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Full notice

Title : Le Temps

Publisher : (Paris)

Publication date : 1925-10-06

Contributor : Nefftzer, Auguste (1820-1876). Fondateur de la publication. Directeur de publication

Contributor : Hébrard, Adrien (1833-1914). Directeur de publication

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34431794k

Relationship : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34431794k/date

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Format : Nombre total de vues : 137484

Description : 06 octobre 1925

Description : 1925/10/06 (Numéro 23430).

Description : Collection numérique : France-Japon

Description : Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine commune

Description : Collection numérique : La Commune de Paris

Rights : Consultable en ligne

Rights : Public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k246004h

Source : Bibliothèque nationale de France

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Online date : 15/10/2007

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COURRIER 'LITTÉRAIRE

Le galant Sarasin

Le poète Sarasin, qu'on met dans le même sac que Voiture afin de se débarrasser de lui, n'est guère lu, et l'on n'aurait pas l'occasion de lui revenir, si un érudit de loisir, M. Paul Festugière, l'ayant rencontré sur les quais, ne s'était pris d'amitié pour l'œuvre de cet aimable homme et mis dans l'esprit de lui accorder les honneurs d'une résurrection provisoire. Nous avons sous les yeux les épreuves d'une édition nouvelle de ses œuvres, à paraître prochainement, augmentée d'un bon nombre de pièces inédites, recueillies en diverses bibliothèques, et d'une vie minutieuse du poète, qu'on n'avait pas écrite depuis longtemps. On feuillettera sans doute avec plaisir ce joli bouquet de fleurs sèches, dont queiques-unes n'ont pas perdu tout leur parfum et méritaient l'anthologie. Mais notre Grand Siècle est si riche que l'histoire littéraire avait bien pu égarer jusqu'ici l'un de ses minores l'on n'en saura que plus de gré à l'érudit qui vient de faire rentrer la brebis perdue au bercail.

C'est sans doute le discrédit où tomba justement l'ennuyeux Voiture qui fit le plus de tort à Sarasin, comme l'auteur de la Carpe et du brochet bel esprit mondain, précieux et familier de l'hôtel de Rambouillet. La Bruyère l'a jugé d'un mot « Voiture et Sarasin étaient nés pour leur siècle. s'ils s'étaient moins pressés de venir, ils arrivaient trop tard. » Sarasin aurait même dû venir vingt ans plus tôt; il ferait ainsi bonne figure dans le petit groupe des poètes du temps de Louis XIII, Tristan, Théophile, Saint-Amant, auxquels il fait souvent penser. Encore un rimeur à qui la politique aura été néfaste! En l'entraînant dans ses intrigues la fronde a eu raison de lui.

Il était né à Caen, en 1614. Il avait une bonne culture, de l'élégance et de l'esprit. N'ayant pas réussi à la cour, il se rabattit sur la bourgeoisie, et, après quelque heureux début chez la marquise de Rambouillet, trouva le meilleur accueil chez Ninon et Mlle de Scudéry, où il se noua d'amitié avec Ménage, Conrart, Chapelain et tous les beaux penseurs <f alors. Puis la faveur lui vint, avec la protection de Condé et de la duchesse de Longueville. Le prince de Conti n'eut d'ailleurs pas à se repentir de l'avoir pris pour secrétaire, puisque c'est aux démarches de ce serviteur dévoué qu'à à la majorité du roi il dut de faire sa paix avec la cour et même d'épouser une des nièce~ de Mazarin. Mais les lettres ont une plus particulière reconnaissance à l'officieux Sarasin c'est grâce à son entremise et à son insistance que Conti, à Pézenas, consentit à donner sa protection à Molière et à sa troupe, de passage alors en cette ville. Conti avait marqué sa préférence pour une troupe concurrente, dirigée par un certain Cormier; Sarasin fit revenir le prince sur sa décision et en détourna les bienfaits sur Molière, qui déjà allait s'en aller. Pourquoi faut-il qu'on cherche toujours aux bonnes actions des ressorts secrets qui les diminuent? Il paraît que Sarasin se moquait pas mal de Molière et n'intervint en sa faveur que pour les beaux yeux de Mlle du Parc c'est du moins Daniel de Cosnac, alors également ̃ secrétaire de Conti, qui le rapporte en ses Mémoires. Sainte-Beuve, après l'avoir cité, ajoute un 'peu sévèrement « Si Sarasin au lieu d'être amoureux de la du Parc l'était devenu d'une co1 médienne de la troupe Cormier, tout était manqué. On se sent pénétré d'une amère pitié. » Sarasin mourut à peu de là, d'une manière inopinée. Cosnac et Tallemant notent qu'on disait à Pézenas qu'il avait été empoisonné par un Catalan jaloux, et l'auteur du Segraisiana laisse même entendre que le poète serait mort de la main du prince de Conti, qui lui aurait donné un coup de pincettes sur la tête. C'est toujours l'histoire de Santeuil, M. Festugière pense, moins romanesquement, que Sarasin a dû succomber à une simple maladie, aggravée par le chagrin. Il était en effet tombé en disgrâce. p g

Huet djt que. Sarasin tout jeune encore était déjà célèbre et cependant il n avait presque rien publié lui-même, hors un Discours sur la tragédie, pour servir de préface à l'Amour tyrannique de Scudéry, une Histoire du siège de Dunkerque, la Pompe funèbre de Voiture, quelques poésies dispersées dans les recueils et plusieurs lib Iles en faveur des princes. C'est seulement Ménage qui, en 1656, fit paraître ses Œuvres in-quarto, bientôt suivies d'une réimpression augmentée, et do Nouvelles œuvres, en 16741, quand il n'était déjà plus temps de plaire à la génération nouvelle. Sarasin en effet était l'homme de la société précieuse, ses succès dataient de la Chambre bleue d'Arthénice, des samedis de Mlle de Scudéry, des fêtes du pays de Sylvie et de cet âge favorable à la poésie où deux sonnets partageaient la ville en Uraniens et Jobelins. Et son œuvre se ressent nécessairement de ce goût du jour. Nous avons lu avec curiosité, parmi tant d'épigrammes émoussées et de madrigaux pour des belles dont le nom même ne dit plus rien, à côté de tant de plaintives élégies et d'éloquentes odes malherbiennes, les deux morceaux qui, de son vivant, ont le plus fait pour la gloire du spirituel Sarasin. L'un est un poème héroï-comique, intitulé Dulot vaincu ou La Guerre des Bouts-rimés burlesque pièce en quatre chants, dans la manière du Lutrin, mais qui a Pavantage de la priorité. Sarasin y raille avec verve, en huit cents alexandrins bien carrés, la folie des bouts-rimés (c'étaient les mots croisés d'alors) mise à la mode par un certain Dulot, et célèbre sur un ton lyrique la bataille livrée dans Paris par l'armée des Bouts-rimés contre la gaillarde troupe des Bons-Vers. La parodie est amusante, et Sarasin montre qu'il avait même quelque souffle mais employé à des fadaises. L'autre pièce est aussi divertissante, et porte également bien sa date. Sous couleur de peindre la Pompe funèbre de Voiture, qui venait de mourir, Sarasin imagine le Parnasse en dei'l et le cortège funéraire du roi des précieux, escorté par les Muses, les Grâces, les Amours, qui portent ses miroirs, ses peignes, ses boîtes à poudre, ses essences <> et le reste des armes qui avaient servi aux conquêtes du grand Voiture »; suivent les auteurs que Voiture avait aimés, de Tibulle au Tasse et de Rabelais à Marot, et la déesse Badinerie, « dont la tristesse paraissait badine », avec le poète Badin, ainsi dépeint en cet acrostiche II me semble que je le voi

De noir comme un page vé.ru

En sa nouvelle tablatu.nE

Cherchant trois rimes à voiruRE

II cheminait en ce con.voi

Le front ridé, l'œil abat. tu

La barbe jusqu'à, la oeintu.RE

Triste du trépas de voiture.

La farce, en prose mêlée de vers, d'un tour que Chapelle et Bachaumont devaient reprendre dans leur si joli Voyage, ne manque ni! de malice ni d'ingéniosité critique. Elle eut un grand succès chez Mlle de Scudéry, mais l'on n'y peut voir aujourd'hui qu'une curiosité de bibliothèque aussi n'est-elle pas commune en librairie. q

Ces fantaisies ont d'ailleurs probablement nui à la réputation plus sérieuse de Sarasin, capable à ses heures de rencontrer dans l'ode lyrique (l'Ode de Calliope au duc d'Enghien sur la victoire de Lens) et dans l'élégie amoureuse ou la stance une veine agréable et bien à lui. Témoin ces vers, d'un ton déjà racihien

Prends ce dernier adieu, l'obscurité plus forte D'un tourbillon épais m'enveloppe et m'emporte, Et je te rends en vain pour gage de ma foi Ces inutiles mains qui ne sont plus à toi. Elle dit, et soudain comme on volt la fumée Disparaître à nos yeux dans les airs consumée, Légère elle s'enfuit des yeux do son amant. .Ne délibérons plus, il faut plaire à Sylvie! .Je m'abandonne à vous, venez m'entretenir. Il connaissait bien ses limites. Il ne demandait à la poésie qu'un délicat divertissement. Sa fantaisie s'accommodait assez de sa paresse et il s'en était fait un système

Le travail rend toujours le plaisir imparfait. Mais on lui passera beaucoup pour ces petits vers, qui ravissaient d'aise Mme de Sévigne A chanter ces fameux exploits

J'emploîrais volontiers ma vie.

Mais je n'ai qu'un filet de voix

Et ne chante quo pour Sylvie.

EMitfc Henriot*

Le pèlerinage de Médan

Les amis et les admirateurs d'Emile Zola^ ont fait hier à sa maison de Médan leur pèlerinage littéraire annuel, sous la présidence de M. Pierre Mille, assisté de M. Valmy-Baysse, vice-président de la Société des gens de lettres, et de M. Han Ryner.

Une plaque commémorative, apposée sur la .maison, a été inaugurée à cette occasion Emile Zola acquit cette maison en 1877; il y composa la plupart de ses chefs-d'œuvre et la quitta le 28 septembre 1902, veille de sa mort. En souvenir do son illustre mari, Mme Zola a fait don a l'Assistance publique du domaine de Médan, devenu depuis 1906 l'asile des enfants du peuple.

MM. Pierre Mille, Valmy-Baysse et Han Ryner ont prononcé des discours où ils ont exalté f œuvre et la vie d'Emile Zola. M. Charles Henry, chef adjoint du cabinet du président du conseil, a lu un discours à la gloire de Zola écrit en 1905 par M. Painlevé, qui a succédé à Anatole France comme président d'honneur des « Amis d'Emile Zola ». M. Bouffard, maire de Médan, a exprimé 'l' ilea sentiments de la communs noue l'iicrivain

qui, pendant tant d'années, fut son hôte fidèle. M. Raoul. Henry, de l'Odéon, a lu un poème de M. Pierre Quéty. La cérémonie s'est terminée par une « apothéose musicale », avec chœurs et danses, sous la direction de M. Gustave Charpentier, de l'Académie des beaux-arts.

Le Roman.

MM. Marius et Ary Leblond vont publier l'Amour sur la montaflne. M. Bernard Lecache annonce Jacob. On signale, dé M. André Demaison, la Reine de l'ombre; de M. Marcel Roland, Ostnant te rajeunisseur. Mme P. de Bouchaud va publier les. Détours du bonheur. M. J. Kessel va publier une nouvelle, Marie de Cork. On annonce, de Mme Berthe Bassenne, Aurélie Te&jani, princesse des sables.

Histoire littéraire et Variétés.

M. P. Vésinet va' publier Autour de V.oltalre. •–> M. Vodoz consacre une étude à la Fée aux miettes, de Charles Nodier. M. G. Rudler va publier le premier volume d'un ouvrage sur Michelet, historien de Jeanne d'Arc ta méthode. On annonce, de M. G. Goyau, un volume sur le Cardinal Lavigerie; de M. Georges Girard, la Jeunesse d'Anatole France; de M. Henri Longnon, les Plus belles histoires de messire Froissart, en nouveau langage. M. Paul Appell consacre un volume à Henri Poincaré; M. Paul Hazard va publier un Lamartine. On annonce la publication d'un conte abstrait et inédit de Mallarmé, Igitur ou la Folie d'Elbehnon et une nouvelle édition de ses Dieux antiques,

A ÏL'H-OTEE, DE VILLE

Le nom dm quartier

<la;s Carrlères-d'Amériqne

M. Emile Desvaux, conseiller municipal du quartier des Carrières-d'Amérique, a adressé à M. Georges Guillaumin, président du Conseil municipal, une lettre demandant que l'appellation « Carrièresd'Amerique » donnée au quartier qu'il représente soit remplacée par Lafayette, q

Dans ce quartier, dont on voudrait changer le nom, existaient autrefois des carrières de pierres dont les environs ont été construits. Le parc même des Buttes-Chaumont n'est si accidenté que parce que l'on s'est servi de ces anciennes carrières pour y dessiner des promontoires et des gjottes gigantesques. Une partie des pierres extraites de la carrière remontait par la Seine au Havre et était envoyée en Amérique,, d'où le nom donné à ces carrières parisiennes.

ACADÉMIES, UNIVERSITÉS, ÉCOLES Académie des sciences morales et politique» M. Ra,phaè1.Georges Lévy, vice-président, rend un dernier hommage à M. Léon Bourgeois, qui avait été élu en qualité de membre libre au mois de décembre 1919.

Il évoque tout ensemble les efforts du défunt qui se consacra à la poursuite de la paix, de « la paix entre les hommes de bonne volonté, de la paix entre les petits Etats, de la paix sur terre, sur mer et dans les airs », l'intérêt qu'il porta à toutes les manifestations artistiques et sa « bonne grâce souriante ». En passant, il note que tout épris qu'il fût de perfectionnement social, Léon Bourgeois cherchait à améliorer les cadres, plutôt qu'à les briser; de même en travaillant pour la paix, il n'eut jamais « rien de commun avec les négateurs et les détracteurs de l'idée de patrie ». Pour finir, M. Raphaël-Georges Lévy, après avoir affirmé que « l'humanité est en marche vers l'idéal » que Léon Bourgeois s'était proposé, ajoute « Sa figure apparaîtra aux générations à venir comme celle d'un précurseur qui voua sa vie aux buts les plus nobles que puisse se proposer un homme. » Et il conclut « Notre deuil national est porté par l'humanité tout entière. » La séance est levée en signe de deuil.

L'Académie se forme alors en comité secret pour entendre la lecture, par M. Fernand Laudet, d'une notice dont il est 1 auteur sur le Cardinal Lavigerie et la Gascogne, et qui figurera au programme de la séance publique annuelle des cinq Académies.

Académie des beaux-arts

M. Lemonnier, à propos des écuries de Chantilly, œuvre de J. Aubert, étudie le St,yle architectural des écuries aux dix-septième et dix-huitième siècles et montre comment il fut l'expression esthétique des besoins particuliers de l'époque. Au nom de M. Gustave Maçon, conservateur adjoint du musée Condé, il offre un ouvrage intitulé Chantilly et le musée de Condé ainsi que deux plaquettes illustrées du même auteur publiées dans la série des « Collections publiques de France » et consacrées toutes deux à Chantilly, l'une aux peintures,. l'autre,, au,. château, au parc et aux écuries.

~'i~s~r'.éi5s.é~1

FAITS-DIVERS

JLi-A. TEMPÉRATURE

Office national météorologique

I. Situation générale le 5 octobre 1925, à 7 heures. La dépression de Livonie persiste, +1 mm., tandis que la hausse est de +7 mm. Europe centrale, +5 mm. est Islande, +15 mm. Jan-Mayen, +1 à 4 mm. France, îles Britanniques, Italie, Pays-Bas, Nouvelle ouest, Islande -8 mm. A Paris, 771 mm.; maximum 773 mm. Irlande, Pays-Bas; minimum 742 mm. Laponie. Les vents sont faibles et modérés de nord-est Manche, Bretagne, Océan, calmes Méditerranée. Les maxima de la veille ont été de +19" à Paris, Mulhouse, 20° Limoges, 21° Dijon, Argentan, 22° Brest, Nantes, 23° Bordeaux, 27° Nioe, Marseille, 30" Perpignan, 18° Beauvais, Nancy, 17° Metz, Lyon, Cherbourg. Minima de +13° à Paris, Bourges, Limoges, Montpellier, 14° Chartres, Argentan, 15° Cherbourg, Brest, 16° Nantes, 17° Nice, 12° Strasbourg, Clermont, 11° Perpignan, Metz, 10° Lyon, 8° Bordeaux, 7° Toulouse. Pluies des 24 heures, à 7 heures, le 5 néant. Ce matin, beau temps général. Brumes ou brouillards par places.

II. Prévisions valables jusqu'au -6 octobre à 7 h. La dépression d'Islande se creusera 12 à 15 mm. s'étendant faible Jan Mayen et Iles britanniques. La dépression de Livonie aura disparu +10 à 12 mm. Riga, égale Laponie, +6 à 10 mm. Scandinavie-Baltique. Légère baisse Pologne-Hongrie, variations faibles France, en baisse Gascogne et dépression Espagne5 mm. Anticyclone, 772 Angleterre-Bliéaanie. Les vents seront faibles ou modérés de nord-est Manohe, Bretagne, Océan, sud-est Méditerranée. Le ciel couvert nuageux-brumeux au matin du 5 octobre, à Paris, s'éclaircira dans la journée avec température égale à celle de la veille.

Nuit du 5 au 6 octobre beau ou nuageux. Le minimum' de la nuit du 5 au 6 octobre, à Paris, sera + 9°.

III. Probabilités pour la journée du 6 octobre Région parisienne vent nord-est vers sud-est faible. Beau ou peu nuageux et assez doux. Rosée. Même temps dans toute la France.

Arrestation de cambrioleurs. Le 9 septembre, un cambriolage était commis 10, rue de Baurepaire, dans l'appartement de M. Tregnier, juge au tribunal de la Seine. D'après les renseignements recueillis par les inspecteurs Goret et Faure, de la police judiciaire, chargés de l'enquête, les auteurs devaient être les nommés Georges Stan et Marius Gilet. Les policiers les prirent en filature et les arrêtèrent hier, au moment où ces individus venaient de commettre un cambriolage rue de Chàteaudun, 4, au 5° étage, chez M. Demarché. Amenés à la police judiciaire,les malfaiteurs ont avoué qu'ils s'étaient en effet introduits chez M. Tregnier, où ils avaient dérobé de nombreuses pièces d'argenterie.

Brûlée vive. Mlle Germaine Bretelle, rue de Tolbiac, 175, ayant commis, hier matin, l'imprudence de s'approcher trop près d'un fourneau, le feu prit à ses vêtements. Grièvement brûlée elle fut transportée à l'hôpital de la Pitié où elle ne tarda pas à succomber.

La fabrique de faux bons de la Défense nationale. Le traflquant de faux bons de la Défense nationale arrêté à Metz dans les circonstances que nous avons rapportées hier, se nommerait bien Crombin mais le juge d'instruction n'a pu obtenir de lui aucun autre renseignement sur son identité.Sa complice la femme Jaccard, Coulomb ou Falter se montre aussi discrète. Ils ont reconnu qu'ils avaient écoulé des titres faux à Châlons-surMarne, au Havre, à Bar-le-Duc, Nancy, Epernay, Lunéville, Reims, Angers, Nantes, Orléans et autres villes.

M. Peudepièce, commissaire de police au contrôle des recherches de la sûreté générale, et M. Borel, inspecteur du môme service, se sont rendus à Tours, où, comme nous l'avons dit, se trouverait le siège de la fabrication des bons. Là, dans ia chambre d'un hôtel, où Crombin et la femme Jaccard étaient descendus récemment, le magistrat et l'inspecteur ont trouvé deux grosses malles dans lesquelles étaient enfermés une volumineuse correspondance sur la nature des opérations auxquelles se livraient les deux complices, des liasses de valeurs françaises, des bons du Trésor, une pince-monseigneur et un ciseau; mals on n'a trouvé aucun faux bon de la Défense nationale. Les deux escrocs appartiennent à une bande de malfaiteurs parfaitement organisée *t qui doit avoir des camiâcatliotts. à î'étraniter.

Parricide. M. Jules Falquet, âgé de 72 ans, propriétaire à La Croix-de-la-Rochelle (Savoie), a été tué à coups de hache par son fils, âgé de 47 ans, que la gendarmerie a arrêté.

Un canot de plaisance fait naufrage. Un groupe de vingt-deux membres d'une société marséillaise s'était rendu hier, à bord du canot automobile, le Miss-Aurélia, du port de Marseille, à la Redonne, station côtière au nord du littoral marseillais. Le soir, à 18 heures, rentrant à Marseille, le canot, par suite d'une voie d'eau, coula à pic et les passagers se trouvèrent à la mer. Sur la côté, on avait assisté au drame et des emWarcàtions furent envoyées au secours des naufragés que l'on put recueillir et 'ramener sûr la plage, mais cinq d'entre eux étaient dans un état alarmant. Un médecin leur prodigua ses soins et en ranima trois; les deux autres succombèrent; ce sont Jacques Gagrone, 29 ans, et Victor Dubois, 35 ans, habitant Marseille. Les recherches ont continué toute la nuit sans résultat, car cinq hommes manquent et on ne sait s'ils ont péri ou sont rentrés chez eux par le dernier train, On ignore si le canot a heurté un rocher ou si l'arbre de transmission, se brisant, a crevé l'embarcation.

Le crime d'un gamin de 14 ans. Au-quatrièmo étage du n° 4 de la rue d'Alger, à Montpellier, vivait, jusqu'à ce jour paisible, une famille d'ouvriers, la famille Ceconne, composée du père, mutilé de guerre, de la mère, née Juliette Anglade, âgée de 30 ans, d'un enfant, Lucien, âgé de 14 ans, de deux fillettes Edith et Jacqueline, respectivement âgées de 6 et 3 ans. Mme Ceconne n'était pas la mère, mais la belle-mère de Lucien, qui d'un caractère sournois et mauvais lui en voulait à mort. Samedi, vers 20 heures, au moment où Mme Ceconne se disposait à pénétrer dans sa chambre, le gamin bondit, une barre de fer en main, et la frappa sur la tête à tour de bras, Les deux sœurs du forcené, accourues au secours de leur mère, furent à leur tour assommées. Quand M les vit inertes, Lucien alla prévenir son père, puis se rendit au commissariat de police où il entra.avec un sang-froid déconcertant, dans la voie des aveux. Ses victimes avaient été transportées à l'hôpital suburbain Mme Ceconne expirait peu après son arrivée; sa fille aînée, Edith, est encore dans le coma, son état est désespéré; la plus jeune a été moins atteinte. Le meurtrier, déféré au parquet, a été écroué à la maison d'arrêt; il n'a manifesté aucune émoti'on ni aucun repentir.

»

INFORMATIONS DIVERSES Les « marchés aux puces » de Saint-Ouen et de Saint-Denis

On a inauguré hier ;par des cortèges et des cavalcades deux de ces marchés à la ferraille permanents qu'on nomme pittoresquement « marchés aux puces ».

Le premier de ces marchés se tenait depuis longtemps à Saint-Ouen, sur le territoire de la zone; ce territoire cessant d'être disponible, les brocanteurs ont obtenu de la municipalité de Saint-Ouen' de nouveaux emplacements, d'ailleurs plus confortables. Mais, répondant à l'invitation de la municipalité communiste de Saint-Denis, qui a voulu faire pièce à celle de Saint-Ouen, un certain nombre de brocanteurs ont installé leurs éventaires à Saint-Denis, avenue du Président- Wilson. Il existe donc désormais deux marchés au lieu d'un. Il s'agissait de les inaugurer, hier, avec le plus de fracas possible. Dans les deux camps on avait organisé des fêtes populaires. A Saint-Ouen, une cavalcade, des chars pavoisés on* parcouru l'avenue Michelet jusqu'à la rue du Landy qui constitue la frontière des deux cités rivales.

A, Saint-Denis, les chiffonniers avaient élu une reine. Un cortège, égayé par. dé nombreuses musiques, a défilé dans les rues. Un avion laissait tomber sur la foule des proclamations. A l'hôtel de ville, le maire de Saint-Denis a salué la cavalcade. La foule qui assistait à ces curieuses fêtes locales était grande, à Saint-Denis surtout. Les deux marchés ont été très fréquentés. Mieux, meilleur marché

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Magasins fermés le lundi jusqu'à 13 heures, Naissances

M. Georges Tourreil, artiste lyrique, et Mme nous prient d'annoncer la naissance de leur fille Colette.

̃ Les obsèques de M. Stéphane Dervillé auront lieu mercredi 7 du courant, à 10 heures, en Hégilise Saint-François de Sales (rue Ampère), où l'on se réunira. Prière de considérer le présent avis comme une invitation. Ni fleurs ni couronnes. L'inhumation aura lieu ultérieurement à Samt-MauriceMontcouronne (Seine-et-Oise).

Nous apprenons la mort de M. Jules Brodu, commissaire-priseur au département de la Seine, décédé subitement en son domicile à Paris, 61, rue La Boétie. Les obsèques auront lieu le mercredi 7 du courant, à 10 heures, en l'église SaintPhilippe7du-Roule, où l'on se réunira. Le présent avis tient lieu d'invitation. De la part de Mme Jules Brodu, de M. et Mme Michel Brunet, de Mlle Colette Brodu, des familles Brodu, JJespagnat, Manson, Collet et Courtier. P0^es xtouveIZés

Aux abords des mines de Béthune, un monument a été inauguré, hier, commémorant l'héroïsme du soldat Fernand Marche, du 136° d'infanterie. Le 1" août 1916, au cours d'une attaque allemande près de Thiaumorit, devant Verdun. Marche, blessé mortellement, accomplit sa mission d'agent de liaison et permit ainsi à son régiment, dans une situation difficile, de recevoir à temps les renforts nécessaires.

La croix de la Légion d'honneur a été remise hier, à Vingt-Hanaps, près d'Alençon, en présence de MM. Fleury, sénateur, Dariac, député, et des autorités locales, à Mme Gaudré, cultivatrice, mère de dix-neuf enfants vivants, huit filles et onze garçons (l'aîné a 31 ans et le plus jeune 5 ans). C'est M. Thibault, conseiller d'arrondissement du canton et chevalier de la Légion d'honneur, qui' a épingle la croix sur la poitrine de Mme Gaudré, déjà titulaire de la médaille d'or de la famille française et du mérite agricole. La femme élégante qui veut posséder les plus belles fourrures les achète aux Fourrures Weil, avenue de l'Opéra, 4, rue Sainte-Anne; TRIBUNAUX Un ancien officier de l'armée Wrangel en conseil de guerre. Le conseil de guerre de la 18" région vient de juger une curieuse affaire. En août 1919, M. Elie Méreau, de Bagnères-de-Bigorre, était mobilisé dans un régiment d'aviation. Il sollicita l'autorisation d'aller combattre dans les rangs s dès armées Dcnikine et Wrangel et, avant de l'avoir obtenue, partit pour là Russie méridionale. En France l'autorité militaire le considéra comme déserteur.

Le conseil de guerre, devant lequel il vient de comparaître après une longue prévention, a acquitté M. Méreau à l'unanimité du chef de désertion. Au cours des débats, qui ont révélé la perte singulière d'un énorme dossier, d'ailleurs favorable à l'accusé, des témoignages d'anciens membres de la mission militaire française auprès de l'armée Wrangel ont fait ressortir que M. Méreau avait favorisé l'évasion de familles russes franconhiles.

Nécrologie

LA VIE SCIENTIF IODE L e rôle du laboratoire dans l'industrie H semble tout d'abord superflu de vanter les bienfaits de l'union étroite de la science et de l'industrie. Et cependant notre pays, qui a vu naître les plus grands savants, ne possède pas encore pour chacune de ses industries des laboratoires qui, en remplaçant à l'usine l'empirisme par l'esprit scientifique, doivent lui permettre de tenir un rang élevé sur le marché économique mondial. De nombreux chefs oublient sans doute que les deux facteurs de succès de leurs entreprises sont essentiellement la meilleure qualité et le minime prix de revient du produit fabriqué. Un des ingénieurs les plus éminents de notre époque, M. Maurice Métayer, professeur à l'Ecole centrale, n'est-il pas l'auteur de ce raccourci saisissant « Qu'est-ce que cela coûte ? Qu'est-ce que cola rapporte ? » Tout le problème industriel est posé en ces quelques mots.

A notre siècle où la concurrence est impitoyable et permanente, par quel moyen pèiit-on répondre aux nécessités de la vie industrielle ? Inçàntestablement par un contrôle scientifique aussi impitoyable et non moins permanent. Trois branches d'activité ^'offrent à ce contrôle s'asaurei" de la qualité des matières premières, vérifier que les fabrications s'effectuent normalement et analyser les produits fabriqués pour contrôler si leurs caractéristiques correspondent exactement. à celles de l'éûhantiTlon d'après lequel la commande fut prise.

Un bel exemple de compréhension de ta nécessité du contrôle scientifique est le laboratoire central de la papeterie, dû à l'initiative de M. Jacques Crolard. Ce jeune chimiste s'ést spécialisé dans l'étude des problèmes qui se posent chaque jour à l'industrie papetiêre. Un bref aperçu do sa méthode montrera que la tâche qu'il a entreprise et qui mérite tous les encouragements rend aux fabricants de papier les services les plus précieux. En ce qui concerne le contrôle des matières premières, M. Jacques Crolard a établi un conditionnement basé, d'un côté sur le degré d'impureté de la matière première, de l'autre sur les exigences du fabricant. Ce conditionnement a été d'ailleurs édité par le syndicat des fabricants.de papier et de carton de France.

Le contrôle de la fabrication doit être de plus en plus sévère, car le client exige de plus en plus un papier conforme en tout point à l'échantillon. Il s'agit donc de connaître la composition de celui-ci autrement que par des constatations empiriques. Pour un papier, par exemple, qui contient, cinquante pour cent de bois chimique et cinquante pour cent de chiffons, le laboratoire permet d'obtenir une analyse plus complète, soit trente pour cent de bisulfite blanchi, vingt pour cent de tremblé blanchi, 30 0/0 d'étoupe de lin et de chanvre, vingt pour cent de coton. Tous ces éléments rapprochés rendent possible la comparaison du papier à fabriquer avec un papier type de l'usine; et ce n'est plus un prix vaguement' calculé qu'on peut donner à son client, mais un prix qui vous laisse un bénéfice connu a priori' tout en réduisant les aléas de fabrication, La méthode des comparaisons, préférée par M. Jacques Crolard aux déterminations de valeurs absolues, permet aux industriels de s'épargner tout tâtonnement onéreux pour la mise en route d'une fabrication nouvelle,

Au cours de la fabrication, les contrôles doivent porter sur la composition chimique des eaux de fabrication, des eaux d'alimentation et des eaux collées. Le but pratique d'un pareil contrôle est de limiter au minimum toutes les pertes en cours de fabrication, en particulier celles en résine ou en sulfate d'alumine, de ohiffrer exactement ces pertes de manière à les faire entrer en ligne de compte pour établir le prix de revient exact. Un contrôle fondamental en papeterie et qui n'exige d'ailleurs chaque jour que quelques minutes pour l'effectuer, c'est la détermination du degré hydrotimétrique de l'eau. Une analysé plus complète, répétée assez souvent, permet en outre de déterminer l'importance de chaque élément dissous dans l'eau et en particulier des matières organiques dont, la plupart du temps, on ne se méfie pas suffisamment. On sait quelle est l'influence de l'eau sur le collage. La neutralisation de cette eau exige une proportion importante de sulfate d'alumine. Et comme cette quantité de sulfate d'alumine est fonction de l'alcalinité de l'eau, il est indispensable de suivre les variations de cette alcailinité. Partout où elle a été déjà appliquée, la méthode préconisée par M. Jacques Crolard pour contrôler les eaux de fabrication a donné les meilleurs résultats. Non seulement il a été possible de réduire les pertes en cours de fabrication, mais encore la qualité des papiers a pu être améliorée dans de grandes proportions.

Enfin, pour pratiquer un contrôle précis des produits fabriqués, le chimiste doit s'assurer que le papier produit correspond eu tout point à l'échantillon, et si des écarts existent il doit savoir en déceler les raisons.

En sommef le .contrôle scientifique doit se baser sur une méthode logique de travail, mais il est nécessaire pour le chimiste de ne pas s'hypnotiser sur des procédés immuables son esprit de recherche doit toujours viser à découvrir des méthodes nouvelles, permettant de définir et de doser les produits de la manière la plus exacte et la plus rapide.

Les, 'grandes lignes de la méthode préconisé par M. Jacques Crolard montrent assez de quel précieux concours est le laboratoire central de-la papeterie pour toute l'industrie papetière. Il est souhaitable que l'initiative de ce jeune savant soit non seulement applaudie mais suivie, car dans l'industrie moderne la place n'est plus pour la routine, ni même pour l'empirisme c'est le laboratoire et l'esprit scientifique de ses animateurs qui doivent jouer le premier rôle.

Les progrès de l'industrie sucrièreenFrance L'extraction du jus de la betterave

Les procédés d'extraction du jus de la betterave sont le pressage à froid ou à chaud et la diffusion. Après un regain de faveur du pressage à chaud, voici quelques années, c'est, aujourd'hui, le procédé par diffusion qui est le plus généralement appliqué. Le pressage laisse en effet des pulpes d'une teneur en sucre assez forte et les fabricants de sucre, étant donné le prix élevé de leur produit, seraient obligés de vendre ces pulpes aux .cultivatours a un prix relativement élevé. Or les pulpes, qui constituent un fourrage excellent pour le Détail, doivent pouvoir être vendues à un prix proportionné avec leur valeur.

Quelques usines appliquent néanmoins le procédé d'échaudage Steffen, lequel est un pressage à chaud;mais dans ce cas l'extraction du jus est complétée par une diffusion. Pour être traitées par la diffusion, les betteraves doivent être au préalable divisées en cossettes. Tandis qu'à l'étranger le coupe-racines à disque est le plus répandu, en France on emploie aussi bien l'appareil à disque que celui à tambour mais es anciens couteaux-faîtières ont été en maintes usines remplacés par les coutswux Goller ou les Kœnigsfeld dont la section droite est une ligne brisée.

Les batteries de diffusion se composent en général de douze à seize diffuseurs cylindro-coniques dont la capacité varie entre quarante et cent vingt hectolitres. Chaque batterie est chauffée au moyen d'un calorisateur installé entre deux diffuseurs consécutifs. Dans les nouvelles usines, ce calorisateur reçoit de la vapeur de jus du multiple-effet, lequel doit non seulement faire l'évaporation des jus sucrés, mais fournir la vapeur ré.sultant de cette opération pour les chauffages de l'usine tels que l'alimentation du calorisateur et des différents postes de travail.

Le plus souvent les cossettes de betteraves sont laissées dans la batterie de diffusion pendant un temps qui varie entre une heure et une heure et demie. On soutire ensuite une quantité de jus sucré dont la proportion moyenne est de cent dix litres par cent kilos de betteraves. Le volume du jus soutiré est toujours mesuré au moyen de bacs laugeurs parce qu'on ne construit pas encore de bascules automatiques vraiment pratiques pour peser, le jus. La pesée réaliserait cependant un grand progrès, car le jus soutiré contient toujours une émulsion des gaz qui faussent la mesure de son volume.

Depuis la guerre, des efforts ont été faits, principalement dans les pays centraux, pour résoudre le problème de la diffusion continue. Ce procédé est appliqué en France dans les distilleries de betteraves pour la production de l'alcool, sous la forme de la diffusion Collette. En Europe centrale, c'est actuellement le diffuseur continu de Walter Raabe qui est en faveur. Il présente quelque analogie avec le diffuseur continu Perret qui fut installé dans trois sucreries françaises vers 1879^ Il se compose essentiellement d'une capacité demi-cylindrique, inclinée et divisée en plus de vingt chambres égales par des cloisons perforées perpendiculaires à son axe. Dans son intérieur tourne un arbre muni de palettes. Les cossettes de betteraves chauffées aux environs de quatre-vingts degrés dans le coupe-racines sont introduites à la partie inférieure de l'appareil, tandis que l'eau, dont la température est de soixante degrés, arrive par le haut. Le mouvement des palettes fait monter les cossettes d'une chambre V l'autre pendant que le jus circule en sens contraire.

'"Mu sorjtant 'de la diffusion ordinaire, les cosset-

tes qui ont abandonné leur substance sucrée passent dans des presses pour en être extraites à l'état de pulpes contenant de neuf à dix pour cent de matière sèche. Presque toutes les sucreries françaises livrent ces pulpes telles quelles aux cultivateurs qui les fournissent en betteraves. Le séchage des pulpes, en effet, ne s'est pas beaucoup répandu en France, malgré les grosses pertes que cause inévitablement leur conservation en silos, pertes qui atteignent souvent la proportion de quarante pour cent au bout de six mois de conservation. Et cependant le séchage des pulpès est pratiqué dans de nombreux pays, notamment en Allemagne, en Hollande, en Italie, tout au moins pour celles qui ne doivent pas être consommées immédiatement par le bétail. Cette différence est due sans doute en partie à ce qu'avant la guerre les sucreries françaises étaient assez petites; les plus importantes d'entre elles possédaient leur râperie de telle façon que le rayon de livraison des pulpes était beaucoup plus réduit que dans les pays que. nous venons de citer où les sucreries, toujours plus grandes, ne possédaient pas de râperie. Les frais de transport des pulpes étaient donc inférieurs en France.

Il serait néanmoins très avantageux dans bien des cas de pratiquer le séchage des pulpes destinées à être conservées. D'autant plus qu'il existe aujourd'hui une méthode qui a fait ses preuves en maintes circonstances et qui se rattache par son principe dû à M. Huillard au grand problème de la meilleure utilisation du combustible. Nous voulons parler des séchoirs qui sèchent les pulpes en utilisant la chaleur perdue des générateurs, c'est-à-dire en. tirant les calories nécessaires à leur fonction des gaz chauds destinés à la cheminée de l'usine. Etant donné que la pulpe sèche constitue un aliment de premier ordre pour le bétail et que sa conservation et son emploi sont très faciles, il est souhaitable que puisse se généraliser en France cette méthode d'utilisation des calories perdues.

Le jus sucré une fois extrait da la betterave par un des moyens que nous venons de citer, il s'agit de l'épurer. L'épuration se fait encore actuellement par la chaux et l'acide carbonique, en deux ou trois carbonatations suivies de filtrations. La chaux et l'acide carbonique sont produits en même temps en décomposant de la pierre à chaux dans un four à coke. Le four Khern est aujourd'hui le plus répandu. Il est constitué comme un petit haut fourneau de faible diamètre sa hauteur est d'environ onze mètres. Son alimentation doit se faire avec de la bonne pierre à chaux dont la teneur en carbonate de chaux atteigne au moins quatre-vingt-dix-sept à quatre-vingt-dixhuit pour cent; faute de quoi il peut se produire plus facilement de la « chaux morte », difficilement soluble dans les jus.

La sulfitation des jus se pratique plus qu'avant la guerre, mais au moyen d'acide sulfureux liquide plutôt que de gaz sulfureux provenant de la combustion directe du soufre. On l'applique soit après la seconde, soit entre la première et la seconde carbonatation. Pour les première et seconde carbonatations et pour la sulfitation, les appareils continus sont de plus en plus en faveur. La filtration des jus carbonates s'opère dans des filtres-presses. Mais ces appareils exigent une main-d'œuvre onéreuse et, de plus, ils causent souvent des pertes notables de sucre si le lavage des tourteaux est insuffisant, ou bien une dilution excessive des jus si le lavage est trop abondant, donc une perte de combustible. Ces filtres sont donc voués à la disparition, mais, bien que des inventeurs aient déjà produit des appareils continus, l'emploi de ceux-ci ne s'est pas encore généralisé. L'industrie sucrière se doit de faire un progrès dans la filtration des jus épurés. Ce progrès constituera une solution particulière de deux graves problèmes de l'industrie moderne l'emploi exactement judicieux de la main-d'œuvre et l'économie du combustible. Claude-Georges Bossière.

ART ET CURIOSITÉ

A rhêlel Dreuct

Mardi 6 octobre s'ouvrira, salle 1, l'exposition de beaux meubles et sièges anciens et modernes; délicieuses faïences et porcelaines anciennes, bronzes; piano à queue de Pleyel; riches bijoux; argenterie, fourrures, tapis. Vente' les 7, 8 et 9 octobre par M0 FIagel et M. Pape.

Mardi 7 octobre, M' Roger Walther exposera salle 5 et y vendra les 8 et 9 un luxueux mobilier. il &T&M&BiLiSMÊE Les 20,000 kilomètres d'une 10-chevaux

Nous avons annoncé l'expérience qui se poursuit actuellement, laquelle consiste, pour une voiture de tourisme roulant dans les conditions habituelles de route, à parcourir quotidiennement 1,000 kilomètres.

Cette expérience qui n'a pas de précédent présente un intérêt général. Elle permet d'apprécier ce que peut supporter un véhicule soumis à un semblable régime, roulant pour ainsi dire sans interruption. Car les 1,000 kilomètres quotidiens s'effectuent avec arrêts, ravitaillements, etc., sur le parcours de Paris, Nancy, Strasbourg et au delà avec retour à Paris pour le contrôle non seulement des heures, mais de l'identité de la voiture entière, dont tous les organes ont été plombés au départ par le. laboratoire de l'Automobile-Club de France.

Un livre de bord, plombé aussi, est relié au châssis; il reçoit les visas de contrôle.

Le but poursuivi est d'accomplir 1,000 kilomètres par jour, qu'on ne cherche pas à dépasser; il ne s'agit donc ni de vitesse, ni de parcourir en 24 heures le plus grand nombre de kilomètres. Le premier départ a été donné au laboratoire de l'A. C. F. boulevard Bourdon, à Neuilly, le 15 septembre, à 22 heures.

On n'a malheureusement pas choisi la meilleure époque de l'année pour un pareil exploit qui est suivi avec intérêt dans tous les milieux automobiles.

Hier dimanche au soir, 19,000 kilomètres figuraient au compteur; ce matin, une dépêche ds Nancy fait connaître que, toujours en bon état, véhicule et conducteurs se dirigeaient vers Paris après 19,685 kilomètres parcourus.

Nous pouvons dire aujourd'hui que la voitura de ce îraid est une 10 Ch Mathis de série, avec carrosserie, çonduito intérieure iWeymann.

Les Grands-Prix de France

Sur le circuit routier de l'autodrome de LinasMontlhéry, le Motocycle-Club de France a fait disputer, hier après-midi, ses Grands-Prix. Cette manifestation remporta un très vif succès. Toutes les épreuves furent disputées et régulièrement gagnées. Voici quels furent les vainqueurs des sept Grands-Prix

Cyclecars 750 eme: Violet (moyenne 90 ldl. 416). Cyclecars 500 ome: Doré (moyenne 77 kil. 106). Motos 250 «me: Porter (moyenne 96 kil. 232). Motos 350 cmc: Marc (moyenne 97 kil. 237). Motos 175 ome: Porter (moyenne 85 kil. 536). Motos 500 cmo: Longman (moyenne 106 kil. 550). Voitures 1,100 eme: Doré (moyenne 99 kil. 440). A la fin de la réunion, un match-poursuite, en trois manches sur 5 kilomètres, opposa les deux compétiteurs du dernier Grand-Prix de Saint-Sébastien, Divo et Benoist. Ce dernier gagna deux manches et fut «déclaré vainqueur.

Ces Grands-Prix de France furent l'occasion pour la maison Hutchinson d'une série de Victoires industrielles.

Sur les quatre catégories dans lesquelles figuraient des motocyclettes munies de pneus Hutchinson, cette marque remporta quatre victoires dont les trois ̃ premières places de trois catégories.

Dans la catégorie de 175 cmc. et dans celle de 250 cmc avec Porter, le pneu Hutchinson fut deux fois premier, et également premier dans la catégorie de 350 eme avec Franconi. Et la deuxième place de la catégorie de 250 cmc fut aussi attribuée à Pierre, sur Hutchinson.

On se rappelle que le pneumatique Moto-Cord de Hutchinson est le bandage sûr et éprouvé, adopté par la majorité des motocyclistes. On sait aussi que plus de la moitié des records du monde ont été accomplis sur des Hutchinson, notamment le record établi par l'Anglais Temple sur une motocyclette de 1,000 cmc. de cylindrée, avec laquelle il a parcouru 164 kilomètres 117 dans l'heure, grâce à la tenue impeccable de ses pneus qui sont le facteur primordial de tentatives de ce genre.

A l'issue de la réunion, hier, à 20 heures, une voiture Rolland-Pilain s'est mise en piste pour tenter de battre lo record des six jours, établi sur l'autodrome de Miramas avec 10,434 kilomètres. Les conducteurs qui se relayeront au cours de cette tentative sont les suivants Delalande, Sire, Demarguenat, Chalamel, Nezenoff et Streinler.

La course de côte du < Svabheghy » à Budapest On écrit de Budapest que la course de côte annuelle de 5 kilomètres, organisée par l'Automobile-Club hongrois sur la dure montée du « Svabheghy », a obtenu un grand succès. L'épreuve des voitures de course de 2 litres de cylindrée a été remportée par un amateur hongrois. M. HauDt sur sa voiture Busatti. à 70 ki-.

lomètres à l'heure, battant la coalition des voitu-< res allemandes, autrichiennes et italiennes qui étaient en ligne contre lui. La victoire de Bugatti, écrit-on, a fait grande impression dans la capitale hongroise.

Dans les voitures de tourisme, c'est une Fiat 10 Ch, pilotée par M. Almassy, qui a remporté; la première place devant une sélection de nom, breuses voitures de même provenance.

La i Journée des records en Belgique

La 'n Journée des records de Belgique, épreuve internationale de vitesse, aura lieu le 18 octobre prochain sur la route en asphalte-bloc d'Oostmalle à Turnhout.

Le Royal Automobile Club anversois mettra en compétition une coupe-challenge attribuée au concurrent ayant réalisé la plus grande vitesse de la journée. Rappelons que cette coupe a été gagnée pour la pre-r mière fois en 1924 par M. G. Wilford avec la vitessS. moyenne horaire de 159 km. 574.

Le commerce de la France

pendant les huit premiers mois de 1925

Le ministère des finances a publié la statistique du commerce de la France pendant les huit premiers mois de 1925;

En ce qui concerne les voitures automobiles, les chiffres s'établissent ainsi par rapport à ceux de

l'année précédente

19?5 1924

Importations (voitures de tourisme) En quintaux métriques.. 157.798 116.788 En milliers de francs 100.809 70.695 Nombre de voitures 12.124 8.384 Importations (véhicules industriels, y

compris les pièces détachées qui ont

acquitté le droit des voitures auto.

mobiles)

En quintaux métriques 3 948 2 6S7 En milliers de francs. 635 657 Nombre de véhicules 94 86 Exportations (voitures de tourisme)

En quintaux métriques 423.320 330.293 En milliers de francs 1.188.508 790. 153 Nombre de voitures 36.857 2S.376 Exportations (véhicules industriels, y

compris les pièces détachées, qui

ont acquitté le droit des voitures

automobiles)

En quintaux métriques 70.946 68.186 En milliers de francs 118.480 85.946 Nombre de véhicules 3.282 2.815

ye~cemiamv~e~m°mee~u~r~

AÉRONAUTIQUE Le malheureux essai d'un nouvel hélicoptère On télégraphie de Londres que l'hélicoptère Brennan, dont la construction a été exécutée dans le plus grand secret au cours de ces trois dernières années, vient d'être essayé. A peine s'était-il soulevé qu'il chut et s'écrasa sur le sol. Le concours d'avions de tourisme

L'avant-dernière étape du concours d'avions de tourisme de Tours à Douai a été accomplie hier par les sept concurrents. L'un d'eux, Knipping, gêné par le brouillard près d'Evreux, avait fait demi-tour; il repartit ensuite, mais ne réalisa pas la moyenne de 70 kilomètres à l'heure et fut pénalisé par les commissaires. De ce fait, il passa à la fin du classement, qui hier soir s'établissait ainsi

1" Van Laere, 4,190 points; Fronval, 4,178; 3' Finat, 4,131; 4« Lasne, 4,109; 5° Discours, 4,102; 6e Terrasson, 3,980; 7e Knipping, 3,922.

Ce matin, à 9 h. 10, les'sept touristes sont repartis de l'aérodrome de la Brayelle, près de Douai, pour rallier le Bourget, où se termine le concours.

Voici dans quel ordre les arrivées se sont produites au Bourget

Finat, à 10 h. 8 m. 19 s.; Van Laere, 10 h. 9 m. 31 s.; Terrasson, 10 h. 10 m. 7 s.; Fronval, 10 h. 10 m. 27 s.; Discours, 10 h. 10 m. 43 s.; Lasne, 10 h. 10 m. 44 s.; Knipping, 10 li. 24 m. 22 s.

Le classement général s'établit comme suit 1" prix, 40,000 fr. Van Laere (Caudron, moteur Salmson, 120 Ch), 4,417 points.

prix, 25,000 fr. Fronval (Morane-Saulnier, moteur Salmson 120 Ch), 4,402 points.

3° prix, 10,000 fr. Finat (Caudron, moteur Clerget 130 Ch), 4,352 points.

4° prix, 8,000 fr. Lasne (Nieuport-Astra, moteur Hispano-Suiza 180 Ch), 4,327 points.

5" prix, 6,000 fr. Discours (Morane-Saulnier, moteur Cierget 130 Ch), 4,324 points.

prix, 5,000 fr. Terrasson (Morane-Saulnier, moteur Clerget 130 Ch), 4,192 points.

7° prix,'3,000 f r. Knipping (Caudron, moteur CIer'get 130 Ch), 4,138 points.

Après l'arrivée, un déjeuner de 60 couverts, présidé par M. Laurent Eynac, a été offert ar l'AéroClub de France aux concurrents et à différentes personnalités de la navigation aérienne. M@T@€<URE

MOTOCULTURE

Le tracteur sur les champs et à la ferme

La Semaine internationale de motoculture qui s'est terminée hier a fourni l'occasion d'étu'dter sur place et en action les appareils les plus modernes de culture mécanique.

Il en est un parmi eux qui vaut de retenir l'attention c'est le tracteur léger Latil à 4 roues motrilces. Il est intéressant d'expliquer pourquoi. La Société des automobiles industrielles Latil, spécialisée depuis plus de 20 ans dans la construction des « poids lourds », s'est occupée du tracteur agricole dès le début de la motoculture. Une particularité de la méthode employée par cette maison est la suivante elle a estimé que pour résoudre un problème aussil complexe que celui de la traction mécanique agricole, il était de toute nécessité de disposer d'une station d'essai importante, où les appareils seraient soumis à un travail journalier, par tous les temps, et en toutes saisons.

Elle a donc acheté une ferme, une ferme d'expérience, exploitée normalement au point de vue cultural, mais par des procédés presque exclusivement1 mécaniques, lesquels ont permis de réaliser une suite do progrès considérables et cela' grâce à une collaboration constante du technicien agricole et du technicien constructeur. Après six années de travaux, le problème s'est posé comme suit

LE TRACTEUR A TOUS USAGES

Le tracteur à la ferme doit remplacer l'animal et non pas seulement le compléter. Le tracteur. doit pouvoir faire les travaux que font les animaux à meilleur compte; c'est seulement alors qu'il permet la suppression des animaux, et par là, celle des charretiers et bouviers difficiles à recruter. L'agriculteur acquiert ainsi une indépendance qu'il n'avait pas parce que le tracteur conduit par un seul homme, bien choisil et bien payé, possède une grande capacité de travail. Ce programme, simple en apparence, était très complexe. En effet, les animaux à la ferme font les gros travaux de culture, les labours, les travaux de surface, les charrois de fumierst de récoltes, les transports de denrées, les livraisons en gare, etc.

Le tracteur agricole, tel, qu'il a été réalisé jusqu'ici, se prête à une partie de ces travaux et encore dans des conditions favorables d'état du sol. Qu'il soit à roues ou a chenilles, il n'est conçu que pour les travaux lents à gros effort de traction, il comporte un petit nombre de vitesses, il est peu ou point suspendu, ses chenilles ou ses roues métalliques, sa conceptibn générale, lui) interdisant le travail rapide sur les routes. Donc, pour remplacer les animaux, l'agriculteur avail à sa disposition le tracteur pour les champs et le camion pour la route. Cette solution était bâtarde, car le camion ne pouvant avoir accès dans les champs, les transports de denrées telles que les betteraves et les fumiers pour prendre deux exemples typiques ne pouvaient ctre effectués mécaniquement. `

LA ROUE MIXTE ET LE TRACTEUR LÉGER

Pour résoudre le problème, il fallait créer unè roue qui puisse passer instantanément de la route au champ et inversement, qui permette sur route la vitesse d'un camion, et qui dispose, dès qu'elle entre dans le champ, de moyens d'ancrage puissants. Cette roue a été réalisée par la Société Latil après plusieurs années d'études et de mise au point. Elle consiste en une roue à gros pneumatique jumelée avec un disque portant des pa-: lettes d'adhérence de construction ingénieuse, qui se déploient en saillie par rapport au pneumatique ou qui' se rabattent vers le centre de la; roue, et cela sans avoïr à agir sur aucun dispositif de verrouillage par clavette, boulon ou écrou, Cette roue à transformation instantanée créée, le tracteur à tout faire était réalisable. Il est conçu pour l'emploi mixte grâce aux caractéristiques générales suivantes

Les 4 roues, sont motrices, ce qui assure au tracteur une grande adhérence en multipliant les points d'accrochage au sol, et en utilisant la totalité du poids du tracteur pour cette adhérence. Les 4 roues sont directrices pour obtenir un virage très court nécessaire en culture pour certains travaux tels que les labours à plat. Le tracteur est très léger pour ne pas tasser le sol et permettre les < travaux de surface avant et après le passage du semoir. La gamme des fi vitesses est établie de 2 à 25 kilomètres à l'heure