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Title : Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique.... T. 13 POUR-R / par M. Pierre Larousse

Author : Larousse, Pierre (1817-1875). Auteur du texte

Publisher : (Paris)

Publication date : 1866-1877

Subject : Encyclopédies et dictionnaires français -- 19e siècle

Type : text

Type : monographie imprimée

Language : french

Language : French

Format : 17 vol. ; in-fol.

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : France-Japon

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k205365n

Source : Bibliothèque nationale de France

Set notice : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33995829b

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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texture est grenue, souvent friable, quelquefois meuble ou tenace. Il est ordinairement tacheté; le fond de sa couleur est rougeâtre ou verdâtre, ce qui constitue deux variétés. « Les pséphiles, dit A. Rivière, forment des couches, des amas et des filons, à texture poudingiforme et bréchiforme. Ils accompagnent les poudingues avec lesquels ils se lient intimement, ainsi qu'avec les porphyres rouges. Le pséphite rouge se trouve principalement dans la partie inférieure des terrains pénéens, tandis qu'on rencontre le pséxhile verdùtre surtout dans les terrains stra-. tifiés inférieurs. » 1

PSÉPHOBOLE s. m. (psé-fo-bo-le du gr. psêphos, petite pierre; ball6, je jette). Antiq. Cornet pour jouer aux dés, chez les Grecs et chez les Romains.

PSÉPHOLAX s. m. (psé-fo-laks). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, comprenant trois espèces qui habitent la Nouvelle-Zélande. PSÉPHOPHORIE s. f. (psé-fo-fo-rî du gr. pséphos, petite pierre; phoros, porteur). Antiq. gr. Action de voter avec de petits cailloux blancs et noirs.

PSÈQUE s. f. (psè-ke lat. pseca; du gr. psekas, gouttelette). Antiq. rom. Esclave qui coiffait sa maîtresse et lui parfumait la tête avec des eaux de senteur. Il On écrit aussi PSÈCE.

PSÉTOVAN s. m. (psé-to-van). Chronol. Autre nom du mois des Hébreux, appelé plus ordinairement SIVAN.

PSETTE s. m. (psè-te). Ichthyol. Genre de poissons acanthoptérygiens, de la famille des squamipennes, comprenant trois espèces qui vivent dans la mer des Indes.

PSEUD ou PSEUDO, préfixe qui signifie faux, et qui vient du grec pseudês, menteur. Ce préfixe peut se construire presque à volonté avec tous les substantifs, et ceux dont la nomenclature va suivre doivent être considérés seulement comme les principaux, comme les plus consacrés par l'usage.

PSEUDACACIA s. m. (pseu-da-ka-si-a du pref. pseud, et de acacia). Bot. Ancien nom du genre robinier.

PSEUDAGRILE s. m. (pseu-da-gri-le du préf. pseud, et de agrile). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamètres, de la famille des sternoxes, tribu des buprestides, dont l'espèce type vit au Sénégal.

PSEUDALCANINE s. f. (pseu-dal-ca-ni-ne). Chim. Matière colorante rouge, extraite de la racine d'orcanette.

PSEUDALCYONS s. m. pl. (pseu-dal-si-on — du préf. pseud, et de alcyon). Zooph. Famille d'épongés, dont la substance est presque calcaire.

PSEUDALÉE s. m. (pseu-da-lé du gr. pseudaleos, faux). Bot. Genre d'arbustes, rapporté avec doute à la famille des olacinées, et comprenant plusieurs espèces qui croissent à Madagascar.

PSEUDALÉOÏDE s. m. (pseu-da-lé-o-i-de de pseudalée, et du gr. eidos, aspect). Bot. Genre d'arbrisseaux, voisin des pseudalées, et comprenant des espèces qui croissent à Madagascar.

PSEUDANGUSTURE s. f. (pseu-dan-gustu-re du préf. pseud, et de angusture). Mat. médicale. Fausse angusture.

PSEUDANTHE s. m. (pseu-dan-te du préf. pseud et du gr. anthos, fleur). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des euphorbiacées, comprenant plusieurs espèces qui croissent en Australie.

PSEUDAPTINE s. m. (pseu-da-pti-ne du préf. pseud, et de pline). Entom. ayn. de DIAPHORE.

PSEUDARADE s. m. (pseu-da-ra-de du préf. pseud, et de arade). Entom. Genre d'lnsectes hémiptères, de la famille des scutellériens, tribu des pentatomites.

PSEUDARTHRIE s. f. (pseu-dar-trî du préf. pseud, et du gr. arthron, articulation). Bot. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des phaséolées, comprenant plusieurs espèces qui croissent dans l'Asie tropicale..

PSEUDARTHROSE s. f. (pseu-dar-trô-ze — du préf. pseud, et du gr. arthron, articulation). Pathol. Articulation contre nature. Encycl. Breschey résume en quelques lignes l'origine des différentespseudarthroses:a Lorsque les bouts d'un os fracturé, dit-il, ne se consolident pas entre eux, mais restent plus ou moins mobiles l'un sur l'autre; lorsque les os qui forment une articulation diarthrodiale s'abandonnent et que l'un d'eux, sortant de sa cavité, se loge dans l'épaisseur des tissus ou sur un autre point de la surface osseuse; lorsque sur les os de très-jeunes sujets ou même de fœtus, étant encore à l'état d'épiphyses, les divers points d'ossification ne se réunissent pas les uns aux autres pour se confondre entre eux; lorsque les extrémités arthrodiales des os ne se forment et ne se développent point, ou que les cavités qui doivent recevoir ces éminences articulaires ne se creusent pas alors les rapports de concavité et de convexité ou de contiguïté normaux ne s'établissant point, il en résulte des brisures ou articulations fausses

ou pseudarthroses. Celles-ci peuvent être rangées sous quatre catégories différentes 1o pseudarthroses de ln continuité des os, résultant de fractures imparfaitement consolidées avec mouvements entre les fragments osseux survenant pendant la vie extrautérine 2° pseudarthroses accidentelles, suite de luxations non réduites' pendant la vie extra-utérine 3° pseudarthroses survenant pendant la vie intra-utérine et appartenant a la contiguïté des os, résultant de la nonformation des cavités articulaires ou de la tète des os;4° pseudarthroses survenant pendant la vie intra-utérine, appartenant à la continuité des os résultant de la non-consolidation des points épiphysaires des os. » (Breschet, Dict. de méd., t. XXVI.)

Premier genre de pseudarthrose. Cette fausse articulation est la plus commune; elle succède aux fractures et se trouve, par conséquent, dans la continuité des os. On la rencontre presque toujours dans les fractures non consolidées de l'humérus et du fémur. Ces os, après avoir subi la solution de continuité, ne se réunissent pas toujours par un cal osseux, soit parce que le traitement a été mal dirigé, soit parce que le malade s'est trop tôt servi de son membre, soit qu'il y eût des dispositions à la non-consolidation. Les deux extrémités contiguës de l'os fracturé exercent l'une sur l'autre un frottement qui a pour résultat de détruire d'abord les aspérités et de former ensuite une concavité d'un côté et une convexité de l'autre, de façon à préparer les surfaces articulaires. Bientôt se développe entre les deux extrémités de l'os fracturé un cordon fibreux, flexible, cylindroïde, qui les unit d'une manière plus ou moins lâche. Ce tissu, de nouvelle formation, n'est autre que le commencement du cal dans lequel n'a pas été déposée la matière osseuse. Lu mobilité de l'articulation dépend de l'écarlement des fragments; or, celui-ci peut aller jusqu'à 0m,06.

Deuxième genre de pseudarthrose. Cette variété présente la plus grande analogie avec les articulations diarthrodiales ordinaires. Elle est consécutive à une fracture non consolidée ou à une luxation qui n'a pas été réduite. Dans le premier cas, c est le fragment inférieur qui se réduit en une espèce de tête articulaire, tandis que le fragment supérieur se creuse pour la recevoir; dans les cas de luxation, la tête de l'os luxé s'applique sur une surface plus ou moins plane, et là aussi il se forme une cavité articulaire. Au bout d'un certain temps, on trouve les deux nouvelles surfaces recouvertes d'un tibr.o-cartilage analogue à celui qui encroûte les surfaces articulaires .à l'état normal, et la sécrétion d'un liquide, en tout semblable à la synovie, humecte la fausse articulation et favorise les mouvements de glissement. Le moyen de prévenir ces pseudarthroses, c'est de combattre toutes les causes qui empêchent la consolidation des fractures (v. FRACTURE). Les pseudarlhroses après les fractures sont plus communes à la cuisse qu'au bras. On peut les opérer chez les vieillards et les adultes comme chez les jeunes gens; les dangers de l'opération sont d'autant plus grands qu'on se rapproche plus du tronc. Le séton est, de tous les moyens, le moins dangereux et celui qui compte le plus de succès.

Troisième genre de pseudarthrose. Cette espèce de pseudarthrose peut se produire dans presque toutes les articulations, mais c'est le plus souvent à la cuisse qu'on la rencontre. Elle est due à un arrêt de développement des parties osseuses, et cet arrêt de développement peut porter sur la cavité cotyloïde ou sur la tète du fémur. « Dans le déplacement coxal et congénital des fémurs, dit Breschet, tantôt on ne trouve aucune trace de cavité cotyloîde, ou bien le cotyle est fort incomplétement développé; tantôt l'on ne découvre qu'une dépression superficielle. De même, pour le fémur: tantôt on voit le fémur dépourvu de tête et de la plus grande partie de son col, tantôt ces parties subsistent, mais avec un développement ou un volume moindre que dans l'état normal. Dans le premier cas, il n'existe ni ligament interarticulaire ni bourrelet cartilagineux autour de l'ébauche de la cavité cotyloïde, mais on découvre toujours une capsule fibreuse plus ou moins complète. Pour le second cas, quelquefois il y a un ligament interarticulaire plus ou moins entier; d'autres fois, on ne peut en apercevoir aucune trace, mais la capsule fibreuse, mince, lâche, incomplète et comme celluleuse sur un ou sur plusieurs points, indique constamment un développement imparfait. S'il n'y a pas de cavité cotyloïde, on ne trouve autour de la surface sur laquelle vient glisser l'extrémité supérieure du fémur qu'un périoste plus dense et plus épais. Rien n'est plus facile que de reconnaltre ces pseudarthroses congénitales des femurs sur le bassin, surtout si la luxation est double: la démarche des malades qui se dandinent ou se jettent alternativement sur l'un et l'autre côté du corps; l'inclinaison du tronc en avant, inclinaison qui est diminuée par la cambrure de la région lombaire, dont la courbure ou. convexité de la colonne lombaire est fortement augmentée en avant; la saillie du bassin en arrière, sa plus grande obliquité ou inclinaison en avant; l'étendue transversale d'un trochanter à l'autre, beaucoup moindre par la diminution du col ou de l'absence de la tête

des fémurs; le parallélisme des fémurs on leur obliquité moins grande que dans l'état normal, et l'impossibilité d'écarter les cuisses et de les porter dans l'abduction, ce qui fait que ces personnes ne peuvent que difficilemeut monter à cheval. A ces symptômes, il faut ajouter l'élévation du grand trochanter et son rapprochement de la crête iliaque, conséquemment le raccourcissementdesmembres malades, la dépression que l'on sent dans le pli inguinal, dépression telle, que l'on peut entoncer ses doigts et même le poing sans rencontrer la résistance produite par la présence de la tête ou du col du fémur. Cet ensemble de signes fait que tout observateur un peu attentif reconnattra l'existence de la pseudarthrose congénitale coxo-fémorale.. (Breschet, Dict. de méd.)

Quatrième genre de pseudarthrose. Cette fausse articulation congénitale résulte d'un arrêt d'ossification ou de l'absence de soudure des surfaces qui la constituent. C'est ainsi qu'on observe parfois la mobilité de la symphyse du menton. Les deux branches du maxillaire, sous l'influence du rachitisme ou d'une autre affection du squelette, ne se sont point soudées ensemble. Le même phénomène se produit, mais plus souvent peut-être, pour les difi'érentes pièces du sternum. Dans les os longs, qui se développent par plusieurs points d'ossification, si la réunion des diverses parties ne s'opère pas en temps ordinaire, on observe des pseudarthroses congénitales temporaires. Il en est de même des épiphyses qui ne se soudent que tardivement. Une substance molle, tibro-cartilagineuse ou simplement membraneuse unit les diverses parties osseuses et permet un peu de mobilité aux pièces les unes sur les autres.

PSEUDASPIS s. m. (pseu-da-spiss du préf. pseud, et du gr. aspis, bouclier). Erpét. Genre de reptiles ophidiens, voisin des couleuvres.

PSEUDASTILBÉ s. m. (pseu-da-stil-bé — du préf. pseud, et de astilbé). Bot. Syn. de HOTEIA.

PSEUDÉCHIS s. m. (pseu-dé-kiss du préf. pseud, et du gr. echis, vipère). Erpét. .Genre de reptiles ophidiens, formé aux dépens des couleuvres, et dont l'espèce type habite l'Australie.

PSEUDÉLAPS s. m. (pseu-dé-laps). Erpét. Genre de reptiles ophidiens.

PSEUDENCÉPHALE s. m. (pseu-dan-séfa-le du préf. pseud et de encéphale). Tératol. Monstre afi'ecté de pseudencéphalie. PSEUDENCÉPHALIE s. f. (pseu-dan-séfa-Il rad. pseudencéphale). Teratol. Monstruosité consistant en une tumeur vasculeuse remplaçant le cerveau.

PSEUDENCÉPHALIEN, IENNE adj. (pseudan-sé-fa-li-ain, i-é-ne rad. pseudencéphale). Tératol. Qui a le cerveau remplacé par une tumeur vasculeuse Monstre PSEUDENCÉPHALIEN.

PSEUDENCÉPHALIQUE adj. (pseu-dansé-fa-li-ke rad. pseudencéphale). Tératol. Qui a rapport à la pseudencéphalie Conformation PSEUDENCÉPHALIQUE.

PSEUDÉPIGRAPHIQUE adj. (pseu-dé-pigra-li-ke du préf. pseud, et de épipraphique). Qui porte un faux titre ou un faux nom d'auteur Ouvrage PSEUDÉPIGRAPHIQUE. PSEUDÉRYTHRINE s. f. (pseu-dé-ri-tri-ne du préf. pseud, et de érythrine). Chim. Substance extraite de l'orseille. Il On l'appelle aussi ÉTHKR ÉRYTHRIQUE.

PSEUDÉRYX s. m. (pseu-dé-rikss du préf. pseud, et de éryx). Erpét. Genre de reptiles ophidiens.

PSEUDESTHÉSIE s. f. (pseu-dè-sté-zi du préf. pseud,et du gr. aisthêsis, sensation). Pathol. fausse sensation, hallucination, illusion des sens.

PSEUDHELMINTHE s. m. (pseu-dèl-mainte du préf. pseud, et de helminthe). Zool. Nom donné à des productions organiques de nature très-diverse, qu'on a prises à tort pour des vers intestinaux ou autres.

PSEUDIDE s. m. (pseu-di-de). Erpét. Genre de reptiles batraciens.

PSEUDIOSMA s. m. (pseu-di-o-sma du préf. pseud, et de diosma). Bot. Genre d'arbres, rapporté avec doute à la famille des zanthonylées, et comprenant plusieurs espèces qui croissent en Cochinchine.

PSEUDIS s. m. (pseu-diss-du gr. pseudés, faux, trompeur). Erpét. Genre de batraciens anoures, de la famille des raniformes, dont l'espèce type habite l'Amérique du Sud Les têtards des PSEUDIS sout beaucoup plus gros que la grenouille dans laquelle ils se traitsforment. (P. Gervais.)

Encycl. Ce genre de batraciens raniformes est caractérisé par une langue entière et presque circulaire; deux groupes de dents palatines entre les orifices internes des narines le tympan peu distinct; les trompes d'Eustache petites; le corps entièrement dépourvu de pores et de renflements glanduleux;les apophyses transversesde la vertèbre sacrée non dilatées en palettes quatre doigts libres, le premier opposé aux deux suivants les orteils réunis par une large membrane. Le mâle a sous la gorge une vessie vocale. Les têtards, dans ce genre, sont beaucoup

plus groa qne l'animal parfait; aussi les a-t-on pris pour des grenouilles qui se changeaient en poisson. L'espèce type est le pseudis de Mérian, qui habite 1 Amérique du Sud et porte le nom vulgaire de jackie. V. ce mot. PSEUDO, préfixe. V. PSEUD. Ce préfixe s'unit par un trait d'union aux mots dont il est suivi, quand ces mots existent isolément en français.

PSEUDO-ACMELLE s. m. (pseu-do-a-kmèle du préf. pseudo, et de acmelle). Bot. Espèce de plantes, du genre spilanthe, yuiprésente de la ressemblance avec l'acmelle. PSEUDO-ACONIT s. m. (pseu-do-a-ko-ni — du préf. pseudo, et de aconit). Bot. Genre de plantes, de la famille des renonculaires, renfermant des plantes qui se rapprochent de PSEUDO-ACORE s. m. (pseu-do-a-ko-re —

du préf. pseudo, et de acore). Bot. Espèce d'iris à fleurs bleues, qu'on appelle aussi FAUX ACORE.

PSEUDO-AGATE s. f. (pseu-do-a-ga-te du préf. pseudo, et de agate). Minér. Fausse agate, variété du jaspe-agate..

PSEUDO-AGNUS s. m. (pseu-do-a-ghnuss du préf. pseudo, et de aynus). Bot. Merisier à grappes.

PSEUDO-ALBÂTRE s. m. (pseu-do-al-bâ-tre du préf. pseudo, et de albâtre). Miner. Espèce de chaux sulfatée.

PSEUDO-ALCOOL s. m. (pseu-do-al-ko-ol). Chim. Nom donné aux alcools secondaires préparés'au moyen des homologues de l'éthylène.

Encycl. On sait que, parmi les procédés synthétiques qu'a fait connaître M. Berthelot pour la préparation des alcools monoatomiques, il en est un qui consiste à combiner l'éthylène ou ses homologues à l'acide iodhydrique, à transformer en éther acétique 1 éther simple ainsi obtenu, en le soumettant à l'netion de l'azotate d'argent, et à saponifier enfin l'éther acétique par la potasse. M. Berthelot avait expérimenté cette méthode sur l'éthylène et elle lui avait fourni l'alcool ordinaire. II l'avait également expérimentée sur le propylène, mais n'avait pas suffisamment étudié l'alcool propylique qu'il avait obtenu pour pouvoir rien décideur sur sa nature. Entin, avec l'amylène, il s'était borné à constater que ce corps s'unit, comme ses homologues inférieurs, à l'acide iodhydrique. Il crut que tous les alcools qui dériveraient des hydrocarbures CnH2n par ce moyen seraient des alcools normaux, ce que nous appelons aujourd'hui des alcools primaires.

Quelques années plus tard, M. Würta obtint synthétiquement un hydrocarbure C5H10 en chauffant l'iodure d'allyle avec du zincéthyle. Voulant se rendre compte de l'identité ou de la non-identité de ce corps avec l'amylène de l'alcool amylique, il se proposa de le convertir en alcool amylique par le procédé de M. Berthelot, pour préparer ensuite des sulfamylates et comparer les sels obtenus avec ceux qui proviennent de l'alcool amylique de fermentation. Toutefois, comme il avait peu de produit et qu'il ne voulait pas s'exposer à le perdre, il s'exerça à préparer l'alcool amylique avec l'amylène ordinaire. Qu'on juge de sa surprise L alcool amyli9ue ainsi obtenu n'était point identique avec 1 alcool amylique de fermentation.

M. Würtz donna au nouveau corps qu'il venait de découvrir le nom de pseudo-alcool amylique. Il répéta ses expériences sur d'autres hydrocarbures et, en particulier, sur ceux de la série CnH2m—2. Sous l'influence de l'acide iodhydrique, ces derniers lui donnèrent un monoiodhydrate et un diiodhydrate. Traités par l'acétate d'argent, puis par la potasse pour saponifier l'acétate formé d'abord, ces corps donnèrent des alcools ou des glycols ne présentant pas les propriétés des divers groupes d'alcools alors connus (on ne connaissait encore que des alcools primaires) et présentant, au contraire, des propriétés qui les rapprochaient du pseudo-alcuol amylique. M. Würtz pensa donc qu'il avait découvert une nouvelta classe d'alcools, qu'il désigna sous le nom générique de pseudoalcools. Voici les propriétés qu'il assigna à ces pseudo-alcools.

I. PROPRIÉTÉS DES PSEUDO-ALCOOLS MONOATOMIQUES. 1° Lorsqu'on traite un pseudoalcool monoatomique par l'acide sulfurique concentré, il se dédouble en eau et en l'hydrocarbure générateur. Dans les mêmes circonstances, les alcools proprement dits produisent un éther sulfurique acide, lequel, saturé par la baryte, donne un sel bien cristallisé.

20 Chauffés à 2000 ou 2500, les pseudo-alcools se dédoublent en hydrocarbures et en eau, sans qu'il soit besoin d'employer pour cela uu agent de deshydratation. Avec les vrais alcools, au contraire, qui résistent très-bien à l'action de la chaleur, un déshydrataut seul peut produire ce dédoublement.

3° Le brome versé dans un pseudo-alcool en sépare de l'eau et s'unit à l'hydrocarbure. Avec le chlore, on obtient la mème réaction, mais il se fait en même temps des produits secondaires.

Les alcools ordinaires, au contraire, perdent dans ce cas deux H et donnent des dérivés de substitution du résidu.