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Full notice

Title : Le Temps

Publisher : (Paris)

Publication date : 1928-05-15

Contributor : Nefftzer, Auguste (1820-1876). Fondateur de la publication. Directeur de publication

Contributor : Hébrard, Adrien (1833-1914). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 137484

Description : 15 mai 1928

Description : 1928/05/15 (Numéro 24377).

Description : Collection numérique : France-Japon

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k247043s

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34431794k

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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SOMMAIRE

PAGE 2

Lettre d'Angleterre l'Opinion anglaise et la ques-

tion d'Alsace, Rodbrt-L. Cru. Nouvelles de l'Etranger.

Notes romaines les Maisons de la Fovnariiia, JeanCarjièhe.– Afrique du Nord. Revue de la presse. -_La Vie économique et sociale. Académies.

A la gloire de William Harvey, Docteur Henri BOUQUET.

PAGE 3

Au Jour le' Jour la Statue de Taine à Vouziers, Louis-Lucien Hubert. Nouvelles du Jour. La Fête nationale de Jeanne d'Arc^ Dans le parti socialiste. Art et Curiosité.

Courrier littéraire :'Baudelaire traducteur d'Edgar Poe,' Emile Henriot. ̃

"Feuilleton « Sous l' haleine des Pacific », par Jacques ESTARVIELLE. (N° 23.)

PAGE 4

Le Décor de la vie Au Salon des artistes décorateurs, Léandre 'VAILLAT. Faits-divers. Automobilisme le Salon des véhicules industriels. Thédtres.

PAGE 5

Aéronautique. Sports. Nouvelles commerciales. Informations financières. Bourse des valeurs.

PAGE 6

Dernières Nouvelles. La Session des conseils généraux. Le Complot autonomiste alsacien. Paris, le 14 mai i

BULLËTINJU JOUR LES -ÉVÉNEMENTS DE CHINE

LES NÉGOCIATIONS POLONO-LITHUANIENNES Les nouvelles d'Extrême-Orient prêtent, cette fois, un aspect nouveau aux événements de Chine, dont on peut faire état dans l'appréciation de la situation. D'une part, les nationalistes ont occupé Tsang-Tchéou, entre TeTchéou et Tien-Tsin, de telle sorte que la retraite des troupes nordistes du Chantoung est coupée et que la route de Tien-Tsin est ouverte à Tchang Kaï Chek d'autre part, on mande de Washington que le département d'Etat américain a reçu du ministre des EtatsUnis la nouvelle que Tchang Tso Lin- se retire réellement avec son armée en Mandchourie. Si le fait est confirmé, la suprême bataille pour Pékin que l'on pouvait prévoir ne serait pas livrée et les nationalistes ne se heurteraient plus à aucune résistance dans leur marche sur îa capitale.

Quels sont les faits qui ont déterminé ce brusque renversement de la situation ? Il est permis de supposer que les tractations particulières y ont une part plus grande que les opérations militaires proprement dites. Tchang Tso Lin retranché dans son fief de Mandchouné, où il n'est guère probable que les sudistes songent à l'attaquer, resterait une force sur son propre terrain. Les nationalistes maîtres de Pékin y constitueraient un pouvoir responsable s'exerçant au nom de l'ensemble de la Chine. Ce serait une solution dont les développements politiques peuvent être considérables, d'autant plus que tout paraît indiquer que Tchang Kaï Chek. est favorable à un règle-* ment diplomatique avec les Japonais. Reste à savoir ce qui se passera à Tien-Tsin lorsque les nationalistes s'y trouveront en présence des iroupes des puissances qui y assurent la .défense des concessions., q y

Les négociations polono-lithuaniennes qui se poursuivaient depuis cinq jours à Kowno sont interrompues et ne seront reprises que le 25 juin. L'impression qui se dégage de ces délibérations n'est pas précisément réconfortante et, à parler franc, on est loin d'un accord, même d'un simple accord de principe. Les infcidents qui, ont suivi la dernière séance de la conférence, où des groupes d'étudiants lithuaniens organisèrent de bruyantes manifestations contre' la délégation polonaise, prouvent assez que les pourparlers se déroulent dans une atmosphère peu favorable et que c'est une erreur de vouloir causer à Kowno même, où les milieux nationalistes s'efforcent d'exercer une constante pression sur le gouvernement pour faire obstacle à une entente avec Varsovie. En réalité, il semble bien que le gouvernement lithuanien présidé par M. Voldemaras n'ait pas besoin d'être poussé à l'intransigeance et qu'il n'est que trop enclin à s'opposer à tout rapprochement avec la Pologne. On sait qu'il ne s'est prêté qu'avec mauvaise grâce à la recommandation du conseil de la Société des nations relative au rétablissement de relations normales entre les deux pays. M. Voldemaras a d'abord voulu interpréter cette recommandation à sa manière; ensuite, lorsqu'il a compris qu'il ne trouverait nulle part, pas même à Berlin ou à Moscou, d'encouragements à la résistance à un règlement amical, il a consenti à entamer des pourparlers, mais dans des conditions devant rendre ceux-ci particulièrement difficiles. La recommandation du conseil de la Société des nations,- qui a mis fin en principe à l'état de guerre entre la Pologne et la Lithuanie, date du mois de décembre de l'année dernière. Après six mois d'efforts, aucun résultat, si mince fût-il, n'a été obtenu et le conseil 'de Genève se réunira pour sa session ordinaire du mois de juin sans pouvoir constater un progrès appréciable dans une situation qui est une menace permanente pour la paix dans le nordest de l'Europe.

A la réunion de Kowno, il s'agissait d'éclaircir, par les travaux de deux sous-commissions, le problème de la sécurité et celui des dédommagements réclamés par la Lithuanie en raison de l'occupation de Wilna par les Polonais en 1020. Pour cette dernière question, aucun accord n'a pu être réalisé. Les Lithuaniens exigent une indemnité de dix millions de dollars pour les dommages subis du fait de l'occupation en force de Wilna, et les Polonais ripostent par des réclamations du même genre à la charge de la Lithuanie. Quant à la sécurité, la délégation lithuanienne n'admet pas la proposition polonaise tendant à la conclusion d'un pacte de non-agression complété par une convention d'arbitrage et de conciliation. Elle se réserve de soumettre à son tour à la délégation polonaise un projet tenant compte de « la situation juridique qui existe entre les deux pays ». On devine ce que couvre cette formule et comment le gouvernement de Kowno veut essayer de poser à nouveau la question -de Wilna à propos des garanties de sécurité.

On a peine à comprendre que, dans l'état présent des choses, il puisse y avoir des objections de fait à la conclusion d'un pacte de nonagression entre la Pologne et la Lithuanie. Les Polonais ont pris l'engagement formel à Genève de ne rien entreprendre contre l'indépendance du pays voisin: Malgré cette volonté clairement exprimée, malgré les assurances répétées données par Varsovie, les Lithuaniens n'en continuent pas' moins à soutenir que la politique polonaise constitue une grave menace pour leur patrie. Mais lorsque la Pologne propose de signer avec la Lithuanie un pacte d'amitié et de'non-agression, ainsi qu'un traité de conciliation et d'arbitrage >– ce qui est le moyen le plus sûr, recommandé par la Société des nations, de prévenir tout conflit armé, on allègue du côté lithuanien qu'un tel pacte serait sans utilité pratique entre deux puis*

sances n'ayant pas de frontières également reconnues par les deux Etats ni de relations d aucune sorte. L'argument est déconcertant, car il s'agit précisément' de rétablir des relations normales entre'Varsovie et Kowno. Il est étrange d'entendre soutenir que deux puissances membres de la Société des nations, p.ar conséquent également tenues par toutes les stipulations du pacte de Genève, ne peuvent, en raison de leur situation particulière conclure un traité d'amitié et de non-agression selon la formule recommandée par la Société des nations.

On est bien obligé d'en déduire que Kowno demeure hostile en tout état de cause à 'un accord avec Varsovie tant que la question de Wilna ne sera pas reprise et réglée dans le sens des revendications lithuaniennes. Or, la Pologne, forte de la décision de la conférence des ambassadeurs, enregistrée par le conseil de Genève, tient le problème de Wilna pour deflnitivement résolu. A vouloir procéder à l'établissement de relations économiques normales entre la Pologne et la Lithuanie en cherchant à rouvrir la question de Wilna, on ne saurait réussir à faire œuvre sincère et durable, car c'est un point sur lequel Varsovie ne peut transiger. Tout au contraire, si, sans remettre en cause Wilna, la Lithuanie faisant toutes ses réserves à cet égard, des relations normales sont créées entre les deux peuples qui ont tant de siècles d'histoire commune, qui ont tant d'affinités, dont les intérêts se complètent les uns les autres, un esprit nouveau s'affirmera à la longue qui rendra plus facile le règlement de toutes les questions se posant entre les deux pays. L'entente polonolithuanienne dans tous les domaines, au point de vue 'politique comme au point de vue économique, est dans la logique des choses; mais pour des raisons qu'on se garde bien de préciser et par le fait d'influences qui s'exercent contre toute politique de groupement des Etats baltes, c'est de cette entente que l'on ne veut pas à Kowno, dût-on par là sacrifier délibérément les intérêts les plus certains de la Lithuanie à des rancunes que tant d'années d'état de guerre sans hostilités déclarées n'ont pas suffi à user.

-990

DÉPÊCHES TÉLÉGRAPHIQUES Tunis, 14 mai.

M. Lucien Saint, résident général, a assisté aux réjouissances de la clôture de la foire de Kairouan et a pris part à- la diffa organisée en l'honneur des membres de la commission militaire présidée par le général Targe et de la commission sénatoriale de la marine.. mal. Varsovie, 14 mai.

La délégation polonaise aux négociations polonolithuaniennes est arrivée hier soir à Varsovie, revenant de Kowno.

LES FAUX_CALCULS f La Chambre nouvelle ne pourra pas se plaindre de passer inaperçue ou d'être tenue pour indifférente. Penchés sur son berceau, les augures interrogent son visage, lui prodiguent leurs sourires, et, avant même qu'elle ait parlé, essayent d'interpréter ce qu'elle dira. Au besoin, ils parlent pour elle. Dans ce concert, chacun jpue sa partie. Les communistes, après avoir recherche dés ïavëuf s électorales qui leur furent refusées, secouent la poussière de leurs sandales au seuil du temple dont les portes leur restent fermées. L'Hurnanité de ce matin inti- r tule son article « Décomposition parlementaire. » Le bolchevisme s'y connaît en matière de décomposition sociale et politique. p Pour les socialistes, qui n'ont pas vu sans dépit le nombre de leurs élus rester stationnaire, la Chambre nouvelle ne leur dit rien qui vaille. C'est une Chambre « de. réaction ». Ils conseillent aux radicaux socialistes de ne pas trop se mêler à la majorité « de droite », qui, d'après eux, s'y dessine, et de revenir à eux. Quant aux radicaux socialistes, si l'on en juge par quelques-uns de leurs journaux, ils persistent dans une attitude paradoxale. Ils conseillent l'union, à la condition d'en chasser ceux qui ne sont pas de leur parti ou tout près de leur parti. Ils pourraient se ranger dans l'opposition « Il est possible, écrit un de leurs journaux, qu'une « cure d'opposition » finisse à la longue par être favorable au parti radical ». Mais, on le voit, les radicaux qui envisagent cette: perspective assez pénible d'une « cure d'opposition » ne se dissimulent pas qu'elle serait longue. Les cures prolongées finissent par lasser, le patient. A cette cure d'opposition, qui n'irait pas sans quelques sacrifices, beaucoup de radicaux socialistes préfèrent l'état gouvernemental, qui leur vaut quelques avantages.

Très sagement, le même organe radical socialiste reconnaît que « la situation du pays interdit à tout parti soucieux de l'intérêt national la pratique de la politique du pire ». Sans doute, une politique d'opposition permettrait au radicalisme « d'être débarrassé d'éléments modérés souvent rebelles à la discipline du parti ». Mais ce serait une forme de la « politique du pire ». Les radicaux. socia,listes sont d'avis d'écarter celle-ci.

Mais à deux conditions et c'est ici que les deux conditions semblent. irréalisables. Au fond, le gouvernement « d'union républicaine nationale » devra adopter le programme radical socialiste. En la forme, il devra se séparer des membres « conservateurs » qui s'y trouvent encore. Les radicaux socialistes proclament « l'impossibilité et l'immoralité d'un ministère qui réunirait encore durablement M. Herriot et M. Marin. Ajoutons que si M. Poincaré faisait résolument son choix et s'offrait à la constitution d'une majorité excluant les conservateurs, les partisans « cartellistes » de la politique du pire auraient tort d'insister dans une thèse qui alors serait contraire aux intérêts du pays ».

Autrement dit, si le groupe de M. Marin qui représente près de 120 députés n'était plus représenté au ministère actuel, les cartellistes, même ceux qui sont prêts à pratiquer la politique du pire, celle de l'opposition, n'auraient plus qu'à se rallier au gouvernement. On le comprend sans peine ce serait la résurrection du cartel. Qu'est-ce que les partisans « cartellistes » de la politique du pire? Ce sont t les socialistes .et ce sont aussi ces radicaux socialistes qui prétendent fixer à leur parti une discipline à laquelle restent « rebelles les élérments modérés ».

Ainsi, ,d'après<; certains radicaux socialistes, qui formaient dans leur propre parti une minorité dans l'ancienne Chambre, et forment une minorité encore plus rétrécie dans celle-ci, la large union nationale dont le pays a proclamé la nécessité aux dernières élections commencerait par être une union faite au profit de ceux qui l'ont toujours repoussée ou critiquée. Après la formule « de Marin à Blum » qui aurait représenté la plus vaste union nationale, et que les socialistes ont rejetée après la formule « de Marin à Herriot » qui a été réalisée non sans que le pays s'en soit bien trouvé, la Chambre nouvelle inaugurerait son action par une formule inattendue qui éliminerait le groupe dont le nombre s'est accru au profit du groupe dont le nombre a diminué et par une politique de néocartellisme que le pays a rejetée contre une politique, de large union qu'il a voulue. Ce serait la négation des volontés du suffrage universel, des lois des majorités et des règles <

de la logique.

de la logique. ̃

OPINIONS DE PROVINCE

~T

Au lendemain des élections, ainsi qu'Une chute de feuilles après un orage, q^i a yi| nombre de démissions joncher le sol. Dépissions d'ûn ministre,conseillers' généraux et municipaux, même de conseillers d'arrondissement, de maires et d'adjoints. Ces sortes de suicides de nos divers mandataires se sont multipliés. Et rien ne démontre mieux l'incohérence de nos idées politiques et- le désordre de notre machinerie d'Etat. Par. là il apparaît clairement que, selon le mot récent de M. Poincaré, la pyramide repose sur sa pointe. Un ministre se retire parce qu'il n'a pas été réélu député. Mais il n'y a aucune loi ordonnant qu'un ministre soit membre du Parlement. Et beaucoup de bons esprits estiment, au contraire qu'il y aurait tout avantage à spécifier une incompatibilité légale entre les fonctions de parlementaire et celles de ministre. Séparer complètement le pouvoir exécutif du pouvoir législatif, ce serait supprimer bien des compétitions fâcheuses, et mettre un peu d'ordre et.de stabilité dans le gouvernement. Quoi qu'il en soit, d'ailleurs, de l'opportunité de cette réforme réclamée de divers côtés, le fait incontestable c'est que rien ne s'oppose constitutionnellement à la participation au gouvernement d'un non-parlementaire. Mais le préjugé, trop répandu, que le suffrage, de quelque façon qu'il s'exerce, fût-ce dans les étroites frontières d'une circonscription électorale et par une poignée de votants, équivaut à un jugement du pays porté sur l'un de ses représentants, ce préjugé, d'une absurdité éclatante, a déterminé aussitôt M. Pallières1 à s'ouvrir, pour ainsi dire, le ventre à la vieille mode japonaise, à faire couler sur Pau tel de la souveraineté du peuple tout son- s.&ng ministériel. Mais, parce que sur 11,263 électeurs il en a manqué 2,215 pour apporter au ministre l'appoint de voix nécessaire à sa réélection, qui voudrait soutenir que ce soit là l'expression authentique de la volonté générale de quelque douze millions de citoyens? Où et comment le peuple français a-t-il chargé cette petite troupe de paysans gascons de décider, en son nom, des mérites et des démérites d'un des membres de son gouvernement? Les électeurs choisissent librement leur député. Il ne leur appartient nullement pas plus de révoquer que de nommer un ministre. C'est là l'affaire du Parlement représentant toute la nation, et non celle d'un nombre infime de Français qui ne constituent qu'une faible majorité d'arrondissement. Supposons que M. Poincaré, s'offrant aux suffrages d'une circonscription, y eût été battu par un concurrent quelconque, la preuve eût-elle été faite par là que la France ne voulait plus de lui à la direction du pays? Ce n'est que par une fiction, aussi dangereuse qu'insoutenable, qu'on attribue à une minuscule fraction du corps électoral une souveraineté qui ne pourrait être reconnue qu'à ce corps s tout entier, et même le droit de décider de tout ce qui ne la regarde pas, en particulier de prononcer la déchéance d'un ministre. La confusion des pouvoirs, laquelle est proprement l'anarchie, est ici à son comble;

Lés démissions de conseillers départementaux, arrondissementiers ou municipaux, sont également, et plus encore peut-être, le signe de cette incohérence politique qui engendre partout le trouble administratif et gouvern.eni«néaJ, Conseils généraux et conseils municipaux, à plus forte raison conseils d'arrondissement, dont la tâche est si mince qu'elle est sans aucune importance, n'ont pas à s'immiscer dans les affaires: du Parlement. A celui-ci, la politique nationale à eux, selon le cas, la politique départementale ou la politique municipale, étant bien compris que par ce mot de politique nous entendons l'administration soit de l'Etat, soit de la région, soit de la ville ou du village. A chacun son métier, à chacun sa sphère et sa compétence. Nous n'ignorons pas que, par suite d'une erreur génératrice de bien des maux, le législateur a introduit, par voie détournée, la politique nationale dans nos assemblées départementales et municipales en les chargeant de l'élection des sénateurs. Du moins ne leur a-t-il pas confié celle des députés. Il leur a même interdit les vœux politiques, interdiction dont nos conseils généraux, en particulier, se moquent de plus en plus, et que de moins en moins osent leur opposer les préfets. Aussi avons-nous quatre-vingt-dix parlements au petit pied qui se prononcent journellement, en toute incapacité et incompétence, sur les plus difficiles problèmes d'ordre national. En voici un, ces jours-ci, qui demande la réforme de la loi électorale, un autre qui revendique la suppression des périodes de réserve, un troisième qui exige la prompte stabilisation du franc. De quoi se mêlent-ils, et ne feraient-ils pas mieux de donner leurs soins à la sage administration de leur département, où la besogne ne leur manque pas? Et l'on peut en dire autant des cqnseils municipaux. Qu'ils s'occupent donc des finances de la localité, plutôt que de celles de l'Etat, qu'ils tiennent bien pavées et nettoyées nos rues, propres nos ruisseaux et nos égouts, qu'ils nous donnent de l'air, de la lumière, des arbres et des fleurs, qu'ils veillent, à l'hygiène physique et morale, abattent les' taudis qui partout abondent, exercent sur les débits et autres lieux dits de plaisir la surveillance que les lois leur imposent, qu'ils nous fassent des cités, grandes ou petites, salubres, agréables, prospères Nous ne leur demandons pas plus, et nous ne les avons nommés que pour cela, et non pour qu'ils adressent leurs directives au Parlement, que nous avons élu, lui, pour diriger la politique nationale.

Certains de ces conseillers généraux et municipaux, quelques maires, usant de.leur droit strict de citoyens, sont intervenus, passionnément parfois, dans la lutte électorale, quelques-uns se sont même présentés comme candidats à la députation. Ils n'ont pas réussi. Leurs amis ou eux, leur parti ont eu le dessous. Ce n'est pas une raison pour qu'ils abandonnent les fonctions pour lesquelles ils avaient été désignés. Si nous ne voulons pas s d'eux, comme députés, si nous ne voulons pas de leur parti pour gouverner le pays, cela ne prouve pas que nous ne les voulons pas comme administrateurs du département ou de la commune. Nous pouvons estimer que tel est un bon gestionnaire des affaires départementales ou municipales; un excellent maire, qui ne ferait qu'un très insuffisant député. Un; jardinier, dont je suis très content pour le soin qu'il prend de mes asperges et de mes rosés, se démettra-t-il si je, refuse -de l'agréer en qualité de chauffeur, dans la crainte justifiée qu'il ne me mène à quelque écrasement ? Je puis, de même, désirer conserver à la tête de l'administration locale un radical, un socialiste, un royaliste qui, ne s'y mêlant pas de politique générale, y fait heureusement son métier, à l'agrément de tous, et en même temps redouter de lui confier la fortune du pays.

En résumé, les élus à différents titres et à des fonctions diverses n'ont qu'à s'occuper des tâches particulières pour lesquelles ils ont été choisis. A la commune ce qui est communal au département ce qui est départemental, au Parlement et à son gouvernement ce qui est national. Quand on sort de ses attributions, on crée du désordre. Et ce désordre, aujourd'hui, n'est pas seulement dans les faits, il est dans les esprits. La méthode du touche-à-tout a presque le consentement universel. Ce ne sont pas seulement les députés qui se jugent aptes

ià tout faire. Ce sont aussi les électeurs, et tous beux qui ont reçu d'eux un mandat quelconque, dont ils élargissent, à qui mieux mieux, les limites. Un arrondissement prétend faire lit- loi à la Franae. Quelques centaines de votants se croient' le peuple souverain. Le malheur, c'est qu'à toutes ces usurpations et à toutes ces outrecuidances nous cédons presque tous, persuadés que, ce chaos, c'est la démocratie. L. L. PIEUX MENSONGES

Nous avions écrit, dans un article récent sur l'Alsace, que M. l'abbé Haegy, grand électeur du Haut-Rhin, grand inspirateur des élections du Bas-Rhin, avait cru, en faisant voter pour les communistes et les autonomistes, « servir les intérêts religieux auxquels il a porté, %au contraire, un rude coup ».

Il semble que cette constatation ait assez durement touché les journaux de l'autonomisme clérical. Le Nouvelliste d'Alsace, supplément de langue française de VËlsœsser Kurier, nous répond, en effet, de la belle façon. Et,nous ne pouvons résister au plaisir.de faire apprécier cette littérature

« Le rédacteur qui a écrit cet article, écrit gentiment le Nou7;elliste, est ou bien un franc-maçon de mauvaise fois (sic), ou bien, s'il a été ondoyé, un sot. Car de prétendre que Ricklin et Rossé ne sauront pas défendre la religion catholique, eux qui sont foncièrement catholiques, élus par une population en majorité catholique, c'est parler en dépit du bon sens. Il est vrai que l'abbé Haegy n'a pas voulu donner de leçon à la France; il est vrai qùHl a combattu l'élection de Bossé et Ricklin' il est vrai aussi que ces hommes, élus malgré lui, mais placés sur le terrain purement ïRêantionnaire, défendront beaucoup plus âprement le régime religieux en Alsace que tous les autres députés. »

Arrêtons-nous pour souffler. Et cueillons maintenant dans ce passage choisi quelques fleurs rares. Il nous est arrivé, à propos de M. l'abbé Haegy, de parler de « contre-vérités ». Nous pouvons maintenant, en toute tranquillité d'âme, écrire le mot « mensonge ». Ainsi le journal de Tabbé Haegy assure que M. l'abbé Haegy « a combattu l'élection de Rossé et Ricklin », que ces hommes ont été « élus malgré lui ». Mais nous avons précisément sous les yeux le numéro du journal do M. l'abbé Haegy, dont une page entière, en caractères gras, demande aux électeurs de Colmar de voter pour Rossé. Faut-il en donner le texte? Le voici

yvxhler des Kreise ColmaVi

holft mit eurctn Stimtnzettel

JOSEPH ROSSE

der selt 5 Monaten im Gefœngnis sitzt, ohne dass man weiss warum, olvne dass sein Prozess verhandelt wird. Am nxchstcn Sonntag zur Gerechtigkeit sprecht mit dem Stimmzettel euer Urteil ilber Verhaftungen und die ProzessverscMeppuno

Stimmt fur flossé,

Stimmt fur die Freilielt und fur elle Gerechtigkeit 7 jElecteuns du corale de Colmar! Aidez par votre bulletlnde vote Joseph Rossé qui est en prison depuls cinq mois sans qu'on sache pourquoi, sans que son procès ̃soit débattu. Dimanche prochain, pour la justice, proiiencez avec votre bulletin le jugement sur les arrestations^et les procès qui traînent 1

Votez pour Rossé 1

Votez pour la liberté et pour la justice !] 'i oGefta a .(paru dans îe numéro du 28 avril de ̃ VElszesserri Kurier^ ·

̃ Faudrait-il, démontrer aussi que M, -l'abbé Haegy, qui «a combattu l'élection de Rossé » de Ip,. façon qu'on vient de voir, a « combattu » d'une manière analogue, mais cette fois par personnes interposées c'est extraordinaire ce qu'il y a de personnes interposées dans ces milieux l'élection de jM. RicMin ? Bornons-nous à la démonstration de ce pieux mensonge, qui se suffit à luimême, et qui suffit aux autres.

Quant au « rude coup » que M. l'abbé Haegy a •porté aux itotérêts religieux de l'Alsace, il éclate à; tous les yeux. Jusqu'au 29 avril, les deux départements du Rhin avaient envoyé à la Chambre, sur seize députés, treize représentants de l'Union populaire ou des démocrates, défenseurs du statut religieux alsacien. Il y avait deux socialistes et un communiste. Aujourd'hui, l'Union populaire et les démocrates ne comptent plus que dix députés. Il y a un communiste, deux socialistes, un autonomiste libre-penseur, et deux autres,autonomistes. Et nous ne parlons pas de l'influence qu'ont eue en Moselle les idées haegystes! Et nous ne parlons pas davantage des dilvisions provoquées dans la population croyante par cette politique du pire. Comme nous le disait un catholique alsacien, « M., l'abbé Haegy sera le fossoyeur de l'Union populaire et du statut religieux de l'Alsace ».

̃̃>

FESTIN RÉCONCILIATOIRE ̃ Depuis un lustre au moins, la vie est pareille a* un printemps sans nuage. Nous sommes commp engagés à tout jamais dans la saison des amours. Une telle harmonie règne entre les hommes, que leurs, transports allègres ne connaîtront plus, semble-t-il, ni la trêve chagrine de l'hiver, ni les langueurs de l'été, ni les mélancolies automnales. Sympathie, concorde et charité sont les asf.res qui nous éclairent dans le ciel infini de la paix. Comme avant le péché, nous ignorons le mal, et notre monde est un paradis familier fait à l'image de ceux qu'aperçut la candeur du poète Francis Jammes, où les humbles ressuscitent dans une paisible gloire.

Pourtant, il nous restait des ennemis; une arme braquée contre nous nous inspirait encore épouvante et colère c'était le téléphone. Selon l'art nouveau de la guerre, nous ne cessions pas d'être menacés et frappés par des adversaires invisibles qui, « à l'autre bout du fil », nous visaient et ne nous manquaient point. Eh bien, l'armistice est signé. Le fil téléphonique ne sera plus désormais que la tige, un peu longue, de la branche d'olivier dont embouchures et récepteurs des appareils seront les fleurs. Nos conversations à distance prendront le ton des symphonies et, demandant une communication, nous dirons « Mademoi>selle », comme si nous disions « Ma sœur ». Cette nouvelle victoire pacifique, c'est la Société des abonnés au téléphone qui vient de la ̃Eemporter. Un. banquet réunira prochainement les clients de l'Etat et l'Etat lui-môme, représenté par les demoiselles du téléphone ». Les deux camps n'en feront plus qu'un autour des tables fleuries. On; échangera des sourires au lieu de reproches. .«•Marcadet », « Fleurus », Gutenberg » ne désigneront plus ces bastions fortifiés contre lesquels .nous dirigions l'assaut de nos réclamations, mais des*.olairières où le soleil, à travers les branches, caressera la grâce des dryades. « Madame la surveillante » ne sera plus un personnage mystérieux et introuvable; nous la verrons devant nous, le verre en main, réglant le ballet des réconciliations téléphoniques.

Et les deux armées qui' s'affrontaient hier se contempleront avec une surprise émue. « Quoi! dira l'abonné nerveux, c'est là cette timide et menue blonde qui me causait chaque matin tant d'irritation! » « Hélas! murmurera certaine jeune: fille de « Littré », que j'ai de repentir en découvrant que mon 29-78, contre qui je luttai à coups de sonnerie, est ce beau brun aux regards chauds! » Et des toasts exprimeront, avec l'unanime regret des convives de s'être jusque-là méconnus, leur joie de s'apercevoir et de se plaire. Il en est ainsi, dit-on, c'e tous les peuples qui ne se jalousent ou ne se haïssent que parce qu'ils ne se comprennent pas. Mêlez la race jaune à la blanche et ouvrez leurs rangs à la noire vous

formerez une immense famille où îa fraternité

apaisera tous les mauvais instincts de l'humanité. Cependant, un abonné et une dame téléphoniste, sans attendre le festin réconciliatoire, vivaient en paix. L'inflexion de leurs voix leur' avait conseillé l'accord. Invisibles l'un à l'autre, ils avaient cru deviner qu'ils partageaient certains goûts et la politesse de leurs propos attestait pour le moins que leurs1 âmes étaient parentes. Fasse la fée Eleètricité que ces deux êtres :unis par une ..amitié idéale fit secrète ne se rencontrent point au banquet de la téléphonie! L'instrument qui nous sert à converser de loin est bien souvent une arme perfide, mais il nous est quelquefois aussi un masque bienfaisant. Evoquons les aventures des bals parés et la déception qu'elles peuvent causer à ceux dont la perspicacité se laisse troubler par la musique verbale. Ecoutons les mille bruits de la vie et rêvons qu'ils forment un concert pacifiant. Mais gardons-nous de toujours vouloir surprendre la nymphe Echo dans son antre. L.

d

LE RÈGLEMENT DE LA PAIX Le projet de pacte contre la guerre Notre correspondant de Londres téléphone lundi matin

La Chambre des lords discutera mercredi la question de la mise do la guerre hors la loi. Lord Reading, libéral, demandera qu'on invite le gouvernement à faire le meilleur accueil possible au projet américain et à envisager favprablement les propositions de M. Kellogg.

Le gouvernement britannique n'a pas encore reçu toutes les réponses des Dominions, qu'il a consultés, sur le projet Kellogg. Il convient de remarquer que si la Grande-Bretagne a toutes les raisons de ménager le gouvernement de Washing-. ton, il n'en est pas de même des jeunes' nations de l'empire britannique, et certains gouvernements coloniaux, comme celui de l'Australie, n'auraient pas caché leur sentiment, à savoir qu'il leur semble que l'Europe attache beaucoup trop d'importance à une proposition sensationnelle dont le but est principalement électoral et à laquelle les Etats-Unis pourraient porter beaucoup moins d'intérêt après les élections présidentielles de novembre.

̃»

Les réparations bulgares

On mande de Sofia au Times que M. Falletti, délégué italien à la commission interalliée, a reçu comme instructions de M. Mussolini d'appuyer fermement toute demande de réduction des payements pour les réparations bulgares, de même que le fera le délégué italien à la commission des réparations.

11 fAMD&PNP NPfPnDATP PH JUtfMtPtn"

LA CAMPAGNE ELECTORALE EN ALLEMAGNE La situation intérieure en Bavière et en Wurtemberg

Notre correspondant de Berlin nous écrit Le renouvellement des Diètes de Bavière et Wurtemberg s'effectuera, on le sait, le 20 mai, en même temps que celui du Reichstag. Comment be présente la situation politique dans ces deux grands « pays » ?

A Munich comme à Stuttgart une coalition de la droite avec les fractions catholiques détient depuis plusieurs années le pouvoir; mais cependant, tandis qu'en Wurtemberg les éléments nationalistes groupés autour du président du conseil M. Bazille sont véritablement les maîtres, en Ba-' vière l'influence prépondérante appartient aux « populistes bavarois », c'est-à-dire aux catholiques que dirige M. Held, l'actuel chef du gouvernement. Dans les deux « pays », les cabinets paraissent quelque peu usés à la suite de leur long séjour aux affaires; cependant le résultat des élections demeure difficile à prévoir. Les groupes d'opposition se trouvent en effet handicapés par leurs sympathies pour l'idée de l' « Etat unitaire », idée très impopulaire dans l'Allemagne du sud. En Bavière, les populistes bavarois et le centre autrefois brouillé avec le parti catholique de Munich, le centre s'est il y a quelques mois réconcilié avec celui-ci aux listes duquel M n'opposera pas de candidats avaient obtenu il y a quatre ans un million de voix, les socialistes 500,000 ainsi que les racistes, les nationalistes 280,000, les communistes 250,000, les « paysans bavarois » plus de 200,000 et les démocrates près de 100,000. Il est certain d'avance que les racistes, bien qu'encore nombreux à Munich et plus encore peut-être à Nuremberg, ne retrouveront pas, tant s'en faut, leur chiffre de 1924. Une partie de leurs anciens électeurs voteront sans doute pour les nationalistes ou les populistes bavarois, sinon même pour les communistes. D'autre part les « paysans bavarois » passent pour avoir, par leur récente manifestation d'hostilité au relèvement du traitement des fonctionnaires, gagné des sympathies parmi les partisans habituels des populistes bavarois. Quant à la social-démocratie, seule fprce sérieuse d'opposition, elle devrait. elle aussi conquérir des voix, notamment, d'ailleurs, au détriment des démocrates.

Nous ne parlons pas des populistes tout îourt, des amis de M. Stresemann; ils n'avaient pas en 1924 recueilli plus de 30,000 suffrages, et il paraît douteux, nonobstant l'intervention personnelle du ministre des, affaires étrangères, président du parti, et l'inscription de celui-ci sur la liste populiste au Reichstag (les campagnes pour les élections au Reichstag et à la Diète sont naturollement menées de façon parallèle), que leurs progrès soient bien considérables. Certes le parti libéral, dont les populistes se déclarent les héritiers, a joué en Bavière un rôle d'importance; il lutta jadis pour l'unité allemande. Mais aujourd'hui, la sœial-démocratie étant devenue un parti de gouvernement, les troupes populistes ne peuvent plus être nombreuses. P

Malgré l'affaiblissement des racistes, la Diète de 1928 ne sera sans doute pas tellement différente de celle de 1924, en dépit du gain de quelques man- dats que réaliseront finalement les socialistes et les « paysans bavarois ». Même s'ils subissent quelques pertes les « populistes bavarois » n'en demeureront pas moins à la Diète les arbitres de la situation. Il y a quelques mois, un député popu- liste bavarois dont l'influence est réelle, M. Schlittenbauer, avait, dans un discours, laissé entendre que ses amis ne repoussaient plus l'idée de partager les responsabilités gouvernementales avec les socialistes. En réalité, M. Schlittenbauer souhaitait surtout il n'y parvint d'ailleurs pas d'amener par cette menace nationalistes et paysans bavarois à cesser leurs attaques contre les populistes bavarois, leurs alliés au sein du cabinet. Certes un certain rapprochement s'est effectué entre socialistes et populistes bavarois sur le terrain politique. S'ils ne sont pas encore républicains les populistes bavarois ont à peu près cessé d'être véritablement monarchistes; ils ont aujourd'hui dans leur grande majorité accepté le « fait républicain ». Mais de là au pacte d'alliance avec les socialistes, partisans de l'Etat unitaire, il y a un pas qse le parti de M. Held ne franchira pas cette fois encore. Aussi', après les élections comme avant, et en dépit de leurs querelles, voire de leur retrait momentané, lors de la coalition comme, c'est ,1e cas actuellement pour les paysans bavarois, ̃-<- il est très-probable que M. Held restera au pouvoir à la tête d'un gouvernement dans lequel seront toujours représentés avec les populistes baravois les nationalistes et les paysans bavarois.

M. Held est d'origine hessoise, et ce fait a suscité à Berlin et dans l'Allemagne du nord toutes sortes de moqueries à l'égard des Bavarois, incapables, dit-on, de trouver au soin même de leur peuple des personnalités susceptibles de les gouverner Mais en Wurtemberg, cette pépinière avec Bade des hommes d'Etat allemands qu'on songe à Erzberger, von Payer. Gessler, Grœner, le président du conseil, M. Bazille, n'est Souabe que par sa mère, et son père était né Français. M. Bazille s'est d'ailleurs efforcé de faire oublier son origine par la violence de ses sentiments nationalistes. Nul en Allemagne n'affecte une plus vive admiration pour Bismarck, et de ses collègues du grand partit de droite seuls peut-être M von Freytag-Loringhoven et les collaborateurs de la Deutsche Zeitung trouvent grâce aux yeux de son patriotisme intransigeant. M. Bazille, qui n'est d'ailleurs pas dépourvu d'énergie, a réussi depuis quatre ans, bien que chef de l'Orne «feg fractions 4e§

moins nombreuses de la Diète wurtembergeoise, à demeurer le président d'un gouvernement formé lui aussi par l'union des nationalistes, des paysans et du centre. Les catholiques wurtembergeois ont, en effet, infidèles à la tradition de leurs anciens chefs, Erzberger ou Grceber, accepté de pactiser avec la droite. Mais la majorité dont dispose M. Bazille est très faible, trois à cinq voix. Il suffirait donc qu'aux élections du.20 mai socialistes et démocrates (ceux-ci relativement nombreux) gagnassent quelques1 mandats pour ruiner la combinaison actuelle. Le centre, vu la nécessité de former un ministère, serait obligé de consentir à la résurrection de la coalition de Weimar, celle 'qui avait gouverné le Wurtemberg avant 1924. Ce renversement de la situation se produira-* t-il, autrement dit les partis de gauche gagneront- ils les sièges nécessaires? Ce n'est pas impossible. Tandis en effet qu'en Bavière, et même dans le pays de Bade, les progrès économiques, le développement des villes se sont bien ralentis depuis 1918, au contraire le Wurtemberg a bénéficié d'un! véritable essor industriel. Pendant que Munich, Augsbourg ou Mannheim demeuraient à peu près stationnaires, Stuttgart a depuis la guerre considérablement grandi. Avec ses 400,000 habitants, ou presque, cette ville est devenue la métropole incontestée de l'Allemagne du sud-ouest. Mais naturellement, avec la croissance de l'industrie, la social-démocratie a gagné elle aussi du terrain dans des populations où augmentait l'élément ou-, vrier. C'est dire que, bien que, en Wurtemberg aussi, leur propagande en faveur de « l'Etat uni-* taire » ait certainement ralenti la rapidité de leurs progrès, socialistes et démocrates ont chance d'obliger bientôt M..Bazille à « faire valoir ses droits à une pension », puisque en Allemagne les hommes d'Etat chassés du pouvoir reçoivent, au moins, pour diminuer leur douleur, de très grosses ret.raites.

Un avertissement du président Hindenburg Notre correspondant particulier nous téléphone Berlin

Le président Hindenburg a manifesté officielle-t ment son mécontentement de l'utilisation faite de son nom au cours de la campagne électorale. Une section du parti populiste ayant invité les élec.-i teurs à voter « pour le parti du président Hindenburg », le secrétaire d'Etat à la présidence du Reich a adressé au secrétaire de cette section une lettre rappelant « au nom du président du Reich » que celui-ci n'était membre d'aucun parti. D'autre part, à propos d'une affiche populiste dans laquelle on exhorte le corps électoral « à voter comme Stresemann », M. Theodor Wolff, déclare dans le Berliner Tageblatt que voter pour, le .parti populiste toujours si oscillant et qui, au-* jourd'hui favorable à la grande coalition, peut de-* main encore vouloir un rapprochement avec les nationalistes, n'est pas le plus sûr moyen de faire triompher la politique de M. Stresemann. M, Wolff se prononce pour la création ultérieure d'un grand parti républicain bourgeois (dans lequel entreraient, avec les démocrates, l'aile gauche des populistes et peut-être certains éléments catholiques) qui servirait d'appui et de contre-poids k la social-démocratie.

Manifestations électorales

Notre correspondant particulier de Berlin nous télé» phone lundi matin

Une tradition veut que le dimanche, dit diman-i che doré, qui précède les élections, soit marqué à Berlin par d importantes manifestations politiques. Tous les partis avaient, en effet, organisé hier de grandes réunions qui se sont déroulées dans le calme. Les membres des diverses associa- tions la Bannière du Reich pour les socialistes, Casque d'acier pour les nationalistes, Combattants rouges pour les communistes assuraient là; police des salles. Mais à la sortie de ces réunions plusieurs bagarres se sont produites, notamment entre des membres de la Bannière du Reich et des Casques dïacier et des adhérents" du groupement

raciste:

Les orateurs nationalistes dans leurs discours, comme la presse de droite dans ses journaux, mènent une campagne particulièrement vigoureuse contre les petits partis, qu'ils s'efforcent de ridiculiser. En 1924, 600,000 suffrages accordés aux petites listes ont été perdus, ne donnant lieu à l'attribution d'aucun mandat. Les nationalistes redoutent que les petites listes n'obtiennent cette fois-ci un nombre plus grand de suffrages qu'ils considèrent avec semble-t-il quelque raison comme principalement enlevés à leur propre partie Le chancelier Marx, actuellement en congé, rentrera à Berlin à la fin de la semaine, mais il n'aura ainsi pris aucune part personnelle aux luttes électorales, non plus que l'autre chef du centre, M. von Guerard, auquel son état de santé, a également interdit toute aotivité politique. LES EVENEMENTS DE CHINE

L'avance des nationalistes vers Tien-Tsin On télégraphie de Shanghaï

Le général Yen Chi Tohan, gouverneur du Chantoung, a annoncé qu'il s'était emparé, le 8 mai, de la ville de Tsang-Tchéou, à mi-chemin entre TeTchéou, pris vendredi par Feng Yu Siang, et TienTsin. Ses troupes ont ainsi coupé la retraite aux troupes nordistes du Chantoung et du Tchili, auxquelles les. nationalistes prétendent avoir fait 7,000 prisonniers et pris une grande quantité de muni-* tions.

L'armée du sud s'avance maintenant vers TienTsin, qu'elle espère atteindre bientôt. Dans cette dernière ville se trouvent 8,500 hommes de troupes étrangères, dont 4,000 Américains avec 20 aéroplanes, cinq chars de combat et cinq canons de campagne, 3,000 Français, 1,000 Anglais et environ 500 Japonais. Le petit nombre de ces der- niers s'explique par le fait que 'le plus gros de leurs troupes a été envoyé à Teinan-Fou. Les commandants étrangers à Tien-Tsin se sont réunis vendredi et ont décidé d'établir une ligne d'àvant-postes dans un rayon de 7 milles autour; de la ville.

Les Japonais se sont vu confier la garde des points importants des concessions de Tien-Tsin, dont la gare de d'Est, où se rejoignent les lignes d§ Tien-Tsin-Poukéou et Pékin-Moukden.

La retraite de Tchang Tso Lin

On télégraphie de Washington:

Le département d'Etat a reçu de M. Mac Murray, ministre américain à Shanghaï, un message déclarant que le maréchal Tchang Tso Lin se replie dans ila direction de la Mandchourie. Ce mouvement est considéré comme modifiant profondément la situation militaire en Chine, car il ouvrirait aux nation-alistes la route de Pékin. Le Japon et la Mandchourie

Un télégramme de Tokio au Daily Mail fait remarquer que l'attention du Japon est tournée vers la Mandchourie, où il y a des indications d'une insurrection contre Tchang Tso Lin. Bien qu'il soit impossible d'obtenir des précisions officielles sur l'attitude du Japon pour le cas où la Mandchourie serait entraînée dans la guerre civile, tl semble certain, à en juger par les déclarations faites par le gouvernement impérial ces dernières années « sur la situation spéciale du Japon en Mandchourie et en Mongolie », que Tokio ne pourrait pas rester inactif.

On prévoit que la Russie serait impliquée en cas de troubles en Mandchourie, en raison de sa situation géographique et de ses intérêts dans le Chemin de fer de l'Est chinois. Toutefois, les milieux officiels russes à Tokio assurent qu'ils entendent suivre une politique de complète neutra-

lité.

A Amoy

On télégraphie d'Amoy

Un croiseur nordiste est entré dans la rade. et a canonné les forts occupés par les nationalistes de chaque côté de l'entrée du port. Le bombardement n'a pas causé de dégâts. Le tir de riposte des canonnière des forts n'a pas été plus efficace.

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DANS LE PROCHE-ORIENT

Un démenti roumain

L'agence officieuse Rador publie l'information suivante

Les cercles gouvernementaux démentent formellement la nouvelle publiée par certains journaux concernant un changement de gouvernement. Ils affirment que le gouvernement actuel restera en fonctions pour conclure un emprunt et exécutes la §tabMi§8j,io&


u Lettre d'Angleterre

LOPINIOK ANGLAISE Em QUESTION D'ALSACE (De notre correspondant particulier)

Londres, mal.

Des événements récents ayant appelé l'attention sur les effets do certaines propagandes en Alsace, l'opinion britannique a lu avec un vif intérêt, comme nous l'avons marqué ailleurs, les déclarations faites par M. Poincaré à Strasbourg et à Metz, confirmant aux provinces recouvrées les promesses du gouvernement de la République, et l'organe le plus influent de la presse anglaise, le Times, a très justement résumé l'impression générale du pays ami et allié en écrivant « Sii tous les Français traitaient la question d'Alsace avec la même tolérance et là même intelligence que M. Poincaré, elle ne tarderait pas, en tant que question, à disparaître. » M. Lazare Weiller, sénateur du Bas-Rhin, de passage à Londres, a été invité par le Royal Institute of International Affairs à lut faire un exposé sur les origines et la nature du malaise alsacien. Cet institut, qui compte dans son comité de patronage le prince de Galles et les premiers ministres de la métropole et des Dominions, et, parmi ses présidents, les lords Balfour et Grey, est une sorte de club où des hommes politiques et diverses personnalités éminentes dans la société et le monde des affaires se réunissent pour discuter de temps en temps les problèmes à l'ordre du jour. Le choix qu'il avait fait de M. Lazare Weiller pour lui parler de la question d'Alsace montre à la fois l'importance que ce groupement attache à nos préoccupations actuelles dyjas cette province et l'esprit sincèrement sympaHirque dans lequel il désirait en aborder l'étude. M. Weiller a rappelé d'abord certains liens peu connus qui existent entre l'histoire militaire de la Grande-Bretagne et là vie de l'Alsace, depuis le temps' où le plus distingué des régiments d'infanterie fc>ritannique, le « Royal Scots », faisait campagne en Alsace au dix-septième siècle, jusqu'à l'époque où, au début de la guerre de Crimée, une certaine a légion suisse-britannique » installa ses bureaux de recrutement à Sélestat. Il rappela ensuite l'attachement de tous les Français des provinces, qu'« ce soit la Provence, ou le Béarn, ou l' Alsace, piour leur petite patrie

Pour nou;s autres Alsaciens, dit-il, pour les hommes de ma génération et pour moi-même, l'Alsace n'a pas été seulement la terre des aïeux et des saintes traditions familiales, elle a été pour nous le souvenir à da fois doux et cruel, l'image de l'amour et de la douleur et «elle d'âne irréductible espérance. Elle a été aussi, dans tes heures inoubliables qui nous illuminesont jusqu'au dernier jour, la splendeur de la joie la plus haute.

En Alsace, nous avons tout connu. Nos yeux d'enfant y ont vu « monter vers le ciel, comme disait Homère, la fumée des toits paternels ». Nous l'avons quittée pour fuir une domination étrangère. Nous y sommes revenus en voyageurs, et nous avons vu les nuages de l'exil entourer les lumières de nos berceaux.

Nous avons rettonguis les ossements de nos pères. Et enfin les clarfeSs de notre enfance sont venues.rajeunir nos regards vieillis au grand soleil de la victoire.

Cet hommage érnu à la patrie alsacienne se termina par une invitation à ceux de nos amis Anglais qui ne connaissent pas encore cette belle province à venir la voir, puisqu'il suffit de la voir pour l'aimer

Toutes les grâces élégaaites du paysage alsacien, aux contours raffinés, toute la poésie de nos beaux villages groupés autour de leurs clochers comme nos cigognes autour de leurs nids, toute la splendeur que l'art a, dans nos vieilles cités, ajouté aux beautéa de la nature, je souhaite que la plupart d'entre vous qui ne les connaissent pas encore t'apprennent à les oonnaître.

L'orateur sa demanda alors s'il y a une question d'Alsace, du point de vue de la politique extéTieure, et du point de vue français, et s'il faut envisager l'évolution de la diversité alsacienne dans l'unité française ou même européenne. Du point de vue extérieur, il n'y a pas de question d'Alsace. Non pas simplement du fait des traités, mais parce que les Allemands n'avaient annexé cette province que pour des raisons purement militaires; en 1871, leurs généraux avaient prévalu sur leurs diplomates, Moltke l'avait emporté sur Bismarck

Ce fut, non seulement pour l'Alsace et la France, mais pour l'Allemagne elle-même, un grand malheur. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine empêcha la paix des cœurs entre les deux pays voisins. Que de sang, que de ruines eussent été épargnés si la raison n'avait pas, en 1871, été dominée par le glaive! Oserai-je ajouter si l'Angleterre d'alors avait été plus prévoyante?. Naturellement, l'Allemagne unie trouva le moyen de justifier, aux yeux du monde, la spoliation dont la France venait d'ûtre victime. Il y a eu toujours en Allemagne, comme le déclarait le grand Frédéric, des juristes experts à consacrer les faits par des arguties juridiques. De 1871 à 1918, ces juristes ont représenté l'annexion de l'Alsace et de la Lorraine comme une désannexion, comme la reprise d'une terre allemande, volée jadis par la France à l'Allemagne. Et vous avez entendu comme moi que ce sophisme a été repris, depuis le traité de Versailles, avec une inquiétante virulence par certaines écoles d'outre-Rhin.

Messieurs, vous me permettrez d'expliquer ici, dans ce milieu éclairé et oorapétent, de quoi est faite cette prétention.

Lorsque, non par la conquête, mais par le don volontaire! et aussi pour échapper à la tyrannie de l'occupation suédoise, les villes et les campagnes alsaciennes se sont offertes à la France, Strasbourg sous Louis XIV, Mulhouse sous la Révolution, il n'existait pas une Allemagne unifiée. Les Allemagnes étaient, au contraire, profondément divisées.

Et dans ces Allemagnes rhénanes, sur les frontières desquelles s'élevait notre Alsace, dans le couloir des Evêques, qui a joué un si grand rôle historique au cours des siècles, les éléments latins étaient mélangés si étroitement à des éléments germaniques, que notre illustre écrivain français, mon éminent et regretté ami, Maurice Barrès, a pu voir justement dans ce qu'il a appelé le Génie du Rhin, un des flambeaux de la civilisation occidentale.

C'est en vain que l'on a voulu invoquer du côté allemand l'argument prétendu des races C'est en se donnant librement à la France que les diverses parties de l'Alsace ont pris conscience de leur unité régionale. Ainsi l'Alsace nouvelle, celle dont la destinée s'est fixée au dix-septième siècle et s'est poursuivie en ligne droite, malgré tous les obstacles de l'histoire, est la création de la volonté commune de la Fraaoe et des Alsaciens.

C'est donc bien là un état de fait, né de la nature des choses, « de la collaboration du génie unitaire français aveo le goût traditionnel des Alsaciens pour l'ordre et pour l'indépendance ». Mais le retour à cet état normal ne s'est pas accompli sans quelque difficulté, dont M. Weiller a marqué en traits nets et francs l'origine et la ̃nature.

Le retour de l'Alsace au foyer national français, s'il Satisfaisait aux aspirations les plus ardentes des cœurs, s'il répondait à une nécessité impérieuse de la justice, devait cependant donner lieu à un certain nombre de difficultés tenant les unes aux choses, les autres aux hommes.

Près d'un demi-siècle s'était écoulé entre la défaite de 1871 et la victoire de 1918. Comme je vous l'ai trop rapidement exposé car ce sujet seul aurait justifié une oonférence les Alsaciens, pour rester eux-mêmes et se conserver à la France, s'étaient puissamment rattachés leurs tradition, particulièrement à leurs traditions religieuses. On peut dire que, pendant ces quarante-sept années d'exil, l'église, le temple, la synagogue ont été les foyers brûlants de la vie alsacienne. Or, pendant le même laps de temps, la politique française avait subi une évolution d'un ordre différent. Le principe de la laïcité de l'Etat avait prévalu. Il a donné, il donne encore lieu, dans mon pays, à des discussions passionnées. Ce sont là des querelles qu'il ne convient pas de porter devant des juges étrangers, surtout si ces étrangers sont des amis.

Outre ces antinomies dans les mœurs et la législation, du point de vue religieux, il en existait d'autres du point de vue social. Les Alsaciens, repliés sur eux-mêmes pendant la domination allemande, ont développé puissamment leur vie régionale, et ces institutions d'ordre économique et mutualiste pour lesquelles le Reich leur avait concède toute la liberté dont il était si parcimonieux sur le terrain politique. La France a rassuré les Alsaciens, inquiets pour le maintien de ces traditions et do ces institutions; elle a tenu et elle devra tenir ses promesses.

Sans doute il y a eu des maladresses, des frictions provenant de différences d'esprit, de méthodes et de langage. Des partis se sont trouvés en France pour demander l'assimilation immédiate, au grand effroi de la population des villages alsaciens. Des fonctionnaires ont mal compris la mentalité de cette population; des « pèlerins » parisiens visitant d'Alsace se sont étonnés de son particularisme, et lui ont donné le nom d'autonoinisme, que les mécontents ont adopté; enfin, l'intrusion des éléments allemands n'a pas manqué de jouer son rôle, et d'autres éléments, s'inspirant de Moscou, ont travaillé à exploiter les griefs régionaux et à aggraver le malaise.

Ce régionalisme, ce particularisme, n'est pas une chose propre à l'Alsace. Le sénateur du Bas-rRhin a à peine eu besoin d'indiquer à son auditoire, qu'il existe en Ecosse, en Angleterre même; mais il a souligné avec sagacité qu'il se trouve à la basé de l'impérialisme américain d'après-guerre, inquiet de l'afflux aux Etats-Unis d'éléments hétérogènes, et soucieux de maintenir ses traditions, surtout religieuses, qui remontent aux colons pu-

ritains. Dans son livre remarquable sur VAmérique d'aujourd'hui, M. André Siegfried a aussi relevé ce fait en traits saisissants.

Il y a là une situation dont il faut tenir compte. Il faut y ajouter les différences qui, en Alsace, existent entre les diverses générations d'hommes, nés et élevés, les uns dans la tradition française, les autres sous le régime allemand, les plus jeunes enfin sous le signe de la victoire. Mais, si l'on fait la part de ces divergences inévitables, et que le temps amortira, « ce qu'on a appelé le maiaise alsacien n'est et ne pouvait être qu'un malaise passager, une sorte de difficulté de transition à laquelle on pouvait d'autant plus s'attendre que la température du début était peut-être trop élevée ».

L'orateur termina en rappelant les scènes d'enthousiasme délirant qui marquèrent en Alsace fin de la guerre et le retour à la France, et plusieurs de ses auditeurs anglais, qui ont visité l'Alsace à ce moment-là, témoignèrent ensuite de l'impression inoubliable qu'ils en ont rapportée. Ils s'associèrent de tout cœur à la conclusion de M. le sénateur Weiller, qui, après avoir fait ressortir comment les acclamations des Alsaciens délivrés étaient allées aux troupes britanniques en même temps qu'à leurs frères d'armes français, proclama que « l'Alsace est devenue, au milieu d'autres et sublimes privilèges, le signe de l'amitié éternelle entre l'Angleterre et la France ». Robert-L. Crd.

LES DE L'ÉTRANGER EMPIRE BRITANNIQUE

Le séjour du prince Carol

On communique à l'agence Reuter

Le prince Carol est maintenant presque complètement rétabli. De source habituellement bien informée, on annonce qu'aucun rapport disant que le prince est trop souffrant pour voyager n'a été envoyé au ministère de l'intérieur.

Aucun préparatif n'a été fait encore en vue du départ du prince. On pense cependant qu'il partira lundi.

La France et la Belgique sont citées comme destination possible du prinoe.

D'autre part, notre correspondant à Londres nous téléphone

Le ministre de l'intérieur, sir William JoynsonHicks, est arrivé ce matin lundi de bonne heure à son ministère. Il s'est informé des derniers rapports sur l'état de santé du prince Carol. S'il apparaît que le prince est gravement malade, le gouvernement britannique prendra en considération sa requête pour une prolongation de séjour. Au cas contraire, il devra quitter l'Angleterre avant ce soir. Une des raisons alléguées pour le fait que le prince Carol n'est pas encore parti est qu'il ne sait pas où aller.

Suivant le Daily Telegraph, les gouvernements belge et. suisse lui auraient refusé ,,1'accès de leur territoire et, d'autre part, les conditions qui lui ont été imposées en France (pas de propagande politique, notification de chaque déplacement) lui auraient déplu. On ajoute que ni l'Allemagne, ni l'Autriche, ni l'Italie ne montreraient d'empressement à le recevoir.

Graves confits ouvriers dans l'Inde

Suivant le correspondant du Daily Mail à Bombay, la ville serait menacée d'un arrêt complet des services publics. Une conférence du syndicat général du grand chemin de fer péninsulaire indien s'est ouverte à Bhusawal, à 200 milles de Bombay, et tout porte à croire qu'on y décidera de soutenir la grève des filatures.

Des drapeaux portant l'inscription « A bas l'impérialisme! » ont été déployés par les cheminots.

50,000 grévistes des filatures ont quitté Bombay. ITALIE

Autour du traité de Trianon

Notre correspondant particulier de Rome nous éôrit La délégation parlementaire italienne envoyée en Hongrie par le parti fasciste vient de rentrer à Rome. Elle s'est immédiatement rendue au palais Chigi où elle a remis au chef du gouvernement une statue en argent massif du roii Arpad, fondateur de la dynastie magyare, offerte en hommage au Duce par le parti! gouvernemental hongrois. Ainsi se termine oo voyage qui, avec les manifestations qui l'ont accompagne, a prouvé une fois de plus tout l'appui ̃apporté par l'Italie aux aspirations de la Hongrie. Cependant, le retour des parlementaires n'a nullement atténué la -campagne italienne en faveur ;de- la révision du traité de Trianon, pas plus d'ailleurs que l'expres- Sion des sentiments réciproques d'amitié et de sympathie entre les deux pays, voici d'abord, dans le Carrière délia Sera, de brèves déclarations sen- timentales du régent de Hongrie, l'amiral Horthy « L'Italie doit être convaincue que le peuple hon- grois a pour elle une amitié loyale, sincère et profonde faite d'admiration et do reconnaissance. Par leurs liens culturels et par la communauté de leurs traditions historiques, les deux peuples ont toujours été amis et la parenthèse de la guerre n'a pu altérer leurs relations. La fatalité a voulu qu'ils combattissent dans deux camps différents, mais Ms ont conservé une estime chevaleresque réciproque. Et la guerre finie, de même qu'après un duel où se sont rencontrés non des ennemis, mais des adversaires, ils se sont loyalement serré la main. Aujourd'hui', tous les Hongrois, et moi le premier, sommes reconnaissants du fond du cœur à la grande nation italienne pour l'amitié qu'elle manifeste à notre malheureuse patrie ». Je vous ail déjà signalé l'article « la Hongrie mutilée », pu- blié par le député Polverelli, dans le Popolo j d'italia, et exposant là nécessité de la revision du traité de Triianon. Dans un second article « Jus- tice pour la Hongrie », il développe une fois de plus le même thème Trianon n est pas un inslrumenfj.de paix, mais de guerre; trois millions et demi de Magyars ont été détachés de la mère patrie le principe des nationalités a été violé une fois de plus; la géographie est offensée, l'Hiëtoitre est ignorée; l'harmonie d'un peuple est détruite. Selon le député italien, la Petite-Entente a le' tort d'être une construction à base de panslavisme. Déjà, dans son premier article, il dénonçait le sentiment panslave qui, à son avis, se manifesterait avec force à Prague et à Belgrade. Il revient sur ce thème en ajoutant les considérations suivantes « Certaines personnalités françaises des milieux politiques et militaires pensent même que 1 incapacité administrative et guerrière de la Russie pourra être guérie par l'immixtion de fonctionnaires tchèques et d'officiers serbes dans l'organisme russe, do telle sorte que la technique tchèque, le militarisme serbe et la grande masse des populations moscovites arriveront à reconstituer, dans un effort commun, le colosse de la grande Russie. Des desseins encore imprécis peuvent exister pour servir Ttatérêt de la France, mais ils ne sont pas dans l'intérêt général de l'Europe, c'est-à-dire de la majorité de ses Etats, l'Angleterre et l'Italie y comprises. » L'article conclut qu'en tout cas de nouveaux mouvements de la marée panslave vers l'Adriatique, vers Constantinople et vers l'Egée constitueraient un péril des plus graves pour la Hongrie, la Roumanie, la Grèce et la Turquie. Le journal ajoute que si1 une digue antislave se constitue un jour, la Hongrie prendra place au premier plan comme centre de résistanoe contre toute poussée vers l'Occident et le sud. Et de conclure que le problème magyar doit être considéré en fonction de l'Europe. Il convient de rapprocher de cet article du Popoto d'italia celui que le Temps relevait récemment dans le Daily Mail et où l'écrivain hongrois connu, Eugène de Rakosi, affirmait que l'époque actuelle fournissait la preuve e que « l'esprit slave n'a pas la moindre idée de ce qu'est l'idéologie, la liberté, la constitution de 1 Occident ». Et c'est ainsii qu'autour du traité de Trianon s'esquisse jusqu'en Angleterre et en Italie une nouvelle campagne de presse suscitée par 1 hypothèse, bien chimérique cependant, d'un panslavisme envahisseur et menaçant pour les destinées de l'Europe.

A la villa Médicis

Notre correspondant particulier de Borne nous télégraphie le i4 mai:

L'exposition annuelle des œuvres des pensionnaires de la villa Médicis a été ouverte ce matin avec le plus vif succès. Le roi et la reine d'Italie ont été reçus au bas du perron de la villa par l'ambassadeur de France et Jf" de Beaumarchais, ainsi que par le directeur de l'Académie, M. Denys Puech, de l'Institut, entourés de nombreux membres de la colonie. Toutes les personnalités françaises présentes à Rome, parmi' lesquelles les membres de la délégation au congrès des droits d'auteur M. Paul Léon, directeur des beauxarts Luchaire, directeur de l'Institut de coopération intellectuelle, le oompositeur Messager membre de l'Institut, les littérateurs Claude Farrère, A. Ritvoire et Romain Coolus, avaient également tenu à assister à cette inauguration. L'exposition témoigne du plus sérieux travai'l et de sûrs talents. Une reconstitution en plâtre du sanctuaire d'Athèna Pronaïa, à Delphes, présentée par M. Marcel Péchin, est une oeuvre de grand intérêt, très consciencieusement établie. M. Bertola expose un bronze fin, vivant, d'inspiration florentine, Première chasse d'Adonis, et M. Letourneur une statue, Poésie grecque, du meilleur et du plus exact style archaïque. Un Déluge, vaste fresque qui fait penser au Jugement dernier de Michel-Ange, est l'oeuvre dun jeune peintre d'aveniir. M. Diionisï. L'Ecce homo,\

de M. Caytaing, est une composition harmonieuse dans la tradition académique, et une réplique de la Messe de Bolsène, de Raphaël, fait preuve d'un talent déjà mur. Quatre dessins de M. 'froussard et des plaquettes de bronze de M. Guirand sont d'une exécution parfaite, et les planches des architectes Hourlier et Lecomte sont également dignes de remarque.

Après leur visite, le roi) et la reiïie d'Italie, accompagnés de toute l'assistance, se sont.rendus dans la salle de la bibliothèque où ils ont applaudi l'audition de deux mélodies de M. Guillon. La vitalité artistique de l'Académie s'est ainsi affirmée dans toutes tes branches de l'art et M. Denys Puech a été aussi sincèrement que justement félicité pour cette belle exposition.

RUSSIE

L'affaire du Donetz

On mande de Moscou, via Riga, que les ambassadeurs de France et d'Allemagne auprès du gouvernement des Soviets auraient demandé au commissaire du peuple pour les affaires étrangères des explications au sujet des accusations portée», contre la France et l'Allemagne, concernant une conspiration économique vis-à-vis de la Russie des Soviets.,

L'ambassadeur du Reich a visité dans leur pris-,son les trois ingénieurs allemands qui doivent être jugés le 18 mai.

HORGFUE

Le voyage du fils de lord Rothermere à Budapest

On mande de Budapest au Daily Mail:

Le 20 mai, M. E. Harmsworth, fils du vicomte Rothermere, arrivera à Szegedin pour recevoir, au nom de son père, le diplôme de docteur en droit qui lui a été conféré honoris causa par j l'université de cette ville.

M. Harmsworth fera son entrée dans l'antique cité dans un vieux carrosse traîné par cinq che- vaux. II assistera tout d'abord à un service reli- gieux dans l'église où Louis Kossuth, le grand patriote hongrois, proclama, en 1849, la déchéance des Habsbourg.

De Szegedin, M. Harmsworth se rendra à Budapest, où de grandes fêtes auront lieu en son honneur. Il sera notamment, en sa qualité de membre de la Chambre des communes, reçu en grande pompe par le Parlement hongrois réuni en session extraordinaire. De nombreuses villes de Hongrie ont du reste invité le député conservateur britannique à leur rendre visite. Elles entendent lui prouver, par des réceptions enthousiastes, toute la reconnaissance de la Hongrie envers lui et envors son père.. [M. Harmsworth est arrivé en avion au Bourget dimanche après-midi, accompagné de six per-! sonnes. Il continuera par Strasbourg son voyage e aérien vers Budapest, à bord d'un trimoteur britannique décoré de drapeaux anglais et hongrois.] .̃̃ï'l LETTONIE

Une affaire d'espionnage e

On mande de Riga: La police vient de procéder à l'arrestation de deux officiers lettons et de l'adjoint à l'attaché militaire soviétique à Riga, sous l'inculpation de s'être livrés à l'espionnage pour le compte de la Russie.

Il paraîtrait que des perquisitions opérées au domicile des personnes appréhendées auraient conduit à la découverte de documents particulièrement compromettants pour 1 adjoint soviétiçjue, pour les deux officiers arrêtés et pour la femme d'un haut fonctionnaire letton, qui, paraîtil, aurait servi d'intermédiaire.

Dans les milieux politiques, on pense que cette affaire pourrait amener la suppression du poste, d'attaché militaire soviétique à Riga.

NOtf¥ELlE§ DÉVERSES DE L'ÉTRANGER Pologne. En présenoe du président de la République et des ministres, le congrès des organisations de préparatoin militaire s'est ouvert h Strzeleo. Deux mille délégués participent ce congrès.

Chine. Des bandits chinois qui ont réussi à enlever: le P. Lalor, de la mission oatholique romaine de Hanyang, ont fait savoir qu'ils ne relâcheraient pas leur captif avant qu'une somme de 20,000 dollars leur ait été versée pour sa rançon.

Notes romaines

LIS MAISONS DE LA EORMARM f II y a des noms de femmes dont les seules syllabes ont la magie d'éveiller les plus tendres sou- venirs et de suggérer tout un monde de rêves; telles, en Grèce, Aspasie, Laïs et Phrymé; telles, chez nous, Héloïse, Agnès Sorel, Diane de Poitiers et Gabriellè d'Estrées; telles, en Italie, Bianca" Cappello, la belle Iraperia ou la Fornarina. Cette dernière a sur les autres cette supériorité qu'elle [ reste toujours plastiquement vivante, ayant été projetée dans l'immortalité par le pinceau du peintre le plus séduisant du monde, et le plus attachant par la mélancolie d© sa rapide destméei Et comme la Fornarina passe, à tort oU à raison, pour avoir eu quelque peu d'influence sur la mort prématurée du divin Raphaël, les âmes romanesques s'intéressent plus encore à la personnalité. lointaine de cette femme à la fois innocente et fatale, et rien de ce qui la concerne ne peut leur être indifférent. Or, s'il est un point sur lequel, jusqu'à ce< jovec du moins, tout le monde semblait bien d'accord, c'est, que la fameuse Margherita, fille do Francesco Luti ou Luzi, dit le Fomaro (ou le boulanger), était incontestablement une Trasteverine, c'est-à-dire une habitante du quartier du Trias-,tevere, celui qui est situé sur la rive droite du, Tibre, et qui' passe pour plus purement romain de la Ville Etemelle, car c'est là que se réfugiaient et se fixaient de siècle en siècle, après l'invasion des Barbares, les plus authentiques descendants de l'antique race. Aujourd'hui encore, malgré les bouleverse- ments qu'ont pu apporter dans l'antique ville des papes les. transformations édilitaires des quartiers de la rive droite et l'accroissement rapide d'une population qui a doublé en quelques années, les Trasteverines passent pour être les plus belles femmes de Rome, et o'est toujours queles^ peintres et sculpteurs de tous les pays, venant aux bords du Tibre, vont chercher les modèles, les plus conformes à la beauté traditionnelle romaine. S'il en est encore ainsi au début du vingtième siècle, combien plus les Trasteverines devaient avoir de prestige aux beaux siècles de la Renaissance, où le type romain était resté infiniment plus pur, particulièrement dans ce quartier privilégié! On comprend donc l'importance qu'avait pour les artistes et les âmes romanes- ques le fait que l'amante fameuse du grand Raphaël était du Trastevere et non d'ailleurs. En' aimant la Fornarina, en exaltant et immortali-j sant sa beauté, ce n'était donc pas seulement une belle, fille du peuple romain d'alors que le premier des peintres avait célébrée, c'était une fllle, du peuple romain de toujours, une des représentantes les plus pures de la race, qui portait dans ses veines quelques gouttes de sang des con- temporaines de Cornélie, mère des Gracques, ek de Lucrèce, femme de Collatin.

Dans la passion de Raphaël pour la belle Trasteverine, il y avait donc, aux yeux des Romains, quelque chose de plus qu'un tendre roman de. poésie et d'amour; il y avait l'exaltation d'une sorte de gloire historique. Aussi, jusqu'à ce jour, tout le monde restait convaincu que Margherita;, Luzi ou Luti' était née et avait vécu dans une maK- son située près de l'église .de Saiîr.Tommaso-iar, Parione, qui appartenait à messer Benedetto Saxo, ainsi que le rapporte le vieil érudit Carletta, d'a^t près le Censimento di Roma sotto Leone X. Cette, i famille dite « dei Sassi » s'est éteinte au dixseptième siècle, et la maison habitée par le for- naro France3co, et rendue glorieuse par sa fille, a été plusieurs fois reconstruite depuis, notamment au dix-neuvième siècle par l'architecte Mercandetti, qui lui a donné l'aspect que présente aujourd'hui aux touristes « la maison de la Fornarina ». Car il y a toujours des touristes qui vont la voir. Mais voici que ces touristes, et même leurs guides infaillibles, vont désormais, peut-être, res- ter quelque peu désorientés. En effet, si nous en croyons le Messaggero, généralement très bien informé sur tout ce qui concerne la ville de Rome, on vient de trouver, dans un des plus vieux quar^ tiers de la rive gauche, dans ta « via del Governo Vecehio », non loin du palais Braschi et du palais de la chancellerie, c'est-à-dire assez loin du Trastevere,; une maison dont la façade est moderne; et que rien, en apparence, ne distingue des maisons Voisines. Mais si l'gn pénètre à l'intérieur gn x

remarque des parois de marbre et des ornements de style, et l'on trouve surtout contre une paroi une plaque de marbre sur laquelle on lit i'inacripMon latine suivante

HAPHAELI SANCTld

QUAB CLARUIT DII4HSCTÀ

HIC FERTUR INCOLUISSB

(Ici, dit-on, habita celle qui devint célèbre pour avoir été aimée par Raphaël Sanzio.)

I Alors, quoi? C'est donc la Fornarina qui habitait [là? Car quelle autre que la fille de Francesco le fprnaro est devenue illustre par l'amour du grand peintre? D'autres, peut-être, ont été aimées par lui ou l'ont aimé; et ce génie solaire, qui, dès la (vingtième, année, rayonnait de beauté juvénile et de gloire* a pu avoir quelque autre amante que celle que la postérité lui attribue seule. GobiJneau, dans ses fameuses fresques dramatiques de la Renaissance, semble admettre cette infidélité à la Fornarina. Mais le texte latin, dans sa concision suggestive, est très clair; et il dit OUAE CLARUIT DILEGTA. C'est donc que celle qui habitait dans la « via dei Gjoverno Vecehio » était à la fois illustre et aimée, et illustre à cause de cet amour. Or, il n'y a eu vraiment que la Fornarina, sous le règne de Léon X, qui répondît à ce double signalement. Alors, dit-on, la Fornariba n'était pas du Trastevere ?

Mais pourquoi pas? Ne peut-elle avoir changé de quartier, et avoir quitté, au cours de sa vie amoureuse, la maison du quartier Parione où elle était née? Raphaël ne fut pas un peintre malheureux, Dans sa courte vie, il a tout connu, la gloire, l'amour, et aussi la richesse. Ne peut-il donc pas avoir logé celle qu'il aimait, et dont la beauté l'inspirait, dans une maison d'un des quartiers les mieux habités aux temps somptueux de. la Renaissance? Et ayant, semble-t-il, son propre domicile non loin de la chancellerie, n'est-il pas naturel qu'il ait voulu transporter dans les mômes parages celle dont vivait son génie et dont lui-même, dit-on, devait mourir?

Petit problème qui n'est pas insoluble et que résoudraient sans doute les raphaélistes compétents, notamment Mme Marie-Antoinette Bessone Aureli, qui vient de publier un livre très intéressant sous ce titre suggestif Chi era la Fornarinat Evidemment, je le confesse, un problème pareil paraîtra bien frivole à nos modernes enquêteurs. Et c'est peu de chose pour ceux que passionnent l'affaire de l'académie Goncourt, nos querelles religieuses et nos querelles électorales. Mais j'ai idée qu'on aura depuis longtemps oublié toutes nos querelles, toutes nos académies, et même tous nos académiciens, alors qu'on parlera encore et toujours de la Fornarina, de son immortel ami Raphaël et de la beauté des Trastëverine.s. Jean Carrèrb.

AFRIQUE DU WORD

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Manifestation aérienne

Hier a eu lieu, sur le terrain d'aviation du camp de Cazes, près de Casablanca, une grande réunion d'aviation organisée par l'Aéro-Club du Maroc avec la participation des escadrilles du 37' régiment. Le sultan Si Mohammed, accompagné du grand-vizir, ainsi que M. Steeg, le général Vidalon, commandant supérieur des troupes du Maroc, le général Fournier, chef du cabinet militaire du résident, M. Benazet, directeur des affaires indigènes, et de nombreuses personnalités y. assistaient. Une foule nombreuse se pressait aux tribunes et autour du terrain, applaudissant aux évolutions des escadrilles.

Le soir, M. Steeg a présidé le banquet offert par l'Aéro-Club du Maroc pour terminer les fêtes aériennes données dans la journée.

Après le banquet, un grand bal a réuni, l'élite de la société casablancaise.

Aujourd'hui, M. Steeg et le euttan partent visiter les villes du sud.

REVUE DE LA PRESSE PRESSE PARISIENNE

i Hermite certains organes gauche et d'extrême gauche telle l'Ère nouvelle qui se refusent à admettre le caractère national de la fête de Jeanne d'Arc, la presse enregistre aveo grande satisfaction l'hommage émouvant rendu par la France entière à l'héroïne lorraine. N M. Pierre Désirât écrit notamment dans l'Echo de Paris i

Le vçbu de notre grand Barres est devenu une réalité profonde la fête de Jeanne d'Arc, telle qu'elle s'est hier déroulée, est une fête vraiment nationale. Entendez par là que tous les cœurs y participaient Car l'héroïne que la France entière célébrait on l'a compris enûn n'est la rapçon d'aucune politique, la prisonnière d'aucun parti. BJle appartient h tous les Français comme tous les Français lui appartiennent. Et, divisés comme nous le sommes d'opinions et de croyances, elle a fait oe miracle de l'apaisement des âmes. Elle est l'arche d'alliance, elle est la sainte et la patronne de la France.

Il suffisait, pour s'en convaincre, de voir de quelle manifestation splendide elle fut hier la cause et l'animatrice. Un peuple qui célèbre d'un tel cœur ses gloires nationales et dont da jeunesse ardente jette en arrière, comme hier, un si pur et si pieux regard pour ^e retrouver et se mieux connaître, affirme ainsi d'une hianière éclatante son intime et secrète volonté. Il signifie qu'il entend persévérer dans sa race, ne rien renier des vertus qui firent sa gloire et qu'il se sent solidaire enfin de toutes les générations qui l'ont fait ce qu'il est et comme Il est.

Nous avons, hier, décrit le « cortège traditionpel » organise comme chaque année sous les auspices de l'Action française. Parlant des délégations étrangères qui s'étaient jointes à ce cortège, M. Charles Maurras donne au journal royaliste Ces quelques impressions I On n'aurait qu'une idée incomplète do l'importance de la journée politique si l'on ne tenait compte de l'effet produit par l'apparition des nations ébranéères dans le cortège traditionnel. Cette délégation des amis de la France était absolument nouvelle: Offerte, décidée, acceptée un peu tard, ce n'était qu'une délégation de principe. Le principe ne peut manquer de s'élargir. Il comprendra bientôt d'importantes fractions de colonies étrangères de Paris. Cela était déjà très beau. Ces drapeaux belges! Ce splendide étendard de'Lduvâni! Ces offloiers do l'armée britannique (dont un Ecossais) en uniforme! Ces Américains du nord agitant leurs petits drapeaux pleins d'étoiles! Ces Américains du sud, ces Slaves, ces Scandinaves, si Voisina de nous par la culture et par l'esprit Ces Japonais en longues robes, ces Polonais aux coiffures caractéristiques, mémorable symbole d'une race plus forte que les partages 1 Que nos hôtes et nos compagnons d'hier soient félicités de tout cœur! Mais, parmi eux, on me permettra de mettre tout à fait à part le cas des Italiens leur délégation était certainement la plus nombreuse, et son allure exprimait les sentiments, les convictions et les volontés d'amitié française qui les animaient.

M. Gustave Hervé, dans la Victoire, à rêvé, en cette journée commémorative, « d'une union nationale plus profonde et plus durable que celle qui s'est faite pour sauver le franc, et qui se ferait, celle-là, pour sauver la France ». Il se prononce, à cet égard, pour le maintien au pouvoir du cabinet Poincaré tel qu'il se trouvera constitué après la désignation du successeur de 'M. André Fallières et du titulaire d'un portefeuille de t'aviation. Si peu de sympathie que j'aie pour Herriot, Perrier et autres oartellistes du ministère, et quelque incorrecte qu'ait été leur attitude au cours de la dernière campagne électorale, dit-il, l'intérêt général commande qu'on les garde dans le ministère Poincaré, au moins tant que l'achèvement du redressement financier ne sera pas chose faite. Si cartellistes quïis soient, b'èst-à-dire si inféodés qu'ils soient à i'alliance avec les. socialistes S. F. I. 0., les ministres cartellistes de Poin- carié1, sur la politique financière, sont d'aocord avec lui j depuis juillet 1926. La meilleure façon de réussir sans &-coup l'opération de stabilisation du franc qui est en i cours, c'est d'avoir derrière Poincaré une majorité t parlementaire de 500 voix. Tant que la stabilisation ne ] sera pas faite, il y a intérêt à avoir dans la majorité gouvernementale et même dans le ministère, d'union I nationale Herriot et quelques autres cartolùstes de marque. Dans la. circonstance, ce sont de précieux aux!- 1 liaires, pour ne pas dire de précieux otages. j i La Volonté (éditorial) explique pourquoi, à son l sens, le parti! radical doit se garder de pratiquer < une politique du pire, laquelle consisterait en une opposition systématique au ministère Poincaré. Esquiver la responsabilité gouvernementale, dit ce journal, est une tactique généralement heureuse pont- i un parti il n'a qu'à attendre le résultat fatal des 1 fautes d'autrui. Mais c'est aussi, à certaines heures, une trahison. Aujourd'hui, dans la mesure un parti ] n'abdique point son programme et ne prête pas la i main à une œuvre qu'il juge néfaste, une dérobade i constitue un acte hautement répréhensible. Les radi- eaux ont raison lorsqu'ils cherohent possibilité i d'agit.. j L'essentiel est gue le crésideni du conseil ©ermetle

au radicalisme d'accomplir son devoir sans aM{quer son programme, sans risquer d'être paralysé par la présence, au gouvernement, d'éléments systématiquement hostiles à un relèvement national dirigé dans le sens du progrès républicain.

M. M. Harmel écrit dans le Peuple à propos de la session du comité économique international, qui s'ouvre aujourd'hui à Genève

Ce comité consultatif doit être considéré comme un organe de contrôle et de recherches, qui n'a pas pouvoir de décider lui-même, qui doit laisser ce rôle aux gouvernements et à leurs délégués, mais qui a chargé d'orienter l'activité de la Société des nations dans le domaine économique, de donner l'impulsion à l'œuvre commencée l'an dernier. Même réduite à ces limites, son activité peut être très grande et déterminante. Sans doute ne correspond-il point pleinement à l'organisation permanente qu'avaient réclamée les représentants du mouvement ouvrier. 11 n'en est qu'une ébauche, mais déjà importante et qui ne peut manquer fl'etre développée. Sans doute aussi la part faite au monde du travail demeure-t-eUe faible. Mais elle existe, et c'est déjà un progrès marqué sur les anciennes conférences économiques, où n'avaient voix que les gouvernements et le capital.

Dans le Capital du 15 mai, M. François Milan, sénateur, approuve pleinement la loi qui a récemment réduit les taxes frappant les fusions de sociétés, mais il aurait voulu que la portée en fût plus générale

Voici donc, éorlt-il, une loi excellente, propre à donner une impulsion à notre activité économique, nous permettant de lutter, par l'abaissement des prix, avec nos concurrents, sur les marchés mondiaux; loi qui ne coûtera rien au Trésor public, qui, au contraire, parait devoir lui rapporter des ressources non perçues jusqu'ici, et permettre d'étendre la matière imposable; loi en même temps prudente, puisqu'elle ménage à l'Etat un contrôle et un droit de police éventuel.

Alors, on se demande pourquoi ses effets bienfaisants ont été strictement lhniWs aux sociétés par actions. Il y a dans notre législation d'autres sociétés tout aussi intéressantes que celles-ci. Pourquoi a-t-on accordé ce régime de faveur aux sociétés de capitaux et non aux sociétés de personnes, sociétés en nom collectif, sociétés en commandites simples, etc.? Il semble, au contraire, que si un encouragement à la fusion devait être donné, c'était bien à ces dernières surtout, lesquelles sont généralement moins puissantes, moins riches, plus démocratiques, et qui ont besoin de se réunir pour s'étayer. 0

PRESSE DÉPARTEMENTALE

Sous ce titre « Grandes et petites manœuvres cartellistes » M. Pierre Villett© écrit dans le Journal de Rouen

Nous venons de lire un article de M. Pierre Bertrand protestant contre le remplacement éventuel de M. Fernand Boùisson à la présidence de la Chambre, de M. MalVj à la présidence de la commission des finances, de M. Paul-Boncoùr à la présidence de la commission des affairés étrangères « Les partis avancés, dit-il, ne peuvent en aucun cas accepter que leurs membres soient exclus de ces hauts nostae. cai- leur evninsinn

serait la première manifestation d'une nouvelle orientation politique. L'union nationale, dans l'ancienne >égislature, ne les avait pas exclus. S'ils sont exclus dans la nouvelle, c'est que l'union nationale a changé de sens. » Puis, immédiatement, la menace, forme précise et positive du chantage « Et si elle a changé de sens, comment le ministère pourrait-il demeurer tel qu'il est aujourd'hui constitué? »

Cela revient à dire que si MM. Fernand Bouisson, Malvy, Bonoour, etc., ne sont pas maintenus dans leurs fonctions, si la Chambre de 1928 ne conserve pas, en un mot, le personnel cartelliste avec ses méthodes, ses traditions, sa camaraderie néfaste, MM. Herriot, QueuiHe, Perrier et, sans doute, Painlevé, quitteront le cabinet et saboteront la politique d'union nationale inaugurée en 1926 par M. Raymond Pomcaré 1 Nous retrouvons le « bluff » oartelliste. Qui peut-il intimider et tromper aujourd'hui? C'est, nous le répétons, ce que nous verrons bientôt. En soulignant cette manœuvre, en montrant ses dessous, nous avons conscience de contribuer à son échec, tfest-à-dire à la réalisation pratique des volontés exprimées par le pays le 22 et de 29 avril.

Dans le Progrès de l'Allie^ M. Marcel Régnier, sénateur, parlant de la « groupite » dont sont atteints les députés, conclut

Les électeurs se perdent un peu dans le dénombrement des partis. Ils se demandent souvent pourquoi des gens qui partagent les mêmes idées se divisent en partis différents.

Les étiquettes les laissent méfiants et ils verraient aveo plaisir se reconstituer de grands partis groupant tous ceux qui ont des tendances analogues.

A la Chambre des députés, si on veut une majorité d'action, plus qu'ailleurs il faut de forts groupements. Cartes, on ne peut prétenârë dans Un- groupe comp^ tant un grand nombre de 'députés que les votes y soient toujours unanimes. L'individu compte encore chez nous et sur des détails, même sur certains faits, il faut admettre des divergences. C'est le propre d'une réunion d'hommes intelligents où la discussion est la règle. Mais sur les doctrines, l'ensemble se retrouve, sur les grandes directives l'action se fait commune et elle devient féconde en évitant l'éparpUlement. Je suis donc pour des groupes réduits en nombre, mais groupant chacun un grand nombre de députés. Les ambitions personnelles y compteront moins, et la tendance se rapprochera davantage des idées et de l'intérêt général.

LA YIE ÉCÔHÔMIOOE ET SOdAuT COMMERCE ET BNBUSTRiE

Les relations commerciales internationales La section économique de la Société des nations, dans un rapport qu'elle adresse au comité économique international dont la première session s'ouvre aujourd'hui à Genève, porte le jugement suivant sur les relations commerciales internationales à l'heure présente

1. Les tarifs effectivement en vigueur à l'heure actuelle paraissent être, dans l'ensemble, plus élevés que ceux qui étaient en vigueur au moment de la réunion de la eonfôrenoe économique, en mai 1927. I

2. Toutefois, en mai 1927, un certain nombre de nouveaux tarifs, qui étaient beaucoup plus élevés que les tarifs jusqu'alors en vigueur, étaient, soit en cours de préparation, soit soumis aux Parlements respectifs. Dans l'ensemble, les tarifs effectivement adoptés sont considérablement inférieure aux tarifs qui avaient été ainsi proposés.

3. En outre, il a été conclu, au cours de l'an dernier, un nombre considérable d'aooords commerciaux qui assurent des réductions sur un certain nombre d'articles, directement entre les parties à l'accord et indirectement grâce à leur extension par application de la clause de la nation la plus favorisée.

i 4. De nombreuses demandes, fortement appuyées en vue d'obtenir des tarifs plue élevés et formulées durant l'année en question, ont été rejetées.

5. Parmi les facteurs qui ont, dans oertatns cas, provoqué la réduction des tarifs et, dans d'autres oas, empêché ou restreint l'extension des augmentations, Il est manifeste que les recommandations de la conférence économique ont joué un rôle considérable. 6. Aveo l'adhésion de la France, la clause de la nation la plus favorisée est de nouveau devenue un élément central de la politique commerciale du monde. 7. Dans un certain nombre de pays les tendances contraires en faveur du relèvement ou de l'abaissement des tarifs paraissent s'équilibrer. L'avenir dépendra dans une large mesure de la question de savoir si l'on croit que le mouvement vers l'abaissement des tarifs, dans l'ensemblè du monde, sera ou non couronné de succès. En conséquence, la période actuelle est décisive.

AGRICULTURE

Les débitants viticulteurs et la franchise de l'impôt Dans une lettre adressée à M. Lamoureux, député de l'Allier, M. Poincaré, ministre des finances, fait connaître que Il la franchise de l'impôt sur les vins est accordée aux débitants sur le vin de leur récolte réservée à leur consommation familiale, à condition que cette boisson soit détenue et consommée dans des locaux sans communications intérieures avec le débit. D'autre part, les dispositions de l'article 3 de la loi du 28 février 1923, reprises aux articles 36 et 45 du décret de çodiflestion du 21 décembre 1926r disposent que les débitants de boissons hygiéniques doivent profiter du bénéfice de l'allocation en franchise portant sur dix litres d'alcool attribués comme allocation familiale aux bouilleurs de cru. Mais, dans l'état actuel de la législation, il n'est pas possible d'admettre des concessions plus étendues et de faire profiter la généralité des débitants producteurs des immunités dont jouissent les récoltants qui ne se livrent pas au commerce des boissons. Toute mesure dans ce sens serait contraire aux pratiques suivies depuis près d'un siècle et don- nerait lieu à dïndeniàbles abus. Le Parlement, saisi à plusieurs reprises do ta question, s'y est d'ailleurs jamais montré favorable ». L'importation dei cerises françaises en Angleterre Le ministre anglais de l'agriculture a publié un décret réglementant l'importation en GrandeBretagne des cerises au cours de la saison 1928. Aux termes de ce décret, dont la but est d'éviter l'introduction de cerises c( à mouches », les cerises récoltées en France seront admises sans restric- tions jusqu'au 5 juin, date après laquelle les cerises cueillies dans le midi de la France seront 1 refusées à l'entrée en Grande-Bretagne celles provenant du centre de la France seront admises jysgu'au 12 juin et celles ea provenance des de%

{•parlements du nord Jusqu'au 21 juin, date après 1aquelle l'importation de cerises françaises sers entièrement prohibée. ç

ACADÉMIES, UNIVERSITÉS, ÉCOLES Le monument d'Auguste Angellier à Lille En la salle des fêtes de l'université de Lille, dite salle Angelher, a eu lieu hier la cérémonie d'inauuration du monument élevé à l'ancien professeur de la faculté des lettres, le poète de la Lumière antique et de l'Amie perdue, Auguste Angellier. Le grand industriel lillois Dona.t-Agache présidait.Une assistance d'élite, dans laquelle on reconnaissait tous les professeurs de l'université de Lille, emplissait la salle. Des discours ont été prononcés par MM. Donat-Agache, de Rocquigny, successeur d'Angellier dans la chaire de langue et de littérature anglaises; Léon Bocquet, homme de lettres, fondateur, avec Angellier, de la revue poétique le Beffroi; Valdelièvre, président des Rosati des Flandres; Lefebvre, doyen de la faculté des lettres le recteur Chatelet, qui a remis le monument. à la ville, et Favières, adjoint au maire, qui a promis de le garder avec fidélité et respect. M. Henri Potez, professeur à la faculté des lettres, a ensuite lu plusieurs sonnets de l'Amie perdue, et l'assistance s'est rendue en cortège au monument Angellier, érigé dans un square derrière la bibliothèque universitaire. Le poète est représenté assis sur un rocher, les yeux fixés sur la mer, en souvenir du long séjour qu'il fit à Boulogne, sa ville natale, où il mourut.

Le congrès des parents d'élèves de lycées Le congrès des parents d'élèves des lycées et collèges s ouvrira jeudi prochain 17, à 9 heures du matin, au lycée Condorcet, 65, rue Caumartin, Paris.

Le congrès prendra cette année un intérêt tout particulier, tant en raison du grand développe- ment pris par les associations de parents qu'en raison de l'importance des questions d'enseignement qui seront discutées la nécessité d'alléger programmes et horaires, le surmenage des élèves, l'organisation de l'éducation physique, etc., donneront certainement lieu à de vives discussions. Cours et conférences

La Maïeutique. Mardi 16 mai, à 20 h. 45, rue de la Sorbonne, 16 Notre société subit-elle les cotisé-quenoes d'une erreur fondamentale, héritage de l'antiquité grecque et latine ? Patriarcat ou matriarcat ? » M. Robert Ohoohon, avocat à la cour; Mme Yvonne Net.ter, avocat ù la cour.

M GLOIRE DEJtflLIilflfï JlflRVEY Le Collège royal des médecins de Londres fêtera, du 14 au 18 mai1, de façon solennelle, le troisième centenaire de la publication d'un livre qui a pour titre: Exercitatio anatomica de motu cordis et sanguinis, livre immortel, le plus beau dip' la physiologie, a dit Flourens, et où l'auteur, Wil-

liam Harvey, médecin du roi Charles I" d'Angleterre, exposa le premier, de façon complète, ta. circulation du sang dans le corps.

Ce fut, en vérité, l'origine d'une querelle extra- ` ordinaire, dont on retrouve les traces dans le Malade imaginaire. Contre Harvey et ses partisans se dressèrent, la main sur les livres sacrés d'Aristote et de Galien, les tenants des idées que l'on enseignait depuis des siècles dans toutes les écoles de médecine, idées auxquelles .c'était un sacrilège d'oser toucher. Il n'y eut pas assez de sarcasmes et d'anathèmes contre ces novateurs qui tentaient de ruilner l'opinion des anciens. Gui Patin leur décocha ses épigrammes les plus mordantes et changea pour eux le sens du mot circulator, par lequel, les Latins désignaient les charlatans et les saltimbanques.

Au dire d'Aristote, d'abord, les artères ne contiennent que de l'air, les veines seules renferment du sang. Galien avait déjà corrigé cette ex- plication, qui ne cadrait guère avec ce que l'on Constatait tous les jours, ne fût-ce que lorsqu'on pansait une blessure. Il édifia, pour son compte, une théorie un peu extraordinaire qui était démentie, en somme, par l'anatomie seule, mais à laquelle on n'accordait pas moins un crédit total. Essayons de la résumer. Le sang, professait-il, se forme dans le foie, aux dépens des aliments. De là il s'échappe par les deux veines caves qui le distribuent la supérieure jusqu'au sommet de la tête, l'inférieure jusqu'à l'extrémité des membres. Ce sang s'épuise dans toutes les parties du corps, remplacé, au fur et à mesure, par celui que lrf folie continue à. fabriquer. La veine cave supérieure fournit, bien entendu, le sang nécessaire à la via du cœur et du poumon. Une partie de ce sang, traversant la cloison qui sépare les cavités droites des cavités gauches du cœur (par des pertuis que Galien inventait de toutes pièces, car Sis n'existent pas), se rend de ces cavités dans les artères, ce qui1 fait que ces dernières contiennent à, la fois beaucoup d'air et un peu de sang. n Cependant, quand une artère est coupée, le sang en jaillit aveo vigueur et en abondance. Oui, répondait Galien, parce que l'air s'en échappé d'abord, et, comme la nature a horreur du vide, le sang accourt, amené par les canaux de communia cation qui existent entre les veines et les artères, » et il s'écoule à son tour par la blessure béante. Contre ces fantaisies anatomo-physiologiques, d'innombrables objections s'étaient élevées. On n'en tenait nul compte et l'on faisait le silence sur les écrits où quelques rares savants tentaient de revenir à des idées plus en rapport avec la réalité directement observable. Le premier dont il soit légitime de citer le nom et l'œuvre est Michel Servet, qui démontra (et avant Vésale lui-même) que la cloison qui sépare cœur gauche et cœur droit n'était nulle part perforée. Mais il flt beaucoup plus il découvrit la « petite circulation », celle qui, partant du ventricule droit, conduit le sang au poumon et le ramène à l'oreillette gauche. Le passage de Michel Servet est on ne peut plus explicite et sa priorité est incontestable. D v' eut seulement le tort d'exposer ses idées dans un livre de controverse théologique, la Restitution du christianisme (1553), qui, sur l'ordre de Calvin, fut brûlé par la main du bourreau. en même temps que son auteur. Après Servet, pour ne pas nous livrer à une énumération fastidieuse, nommons Césalpin qui, en 1559, prononça le premier le mot do « circulation » et démontra que le sang des veines se dirige vers le cœur, et non vers la périphérie, comme le voulait la théorie de Galien.. Une fois de plus, nous voici donc devant la question que soulève chaque attribution d'invention. Faut-il retirer à Harvey la gloire d'avoir découvert la circulation du sang, pour en reporter la mérite sur Michel Servet, sur Césalpin, sur d'autres encore ? Non, car ill fut tout d'abord celui qui complétant l'œuvre de ses devanciers, réunit en une doctrine cohérente et achevée leurs idées un peu fragmentaires,parce que ce fut lui aussi.comma le fait remarquer Charles Riohet,' qui donna démonstration irréfutable du phénomène par des; arguments expérimentaux, permettant de dire « l'adieu définitif aux théories, aux dissertations théologiques, métaphysiques, scolastiques ». Il se livra, en effet, pour établir sa conviction, à des dissections et des viviseotions qu'il pratiqua sur des grenouilles, des reptiles, des poissons et jusque sur les biches du parc royal de Windsor. Il devait ces animaux de choix à la libéralité de Charles I", qui' non seulement avait grande confiance dans son médecin, mais suivait avec attention ses travaux. Harvey eut même l'occasion de démontrer à son royal client le bien-fondé de sa conception qui rendait au cœur la place d'organe central de la circulation, usurpée par le foie. A cette époque vivait un jeune homme, fils du vicomte de Montgomery, lequel, à la suite d'une blessure grave, avait gardé au côté gauche de la poitrine une plaie béante qui laissait voir l'in- ` térieur du thorax. Harvey le conduisit chez le roi qui put « toucher de ses mains et voir de ses yeux un phénomène si admitrable, à savoir, sur un homme vivant et vigoureux, le cœur se contractant et les ventricules animés de pulsations ». « Nous avons observé, ajoute Harvey, le mouvement même du cœur. »

Bien en prit à Harvey d'avoir de puissants protecteurs. Ils l'empêchèrent de subir le sort de ses prédécesseurs. Dans le monde des savants aussi, il conquit des partisans de marque, ne serait-ce que Descartes. Il triompha, mais ce ne fut pas sans peine, du ridicule entêtement de ses nombreux adversaires, à chacun desquels on pourrait attribuer la phrase que prononce avec orgueil Diafoirus parlant de son fils Thomas « Sur toute chose, ce qui me plaît en lui et en quoi il suit mon exemple, c'est qu'il s'attache aveuglément aux opinions de nos anciens et que jamais il n'a voulu comprendre ni écouter les raisons et les expériences des prétendues découvertes de notre siècle, touchant la circulation du sang, et autres opinions do jnême farine. »

Docteur Henri Bouquet,


àP JOUR LE JOUR te stata? de Taine à tfotizfops

Le centenaire de la naissance d'Hippolyte Taine remis au premier plan de l'actualité la belle gure d'un des plus nobles champions de l'inteligenee française, au diix-neuvième siècle. On a élébré ses vertus et rendu hommage à son mure. Un éminent académicien a exprimé le vceu u'une statue lui fût élevée à Paris. Il n'est que aste de rappeler que ses compatriotes ne se sont as laissé devancer dans cette voie, et on peraettra à l'un d'entre eux de le souligner. Il y a, n effet, près dé vingt-trois ans c'était le 4 septembre 1905 que fut inauguré à Vouiers, en présence de milliers de spectateurs et ous la présidence du sous-secrétaire d'Etat des eaùx-arts, le buste du philosophe. Oserons-nous, n passant, signaler qu'on ne remarquait ce jourï, parmi, les assistants, aucun membre de l'Acaémie française? Quelque prévoyant de l'avenir ût peut-être pu soutenir qu'elle était représenêe en puissance, pour ainsi dire, puisque I. André Chevrillon avait pris place sur l'estrade fficielle. Mais il y figurait comme neveu de ?aine et non comme délégué de la docte companie, puisqu'il n'avait pas encore, à cette époque, evêtu l'habit vert.

En rendant ainsi hommage au plus glorieux de es 'fils, l'aimable cité vouzinoise attestait la graitude du pays natal pour celui dont le nom l'avait Ilustré et revendiquait en même temps une part L'influence dans la formation de son génie. Sans oute, Taine ne demeura pas fixé au sol originel;, ans doute, il le quitta dès sa jeunesse pour n'y iresque plus revenir; sans doute, son esprit se iéveloppa en dehors des empreintes et des coningences locales et d'une manière en quelque orte abstraite. Sa vraie patrie fut la pensée, /éclat même de son style ne saurait faire ouilier qu'il était avant tout un philosophe, beauoup plus qu'un littérateur et même qu'un hisorien. L'adolescent qui s'écriait avec enthouiasme, après avoir joué un morceau de Beethoen « C'est beau comme un syllogisme » révéait par ce seul trait tout son tempérament. Ce .'est pas dans le domaine de la vie physique, ce L'est pas dans les splendeurs de la nature, ce n'est >as dans le monde sensible qu'il allait chercher me comparaison pour louer' des rythmes divins, aais dans l'ordre intellectuel et dans les rigides onstructions du raisonnement. Et il marquait insii son détachement des choses tangibles et aatérielles en môme temps que la vigoureuse riginalité de son cerveau.

Mais il n'en est pas moins vrai que tout un »assé régional et familial pesait sur lui et qu'il ie pouvait se soustraire à son emprise. La longue ignée ancestrale de commerçants et d'hommes de oi dont il fut le magnifique épanouissement s'était orgéo à travers les siècles sur les bords de la iivière d'Aisne, aux confins de l'Ardenne, de la Jhampagne et de l'Argônne, et les fortes qualités .u terroir devaient fatalement l'imprégner. C'est leut-élre ailleurs qu'il a nourri et amplifié son aient, mais n'est-ce pas là qu'il en a reçu la truclure fondamentale? N'est-co pas sur ce sol hargé d'histoire et de méditation qu'il a trouvé a trace des Sorbon, des Gerson, des Mabillon ? fesl-ce pas dans l'âme et dans l'exemple de ses ompatriotes qu'il a puisé ses habitudes de travail, de méthode, de conscience, l'indépendance de on caractère et la liberté de son jugement? î'est-ce pas le contact de ces esprits « lestes, juses, avisés, malins, prompts à l'ironie »; qu'il devait ivoquer plus tard d'une manière si pénétrante, qui it germer en lui ce sens critique toujours en iveiJ et cette volonté de no pas s'en laisser imposer par les opinions reçues?

Aussi bien, Taine avait gardé des jours de son mfance une impression durable. Il a parlé avec motion des « haies où il avait grappillé les mues », des « maisons aux longs toits penchés qui e levaient tout à coup comme un troupeau sur e bord de la route ». Et quelle spontanéité prinanière dans cette lettre qu'il écrivait à sa sœur n avril 1852, et dans laquelle il traçait une déli;ate esquisse d'un coin séduibant de l'Argônne c J'imagine que vous ilrez bientôt à, Beaurepaire. jÇS feuilles s'ouvrent et la campagne verdit d'une nanière charmante. Les paysages ont une grâce [u'ils n'ont à aucun moment de l'année. En pasant par le moulin et du côté de Longwé, il y a un tetit sentier qui monte dans les bois, et rencontre ouvent le ruisseau, avec de grandes clairières* >Iemes d'herbes fraiches et épaisses. Le ruisseau st noir, bordé d'aulnes. L'eau est claire et ra>itk\ H n'y a rien de plus solitaire et de plus char-

nant. »

jN'-est-ce pas 'de ses lointaines promenades au nilieu do nos robustes futailes que naquit en lui ie sentiment qu'il a conservé durant toute son existence et que Barrès rappelait dans un des neilleurs chapitres des Déracinés l'amour des irbres? Il avait pour ces êtres tranquilles et sains me véritable passion. Il leur a consacré quellues-unes de ses pages les plus parfaites, toutes )énétrées des jeunes sensations de la beauté sylvestre dont le souvenir devait rester gravé lans son cœur. Et si, comme l'a dit Albert Sorel, ( la forêt demeura la grande berceuse de sa vile », se sont les frondaisons de l'Ardenne qui l'ont bercé es premières.

Si la gloiïe de Taine appartient au patrimoine général de tous les Français, on ne saurait donc sependant refuser à.-ses compatriotes ardennais le Iroit d'en réclamer une part privilégiée, et de marmer pour sa mémoire un attachement d'une quaité particulière, à la fois plus fier et plus tendre. !lu surplus,la guerre même a,en quelque sorte, coniacré par le baptême de l'épreuve commune les iens qui l'unissaient à, sa terre natale. En même ,emps qu'elle semait la ruine dans la cité, la tournente a emporté l'image du philosophe, joignant linsi aux destructions' matérielles l'outrage à la pensée. Il est à souhaiter que la réparation soit mssi complète que la profanation. Le conseil mulicipal de Vouziers, justement soucieux de maintenir le rayonnement de toutes les grandeurs spi-

FEUILLETON OU Qlmp$ DU 15 MAI 1928 (25)

SOUS L'HALEINE DES PACIFIC X (Suite)

Claudette se renversa, juste assez pour lui jouler un regard ingénu à merveille. Oh Jackie, une déclaration, maintenant? Quelle maladresse! Si vous alliez la regretter lans cinq minutes, après avoir pris connaissance de ce qu'on vous écrit Aussi, je ne veux 3as entendre.

Vous plaisantez C'est quelque lettre bien insignifiante et qui ne me fera rien regretter lu tout. Je ne perdrai certes point à la déchiffrer un temps volé au plaisir d'être en votre îompagnie.

Vraiment, vous avez tant de plaisir ? Vous n'êtes pas en pareille veine de galanterie quand tous me coupez lés balles au tennis. C'est l'oisiveté du moment qui'vous pousse au sentinentalisme. Tous les mêmes, les messieurs! Du cœur, oui, tant qu'il, ne s'agit pas d'affaires! Mais ensuite, comme ils savent nous piétiner, pauvres créatures inoffensives 1

Elle poussa un tel soupir dérisoire qu'il dut

rire.

Vous êtes véritablement à croquer. Je ne m'étonne plus que Françoise ait pour vous une telle passion. Claudette par-ci, Claudette parlà." Il faut l'entendre; il n'y en a que pour Clau-

dette.

Moi aussi, j'adore Françoise. C'est un' perpétuel stimulant que votre sœur. Et moi, je suis si molle, si paresseuse 1

Elle se laissait couler dans son coin et y restait les yeux mi-clos, en créature épuisée. II vit filtrer entré les cils un regard mince et noir comme une meurtrière, mais dont le sourire de la bouche puérile tempérait la fixité. Ce charme très fort et très sûr de soi derrière sa ruse le dominait. Un désir d'homme l'envahit pour la jeune fille dans sa pose d'abandon. Reproduction interdite.

rituelles de la petite patrie, vient d'ailleurs de décider la restauration de l'effigie de l'illustre écrivain au lieu même où elle s'élevait naguère.' Il mérite d'en être félicite.

Peu à peu, en effet, les maisons se relèvent, les édifices se redressent, la physionomie de la ville reparaît. Pour qu'elle se retrouve tout entière, :I ne faut pas que le socle du buste de Taine demeure e vide. Vouloir lui dédier une statue au cœur de Paris, c'est assurément là un projet louable et légitime. Mais si l'on commençait par replacer d'abord à Vouziers l'image du plus célèbre des Vouzinois, ce geste ne serait-il pas à la fois plus symbolique et plus touchant?

Louis-Lucien HUBERT.

I ,ASwrnoer a~W oe~rnas

TOB TELLES BU JOUR A l'Elysée

Le président de la République a reçu les jtnembres de la société chorale Excelsior, de Rotterdam, qui lui ont été présentés par M. Loudon, ministre des Pays-Bas. Au cours de cette réception, la société chorale Exeelsiora exécuté quelques morceaux de chant.

Adresse à M. Poincaré

Le conseil municipal d'Epinal a voté l'adresse suivante au chef du gouvernement

Les membres du conseil municipal d'Epinal, réunis à l'hôtel de ville, adressent à. l'unanimité à M. Raymond Poincaré, président du conseil des ministres, l'expression de leur confiance et de leur sympathie, ainsi que leurs compliments au gouvernement d'union républicaine, pour le redressement moral et financier accompli. Ils expriment l'espoir que l'œuvre commencée se poursuivra dans l'ordre et la concorde républicaine, sous l'égide de leur éminent et clairvoyant compatriote lorrain,

Dans le parti

républicain socialiste français

La fédération de la Seine du parti républicain socialiste français s'est réunie hier sous la présidence de M. Pierre Appell, député. Après avoir adopté une proposition de MM. Paul Aubriot, Raoul Brandon et Doignon-qui sera soumise au prochain congrès national. de ce parti, elle a voté l'adresse que voici

La fédération de la Seine du parti républicain socialiste et socialiste" français, réunie en congrès le 13 mai 1928, adresse au citoyen Aristide Briand, ministre des affaires étrangères et républicain socialiste, l'expression de ses meilleurs vœux de complet rétablissement pour continuer l'œuvre entreprise à Genève, Locarno et Thoiry, en vue d'éviter les conflits européens et d'assurer la paix universelle par le rapprochement des peu-, pies.

Rappelons que M. Aristide Briand, quoique républicain socialiste, n'appartient pas au parti républicain socialiste français, lequel n'a reconnu comme siens que 13 des nouveaux élus des 22 et 29 avril.

Après les élections législatives

Akiège. MM. Ricard, premier adjoint au maire de Foix, Dirandeau, doyen de l'assemblée municipale, Subra, Aynie, Mespïe et Fonquenié, conseillers municipaux, ont adressé à M. François Graux, préfet de l'Ariège, leur démission collective. Leur acte est motivé, disent-ils dans leur lettre de démission, par le fait qu'ayant consenti à faire partie de la liste d'Union républicaine qui ne devait s'occuper que des affaires communales, ils ne peuvent approuver la conduite du maire de Foix qui, pendant la récente période électorale, s'est livré à leur insu à des manœuvres politiques. Seine-Inférieure. Elu député de la 4* circonscription de Rouen, M. André Marie, radical, a donné sa, démission de conseiller municipal de Rouen,

Au Cercle d'études politiques Le Cercle d'études politiques, qui s'est constitué voilà plus d'un an parmi les éléments, jeunes et actifs des partis'du centre et du centre gauche et qui, dès lors, a entendu, avant la bataille électorale, les représentants les plus qualifiés de toutes les nuances de l'opinion républicaine, depuis l'Alliance démocratique jusqu'aux .républicains syndicalistes, vient d'adopter, le texte d'une déclaration flxaat -ainsi ïes..fcas«£b d?une aclion-Jiemogèxiô^uJ lui .paraît devoir s'imposer à la nouvelle législa*ture maintien et consolidation de la paix, condition essentielle du progrès humain; perfectionnement de la Société des- nations, indispensable à la sécurité internationale; développement et organisation du syndicalisme, fait social le plus important de l'évolution contemporaine; refonte de l'Etat aux rouages désuets, avec intégration du syndicalisme dans son organisation d'ensemble. D'autre part. les auteurs de ce manifeste se déclarent profondément attachés à la Constitution républicaine, ainsi qu'au régime parlementaire (avec son corollaire la responsabilité gouvernementale), opposés à toute politique de régression et. résolus à poursuivre une politique de concentration républicaine. ̃ Ils constatent qu'à la faveur des élections législatives qui viennent d'avoir lieu, « les partis révolutionnaires maintiennent, malgré les apparences, leurs positions et tendent parfois à les fortifier »; que, « de.l'Alliance démocratique aux socialistes réformistes, il y a place pour une large majorité parlementaire nettement orientée vers le progrès démocratique » que, « seuls, des groupes f 3"'ement organisés peuvent assurer la bonne marche des affaires publiques en permettant un gouvernement stable », et que, « entre la Fédération républicaine et le groupe radical socialiste, formations l'une et l'autre solidement constituées, « une masse » importante, mais dispersée, de parlementaires à » peine séparés par leurs opinions doctrinales » tarde à se discipliner », alors qu'unie elle formerait l'axe de la majorité de la Chambre nouvelle ».

En conséquence, le Cercle d'études politiques conclut en faisant appel « au patriotisme des cent cinquante représentants du centre et du centre gauche pour constituer, dans l'oubli des questions de personnes, un vaste parti central dont l'action, parallèlement à celle du parti radical socialiste et des socialistes prêts à la participation, pourra seule barrer la route au communisme qui reste menaçant, et en poursuivant, contre l'entreprise de violence et de dictature de la IIP Internationale, l'achèvement de l'œuvre commencée en 1789 ».

Elle lui apparaissait à la fois inaccessible comme un chérubin et souplement féline, telle une femme avertie. Ses yeux clairs se troublèrent. Claudette, Claudette. balbutia-t-il, oppressç.

Pour toute réponse, elle se redressa lestement et, avec ce même large rire vide des belles Yankees qu'elle lui avait opposé, dès la première minute de leur rencontre dans le garage de la Bugatti, murmura presque à son oreille

Vous allez dire des sottises. De grâce, lisez votre lettre.

Cette rebuffade l'humilia. Il déclara sèchement

Vous avez raison.

Puis il ouvrit la missive de Marthe avec une vivacité rancunière. Mais il en parcourut les lignes sans que leur sens pénétrât jusqu'à son esprit trop violemment préoccupé. La Serbe, les cygnes, les paons, la Sorbonne, la chaire à Belgrade, tout cela s'emmêlait à l'entrée du cerveau dans une impuissante confusion, tout cela lui parut lointain et sans le moindre intérêt personnel, comme si le véritable destinataire eût été un autre que lui-même. Vraiment, une fois encore, qu'avait-il de commun avec cette jeune fille? Que lui importaient. la littérature et l'Université, à l'instant qu'il se concentrait dans la conquête de sa cruelle compagne ?

Pourtant, il restait là, immobile, un pli sur le front, le regard fièrement rivé à un texte mort. Un second et frais éclat de rire le fit se retourner, coléreux, vers Claudette.

Excusez-moi, dit-elle comme bruit une source, mais je crois qu'il serait temps de tourner la page. Il y a bien dix minutes que vous êtes sur celle-ci. Est-ce qu'il s'agirait d'un point d'histoire à débattre ?

Et, la main tendue

Passez-moi ça. Je vois qu'il me faut venir à votre secours. Vous pataugez, mon cher. Que voulez-vous dire? Je n'entends pas les rébus, grogna-t-il avec un recul du buste pour protéger la lettre contre la petite main happeuse et si blanche, si joliment charnue. Parole d'honneur je n'en lirai pas une ligne Mais donnant donnant!

Elle avançait son visage Efluç une .claire offrande. A4e

«=< AM €tattdette>*fr

LA FETE NATIQMISPE JEANNE D'ÂPX

La eérémonie à fiotre-fiame de Paris Au cours de la cérémonie religieuse qui, ainsi que nous l'avons relate hier, aux Dernières nouvelles, a été célébrée, à 16 h. 30, à Notre-Dame de Paris, sous la présidence du cardinal Dubois, archevêque de Paris, le P. Barret. a prononcé un panégyrique dans lequel il a retracé la vie héroïeue do la bergère lorraine, dont il a défini le nationalisme. Puis la traditionnelle procession de la statue et de l'étendard se forma, conduite par les membres du comité Jeanne-d'Arc. Avant de se rendre à Notre-Dame, Mgr Dubois, accompagné de son secrétaire, s'était rendu en automobile place de la Concorde, où il s'était arrêté un instant devant la statue de « Jeanne d'Arc au bûcher, », œuvre de M. Maxime Réal del Sarte, Les illuminations

Paris a. été illuminé, hîer soir, en l'honneur de Jeanne d'Arc. Les ministères, les mairies, les'gares, tous les édifices publics, les théâtres et de nombreux magasins étaient entourés-de guirlandes lumineuses. Place de Rivoli, des farandoles de fleurs lumineuses éclairaient les fleurs naturelles posées sur le socle de la statue de Jeanne d'Arc. De même, on vit, dès la fin du jour, s'allumer des lampes électriques tout autour des portiques disposés place Saint-Augustin, tandis qu'une croix de lumière brillait au fronton de l'église. Les Hlsaciefis-Ltorrains à Paris

Après la cérémonie, M. Armbruster, président de 1 Union amicale d'Alsace-Lorraine, a communiqué hier la note suivante ̃ « Les acclamations et les applaudissements qui ont accueilli, ce matin, la participation des Alsaciens et des Lorrains à la fête de Jeanne d'Arc sur tout le parcours du cortège resteront pour nous un souvenir inoubliable.

» Encore sous le coup d'une profonde émotion, nous remercions le peuple de Paris des fleurs qu'il nous a offertes et de la sympathie qu'il nous a témoignée en ce jour où nous fêtons avec lui, en Jeanne d'Arc, le plus prestigieux symbole de l'unité nationale et de l'indéfectible attachement de toutes les provinces françaises à la patrie une et indivisible, »

Dans les départements

La fête nationale de Jeanne d'Arc a été commémorée avec ferveur dans tous les départements par des cérémonies religieuses, des revues de troupes, des. défilés devant les statues de la sainte. Partout on a pavoisé et illuminé. Les préfets, les maires, les municipalités, les autorités militaires ont contribué h. Ces hommages. On ne signale aucun incident qui mérite d'être retenu. La fête a été célébré avec un éclat particulier à Versailles, Compiègne, Noyon, Beauvais, Châlons-sur-Marne, Reims, Remiremont, Strasbourg, Hazebrouck. Nancy, Domrémy, Lille, Bourges, Nantes, le Havre, Cherbourg, Brest, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand,' Montpellier, Albi," Marseille. Les manifestations ont été particulièrement chaleureuses dans les Flandres, en Alsace et en Lorraine..

I~~ LE PARTI, SOCI,A.LISTE

DAM LE PARTI SOCIALISTE

Rhône

L'a' fédération du Rhône du parti socialiste s'est réunie hier à Lyon afin de préciser son attitude en raison' du résultat des scrutins des 22 et 29 avril

Une longue discussion s'est engagée entre les orateurs des deux fractions qui se partagent les militants de ce parti.

La résolution, adoptée par 58 voix, s'inspire de la motion présentée à 'la fédération, de la Seine par MM. Jean Longuet, Séverac et Zyromskï. Elle décide le retour au socialisme traditionnel d'opposition, d'abord par le regroupement des forces prolétariennes sur le terrain économique, syndical et politique, ensuite par la lutte contre la rationalisation et contre une stabilisation du franc qui s'opérerait dans le seul sens des intérêts capitalistes.

Ele demande en outre aux élus du parti de refuser toute délégation d'un gouvernement bourgeois dans les organismes nationaux et internatio-

naux.

Une autre motion, aboutissant à peu près aux mêmes conclusions, mais préconisant tout à la fois la lutte contre le communisme et l'accord éventuel avec les groupements républicains de gauche, n'a recueilli que 51 voix.

Deux délégués, un pour chaque tendance, représenteront la i.6£gz%tjon.,ldui~Hhôp&<.0u çpjàgr&s de Toulouse.

Tous les élus socialistes du Rhône assistaient a cette discussion, sauf M. Marius Moutet, qui n'a pas été réélu comme député, ayant été -battu par M. Augagneur.

'•̃ •̃.̃ •̃ ̃̃ Var ̃ '•̃-

La fédération socialiste du Var, de son côté, tenait hier, à Toulon, son congrès fédéral, précédant le congrès national de Toulouse. MM. Pierre Renaudel, -Garmagnolle, Chometton et Auguste Reynaud,» députés, M. Gustave Fourment, sénateur du Var, étaient présents.

"Le congrès a adopté par 44 voix contre 13 une résolution défendue par M. Jtenaudel et ainsi conçue

Le parti socialiste enregistre avec satisfaction que la tactique définie par lui en son congrès de Paris pour battre la réaction » a abouti, par les désistements réciproques des socialistes et des républicains, à limiter la victoire menaçante de la réaction telle qu'elle se présentait au premier tour.

It se félicite de s'Ctre tenu ù. la vieille tactique appliquée par le parti socialiste' qui, après avoir affirmé en toute indépendance son idéal et son programme, a toujours engagé son action de second tour en faveur de la République maintenue et développée, et au mieux des intérêts du prolétariat et de la République qui ne peuvent être séparés.

Le parti socialiste dénonce aux travailleurs de Franoe le véritable crime commis contre le prolétariat par le communisme en généralisant en France la tactique dite « dé Hindenburg », dont l'effet a été d'entraîner au second tour l'écheo d'un nombre important de socialistes et de républicains, de déterminer ainsi la flxation de l'axe politique à droite et de contribuer à la formation d'une majorité de réaction.

Le parti socialiste signale particulièrement la collusion qui, dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Moselle, a uniiesciériçaux ot les communistes au détriment des forces socialistes et républicaines. Il signale encore que le mot d'ordre du parti communiste, bien qu'il ait été suivi incomplètement par les travailleurs conscients du danger réactionnaire et ait entraîné des pertes considérables de voix communistes, n'en a pas moins fait triom-

Il ne pensait plus à rien qu'à se jeter contre elle et à cueillir le baiser sur cette bouche pareille à une fraise sanglante. En même temps, des doigts agiles lui dérobaient le papier. A travers son délice passa, comme l'ombre d'un oiseau sur un mur éclaboussé de soleil, le remords de la trahison qui se consommait, Soyez généreuse, ma chérie. Rendez-moi cette lettre, pria-t-il, fort incapable d'exiger. Il craignait qu'une laide raillerie ne souffletât Marthe à distance. Mais, sans même y jeter un coup ,'d'œil, Claudette commençait à déchirer posement les feuillets où l'oubliée avait concentré tant de passion inquiète. Elle serrait à mesure les morceaux entre ses genoux pour empêcher le courant d'air de les éparpiller, puis les reprenait et les divisait encore. Il détourna la tête, gêné, car, le front bas et les mains appliquées, elle avait exactement la pose de Marthe assemblant son rustique bouquet de seringa et de chèvrefeuille dans le jardin de Sainlary pour le lui donner, le soir de Padieu. Maintenant, le bouquet n'était plus que flétrissure bonne à jeter dans la poubelle, dès le retour à la rue de la Pompe, et l'àmie une statue voilée, une silhouette sans force rejoignant les autres personnages de l'épisode provincial aux froides caves de l'indifférence. Il devina, plutôt qu'il ne le vit,: le geste ultime qui" lançait par la portière, essaim vite rompu, disloqué, emporté en tourbillonnements fous, les débris de la lettre. Alors, il ressentit un soulagement, comme si la dernière attache était rompue par la main même de sa nouvelle fiancée.

Celle-ci ouvrit son sac et, tout en se passant le rouge sur les lèvres, dit le plus paisiblement du monde

> t– Jackie, puisque nous allons nous marier, si nous faisions un peu nos conventions, avant que lés ancêtres s'en mêlent?

Et jamais ne parvint à Sainlary la réponse de Durieu.

xi

Une pluie aigre, tenace, interminable, dégoulinant à rideaux obliques d'un ciel bas et flou, comme saturé d'haleines d'usines et de ces ouates souillées qui. flottent dans les bassins des salles d'opérations. La Seine invisible sous la brouillasse, des arbres grelottants et piteux, tels ides, squelettes, surpiis. par le jour, l'asphalte

pher des représentants du patronat contre des candidats de la classe ouvrière.

Le parti socialiste se déclare résolu à lutter contre l'abominable démoralisation et la dégradation de l'âme ouvrière résultant de la tactique suivie par le parti communiste français sur l'ordre de Moscou, et décide d'opposer, plus que jamais, au bolchevisme autoritaire et dictatorial la conception du socialisme démocratique telle !que la classe ouvrière l'a reçue de ses maîtres Jaurès, ÎVaillant et Jules Guesde. Le parti compte sur toutes ses fédérations et sections, sur tous ses militants pour piener cette lutte sans merci, particulièrement dans les jmilieux ouvriers qu'il s'agit d'éclairer et de détr'om-.er. Le parti socialiste compte sur son nouveau groupe parlementaire pour définir au Parlement une politique constructive et pour traduire en projets précis les di- vers points du programme soumis par le parti au jugement du corps électoral. Le groupe socialiste se tienra en particulier en contact avec la C. G. T. pour faire aboutir les réalisations sur lesquelles les programmes es deux organisations se trouvent dès maintenant en accord.

Le parti compte sur son groupe pour livrer une vigoureuse bataille d'opposition à la renaissance du Bloc national, pour clariMi", dès les premiers mois, la situation parlementaire et pour déterminer dans les couches républicaines du pays et dans les masses ouvrières et paysannes, qui ne veulent pas subir le joug d'un fascisme larvé, le courant de redressement démocratique indispensable après l'élection d'avril 1928.

Le parti socialiste s'efforcera d'être l'animateur de ce redressement en poursuivant énergiquement sa tâche propre d'organisation ouvrière sur le terrain politique, parallèlement avec la tâche d'organisation poursuivie par la G. G. T.sur le terrain économique et syndical et par le mouvement coopératif.

Dans le discours qu'il a prononcé pour défendre sa proposition, M. Pierre Renaudel a examiné la situation du parti socialiste dans la prochaine législature, indiquant qu'il ne s'agit d abandonner en rien son indépendance ni son autonomie, mais que l'opposition dans laquelle il va se trouver ne doit pas signifier pour lui l'inertie ou l'inaction dans le jeu politique qui va se dérouler entre les partis, et les groupes.

La cohésion, la fermeté, le nombre des membres du groupe socialiste doivent, au contraire, être pour lui un moyen d'action et de pression pour déterminer une politique favorable aux intérêts ouvriers et la démocratie. On dit que beaucoup de partis et de candidats ont approuvé le programme de la C. G. T. Ils seront mis dans l'obligation de montrer par des votes le degré de sincérité de leur déclaration.

S'expliquant sur la participation, M. 'Renaudel s'est exprimé ainsi

Des amis, dans notre parti morne, paraissent redouter des déviations ou des confusions. Rien de tout cela n'est à craindre, pas même en matière de participation. Nous ne regrettons pas d'avoir recommandé la participation. Elle nous eût probablement évité le gouvernement d'union nationale et la situation politique qui en est résultée. Mais nous ne sommes pas hypnotisés sur la participation. Autrement, nous ne serions pas ce que nous sommes, c'est-à-dire, dans notre parti, des hommes «'inspirant toujours des réalités possibles. La, participation que nous voulions était non une collaboration individuelle do quelqu'un des nôtres, ramassant un portefeuille, mais une participation collective décidée par notre parti sur des bases précises. L'heure de cette participation et de ses conditions est passée depuis deux ans. Elle n'est pas encore revenue. Nous ne pensons donc pas que le parti ait un intérêt à revenir sur ce problème, qui ne se pose pas dans le moment présent. Mais cela ne saurait nous interdire d'être attentifs aux événements pour en tirer tout le parti politique que comporteront les évolutions des groupes et la formation d'une majorité dans la législature..

Nous ne nous laisserons pas enfermer dans une opposition systématique ou démagogique avec les communistes..Mais notre opposition s'efforcera de rassembler tous ceux qui ne veulent pas d'arrêt dans le progrès social. C'est par que le socialisme prendra figure d'animateur de la démocratie et qu'il recueillera de cette attitude des fruits certains.

M. Renaudel a insisté enfin sur la nécessité pour le parti socialiste de liter son action à celle de la Confédération générale du travail. i CORRESPONDANCE Nous recevons de M. de Rodez-Benavent, député de la 1" circonscription de Montpellier (Hérault), la lettre suivante

i, Montpellier, le 11 mai 1938.

Monsieur le directeur,

̃' Je lis dans la 1'° page, en 2e colonne de votre jour.toôtL du mercredi 9 mai, les lignes suivantes, qui ont trait aux dernières électiqns législatives « « «\f Bar«ier autre socialiste, n'a-t-il pas, dans l'IIé» rautt, pquiv un résultat inverse calculé, par, lui et par t> une tactique semblaMe, assuré le succès do M. Rodez» Benavent, conservateur, pour faire échec à un cani> didat républicain de grande valeur, M. Pierre Viala, » membre de l'Institut, qui avait le tort de lui porter ombrage » n

Votre rédacteur est certainement bien mal informé de la situation, car M, Viala ayant disparu au 1er tour, n'ayant eu que 2,500 voix, je.me suis trouvé au 2e tour avec un concurrent socialiste seul, qui avait été soulemi et continua de l'être par M. Barthe, qui raccompagna maintes fois dans ses touriïées et signa une affiche pour le soutenir.

Cette rectification. est néoessai-re à la région et aux électeurs que je représente.

Votre rédacteur tient ses renseignements de source peu sûre ou intéressée.

Je m'adresse à votre courtoisie pour insérer cette lettre dans votre journal à la place où a paru la -note erronée..

Agréez, monsieur le directeur, l'assurance de mes très distingués sentiments.

Il. da Rodez-Besavent.

aetFet curiosité A l'Eeole des beaux-arts

Les grands massiers de l'Ecole nationale des beaux-arts viennent d'adresser à M. Herriot, mi.nitetre de l'instruction publique et des beaux-arts, la lettre suivante

Monsieur le ministre,

La grande masse de i'Ecolo des beaux-arte, groupant l,S00 élèves et anciens élèves des beaux-arts, a l'honneur de vous soumettre 4a pétition ci-jointe, que lui «Sonum-uniquent ses camarades. Elle ne fait pas seulement appel au grand maître de l'Université, mais aussi au président Herriot, qui lui a fait l'insigne' faveur d'accepter le titre -de grand massier d'honneur. Nous osons espérer, monsieur le ministre, que vous voudrez bien prendre cette demande, qui est pour nous

luisant d'eau, les cochers et chauffeurs offrant à l'averse un dos résigné, toute la tristesse des cités à la lumière indigente de novembre. Tel était l'accueil de Paris pour Marthe. Elle en éprouvait une satisfaction, comme d'une harmonie nécessaire entre le décor fuli-'gineux et la couleur de sa pensée. Ce temps exécrable, c'était l'appel immédiat à l'activité personnelle et aux buts précis. Des entours heureux naît trop facilement l'envie de "musarder, et la divagation des jambes provoque celle de l'esprit. Or, elle se croyait bien guérie des faiblesses du rêve. La leçon reçue lui paraissait de celles qui comptent pour la vie dans une âme fière. On se complaît d'abord aux théories d'esthétique et l'on aboutit à se faire moquer de soi par un garçon à la page. Elle n'avait même point l'excuse de s'être épanchée en naïve devant cet avisé, elle qui toujours prévit le naturel épilogue et, pourtant, céda sottement à son cœur affamé de tromperie.

Encore une semaine avant la réouverture des cours de la Sorbonne. Juste le délai voulu pour s'installer dans la pension de famille habituelle, à deux pas du Luxembourg, prendre ses inscriptions et visiter les professeurs, particulièrement Ormières, le spécialiste de l'histoire freèque, un bon vieux qui avait eu l'amabilité d'envoyer à Marthe quelques billets d'encoura- a = gement tout imprégnés d'une affection paternelle C'était assez pour rentrer néanmoins dans la vie universitaire et reléguer le sieur Durieu aux justes oubliettes.

Mais, une fois le premier brouhaha, de la rentrée scolaire éteint dans l'uniforme régularité des cours,Marfhe ne fut pas longue à s'apercevoir qu'elle s'était illusionnée sur sa vigueur morale. Ces quelques semaines d'un amour inquiet, puis cruellement torturé par la vaine attente, l'avaient rompue, tout en lui imprimant une orientation nouvelle. Si le ceryeau ne se refusait plus à enregistrer, cemme l'hiver précédent, la matière scolaire, il s'en désintéressait. Une vigilance perpétuelle de la volonté devenait indispensable pour le maintenir à .la tâche. Cet effort limitait le rendement, et Marthe, se méprisa de n'en éprouver qu'un ennui léger. A la vérité, tout lui était aujourd'hui indifférent, l'agrégation comme les textes mêmes, comme sa propre existence. Elle accusait de ce renversement extraordinaire un hypocrite regret du coeur. Cag elle, se surprenait,

d'un grand intérêt, en conskKF&tion, et vous prions d'agréer, etc.

Suit la requête que voïsi X

Monsieur le ministre,

Des élèves, en état de prendre part' au concours du prix de Rome, mais qui en sont écartés en vertu d'un règlement qui exige le célibat, se permettent de solliciter la révision de ce règlement, dont la rigueur ne semble plus correspondre à l'état actuel dos olioses. A plusieurs reprises, des élèves de l'Ecole des beauxarts ont fait de nombreuses demandes pour obtenir la suppression de la clause du célibat. Cette question o donné lieu à une intervention de l'amiral Jaurès au Parlement, question à laquelle le ministre de l'in-st-ruetion publique a paru s'intéresser.

Ce règlement est contraire à l'ordre social, où le mariage est le seul moyen légal préconisé par l'Etat pour fonder la. famille, assurer la natalité; or, dans le cas présent, une institution agissant sous le contrôle de d'Etat interdit cette forme légale de l'union et impose le célibat, au moment où des ligues et les pouvoirs publics mêmes s'émeuvent des effets de la: dépopulation dams le pays.

Ce règlement est contraire la morale. Il interdit îe mariage, favorise l'union libre, réintègre les candidats divorcés ou en instance de divorce. On peut 'citer le cas de l'un des concurrents qui s'est mis en instance de divorce, a vécu maritalement avec sa. femme, puis, atteint par là limite, a régularisé sa situation. Ce règlement est contraire à la logique et à la justice, puisque l'élève reçu en loge, et qui doit être célibataire, est autorisé à se, marier dès qu'il a le grandprix. Si bien que le mariage parait être un privilège exclusivement attaché à la récompense et le célibat réservé aux concurrents malheureux.

Enfin, monsieur le -ministre, beaucoup pensent aussi, avec quelque raison, que l'artiste doit valoir seulement par son talent, seule qualité qui compte au regard du concours, et que lui en interdire l'accès parce qu'il est marié ou l'autoriser parce qu'il est célibataire, c'est en quelque sorte vouloir lui imposer une règle antisociale et toucher quelque peu à sa liberté individuelle. C'est pourquoi, monsieur le ministre, les élèves soussignée insistent à nouveau, comptant sur votre équité pour faire cesser les effets d'un règlement qui écarte les concurrents de valeur par des moyens qui n'ont aucune relation avec les épreuves du prix de Rome. A la manufacture de Beauvais

La saison d'art de Beauvais s'ouvrira demain mardi. Rappelons à ce propos que cette manifestation a pour but d'appeler l'attention du public sur la manufacture nationale de tapisseries, fondée en 1664, et qu'elle se compose d'une double série d'expositions, l'une à l'hôtel de ville de Beauvai's, l'autre à la manufacture.

flu Salon des Artistes français

Le vote des médailles- d'honneur aura lieu, au Salon des Artistes français, dans l'ordre suivant le lundi 21 mai, dans la section d'architecture; le mardi 22 mai, dans la section de gravure; le jeudi 24 mai', dans la section de peinture; le vendredi 2'5 mai, dans le section de. sculpture.

ÇOtfftf?IEÇ. LITTÉRAIRE.

Baudelaire traducteur d'Edgar Poe Baudelaire, qui passa jadis en correctionnelle, vient d'avoir les honneurs de la iSorbonne réhabilitation qui en vaut une autre, et dont on saura gré à M. Léon Lemonnier d'avoir courageusement pris l'initiative, en choisissant comme sujet de thèse complémentaire pour le doctorat ès lettres les Traducteurs d'Edgar Poe en France et Charles Baudelaire. M. Lemonnier, qui occupe au lycée Itollin la chaire où Stéphane Mallarmé enseignait l'anglais, a été récompensé de son audace par une mention très honorable, ce que la Sorbonne a de mieux dans le genre preuve aussi qu'elle se modernise et qu'on y peut aujourd'hui parier de tout. La thèse soutenue est d'ailleurs fort intéressante et apporte une contribution heureuse à l'histoise d'un chapitre généralement assez dédaigné par les manuels littéraires, qui concerne, ou plutôt devrait concerner, l'art de traduire et les traducteurs, dont Remy de Gourmont fut un des premiers à signaler l'injuste oubli. Nul exemple n'est plus parlant, à cet égard, que celui de Poe, dont Baudelaire fit la glorieuse fortune en le révélant au lecteur français, et auquel il dut luimême sa première notoriété publique, grâce à ses fameuses traductions, équivalentes par le style à une véritable création.

Si le poète des Fleurs du mal a révélé l'auteur du Corbeau à la France, il ne l'avait pourtant pas découvert tout seul, et c'est cet ironique thème qui fait l'objet de la thèse principale de M. Léon emdiurier- ce qui tendrait' seulement à-, démontrer qu'il sert bien moins, en toute chose, d'être le premier que le meilleur. En effet, cinq anglicisants avaient déjà tenté d'introduire chez nous l'œuvre de l'étonnant conteur américain Borghers, Forgues, Léon de Wailly, Mme Meunier et William Hughes, qui publièrent en diverses revues un petit nombre de ses fantastiques récits, parmi lesquels le Scarabée d'or, la Descente au Maëlstrom, Ilans Pfaal, le Crime de la rue Morgue, dont les curieux pourront aller chercher les premières versions ou adaptations dans les poudreuses collections de la Revue britannique, du Commerce, de la Quotidienne, de la Démocratie pacifique ou de Y Illustration, entre 1845 et 1853. Parmi ces traducteurs, l'un au moins mérite d'être signalé à part le critique E.-D. Forgues, collaborateur du National et du Charivari, ami de Stendhal, et auteur de la première étude qui ait été consacrée à Poe (Revue des Deux Mondes, 1846). D'autre part, Borghers, en 1653, faisait paraître un recueil do Nouvelles choisies d'Edgar Poe, en un volume de la Bibliothèque des Chemins de fer battant Baudelaire de trois ans. C'est le seul avantage qu'il ait sur lui. A cette date, d'ailleurs, le futur auteur des Paradis artificiels était déjà très avancé dans son travail de traducteur et pouvait vraisemblablement se consoler du temps perdu en comparant le caractère fragmenté des arrangements de ses rivaux et les dimensions de son propre plan.

C'est en 1847 que le poète avait pris connaissance des premiers fragments qu'il eût encore lus de l'écrivain américain par les traductions qu'en donnait, à la Démocratie pacifique, Mme Meunier. Il en éprouva « une commotion singulière », dont ses lettres permettent d'apercevoir la fécondante force. Dès ce jour, il appartint à ce génie, dans lequel il s'était retrouvé lui-même. « Ce qu'il y a d'assez singulier, et ce qu'il m'est impossible de ne pas remarquer, c'est la ressemblance intime, quoique non positivement accentuée, entre mes poésies propres et celles de cet homme, déduction faite du tempérament et du climat. La première fois que j'ai ouvert un livre de lui, je trouvai. des poèmes et des nouvelles dont j'avais'eu la pen-

la: plume abandonnée, les tempes entre les mains, à errer encore dans le jardin aux paons. Elle se redressait alors, nerveuse, et se ramenait durement à la besogne. Mais, un peu plus tard, la tentation revenait sans bruit et il fallait combattre de nouveau.

Miléna, toujours fidèle, lui écrivait régulièrement de Belgrade. Ses lettres étaient imprégnées du bonheur profond de se retrouver dans sa patrie, mais elle regrettait sa « sœur » française et le disait en phrases aimantes qui étaient douces à Marthe. Par contre, les lettres de Mme Lebert péchaient gravement, à force de maladresse. Elle n'appelait plus Durieu que « le, goujat », et l'insistance qu'elle mettait à répéter ce qualificatif dans chacune de ses lettres humiliait Marthe, plutôt qu'elle ne la vengeait. La jeune fille avait beau la supplier de laisser tomber cette affaire, l'indignation restait la plus forte et fusait constamment par quelque endroit. Marthe n'osait point se fâcher, car 'elle savait la détresse qui se cachait derrière ces invectives. La pauvre femme était seule. Depuis qu'André quitta la maison, il passait et repassait sur sa machine, sans jamais jeter un coup d'œil vers la bibliothèque. Un jour même, croisant sa mère sur le trottoir, il s'était défendu de la reconnaître. Mme Lebert en avait pleuré jusqu'au logis et la sœur coupable, voyant ces larmes que n'accompagnait pourtant aucun mot de blâme, conçut alors pleinement l'étendue de son erreur. C'est par elle que l'âme maternelle était crucifiée deux fois. Elle la laissait donc épancher son amertume contre « le goujat », qui lui permettait de n'éprouver à l'égard de Marthon qu'une immense pitié attendrie. Elle sautait simplement ces passages, de crainte que leur virulence ne pénétrât en elle à la façon d'un venin et, ravivant la blessure, n'accrût encore son inaptitude désespérante à réveiller la travailleuse qu'elle fut avant cette maudite crise. Certain moment, une idée sournoise lui naquit. A vrai dire, elle ignorait pourquoi Durieu ne jugea pas bon de lui faire l'honneur du plus mince billet de liquidation. Il avait négligé de répondre, d'abord, à la lettre où, pour l'éprouver, elle lui parlait de l'offre de Miléna, puis à une seconde qu'elle s'était bien reprochée depuis trahissant avec une franchise naïve son étonnement de ce silence et en demandant la cause. Reut-êtrg possédait-il une «xcuse, ei

séë, mais vague et confuse, mal ordonnée, et què Poe avait su combiner et mener à la perfection. » Cette ressemblance constatée « avec épouvante et ravissement », Baudelaire. entreprit de commu-: niquer autour de lui son enthousiasme. Gautier, Banville, Asselineau, Champfleury, tous ceux qui le virent à cette époque où, n'ayant encore publié que deux volumes de Salons, il n'en était pas moins admis dans un petit clan d'artistes et d'écrivains comme un poète d'avenir, mais surtout'comme un dandy bizarre, original, ses amis, disons-nous, ont porté témoignage de l'extrême zèle dépensé par lui en faveur du nouvel Hoffmann. « Il faut, e'est-adire je désire, écrivait-il à Sainte-Beuve, qu'Edgar, Poe, qui n'est pas grand'chose en Amérique, devienne un grand homme pour la France. » Et dès juillet 1848 il réussissait à faire paraître la pre-> mière version d'un de sescontes.accoihpagnée d'une note critique, dans la Liberté de penser, où le morceau passa d'ailleurs inaperçu M. Lemonnier fait observer à ce propos que le moment était mal choisi, les récentes journées de juin ayant donné aux Parisiens d'autres soucis que ceux de la litté-i rature. Quatre ans plus tard, Baudelaire, avec plus de bonheur, emportait un premier succès sérieux en publiant dans la Revue de Paris un long article sur son maître. Entre temps, il en avait lui-même fait plus amplement connaissance, s'était procuré ses œuvres complètes et ses éditions les plus rares, entouré des renseignements les plus sûrs mieux même, avait rappris l'anglais, qu'il prétendait avoir étudié dans son grand voyage des Indes (on sait qu'il n'y est jamais allé et ne dépassa pas l'île Bourbon).

S'il n'écrivait pas très correctement la langue de Shakespeare, M. Lemonnier concède que Baudelaire l'entendait assez bien, sa mère, née à' Londres, lui en ayant de bonne heure donné de suffisants principes. Après donc quatre années de préparation, il se mit à son grand ouvrage, et 1853 l'aurait peut-être vu paraître (le traité était déjà signé) si le malheureux poète ne s'était alors brouillé avec sa maîtresse, la terrible Jeanne Duval, aux mains de laquelle, en fuyant, il dut laisser ses manuscrits, parmi lesquels sa tradue- | tioQ des Histoires extraordinaires. Un premiter essai d'impression fut tenté, que le poète fit dé-. truire, les corrections et les remaniements sans fin apportés au texte n'en permettant pas l'achè^ vement convenable d'où, pour Baudelaire, nou-i veaux frais, désespoir et gémissements. « En vé-< rité, j'en perds la tête. Ce livre est le point de départ d'une vie nouvelle. Il devait être suivi de la publication de mes poèmes, de la réimpression de mes Salons. » Surcroît de craintes et d'en-: nuis: Borghers vient de publier ses Nouvelles, choisies; Hughes en fait paraître d'autres dans le Mousquetaire de Dumas. En 1854, enfin, Bau-i delaire reprend son équilibre, se remet régulièrement au travail et, de juillet à avril suivant,: donne au Pays, en feuilleton, la totalité du vo-i lume. Non sans peine, comme on imagine, la cor^rection des épreuves n'allant pas toute seule. Et t il va falloir tout recorriger à nouveau pour l'édition en librairie, qui ne verra le jour, chez Michel Lévy, qu'en 1856. Un second volume des Nou^ velles histoires extraordinaires paraît en 1857, suivi, un an plus tard, des Aventures d'Arthur, Gordon Pym. Viendront ensuite Eurêka, en 1864, les Histoires grotesques et sérieuses en 65. Nous avons publié, il y a quelques années, ici, une lettre du poète à son éditeur, relative à ce dernier,, livre et aux tourments que représentait pour lui la correction des épreuves « Vous m'avez fait signer un papier vous donnant le droit de faire corriger mes épreuves par n'importe qui. Cela est fait pour me causer une angoisse perpétuelle, ma misérable nature étant donnée. Mais Baude-, laire a partie gagnée, et son cher Edgar Poe triomphe. Ils triomphaient d'ailleurs tous deux ensemble, le traducteur ayant si bien su ilmpriwier à son ouvrage le cachet de singularité qui' lui était propre qu'on y pouvait voir à bon droit, bien plus qu'une version, une véritable collaboration. Son long essai sur Edgar Poe, placé en tête du premier volume, complété par une nouvelle note eu tête du second, n'avait pas requis l'attentilon moins que les Histoires mêmes. Les autres traducteurs s'effondrèrent Hughes seul parvint à' grand'peine à publier en 1862 un nouveau re-* cueil de contes inédits, et il devra attendre une vingtaine d'années encore pour recommencer Baudelaire. Inutilement. M. Lemonnier reconnaît que son travail n'est pas sans mérite. Mais, dans son désif de conserver au style de Poe « son ca-: ractère propre, de rendre sa pensée sans lui, prêter un faux cachet d'étrangeté », Hughes a: peut-être bien suivi! son modèle il n'en a pas rendu l'esprit.

On était naturellement curieux de savoir, d'un expert tel que M. Léon Lemonnier, quelle est la valeur exacte de la translation de Baudelaire, et si sa perfection littéraire ne masquerait pas cer-i taines erreurs ou libertés prises avec l'original. Il n'en est rien, heureusement; et M. Lemonnier, n'a pu relever chez le" consciencieux auteur des Fleurs du mal, minutieux jusqu'à la souffrance, qu'un très petit nombre d'inexactitudes par exemple, il avait d'abord traduit Arabian laies par Contes arabes,. alors qu'il s'agit des Mille et une Nuits; mais Baudelaire a corrigé'lui-même ce contresens dans une nouvelle édition. Il ne francise pas à l'extrême, comme les autres traduc-^ teurs, sa version. Il s'ingénie à trouver chaque fois le mot exact, correspondant au terme anglais; il épouse le sens et le mouvement de la phrase originale, et cherche à exprimer l'intention in-^ time de son modèle par une pénétrante affinité de sensibilité et de tempérament. Dès son premier. essai de 1848, ce volontaire artiste avait exacte-i ment précisé son parti pris et déterminé sa mé-i thode « II faut surtout s'attacher à suivre le texte littéral; certaines choses seraient devenues bien autrement obscures si j'avais voulu para-i phraser mon auteur au lieu de me tenir servilement attaché à la lettre. J'ai préféré faire du français pénible et parfois baroque et donner dans toute sa vérité la technie philosophique d'Edgar Poe. » De là le caractère si volontairement étrange et surprenant des Histoires, telles que Baudelaire nous les a données à lire, où pas un mot n'est imprimé qui n'ait été, choisi, pesé, voulu, et placé à l'endroit nécessaire avec un art lucide et long-: temps concerté. M. Lemonnier juxtapose à ce sujet quelques passages remaniés par le poète, entre la première publication et la version définitive la correction, toujours parfaite et justifiée, souligne cette étonnante volonté- de précision et d'exactitude. N'allait-il pas à refaire les calculs de Poe, relatifs aux navigations d'Arthur Gordon Pym, et rechercher dans les tavernes la conversation des marins anglais capables de lui expli-e auer le sens des termes de manœuvre, pour éviter une méprise?. M. Lemonnier voit dans oe goût de la perfection la cause pour laquelle Baudelaire s'abstmt de traduire en français les poèmes de Poe. « Une traduction de poésies aussi voulues, aussi concentrées, peut être un rêve caressant, mais ce n'est qu'un rêve », a-t-il écrit. Sans doute pensait-il aussi que la prose seule d'un poète peut être tournée dans une autre langue que la

la: lui réclamer crânement ne serait pas si ma^ ladroit. Car, ensuite, aucun faux-fuyant ne de-: venait plus possible au cœur lâche.

Ce raisonnement à peine esquissé, elle le repoussa avec horreur. Son orgueil se hérissait à la pensée de sembler implorer l'oublieux. Et puis, ce fut une nouvelle lutte épuisante contre: l'envie qui la grignotait à la manière d'un cancer, tantôt brutale, tantôt câline et argumenteuse, toujours à l'œuvre. Le labeur de la can-^didate en devenait désordonné, brillant aux heures d'accalmie, tourmenté comme l'être, quand elle le poursuivait parmi l'orage intime. Marthe le sentait si bien qu'elle tremblait comme une gamine de sixième en remettant aux professeurs les feuillets qu'elle s'imposait de remplir. Car elle redoutait de trouver dans leurs notations la preuve d'une impuissance irrémédiable.

Et, de fait, Ormières, le vieil helléniste, de qui, avant sa chute, elle était l'élève préférée, l'appela un après-midi dans son cabinet. Il y avait là une ombre d'homme, perdue dans sa redingote, qui portait à demeure les cols largement ouverts et les favoris bouffants de feu Grévy, cependant que sa tête de bénédictin ascétique aux tons parcheminés s'ornait du cronstadt cher à Méline. « Gnouffards » et sorboniens le chahutaient rituellement jusqu'à la seconde précise et attendue où il allongeait le. bras vers son vénérable couvre-chef, comme pour marquer une intention d'abandonner l'amphithéâtre aux perturbateurs. Alors, par une tradition non moins sûre, les assistants dressés d'un coup, un triple hourra formidable d'entrain lui rendait hommage,auquel il répondait d'une inclinaison. Et le cours commençait dans un silence émerveillé, car les grands morts, à sa voix grêle, se levaient de la poussière millénaire et le verbe ailé des dieux mettait dans la pénombre de l'hiver septentrional tous les rayons de l'Attique.

Voyons, mademoiselle, qu'est-ce qui ne va pas encore ? demanda-t-il à Marthe. Vous m'avez fait ce devoir sur la quatrième guerre médique d'une façon décousue. Certaines pages sont dignes de vous, mais d'autres trahissent une distraction pénible de l'esprit. Vous semblez vraiment regarder par ailleurs, tandis que vous écrivez.

A JACQUES ESTARvmiEj

ÇA suivnë,)]


sienne; et que la poésie n'en a qu'une, ce qui rend la translation des vers inopérante, et, pour tout dire, môme, condamnable. Ce qui n'a pas empêché Mallarmé de la tenter.

Emile Henriot.

Le Roman.

M. Louis Artus va publier les Chiens de D\eu. M. Jean Cassou publie le Pays qui n'est à personne. On annonce de .M. Tristan Bernard, le Voyage imprévu. On signale de Mme Aline de Villèle, les Inadaptés. Histoire littéraire.

M. Jacques de Laoretelle va publier un recueil d'essais, Etudes. On annonce la publication de fragments d'un drame de Baudelaire, Manoel, présentés par M. Jules Mouquet. MM. Lecestre et J. de Boislisle publient le 40e volume des Mémoires d-e Saint-Simon {édition des Grands écrivains). On signale une nouvelle édition de l'Histoire amoureuse des Gaules, de Bussy-ïtabutin, avec une introduction du doctenr Léon Cerf. M. Guy de La Batut publie la Correspondance de Talma avec Mme de Staël. M. Armand Piërhâl fait paraître la tràôuctfon de l'essai du critique allemand Ernst-Bobert Curtius sur Marcel Proust. Variétés..

M. Paul Archambault consacre un ouvrage à l'Œuvre philosophique de Maurice Blondel. >L François Charles-Roux publie Trois ambassades françaises à la veille de la guerre (Londres, Rome, Berlin). On signale, de M. Louis Laloy, la Musique retrouvée; de .M. Roger Lambelin, les Victoires d'Israël; de M. Joseph Dimier, Un régutier chez les joyeux. M. Paul S<£o-. rand va publier Syracuse; et M. Marc Elder, le Pays de Retz. M. Louis Piérard fait paraître la Maison des serpents et autres lieux étranges. On signale, de M. Abel Doysié, la traduction de la Philosophie de la civilisation. de R.-H. Towner. M. Georges Blun publie l'Allemagne mise à nu. M. Jacques Normand va publier un recueil de notes: Nouvelles pensées de toutes les coixleuré, "t.. Le Déco* de ïa, vie

M SALON DES AUTISTES DECORATEURS

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Sans plus de considérations générales; dont on peut dire ce qu'Esope disait de la langue, que c'est à la fois ce qu'il y a de meilleur et de pire, pénétrons au Grand-Palais des Champs-Elysées, par la porte d'angle, face au métro du môme nom. Il nous plaît d'entrer ainsi chez les artisans du décor de la vie moderne, au débouché du métro. C'est dans le rythme. Pour qu'il n'y ait aucune solution de continuité, franchissons en courant les quelques mètres d'arbres et de verdure qui séparent la station 1900 du Salon des Artistes décorateurs de 1928. N'accordons même pas un- regard au préambule par quoi les décorateurs de 1928 prétendent nous introduire à la halle du modernisme. Il était inutile de se donner tant de mal pour un résultat si médiocre, et l'on n'a que pitié pour cette1 entrée macaronique où des léttres sont épinglées sur un pliant de zinc, audessus d'un baldaquin soutenu par des piliers ronds dont la base repose inégalement sur des Jnarches d'escalier. Quand donc ces messieurs décorateurs comprendront-ils que le Grand-Palais est ce qu'il est, le témoignage d'une époque; qu'il vaut mieux accepter ses aspects extérieurs, quitte à s'installer tant bien que mal à l'intérieur; que inanqùer de respect à l'égard d'un aîné est préjuger l'avenir d'une manière sottement or-* gueilleuse? 6i l'on considère qu'il fallait là, comme on dit, une affiche, alors on devait mettre en avant dU palais, mais sans y toucher, des mâts avec des panneaux éclatants; quelque chose comme un pavois de fête, un décor léger, sans consistance et indépendant de l'architecture permanente. Nous entrons dans le hall aménagé par M. Monlagnac. C'est à dessein que nous employons ce mot d'aménàgeniént qui implique un désir d'ar-

chitecture plus qu'une architecture véritable. Aussi bien M. Montagnac, qui en est l'auteur, est un peintre qui s'est mis à faire des meubles. Ils sont de belle matière, ce qui révèle en effet un certain sens de la couleur, mais d'une forme inutilement lourde, étant donné ce qu'ils peuvent et doivent contenir. C'est là un reproche que nous pouvons malheureusement. adresser à trop de décorateurs (le mot paraît déjà désuet) par ce temps d'économie nécessaire, ils gaspillent le bois; par ce temps d'utilité, ils sont inutiles; par ce temps où le mot d'ordre semble être la logique, ils sont illogiques; par ce temps où le rationalisme est le « tarte a la crème a des décorateurs, ils n'ont de. rationaliste que les apparences; par ce temps enfhr-où l'on ne jure-crue par lîarchitecture, ils n'ont qu'une vague idée de ce grand, de ce noble art. qui meurt et qui cependant est le Sésame ouvre-toi de tous les autres. On dirait qu'ils se méfient de tout ce qui suppose un souci d'étude ou de composition. De l'architecture, ils n'atteignent que le pédantisme et non la raison profonde.

L'autre jour, pendant les aménagements de ce Salon, dont la lenteur même révélait l'incertitude et l'hésitation, nous regardions attentivement la carcasse de ce Grand-Palais tant décrié par les vieux pages du modernisme et qui cependant contient plus de logique que tous leurs aménagements réunis, et nous voyions une poutre de fer soutenue par un pilier de fonte dont le diamètre 'était égal à la largeur de la poutre. Ce pilier de fer, un décorateur l'avait enrobé d'un pilier de bois, d'un diamètre quatre ou cinq fois plus grand, dégagé d'un côté plus que de l'autre et qui soutenait un poids insignifiant. Ces deux piliers l'un Jmr-dessus l'autre, c'est toute l'explication du modernisme tel que l'entendent la plupart de ces messieurs. Du rationalisme, ils n'ont perçu que le côté décoratif. Plus que raisonner, ils ont voulu donner le spectacle de la raison. Et voilà pour- quoi leur art. entre dans une période de crise. Cette crise tient également à l'orgueil démesuré qui s'empara d'eux après le succès discutable, inégal et dangereux de 1925. Dirigés par des primaires, encouragés par des politiciens sceptiques qui voyaient là une méthode pour faire pièce à un passé traditionnel et haï, récompenses par les moyens particuliers à la politique, ils ont pris des vessies pour des lanternes et leur absence de culture pour de l!esprit créateur. Ils ne travaillent pas, mais palabrent; ils ne dessinent pas, mais téléphonent. Parmi eux, certes, il en est de fins, de délicats, de charmants ce ne sont pas ceux-là qui dirigent, qui conduisent, mais d'autres, ceux qui par leur médiocrité même ont l'oreille des puissants du jour. Aussi leur société (prend-elle l'aspect d'une démagogie et non d'une équipe.

A ces arrangements de fortune font défaut le souci de la composition, le goût des proportions, îe sens de la mesure.Seul un architecte digne de ce nom (il en est d'authentiques, Roux-Spitz, Fayier, pour ne citer que ces deux-là) serait capable, par un vigoureux parti pris, d'ordonnancer ce Salon, en assignant à chacun une place proportionnée à ses œuvres ou un éclairage en rapport avec la matière, en ménageant au public un ̃intérêt de curiosité progressive, en discriminant l'objet fait de main d'ouvrier de l'objet en série, fabriqué par une machine indifférente et stupide. Autrement dit; le Salon des Artistes décorateurs a besoin d'un maître d'œuvre, assisté d'un chef d'orchestre autoritaire. S'il ne se résigne point à ces remèdes énergiques, il se perdra et nous verrons de nouveau triompher les meubles d'époque et la gérontocratie qui répète en bégayant dix-huitième I dixrhuitième 1 Que faire avec un jury tiré au sort, comme les députés ? On pense bien qu'un jury pareil, issu de la plèbe, a la haine de l'architecture et, avec l'architecture, de tous les arts majeurs, tels que la peinture et la sculpture. S'il ne veut pas entendre parler de composition architecturale, à plus forte raison déteste-t-il ce qui rappelle la suprématie de la peinture et de la sculpture. Aussi les photographies y sont-elles plus nombreuses que les tableaux. Aussi ce 18° Salon, en se privant volontairement du prestige de ces derniers, prend-il de plus en plus l'aspect pauvre, industriel, mercanti d'une sorte de foire du meuble, analogue au marché de la trolle qu'on pratique à jour fixe au Faubourg-Saint-Antoine.

Mais revenons-en au particulier. Autour, du hall d'entrée dont les verreries de Daum marquent le centre, de,ux niches sont occupées par les meubles de Leleu et les tapis de Silva Bruhns. Deux consolations exquises, deux encouragements versés au cœur du critique effaré par le préambule. Les tapis de M. da Silva Bruhns, exécutés au point noué, contre-balancent tout de suite, avec quel bonheurl l'impression mécanique que nous avons ressentie dès l'abord. C'est comme un enveloppement chaud, une invitation à marcher pieds nus, pour le plaisir d'avancer et d'accomplir cet acte merveilleux de la marche, qu'exprime le saint Jean-Baptiste de Rodip.Dans cette matière profonde de la laine, le décor ne se superpose pas, mais s'incorpore, enfonçant jusqu'au cœur de la laine ses motiifs géométriques, mais d'une géométrie qui serait la quintessence de la nature, équilibrés sans régularité, balancés ainsi que la démarche de l'être humain, M. da Silva Bruhns, qui est aussi un pètatre, sans abandonner son ancienne palette qui était volontiers tenue dans une gamme plus sourde de rouges et de bleus profonds, recherche maintenant une gamme plus claire des fonds beiges, bis, écrus, d'où émerge e l'ornement (est-ce le mot exact ?), disons plutôt la variation brune, tête de nègre, rose, grise. Jamais, sauf peut-être en regardant un service de porcelaine composé par Mme Suzanne Lalique et exécuté par Haviland, nous n'avons mieux senti

la variété infinie des gris et de' la modulation qu'on en peut tirer.

M. Leleu a le même penchant pour la modulation ton sur ton dont Cézanne en peinture, avant même les tissus d'Hélène Lantier ou de Rodier, a si heureusement réveillé le goût. Sur un fond de tenture murale tenu dans une harmonie de beige et de rose, que rehausse au bon endroit un accent plus vif, il dispose un meuble d'appui en palissandre, aux portes laquées, et deux fauteuils du même bois, couverts d'un velours abricot. Les fauteuils sont accueillants, sans raideur ni lourdeur leur artisan sait qu'il ne convient point d'encombrer une pièce, que meuble signifie objet mobile et qu'une faible femme doit pouvoir déplacer un siège en prenant le dossier entre le pouce et l'index. Les panneaux du meuble d'appui, comme le tapis de da Silva Bruhns qui lui sert de parvis, sont eux aussi une variation sur un thème déterminé variation qui est comme la vibration d'une tonalité dans l'atmosphère. Enfin, au fond du hall d'entrée, les enfants des écoles de la ville de Paris se sont fait le mot, ;avee Leleu et da Silva Bruhns, pour donner tort à notre accès de mauvaise humeur. Imaginez que M. Paul Simoiis, inspecteur du dessin dans les écoles, a eu l'idée de donner à des enfants, âgés de 12 à 16 ans, le thème suivant l'Enfant dans le verger. A lire'la diètée pittoresque de cet admirable éducateur du goût puëril, on se.crpirait dans un roman de Mme' Colette. Etonnez-vous qu'en un tel verger les enfants fassent l'école buissonnière Ceux-là en ont bien le droit; ils ont si bien travaillé! Sur les murs de la classe voisine, on a accroché l'image que leurs yeux d'enfants se forment du monde extérieur. Et voilà qui touche au prodige. Le raffinement le plus subtil de la couleur, tes découvertes les plus récentes de la peinture, le goût le plus avisé, l'accent le plus spirituel se lisent sur ces gouaches, ces aquarelles. Cela tient à la fois de Vuillard, de Bonnard, d'Utrillo première manière. Ces enfants, ils habitent cependant en d'autres quartiers que ceux où exposent les peintres contemporains. Leurs parents n'ont guère le loisir de les conduire chez Druet ou chez Bernheim. Ce que leur dit leur maître à dessiner ou la seule vue de reproductions photographiques nêsufflràit pas à former chez eux une telle sûreté dans l'invention et l'exécution. Serait-ce donc que cette ingénuité est dans l'air et que les peintres, comme les 'enfants d'aujourd'hui, l'y ont trouvée, comme s'ils buvaient à la même source? Problème troublant, où il n'est pas interdit d'apercevoir'la supériorité de l'imagination sur le raisonnement, qui voudrait aujourd'hui prendre sa revanche sur l'imagination. De ce don pittoresque, n'adviendrait-il pas ce qu'il advient de voix enfantines; dont le cristal se brise avec la mue? N'en serait-il pas de même de l'art décoratif moderne, dont les balbutiements nous charmèrent, mais qui risque de devenir, insupportable, s'il prend langage de pédant? g

LÉANDRE VAIU-AT.

tes services dé table de Mme Suzanne Lalique, dont il est question plus haut, ont été édités par les soins du Grand dépôt, dont M. Crouzillard esi l'actif directeur. Ces services de table, dont l'un porte un décor à pans ̃coupés gris et" platine, et l'autre un décor à triangles verts, sont tout à fait dans la tradition française, qui voulait qu'on reportât l'ornement sur le marli, eri laissant libre le fond de l'assiette, de manière à lui garder toute sa netteté et à ne créer aucune équivoque quant aux nourritures terrestres. Ce ne sont d'ailleurs pas les seuls ouvrages exposes sous les auspices du Grand dépôt au 18" Salon des artistes décorateurs on y verra aussi des céramiques de Raoul Lachenal et de Jean Besnard, sur quoi cette chronique aura sans doute l'oooasion de revenir prochainement.

,d: ai-ma,

FAITS- DEVERS

Bulletin de l'Office National météorologique I. Situation génémle le H mal, à 7 heures. Une' dépression, centrée sur l'île Jàn-Maven fl.005

mb), s'étend jusque sur la Norvège et le Danemark (1,011 mb). Une autre couvre le Portugal (1,010 mb) s'étendant à la péninsule lbérlque et à l'ouest de la Méditerranée (1,013 mb). Une troisième couvre la Pologne orientale (1,010 mb). Un anticyclone est centré au large des îles Britanniques (1,033-1,035 mb), s'étendant Irlande et sud Islande (1,020 mb). Un autre couvre le •nord de la Scandinavie et de la Baltique (i,0&6 mb). La pression est comprise entre 1,016 et 1,018 mb sur les autres régions de l'Europe.

Un courant de perturbations, dirigé par l'antioyclone de large îles Britanniques, descend sensiblement de nord à sud, tandis qu'un courant inverse de sùd-ôttefit à nord-est intéresse le sud-ouest de l'Europe. II. Situation probable le 15 mai, à 7 heures. •<̃: Une baisse de– 10 à 13 mb s'avancera sur î'Boosse, tandis qu'une autre, de l'ordre de- ̃– à 5 5 mb, envahira l'ouest de la France. Une hausse, de +3 à 4 mb, couvrira le sud de la Baltique.

En France, action de la baisse de France.

III. Le temps du 13 au 14 mat, à 7 heures. Maxima: +22° Cazaux, 21° Nîmes, 20° Bordeaux, 19° Perpignan, Toulon, Lyon, 18° Rennes, 17° Tours, la Courtine, 16° Dijon, 15° Paris (Saintr-Maur) Argentan, Strasbourg, 14° Aibbeville, 13° Nancy.

Minima: +8° Cherbourg, Brest, Nantes, Bordeaux, Perpignan, 7" Pau, 6° Valenciennes, Orléans, Toulon, 5° Paris (Saint-Maur), Dijon, 4° Lyon, 3» Trêves, 2° Cler̃mont-Ferrand, Nancy.

Vent sur les côtes le 14 mal, à 7 heures calme SaintInglevert, le Havre, 3 m. nord-est Ouessant, 5 m, nordest Rochefort, 1 m. sud-ouest Bayonne, 5 m. est Cette, calme Toulon.

Pluies des 24 heures le 14 mal, à 7 heures: 0 mm. 1 Beauvais, 1 mm. Poitiers, 2 mm. Socoa.

Etat de la mer le 14 mai, à 7 heures: Dunkerque, la Hève, la Hague, Ouessant, la Coubre, Socoa, Cette, Antibes calme.

IV. Prdllisions pour la nuit du 14 au i5 mai. Région parisienne: temps nuageux avec belles éclaircies. Même température.

VI Probabilités pour la journée du 15 mai. Région parisienne: vent faible, variable, secteur nord

dominant, ciel nuageux se couvrant avec quelques pluies. Même température.

En France: a) Vent. Faible, variable, secteur nord dominant sur la moitié nord, seoteur nord-est dominant sur la moitié sud.

b) Etat du ciel. Moitié nord: ciel nuageux se couvrant avec quelques pluies; moitié sud': nuageux ou orageux, quelques orages ou averses.

o) Température. Sans grand changement.

̃?

Les orages et le froid. A Loritoré-les-CorpsSaints (Somme), la foudre est tombée sur l'église, qui date du douzième siècle et est classée comme monument historique. Un pilier de la nef est ébranlé. Le clocher, érigé en 1190 et restauré en 1840, a également subi de graves dégûts. On ne peut plus sonner les cloohes sans danger. Plusieurs maisons du voisinage ont été endommagées. M. Jouffrey, 42 ans, était occupé, à Briançon (Hautes- Alpes), à déblayer la neige recouvrant la route nationale, lorsqu'il s'est brusquement affaissé terrassé par une congestion due au froid. Dans la région de CMlons-sur-Marne, le froid persiste et, hier matin, le thermomètre est des, condu au-dessous de zéro. Chaque jour, la gelée détruit des primeurs; d'autre part, on signale que dans la vallée de la Grosne,,à Salornay, ies vignes ont subi de graves dommages.

Depuis trois jours, la température, dans la vaillée du Rhône, s'est, singulièrement abaissée. L'avantr-dernière nuit, il a gelé dans le nord de l'Ardèche et d« la Drôme, à Saint-Rambert, Tournon, Saint- Vallier et dans les communes avoisinant le Rhône. Les dégâts occasionnés par le gel à la vigne et aux arbres fruitiers sont importants. Suicide dans un commissariat. Arrêté pour abus de confiance M. Georges Padeski, rue Denfert-Rochereau, 32, avait été conduit au commissariat de police de la Ohaussée-d'Antin. Au moment où il allait être interrogé, il sortit un revolver et se tira une baille dans da poitrine. Transporté à l'hôpital de la Charité, il n'a pas tardé à succomber.

Cadavre retiré de l'eau. Le corps d'un garçonnet paraissant âgé de 14 à 15 ans, a été retiré de la Seine, à l'île la Jatte. On croit qu'il s'agit du jeune Frédéric Raymond, disparu il y à quelques jours du domicile de ses parents. Ceux-ci, prévenus, seront mis en présence du. cadavre à l'institut médico-légal.

Les détournements du maire de BaiUeuI. M. Tardieu, ministre des travaux publics, vient de charger M. Besques, contrôleur spécialisé des inspections de coopératives, de suivre, avec le préfet du Nord, l'enquête administrative ouverte au sujet des détournements de M. Dumez, maire de Bailleul. Voici, en résumé, quels sont, d'après l'enquête, les faits que l'on reproche à l'inculpé :,i° de s'être, par un jeu sur les prestations en nature, approprié 1,375,000 francs appartenant à la coopérative des églises dévastées du diocèse de Liîle; 2° d'avoir fait faire, au nom du maire de Bailleul des mandats que, seul, le receveur municipal pouvait toucher et de les avoir touchés lui-même sans en tenir même écritures; 3° comme président de la coopérative de Bailleuî d'avoir détourné environ 1,600,000 francs au préjudice de divers entrepreneurs et de sinistrés; 4° d'avoir émis en payement de dettes de jeu des chèques sans provision, ce qui, d'ailleurs, ne peut légitimer des poursuites, les dettes de jeu ayant un caractère spécial; 5° d'avoir présenté des demandes d'avances simultanément sur les mêmes titres dans le Nord et le Pas-de-Calais; 6° d'avoir tenté de toucher deux fois i un titre de 1,600,000 francs, l

Les accidents de la circulation. A Bruay-enArtois (Pas-de-Calais), un enfant de trois ans, François Wismiski, a été renversé, rue des Pernes, par l'automobile que conduisait M. Jules Delmotte. La victime a eu le crâne fracturé. ̃– En descendant une côte rapide, située à Saint-Martin-d'Ecublei (Orne), l'automobile de M. François Daliphard, marchand de cycles à Gra- vigny (Eure), a capoté et le malheureux a été tué net. Une de ses parentes, Mlle Madeleine Rosé, 14 ans, qui l'aocompagnait, a été grièvement

blessée. e. P g g

Suicide d'un prisonnier. Le trésorier-payeur général de la Charente-Inférieure avait pris comme concierge un ancien soldat de la légion étrangère, Paul Rende], né en Allemagne en 1876, marié à une Belge. Quelques mois après, celui-ci s'enfuyait avec sa femme, emportant 3,300 francs dérobés dans un bureau de fa trésorerie. H fut arrêté au Luxembourg et, sur demande du parquet de la Rochelle, son extradition fut accoMée. 'Rende! fut conduit à la prison de Briey (Meurtheet-Moselle), en attendant son transfert à la Rochelle. Le juge d'instruction de cette ville vient d'être avisé que le voleur s'était çendu dans sa

ceJUuie;- <•'̃ ̃̃̃ ̃

Une affaire de faux billets français en Belfllque. »' -Il y a quelque temps, la police belge découvrait t une affaire de faux billets français; trois arresta»*. tîôns' furent opérées celles de Georges Laby et Robert Pichet, à Mons (Belgique), et d'Albert Br-icourt, à Avesnes (Nord). Les trois faussaires viennent d'être confrontés à la frontière. Bricourt:> a formellement accusé Laby d'être l'instigateur de ;cette escroquerie. Cel-ui-ci s'est défendu, mais n'a ;pu fournir aucune preuve de sçn innocence. Les polices belge et française continuent leur enquête- INFORMATIONS DIVERSES Sur la tombe de l'historien des Croisades La tombe de Joseph Michaud, sise au cimetière de Passy, vient d'être réparée par tes soins do la Société des études historiques, dont l'historien des Croisades fut le président-fondateur en 1833, avec de concours de l'Académie française. Sa restauiration a donné lieu à une touchante cérémonie, à laquelle ont pris successivement la parole MM* Déborde de Montcorin,. secrétaire général de la société; Adrien Blane-het, délégué de d'Académie des inscriptions et belles-lettres, et Henry Bordeaux, délégué de TAcadérriie française. M. Henry Bordeaux a fait revivre avec la plus éloquente érudition son illustre compatriote savoisien en sa,luant tour à tour l'historien, le voyageur, le jour-^ nàliôtë, et même aussi le poète qu il fut. Son succès a été très vif.

Uhô palme a été déposée sur la tombe par îe commandant VivieWe, président de la Société des

éludés historiques.

Villégiatures de saisori jçjjfj

Une appréciation flatteuse. Au cours d'une iconférence médicale; l'un de nos plus savants thé-' rapeutes s'est exprimé comme suit

« Brides-les-iBains a tout pour elle ï l'efficacité merveilleuse de ses eaux dans les traitements de l'obésité, des affections du foie et du tube digestif, et la proximité des bains toniques de Salins permettant d'associer le traitement des deux stations; le climat et le charme du $ays le confort de 'la station, confiée à dés administrateurs entreprenants les distractions d'une sai,son très réputée la vogue, enfin, qui attire à Brides une clientèle de luxe, dont une bonne partie allait précédemment aux stations étrangères. » Son développement va s'accélérer encore, on raison de 'ses. récents et importants travaux d'agrandissement et d'embellissement. », Mieux, meilleur marché

Quelques prix édifiants « Brouette de jardin ferrée, i m. 50, côtés ̃dé» montabies, 56 francs. Arrosoir fort galvanisé, » 13 litres, 21 francs. Tondeuse à gazon, 4 James » 25 centimètres, 170 francs. Fauteuil confortable, !» damassé uni, 65 francs. CasqueT.S.F. 2,000 ohms, » 38 francs 50. Cheminée marbre Modillon, 1 mè» 4re, complète, 365 francs. Réchaud alcool oui» vre, n° 2, feutre inexplosible, 13 francs. Balance » Roberyal de 'ménage, 5 kilos, 37 francs. Brosse » mécanique pour tapis, 21 francs 90. Service de » table terre de fer décorée, 44 pièces, 99 francs. » Tabouret de bains, laqué, dessus liège, 41 francs. » Echelle double 2 mètres 66, faisant échelle sim» pie de 4 mètres 50, 135 francs. Armoire anglaise, » chêne ciré, hauteur 2 mètres, largeur 1 mètre, » glace biseautée, 650 francs. Canapé-lit matelassé, » 70 centimètres, 89 francs. » i

Communiqués par les Etablissements Allez

Frètes, « Au Châtelet ». i n Nécrologie

Nous apprenons avec regret la mort de notre çconfrère M. Léonce Balitrand, secrétaire de rédaction à V Intransigeant et rédacteur au Petit Partsien décédé après une douloureuse maladie, à, l'âge de 50 ans. q' On nous prie d'annoncer la mort du lieutenant de vaisseau Paul Joubin, chevalier de la Légion d'honneur, survenue à l'âge de 32 ans à l'hôpital naval de Toulon, le 10 mai 1928. De la part de M. Paul Joubin, recteur honoraire de l'académie de Lyon, directeur général hono-r raire de l'instruction publique en Indochine, et de Mme Paul Joubin de M. Jean-Marie Carré, professeur à l'université de Lyon, et de Mme Jean-Marie Carré.

Il ne sera pas envoyé de lettres de faire-part. Nous apprenons la mort de Mme Pierre de Jacquclot du Boisrouvray, née Pauline Guimier, pieusement décédée à Paris le 13 mai 1928, après une longue maladie. Ses obsèques auront lieu mercredi 16 du courant, à 9 heures précises, en l'église Saint-Pierre de Chaillot.où l'on se réunira.

w~ 1- 1

xju ia jjur.i, ue in. l'ierre ae jacqueiot au JJoisrouvray, son mari; de Mme A. Guimier, sa mère; de M. Pierre Guimier, administrateur de l'agence Havas, administrateur-délégué du Journal, son frère du commandant Joseph de Jacquelot du Boisrouvray et de la vicomtesse de Jacquelot du Boisrouvray, du comte et de la comtesse de Ren-rgervé, de la vicomtesse Alain de Jacquelot du Boisrouvray, ses beaux-frères et belles-sœurs; de Mme P. Rime, de la générale vicomtesse R. de Jacquelot du Boisrou\Tay, de Mme L. de Jacqueloi du Boisrouvray, en religion mère Marie-Madè-' ieine de Pazzi, ses tantes, et des autres membres de sa famille. es Prière de considérer le présent avis comme une invitation.

M. et Mme F.-B. de Langlade et leurs enfants, Mme A. Scheikévitch et sa fille, font part du décès de leur mère et grand'môre Mme Amédée Knighi, veuve du sénateur de la Martinique. Sui> vant la volonté de la défunte, les obsèques ont eu lieu en présence de la famille seulement. Nous apprenons la mort de Mme Julien Piaf, née Bumiller, décédée en son domicile, 10, rue d Anjou. Ses obsèques seront célébrées le mardi 15 du courant, à 10 h. 30, en l'église de la Madeleine, où l'on se réunira.

Mme Gustave Jacob, M. et Mme Philippe Levy et toute la famille remercient tous leurs amis de la sympathie qu'ils leur ont témoignée. à, i occasion du grand deuil qui vient de les frapper. Petites nouvelles

La fête annuelle de l'Union fraternelle des' blessés de la grande guerre aura lieu tes samedi 19 et dimanche 20 mai courant, de 14 heures à 19 heures, dans les salons et jardins de l'hôtel privé du général Gouraud, gouverneur militaire de Paris, 2, boulevard des Invalides. Matinées dansantes.! Concert Vocal et instrumental avec le concours d'artistes de talent des principaux théâtres de Paris. Grande roue, attractions diverses, comp-. toirs attractions, buffet, les deux jours. Matinée enfantine, guignol le dimanche. Tirage de la îo-^ terie le 20 mai, à 1.8 heures. On trouve, des cartes d'invitation et de bal au siège social do l'Union fraternelle des blessés de la grande guerre, 29, rue, de Valois (i"). ̃ « i Le comité de la Conférence internationale du rat annonce pour mercredi 16 mai, à 20 h. 30, une soirée de gala dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, en présence de M. Herriot, ministre de l'instruction publique. Au programme allo- cutions du professeur Albert Caimette, sous-direc- 1 teur de l'institut Pasteur; du docteur Th. Madsen président du comité d'hygiène de la Société des nations, et du professeur Gabriel Petit, de l'Aca' démie de médecine. Une partie de concert suivra où figurera le corps de ballet de l'Opéra. Une vente de charité en faveur des trois œuvres l'Asile de nuit, la Crèche, l'Assistance aux victimes de la guerre et aux familles nécessiteuses aura lieu sous la présidence d'honneur de la baronne James'de Rothschild, dans les salons s du ministère de l'intérieur, place Beauvau, mardi 15 et mercredi 16 mai courant, de 14 heures à 19 heures.

De M. G. Durand, à Saint-Etienne L'oiseau sur la branche perché Disait, becquetant la cerise

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Dégustez du « Cherry-Rocher » I

-r- Schwartz, couturier-fourreur, 1, rue Daunou, présente actuellement sa toute. dernière collection a des prix très étudiés* i

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M'– '̃̃̃̃̃ ̃"̃'̃T"»| '̃"̃ ""̃̃'̃"

r Le Salon des véhicules industriels Le Salon des véhicules industriels est dû à la i collaboration du comité d'organisation du Salon de l'automobile, dont M. Henry Cézanne est le commissaire général, et de l'administration de la Foire de Paris, dont M. Martel est le secrétaire général administrateur.

L'industrie de l'automobile de poids lourds ne comporte pas seulement en France, à l'heure actuelle, la construction et l'exploitation des véhi'cules à usages industriels ou commerciaux, mais aussi et surtout, car c'est peut-être là son champ de débouchés le plus important, la construction et l'exploitation des véhicules destinés au transport de voyageurs en commun, qu'il s'agisse des services de ville où de tourisme.

C'est dans ce dernier genre d'application que la construction semble avoir réalisé le plus de progrès, e.t cela sous là forme du « châssis poids lourds rapide », dont les vitesses commerciales arrivent à 'être celles des meilleures voitures dé tourisme. Pour comprendre l'intérêt que présente une telle manifestation,, il y a lieu de se rappeler que les usagers de poids lourds sont devenue tellement nombreux en France que le pourcentage de ce genre de véhicules, par rapport au nombre total d'automobiles en circulation dans notre pays, nous place en tête1 de toutes les nationsdu monde, y compris les Etats-Unis.

Ainsi s'explique l'importance de la -manifestation qui, pendant deux semaines, va s'imposer à l'attention des visiteurs.

Voici, au hasard dés visites, quelques informa- tions recueillies sur diverses expositions. Latil

L'importance de la participation des « automobiles industrielles Latil », aux destinées desquelles président MM. Charles Blum et Latil, est trop importante pour la traiter au cours d'un seul arti-.cle.

La diversité des productions de cette maison est vraiment remarquable. Faut-il éhûmérer cette variété de fabrication qui embrasse à la fois les camionnettes, les camions de 2 à 5 tonnes, les tracteurs à 4 roues motrices de 5 à 20 tonnes, adoptés par le ministère de la guerre, les tracteurs et remorques avec attelage, dételage et basculement automatiques, les remorques et bennes basculantes spéciales, les voitures de livraison surbaissées rapides sur pneumatiques ainsi que les autobus, autocars, autobus d'hôtel, vans automobiles, tonnes de vidange, tous véhicules de voirie et enfin les tracteurs agricoles et forestiers? A la Foire de Paris, dans la section des véhicules industriels, les usines Latil de Suresnes (Seine) exposent au stand 7002 de la terrasse F et aussi au stand 6218 de la terrasse E, dans le quartier n" 12 des machines agricoles.

>V Dans la section des véhicules industr^ls»;voici le détail de l'exposition ̃ ̃

1 châssis B. droit;

i châssis B. colonial avec carrosserie plateau. 1 châssis B.2 avec benne basculante à main. 1 châssis B.2 avec carrosserie « Autobus ».

i tracteur B.2 T. avec remorque.

1 tracteur type B.ÎT. avec grande remorque surbaissée aménagée intérieurement pour camping. i camion de 5 tonnes, avec benne basculante. 1 camion de 5 tonnes avec carrosserie plateau à ridelles. 1 arroseuse-balayeuse;

1 matériel spécial pour l'enlèvement des ordures ménagères..

1 arroseuse légère avec premier secours d'incendie (type B.2 A.).

1 benne basculante de petite dimension 3 métros aubes. sur châssis type B.2.

Dans le quartier des machines agricoles, se trouve aussi exposé

1 traot<our agricole type T.L.- Nous reviendrons en détail dans un prochain numéro sur cette exposition qui mérite un examen plus complet et plus détaillé, surtout en ce qui concerne certains modèles nouveaux. ̃

De/aftaye e

La Société des automobiles Delahaye présente une gamme de ses véhicules industriels torpédos, camionnettes, fourgons et boulangères, d'une charge de 750 kilos jusqu'aux châssis 4 et 5 tonnes.

L'effort de Delahaye s'est, traduit par une réussite, complète.

A ce sujet, rappelons qu'après le concours milfltaiire de 1927, le châssis de 4 tonnes, type 89 à gazogène ayant été primé, les acheteurs bénéficient ^uw .prime à. j'ac.hat de 4,000 francs et pendant 3 ans d'une primé d'entretien de 9,000 francs au total.

Le matériel d'incendie Delahaye exposé comprend cinq appareils de puissances diverses et il est à noter que le poste d incendie de l'exposition ne comprend que du matériel Delahaye. Renault.

Ces usines exposent leurs créations commerciales et de poids lourds de 400 kilos à 10 tonnes, tracteurs et remorques de 5 à 10 tonnes, véhicules municipaux, ambulances, moto et autopompes, balayeuses, bennes basculantes, etc. Aussi une collection de moteurs industriels agricoles et marins fonctionnant à l'essence et à l'huile lourde. Enfin leurs tracteurs agricoles et locomoteurs sur rails. Somua So/rn/a

Somua présente un bel ensemble de véhicules à- essence ou à gaz pauvre pour transports en commun ou de marchandises, camions pour voirie et travaux publics, matériel d'incendie et agricole, etc.

Somua, importante participation des Etablissements Schneider (lo.Creusot) expose aussi dans le hall de la mécanique un beau groupe de machines..

Etablissements Willème

A leurs divers modèles bien connus pour charges de 5 à 7 tonnes, les Etablissements Willème ont ajouté cette année Un modèle de camion 10 tonnes qu'ils présentent au stand 7026. L'asipect seul du véhicule, est une garantie suffisante qu'il répondra à l'effort que l'on attend

de lui. q

Si on l'examine en détail, on, est frappé tout d'abord de la robustesse des longerons du chûssis" et de la légèreté de leur forme. La solidité des .ressorts est à toute épreuve et la souplesse,; d9 la suspension est assurée par des ressorts auxiliaires d'un profil spécial.

Un grand nombre de ces camions sont sortis des usines de Nanterre depuis quelques mois et leur mise en service a donné la solution du problème si longtemps re'eherché du transport sur route des gros tonnages. ¡,"

Le dernier modèle des Etablissements Willème justifia donc la réputation du .« roi des poids lourds ». >

Là Licorne

Votei une belle exposition de véhiculas industriels et commerciaux, depuis la camionnette 250 kilos 5 Ch jusqu'au camion 3 tonnes et demie. La Licorne expose 8 châssis nus (250 kil. 5 Ch, 400 kil. 8 Ch, 500 kil. 9 Ch, 500 kil, 10 Ch, 1,000 kil. 9 Ch, 1,500 kil. 10 Ch, 2,500 kil. 12 Ch et 3,500 kil. 16 Ch), et aussi huit véhicules carrossés parmi lesquels une fourgonnette de livraison, une camionnette tûlée.et un équipement pour le transport de liquides. Particulièrement réputée d'abord en province, la marque La-Licorne a conquis maintenant Paris à son tour.

Chenard et Walcker

Les Etablissements Chenard et Walcker exposent également leurs productions les plus variées en véhicules commerciaux de différents tonnages et aussi leurs trains F. A. R. employés par les grandes entreprises commerciales et industrielles. Le Tourist Trophy

Hier s'est termine, à l'autodrome de Monthléry, le concours d'énduranee, organisé par le MotocycleClub de France.

L'épreuve fut rude. et probante 31 compétiteurs au départ, 12 à l'arrivée, après six journées de course, à raison de 10 heures par jour, à des moyennes imposées.

Quatre catégories de motocyclettes participaient

ai' épreuve. ̃

La catégorie 175 cmc fut remportée par Sourdot et Sterny ex-œquo. Le premier sur pneus Hutchinson. Les 250 cmc furent l'apanage de 'Mont, sans pénalisation aussi, sur pneus Dunlop. Les 350 cmc virent quatre ex sequo Berrenger, sur Dunlop, avec Péan-Leconte, PfaenderAlarcelle et Lempereur.

Enfin, ies 500 eme virent aussi deux ex aequo Bernard et Jfaas-Mare, tous deux sur pneus Tlutchinson, accusant la moyenne la plus élevée 75 kiil. 489. Après le Tourist Trophy, dans les matches de vitesse handicap, moto-bolides et'sidecars, les trois premières places furent respectivement femportées par Sourdot et Lambert, qui montaient des motos équipées de pneus moto-cord Hutchinson. L'arrivée du Tourist Trophy fut suivie de quelques épreuves handicap pour motos, et kidecars. La journée se termina par une course de Voitu- rettes pour enfants remportée par le jeune Robert Barry sur une nouvelle voiture électrique Bugattii en réduction c'est un charmant cadeau *j3our les petits ia oui aorte le nom <ie Bafevr-Su-

gatti et dont le premier exemplaire avait été construit et imaginé par M. Ettore Bugatti pour son fils.

ta montée de la Behoudièré

Près de Fontainebleau, dans la forêt, s'est disputée hier une course de côte au parcours sinueux, qui avait son départ à la Croix-de-Toulouse et son arrivée à la Croix-d'Augas. Elle était organisée par l'Automobile-Club de l'Ile-deFrance.

Le meilleur temps, toutes catégories de voitures. fut réalisé par l'adroit spécialiste Lepicard, sur sa 1,100 cmc Donnet sport, qui grimpa si bien qu'il se trouva devant toutes les voitures de course en 1 minute 5 secondes..

C'est la Donnet 7 Ch, si populaire, qui réalisa cet exploit.

Dans les voitures de course, notons les victoires de plusieurs amateurs. M. de Mac-Manon, sur sa Bugatti 1 litre 500, classé premier et dans la catégorie dos litres se classèrent premier M. Caylle et deuxième M. Gilbert Gaborit, tous deux sur Bugatti.

La course de côte du Camp

Organisée chaque année, près de Marseille, sur la dure montée du Camp, longue de 4 kilomètres, cette épreuve a remporté hier un réel succès, devant un public nombreux.

Le record de la montée fut du reste abaissé de 2/5 de seconde par Lamy sur Bugatti de 2 liires, aux applaudissements de la foule. Dans la catégorie la plus faible, celle de 750 ,cmc, deux 5 Ch Peugeot prirent les deux premières places, pilotées par MM. Rey et Monteau dans cet ordre.

Les catégories de 1,500 et 2 litres furent l'apanage de M. Leurquin sur Bugatti en 3 minutes 5 secondes et de M. Lamy sur Bugatti 2 litres en 2 minutes 31 secondes, battant de 57 secondes, près d'une minute, des voitures de 3 litres de cvlindrée et cela sur 4 kilomètres. La vitesse de M. Lamy fut de 96 kilomètres a l'heure départ arrêté, remarquable exploit de la journée. La course de l'Alouette

Organisée par l'Automobile-Club de l'ouest, aux portes de Tours, la course annuelle de. la côte de l'Alouette a obtenu un franc succès. Son classement s'établit sur la moyenne de temps sur le kilomètre lancé et arrêté.

Dans les voitures de tourisme 1,500 cmc, l'amateur Palis, sur sa Bugatti, est premier à 67 kilomètres 924 it l'heure.

En voitures de course, 1,500 cmc. autre voiture d'un autre amateur, M. Cazabon, 73 kil. 470, sur une Bugatti.

Le kilomètre lancé à Gémenos

Près d'Aubagno, s'est disputée hier l'épreuve annuelle du kilomètre lancé organisée à Gemenos par l'Aut.o-Moto-Club d'Aubagne. On y réalisa du 187 kil. 5O0 à l'heure.

Les voitures de course victorieuses furent les Bugatti et les Peugeot.

La 5 Ch Peugeot remporta brillamment la catégorie 750 cmc, aveo M. Rey, premier en 35 secondes. Le second, M. Monteau, pilotait aussi une

5 Ch Peugeot. p une

Les Bugatti furent,trois fois victorieuses dans deux catégories, celles de l.SflO-cmc et 2,000 cmc remportées respectivement par des amateurs M. Leurquin, en 33 secondes, et M. Lamy, qui abattit son kilomètre en 19 secondes 1/5, soit à 187 lui. 500 à l'heure, le meilleur temps de la journée pour toutes catégories.

Dans les. 1,500 cmc. le second, M. Espanet, menait aussi une Bugatti'.

Victoire de Bugatti en Italie

̃ La classique course internationale de Messine, discutée hier, a été gagnée par Probst, sur Bueatti en

4 h. 48.

é

AVIS DIVERS

Chapelier des Maîtres

QRANULESdes

^fegjfey' VOSGES

THÉÂTRES Ce soir s

Répétition géniîiule Studio des Champs-Elysées, à 21 heures, Un beau rêve, pièce en trois ac-

tes et quatre tableaux, de M. Matéï Roussou, musique de scène de M. Kadali.

Première représentation Comédie-Française, Potsdrc d'or, conte en trois actes, en prose, de MM. René Trintzius et Amédée Valentin. Le spectacle sera complété par la Cruche, comédie en un 'acte de MM. Georges Courteline et Pierre Wolff. Opéra, la Tour de feu (Mlle Haldy; MM. Thill, Journet, Claverie). La Péri (Mlle Spessivtzeva; M. Peretti). Chef d'orchestre, M. Ruhlmann. Opéra-Comique. El Retablo de Maese Pedro (MM. Dufranne, Salignac; Mlle Ramienska). L'Amour sorcier (Mlles Argentina, Lecouvreur; M. Wague). La Vie brève (Mmes Cortot. Calvet., Granados, Estève MM. Micheletti, Vieuille, Villier, Musy). Chef d'orchestre, M. Louis Masson.

Odéon, Il ne faut jurer de rien (MM. Darras, Girard, Raymond. Got; Mmes Clasis, Cave). Les Plaideurs (MM. Darras, Cusin, Raymond, Baconnet. Porterat; Mmes Moret, Ducaux).

Variétés, la Fille et le arçon (Mlles Jane Renouardt, Carton, Sandre. Fabiole, Bernard; MM. André Lefaur, Saturnin Fabre, Larquey). Porte-Saint-Martin. Crime (Mme Huguette exDuflos; MM. Bourde), Rémy, Chabert; Mlles Suzanne Aubry, Chapelas).

̃ Théâtre Sarah-Bernhardt, la Femme nue (Yvonne de Bray, Victor Fraccen, Armand Bour, André Dubosc et Renée Corciade).

Gaîté-Lyrique. Paqanini (André Baugé, Louise Dhamarys, Renée Camia, Henry-Julliea, Robert Allard).

Théâtre Mogador, Rose-Marie (MM. Gudart. Burnier, Miles Vidiane, Roberts, Navarre, Mixandra; MM. Combes, Debac, Augereau et Dréan). Palais-Royal. Une emme dans un lit (MM. A. Brasseur. Le Gallo. Duvallès. Ch. Lorrain; Mmes Marg. Templey, Renée Varville, S. Dulac, J. Lion). Bouffes-Parisiens, Mannequins (Mmes Edmée Favart, Gaby Benda, MM. Ko val et Edmond Roze, Gabin, G. Nelson, P. Faivre et Pierre Etchepare). Michodière, Vient de paraître (Victor Boucher, Jacques Baumer. Christiane Delyne, Berthier, avec Lucien Baroux et Roger Gaillard).

Comédie-Caumartin. Vingt ans, madame!.» (M. P. Bernard et Mlle Marg. Pierry; A. Moréus, S. Rôuvière, avec J. Loury et Alcover).

Théâtre Antoine. l'Epervier (MM. André Brulé, Roger Vincent, Gallet, Cueuille, Denneville et G. Severm; Mmes M. Lély, A. /Aël, Fabry, H. Petit). Théâtre Daunou; Lulu (Mmes Christiane Dor, Marthe Derminy et Pierrette Caillol; MM. Fernand Gravey, Serge Nadaud, Paul Asselin).

Maison de l'Œuvre, le Canard sauvage (MM. AIlain-Dhurtal, Mihaleseo, Darbrey, ICancellary Mmes Laùrey, Cazeneuve, Pierryl),

Nouvelles t

Opéra. Une fantaisie chorégraphique de M. Paul Dukas sera créée la saison prochaine. --Opéra-Comique. Prochains spectacles lundi 21 mai, Résurrection; mardi 22, Don Quichotte. Théâtre Edouard- VIL La reprise de le Mari, la femme et l'amant qui devait avoir lieu demain est remise à mercredi.

A l'Université des « Annales », au Colisée, avenue des Champs-Elysées, 38. Demain mardi, à 15 heures: « Du rire de Paris à l'humour des noirs », conférence par M. André Rivollet, avec le concours des célèbres chanteurs noirs, les « International Rve », et de MM Fray et BraggioUi.

Les concerts .•̃

Au bénéfice de la Maison des 'étudiants suisses dans la Cité universitaire de Paris, un concert sera donné, sous le patronage de M. Dunant, ministre de Suisse, demain mardi, à 21 heures, salle des Agriculteurs, rue d'Athènes.

Mme Cheridjan-Charrey, professeur supérieur de piano au conservatoire de Genève, jouera des pièces de Scarlatti, Rameau, Debussy, Chabrier et le grand Carnaval de Schumann. M. Z. Cheridjan, baryton, chantera des airs et mélodies de Mozart, Schumann, Duparo et de plusieurs musiciens suisses Honegger, Doret, JaquesDalcroze.

Le célèbre pianiste Walter Rummel qui, au cours de la tournée de cinquante concerts qu'il viei\t de terminer, fut 'spécialement fêté à Ââteterdàïn, il joua

au Concortgebouw, sous Ia direction de W. Mengelberg, donnera demaiii. soir mardi son sixième concert de la saison, grande salle Pleyel. Il interprétera des œuvres de Bach et les 4 Ballades de Chopin.

La Société dé musique d'autrefois donnera deux concerts, sous la direction de Jean Ituré, salle Majostio, vendredi soir 18 mai, avec le concours dé Mmes de BalgucriR et H, de Sampigny, et à l'église Saint-Séverin, samedi 19 mal, à 14 h. 45, concert religieux et salut solennel. Location ouverte.

Demain soir, mardi, salle Gaveau, festival Wagner, par Michel Grisar, avec le concours de Suzanne Balguerie, Albert Huherty et. la Société des concerts, dirigé par Ph. Gaubert. Billets salle, chez Durand et DandeJot.

La cantatrice canadienne Isabelle Burnada, qui a été reçue ;i la cour d'Angleterre après l'éclatant succès de ses deux récitals à. Londres, se fera entendre, jalle Chopiu, vendredi soir 18 mai. Billets: chez Pleyel, Durand.

Music-halls

Ce soir «.

Moulin-Rouge. Paris qui tourne (Mistinguett, Spa. daro. Earl Les lie et Carjol).

Palaoft Le Luxe de Paris (la célèbre vedette mondiale Baquet Meller).

Empire. Les Ondes sonores, le quatuor nègre Harmony Kings, les 7 Olivieris, les 36 lilliputiens et 20 attractions.

SPECTACLES DU LUNDI 14 MAli'

Opéra, 20 h. 15. La Tour dé feu, la PérL Mardi, .20. h. le Chevalier à la rosé.

Comédie-Française, 20 h. 30. La Cruche, Poudre d'of. Mardi, 20 h. 30 la Cruche, Poudre d'or.

Opéra-Comique, 20 11. 30. El Rotablo de Maese Pedro, l'Amour sorcier, la Vie brève.

Mardi. 20 h. 30 Résurrection.

Odéon, 20 h. 30. Il ne faut jurer de rien, les Platdeurs.

Mardi, 20 h. 30 le Petit café, l'Heure espagnole. Albert-Icr, 20 h. 45. Eve's complaint.

Antoine, 20 h. 45. L'Epervlër.

Apollo, 20 h. 30. Yes 1 •̃

Arts, 21 n. Les fruits de l'amour. Atelier, 20 h. 45. Les Oiseaux. x

Athénée, 20 h. 45. Ma sœur et mol.

Avenue, 21 h. Cris des cœurs.

Bouffes-Parisiens, 20 h. 45. Mannequins. Châtelet, 20 h. 30. La Foire aux tlancés.

Cluny, 20 h. 45. Les Mousquetaires au couvent. Coniédie-Cauîiiartin, 2) h. Vingt ans, Madame. Comédie des Champs-Elysées, 20 h. 30. Siegfried, Daunou, 21 h. Luln.

Béjazot, 20 h. 30. Cinq femmes sur le dos. Edouard-VII, 20 h. 45. L'Amour masqué. Femina, 20 n. 45. Le Trouble.

Gaîté-Lyrique, 20 h. 30. Paganinl.

Grand-Guignol, 20 h. 45. Le Poignard malais. Gymnase, 21 h. 15. Le Secret.

Madeleine. Relâche.

Marigny, 20 h. 30. La Revue de Marigny 1928. Mathurins, 21 h. Mademoiselle Bourrat. Michel, 21 h. Un Feu de paille, le Boute-en-train. Michodière, 20 h. 45. Vient de paraltre.

Mogador, 20 h. 30. Rose-Marie.

Nouveautés, 20 h. 30. Comte Obligado.

Nouvel-Ambigu, 20 h. 30. Le Père Lampion. Œuvre, 20 h. 45. Le Canard sauvage.

Palais-Royal. 211 h. 45. Une femme' dans un itt. Porte-Saint-Martin, 20 h. 30. Crime.

Potiniùre, 20 h. 45. Le Renard bleu.

RonaiEsanoe, 20 h. 45. Souris d'hôtel.

Sarah-Bernhardt, 20 h. 30. La Femme nue, Soala, 20 h. 30. Paris qui chante.

Théâtre des Champs-Elysées, 21 h. Ballets. Théâtre do Paris, 20 h. 30. L'Amant de Mme Vidal. Trianon-Lyrique, 20 h. 30. Phi-Phi.

Variétés, 21 h. La Fille et le garçon.

Ambassadeurs, 20 h. 30. Ambassadeurs Show. Casino de Paris. 20 h. 30. Les Ailes de Paris. Concort-Mayol, 20 h. 30 Manneken-Pls.

Empire, 20 h. 30. Los Ondes sonores, Attractions. Folies-Bergère, 20 h. 30. La Grande folle. Folies- Wagram. 20 h. 30. La Revue de Vvigram. Moulin-Rouge, 20 h. 30. Paris qui tourne. Œil do Paris. 21 h. Elles y sont toutes. Olympia, 20 h. 30 14 h. 15. T" les J" mat et soir. At. Palaoe, 20 h. 30. Le Luxe de Paris.

Cirque Médrano, 20 h.30. Mat. jeudi-dimanche, 14 h. 30. Cirque de Parie, 20 h. 30. Mat. jeudi-dimanche. 14 a. 30. Artistio. Métropolis.

Aubert-Palace. La Madone des Sleepings. Caméo. Un Homme en habit.

Cinéma-Madeleine. Ben-Hur.

Ciné Max-Linder. Ohl Tom.

Coliséo. Milliardaire.

Eloctric-Palacs-Aubert. La Femme nue. Gaumont-Palace. Miss Hélyett.

Impérial. L'Equipage. ̃-̃.̃̃ Marivaux. Le Cirque. ̃

Omnia. Ame errante.

Paramount. La Grande épreuve.

Studio- Ursulines. La Tragédie de la me.

mm atelier mm

A la demande et pour satisfaire un nombreux public on reprendra les Mardis 15, 22 et 29 Mal LA COWÎÊDfiÈ DU BONHEUR d'EVREINOFF.

Tous les autres jours

LES OISEAUX

d'Aristophane, dont l'adaptation libre est de Bernard ZIIWMER. Venez à l'ATELIER voir LES OISEAUX dont te succès retentissant a touché l'étranger. On Jouera LES OISEAUX en Amérique, en Angleterre, en Allemagne. "lete a,

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PROGRAMMES DU MARDI 15 MAI

Toirtï EIFFEL (longueur d'onde 2,650 m.). Rénsefc gnements météorologiques et signaux horaires aux heures habituelles.

émissions radioléléphoniques. A 18 h. 45, Journal parlé; 20 h. 10, Prévisions météorologiques; 20 h. 30. Concert: 2» Trio (Schumann) Valse caprice (G. Fauré) Premier impromptu (L. Moreau), piano; Suite populaire espagnole (M. de Falla), violon; Piôoe pour w>lon<telle: 21 h. 30, la Demi -heure des voyages.

Emissions Radio-Paris de LA Compagnie française db hadiophonie (Auditorium de Paris, poste de Cliobvi» longueur d'onde 1,750 mètres. A 7 h. 30, leoon de culture physique; 8 h., Informations, Revue de la presse; 10 h. 30. Informations et cours, Dix minutes de musique 12 h. 30, Conoert: Festival Vincent d'Indy, Léo Delibes: Pitres napolitains; Fervaal; l'Etranger- le Camp de Wallenstein (V. d'Indy); le Roi l'a dit, ouverture; Lakmé; le Roi s'amuse; la Source (Léo Del&es):" 13 h. 50 et 15 h. 30, Cours; 15 h. 45, Concert; la GI«heuse, orchestre (Fouixirain-Delsaux) Sonate (Saint.Saens), violon; Ad astra, orchestre (Trémisot) Prélude (Chopin) Granada (Alfceniz), piano; Prélude du Passant (Paladilhe-Mouton), orchestre; Sonate (Jean Huré) vio-' loncelle; lllys, orchestre (Louis Ganne); 16 h.' 4& Cours et Informations; 19 h. 45, Cours d'anglais; 20 h, Communiqué agricole; 20 h. 15, Cours et Informations;: 20 h. 30, Causerie littéraire; 20 h. 46, Concert- JVtafc (Massenet); Symphonie (Mendelssohn) Euryanthe, ouverture (Weber); Air d'Alceste (Gluck); la Procession

(C. Franck); Prélude de Pénélope (G. Fauré); Marotta

&^S2?<i.fflieAi£SîK'/a Fauré): "*?< Station RADioTÉLÉPHONiQnE DE l'Eîcole sapÉRiEiiâB DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES (longueur d'onde 458 m.). » A 8 h. Informations; 10 h. 25, Signaux horaires intei* nationaux; 14 h., Concert: la Chasse du jeune Henri, ou-t verture ^Méhul) Chant sans paroles (Mendelssohn) = Werther, sélection (Massenet); Nocturne (NoUKUès)* Moment musical (Schubert) la Fête chez Thérèse ffë Hahn); 18 h., Radio-Journal; 20 h., Cours de langue anglaise; 21 h., au grand amphithéâtre de la Sorboàne,- manifestation donnée sous la présidence dé M. Gharléto recteur de l'université de Paris, et organisée à l'occasion de la Semaine de la bonté et de protection des animaux; Vivez en frères, extrait de Parsifal (Wagner), par les chœurs; Allocution de Mme Avril de Sainte-Croix;. « la îonté et les questions sociales » Voici la lumière (Fé-i licien David); le Printemps vous appelle (Mendelssohn) par les chœurs; Allocution de M. Henry Rollet, juge au tribunal d'enfants: « la Force moralisatrice de la bonté»; · Parité de chant donnée avec le concours de Mme Ray- < monde Visconti, de l'Opéra; Allocution de M. Charléty, recteur de l'université de Paris; Sur la mer calme A pleines voiles (Beethoven), par les chœurs; Audition de le Miroir, moralité du 13° siècle, adaptée par Paul Gsell; Informations, *•«•»

Poste DU « PETIT Parisien » (long, d'onde 340 m. 9>. A 21 h., Concert: le Reposoir des amants (Grovlez): l'Oiseau bleu (A. Wolff) Rapsodie de printemps (Inrhe!br«iht) Rêverie (Lauvveryns). les Feux dé la Saint-Jean (J. Gay); le Carillon (Witkowsky); El Greco (Iughelhrecht) Rondeau dramatique (A. Wolff). Radio L.-L. Paius (longueur d'onde 370 mètres), A 12 h. 30, Y es (Yvain).

Londres (long, d'onde 361 m. 4). DAVENTRY (1,600 m.). A 12 h., Musique légère; 13 h., Orchestre; 14 h. 30, Causerie; 15 h. 15, Intermède musical; 15 h. 20, Leçon de français; 15 h: 50, Intermède musical; 16 h., Orchestre 16 h. 15, -Causerie; 16 h. 30, Orchestre; 17 h Causerie 17 h. 15, Pour les enfants; 18 h., Gramophone; 19 h., Causerie; 19 h. 15, Sonate en sol, deuxième mouvement (Brahms), violon et piano; 19 h. 2S, Causerie19 h. 4o, Quintette avec harpe; 20 h., Causerie 20 h. 35 tes Maîtres chanteurs, 2° acte (Wagner) Relais de l'O>éra royal Covent Garden; 21 h. 45, Causerie; 22 h. 10 Récital de piano; 22 h. 30 à 24 h., Musique de dan$'e. Daventry (longueur d'onde 491 mètres 8). A 15 h., Orchestre; 16 h., Musique militaire; 16 h. 40, Comique 16 h. 50. Concert; 17 h. 25, Souvenirs du Pays de Galles, sélection (Kappey) 18 h. 45, Orchestre 20 h., Old Knockles, comédie musicale; 21 h., Quand les roues s'arrêtent, comédie en un acte (Maud Rogers); 21 h. 30. Récital de etiant; 22 15, Musique mi!itfllr?,


Radio-Bruxelles longueur d'onde 508 mètres 50»}. A 17 h., Matinée de danses; 20 h. 30, Concert. Radio-Genève (longueur d'onde 760 mètres). A 20 h. 30, Informations; 20 h. 32, Ciboulette, opérette de Reynaldo Hahn; Nouvelles.

Hadio-Rqme (longueur d'onde 449 mètres). A 47 h. 30, Concert vocal et instrumental et musique de danse; 20 h., Cours d'anglais; 20 h. 45, Conférence; .21 h., le Villi, opéra en deux actes (Puccini). Madrid (longueur d'onde 376 mètres). A 14 h.; Concert; 15 h., Orchestre; Nouvelles; 19 h., Concert; 20 h., Orchestre; 22 h., Carillon, signaux horaires; Bourse; Concert; Dernières nouvelles.

Milan (longueur d'onde 526 m. 3). A 17 h. 5, Concert; 17 h. -50, Chœur d'enfante; 20 h., Cours d'allemand 20 h, 50j Concert varié: Trios divers, solos et causerie.

Hilvkksum (longueur d'onde 1,060 mètres). A 11 h. 50, Concert; 14 h. 20, Pour les dames; 16 h. 80, Concert; 18 h. 35, Cours de langue allemande; 19 h. 2ô, Concert.

AÉRONAUTIQUE

> Le raid Paris-Tokio

Le capitaine Pelletier-Doisy a effectué hier. dimanche l'étape Karàehi-AHahabad.

Reparti ce matin à 6 heures, il a atterri à 11 h. 15 sur l'aérodrome de Dumdum, près Cal.cutta.

Le raid de lady Bailey

On télégraphie de Port-Elisabeth que lady Bailey, partie du Cap samedi dernier, a été forcée d'atterrir dans la soirée à Humansdorp. Elle est arrivée Port-Elisabeth en automobile hier. L'aviatrice est indemne, mais son aéroplane est endommagé.

SPORTS

HIPPISME. Courses à Longchatnp. Le oiel peu engageant de la matinée s'en est tenu aux menaces, et si la journée n'a pas été égayée par le soleil, du moins n'était-elle pas froide et s'est-elle passée sans pluie. L'événement de la réunion a été, non pas tant le succès de Dark Lantern (32 fr. 50) dans la Poule d'essai des poulains, que style dans lequel il a joué avec ses adversaires. Ce fui, au sens propre du mot, une véritable promenade de santé. Parti en tête dès le départ, il a filé avec rapidité, pour gagner de loin. Ce poulain. qui n'avait encore couru qu'en Angleterre, où il avait gagné deux courses sur 1,600 mètres, que, l'on estimait sans importance, ne paraissait pas bien dangereux, ce en quoi on se trompait. Mais, comme il ne passait, chez nos voisins, que pour être de second ordre, il faut en conclure ou bien que les chevaux qu'il a semés en route, hier, ne valent pas grand'chose, ou bien que l'entraînement anglais sur courtes distances est bien supérieur au nôtre.

Si Roahouga (24 fr. 50) n'avait pas été battue dernièrement par Tapais, elle serait partie favorite dans la Poule d'essai de son sexe. Aussi lui préférait-on Mary Legend, ce en quoi, ici encore, on s'est trompé. Cette dernière a paru jusqu'au pavillon, avoir le meilleur, mais Roahouga passait alors pour l'emporter facilement sur' Moqueuse,1 enlevant même la deuxième place à -Mary Legend, qui, serrée à la corde, n'a peut-être pas joui de toutes ses aises.

Il est probable qu'avec un jockey plus énergique, Cri 'de Guerre eût enlevé la Coupe. Dès le commencement de la descente, il prenait le commandement et entrait .le premier dans la ligne droite. Mais son cavalier ne le poussait pas avec assez de décision au 'poteau, ce qui permettait à Mars en Carême (39 fr. 50) de lui souffler la course dans les dernières foulées.

Autres gagnants Dinardais, 49 fr.; Paohalik, 37 fr.; Caulet Plori, 13 fr. 50,

Demain mardi, courses à Enghien.

Courses d Bordea2~: Le Derby du Midi a été gafcrçé facilement par le favori Anachorète (19 fr.) six partants.

Courses à Bruxelles. Le Grand-Prix (100,000 fr.) â 'été enlevé d'une encolure par le cheval français Larzy (47 fr. 50) douze partants.

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BULLETIN FINANCIER

'14 mai. La Bourse est revenue aux affaires avec plus d'activité que jamais. Les valeurs françaises du parquet ont, pour la plupart, atteint des cours notablement plus élevés que les précédents, les valeurs étrangères se. sont au moins défendues par contre, l'animation d'ensemble a été moindre en coulisse où les valeurs étrangères dopiinent.

Durant toute la séance, la tendance ferme ne fs'est pas démentie; elle a paru même vouloir aller en s'accentuant jusqu'à ta fin, cela plus spécialement sur le marché de nos rentes et au compartiment des valeurs de banques, qui! ojit.jilejïiemenl

?refrouvé: JeteF-rôlé^recfôfiv ̃ '<<>.•

En clôture, tendance maintenue très ferme sur les valeurs françaises, tandis que tes valeurs étrangères fléchissaient.

Marché OjjîCiei,' Vivement stimulées par l'annonce du gros succès qu'obtiendrait le nouvel emprunt, auquel l'étranger a largement souscrit, et la perspective de l'arrêt très prochain des souscriptions en numéraire, nos rentes ont été vivement portées en avant. A terme, le 3 0/0 est passé de 69: à 70 275,- le 5 0/0 amortissable de 108 40 à 111. Au comptant, les progrès, pour être certains, n'ont toutefois pas été aussi larges; il est vrai que la' fermeté avait nettement dominé la semaine dernière. Le 5 0/0 1915-1916' a valu 89 30 contre 88 45, le 4 0/0 1917 75 60 contre 74 60, le 4 0/0 1918 75 10 contre 74 25, le 6 0/0 1920 100 50 contre 100 36,.le 4 0/0 1925 105 95 contre 105 75, le 6 0/0 1927 103 25 contre 103 15. Fonds russes sans affaires le Consolidé est revenu à 20 50, Je 5 0/0: à 19 55. Las fonds ottomans, au contraire,, ont d'abord accentua leur fermeté, pour fléchir ensuite l'Unifié est revenu à 129 après une avance à 130 25, le 5 0/0 à 112 10. »

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85.̃ DE PÀMS KT PAYS-BAS.. 5300 ..5540 6550 VÏO 6485 5485 4 0/0 19» Igar.ch.) 105 75 105 95 90., deWnghai. 3525 m 65 Saint-Gobain. 8000 8000 892 2 1)2 î' à 400 fr 233 SS9 Nofd?Sud 14*0/0 foffi, «1 il! 3 sh. 8 City Deep 147 147 i4B

85 DE PARIS DE CRÉDIT.. 1/25 ~?50 b5to 5(.): ~8..0 tSJO 00 1Wt> ¡ igar eh.) lOI> 75 1051/1i DO.. de Shnngh:l1. 3525 131 65 Saint-Gobain 8000 ..80t,o 233 229.. Nord-SUd 40/0191" (nou.). 323 344 Colombil! ~?9" 394.. ~9~ 388.u..

85.. DE PARIS PAYS.IIAS.. 5300 "40 ~5,,0 ,,2,0 1410 ,,4&> M85 >010 1927 ainort 103 1" 10325 80.. 80 MagasitisGén. 2750. 25990 ZO 90 Soie artificielle ~300 214~. -89.1_96121/2r.t4OO 1 il 400 lr. 2-)g 22~ 224 S&nta-li'é 4 1/2 010. 450. 411ei qoJlC~rcl!n. 232.. 228 50 ~2t) ~O ,231.

55:: S~~=~ 3î'l n~'l'reS,Cé'l'r.I923 528.. :;28 50 80;. Eaux (Ci. GénÓralo). 274:> Uf> Verr"d'Anicho(n.) ~OO.. 2~2:> g~ ËS~ 21\1. Creclltgc'er.despetroles 3145~. 3150.. 3150.. t28 to 3150..3130,

S z _5!Î^s_ïï_ S ÎSS « «8 Î.8!? cu^aS^ê _S «i S a BssaaSîss^ îS§ É §_SSÎ! S 88 s S i i r. 1 _1ffi*'MS.9r S_ 524 •• ,v_i î^¥° Kl^i:: 3 S SS SS

7: COMPAGNlf ALGI'.RIENNP. 31~ 8~ 3~00.. ,150.. 3200.. ilio ..U.. 5 0/0 IW4 635.. tl3o 50.. Vlchy. 3200 65.. du p 1. 1680 1700. a. Iffl 2 1/2 ,Nlétro r. 500 fr. 280 ~,fi.. ~st-~arlsl~~ 6 0/0.50" 30 Sb. Do Beers ordinaire 1923.. 10:;0.. 1888.. 1\1"20.. 1910.. 1880..

70 ~~=~ 3~ = 7 1926 5M.. 518." t85 Air comprimé. 3995 4.oo(¡ 35 Havraiso Pénins.(B) 400.. 1005 2 3/4 r. 11. ~oo Ir. :82 3,~ 1.. f arls et Seme fi 0/0. 500. U. 7'2 7-2 Eastern Internat. Rubber iwg 197.. 197..

70 CRÉDIT COMMERCIAL FRANCE-- 2bW «2*à5Ù M65 2600 2010 2590 35. '10/0 1927 :3.. 550.. 30 Algérienne d'éclair. 798. 14. 'l'ouago et remorq.. 4.00. sa 101023/4 0/OMotr.r.400fr. 245 245 50 -(Ci* GI. Paris--) 4 0/0. 388 E3st Rand 1 l'Op. 133 50 134 i33 50 14.0.

5.0 CRI\DIT COMllllmCIAL FRANCE.. 2?~ 2050. !!j6,5 .2475 2500 25: ~08~ 14 ~P.lica.tions indus. 900. 50 Transports en coin. 69~ Q- demits WO.fr. r. 215 fr, l~l 1?3 -de 146 50 141.. 14,7.. 147.

100 CI\RDIT DE L'INDOCULNE- b2O 5783' f>78~ 80t' 845 5~i5 -5 010 Ob décen~l\H9-W¡¡g 67 9\1 65 38 5b les t 1r 1000 5930 Mo.ritimesà vap. 126u 19103010 r. a 400 fr 232.. 230.. U n' d E 6 0/0 '17 n, 10. FI¥trl~lllas"P""t'l' 220.. 222.. 258.

S 1 =~A~ 5 19;¡g.32.. 9830 ~e son 00 33850 ~=1. lJum r. à 100 fr. 65.. 65. ner.e os, nux 5~ 0 onalse .e ro es. "U" 3\1~ 39!i.. 412..

~O.. LYONN.U~ 4"0 4600 46,,0..4500 4540 4550 CAisseautonomo 626 62\1.. 27 50 ElectricitèGazNord t097 1175 125 Cusenler. 2650 2ô,,0. 1912 3 0/0 r. il 300 fr 2M Eaux (Buâece de Paris) 3 314 ane.. 3e5 1D.12'! .Franco-Wyommg ordln. n2.. 713.. 72;:1.. 721.u..

35 SOCIÉTÉ GÉNftUALE (nom.) 2105 230O 22»0 2075 2140 2145 20 B-V4 0/0 1018-Î4 333 384 70 Electricité d# Paris. 3275 20 G'- MoSl.de CorboVl 385 381 99 5 0/0 v' à 500 f? 400 400 DOUr lotranmr'l 0/0 ^n lm i.w ^nÇO-Wyommg ordin. 7^3 713 73S 721

37 ..RENTE GJ':N(;IIALE ¡nom.). 210~ 2300 1270 207:i 2140 2i45.. !15 ') t91P.. 375 370 55 Contrale e 6or éloc. 202b 2125 55 Losago,i:;t!hôt.cl lm" ~OO.. 125 478..

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M4 01 -d.d~ 1300.. 1320 .1335..1300.. i300.. S 15.. Afr.occ.fr.30101910 S58.. 358.. ro.. Energ.êlec.S.-o.or.14iO. 50.. Potin (l''elix). 545. -eiDqlli6JJu !100fr. 10050 M3.. "4, 60 HotchkISS etC' U01.US8).;<290.. 24~ ~0 2390.. 2405..

54401 SUEZ. 21300 21450 2U60 21~00 21250 21250 «i Annam-Tonkfn. b9 go 57 œ 50 pri. 137:i 30 Ardois. de l'Anjou.. 380 1922 6 0/0 dec. r. à 500 fr. 515 ~c\mrage électrique ,,0/0.422.. 42J Hu?-nchaca. 1395 1425 14.2:> la9:> 1420 1430

10(«OJ /Société Civile) 30300 -W850 29850 3000J 29600 £9600 5 Congo fr. 3 0/0 im. 370. j.M Energi' indUStrieUo 391.. 40 Carr. de Bourgogne 700 £>3 6 0 0 déc' r ï 500 498 ^90 Bd isôn 6 0/0 MO 1k hÏÏ.'K' l39t tm »25 •• «95 USO ilso

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100303 (SoCIete clvllo). 30300 1620 .2?850 3O~J .29600 1600 15 In~o-Chlne3°J!I909 dct 333.. t 20 Etlt-I.;umière 1540 1500. CimontsdeLafarge. 4100 19246 dec. r. a 500 tn 4\10 490.. Qi. Gen" !JlectriClt06p~0.nnc. ~I~ 513.

75 EST. 1~0 1620 1380 1~!I" 1575 1~g" 1750 ~33 !!i1/13 ::Jô350 360.. 20 Force et Lumière.. 550. 590 35 do l'lndoch!no. 1900 Hl24 6 112 r. à 500 tr. 505 501.. Energie eloct. r i CCIII~Ilt6~. ü ~/O. ~9~ 491, 4 sh. Jngerslontetn 493 ~J.. 402.. 401.

60..MUH. 15U5. 1730 t605 1?6Q.. 15 .,16.. 250 Madagaaca.r1 60 50 3750 Forcesmotr.Rhône 2010.. 2050.. 50.. Nouv.Galeri"Reun. s:J0.. 845.. t t9~700~af~&soo{r's~ 52-J.. B:lSse-l.soro 1/ ,,20.. 515.. 3 s~. Johannesburg.134 f>O 33650 333.. 305.. 331.. 330..

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t30..8At<TA-M(C"fr.Ch.ferPrOT.)3H<0. 3)95 .3180 1320.. 3160. 3150. 25.. 500M18. 41>4.. M5.. 30 #-de la Vienne. 900 890 3t 6 pri'V. ?Hi.. ..719 r°~ti.io3 tes" 5010 440. Llanosoff. neso 116.. 53i.. 117: 1M:: H7"

35 HËTBOPOUIAW DE PABIS 1430 1560 1240 1100 1460 15S0 £ ïujus 3 0 0 1893. 280 380 I EO Havraise Kners. él. 1800 1850 100 Agence Havtis 1525 1525 Fonc. 1879 3 0 Ô AlûOIr" 491 490 Forces motrices Rhône i ?ô/ô" w kl^oso£t-Vi •; «« •• £>S4 531.. 515

120 MÉTROPOLITAIN DE PARIS.11430 3195 3180 3200 3150 3! U> 'l'unis 30 0 1892. 280.. 280.. 50 HavraIse Energ., el. 1200 1250.. 100.. Agence Havas 1525 1:'2{¡ Fone. 18793 l', il 500 fr. 491 490 Forces motrices RhÔne 4 0/0. 38 5 sh. 6 Mallicca Rubber ordin 323.. 32,¿.. 320.. 311.. u'"

35.. *istr parisienne ireiBCiB.. 2300.. s»J5.. 2485 ..8850.. » C «dittg twnal I9l9 502 501.. 50 Centrale ind. élect. 3495 3550 90 Librairie Hichette. 2000 3200 c£S£ lio 3 0 0 r, '.ïwtv'. 485 494 Ha'rais? énergie Téloct. 6 0 o" 515 5sh.6 Malacca Kubber ordin. 323.. 3W 320.. 317 Y.. Y. Y.. Y.

.IÊLECTUICITÉD1J LA SBrae. 1091 1100 1100 1100 ..1092.. 1092 *>» d; ^nlfinmîS? r?£ "• Sl" 1 20 Industriel, çnerg.el. 2450 ..2450 85 Àfrifl.oÇcid. ((»• 3S80 3940 Fonc. 18S3 3 0/Or. à50Ofr 284 I 284 Sud électrique 50/0. 3?i ino m i *i ir »*

5:) ÉLECTRICITÉ De LA £LEC, TB," 2300 .25, 2485 2251) 1002 25.. dt obli. 5 1920 492 ..497 73 20 Industriel. Ónerg.êl. 2450 ..2450 ..85 Afrlq. occid, (C..). 3880 H 3940. Fonc. 1883 3 0 10 r. 4.500-[1'. 284 ..284.. Sud électrique 5 o/o 3(j5.400 Malopolska. 1130. 1140 1135, 1115 1136 112D

70 ..ÉLECTRICITÉ 'C- Gén. d1) 3600 3615 3500 3550 3590 3590. I ^0 d' d; bons 6 0/0 1921 M8 818 I 15 Ouest-Lumière. flf.O 660 I 48 02 Air liquide (parts).. 3200; 1885 2 60 0/0 r. MO r 294 294 Thomson-Houston 6 6 6 MO *,Û5 M^?,%Sta ««0 «40 1135 1118 «35 MS0 45 ênerg. feiKC. littorai médit. «66 18» 1350 12S0 1300 1300 I •• d! °{" ?% \®g «J •• «' I 60 Soçieto Gramme. 1675 I 50 Borgougnan. 1050' i045 (;om. 1891 3 0/0 r. à 400 Ir 266 265 Union d'éSctricité S 0/0 Ml Ml ^i" E52 •• 26!* •• ««* •• •" 35 É«CRG ÊLECTR NORD FBAKCE 1134 1185 1200 10» I 3»- 6 0/0 lUlU. 1U22 518.. 515 I 40 Industr. Téléphonés 900 I 75 Chaussu- Dressoir. 1925., 1800 « isgaaeOO/Or 500fr «U6 50 °96 50 «^ecvricue o U/U «01 oOl I Mexican Bagle ordin. 2E1 353 247.. 251.. -250 24750

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8:: !SS-1__r_y_l88::ia ::•«::• i"éggg g::| S::r^feSSï-8-88:: :a^(J_e^|s^î8_!îîj8£SS8feaî?g» _?.&\S_5S5A_ï S r! ^'̃^x^ «S» 3^ ï:: ••

.ào ÉLECTRO'METALL DU HAVRE- 3455.. 3470.. 3495.. 3380.. 3450.. 3450. 30 Ve 60/0Janv.1924 5i2.. 511.. 75 IndustrioLmiere.1250 ..1304 Citroën (Stè AndrÓ). 1090 il: Fonc. 190860/01'. à 500 fr. 32O~320.. GazF~¡wcoï,t.mr.angor4. 405. NOrthCa\l,CllSlanou. 57 75 5775, ;'7..

010:. FORGI!S ACU\RI1!SNORD liT BST 483 1080 1090 30 Dép.Nord,60/01921 504.. 501 !5 Toxtllo. 2980 3000 parts.4~2 .tocom.l90630/0r~500fr 300,' 30" ,\c.ot 'org~ 'lr~m~'60/01918 ~~o 130.. Padang. 892.. 890.. 57.. 900.

M..MtNESOtcocMtEttES. 1210 .12S5 .1380 .1212.. 1-70. 1270. ) "5'?~ ~"j 60 ..Perenchies. 1575. 15:0. 50 .Compt.Mat.Us.gaz.l245 .1949 .)h'Fonc.l90930/Or:à250fr tM 166 -deLo~wvtH~O/o Mo '30 ..Padang. 892.. 890.. 895.. 900.

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1.- DI! COURBIÈI1ES. 1210 1285 1280 1212 795. 1270.. 30.. deRelms.60/0 (¡OO. 70. Contllleniale du G.IZ 2QOO 45 Gaveau'ct. C" 5"5., Com.l91S30/Or:aS50rt68 166" de ~hcJ¡eVl11e ü 0/0. ~33 433 20 Phosphates Tunisiens. 688.. 474.. 730.. 685: 706 TES"

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Golf. Le match WaUer Hogen-Aubrey Boomer. Un match avait été conclu au cours du championnat d'Angleterre, disputé la semaine dernière à gan^wioh, entre le gagnant, l'Américain Walter Hagen, ohampion du monde, et Aubrey Boomer, Anglais, professeur au Saint-Cloud Country Club.

Disputé hier sur les « Jinks » dq Saint-Cloud, Je tnafcôh fut gagné par Aubrey Boomer, sur deux parcours de 18 trous, soit 36 trous, par 3 d'avance et 2 à jouer.

A la fin du premier parcours, Aubrey Boomer menait par 5 coups d'avance.

Le vainqueur d'hier partira le 2 juin prochain pour les Etats-Unis où il disputera de nombreux matches. BoxE. Une défaite contestée de MoracchinL On mande de Londres qu'hier après-midi,. au Ring, le boxeur anglais Kid Nicholson a été déclaré vainqueur aux points, après 20 rounds, du pugiliste français Moracchini.

La décision de l'arbitre en faveur de Nicholson a été longuement conspuée par les spectateurs. En effet, Moracchini gagna nettement 12 rounds et mit son adversaire kooek down pour 7 secondes d'un direct à l'estomac au cours du dixième round; en outre, Nicholson fut deux fois sauvé du knock out par le gong au cours des 16° et 18* rounds, alors que chaque fois a s'aooroebait désespérément à son adversaire. Football. Tchécoslovaquie bat France. Le match de football, qui opposait hier, au stade de Colombes, l'équipe de Tchécoslovaquie a celle de France s'est terminé par un succès des joueurs tchécoslovaques qui ont marqué deux buts à rien. Les meilleurs hommes sur le terrain furent les deux gardiens de but Thépot pour la Françe et Planicka pour la Tchécoslo'vaquie;, ce dernier, surtout, fit preuve d'un brio étourdissant et c'est lui que son équipe dut, en grande partie, la victoire. La science et l'adresse des visiteurs ont eu raison du jeu courageux, mais moins coordonné, du team français.

Tennis. La coupe Davis. L'équipe de Ja Nouvelle-Zélande a gagné son éliminatoire de la coupe Davis de tennis en battant o&lle du Portugal par quatre victoires à une.

CYCLISME. Le Premier Pas Dunlop. Hier s'est disputée devant une foule énorme la finale de cette épreuve qui a été remportée par un jeune Strasbourgeois de 16 ans, Arthur Koehler, en 1 heure 53 minutes pour 62 kilomètres.

Au cours de la distribution des récompenses, M. Dutreux, président du conseil "tte la Société Dunlop, et M. Gaston Vidal, président du comité national des sports, félicitèrent les vainqueurs.

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UNE INTERVIEW DE LUC DUBTÂIN Le Une heure avec.» des Nouvelles littéraires est consacré cette semaine a Luc Durtain, le lauréat du prix de la Renaissanco 11 est assez curieux d'y voir les impressions que l'écrivain rapporte de son voyage en Amérique. Dans le même numéro, des articles d'André. Maurois, Thibaudet, Emile Henriot, Edmond Jaloux, etc.

Avance marquée du Serbe 4 0/0 1895, porté de 182 60 à 186 25.

La fermeté des. banques françaises ne se dément pas, bien au contraire. Les achats sont toujours importants dans ce groupe qui a réalisé encore de notables progrès la Banque de France a été recherchée à 24,700, le Crédit foncier à 5,750, le Crédit lyonnais à 4,650, la Banque de Paris à 5,550, l'Union parisienne à 3,720 après 3,850, le Comptoir d'escompte à 2,690, la Société générale à 2,240 après 2,300, le Crédit mobilier à 1,030. Bonne allure des valeurs immobilières la Rente foncière accentuant son avance à 1,270, la Générale foncière se redressant à 1,335.

Bonnes dispositions également des banques étrangères le Crédit foncier égyptien s'est avancé ̃ 4*©7ÔO0 '<après'£S?050, la Banque ottomane à 2,340, laf Nationale ;dtf Mexique a été i*anïe"néea l,'01'7. Le Crédit foncier du Brésil, a été ferme à 1,320 con- tre 1,300.

Les chemins de fer français sont en progrès Nord 2,560, Est 1,380, Lyon 1,634, Midi 1,605 après 1,730, Orléans 1,379.

Le Métropolitain s'est avancé à 1,540 après 1,560 contre 1,340, dernier cours coté officiellement vendredi dernier, les Voitures ont été bien tenues à .1,649.

Aux transports marititmes, vive reprise de la Compagnie Transatlantique à 1,710 pendant que les Chargeurs réunis étaient ramenés à 1,060. Fermeté constante au groupe du canal de Suez; l'action a fléchi à 21,160 après une avance à 21,750.

Les valeurs d'électricité font toujours montre de beaucoup d'entrain la Générale d'électricité s'est avancée à 3,615, la Parisienne de distribution à 2,495 après 2,575, la Thomson-Houston à t,070, l'Energie du nord de la France à 1,200, l'Energie électrique du littoral nréditerranéen à 1,350.

Les valeurs de métallurgie ont de nouveau mon- »

5:> l:haro¡; ((;"). 381. 31 ¡¡¡¡ de çar~au:( (j.). 1776 17'20 Doua~o~ 1\10'2. 4?4.. 4'1" O}O, 50. ~a D. 3ilS ?711.. <¡cntral PaClfic Rài Cy (0/°. Iv20 111~0 Cr.j{' petrples(p. ;(.>700 2awú. :la 5/8 Royai Duteh. '33 1/4

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1 REVUE

POUTIQUEetPARLEMENTAIRE Directeurs Feramd FAURE et Edouard JULJA 10, rue Auber, Paris (9«)

Sommaire du 10 Mai 1938

Edouard Julia Les élections.

C. CoIsoq. Les lois économiques et la guerre Munbre de l'imtiut. mondiale.

Kiehard Bioch. La statistique dans leschemins dp fer. XXX. La' réforme des tribunaux nfxtes

aes Ano 1. égyptiens. u d'Ortent.

Jacques Ancel..»^.«. La nouvelle question d'Orient.

Gaston ÇadoUx.« Les aspects actuels de la questien de l'azote.

Henry Puget. Le chauffage urbain.

G.-A. Nicolas Le crédit agricole en Allemagn Mirkine-Guetze vitch Le progrès du droit international. André Palrault La loi sur les assurances socialps et les travailleurs étrangers.

XXX. Chronique de politique extérieure.

:ux La mise de ta guerre hors ta ri ['e.

Bimoa Robe La mise de la guerre hors la Ici.

Simon Robert Revue des questions militai res René La Bruyère. Kevue des questions navales et maritimes. L

Le numéro 6 fr. Abonnement France, 60 fr. Etranger, 85 fr. La Revue Politique et Parlementaire

publie chaque quinzaine

LE BILAN ÉCONOMIQUE ET FINANCIER1 DE LA FRANCE ET DE L'ÉTRANGER 1 zt 33 pages in-quarto études doctrinales et documentation Sur la production et les échanges

Le numéro 2 fr. France, 30 fr. Etranger, 50 fr. ̃ ANKQMGES FlM&rcCaÊRES RENTES 5 0/0 1928 Amortissables en soixante-quinze ans

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L'émission sera close à une date prochaine qui sera flxée -par arrêté ministériel; toutefois, les souscriptions en bons du Trésor 1923 et en obligations décennales seront reçues jusqu'au 8 juin 1928 inclus.

àfodes de souscription. En numéraire; 2° en bons de la Défense nationale émis antérieurement au ,2i avril 1928; 3° en bons du Crédit national 6 Q/0 1922 déposés aux fins de remboursement au 1" juillet 1928; 4° en bons du 'Trésor à 3, 6 et 10 ans (l'° et 2° séries) 5° en obligations décennales, aliénables et inaliénables de la Défense nationale 1919-1929, Toutes les souscriptions libérées en valeurs donnent lieu au payement d'une soulte en numéraire versée à leurs porteurs.. Remboursement ou conversion des bons du Trésor 1923 à 3, 6 et 10 ans et des obligations décennales 1&19-1929 de la Défense nationale. Ces valeurs cesseront de porter intéret à partir du 8 juin 1928 inclus. Jusqu'à cette, date, leurs porteurs ont le choix entre le remboursement anticipé qui sera effectué à partir du 8 juin 1&28 ou l'échange contre un titre de la nouvelle rente. Les porteurs qui, jusqu'au 8 juin 1928, n'auront demandé ni le remboursement ni rechange recevront des rentes 5 0/0 1928 et percevront les soultes corres-

pondantes.

GAOUPEfflENT D'ACTIONNAIRES

de la Société Hellénique de Vins et Spiritueux L'assemblée générale des actionnaires de la Société Hetlénique de Vins et Spiritueux n'ayant pu délibérer le .28 avril dernier a été remise au SMî mai 192^8, à 11 heures du matin.̃ Une assemblée générale extraordinaire aura Heu ]e: même jour, à 16 heures, au siège de la Société, à Athènes, avec l'ordre du jour suivant Nomination du nouveau conseil et augmentation du capital dans des conditions à fixer par l'assemblée. Le Groupement rappelle aux actionnaires de cette Société ses efforts pour arriver à défendre leurs intérêts et les prie de vouloir bien effectuer les dépôts de titres, tout on prenant note que les pouvoirs soient réservés au Groupement et lui soient remis le 18 mai au plus tard, accompagnés des deux attestations de dépôt, à l'adresse ci-dessous.

fil sera alloué pour soins et peines 5 francs par titre déposé prenant part aux assemblées ordinaire et extraordinaire, si toutes deux délibèrent valablement. Pour tous renseignements, s'adresser au siège du Groupement, 1, rue du Quatre-Septembre. (Téléphone Louvre 54-15 et 54-17).

trô des dispositions particulièrement bonnes tant à terme qu au comptant les Aciéries du nord et de l'est ont été portées à 1,090, l'Electro-Métallurgie de Dlves à 3,495, les Tréfileries du Havre à 494, après 498.

Bonne, tenue des valeurs de produits chjmiques Kuhlmann a coté 1,183 après 1,195, Péchiney s'est avancé à 3,375, l'Air liquide à 1,048. <_̃ Hausse des charbonnages français Lens a repris à 790 après 804, Courrières a gagné un terrain appréciable à 1,280.

Bonne allure des valeurs minières métalliques le Rio-Tinto s'est avancé à 6,620 pour finir à. 6,555 contre 6,565, la Pefiarroya s'est inscrite & 1,393, le Platine à 1,335.

Le Central. Mining est. revenue à 2,650. Aux. valeurs de sucrertes, la.. Raffinerie Say a; réailsé des progrès à '2,645, mais les Sucreries d'Egypte ont été simplement soutenues à 1,202. La Vinicole de Champagne a été bien tenue à 720. Marché en banque (14 heures). Les valeurs françaises ont été vivement récherchées, mais les valeurs étrangères sont restées calmes. Dans l'ensemble, marché franchement moins animé qu'au parquet. q

Les fonds mexicains ont abandonné des fractions le 5 0/0 à 53 75, de 3 0/0 à 38 30, les bons 6 0/0 à 1,177.

Valeurs ind-ustrieUes très fermes. On a porté Hotehkiss 2,420, Tubize à 2,060. Bonne tenue dos Vins et spiritueux à 866, des Raffineries de Bresles à i;320.

Au compartiment minier avance marquée d'Ekatherine à 680, Plakanitza à 555, Tharsis à 574, Balla à 233, Montecatini à 380, Heraclée à 50,250 la part. Bonne tenue de Villemagnô à 508 après 519, Tanganyika -552, Urbain Corporation à

4$0.

Hausse des valeurs de phosphates Constantin» 734, Tunisiens 473, M'Zaïta 564.

Mines d'argent très fermes Huanchaca 1,433

MABCHÉ DES SOIES

Sauf pour le disponible, qui reste assez activement demande, les affaires ont été peu importantes à Lyon la semaine dernière. On y a coté:

Grènes. Cévennes extra 12/16 335 à 346, 1" ordre 11/13 3-27 50, 12/16 315 à 330, 2° ordre 12/16 290. France extra 12/16 330 à 340, 1" ordre 11/13 325, 12/16 310 à 320, 3" ordre 12/16 270. Italie grand exquis 11/13 370, 12/16 350 à 352 50, exquis 11/13 350 à 355, 12/16 340 à SâO, extra 11/13 340 a 350. 12/16 325 à 335, olassique 11/13 325 à 335, 12/lfi 310 à 325. Syrie extra 9/11 30a à 310, 11/13 305, 12/16 300, 1" ordre 10/12 295, 11/13 et 12/16 290, 2' ordre 9/11 285, 11/13 2-80, 12/16 275 à 280. Japon blancs triple extra 13/15 320, jaunes 325: à livrer, double extra 18/15 310. Chine dispon. double extra 11/13 400, extra B 11/13 340, 13/15 S10 à 340, extra C 13/15 300 à 305; à livrer, double extra 11/13 400, extra A 13/15 345 à 352 50, extra B 9/11 360, 11/13 325, 13/16 305 à 320, extra C 13/15 280 à 300. Canton disipon. petit extra 13/15 2-80 à 285, Best I favori 255 à 257 50, Best 1 250; à livrer, extra 13/15 290, petit extra 285, Beet 1 favori privil. 260 à 275, Best I favori 250 à 260, Best I 245.

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contre 1,395, Mexico Mines 462 contre 450, Estrellas 224.

Au groupe sud-africain, avance de la De Beers à 1,940, tes valeurs de mines d'or et territoriales variant peu.

Valeurs de pétrole simplement soutenues avec un marché calme: Royal Dutch 42,400 après 42,600, Malopolska et Crédit général bien tenues sensiblement à leurs cours précédents.

Irrégularité des valeurs de caoutchouc autour de leur niveau de vendredi.

En clôture tassement sensible des valeurs d'arbitrage De Beers 1,888.

I¡. Marché libre (à titre indicatif ). Avance du Congo aux Grands lacs de 2,750 à 2,900, du 60' de part Jf/njôre.fdu. Katàngjv de .1,900, à 2iOQO. Part 'Tabacs" des Philippines 6)000 part Delmas 18,000; la C. H. A. D. É. 18,900; Minière Nord et Alpes 5,000 et 4,800 l'action, 8,800 et 8,400 la part; les Etatas de Salamanque se sont consolidés à 530; les actions Etang de Berre se sont négociées à 340 contre 330, les parts à 1,975 contre 1,940. INFORMATIONS flNAHCEÉBJBg LE DIVIDENDE DU Suez. Le conseil d'adminis|ration de la Compagnie du Canal de Suez a décidé de proposer à l'assemblée générale des actionnaires, qui aura lieu le 4 juin, de fixer ainsi qu'il suit le revenu total de l'exercice 1927 Brut Net

Par action de capital Fr. 577 52 455 » Par action ûe jouissance é 565 02 448 045 Par part de fondateur. 636 642 521 841 LA main-d'oeuvre INDIGÈNE AU Transvaal. Un accord a été conclu à Lisbonne entre les représentants du gouvernement de l'Union et les délégués portugais. Cet accord prévoit que 40 à

1

Organsins. Cévennes extra 24/26 370. Italie extra 19/21 385, 22/24 380, 26/30 355, 1" ordre 24/26 345, 26/30 340 à 350. Syrie 1" ordre 21/23 335. Canton 1" ordre 28/32 280 à 285. Japon filât, bl. 1" ordre 22/24 375, 2S/32 335.

Trames. Japon, tours comptés, 1er ordre 20/22 380, 22/24 370, 24/26 355 à 360, 28/32 325.

A Marseille, les acheteurs paieraient G5 francs rende- ment pour des cocons jaunes Syrie-Alexahdrette, mais il n'y pas de vendeurs. A Milan, les détenteurs demandent 245 lire pour grèges exquis 13/22 et '235 pour extra tissage, Les marchés de Shanghaï et Canton sont soutenus, avec peu d'affaires; celui de Yokohama, plutôt faible, par suite du ralentissement des achats des Etats-Unis, où la consommation a diminué

MABCHÉ DES VINS

On a coté sur les derniers marchés:

Béziers: vins rouges 8*5 à 10° 5 de 160 à 195 francs l'îtectolitre nu pris à la propriété. Montpellier: rouges 8 à de 160 à 180, 9 à 10" de 178 à 200, 10 à 11» de 195 à 205. Narbonne: chambre d'agriculture: rouges 7 à 8°

Tous les Soirs Orchestre

Banque Française et Italienne p^r l'Amérique do Sud Capital Frs 50,000,000 Réserves Frs 68,000,000 Sièg-e Social 1 S, Riie Halévy, FjSLRIS AGENCES

à TOULOUSE AGEN REIMS et SAINT-QUENTIN SUCCURSALES

au BRÉSIL, en ARGENTINE, URUGUAY, CHILI et COLOMBIE Toutes Opérations de Banque looatioii do cottros-fovta Agent de la BANCA COMMERCIALE ITALIANA

Wlû f- I TA

DÉPARTS POUR L'AËRIIE DU SUD AUGUSTUS

de Gênes 24 Mai

de VlUefranche 24 Mai

de Barcelone 25 Mai

CHULÎO CES ARE

de Gènes 14 Juin

de VWetranche 14 Juin

de Barcelone 15 Juin

DÉPARTS POUR L'AMÉRIQUE CENTRALE vir&iejo

de Gênes 31 Mai

de Marseille 1" iîn

de Barcelone 2 Juin

DÉPARTS POUR L'AMÉRIQUE DU NORD BUXLIO

de Gènes 16 Mai

de Naples 16 Mai de Gênes 6 Juin

de naples 7 Juin

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Londres Waterloo Place 12 S. W. I> Berlin Unter dem Linten, 54-53.

Frankfort Kaiserstrnsse, 27.

Zurich i3ahnofstrasse, 80.

Nice 25, aTenuo do la Victoire.

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Nice, l, rue de Rivoli (Hôtel Negresco). Cannes. 0, boutevard de la Croisette. Deauville. 4, rue Gontaut-Biron (Casino). Biarritz. Avenue Edouard-VH.

50 0/0 des salaires payés aux indigènes du Mozambique employés aux mines seront retenus jusqu'à leur retour dans la colonie portugaise. Les 9*0,000 indigènes employés dans les mines transvaaliennes gagnaient chaque année 3 millions de livres sterling.

BOURSE DE COMMERCE

SUCRES. Cour. 275 50; juin 275; juillet 276 et 275 50: août 275 50 et 276; sept. 270 et 2"/o 50; 3 d'oot. 2.15 et 244 50; 3 de nov. 244 50 et 244.

Cote offloielle: 275 50 à 277 50;

ALCOOLS LIBRES. Cour. 1,140; juin 1,125 à 1,135; juillet-août 1,110 à 1,115; sept. 925 S 975.

BLES. Base de llquld. 482- 50-; ••o&uré 179 50 A; juin 178; 4 de mal 176 75 et 176 50; juillet-août 174 et 173 75.

AVOINES NOIRES. Base de liquld. 139 50; cour. 140 25; juin 141 25; 4 de mai 137 75 et 138; juillet-

août 133 75 à 134 25.

AVOINES DIVERSES. Base de liquid. 139 50; cour. 140 25 N; juin 141 25 N; 4 de mat 138 N; juilletaoût 134 N. <

SEIGLES. Base de liquid. 151; cour. 151 N; juin 151 N; 4 de mai 151 N; juillet-août 151 N.

ORGES. Base de Ilquid. 153; cour. 180 V; juin l&l 50 V; 4 de mai 148 N; juillet-août 139 N. FARINES. Base de liquid. 241; cour. 234 N; juin 234 N; 4 de mai 238 N; juillet-août 233 V. RIZ SAIGON n° 1. Cour. 175 N; juin 175 N: juilletaoût 175 N; 4 derniers 175 N.

CAOUTCHOUCS. Cour. 11 25 V; juin 11 N; 3 de juillet 11 50 V; août 11 50 N; 3 d'oct. Il 60 à 11 80;nov 11 65 à il 80; 3 de janv. Il 75 à 12; fév. 11 75 à 12.

MARCHE DU HAVRE (ouverture)

COTONS. Mai 690; juin 683; juillet 681; août 678; sept. 678; oct. 677; nov. 674; déo. 674; janv. 673; fév. 673 mars 674; avril 674. Ventes 600 balles.

V. 4.&4~

de 160 à 190, 9 à 10° de 190 à 205, 10 à 11° de 206 à 220, rouges supérieurs 11° et au-dessus de 220 à 280, Minervois de 190 à 235, Corbières de 210 à 230, supérieur 11° et au-desus de 230 à 260; chambre de commeroe: vins du Narbonnais 8 à 10° de 160 à 200. Olonzac rouges 9° de 185 à 190, 10° de 20T) à 205. il» de 220 à 223, 12° de 235 à 240. Lézignai;: Corbières 10° 200, 11° 220, 12° 235, Minervois 9° 185, 10° 200, 11° 220, 12° 235. Sète: rouges supérieurs 8 à 11° de 160 à 205; Algérie et Espagne rouges ordinaires, 16 à 17 le degré, supérieurs 17 20. .a®y..

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Moutons 14.692 » 1610 1240 1030 » » 17 80 »» » m Porcs 3.645 » 104! 9 86 7 72 » 10 70 •• •• »«

j COTE DES CHANGES

"mai -t 14 mai

Cours relevés l, DEVISES Coursrelevési ISn hors Bourse hors Bourse ^"ïg^3 (16 h. h 19 h.) ̃. 0 h. à 13 h.) en Bourse Londres (1 Uv.). 124.02 124'02511~t.0'¿ 121.025 N.-ïork(iood.). âMO.'sV mo'.ih «iôlèVsMÔ'so*

Alieaa«Be(IOOteitl«B.). 607!âÔ'fiÔ8' 6Ô8!s5'eÔ8l"UI»••• «. MgiqatdOObelgî). 354.75 365. 354.75 355.h Brésil (10U mitais)) y^Z Bulgarie (100 In.) DaI1omark(UOcn 6S1.50 Espagno(100p.). 436. 426.75 427. é. Grtce (100 dr.) 33 1..IT!! Hollande (100 11.) 1024.751025.50 1025.75 ••••̃•t. Hongr. (lOOpojMs) u. Italie (100 tire).. 133.80 t99.~ 133.90 Japon (100 yen) •• Norvège (100 0. 080.50 » Pologne (100 liotj) .11.1 Prague (100 c.).. 76.30 75.40 75.30 Roumanie(IO01ci) 15.75 15.70 Serbie (100 din.) Suède (100 eotr.).. 6S1.50 681.50 Suisse (10U <r.).. 489.50 490. 489.50 489.75

Vicnn6(tcOM~.). 955.50

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DERNIÈRES NOUVELLES

SOCIÉTÉ DES NATIONS Au comité consultatif économique

(Par téléphone, de notre correspondant particulier) Genève, 14 mail

Ce matin s'est ouverte la première session du comité consultatif économique, créé paT la Société des nations, sous la présidence deM. Theunis, ministre d'Etat belge, qui a rendu un hommage à la mémoire de M. Gustave Ador, ancien présiident de la Confédération suisse, et président depute ses débuts de l'organisation économique et. financière de la Société des nations. M. Théunis a ensuite tracé l'<euyre que doit réaliser le comité économique consultatif composé, selon la formule, de la conférence éconpmjque, par les représentants qualifiés du monde économique. Cette tâche consiste surtout à suivre l'application des principes de réorganisation économique émis l'année dernière par la conférence économique mondiale. C'est une oeùvrè de longue baleine qui nécessitera peut-être toute, une génération, mats dont le but est de dissiper le désordre économique qui a ré-,sulté pour TEUfope de la grande guerre. Sjr Arthur Balfour, président du comité brïtannique-du commerce et de l'industrie, a constaté que l'industrie et le commerce de GrandeBretagne ont repris d'une manière vraiment étonnante après -l'arrêt provoqué par la grève générale de 1928. Le délégué britannique estime que l'on ne peut voir se réaliser une amélioration du commerce mondial que grâce à de meilleures conditions naturelles et à la. réduction ou à la suppression des barrières commerciales. Il a insisté fortement pour que les gouvernements ratifient sans délai les conventions économiques déjà, élaborées par la Société des nations. En ce qui touche le problème des tarifs douaniers, il souligne que le moment semble venu où cette question épineuse 'peut être abordée franchement.

Sir, Arthur Balfour suggère enfin que la Société des nations réunisse à Genève des conférences pour l'étude des besoins et des possibilités des diverses industries de première importance. :t.I:ms :â:v$NE1IiENI1'S DE CHINE Le Japon et l'affaire de Tsinan-Fou Tokio, 14 mai.

Le -ministre des affaires- étrangères "a déclaré qu'il était désireux d'ouvrir le plus tôt possible tes négociations pour le règlement de l'affaire de Tsinan-Fou, sans toutefois y englober l'affaire de Nankin. •' V- Le ministre a ajouté que s'il était exact que Te gouvernement nationaliste avait cassé le général Ho Yao Tsu rendu responsable du conflit, cette décision, faciliterait grandement les négociations.

eil.

Les relations anglo-égyptiennes

La légation. d'Egypte nous adresse la note suivante'

Un communique officiel, publié samedi, par ta présidence du conseil des ministres, déclare que le 3 mai, c'est-à-dire après- les notes éohangées entre les deux gouvernements entre le 1er et le 2 mal et qui ont mis fin à "la dernière crise, El Nahas pacha a fait à lord Lloyd une visite au cours de laquelle il l'a prié de transmettre à. son gouvernement l'expression de sa satisfaction pour la solution pacifique de la crise. grâce à l'esprit de compréhension que le gouvernement de Sa Majesté britannique avait, apporté dans l'appréciation de l'attitude du gouvernement égyptien qui, tout en maintenant son point'de Rue relativement à la sauvegarde des droits du pays, n'avait cessé d'ôtra animé d'un sincère désir d'entente et d'amitié. Lord Lloyd a répondu que les deux gouvernements avaient gardé leurs positions respectives, mais qu'il espérait, néanmoins, que chacun d'eux s'efforcera ,d'4yiter toœte nouvelle ftiotioo-

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Le président du conseil assura lord Lloyd que cela répondait aux sentiments du gouvernement égyptien, qui souhaite que l'esprit de compréhension réciproque permette d'arriver à une solution définitive basée sur une vraie et mutuelle amitié.

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A LA FOIRE DE PARIS

M. Gaston Doumergue, président de la République, accompagné de M. Georges Michel, directeur de son cabinet, s'est rendu àla Foire de Paris, ce matin, à 10 h. 15. Il a été reçu par MM. André Fallières, ministre du travail; Chiappe, préfet de police; Paul Guichard, directeur de la police municipale Chassaigne-Goyon, député de Paris; AndréVCaudet.iprésident de la chambre d,e, commerce; Pichot,président du comité de la Foire ;Paul Roger, fondateur de la Foire de Paris, et par les membres du comité.

Le président a visité les différentes installations de l'exposition, s'arrêtant devant de nombreux stands.

CONSEILS GÉNÉRAUX Corrèze. La session s'est ouverte ce matin, à 10 heures, sous la présidence de M. Queuille, ministre de l'agriculture, qui a prononcé un discours portant exclusivement sur des questions intéressant le département.

Eure-et-Loir. En ouvrant aujourd'hui la première session ordinaire de 1928, le président, M. Maurice Viollette, député républicain socia- liste, ancien gouverneur général de l'Algérie, a déclaré, au sujet de la récente consultation électorale, que « la France a. maintenu fermement et tranquillement dans son ensemble sa volonté d'ordre, de progrès et de paix ».

Certes, a-t-il ajouté, on peut noter les victimes injustes sous l'influence de causes particulières et locales, mais ce qui reste vrai, c'est qu'il semble bien que la majorité ne'ohange pas. Ainsi parait bien l'avoir compris le président du conseil qui s'est refusé énergiquement à modifier son cabinet, et qui, pour achever l'œu,vre dé salut, ne considère comme possible qu'une politique s'appuyant nettement et résolument sur tous les partis.de gauche: En vérité, par quel paradoxe étrange pourrait-on penser à faire œuvre républicaine dans ce pays en gouvernant contre ou en dehors des partis de démocratie?'

H /est 'du reste bien évident que, quand j'envisage le gouvernement du pays, je n'envisage nullement de réduire la politique à une vulgaire question de clientèle. Il s'agit de faire" la réforme monétaire et de réaliser la monnaie or qui s'impose, non pas en considération des désirs d'une seule catégorie sociale, mais suivant les besoins évidents du pays, qui ne veut pas être mis au régime des.crises économiques répétées et périodiques; d'opérer le rajustement des charges .fiscales qui pèsent sur le pays, non pas. en considération du plus grand bien-être de quelques-uns, mais selon la justice et en commençant par les Impôts qui ajoutent le plus arbitrairement au prix de la vie et en prooédant pour toutes. les catégories de contribuables à un même abattement à la base honnêtement et judicieusement calculé; de mettre un terme à un effort de fiscalité exorbitant et souvent odieux qui ne connaît ni règle ni loi, qui modifie la jurisprudence suivant le caprice des administrations chargées de faire rentrer l'impôt.

Il s'agit aussi de faire vivre la grande loi des assurances sociales, de réaliser l'école unique, de faire une politique intérieure vigoureuse et sans faiblesse à l'égard des agents de l'étranger, mais qui, par ailleurs, ne fournisse pas d'armes à la propagande détestable des hommes de la III* Internationale. Il s'agit surtout d'organiser la paix, de développer la politique d'entente et de conciliation internationale que M. Briand a eu l'impérissable honneur -d'inaugurer d'acoord avec M. Poincaré, et Il y aurait injustice à ne pas souligner que M; Briand s trouvé en M. Stresemann un homme de paix et de bonne volonté prêt à le comprendre ,et à ^reasire; aussi «es jC8sponsabjlitésa

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Notre cher pays a montré -qu'il était capable de tous les héroïsmes pour mériter de vivre. Il ne cherchera donc pas de mesquines querelles-aux hommes qui ont la lourde tache de diriger ses destinées; les rivalités de personnes sont toujours méprisables, et le souci du bien public peut seul commander une opposition qui doit dès lors s'avouer hautement et justifier de ses raisons. L'opposition systématique est une' position aussi intenable que l'admiration systématique.

INDRE. Le conseil général a, à 'l'unanimité de 18 votants, adopté le vœu suivant Le conseil général de l'Indre, considérant qu'avec: le président du conseil des ministres, sincèrement laïque et républicain, le problème financier est au premier plan <es préoccupations de la nation, fait confiance au, gouvernement pour .réaliser d'entente des .gauches en vue d'obtenir Ja stabilisation monétaire, prélude d'une reprise économique ipenmettaint, grâce à une production' Intensifiée, de soulager le pays surcharge d'impôts et désireux de paix et de réformes sociales.

Au cours du vote, par division, le conseil général a, par 14 voix contre 4, refusé d'inscrire,' après les mots « fait conflance au gouvernement »,, le nom de M. Poincaré, demandé par les auteurs de deux autres vœux de confiance.

Jura. A l'ouverture de la session, M. Charles ̃ Dumont, sénateur, ancien ministre des finances, président du conseil'général, a prononcé un discours sur la situation financière du département. Parlant d'emprunts retardés il dit notamment Tous nous avions la conviction, même à notre session du printemps 1926, que le pays reprendrait confiance en lui-même, et l'épargne dans le franc. En fin juillet 1926. M. Poincaré a pris le gouvernement. Par so haute autorité, récompense d'une vie de droiture et de labeur mise au service de la France, il a obtenu que les partis cessent de faire de la monnaie l'enjeu de leurs querelles. Depuis cette époque, le cours des valeurs d'Etat ou garanties par l'Etat n'a pas cessé de monter, et, en même temps, le prix de l'argent a baissé. Les valeurs d'Etat ou garanties par l'Etat valent près de 40 milliards de plus qu'en 1926. Le département peut emprunter à 2 0/0 moins cher qu'il y a un an. Le rapport; du préfet chiffre à 132,000 francs les économies que procure à notre budget notre refus d'emprunter 4, millions à long terme en 1926.

LoT. M. de Monzie, sénateur, ancien ministre, s'est exprimé en ces termes Dans la confusion des partis et d«s programmes, dans la mêlée des ambitions et des intrigues que devait aggraver le retour tant souhaité au scrutin d'arrondissement, deux idées claires sont apparues comme traduisant la pensée quasi unanime du peuple de Francs le désir de stabiliser la monnaie et la volonté de -stabiliser-' la paix. C'est donc pour le rétablissement de l'ordre qiia la démocratie française' vient "de se prononcer* pour ie rétablisseûient d'un ordre que la guerre ayait,b.ouieversé, que les suites de la guerre avaient renverse. Elle a voté un ordre du jour de confiance à'Wi Poinoaré, cabiHej; POincaré-Briand, mais un orcl're'Éu jpur motivé dans, lequel il entre autant d'espoir quelle conàann* Jrtmaîs même en f902; même en' 11)19, .un prê^t sident 'du conseil n'a recueilli sur son nom une telle somme de respects et d'hommages. Un je ne sais quoi d'affectueux se mêlait à la surenchère de gratitude et de fidélité qu'avaient organisée les meinbrfis.de sa. majorité d'hier ou de demain. Nous qui discutons plus volontiers les personnes que les thèses,- cour 'a première fois peut-être nous avons exclu du débat national la personne du chef en portant l'effort de noirs contradiction passionnée sur l'auvre nécessaire, qui s'impose, à son gouvernement.

Le discours de Bar-îe-Duc prouve que. cet effort n'a pas été vain et qu'ayant a peine achevé dp -parler, lés électeurs" d'avril sont déjà entendus. Mil 'certes non, ils n'ont pas signé un blanc-seing en vue. 'de maintenir une trêve d'inaction Ils n'ont désavoué aucune har,die.sse, ordonné aucun recul. En dépit des commentateurs qui trahissent la sentence populaire 'en place de la. traduire, nulle velléité de réaction sociale ne s'est manifestée dans les choix du suffrage universel. Adroitement ou maladroitement, la préférnece dont ont bénéficié beaucoup d'hommes nouveaux exprime un appétit de nouveau dans l'activité parlementaire ou plus, précisément un besoin d'activité construoûve' Ce qu'on veut, c'est mettre moins de temps à accomplir plus de t choses, c'est- accroître- le rend.emenj de.radministrati.oa.

Quelle que soit la saison, Le réfrigérant électrique vous n'êtes jamais sûr de Frigidaire étend cette prol'état de conservation de vos tection d'un bout de l'année aliments. Le froid humide à l'autre en maintenant les de nos régions, est aussi denrées à la température pernicieux qu'une tempéra- uniforme de 5°, qui entrave ture élevée. Il résulte, de le développement des mi- statistiques précises, qu'en crobes. Et ce résultat est France il y a plus de 335 jours acquis sans peine, sans où, dans nos gar- préoccupation, de-manger, nos FRIGIDAIRE LIMITED sans glace., c'est aliments ne sont 46, Rue La BoëUc, Pans-8- le courant qui pas protégés. I 4' Ay- G-™^»»- fait tout,

Fyjtfidairc

(REFRIŒRATIQN ELECTRIQUE)

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et tout à la fois réduire les dépenses de son formalisme, o'ést' grandir l'Etat et réduire le nombre de ses parasites, qui ont cessé d'être ses soutiens. Une solidarité 1 paysanne s'est formée, moins éduquée encore, moins fa> elle à éduquer que la solidarité ouvrière, avec le dessein de servir cette doctrine de simplification qu'à Paris. ou JiîBorlhv on appelle savamment rationalisation. Les eynciicats ouvriers ont obtenu des réformes sociales; •les syndicats paysans veulent obtenir la réforme administrative.

Lès 'uns et dos autres deviennent en diverses circonstances lea auxiliaires d'entreprises démagogiques. Mais le eydtoallsme porte en soi une vertu d'indépendance et d'émancipation qui le soustrait malgré tout à l'utilisation des partis "politiques. Sans aller jusqu'au fédéralisme économique do Paul-Boncour et de Jouvenel,- il Importe <i'aooueWltr les suggestions des producteurs ruraux comme on a admis les revendications fdes1 producteurs urbains, en observant que le vœu des campagnes coïncide présentement avec le plus clair devoir de'i'Eltat, avec son devoir d'être iproropt, d'être efficace,

d'Être moderne.

A coupe de déoPôts-dois, comme à coups de .pioche, le gouvernement de M. Poincaré a ouvert en septembre 1926 plusieurs brèches dans le vieil édifice administratif de l'an VIII. Il a ouvert des brèches et des chantiers. Mais faute d'architectes, faute d'entreprençiîrs, ou parce. que la. saison était peu propice, les grands travaux 'de réfection nationale ont été ajournés. MPést-il permis do demander qu'ils soient repris dans le projet même de budget ? Tout ce qui n'est -pas budgétaire risque d'être académique. Il faut quatre mois ou quatre ans pour -régulariser tes Improvisations de' septembre 19-26, mettre fin au trouble de la justice provinciale, supprimer Je scandale du double emploi ou de l'emploi inutile. Jopte pour le plus court chemin. Notre civilisation, qui est de vitesse, exigera de plus en plus de la promptitude gouvernementale.

Faire vite telle doit être la devise de la qua- torzième législature. 11 faut brusquer et intensifier la République c'est du moins la conclusion que nous inspire le verdict, électoral. Vite, les réformes 1 Vite, 1-a paix complète 1

LE COMPLOT AUTONOMISTE ALSACIEN (Par téléphoné, de notre envoyé spécial.) ̃Golmar, 14 mai.

*Le procès des autonomistes a repris, ce matiti, après un dimanche où fut oél&bré, par une mannifique revue passée devant le préfet du Haut- Rhin et le maire no Calmar, la fête nationale de Jeanne d'Are. Il fut raprte par l'interrogatoire do Srhlo.ee?. oar c'est sur l'intorragatoire de cet aâEÂisé et non do Baumann, comme je l'avais fâ'cliousemnnt. éapi par erreur, qu'avai!t été levée

'i'aiîtlieîicei de samedi matin. Ospendant, avant que

̃icsj; interrogatoire, qui! n'avait pas été achevé, soit

•aoûrsuiviC le préslaent' verse aux débats un cer'$$lip -hombre do -lettres .qui lui sont parvenues., Jti 6n est une, notamment, M. Becht, ce journitlistè de Berisii auquel Heiil- avait attribue le "dpeumeat dans lequel Il était question de concours et de directives à donner à la Volksslim?ne, ce qui provoqui.i-.Hle gros incident dont, .nous avons parlé. Be«Wt"déc!are avoir appris, avec stupéfaction, la déclaration' de lieïl sur ce point. n n'a jamais écrit la lettae en questton et ne comprend pas pourquoi Ileil lui en aurai't attribué la paternitt*. Dp. son cAtc, le procureur général vç*ao aux débaf.s1 une note complémentaire, qu'il

vùanfc d-e Tecevoir de la Sûreté générale et quii a

ttait à l'achat,- fait par Haïras, de 15 titres de la Sbciélô Eska". titres..qu'il ,se serait fait remettre dans quinze enveloppes, dans le dessein évident de

pouvoir --utilïsfir -cç3." enveloppes pour acheminer,

POI.1VO!I' ~,lt,.jli'sr.r 'c(~s, e.nVeIOi)pes pour acheminer, à '1

sans éveiller de soupçon, ̃ des correspondances à

l'étranger. Je suis. étonné du contenu de cette note, dit I{ausa. et j'en coiiteste la conclusion. Si l'on veut en faire état, je demande à faire entendre les témoins dont je donnerai les noms.

On en revient enfin à Schlaegel, qui, après avoir adhéré "au Tlôimritb'und, devint euccessivement secrétaire, puis vice-président du groupe de Stras-* bourg; et, comme son nom figure sur un grand nombre deî.nEocès=yerbaux,de.cflftfs dg gectloîL ]§,

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président interrogera Schlaegel sur plusieurs de ces procès-verbaux.

Il est question, dans l'un, des bolchevistes. Il y est dit que, bien que peu nombreux, ceux-ci sont arrivés à s'emparer du pouvoir. Comment y sont-ils parvenus? Grâce à une organisation sévère. N'est-ce point à cette organisation sévère que vous avez pensé dès lors? Je ferai remarquer, d'abord, que je ne suis pas l'auteur de ces procès-verbaux. Que nous ayons pensé à une organisation sévère de protection, cela n'est pas douteux; mais, cette organisation ne devait pas être tournée contre les pouvoirs publics.

Et il sera, une fois de plus, question des Sohutztruppen, de leur organisation, d'une juridiction de discipline à laquelle pourraient être soumis les

partisans.. q p

Tout cela ne fut jamais qu'à il'état de projet. Nous avions, en face de nous,' une jeunesse enthousiaste, qui nous faisait part ses idées mais ces idées demeureront lettre morte.

iXon, votre organisation fut très poussée dans les détaite. ̃̃

Nous n'avons jamais fait autre chose que ce qu'avaient fait' l'Action française et te panfci communiste..

Je' lis, dans un autre .procès-verbaJ, les mesuras qui seront à prendre en cas de danger ou en cas d'ailerte téléphoner à des endroits déterminés, où seront fourmis, par écrit, aux chefs de section, les ordres ;de rétat-anajor. H y est aussi question d'un plan de mobldisation que les hommes devront bien connaître et toujours porter sur eux. Comment tout cela peut-il s'appliquer à une troupe qui ne se serait composée, comme il a été dit, que dtoine quarantaine d'individus ? Je trouve Jaanentable, dit Sohall, qu'on revienne encore sur des choses qui ont fait l'objet, de ma part, d'explications complètes. La Scfaiitztrwppe n'a jamais été qu'une troupe de protection. Si on nous avait laissés tranquilles, nous n'aurions pas eu besoin de ces hommes, qui n'étaient armés que d'un bâton. Qu'on nous rende nos libertés de citoyens, et tout restera dans l'ordre.

Vous oubliez les buts que vous poursuiviez. Et le président de revenir sur ces buts, en lisant une pièce empruntée au dossier « Autonomie complète, le droit pour l'Alsace de disposer d'ellemême, de faire partie d'une fédération des Etats d'Europe, désarmement pacifiste complet; opposition à la bourgeoisie françai'se, etc. » Les buts poursuivis, vous. le voyez bien, étaient donc nettement séparatistes. Gomment pouvez-vous conctfie? tout cela avec le loyalisme français dont on a si souvent parlé ? R

La pièce, que vous venez de lire, répond SchaH, ne constitue, elle encore, qu'un brouiMon.

Non, car cas faits omt fait l'objet d'une discussion laquelle vous avez .pris part..

Eh bten, si l'on veut uti-liser cette pièce, je fœial entendre une dntfuainlakie de témoins qui diront que ces buts ne furent jamais qu'à l'état de projet. Si nous avions été des séparatistes, nous ne nous serions pas détachas du mouvement de Butàoh> que nous trouviooe néfaste.

II est dit, dans une autre pièce, dit le président à Schlaegel, qu'il faut intensifier le mouvement 'etrendi* l'Alsace-Lorraine aux Alsaciens-Lorrains; qu'entendezvous par ? 2 Cette formule avait servi de mot d'ordre sous l'oocsupation a-MemaDde. Les Allemands ne .l'avaient pas trouvée dangereuse. Nous pensions que les Français penseraient comme eux. Nous voulons être chez nous, à table, et non pas sous la table.

Il y a gros à parier que les Allemands ne vous. âuraî.en-t pas permis ces Schutztmppeo, où l'on devait se faire un point d'honneur d'ent<rer.

>1 En tout cas, vint un moment où ces Sohutztruppen furent licenciées pour être remplacées par la création d'une troupe d'orateurs.

Oui, mais la première Schutztruppe, celle du Heimatbund, fut remplacée par une autre, celle du parti autonomiste Sehutzorganisation.

L'organisation de ce nouveau groupement va, par la suite, provoquer entre le président, M* Fourier et Schlaegel, une assez vive discussion, ces deux derniers contestant lai portée de certaines indications tirées de pièces du dossier.

r~ Qu'a-t-on trouvé chez Sohlaegel, questionne M* Fourier, jjui..ressemblai à des armes dangereuses? ï

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L!S.I. w«––»^ ̃̃̃ 1 ina–jn BiMWI Quelques morceaux de caoutchouc, répond 'Schlac^ gel, qu'avaient achetés quatre ou cinq de nos amis, pour se défendre contre les royalistes et contre les fascistes. Qu'on les montre aux jurés, ces morceaux de caoutchouc, demande M" Fouriea-.

On les tire des pièces à conviction. M° Four- nier eut-il bien raison de vouloir cette exhibi-i tion? On nous montre de solides matraques, ca-«pables d'assommer un bœuf. Mais Schall et Schlae-* gel vont être en désaccord, car le premier soutiendra que ces matraques avaient été achetées à titre d'échantillon.

Enfin, en terminant, Schlaegel fera allusion à des agissements auxquels des agents provocateurs se seraient livrés, pour que le mouvement autonomiste parût avoir eu d'autres buts que ceux qu'il s'était réellement assignés, et à l'enquête que le Temps a publiée et qui précéda son arrestation.

Il faudrait qu'on s'expliquât sur cette enquête,-

dit-il. '°'

Et l'on passe à l'interrogatoire de Sturmel qui, après avoir signé le Heimatbund, fut révoqué de son emploi de cheminot, et devint, à Mulhouse, le président de-la section- locale de ce groupement. S'il est un autonomiste notoire, il a deux frères qui, excellents Français, ont fait la guerre dans nos armées.

S'il a signé le manifeste du Heimatbund, il l'a tait parce que partisan.d'un fédéralisme qui de-i vait .être la garantie de la paix future. Le gros argument de l'accusation contre lui est d'avoir été l'ami du docteur Ricklin, avec lequel il fut aussi' en correspondance, et d'avoir été en rapport avec; Riehl, qui n'est autre qu'un agent provocateur. h noter l'incident qui se produit alors. Le juge d'instruction aurait fait un résumé unique d'extraits empruntés à plusieurs lettres du docteur Ricklin; et la défense de protester.

Il y a là, dit l'un des avocats, une faute. L'aocuseriez-vous, demande le président, d'avoir oui ou non altéré la vérité ?

Je constate, fait observer M" André Berthon, qu'il a puisé dans quatre lettres du docteur Ricklin pour en faire une seule. Le jury appréciera.

Sturmel a reconnu, d'autre part, avoir placé, des actions de l'Erwinia et avoir envoyé des ren-i seignements à la Volksstimme.

Sehweitzer, géomètre à Mulhouse, est interroge a son tour. Il fut un homme de confiance de la Zvkunft, président des amis du groupe de ce; journal et fut mêlé à l'organisation de la Sçhutz-. truppe. Il fut de la bagarre de Colmar et tire quel-t que vanité de ce fait qu'il eut l'occasion de frapper un royaliste avec un nerf de bœuf. Il avait pour devise « L'Alsace doit être libérée. » En somme interrogatoire sans grand intérêt, après quoi l'audience fut levée.

La ppx du pain à Paris

La commission consultative départementale chargée de fixer le prix-limite des farines panifiables s'est réunie ce matin. Elle a décidé de maintenir, sans aucun changement, la cote officieuse précédente. Il eût suffl, croyons-nous, de la relever d'un franc pour dëclanchër une nouvelle augmentation du prix du pain. La commission a pu l'éviter parce flue les cours des blés indigènes ont subi un léger fléchissement à la fin de la semaine dernière.

La prochaine réunion aura lieu vendredi. Nécrologie

On annonce la mort de M. Eon, conseiller à' la Cour de cassation (chambre civile). Il était le beau-père de M. Gas, préfet, de l'Yonne. Un vol de 60,000 francs de bijonx

Mme Ferré, occupant le deuxième étage de l'im- meuble portant le numéro 116 de l'avenue Victor- Hugo, a signalé à M. Soulé, commissaire de police du quartier Chaillot, qu'en son absence des malfaiteurs s'étaient introduits dans son appartement et y avaient dérobe pour 60,000 francs de

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