bpt6k2737426/f4


Ooujpncir cfes ]C<ef tircB

.̃̃̃ ECHOS

J* Le comité Victor-Hugo vient de se

réunir. Après avoir réclamé l'apposition de deux plaques eommémoratives, l'une sur la maison que le poète habita à Bruxelles, l'autre à Luxembourg, après. avoir souhaité l'achat'de «la maison de Julictte il s'est occupé du transfert éventuel, et désiré par •lui, des cendres du grand homme en un endroit du Panthéon qui, selon lui, conviendrait mieux à sa gloire que celui ou il repose aujourd'hui.

M. Ernest Prévost, qui fait partie de ce comité, écrit dans la Victoire

« D'abord, il importe de le dire énergiquemenl, le comité n'a mêlé à ses débats aucune controverse politique ou philoso-; phique. Pour servir la mémoire du plus' {jrantl mort du Panthéon, il n'est venu .i\. aucun de nous la pensée de calomnier, de diminuer les autres morts. Le comité n'a rien décidé. Il s'est borné à conférer des cas antérieurs de translation de cendres, des difficultés que nous rencontrerons, des objections qui nous serons faites et des arguments à leur opposer, des chances, enfin, que nous aurons de satisfaire au vœu depuis longtemps exprimé par la famille et les amis du maître qu'un jour prochain son monument et ses reliques soient plus dignement et « glorieusement » présentés aux générations.

» Tous les anSjCn effet,quand nous allons faire au poète une pieuse visite, nous sommes frappés de l'isolement, de l'abandon de sa tombe, de l'exiguïté, de l'obscurité du couloir où elle est reléguée, plaquée, confondue, du voisinage de cet « écho », non pas sonore, mais bruyant et stupide avec lequel les gardiens aniusent les badauds, des propos vulgaires ou irrévérencieux tenus à quelques pas du cénotaphe. Devant cette sorte de mise en pénitence de mânes illustres, cette banalité, cette profanation, nous avons tous,. à -chaque- visite, le même cri de protestation. Et j'approuve Mme -Négreponte la Jeanne de l'Art d'être grand père lorsqu'elle insiste avec véhémence pour que les cendres de son aïeul soient « exhaussées », ou qu'elles lui soient rendues pour le cimetière familial, grâce auquel celui qui célébra les fleurs, les ailes et la lumière serait à jamais sauvé dé'Teïn- mûrement et déjà nuit. »' < Et M. Ernest Prévost conclut ainsi « Napoléon a son tombeau. 11 est légitime, édifiant, nécessaire, que Victor Hugo ait le sien. Il sera normal, il sera juste que ce tombeau soit distingué, détaché des autres tombeaux. Victor Hugo, lui aussi, est l'Empereur. »

D'autre part, Mme Denise Le Bloud, née Zola, et M. le docteur Jacques Emile-Zola protestent, dans une lettre adressée au ministre de l'instruction publique et des J)eaux-arts, contre l'éventualité de ce transfert qui, selon eux, « ne tendrait qu'à instituer un hyper-Panthéon au bénéfice d'une gloire exclusive ».

D'ailleurs la question, affirment-ils, est I du ressort du Parlement. « Mais si. par une mesure arbitraire de l'administration des beaux-arts, le vœu de Mme Xégreponte était exaucé, nous vous demanderions non seulement que la même faveur fût accordée à Emile Zola, notre père, mais encore à Carnot, à Berthelot, à Pierre Curie, à Jaurès, à tous les grands morts que la patrie reconnaissante a voulu honorer. » <̃* La misère des grands hommes.

La Revue des indépendants public une lettre émouvante de Chateaubriand à Berlioz.

On sait que l'auteur des Trouens eut, à ses débuts, de grandes difficultés matérielles. Vers la fin de l'année 1824, à bout de- ressources, il frappa vainement à plusieurs, portes, Sollicitant quelque, argent,. »ponr faire exécuter la Grund'Messe, qu'il venait de composer.' Son ami, Hubert Ferrand, lui conseilla de s'adresser à Chateaubriand, comme au seul homme capable de comprendre;" une telle demande, pour le prier de lui prêter 1.200 francs, somme qui lui était nécessaire, au minimum, pour l'exécution de cette œuvre religieuse. Berlioz reçut de l'illustre auteur du Génie du Christianisme la réponse ci-après « Paris, le 31 décembre 1824.

» Vous me demandez 1.200 francs, Monsieur je ne les ai pas. Je vous les enverrais, si je les avais. Je n'ai aucun ^uoyen de vous servir auprès des ministres." Je prends, Monsieur, une vive part à vos peines. J'aime les arts et honore les artistes mais les épreuves oit le talent est mis, quelquefois, le font triompher, et le jour du succès dédommage de tout ce qu'on a souffert.

» Recevez, Monsieur, mes regrets ils sont sincères.

» Chateaubriand. »

Peu de jours après, une somme de 3.000 francs fut remise à Berlioz par le comte de Granoux, député de l'Ardèche, amateur passionné de musique et virtuose accompli. ..r

«*• Les « Nouveaux Essais critiques » organisent un concours original « Dans chaque numéroi nous publierons Sans noîn d'auteur, pendant.plusiedrs mois, deux textes choisis parmi les œuvres polémiques des douze écrivains suivants ï> Rn'aroî- Paul-Louis Courier, Chatcauhriand, Lamennais. Louis VeuiJlo!, Rochefort, Barbey d'Aurevilly, Drumont, Clemenceau, Paul de Cassagnac, Urbain Gohier et Léon Daudet.

» Les concurrents devront retrouver le nom de l'auteur et, si possible, la référenceexacte de chacun de ces textes. »

'«* Dans le Divan, M. René Fernandat publie un article qui aura une suite sur « La logique de Stendhal ». Il montre le futur auteur de la Chartreuse, dans sa jeunesse,, en désaccord profond avec son père. Celui-ci, mauvais spéculateur,' avait fait de mauvaises affaires, et Henry Beyle, qui ne rêvait que d'aventures romanesques et méprisait tout ce qui n'était pas le métier littéraire, souffrait de la situation très médiocre, presque de la pauvreté, à laquelle il se voyait réduit. Cette question d'argent aviva des dissentiments qui avaient pour cause une incompatibilité de .caractères. D'autre part, Henry Beyle avait perdu, très jeune, une mère adorée, fort élégante, d'humeur rieuse, et il méprisait un peu son père de n'avoir pas su inspirer à sa compagne un sentiment tendre, car à ses yeux, dit M. René Fernandat, « l'amour prime tout, même la gloi-

re. »

«Cependant, dit l'auteur de l'article, Stendhal tenait du Dauphinois son père bien des traits de caractère qui contribuèrent à sa formation intellectuelle. Patient comme un montagnard, comme un Beyle, il est tranquille, se cache sous des pseudonymes, ruse avec le pouvoir, use d'anagrammes et pose des énigmes au lecteur mais il sait ce que valent ses pages de psychologue l'intrigue romanesque ne l'intéresse pas directement, mais il a foi dans ht sûreté de son métier d'analyste et connaît la valeur de son instrument. » Pendant plus de dix ans, il a amoncelé des documents, établi des épures et cherché une méthode et un entraînement dans la logique des mathématiques. Les problèmes psychologiques lui sont apparus comme des théorèmes à résoudre, mais ce qu'il y a de rigoureux et d'infaillible dans ses déductions, il le tient de son ca- J ractère de Dauphinois pondéré et lucide i

rien; ne. l'éblpuit plus .que le triomphe de la clarté pure et le prestige d'un raisonnement lumineux. »

'̃̃-•̃:̃

••^Pendant sa vie, Henry Becque n'a pas réussi à être, de l'Académie française il en est depuis hier en quelque sorte 'sur le rapport de MM. René Doumic et Eugène Brieux, l'Académie a décerné le prix. Paul Flat (3.000 francs) à la belle monographie que le professeur yougoslave, M. A. Arnaoufovitch, docteur es lettres de notre Sorbonr.e, a consacré au grand dramaturge du dix-neuvième siècle, au Molière de l'époque .moderne.

A la séance publique annuelle qui eut lieu hier, M. Doumic, secrétaire perpétuel de l'Académie française, disait dans son rapport au sujet de Henry Beeque de M. Arnaoutovitch « Parmi tes études critiques, nous avons fait une belle part, en lùî décernant l'autre moitié du prix Paul Fiat à l'étude trois gros volumes de M. Arnaoutovitch sur Henry Becque. L'auteur est Yougoslave et nous sommes fiers de cette marque de l'intérêt passionné que suscite notre littérature à l'étranger. »

«̃* On a contesté à Frédéric Chopin la qualité de « sujet polonais ».

M. Edouard Ganche, l'écrivain le mieux renseigné sur tout ce qui touche au grand musicien, tranche la question dans la revue La- Pologne.

Légalement, et textes en mains, il prouve que Nicolas Chopin, son père, malgré l'annexion de la Pologne à l'Empire français, avait garde son statut de sujet polonais. Quant à Frédéric, il ne cessait, dans ses propos et dans ses lettres, de revendiquer s;! nationalité polonaise. Il se plaignait souvent de vivre « au milieu d'étrangers ». N'écrivant pas correctement le français, il recherchait toutes les occasions d'écrire ou de s'exprimer dans sa langue maternelle. Il mentionnait dans sa correspondance les rencontres de personnes polonaises qui manifestaient le désir de l'appeler Cops'ki ou Chopinski, pour que nul ne doutât de sa nationalité. D'un Polonais rencontré, il disait joyeusement « Avec lui au moins, je parle notre langue. » Lorsque Mickiewicz et .Stowacki vivaient à Paris, ils n'auraient jamais eu la pensée de considérer Chopin çôiilïne n'étant pas iin vrai -Polonais. Bien loin de cette supposition, tous, les Polonais .regardaient leur l' compatriote comme un représentant émirent du polonisme. ̃̃;

Tout son œuvre, enfin, prouve qu'il n'v

.J. n. 1"

eut jamais Polonais plus polonais que l'auteur des Balades et des Mazurkas. «£ Dans la Revue, de France, M. Marcel Prévost dit ce que doit être, selon lui, la revue « idéale »'Elle ne doit pas se contenter de renseigner son public C'est le charmant et amusant privilège des revues éphémères qu'on fonde en sortant du collège que de déclarer périmée toute œuvre littéraire d'un « plus de vingt ans ». Inversement, c'est un signe d'artériosclérose intellectuelle que de fermer l'accès de son cerveau aux productions des « moins de cinquante ans ». C'est enfin une marque d'impuissance et un aveu d'inquiétude, que de constituer une chapolle littéraire fermée, de ne publier et de ne .signaler jamais que les œuvres d'un, groupe et d'une librairie.

̃̃* Le Mercure de France publie des vers inédits de Jean Moréas. Ce sont des poèmes dfj.sa prime jeunesse, qui ont été recueillis par le Mis d'un camarade, à l'Université, du futur auteur des Stances, M. Georges Malteso:

Voici une de ces jolies pièces qui, sans

ajouter rjenàda gloire, Jdu poète. sont -d'un

:1tmr g|^ipS'(;.t (fûii seiitim,ent délicat .• WVË i^Olf, lorsquA sur loi avec '"tbiflrhk ̃̃̃

Vient se, fixer mon ail ardent, ->

Qite langoureux' il te caresse,

Je te dis en te regardant

I love you.

Lorsque je presse sur.ma lèvre

Ta petite main tendrement,

Mignonne la charnelle jièvre

Qui me gagne dit clairement

I love you.

Ah quand nrbn dnae ,fugitive

Prendra le bleu chemin des deux,

La brise chantera plaintive

Sur mon tombeau silencieux':

I love"you.

<* L'œuvre de Théophile Gautier tombera dans Je domaine public le 15 janvier prochain. En le poète est mort le "mercredi 23 octobre 1872, et la loi du 3 février 1919 a prorogé de six ans deux mbis et vingt-trois jours Je délai de cinquante ans fixé jusque-là pour l'entrée dans le domaine public des œuvres littéraires. ̃<J* C'est un portrait de pied en cap, et très -vivant", que M.- Paul Reboux-a a peint dans sa Vie amoureuse de Mme Tallien. Avec adresse, avec grâce, avec ironie parfois, il évoque la vie romanesque de Thérésina Cabarrus, son enfance de fillette gâtée, son mariage à quatorze ans et demi, son séjour dans les prisons de -Bordeaux, ou Tallién vient la délivrer pour l'associer à sa fortune, ses triomphes à Paris, comme reine des Merveilleuses, enfin, nprëi' les journées pathétiques de la Révolution, sa paisible ei habile retraite elle a trente ans et sept enfants auprès d'un troisième mari. le prince de :araman-Chimay, à qui elle donne encore trois fils et une fille. Vie faite de contrastes, le sourire ne la quitta jamais, même à son heure dernière, quand d elle expira en murmurant « Tout une fin. Les plaisirs sont bien peu de chose: »

M. Ferdinand Bac, dans Les Annales, 1 évoque les « intimités de la cour des l Tuileries.

Son premier article écrit d'une plume alerte et riche de nombreuses anecdotes est en majeure partie consacré à la princesse Mathilde qui joignait l'esprit le plus vif à l'intelligence la plus pénétrante et dont il cite des mots fort amusants. Quelle atmosphère de bonhomie régnait alors Ce n'est pas un assaut d'esprit. C'est une ambiance où chacun semble dire des vérités agréables, user d'une espèce de franchise dans laquelle l'espièglerie est tissue comme une arabesque.

A propos de l'inspiration, un écrivain, qui parlait trop de ses.bonnes fortunes pour en avoir, racontait en quelles circonstances il lui était le plus pénible d'avoir son élan coupé. La première, quand on lui annonce une femme qu'il n'aime plus.

Et' l'autre ? demanda la princesse. Quand arrive celle que, j'aime. > ̃ Ah je respire, conclut la bonne hôtesse. Vous n'êtes pas souvent dérangé.D'un autre que le dessert rendait triste, elle dit 11 a l'air d'un homme attablé chez un marchand de vins après un enterre- J ment.

Elle aimait beaucoup Théophile Gautier qui était un des familiers de son salon. Un jour, comme on,parlait des manières de travailler, elle lui demanda à quel moment il se sentait le mieux inspiré. Quand je suis à vos pieds, princesse, sur un coussin.

C'est gentil, dit-elle, mais si je vous enlevais le .coussin ?'

Théo la contemplait avec attendrissement, esquissait un geste comme s'il s'écoutait jouer sur sa guitare, puis il dit

.–? ̃'Vbus.vne feriez jahia|s#ça. f La princesse s'en Sflla '§ii. ajoutant « Ce coquin il connaît tous mes dé-

fauts.

Un autre soir, Thépp;hHe Gautier s'écria « J'ai bien souffert, ja première fois que je suis allé à Grenade

» A ce moment, le jeune Joseph Primbli, que l'on appelait déjà « Gégé », et « qui s'accrochait aux basques des poètes », comme disait sa tante, se mit à réciter: » J'ai laissé de mon sein de neige

Tomber un œillet rouge « Veau.

Hélas comment le reprendrais-je,

Mouillé par l'onde du ruisseau ?

» La princesse, réprenant le fil du sujet, dit

» Eh bien Vous êtes-vous réconcilié avec Grenade ?

» Oui, princesse. J'étais toujours- enrhumé, niais, un soir, au coin d'une place, j'ai rencontré les Trois Grâces. » La princesse se leva de son canapé, déplia son1 éventail et dit

» Dieu vous bénisse

J* L'Académie, de Versailles, dont M. Marcel Batillat est actuellement président, a procédé aux élections suivantes mem-

bres titulaires MM. Jérôme et Jean Tharaud, Henri Le Sidaner et .I.-M. Boulan membres titulaires non résidants MM. Louis Bertrand, Georges Lecomte, Louis Madelin et Hobert Mathieu.

Au cours de la même séance, l'Académie de Versailles a décidé de faire apposer une plaque sur la façade de la maison dans laquelle, le 1" décembre 1915, est mort le poète Stuart Merrill.

v5* Aux « Petites conférences de Lyon ». dirigées par Jean Bach-Sisley, le poète lyonnais Joseph Serre a fait une très belle conférence, sur Ernest HeJl^. -• '«* Un gi'and écrivain turc. ami de là France et propagandiste enthousiaste de notre culture dans son pays, M. Izzet Melyh bey, est dans nos murs. Il est accom-^pagné de sa femme, elle-même écrivain et' artiste de grand talent, qui a déjà public, de captivants souvenirs.

M. lzzet Mel yh bey est l'auteur de plusieurs livres remarquables, dont l'un, Sermed, écrit directement en français, s'Ouvre par une préface fort élogieuse de Pierre Loti»: « J'admire avec étonnement, écrit l'auteur de Pêcheurs d'Islande, votre aisance élégante à manier notre langue, votre pénétration dans l'analyse ,des, sentiments, même des sentiments féminins, et votre tact à saisir les nuances. JI y a au moins un préjugé que la lecture de votre livre ne peut manquer de complètement détruire, celui qui consiste à prétendre que vous considérez les femmes comme mi

troupeau d'esclaves soumises; la courtoisie chevaleresque avec laquelle vous traitez votre héroïne donne la preuve éclatante du contraire, »

Par la parole et par la plume, Izzet Melyh bey s'est fait, en Turquie, l'apôtre fervent de nos lettres, de nos arts et de notre idéal. Saluons avec plaisir sa venue à Paris.

«*• Paris et le Monde, ,1a grande reviie illustrée, éditée en cinq langues, vient de faire paraître un numéro de Noël fort intéressant. Relevons au sommaire: Un scénario de M. Orner Cinti Roger; une nouvelle: Les Aventuriers, Pour la Paix du monde, par M. Georges Giorgy; Un grand mois politique aux Etats-'Unïs, par Ernest Raynaud; le Théâtre poétique, par M. Maurice Rostand; la suite de l'enquête, Faut-il un Hollywood? (réponses de M. Roger Lyon, Gaston Ravel, Marcel Yonne), Marcel Sançhez), et de celle sur le théâtre international (réponses de MM. Henri Clerc et Charles Soldevila); des interviews du maître Antoine Bourdelle, de Muratore, de Damia; Léonard de Vinci, précurseur de l'aviation^ etc.. etc. ̃•<* A paraître prochainement La Chanson populaire, luxembourgeoise; par M. Ma-

thias Frisch.

ihias rrisclr. PRIX LITTERAIRES .«.* Le prix de la Dépêche Tunisienne a été décerné à Mlle Marcelle Lambelle et à M. Pierre Hubar.

Les Alguazils.

Les dernières années de la cour de Tsarkoié=Séïo i

par le général Alexandre Spiridavitch Il est peu de catastrophes historiques, qui n'aient leur énigme. On a beau connaî- tre les faits, même dans leurs détails, il est toujours des causes profondes qui nous échappent et que le temps seul fera con-

naitre.

Le livre du général Spiridovitch, Leè dernières années de la cour de TzarskoïéSélo soulève une partie du voile qui recouvre encore l'agonie de l'Empire russe. L'au* teur, chef du service de la sûreté auprès du tzar Nicolas II, a vécu plusieurs années dans la proximité et même l'intimité du souverain et de sa famille. Son métier est de savoir, et il sait. Aux portes de, Tzarskoié-Sélo, de Péterhof, au cours de tous les voyages et déplacements, il si' garde lit barrière du .Louvre en même temps qu'il a cherché, connu, senti se nouer et se démêler sous ses doigts tous les fils des intrigues de cour, des cabinets politiques, des complots terroristes ourdis près ou loin du trône. Beaucoup de ces fils, il les a brisés à temps. La grande catastrophe, l'avalanche, phénomène de la terre russe, il n'était ni de son métier ni de son pouvoir d'en « garantir les rois ».

Dans cette famille impériale que le gë^' néral Spirodovitch regarda vivre, il y ,a de la simplicité, de l'amour. Ce sont d'émouvants tableaux que nous donnent à la fois le récit et l'image. Nous finissons par tourner les feuillets et regarder ̃ les photographies, comme nous ferions d'un- album de famille nous cherchons, avec -mélancolie, d'heureux souvenirs. Les voici tous l'empereur, l'impératrice, les jeunes' y filles grandissantes, chez eux, dans le grand chalet de Tzarskoïé-Sélo, à la pêche, à la chasse, en excursions de mer dans les fiords. Les souverains échappent tant qu'ils peuvent à la vie souveraine même l'Impératrice se fait gronder car elle voudrait, par sentiment mystique, « aller au peuple », se mêler à lui, sans pompe impériale.

Mais voici l'épreuve la maladiedu petit tzaréwitch. Dès les premières apparitions ` de ce fils tant désiré, nous sentons, en tournant les pages, en regardant cet enfant, que l'atmosphère a changé ce fils des tzars, vêtu de blanc, la tête inclinée sur l'épaule, a l'air, à cinq ans, d'un fils de la douleur.

Alors parait Raspoutine le guérisseur on voit son entrée insidieuse au palais, sa mainmise de charlatan mystique sur une mère épouvantée, égarée entre l'angoisse et l'espoir. A la cour, l'étonnement, l'opposition, le scandale l'exploitation du scandale.

Le livre de M. Spiridovitch s'arrête au jour où cesse sa fonction. C'est un témoin. En le fermant, nous sommes encore à Tzarskoïé-Sélo, à Péterhof, ou dans les jardins édéniques de Crimée. Mais sur cette famille, comme sur la Itussie tout entière, dans le bruit des intrigues, des coaiplots, des propagandes révolutionnaires ,et

des craquements de l'Europe, nous eiiten-»

des déjà gronder les roulements de l'ava- 1 lanche. gronder les rQulemen,1; de

:v |J| propos ̃̃"

.j"

de l'art précolombien

~ij~-r–

Dans the Qiiest of El Dorado, une très belle relation de voyage, publiée à Londres il y a quatre ans, M. Stephen Graham notait que « depuis la découverte de la tombe du roi Toutankhamon, un sentiment de jalousie envers l'Egypte se manifesta de façon amusante au Mexique. A l'ère des Pharaons de la Bible, on opposa l'ère de la mythique Atlantide: Dans le Yucatan, les archéologues se mirent à fouiller fiévreusement afin de retrouver quelques fragments de la civilisation Maya susceptibles de distraire de Louqsor la curiosité intondiale ».

De cette civilisation, cependant, les Mexicains eux-mêmes n'ont point cure. «Ils sont fiers de leur sang indien, mais ils n'aiment pas qu'on leur rappelle de façon trop réaliste ce qu'étaient les Indiens », observait M. Graham. « Les faces trapues, au nez épaté, à la bouche grande, aux joues pendantes les jambes courtes, les corps en forme de baril, les ornements de pftumes, les massues et les flèches de guerre n'ont point d'attrait pour les Mexicains modernes, qui préfèrent se représenter' leurs ancêtres comme des :gens débonnaires, francisés, ayant le visage et le corps des héros grecs et ro-

mains. » ̃

Le zèle ,.4e.S américanistes l'emporta sans doute sur les préférences de l'amourpropre national des Mexicains, puisqu'ils ont réussi çj'n partie dans leur dessein. Dùranj;, tout. un mois, l'art précolombien aura été à l'honneur. L'exposition organisée au Musée des Arts décoratifs l'a vulgarisé, Les fragments les plus caractéristiques* de la civilisation mexicaine qui,' jusqu'ici, n'avait intéressé que les seuls spécialistes, furent proposés à la curiosité du grand public. Mais, faute d'une initiation suffisante, il est à craindre que les visiteurs de cette « rétrospective » n'en aient pas su tirer tout le profit qu'il convenait. Car, comme l'observent justement MM. Adolphe Basler et Ernest Brummer, en tête de l'ouvrage, qu'ils viennent de consacrer à l'Art Précolombien (1) «, l'étude de toute civilisation, de de tout art ancien, exige la connaissance de la vie religieuse, de la mythologie du peuple dont on s'occupe. L'antiquité égyptienne, grecque ou extrême-orientale nous est plus accessible que celle des pays américains. Il est donc d'autant plus malaisé de pénétrer, quand il s'agit des arts précolombiens, le sens profond de leurs formes symboliques, l'âme des différents styles. La aux esprits, aux démons et la pratique de la magie dominent toute l'activité spirituelle des vieux empires 'centraujx et méridionaux de l'Amérique. TouV chez ces peuples, s'inspire de cette démouolâtric et d'un rituel magique.. » MM. Basler et Brummer ont su, avec adresse, faire la synthèse de l'art précolombien, ,et si on observe des lacunes dans leur précis, c'est qu'il y en a aussi dans la série de monuments qui nous restent de la civilisation mexicaine, dont les spécimens les plus caractéristiques, disséminés dans les musées de l'Europe et de l'Amérique, sont reproduits en une sorte d'album à la suite de leur ouvrage. Cet art précolombien est à la fois réaliste et mystique il est grandiose ou monstrueux, et son concept, à vrai dire, nous échappe mais de cette .singularité même se dégage un1 puissant attrait auquel ne résistera pas notre époque, blasée sur les formes classiques, et friande de nouveautés. Elle s'éprendra de celle-ci pendant quelque temps, et cet engouement stimulera les américanistes et les ̃théoriciens de l'art. Les uns continueront leurs fouilles, les autres leurs essais, et de tant d'efforts conjugués jaillira un peu plus de clarté dans les ténèbres mexicaines.

L'ouvrage de MM. Basler et Brummer aura grandement aidé à aiguiller le goût du public vers ces civilisations disparues, si curieuses à étudier. ̃ A. I.

(1) Paris, Librairie de France,

LE PORTRAIT

Ne regarde.- pas trop longtemps Mes pauvres yeux le cher visage! Car sans remords et sans courage, Vous pleureriez à tous instants. Qu'il y ait dix, vingt ou trente ans, Ah! les souvenirs n'ont pas d'âge. Ne regardez pas trop longtemps

Mes pauvres yeux le cher visage! Abaissez .vos, cils hésitants; ;̃̃• Ne dites pas que c'est dommage! ° La tendre et douloureuse image, Je la vois en moi, art dedans!

Ne regardez pas trop longtemps. M. de Montaure.

VOIX DE LA SOURCE

L'eau limpide, qui vient d'une source, lointaine, EmaiUe des rochers plus beaux que des palais, Avant de s'assoupir dans la froide fontaine, Où l'ondine tendait ses liquides filets.

« Songe, mortel, me dit sa chanson cristalline, > Au vol du Temps, dont nul n'arrêtera le cours » Plus que l'ombre, qui croît quand le soleil ̃̃ [décline.

3> C'est mon onde, qui dit la fuite de tes jours. s L'âme dei siècles coule avec mon eau berceuse Plus vite encor s'en va ton bonheur, ce néant » Tu voudrais retenir une minute heureuse ? s> Autant chercher mon eau, perdue en l'océan .r > Seules, ces maigres fleurs, qui croissent dans [ces pierres,

> Pourraient, du flot passé, parler à tes soupirs » Puisses-tu retrouver, en fermant les paupières, Ces pâles fleurs d'hier, que sont les Souvenirs Henri Allorge.

Le bonheur s'est enfui

Un soir d'un pas furtif, ne faisant pas de 'bruit, Le bonheur brusquement a quitté ma demeure. Depuis ce triste jour mon âme implore et pleure Mais en vain. En partant n'a-t-il pas tout détruit ? Je l'ai vu.de mes yeux, par une blanche nuit, Lui, le bonheur cruel qui nous ment, qui nous [feurrt,

S'en aller à grand pas dans l'angoisse d'une heure Où toute la douleur des siècles nous poursuit. Et dans le char de mort qu'il traînait à sa suite, Pêle-mêle gisaient,' cahotés par la fuite, Mes amours, ma jeunesse et mes espoirs si beaux. Il partait pour toujours le bonheur doux et tendre. Ses yeux s'étaient- voilés de l'ombre des tombeaux Et le vent l'emportait comme un rêve de cendre. Jean Wencher.

s RFMil~ E

pixtoliera eu. 1929 .• v. Pygmalion L'Ecole des femmes La flamme renversée par François MAURIAC par André GIDE par Abel HERMANT · de l'Académie françaide.

La rue Les Varais Stephy

par Francis CARGO par Jacques CHARDONNE par Jean GIRAUDOUX des ROMANS et NOUVELLES ? ctr MM. Henri de Régnier, de "Académie française; André Maurois, Paul Morand, ,Georges Duhamel, Philippe Soupault, A. Malraux, E. Bôvè, R. dé Traz, Drieu'- ̃̃ »la Rochelle, Marc-Chadourne, Liic Durtsiin.. •' '̃'̃̃

;:•̃“̃ ̃̃̃ ̃̃ ̃ ̃ -.̃̃• ̃ '•" ̃̃̃' ̃̃"̃• •̃̃

les MEMOIRES du comte de Saint-Priest, ministre de Louis XVI, de François de La Rochefoucauld, du général Castelnau, du commandant Mojon. ï: 'i des ETUDES LITTERAIRES i, t'

de MM., Paul Valéry, l'abbé Bremond, de l'Académie française; Valery Larbaud, Paul Souday, P. Lasserre, H. Bideu, Thibaudet, Julien Benda, M. Thiébaut. des ETUDES HISTORIQUES

ae MM.G. Hanotaux, E. Mâle, C. Jullian, P. de Nolhac, G. Goyau, de l'Académie fran^ çaise du prince Sixte de Bourbon, de MM. Arthur-Lévy, Massignon, Przylusky. les TABLES D'ANGERS, par le comte de Fels.

des ETUDES POLITIQUES

de MM. Jules Cambon, de l'Académie française de Jouvenel, Françbis-Marsal, comte ̃•'̃ de Fels, André Chaumeix, Stéphane Lauzanne, Pierre Bernus, Salluste. ABONNEMENT Un an 100 francs. 3, RUE AUBER

~I La flevuer

WMWMMV€5IPS>€îMM©

"u Ÿ publiera a ~11 1 L), "iit,

-p ,v :h chari.es ©emoist "̃̃'̃

•• ̃̃ ̃̃-> ̃̃ de de l'Institut "'• -i.•• ̃'

Canovas del Castillo `'

JACQUES BAMIVILLE REMÉ BENJAMIN Napoléon Les Augures de Genève

A. de CHATEAUBKIAMT

L'Oiseau dans la maison ̃̃

MARCEL, CHAMBMADE r LÉON DAUDET Le Bilan du Régime Flambeaux

MARCEL. PROUST

LETTRES DE CHATEAUBRIAND A ARMAND CARREL. et des œuvres inédites i de Paul JBourget, Henry Bordeaux, de l'Académie française, Georges JSernanos, Marcel MSoulenger, Fran.cis Carco, Étalante Hiaraelès, Vrtstan Oerême, Henri GitÉon, Julien Green, André Maurois, Jérôme et jean Tharaud. Tout souscripteur d'un abonnement d'un an à partir du ior Janvier 1929 recevra gratuitement les numéros des Ier et i5xDécembre 1928 ABONNEMENTS >

FRANCE ET COLONIES Un an. 75 fr. Six mois. 38 'fr. ÉTRANGER Vian., -IOO fr. Six mois. 52 fr. LE NUMÉRO QUATRE FRANCS

SSI *57? B®Ufc,d SAIIWT-fiERMAIIV, PARIS VI« |SS

Y,v ~η4.:b62.

OCCASIONS L IT T ERA IR|$

LIBRAIRIE EDOUARD LŒWY

12, rue des Bons Enfants, Paris (Ier) Téléph. Gutenberg 72-13

Ouvert le lundi 31 (Bureau à l'entresol) Collection complète Maîtres du Livre, 120 vol. brochés, sur rives, parfait état. 10.000 » Collection « Vie des Hommes Illustres » Les 20 prem. titres sur La fuma Vie de Liszt, etc 1.125 » Classiques de la Cité des Livres sur Arches Racine, (i vol 850 » Ronsard, 4 vol. et album. 250 » Pascal, 6 vol 450» » La Fontaine, 10 vol..• 600 » France (A.) Œuvres, édition Calmann-Lévy, j sur vélin blanc, numér. Les 15 prem. titres Lys Rouge, Thaïs, Rôtisserie, etc. 1.250 » Le Petit Pierre, La Vie en Fleurs,ill. Brissaud, 2 vol.. Rives 900 » Loti (P.) Œuvres, édition Calmann-Lévy, sur vélin b!anc, numér. Les 15 prem. parus Aziyadé, Désenchantées, etc. 800 » Ed. Mornay, sur Rives Le Pot-au-Noir, ill. Falké 400 » Synthèses littéraires, ill. Gus-Bofa 425 »' Rôtisserie Reine ̃ -'Pétfauçtac;' ill." 'Louis Jou 450 B ,l<è Jardin des Supplices, jlt àe Pjdbïl I SjO »

BIBLIOPHILI1 1 lEIHIItlIII I ̃;

La Fontaine .• Fables choisies; XouveHe édition entièrement gravée en taille-douce. Les figures par le S1" Fessard, le texte par îc S'' Montulay, dédiées aux Enfants de France. A Paris 1765. (> volumes reliés dos. chagrins,- orné de fers dorés, parfait état, sauf 1 volume dont la reliure est abîmée et une demi-page tachée d'humidité 6.000 fr. JACQUES Du Fouilloux .• La l'énerie. dédié au roy et de nouveau revue et augmentée, outre les précédentes impressions. Paris, chez Claude Cramoisy, 1624. Nombreux bois; reliures plein veau de l'époque exempt, rogné, mais bon élat; rel. un peu abîmée, très rare. 1.200 fr. J.-J. Rousseau Œuvres complètes, avec les notes de tous les commentateurs nouvelle édition ornée de 42 vignettes d'après dessins de Deveria à Paris, chez Dalibon 1826 25 vol. reliés dos chagrin, ornés de très beaux fers très bon état 600 fr. Lord Byron Œuvres complètes, avec notes et commentaires, comprenant ses Mémoires publiés par -Thomas- Mobre; -ornées d'un beau portrait de l'auteur traduction de Paulin Paris. Paris Bondey-Dupré édit. 1830 le vol. reliés chagrin ornés fers et nerfs; très bon état quelques taches d'humidité. 500 fr. Thiehs La Révolution française. Paris, 'chez Le Cointe, édit., 1834. Quatrième édition. 10 vol. reliés, dos chagrin orné. Nombreuses et bclles gravures. Parf. ét. 250 fr. Anavréon Bion et Moschus. suivis de La Veillée des Fêles de Vénus; d'un choix de pièces de différents auteurs. A Paphos, 1785; vol. in-18 reliés chagrin rouge, fers au dos; « filets or sur les plats, tranches dorées, par- fait état. 500 fr. Le Prix de la Gaieté ou Le nouveau Régne Almanach Chantant. A la Muette et à Paris, chez Valade poésie sur l'avènement de Louis XVI au trône un tout petit vol. relié maroquin rouge, orné de fers dorés magnifiques sur les plats; très bon état. 300 fr. Marmoxtel, de l'Académie françoise: Con- tes Moraux, Cazin, édit., 1780; ornés d'un portrait de l'auteur 3 frontispices et 23 figu- res Gravelot 3 vol. in-18 reliés veau ancien,

dos ornés le tome 1 est de l'édition de Liège I

identique aux autres et de la même anné' très boa état .v. 400 fr. 1

Correspondance inédite

La Bataille, ill. Guy Arnoux, sur Japi 450 s? La Brière, ill. Méheut, sur Japon 450 Cus-Bofa Chez les Toubibs 275»" Conseils aux Domestiques, un des 50 hollande .x 3flO » Le Martyre de l'Obèse. Ï2Ô*» p A l'Hôpital Marie-Madeleine, tiré, à l'OO-'jçxenp-v plaires 600» » Colette Chéri. III. Lobel-Riche. Arches, double suite avec remarques. 2.000 » Boylesve (R.) Leçons d'amour dans un parc. III. Brissaud. Sur hollande. planche refusée ajoutée. 800 » Louys (P.) Chansons de Bilitis. III. Chimot (Iîevambez). hollande, double suite.. 1.000 » Gautier (Th.) Le Capitaine Fracasse. III. Hémard. 2 vol. Rives 500 » Rolland (R.) Jean Christophe. Ed. compl, en 4 vol. Ex. nu m. sur Hollande 400 » Mirbeau (0.) Le Jardin des Supplices. Edj> orig. réimposé sur vélin avec frontispice de Rodin •; ̃ 1.4O0: » Proust Du côté de chez Swann. B. Grasset. 1914. Ed. orig 1.000 » Rilke Auguste Rodin. Un des 100 Arches 175 » Rilke Cahiers de Malte. Un des 50 La*'uma. 325 » Notre très intéressant et copieux catalogue i f N° 8 é,st en <listribu(ion gratuite;

Em. DE LA BÉDOLLiKRitE Histoire de la Mèrà Michel. Paris 1846. Hetzel, édit. orné de vignettes par Lorenty 1vol.. in-8° relié toile, fers romantiques au dos et sur h's- plats parfait état 70 fr. Behnahdin de Saint-Pierre Paul et Virginie publié par Havard, 1845 1 vol. in-8° relié 'toilq fers romantiques au dos et sur les plats parfait état 100 fr. Gaston Vuilj-ier Les Iles Oubliées Les Baléares, La Corse ef la Sardaigne amures- sions de voyages illustrées par l'auteur. A Paris, chez Hachette, 1893 1 vol. in-4° relié demi-chagrin rouge il coins dos à 5 nerfs tranche dorée état neuf 700 fr. Ali-Bab Gastronomie pratique. Etudes culinaires suivies du traitement de l'obésité des gourmands. A Paris, chez Flammarion, 1SI23 •̃ 1 vol. petit inl4° de 1.150 pages relié demi-chagrin rouge sombre à coins avec la couverture; état neuf 200 fr. G. Duhamel Le Voyage de Moscou, Paris, Mercure de France, 1927. 1 vol. sur vélin teinté, .11" 228, neuf, non coupé 80 fr. J.-J. Rousseau .̃ Julie ou la Nouvelle Héloïse. Lettres de deux amants habita uts c-'jinç petite ville au pied des Alpes, recueillies et publiées par J.-J. Rousseau. Nouvelle édition augmentée avec figures. A Amsterdam, chez Marc Michel Rey, 1762. 3 vol. in-12 reliés plein veau marbré, dos ornés, tranches jaspées, parfait t état 400 fr. v Oscal Wilde La Ballade de la Geôle de Reading. Compositions de Cornélius. Paris, Joval et Bourdeaux, 1927. Exempl. n" !)7 sur apou impérial, emboîtage de l'éditeur. Etat neuf. 1.200 ff.

Ecrire ou s'adresser à la Librairie du FIGARO, 14, rond-point des Champs-Elysées.

Notre service se charge de toute expertise la somme de 5 francs par ouv.age, aimi je de livres entre 6 heures et 6 h. 30, mojennant- de reliures.

Notre service se charge également <fe vendre les volumes dont nos lecteurs voulaient se défaire. Ecrire pour renseignements, Prière de joindre un timbre pour la réponse,