un seul cas de pygopagie. Les animaux ne sont pas plus favorisés (?) que nous sous ce rapport, et c'est à peine si, de loin en loin, on peut nous exhiber un pauvre rossignol ou un malheureux veau à deux têtes.

Maintenant, voulez-vous savoir comment procède cette vieille marâtre de Nature, quand elle se permet de ces fantaisies-là ?.. Je m'en vais essayer de vous traduire décemment la doctrine la plus moderne, telle qu'elle résulte des faits accumulés par M. Dareste, le seul qui fasse autorité sur ce chapitre.

Tout le monde sait aujourd'hui cela s'enseigne dans les lycées de jeunes filles que, pour les plantes, les animaux ou les humains, le phénomène de la génération est essentiellement constitué par ceci un ovule fécondé par un germe mâle. Pour un seul ovule, mettez deux germes, et vous aurez un enfant double comme Millie-Christine ou RosaJosépha, si les deux germes se soudent à leur extrémité postérieure; s'ils ne se soudent pas, on aura deux jumelles. Ce n'est pas plus malin que ça. <•/ Et voilà presque tout ce que les savants nous apprennent d'un peu précis sur le gracieux phénomène que représentent, assez mal, sur les murs de Paris, des affiches qui gagneraient à être de Chéret, comme dit mon confrère le docteur Marcel Baudouin.

̃; Maurice de Fleury.

4

Pain Gîier, Vianfle cliere, Vin der

q; ¡ rM'

Les antiprotectionnistes ont commencé hier une campagne qui a pour but la démolition de l'œuvre de M. Méline et de ses collaborateurs, oeuvre qui, déjà revue et corrigée par la Chambre, peut recevoir d'importantes modifications au Sénat.

Les organisateurs dela réunion avaient pris rendez-vous au Continental en un déjeuner intime présidé par M. Edouard Lockroy.

C'est lui encore qui, à deux heures, a présidé la réunion du Nouveau-Cirque, ayant à ses côtés MM. Raynal, Millerand, Deloncle, Raiberti, Frédéric Passy, T. Pector, J. Fleury, Davioud, Hartman, Expert-Bezançon membres du Comité de défense de l'alimentation nationale Georges Berry, Bonnel de Lonchamp, Pra, etc.

Le président donne immédiatement la parole à M. Frédéric Passy, ancien député

C'est, dit-il, un grave débat que celui qui vient de se clore devant la Chambre, pour s'ouvrir dans deux mois devant le Sénat et se rouvrir très probablement ensuite au Palais-Bourbon.

Pour M. Passy, les tarifs des douanes se résument en un mot « la vie difficile ».

Aussi, continuè-t-il, qu'on nous enlève les droits qui grèvent la houille et les fers industriels, nous nous -chargerons du reste. L'orateur, qui prétend être l'interprète de la grande majorité des chambres de commerce de France, explique

u'

comment, grâce aux droits, « qui sont tout simplement des crimes législatifs », le prix du pain deviendrait excessif. Le pain, dit-il, est le charbon de la machina humaine.

Est-ce que vous refusez du charbon ft vos machines quand vous voulez qu'elles produisent de la force ? II ne faut pas seulement du pain, il faut de la viande; on l'impose aussi de 15, 2J et 30 centimes le kilogramme.

Pour le vin, les droits montent, en certains cas, jusqu'à 60 0/0 de sa valeur.

Tout a été imposé, tout, jusqu'aux haricots E La faim est mauvaise conseillère. De tels droits nous donnent tout à redouter à l'in« térieur.

La parole est à M. J. Fleury, ingénieur civil

Il y a, dit-il, en France, 17,000,000 de travailleurs qui paient 273 francs par tôta. Oa va augmenter leurs charges de 50 O/O-par an. M. Expert-Bezançon, président de la Chambre syndicale des produits chimiques, prend ensuite la défense de ces derniers.

Puis M. Millerand, député de la Seine, envisage la question au point de vue social Le mouvement ouvrier, dit-il, se dessine au- jourd'hui avec une telle puissance qu'il n'est permis à personne de le nier et de le dédai» gner.

Quelle réponse la troisième République s'apprête-t-elle à faire aux réclamations ouvrières ? Elle dit au peuple « Tu te plains de payer le pain trop cher, tu le paieras un peu. plus cher; tu te plains de payer la viande trop cher, tu la paieras plus cher tu te plains de payer le vin trop cher, tu le paieras erçf core plus cher. » C'est une raillerie, c'est un péril, en présence de la réaction, du clergé qui se rallient à là République et essaient de prendre la direction du mouvement ouvrier. La première réforme sociale qui s'impose, c'est celle du pain, de la viande et du vin à bon marché. "n M. Lockroy met aux voix l'ordre dv( jour suivant, qui est adopté unanime- ment par les sept cents assistants fpé

-~i~~

L'assemblée proteste de toutes ses forces] contre les droits qu'a fait voter la Commission:' des douanes de la Chambre des députés s ut, toutes les matières d'alimentation; <ij ¡ Emet le vœu que le Sénat, tenant largement compte des doléances soulevées par les mesu- res proposées, évite au pays tout entier, et no«. tamment à la classe laborieuse, la plus intê« ressante et la plus nombreuse de toutes, les misères et les souffrances dont les menacent ces droits inventés pour le seul profit de quel?' gués 'privilégiés. "*> Nous savons bien que les ordres dd. jour sont généralement platoniques. II se pourrait toutefois que celui-ci, présenté par les personnages dont les noms précèdent, eût de l'écho au Sénat. Ce serait, croyons-nous, le vœu d'un grand nombre de départements.

Henri Harnoise.

LA FONTAINE AU RANELAGH

Jamais les politiciens n'ont donné, plus qu'hier, la mesure de leurs préoc-, cupations égoïstes et intéressées. "s; %) Le 14 juillet, on inaugurait la statue de Danton. Le premier discours a été prononcé par le président du Conseil municipal, qu'entouraient des vingtaines de sénateurs, de députés, de conseillers-. Hier, dans l'après-midi, on inaugurait au Ranelagh le monument élevé à La» Fontaine par un comité d'admirateurs. La cérémonie devait avoir lieu, disait la carte d'invitation, sous la présidence du ministre de- l'instruction publique. Un discours du président du Conseil municipal était annoncé.

Pas venu, le ministre. ̃ 1$ ̃ > Pas venu, M. Levraud. E 5 y Pas venu, le maire même de l'arrondissement qui bénéficie du monument vraiment beau dont M. Frantz-Jourdain est l'architecte, M. Dumilâtre le sculpteur. i Un seul sénateur, M. Goblet; trois dé-< putés, MM. Noël Parfait, Hubbard et Deville ce dernier maire de ChâteauThierry trois conseillers municipaux. Que voulez-vous à l'ombre de Danton, on pouvait faire une sorte de profession de foi, montrer, par sa seule présence, qu'on était un représentant très avancé. Mais se déranger pour La Fontaine, à quoi cela aurait-il servi ? 2

Sans le préfet de la Seine, qui était bien forcé d'être là pour accepter la statue, la cérémonie eût été exclusivement littéraire. La Fontaine n'est plus unpersonnage national 1

Le monument est connu. II a figuré à l'Exposition de 89 et a même valu le ruban rouge à son auteur. Le Génie couronne le buste du fabuliste qu'entourent ses animauxfavoris, 'i rI Après la chute du voile qui recouvre le bronze fondu par M. Thiébaud, M. Sully-Prudhomme, l'héritier du fauteuil de La Fontaine à l'Académie française, offre, en sa qualité de président du Comité, le monument à la Ville de Paris et remercie les souscripteurs. Ils n'ont pas dû être nombreux il n'a été fourni que 25,000 francs. Sans l'Etat qui, s'il n'est pas représenté, a néanmoins donné 12,000 francs sans la Ville, qui a fourni la même somme; sans le désintéressement de l'architecte, du sculpteur et du fondeur, la souscription, ouverte il y a sept ans, tendrait encore sa sébille. Et pourtant, comme l'ont dit les autres orateurs, MM. Poubelle et Davrillé des Essarts, quel homme est plus populaire que La Fontaine, quel auteur a plus empli notre esprit d'aphorismes immortels, de préceptes qui sont, pour ainsi dire. l'ossature de notre langage ? 2

M. Deville, député de l'Aisne, demande pour Château-Thierry une réduction du monument. C'est assez roide, quand il vient d'entendre dire que les auteurs de celui-ci en sont pour leur argent, mais il faut bien qu'un député demande quelque chose pour ses électeurs.

Qui se montre-t-on au milieu de MM. Gréard, Alphand, Gustave Toudouze. représentant la Société des Gens d<£ Lettres, Armand Renaud, Jouaust, la principal éditeur du fabuliste? L'artiste Lafontaine et sa femme. Est-ce la similitude du nom qui leur a fait faire le voyage de Versailles? Pas du tout. Le créateur de l'Obstacle n'est pas seulement le descendant- de l'académicien Thomas, auteur des Eloges. S'il a troqué le nom, d'ailleurs vilain, de Thomas, contre celui de Lafontaine, c'est parce qu'il est un arrière-petit-neveu du fabu-, liste.

Et quel est maintenant ce raseur qui parle ? C'est un membre de l'AcadémiQ de Château-Thierry, laquelle a son siège dans la maison même où vivait La Fontaine. L'ornementation de ce sous-Institut a besoin, parait-il, de subsides, ei voilà qu'il en demande! Ah ça, il n'y a donc pas de Conseil municipal à ChâteaiîThierry ? Et le raseur distribue à MM. Sully-Prudhomme, Poubelle, etc., un imprimé portant le nom et l'adresse de


la personne à qui il faut envoyer des fonds! Se méfier de plus en plus des académiciens provinciaux.

-Heureusement, Got s'avance devant le monument qui, conçu dans le style Louis XIV, sort d'un vaste hémicycle. Entre les discours de MM. Poubelle et Davrillé des Essarte, des enfants sont venus saluer le fabuliste. On a fait placer les plus jolies fillettes dans l'hémicycle et c'est au milieu de ce. beau cadre que le doyen delà Comédie-Française dit t de très aimables vers de M. Fabié, professeur au lycée Gharlemagne.

La Marseillaise. Et c'est fini.

La Marseillaise autour de La Fontaine, qu'ont fui MM. Bourgeois, 'Levraud et Marmottan! Après ça, ils lui font peutêtre un crime d'être né sous le grand roi 1

Charles Chincholle.

LE GRAND-HOTEL Menu du Déjeuner de Table d'Hôte ^aujourd'hui LUNDI 27 JUILLET 1S91

Hors-d'ceuvre variés

Merlan frit

Filet de Barbue aux fines herbes `

Melon

Omelette à la Portugaise

Côtelette de porc frais à la sauce piquante Bifteck aux pommes de terre frites

Poulet Rôti

Rognons Brochette

Quartier de pré-salé aux flageolets

Viande froide à la Gelée

Rosbif au cresson

Artichauts à l'huile

Fromages-Fruits

Café Cognac

Médoc ou Graves

A L'ÉTRANGER

LA DE&IÈRE DE M. STAMBOULOFF

Puisqu'on a tout l'air de plus s'émouvoir chaque fois qu'un Bulgare éternue, et puisqu'on a. enfin compris que quelque fort qu'un Serbe puisse se moucher, il n'ébranle pas le fameux équilibre européen, il est permis de rire et de s'amuser un peu de ce que fait le délicieux Stambouloff. II vient d'en faire une qui est véritablement charmante et qui mérite d'être contée en cet ennui dominical et estival où l'on n'aurait pas même la force de se fâcher si l'on recevait la Tour Eiffel sur la tête.

Donc il manquait quelque chose à la gloire de M. Stambouloff le Sultan n'avait pas encore reçu l'agent bulgare à Constantinople et M. Stambouloff qui se croit grand, parce qu'il est très fort, n'avait pas encore pu réaliser ce rêve le Sultan accordant une audience à un représentant du prince Ferdinand. Il avait essayé de tout et rien n'avait réussi, quand il lui vint une idée le Sultan ne voulait pas recevoir un en.voyé ordinaire mais il voudrait peutêtre recevoir un envoyé extraordinaireet M. Natchewitch, ministre des finances bulgares, fit sa valise et se rendit à Constantinople.

Mais l'extraordinaire n'eut pas plus de .chance que l'ordinaire et la SublimePorte resta close, tandis que M. Stambouloff continuait à être navré. Tout à coup il eut une idée. Il se dit que le Sultan devait croire que l'envoyé extraordinaire n'avait que des choses ordinaires à raconter et que c'était là la raison de ses fins de non-recevoir. Si l'extraordinaire avait de l'extraordinaire à raconter, tout pourrait s'arranger. Et M. Stambouloff inventa de l'extraordinaire. Il fit savoir au Sultan que M. Natchewitch '.était porteur des nouvelles les plus graves, dont dépendaient la paix de l'Europe et le sort de la Turquie, mais s que ces nouvelles ne pouvaient être •communiquées qu'au Sultan par l'envoyé extraordinaire bulgare. Que vouliez-vous que fît le Sultan ? Il reçut le tour était joué. Les journaux de Sofia annoncèrent que l'envoyé bul-gare avait été reçu par le Sultan et ne .firent rien, bien au contraire, pour empêcher que l'on crût que la reconnaissance du prince Ferdinand et la proclamation de l'indépendance de la Bulgarie étaient choses faites.

C'est tout ce que voulait M. Stambou- loff mais, malheureusement pour lui, les choses extraordinaires que l'envoyé extraordinaire avait contées au Sultan. étaient si extraordinaires qu'elles finirent par être sues par d'autres que par le Sultan il ne s'agissait de rien moins que d'une alliance proposée par la Grèce à la Bulgarie aux seules fins d'attaquer la Turquie. On prit des renseignements

Feuilleton du FIGARO du 27 Juillet 1891

LA SACRIFIÉE

IX t.

“*• Suite >

"̃"

II avait raison, ce malheureux aucun tribunal ne me menaçait, je n'avais pas- devant ma porte un plaignant qui pouvait, d'un mot, me faire asseoir au banc des accusés, -et cependant, j'étais plus coupable que lui, sans même avoir l'excuse qu'il avait cette inconscience qui le laissait aller; sans discuter ni savoir, derrière ses instincts, cette naïveté du mal que j'admirais presque, tant elle était .complète et tranquille. Comment donc avais-je pu être si dur pour lui? De quel droitlui commandais-je de mourir, quand je vivais, moi, honoré, estimé, respecté de tous, sous ce fardeau qui m'écrasait le cœur? Et n'aurais-je pas dû me trouver trop heureux de ce rachat d'une vie qui s'offrait à moi comme une légère expiation?.

Mon frère s'était assis à califourchon, et, appuyé au dossier de sa chaise, il me regardait toujours, cherchant à deviner ce que j'allais lui répondre ¡

Allons! fit-il, je vois que tu réfléchis G^est bon signe avec toi, comme je te connais, c'est toujours le second mouvement qui est le bon. Moi, c'est le contraire. Et sais-tu?. Ça tendrait à prouver qu'au fond, malgré tout, je vaux mieux que toi

Il essayait de rire, tout anxieux qu'il était.

t- Pardonne-moi, Thomas, lui dis-je Çiojtsde r^roduciio,» et:4«. traduçtiçn réijrvés.

à Athènes. M. Tricoupis déclara qu'il n'ayait joué le rôla qu'on lui prêtait. On s'informa un peu partout. et on découvrit qu'il n'y avait rien de vrai dans les nouvelles extraordinaires de M. Stambouloff. Et la fin de l'histoire est que l'envoyé bulgare a été reçu par le Sultan, mais que les affaires du prince Ferdinand n'en ont pas avancé d'une ligne, bien au contraire. Et M. Stambouloff en reste Stambouloff comme devant. Jacques St-Cère.

NOUVELLES

PAR DÉPÊCHÉS DE NOS CORRESPONDANTS

La flotte en Russie

Saint-Pétersbourg, 26 juillet.

Les officiers supérieurs de l'escadre française qui ont approché l'Empereur sont tous enchantés de l'amabilité que le souverain, a montrée. Il n'y a pas eu d'attention que le souverain n'ait eue. Ainsi "au déjeuner on avait eu la gracieuseté de placer chaque, officier français à côté d'un membre de la famille impériale. La Tsarine, de son côté, a parlé à chacun et a eu un mot aimable pour tous. Le temps n'avait pas favorisé la visite de l'Empereur à l'escadre. Le ciel était couvert et la pluie était à redouter. La municipalité de Saint-Pétersbourg a décidé d'offrir des vases en argent à chacun des huit navires français, et celle de Cronstadt se propose d'offrir de son côté, à chaque officier français, des jetons en or et en argent portant les effigies du grand-duc Alexis et de l'amiral Gervàis.

Le soir a eu lieu au club de la marine à Cronstadt le dîner offert à l'amiral Gervais et ses officiers.

L'accueil a été particulièrement amical, comme de camarades à camarades. La place d'honneur était occupée par l'amiral Gervais, ayant à ses côtés l'amiral Schwartz, commandant du port, et l'amiral Kaznakoff.

Le nombre des convives était de 480. La réunion, très animée, a été des plus cordiales et pleine de gaieté. Des toasts ont été portés à l'Empereur, à l'Impératrice, au Président Carnot, aux deux nations et aux flottes russe et française.

La salle et le jardin étaient brillamment éclairés par des lampes électriques et un transparent placé en face de l'amiral Gervais, éclairé également à la lumière électrique, portait cette inscription Vive la France 1

Quand l'amiral Gervais porta son toast à la Russie et déclara combien il était touché de tant de sympathies et d'amabilités, dont les marins sont fiers parce qu'elles se rapportent à leur chère France, les convives ont entonné avec le chœur Slaviansky,au milieu d'un enthousiasme indescriptible, l'hymne national russe et la Marseillaise.

La presse russe continue à prodiguer unanimement ses ardentes sympathies à la France.

Londres, 26 juillet.

En revenant de Cronstadt, la flotte française s'arrêtera, à Portsmouth. La Reine recevra l'amiral Gervais à Osborne et visitera, la flotte.

L'amirauté et la cour sont' décidées à recevoir la flotte française aussi solennellement que possible; la Reine désirant donner à la France un témoignage de sympathie et la remercier pour l'accueil qu'elle a toujours reçu en France. Londres, 26 juillet.

Le gouvernement se croyait absolument certain de la victoire électorale dans la circonscription de Wisbech.

Cette confiance reposait en effet sur une majorité .antérieure de 1,000 voix, ce qui est énorme pour qui connaît les habitudes et la discipline des partis anglais.

Malgré cela, le candidat gladstonien a été élu avec 260 voix de majorité.

Le « Whip » unioniste qui tenait les rênes de cette élection a eu le courage de dire à lord Salisbury que cet échec provenait de l'exagération que le monde officiel avait voulu donner à la portée du voyage de Guillaume II. La Haye, 26 juillet.

La Reine régente a été invitée par la reine Victoria à venir passer avec la jeune reine quelques jours à Osborne.

Sa Majesté a répondu que la traversée serait trop fatigante pour sa fille, mais qu'elle espérait bien sincèrement que la reine Victoria lui ferait le grand honneur de passer parla Hollande à son prochain voyage en Allemagne. La reine Victoria a promis qu'elle accéderait au désir exprimé par la Régente. La rencontre des deux souveraines est absolument convenue la date seule n'est pas encore fixée.

Berlin, 26 juillet.

On s'entretient aujourd'hui, dans les cercles politiques, de l'article des Nouvelles de Ham-

en lui tendant la main. J'ai été dur, j'ai eu tort. Tu as commis une bien vilaine action, c'est vrai. Mais comme tu le dis, il y en a de moins dangereuses, qui sont pires pourtant. Et la vie d'un homme vaut plus de vingt mille francs. Je vais donc te donner ce que tu me demandes. Seulement, tâche de ne pas recommencer: je ne suis pas aussi riche que tu parais le croire. Et si tu le peux encore, redeviens un honnête homme c'est le seul moyen d'être heureux. Et je lui remis un chèque que' je postdatai de huit jours, pour me donner le temps de me mettre en règle.

Aussitôt, il changea d'allures, il s'attendrit il me sembla qu'une larme brillait dans ses yeux, et sa main tremblait quand il la tendit pour prendre le petit papier

Ah! tu es un bon frère 1 s'écria-t-il avec élan. Je retrouve mon bon Pierre d'autrefois, mon bon Pierre que j'aimais tant, quand même je n'étais pas toujours sage. et qui. ne me grondait pas toujours. et qui me défendait contre les autres.

Je m'attendrissais aussi à ce souvenir évoqué de si loin; cependant, il continuait, avec ce singulier mélange de courtoisie et de cynisme qu'il avait toujours eu

Eh bien! vrai, je croyais que ça serait plus difficile. Oui, tu as été plus généreux que je ne le pensais. Dame! les gens réguliers qui gagnent de l'argent, ils y tiennent tant Au fond, j'étais venu sans espérer grand'chose, parce que le patron le voulait. parce que c'était toujours une chance à courir et un moment de gagné Aussi, je te remercie beaucoup, beaucoup. Et je te promets de faire mon possible pour me bien conduire désormais. Quand ça ne serait que par reconnaissance et pour t'éviter de nouveaux ennuis.

Je suis heureux de te voir dans de bons sentiments, lui dis-je, et je ne regretterai pas mes vingt mille francs s'ils peuvent te ramener dans la bonne route.

Il était à deux pas de moi, je le voyais troublé par quelque sentiment qu'il n'osait exprimer.

bourg disant qu'en présence de l'attitude Se. l'Angleterre vis-à-vis de la triple alliance, il faut s'attendre à voir Russie commencer teon action en Asie afin de lui créer des difficultés en dehors de l'Europe.

On commente égaletnent avec vivacité l'avçu du même journal que le commencement des difficultés entre l'Empereur et l'ex-chàncelier remonte à la visite du Tsar à Berlin, en 1889. Rome, 26 juillet.

Le Roi assistera, dans la seconde moitié d'août, aux manoeuvres des compagnies alpines. Il se rendra ensuite à Mondovi, pour assister à l'inauguration du monument de VictorEmmanuel.

Pour des raisons d'économie, les grandes manœuvres militaires sont supprimées cette année.

Là nouvelle du mariage du prince de Naples avec une fille du prince de Galles est absolument dénuée de fondement.

Athènes, 23 juillet.

Les journaux grecs reçoivent des nouvelles de Janina, qui causent une grande indignation ici. D'après ces nouvelles, il paraît qu'à Argirocastro, à Durrazzo, à Janina et autres villes de l'Epire et de l'Albanie, la traite des blanches continue sur une grande échelle au su des autorités locales. De riches beys et même des fonctionnaires du gouvernement achètent ouvertement des jeunes filles chrétiennes et musulmanes qu'ils enferment dans leursharems.Oncite même le nom d'unnotablë de Janina qui a acheté, il y a deux ou trois semaines, une jeune fille de seize ans et une autre de dix ans. Le plus triste de l'affaire est que plusieurs habitants du pays pressés par la misère vendent leurs enfants aux riches à de vils prix. Vienne, 26 juillet. En suite des démonstrations panslavistes qui ont eu lieu à Prague, le comte Taaffe a déconseillé à l'empereur d'Autriche son voyage en Bohême.

Saint-Pétersbourg, 26 juillet.

D'après une décision que le gouvernement vient de prendre, la Russie participera officiellement à l'Exposition internationale de Chicago, en 1803.

Bochum, 26 juillet.

Le procès à scandale soulevé par la Westpfaehsçhe VoUtszeitung contre les Aciéries de Bochum est entré dans une phase nouvelle. La Volkszeitung accuse les Aciéries d'avoir fraudé le fisc en introduisant du fer sans acquitter les droits dé douane et déclare qu'elle va remettre entre les mains du procureur d'Etat les preuves de son accusation. REVUE DES JOURNAUX

L'Echo deParis dit qu'ayant d'accueillir la demande faite par le général Ladvocat de passer devant un conseil d'enquête, M. de Freycinet a consulté la plus haute autorité militaire de l'armée: les membres du Conseil supérieur de la guerre.

Fort de leur sentiment, le ministre estime qu'il n'y a pas lieu de réclamer l'opinion d'un Conseil d'enquête spécial pour émettre un avis sur la façon dont le Commandant actuel de la place de Paris a mené les négociations concernant, l'achat de la mélinite avec les personnages condamnés pour espionnage.

M. le général Saussier recevra, comme gouverneur de Paris, une lettre du président du Conseil déclarant que l'attitude du général de division Ladvocat ayant été irréprochable, il n'y a pas lieu de le soumettre au jugement de ses pairs. Une fois la lettre ministérielle transmise au commandant de la place, l'affaire sera regardée comme close à la satisfaction de cet officier général.

C'est d'ailleurs la solution qu'indiquait t fort sagement le Journal des Débats, sons une autre forme:

Pour mettre fin à l'incident, le ministre de la guerre n'a qu'à rappeler au général que lui-même, le chef suprême de l'armée, n'a pas hésité à le couvrir et à lui conserver sa confiance, et que cela suffit pour réduire à néant les accusations ou insinuations, d'où qu'elles partent.

£** Dans la crainte que sa pensée ne soit trahie par un interviewer, Mgr Fava fait sa politique lui-même; et voici la conclusion de son article de polémique sur « le pouvoir politique chrétien », paru dans la Semaine religieuse du diocèse de Grenoble

Qu'il nous soit permis de dire à ceux qui gouvernent la France Voulez-vous que la République reste ? Sanctifiez-vous. Revenez à Jésus-Christ par le Pape, son vicaire. Sinon, la République disparaîtra comme ont disparu tous les pouvoirs qui l'ont précédée depuis un siècle « Dieu est le Maître. »

Mes chers diocésains et nous, nous ne désespérons pas du salut de la République, et à ceux qui nous interrogent sur notre conduite, nous répondons Nous ne voulons pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive.

Avec des représentants catholiques, la République vivra et fera que la France soit grande.. ̃•

Avec des députés francs-maçons, la République mourra dans lé sang et la boue. Dieu sauve la France!

Arrière les Capacités et les neutres!

Maintenant, dit-il en hésitant encore, je m'en vais. Le patron doit s'impatienter, là-bas, dans la rue. Peut-être qu'il croit que j'ai filé par un autre côté. car j'y avais jpensé, et si ta maison avait eu deux sorties. Enfin, il .faut que je parte. Adieu, n'est-ce pas? Je lui pris la main..

Non, Thomas, au revoir; reviens quand tu voudras. Et j'y pense, tu vas te trouver sur le pavé, sans ressources. Laisse-moi te donner quelque chose pour attendre.

Il eut un geste magnifique de refus. Non, ce serait trop, mon bon Pierre, Il me reste quelque bagatelle. Et voistu, en y réfléchissant, il vaut mieux que ce soit adieu, je t'assure. C'est plus sûr pour toi. Tu es trop bon, décidément. Ça me touche, et j'aimerais mieux passeren correctionnelle que de revènir te tourmenter Que veux-tu ? Nous sommes de la même famille, c'est vrai, mais nous ne sommes pas de la même race. Il faut laisser les braves gens avec les braves gens, et les autres. entre eux! Non, je ne reviendrai pas, tu peux être tranquille. Adieu 1

Il s'en alla là-dessus, et je ne l'ai jamais revu.

x

Cette visite de mon frère n'avait aucune liaison directe avec les doutes où je me débattais elle marqua pourtant dans leur développement une étape décisive. A entendre ce malheureux, ce naufragé, à l'heure même où lui manquait sa dernière épave, proclamer comme il l'avait fait le bonheur de vivre et revendiquer son droit à l'existence, je compris que l'instinct de l'être demeure jusqu'au bout chevillé dans nos âmes, plus robuste que |a souffrance, plus vivace que la dignité. Et mes remords se précisèrent.

Jusqu'à ce moment, en effet, convaincu Qûô mon acte n'avait causé de tort posi-

tif à personne, j'avais toujours un bon

argument à jeter à ma conscience mon crime, pensais- je, si crime il y :• n'a

Voici, maintenant, quelques détails qui m'ont été fournis 'sur le Républicain catholique, dont les bureaux sont à Paris, 15, boulevard des Italiens. Le programme de ce journal est parti d'Amiens, dès 1882, où il a été approuvé par le regretté évêque, Mgr Guilbert, un précurseur du cardinal Lavigerie. On voit que l'idée de la réconciliation ne date pas d'hier et qu'elle a fait son chemin chez les membres lès plus éclairés de l'épiscopat, jusqu'au jour où elle a reçu la consécration définitive du Saint-Père. **# A propos de la présence du primat d'Afrique à Paris, le Gaulois a retrouvé les fameuses prédictions de Malachie, annonçant, depuis plusieurs siècles, la succession chronologique des papes et désignant, par une formule latine, chacun des futurs souverains pontifes.

Le Pape actuel est désigné Lumen Ccelo après lui, le pontife à venir sera, d'après Malachie, Àrdens et a littore veniet, il viendra d'un rivage,

Or l'ardeur du cardinal Lavigerie n'est pas discutable, et il est certain qu'il ne pourrait pas ceindrela tiare sans quitter le rivage de Tunis, il a sa résidence officielle.

La chose, au surplus, n'a pas grande importance pour deux raisons la première est qué, fort heureusement, la succession de Léon XIII n'est pas ouverte la seconde est que. les prophéties attribuées au prélat irlandais qui vivait au onzième siècle, sont assurément l'œuvre d'un faussaire, car elles n'ont paru qu'à la fin du seizième siècle.

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Nouvelles Diverses

ATTENTAT CONTRE LES MINISTRES

'Voici quelques renseignements complémentaires sur l'attentat criminel dont Mme Constans, M. Etienne et M. Treille ont failli être victimes.

Nous ne reviendrons pas sur la façon dont le colis portant l'adresse du ministre de l'intérieur avait été remis, par erreur, à Mme Gonstans. Nous dirons seulement que le livre, assez épaiSjî.reliè en noir et doré sur tranche, portait cq titre Missel de la Ville de Paris pour l'année 1830.

Le volume adressé à M. Treille était un livre de médecine cartonné, dont le dos seul était en cuir. Quant au titre, il avait été gratté.

Enfin, le livre apporté par la poste au domicile de M. Etienne étaitégalement cartonné; comme à celui destiné à M. Treille, le dos était en cuir. Le titre avait aussi été enlevé. Nous l'avons dit hier, c'est miracle qu'il ne se soit pas produit d'accident, tant l'auteur de ce triple envoi avait combiné avec habileté, au péril même de sa vie, son odieuse machination.

Pour les trois livres, la préparation était la même. Au commencement et à la fin, pour mieux donner le change à ses victimes, le manipulateur avait eu soin de laisser intactes un certain nombre de pages. Il fallait que le destinataire put ouvrir le volume sans en être empêché par quelque chose, d'insolite. Le reste du- livre, dans sa partie du milieu, avait été évidé et dans cette sorte de-creux on avait placé un petit récipient rempli de fulminate de mercure, 200 grammes environ. Quant à l'amorçage, il était d'une redoutable ingéniosité. Le récipient avait été perforé à sa partie supérieure et à sa partie inférieure, et par ces trous passait une cordelette, mèche très fine, correspondant par ses extrémités à deux capsules. Que le livre fût ouvert brusquement ou non, les détonateurs éclataient simultanément et une effroyable explosion se produisait. Quel est l'auteur de ce triple attentat ? On ne le sait pas encore.

Sur l'ordre de M. Atthalin, chargé de l'instruction de,cette mystérieuse affaire, M. Goron s'est rendu à Toulon d'où ont été expé-

lésé qu'une idée, et une idée fausse, encore, un préjugé, celui du respect de la vie humaine quelle qu'elle soit. Et voici que ma dernière excuse s'effondrait': je ne savais plus si Audouin, libre de son désir, aurait encore voulu mourir. C'est ainsi que tout contribuait à augmenter, à préciser le sentiment de mon crime il allait grossissant toujours, il m'envahissait comme un virus qui fait lentement son œuvre, il finit par absorber toute ma pensée, par me tenir hypnotisé et terrifié dans une contemplation excédante. Peu à peu, je cessai de me dominer. Mon humeur changea. Je ressemblais à un homme que dévore un mal aux progrès réguliers, un mal sans •remède qu'il ne peut avouer: longtemps, il cache son angoisse, et personne ne voit ce qui se passe en lui; mais le mal redouble, son courage s'épuise, il change, il s'irrite, il s'énerve, et comme il n'a pas parlé, ceux-là seuls que l'amour éclaire devinent qu'il agonise. Ainsi, je m'enfermais en moi-même, et Clotilde seule avait l'intuition du drame qui se passait dans la prison de mon âme. Je le sentais à la pression de sa main, affectueuse, compatissante et effrayée, je l'entendais aux vibrations de sa voix, quand elle me demandait

Qu'as-tu donc, aujourd'hui?.. Tu as l'air malade

Je la repoussais, je répondais 5

Je n'ai rien, je me porte très bien. Le silence auquel je me condamnais ainsi augmentait chaque jour le poids de mon secret. Oh! si j'avais pu le verser dans ce cœur dévoué Si je n'avais pas craint de l'empoisonner aussi Ou si j'avais eu quelqu'un d'autre auprès de qui m'en décharger 1 Un ami assez sûr, une mère, un confesseur même 1. Il y avait un Dieu qui écoute, qui comprend, qui pardonne mais je ne croyais plus, et il ne me suffisait pas de sentir le vide de l'incroyance pour pouvoir le combler.

Alors, je me confondis en efforts pour trouver par moi-même ce qu'il fallait faire, pour découvrir, de mes propres

yeux faibles, la lumière, le phare qui me

guiderait.

Je" n'avais pas oublié ce roman, de

diés les trois colis. Le chef de la sûreté s'est aussitôt mis en rapport avec les autorités judiciaires et maritimes, mais toutes les recherches faites jusqu'à présent n'ont donné qu'un très médiocre résultat.

Tout ce qu'on a pu apprendre c'est que les livres ont été déposés à la poste, le 21 juillet, presque aussitôt l'ouverture du bureau. Le train de 7 h. 55 m. pour Paris les a emportés. Il est fort possible que l'envoyeur n'habite pas Toulon et qu'il n'y soit venu que pour remettre ces colis au guichet des imprimés. H sera aussitôt reparti. ̃

M. <3ôron a adressé, hier, un télégramme au procureur de la République et à M. Lozé. Sans être affirmatif, il pense que l'auteur de cette tentative criminelle pourrait bien être le même individu qui, il y a environ dix-huit mois, envoya à MM. Etienne et Treille une circulaire aùtographiée contenant des menaces de mort à leur adresse.

Y a-t-il maintenant quelque corrélation entré cette affaire et la mort de M. Henri Vaite, contrôleur des douanes colonial qui s'est suicidé vendredi matin? M. Vaite qui était en congé depuis plusieurs mois, retour de NamDinh, était dans une situation pécuniaire très embarrassée et il craignait, dit-on, de n'être pas réintégré. Ce ne sont là que des soupçons très vagues qui se porteraient aussi d'un autre côté sur un ancien médecin de la marine habitant Bordeaux.

Ce médecin, dit-on, serait en ce moment à Toulon et son écriture ressemblerait ,à celle des bandes d'envoi. Mais rien n'est prouvé à cet égard. Enfin on va faire une en quête aux ateliers de l'école de pyrotechnie, car les engins sont trop bien combinés pour être l'œuvre d'un particulier.

Espérons que la lumière sera bientôt faite et que le criminel auteur de cet attentat qui aurait pu faire de nombreuses victimes ne i tardera pas, s'il est encore de ce monde, àtomber sous la main de la justice.

LE FESTIVAL DES SAPEURS-POMPIERS

Le temps splendide qu'il a fait hier a certainement empêché de nombreux Parisiens de se rendre au festival des sapeurs-pompiers de la Seine, au Champ de Mars. Ljassistance n'était cependant pas trop clairsemée et, somme toute, cette fête a obtenu un succès mérité. Au point de vue pittoresque, rien ne manquait. On ne saurait dire, en effet, l'attrayant' coup d'œil offert par l'immense piste du Palais des Machines lorsque sonnait, à trois heures moins le quart, le ralliement pour tous les sapeurs qui devaient prendre part aux exercices et au défilé.

Plus de quinze cents hommes aux casques étincelants, sous le soleil dont les rayons traversaient presque d'aplomb l'énorme verriére, couraient en tous sens pour*rejoindre leurs pompes et leurs agrès.

Tout autour de la piste, de dix en dix mètres, des dragons avec la lance et des cuirassiers se tenaient immobiles sur leurs chevaux, formant ainsi un cadre grandiose et tranquille aux scènes animées qui précédaient les exercices.

Deux grandes constructions en charpente, destinées aux expériences de sauvetage, se dressaient, au milieu de la nef, des deux côtés d'un petit square occupé par une fanfare de cuirassiers. Les pompes, au nombre [d'une centaine, alignées en arrière des hommes, et peintes, les unes en vert, les autres en rouge, jetaient leurs notes vives sur l'ensemble sombre des uniformes.

Commencée militairement à trois heures précises, la séance s'est déroulée suivant l'ordre que nous avons donné. Après la revue, longuement passée par le commandant Bailly que suivaient, de nombreux officiers, les manœuvres ont commencé. Le succès a été surtout aux épisodes de sauvetage et à la mise en batterie simultanée de toutes les pompes. Le défilé final n'a pas moins plu.

Le soir, les braves sapeurs-pompiers de la Seine étaient tout à la joie. Il n y en avait que pour eux dans les diverses parties du Champ de Mars, banquets, bals, fontaines lumineuses, etc.

Tous les « festoyants auront-il s regagné ce matin leur commune respective..? Espéronsle, mais ne nous avisons pas de l'affirmer.

lPOU'DREOPHELIA-

LES PRIX DE L'ÉCOLE BRAILLE

Ce n'est assurément pas une distribution de prix banale que celle de l'école Braille, qui était faite hier, à neuf heures, au siège de l'établissement, à Saint-Mandé.

Malgré l'heure matinale, l'assistance était nombreuse et d'élégantes toilettes féminines égayaient le vaste préau de gymnastique où la cérém'onie avait lieu.

Tout d'abord, une chose intéressante attirait les regards. Dans un large panneau, décoré de drapeaux, étaient exposés de nombreux spécimens des travaux des jeunes ouvriers et ouvrières aveugles couronnes de perles de nuances et de dispositions diverses, ouvrages de vannerie de toute sorte, paillassons à plusieurs nuances fonds cannés pour sièges, etc., il y avait là une preuve tangible des moyens que l'école procure à ses élèves de gagner honorablement leur vie.

Contrairement à la marche ordinaire de ce genre de cérémonies, le « discours d'usage » et la lecture du palmarès sont rejetés à la fin de la séance et l'on entend d'abord les deux parties d'un concert charmant dont les élèves font les frais pendant la moitié de l'audition, et de jeunes mais remarquables artistes pour la seconde.

Le concert fini, l'estrade se gatnit des per-

Dostoiewsky qui, lu au moment de l'affaire Porlezza, m'avait produit une profonde impression. Or le héros, plus coupable que moi, mais coupable comme moi, pour avoir péché par excès de confiance en sa propre raison plus encore que par le crime accompli, pour avoir oublié la loi simple qui n'admet nulle exception Tu ne tueras point, ce Raskolnikoff dont la figure recommençait à me hanter, il avait trouvé, lui, un remède. J'entendais son étrange rédemptrice me crier, comme à lui « Il faut que tu acceptes l'expiation et que par elle tu te rachètes!» Mais quelle expiation, hélas Je n'en voyais aucune. Je ne pouvais pas m'adresser à la justice humaine,mon crime étant si ténu qu'il échapperait sans doute aux évidences exigées par les jurys et qu'on se contenterait de me traiter de fou. D'ailleurs, je n'avais pas le droit de jeter avec moi en dehors de la société celle qui partageait ma destinée et portait mon nom elle me barrait le seuil de la prison réparatrice, elle me condamnait à rester seul avec mon remords. Et j'entendais Sonia me dire encore « Porter un pareil fardeau, et cela Mrûte la vie, toute la vie! » ̃ ̃♦̃-̃' Cependant, le moment arriva où Clotilde devint plus pressante et ne se contenta plus de mes vagues réponses. J'entends encore sa chère voix me dire, un jour qu'elle me surprit dans mon cabinet de travail, inactif, si absorbé par mes noires pensées que je ne l'avais pas entendue entrer et que je tressaillis quand sa main se posa sur mon épaule Tu souffres. Ne me dis pas que tu n'as rien. Je vois que tu meurs et je ne sais pas pourquoi!

Je le sentis ce n'était plus en curieuse qu'elle venait cette fois mendier ma confiance, c'était en âme compatissante et tendre, dans un élan de charité, avec la certitude que mon cœur saignait et qu'il fallait le guérir

Que peux-tu avoir que je doive ignorer? continua-t-elle. Quel chagrin que je n'aie le droit de partager avec toi Voilà des semaines que je te vois souffrir. Ecoute je souffre tant de ton chagrin, que rien ne peut être pire.

sonnages officiels. M. Pichon, député de •> la? t Seine, président, assisté. des conseillers gêné-! raux Gaufrés et Marsoulan, et de plusieurs; membres du Conseil d'administration, pro-, nonce alors le fameux discours d'usage et se fait justement applaudir de tous, car son al- locution est à la- fois élevée, spirituelle, èfi pleine dé cœur. -R^^l* Le dévoué directeur, M. Péphau', lit enfla' le palmarès. Les enfantsne reçoivent exclusif vement des prix que sous forme de livrets de Caisse d'épargne et, de retraites. Le chiffre tpttal est éloquent la somme ainsi distribuée' hier n'est pas moindre de 4,277 fr. Impossible de trouver un, meilleur mot de lai fin pour le récit de cette fête. humanitaire aul s'est terminée vers midi. *f-

̃AYEZ DU COUHAGE

Rue de Clichy, 28, demeure la famille Legrand, composée du père, de la mère et de deux filles, Henriette et Louise.

Hier, Mme Legrand revenait avec ses deux enfants de son travail journalier, lorsqu'elle aperçut, dans l'antichambre de son modeste appartement, une lettre de faire part sur laquelle son mari avait écrit « Ayez du courage. Adieu Jeanne adieu et pardon. » Ah dit la plus jeune fille, toujours papa avec ses idées de suicide 1

Mme Legrand pénétra vivement dans la salle à manger et recula d'épouvanté cette fois, son mari avait exécuté sa menace; il s'était pendu à la fenêtre. La mort remontait à plusieurs heures.

Le lettre de faire part sur laquelle il avait écrit ses derniers adieux à sa famille était celle de sa propre mère.

Conseil pratique

Vous désespérez, madame, de faire disparaître le duvet importun qui afflige votre joli visage. Tous les moyens employés par vous n'ont eu que peu de succès. C est que jusqu'à présent on ne s'est attaché qu'au duvet qui se trouvait à la surface, ce qui fait qu'il repoussait absolument comme une barbe rasée. C'est la racine bulbeuse qu'il faut attaquer et détruire afin d'éviter tout retour.

Vous y arriverez avec la Pâte dépilatoire de Lenthéric, qui a surtout le grand mérite de ne pas irriter la peau. Elle est très commode à employer. Il suffit d'en étendre un peu sur la partie à épiler et de ne l'enlever avec de l'eau tiède que lorsqu'on ressent un léger picotement. Lenthéric n'a qu'un seul modèle à 10 francs. Cette découverte est un nouveau titre à la reconnaissance des Parisiennes. Jean de Paris»

Memento. On a eu une forte panique, pendant l'avant-dernière nuit, aux Halles centrales. Vers deux heures et demie du matin, un passant voyait une fumée épaisse qui s'échappait par les soupiraux du pavillon de la boucherie et de la triperie. L'alarme fut aussitôt donnée et, quelques instants après, cinq pompes à vapeur arrivaient sur les lieux. On reconnut que le commencement d'incendie était dû à des fils électriques qui brûlaient dans les sous-sols ils furent aussitôt coupés, et les pompes n'ont pas eu à fonctionner.

On peut avancer aujourd'hui, comme une vérité incontestable, qu'il n'y a pas d'indispositions continues sans un mouvement de fièvre dont celui qui souffre peut ne pas se rendre compte, mais qui n'en existe pas moins. Ainsi, les personnes faibles, débilitées, soit par diverses causes d'épuisement, soit par les suites de maladies, les adolescents fatigués par une croissance trop rapide, sont soumis à une action fébrile constante. C'est alors que le vin de Quinium Labarraque, qui est aussi un fébrifuge, mais doux, calmant, tonique et essentiellement réparateur, peut-être administré avec la. certitude d un véritable succès.

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Dis-moi tout, je t'en prie, tu verras que je suis forte.

J'essayai de la repousser avec ma réréponse habituelle

Je t'assure que tu te trompes, je t'assure que je n'ai rien.

Mais elle éclata en larmes

Ne me dis plus celai s'écria-t-elle, ne me dis plus cela!Ce n'est pas vrai. Je le sais. J'en ai la certitude. Tu as un poids sur le cœur. Tu en étouffes. Pourquoi donc veux-tu me le cacher?.. Est-ce que tu n'a pas confiance en moiî est-ce que tu ne m'aimes plus?.. Je l'attirai contre moi, je baisai son front, je baisai ses mains:

Si je t'aime lui dis-je, ah 1 si je t'aime

Elle me rendit mes caresses

Oui, je le sais, je te crois. Nous nous sommes aimés si longtemps en silence! Mon Dieu qui donc aurait cru qu'une fois que nous serions l'un à l'autre, le malheur viendrait L.Car ce secret que tu veux garder, vois-tu, il nous sépare, il menace notre amour. Il te tuera peut-être.

C'est parce qu'il te tuerait que je veux le retenir.

Mais il t'échapperas bientôt. Je le vois suspendu sur tes lèvres. Je te l'ai dit, il t'étouffe il faudra donc bien que tu me le dises. Alors, pourquoi pas maintenant?. Ne sens-tu pas qu'il s'élargit entre nous?. que chacune de ces heures où tu t'enfuis dans tes pensées nous sépare un peu l'un de l'autre?. Que peux-tu craindre?. Pourquoi tarder, puisqu'il en faudra venir là?. Et puis, si je finissais par le deviner?. Car je le devinerai, vois-tu Je le lirai dans tes yeux. Parfois, déjà, il me semble que j'en suis tout près. Ainsi, je sais. tu entends, je sais à qui il se rapporte.

EDOUARD ROD.

[La suite à demain.}

Tous les nouveaux abonnés recevront, sur leur demande, ce qui a paru au nouveau feuilletM;


CHRONIQUE FONCIÈRE

TERRAINS^ MAISONS 26 juillet 1891.

A signaler pour l'audience de mercredi, 29 courant, du Tribunal civil de la Seine, l'importante vente, faite par le ministère de Me Fontaine ,ravbué, d'une maison de rapport située rue Richepanse, no 5.

Le revenu brut est de 22,330 francs, la mise à prix de 200,000 francs seulement.

La superficie étant de 281 mètres, avec 16 mètres de façade, la mise à prix représente à peine la valeur du sol.

La construction de cinq étages, sur caves et rez-de-chaussée, est en excellent' état et de toute solidité. La cour, qui renferme écuries et remises, est spacieuse et largement aérée. Les amateurs de bons placements recherchent particulièrement les quartiers du centre, mais les immeubles y sont généralement d'un prix très élevé. Aussi, est-ce une circonstance rare que de trouver entre la Madeleine et le jardin des Tuileries une belle maison d'un prix .modéré.

Il est certain que cette affaire attirera l'attention des capitalistes soucieux d'un revenu certain, dont le capital est en- outre garanti par la valeur incontestable de l'immeuble et sa situation exceptionnelle. Claude Lescot.

̃ ̃

̃ Informations Légion d'honneur. M. Lambert, lieutenant de vaisseau, est nommé chevalier de la Lé- gion d'honneur, sur la proposition du ministre de la marine.

Sur la proposition du ministre de l'intérieur, sont nommés chevaliers de la Légion d'honneur M. Debaralle, adjoint au maire de Valenciennes, et M. Herlin, conservateur du mu- sée de Lille.

Le bail de kongehamp. Le préfet de la Seine a signé samedi, avec M. de Kergorlay, représentant de la Société d'encouragement, le nouveau bail de l'hippodrome de Longchamp, sur les bases consenties par le Conseil municipal.

Nos lecteurs connaissent j à tous les détails de ce bail.

Mgr d'Hulst, recteur de l'Institut catholique de Paris, assistera jeudi prochain à la distribution des prix de l'école Saint-Etienne, à Meaux. Il y prononcera une allocution. Les Cochers. M. Bixio, directeur de la Compagnie générale des petites voitures, vient d'accéder à la demande des cochers

II a fait afficher dans les dépôts un ordre du jour autorisant les cochers « à porter la moustache, la condition qu'ils aient une tenue convenable vis-à-vis des clients ».

A la Bibliothèque nationale. Le Figaro a annoncé une innovation faite à la Bibliothèque nationalè sur la demande du public, un registre a été placé à llentrée des salles de travail pour « l'inscription des demandes ou des offres de collaboration portant sur les collections de la Bibliothèque ».

L'utilité de ce registre paraît dés maintenant démontrée, car les premières feuilles se sont rapidement couvertes. C'est une véritable aubaine pour les gens à la recherche d'un emploi, copistes, comptables, dessinateurs, instituteurs, etc., qui y insèrent gratuitement leurs demandes.

Dans le nombre, nous avons relevé quelques mentions qui valent la peine d'être citées.

Ici, c'est « une offre de vendre un roman de cape et d'épée pouvant former un beau volume de 500 pages l'acquéreur pourrait signer, discrétion assurée ». Là, « une offre de reviser littérairement tout manuscrit». Voici le polyglotte qui offre « de faire des traductions dans toutes les langues de l'Europe ».

Un médecin demande « à voyager avec famille ou personne seule en Italie, en Grèce ou ailleurs; un mathématicien propose « la vente d'une découverte géométrique ».

Signalons encore « une demande de statuts de banque hypothécaire enfin l'annonce faite par « M. Cupidon de la Paillardière, qui offre au prix de 6 francs, un ouvrage au titre croustillant ».

Il est bon de noter que l'Administration de la Bibliothèque reste étrangère aux indications contenues dans ce registre.

La Propriété foncière. Notre collaborateur Claude Lescot signalait récemment la mise en vente prochaine du domaine de Livet. Cette vente se fera à l'audience des criées de mercredi prochain, 39 juillet.

La Photographie pour tous. Nous recevons à la fois de nombreux remerciements pour avoir découvert et signalé le Photosphère, et des demandes de renseignements. Quoique très sensibles à ces témoignages de confiance de nos lecteurs, nous les prions de s'adresser directement, 19, avenue de l'Opéra, au Dépôt Général, où on leur donnera toute satisfaction.

-.TELÉ6MHES àJORRESPÛNDAffi «~>v. NANTES, 26 juillet. Le maréchaldes-logis-chef Deible, dont nous avons annoncé les arrestations et les diverses évasions, vient de s'évader une cinquième fois. Gardé à vue à l'hôpital par un caporal et deux soldats du 65e, il a réussi à tromper la surveillance de ses gardiens et, hier soir, à 11 heures. il était dehors, vêtu de la tenue d'hôpital. En capote et enbonnetde coton, il a traversé la ville et a pu se rendre sans être inquiété dans plusieurs maisons. Il a été de nouveau arrêté dans le bureau télégraphique de Doulon, au moment où il télégraphiait à son père.

On a supposé que Mme Deible, sa bellemère, avait aidé cette évasion, mais il paraît qu'il n'en est rien. Ce serait au contraire son refus de donner de l'argent à son beau-fils qui aurait fait manquer cette nouvelle évasion.

̃^™~> MONTPELLIER, 26 juillet. Quatrevingts soldats du 2e régiment du génie avaient été pris avant-hier de violentes coliques et le médecin-major leur avait, par précaution, prescrit un vomitif.

On avait craint d'abord une épidémie, mais d a été reconnu que ces indispositions étaient

A AU |^à.Saint-Quay-Portrieux,le 4août 1891, A HUn deux heures, par Vidembnt, notaire à Etables (Côtes-du-Nord), la VILLA RIMMEL, au

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de bénéfice net par an garanti,

tu»- suçFg~e~r: 8audoire, 8, bould Mon~ar~:

dues aux. fatigues des manoeuvres nécessitées par l'inspection générale, et qui ont eu lieu par des chaleurs excessives.

Le colonel a ordonné un repos absolu pour tout le régiment. » -o~<~<~« BERNAY, 26 juillet. Les fêtes organisées par la ville de Bernay pour l'inauguration de la statue de Jacques Daviel, l'inventeur de l'opération de la cataracte, sont splendides. Toutes les maisons sont décorées et les arcs de triomphe ne se comptent pas. Parmi les notabilités présentes, on remarquait sur l'estrade d'honneur M. le préfet de 1 Eure, ainsi que les sénateurs et députés du Parlement MM. Trélat, Brouardel, Heurteloup, de Paris, et nombre de notabilitésmédicales et chirurgicales de Paris, de Lyon et de Rouen.

Des discours ont été prononcés par MM. Panas, professeur à la Faculté de Paris; Puel, maire de Bernay; Brouardel, Lerenard-Lavallée, secrétaire de la Société libre d'agriculture de l'Eure, et Chavernac, professeur à la Faculté de Paris.

La famille était représentée par M. Daviel, avoué à Rouen, et par M. Laignel Le Vastine, vice-président du conseil de préfecture de l'Eure, tous deux arrière-petits-neveux du célèbre oculiste. M. Daviel a remercié au nom de la famille.

Ensuite le docteur Chavernac a raconté le dévouement de Daviel lors de la peste de Marseille.

Enfin, le docteur Galezowski, de Paris, a associé dans ses remerciements les noms de Daviel et de Desmares.

~www» ANGERS, 26 juillet. C'est à la session des assises qui s'ouvrira à Angers le lundi 3 août, que viendra l'affaire des avoines de Saumur qui eut naguère un certain retentissement.

Un fait qui se produit rarement marquera l'audience il y aura dix-sept accusés dans cette même affaire,et il faudra dix-sept avocats pour les défendre.

~wwvw Montluçon, 26 juillet.- Une importante manifestation, qui contraste singulièrement avec l'agitation ouvrière actuelle, a eu lieu à la sortie des ateliers de la manufacture des glaces et produits chimiques de Montluçon. Les employés et ouvriers au nombre de 700, ayant à leur tête une délégation composée des plus anciens serviteurs de l'usine, ont remis à leur directeur, M. Hennecart, récemment promu chevalier de la Légion d'honneur, une magnifique croix en diamant offerte par souscription. Au nom de tous ses camarades, le plus vieux contremaître a attaché cette croix sur la poitrine du nouveau légionnaire. Très ému, M. Hennecart a remercié ses collaborateurs de cette marque de sympathie et a serré la main à chacun d'eux, puis un vin d'honneur a été servi.

Aujourd'hui, M. Hennecart a réuni son personnel dans un grand banquet.

~vwv Vendôme, 26 juillet. Le tribunal correctionnel de Vendôme a rendu, hier, son jugement dans l'affaire de la Caisse d'épargne de Morée (Loir-et-Cher).

Le caissier de cet établissement financier, le sieur Moreau, 'poursuivi pour détournements et abus de confiance, a été condamné à six mois de prison.

LE MANS, 26 juillet. Le tribunal correctionnel du Mans vient de rendre un jugement très intéressant pour les fumeurs et surtout pour les vendeurs de cigarettes à la main. On connaît les tracasseries dont la régie poursuit les garçons de café qui vendent des cigarettes faites à la main aux clients qui en réclament. Plusieurs fois déjà, les cours et tribunaux ont donné tort à la régie.

Le tribunal du Mans avait à juger hier un nommé Gounin, employé dans un café de la ville, qui avait été surpris au moment où il vendait à un client trente paquets de cigarettes, et qui, pour ce fait, avait été cité à comparaître devant la juridiction correctionnelle. Le procureur de la République a pris carrément parti contre la régie et a déclaré que la loi de 1816 ne réprimait que la fabrication et la vente du tabac « fabriqué en fraude » et que les cigarettes de Gounin ayant été, de 1 aveu même de la régie, faites avec du tabac estampillé, le prévenu n'avait commis aucun délit.

Le tribunal a donné raison au ministère public. Il a acquitté le prévenu. Le jugement reconnaît que si la loi de 1816 donne à l'Etat le monopole de la vente des tabacs, cette même loi n'interdit pas la revente du tabac manufacturé « par des particuliers à d'autres particuliers »..

«~~wwv NANCY, 26 juillet. La Société de prévoyance et de secours mutuels d'AlsaceLorraine vient de célébrer le dix-septième anniversaire de sa fondation avec un grand éclat. Une affluence considérable assistait à cette fête, très populaire à Nancy.

A ce propos, et en présence des bruits qui ont circulé ces jours derniers dans la presse allemande (qui ne tendaient rien moins qu'à représenter cette Association comme un agent actif de protestations et de troubles), nous croyons devoir affirmer que cette Société ne s'occupe que de bienfaisance et que toute discussion politique ou étrangère aux intérêts de l'Association est absolument interdite. ~vw>~w. LE TRÉPORT, 25 juillet. Un lieutenant du 134e de ligne, M. Viard, vient d'effectuer sur sa bicyclette le trajet de Mâcon au Tréport. ll a parcouru les 620 kilomètres en quatre jours.

COURRIER DES THÉÂTRES Aujourd'hui, à midi, au Conservatoire de musique, concours de violon.

On nous prie d'annoncer que la grande matinée musicale qui devait avoir lieu, au Cirque d'Eté, le mercredi 29 juillet, est remise au vendredi 31 juillet.

Nous publierons le programme de ce concert qui promet d'être particulièrement brillant. En effet on y entendra, avec Mme Elena Sanz et les artistes déjà annoncés, Mlle Eva Dufrane et M. Sellier, de l'Opéra.

L'orchestre sera dirigé par. M. Thibaut, et les chœurs de la Société française seront sous la direction de M. J. Audan. Comme intermède, Kam-Hill, Mlle Biana Duhamel et M. Piccaluga des Bouffes-Parisiens.

Brillantes soirées au Casino de Luchon. M. Guy de Maupassant est arrivé. M. Reyer est

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ADJUDICATION le mercredi 12 août 1891, deux heures après-midi, en la Mairie de Berck-sur-Mer, et par le ministère de Me Plesse, notaire à Montreuil-sur-Mer, en présence de Me Bary, notaire a Boulogne-sur-Mer,

S'adresser pour les renseignements A Montreuil-sur-Mer, à Me Plesse, notaire; A Boulogne-sur-Mer, à M* Bary, notaire; i A M" de Beaumont, avoué poursuivant; i A M0 Charpentier, avoué présent.

Pour extrait

DE BEAUMONT. A vmwi surii!amite ToueAiÉi PRS WAÏIhlston(ï- bien conservé, chasse, pèche, VHr* lHSr} àlb nect-.parc, prés, terres, traversé par Sîâ^^mPre'li»-cl'Orléans'6h-Paris-Rev.l8,000f. P»500,O00t.Dupre,6,r.Hanovre,Paris,10al2»et4à5'v 60,000 fr. nets par an Pëcùlerie environs de Paris. Usine modèle, habitation confort., grand jardin, 5 hectares de terres, chevaux et voitures. On, traitera avec 60,000 fr. vÇccasion rare.l– Dupalet. rue du Louvre, 44.

Argus.

attendu l'auteur de Sigurd pourra applaudir les belles exécutions de son œuvre, confiées à l'excellent orchestre de Broustet.

Dans la substantielle et fort intéressante Histoire de la seconde Salle Favart, que MM. Albert Soubies et Charles Malherbe publient dans le Ménestrel, nous "relevons un fait curieux et bien « théâtral ».

D'après le détail des recettes des 15 premières représentations du Voyage en Chine, de Mignon et du Premier jour de bonheur, qui furent joués à peu près à la même époque (1865-66-68), il ressort que les recettes du Premier jour de bonheur l'emportèrent considérablement sur celles des deux autres ouvrages celles de Mignon étaient les plus faibles.

Or, racontent nos confrères, un soir que M. Escudier causait avec Auber, celui-ci le remercia des compliments qu'il lui adressait sur son Premier jour de bonheur, mais en ajoutant « II faut voir ce qui adviendra lorsque, après une interruption de quelques mois, le théâtre reprendra mon ouvrage. Ce jt'e&t qu'aux reprises qu'on peut définitivement connaître le sort d'une œuvre lyrique. » Ce mot si juste trouve ici sa cruelle application et fournit le meilleur des commentaires au tableau suivant,'qui montre, par annéé.le nombre des représentations pour les trois ou-

vrages centenaires:

Le Voyage ^lignon Le premierjour

en Chine ;> debonheur

1865 8 » »

1866 95 17 »

1867 16 131 »

1868 1 25 107

1869 » 38 51

1870 » 24 9

1871 » » »

1872 » 48 Il

1873 » 15 8

1874 » 58 »

1875 » 34 »

.1876 17 21 »

1877 » 45 »

1878 » 51 »

1879 » 12 »

1880 » 40 »

1881 » 27 »

1882 » 41 »

1883 » 32 »

1884 » 24 »

1885 » 20 »

1886 » 26 »

1887 » 15 »

TOTAL 137 744 *175

On sait que les représentations de Mignon, interrompues par l'incendie de rOpéra-Comique furent reprises au théâtre de la place du Chatelet et approchent aujourd'hui de la neuf centième. en attendant la millième. Décidément les courses de taureaux passionnent les Parisiens.

Hier, pour les adieux du Mateïto et des Landais, les arènes étaient combles on a fait de longues ovations au sympathique chef de cuadrille et à nos compatriotes.

Gros succès également pour Mlle Gentis, plus fêtée que jamais, pour Bento de Araujo, V. Martin et les picadores.

Le soir, comme de coutume, beaucoup de monde à la représentation de Cinq mots au Soudan.

La. semaine dernière, la princesse Laetitia assistait avec l'ambassade d'Italie à l'intéressante pantomime de Gugenheim et Letame. Dimanche, débuts du Casa et du Pouly de Beaucaire.

Les habitués du théâtre de Kissingen ont eu, le 21 juillet, dit une correspondance du Temps, une surprise: le prince de Bismarck est venu assister à la représentation.

On sait que l'ex-chancelier ne gôùte pas l'art dramatique. Il n'avait pas, jusqu'à ce jour, assisté une seule fois à une représentation, à Kissingen, et pourtant il était venu quinze fois déjà faire une cure dans cette

ville.

artiste de Munich, de passage à Kissingen, jouait le principal rôle dans une pièce du vieux répertoire. Le public redemanda plusieurs fois un couplet de circonstance que l'acteur avait improvisé. A la fin, fatigué, l'arrtiste s'avança vers la rampe, dit qu'il n'en pouvait plus, que, par conséquent, il ne répéterait plus le couplet, mais qu'en considération de l'honneur si rare qui était fait au théâtre (en disant cela, il montrait du doigt la loge où était assis M. de Bismarck), il ferait entendre indéfiniment un « Vivat ». A peine eut-il fait cette déclaration que toute la salle se leva et poussa un vivat enthousiaste. Le prince se leva et s'inclina successivement vers tous les côtés de la salle pour remercier le public de l'ovation qu'il lui faisait. Du Ménestrel

Quelques-uns de nos confrères ont publié ces jours derniers la note suivante, qui a tout un parfum de littérature officieuse, sinon officielle « Pour donner satisfaction aux habitants de la place Boieldieu, il sera procédé, en attendant la reconstruction de l'OpéraComique, à la démolition des baraquements élevés sur l'emplacement du théâtre incendié et au déblaiement complet du terrain. Le soussol sera maintenu dans son état actuel. » Nous compléterons cette nouvelle en annonçant que, d'après nos informations particu• liéres, on a tout lieu d'espérer que les travaux de reconstruction de l'Opéra-Comique pourront être entrepris vers le commencement du vingtième siècle, et nous ajouterons qu'on pense les mener assez vivement pour que l'inauguration de la nouvelle salle puisse être faite le 16 décembre 1975, deuxième anniversaire centenaire de la naissance de Boieldieu. Ce jour-là, Paris sera tout en fête, et l'on voit que les habitants de la place Boieldieu, dont l'impatience est peut-être excessive, n'auront rien perdu pour attendre. Georges Boyer.

SPORT

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La journée a été magnifique, le succès de la réunion complet. La Société Sportive bénéficiait par hasard d'un dimanche, le public s'est rendu en foule à Maisons, montrant une fois de plus son goût pour cet hippodrome et sa merveilleuse piste en ligne droite. Le sport y est toujours excellent, grâce aux programmes confectionnés de main de maître. Les onze

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Numéro du 25 juillet 1891 La Solvabilité ou l'Insolvabilité du Portugal un Projet d'attentat du Gouvernement portugais contre la Compagnie des Chemins de fer portugais.

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chevaux restant engagés dans le handicap final se sont présentés au poteau. L'écurie de Juigné a eu les honneurs de cette journée en enlevant les deux gros prix, et son jockey Hartley, plus heureux, a monté les cinq vainqueurs.

Le Prix de Grignon a été pour Granville (9/4), à M. Ch. Pratt (Hartley), battant d'une courte encolure Mme Copernic, à M. Sinibaldi (Roberts), et Fernande, au baron de Rothschild (Crickmère), troisième à deux longueurs. Non placés Camarilla, La Plume, Yetton et Damiette.

Pari mutuel à 10 fr. 41 fr. 50. Placés Granville, 23 fr.; Mme Copernic, 86 fr. 50. Zélus a été réclamé par M. Ch. L'Hoste avant la course.

Le Prix de Houdan a été pour Moustique (16/1), à M. P. Aumont (Hartley),battant d'une courte encolure Jean Sans Peur, à M. H. Gibson (Horan), et Paolo, à M. J. Wysocki (P. Gooch), troisième à six longueurs.

Non placée Misraïm, Voici, Astrologue, Bigamie.

Pari mutuel à 10 fr.: 83 fr. 50, Placé Moustique, 25 fr.; Jean Sans Peur, 17 fr.

Le Prix de Vilennes a été pour Nancy (3/1), à M. de Brémond (Hartley), battant d'une longueur et"demie Escopette, au baron de Rothschild (Crickmère),. et Mobilisé, à M. Camille Blanc (Hudson), troisième à deux longueurs.

Non placés Araminte, Zanzibar et Sym phonie.

l' Pari mutuel à 10 fr. 50 fr. 50. Placés Nancy, 20 fr. 50; Escopette, 18 fr. 50. Nancy a été rachetée par son propriétaire pour 7,800- fr.

Le Prix de Beauvais a été pour Ye llow (7/2), au cpmte de Juigné (Hartley) battant de trois quarts de longueur Zamba, au comte de Berteux(Rolfe), et Monsieur d'Alvimare, à 'M. Michel Ephrussi (Horan), troisième à quatre longueurs.

Non placé Blue Boy, arrêté.

Pari mutuel à 10 fr.: 49 fr. Placés Yellow, 19 fr.; Zambo, 13 fr.

Le Prix de l'Ile de France a été pour Tantale (3/1), au comte de Juigné (Hartley), battant de trois quarts de longueur Brucite, à M. Camille Blanc (Hudsoa), et Xylander, au comte de Berteux (Rolfe), troisième à deux longueurs.

Non placés La Horta, The Minstrel, La Jeunesse, Bacon, Day John, Nostradamus, Mayenne et Samarcande II.

Pari mutuel à 10 fr.: 43 fr. Placés Tantale, 21 fr.; Brucite, 25 fr.; Xylander,-29 fr. 50

COURSES A SPA

(Par dépêche)

Excellente réunion.

Prix Meyerbeer, 2,000 fr., 1,000 mètres 1, Tabatière (5/2) au vicomte de Buisseret (Jellis) 2, Guinevère.

Non placés Hugo, Pinos Altos, Auvergne. Prix du Pays de Liège, 1,000 fr.; 1,600 m.: 1, Primate (égal.), à M. G. Warocqué (M. Coppée).; 2, Girard.

Non placé Fragoletto, dérobé.

Prix des Artistes, 3,000 fr., 1,200 mètres 1, Petit Prodige (3/1), au vicomte de Buisseret (Jellis); 2, Atlantide; 3, Cotillon. Non placés Maidens' Blush Proconsul; Volcan.

Prix de Spa, 4,000 fr., 1,000 mètres 1, Aglaé (3/1), à M. Ch. Liénart (Tomlin) 2, Trazegnies 3, Madeleine.

Non placé Rixensart.

Prix Farintssh, 7,000 fr., 4,500 mètres 1, Boulette (3/1), à M. G. de Lichtervelde (Brown) 2, Beau Géant 3, Courtoisie. Non placés Brouillard, Redpath, Hanneton, Lown.

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Pour faciliter les communications, nous recevons à nos bureaux les REPONSES aux annonces, comme un bureau de poste; mais nous ne garantissons pas la suite qui peut leur être donnée par le destinataire.

Ces REPONSES ne peuvent être retirées que sur la présentation du REÇU de l'annonce. Programme des Théâtres

OPERA. 8 h. 0/0. -Le Mage.

FIANÇAIS. 8 h. 0/0. Britannicus les Fourp beries de Scapin.

VAUDEVILLE. 8 h. 1/2. Madame a ses brevets le Gendarme.

VARIETES. 8 h.3/4. Le Divorce à l'amiable; les Héritiers Guichard.

CHATELET. 8 h. 1/2. Tout Paris. GAITe!– h. 3/4.-Les Aventures de M. Martin. âMBIGU. 8 h. 1/2. Le Procès; Madame 'JV La Maréchale.

FOLIES-DRAMATIQUES. 8 h. 1/2. Rayon d'argent la Plantation Thomassin.

BOUFFES-PARISIENS. –8 h. 1/2.-Le Modéte; Miss Helyett.

THEATRE-CLUNY. 8 h. 1/2. Un Mariage au Téléphone; le Chapeau d'un Horloger; le Procès Veauradieux.

DEJAZET. 8 h. 1/4.- La Garçonnière, a BEAUMARCHAIS. 0 h. 0/0. Relâche. CIRQUE D'ETE.-8 8 h.1/2. –Nez-Rond, parodiepantomime. Dimanches et jeudis, Matinée à deux heures et demie.

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HIPPODROME

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M. Albert-Cyprien-Constant de Ricaudy, homme de lettres, et Mlle Pauline-Henriette Julie Desplats

M. Octave-Albert-Aramis Leprêtre, artiste musicien, et Mlle Pauline Ballot

M. Désiré-Auguste-François Le Mutriey, attaché au ministère des nuances, et Mlle MarieLouise Leroy;

M. Joseph Ruau, avocat à la Cour d'appel de Paris, et Mlle Jeanne-Magdeleine Buffelau; M. Raoul-Albert Blottière, avocat à la Cour d'appel de Paris, et Mlle Marie-Marguerite-Césarine Fabre;

M. Paul-Arthur-Achille Favret, capitaine d'artillerie breveté, attaché à l'état-major de l'armée, et Mlle Marie-Léonide Chereau;

M. Pierre-Marie-Hyacinthe Rolland de Rengervé, propriétaire, et Mlle Marie-Yvonne.Parent Duchatelet i

M. Emile-Marie-Albert-Saint-Ange Maublat, inspecteur des postes, et Mlle Catlierine-LouiseJoséphine Guérin.

Correspondances personnelles

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