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Title : La Croix

Author : Groupe Bayard. Auteur du texte

Publisher : (Paris)

Publication date : 1914-04-15

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 104176

Description : 15 avril 1914

Description : 1914/04/15 (Numéro 9535).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k2588924

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343631418

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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Adveniat regnum tuum Dieu protège la France! Jeudi 16 avril. S. BENOIT J. LABRE

La journée La campagne électorale bat son plein dans toute la France.

A Monaco, des fêtes brillantes ont eu lieu pour célébrer le 25' anniversaire du règne du prince Albert.

Aziz Ali, prince égyptien et colonel turc, dont la fuite lors de la guerre turco-bulgare fut si désastreuse aux Turcs, a été condamné à mort lundi par le Conseil de guerre de Constantinople. Bien qu'on croie que sa peine sera commuée en celle de la prison, le sort û'Aziz-Ali éveille de profondes sympathies en Egypte et en Arabie, où on le considère comme une victime du Comité « Union et Progrès b.

M. de Bethmann # Hollweg, chancelier de l'empire allemand, est parti de Berlin rejoindre Guillaume II à Corfou.

C'est aujourd'hui qu'a lieu à Abbazia (Astrie) l'entrevue du comte Berchtold et du marquis di San Giuliano.

M, Venizélos. premier ministre grec, ira saluer Guillaume II à Corfou. Un riche serbe a laissé par testament 4 millions à l'armée de son pays. Les négociations entre Epirotes et Albanais progressent.

Aux Indes anglaises et notamment à Bombay, de grands incendies ne cessent d'éclater. Ils pourraient bien être le fait des révolutionnaires.

Nous donnons le détail des modifications apportées à la Constitution chinoise.

Au Japon M. Okuma a accepté de former le ministère.

Le nombre des cas de peste se multiplie à La Havane.

LES ANNIVERSAIRES DE 1814-1815 en Seine-et-Oise

L'Action sociale de Seine-et-Oise organise à l'occasion des centenaires de une enquête patriotique qui est commencée depuis IA 31 mars et qui se prolongera jusqu'au 1" juillet 1915.

Le 31 mars 1814, les Prussiens entraienL dans Versailles le 1" juillet 1815, venant de daintGermain-en-Laye et se dirigeant sur Paris, ils étaient écrasés dans la fameuse bataille de Vélizy-Versailles-Rocquencourt, la dernière vietoire de l'Empire

C'est entre ces deux dates mémorables que l'Action sociale de Seine-et-Oise a placé son enquéte.

Cette enquête purement patriotique sera clôturée par un concours dans lequel des récompenses et des prix seront attribués aux lauréats qui auront communiqué des documents rares ou inédits sur. cette époque, ou fourni les plus intéressants souvenirs ou les meilleurs travaux. Une grande manifestation patriotique couronnera, le 1" juillet 1915, les études et les fêtes des centenaires de 1814-1815.

A cette' occasion. un monument sera érigé au Che?nay en l'honneur du général Exelmans, le vainqueur de Hocquencourt. et des braves soldats français morts pour la patrie dans cette glorieuse bataille.

Dès maintenant une souscription est ouverte pour l'érection de ce monument si attendu et si mérité. Un Comité est forme il. cet effet par notre confrère le Semeur, t., rue Hoyaie, 'Versailles.

VIENT DE PARAITRE

Le Maître du Rouvray par J. ROMAIN LE MONNIER Un vol. de 294 pages (Nouvelle Série Bijou). Broché, 0 fr, 60 port, 0 fr. 15. Relié, 1 fer. 10 port, 0 fr. 10.

Les lecteurs de la Croix se rappellent avec quel intérêt soutenu ils ont suivi dans nos colonnes les différentes phases de cette lutte entre l'ambitieux et avare Maitrc du Rouvray et son loyal et courageux fils. Ils seront heureux de les relire en un volume qu'ils auront cœur de répandre autour d'eux, car il constitue un excellent ouvrage pour bibliothèques paroissiales et de patronages. On y voit défiler «les types de paysan tlnement étudiés, et les scènes de la vie champêtre, les tragédies familiales, les analyses des cœurs s'y succèdent en une variété qui est l'image attachante de la vie. Ecrit avec art. cet ouvrage est d'une lecture facile, intéressante, bienfaisante il moralise, il instruit.

Maison de la Bonne Presse, 5, rue Bayard, Paris

Mensonges forcés

M. Doumergue espérait bien en avoir fini de mentir. Il avait été contraint au mensonge pour garder le pouvoir. Et, ma foi il s'était acquitté de sa tâche plutôt ingrate avec une maëstria qui avait fait suffisamment la joie du Comité de la rue de Valois. Quand ses forces fléchissaient, les camarades les soutenaient. Le président du Conseil avait, en définitive, fourni au parti radical bon compte d'entorses à la vérité. Il y en avait bien eu dans le nombre qui, pour être parmi les plus audacieuses, n'en étaient pas moins parmi les plus maladroites. 11 commençait à être lassé de l'effort et, la Chambre étant défunte, Caillaux étant occupé à l'instruction, Monis étant approximativement lavé d'un crime absolument commis, il avait bien envie de se reposer. Il commençait déjà et disait en paix « Ah cela fait tout de même du bien de ne plus mentir. »

Mais Clemenceau ne l'entendait pas ainsi. Il veillait. « Allons, oust, reprends ton sac à mensonges. Tu t'en es servi pour tromper la Chambre passée. Tu dois t'en servir pour tromper le pays, et pour t'assurer une Chambre future, qui se laisse prendre aussi bien à tes billevesées que sa devancière. Tu n'es pas libéré de l'obligation de men- tir prouve que la France est assez forte pour se défendre sans armée, qu'elle sera enrichie par l'impôt sur le revenu avec déclaration contrôlée que l'inquisition n'est pas autre chose que le respect du foyer et que le régime de la liberté que NI. Calmette n'a pas été tué par Mme Caillaux, et que M. Cail- laux est l'ennemi acharné de cet infor- tuné Rochette que M. Monis n'a imposé au procureur la suspension du cours de la justice que pour perdre à jamais l'escroc, et surtout que c'est l'Eglise qui est la cause de tout le mal, s'il y en a eu qu'elle a tué M. Calmette, accusé faus-

ROME

Par dépêche de notre correspondant particulier, le 13 avril

Les équivoques de M. Lemire

lîOsservatore Romano insère, d'après l'agence Stefani, un résumé des déclaifctions de M. Lemire au Journal où M. Lemire dit que les Flamands revendiquent le droit d'être catholiques et républicains. L'Osservatore commente ces déclarations par la note suivants « Nous ne sachons pas que, môme avant la singulière découverte de M. Lemire, personne ait jamais mie en doute le droit pour les Français à être en même temps catholiques et républicains. Audience du Pape

Le Pape a reçu ce matin un groupe de 300 étudiants viennois et un groupe de 100 pèlerins hongrois.

La messe pontificale

à l'autel papal de Saint-Pierre S. Em. le cardinal Merry del Val a célébré pontiftcalement la messe de Pâques à l'autel papal de la Confession.

On se souvient que, par un induit spécial, le Saint-Père avait donné une concession pareille, l'an dernier, pour le jubilé constantinien.

La raison actuelle. de cette décision du Saint-Père est que l'abside, au fond de laquelle se trouve l'autel de la Chaire de Saint-Pierre, où se ééltebrent d'ordinaire dans la basilique vaticane. les messes pontificales, est présentement inutilisable à cause des travaux de revêtement des pilastres.

Le Pape a préféré, d'ailleurs, que le cardinal archiprétre de Saint-Pierre célébrât sur l'autel papal, et non sur l'autel portatif qui se dresse pour la circonstance devant l'autel papal lui-même. La basilique vaticane était, en efl'et, remplie comme on l'avait prévu d'un nombre considérable de fidèles, romains et étrangers, qui ont pu, de la sorte, suivre plus aisément les cérémonies de la messe pontificale. NEUVAINES POUR LA FRANCE à l'occasion des élections Les deux dernières neuvaines proposées par l'Association de Notre-Dame de Salut auront lieu

Du 4d au 26 avril (jour des élections) 21 Du 2 au mai (jour du ballottage). Chaque jour Assistanre à la messe -et communion, si possible puis récitation d'une dizaine de chapelet, des litanies de la Sainte Vierge et des invocations

Notre-Dame de Salut, priez pour nous. Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous. Saint-Michel, patran dé la France, priez pour nous.

Bienheureuse Jeanne d'Arc, libératrice de la h'ravce. priez pour nous.

Les vendredis avril et 8 mai un jeune, ou une aumône, ou une mortification. Les dimanches 26 avril et il) mal: communion générale.

Des images contenant ce texte sont envoyées gratuitement sur demande par le secrétariat (4, avenue de Breteuil. Parts). Ajouter quelque* timbres pour les frais d'envoi.

Mgr l'évêque de Saint-Dié a bien voulu, par un avis officiel. en tête de sa dernière Semaine religieuse, recommander à MM. les curés et aux fidèles, ce? neuvaines et les engager à se procurer le, feuillea qui contiennent le texte des prières à réciter.

sèment Mme Caillaux, pesé sur le ;pf£- eurïur "général pour sauver Ro(4toÉBe, calomnié le gouvernement. enseigne les pires choses, perverti l'enfance. Il fut que tu dises toutes ces âneries avec l'autorité qui s'attache à ton titre de président du Conseil, ministre des Affaires étrangères faute de mieux, borgne, assurent les bienveillants, parmi les aveugles soumis à ton choix. » Et M. Doumergue a été forcé de s'incliner. Il va obéir, il va pader, il va mentir.

Il va essayer de prouver que touL est pour le mieux dans le meilleur des mondes que le commerce, que l'industrie, que l'agriculture, que le bourgeois, que le rentier, que tout le pays, que toute la France sont en pleine quiétude, en pleine sécurité, en pleine confiance dans le système financier de M. Caillaux, dans le patriotisme de M. Jaurès et dans l'habileté diplomatique du ministre des Affaires étrangères que, par modestie, il ne veut pas désigner plus amplement, parce que ce n'est pas un autre que Toutefois, s'il avait un« hésitation, soulevée par quelque rancceur, qu'il calque son discours sur celui que le ministre de l'Intérieur, Malvy, vient de prononcer à Gramat.

En voilà un qui ne connaît pas les, rancœurs- En voilà un qui en a de l'estomac En voilà un qu'une entorse à la vérité ne gêne pas

Il saute à pieds joints sur les catastrophes qui ont affligé le parti ^radical pendant la durée du gouvernement radical, il pratique la méthode du maître Caillaux qui « écrase l'impôt sur le revenu en ayant l'air de le défendre », et il foncé sur tes catholiques, reprenant les clichés les plus usés pour les accabler. Cela. ça fait toujours son effet sur les imbécilés

Voulez-vous un thème, mon pauvre Monsieur Doumergue ?

Prenez celui de M. Malvy.

Il n'en est ni de plus faux, ni de moins honnête, ni de plus déloyal. Mais que cela ne vous effraye ni ne vous dégoûte. Car il n'en est pas de plus bête, de plus facile à développer, et que les gogos gobent plus facilement

Le XLVIP Pèlerinage de Pénitence

« Dieu soit loué 1 » C'est le cri qui s'échappe de tous nos coeurs, à nous, pèlerins du premier groupe du XLVII1 Pèlerinage de Pénitence, tandis que nous achevons la première partie de notre pieux voyage et que nous arrivons à Jérusalem. Dieu, en effet, nous a particulièrement favorisés la mer et le ciel nous ont été propices, et nous sommes tous en parfaite santé.

Notre groupe comprend 84 pèlerins les trois quarts sont des Français nous sommes 14 prêtres. Pour nous diriger, nous avons les PP. Olivier et Riotte, Angustins de l'Assomption, dont tous s'accordent à louer l'inlassable dévouement, la bonne grâce, le sens pratique, le zèle ardent et discret tout ensemble. C'est partout et toujours le plus heureux mélange de piété. d'entrain, de bonne humeur l'esprit de famille et une sage organisation écartent toute difficulté.

Nous avons commencé notre pèlerinage en nous rendant à Notre-Dame de la Garde. Justement, on célébrait, à Marseille, ce jour-là, le vendredi 27 mars, la fête de la résurrection de saint Lazare, avec mémoire de saint Jean Damascène, deux saints illustres de cet Orient où nous nous rendions. Le mistral soufflait avec force mais la mer était calme. A 11 heures, nous nous installions sur le Lotus, l'un des plus beaux paquebots des Messageries maritimes. Quatre jours de la plus douce et de la plus agréable traversée, et nous arrivons à Alexandrie. Le salon de première classe avait été mis à notre disposition c'est là qu'on disait la sainte mesee et que sè tenaient, deux ou trois fois le jour, les réunions dans lesquelles nous priions en commun et recevions les avis pratiques. Un même, une intéressante séance de projections nous fut donnée le commandant et les officiers du Lotus, ainsi que bon nombre des matelots, y assistèrent. Le mardi 31 mars, à 11 heures, nous débarquions à Alexandrie. Le P. Athanase, le très aimable supérieur de Notre-Dame de France à Jérusalem, qui, bien des fois, a dirigé les Pèlerinages de Pénitence, nous y attendait avec un drogman. Nous visitons la ville en voiture puis, un train spécial nous emporte, il travers la riante campagne du Delta, jusqu'au Caire, où nous arrivons, le soir même, à 0 heures. Nous descendons au bel hôtel d'Eden Palace. Trois jours entier au Caire nous suffisent pour prendre eonnaissance de ce qui peut nous y intéreaser. Le premier jour est consacré à la visite de deux belles mosquées, notanunent de la somptueuse mosquée de la citadelle, puis du muée, si riche eu antiqudtéa égyptiennes l'après-midi, nous allons aux pyramides de Gizeh. Deuxième jour pèlerinage à Matarieh, au vénérable sycomore qui abrita la sainte Famille, lors de sa fuite en Egypte le P. Dalléry, recteur du collège des Jésuites au Caire, dont tous nous avons apprécié la gracieuse hospitalité et la didtinction exquise, nous fait une charmante allocution. De Matarieh, les voitures nous conduisent à l'obélisque <f Héliopolis, et de là à la ville luxueuse qui, en quelques années, a surgi dans le désert et qui porte le nom d'Héliopolis. Tous les pèlerins gardent le plus doux- souvenir de cette matinée pieuse et ensoleillée. L'après-midi, par train spécial, nous allons à Sakkarah.

En dépit du vent qui souffle et de la pluie qui. pendant. une heure, nous arrose copieusement, nous chevauchons avec un joyeux entrain à travers collines de aab6e et les

Dans la matinée du troisième jour, nous s rendons au Vieux Caire pour y vénérer rWmpîSS&iïièlst- même où la ^saiftte.. Familie se iixa. L'après-'midi, nous sommes fibres 7 comme c'est, le vendredi, le jour sacré de« musulmans, beaucoup d'entre noue vont assister à l' oftlce » des derviches tourneurs, puis se rendent dans un des cimetièrea de la ville ou aux tombeaux des califes. A 7 heures, nous prenons place dans le train spécial, qui nous descend à PortBaïd, et à minuit, nous nous réinstallons sur notre cher Lotus.

Le lendemain, samedi 4 avril, nous nous réveillons en face de Jaffa. Le débarquement se fait sans difficulté. Une courte prière à la pauvre mosquée qui fut la maison.de Simon le corroyeur, où saint Pierre eut sa fameuse vision, et nous allons déjeuner au magnifique hôpital des Sœurs de Saint-Joseph de l'Apparition. Bientôt nous filons sur Jérusalem. Quatre heures de chemin de fer à travers les plaines riantes et les collines désolées, et nous arrivons. Vous déposons à Notre-Dame de Franco nos bagages il: main, et à 6 heures, en procession, le drapeau français en tête, au chant des cantiques, entre une double haie de spectateurs recueillis, nous nous rendons solennellement au Saint-Sépulcre.

Le P. Paul, d'Orléans, Franciscain, président du Saint-Sépulcre, nous y accueille et, en un langage chaud et vibrant, nous y adresse les plus sages exhortations. Cette procession et cette première visite au Saint-Sépulcre nous ont causé à tous la plus vive et la plus profonde émotion. Quelles bonnes et saintes journées nous allons passer ici, dans ces lieux sanctifiés par la mort et la résurrection du divin Maître Et avec quelle ferveur nous allons y prier pour notre douce France et pour tous les parents ou amis que nous y avons laissés

J. BRiCOuT, pèlerin.

GAZETTE Le tripatouilleur Caillaux

Les électeurs de Marnera feront bien d'avoir -l'œil sur les urnes, au jour de l'élection.

Puisque M. Caillaux se faufile dans le cabinet du juge d'instruction au moment où il le sait absent pour fouiller à son aise le dossier où il est question de sa femme, on peut croire que ses partisans ne s'ar- réteront pas devant des scrupules quand il s'agira de tripatouiller les scrutins au jour de l'élection. L'intimidation et la fraude sont les seules armes des caillautîstes de Marnera, mais on peut compter qu'ils s'en serviront, comme ils l'ont déjà A bas la Caillautel

Dans wertameâ. régions, où le cri de « A bas la calotte était courant chez les goujats à une certaine époque, il est remplacé aujourd'hui par le cri de « A bas la Caillaute 1 qui trouve de l'écho sans effort dans tout le pays.

Où est Rochette?

Il y a vingt ans, on demandait Où est Arton? » Arton était ce financier fuyard aux trousses duquel M. Loubet, alors ministre de l'Intérieur, avait .mis un agent de la Sûreté nommé Dupas, avec mission de le protéger contre tout risque d'arrestation. Dupas, mécontent du gouvernement, fit paraître une brochure intitulée Comment ;e n'ai pas arrêté Arton. Il y publiait une photographie le représentant lui-même à Venise à côté d'Arton, qui donnait à manger aux pigeons de la place Saint-Marc. Dupas dévoilait dans sa brochure le secret dont tout le monde se doutait c'est qu'il avait pour instruction de ne pas arrêter le fugitif.

Peut-être quelque nouveau Dupas est-il en train de se faire photographier en même temps que Roohette à la foire aux jambons.

Un gentilhomme d'Israël

M. Oscar Rosenberg, banquier parisien, est promu par la Cour de Vienne baron héréditaire.

On prétend que ce tortil est la récompense d'une avance de 10 millions faite au Monténégro pour lui permettre d'entrer en campagne, à la veille de la première guerre balkanique. Le banquier aurait consenti cette avance, il la condition d'être prévenu le* premier de la'décision qui déchaînerai les hostilités. Il aurait fait bénéficier du « tuyau » certaines banques hongroises j qui, après un fructeux coup de bourse, usèrent de leur influence pour obtenir qu'une couronne de baron récompensât le banquier juif.

La Commission d'enquête Rochette n'at-elle pas établi que M. Rosenberg avait aussi participé à la spéculation des amis de M. Caillaux sur l'intangibilité de la rente ?

Quel titre M. Rosenberg, qui est déi?i baron, peut- il recevoir de ce côté ? Ne pourrait-on le créer comte. de retour ? A propos d'un tableau

A propos d'un .tableau intitulé « Crime rituel », que certains persistent à attribuer au peintre Munkacsy, malgré les dénégations de sa \'1'11\'8, il nous est arrivé d'imprimer, d'après le Novoié Yrémia, que celle-ci était d'origine juive.

On nous écrit que Mme Munkacsy. née Cecile Papier, dans le Grand-Duché de Luxembourg, est d'origine catholique. Permis de chasse

Pour chasser l'éléphant et le lion. le buffle et la girafe, l'hippopotame et le rhinocéros en Afrique occidentale française, il faut un permis de Chasse. Un décret publié le 4 avril courant vient de déterminer le droit de chasse et la nature de ce permis de chasse.

Mentionnons-en, pour l'instant les articles concernant la.protection des espèces et en particulier celui qui interdit de tuer tout éléphant présentant des pointes d'un poids inférieur à environs 12 kilos l'une, soit une saillie extérieure de 50 centimètres. C'est aussi fort judicieusement qui! a été interdit de mettre à mort les femelles d'uu grand nombre de grosses esipèee*, telles crus hippopotames, éléphants, ramo-

Cette fois, citoyen, le parti radical se présente à vous avec un programma tout neuf. impôt sur vos revenus, dégrèvement de nos terres, anticléricalisme, défense laïque, etc., etc.

Il y a seize ans que vous promettez cela! Parlez-moi de Rochette, ça vous changera.

céros, buffles, girafes, élans, etc. Les dé- L FIN D'UN HnMMP pouilles provenant d'animaux tués en cas LA HOMME de légitime défense ou de ceux abattus

pour assurer le ravitaillement, appartien- M. Antoine Perrier, ancien ministres, a été ennent à l'administration et doivent être terré civilement au milieu d'une indifférence vendues au profit de la colonie. complète, malgré les efforts faits par une mumonde où ftn puisse jouer au Robinson Nul honnête homme n'a voulu s'associer au sana être tarabusté par les règlements. scandale f

Monaco fâfa

le 25e anniversaire du règne du prince Albert

jxs f2tes organisées pour la célébration du anniversaire du règne du prince Albert, commeaoées samedi, ont été favorisées par un irèa beau temps.

Dimanche a en lieu l'inauguration du mo-

Le palais du prince de Monaco

numomt commémoratif érigé par les Monégasques, sur le quaI du port. Le prince Albert et le prince héritier ont été l'objet. de manifestations enthousiastes. Le soir, une grande représentation de gaia au théâtre de Monte-Carlo a valu au prince une nouvelle manifestation de respectueuse sympathie de la part des hauts

Chronique électorale M. Sansbœuf

candidat a Saint-Dié

La l'atrie annonce que M. J. Sansbœuf, maire adjoint du VIII· arrondissement de Paris, président de la Fédération des Sociétés alsacienneslorraine-s de France et des colonies, a accepté la candidature dans la 21 circonscription de SaintDit' (Vosges), contre l'encombrante personnal'lî radicale-socialiste unifiée de -NI. Sclimidt. le député sortant de cette circonscription, advereaire de la loi de trois ans, disciple du Congros de Pau.

La candidature

du général Maitrot

Le général Maitrot, à Verdun, mène une campagne tns intéressante et qu'on peut es>pérer victorieuse, contre le député radical sortant, M Noël. Citons ce passage de sa profession de toi

adversaire déterminé du bloc sectaire, je veux une République honnête, tolérante. re=de toutes les libertés et de les

personnages, fonctionnaires et notabilités de la Principauté qui remplissaient la salle.

.Lundi matin a été inuvguré le monument à l'océanographie, offert par lea Sociétés étrangères, et élevé sur la place du Palais. M. Camille Blanc, président du Comité, a présenté au prince les vœux et-les hommages des colonies étrangères.

La cérémouie a été suivie d'un Te Deum à la cathédrale.

Dans l'après-midi, un grand et magnijQque cortège historique, véritable rec.ofl3lilnlion du moyen âge, s'est rendu sur la piaee dn Palais, ou ont eu lieu un tournoi, dps

pied, ainsi que des danses et farandoles. Le oortège a parcouru ensuite les rues de la Principauté.

Le prince a assisté à la téts des fenêtres du palais.

Une fêta vénitienne et un feu d'artifice ont termIné ces réjouissances.

croyances, ayant souci du bon renom et du salut de la France.

Assez <le hontes, de so«H»d«les et de turpitudes Ne laissons pas plus longtemps compromettre la dignité et l'honneur de notre pays r

e Au point de vue militaire

> J'en toujours été et je reste partisan de la loi de trois ans le n'éprouve aucun beau n d'appuyer cette déclaration de phrases retentissantes, parce que je n'ai jamais chance d'avis. La loi de trois ans, c'est la paix assurée, la Lorraine sauvée, et, cette loi libératrice, je saurai la défendre contre ceux qui vont l'attaquer, non seulement par un bulietEn de vote, niais par la parole, et avec l'ardeur d'une conviction immuable.

En ce qui concerne spécialement la place de Verdun, j'estime que l'on peut, dans l'intérêt même de sa défense, reculer le front nord da l'enceinle, .le façon à englober, derrière le nouveau mur défensif, la gare -et l'arsenal. La vil!» aurait ainsi plus d'espace et pourrait exécuter certains aménagements que réclament avec raison le oommerce et l'industrie, est qui proâteraient à toute la région.

» Au point de vue politique

» Je suis partisan convaincu de la réfarme électorale, qui, au scrutin d'arTondisseMifflîit, substituera le scrutin de tfsie aveo rsptéssaiation proportionnelle. En 1fiO, je jMrps, par


de cinq millicns de suffrages, a donné mandat à ses élus de réaliser cette réforme, qu'il attend encore

Je demande la liberté de l'enseignement, l'observation de la MUtraJIM scolaire, le respect des droits du père de famille, l'appllcaUoa de» lois d'assistance en dehors de toute considération poltique et religieuse. »

Ardèche

M. de Gailhard-^Baneel, qui t tl bien défendu à la Chambre les droits du catholiques et les intérêts des agriculteurs, reçoit. au cours de sa tournée dans les cantuns de sa vaste uirconscription, le meilleur accueil. Il a contre lui un franc-maçon sectaire de la plus belle eau, ie sieur Cumin. C'est pour cette ciroonicrlption un devoir de renvoyer à 1a Chambre notre ami, M. de Gailhard-Bancel, qui l'y représente si d!gnement. Que chacun tasse son devoir et le succès est assuré.

:\01. Jules Roohe et Duclaux-MontaU mènent de leur côté de fort bellea campagnes. Le vote en leur faveur s'impose.

Basses- Alpes

Digne. MM. Rainach, député sortant, soutenu par la Fédération des gauches Pélisaler, radical-socialiste, candidat du Comité de la rue de Valois Montagnler, radioal-sooialiste Antiq, socialiste Ingy socialiste indépendant. Barcelonnette. MM. Guyot de Villeneuve candidat de l'Action libérale Honnorat, député sortant. Fédération des gauches Michel, candidat gouvernemental.

Casteilane, MM. Delonole, député sortant, radical Jacques Stern, radical, se donne comme candidat de l'Union des républicains Mandel, juif, Comité de la rue de Valois. Forcalquier. MM. Andrieux, député sortant, a reçu l'invastiture du Comité de la rue de Valois Isoard. socialiste N. Instituteur Pierrerue, socialiste unlflé.

Slsteron. MM. Joly, député sortant, socialiste Angles, socialiste.

Calvados

Caen (1" cire.). M. Engerand, député sortant, n'a pas de concurrent.

Caen (2' cire.). 1° M. Nicolas, adjoint au maire. Pas d'étiquette officielle, architecte, oandidat de M. Chéron et de la préfecture, du moins jusqu'à nouvel ordre, car un parle d'une nouvelle candidature Delarbre, «ueitée par la préfecture, qui lâcherait Nicolas s'intitule le modeste continuateur » de la politique de l'illustre Chéron son programme application loyale de la loi de trois ans genre Doumergue, impôt sur le revenu sans vexation, laïcité de l'école et de l'Etat. Blocard et ami de tous, 2° M. Lenolr, « républicain de gauche, candidat indépendant ° vétérinaire à Caen, défenseur de l'école laïque et de ses maîtres vénérés, patriote et défenseur de la loi de trois ans, mais avec l'organisation des réserves et de la nation armée (genre Jaurès), partisan de l'impôt sur le revenu mais u sans inquisition ni vexation blocard.

3° M. Knell, avocat à la Cour, candidat républicain », ennemi de tous les monopoles, ennemi de l'impôt sur le revenu qui dégénérera en inquisition, partisan de la représentation proportionnelle patriote, loi de trois ans intanyibie aussi longtemps que la situation internationale la rendra nécessaire, « liberté de la pensée, de l'enseignement pas un mot de la question religieuse, ne se recommande d'aucun groupe. C'est un mudéré.

4° M. Blaisot, avocat à la Cour, « républicain libéral protession de foi nettement antigouvernementale et nettement catholique, répartition proportionnelle scolaire, reprise des relations avec le Saint-Siège, dénonce les scandales actuels, « le régime abject ». Ce devrait être le candidat de tous les honnêtes gens catholiques ou non qui en ont assez du régime « abject ».

5° M. Viel, agriculteur, maire de Mondeville, n'a pas encore affiché sa profession de foi, mais sera de la nuance Lenoir.

6° Le citoyen Levy Darras, interne des hôpitaux de Paris, candidat du parti socialiste, abrogation de la loi de trois ans, impôt sur le revenu, etc..

Côtes-du-Nord

Saint-Brieuc (1" cire). M. Armez, radical, très sectaire, député sortant, jusqu'ici sans concurrent.

Saint-Brieuc cire.). M. Meunier-Surcouf, Action libérale, député sortant, àane concurrent.

Dînan (1™ cire. M. Baudet, radical-socialiste, député sortant sectaire, a contre lui ua concurrent progressiste, M. Rosse, ancien maire de Dinan, qui triomphera aisfrnent. Dinan (2* oirc.). M. de Chappedelaine, Action libérale, député sortant, sans concurrent. Guingamp cire). M. de Kerguézec, radical-socialiste, après avoir appartenu à toutes les opinions, député sortant, sectaire, aura en face de lui un concurrent redoutable, M. Ollivier-Henry, ancien chef de bataillon d'infanterie coloniale, avocat, conseiller municipal de Brest.

Guingamp (2* cire.). M. Tunnel, radical, député sortant, aura probablement un concurrent libéral présentement, il trouve devant lui M. Jacques Dhur, qui se déclare ennemi du monopole de renseignement et partisan du maintien de la loi de trois ans.

Lannion (l" cire.). M. Even, radical-socialiste, député sortant, toujours absent de la Chambre, sera évincé par M. Le Gai!, conseiller général et maire de Plestin, libéral.

Lannion (2* circ.). NI. Le Troadec, radicalsocialiste, député sortant, n'a pas jusqu'ici de concurrent.

Loudéac. M. Mando, radical, Jusqu'ici sans concurrent malgré les grandes chances qu'aurait dans cette circonscription un candidat libéral.

Dordogne

L'arrondissement de Bergerac, qui formait ceux circonscriptions électorales, n'en forme plus qu'une.

Ni. Beaucharnp, député libéral sortant de la première, aura pour concurrents M. Clament, député sortent de la seconde, radical, et M. Beriôrdi, socialiste.

Le succès de M. Beauchamp Est assuré. Drôme

Valence (il' circ.). Le Comité antialcoolique vnlentinois présente la candidature du docteur Jacquet, médecin de l'hôpital SaintAntoine, à Paris et membre de l'Académie de médecine.

Valence cire.). M. E. Dupuy. petit-fils de M. Mathieu, de la Drôme, candidats de la Fédération des gauches et de TAliance démocratique viens de poser si candidature. Celleci ne paratt pas devoir être prise au sérieux. MontéUmar. M. Vernay candidat du parti socialiste uni1lé, se présente contre M. Ravisa, député sortant, radlcai-socialiste.

FEUILLETON DU 15 AVRIL 1914 39 Les routes

se croisent.

De peu d'importance, s'écria le notaire en se levant à demi, puis il se laissa brusquement retomber sur son siège.

Mais, reprit Godefroid après l'avoir longtemps considéré, pourquoi avez -vous fait déS recherches dans le bureau de M. de Vimoren ?

Les lèvres serrées comme pour retenir les paroles qui y montaient, le cerveau martelé, Liran demeurait immobile, les yeux mornes.

Parlez, je vous en prie ?

A ces mots h.chés, Liran murmura Mme de Chanserav me l'avait conseillé le jour de votre départ.

Godefroid devint blême.

Ma femme, cependant, ne pouvait paA ae douter. balbutia-t-il.

Elle était persuadée que. que Honsieur votre cousin avait dû prendre des dispositions relatives à ses vieux serviteurs.

Et. elle ne se trompait pas ?

Non. il leur fait un legs considérable. OÙ était placé ce testament ?

Dans un registre qui nous avait paru insignifiant et que nous avions laissé au château.

Vous n'aviez donc pas feuilleté ce re«istre 2

Gironde

Bordeaux (1" cire). M. Charles Chaumet, député sortant, ancien sous-secrétaire d'Etat, Fédération des gauches, a pour concurrents un radical valolsleu, M. Beuzacar, professeur à la Faculti do droit un unifié. M. Haylet, professeur au lycée, et M. Cusadou, député sortant. libéral. qui a passé de la cirooûâcrlptiou de Bordeaux dans la i™,

BortUaux ciro.). M. Bailandt, député sortant, libéral, progr«MUte, triomphera du docteur Dupeux, candidat perpétuel, radical-soelaliste uniné", et de M. Cortedoat, agrégé de l'UniversIM, conseiller municipal de Bordeaux, socialiste unifié.

Bordeaux cire). M. Gamelle, député sortant, tootàliste uniflé, est combattu par M. Henri Lorin, professeur à la Faculté des lettres, candidat de l'Alliance démocratique, et par M. Hallet, valoisien.

Bordeaux (V oirc.). M. de la Trémûille, député sortant, républicain de gauche, aura pour concurrent M. Larroque, socialiste uniflé. Bordeaux clrc.). M. Caiauviellh, député sortant, républicain de gauche, n'a pas de concurrent.

Bordeaux {%• cire.). Pour le siège abandonné par M. Cassadou, sont en présence MM. Armand Calmel, avocat, candidat de l'Alliance républicaine démacratlque rabroue, professeur au lycée, radical-socialiste uniflé Valllandet, professeur au lycée, conseiller municipal de Bordeaux, socialiste uniflé. M. Caillibeau, libéral, mettra tous ces messieurs d'accord.

Libourne (i" cire.). Ni. Combrouze, député sortant, radical, a pour concurrents M. Léon Duguit, profesMUr à la Faculté de droit de Bordeaux, candidat de l'Alliance démocratique M. Seurt, adjoint, radical unifié, et un socialiste, M. Maurauge.

Libourne (S* cire.). M. Eymond, dont l'opinion politique est la chose la plus nébuleuse qui soit au monde, a pour compétiteurs M. Audoufn, libéral M. E. Barraud, maire de Coutras, conseiller général, candidat de l'Alliance démocratique, et M. Droullhe-Lobera, adjoint au maire, radioal uniflé.

Lesparrt. M. d'Elissagaray .battra sans difficulté un radical NI Mesnard.

Blaye. M. Pierre Dupuy, député sortant, membre de l'Alliance démocratique, n'a qu'un adversaire unifié.

Batat. ü, Emile Constant, radical, est combattu par M. Chalès, de l'Alliance démocratique.

La Rêole. M. Chaigne fils se présente pour conquéMr le siège occupé, sous l'ancienne législature, par son père. Il appartient l'Alliance démocratique et lutte contre te député sortant liorderle, sorte de caméléon politique qui, élus grâce il l'appoint des voix de droite, était inscrit à la Chambre au groupe de la gauche radicale.

Hérault

La situation électorale dans le département de l'Hérault est aujourd'hui nettement définie. Montpellier circ.), M. Pierre LeroyBeaulieu, député libéral, progressiste, sortant, est combattu par M. le docteu.' Paul Pezet, maire de cette ville et conseiller général de l'Hérault, radlcal-sooialtste, et par M. Cabrol, socialiste unifié,

Montpellier (2* cJre). -Trois candidats se présentent dans cette circonscription ce sont MM. Camille Reboul. socialiste unifie, député sortant Marcel Breasot, avocat il la Cour d'appel de Montpellier, récemment élu conseiller général de 1 Hérault, radical-socialiste Salducci, maire de l.unel et conseiller général de l'Hérault, socialiste unifié.

Montpellier cire.). M. L. Molle,, député sortant, socialiste unifié, a pour concurrents MM. Ferrasse. Instituteur, conseiller général de l'Hérault, radical-socialiste, et Zailhan, radicalsocialiste.

Réziers (i" cire). M. Louis Lafferre, député sortant, ancien ministre du Travail et conseiller général de l'Hérault, radical-socSallBte, n'a qu'un seul adversaire, M. Bardiès, radicalsocialiste.

Béziers (21 cire.). Trois candidats MM. Barthe, député sortant, conseiller général de l'Hérault, socialiste unifié Casimir Périer, fils de l'ancien président de la République, radioal-socialiste Albert Milhau, professeur de mathématiques à Paris, radioal-soclaliste. Lodive. Trois candidate MM. Peitsse, pharmacien, député sortant, radical-socialiste Masse, avocat à la Cour d'appel de Paris, conseiller général de l'Hérault, radical- socialiste Vi*né d'Octon, ancien député 'de, l'Hérault, homme de lettres, radical -socialiste.

Saint-Pons. Deux candidate r MM. Razimbaud, fils du sénateur de l'Hérault, député sortant, radical-socialiste Caffort, conseiller général de l'Hérault, radical-socialiste. Loir-et-Cher

Blois (1" cire). M. Gauilier, maire de Prénouvellon, républicain indépendant, vient de poser sa candidature aux élections législatives dans la i" circonscription de Blois. contre le député sortant, M. freignler, radical-socialiste. Romorantin. D'autre part, dans l'arrondissement, wi nouveau candidat a surgi. C'est M. Bordier, agent d'assurances à Salbris. Rhône

Lyon (i" cire). M. Justin Godart, député radical-socialiste sortant, sera vigoureusement combattu par M. Victor Dumont, candidat de la Fédération républicaine.

Lyon {f cire.). Contre M. Alphonse Gourd, le distingué député libéral sortant, deux candidats se présentent: un radical-socialiste, M. Tribolet, adjoint au maire de Lyon, et un socialiste, M. Deveau.

Lyon (3* cire). Ni. Augagneur, député sortant, trouvera en fave de lui M. Arnaud, socialiste, adjoint au maire.

Lyon (4' oire. A la Croix-Rousse, circonscription représentée par M. Manus, socialiste uoiflé, les candidats sont nombreux. Ce sont MM. Gorjus, radical-socialiste Millet, Gallard, Benier, socialistes Depreile, républicain indépendant.

Lyon (5* cire). Contre M. Marietton, député socialistè sortant, les libéraux et progressistes présentent M. le docteur Augroe, conseiller municipal. Les radicaux-socialistes ont pour candidat, NI. Vial, adjoint au maire.

Lyon (G* cire.). M. Colliard, député socialiste sortant, lutte péniblement contre l'énergie de M. Fougère, le sympathique conseiller général progressiste. Les socialistes unifiés grouperont leurs voix sur le nom de NI. Darme. Lyan (T cire.). NI. Rognon, socialiste unifié, député sortant, trouve en face de lui M. Veyron, radical-socialiste, et M. Blanoîwnnet, socialiste. Lyon (8' cire). Contre M. Pays, l'actif dégretté Edouard Apnard, les radicaux abandonnent la lutte. Les socialistes présentent un can-

Alors ?

La feuille de papier était mince. nous avions probablement, tourné deux pages à là fois.

Les deux hommes évitaient de se regarder. les battements de leurs cœurs s'accéléraient, une souffrance pareille les étreignait aux tempes.

Tout à coup, le notaire se leva, alla droit à son coffre-fort, l'ouvrit en tira une enveloppe, et d'une main tremblante la posa sur la table, devant M. de Chanseray. Vous ne me demandez pas à voir. cet écrit. le voilà.

Sans prononcer un mot, Godefroid lut [Ceci eat mon testament] « Sain de corps et d'esprit, j'institue pour mon légataire universel mon cousin Godefroid-Adhémar de (Jhanaeray, à charge de faire à mes fi- dèles serviteurs, Jérôme et Mardy Cabanou une rente viagère de mille francs durable jusqu'au décès du dernier survivant, avec en plus, un don en espèces de trois millo francs.

» Je désigne maire Adolphe Liran, mon notaire, en qualité d'exécuteur testamentaire, et requiers de mon héritier qu'il ait recours à ses conseils pour la gérance des biens mobiliers et immobilier?, moyennant des honoraires fixes que ledit notaire touchera deux fois par an, et dont le montant sera déterminé après mûr examen, par M. de Chanseray.

Je déclare prendre ces dispositions après avoir longuement réfléchi et médité, et non pas dans le premier mouvement d'indignation qu'a produit sur mon esprit la lettre que ma petite-nièce et légale héritière. Mile Edith de Vimoren. m'a écrite le 7 mai courant, et dont les terme» consti-

Lyon (9« cire.). M. Fleury-Ravarin, député progressiste sortant, est epBUiftttu par M. Pèyret, radical-sociallste, conseiller général de Co driou.

Lyon cire.). M. Berli«, député sortant, candidat de l'Alllanc« républicaine démocratique, déVra triompher de trois adversaires M. Vôillot, conseiller général, socialiste unifié M. Béroul., socialiste indépendant, et M. JullWfl, ViUefrmche (f* cire). M. Bender, dé{H»M radlctl-soclail«te sortant, est en mauvaise t>0l> ture devant M. Joannès Auray, républicain fib4ral, qui mine une belle campagne.

VUUfranch» (2' cire. La réélection de M. Honnevay député progressiste, est oertline malgré le* tentatives de MM. Chevallard, radical-socialiste, et Lorris, socialiste. Nord

L'élection d'Haiebrouok

Voici un extrait de la profession de foi de M. Degroote, candidat à Hazebrouck, pour qui les catholiques devront voter, M. Lemire étant en révolte ouverte contre son évêque: Catholique avant tout tel j'ai toujours été, tel je me suis toujours affirmé.

» Je le disais en « J'estkne que m religion est la base de toute oivillaation, elle seule peut résoudre les graves problèmes qui préoooupent tant d'esprits et donner une solution it la question sociale.

Il Aussi Je m'élève avec indignation contre la politique sectaire du bloc radical et les lois perséoutricea qui ont fait la honte des dernières législatures.

Je veux l'entente de l'Etat avec le Chef de l'Eglise catholique et la revision des lois qui ont porté atteinte à nos libertés les plus sacrées. La paix religieuse est indispensable à tout paye qui veut vivre. se développer et progresser il la faut pour assurer notre prospérité à l'intérieur et un rayonnement pacinque de notre influence dahs le monde et particulilrement en orient.

Il Républicain Je veux une République tolérante, ouverte tolites les bonnes volontés, soucieuse du sort des travailleurs, économe des deniers publics, où la liberté, l'égalité, la fraternité soient autre chose que de vains mots. » Seine-Inférieure

Rouen (2* cire.). NI. le marquis de Pomereu, député sortant, maire du Héron, se présente pour la cinquième fois dans la 2' circon»crlpüon. Depuis seize ans. il a accompli scrupuleusement son devoir et s'est efforcé de se rendre utile en toute circonstance. « Adversaire de toute persécution, respectueux de la liberté de conscience, déclare M. de Pomereu dane la cir- culalre qu'il a adressée à ses électeurs, j'ai combattu les lois destinées à nous amener par étapes successives au monopole de l'enseignement, à la confiscation des écoles libres Ces lois sèmeraient partout la division, en dreseant les pères de famille les uns contre les autres et en instluant le délit d'opinion. »

Il a pour concurrents M. Robert Longray, avocat à la Cour d'appel de Paris, radical, et M. Tilloy conseiller général et malre de Sottevllle-lfcs-Rouen, socialiste.

Rouen (4' cire.). A M. le comte de Bagne ux, député sortant, conseiller général, mairie de Limésy, qui a déjà été le porte-drapeau du parti républicain progressiste à l'élection législative de 1911, en remplacement de NI. Qüilbeuf, décédé, le parti socialiste unifié oppose dération des Sociétés de la libre-pensée de la Seine-Inférieure.

Le candidat socialiste veut l'impôt sur ie revenu, et par-dessus tout il combat le service de trois ans il est pour le désarmement car il croit à la confraternité des peuples. M. de Bagneux, dans une réunion contradictoire, n'a pas eu de peine à démontrer oe qu'il y a dans cette théorie d'utopiste et de dangereux pour la sec-urité du pays.

Territoire de Betfort

Le territoire de Belfort aura désormais, on le sait, deux députés au lieu d'un.

Belfort (il, cire). M. Chark* Schneider, radical-socialiste député sortant, a trois concurrents MM. Albert Mamelet, professeur de philosophie au lvcée, conseiller municipal de Belfort, Alliance démocratique Louis-Oscar l'rossard Instituteur révoqué, socialiste untfté Joseph Pélot, directeur de la Croix rde Belfort, conseiller municipal de Belfort, libéral. Belfort (2' cire). Pour ce nouveau siège, trois candidats sont en présence Louis Viellard, industriel, file de l'ancien député du Haut-Rhin, libéral le docteur Bouvier, conseiller général valolsien, et Bussière, conseiller municipal de Belfort, socialiste uniflé. Le siège de M. Jonnart

Un Congrès, auquel assistaient une centaine de délégués venus des diverses communes de la 2- circonscription de Saint-Orner (Paa-deCelais;, vient de désigner le successeur de M. Jormrart, élu récemment sénateur. M. Julien Lemoine, conseiller général, maire d'Halines depuis trente-hult ans, républicain de gauche, a été choisi.

Les radicaux de la Loire et la politique de M. Briand Le parti radical de .la 4* circonscription de Saint-Etienne a tenu, à Chavanay, un Congrès qui été marqué par un incldent.

La majorité du Congrès s'étant prononcée contre la candidature de M. Peret qui se Keommande de la politique de -NI. Briand, le Gouilti de Flrminy, présidé par le docteur Perthail, ancien maire de Firminv, a déclaré abandonner le parti radical.

Les oandldats en présehce dans cette circonscription sont 'MM. Boudolnt, député sortant, progressiste, et Latent, avoeat, socialiste uniflé.

Incldents électoraux

Dans l'Isère

deux candidats en viennent aux mains M. Léon Perrier, député de la 3' circonscription de Grenoble, donnait une conférence à Prébols, quand, A la suite d'une discussion aveo un de ses concurrents de 1910, M. Valère Richard-Blanc, avocat, les deux concurrents en vinrent aux mains.

Frappé le premier, NI. Perrier riposta par des coups de poing, et le maire de la commune dut séparer les deux pugilistes.

A Soissons, le fils du député sortant gifle un orateur hostile

Au cours d'une réunion électorale à Braine, arrondissement de Soissoas, qui mettait en pré-

I tuent envers moi, un fait d'ingratitude notoire. lettre qui a contribué par l'impression qu'elle m'a causée à me faire envisager ma mort comme prochaine.

» Fait en mon château des Armerons, au matin de ce 2 octobre 1906.

» Comte DE VIMOREN. »

C'est l'écriture de mon cousin. telle que nous l'avons vue dans ses papiers. mais.

Mais ?.

Cette signature. Comte de Vimoren. m'étonne Il signait Yimoren » tout court.

Godefroid se pencha au-dessus du testament, le relut encore, puis arrivé à la lin. Le 2 octobre s'écria-t-il. c'est précisément la date de sa mort i.

Quelle singulière précaution reprit Liran, d'avoir ajouté « ce matin » Sen- tàit-il donc que le dernier instant était ar- rivé ?. et l'écriture est d'une fermeté inr concevablè. plus droite même que celle qui couvre quelques papiers que j'ai là. Les forces reviennent ainsi parfois, lorsque la mort va faire son œuvre. Dans une maladie. mais non en cas de mort subite.

Les deux têtes s'étaient redressées. La lettre de ma cousine à laquelle M. de Vimoren fait allusion. l'avez-vous lue?

Le front du notaire se rembrunit encore. Oui, dit-il, la voix mal assurée. Eh bien ?

Mlle de Vimoren l'a peut-être écrite. en deux fois. et, à la fin. elle était sortie de son caractère.

Veuillez me la faire lire.

Elle est restée dans le bureau de M. le comte.

sence MM. Magniaudé, ydéputé sortant, radicalsocialiste. et Cagniard, candidat de la Fédération des gauches, M. Marsat, directeur. rédacteur en chef de la Liberté soissonaise, a attaqué vioiemment -NI. Magniaudé, qu'il « appelé fraudeur A ce moment, M. Magulaudé fil» a sauté sur l'estrade et a giflé M. Marâât. Cet incident a provoque une éctiauffourés. En Meurthe-et-Moselle

A Champigneulles, à la Sortie d'une réunion du candidat socialiste, une quarantaine d'éner* gumènes sont allés assiéger la maison de M. Munier, chef de district de la Compagnie de l'Est, qui, la veille. avait présidé une rJuBion du commandant Driant.

Des pierres furent lancées dans les volets. Le jardinet qui précède là maison a tité sacsagd et de» coups de revolver tires dans les fenêtres.

M. !Hunier a porté plainte.

UNE LETTRE

du prince Napoléon Le prince Napoléon vient d'adresser la lettre suivante au général Thomassin, ancien commandant de corps d'armée, grand'oroix de ta Légion d'honneur, vice-président du Comité politique plébiscitaire il avril 19i4.

Mon éher général,

La trouble et l'inquiétude S'emparent dès bons citoyens. Beaucoup ont encore l'illusion de penser que le Salut peut sortir de la nouvelle consultation nationale. Je le eouliftft* flus que personne pour éviter a mon pays une nouvelle déception. mal» je ne puis y croire. La République parlementeire, aussi contraire l'instinct national qu'aux principes démocratiques, est vouée à une agitation stérile. L'omnipotence du Parlement a fatalemei».: engendré un pouvoir faible et instabte. Le gouvernement est l'instrument d'un parti, il n* gouverne pss pour la nation. Les ministère. succèdent aux ministères sans qu'un ordre itable ait jamais pu être établi.

Le seul remède à cet état de choses eat La td- Vision de la Constitution et l'élection directe du chef de l'Etat, Il faut mettre la volonté du' peuple au-dessus des caprices parlementalres pour placer à la tête de notre démocratie une autorité forte, durable et libre d'agir. Cette autorité seule pourra, comme Il y a un siècte, donner à la France la paix politique, religieuse ft t sociale.

La Franée, lasse de sciaidaleî. aspire à une ère de calme et d'honnêteté.

La justice n'est plus respectée. Il faut lui rendre l'indépendance qui lui est indlpen*afcl? pour remplir sa haute mlssion.

Il faut faciliter les progrès démocratiques, sans nuire aux intérêts matériels, pour arrêter le conflit menaçant entre les pauvres et les riches, prélude de la ruine universelle. Il faut garantir aux travailleurs, qui vivent de leur labeur, comme aux grandes entreprises commerciales, Industrielles et financières la sécurité du lendemain.

Les taxes oppressives et vexatoires, propo8ées comme remède il une situation angois»ante, alarment tous les intérêts au lieu de les rassurer.

Le Parlement dépense sans compter sa mentalité est seule responsable du gaspillage auquel nous assistons.'

Le budget, qui dépasse cinq .milliards, s'est accru de plus d'un milliard depuis cinq ans. La nouvelle loi militaire n'entre que pour une part relativement faible dans cet accroissemeut formidable de dépenses.

Il faut clore cette progression effrayante. Le déficit attelnt aujourd'hui huit cents millions. Vous êtes, mon cher général, un des doyen* respectés de l'armée françaisè Votre coeur de soldat s'est réjoui du vote de la dernière loi militaire.

Dans les circonstances actuelles, seul le retour au service de trols ans pouvait donner a l'armée la force et la cohésion qui lui sont nécessaires pour assurer la grandeur de 2a" France. Des hommes de toutes les opinion* se sont associé» pour voter oette loi. Rendons hommages il leur patriotisme. Le pays, sur lequel la réforme militaire pèse Ei lourdement, l'a acceptée avec une abnégation et un dévoluement admirables. Comment peut-on désespérer cie l'avenir et de l'énergie d'un peuple qui sa!t s'imposer de pareils sacrifices 1

SI les Français,' rendus libres de leurs diestinefs, voulaient, une fois de plus, s'unir sur le nom de Napoléon, je ferais appel aux hommes éminents de tous les partis pour fonder aveo eux, sur la base de la souveraineté populaire, un gouvernement d'action féconde et de réconciliation nationale,

M. Malvy à Gramat Le ministre de l'Intérieur, M. Malvy, a prononcé il. Oramat (Lot), un discours politique dans lequel Il a violemment attaqué 1 enseignement libre et les oeuvres catholiques. Après cette manifestation sectaire, il a défendu les méthodes financières de M. Caillaux. Dans son discours, pas un mot de la question patriotique ni de la loi de trois ans.

Le meurtre de M. Calmette La déposition âe M. vdan à Lausanne

Lausanne, id avril. La Ga:ette de Lausanne dit que NI. Guevdan s'est rendu il. la convocation du juge d'instruction du canton de Vaud, à Lausanne, ce matin, à 10 heures. Il a déclaré qu'il n'a eu connaissance de la lettre signée « Ton Jo » qu» par la publication faite le 13 mars dernier. Quant à la correspondance Intime Cailiaux-Raynouard-Claretle, il a affirme qu'il en a été momentanément le dépositaire en 1909, qu'il l'a restituée peu après et que, dès lors et jusqu'à l'assassinat de M. Calmette, il n'en a plus entendu parler. M. Oueydan n'en a rien livré à qui que ce soit. Les documents compromettants dont il a été question dans la

Ma femme en a-t-elle eu connaissance? Mtne de Chanseray me l'avait. signalée.

La voix du notaire défaillait.

Son regard se perdit dans un dossier qu'il examinait lorsque Chanseray était arrivé. Puis, avec un sursaut, il ajouta

Vous la lirez quand vous rentrerez au château.

Godefroid s'était levé, une gêne envahissait tous ses mouvements. Il tendit la main à M* Liran et leurs doigts se touchèrent peine.

Au seuil de la porte, Chanseray se re- tourna et demanda, très bas

Quand dois-je entrer en possession de l'héritage ?

Pouvez-vous remettre notre prochain entretien à la fin de la semaine ? Une. autres affiare. absorbe tout mon temps. Cette phrase. voulue, prononcée avec effort, ne correspondait pas à la pensée. Lorsqu'il fut seul, le notaire s'affala sur son bureau, tandis qu'il songeait Les dispositions qui me concernent s'élèvent contre moi. Suis-je donc acculé, par le doute, au déshonneur professionnel Je ne puis encourir les responsabilités auxquelles je me heurte d'un côté et de l'autre Il faut que tout soit éclairci avant que ce malheureux acte ait réalisé se? effets.

Le lendemain. M* Liran partait pour Limogeas, emportant le testament et les différents papiers du comte de Vimoren. Dès qu'il fut arrivé, il alla frapper, rue du Con- sulat, à la perte d'un expert en écritures, bien connu dans la région.

presse ne concernent pas l'enquête qu'instruit aujourd'hui M. Bcmcàra.

La Gazerte ajoute que. de ces •< documents compromettants ,> pat lus que des lettres inUm«i, M. Gu'eydaQ n'a jamais livré une ligne à la presw.

Il n'y a donc, toûOltit ce journal, aucune équivoque posaiûle les déclarations de NI. (lUeydan corroborent en tous points celles de Mme Gueydan^Dllpré, sa sœur, et l'affirmation du Figaro que M. Calmette n'a jamais eu ni chercha à avoir 1b» lettres intimes que les époux Caillaux l'accusent d'avoir voulu publier. LA CRISE BALKANIQUE Les Albanais accorderaient

son au!onomle à IE ire

Athènes, 14 avril. On mande de Santi-Quaranta que le programme des concessions albenaises, communiqué à M. Zographos par l'in·termédiaire de M. Varatassi, représentant de la Grèce auprès du gouvernement albanais, équivaut à une sorte de constitution, d'un self government local avec 3ut'momie scolaire et religieuse, sou* la condition de la soumission immédiate des Epirotes.

Nouvelles de l'étranger AUTR1CHB L'entrevue d'Abbazla Le comte Berchtold, ministre auslro-hongtois dea Affaires titr? < gères, &c«6mp*gné du comte Porgach, Chef de section au ministère des Affaires- étrangères, est parti de Vienne, lundi soir, a 9 h. t/2 pour Abbazia.

De son côté, Ip marquis di San Oiull»no, ml»nigtri? italien des Affaires étrangères, est paru, de Rome pour Abbaâia lundi après-midi, à 5 h. 45. Il a été salué il. là gare- par le marquis Borsarsllî, sous^seerétafre d'État par M. de Martine, «ecrétaire général, et par divers autre» fonctionnaires du ministèfx? des Affaires éU-an» CHINE Modification

de la Constitution

La Convention constituante a soumis lundi 1M résultats de ses débats confidentiels.

Ce rapport a trait à sept points principaut Dans le premier amendement proposé à la Constitution, le nom de la future assemblée nationale devient Lleavuan (législature), ce qui fait prévotr la création d'une Chambre unique. Les deuxième et troisième amendements ont trait à l'élaboration du cabinet et à l'établissement d'un secrétariat d'Etat, appelé Kuovvuching, sur le modèle du secrétariat d'Etat dss Etats-Unis.

Le quatrième amendement, le plus important, déclare catégoriquement que le président sera le chef suprême de l'Etat.

Par le cinquième amendement, le* ministres perdent leur titre de ministres d'Etat et sont appelés chefs de départements.

Le sixième amendement enlève à la législature tout pouvoir de nomination dea hauts fonctionnaires ou de conclusion de traités internationaux.

Enfin, le septième amendemt»!t prévoit 1a création d'un haut Conseil ayant voix congul'ative avec lequel le président décidera toutes les questions financières.

Ces profondes modifications ont été votées à Petites dépêches

Une Union flamande-wallonne a été constituée en Belgique, l'initlative de la Ligue de Défense nationale, pour lutter contre les menées séparatistes flamingantes et wallingantes et introdulre la conciliation dans la question des langues. Cette Union s'appuie pnneipalement sur les nombreuses et puissantes Associations d'anciens militaires.

Belgrade, 14 avrid. M. Lionba Kratnanovitch, qui vient de mourir, a laiesé pour l'armée, dans son testament, la somme de 4 millions au ministère de la Guerre.

Athènes, 14 avril. M. Venizelos partira mercredi prochain pour Corfou, où il va ealuer Guillaume Il il rencontrera le chancelier d'Allemagne qui doit arriver Il Corfou dans le courant de la semaine.

Au Maroc

Le statut de Tanger

Le ministre d'Etat aura demain une entrevue avec les ambassadeurs de France et d'Angleterre pour conférer au sujet du atatut de Tanger,

Antour de Melilla

Sur le désir du générai Baumgarten, la vielte que ce dernier devait taire mercredi aux positons espagnoles de Zalo, a été ajournée. Çîà^et là Morts d'hier

M. Jules Pascali, rédacteur au « Petit Méridional ancien vice-président de l'Association des journalistes parlementaires, chevalier de la Légion d'honneur, Le baron de la Hougue, chevalier de la Légion d'honneur, inspecteur général honoraire des ponts et chaussées. M. Edouard Cauvet, capitaine de frégate en tetraite, chevalier de la Légion d'honneur, 88 ans, à Saint-Cyr-sur-Mer {Bouches-du-Rhône) Mme Gustave Habert, 82 ans, mère du sympathique conseiller municipal du quartier Hocheehouart, veuve de l'ancien secrétaire général de la Compagnie P.-L.-M.

Institut de Bretagne

L'Institut de Breta gne qui tiendra ses assises Nantes, en septembre, distribuera, la première année de sa fondation, des prix s'élevant à 1600 francs environ et qui serviront à récompenser des travaux d'histoire et d'archéologie, de littérature, d'art ou d'économie sociale.

Les manuscrits ou ouvrages devront être envoyés avant le 15 juillet.

Pour les conditions du concours et tous

XXXVI

L'existence de Guy était une joie perpétuelle.

Tante Edith n'était « plus partie car, bien qu'elle habitât chez Mlle de Ponsavin, il la voyait tous les jours et il l'appela* « ma tante » comme autrefois Au lieu de le gronder, elle paraissait même très contente. et puis, elle allait épouser l'oncle Serge 1 Si bien gu'elle et maman auraient chacune un mari. comme les dames qu'on rencontrait en voiture. le dimanche, au Bois. Puis on ferait un grand voyage. tous ensemble. jusqu'au Sénégal. Un joli nom de pays Et Guy monterait sur un vrai cheval, lui qui avait tant désiré un cheval de bois et n en avait jamais eu parce que cela coûtait trop cher Les arrangements définitifs avaient été pris. Serge avait obtenu un congé de trois ans il attendrait ainsi la retraite proportionnelle et recevrait la croix si bien méritée.

Sa situation à Dakar était nettement établie. L'habitation qui lui était assignée était assez spacieuse pour abriter Jacques et sa femme.

Avec beaucoup de travail et d'économie, dans six ans, il pourait acquérir des terrains et les mettre en valeur.

Madge avait touché la somme totale fournie par son frère pour le courant d'une année, elle était en mesure de subvenir aux frais du vov age.

En continuant ses broderies et en réduisant encore la dépense, elle parvint à se procurer les objets indispensables pour elle est pour son flls.

Sûr tes indemnités de transport payées

l'enseignements, s'adrei$0r du docteur Le Fur. secrétaire général, 14, rue Vaneau, Mort 4 103 ans

Le baron Fernand de îurkheim vient de mourir l'âge de 103 an», à Montreux Il dtait né en Strasbourg. Il était le filleul du général Rapp. Échos de partout Le Mie Georges de 8oxd Meiningen est parti hier soir du cap Maiiin pour le lac de Côtne. Un Canaris International de moralité « se réunira, le avril, Noples l'Italié seule y enterra 1 600 délégués.

Les officiers dc LunéviUe oM salké, hier, la dépouille mortelte du tteulenaUt- Friedrich tué ou Maroc, et qui sera Inhumé à SarreVowg. MM. Emilien et FélUt Desmounseaux de Givré, ont repu l'un et l'autre par brefs, du 20 juillet dernier le titre de Comté Romain.

Le V Congrès de physiothérapie des médtcins de langue française tttndra ses séances à Paris, du 14 au 16 avril.

+ NOS AMIS DEFUNTS -iCSL'â, MARIC. JOSEPH

(Iniiulg. 7 en* et 1 qutrant., applte. sus MM Mme Théot, fidèle abonnée, i Reims. M. Henri de Qoursac, du Comité de la bon M presse de Nontron. Mile I,e Bailly, 81 ans, f1 Sânnerville, par Tfoârn (Calvados). Le Ff. Henri-Marie, de l'Institut de Saint-Gahrlel, 21 ans, dont 5 de vie religieuse, à Lledékerke Mue Joséphine ïsambert, Nanterre. Ob- sèques mercredi à 10 h. M.

MARIAGES

On recommande aux prières les mariages de Mlle Hélène Kœnlg avec NI. Paul Dauge, du personnel de li Maison de la Bonne Presse qui sera célébré le jeudi 23 avril, h midi, en l'église SalntJacques dU fl»ut-P»».

Mlle Madetetnê Flamand avec M. Félix Lohsè, doctéur en droit, qui sera célébré le 99 avril en l'êg-llse Notre-Dame d'Auteull.

Derniéres

Nouvelles

LL CONGRES DES SYNDICATS

DE L'ENSEIGNEMENT UBSE

Aujourd'hui, s'est ouvert, à Saint-Etienne, lt» Congrès de la Fédération nationale des Syndicats de l'enseignement libre. La me se du Congrès a été célébrée, à 8 heures, en l'église SaintLouis. M. le curé Janot, archipretre de NotreDame, & prononce une allocution sur tes devoirs des instituteurs chrétiens.

Une séance fédérale privée a eu lieu, eneuita à 10 heures. A 2 h. a eu lieu la première séance publique du Congrès. (D. P.)

L'ESCADRE LEGERE DE LA MEDITERRANEE Toulon, 14 avril. L'escadre légére, commandée par le contre-amiral de Ramey de Sugny,, a quitté Toulon pour se rendre sur les eût** de l'Algérie. Son retour à Toulon est décidé pour le 24 courant.

M. Gaston Doumergue sera de retour mercredi matin tt Paris.

L'ENTREVUE IYABBAZIA

Abbazia 14 avril. Le comte Berchtold, ministre des Affaires étrangères d'AUtriche-Hongrte le duo d'Avarna, «mbasBsdeur d'Itaùle à vienne M. 'Merey de Kapos-Méré. ambassadeur d'Autrichè-'HoTigrle à Rome, et le comte Porgach, chef de section au ministère des Affaires étrangères -d'Autriclie-Hongrie, sont arrivés à Abbazla, ce matin, à 10 heures.Le marquis dl San Giuliano, ministre des At.faires étrangères d'Italie, est attendu à midi ai demi.

La VHle est pavoisée.

LE CONCOURS CENTRAL

D'ANIMAUX REPRODUCTEURS

M. Raynaud a arrêté le programme du concours central d'animaux reproducteurs des espèces chevaline et aslne françaises, à Paris, en Ce concours se tiendra au Champ de Mars, du 17 au 21 juin.

Avis divers

CONFERENCE. Cellule de la Rosace, lîl, rue de Vauglrard, mercredi 15 avril, 8 h. v du soir « Précisions sur la Rostce confeîene» du Fr. Angel, fondateur, au proflt de la Confrérie, Entrée libre et gratuite.

Au « Bon Théâtre Le succès du drame De Béthanie au Cal- faire », s'affirme à chaque nouvelle représen- tation.

La 6eauté sans égale de ce drame sacré attire une foule de plus en plus qraruie, d'autant que ceuz qui ont joui une rois de ce spectacle yrandiose, étonnés et ravis de ce qu'ils ont vu, y reviennent deua et trois fois ne se lassant pas tfadmirer.

Depuis sa reprise, la vaste salle du Bon Th&ître », a été trop petite à chaque représentation. Bon nombre de personnes n'ont pu entrer ausat, conseillons-nous vivement de retenir ses places à l'avance, afin de n'être pas exposé ne pas trouver de place.

Les prochaines séances aurortt lieu le jeudi de Pâques 16 avril, le ittmanche de Quasimodo 19, le dimanche 26 avril et le dimanche 3 mai. Vu t'importance du spectacle on commença 2 h. 1/2 « tres précises

Location sans augmentation de prix, 4, avenue de Breteuil. Téléph. Saxe

d'avance, Serge avait réglé le passage de Jacques, de Port-Saîd à 'l'unis et de là au Sénégal-

Chaque soir, il venait rue d'Assas. prendre un peu de repos, tandis que Mlle de Ponsavin et sa jeune amie prolongeaient à la veillée le labeur de l'après-midi. En face de l'inconnu qui allait s'ouvrir devant elle, Edith éprouvait une conflance absolue, une paix profonde. Elle était st sûre de la tendresse de Serge, de la noblesse, de la loyauté de son caractère Dans cette envolée vers l'avenir, elle doublerait les forces renaissantes de Volney, elle lui apporterait le perpétuel secours de son activité, de son dévouement. leurs initiatives se développeraient au contact l'une de l'autre. Leurs énergies ne reculeraient pas devant les difficultés du début, compliquées, ils n'en doutaient guère, par la présence de Jacques et de Madge.

Mais le devoir fraternel, le devoir des forts envers les faibles- était nettement tracé devant eux 1

Dès la première heure du retour et des immédiates fiançailles, un voile s'était étendu sur le passé. Après le rejet brutal vers la détresse Edith se relevait dans la plénitude de ce bonheur qui s'était, si peu auparavant, aboli dans sa fortune Mais, comme toute chose en ce monde, et plus vite peut-être qu'autre chose, le bonheur devient une habitude et laisse les idées reprendre leur libertés 1 1

lA suivre

Edmond Cda.


La Commission d'enquête Rochette

jugée par les primaires L'émotion suscitée par le drame du Figaro, par la divulgation du rapport Fabre, et les dépositions reçues par la Commission d'enquête, le trouble que produiront longtemps encore les suites à venir de cette affaire, ne froissent pas également les divers organes du pays. Il nous a semblé utile de rappeler comment ces faits sont interprétés par les journaux qui font l'opinion chez les éducateurs du peuple. Quelles sont leurs sympathises innées, leurs antipathies instinctives A qui va leur indulgence ? Contre qui leur colère ? Quelles conclusions dégagentb-ils ? Quelle atmosphère respirent les petits enfants de la « laïque » ?

Dans ce remous de bas intérêts, dans ces luttes de viles influences, quel parti prennent les maîtres officiels de la France, quelle notion gardent-ils de l'honneur individuel ou public 1 Cest la réponse à cette question que nous avons cherchée dans trois revues primaires importantes la Revue de l'enseignement premaire, livrée au parti socialiste unifié l'Ecole émancipée, organe des syndiqués purs l'Ecole nouvelle, journal antisyndicaliste des plus modérés et que dirige aujourd'hui (après Devinât) un ancien inspecteur primaire de la Seine, M. A. Belot. Les autres revues sont muettes ce qui vaut mieux, incontestablement.

Remarquons tout d'abord que ces journaux hebdomadaires retardent, en général, d'une semaine sur les événements. Rappelons que Calmette fut tué le 16 mars.

Le 22 mars, ignorant encore l'assassinat, la Revue de l'enseignement primaire citait, sous ce titre « La campagne contre M. Caillaux », cet article de Jean Jaurès dans l'Humanité Depuis quelques jours, c'est contre M. Caillaux que s'acharne la presse de la réaction. Hier, elle publiait et exploitait contre lui une lettre écrite en 1901 à une femme et où il a l'air de se jouer de l'impôt eur le revenu. Quelle heure trouble a-t-il traversée ? L'explication qu'il donne de cette épître politico-amoureuse est-elle suffisante? Ou a-t-il cru conqérir un cœur féminin en se donnant je ne sais quel rôle de Machiavel ou de héros balzacien qui méprise les hommes ? J'oso dire que si cela a un intérêt psychologique, cela n'a pas un intérêt politique essentiel pour ceux qui, comme nous, regardent à la bataille plus qu'aux combattants.

Il faudra aussi qu'on en flnisse avec ce régime politico-financier qui, de proche en proche, de combinaison en combinaison et de complaisance en complaisance, a abouti à ce fait que quatre ministres des Finances dirigent maintenant des banques à émissions. Oui, et je n'ai pas craint de le dire à la Chambre avec-les précisions nécessaires; anats par quelle manœuvre, quand on a en face de soi M. Caillaux, M; Dumont, NI. Cochery, M Doumer, fait-on porter tous les coups sur oelui qui mène à cette heure, avec les variations, mais aussi avec les ardeurs de son tempérament, la bataille de justice flscale ?

Les réactionnaires, aux heures critiques où les privilèges des classes dominantes sont menacés, ont cette tactique éternelle ou de calomnier les combattants de la démocratie ou d'exploiter à outrance leurs fautes réelles, leurs erreurs démontrées et leurs défaillances en couvrant d'une obscurité complaisante et d'un silence ami les fautes, les erreurs et les défaillances des défenseurs de privilège.

Jean Jaurès.

On sait que, jusqu'au dernier moment, le parti socialiste unifié, par l'organe de M. Sembat, maintint cette manière de voir.

Le 29 mars, voici comme juge la même revue

Comité du salut public

La Commission d'enquête a fait d'impressionnants débuts. Sans ménager personne, elle a interrogé impartialement les comparants, témoins à charge et à décharge, accusés encore virtuels, car elle a devant elle quelques personnages appelés probablement Il rendre des comptes sévères. Mais quels seront-ijs ? De prime abord, M. Monis paraissait extrêmement compromis mais, venant au fond des choses, on s'est aperçu que, ministre de l'Intérieur et président du

FEUILLETON DU MERCREDI 15 AVRIL 1914 Les détracteurs

d'Innocent III

Dans sa vigoureuse, originale et charmante Histoire de l'Eglise, M. l'abbé Louis Saltet, professeur à la Faculté catholique de Toulouse, apprécie, en ces termes, le règne d'Innocent III (1198-1216) Son époque a reconnu en lui un maître. Tout rend son pontificat extraordinaire sa jeunesse (il a été Pape à 37 ans) son. génie de gouvernement ses succès (il a exercé les plus grands pouvoirs que jamais Pape ait eus dans sa main) son pouvoir de Pape-roi (il a réussi à être maître de Rome et des Etats de l'Eglise: il interrompt la série des Papes voyageurs). »

On ne pouvait résumer plus heureusement l'œuvre d'un si grand Pape.

Le nom d'Innocent III se place, on le sait, tout auprès du nom de Grégoire VII. Ce sont les deux plus illustres pontifes du moyen âge. Sans doute, leurs destinées furent bien différentes. Mais ils sont de la même race, et, pour leur trouver des égaux ou des modèles, il faut remonter à Grégoire le Grand ou à saint Léon, à Ambroise de Milan ou à Basile de Césarée. Innocent III, comme Grégoire VII, est de ceux qui ne peuvent laisser indifférent l'historien qui les contemple. Ils sont faits pour avoir des admirateurs et des adversaires également passionnes. Les gallicans et les joséphistes se détournaient d'eux avec une sorte d'horreur. La magnifique monographie de Hurter, un peu vieillie sans doute mais toujours importante, semblait avoir prononcé, en faveur d'Innocent III, le verdict déftnitif et glorieux de

l:onaeil, il n'avait jamais pu donner un ordre » au procureur général qui relevait du garde des sceaux. Adresser une prière ? Cela est possible. Mais pourquoi le procureur Fabre cédait-il à une prière? Il craignait pour son avancement ? L'admirable conscience Voyons, de Fabre et de Monis, lequel apparaît le plus coupable ou le seul coupable après leur confrontation î Il est un autre personnage qui devrait être contraint à s'expliquer nettement c'est M* Maurice Bernard, avocat de Rochette, lequel s'abrite derrière le secret professionnel. Ce membre du barreau jouit d'une influence politique démesurée, infinie. C'est l'homme qui, politiquement, peut ce qu'il veut. Je suis bien persuadé qu'un procu-'reur général tremblerait plus facilement devant lui qu'en présence du plus autoritaire ministre de la Justice. Ni, Maurice Bernard est une grosse puissance, et l'on ne connaîtra bien l'histoire de notre temps que si l'action de cet avocat a été préalablement mise en lumière. La Commission aura-t-elle assez de force pour triompher de'M* Bernard ? C'est le point le plus épineux de la tâche qui lui incombe, car il est l'ami intirne de il. Poincaré, le familier ait superlaiif du palais présidentiel.

Jaurès s'est écrié La République en est-elle là, que pour parer aux menaces d'un avocat, elle doive consentir à tout » II répondait à la déclaration de Caillaux, disant L'avocat eût dévoilé les scandales financiers des dix dernières années. » Ce chantage était-il possible ? L'avocat ne jouait-il pas plutôt de son influence monstrueuse ? C'est ce que la suite des événements permettra de trancher. En attendant. constatons que, par un procédé encore à discerner, le grand ami du président sait faire plier les magistrats et probablement les ministres. Et prenons acte.

Voilà ce que l'on peut extraire de vérité des premières audiences de la Commission. C'est peu, mais je me fie à Jaurès, oui s'est montré terrible juge d'instruction dans les Preuves, pour forcer tous ces gens-là à avouer.

Maurice Lauzel.

En.fln, voici les jugements portés le 5 avril

Le « Figaro a-il vaincu?

Il est avéré que des ministres ont commis la faute d'interuenir pour la remise de Paffnire Rochette sans se rendre compte de l'importance judiciaire de leur acte. Il est certain qu'ils ont voulu ainsi obliger des personnes qui, à tort ou à raison, s'imaginaient, soit que Roehette était une victime, soit qu'il pourrait, avec du temps, retrouver une prospérité à laquelle tout le monde avait intérêt, soit que sa défense audacieuse pouvait troubler l'état du marché en jetant la suspicion sur toutes les banques.

Comme la remise de l'affaire Rochette n'avait pas pour conséquence la prescription redoutée, la forfaiture n'est pas en cause. Les hommes politiques sur la sellette ne sont coupables que de légèreté. Personne ne songe et n'a songé à mettre en cause ni leur probité privée. ni leur honnêteté ministérielle.

Qui donc s'exprime de la sorte ? Un Radical dévoué à Monis ? Un Rappel inféodé à Caillaux ? Vous n'y êtes pas. C'est la France, qui a partie liée avec M. Briand. Il faut croire que la campagne du Figaro est une affaire manquée, et qu'elle pourrait être appelée un coup d'épée dans l'eau si le malheureux Calmette n'avait reçu trois balles de browning qui ne' pardonnèrent point.

Que reste-t-il dos attaques combinées contre MM, Caillaux et Monis ? « La forfaiture » n'existe pas. Que des complaisances aient été consenties à Rochette*. on ne le saurait nier. Mais si tous les ministres complaisants devaient passer devant la Haute Cour, deux Sénats ne suffiraient pas à la besogne.

Pour faire cesser ce régime, qui n'est rien autre que le régime du capital. M. H. Bérenger est-il résolu à provoquer la nécessaire Révolution qui forgera une plus saine société ? Maurice Lauzel. Le P. 0. Fabre

L'affaire Caillaux commence à ressembler singulièrement à l'affaire Dreyfus. L'une et l'autre ont commencé par une campagne de presse vilainement sournoise; le Figaro de feu Calmette fait pendant à la Libre Parole de Drumont. Un homme se retrouve dans l'une et l'autre crise, qui a débuté par la peur pour finir par la trahison Fabre, procureur ,général, vaut Mercier, général tout. court. Enfin le fond de l'histoire est un petit papier le document Barthou rappelle fort bien le célèbre bordereau.

Peut-être faudrait-il prier quelques savants paléographes de le passer au crible de la critique scientifique. Le Gil Blas affirme qu'il est écrit avec deux encres différentes qu'est-ce que cela voudrait dire ? Et l'Aurore ne peut pas croire que sa date authentique soit ie 31 mars 1911 (dire de M. Fabre) elle prétend que le document a été rédigé en janvier 1912. Ceci expliquerait les variations du procureur général, presque aussi diverses que celles de l'état-major sous Boisdpffre.

Quant à la cause psychologique de cette

l'histoire. Mais voici que la mémoire du grand Pontife est de nouveau l'objet d'agressions inattendues. Ce n'est pas seulement Achille Luchaire, son plus récent biographe, qui lui inflige, au tribunal de l'opinion, de continuels « appels comme d'abus », ce ne sont pas seulement lea manuels de lycées qui, voyant, les personnes et les choses du moyen âge par le gros bout de leur lunette, lancent à tort et à travers des jugements que rien ne justifie contre l'ambition et la mégalomanie des Papes « théocratiques ». L'on s'étonne et l'on regrette infiniment de rencontrer parmi les « détracte4s » d'Innocent III le mot n'est pas Trop fort un savant Bénédictin' comme Dom H. Leclercq, qui réédite en ce moment la grande Histoire des Concites de l'évêque de Rottenburg, Chartes-Joseph Héfélé.

Dom Leclercq et Innocent III Le dernier volume paru de cette réédition (t. V, 2' partie) contient justement le pontificat en question (p. 1179 à Au texte grave et impartial de Héfélé, le traducteur a joint des notes, parfois d'une longueur démesurée, très chargées d'érudition, il faut le reconnaître, mais où domine, en général, un ton méprisant et à la longue fort pénible.

On y raille sans pitié la « transfiguration posthume d'Innocent ». Après avoir cité une appréciation favorable de Daunou et l'avoir expliquée. l'auteur ajoute « A y regarder de plus près et au-delà des apparences, on voit très vite que cette posture d'autocrator n'a aucune solidité et très peu de réalité. Innocent III, juriste avisé et érudit, voulait faire ce qu'on n'appelait pas encore de son temps de la politique mondiale et ne naontra guère, au cours de son long pontificat, qu'une médiocrité politique toujours égale. rlon seulement il a pensé faire merveille en organisant une sorte d'hypertrophie bureaucratique, mais encore

mutabilité, elle n'est que trop facile à distinguer, M. le procureur tient à sa peau, à la peau d'hermine qui orne sa rouge soutane de chat-fourré. Il fait penser à L'Hôpital et à d'Aguesseau, mais c'est uniquement par contraste.

« La magistrature est gangrenée 1 a a proclamé naguère le garde des sceaux Barthou. Avait-il déjà lu le document Fabre ? Et, à la page suivante, on reproduit le « manifeste des Jeunesses républicaines », relatif a 1814.

Voilà comment l'actualité est présentée aux maîtres primaires, dans une revue qui a plus de 30 000 abonnés et qui touche donc plus du tiers des éducateurs et éducatrices officiels

Quelle sotte confiance dans le « lessiveur » Jaurès Quelle condescendance éhontée pour les ministres prévaricateurs Quelle obsession de la « Révolution sociale » et quelle bassesse devant les financiers les plus vils Quel attrait morbide pour toutes les forces qui tendent à détruire la nation dépecer la magistrature après avoir dépecé l'armuée

Quel dérangement mental dans l'Université Combien il est vrai d'affirmer que la « tête a est malade

Ce prurit de destruction est tel qu'ils sentent le besoin de l'appliquer aux pays étrangers, à l'Angleterre, par exemple au « Royaume-Désuni J). comme ils disent. Des événements de l'Ulster, ils concluent

La leçon ne sera pas perdue les radicaux vont s'occuper de farmée et la radicaliser en la peuplant d'officiers sortis des rangs populaires.

Méditons cet exemple. Les lois sociales ne devront pas rester en panne parce que les officiers sont anticollectivistes. L'Ecole émancipée est plus sobre mais c'est le même parti-pris de aeruilisme abject.

Du 28 mars

De la boue au sapg (1)

La campagne du Figaro s'est close tragiquement. Calmette qui, après avoir colporté des ragots de concierge, en arrivait à publier des billets intimes, a été revolvérisé par la femme du ministre qu'il voulait abatre. Aprouverons-nous le geste de Mme Caillaux ? Non. Adversaires de la peine de mort pour la soci6té, nous ne saurions l'atribuer aux individus. Mais, membres du juri chargé de discerner la culpabilité de Mme Caillaux, nous lui accorderions de larges circonstances aténuantes.

Que cète mort tragique d'un journaliste, qui fut loin d'être prudent, serve de leçon auxpolémistes de moindre envergure qui s'ingénient à brasser la boue sous prétexte d'assainir l'air. Qu'ils se souviennent que ce n'est pas du journalisme que d'utiliser des confidences, de publier les lètres les plus intimes obtenues, la plupart du temps, par des procédés de crocheteurs,.

Gète seule origine de la documentation suflt à aténuer la culpabilité de celle qui a voulu arrêter un torrent de boue par un filet de sang.

Du sang à la boue

Mais le geste de Mme Caillaux n'a pas ateint le résultat désiré. La boue a continué à couler infecte et gluante, ateignant à la fois ceux que l'on menaçait et ceux qui. la déversaient. Le. document Fabre que l'on tenait en réserve pour crouler définitivement le ministre Caillaux est bien la pièce-tipe qui démontrera toutes les turpitudes, tous les mensonges. Un procureur général, interrogé par une Commission d'enquête, afirme n'avoir subi aucune pression gouvernementale. Dans son raport, il afirme nètement le contraire. Quand a-t-il menti ?.

La Commission d'enquête, dont les pouvoirs viennent d'être renouvelés et accrus, réussira-t-alle à faire toute la lumière ? Ce serait nouveau dans Le parlementarisme. Enfin le 4 avril, jugement sommaire à la Doumergue sur le pelé, le galeux, d'où nous vient tout le mal. La gangrène!

Barthou vitupérait un jour contre la magistrature gangrenée. Pensait-it au proeureur général Fabre Possible. Car dans le fouillis de responsabilités qui se manifeste à la r^surection de l'afaire Rochette ce singulier procureur, turiféraire grassement rémunéré de la vérité, donne un bien déplorable exemple.

« Je n'ai subi aucune influence gouvernementale afirinait-il le 20 mars 1912 devant la Commission d'enquête.

»'j'ai dû obéir aux ordres du président du Conseil », écrit-il dans son raport à Briand.

Afirmations bien contradictoires

A quel moment cet homme disait-il la vérité ? Et c'est ce mêmes bonhomme qui, (f) Nous maintenons l'orthographe et le style.

il a cru que le prestige-du Pape ainsi magnifié lui permettait d'intervenir et de décider son gré en Europe.. Il eut de rudes mécomptes qu'il faut, sans trop hésiter, mettre sur le compte de son inintelligence des événements. »

Et ce réquisitoire se poursuit, impitoyable et cassant, pendant des pages (1400 à

Ailleurs, à propos de la trahison d'Othon IV, dont on a pu dire L'histoire offre heureusement peu d'exemples d'une aussi noire ingratitude » (Bohmer). doiri Leclercq écrit encore « Les historiens pousseront des clameurs ingratitude, prince dénaturé. Peut-être, rroajs ajoutez Pape impérieux, politiques excessif et psychologue à courte vue qui ne connaît pas les hommes » (p. 1200).

Ce sont là de fâcheux écarts de langage, Mais l'étonnement redouble quand on examine les considérants d'une sentence aussi sévère.

Accusations contradictoires Il serait divertissant si cela n'était douloureux d'opposer les griefs de dom Leclercq, contre Innocent III, à ceux des manuels d'usage courant, comme, par exemple, le manuel de M. Albert Malet, que j'ai déjà cité naguère, à cette même place. Pour M. Millet, Innocent- III « parut pour un temps réaliser le rêve de domination universelle des Papes. Il appartient à ce groupe /de pontifes audacieux qui « ont prétendu transformer leur autorité religieuse en une autorité politique universelle », et qui « ont pour ainsi dire voulu régner sur les empereurs et les rois, comme les empereurs et les rois régnaient sur leurs peuples M. (Malet, classe de cinquième, p. 166 et s.)

Qu'a donc fait Innocent III pouir epnqué«rir, ou plutôt pour usurper une puissance « politique » aussi démesurée ?

Ecoutons M. Malet

avec des accents mélodramatiques requerra au nom de la morale 1

Triste morale d'arriviste prêt à tout nier ou tout afirm«r pour servir les maîtres du moment. Giniquement, ne revendique-t-il pas comme un honneur d'avoir servi sous les ordres de treize ministres de la Justiee et d'avoir pu se maintenir entre tous ces frères enmemis » ? QueLle souplesse d'échiné supoee cète frase 1 C'est à croire que sa peau d'hermine s'est muée en peau d'anguille.

Evidemment, comme un vulgaire instituteur syndiqué, M. Fabre devait obéir et. se taire

Que peut faire à ces syndiqués anarchistes le chambardement de la magis1 [rature? Pensant, écrit M. Bouet (de Maine-et-Loire), un pur entre les purs, que « la nouvelle Chambre, à cause du vote impopulaire de la loi de trois ans, sera, vraisemblablement radicale-socialiste et socialiste » (2), ils préparent leur coup démissionner tous leurs élus des Conseils départementaux, détruire l'administration universitaire, l'armée, etc Quelle singulière rage de destruction Le jugement le plus symptomatique est peut-être celui de V Ecole nouvelle, rédigé par des « administratifs » (4 avril)

La Comncission d'enquête parlernentaire, instituée au Palais-Bourbon, en vue de rechercher si, au temps du ministère Monis, nes ^tressions gouvernementales se sont exercées sur la magistrature en faveur du financier suspect, a entendu, du 19 au 26 mars, une série de témoins, surtout des magistrats et des hommes politiques. La presse nationaliste et conservatrice mène grand bruit autour de cette affaire, qu'à la veille des élections, elle s'efforce de transformer en une entreprise de scandale contre le régime républicain.

Donc, ce ne sont pas nos éducateurs officiels qui prépareront les citoyens et les électeurs honnêtes, visant avant tout le bon renom et la saine prospérité de la France. Qu'on ne cherche pas ailleurs les dociles éleveurs du vil troupeau qui, à chaque élection nouvelle, précipite ua peu plus la France aux abîmes.

JEAN MAXE.

Pèlerinages

bavarois

Altoetting

La Bavière a, comme tous les pays catholiques, ses pèlerinages dont quelquesuns, sans jouir de la célébrité de Lourdes, n'en attirent pas moins de nombreux fidèles.

Certains ont une très lointaine origine. Entre autres, le plus important, celui d'Altœtting (près de Munich).

Altœtting est une petite ville de la Haute-Bavière, d'environ 5000 âmes, située sur un plateau à 405 mètres au-dessus du niveau de. la mer, et don l'église paroissiale montre de fort loin ses clochers. Altœtting existait déjà du temps des Romains, et Charlemagne y tint quelque temps sa cour.

II s'y trouve une statue miraculeuse de la Sainte Vierge, que saint Rupert, un des premiers apôtres de l'Evangile en Bavière, y plaça dans la petite chapelle qu'il avait installée en cet endroit, vers le milieu du vi' siècle, dans une tour. Cette chapelle fut plus tard confiée (876) par le roi Karlmann, fils de Louis le Germanique, à des Bénédictins auxquels il avait bâti un couvent ainsi qu'une église. Cloître et église furent détruits en 907 par les Magyars seule, la chapelle primitive fut dpargnée. En 1228, le duc de Bavière Louis I" y fonda un collège do chanoines, après avoir élevé une église en l'honneur de la Sainte Vierge et des apôtres Philippe et Jacques. Mais l'époque de la Réforme fut dure pour les chanoines, et le duc Albrecht demanda à saint Ignace de Loyola de lui envoyer quelques Jésuites qui occu- pèrent cloître et église. Puis les Jésuites furent dissous par un Bref du Pape Clément XIV (17i3). La guerre de Trente Ans survint et mit plusieurs fois le pèlerinage en danger. On fut obligé d'emporter l'image miraculeuse que la paix d'Augsbourg permit de ramener à Altœtting. Le traité de Westphalie (tG48) rendit le calme à la Bavière. Des Franciscains vinrent à leur Ecole émancipée, m^me numéro.

Il lit sentir son autorité à tous les rois. En France, Philippe-Auguste avait, sans raisons avouables, répudié sa femme Ingeburge pour épouser Agnès de Véranie il le força à renvoyer celle-ci. » (p. 178.) Certes, il faut applaudir à cet. acte de justice et d'énergie. Mais, avec dom Leclere-q. nous entendrons un autre son de cloche

Dès qu'il se trouve en face de Philippe-Auguste, Innocent HI n'est plus de taille à lutter. Tout ce qu'il tente en faveur d'Ingeburge est peine perdue. Le jour où il plaira au roi de France de reprendre sa femme, il le fera de son gré, et jusque-là ni remontrances, ni Conciles, ni Bulles ne viendront à bout de le forcer. Malgré des enquêtes, des contre-enquêtes, des distinctions et des subtilités, malgré cette mesure si grave et si discutable [je cite Il de l'interdit jeté sur un royaume chrétien afin de châtier dans les fldèles l'obstination de leur maîtres, malgré tout cela, nouvel échec du Pape. ». (p. 1401.)

M. Malet continue

« En Allemagne, Innocent III disposa de la couronne impériale en faveur d'Otton IV puis il la lui enleva pour la donner à Frédéric Il.

Donc, d'après. cet auteur, le Pape fait « marcher » l'empereur comme le roi de France.

Dom Leclercq dévoile au contraire son impuissance « La lutte dure huit années, dit-il, le Pape s'obstine, les partis font de même et, malgré le secours du Pape, Otton ne triomphe que grâce à la mort de son rival. En définitive, Otton n'a pas recueilli grand'chose de cette persévérante protection, et le Pape a montré à nu son peu de sens politique et son manque de clairvoyance.

Revenons à -NI. Malet

En il il déposa Jean sans Terre, donna son royaume à Philippe-

tour (1653) s'établir' à Altœtting. Puis ils se trouvèrent atteints par le décret de sécularisation des Ordres mendiants. Ils furent remplacés par des Capucins qui, bientôt, le collège des chanoines ayant été supprimé, durent pourvoir seuls aux be- soins du pèlerinage. Certes, ils y eurent parfois du « ni à retordre », par exemple entre 1799 et 1819. En 1841, les Rédemptoristes vinrent à la rescousse et s'installèrent dans le couvent des Jésuites. Enfin, après qu'un décret du Conseil fédéral (1873) eût chassé les Rédemptoristes du territoire de l'Empire allemand, les Capucins trouvèrent une aide dans un institut des Prêtres du pèlerinage.

Cette rapide promenade que je fais faire au lecteur à travers quatorze siècles a pour but, non d'étaler de l'érudition, mais de montrer l'importance historique du pèlerinage d'Altœtting.

Bien des têtes couronnées, des maisons régnantes de WitteLsbach et de Habsbourg, :e sont inolinées devant la statue noirâtre qui représente Notre-Dame d'Altœtting. Un Pape, Pie VI, y a fait un pèlerinage. Urbain VIII, Pie IX, Pie X lui ont accordé des présents et des distinctions. La chronique locale énumère une foule de cardinaux, d'évéques, de princes et seigneurs qui prirent le chemin d'Altœtting. Actuellement,, la famille royale de Bavière, Louis III en tête, y va chaque année. Le roi même y adresse des allocutions aux Munichois, ce qui lui valut d'ailleurs, voilà quelques trois ans, les critiques acerbes de certain journal libéral de Munich. Le nombre des pèlerins est très grand, à en juger par celui des communions. (Par exemple, en 1904, 12 739 grandes hosties et 287 775 petites y ont été oonsommées.)

Altœtting a une dizaine d'églises et chapelles. La chapelle contenant la statue possède aussi les cours des princes et rois de Bavière, et quand Louis III sera mort, son cœur ira y rejoindre lés autres.

Un bâtiment octogonal, mesurant 31 mètres de diamètre et 28 mètres de hauteur, renferme un « panorama » du crucifiement, groupes artistiques éclairés d'en haut par un vitrail-qui fait le tour de la toiture. Un peu plus loin, c'est Bethléem avec sa curieuse crèche mécanique. 150 figurines sculptées sur bois, d'après l'école d'Oberammergau, sont mues par l'électricité qui en même temps les éclaire. On y voit entre autres un ange bercer l'Enfant-Jésus, des angelets planer autour de Marie et Joseph, l'arrivée des rois mages, la fuite en Egypte, la maison de Nazareth, les bergers avec leurs troupeaux, les animaux' de la forét, le

Ce que disent

les journaux

République anticatholique

Voici l'éditorial du Radical sur le discours de M. Malvy constatons-y une fois de plus que, dans la conception radicale, l'essence de la République est d'être anticatholique, et qu'elle n'aura pas atteint son idéal tant qu'elle n'aura pas « abattu l'Eglise »

M. Malvy, ministre de l'Intérieur, a prononcé, hier, à Gramat, un discours qui aura un grand retentissement dans le pays et recueillera l'approbation unanime de tous les républicains. Très nettement, il a mis en lumière ces trois vérités nécessité de lutter contre les tentatives désespérées faites par l'Eglise pour reconquérir un pouvoir définitivement perdu, impossibilité de faire face aux difficultés budgétaires autrement que par l'établissement d'un impôt frappant ceux qui possèdent, union de tous les vrais républicains centre les partis d'équivoque et de conservatisme social.

A ceux qui nient l'existence du péril clérical, M. Malvy a répondu par des faits. La lutte entre deux adversaires n'est finie que lorsqu'un de ceux-ci s'avoue vaincu. La République a-t-elle définitivement réussi à abattre l'Eglise ? Non, puisque le parti clérical, depuis quelques années, a reformé ses troupes et se livre contre l'école laïque, c'est-à-dire contre l'école nationale, à des attaques passionnées, à une propagande de plus en plus ardente, puisque. si l'on n'y prend garde, il. réussira peut-être à faire main basse sur les génération6 de demain. Oui, le parti clérical est plus redoutable que jamais. C'est lui, il faut bien le dire, qui met obstacle à l'avènement de la justice fiscale. Deux politiques financières sont en présence l'une qui consiste à demander au système bâtard actuel les ressources qui nous sont indispensables, l'autre qui consiste à le demander à ceux-là seuls qui possèdent. Il est curieux que ce soient justement les eléricaux et les conservateurs qui

Auguste et ne le rendit à Jean que lorsque celui-ci se fut reconnu le vassal du Pape et se fut engagé à lui payer tous les ans une redevance. »

Pour comprendre cette aventure, il faut se rappeler que le royaume d'Angleterre « au moins depuis 1172, est vàssal, c'està-dire subordonné et tributaire des Papes » (Louis Saltet), et que, de plus, « le Jean sans Terre étaiM tout à fait indigne on disait de lui Quelque souillé que soit l'enfer, la présence de Jean y serait une souillure. » (Ibidem.)

Recourons maintenant à Dom Leclercq. Il est ici plus dur que jamais pour le Pape. Mais il lui reproche précisément de ne pas avoir laissé prendre l'Angleterre par Philippe-Auguste. Ce prince qu'il nous montrait si insouciant des anathèmes du Pape est devenu subitement un petit garçon dont rotre historien déplore l'excessive docilité « On ne saurait être trop sévère pour le Pape Innocent, écrit-il, et le tort de Philippe-Auguste fut incontestablement de ne pas embarquer l'archevêque de Cantorbéry à son bord et de faire voile vers l'Angleterre, croisé ou non. »

Vraiment, voilà une politique rétrospective qui fait rêver Si Dom Leclercq avait été le conseiller de Philippe-Auguste, un biècle et demi avant les désastres de la guerre de Cent-Ans, l'entreprise hardie de Guillaume le Conquérant eut été renouvelée

Le pape Innocent IfI ne voulait pas la perte de Jean sans Terre, mais simplement sa conversion. Pouvait-il désirer r, itre chose ?

Accord final

On pourrait pousser plus loin la confrontation de, M. Malet avec Dom Lrdercq. Mais ces, deux auteurs s'accordent soudain dans leur conclusion.

« Son oeuvre ecclésiastique subsiste en-

paysage de Bethléem, etc. tout cela est plein de vie, et une douce mélodie ,y vient ajouter son charme c'est le cantique de; Noël bien connu « Stille nacht Heilige nacht (Nuit de silence I Nuit sacrée L.);lv, On attribue à Notre-Dame d'Altœtting de nombreuses grâces témoins les ex-votos que l'on trouve, tant dans la chapelle quff. dans la chambre du trésor ». Cette der- nière renferme, par exemple, un portrait de LL. MM. Alphonse XIII et de la reine Vic-< toria, ainsi que des éclats de la bombe lanoée sur le couple royal espagnol le jour du mariage, à Madrid, le 31 mai 1906.

Une œuvre d'art de grande valeur !et « Petit Cheval d'or représentant le roi de · France Charles VI à genoux sur une plaste- forme aux pieds de Marie, pendant qu'au bas de l'escalier un page tient son cheval. Charles VI l'avait reçu comme étrennes de sa femme la reine Isabelle, duchesse de Bavière-Ingoistadt, en 1404, etc. etc. Ils y a dans le trésor d'Alfcœtting douze vitrines remplieg de oes ex-votos dont beau, ooup sont extrêmement riches..

En maint autre endroit les pèlerins affluent. Je cite brièvement le pèlerinage des« Quatorze Saints » (Viersehn Heiligen) sur une hauteur près de Bamberg. Leur protestantisme n'empêche pas une foule de Prussiens d'y accourir. en touristes, car le panorama en vaut la peine. Scheffel lui a consacré une poésie que chantent les étudiants dans leurs Kneipen '(séances de- bière).

Le Kreuzberg, dans les montagnes de la Rhœn, sur lequel .aaiwt Kilian, l'apôtre de, Franeonie, planta la croix. Notre-Dame des Sept-Douleurs, à Detterbach, petite ville près de Wurtzbourg. Mariabuchen, près de Lohr en Franconie, où l'on vénère une statue découverte, dit-on, autrefois, par un juif dans le tronc d'un hêtre (en allemand « Buche Notre-Dame du Bon-Secours, à Passau et à Amberg, etc.

Les Bavarois ne se contentent pas de leurs pèlerinages. Ils vont aussi à Lourdes. dont iLs ont d'ailleurs chez eux plusieurs « grottes » très fréquentées.

Lourdes, ils en parlent au moins autant que les Français à ce sujet, la polémique est même assez vive, si je m'en rapport, entre autres, à une brochure mensuelle que j'ai en ce momentaous lesyeux, et dans laquelle, sous la signature P. Jordan, un journaliste d'allure batailleuse, à propos d'un pèlerinage de Bavarois à Lourdes en 1913, et de conférences anti par un avocat de Munich, donne du fouet à ceux qui prennent Lourdes pour « de la blague »

défendent la première de ces politiques contre les républicains partisans déterminés de la seconde.

C'est encore le parti clérical qui suscite ces partis d'équivoque qu'on voit s'etfor- çant d'attirer à eux, « grâce à un pro-. gramme habilement édulcoré et savamment dosé, une clientèle formée des. éléments Jes'^u plus divers », suivant l'heureuse express iou.> employée hier par M. Malvy. lfais le pays n'est pas aveugle il a toujours mis en déroute ceux qui tentaient de le tromper. Une fois de plus, au scrutin prochain,' il déjouera les manœuvres des adversaires de la République.

Les ennemis de M. Doumergue De notre grave et modéré confrère le Journal des Débats, ces réflexions qui. jettent la Lanterne de ce matin dans la*stupeur, car, d'après la feuille de Flachon, ce sont les catholiques qui persé- cutent

II est bon de connaître ses ennemis. Si M. Doumergue avait bien voulu en Semaine-Sainte glisser un coup d'oeil dan-; quelques églises, en se tenant près de l:t porte et le plus loin possible du bénitier, il aurait pu apprendre quelque chose. Mais c'est ce qu'il n'a jamais fait sans doute et ne fera jamais la vérité est trop gênante. Si M. Doumergue avait été dans quelque église, il aurait pu remarquer, comme tout. le monde, l'affluence extraordinaire, pius considérable cette année, paraît-il, qu'elle n'a jamais été. Oui, à Paris, centre des lumières, des milliers de Français s'obstinent à suivre les pratiques de leur religion. Ils s'obstinent à exister. M. Doumergue et ceux qu'il représente ont donc pour ennemis des millions de Français qui se soucient fort peu de M. Doumergue, car ils ne songent qu'à remplir leurs devoirs et par--7donnent à ceux qui ne savent ce qu'ils font» La démocratie de M. Doumergue a des en-

core, dit M. Malet, et c'est à lui 'qu'il faut faire remonter la soumission du clergé ca.tholique tout entier au Pape et l'organisation de ce que l'on a appelé la monarchie pontificale. »

Voilà une thèse qui aurait réjoui Luther et Calvin. A ce compte-là, auraient-ils dit, le règne de l'antéchrist commence avec Innocent III. Dom Leclercq est plus tranchant, s'il est possible que M. Malet « Legouvernement de l'Eglise se wue [avec Innocent III] en une reconstitution de l'empire romain avec son omnipotence, san immensité, ses abus et son inefficacité. •> Cette lourde phrase tombe comme un coup de massue, non pas, me semble-t-il, sur la tête du grand Pape, en qui Léon XIII aimait à vénérer l'un de ses plus glorieux prédécesseurs, mais. sur la tête de celui qui l'a écrite. Elle contient une assimilation tout simplement monstrueuse, et les commentaires dont l'auteur faccompagne ne font qu'en aggraver la portée.

Innocent III et Luchaire

En terminant cette trop rapide excursion chez les détracteurs » d'Innocent 111, je ne puis qu'amorcer une discussion qui sera développée dans une prochaine étude, au sujet d'une très grave accusation formulée par Achille Luchaire. Il montre le pontife définissant « avec une sorte d'emportement d'orgueil, l'immense étendue de la puissance dévolue au Pape » et n'hésite pas à lui prêter « denx doctrines l'une intransigeante, pour l'édi/ication de l'Eglise et de ses amis, celle qui supprime l'empereur et confère il la papauté le double pouvoir-; l'autre opportuniste et accomnaodée aux réalités, cetle oit il reconnaît l'autorité impériale et loi fait une pla"e il côté de la sienne Croirait-on que tout cela repose sur un. vulgaire mais énorme contresens ? CVsi et; que nous démontrerons prochainement. £.-l suivre.) Abbé L. Cnrs'nA>oajH|


nemis bien humbles, bien pauvres souvent, xi elle a pour ennemis tous lea catholiques que nous avons vus hier remplir les églises. Sont-ce là les soutiens du capitalisme férocement égoïste, ceux qui vont écraser le nouvel Hercule qui brandit ridiculement sa massue de théâtre & la veille des élections ?

Les trois mille communiants de NotreDame sont-ils tous des capitalistes les quarante mille cheminots catholiques sont-ils des ennemis de la République ? On aimerait à voir M. Doumergue préciser ses paroles. La démocratie telle qu'il la comprend ferait alors honte à bien des gens Les catholiques sont des citoyens, et personne n'a le droit de les mettre en dehors de la Répubüque. Les paroles sottement agressives de M. Doumergue le découvrent vis-à-vis des cléricaux qui ont toujours soutenu que c'était la religion même qui était en cause dans la persécution politique. M. Doumergue veut-il vraiment assumer cette tâche qui n'a jamais porté bonheur à ceux qui l'ont entreprise la persécution religieuse ? En Angleterre, en Alemagne, en Pologne, les persécutés ont toujours fini par avoir raison des persécuteurs. L'esprit français n'aime pas cette étroitesse, qui se sent trop de la basse politique d'arrondissement. Tout le monde sait bien que les Romains de M. Doumergue sont de bons Français, qui demandent seulement conserver leurs églises pour prier, leurs écoles pour élever leurs enfants. Quant à prendre leur part des sacrifices à faire, on peut avoir plua confiance en eux que dans les archers de M. Caillaux. Un roi de Provence

Du général Cherills, dans l'Echo de Paris

0 Crau, a toumba flour

Ntrtio. Cant. X.

Lorsque, dans sa course éperdue vers les Saintes-Mariés, dont « elle voyait déjà l'église blonde », Mireille, frappée d'insolation, roule sur le sable brûlant, le poète s'écrie 0 Cran, ta fleur est tombée » » Maintenant que le poète s'est endormi, les yeux vers ses Alpilles bleues, son Christ dans les mains, maintenant que cette bouche est fermée, d'où coulait le miel d'une poésie divine, nous pouvons répéter le cri de douleur dont il saluait la mort de Mireille. 0 Provence, tu as perdu ta fleur t' Les cyprès noirs, jetés sur ton ciel pour le faire plus bleu. prennent seulement aujourd'hui la signification funèbre de la douleur. Ton roi est mort 1 Avec lui a disparu « un homme qui embellissait l'humanité

Il y a cinquante-cinq ans qu'un paysan de génie est venu à Lamartine, son raisin <le Crau à la main, et que le visionnaire aux vues prophétiques, annonça au monde qu' un grand poète épique était né ». La renommée du poète est montée plus haut encore que les prévisions de Lamartine. Mais ce que son parrain, de gloire M'avait pu mesurer, c'est la prodigieuse moisson d'avenir, fécondée par cette poésie. Mistral a mieux fait que de ressusciter une langue morte il a fait refleurir le respect de la terre, l'amour de la petite patrie, le cuite des traditions séculaires qui ont édifié la grande. C'est parce qu'un barde de Provence a chanté en sa langue « méprisée », parce qu'il a exalté la majesté des coutumes anciennes, fait revivre un passé à moitié nivelé par le rouleau du modernisme et réveillé les gloires locales c'est parce qu'il a été le mistral purificateur des choses laides et le chantre des épopées de la terre, depuis la conversion de sa Provence, jusqu'aux éclats de tonnerre de Mirabeau, jusqu'aux exploits «le Suffren, jusqu'à l'héroïsme diu petit tambour de Cadenet c'est pour tout cela que des esprits comme Brunetière, Jules lemaltre, Charles Maurras sont devenus traditionalistes et revenus vers Dieu et vera le roi que Maurice Barrès s'est senti plus Lorrain et plus Français c'est pour 'cela que la terre de Metz et l'Alsace, fidèles au parler de France, ont senti tressaillir, sous un souffle de résurrection, leur âme toujours saignante.

Les Provençaux de ma génération, et de celles qui la suivent, sont pétris de « Mistral ». Le peu que nous pouvons valoir, nous le tenons de sa langue d'harmonie et de beauté, de son esprit d'ordre et de mesure, de son souffle d'éducateur magique « Sois humble avec les humbles, mais plus fier que les fiers ». « Si, un jour, tu reviens homme et gentilhomme, je te dirai s'il était doux, le miel que tu m'as apporté. » Nous ne voulons que du miel divin Aucune poésie n'a fait vibrer mon üme d'une émotion plus profonde, plus religieuse, frappant jusqu'à la source des larmes. Voilà pourquoi, après d'autres de beaucoup plus d'esprit, mais de moins de Provence, je puis encore parler de Mistral. Je viens vers son tombeau avec une piété tUiaiarrtvec la reconnaissance de l'enchantement de toute une vie.

« Ame de mon pays. âme éternellement renaissante, âme joyeuse et flère et vive. qui hennis dans le bruit du Rhône et de non vent âme des bois harmonieux et des calanques ensoleillées, do la patrie, âme pieuse, je t'appelle incarne-toi dans mes

FEUILLETON DU 15 AVRIL 1914

Revue des

Revues

A PROPOS DES ÉVÉNEMENTS IRLANDAIS (ÉTUDES, B avril, Xaritr Moiitnt)

M. Moisani donne aux études quelques impression4 rédigées au retour d'un voyage en Irlande

Cepttldànt, le Dublin nationaliste se réjouit aujourd'hui mus exubérance, de même qu'il s'atttietait hier sans découragement. Cette modération e'esplique en partie par le caractèro Irlandais, plus fort et plus calme qu'on le croit généralement en France. Elle «'explique aussi par la situations, qu'il suffit de regarder avec sang-froid, pour voir qu'elle est complexe et pour constater que, malgré d'amples oscillat1ons. l'atmosphère politique reste Incertaine. Des points noirs restent à l'horizon. Est-ce la tempête qui s'êloigûé ? Est-ce la tempête qui s'approûhe On se demande si les offlolers, mêlés 6 la charte désormais fameuse octroyée au g»aér»l Gough, vont donner leur démission on se demande oa que, dana oette conjoncture, il adviendra du miaistér» et du Home rude La crlte provoquée par la manifestation des officier» du Curragh permet de mesurer et de eomprendre l'espoir des nationalistes irlandais dans l'avenir du « Home rule ». Cette crise, en effet, en isolant pendant quelques Journkes ia cause Irlandaise des appuls et des concours sur lesquels elle peut normalement compter mais qui peuvent aussi lui faire défaut pour ua temps, a eu l'avantage de dégager ce qui est l'essence et ce qui fait la force désormais inaliénable et irrépressible des revendications nationalistes. Pendant quelques jours, on a pu cr4indr« que larmée ne se refus&t à réprime:-

vers provençaux. » Ce paysan de Grau, qui n'a voulu chanter que pour les pâtres et les gens des mas, a clrant6 pour la France. pour l'univers entier. Il a mis au front bruni de sa Provence le rayonnement d'une gloire immortelle. Il est lui-même l'incarnation vivante, l'âme harmonieuse de la terre de Provenoe. Toute la poésie de son ciel radieux, de ses oliviers gris, de ses routes blanches, de ses pins et de ses cyprès noirs, de ses plaines fertiles, de ses collines pierreuses et parfumées, de sa mer caressante et de ses fleuves impétueux, tout d'elle vibre dans ces vers radieux, où frissonnent aussi la fierté mâle de ses hommes et « la beauté pure de ses filles « Mais, o cité douce et brune, ta merveille suprême, il oublia, l'enfant, de la dire le ciel, ô féconde terre d'Arles, donne la beauté pure à tes tllles, les raisin à l'automne, des senteurs aux montagnes et des ailes à l'oiseau. »

On m'a conté que, parmi les chefsd'œuvre, qui, tous les sept ans, avec une régularité cosmique, prenaient, du elocïu'r do Maillane, leur essor vers l'azur, le poète avait une prédilection pour son Calendat. L'œuvre coulée dans le moule d'une chanson de geste. où la fiction se m«Ue la réalité, n'a pas la sérénité souriante, ni le charme d'émotion humaine de l'histoire d'amour de Mireille mais je crois bien que les sommets de Calendal atteignent une grandeur épique, que l'aile du poète, nulle part ailleurs, n'a dépassée. Je ne sais rien de plus beau, dans aucune langue, que le chant premier ou se rencontrent, sur la cime de l'Estérel, le pécheur de Cassis et la princesse des Baux, où Estérelle raconte en un langage de soleil l'épopée de sa famille. « race d-aiglons, jamais vassale, qui, de la pointe de ses ailes, effleura le sommet de toutes les hauteurs x. Aucun chantre n'a exalté l'amour de la nature et la splendeur de ses beautés avec une inspiration plus haute. Voici comment Estérelle apostrophe Calendal après le massacre des mélèzes du Ventoux, lorsqu'il apporte à ses pieds le rameau de son exploit « Saintes des Baux! que l'homme est bête d'aller, cruel, gâter le vêtement qui; superbe, était jeté sur l'ossature des monts. Génération sacrilège, ditelle, dans le vaste univers, ils croient tout à eux Vous avez la moisson des plaines, vous avez la châtaigne et l'olivier du coteau. Mais des montagnes, les crêtes sourcilleuses appartiennent à Dieu.

» Mais eux, les arbres des sommets, eux qui, sincères, calmes, rigides, malgré les quatre vents, portent hautes leurs têtes, eux sur qui pèsent les ans moins que l'oiseau de passage, eux qu'à l'inverse de vous autres, la vietllesse plantureuse rend plus forts et plus beaux eux, solennels pipeaux que la bise à plein larynx fait chanter comme des orgues eux, opulents et bons, qui versent la fraîcheur et l'ombre depuis des années innombrables eux, chevelure sombre de la terre, et parrains des sources et des fontaines, larssez-les vivre Car à profusion sourd de leurs troncs la sève, car ils sont les fils aimés, les nourrissons inséparables, la joie, la colossale gloire de la nourrice universelle Laissez-les vivre, et de ses ailes vous recouvrant aussi, va glousser d'allégresse lagrando couveuse 1. Et cette envolée se poursuit encore à travers douze strophes étincelantes.

Lorsque Mireille tombe dans l'église des Saintes-Mariés, elle croit dans son hallucination entendre les Saintes lui parler. Elles lui racontent l'épopée de laconversion de la Provence, dans un chant qui a la pure splendeur d'un.arc-en-ciel. La Magdeleine, à la Baume, devenue sainte, pleure les larmes de «a pénitence. « Et lorsque sur la pierre tombe en perle un de ses pleurs, en grande hâte les anges vont le recueillir et le mettre en un calice d'or. Assez assez ô Magdeleine le vent qui, dans le bois, respire, t'apporte depuis trente années le pardon du Seigneur. De tes pleurs, la roche elle-même pleurera éterneliftoient et tes larmes, éternellement sur tout amour de femme comme un vent de neige jetteront la blancheur. » En Mistral, il y a mieux, et plus qu'un peintre, un statuaire, un musicien, un virtuose génial de tous les arts, mieux qu'un poète épique, il y a un apôtre, un rénovateur. Et je ne parle ni de la langue morte qu'il a fait revivre et dont il a écrit l'état civil dans un dictionnaire impérissable, ni des coutumes dont il a instauré le culte dans lé musée arlésien, je veux dire de la vie même de la Franche, qui a repris ses forces en touchant la terre, sous le souffle d'amour auquel se réveillent ses provinces endormies.

Dans la dernière corbeille des Olivades, où il demande à Dieu de pardonner le suprême effort d'orgueil de son tombeau avec ce cri du Psatmiate « Non pas à nous, Seigneur, mais à ton nom et à notre Provence donne gloire », le poète écoute comment on parlera de son tombeau à travers les âges c'était un poète puis c'était un roi puis c'était un mage, « il y a son étoile ». Il oublie de regarder ce que sera encore la gloire de son nom. lorsque les pierres de son tombeau, ensevelies sous les chélidoines d'or, n'auront plus figure vivante. Où est le tombeau d'Homère ? Et cependant, son nom, que les crépuscules transmettent fidèlement aux aurores, retentit éternelloment dans la mémoire des hommes et dans l'admiration des plus grands. Les crépuscules succèderont aux aurores, les siècles charrieront le limon de l'oubli sur les monuments de la sottise et de la vanité un nom restera dans

les menées orangistes, et l'on a entrevu le moment où, traqué par la coalition des unionistes et dés orangistes, abandonné par ses partisans mêmes fatigués de tant de concessions, le ministère libéral succomberait sous la doubla accusation de tyrannie et de faitilesee, Du même coup, le « Home rule perdait toutes ses positions, et la bataille était à recommencer, Voiia ce que nous appelons l'isolement de la cause irlandaise, la démonstration expérimentale de sa foroe, l'analyse par les faits des raisons durables qui assurent son triomphe final. Le prabième a éth ramené provisoirement à ses données essentielles. La cause de l'Irlande a été réduite à ses dernières ressources. En oetVi extrémité, les nationalistes n'ont pas cessé d'espérer fermement que, dans un avenir moins proche qu'on ne l'avait cru, mals non pas indéfiniment éloigné, le Home rule triompherait, et que l'Irlande serait de nouveau une nation. Cette indestructible espérance repose sur trois fondements, qu'on peut appeler l'un, religieux l'autre, national le troisième, polltiqu» ou économique. Si les Irlandais n'ont jamai; douté du succès final, c'est qu'ils comptent sur le catholicisme de leur pays, sur son patriotisme et sur son alliance avec la démocratie anglaise.

Comme catholique, non seulement ils réclament, mals ils espèrent, d'un ineonfuslnle espoir, l'autonomie politique. Un Père Rédemptoriste, qui est actuellement occupé a l'une des missions qui se donnent dans les paroisses de Dublin, me disait que, si dans le clergé irlandais Il y avait au sujet du « Home rute ̃> des dissidents, ils se réduisaient à quelques unités. Encore se demandait-il si l'on trouverait ces rares unités (1). Après une carrière déjà longue d'apostolat auprès des Irlandais d'Irlande et des Irlandais d'Australie, il est plus que jamais persuadé que la cause religieuse et la cause politiqqe sont et doivent être indissolublement unies (1) D'une autre source, j'apprends qu'il v a dans le clergé régulier et dans le clergé séculier d'Irlande quelques adversaires du Home rule mais qu'i1s ne voudraient pae faire état de leur opinion.

le vent qui inclue les foules, debout dans' la vénération des âges, uti non retentissant comme celui d'Homere, un nom de conquérant pacifique, celui d'un pavgan de Crau qui fut roi de l'âme provençale, d'un thaumaturge qui, aux accents de son verbe radieux, a ressuscité mieux qu'une langue morte, le* sèves assoupies de la terre de France, et un royaume mutilé, « le plus beau après celui du ciel ».

et les élections

Voici un Important extrait d'une belle lettre pastorale où Mgr Campistron prescrit des prières pour les élections et truite la question du devoir électoral

Vient en dernier lieu la question décisive Pour qui devrons-nous voter ? C'est la question délicate entre toutes. vous ne vous attendez pas à ce que Nous y répondions par des désignations personnelles. Dieu nous en garde Mais vous n'êtes pas sans connaître les hommes qui briguent vos suffrages. Ils ont vécu et ils vivent parmi vous ils possèdent des situations acquises ils vous exposeront leurs vues et leurs principes dans leurs programmes ils ont enfin des antécédente qui vous permettent déjà de juger de leur moralité, de leurs titrés, de leurs talents, de leur valeur personnelle.

Vous avez d'ailleurs, Nos Très Chers Frères, assez de sagesse et de perspicacité pour bien discerner ceux qui sont tes plus aptes à remplir parfaitement tous les points de vue leur mandat de députés. Vous vous demanderez, en bons patriotes, comment ils entendent traiter les affaires publiques, par quels moyens ils se proposent de travailler au bien commun, à la prospérité et au bon renom de la Franc2. Vous devrez savoir aussi, en bons catholiques, s'ils sont disposés à s'arrêter dans les voies de la persécution de l'Eglise, et même à réclamer pour elle une situation légale, conforme à sa divine constitution, après entente avec son Chef suprême s'ils s'engagent à sauvegarder la liberté d'enseignement tous les degrés, afin de laisser aux pères de famille la faculté d'élever leurs enfants selon leurs convictions religieuses. Sous le bénéfice de ces explications, nous vous proposons d'adopter les règles déjà formulées en matière électorale par N'N. SS. l'archevêque et les évêques de la province de Bourges.

Nous refuserons nos voix à tout can-' didat qui se réclamera des lois dites laiques et déclarées intangibles.

2° Nous voterons sans hésitation et sans arrière-pensée pour tout candidat catholique républicain, royaliste ou impérialiste pour cela seul qu'il est décidé à défendre et à revendiquer les droits de Dieu et de l'Eglise.

3° Nous donnerons notre concours aux candidats dits libéraux, à la condition qu'ils s'engagent, d'une manière suffisante, à soutenir au Parlement notre programme de revendication.

Ces règles de conduite au point de vue électoral sont conformes à celles que nous vous avons données dans les statuts des Unions paroissiales. Nous vous recommandons très instamment, Nos Très Chers Fréres, de ne point vous diviser sur le choix des candidats et, le choix une foia fait, de ne pas disperser les votes sur différents noms. S'il se présente quelque diflculté sur ce point ou sur quelque autre, sujet que ce soit, nous vous conjurons d'en référer au Comité diocésain et de vous en rapporta, à ses décisions. Il n'y a ni lutte ni victoire possibles sans discipline.

Union catholique du Morbihan Déclaration

1,'Union catholique du Morbihan,

Estimant que les catholiques de France doivent avant tout défendre les Intérêts qui leur sont les plus chers, dans les éleotions qui se préparent et qui peuvent avoir, pour eux, les plus graves conséquences.

Déclare que ses adhérents ne peuvent donner leur appui et leurs suffrages qu'aux candidats qui s engageront formellement il réclamer et à soutenir au moins les principales de nos libertés catholiques entendues comme il suit.

A cet effet, elle invite ses membres a demander aux candidats des engagements très précis sur ces différents pointa.

dans les revendications de l'Irlande. Il serait inutile et injurieux de demander aux nationalistes s'ils entendent exercer des représailles contre les descendants des persécuteurs et des spoliateurs, et s'ils se proposent de répliquer, dès qu'ils le pourront, par l'injustice à l'injustice dont ils sont encore victimes. A cette pensée, les orangistes ou du moins les chefs du mouvement s'alarment pour la forme et par tactique. Ils savent fort bien quelles sont les dispositions de leurs concitoyens catholiques. Ils n'ignorent pas que, dans les nombreux endroits où ils ont la majorité, les catholiques ne refusent pas les emplois et les dignités aux représentants de la minorité protestante qui en paraissent dignes tandis que, dans les centres protestants, les catholiques sont trop souvent évincés ou « handicapés lon, les Irlandais protestants, renseignés sur la statistique des fonctionnaires et des dignitaires de leur pays, ne peuvent sérieusement craindre une administration tyrannique de la part d'un gouvernement autonome, bien que, précisément parce qu'il serait autonome, ce gouvernement dut représenter la majorité catholique. Seulement, il n'est pas douteux qu'un Parlement irlandais veillerait ce que les catholiques ne fusent plus traités en parias, et il ce que leur émancipation fût complète. Je n'ai entendu formuler aucun grief contre lord Aberdeen personnellement. Mais les Irlandais catholiques trouvent cependant quelque peu injurieux pour leur foi et pour leur, dignité que le lieutenant-gouverneur de leur Ile ne puisse être un catholique. et que ce titre dont ils sont tiers, fût-il uni aux quslités morales et politiques les plus remarquables, constitue un cas d'irrémédiable incapacité. L'Université protestante de Dublin (Trinity Collège) a deux représentants à la Chambre des Communes et les catholiques conviennent que l'un des deux est devenu, sinon une gloire pour l'Irlande, du moins une célébrité. Mais si l'Université de Dublin a le droit de se faire représenter b, Westminster par sir Edward Carson, pourquoi l'Université nationale laquelle comprend trois centres Dublin (University Collège), Cork et Qalway est-elle privée du

1 La liberté du culte catholique Cest-i-dire

Le droit pour les catholiques de France d'être traités selon leur importance et leur dignité, notamment par la reprise des relations entre le gouvernement français et le chef de 4'Eglise catholique, le Souverain Pontife. Le droit pour les caholiques de Franche de posséder les biens néoesaires à l'exercice de leurs culte et à la pratique de leurs oeuvres, 3* La liberté des manifestations extérieures du culte (processions, port du saint Viatique, etc.) avee l'obligation pour l'autorité civile de les faire respecter.

II La liberté de conscience C'est-à-dire

i* Le droit pour tout citoyen d'organiser sa vie religieuse comme Il l'entend par conséquent, le droit de s'associer a d'autres dans une Congrégation religieuse.

2, Ltï droit pour' tous (même et (surtout pour les aoldats et marlaa) d'avoir des secours religieux assurés,

en cas de maladie^ par des aumôniers attitrés et par la liberté laissée au prêtre d'entrer dans les hôpitaux, sans qu'une demande écrite du malade soit requise.

fit en toute occasion, par la facilité donnée aux soldats et marins de remplir leurs devoirs religieux.

III La liberté d'enseignement CVst-à-dire

1 0 Le droit de garder, sans restriction de monopole partiel ou déguisé (projets Brard et Buisson) la liberté d'enseignement garantie par les lois de 1833, 1850 et 1875.

21 Le droit pour les religieux et les religieuses d'enseigner aux mêmes conditions que les laïques.

3° Le droit, pour les écoles privées, à une répartition des subsides de l'Etat, des départements et des communes, proportionnellement au nombre des éli;ves.

4* La participation des enfants pauvres de toutes les écoles, aux fonda de la Caisse des école et aux Secours des municipalités. Au nom du Comité de l'Union catholique du Morbihan

MM. BvavEL notaire J. Botmrx, officier d'artillerie en retraite E. Belekfant, avocat R, DEvÈzn, avocat A. GRAFF, propriétaire3 DE l\ Granciêre, propriétaire GUÉZEL, inspecteur des Caisses rurales du Morbihan V" Hervé- dû Haloouet, propriétaire L. Hucuet, avocat R. Lafolye, libraire-imprimeur; Cte DE Lantivy-Tbédion, propriétaire Le BERT, receveur du Contributions indirectes en retraite F. LE Borgne, inspecteur des Postes et Télégraphes, en retraite Le Cadre avocat E. LE Calvé, Industriel A. GoueT, àvocat R, Lunvex, expert E. Mahéo, imprimeur J. Martin- d'Aubav, propriétaire A. Moreu propriétaire Motel, docteur-médecin P. Simonnot, père, propriétaire P. DE TORQUAT DE LA COULERIE, propriétaire.

L'Alliance

catholique savoisienne de Paris

Le mois dernier, l'Alliance catholique savoisienne a tenu son assemblée générale annuelle dans la salle paroissiale de Saint-Roch, sous la présidence de Mgr Odelin, directeur des Œuvres diocésaines de Paris.

En adressant à Mgr Odelin les hommages et les remerciements du Comité de direction pour la bienveillance qu'il a toujours témoignée à cette partie du troupeau diocésain que forme l'Alliance catholique savoisienne, M. Jules Challamel, président, fut heureux de lui faire connaître que l'Association compte aujourd'hui plus de 700 familles versant annuellement leurs cotisations (ce qui représente plus de 3000 Savoyards), et il rappelle en quelques mots sur quelles bases l'œuvre a été fondée il y a onze ans (Piques 1903). Elle est restée inviolablemeut fidèle au programme qu'elle s'était tracé des le début pour la défense des intérêts religieux, moraux et matériels des Savoyards habitant Paris.

Après la lecture des rapports de '.NI. l'abbé Trésal, secrétaire général, et de M, François Peruet, trésorier, qui seront résumés ci-après, la parole fut donnée NI. Louis Dimier, docteur ès lettres, agrégé de l'Université, pour sa confêrence, sur l'Unité italienne et la Savoie. L'éminent historien s'est attaché à montrer dans queile atmosphère de sentiments se produisit le grand événement de 1800.

La nation savoyarde, qui avait su garder à

même droit ? Il est vrai que, tout en étant offl- cietlement undenominaticnal, comme elle se compose de professeurs et d'étudiants en grande majorité catholiques, elle est, de fait et en esprit, catholique. Voilà, sans doute, pourquoi les orangistes et les unionistes trouvent suprêmement juste la situation privilégiée dont jouit Trinlty Collège. Les partisans du <̃ Home rule sont d'un avis différent. Ils ne réclament pour les catholiques aucun privilège et aucun monopole. Mais ils sont décidés k écarter la défaveur qui s'attache encore, en ce pays catholique, à la profession du catholicisme. Ils veulent pour tous un /air trealment. Cette volonté ferme est le premier fondement de leur confiance. il est un proverbe que les Anglais connaissent bien When there is a wtü, there is a way.

En rendant justice au catholicisme, le « Home rule ̃> ferait droit à la persistante volonté d'un peuple qui, dans la grande confédération de l'Empire, prétend rester ou redevenir une nation, a nation once again. Comme l'a fait justement observer Mr Stephen Brown, S. J., dans sa brochure The Question o/ Irish Natlonality, autant l'ethnologie de l'Irlande comme l'ethnologie de la plupart des contrées est obscure et compliquée, c'est-à-dire, autant il est dittlclle de caractériser la race des modernes Irlandais, autant il est évident qu'ils forment une nation. L'entente même des patriotes a réclamer pour leur pays l'autonomie politique entente que bien des causes de dissentiment devraient naturellement rompre. est une preuve de cette unité et de cette vitalité qui distinguent un groupement national de tout autre groupement d'individus ou de peuples. Une simple statistique démontre quelle est la volonté du peuple irlandais. L'Irlande est représentée à la Chambre des Communes par 103 membres. Or, plus de 80 réclament l'autonomie politique, et, malgré des divergences qui devraient briser toute action commune, ils se réunissent dans la même pensée et la même volonté d'un Parlement Irlandais. La prépondérance des idées nationalistes est d'autant plus significative que la minorité unioniste repré- sente une race implantée jadis, ou, suivant

travers les siècles son autonomie, sa religion, ses traditions, sa langue et qui avait pour ses priuces un attachement inébranlable, s'est sentie blessée au cœur et désorientée lorsqu'elle a vu Charles-Albert et Victor-Emmanuel II se faire les instruments d'une politique nouvelle, voulue par la charbonnerie et la franc-maçonnerie politique italienne et anticatholique.

Ce n'est pas sans une tristesse profonde qu'elle a vu ses princes s'éloigner d'elle pour courir à de nouvelles destinées. Mais la place qu! lui eût été faite dans l'Italie-Une eût été celle de l'aïeule délaissée et tenue à l'écart elle a préféré se réunir à' la France, qui avait mêmes sentiments et mêmes traditions qu'elle. Elle a voulu aussi se maintenir dans son intégralité elle a protesté, avec un patriotisme indomptable, contre toute idée de démembremant, Elle n'a pas fléchi elle est demeurée ce qu'elle était, en «'unissant la nation française.

L'Alliance catholique savoisienne a précisémeat pour but de maintenir ces bonnes et glorieuses traditions de notre Savoie.

Comme l'a rappelé très heureusement M. l'abbé Trésal dans son rapport, ses fondateurs s'étaient émus en songeant aux périls d'ordre moral et religieux que courent nos compatriotes lorsqu'ils arrivent à Paris, sans préparation d'aucune sorte. Tout paraît concerté pour les entraîner au mal.

Il a donc paru nécessaire de leur ouvrir une maison amie, qui puisse les accueillir ehrétienni-ment, leur tendre la main, leur donner les conseils et les renseignements dont ils ont beQu'on ne dise pas que l'Alliance cherche attirer à Paris de nouveaux émigrants, Elle sait que l'émigration est un mal redoutable et que l'intérêt primordial des familles savoyardes est de rester au complet sur le sol natal. Elle ne laisse échapper aucune occasion de répéter que le séjour Paria est extrêmement dangereux pour nos montagnards et que les avantages matériels qu'ils en espèrent sont des plus incertains. C'est un mirage trompeur qui les attire ici en si grand nombre. Combien n'en avonsnous pas connus qui étaient arrivés joyeux et robustes et qui ont perdu en quelques années leur santé et leur belle humeur I Combien sont venus nous demander des billets de rapatriement, alors qu'il ne leur restait plus qu'un souffle de vie et que l'air de la montagne ne pouvait plus les guérir

Maison des Savoyards

Mais si nous insistons autant qu'il est possible pour persuader nos compatriotes de rester au pays, nous n'en sommes pas moins tenus de nous. occuper de ceux qui résident a Paris.

C'est pour eux que la Maison des Savoyards s'est ouverte en 1903.

Le dévouenent de la directrice de cette maison et de son auxiliaire, non moins active qu'elle, ne s'est pas démenti un instant durant ces dix années laborieuses, et c'est avec un légitime orgueil que nous pouvons parler des services rendus par notre bureau de placement, actuellement installé, i-i, rue Prançols-Miron, à côté de la mairie du IV* arrondissement. La Maison des Savoyards est ouverte aux jours et heures suivants

,Lundi, de 9 heures à midi. Mardi, jeudi, vendredi, de 9 heures à midi et de 2 heures 5 heures. Samedi, de 2 heures à 5 heures. En ces dix années, le nombre des placements a atteint le -chiffre de 3150. Encore faudrait-il y ajouter ceux qui n'ont pas été notés au Bureau, les domestiquer placés négligeant trop souvent de faire connaître le résultat des démarches faites en leur faveur.

Ces placements sont ordinairement de premier choix, car notre clientèle patronale est elle-même très chrétienne.

On ne s'étonnera donc pas que nous exigion* de nos protégés des références sérieuses. En particulier, lorsqu'il s'agit de jeunes filles, nouvellement arrivées du pays nous ne les contions qu'à des maîtresses de maisons qui veulent bàen tenir auprès d'elles la place de leur mère absente, et nous disons très haut quj nous croyons accomplir ainsi un devoir strict de conscience. Les personnes qui ne voudraient pas accepter cette protection maternelle peuvent s'adresser ailleurs l'Allianoe catholique savolsienne n'a pas été fondée pour elles.

Aasistance

Outre les placements la Maison des Savoyards s'occupe d'assister les pauvres et les malades, conjointement avec la Conférence de SaintFrançois de Sales des Savoyards qui tient également ses réunions, 14, rue François^Miron, et qui est agrégée à la Société ife Saint-Vincent de Paul.

Les visites faites à domicile ou dans les hôpitaux, rien que par nos Dames savoisiennef, s'élèvent annuellement au chiffre de 250 à 300, soit environ 5 à 6 visites par semaine.

L'année dernière, 655 pièces d'habillement ont été distribuées, ainsi qu'un grand nombre de bons alimentaires. On voudrait pouvoir faire

l'expression technique et locale, plantée » dans l'Llster par le gouvernement anglais. Ce n'est pas faire affront aux orangistes de l'Ulster que de rappeler leur origine, puisque euxmêmes invoquent, contre le projet de Parlement irlandais, la différence non seulement de religion, mais aussi de race, entre eux et la majorité de leurs concitoyens. SI l'on s'en tient à la population véritablement irlandaise d'Irlande, l'accord des volontés sur la question du <• Home rule » est il peu près unanime. Le* Irlandais, acceptent, en grande majorité ils se félicitent d'être des sujets britanniques mais, dans l'Empire auquel ils donnent peut-être les plus vaillantes troupes et les meilleurs officiers, et donklls se proposent de soutenir toujours la puisSince. ils entendent garder leur nationalité. Sujets britanniques, oui mais non pas anglais. Cette volonté d'un peuple peut longtemps encore être frustrée de son objet, mais elle demeure une réalité, une force, un principe de confiance pour les partisans du « Home rule ».

A dire vrai. tandis que les nationalistes irlandais ne conçoivent l'émancipation que réalisée tout d'un coup et totalement, d'autres juges, qui se croient sages (il s'en trouve des deux cotés du détroit), estiment qu'une émancipation graduée servirait mieux la cause même de l'Irlande.

Le troisième appui sur lequel comptent les partisans du Home rule cette alliance du nationalisme irlandais avec la démocratie anglaise, est d'un ordre tout autre que le fondement religieux et le fondement national. Non seulement les Idées et les aspirations démocratiques appartiennent à la catégorie des choses qui si passionnées et si passionnantes qu'elles soient, si rapide ou si durable que paraisse leur triomphe sont pourtant, dans l'histoire de l'humanité, particulièrement accidentelles et frappées du.stigmate visible de la contingence, mais, à l'époque même de leur apogée ou de leur ascension, elles suscitent bien des contradictions et elles laissent indifférents ou sceptiques de nombreux esprits. En somme, on peut se demander et les adversaires du Home

encore davantage, car les familles qui s'adressent nous sont plus nombreuses chaque année, et I'on a souvent le cœur serré à la vue de tant de miser»?

La plupart des vêtements distribués sont con- fectionnéa par le Vestiaire des Dames savoisiennes, qui sa tient chaque lundi, de 2 & 5 heures de l'après-midi.

La directrice serait heureuae de voir se déve-< lopper ce groupe qui lui apporte un concours si préoieux, Ces ouvrières volontaire» ne seront jamais trop nombreuses.

Mais il est un autre moyen qu'elle recommande aussi à la charité de celles qui ns peuvent se rendre d'une façon régulière rue Fran, çois-Miron c'est de confectionner chez elles des vêtements, sur les indications qui leur sont données, et avec les étoffes qui leur sont confiées. C'est aussi de réserver pour l'Alliance les vêtements défraîchis, à demi usés, dont elles songent à se défaire.

Tout ce qui peut être employé au soulagement des Savoyards pauvres (argent, bons ùe pain, do lait ou de fourneau, etc.) est reçu avec reconnaissance. Nous ne craignons pas da tendre la nain pour nos compatriotes, et nous prlons Dieu pour leurs bienfaiteurs.

Messe des Savoyards

Le trait le plus saillant de l'œuvre, celui <*a manifesta le mieux son caractère propre, est la mes»e mensuelle, célébrée par un prêtre ortgt- naire de Savoie.

Pendant deux ane, cette m«sse a été dite Saint-Leu. Puis nous avons émigré à Saint-Nioolas des Champs, où NI. l'abbé Gofflnet, curé de la paroisse, nous accueille avec la plus parfaita bienveillance.

A tour de rôle, les prêtres savoyards qui exercent à Paris le saint ministère tiennent à honneur d'adresser la parole à nos sociétaires, dans une courte allocution. Un De ProftmdU est récité en commun pour les membres défunts de l'Alliance, dont les noms sont portés sur les convocations mensuelles, La messe eat toujours suivie de la bénédiction du Très Saint Sacrement.

Pèlerinage à Montmartre

Depuis quatre ans, nous avons au printemps un pèlerinage savoyard à la basilique du SacréCœur.

En 1912, le drapeau de l'Alliance, aux couleur» pontûcales (Manc et jaune), cravaU d'un large ruban tricolore, et portant l'écusson de Savoie, surmonté de l'Image de notre patron saint Franiços de Sales, a été béni solennellement à Montmartre. par (Mgr Odelin.

Arbre de Noël

En décembre de chaque année, les Dames patronesses de l'Alliance ont pris la charmante habitude d'offrir aux enfants de nos sociétaires un arbre de Noël, dans le vaste préau des écoles libres de Saint-Honoré d'Eylau. Cette fête enfantine a toujours un très grand succès. La distribution des jouets et des gâteaux est suivie d'ordinaire d'une séance de cinématographie qui fait la joie des parents comme des enfants. Promenade champêtre

Enfin, au commencement de juillet, les sociétaires sont conviés à une promenade aux environs de Paris qui leur procure une journée entiére de délassement.'

Après la messe, parents et enfants se réunissent en un banquet populaire puis, toute la colonie prend ses ébats par les champs et les bois.

Ressources de l'œuvre

Pour subvenir aux dépensea que nécessite le fonctionnement de ses oeuvres, l'Alliance demande aux sociétaires le payement d'une cotisation annuelle, proportionnée aux ressources de chacun d'eux.

Les membres adhérents doivent payer une cotisation de 2 à 5 francs les membres actifs, une cotisation de 6 francs au moins les membres bienfaiteurs, une cotisation de 20 francs, et au-dessus.

En outre, l'Alliance fait appel à la générosité de tous les compatriotes (de Paris ou de la Savoie) qui comprennent l'Importance de l'œuvre de préservation sociale qu'elle a entreprise et qu'elèe poursuit avec succès depuis 1903.

Le vol officiel

M. Duchêne, directeur de colonies SOôlaires, demeurant à Paris, 134, rue MichelBizot, se propose de Jouer le Grand Sémi»naire de Coutances et son annexe de la Guerrie. Quoi qu'on fasse, ces deux propriétés restent le domaine de l'égLise de Coutances, et, ni le préfet, ni la Commission départementale, ni M. Duchêne ne feront que le bien volé ne ccie la. retour lA son propriétaire Res clamât Domino. Si la sociale triomphante louait un jour !e9 propriétés de M. Duchêne, il n'aurait pas à se plaindre on ne ferait qu'appliquer sa morale et ses principes.

rule », comme ses partisans, ne laissent pas la question en suspens, quitte & la résoudre par des réponses diamétralement contraires, oa peut se demander si, dans cette alliance avec la démocratie anglaise, la nationalisme irlandais trouve un gage et un principe de force ou bien une cause de faiblesse et de corruption.

Une première remarque s'impose qui, d'emblée, change les rôles, à supposer que les nationalistes irlandais soient Interpellés en accusés par les conservateurs anglais. Si nous avons dû accepter ou demander le concours de ministères libéraux, et si vous jugez cette alliance immorale, la faute en retombe sur vous. Pourquoi le parti tory s'est-iI constamment montra hostile à l'Irlande et insensible â ses Metatnations ?

A quel titre, du reste, Mimerait-on la est* lition des nationalistes irlandais et des libéraux anglais ? Manque-t-on de sincérité d'un côté ou de l'autre, et fait-on cause commune, simplement par opportunisme, pour triompher du parti adverse sans avoir réellement de commune» pensées ? Y a-t-il eu marchandage ? Les nationalistes catholiques d'Irl6nde ont-ils fait des sacrifices de conscience pour soutenir le mlnis* tère libéral et garder son appui Ils en furent accusés, tout particulièrement en 1906, il. propo* d'un projet de législation scolaire. Mais des voix, non moins autorisées que celles de leurt accusateurs, prirent leur défense. En somme j'ai posé la question il. des prétres et & des religieux de Dublin, on ne peut jusqu'à présent indiquer une seule circonstance où les membres du parti Irlandais, dans leur désir de rester d'accord avec le ministère libéral, aient été certainement entraînés il. trahir ou à compromettre la cause de la religion catholique.

Mais pour nous qui connaissons trop les tendances de la démocratie française et l'œuvra antitraditionnelle du radicalisme anglais, noua ne pouvons considérer sans inquiétude l'alliance des nationalistes catholiques d'Irlande et des démocrates d'Angleterre. Personne, par ailleurs, ne peut nier que leur collaboration n'ait été Jusqu'à présent une force, peut-être la plus grande force, cour les uns et pour les autres.


Les Congrès La Fédération du bâtiment

te Cot)grè3 de la Fédération ouvrière du bâtiment s'est ouvert, hier, Paris.

Deux cents délëgués environ y assistaient, parmi lesquels des représentants des corporations du Marnent d* Allemagne, de Belgique, d'Italie, etc.

Les rapports, lus en séance, n'ottt pti que constater, malgré les réticences, la désaffection croissante des travailleurs l'égard du syndicatisme révolutionnaire et de la C. li, T. Cette désaffection s'est traduite, on le sait, par une port? de membres dans l'effectif des ouvriers adttérents aux divers Syndiofcts du bâtiment. Cette situation n fait l'objet dm comment.aires de plusieurs orateurs quf ont indiqiré les rernèdes qu'ils croient les m«llleurt. M. Jouhaux, secrétaire de la C. G. T. a chargé, foi n'y est plus.

L'attentat contre l'abbé Desachy L'enquête se poursuivant, il n'y a qu'à la laisser suivre son coure; la police ne manque pu, malgré le mystère qui plane, d'avoir certnins éléments positifs, notamment In naturo du revolver, dé modèle trés nouveau.

On est portés à croire que l'auteur de l'attentat est titi homme déguisé. On pense généralement qu'au fond du drame il y a lieu ne rechercher ufte question d' nférêt, sur laquelle l'enquête peut obtenir des précisions. Quant aux ai>»eno«s de M. Desachy dont un a beaucoup tarlé, un témoin rengeiffn* nous dit qu'il venait chez des parants à Parts.

Le malade est très courageux.

L'état du blessé est toujours très grave les médecins n'ont pu extraire que la balle qui avait pénétré dans l'abdomen et ont réservé leur diagnestie.

Guerre et Marine

La tente dans l'année belge

L'armée belge, en principe, cantonne, c'est-àdire loge Chez l'habitant. Cependant, dans une campagne de guerre, avec les conditions de la lutte moderne, le bivao S'imposerait fréquem- j ment. Aussi la tente-abri va-t-elle être adoptée par t'armée belge. Chaque homme sera porteur d'un élément de tente, et la réunion d'un cer- tain nombre de ces éléments permettra d'abriter un nombre édal de soldats.

ëÎTmer

Cherbourg. Le croiseur russe Oteg venant en dernier lieu des cùtes d'Espagne est arrivé lundt soir en rade de Cherbourg où se trouve mouillé un autre croiseur russe, le Rogatyr, qui, avec l'Oieg, rentre en Russie après escale à Christiania. L'Oleg a échangé avec la batterie de salut de l'arsenal une salve de vingt et un coups de canon, puis son commandant accompagné d'un brillant état-major et du vice-consul de Rusle se rendit à la préfecture maritime pour saluer l'amiral Le Pord.

Toulon. Les marins de la direction des mouvements du port éprouvent de sérieuses difficultés pour relevée le torpilleur colrté au large de Saint-Tropez. Il ne restait plus, hier, qu'A passer une haussière sous le navire, lorsqu'une forte houle s'est produite et a interrompu les travaux de sauvetage.

New-York. Le paquebot Sîagura, de la Compagnie transatlantique, est signalé Il a eu, en cours de voyage, une légère avarie à son avant.

Orphelins de la mer lime Louise Bodelet, à Marseille, 2 tr. Mlle NI. Vauuer, 7 fr. Par M. F&Udac*, ïéla- leur- M. Bouclet, 5 tr.; Pour la revue, 1 fr. Paroisse de Plég-uien, 8 fr. 50. Par M. Faudacq: M. rsl>b<! D., t fr. Mite PeMlcot, 0 fr. se. Par la marquise G. de T. Mme Cholsmard, 10 rr. M. Biret, Paris, rr. Vente de cartes postales.. 0 ft. 55. Vente de plomb et d'ételn, g fr 70. Carnet de M. Geargéd Opaline, 16 fr. En vente au profit de t'ouvre «en* pochette» de six caries. postales différente! (marines et nautrages), 0 tr. 60 franco chaque pochette. La collection illustrée (reliée: de A'os Petits Marfnsest envoyée moyennant 10 fr. L'Œuvre des Orphelin* de la Mer teçott aussi avec reconnaissance les timbres oblitérés et le papier de plomb ou d'étain. S'adresser au trésorier. 5, rue Bayard, Paris.

BRAMES

Morbihan. L'auteur de l'attentat commis contre Mme 0llivo a fait le récit de son crime. Le jeune Charles Arvecart a fait des aveux complets. Le 14 du mois dernier, se proraena-u en ville avec plusieurs camarades qui n'avaient pas un sou en poche, le fils du professeur d'escrime conçut le projet d'enlever la caisse îe la maison Ollivo, qu'il connaissait bien. Les jeunes gredins, au nombre de cinq, avaient chacun un rôle nettement déterminé.

Le coup fut tlx,é à la veille de Pâques, cir ce lotir-là NI. Ollivo devait être absent. Le jeune Arvecart a déclaré que c'est bien dans l'intention d'étrangler Nme Ollivo si elle résistait qu'il s'était muni d'une corde. Il a dénonce ses complices qui sont comme lui âgés de moins de ans. L'arrestation de la bande est Immipente.

Hante-Loire. A la sortie d'un cabaret d'Ally, Eugène Delorme, 56 ans. riche propriétaire de Vernlnes, a tué à coups de fusil son voisin, Auguste Pechanget, 40 ans, qui possède une importante fortune.

Les deux hommes avaient eu une discussion d'intérêt. Le meurtrier a été arrêté.

Gard. A Goncoules, un enfant a découvert hier, dans un ravin, le cadavre de M. Jean Costier âge de 75 ans. Des constatations judici-aire il '•e'sulte que le vieillard a été étranglé avec un foulard.

Le nommé Maurin, voisin de la victime, qui avait acheté en viager la propriété de NI. Costior, été arrêta.

Saône-et-Loire. André Be-thoux, 28 ans, cordonnier, rue aux Pèvres, et Valentin Laroz, 83 ans, mécanicien, rue du Temple, dlscutaieit

BOURSE DE PARIS S £& Valeurs françaises 2£5 Franc, et Valeurs étrangères Valeurs étrangères œ £Sj. Etrang. et franc. SCt & Valeurs françaises obligatiom 501 Brésilien 5 Rune Il' 1.7860 Nitrates Railway .380 Tonlr-i»" ̃•7375 Crédit lyonnais act i&*9--1849.. oblig. 3 .40150 1/2 1901 438 Transomca». obi. 4 %88 90 4. 356.. Le Creusot 1989 .̃ Sosnowxe t »0. « 1 ..».î«*(S«i"" "« ittMll»*liHiel •5e5 •• .561 Réunion oMlf. 3 895. Chine 1895 ..9»£S Doneu 1893 4 Î3 50 5. Bateaui Parisien» «98 75 Port de TunivSooste. 401 SïïïSîliWMoft^ "SS srcUéTon«*r"'onn»i»««t- •"» • • • • Sud". la Fr\«e obll, IK..MO .Y. S i«* i" -488 .«0 Hoid Dw*i 4 1/1 .505 Pampehm. i~ hrPoth. 3 %845 50 345 Çbarg.urs Réuni, Panama 3 r«nb. 4 1 000.130 SB fi§o-Ch 1^1899 Ï905 3 1/2* «7 ton»* idiTUnioii pariàmne. -»64 .966 L M* 1, .«. «n 422 Congo tM.7450. Riga-lnrinsk 1894 4 J. iÇ .3M 75 Inc. Auer 1099 •̃ 3 J? «• stWe _407 ••̃ •̃̃ m ttWïViu Vu Et A^ér"i.n actions •»»* •• 940 S^fL"1 ;̃ 5 K 4940 -43» l/« 1909 432 50 .438 .296 Charbonna». de Tritall 465 •• •-•̃ <£ 5% .A* =ffi=6>; ̃• p^ ^ïL^&Ji :tte :M = îAr?!?. ::« :̃ ïï^5- :»»: &«un4e!v, :«• SSSSaShîAVCÎ: :S » VoUbm. (C- nn. de») 196 -l»5» 1^5 î*1. T. ..83 80 S»i«.ch«nindeI«90î% EspSto^Dto5% 'Picardie Flandre A 404 Fonrier-Efyptien obi. fl/ï .418 56 Est Ardeane» obi 3 ..•«»"•̃ ,T ̃66S • 1A: 33/4%terme 95 75 Turc. Douane i 1908.425 .486 U»irieTde Brian»» 450 449 50 Fencier colonial obi 300 191 Gaz de Madrid 4 S57^-357" Ç f^j' slg ° Lwnactîînï i»« '• 1892 B>°; -741 ZS Victor-Eœiannel 1863 346 .3*7 Tombac 4& 484 fâ Rio Tinto 1839 1S25 ..fonder colonial obi. S50 159 yiHoas-\ita 4 507 50 •• 5 6? 4g07 1OÛ 50 48$ 3 I/J SS 40 Laguna. nitrat* IJagasin. généraV 4 %455 VAtEDRS EN BANQUE 1 S r: S»^ g U W16 •̃ m^C: :*?r i^«% «a ffl-^rt^ :S :™ ^^1^ :ÎS* :«é 1 z Ç«r: S ^l^ïk^ :£M L^:K^ABt^ ig « fc^S^n* :S» .470 8SS£S*g: :S- :Z 2S?ï£ar. ̃* Tr«V«S«iimW •«*»-• n~ «Jn9n'f"'e« 7S0 •• ̃̃̃̃ Norvégien 3 4888 Banque ottoman» 644.. 647 Banque de 1 Indochine 15K) Gaz 3 41S Mexicain 5 7 ..32 50 U40 MWlactionl PortOfals 3 1- série 88 30 Banque !r.nc. d*l Rio df la Plata .5«5 Drome 3 général de Etranger 4 %455 De Beers prel 4« -413 off Actions 300 fr.. .b87 ODUgauoty a .w» Thoiuson Ilousto» k(\% (g9lobl.Tab..493 Banque rus«m,iHlque 716 Eaui pour l'èlAnger 891 .889 Eaui de la banlieue 3 3/4. Ferrera.. 04 75 a, Oonimunale.3%4880.. ̃ -*» »«u acuon. « .11= Téléphones ̃• S «OJ Foncier de Éongrie Ga, et «au* 575 .571 ..I Fiies-LUle 4 480 Harpener 1370 I3t>» ̃̃' £ obli£aSs3% w 414 «5 75 Téléphones kÇ mo g7 10 Foncier Iraaco-eanadie» Gai C- Centrale 1579 Aciéries de la Marine 488 75 Huanchaca 3S 25 ̃̃̃̃ ̃•, C 1601885. #V^ -f Z FONDS D'ÉTAT L^ 4 {&.&& ..9066 .m Ga* général de Part. S78 Aciérie, de France 4 4Ô4 50 Hartmann 5S-5ri § r ,iLï./i«i" iso nouvelles Launum Grec 38 .rr Jf -or 4889 87 oblig. 1" série.380 50 Uorium 440 MéUui 4 -476 .47S Way Consoiid .•̃ -i C..mm.S,bO1899hl)éi«. ^g.^ lllSonV jouissance' Autrichien H s« 60 60 1893 S' -.87 95 Damas-Hamab 385 .863 Aciéries de France 7S4 .110 Omnibus 4% 431 Rand Mines 154 50 .iw » '{ "I Z SouSltesV 406B *07 5» -chem.obl. l»séri«8%. 377 .373 50 Consolidés 4 i" etî«. -.88 40 Hellénique 190* 4 Aciérie, de flichevillc HC0 1690 Tran^lantiquo 3 jRoie D«p. Ml» (:r>ni-,iun»lM3%im.. *« Orléans Grand Centrai ÏV«" *i0 s ». 3%. -338 .360 M 4 1904 3- S6 15 cbligutioas 8 8M 75 .257- jFiws-LtHe ST5 97S.JArdeiaéires de l'Anjcu i %41» Tharsi». 133 • • • v| <-m^ I8SÏ ]bien -.J^IW TOS -T0-J5|lérldtoaa»a«tfeM. ..liBiaédktiae \St>àxH i li M.

dans un café de la piace de IHôtei-de-Vilk. Tout à coup, la discussion i'envenitna. Furieux, Berthoux eortlt un revolver de sa poche et tira par deux fois sur Laroze. Lea balles ec logèrent dans la toie at l'intestin.

Laroze a été transporté agonisant à 1 hôpital. Le meurtrier, qui avait pris la fuite, a été nrrêté peu après.

Ardêeha. A Empurfcûi, Mlle Marie^Rose 3alique, 78 ans était trouvée noyée il y a quoique temps, dans un gouffre du Doux, On av*'t cru d'dbord à une mbrt aeeitlimtelle, mal* la disparition d'une somme de i Ï00 francs en or que la victime avait en sa possession prouvelait que celle-ci a été assassinée. (C. P.) Marine. Plusieurs journaux ont publié de* lettres Ou le forçât Ponehel se déclare seul coupable du crime commis Ie novembre à la Saboterie, près de Reims, et pour lequel il fut condamné, ainsi que ses deux compilée», Eugène Delattns et la veuve Durleux, femme de la victime.

Au Parquet de Reims, qui ihstruisit l'affaire, on fait remarquer que les nouvelles affirmations de Ponchel ne révèlent aucun fait qui n'a!t été commis avant las débats de la Cour d'assises et ne semblent dono pas mériter d'Atre retenues.

Une premiére demande en revision, formulée aussitôt après le verdict de la Cour d'assises, a déjà été rejetée pour les mêmes motifs. Ver. On se souvient qu'à la suite d'une discussion qui éotata au lavoir communal ds la Valette, Mhie Benoit, femme du fossoyeur, guetta sa voisine, Mine Demambre. et l'assomma k coups de battoir. La victime vient de suocomber après une longue agohië et sort fils, l'ains ce drame.

La coupable est toujours au secret. itfeurthe-et-Moiell*. Le bandit Lagarde arrêté à Nancy pour l'assassinat du livreur de café d'Epina). a âVoué qu'il était aussi l'assassin du débltant Deleaii trouvé tué dans sa maison dévalisée à MosévMa, le 23 mars dernier. (C. P.) Bouche s -du- Rhône. Dans une villa du quartier Morgiou, â Marseille, M. Jean-Baptiste Dray, peintre, 45 ans, rentrait chez lui lorsqu'il y trouva Ba ffemmS. 85 ans, non locataire, M. Përfâtlti, 36 ans. A la vue au mari Mme Dray s'arma d'un fusil et son ami d'un revolver. Tous deux s'apprêtaient tirer sur Ni. Dray, lorsque ce dernier réussit à s'«nfUir dans là Cour, où Il s'arma d'une barre de fbr. PUIS, rentfafit à i improviste, Il en asséna un coup sur la tête de M. Ferrait), qui tomba dans une mare de sang. avant d'avoir pu se servir de son browning. Mme Dray s'était enfuie dftn=* le jardin, poursuivie par son fftàrf. Ati moment où elle êpauUit son fusil elle reçut un formidable coup de barre et s'affaissa. M. Dray retourna ensuite dans la cnl#ine, où gisait évsnoul M. Perranti. Le meurtrier ayult tué ces deux personnes alla, eflsuite te constituer prisonnier.

Illdes anglaises. Un subordonné de l'agent britannique du Waïlfistâft a, hlêf soif, dans un accès de folie furieuse, blessé grièvement Je commandant, un capitaine, et tué un li«uten»<it et deux hommes.

Des agents de polloe accourus durent le tuer à coups de revolver.

L'assassinat mystérieux

d'un régisseur

Le parquet d'Ëpernay commence àiijotird'rttii ses recherches de concert avec la brigade mobile de ïteims sur l'assassinat mystérieux d'André Riffaut, concierge du château de Boursauit, retrouvé samedi dernier dans la Marne, à Jaulgonne. Elles seront d'autant plus laborieuses que le corps de TUffaut a été retrouve à phis de 40 kilomètres du lieu où l'on suppose qu'il trouva la mort. La Marne, au moment où le crime fut commis, avait quitté son lit. Elle submergeait toute la vallée dans la partie qui s'étend entre son lit et la route de Paris sur une largeur de 500 mètres environ. Certains prétendent que cette nappe d'eau n'était, le 19 mars, profonde que de 4 centimètres, d'autres paratesant mieux renseignés affirment qu« sa profondeur attelgualt 1 mètre. En tout cas, il apparait que le courant ne pouvait être assez fort pour entraîner un corps. Il faudrait donc admettre que l'asssasln n'a pas hésité, en se mettant à l'eau, à porter jt«qti'â la rivière méme la dépouille de sa victime.

L'autopsie a, en effet, démontré que Riffaut avait été tué avant d'être jeté a l'eau. Le Parquet dé Chateau-Thierry va transmettre, à Epernay, les conclusions du docteur qui l'a pratiquée. Elles sont les suivantes contusions violentes à la partie droite postérieure de la tête bosse sanguine pat de trace d'eau, ni de sable dans les poumons ou l'estomac (ce qui démontre que le malheureux était mort au moment où on l'immergea). Rien d'anormal en ce qui concerne les organes des cavités thoraclque et abdominale.

Tout cela est précis. Il s'agit d'un crime reste & trouver quel en fut l'auteur.

Le tribunal d'enfants de ta Seins Voici une statistique des atfaires jugées par le tribunal pour enfdbts. présidé par .M. Mory. depuis le 7 mars dernier, jour de début de son fonctionnement, jusqu'au 7 avril

Mineurs au-dessus de 18 ans 8 acquittés 19 rendus & leurs parents rendus à leur» parents, aveo liberté surveillée par uu dél<?HUë 3 remis à l'Assistance pumique 5 éonrW» des patronages rmmnwit et sinrçfterfwnt 34 confies à des patronages, avec déMgués chargés de surveiller 1 sursis pendant trois mois au prononcé de la sentence 51 renvoyés dans une colonie pénitentiaire coudamnés à un emprlsonnernemt ferme.

Sur ces 196 mineurs de plus de 13 ans, 48 avaient des complices, majeurs de 18 ans. OCCASION EXCEPTIONNELLE Un colis postai de 80o images 70 paquets de 7 sujets différents Eucharistie, sainte Fae», Notre-Dame du Trarail Notre-Dame dos Champs, saint Antoine,

saint Maurice, le rooos du dimaneha

Prix: 10 fr. port, en gare, 0 fr. 60;

domicile, 0 Ir. 85

ou bien 1700 images en ISO paquets, prix: 20 francs; port en gars, 0 fr. 80; à domicile, 1 fr. 05

Maison de la Bonne Presse, 5, rue Boyard, Pari$ ÂCCIDENTS^DWOMOBILES Ain. M. Bordât, de Paris, candidat au* élections législatives dans la 2' circonscription de Bourg, revenait en automobile de SaintËtienhe-sur-Reyssouze, où il avait fait une conférence contradictoire avec M. Boaonet, député sortant de la circonsoription. Il était accompagné dé M. Avril, rédacteur au Figaro, qui 1 asliste dans sa campagne. Emportée par la vitesse, l'auto ¡flanqua l'entrée du pont de Coreelles et aila heurter un mur bordant la rivière la Reyssouîe.

A ce moment, M. Bûîonet arrivait en automobile. 11 porta secours aux victimes de l'accident et les transporta jusqu'à la «foncière.

M. Bordât, qui conduisait l'automobile, souffro de légères coupures aux mains. M. Avril a une côte brlsée.

Drôme. Le conducteur de l'autobus faisant le service entre Annflyron et Saint-Rambert d'Albon donna un brusque coup de volant et vint heurter le Jeunes Alfred Boudin, âgé de 5 ans, qui a été blessé grièvement. (C. P.) Seitu-tUOise. Dimanche, vers minuit, le garde-champêtre Forette, de ToussuS-le-Noble, découvrait sur la route de Versailles un individu inanimé et blessé au visage.

Le malheureux, sur qui on trouva de* papier au nom d'Henri Beheydt. maçon, il Jouy-ênJosas, fut transporté à l'hôpital civil de Versailles, où il succomba vers 3 heures du matin. b'après les constatations médicales, Beheydt a dû être heurté et renversé par une autolnobille qui a poursuivi sa route.

Bouches-du-fihône. L'automobile de M. Chefrln, riche négociant d'Orange, associé de M. Lacour, maire et député d'Orange, se dirigeait sur Rognao. M. Charrin était au volant. A ses côtés avait pris place son chauffeur. Dans la voiture se trouvaient son frère, MM. Rodsaed, Ërmitte et Vernier, receveur municipal d'Orange. La voiture illait bonne allure, lorsque, pour éviter un cycliste qui tenait le milieu de la. route, M. Charrin donna un coup de volant A droite. La voiture tomba dans un fossé. MM. Roussel, Ermittê et Vernier furent projetée aveo une violence inouïe sur l'Il route. M. Vernier a été ttté. M. Ermitte a une fracture de la colonne vertébrale. Son état est désespéré. Le frère de M. Charrin et M. Rousse) portent des contusions diverses. Seuls M. Charrin et son chauffeur n'ont pas été blessés.

inàre. M. Bonamy-Fournier ancien négociant à ChAtillon se rendait en automobile à Buzançais. A un kilomètre de chez lui, il acctocha une voiture à un tournant de route. L'automobile fut un peuplier où elle fut complètement brisée. Le volant, devenu vertical, serra fortement M. Bonamy qui se plaint de douleurs Internes. Sa fille a des blessures à la tête et aux jambes. Les autres voyageurs n'ont que de légères contusions.

ACCIDENTS ET CATASTROPHES Alger. Une terrasse s'est écroulée, la nu.t dernière, dans un quartier de la ville arabe, ensevelissant plusieurs indigènes.

Trois morts et cinq blessés ont été retirés dM décombres.

Espagne. Un télégramme de Tortosa dit que, par suite d'une fausse alerte, une bousculade s'est produite au théâtre de cette ville quelques Instants avant l'heure de la représentation. La plupart des blessés, au nombre d'une vingtaine, sont des femmes et des enfanis qui ont été piétinés en cherchant à gagner la Chasse aux Nouvelles Notre Observatoire

MARDI 14 AVRIL 1914

Baromètre. La pression atmosphérique a monte sur l'ouest de l'Europe elle atteint 773% en Irlande, 771 en Bretagne. Une dépression piâse dans l'extrême Nord (Bodo une autre persiste sur l'Alerte et la pénln$jale Ibérique. A Paru nous avons

Le ueat est modéré ou asee2 fort d'entre Nord et Est sur nos côtes de la Manche et de l'océan, faible sur celles de la Méditerranée.

On signale quelques pluies dans le nord et le nord-ouest de l'Europe. En France, le temps a été généralement nuageux ou brumeux. La température a baissé dans le centre du continent elle était ce matin de 3 A Ark&nffel, + 4 a Moscou, + 9 Il Brest et d Dunkerque, + 12 Il Parls et Il Toulouse, + H a ClermontFerrand, + 16 t Aiger, + 19 a Nice. on notait + 5 au Pie du Midi, + Y au mont Algoual, + 13 au Puy de Dôme.

Probable. En France, un temps nuageux fit généralement probable la température va rester voisine de la normale.

A Paru, hier, tPttips nuageux et bîuSKuX. Mercredi 15 avril, 1GS" Jûifr de l'année.

Soleil. Lever 5 t. 4. Coucher h. Lune. Lever 0 h. Coucher 7 h. S0« jour de la lune.

Paris

Aooid««U dé tramways. Un tramwâv allant de RomaihviHe la Coaewwte, a heurta a l'aiguillage du Fauboiirg-SalmV-Ant.oltin, l'angle de rareftue Ledru-Rollln, tu voiture de Mmorque d'un tramway Louvre-Montreull. Quatre voyageurs de cette voiture ont été blessés. Tout quatre, après avotr reçu des soin'! ont été reconduits à leura domiciles.

Une autre rencontre s'est produite a 1`angle du boulevard de la Ohapell« et de la rue de Mftubeuge, entre deux tramways Vil* lette-Trocarléro. Cinq blessés qui ont pu regagner leur domicile.

D'où vient ce christ t Des inspecteurs apercevaient, rue de Turenne, un individu porteur d'un volumineux paquet, qui cherchait l. suivit l'autre, s'en étant aperçu, chercha à parvenait pas, il entra tout & coup dans un immeuble, déposa non paquet et s'enfuit à toutes jambes, disparaissant bientôt. L'inspecteur ramassa le paquet. le porta au commissariat, on l'on constata qiftl renfermait un superbe christ &n cuivre ciselé d'une hauteur de i mètre. On se demande d'où peut provenir ce christ.

Le crime de Colombes. On sait qu'à la suite de la double tentative d'assassinat de Colombes, Deleschauwer a été arrêté. La maison où il habitait est toujours surveillée par la police, Hler, Oeleschauwer père, en rentrant, insulta grossièrement les policiers chargea de cette sufveniftnce.

Il a été arrêté et écroué à Versailles.

Va drame dans ttd atelier. Au cours d'une discussion survenue 2, rue FrédeVic-Magisson, dans un atelier, un Italien, -NI. Charles Beretta, 28 ans. sculpteur sur bois, a tiré plusieurs coupa de revolver sur son compatriote et associé. Mello Villarda, qui a été jMêvëméht blessé à lit poitrine et aux mains. Beretta s'est constitué prisonnier. Son associé a été porté l'hôpital.

Un chimpanzé eambrioleur. M. Demotte, antiquaire, habitant un hôtel particulier, rue de BèTfl, se trouve actuellement en Athérique. Il a Conflé la garde de son hôtel à Un ancien agent du IX* arrondissement, M. prlgnet. Hier, M. Prignet, entendit du bruit dans l'hôtel accourut et aperçut uh forme humaine. il làch« son chien policier, et l'animal arrêta l'individu c'était un superbe chimpanzé, appartenant un richissime Américain habitant un hôtel particulier voisin. L'animal était entre chez l'antiquaire en passant par un balcon. Il avait oassé pour francs de verres Irisés. I Le propriétaire du chimpanzé a promis d'indemniser M. Demottê.

L4> chanèttrs du bois de Honlogne. Hier matin, des promeneurs aperçurent, parmi les taillis du bois de Boulogne, deux jeunes gens bottés, la gibecière au côté et le fusil sous le braS. Et Ce n'était pas, comme on le efût tout d'abord, simple plaisanterie de Parisiens, profitant des vacances de Pâques pour se distraire aux dépens d'autrui.

Ces chasseurs chassaient bel et bien. Sang se cacher le moins du mortde, ni tuaient A coups de fusil bouvreuils, chardonnerets et roufês-gorgès. 119 prenaient même des oiseaux au moyen de gluaux placés la veille dans les fourrés.

Ators quelqu'un avertit un garde, et les deux jeunes gens furent arrêtés. Leurs gibecières étaient pleines.

C'est pour les plumes que nous chassone, expliquèrent-ils simplement; on s'en sert surtout pour les chapeaux de femmes et ça se vend très bien.

Départements

ILLE-ET-VILAIHE. ûn etoroo de marque. l'n individu, disant se nommer Louis Lecorvaisier, originaire de Miniac-Morvan, marchand 1 de bois à Savimy. venait d'être arrêté par [ M. Vlllevhien, comnissaire de police, pour ] escroqueries commtses au préjudice, d'une Banque de la localité.

Une enquête vient détablr l'identité de l'escroc 11 s'agit d'un noramé Eugène Banche. or.ginaire de Plergur, condamné, en W10, il un an de prison pour escroquerie, à Rennes, et, en 1913, à vingt ans de travaux forcés par contumace, pour faux commis dans les arrondis-ît;ments de 3aint-Malo et Dinan.

Par surcroît, il est établi que l'escroc s'est marié, en 1912, à Sa'Vigny-le-Vieux, avec des pièces d'état civil fausses.

Le mariage est donc nul, et Banche sera encore déféré aux assises de Coutances pour y répondre de ce faux.

SEINE-INFERIEURE. Tué en faisant de la gymnastique. Le chasseur à pied Jean Rouillé, ans, du groupe cycliste du 41 bataillon, affecté à la V section de cavalerie, à Orléans. était en permission chez ses parents, Rouen.

Il était allé rendre visite au directeur d'une école communale de la ville. En faisant de la Migraines provenant de l'Estomac.

Le fait que les maladies de l'estomac occasionnent souvent des maux de tête est prouvé sans l'ombre d'un doute par la lettre i suivante qu'écrivait le 17 mai 1913 M. Jean Duqueroy, menuisier à Montplaisir, commune de Vayres (Haute-Vienne)

« Je suis très heureux, dit-il, de vous faire connaître que la Tisane Américaine des Shakers a guéri mon fils d'une maladie d'estomac, accompagnée de maux de tête. Il ne pouvait digérer le moindre aliment. Mais un seul flacon de la Tisane Américaine des Shakers l'a remis sur pied. Maintenant il mange et dort bien et a repris son travail. Je vous suis très reconnaissant de sa guérison. »

gymnastique sur un trapèze, il est tombé si malheureusement qu s'est fracturé ls crâne. Reullé a itk transporta dans le coma à l'Hô'.eiDieu.

Chronique sportive AVIATION

Le rallye ««rien

Garrot) est sctueiKSmént premier avec un temps (le M. 3' enYlron, rentre 16 h, S' Il Brtndejonc de. Moulinais. Voir! la situatton tles autres L'OncurrpntB

prlmlejonc des -Moulinai*, parti de Gênes 5 heures, pour le parcours de O6néS-Rome-PadoueMilan, en panne de moteur près d'Orbetello, dans la campagne romaine, Il doit repartir ce matin. MolB«»ù, parti de Bue, pa*Se Il Bordeaux. ftenati* [)«ss# a Bordeaux Il héum.

Vernier a abandonné a Béilèrs.

Deux aviateurs tmnçaii à Tienne

Les nouvelles de Lêmolne sont plus rassurante»; Il a une fracture du fémur et une ixjte enfoncé* plus quelques contusiona la fracture de la liste du crâne qu'on cralgnait n'a pas Std oonttttéè. L'examen aux rayons Rfpntg-en a permis de' constater l'absence de toute léston lnserîlé. Il e ltéa d'espérer que le blessé sera remis rtaas quatre bu cinq semaines.

yuSïrt A Le Boiirbls, Il il pu sortir et asaister aux expériences du baron Pasqoler. Il se propose de renouveler son Malt de parachute a Budawwt Ht, en cas de succès, de le recommencer à VtoBtw, si l'autorisation lui en est donnée.

lA tôl nôctnniè du lièutenant Quillie» Le lieutenant aviateur Qullîlen, parti de Bue dimanche soir, il 11 h. 9i, pour un vol de nuit dam la dlrt"c11ôn de ffoyes, a dù atterrir un àruftrt d'heure après son départ à Montlhéry. En s'Mdèat de son phare, il est descendu dans un petit champ. Utli sort appareil, ayant heurté un arbre, a éb endommagé.

Le lieutenant Qullîlen a dut Interrompre ton

A Totilousa

fiimalusSe, sur l'i&Wen terrain du Touriftjf'ChÉ de Latande, et devant plusieurs milliers de sttêe* tftteurs, les aviateurs Robert ForUer et C4o CaeHtttet. ont fait de très beaux vols.

AEROSTATION

Dftux aéronautet français en Allemagne Un spHêridue monté par deux Francis a attem à MuriMlorf. près de MeUselwltz. Il était parti de Paris et avait été pauszé par 1« vent vers 1'AU.magne. Le commandant de le place de Mafrdébourj? permit aux aéronautes de continuer leur route, après leur avoir fait subir un lnterTofaWHfè. (Le balloît dont Il S'aglt est très probablement l'un de ceux qui, disputant le prix Aumunt-Tliléüllle, parurent samedi des Cote«ux-<le-Sftlnl-Cload et passèrent au-dessus de Paris.]

tELOCIPEDIE

Au Para des Princes

Voici les résultats des épreuve' di*t)Ut*es au Vélodrome du Parc des Princes

Prix des abonnés m.). 1. Poufûou», 2. Packebush, 3. Dldler.

Course d'amateurs (3 333 nx). 1. P«lron, Il. D»Amace et Ducaux (dead-heat).

Grand Prix de Pâques (1 m.). 1. Kru&er, sur bicyclette Peujeot, S. Balley, 3. Frtol. Duprs et Hotirïlèr avaient été battus dans les demi -finale.

Course de demi-fond (une heure avec entraineur» a motocyclette). 1. Gulgnard, 82 UL 470; Walthour. mètres; 3. Sêrèa, a 6 mètres; 4. Darrayon, a mètres.

FOOTBALL-RUGBY

L'Angleterre bat la France

A Colombes, féqulpe d'Anrleterre a battu l'équipe de France par 39 points 13.

Un nwttoh franco-anglai*

A Biarritz, le Biarritz Olympique a battu le Comté de Surrey par 3 points a 0.

Les Pyrénéens vainqueurs

La sélection de» Clubs des Pyrénées s'est oppo%de, il Toulouse, au Stade Olympique Perplrtuuurts et en a triomphé de Justesse par S essai» il 1. FOOTBALL- ASSOCIATION

Olier est champion des patronages

La finale du Championnat des patronages a eu lieu rue Olivier- de- Serres, devant un public nombreux, entre le Patronage Oller et les Bons-Oar» de Bordeaux.

A la mi-temps, le Patronage Oller avait l'avantage par S buts à 0.

Finalement, Oller a remporte la victoire par 3 buts à 1.

Le tournai international de Pâques

La journée nnale du Tournoi International de paquet, organise par le Red Star, a obtenu un vit succès, coté sport et coté afiluence. Voici les résultat*

Pour la flnale le Cercle Sportif Brugeots a battu les « Younffs Boys » de Berne par 2 Duts a 1. Pour le classement, le Red Star Amical Club a battu l'équipe anglaise du West-London par 5 buts a

Le sérum externe

contre les douleurs Bien des malades qui souffrent de rhumatismes, goutte, sciatiques et douleurs de toutes sortes, répugnent à se servir de remèdes internes, qui, d'ailleurs ne conviennent pas a tout le monde. C'est pourquoi tous ceux que les souffrances avait amenés à essayer divers traitements n'emploient plus que le sérum externe, l'eauzate ordinaire, qui détruit les microbes de la maladie et provoque à la partie douloureuse un afflux de sang régénérateur. Voici quelques preuves de cet admirable traitement & l'eauzate ordinaire A Mme Elger. r. des Fêtes, Paris. (Goutte.) M. Robln, La Cotlnlère (Cbar.-Inf.) (Doul. rhumat.) M. Magneron, à Domino (Oléron). (Sciatique.) M. Vict. Thomas, hospice d'Ivry. (Rhumat. artte.) M. Ségory, Sa, rue Tocqueville, Paris. (Goutte.) M. Falllères, a Magalas (Hérault). (Douleurs ruumat.) Voici de quelle façon il faut appliquer le traitement acheter chez le pharmacien soixante-quinze grammes d'eauzate ordinaire, les mélanger avec cinq cuillerées a soupe de vinaigre, verser le tout, goutte goutte, sur un jaune d'oeuf frais et délayer. Envelopper la partie frictionnée avec une feuille d'ouate recouverte de taffetas gommé, de façon à empêcher l'évaporation du liquide. Dr F.

Matches franoe-angiaU

La vefiue dans le* Ardennts des deux importants clubs Siisrlsli constitua un événement «ucrtif ennsidêràtle pour les centres de jBfaux et du Motion, (¡Ci les equipes du Rtchmond F c de Londres, reoootraleflt le F. C. de Braujt et le'Guew«ner Athlétlc Footto»Jl-CHiB de WaMhaaisto*/n. champion du Comté de Sud-Essex, se mesurait Mohon avec le Club local.

Plus de 2 000 spectateurs cette derniers partie, où les Ardennais furent vainqueurs des AntrlaL» par 3 buts Il 1.

En même temps, à Vrime-aux-Bols, se jouait un match amical entre le F. C. V. et le Raeln^Clnb de Saint-Quentin il fut déclaré nul p*r 2 buts à N et une revanche décidée.

A Braux, le Football-Club de Braux (champion des Ardennes) et le RlchmonQ Football,Club de Londres ont fait match nul.

Le Civil service bat Bordeaux

Le a vil Servies P. C'.j de Londres, a battu Stade Bordelais par 12 boifl à 2 en dominant très nettement durant toute la parle qui rut très selontifique et rapide.

Un match franc»-itelien

A Cette, l'Olympique Cette!¡ a battu tm onze Italien du F. C. de Casale, par 4 buts à 0. HIPPISME

Au concours de Paris un mort

Un pénible Mettant est v«Ku attrister la dorniere journée du Concours hippique. Un soldat a été tue aceidefltellsBjent, dSn» les elrétmstaaoes suivantes • Vers 8 heures du matin, le cavalier Paillez', ans, app»r»enam au 10 dragons, de Montâtiban, faisait entêter a un des ehWSni t>t<tag«s les exeemes qu'il détail exéentef l'après-midi. Le soldat avait déjà rait franchir ^lutteurs obstacles il l'animal, lorsque, en abordant la barre, celut-ci donna un violent coup de aabot dans lé bois. La lourd* traverse heurta directement J* malheureux soldat 11 la tête et lui fractura le crâne.

Paillez tomba il la renverse et demeura éAendu sur le sol, sans mouvement.

Ses camarades s'êmpréésèreat autour de iirf mais c'est en vain qu'ils essayerait de le ranimer. Le liragon expira quelques minutes après l'accident, Oins la voiture d'ambaUofe qui le portait Il l'hOGTMNASTIQDE

CONCOURS DE GYMNASTIQUE

L'UeioD régionale des Sociétés catholiques da gytghasttque de la Drôme organise son premier concours interrégional de gymnastique, qui aura ll#u à valence le dimanche 7 juin.

A cette fête sont Invités, non seulement les gymnaglM catholiques de la DrOme, de la Yauetuse et de I'AMeche, déjà fort nombreux, mais encore tous leg tfjrflmasteg catholiques des départements voiBills

Ld présence du Dr Michaux, président de la P. 0. 3. P. F., qui présidera le concours, avec Mjff de Olbergues, évêque de Valence, donnera C*tt« fête un éclat particulier.

TIRAGE FINANCIER

du Il avril 1914

Foncières 1903

Le nu»*» 658 438 sera remboursé Par 150 000 tr. Le numéro 49 876 par 30 000 francs.

Le5 numéros 36 958 71 b53 244 369 «7 «2S 180 038 582 492 619 77 263 chacun par 5 000 francs.

Les numéros suivants seront remboursés chacun par 1 000 francs

31»4»1 130 748– 115 975 18* 480 807 45 965 825 228 903 «S «90 385 692 309 474 S«0 199 095 444 284 18 050 555 074 7i0 107 524 294 757 516 On B13 178 599 100 302 740 376 185 207 487 192 183 51 002 941 442 053 551 636 394 432 ttt 744 479 800 89 777 97 655 449 944 44» 571 399 458 548 132 263 Ml 650 927 618 94S 340 612 444 d1 100 473 10 989 66 689 419 et$ 41 68$ 342 SS4 84S 010 539 619 120 709 889 174 444 5$1 77 612 395 333 462 304 220 E»8 473 986 457 463 975 586 433 6!0 SS1 762 1U 334 493 595 644 465 341 377 241 6M 700 loi 310 84 000 188 154 5 938 577 741 60911 S«5 040 264 76 le 259 884 144 499 578 203 459 814 343 022 StO 491 910 1*6 8*3 348 242 726 M7S34 88 696 056 S4« s'Il 689 43S 074 498 345 562 902 $ce 914 724 139 588 729 577 ÏÔ5 160 806 8 837 449 773 245 084 3SS 842 10 374 «76 60 JARDIN D'A CLIMATATION

Grande affluence de visiteurs dimanche et lundi au Jardtn d'Acclimatation dans les deux journée*, le service du contrôle a enregistré 53 000 Dès 1 heure, la foule ge pressait aux portes du vlilage des Foulas et ce n'est qirà la tombée de la nuit que les derniers visiteurs abândonnèrent le campement.

Des yeux sains

Une bonne vue

J'ai enregistré^ avant-hier, une cure intéressante produite par le rétinate, ce merveilleux remède, employé par les mineurs anglais non seulement pour guérir toutes les maladies des yeux et des paupières, mais aussi pour les rendre forts et sains et conserver une vue excellente jusqu'à un âge fort avancé. On me demande quelle* sont les propriétés du rétinate qui, je l'ai dit, est une vieille et excellente formule du Codex, mise au point et corrigée par les dernières découvertes de la science, et sans aucun danger, même pour les enfants. Le rétinate agit tout d'abord comme antiseptique. Il débarrasse l'œil de toutes impuretés venues de l'extérieur ou produites par la maladie. Il guérit 'donc les ophtalmies et les maladies des paupières.Plus de rougeurs, ni de congestions, ni de brûlures plus de sécrétions ni de suppurations. Mais le rétinate est aussi un fortifiant pour les muscles et les nerfs de l'œil la vue s'améliore, devient parfaite. Ce n'est pas tout, je dis ceci pour les femmes quï ont le souci d'avoir de beaux yeux. Après s'être servies du rétinate, soit en lotions chaudes (rétinate et eau bouillie par moitié), soit en gouttes de rétinate pur (une par oeil et par jour), elles acquerront un regard plem de charme et de beauté, un limpide, clair et brillant, débarrassé de bouffissures et de rougeurs. J'ajoute que le rétinate se trouve chez tous tes pharmaciens. IY L.


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FEUILLETON D'AVRIL 1914. 2 <– .La dernière

poésie

En avez-vous souffert davantage aujourd'hui ? Et moi, qui, au lieu de vous tenir compagnie ces dernières heures, me suis passé cette sotte fantaisie de chasse. Pour rentrer bredouille, acheva Jeanne en riant. Ah mon pauvre Pierre, si tu m'écoutais

Le plus brillant avocat d'Alvoir. en perspective et le plus bavard de ses actuels stagiaires serait bien souvent prosaïque, ma petite sœur

Il avait jeté la réplique en plaisantant, et cependant une ombre rapide traversa le front pur et les yeux limpides de sa sœur. Ce n'était pas sans souffrance que la prose de la vie en avait remplacé la chanson rieuse dans cette âme dw jeune fille que les terre-à-terre devoirs semblaient seuls absorber maintenant. Certain cahier de poésies, jamais rouvert depuis la mort de sa mère, depuis quatre ans, eût appris bien des choses à son frère. Nul ne vit cette ombre pourtant, ni Pierre ni l'aïeule, et Jeann e, dominant l'impression d'une seconde, demanda

Je vais faire apporter la tabla chez vous, bonne-maman ? Vous êtes trop fatiguée pour bouger ce soir, et ce viner de départ loin de vous serait trop triste. Comme il te plaira, ma fille Gela

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te. donnera un surcroît de besogne et de surveillance, mais puisque tu veux bien en prendre la peine, ce sera le mieux. C'est cela, s'écria le stagiaire. Mais je vais donner moi-même les ordres nécessaires à la rustique Claudine, sans que tu aies te déranger, Jeanne. Laisse-moi Maître du Valestroit, vous n'avez pas :a parole, riposta la sœur. sinon pour causer encore avec bonne-maman. Je vous abandonne.

Elle sortit, et Pierre vint s'asseoir à l'autre angle de la cheminée. Mme Berlier le regardais

Maître du Vale,stroit cela sonne ̃MiSHz bien, dit-elle. Cependant, tous ces aïeux qui t'ont précédé à la Cour, on les y a vus en robe rouge. Et ton pauvre père lui-même, si cette mauvaise santé ne l'eût contraint à quitter aussi vite sa carrière, serait mort président de Chambre. Ou toujours président du tribunal civil plus probablement encore, magistrat révoqué, répondit le jeune homme. Les defrets anciens étaient déjà proches quand il a démissionné en 79.

Uui, moins d'un an après son mariage, et cette maladie de foie nn lui a jamais pardonné, hélas

Et les décrets nouveaux auraient brisé de la même façon ma carrière dès le début, bonne-maman ?

Le stagiaire, lui, ne regrettait qu'à demi la magistrature. Il aimait le rôle de l'avocat, si agrandi d'ailleurs par les circonstances. Ses clients habituels n'étaient-ils pas désormais ces religieuses ou ces hum- j ijlc-s. voués par leur dévouement aux per- séditions judiciaires ? L'aïeule, pour se rasséréner, se le disait

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souvent elle-même. Et, flère d'une situation consacrée à la défense des libertés suprêmes, elle aimait à penser que le jeune barreau actuel était un peu la magistrature à attendre pour la France du lendemain. Tu as raison, reprit-elle. Il aurait fallu en venir là. Dans ta famille, à toi, l'on aimait les épées, d'ailleurs. Tu en tiens encore une, en combattant pour les droits de Dieu. A propos, l'affaire de notre école, vient-elle décidément ce mois-ci? Un pli contracta le front de Pierre. Il se ressaisit aussitôt pour répondre Oui. toujours le 15, je crois. Jeanne qui rentrait vit le jeu de physionomie rapide, et, sans en avoir l'air, s'en demanda la raison.

Elle ne dit rien. Avec l'aide de la bonne, elle organisait, à côté de l'aïeule, la table 1res simple du dîner.

Celui-ci fut court, et' la soirée se passa il disculer les chances du procès en question alors en appel des institutrices sécularisées d'Almérieux, dont le stagiaire devait être, naturellement, le conseil. Malgré le pea d'optimisme du défenseur. Mme Berlier ne voulait point admettre que l'issue fût douteuse. La vieille magistrate s'indignait à l'idée que l'avocat général consentit à requérir.

Jamais, disait-elle, votre grand-père ne l'eût fait. Et il n'eût pas démissionné davantage, attendu qu'on lui fit l'honneur de le briser.

Son successeur actuel ne se laissera pas briser, bonne-maman, et ne démissionnera pas non plus. soyez-en sûre. Il pariera. Ce sera même le premier grand rôle nit nous devrons nous trouver en présence. Et il faudra bien que je daign» lui répondre. malheureusement.

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Pierre se mordit les lèvres. Mais si l'aïeule ne le remarqua point, ce « malheureusement » avait frappé l'oreille ,fine de Jeanne. Et elle se demanda encore: Qu'y a-t-il donc ?

Une heure ou deux plus tard, le maître Jacques de céans, jardinier. cocher. vigneron, attelait; dans la remise, la vieille berline du colonel de Valestroit, qui allait transporter à la gare son petit-fils et la précieuse malle.

Le jeune homme avait pris congé de sa grand'mère dans sa chambre, et maintenant. le frère et. la sœur causaient dans une vaste nièce du rez-de-ehaussée, jadis salle de billard, tandis que Dominique achevait de harnacher le bràve et peu fringant coursier. accoutumé lui aussi aux multiples emplois.

Pourquoi, demandait Jeanne, revenant il son idée, trouvais-tu malheureux d'avoir à répondre à ton avocat général ? J'ai trouvé. que c'était malheureux? Eh bien le mot ne signifte pas grand chose. J'aurais mieux aimé me trouver en face d'une doublure, peut-être. Et pour plus d'une raison « dont chaque est suffisante comme dirait Rostand.

Oh tu peux invoquer Cyrano. N'empèche que d'habitude tu aimais, au contraire, à jouter avec les puissances. Cellelà est-elle donc si terrible ?

Daclaux-Falbert ? C'est, un arriviste encore plus insignifiant que ses comparses. tu le sais bien. Nous avons assez ri de son! éloquence à la Joseph Prudhomme le jour où je t'avais emmenée à l'audience. Ce qui n'a rien changé à la conclusion ordinaire et à la condamnation obligée pour infraction aux lois de 1901 et 1902. Comme je deviens ferrée en juriscrudenoe

Le Baume des Chartreux ̃j étG invente, il y a deux siècles environ, par un disciple de saint Bruno. Il fut employé d'abord cuutre la lèpre, cette terrible maladie qui exerçait ses ravages au xvn* siècle, et sa réputation .s'étendait furt loin. Il convient de le tirer de l'oubli dans lequel il était tomLe, car il jouit de propriétés vraiment extraordinaires et procure une guérison certaine des Maladies de la peau les plus tenaces, telles que l'eczéma, ics dartres, boutons, rougeurs, démangealsons, et*. dn peut se le procurer dans toutes les bonn*» pharmacies au prix de 2 fr. 50. J. Berthiei, concessionnaire général, Grenoble.

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Mais, dis-moi s'il est aussi nul, ce ne sont pas ses ripostes que tu redoutes ? Alors, quoi

Tu fais bien le juge d'inatruetion, il me semble.

Monsieur Pierre criait le select Dominique, le Fantoche est en voiture Vous venez t'y ?

Le jeune homme était maintenant décidé à laisser le mot de l'énigme à sa sœur. Une seconde Dominique, je vais venir. Nous sommes en avance, et vous pousserez un peu plus votre cheval.

̃– S'il se laisse faire, Monsieur objecta prudemment le placidie serviteur.

Mais Pierre regarda sa montre

Nous avons le temps, dit-il.

Eh bien ? demanda Jeanne.

Tu as gardé tes relations, n'est-ce pas, avec Alice Dorvaz, depuis ton départ des Dominicaines ?

Devinerais-je un peu ? Mais je ne vois pas bien ce qu'elle fait dans ton procès.

As-tu donc oublié que son tuteur est précisément NI. Daclaux ?

Ton avocat général Au fait, comment expliquer ce choix ?

Très simplement. Il y à quelque guinze ans,^quand le père d'Alice est /norç, Duclaux-Falbert qui avait fort bien louvoyé pendant les décrets, aux moments critiques, passait encore pour bien pensant, sinon clérical militant. Le père Dorvaz et lui s'étaient connus des la Faculté. Depuis, l'avocat général a suffisamment retourné sa toge. Et tu comprends que si je me permets de l'éreinter le 15.

Il y a Mme Dorvaz.

Qui ne compte guère, et qu'influencera forcément l'opinion du tuteur. Et lui, tu le

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vois d'ici, si j'osais une demande cet hiver après les batailles que nous allons soutenir, opiner paternellement de la toque à mes prétentions.

Mais enfin, est-ce qu'on se brouille pour un réquisitoire ?

Avec lui, souvent, depuis les Congre-, gations. 11 ne peut s'empêcher de faire ses incursions bêtes et personnelles dans le domaine religieux. Il faut Lien les releveur. Tout le barreau d'Alvoir est maintenant il. couteau tiré contre lui, excepté quelques jeunes, cette casserole de Verteaux. qui ne se fourre pas. comme de juste, dans ce genre de procès, et moi qui. n'en ai pas encore plaidé.

Tu avais songé un moment à laisser soutenir l'appel par ton bâtonnier ?

Lavg Par bienveillance pour moi, du reste, il veut absolument que je marche. Puis, certaines causes sont un honneur que ne récuse pas quelqu'un de notre nom. Ne dis rien a grand'mère, qu'il est inutile de peiner. Mais consacre moi un des crains de- ton chapelet, de temps il iuiti'e. Il y a des heures où l'on est malheureux.

Mon pauvre petit, qui sait ?

Evidemment, qui sait ?. Mais pourquoi faut-il que cette nullité malfaisante soit le tuteur dAlice ?.

Se penehant vers elle, il embrassa Jeanne au front. Deux minutes plus tard, on entendait s'éloigner dans la nuit le trot pesant de Fantoche, encouragé par les cris amieaux ct puissantes de Dominique.

(A suivre.)

Louis Morin

Le gérant T. iBip. P. Feron-Vrau, 3 et S, rue Bayard. Parla, A