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Title : Société nantaise d'horticulture...

Author : Société nantaise d'horticulture. Auteur du texte

Publisher : (Nantes)

Publication date : 1880

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 1914

Description : 1880

Description : 1880.

Description : Collection numérique : Fonds régional : Pays de la Loire

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k112542n

Source : Bibliothèque universitaire de Nantes

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34532023j

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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SOCIÉTÉ NANTAISE

D'HORTICULTURE FONDÉE EN 1828

ANNALES

ET

RÉSUMÉ DES TRAVAUX

DE L'ANNÉE 1880.

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NANTES

Mina yve C. MELLINET, IMPRIMEUR DE LA SOCIÉTÉ D'HORTICULTURE

Place du Pilori, 5.

1880


Les séances de la Société nantaise d'Horticulture ont lieu le premier et le troisième dimanche de chaque mois, à huit heures et demie du matin, depuis le 1er avril jusqu'au 1er novembre, et à neuf heures pour les autres mois.

Le siège de la Société est rue de la Fosse, 44. La Société n'accepte aucune responsabilité pour les Mémoires et Rapports insérés dans les Annales.


BUREAU

DE LA SOCIÉTÉ NANTAISE D'HORTICULTURE POUR L'ANNÉE 1880.

Président honoraire M. Chaigneau rue BonneLouise

– M. VIDAL, rue du Port-Communeau. Président M. le Dr F. BLANCHET, rue du Calvaire, 3. 1er Vice-Président M. RouxEL^,ruedesSalorges, 13. 2e Vice-Président M. SABOUREAU, rue du Calvaire. Secrétaire général M. Paul BELLAIN, Pont-Rousseau. Secrétaire adjoint M. A. PÉAN, rue Félibien, 5. Trésorier M. A. LECLAIRE, rue Saint-Julien, 2. Bibliothécaire archiviste, M. P.-C. Grenet, rué Biaise. Présidents des quatre Commissions d'examen Floriculture, M. BRAS.

Culture maraîchère, M. EVELLIN.

Pomologie, viticulture, M. V. DE LA Jousselandière. Arboriculture, arts horticoles, M. J. BUREAU. Président de la Commission des Expositions et des Fêtes M. Piciiery.

Bibliothécaire honoraire M. Moisan.


COMITÉ DE RÉDACTION.

MM. B. Martineau, MOULLIÉRAS, N., N.

COMMISSIONS D'EXAMEN.

Floriculture.

MM. Léonard, secrétaire frère Louis, BUTTY, GOYARD. Culture maraîchère.

MM. CASSARD (Louis) Brunellière (Louis) PICHERY. Pomologie, Viticulture.

Mil. Lefièvre fils (Adolphe), secrétaire Lefièvre (Henri) Bruneau (J.) frère Louis.

Arboriculture, Arts horticoles.

MM. BOUVET, secrétaire Denorus CHAMPENOIS (P.). COMMISSION DES EXPOSITIONS ET DES FÊTES.

MM. ECHENOZ, secrétaire HOURDIN-PERRO AuBRY(F.); BRUNEAU (J.); Lefièvre (A.).


LISTE GÉNÉRALE

DES

MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ NANTAISE D'HORTICULTURE.

Membres honoraires.

1859 Boncenne, propriétaire, Fontenay-le-Comte. 1860 Pradal (Mme ve), propriétaire, rue Gresset. 1878 Merson (E.), directeur de l'Union bretonne. 1878 Mollat, avocat, directeur de Y Espérance du Peuple. 1879 Ducoudray-Bourgault fils, Paris.

Membres correspondants.

18SS Goin (E.), éditeur, rue des Ecoles, 62, Paris. 1878 Bouchy (J.), à Plantière-Metz (Alsace-Lorraine). 1879 Blanchard,. chef du Jardin botanique (Brest). Baudriller (C. et G.), pépin'6, à Gennes (M.-el-Loire.) Lemoine père et fils, horticulteurs (Angers).

Membres titulaires.

1854 Anizon, docteur-médecin, rue des Halles, 22. 1858 AHonneau, propriétaire, rue Paré, 1.


1860 Alliqt, mécanicien, rue Miséricorde.

1860 Angebaut, fabricant de poteries (Ancenis). 1860 Avrouin, propriétaire, rue Gresset, 11.

1865 Audrain, jardinier, chemin des Herses.

1869 Aubry (François), architecte, rue de Belleville. 1873 Audrain (Armand), négociant, place Lamoricière. 1876 Alliou (René), négociant, route de Clisson. 1876 Allot (François), négociant, rue de Briord. 1877 Alaberte, professeur, à Grillaud.

1877 Audigan (Alexandre), négociant, rue de la Commune. 1877 Allain (Paul), facteur de pianos, impasse des Salorges. 1878 Abadie (Bernard), vétérinaire, rue Franklin, 5. 1879 Armange (Emile), courtier, rue du Sanitat. 1880 Angot (Henri), comptable, rue des Pénitentes. 1880 Alizon, notaire, rue de Gorges.

1880 Alix, cordonnier, Basse-Grande-Rue.

1831 Babin, propriétaire, rue de la Bastille, 78. 1831 Babin-Chevaye fils, propriétaire, rue Voltaire. 1843 Biarnès, propriétaire, Plessis-Camus.

1844 Bahuaud, négociant, quai Maison-Rouge.

1844 Berra (Jules), négociant, quai Versailles.

1846 Boisselot, propriétaire, route de Rennes.

1846 Boissier, pharmacien, rue Saint-Pierre.

1848 Bruneau (Jules), horticulteur, rue Hauts-Pavés. 1848 Brunellière (Alexis), horticulteur, rue Richebourg. 1849 Bruneau (Henri), horticulteur, rue Hauts-Pavés. 1850 Bardot fils, négociant, rue Racine.

1850 Besnard de la Giraudais, proprre, rue Bonne-Louise. 1852 Baudry-Courtade, propriétaire, place du Commerce.


1853 Boyer, chapelier, place Bretagne.

1855 Blanchet, docteur-médecin, rue du Calvaire, 3. 1857 Bernaudeau, docteur-médecin, rue Bon-Secours, 11. 1857 Bossis fils, propriétaire, avenue de Launay, 15. 1858 Beaussire, propriétaire, impasse Rosière. 1858 Barreau (MUe), grainière, rue des Halles, 21. 1860 Bardot (Lucien), négociant, boulevard Delorme. 1861 Biais, menuisier, rue Lamothe-Piquet.

1863 Bras, carrossier, avenue Allard.

1863 Bouvier, couvreur, passage Raymond.

1866 Biton fils, propriétaire, route de Rennes. 1866 Busnel (de), propriétaire, rue d'Argentré. 1866 Brevet, jardinier (Chantenay).

1867 Bonet, avoué, rue Crébillon.

1867 Boiscourbeau, docteur-médecin, rue Crébillon. 1867 Bourgeois, imprimeur, rue Saint-Clément. 1867 Bezamat (Louis), propriétaire, quai Flesselles. 1868 Bellain (Paul), commis-négociant, à Pont-Rousseau. 1868 Bahuaud (René), horticulteur, chemin des Chalàtres. 1868 Butty, horloger, rue du Marchix.

1868 Bouchaud, propriétaire, passage Russeil.

1868 Banchereau, propriétaire, rue Saint-Rogatieu. 1868 Brissonneau, propriétaire, quai Fosse, 13. 1869 Baudriller, propriétaire à Blaison (Maiue-et-Loire). 1869 Briand fils ainé, propriétaire, rue Racine, 7. 1869 Boëts, propriétaire, rue des Olivettes.

1869 Bremy, propriétaire, quai du Bouffay, 1.

1869 Baudet, constructeur (Paimbœuf)-

1871 Boquien, propriétaire, rue du Calvaire.

1871 Bahuaud (Jules), horticulteur, allée de la Civellière. 1871 Brunellière (Auguste), horticulteur, rue Richebourg. 1871 Brunellière (Louis), horticulteur, rue Richebourg. 1871 Brosse (Mme de la), propriétaire, boulevard Delorme, 7.


1871 Boissier fils, négociant, rue d'Orléans.

1871 Biton-Caillé, horticulteur, rue Saint-Rogatien. 1872 Bahuaud-Litou, horticulteur, chemin de Vertou. 1873 Bureau (Joseph), propriétaire, chemin du Coudray. 1873 Blattier, négociant, rue Paré.

1874 Bertholeau (Eugène), négociant, rue de Belleville. 1874. Blaise, propriétaire à Roche-Maurice.

1874 Bonnaud (Henri), négociant, rue Hauts-Pavés. 1874 Bernier (Edouard), agent comptable, route de Rennes. 1875 Bouvet, propriétaire, rue Guépin.

1875 Bassard, jardinier (Clisson).

1875 Buquet, propriétaire, chemin des Chalâtres. 1875 Bahon, propriétaire, rue de Guérande.

1875 Bernier, plâtrier, rue Moquechien.

1876 Blanchard (Pierre), chemin de la Chesnaie. 1876 Boisson, commerçant, rue Châteaubriand, 15. 1876 Boisseau-Lory, commerçant, rue du Bouffay. 1876 Bailhache, bijoutier, rue Jean-Jacques, 15. 1876 Bretonnière, carrossier, rue Félix.

1876 Brelet, employé à la mairie de Nantes.

1876 Bezier (Auguste), jardinier, chemin de la Marrière. 1876 Blanc (Mm° Georges), rue Voltaire, 3.

1876 Bordier (Alexandre), rue de Miséricorde. 1876 Bureau, jardinier, rué du Coudray, 18.

1876 Boutin, secrétaire de la mairie de Chantenay. 1876 Baulard-Blanchard, papetier, Haute-Grande-Rue. 1877 Blanlœil (Pître), négociant, rue de la Commune. 1877 Besnard (Félix), md de meubles, r. du Calvaire, 27. 1877 Bregeon, jardinier chez Mrae Guillon, à Chantenay. 1877 Brillouet, jardinier, boulevard Saint-Aignan, 20. 1877 Brégeon (Maurice), propriétaire à la Ville-aux-Roses. 1877 Brié (Auguste), jardinier à la Tournerie.

1878 Bobé, horticulteur, route de Rennes.


1878 Bordier (J.-M.), couvreur, place Bretagne. 1878 Buot, négociant, quai Penthièvre.

1878 Brelet (Arthur), place Pilori,

1878 Blandin (Pierre), jardinier, prairie d'Amont. 1878 Boursier, restaurateur, rue Fosse, 36.

1878 Billot (Charles), rue des Halles, 22.

1878 Béranger (Henri), horticr, Bas-Chemin-Saint-Donatien. 1878 Bobierre (A.), dir. de l'Ec. des Sciences, r.Vollaire, 12. 1879 Brossaud (Alexandre), négociant, place Viarmes, 44. 1879 Boidron fils (Louis), négociant, rue Saget, 1. 1879 Bruzon (Octave), prop. au Trejet, ce de la Chevrollière. 1879 Boisseau (Francis), négociant, r. des Bons-Français, 5. 1879 Bécheux (Eugène), négociant, Haute-Grande-Rue. 1879 Barreau (Louis), rue de l'Héronnière, 7.

1879 Bibard, horloger, place Pilori.

1879 Bonne (Félix), commerçant, rue Crébillon, 15. 1879 Bouancheau, propr. à Favet (S'-Etienne-de-Corcoué). 1879 Bruneau fils (Paul), rue des Hauts-Pavés. 1879 Bertin, propriétaire à Port-Charlotte (Saint-Nazaire). 1879 Bidouët, propriétaire, rue de Bel-Air.

1879 Blondeau, chef de cult. chez M. Langlois, Chantenay. 1879 Bonnet (P.), chef de cre chez M.Gueudet,àlaCarteiïe. 1879 Blanchard, boucher, place Bon-Pasteur.

1879 Besnard, fabricant de chaussures, place Saint-Nicolas. 1879 Bouchaud (Ludovic), rue Fosse, 46.

1879 Blanchard (Joseph), propr., rue Bertrand-Geslin, 4. 1879 Boissière- (Edouard), nég., quai Ile-Gloriette, 25. 1879 Bruncllière (Pierre), jardinier, rue Saint-André. 1879 Bretonnière (J.-B.), jardin. chez M. Dobrée, à Doulon. 1880 Blanc (Georges), avocat, rue Voltaire, 3.

1880 Bernard (Auguste), notaire, rue Guépin, 1. 1880 Boisseau (Louis), propriétaire, rue Clavurerie. 1880 Battier (Edouard), tailleur, rue de la Pérouse.


1880 Babonneau (Pierre), jardinier chez M. Huchet, à la Gourdonnière (Saint-Herblain).

1880 Bourgneuf (de), représentant de comm. r. Neptune, 2. 1880 Baudry, fabricant d'huiles, place du Commerce, 1880 Bahuaud fils, horticulteur, chemin des Chalâtres. 1842 Couprie, docteur-médecin, rue de Strasbourg. 1851 Chaigneau, propriétaire, rue Bonne-Louise. 1852 Cormerais (Louis), propr., boulevard Delorme, 34. 1852 Caillé aîné, horticulteur, rue Saint-Rogatien. 1855 Cormier (Pierre), négociant, Pont-Rousseau. 1860 Caillé (Dominique), propriétaire, rue Crébillon, 2. 1860 Caillaud (fre Louis), dr des sourds-muets, ch. deVertou. 1860 Caillé (Gustave), propriétaire, place Delorme. 1860 Cassard (Louis), propriétaire, chemin de Vertou. 1862 Couprie fils, rue d'Orléans.

1863 Coquet (l'abbé), rue de la Verrerie.

1863 Chatelier propriétaire, quai de la Fosse, 69. 1863 Coignard (Mma veuve), négociant, place du Bouffay. 1864 Champ-Renou (du), propr., rue de l'Héronnière. 1866 Caillard (Frédéric) fils, négociant, rue Cambronne. 1866 Caillard (Arthur), court. marit., quai de la Fosse, 36. 1866 Cahors, commerçant, place du Bon-Pasteur. 1866 Culler (Edmond), négociant, passage Saint-Yves. 1867 Cassegrain, négociant, route de Clisson. 1867 Cassaignard, serrurier, rue Franklin.

1868 Caillard (Frédéric), père, nég., quai Duguay-Trouin. 1868 Champenois (Pitre), propr., rue Barrière-de-Couëron. 1868 Cottineau (Louis), horticulteur, chemin du Coudray. 1869 Clavier, notaire, quai Brancas.


1871 Chapé (Pierre), mécanicien à la Musse.

1871 Champenois (Ludovic), négociant, Pont-Rousseau. 1871 Caillard (Mme), propriétaire, quai Duguay-Trouin. 1874 Cobigo-Grégoire, rue de la Chalotais.

1874 Cornulier (Henri de), propriétaire, rue du Lycée, 13. 1874 Chagnas (Julien), chef de culture, rue de Courson, 1. 1874 Clouet (Louis), propriétaire, Chapelle-sur-Erdre. 1874 Chauvet fils, propr., rue Vieux-Chemin-de-Couëron. 1874 Cazautet, peintre, rue Contrescarpe.

1873 Charron aîné, chef de bureau, mairie de Nantes. 1875 Cheret, fabricant de conserves, Ville-en-Bois. 1875 Corbineau, stucateur, rue Brasserie.

1875 Corbin, fabricant, Haute-Grande-Rue.

1875 Chenantais, ancien notaire, place du Bouffay. 1875 Coignard (Mme veuve), propriétaire, rue Gresset. 1876 Cardinal, maître de forges, quai Ile-Gloriette. 1876 Coupry, géomètre, quai Turenne.

1877 Casimon, charpentier, rue de Coutances. 1877 Caillé (Adolphe), propriétaire, rue Haudaudine. 1877 Challe (Julien), jardinier, rue des Orphelins, 7. 1877 Corbin (Louis), jardinier, Jardin des Plantes. 1877 Caillé (Léon), négociant, rue Basse-du-Château. 1877 Chollet (Théophile), négociant, chaussée Madeleine. 1878 Cassard (Henri), maraîcher, chemin de la Ripossière. 1878 Chesneau (Jean-Marie), jardinier à Tnutes-Aides. 1878 Chabas (Charles), négociant, quai Penthièvre. 1878 Cesbrou (Ale), chez M. de Ternay, château de Lepinay, à Aigrefeuille.

1878 Couraleau (Gustave), propr., quai Duguay-Trouin, 16. 1879 Castets, commis-négociant, rue Crucy, 5. 1879 Cassard, pharmacien, chaussée Madeleine. 1879 Champenois (Félix), commis-nég., Pont-Rousseau. 1879 Chapelle (Louis), négociant, quai du Marais.


1879 Chapelle (Francis), négociant, rue du Marais. 1879 Clériceau, architecte, rue Saint-Julien.

1879 Campion fils, tailleur, place du Commerce. 1879 Champ-Renou (du), propriétaire, rue Félix. 1879 Coignard (Jean), dentiste, rue Crébillon, 3. 1879 Chaignon, pharmacien, place du Pilori.

1880 Clenet (Baptiste), jardinier, Sainte-Luce.

1880 Coupris (Emile), négociant en vins, r. de Versailles. 1880 Cassard (Charles), propriétaire, rue de Versailles. 1838 Delamare, docteur-médecin, rue Piron, 3. 1839 David, propriétaire, boulevard Saint-Aignan. 1850 Desloges (Adolphe), négociant, rue des Cadeniers. 1832 Dortel, négociant, rue Sainte-Catherine.

1854 Demange, propriétaire, rue d'Erlon, 11.

1856 Dufour, propriétaire, place Notre-Dame.

1857 Doré (Edmond), propriétaire, rue Crébillon, 24. 1859 Damourette père, propriétaire, rue Beaumanoir, 6. 1859 Desbourdeaux, propriétaire, quai Turenne, 10. 1861 Dûscourtys, propriétaire, rue du Mouliu.

1861 Damourette (Alfred), propriétaire, rue Beaumanoir, 6. 1861 Dubois de la Valette, armateur, rue Harrouys. 1862 Dufour, directeur du Muséum, rue de l'Héronnière. 1863 Dubosq, géomètre, rue Santeuil, 4.

1866 Desmas, propriétaire, rue Rameau.

1866 Desvos (M'ne), négociant, rue Crébillon.

1869 Debray (Eugène), négociant, route de Rennes. 1872 Dayre-Nieto, industriel, rue de Feltre, 10. 1873 Denorus, propriétaire, quai Cassard.

1875 Dennery, banquier, rue de Clisson.


1875 Devin (Pierre), propriétaire, rue du: Port-Maillard. 1875 Druneau, ferblantier, rue du Boûffay.

1875 Demance (Ernest), professeur, rue Strasbourg. 1875 Delbecque, négociant, rue du Calvaire.

1876 Derouet, rue de Clisson, 7.

1876 Duteil, commerçant, rue des Salorges.

1877 Dausse, médecin, au Pont-Saint-Martin.

1877 Douillard (Henri), rue Hauts-Pavés.

1878 Delaunay de Saint-Denis, propr., rue du Calvaire, 1. 1878 Diard (Joseph), jardinier au Jardin des Plantes. 1878 Diffon (Auguste), négociant, quai Moncousu. 1878 Dubois (André), lithographe, place du Commerce. 1878 Dauly (Joseph), propriétaire à la Collinière. 1879 Durbin (Louis), entrepreneur, place du Bouffay. 1879 Doucet (Jean), jardinier chez M. Cbéguillaume, route de Rennes.

1879 Dubreuilh (Emile), négociant, passage Saint-Yves. 1879 Douaud (Pierre), horticulteur, Pornic.

1879 Drouet (Julien), carrossier, quai des Tanneurs, 19. 1879 David (Lucien), entrepreneur, route de Paris. 1880 Durand (Pierre), jard. chez M. Leblanc, ch. de Vertou. 1880 Dumont, dr de la fabr. d'allumettes, côte S'-Sébastien. 1840 Ecorchard, docteur-médecin, au Jardin des Plantes. 1850 Evellin, propriétaire, à Chantenay.

1861 Ertaud de Bois-Mêlé, propriétaire à Rezé. 1867 Espéron fils, négociant, rue du Calvaire.

1875 Echenoz, directr de la Cie des Eaux, r. Strasbourg, 2. 1877 Estingoy (Edd), agent d'assur., place du Bon-Pasteur. 1879 Ecomard, chapelier, place du Pilori.


1828 Foucher, négociant, rue Gresset,

1845 Fleury, propriétaire, ancien député, rue Kervégan. 1851 Frank, négociant, rue Kervégan.

1853 Fessard, direct, de la Gie du Gaz, quai des Tanneurs. 1864 Fougères, chef de cul., chez M. de la Ferronnaye, St-Mars-Ia-laille.

1869 Foulonneau, sculpteur, rue Cambronne.

1876 Fruneau (Mme veuve), propriétaire, rue Mondésir. 1876 Foin fils, chaudronnier, Pont-Rousseau.

1876 Foucault (Siméon) fils, pharmacien, place Bretagne. 1877 Febraud (Charles), propriétaire, rue de Coutances. 1878 Fourrage (Thre), commis-nég., quai Ile-Gloriette, 19. 1878 Fruneau (J.-B), entrepr. à la Marzelle, en Grillaud. 1878 Faivre (Ches),mécan., rue Vieux-Chem.-de-Couëron. 1879 Fournier, menuisier, place Brancas.

1879 Fouchard (Julien), usine à Gaz, rue de Rennes, 39. 1879 Flouret, doreur, Haute-Grande-Rue.

1835 Godillon, propriétaire, route de Paris.

1841 Gouté (J.-J.), propriétaire, rue Gresset.

1843 Gautret, avocat, rue Mercoeur.

1848 Grenet (P.-C.), armateur, rue Biaise.

1852 Guilley, propriétaire, rue de Gigant.

1852 Guichard, négociant, rue de l'Héronnière.

1854 Guéraud, géomètre, Haute-Goulaine.

1858 Gruget, propriétaire, boulevard Delorme.

1865' Guilbaut (Charles), propriétaire, Ville-en-Bois. 1865 Grainetier, propriétaire, quai Brancas.

1866 Gilée, négociant, boulevard Delorme.

18fi8 Gandin aîné, négociant, rue Porte-Neuve.


1869 Gilée, architecte, rue du Calvaire, 10.

1869 Garnier, Edouard, quai Richebourg, 2.

1871 Garnier (Ludovic), négociant, quai Magellan. 1871 Gillard, sculpteur, place Delorme,

1871 Guillory, plâtrier, rue Haute-du-Château. 1872 Guichard (Henri), horticulteur, rue Hauts-Pavés. 1873 Garraud (Alexandre), armateur, tenue Camus. 1873 Guilbaud aîné, négociant, quai Port-Maillard. 1873 Guillard (J.-B.), maraicher, Bas-Chem. S*-Donatien. 1874 Guiet (Victor), négociant, pont Sauvetout. 1875 Goyard (Alfred), négociant, rue Poissonnerie. 1875 Guimard, négociant, rue Crébillon.

1875 Gelineau, épicier, rue des Arts.

1876 Gouleau, horticulteur, boulevard Saint-Aignan. 1876 Gordé (Ernest), rue Contrescarpe, 25.

1876 Gueffier père, propriétaire, route de Rennes. 1876 Gilhet, carrossier, quai Turenne.

1877 Gergaud (J.-B.), jardiner, Bas-Chem. de S'-Donatien. 1877 Gergaud (L.), jard. chez M. Lévy, boulev. Lelasseur. 1877 Gascon (Arthur), chez M. Armange, courtier. 1877 Grelier (Stanislas), passage Sanitat, 8.

1877 Guichard (MUe Marie), rue Hauts-Pavés.

1877 Gauchet (Charles), quai Fosse, 92.

1877 Goyau (François), tonnelier, rue des Salorges. 1877 Gervais (L.), rue Port-Communeau, 7.

1877 Gueudet père, négociant, quai Duquesne. 1877 Gueudet (Albert) fils, négociant, quai Duquesne. 1877 Godard (J.-M.), chemin du Port-Guichard. 1877 Guichard (Henri), fils, horticulteur, route de Vannes. 1877 Goulupean (Lucien), jardinier, Ancenis.

1878 Golembioswki (engrais de l'Ouest), Couëron. 1878 Guicheteau (Henri), commis-nég., bonlev. Delorme. 1878 Gauthier fils, négociant, Pornic.


1878 Garriou, propriétaire, Paimbœuf.

1878 Gaudin (Michel), négociant, rue Porte-Neuve, 3. 1878 Guibourd (Ernest) président du Trihunal civil, rue de l'Héronnière, 14.

1878 Goullin (Gustave), propriétaire, rue Gresset. 1878 Gaborit (Maillard), négociant, Vallet.

1878 Guittonneau (Alfred), instituteur, pension Livet. 1878 Gontard de Launay, propriétaire, rue Mercœur, 9. 1.879 Guillou, négociant, quai de la Fosse.

1879 Guiard (Mme veuve), propriétaire, rue des Arts, 26. 1879 Grenon, négociant, quai Turenne, 14.

1879 Guibert (J.), jardinier chez M. Ferronnière, route de Rennes.

1879 Guillouard (Francis), quincaillier, place St-Jacques. 1879 Godefroi, boulanger, rue Voltaire.

1879 Guéneux, lithographe, quai Penthièvre, 2. 1880 Georget, propriétaire, rue du Moulin.

1880 Gaillard, banquier, rue Poissonnerie, 2.

1880 Gourmeletz (Joseph), cafetier, place Saint-Pierre, 3. 1880 Guiheneuf, grainetier-cultivateur, rue d'Orléans, 11. 1880 Georget, marchand de vins, rue Port-Communeau. 1880 Gilles (Athanase), à Pont-Rousseau.

1880 Guillet (Pierre), employé des ponts et chaussées, à la Petite-Bérodière, route de Paris.

1854 Hourdin-Perro, négociant, rue du Calvaire, 1854 Haas, propriétaire, rue Racine.

1855 Hamelin père, propriétaire, place Port-Communeau. 1856 Huguenin père, négociant, rue des Olivettes. 1857 Harmange, propriétaire, rue Gresset.


1865 Herbelin, propriétaire, rue Sully.

1866 Huguenin (Charles), négociant, rue des Olivettes. 1866 Huguenin (Adolphe), négociant, rue des Olivettes. 1868 Hervé-Grangeau, propriétaire, boulevard Sébastopol. 1868 Hunault (Alfred), commre-priseur, rue Crébillon, 19. 1869 Heurtin, horticulteur, côte Saint-Sébastien. 1875 Henneau (Mmo), propriétaire, place Saint-Pierre. 18". 5 Hubert, négociant, au Louvre, rue du Calvaire. 1875 Hardouin (François), propriétaire, rue du Calvaire. 1877 Hardy (Célestin), entrepreneur, place Viarmes. 1877 Hays (Julien), commis-négociant, chaussée Madeleine. 1877 Hécan, propriétaire, chemin du Coudray, 13. 1879 Heuzé, négociant, rue Hôtel-de-Ville.

1879 Huard, propriétaire, rue du Calvaire, 24.. 1880 Huchet (François), chez M. de Belle-Ile, la Chevrolière.

1880 Hennequin (Donatien), rue de Gigant, 48.

1880 Harvouet (Pierre), à la Maillardière (Sorinières) chez Mlle de Tilly.

1854 Jousset, négociant, Ile-Gloriette.

1868 Journet, propriétaire, quai d'Orléans, 22.

1869 Jean (Mme veuve), propriétaire à Savenay. 1874 Jousseaume, négociant, Pont-Rousseau.

1876 Jarry, jardinier, Saint-Paul de Rezé.

1877 Juin (Aristide), bijoutier, rue des Halles.

1877 Justeau (Charles), boulanger, Haute-Grande-Rue, 40. 1878 Jaunault (Victor), avocat, place Royale, 11. 1879 Junot (Eugène), négociant, quai Turenne, 8. 1880 Julien (Charles), négociant, rue Beausoleil, 1.


1876 Kervella, artificier, quai de Versailles.

1840 Lelasseur, propriétaire, à la Sauzinière (Loire-Inf.). 1853 Lalande (François), horticulteur. passage Russeil. 1854 Le Houx, docteur-médecin, rue Jean-Jacques, 9. 1859 Lamarre-Gouffier, peintre, rue Hôtel-de-Ville. 1859 Legavre, commissaire-priseur, rue Crébillon, 14. 1859 Lemonnier (Jules), propriétaire, quai Duquesne. 1859 Leroux (Jules), négociant, rue Copernic. 1859 Leroux (Henri), docteur-médecin, quai des Tanneurs. 1859 Leys, inspecteur d'octroi, place Lamoricière. 1859 Lecamus, propriétaire, rue de la Bastille. 1860 Laënnec, propriétaire, boulevard Delorme. 1860 Lotz, propriétaire, Vieux-Chemin-de-Couëron. 1863 Lelasseur (Mme), propriétaire, à la Sauzinière. 1864 Leglas (François), à la Rosière, route de Rennes. 1866 Lahaye, propr., hôtel de Bretagne, rue de Strasbourg. 1866 Legal (Frédéric), propriétaire, rue Fouré. 1866 La Canterie (de), propriétaire, rue de Strasbourg. 1866 Legal (Pitre), négociant, rue de Versailles, 10. 1867 Lemab fils, horticulteur, à la Musse.

1868 Leclaire (Adolphe), pharmacien, place Royale. 1868 Lizé fils aîné, horticulteur, route de Vannes. 1869 Levesque (Louis), père, négociant, rue Lafayette. 1869 Lemut, ingénieur civil, rue de l'Entrepôt, 6. 1869 Langlois, maître de forges, Chantenay.

1871 Lescomère (Arnaud), chef de culture, place Launay. 1871 Lavigne, jardinier, chemin de Saint-Donatien. 1871 Lefaguays (Arsène), négociant,, rue de l'Ecluse. 1871 Lc'vfsquo (Mmfi), propriétaire, boulevard Delorme.


1872 Labbé (Eugène), négociant, chaussée Madeleine. 1873 Lory (Auguste), négociant, rue de Strasbourg. 1873 Luneau (Gabriel), docteur-médecin, rue Guépin. 1875 Lebot (Henri), négociant, quai Turenne, 12. 1875 Laval (François), négociant, rue du Calvaire. 1875 Lemut (Albert), négociant, rue des Cadeniers, 2. 1875 Loichemolle (Hippolyte), marbrier, rue Lekain. 1875 Langlais, propriétaire, quai Fosse, 66.

1875 Lepinays (Joseph), jardinier, rue Hàrrouys. 1875 Lorieux (Edouard), commissaire-priseur, r. deFeltre. 1875 Leduc, filateur, rue Dos-d'Ane.

1876 Lubben, conducteur des ponts et chaussées, rue du Balai (Saint-Félix).

1876 Lucas (Auguste), propriétaire, boulevard Sébastopol. 1876 Lesage, quincaillier, quai Port-Maillard.

1876 Lelore (Henri), rue Port-Communeau.

1876 Lenoir, architecte, rue Guépin.

1876 Leroux (Eugène), rue Cambronne.

1876 Lemaitre, peintre, rue de la Poissonnerie. 1876 Longueville (Mtae Sévère de), rue de Strasbourg. 1877 Litoux (Gustave), négociant en vins, Chantenay. 1877 Lefeuvre (Constant), négociant, rue Bon-Secours, 11. 1877 Lebreton (Pierre), jardinier, à la Garde, en Doulon. 1877 Leguays père, propriétaire au Mont-Goguet. 1877 Lefièvre (Adolphe), fils aîné, horticult., r. Richebonrg. 1877 Lefièvre (Henri), fils aîné, horticult., r. Hauts-Pavés. 1877 Letessier, chef de culture, à la Sauzinière. 1877 Leroy (Théophile), négociant, rue d'Erdre. 1877 Leblay (Joseph), chef de culture, à Chantenay. 1877 Lemoine fils, négociant, rue du Mo.ulin, 7. 1877 Leroy (Auguste), jard., Bas-Chemin-de-S'-Donatien. 1877 Lefièvre (Henri), horticulteur, rue Hauts-Pavés. 1877 Lepine (Jean), jard., ch. M. Mauloin, S'-Paul-de-Rezé.


1877 Lafont (Georges), propriétaire, rue Rosière, 17. 1878 Larrieu (Paul), grillageur, quai Cassard. 1878 Larrieu (Lucien), grillageur, quai Cassard. 1878 Legouëff, jardinier, rue du Balai, S'-Félix. 1878 Lefièvre (Baptiste), pépiniériste, rue d'Allonville, 14. 1878 Lory (Adolphe), photographe, rue Crébillon, 8. 1878 Laine, horticulteur, Saint-Nazaire.

1878 Légal (Frédéric), industriel, quai Magellan. 1878 Lefebvre (Joseph), négociant, rue de Rennes. 1878 Letoùrmy (Léon), commerçant, rue de la Fosse, 10. 1878 Lacvivier (de), négociant, rué Dugommier, 2. 1879 Larray (Eugène), quai Fosse, 54.

1879 Lefièvre (Ludovic), horticulteur, rue Hauts-Pavés, G4. 1879 Lotz (Léon), mécanicien, rue Canclaux. 1879 Lalau (Baptiste), jardinier chef, hospice SI-Jacques. 1879 Lacambre, docteur-médecin, rue de Rennes, 4. 1879 Laprie, rue Sarrazin, 10.

1879 Lavenier, clerc de notaire, boulevard Sébastopol. 1879 Louvel, directeur de la Société générale, rue Racine. 1879 Léonard (J.-B.), place Pilori.

1879 Landreau (Jean), jard. chez M. Erangeul, rt0 de Paris. 1879 Lemaignan de la Verrie, propr., place Préfecture, 2. 1879 Lotz (Alfred), mécanicien, rue Canclaux. 1879 Loriol de Barny, proprre, château du Pin, à Angers. 1880 Lepine (Eug.), jard., à la Chaussée-S'-Paul-de-Rezé. 1880 Lapointe, négociant, rue Strasbourg.

1880 Lepré (Amédée), négociant, rue de la Commune, 23. 1880 Lecas, comptable, rue Brancas, 10.


1828 Moisan, propriétaire, rue Richebourg.

1839 Maguero, propriétaire, rue Boileau.

1839 Mattat, propriétaire, rue Gigant, 36.

1847 Merot du Barré, propriétaire, rue Bertrand-Geslin. 1851 Menoreau (Jules), horticult., petite rue St-Clément. 185*2 Mellinet (Mme veuve), imprimeur, place Pilori. 1852 Marquenet, propriétaire, rue Lamothe-Piquet. 1857 Muller, propriétaire, rue Saint-Donatien, 10. 1857 Magré père, propriétaire, rue Santeuil, 6. 1859 Maillard, propriétaire, rue Saint-Donatien, 6. 1866 Moulliéras, propriétaire, passage Saint-Yves. 1867 Martin, négociant, quai Magellan.

1867 Massion fils, négociant, place Launay.

1867 Milliat, coiffeur, place Bon-Pasteur.

1867 Merel (Joseph), serrurier, rue du Cheval-Blanc, 10. 1868 Maillard (Armand), courtier, rue de l'Héronnière. 1869 Mortier, architecte, quai de la Fosse, 17.

1871 Massion .père, négociant, rue Richebourg. 1872 Métivier (Jean), négociant, rue du Calvaire. 1873 Magré fils, employé à la Préfecture, rue Santeuil, 6. 1873 Mignot, lithographe, passage Pommeraye, 1874 Maugras (Hippolyte), négociant, quai Flesselles. 1874 Marques, négociant, rue Haudaudine.

1875 Marion (Alexis), négociant, rue Boileau, 10. 1875 Maury fils, négociant, quai Turenne.

1875 Marion (Francis), négociant, rue Newton, 3. 1875 Maury père, négociant, quai Turenne.

1876 Moreau, directeur de l'octroi, passage Saint-Yves. 1876 Mercier aîné, plâtrier, rue du Puits d'Argent. 1876 Maussion (Auguste), propriétaire, rue Rosière. 1876 Mercier (Francis), plâtrier, rue du Puits d'Argent. 1876 Maillard (Francis), négociant, rue Porte-Neuve, 16. 1876 Martineau, avoué, rue de Feltre, 5.


1877 Maillard (l'abbé), ancien curé de Cordemais. 1877 Menard (Ma thurin), jardinier à la Musse. 1877 Martin (Alexandre), huissier, place du Commerce, 6. 1877 Méchineau (Frédéric), chef de culture à Chantenay. 1877 Moisdon (Charles), rue des Hauts-Pavés. 1878 Magré, propriétaire, quai Duguay-Trouin. 1878 Messine (Marcel), pharmacien, quai de la Fosse, 83. 1878 Murié (Hippolyte), négociant, rue Mellier. 1878 Mauffra, propriétaire, rue Gresset, 7.

1878 Monjouin, peintre, rue Royale, 9.

1878 Meignan fils, pharmacien, place Lamoricière. 1878 Mortier (Louis), couvreur, rue du Marchix. 1878 Maurice (Jean), propr., place du Bon-Pasteur, 12. 1878 Maurier (Fois), gérant au château des Grésillières. 1878 Marchais (Bapt.), jard. chez M. Orly, à S'-Sébastien. 1879 Monnier, pharmacien, passage Félibien.

1879 Mellier (Mlle), propriétaire, rue de Rennes, 1880 Méon, fleuriste, place Saint-Pierre.

1880 Mouraud fils, horticulteur, rue Hauts-Pavés. 1880 Mangnier (Mrae) propriétaire, rue Mondésir, 7. 1880 Mellereau (Victor), propriétaire, route de Paris. 1880 Mouraud (Louis) fils, horticulteur, rue Hauts-Pavés. 1880 Maillard (Félix), forgeron, à Portillon (Vertou). 1867 Nau (Paul), propriétaire, rue Lafayette.

1867 Noisette, horticulteur, route de Paris.

1874 Naux (Adolphe), négociant, quai de la Maison-Rouge. 1874 Nidelet (Urbain), notaire, rue Crébillon, 14. 1874 Ninoreille, négociant, Basse-Grande-Rue. 1878 Ninoreille (Charles) fils, négoc', Basse-Grande-Rue.


1878 Noireaux (A.), jard. au Hallays, la Haie-Fouassière. 1879 Noë (Martial), courtier-maritime, rue Cambronne. 1866 Olivier (Hippolyte), agent-voyer, rue Mercœur. 1866 Onillon (Auguste), propriétaire, rue Bon-Secours. 1866 Ordronneau, propriétaire aux Couëts.

1866 Ollive (J.-B.), négociant à Pont-Rousseau. 1866 Ouvrard père, rue du Seil.

1866 Ollivié (Hipp.), propr., bas chemin Saint-Donatien. 1850 Pichery, propriétaire, rue de Strasbourg.

1850 Pesneau père, négociant à la Ville-en-Bois. 1839 Perraudeau fils, architecte, rue du Pré-Nian. 1839 Peigné, propriétaire, rue Saint-Léonard, 49. 1839 Ploquin, propriétaire, route de Paris.

1839 Pion (Pierre), architecte, rue Saint-Clément, la. 1859 Pariche, paysagiste-rocailleur, rue des Arts, 27. 1839 Perthuis jeune, négociant, rue de l'Héronnière. 1839 Pelletier, négociant, rue de la Rosière.

1863 Provost (Joseph), horticulteur, route de Renues. 1863 Pelletier, propriétaire, rue Dobrée.

1864 Pouplard (François), horticulteur, rue des Orphelins. 1863 Péan (Emile), négociant, rue de Miséricorde. 1866 Peignon, horticulteur, boulevard Sébastopol. 1867 Poubaud, propriétaire, rue du Couëdic.

1868 Pellerin (Charles), négociant, rue Richebourg. 1869- Péan (Auguste), négociant, rue Félibien, 5.


1869 Prevault, huissier, place de la Bourse, 42. 1871 Pâtisson (René), propriétaire, rue Jean-Jacques. 1873 Perraud (Auguste) père, nég., rue Saint-Léonard. 1873 Plessis-Quinquis (du), propr., rue Royale, 17. 1873 Poitou (Constant), négociant, rue Gresset. 1873 Poitou (Amand), négociant, rue Gresset. 1873 Poitou père, négociant, rue Gresset.

1874 Pecot (Julien), horticulteur, route de Paris. 1874 Pesneau (Emile), négociant, rue Newton. 1874 Pesneau (Alfred), négociant, rue Kléber. 1875 Porcher, négociant, pont Sauvetout.

1876 Paris, négociant, à la Musse.

1876 Pouré, négociant, rue de la Poissonnerie. 1876 Petard (l'abbé), avenue de Luzançay.

1876 Péan (Mlle Blanche), rue Félibien, 5.

1876 Péan (Mlle Thérésa), rue Félibien, 5.

1877 Provost (Louis), jardinier, Jardin des Plantes. 1877 Petit-Desmaisons, chaussée Versailles.

1877 Picot, horticulteur-paysagiste, avenue Allard, 9. 1878 Perraud père, négociant, Basse-Grande-Rue. 1878 Piloquet (François), horticulteur, route de Clisson. 1878 Poirier (Armand), jardinier, rue d'Allonville. 1878 Perraud (Marcel), coin. -nég., Basse-Grande-Rue, 10. 1878 Pironneau, propriétaire, rue Kervégan, 32. 1879 Peigné (Constant), place Royale.

1879 Pagis (F.), jardinier, côte Saint-Sébastien. 1879 Pignot (Georges), rue Daubenton, 5.

1879 Pesneau (Lucien), négociant, rue Marceau. 1879 Pechereau, entrepreneur, rue Thiers, 10. 1879 Poujade, instituteur communal, rue Beaumanoir. 1879 Pinard (Eugène), négociant, île Gloriette. 1879 Pauvert, jardinier, au château de la Varennes. 1879 Pouzin (Edmond), négociant, rue Marmontel,.4.


1880 Pelletier, propriétaire, à Pont-Rousseau. 1880 Praud, jardinier à Doulon.

1880 Plédran (Paul), imprimeur, quai Cassard. 1880 Paris (Joseph), entrepr. de serrurerie, r. Juiverie, 10. 1880 Piffeteau (Henri), jardinier, à Saint-Paul. 1849 Rouxeau, docteur-médecin, rue Paré.

1852 Robert (Armand), propriétaire, à Saulron. 1836 Racineux, propriétaire, rue du Marchix.

1865 Robert (Henri), propriétaire, quai Richebourg. 1866 Renaud (Paul), industriel, prairie de Mauves. 1866 Rinaud, entrepreneur, quai de Versailles. 1869 Roux (Gustave), négociant, rue de la Fosse. 1869 Ruillé de Beauchamp, propriétaire, r. de la Commune. 1869 Rocheron, industriel, rue d'Erlon.

1871 Robert (Edouard), propriétaire, rue Guépin. 1872 Richard (François), horticulteur, r. des Hauts-Pavés. 1873 Rouxel com. de mar. en retr., r. des Salorges, 13. 1873 Richard (Henri), cloutier, rue Saint-Clément. 1873 Russeil (François), négociant, rue Rollin, 8. 1874 Rhetière (Pierre), menuisier, rue de Paris. 1874 Rivet (Paul), négociant, rue Porte-Neuve. 1875 Richard (Pierre), négociant, rue de la Bléterie, 7. 1875 Rivet (Louis), négociant, rue Porte-Neuve. 1875 Richard (Henri), négociant, rue Porte-Neuve. 1875 Ricoul, jardinier, rue Saint-Jacques.

1876 Riardant, direct. du compt. d'escompte, r. Lafayette. 1876 Rinaud (Eugène), entrepreneur, quai Versailles. 1877 Rapin (Charles), propriétaire, rue de Coutances. 1877 Rabreati fils, propriétaire, chemin de Bonne-Garde.


1877 Richard (Jules), chef de cuit. ch. M. Dubigeon,Vertou. 1877 Ragot (Jean-Marie), jardinier, avenue de Launay. 1878 Rivet (Edouard), entrepreneur, quai de Versailles. 1879 Rivron (J.-B.), négociant, place Royale.

1879 Rochard, cirier, Basse-Grande-Rue, 22.

1879 Ridel (Léopold), architecte, rue Félibien, 30. 1879 Roy (Henri), propriétaire, route de Paris, 19. 1879 Renou, horticulteur, route de Paris, Ancenis. 1879 Robert (Etienne), pharmacien, place Louis XVI. 1880 Regaré (Francis), maison Suzer, quai Versailles. 1880 Rondeau, jardinier, ch. M. Heurtin, côte S'-Sébastien. 1853 Sorin fils, géomètre, aux Trois-Moulins.

1861 Sarradin, confiseur, rue du Calvaire.

1862 Sauvage, négociant, quai Cassard.

1866 Sechez-Desbois, négociant, rue de Feltre. 1871 Soufflant, représentant de commerce, r. Hauts-Pavés. 1874 Soudée (Charles), lithographe, rue Paré.

1875 Sottin-Géraudière, propriétaire, Cordemais. 1875 Stern, industriel, Haute-Grande-Rue.

1875 Saboureau, propriétaire, rue du Calvaire. 1876 Simonneau (Julien), propriétaire, chaussée Madeleine. 1876 Simonneau, (Théodore), négociant, rue Dos-d'Ane. 1876 Sebilleau (Jules), négociant, rue de l'Arche-Sèche. 1877 Souffrand, jardinier, à la Morinière, en St-Paul. 1877 Senez père, tailleur, rue Fosse.

1877 Senez fils (Anatole), commerçant, quai Penthièvre. 1877 Sauvestre (Ludovic), rue Marceau, 18.

1877 Szczupack, commerçant, quai Fosse, 18. 1878 Simonneau (Aristide), docteur-méd., r. Hauts-Pavés.


1878 Siffaijt (Ernest), propriétaire, rue Newton, 1878 Seché (J.-B.), pharmacien, place du Pilori. 1878 Sabatier (Edouard), négociant, place du Bouffay. 1878 Sinan (Alcime), directeur des docks, bd Sebastopol. 1879 Simon père, propriétaire, quai Fosse, 99. 1880 Savariau (Jean-Marie), rue Fouré.

1880 Schmit, propriétaire, quai Jean-Bart, 3.

1880 Salmon, fabricant de chocolat, à la Collinière. 1880 Sabatier père, propriétaire, rue Strasbourg. 1842 Testé, peintre, chemin de Saint-Félix.

1844 Thibault, industriel, rue des Orphelins.

1852 Thomas, propriétaire, rue de Gigant.

1854 Trastour, docteur-médecin, rue Lafayette. 1857 Tour du Pin (de la), boulevard Delorme, 26. 1867 Tremant fils, avocat, rue du Calvaire.

1868 Thebaud (J.-B.), horticulteur, rue Saint-Rogatien. 1869 Terrolle fils (Louis), mécanicien, quai Baco. 1873 Thibault (Emile), fils, industriel, rue des Orphelins. 1873 Thomas fils, docteur en médecine, rue Cassini. 1875 Tessier (Charles), fabricant, rue de Feltre, 5. 1875 Tessier (Sébastien), jardinier, à Chantenay. 1875 Talva fils, commerçant, Pont-Rousseau.

1877 Tremblay, employé de commerce, rue de Gorges. 1877 Terrade (Pierre), tailleur, rue de la Fosse. 1877 Tailtrou (Paul), pharmacien, rue des Arts. 1878 Thebaud (Edouard), cafetier, place Graslin. 1878 Toublanc (Georges), négociant, Basse-Grande-Rue. 1879 Terrien (François), jardinier, route de Paris. 1879 Tremulot, entrepreneur, rue du Chêne-d'Aron.


1879 Thibault (Eugène), négociant, rue Saint-Léonard. 1880 Tripon fils, imprimeur, quai d'Orléans.

1843 Vincent, négociant, quai des Tanneurs.

1845 Vigneron de la Jousselandière, propr. ,r. de Bel-Air, 33. 1859 Van Iseghem père, propriétaire, rue Thiers. 1863 Voruz, industriel, rue Linnée.

1864 Vidal, propriétaire, rue Saint-Léonard.

1867 Van Neunen, négociant, rue du Calvaire. 1873 Vallée, négociant, chaussée Madeleine.

1874 Voland (Jules), négociant, rue du Calvaire. 1875 Verger (Constant), négociant, place de la Monnaie. 1877 Volatier, employé à la Préfecture, Nantes. 1878 Verset (Jean), propriétaire, rue des Carmélites. 1879 Vincent, négociant, quai Baco.

1880 Vannier, propriétaire, place Sainte-Anne. 1866 Waldeck-Rousseau, avocat, rue Dugommier. 1875 Wolff (Benjamin), nég., maison Marx, r. du Calvaire. 1878 Wieland (F.-B.), commis-négociant, quai Ceineray, 8.

AVIS.

MM. les Sociétaires dont les dates de réception, noms, professions ou domicile seraient inexacts, sont instamment priés d'en donner avis à M. le Secrétaire de la Société, chargé des rectifications à faire pour les Annales des années suivantes.


RAPPORT

sur les brochures du mois de janvier.

Vous me pardonnerez d'aborder de suite dans ce résumé la grande question à l'ordre du jour de toutes les Sociétés agricoles et horticoles de France le Phylloxera et sa destruction. Je débuterai par là, parce qu'en effet les bulletins de la plupart de nos Sociétés correspondantes en entretiennent leurs lecteurs et nous sommes dans un pays de trop grande production vinicole, pour négliger de nous occuper d'un fléau qui, s'il n'est pas encore dans nos vignes, est presque à nos portes et dont, tôt ou tard, il faudra s'occuper sérieusement pour notre compte. Espérons, au reste, que notre climat ou nos vignobles n'attireront pas son attention, mais préparons-nous à le combattre s'il venait à paraître et à vouloir se propager dans notre contrée.

J'ai lu beaucoup de brochures et un grand nombre d'articles traitant cette question je puis dès maintenant me faire une opinion, mais ce n'est pas de la mienne qn'il s'agit, mais bien de celles qui sont exprimées dans les écrits dont je vais faire le résumé.

Laissez-moi, pour commencer, vous citer une fort spirituelle correspondance entre la vigne américaine qui se


prétend le seul succédané de nos cépages français et le sulfure de carbone qui se prétend, lui, le seul remède à nos maux

« Vous avez la peau dure, vigne, ma mie, dit le mordant » sulfure à sa rigide concurrente, la vigne américaine » vous n'êtes point constituée, me dites-vous, comme nos » rachitiques vignes françaises, vous vous moquez de » l'attaque du puceron vous vivez même fort bien avec » lui mais vous produisez peu de vin, encore s'il était » bon Je sais bien que nous aimons mieux nos vins » français, mauvaise habitude dont vous voudriez nous » débarrasser; et puis, dites-vous, si nous tenons tant à » nos cépages, vous ferez de bons porte-greffes. Ah tenez, » j'aime mieux ma vigne, je la soignerai j'enveloppe, » lorsque l'on m'y convie, sa racine de vapeurs toxiques. » J'influence un peu la malade à dire vrai mais j'ai bien » soin de lui donner ensuite tout ce qu'il faut pour la » rappeler à une nouvelle vigueur, et je ne doute pas » d'arriver à sauver nos vignes et vous aussi, bien sûr, » car vous subirez la loi commune en vieillissant après » avoir supporté le puceron pendant votre jeunesse, croyez» moi, vous m'appellerez pour vous débarrasser plus tard » de ce dangereux parasite. (Société d'Horticulture de la » Côle-d'Or.) »

En effet, Messieurs, des expériences ont été faites dans une vigne de dix ans et contenant 4,000 souches. Du sulfure de carbone fut réparti par 60 grammes par pied de vigne, et le résultat fut excellent la vigne est devenue splendide pas un phylloxera n'a pu être découvert où il y en avait tant. M. Jaussau, du Gers, auteur de l'expérience, combat énergiquement l'opinion de M. Boiteau et son rapport à l'Académie des Sciences où il déclare que la vigne attaquée du phylloxera meurt déjà bien assez vîte


sans encore hâter sa mort sous le prétexte de la guérir. Cette opinion d'un homme aussi autorisé que M. Boiteau qui déclare que l'emploi du sulfure de carbone est sans effet, a produit une fâcheuse impression sur les viticulteurs hésitant à l'employer. Il faut combattre énergiquement cette affirmation et en détruire les conséquences, par des faits faciles à contrôler.

L'emploi du sulfure de carbone n'est pas sans danger, cependant ses vapeurs sont délétères il prend feu facilement au simple contact de la flamme et forme quelquefois un corps détonnant en se combinant avec l'oxygène de l'air. M. de Pindray vient de faire disparaître ces inconvénients, en renfermant le sulfure dans des capsules gélatineuses bien closes; il suffit ensuite de les mettre en terre à la profondeur et à la distance nécessaires, et de les recouvrir de terre que l'on tasse bien. Au bout de quelques heures, la gélatine se fond, suivant le degré d'humidité du sol, et le sulfure de carbone inonde de ses vapeurs tout le terrain qui l'entoure. Chaque capsule contient environ 10 grammes de sulfure il en faut deux par cep. Ces capsules coûtent environ 30 fr. le mille.

D'un autre côté, je trouve dans la Chronique de l'Ain une note de M. Pulliat, de Bourg, qui déclare qu'après de nombreux essais, il est bien prouvé que les vignes provenant de semis d'espèces américaines ou que même les boutures des Riparias de l'York, du Vialla, du Taylor, du Clinton, de reprise facile, sont d'une grande résistance et presque inattaquables. Il faut, dit M. Pulliat, réagir contre cette absurdité, qui porte à croire que les boutures de vignes peuvent porter le phylloxera et le propager. Il y a longtemps que les entomologistes ont fait justice de cette manière de voir.

Il est temps. Messieurs, de clore cette série de notes


sur la vigne et son ennemi le phylloxera, et de revenir à des sujets plus près de nous fort heureusement. Parmi les variétés nombreuses de Pommes de terre cultivées dans le Sud-Est de la France, mentionnons la Pomme de terre Van der Veer. Cette variété tardive est de meilleure forme que la Chardon, et sa qualité est meilleure. Au jardin d'essai de la Société de l'Ain, de nombreux essais comparatifs ont été faits et les produits donnés par la Van der Veer ont toujours été supérieurs comme rendement, grosseur et qualité!

La Pomme de terre Champion, si renommée en Angleterre, est due à JohnNicoll, qui la découvrit en 1863. Son immunité contre la maladie est presque absolue sa forme est un peu défectueuse, mais elle se conserve très bien. Elle est recommandée comme production tous les agriculteurs. (Société de Dijon.)

Je ne voudrais pas quitter mes notes sur les Pommes de terre, sans vous signaler une variété très recherchée aux environs de Montlhéry (Seine-et-Oise), et que M. Perdrigeon, cultivateur, désigne sous le nom de saucisse blanche. Elle est peu attaquée par la maladie elle est productive on l'estime, entre autres, pour son grand rendement et la beauté de ses tubercules.

M. Desfosses découvrait en 1821 la solanine poison très violent, contenu a diverses doses dans presque toutes les plantes de la famille des solanées. M. Guignet, de la station agronomique de la Somme, croit utile, à cette époque de l'année, de prévenir les cultivateurs que les pommes de terre germées sont très nuisibles pour la nourriture du bétail, par ce fait que les germes de ces pommes de terre, lorsqu'ils sont jeunes surtout, contiennent des quantités relativement considérables de solanine. La Revue horticole recommande une Poire excellente et


très peu répandue. M. de la Jousselandière vous en a présenté un exemplaire à notre réunion du 18 janvier, la Bergamote Ilertrich, dont les fruits mûrissent en mars et avril. Cette poire a été obtenue vers 1856, chez M. Hertrich, à Colmar.

L'lllustrution horticole publie la statistique des plantes cultivées pour la parfumerie dans diverses contrées. Je ne vous citerai que le chiffre total de 3,600 hectares employés dans les diverses contrées du globe pour la culture des roses, lavande, violettes, orangers, etc. La Bulgarie, seule, emploie 200 hectares à la culture des roses pour essence. L'Eucalyptus globulus, le plus grand d'Italie, mesure 3m,30 de circonférence à la base, et une hauteur de 30 mètres. 11 fut planté, en 1854, par le roi des Deux-Siciles, dans le jardin de Gaëte, province de Naples.

Le Bulletin de la Société de Genève renferme une chromolithographie d'un Bégonia à fleurs doubles obtenu par M. Champury, jardinier chez M. Adrien Gaville, à MalagnyGeuthod. Les fleurs sont très grandes et se tiennent bien. C'est une nouveauté très recommandée. La violette à très grandes fleurs, connue sous le nom de Viola odoralissima, est mise au commerce depuis 1878 par G. Lee, horticulteur anglais, variété issue du Viola Victoria Regina. C'est une race toute distincte, à touffes naines, épaisses, garnie de très grandes fleurs rondes, et d'une fort belle nuance. La Revue de l'Horticulture belge que nous devrions posséder dans notre bibliothèque, parle avec force louanges d'une Rose nouvelle, JWme Oswald de Kerchove, découverte à Lyon par le semeur Schwartz. La décrire serait difficile elle est de nuance blanche, à fond jaune cuivre et très odorante.

Le Journal des Roses donne une fort belle chromolithographie de la rose Thérèse l.evet, belle variété livrée


au commerce en 1864 par M. Levet, de Lyon. Je. recommande à nos sociétaires la lecture de plusieurs articles du Journal des Rosés, intitulés Promenade d'un Botaniste à travers les plates-bandes du Journal des Roses. Ils y rencontreront, notamment, une série de souhaits très intéressante à lire pour les amateurs de roses.

La Revue horticole décrit une variété de Clématite, qu'elle donne sous le nom de Louise Carière. Cette plante m'a paru fort belle elle est, dit la Revue, très rustique et tout-à-fait insensible, même aux plus grands froids. Le Chrysanthème étoile d'or est l'une des meilleures sortes pour l'ornement des massifs de pleine terre. Sa culture et sa multiplication sont identiques à celles des Ghrysanlhèmts d'orangerie.

La Revue horticole recommande l'ornementation des jardins par YEvonymus Japonira, le Calonyction sanguinolentum.

Le Bulletin de la Société d'acclimatation indique l'Albuca nulans, liliacée à fleurs larges, blanc velouté plante rustique, supérieure à V Ornithogale, et le Soja hispida, dont j'ai lu la description dans plusieurs Bulletins, connu primitivement sous le nom de Pois uléagineux de Chine. Enfin, M. de Coufevron de Saint-Jean-de-Maurienne, voudrait voir cultiver partout le Convolvulus Cantabrica, aux fleurs roses satinées, longuement pédonculées, aux tiges non volubiles, ce qui les rend propres à l'ornementation des plates-bandes.

P. BELLAIN.


RAPPORT

sur les brochures du mois de lévrier.

MESSIEURS

Dans votre assemblée du 7 mars, votre bureau m'a fait de nouveau l'honneur de me charger de vous rendre compte des publications adressées à la Société. Je vais vous en présenter une rapide analyse.

Voici d'abord le règlement et programme de l'Exposition des Insectes, que la Société centrale d'apiculture et d'insectologie doit ouvrir à Paris du 1er septembre au 8 octobre prochain. Le programme embrasse tontes les catégories d'insectes utiles ou nuisibles à l'homme, aux animaux ou aux plantes.

La Société d'Emulation de la Vendée nous adresse son Annuaire de 1879, presque entièrement rempli par des études archéologiques et historiques. Un seul article intéresse l'horticulture, c'est celui qui concerne la rouille des feuilles du poirier. D'après des observations concordantes faites dans différents endroits, cette maladie serait due au voisinage du Juniperus Sabina. A quoi attribuer le caractère infectieux de cet arbre ? Probablement à la présence d'un champignon particulier qui aime à s'y développer. Quoi qu'il en soit, il suffit d'arracher les genévriers pour sup-


primer la cause infectieuse, et la rouille disparaît, en effet, des poiriers attaques.

La Société protectrice des animaux nous envoie son Bulletin de décembre 1879, qui témoigne de nouveau de l'étendue et de la vigilance de ses préoccupations pour les améliorations à apporter au traitement et au service des animaux.

Maître Jacques journal d'agriculture de Niort nous fournit ses deux numéros de décembre et de janvier. Son compte-rendu analytique des publications reçues renferme des renseignements intéressants, l'emploi de la suie comme un engrais excellent pour les vignobles, celui de la poussière de chanvre pour détruire en une demi-heure les denilles du chou, ou, dans le même but, la plantation du chanvre dans les lignes un moyen de faire couper les instruments tranchants, en les faisant tremper pendant une demi-heure dans de l'eau mélangée d'acide muriatique ou d'un vingtième d'huile de vitriol un procédé pour avoir du cresson en hiver, en semant de la graine sur une toile d'emballage clouée, à toucher l'eau, sur un baquet plein d'eau de fontaine, et placé dans un appartement l'utilité de faire stratifier les pépins de vignes, avant de les semer, et l'indication des espèces américaines réputées les plus résistantes à l'action du phylloxera enfin l'explication scientifique de l'action de la gelée sur la pomme de terre la gelée expulse l'eau qui entre dans sa constitution, sans produire de rupture des cellules. Cette eau, qui a entraîné avec elle des substances azotées, suinte à travers l'enveloppe et entre rapidement en fermentation cette fermentation amène la désorganisation des tissus, par d'autres fermentations successives, jusqu'à destruction complète du tubercule. Le remède est bien simple et tout indiqué lavez vos pommes de terre à grande eau, et laissez-les


ensuite sécher dans un courant d'air à un ou deux degrés au-dessous de zéro débarrassées de l'eau fermentescible exsudée, elles se conserveront désormais sans altération, et seront même plus nourrissantes, parce qu'elles seront plus riches en fécule et en matière azotée que les pommes de terre ordinaires.

Nous avons reçu du Journal d'agriculture pratique les numéros des 15, Giâ et 29 janvier, 12 et 19 février et 4 mars. Le sulfure de carbone reprend faveur pour le traitement des vignes phylloxérées seulement, il faut le diffuser et le faire pénétrer profondément dans le sol, au moyen de l'eau, jusqu'aux grosses racines. Le sulfure de carbone s'emploie l'hiver, et les sulfo-carbonates l'été et, si l'on a soin de graisser les vignes avec du fumier de cavalerie, leur système radiculaire se reconstitue rapidement, et la régénération de la plante est bientôt complète. Mais la vigne n'a pas que le phylloxera pour ennemi la pyrale lui fait aussi beaucoup de mal le meilleur moyen de la détruire est encore le vieux procédé de l'eau bouillante, inventé par Raclet.

La Société nationale d'agriculture s'est occupée, dans l'une de ses réunions des effets des gelées. Il y a été signalé un phénomène fort curieux des fentes à des platanes, sur toute la longueur de leur tronc, fentes qui se sont refermées complètement au dégel. J'ai observé le même fait chez moi, sur un gros tronc de figuier. Les gelées ont causé un mal considérable aux arbres et aux arbustes. Faut-il les tailler, les récéper ? M. Joignaux conseille de n'en rien faire laissons les yeux ou bourgeons, plus ou moins vivants dit-il réunir tous leurs efforts pour appeler la sève, car plus il y aura de travailleurs à la pompe, mieux les liquides' se mettront en mouvement.


Le Sud-Est, numéros de janvier et de février, nous donne la description d'une machine à greffer les vignes, un moyen bien simple de faire décamper des pommiers le puceron lanigère, en frottant les branches avec une poignée de montants d'ognons une étude sur 35 variétés hors ligne de pommes de terre, dont les quatre supérieures sont la Balle de farine, la Merveille d'Amérique, l'Early rose et l1 Incomparable un article spécial sur la pomme de terre Champion, la meilleure des variétés anglaises, qui réunit tous les mérites; enfin, l'indication de la mousse trempée d'eau de fumier, comme un excellent engrais pour la pomme de terre. Dans la partie spécialement horticole. je relève d'abord un procédé d'amélioration de l'artichaut, en coiffant le fruit, dès qu'il émerge du fond de la plante, avec un gros linge, puis d'un chapeau de paille, le tout lié à la tige l'artichaut, ainsi traité, blanchit et acquiert un goût beaucoup plus fin, et ses parties comestibles sont plus que doublées et plus tendres. Viennent ensuite un article sur la culture de la Giroflée d'hiver, un article sur les Solanum, arbrisseau d'agrément, et un éloge de l'Acer rubrum (érable rouge), comme arbre d'ornement. Rien à dire de l'Horticulture, journal d'annonces, numéro du 19 février, ni du journal la Nouvelle méthode de culture qui ne s'occupe que de sujets essentiellement agricoles.

La Chronique horticole de l'Ain, numéro du 1er mars, recommande la culture du chou très hâtif d'Etampes, du haricot Chevrier et de l'épinard lent à monter. Elle confirme le mérite de la nouvelle violette de Parme, sans filets fait l'éloge de la poire Beurré de Mortillet, et déconseille d'acheter la Belle d'Ecully. Elle indique un moyen de conserver les céleris en hiver, en les replantant sous châssis et les pommes en les mettant en silos. Elle pré-


conise aussi la pomme de terre Champion, avec la pomme de terre tardive Van der Weer; elle rappelle que le meilleur moyen d'avoir de bonnes récoltes de pommes de terre exemptes de la maladie, c'est de planter les tubercules de bonne heure, dès le mois de février enfin, elle constate ce fait lamentable que tous les insectes, et notamment le phylloxera et les pucerons, n'ont pas éprouvé le moindre malaise de la rigoureuse température de l'hiver. Nous constatons le même phénomène, dans nos jardins, pour les loches, qui sont grasses et bien portantes. La Revue signale ce fait qu'au bord des lacs, la température a été relativement beaucoup plus douce, et elle se termine par une leçon de taille des branches à fruit du poirier.

Le Bulletin du 4 mars, de la Société d'horticulture et de botanique de Huy. s'occupe de la culture des pois sans parchemin ou mange-tout. Elle fait remarquer qu'il faut éviter de seringuer les plantes avec de l'eau séléniteuse, à moins qu'on ait eu la précaution d'y ajouter un gramme de bicarbonate de soude par litre. Elle indique le moyen de cicatriser les plaies des plantes succulentes, en leur appliquant un morceau d'amadou embrasé.

Dans le numéro de janvier, de la Revue horticole de Marseille, je note le moyen d'avoir une floraison prolongée des Primevères de Chine, en les mettant en place au printemps, pour former des massifs à mi-ombre. Au mois de septembre on d'octobre, on peut les diviser et les empoter de nouveau, et on obtient de bonne heure, en serre, une nouvelle floraison hivernale. Un article sur les causes d'insuccès, dans le forçage des fraisiers, est aussi très intéressant à consulter.

Les Annales de la Société centrale d'horticulture d'Illeet-Vilaine témoignent d'un remarquable zèle de la part de ses membres. Parmi les observations intéressantes ren-


fermées dans les procès-verbaux, je citerai la culture de T Imantophyllum comme plante aquatique au moyen d'un plat de terre rempli continuellement de trois à quatre centimètres d'eau, dans lequel on pose le pot qui contient la plante sa végétation, dans ces conditions, devient d'une beauté extraordinaire, l'étude du frère Henri, sur la maladie de l'extrémité des bourgeons du pêcher, qu'il attribue, avec raison, à la pluie qui se glisse entre les écailles et les petites feuilles naissantes, et qui gèle la nuit, s'il n'y a pas d'auvents protecteurs. Le même horticulteur établit que les qualités typiques d'une belle Carotte nantaise doivent être la couleur rouge cerise, et non verte du collet, et la longueur très effilée' de la racine. L'utilité de l'incision annulaire et de la fécondation artificielle des vignes qui fructifient peu est démontrée par d'intéressants exemples. Je vous engage à lire dans ces Annales les comptes-rendus de la Commission de visite et les renseignements utiles rassemblés par les Commissions de culture maraîchère, d'arboriculture et de floriculture. Je me bornerai ici à vous indiquer le moyen de vous débarrasser des vers blancs, en répandant sur la terre, avant de la labourer, du goudron de gaz, ou coaltar des limaces et limaçons, en leur offrant sur une assiette de la bière, dont ils sont très friands et dans laquelle ils se noient ou encore, de la mauvaise graisse ou de mauvais beurre étalé sur une feuille de chou, aux quatre coins d'une plantation de légumes le moyen d'obtenir des champignons immenses, même sans couche, sur un sol battu, en les arrosant avec une solution de salpêtre la recommandation du camphre, du brôme, de l'iode et du chlore, pour activer la germination des graines dans l'eau chlorée, elles lèvent en deux jours, et, dans un mélange de camphre et de brôme, en 36 heures; enfin, si au moment de planter vos pommes de terre


vous trempez les tubercules dans un mélange de fleur de soufre et d'eau de chaux, vous les préserverez de la maladie.

Dans le Cercle horticoln du Nord, numéro de janvier, je remarque, aux apports, un Epiphyllum truneatum greffé sur Opuntia robusta, puis une étude sur les plantes ornementales. J'ai dit du mal dans la Commission des roses, du thé Maréchal Niel je suis heureux de rencontrer aujourd'hui l'occasion d'en dire du bien. Cultivé en pleine terre, dans une serre hollandaise, dit le bulletin dont je m'occupe, il a atteint en cinq ans, 15 mètres de longueur, et a donné en 1879, au moins 350 fleurs parfaites. Le Cercle a nommé une Commission spéciale, pour se rendre compte des désastres causés par les rigueurs de l'hiver comme plusieurs autres Sociétés horticoles, il émet l'opinion que la précocité et la soudaineté du froid, saisissant des plantes dont la végétation était encore en mouvement, ont été les seules causes des pertes constatées.

Du Bulletin de la Société d'horticulture de Limoges, nous avons les numéros de 1879, 1, 2 et 3. Le premier contient une remarquable étude de M. Vassilière, sur la culture du pommier et la fabrication du cidre on ne peut rien désirer de plus complet, de plus lucide, de plus pratique. J'y relève aussi un procédé, dit procédé Dombasle pour l'essai des semences, en plaçant les graines entre deux rondelles de drap humectées d'eau tiède et placées sur une assiette qu'on expose à la chaleur du soleil ou d'un feu doux elles germent au bout de trois ou quatre jours, si elles sont de bonne qualité. Le numéro 2 rend compte de l'exposition de Limoges, fort riche et variée il conseille l'emploi de l'eau bouillante pour la destruction du puceron lanigère, et recommande de respecter comme insectes


utiles, le staphylin odorant les crabes dorés, noirs ou cuivreux la coccinelle les libellules et les ictaneumons.

Rien de particulier à signaler dans le Bulletin mensuel de la Société d'horticulture et d'acclimatation du Var. Dans celui de la Société d'horticulture et de viticulture d'Eure-et-Loir, numéros de janvier et de février, je relève d'abord les articles de la chronique, consacrés à la Cerise Belle de Montreuil, au croton Baronne James de Rostchild, au saumon de Californie, à l'estragon, comme élément de fabrication d'une liqueur hygiénique, au Stuartia grandiflora, aux Begonias doubles, Marie Boucher, Clovis, Dinah, Félix et Louis Boucher puis, deux études, l'une de M. Gressent, l'autre de M. Courtois, sur les arbres gelés et les soins à leur donner tous deux sont d'accord pour ne rien arracher et pour différer tout retranchement et toute taille, jusqu'à ce que la végétation se développe. Notons encore un travail intéressant sur les Begonias bulbeux et leur culture. Le Begonia en vogue, c'est le Begonia erecta superba, dont les fleurs doubles ou semi-doubles rivaliseront bientôt par le coloris et la grandeur avec celles des plus beaux Camellias.

Voici la manière de les semer

Dans la première quinzaine de février, prenez des boîtes de 35 centimètres de longueur sur 20 de largeur et 6 de profondeur drainez-les jusqu'aux deux tiers avec des résidus de charbon de terre ou de coke et mettez dessus deux centimètres de terre de bruyère finement tamisée semez en appuyant légèrement avec la main, et recouvrez avec un verre bien propre. La levée demande environ dix jours. Il faut aussitôt donner de l'air le plus possible, car le semis craint beaucoup l'humidité, et il convient de repiquer avec précautions huit ou dix jours après. Vers la fin de juin ou


de juillet, on peut mettre les plantes en pleine terre, où elles fleurissent jusqu'aux gelées.

La Société horticole, vigneronne et forestière de l'Aube nous offre ses Annales, numéro de janvier. On y rappelle avec éloges les poires Charles-Ernest et Beurré Baltet père, et on constate d'après un travail d'un élève de l'Institut agronomique, M. Pisson, que le testa ou enveloppe des graines joue un rôle protecteur important pour leur germination.

Le Bulletin de la Société d'horticulture de Saint-Quentin donne un excellent article extrait du journal de la Société d'horlicultura de Seine-et-Oise, sur la culture des Palmiers dans les appartements et une description brillante du Tradescanlia multicolor, Madame Lequesne, d'après la Revue horticole.

Dans les nouvelles Annales de la Société d'horticulture de la Gironde, dernier trimestre de 1879, nous trouvons deux études, l'une sur la taille des arbres fruitiers de plein vent à leur plantation, l'autre sur les lauriers, qui ne présentent aucune observation nouvelle à vous signaler. Il n'en est pas'de même d'un article sur le greffage des vignes et sur les cépages américains. L'auteur met fortement en doute l'efficacité de tous ces instruments que l'on invente pour faire mécaniquement les greffes, et il donne des conseils très sages et très prudents pour prévenir l'engouement de ses compatriotes pour la substitution des vignes américaines aux vignes indigènes. Il fait ressortir que, suivant toute probabilité, la résistance des cépages américains au phylloxera vient de leur végétation très vigoureuse, par conséquent, de l'abondance et de la vigueur de leur système radiculaire, greffés avec nos vignes, où ils leur transmettront leur vigueur et elles pousseront à bois, ou si la taille vient réduire les vignes, il y aura amaigrisse-


ment du sujet, par conséquent, diminution et affaiblissement des racines, et alors le phylloxera reviendra les attaquer, comme cela a eu lieu pour le Clinton, prôné et répandu depuis douze à quinze ans, et qu'on est aujourd'hui forcé d'abandonner, pour lui substituer le Jacquez ou d'autres espèces. Dans l'ordre des fruits et des légumes, on signale la figue Bourjassote, comme excellente entre toutes celles que l'on puisse cultiver dans la Gironde, et on recommande de planter de gros tubercules de pommes de terre, de préférence aux petits. Notons, en passant, d'après le Sud-Est, un nouveau mode de plantation de ce légume qui consiste à poser le tubercule simplement sur terre, en le recouvrant d'une petite butte, que l'on accroît au fur et à mesure du développement de la plante. Le Journal de la Société d'horticulture de Seine-et-Oise, numéro de novembre et de décembre, est rempli de comptes-rendus de visites de propriétés, intéressants à lire. Il renferme, de plus, un article sur le Papaya carica ou arbre à melons, de l'Amérique méridionale, dont le suc du tronc et des feuilles serait un ferment digestif des plus puissants, car si l'on place dans un vase ouvert contenant du suc de Papaya, élevé à la température de 60 degrés, des tranches de biftecks, on les voit disparaître peu à peu, comme de simples morceaux de sucre fondant dans un verre d'eau.

La Société d'horticulture de l'arrondissement de Senlis nous adresse ses numéros de janvier et de février. Ce dernier contient un premier et remarquable travail du Comité d'enquête sur les effets de la gelée, et à ce sujet l'exposition scientifique de la théorie du Cambium ou couche génératrice dans les végétaux. C'est cette couche génératrice formée de cellules très minces, nourries d'un liquide visqueux, qui font vivre et développer la plante


les cellules se dédoublent en une génération cellulaire nouvelle, qui se dédouble elle-même, et ainsi de suite, pour se transformer successivement en fibres, vaisseaux et autres éléments, qui représentent la couche annuelle de bois et d'écorce. Les tissus celluleux qui n'ont pas été ainsi employés, sont d'une ténacité et d'une vitalité extrêmes, car ils sont chargés de pourvoir l'année suivante à la génération de nouvelles cellules, et l'on comprend, dès lors, qu'il suffit de quelques-uns de ces éléments, non complètement désorganisés par la gelée, et vivifiés par un courant de sève, même faible, pour créer de nouvelles couches végétales, qui se surajouteront aux anciennes, et les remplaceront définitivement à un moment donné. Dans les extraits de la correspondance, on recommande de ménager les roitelets et les bouvreuils, grands destructeurs d'insectes, et surtout de leurs larves et de leurs œufs, l'emploi du pétrole pulvérisé en vapeur, pour détruire les chenilles, et la méthode de taille des figuiers de M. Louis Lhérault, d'Argenteuil; ce praticien préconise trois variétés; comme préférables à toutes les autres, la figue blanche d'Argenteuil, hâtive, la violette, ou dauphine, de moyenne saison, et la rouge de la frette, tardive.

Les quatre numéros de février du Cultivateur, journal de la région lyonnaise, s'occupent de sujets divers, viticulture, horticulture, animaux domestiques. Il y est constaté, encore une fois, malheureusement, que les insectes n'ont nullement souffert de la rigueur de l'hiver, et que, si l'huile de pétrole tue sûrement les arbres, et peut-être les chenilles, elle ne fait aucun mal aux vers blancs. Un moyen conseillé de guérir rapidement les plaies de tout genre, telles que, brûlures, coupures, écorchures, etc., c'est de les recouvrir d'une compresse imbibée d'eau dans laquelle on a fait bouillir de la corne râpée. Un article


sur la taille des arbustes à feuilles caduques, recommande de ne tailler qu'après la floraison ceux qui, comme les Ribes, les Weghelias, les Deutzias, les Lilas, fleurissent sur le bois poussé l'année précédente. D'autres articles font l'éloge des diverses variétés de Clivia ou lmantophyllum du figuier du Japon, nouvel arbusté rustique donnant des fruits rouge orangé excellents, et d'une longue liste de plantes nouvelles ou rares, parmi lesquelles un Agapanthus passant l'hiver en pleine terre, le bambou Ragamosku, à feuilles plus larges que le Métaké, le Petunia hybrida robusta flore pleno assez robuste pour se passer de tuteurs, l'Hymenocalle, à grandes couronnes, à ombelles de fleurs de 20 centimètres de largeur, blanc pur et odorantes.

Avec la Revue horticole, nous sommes en plein domaine de l'horticulture. Voici quelques extraits de son numéro du 1er février. Si vous amorcez le pot-piège Palletier avec un morceau de fromage, au bout d'un fil de fer qui •traverse le bouton du sommet, vous prendrez des mulots et des limaces en quantités indéfinies, sans qu'il soit besoin de renouveler l'amorce. VErica venlricosa coccinea minor est une charmante plante, relativement robuste, dont la floraison se prolonge depuis février, mars, jusqu'en juin. L'Eucharidium breweri promet d'être iiee plante annuelle, robuste et de grande valeur sa fleur est d'un coloris rouge brillant. Le jonc zébré et YEutalia Japonica zebrina sont de jolies plantes à panachure transversale. Les Eucharis, surtout VEucharis amazonica, sont des plantes sans rivales, pour donner une succession de fleurs pendant la saison hivernale. Suivent des notices intéressantes sur les Primevères de l' Hymalaya, sur le groupe des Skimmias, sur un fraisier à fleurs doubles, sur le Pithecolobium Samman ou arbre à pluie, grand arbre acclimaté à la Jamaïque,


dont l'épais feuillage se ferme la nuit et laisse tomber sur la terre une abondante rosée.

Le numéro du 16 février vante le Cyclamen universum giganteum, comme supérieur à tous les autres Cyclamens, le Chimodosea Luciliei, libacée nouvelle à large fleur bleu d'outremer, brillant, centre blanc, la Quesnelia rosea marginata, l'Adianthum beausei, le Rhannus libanoticus, le Bambusa 1'agamoskii. Il donne une étude sur la culture et la multiplication des Poinsettia pulcherrima, une notice sur une machine à broyer la terre de bruyère, et un compterendu d'un nouveau livre, les Légumes d'hiver. N'oublions pas diverses communications sur les effets des gelées, et spécialement, ce fait observé sur un grand nombre d'arbres et d'arbrisseaux, que leur partie intérieure conservée sous la neige était intacte, la partie intermédiaire ensuite gelée et détruite, et la partie supérieure verte et vivante. Comment se fait-il que le jeune bois, faible et tendre, ait résisté, tandis que les branches et les troncs coriaces ont succombé ? Que devient dans ce cas la question d'aoûtement ? Déjà, dans d'autres bulletins, des observateurs ont rapporté qu'ils trouvaient les troncs de leurs poiriers, beaucoup plus malades que les branches.

Le numéro du 1er mars présente une étude du genre ïtetinospora, une étude de notre collègue, M. Boisselot, sur la taille des poiriers de semis pour les mettre à fruit, une notice sur les Primula acoulis, enfin, une correspondance de la Havane, sur la maladie du tabac, ce qui mettra les fumeurs en émoi, plus encore que les horticulteurs effet d'une culture peu rationnelle, ou usure du sol, toujours est-il que la plante dégénère et s'éteint.

Tel est, Messieurs, non pas l'analyse, ni même le résumé, mais l'indication sommaire des sujets qui peuvent vous intéresser dans les nombreuses publications dont l'examen


m'a été confié. Je ne pouvais m'étendre sur chacun, sous peine de faire un volume dont la longue lecture eût fatigué votre attention, malgré votre bienveillance, et qui, certainement, n'eût pas valu, à votre jugement, le texte même des descriptions exactes et lucides et des aperçus intéressants dont ces ouvrages sont remplis si bref que j'aie tâché d'être, je crains d'avoir encore été trop long. Nantes, le 91 mars 1880.

A. Delaiïnav DE Saint-Denis.


RAPPORT

sur les brochures du mois de mars.

MESSIEURS,

Je tâcherai d'être aussi bref que possible dans le compterendu des publications que votre bureau m'a chargé de vous faire.

A tout seigneur, tout honneur, dit le proverbe. Je commence par le Dictionnaire de botanique de Baillon, dont notre Société a reçu le douzième fascicule, ouvrage de science pure, avec lequel je n'aurai pas l'imprudence d'entrer en conversation, certain de me perdre bientôt dans les descriptions botaniques des plantes énumérées. Je me bornerai à vous indiquer une étude fort savante, mais néanmoins très intéressante, sur la coloration et les matières colorantes des plantes. Le dictionnaire est accompagné d'une planche coloriée figurant l'Aquilegia Chrysantha, dont vous avez reçu des graines à la récente distribution faite par la Société; cette Aquilegia, ou Ancolie, peut justement être qualifiée de splendide il est impossible d'imaginer quelque chose de plus original, de plus élégant en même temps et de plus brillant nous vous engageons à soigner vos semis de ses graines avec la plus grande sollicitude.

La Société d'agriculture, industrie, sciences, arts et 4


belles-lettres du département de la Loire nous envoie ses Annales de 1879. Comme son titre l'indique, ses travaux sont partagés entre quatre sections. Deux sujets ont naturellement primé tous les autres dans les travaux de la section d'agriculture et d'horticulture la question du libre échange ou de la protection, et la question du phylloxera. Dans l'une comme dans l'autre, je trouve des opinions nettement divergentes et énergiquement soutenues, et il est à craindre qu'on n'arrive jamais à un accord, du moins dans la première, car il y a des intérêts opposés, en faveur desquels on donne, de part et d'autre, des raisons excellentes. Il est certain, cependant, que la protection pour l'agriculture demeure, en principe, d'un haut intérêt national et politique, et qu'il n'est pas juste de l'exposer, sans défense, à la concurrence étrangère, lorsque les industries manufacturières sont toutes protégées. Quant au phylloxera, le remède qu'incline à conseiller la Société de la Loire, c'est l'ébouillantage mais il faut admettre, ce qui est fortement contesté, que l'œuf d'hiver, que ce procédé vise à détruire, se tient sur le cep même ou au collet, et non sur les racines en terre. Un autre moyen que les cultivateurs de la région, dédaignant les insecticides et les recommandations officielles, s'attachent à appliquer, c'est la fumure à forte dose de leurs vignobles, idée que j'ai déjà vu préconiser dans d'autres départements, et il sera peut-être démontré plus tard que c'est la meilleure. J'ai appris, en passant, qu'il n'y avait pas au monde que le phylloxera de la vigne, il y a celui du chêne et d'autres arbres et arbustes mais, jusqu'ici, ceux-là se tiennent bien tranquilles et ne font pas parler d'eux; espérons qu'ils persévéreront dans cette sage conduite. Notons dans le domaine de l'horticulture le Chalef à fruit comestible du Japon (Elecgnus edulis), bel arbuste d'orne-


ment, robuste aux froids les plus intenses et dont le fruit, ayant la forme d'une olive rouge transparente, fait d'excellentes confitures. Dans la section de l'industrie, je remarque un rapport sur un poêle en fonte d'une disposition ingénieuse la surface extérieure, au lieu d'être lisse, est profondément cannelée, et à l'intérieur est fixé un tube, plein à son fond, ouvert à son autre extrémité, à la calotte du poêle, et communiquant à la paroi cylindrique par deux gaînes ou tubes en croix, par lesquels il reçoit l'air extérieur qui s'échappe, après avoir été chauffé, par l'orifice de la calotte. Ces dispositions ont pour effet d'augmenter la surface de chauffe et, par conséquent, le développement de la chaleur dans l'appartement.

Passons maintenant à la Société d'agriculture, sciences et arts de Poligny, dont nous avons reçu les Bulletins nos 1 et 2 de cette année. J'y glane des choses diverses si vous avez de jeunes enfants, ne les habillez pas les jambes nues, à la mode actuelle; rien n'est plus mauvais pour la santé que le refroidissement des membres inférieurs il amène souvent des congestions rhumatismales du côté des centres nerveux et des vaisseaux de la moëlle et, par suite, la paralysie. La Mâche verte à petite pomme est supérieure à toutes les variétés cultivées actuellement. Pour obtenir du blanc de champignon d'excellente qualité, prenez des spores du champignon de couche et semez-les sur une lame de verre maintenue constamment humide et saupoudrée d'un peu de terreau ou de fumier consommé. Voulez-vous un procédé original pour distinguer les vins de Champagne vrais des vins mousseux champanisés? Frappez le verre plein avec le tranchant d'un couteau, il -rendra un son mat très-sourd, comme si le couteau frappait du plomb si le vin est du véritable Champagne; le son sera clair et argentin si le Champagne est artificiel.


Deux procédés utiles pour terminer l'emploi du sulfure de carbone pour éteindre les feux de cheminée, et celui des bouquets d'épis de chanvre graîné pour chasser des greniers les charançons du blé.

L'excellent petit journal d'agriculture Maître Jacques ne voit d'autre remède aux souffrances de l'agriculture que dans un bon code rural. Il insiste sur la nécessité du pansage quotidien des animaux à l'engrais. Il analyse les mœurs de la taupe et conclut à sa destruction dans les prairies et dans les champs où les taupinières gênent la marche régulière des faucheuses et des moissonneuses. Il indique les plantations de sumac pour préserver les vignes du phylloxera et le semis, au pied de chaque cep, de la vesce ou d'une antre plante non sujette à la gelée, pour l'abriter contre les gelées printanières; dans ce cas, on taille et on donne le premier labour avant l'hiver. Au printemps, on enfouit la plante au pied du cep.

De la Société d'agriculture de Boulogne-sur-Mer, nous avons reçu dix Bulletins, de janvier 1878 à août 1879. Dans les nos 1 et G2, je me bornerai à vous indiquer seulement par leurs titres, les études sur l'organisation d'un poulailler de rapport, sur le traitement des prairies, sur l'organisation des écuries et des bergeries, sur le choix des reproducteurs dans l'espèce chevaline, et j'aborderai quelques sujets concernant l'horticulture. Vaut-il mieux planter des arbres dans les trous des arbres précédents, ou à une autre place? Mettez-les dans les mêmes trous, car c'estde la terreenvironnante et non de celle qui touche le collet et la naissance des racines que l'arbre remplacé s'est nourri. Mais si l'on veut mieux faire, dit un autre observateur, il ne faut pas faire de trou du tout, il faut planter l'arbre à plat sur le sol et butter successivement ses racines. Ce système, appliqué à la pomme de terre, et qui a reçu le nom de méthode Genlis, o


procure un rendement moitié plus considérable. En voici la description placez sur un sol profondément bêché et labouré, et convenablement fumé, des pommes de terre coupées en deux à 50 centimètres carrés de distance, ou mieux des pommes de terre entières à 75 centimètres carrés de distance, recouvrez-les d'une légère couche de terre, puis, au fur et à mesure de la végétation, faites au pied des buttages successifs. N'arrachez pas dans vos jardins les poiriers Catillac, si vous en avez encore de cette très ancienne espèce, aujourd'hui oubliée, ces poires, traitées avec soin dans le fruitier, donnent jusqu'en mars et avril un fruit de table excellent elles ne sont pas moins bonnes en compote. En voici la recette qui, peut-être fera plaisir à plus d'une ménagère prenez les plus belles poires et pelez-les; coupez-les en quatre ou six morceaux dans le sens de leur longueur et supprimez les pépins avec la chair dure qui y adhère saupoudrez de sucre ces morceaux et arrosez-les de quelques gouttes de cognac. Au bout d'une couple d'heures de repos vous les reprenez et les mettez dans une casserole avec du vieux vin de Bordeaux et quelques gros morceaux de sucre; vous laissez cuire pendant deux heures sur un feu doux et servez froid. Priez vos dames suzeraines d'en essayer, Messieurs, et ne manquez pas de nous apporter vos rapports. Ce qui est plus intéressant encore que les confitures, c'est le blé, et je ne puis par conséquent passer sous silence le blé de Noë, nommé aussi blé bleu, ou blé inversable, d'une rusticité à toute épreuve, qui peut se semer au mois d'octobre aussi bien qu'au mois de février ou de mars, et qui donne toujours le même rendement et un rendement exceptionnellement avantageux. Moins riche que le précédent, le Bulletin n° 3 et 4 se recommande cependant par une étude sur la culture de la Betterave et sur la culture des peupliers


blanc et du Canada. Comme produit, il. y a grand avantage à cultiver, en raison de leur croissance plus rapide, la variété Nivia, parmi les peupliers blancs et l'individu mâle parmi les peupliers du Canada celui-ci se reconnaît à son écorce rouge, tandis que l'écorce est jaunâtre chez l'individu femelle. Notez encore, pour les ressources de votre cuisine, que la raiponce, feuilles et racines, cuites, ou blanchies, à grande eau bouillante, puis hachées, constitue un plat délicat, qui ne le cède en rien aux meilleurs épinards, et essayez de ce moyen singulier et dit-on foudroyant pour tuer les limaces et sauver de la destruction vos planches de semis une simple ficelle trempée dans du sulfate de cuivre et tendue rez-terre, en encadrant la planche. J'ai vu aussi quelque part qu'on se trouvait bien d'offrir à ces vilaines bêtes gourmandes une assiette de bière, où elles aiment, parait-il, à se noyer. Dans le 5 et 6, on insiste sur l'amélioration des fumiers de ferme en répandant toutes les semaines sur ces tas du sulfate de fer en poudre, du plâtre ou, mieux encore, du phosphate de chaux; sur l'utilité des cendres de houille comme engrais ou amendement sur un nouveau mode d'administrer le sel aux bestiaux. Ce mode consiste en briquettes de sel appelées salignons, de 22 centimètres de longueur sur 12 de largeur et 10 d'épaisseur, mises dans des boites que l'on fixe au fond ou sur les côtés des mangeoires, ou dans les pâturages, de manière que les animaux puissent les lécher à volonté. Ces blocs de sel mis à portée des bêtes sont en usage en Suisse, en Prusse et en Angleterre, et ils produisent sur elles des effets merveilleux.

Deux articles intéressants démontrent le grand avantage deïmoissonner le froment avant sa complète maturité, et de faucher les prairies avant la formation de la graine, c'est-à-dire quand la majorité des plantes est en fleur.


Nous retrouvons avec plus de développement, dans ce numéro, la méthode de plantation des pommes de terre que je vous ai décrite on y joint le conseil de tremper au préalable les tubercules dans un lait de chaux, qui se prépare en mettant dans un baquet 1 kilog. de chaux vive pour 20 litres d'eau. Enfin, les amateurs de chevaux, et je crois que c'est tout le monde, me sauront gré de leur indiquer l'application de la teinture d'iode pour faire disparaître les molettes, et deux remèdes contre le couronnement des genoux, consistant, l'un à appliquer sur le genou blessé deux feuilles de coton cardé à trois ou quatre jours d'intervalle l'autre à poser une compresse, maintenue humide, d'eau-de-vie salée la préparation en est fort simple il suffit de mettre un tiers de sel dans une bouteille d'eau-de-vie de la contenance d'un litre, et de laisser reposer.

Je ne vois dans le numéro suivant 7 à 8, que la recommandation de la saumure de hareng comme engrais et deux études, la première sur la rage, et la deuxième sur le chaulage et le sulfatage des blés.

Dans le bulletin suivant, nos 9 et 10, lisez des études sur l'installation des écuries, sur le colza, sur la nourriture des vaches, au point de vue de la production du lait, sur les fumiers et les fosses à purin, sur le commerce et le transport des viandes fraîches d'Amérique. Ne conservez pas-vos poules au-delà de la quatrième année de leur âge, car une poule a 600 œufs à pondre dans le cours de son existence 20 la première année, 120 la deuxième, 135 la troisième et 114 la quatrième ensuite, la ponte se réduit de 20 œufs par année. Souvenez-vous enfin que vous n'aurez pas de beaux raisins de treille sans ciselage, et que le meilleur moyen de conserver vos raisins l'hiver, c'est de couper les grappes avec un long sarment que vous


plongerez dans une petite fiole d'eau avec cinq grammes de charbon pulvérisé on enduit de cire le bouchon du goulot, ainsi que la coupe supérieure du sarment. Rien à dire du bulletin n08 11 et ï% si ce n'est pour vous indiquer l'eau additionnée de 7 d'acide phénique comme moyen curatif de la fièvre aphteuse ou cocote l'utilité de mouiller les grains et fourrages destinés aux animaux, et un singulier baromètre pratique, la lame d'un outil tranchant quelconque, qui reste sèche le matin à la rosée, s'il doit faire beau temps, et se teint de tons bleus et roses en prenant de l'humidité, s'il doit faire de la pluie.

Dans les bulletins n08 1 et de l'année 1879, je relève en passant une note sur les blés de printemps, et des conseils hygiéniques fort sages pour l'élevage du po^c contrairement à l'opinion répandue, le porc a l'instinct et le goût de la propreté, et c'est à l'état de saleté dans lequel l'homme le laisse qu'il faut attribuer toutes ses maladies.

Je note dans le bulletin nos 3 et 4, le conseil de ne jamais couper les feuilles des poireaux et des carottes, si l'on veut avoir de beaux et tendres légumes, et dans le n° S et 6 des études intéressantes sur l'alimentation du bétail sur les caractères des bonnes vaches laitières, et sur les poules, race de la Campine, qui donnent de 220 à 250 œufs par an. En horticulture, l'indication de quelques plantes dont l'odeur forte éloigne les insectes, la capucine pour le puceron lanigère du pommier, le chanvre pour les chenilles, la tomate pour les guèpes, les ognons, l'ail et le poireau pour les pucerons.

Je terminerai enfin cette longue revue en vous recommandant la lecture, dans le bulletin nos 7 et 8, d'un article aussi attrayant qu'utile sur l'hygiène des moissonneurs,


et dont tous ceux qui ne moissonnent pas peuvent également tirer grand profit.

Du Journal d'Agriculture pratique, nous avons reçu les numéros des 18 et 15 mars, 1er et 8 avril. Régime écono-mique convenable pour l'agriculture, vignes et phylloxera, betteraves, prairies, fromages, mesurage dulait, décadence du cheval pur sang, tels sont les sujets qu'ils traitent, et qui sont trop en dehors de la spécialité de notre Société, pour que j'entreprenne de les examiner. Disons seulement que le phylloxera, celle de' ces questions qui nous touche de plus près, quoique le fléau soit encore loin de nous, donne lieu aux mêmes contradictions, aux mêmes disputes le remède efficace reste toujours à trouver, car ni les vignes américaines, ni le sulfure de carbone ne présentent aucune garantie. M. Thénard ne' dit-il pas que les sulfocarbonates, en se dissociant presque instantanément dans le sol, provoquent la dissolution, et à l'occasion la perte d'une quantité d'humus qui va jusqu'à 20 fois le poids du sulfure alcalin mis en liberté ? En admettant donc qu'ils tuent le phylloxera, ce n'est qu'au prix d'un épuisement considérable du sol. J'aime mieux vous parler de la pureté de l'eau. En la faisant bouillir vous tuerez tous les germes vivants qu'elle peut contenir, et écarterez tous les éléments de contagion, surtout si vous y mêlez, dans l'opération, du thé, du café ou des plantes aromatiques. Et je noterai encore la culture du genêt d'Espagne comme plante textile elle est usitée dans les villages pauvres des montagnes du Bas-Languedoc, qui fabriquent avec le fil une toile inusable.

Le bulletin du Comice agricole d'Amiens, dans ses numéros des 15 mars et 1er avril, s'occupe de zootechnie, de la question du bétail, du sucre et des betteraves, de l'élevage économique des veaux, du rôle des corps gras


dans la germination des graines, de la rouille du blé, et d'un procédé de M. Pinta, agriculteur d'Arras, que malheureusement on ne fait pas connaître, par lequel le rendement d'un hectare en blé est doublé.

La maison G. Robin, de Paris, nous adresse un prix courant de cloches de jardins, avec ou sans boutons. La Société des verreries réunies à Blanc-Misseron (Nord) nous en adresse un autre pour des cloches destinées à hâter la floraison, et la maturité des fruits et des raisins. C'est une carafe, à fond mobile, dans laquelle on introduit par le goulot la branche fleurie, qui doit fructifier. Le fruit y grossit, il y mûrit on démastique alors et on enlève le fond, et le fruit cueilli tombe dans la main. Je mentionne pour mémoire les numéros des 20 mars et avril de la Chronique de la Société d'acclimatation.. Son bulletin mensuel, 1 de l'année, est plus intéressant. En ce qui concerne l'horticulture, il indique, comme moyen de détruire les vers blancs, des trous remplis de fumier, où ils ne manquent pas de venir se réunir, et où on les échaude avec de l'eau bouillante des paquets de carottes placés de distance en distance produisant le mème résultat pour les escargots et les limaces. Il critique avec beaucoup de sens les arrêtés préfectoraux concernant la chasse des oiseaux, qui tendent à laisser détruire plutôt qu'à conserver le gibier.

Je vais vous entretenir maintenant d'une brochure de M. Vauvel, sur un nouveau traitement du pêcher par le système Chevalier aîné de Montreuil. Ce système consiste en éclat de la branche avec talon, fente longitudinale, entaille ou trait de scie, suivant les cas. Pour la formation de la charpente, pour l'entretien et le remplacement des branches à fruit, pour la production et la beauté des fruits, ces procédés intelligemment appliqués, donnent les meil-


leurs résultats. De plus ce traitement constitue un préservatif contre la gomme.

Dans les Annales de la Société horticole, vigneronne et forestière de l'Aube, je trouve un renseignement qui vient compléter ce que j'ai dit plus haut du semis des spores de champignon. Pour récolter les spores, il faut couper le pied et poser le champignon complètement développé à plat sur une feuille de papier, les lames en bas. Au fur et à mesure que les spores mûrissent et deviennent libres, ils se déposent sur le papier en poussière extrêmement fine. Je trouve aussi un expédient curieux pour effrayer les lièvres et les chasser des potagers et des pépinières c'est de placer dans les plantations, ça et là, des briques ou des morceaux de brique.

Le Cultivateur de la région lyonnaise nous envoie ses nos des 21 et 28 mars. Il est de plus en plus avéré que les insectes n'ont aucunement souffert du dernier hiver, et qu'il faut mettre en œuvre contre eux, comme de coutume, tous les insecticides et tous les expédients inventés et à inventer. Le recueil recommande les tourteaux contre le ver blanc, le savon noir pour les pucerons et les chenilles, et les pièges pour les courtillières. Il n'est pas partisan des trous de fumier. Suivent des études sur le semis du fraisier, sur le repiquage des plantes, sur le cheval. J'oubliais un nouveau moyen de destruction des limaces, le superphosphate de chaux pulvérisé, et je ne veux pas omettre de vous citer une plante nouvelle, l'Amaranthus hybridus nobilis pyramidalis obtenue de semis. Cette belle plante, d'une taille de lm,60 à 2m, à la vaste ramure rouge pourpre foncé, sur laquelle se détache le rouge carmin des rameaux et des nervures des feuilles, a sa place marquée sur les pelouses. J'aurais regret de ne pas vous mentionner encore une étude du


Gardner's Monthly, sur les voyages des graines et la distribution des plantes, dans laquelle je transcris cette belle définition d'une loi

« La loi est l'ordre établi et la manière dont la force » opère. De sorte que si nous admettons l'intervention » d'une loi, dans le monde, encore cette loi doit-elle » avoir son origine dans une loi créatrice, ce qui fait que » derrière toutes ces causes, qui, en définitive, ne sont que » secondaires, l'esprit est obligé de s'arrêter enfin sur » l'auteur de toutes choses. »

Dans le numéro du 11 avril qui me parvient au dernier moment, je trouve une étude sur la culture de l'Oranger, d'après La Quintinye, l'illustre créateur de l'Horticulture française et le charmant auteur des instructions pour les jardins fruitiers et potagers, et le commencement d'un travail sur le phylloxera au double point de vue physiologique et chimique, dans lequel l'auteur expose cette grande loi physiologique, que nul parasite ne saurait atteindre un organisme vivant, tant que l'énergie vitale de cet organisme reste intacte mais si elle s'affaiblit, le parasite l'envahit en se développant dans les centres viciés par une décomposition partielle donc le phylloxera n'attaque nos vignes et ne s'y propage d'une manière si désastreuse que parce que nos ceps sont affaiblis par l'insuffisance de certains principes nutritifs.

La Société d'agriculture et de botanique de Huy, dans ses bulletins des 18, 25 mars et 1er avril, s'occupe des plantes légumières pour salade, de l'histoire de la Pomme de terre, des terres et composts en horticulture, des travaux du mois d'avril, de la culture du Crambé ou Chou marin, de la composition et de l'emploi des terres de bruyère. Dans les travaux du potager, le rédacteur conseille d'enlever aux fraisiers les tiges florales de la


première pousse pour qu'ils ne soient pas épuisés par une production prématurée.

Les Annales de la Société d'horticulture de la HauteGaronne, pour 1879, traitent de la mosaïculture, avec figures coloriées et listes des plantes employées. Elles contiennent une notice sur les cotoneaster, un choix de 100 Chrysanthèmes de l'Inde, de la Chine et du Japon. Les nouvelles Annales de la Société d'horticulture de la Gironde, 1er trimestre, renferment un article sur le traitement des cordons horizontaux. Lorsque, devenus trop vigoureux, ils ne développent plus que des branches à bois, il convient d'arracher un arbre sur deux pour donner plus de longueur aux cordons de ceux qui restent, ou d'établir à 50 centimètres un cordon supérieur à l'aide d'une branche née sur l'arqûre, ou enfin de supprimer les cordons horizontaux, pour établir des cordons verticaux. Dans le Bulletin de la Société d'horticulture de Genève, année 1880, je rencontre un article sur les plantes des Alpes, une notice sur un nouveau légume, le Bamiès, qui s'apprête comme les haricots, en friture ou en salade un article sur les soins à donner aux Rosiers, avec l'indication du choix de 125 variétés, dont beaucoup me sont inconnues. Cette liste de variétés de premier ordre ne ressemble pas beaucoup à celle qui a été formée l'année dernière par le plébiscite international, ce qui prouve une fois de plus, en modifiant légèrement le proverbe, qu'il ne faut pas disputer des goûts, surtout en fait de couleurs. Suit un article sur quelques bonnes variétés de Pois, avec figures, puis une chronique horticole que je vais parcourir avec vous. Elle fait d'abord l'éloge de la pêche Belle-de-Choisy, que vous connaissez par des publications précédentes. Elle vous présente ensuite deux plantes nouvelles, le Begonia Davisii et le Petunia maxima superbissima Freebeli. Le


Bégonia Dçmisn est un nouveau type introduit des Andes s du Pérou. Il forme une petite touffe d'un vert clair d'où sort une profusion de tiges fines et droites d'un rouge corail, surmontées d'un grand nombre de fleurs du rouge minium le plus vif. Sa floraison ne cesse qu'à l'approche de l'hiver. Le Petunia Freebeli, trouvé par M. Otto Freebel, de Zurich, est le plus beau des Petunias simples obtenus jusqu'à ce jour. Ses fleurs, de 13 à 15 centimètres de diamètre, sont d'un écarlate éblouissant, uniforme, sur lequel se détache une gorge en forme d'entonnoir, d'un blanc pur, mêlé de quelques veinures, et cette gorge occupe toute la moitié de la fleur, jusqu'ici il se reproduit exactement de graines. Trois choses curieuses à noter, avant de quitter cette intéressante revue dans l'Amérique Australe, le Geraitium est considéré comme ayant la propriété d'écarter les serpents si l'on fauche les fanes des Pommes de terre, à l'apparition de la maladie, on en préserve les tubercules; un engrais nouveau pour les plantes d'appartement, c'est l'engrais papier, dont on met une feuille sur une assiette, avec un demi-verre d'eau on pose le pot sur l'assiette, et on le remplace par un autre quand la végétation de la plante s'est ranimée, jusqu'à ce que l'engrais ait été complètement absorbé.

Le Bulletin 11 de la Société d'horticulture et de botanique du centre de la Normandie est rempli de comptesrendus de visites d'expositions et de jardins qu'il serait trop long de vous retracer, mais que vous pourrez lire avec intérêt.

Le Bulletin du 25 mars de la Société d'horticulture et de viticulture d'Eure-et-Loir s'occupe de la stratification des graines potagères et autres. Le procédé est celui-ci on place au fond du vase un lit de cailloux secs ou de sable fin; on étend par dessus une couche de terre ou de terreau


léger, puis une couche de graines et ainsi de suite, On place le vase dans un endroit abrité, à une température moyenne et uniforme, cave, cellier ou hangar, puis on arrose légèrement de temps à autre, si la terre est sèche. La stratification appliquée, notamment aux Pois, permet d'obtenir des primeurs sans beaucoup de frais. Les Annales de la Société d'horticulture' de l'Allier, bulletin n° 3, nous rappellent les instructions données par M. l'Inspecteur général Heuzé pour le soufrage des vignes. Le premier doit se faire avant la floraison, le second pendant ou après. On doit choisir un temps sec et chaud, quand l'air est calme et opérer le matin, à la rosée. Elles rappellent encore le procédé de M. Rose Charmeux, pour détruire les insectes des arbres fruitiers, tigres, pucerons, etc., procédé que son inventeur a eu l'idée d'appliquer à la destruction des œufs du phylloxera, c'est le vernis anglais dont on enduit avec un pinceau tout le vieux bois du cep déchaussé jusqu'aux premières racines la dépense serait au plus de deux centimes par souche.

Le Bulletin mensuel de la Société d'horticulture et d'acclimatation du Var, numéros de février et de mars, contient une très intéressante étude sur les Kakis japonais ou Diospyros kaki cultivé au Japon; ce sont de grands arbres fruitiers dont l'auteur énumère 33 espèces, dont les fruits très riches en tannin, mûrissent depuis l'été jusqu'à l'hiver, suivant les variétés. Il y en a, dans le nombre, qui sont très sucrés et exquis.

La Chronique horticole de l'Ain recommande une nouvelle Clématite, Mme Emilie Sorbet, à très large fleur d'un violet pâle bleuâtre aux nervures plus foncées, la laitue rouge d'hiver, poussant plutôt que la laitue de la Passion et ne fondant pas comme elle l'ognon plat de mai-


juin, plus hâtif que l'ognon blanc hâtif, et de plus très rustique et très gros.

La Société d'horticulture de la Sarthe nous adresse six bulletins comprenant les années 1877, 1878 et 1879. Ils renferment une suite d'études sur les Clématites et les Broméliacées et divers articles de variétés. Si vous cultivez des Cactus privez-les absolument d'eau pendant la période de leur repos végétal, et si vous aimez les plantes grimpantes et fleuries dans les appartements, mettez dans votre jardinière des Passenores- bleues, des Thumbergia alata, et des violettes doubles, dont vous élèverez successivement les coulants sur le treillage: Elevez encore un réséda en arbre dans un pot, en coupant les boutons chaque fois qu'ils apparaissent, puis taillant les branches latérales au commencement de la troisième année, votre petit arbre sera formé et vous le laisserez fleurir. < L'ortie est une plante injustement décriée. Coupée jeune et séchée pendant quelques heures, elle constitue un fourrage de qualité supérieure pour les vaches dont elle accroît la production et la qualité du lait cuite et hachée dans la pâtée des poules, elle les fait pondre davantage et les engraisse rapidement on sait de quelle utilité elle est pour la nourriture des jeunes dindonneaux. Le gui, ce parasite désagréable des arbres, a aussi ses mérites ses feuilles, mais non ses baies, qui sont vénéneuses, peuvent servir comme fourrage et ses cendres ont une richesse exceptionnelle en acide phosphorique et en potasse elles sont donc excellentes pour le lessivage du linge et comme engrais. Les feuilles de vigne, que l'on dédaigne et laisse perdre, ramassées après la vendange et conservées comme le foin, sont une excellente nourriture pour les bêtes à cornes et à laine. En fait de curiosités, signalons un très intéressant article sur les mœurs des plantes carnivores,


un autre sur une plante électrique, le Phytolacea eleclrica, qui, surtout par les temps d'orage, et vers deux heures de l'après-midi, donne à la main imprudente qui coupe ses branches une secousse aussi rude que celle que produirait une batterie Rhumkorff un troisième, sur une singulière propriété des fleurs du Lis bulbifère et du Pavot oriental, de devenir lumineuses la nuit, de 10 heures 1/4 à 1 heure 1/4, par un temps sec et chaud. Voici une explication scientifique des effets désastreux des gelées de printemps à cette saison, les feuilles sont recouvertes d'une sorte de vernis huileux, ce qui détermine la division en petits globules sur ces feuilles de la rosée des nuits fraîches c'est le rayonnement de ces gouttelettes convexes qui produit un abaissement de température et une congélation mortelle des tissus le remède est facile à trouver prévenir la formation des gouttelettes par des abris ou les détruire par un arrosage abondant. Une provision de recettes conservez l'hiver, vos Pommes de terre à la cave sur une couche de poussière de charbon. Faites fructifier vos Poiriers rebelles en les serrant fortement au collet avec un fil de fer oxydable. Arrosez vos arbres fruitiers en entourant leur tronc de plusieurs cercles d'une corde mouillée dont l'extrémité plonge dans un vase d'eau placé à un niveau supérieur. Détruisez le doryphera en fauchant les tiges de Pomme de terre attaquées et y mettant le feu les fourmis avec des coquilles de colimaçon brûlez avec du borax et pulvérisez les chenilles des grands arbres en promenant au-dessous un réchaud dans lequel brûlent de la résine en poudre et du soufre. Ecartez les limaces en couvrant le sol de paille d'avoine hachée menu le puceron lanigère, en frottant l'arbre avec une brosse rude trempée dans une décoction de morelle noire. Protégez les fruits de vos arbres 5


contre les oiseaux en tenant au-dessous des chats à. la chaîne.

Dans le Bulletin de mars de la Société d'horticulture de botanique et d'ap'iulture de Beautlais, vous trouverez un article sur la mort subite de certains arbres fruitiers, attribuée au coup de sève ou au blanc des racines, une notice déjà connue sur la culture des rosiers en plein air, une indication de quelques plantes pour l'ornementation printanière des jardins, à la fin de cette saison, les Thlaspis nains hybrides, le Lychnis sylvestris rosea flore pleno. ou Lychnide des bois pour les parties demi ombragées, et l'OEthioniena grandiflora pour les terrains secs et en plein soleil.

N'oubliez pas de lire aussi deux procédés de bouturage de rosiers, d'après le Gard'ners magasine, l'un bien connu, l'autre qui me paraît nouveau et original. Le premier s'exécute à l'automne, fin de septembre ou commencement d'octobre, à la fin de la sève. On prend des tronçons de branches de 15 à 20 centimètres, suivant l'espacement des yeux en ayant soin de retrancher la partie trop herbacée. On choisit une plate-bande à bonne exposition. Sur la terre bien ameublie, on jette une couche de sable pur que l'on mélange très légèrement au sol avec quelques coups d'un rateau en fer. On piétine le tout et on donne un dernier coup de rateau pour égaliser la surface. Alors, avec une bèche, on ouvre à l'un des bouts une tranchée peu profonde, dans laquelle on plante les boutures à 7 centimètres d'espacement à 15 centimètres de cette première rangée, on en dispose une seconde et ainsi de suite. Le second procédé se pratique l'été. Dans des terrines peu profondes, on place un drainage de tessons broyés, puis un compost formé de terreau de feuille et de sable blanc pur, et sur ce compost, une couche


de sable pur d'une épaisseur de 2 centimètres. Choisissez sur des rameaux des yeux bien constitués, comme s'il s'agissait d'écussonner, levez-les en conservant le bois sous leur base, ainsi que leurs feuilles. Plantez ces écussons dans la terrine, en couvrant entièrement l'écorce; quand la terrine est bien remplie, les fouilles se touchant, se superposant même, donnez par dessus un léger bassinage, et recouvrez le tout d'une cloche. Aussitôt que le bourrelet commence à émettre de petites racines blanches, il faut empoter dans de petits godets, dans lesquels on laisse les jeunes plantes, jusqu'à ce qu'elles aient tapissé les parois de leurs racines.

Du Bulletin de mars de la Société d'horticulture de Clermont (Oise), je n'ai à vous citer qu'un article sur la culture du Fuchsia.

J'arrive au Journal de la Société centrale d'agriculture de France, numéro de février. Les procès-verbaux des séances mettent en relief un nouveau Begunia à fleurs rose tendre, obtenu par MM. Couturier et Robert, horticulteurs à Chatou, deux violettes, Armandine Millet, à feuilles panachées, et la Sans-Pareille, à fleurs et feuilles énormes, gain de M. Millet, horticulteur à Bourg-la-Reine, une maladie de la vigne, l'Antracnose, produite par un champignon particulier, et donnent une description de la culture des champignons au Japon. Dans les notes et mémoires, je trouve la première partie d'un travail de M. Blanchard, de Brest, sur les plus beaux Araucarias qui existent en. France. Dans les rapports, laissant de côté beaucoup de légumes exotiques, je me bornerai à mentionner l'utilité de soutenir les tiges de l'asperge quand elles ont pris un grand développement car, lorsqu'elles viennent à se rompre, il ne pousse rien sur les griffes; la réussite des navets hâtifs semés sur couche, l'avantage démontré par


une expérience concluante, de couper les tiges de la pomme de terre atteinte de maladie pour sauver les tubercules. M. Lecaron, horticulteur graînier, a fait cette expérience sur un champ d'un hectare envahi par la maladie, en coupant les tiges sur une moitié et les laissant sûr l'autre; à la récolte, les tubercules de la première moitié ont été trouvés très sains, ceux de la seconde étaient en partie perdus.

La Société industrielle et agricole d'Angers nous envoie le compte-rendu de ses travaux pendant le 2e semestre de 1879. Je n'y vois rien à glaner pour l'horticulture, mais je n'en ai pas moins lu et vous lirez de même avec un vif intérêt un rapport sur une nouvelle machine faucheuse la New-Champion supérieure à la célèbre et excellente IJomshy, par la réduction des engrenages à deux, qui mettent en contact trois dents seulement au lieu de onze dans les anciennes machines, et par la douceur et l'aisance de son mouvement, exempt de bruit une savante étude sur les lextiles du Nicaragua un travail intéressant sur l'installation de l'éclairage électrique aux ardoisières d'Angers, et une étude critique sur les mouvements atmosphériques dans l'Océan atlantique, dans laquelle je me permettrai seulement de puiser quelques renseignements intéressants sur le courant équatorial d'eaux chaudes connu sous le nom de Gulf-Stream. Les eaux de l'Océan, incessamment. poussées à l'Ouest par suite de la rotation de la terre, viennent se briser contre les rivages du Nouveau-Monde et s'échauffer dans l'entonnoir brûlant du golfe du Mexique. C'est de ce foyer que le courant équatorial s'échappe en se précipitant à travers le détroit de la Floride, suivant les côtes des Etats-Unis jusqu'au banc de Terre-Neuve; il devrait continuer sa route vers le Nord en longeant les côtes du Groënland, s'il ne subissait le choc d'un courant po-


laire, qui débouche par le détroit de Davis et rejette le courant d'eau chaude en plein Atlantique, sur les côtes de l'Europe occidentale. C'est de la lutte entre ces deux courants que dépend le sort de nos hivers. Si le fleuve d'eau chaude est repoussé par le courant polaire assez bas pour atteindre nos côtes, nous jouissons d'un hiver constamment humide et chaud. Si, au contraire, le courant polaire est trop faible pour repousser vers nos côtes le courant d'eau chaude, que sa direction naturelle porte Vers l'Islande et la région Nord de la Norwège, nous sommes sous le régime normal des vents secs et froids de Nord-Est. Nous en avons fait cet hiver la dure et triste expérience. Mais si je rappelle cette théorie et ces faits connus, c'est pour nous demander, avec le savant Président de la Société Angevine, M. Blavier, à quelle cause peut-on attribuer cette direction d'une persistance si insolite, pendant l'hiver dernier, du Gulf-Stream vers le NordEst ? M. Blavier a été frappé de la correspondance de cet hiver rigoureux avec l'été précédent, qui nous a donné si peu de soleil, et il pense que les régions polaires boréales, ayant été insuffisamment réchauffées, la débâcle des glaces autour des terres arctiques a dû être moins considérable qu'à l'ordinaire et, par conséquent, les courants polaires d'eau froide n'ayant pas pris leur développement et leur intensité habituels, n'ont pu repousser le Gulf-Stream tout au plus que sur les côtes d'Angleterre.

Le Journal des Roses du 1er avril nous donne la figure coloriée de la splendide rose thé M'le Marie Van Houtte. Il renferme une notice sur les roses américaines et un article sur un insecte nuisible aux rosiers thé, l'Aramigus Fulleri. Dans la chronique générale horticole, je note une invention de cloches en paille pour abriter les plantes, un nouveau raisin noir de jais, à saveur sucrée et parfumée, nommé


VAlntiiek Seedling, et une nouvelle et singulière propriété des feuilles de l'Eucalyptus globulus, qui guérissent en une demi-heure le rhume de cerveau, si on les mâche dans la bouche en avalant la salive. Mettez la recette en réserve pour vos premiers coryzas d'automne. Nous avons reçu de la Société d'horticulture, d'arboriculture et de viticulture du Doubs ses Bulletins du 3e et du 4e trimestre de 1879. Glanons rapidement dans le premier. Voulez-vous faire deux récoltes de petits pois dans la même planche à cinq ou six semaines de distance ? Faites la cueillette de votre première récolte dans la proportion de 2/3 aux 3/4 et rabattez aussitôt les tiges à une hauteur de 40 à 60 centimètres sur leurs parties vertes; il poussera de nouveaux rameaux qui donneront une seconde récolte, souvent plus abondante que la première.

Voici deux procédés, assurément curieux, appliqués aux arbres fruitiers l'un qui les élève à haute tige, à tronc nu, avec une vaste plate-forme s'épanouissant à leur sommet, laissant pendre des fruits en abondance l'autre pour guérir leurs branches malades en les perforant par leur diamètre avec une gouge ou un ciseau de menuisier. Une nouvelle greffe pour le noyer on coupe le sujet à hauteur convenable, en laissant au sommet un petit bourgeon d'appel on le fend par le milieu et on y introduit le scion taillé en lame de couteau, en ayant soin qu'il subsiste un petit vide entre sa base et la base de la fente; ce scion, précaution très importante, a dû être coupé à l'automne, et conservé dans du sable au pied d'un mur au Nord.

Un inventeur, M. Muleur, conseille d'employer, contre les maladies de la vigne, un engrais composé principalement de suie et de charbon, de salpêtre et d'oxyde de fer.


Le Bulletin recommande la pratique de l'incision annulaire pour éviter la coulure de la vigne, les semis de verveine, comme plante annuelle, préférable au bouturage, la cendre de charbon, jetée sur la graine de pois pour préserver les petits pois contre les rongeurs. Il traite des Anemone fulgens, des Orchidées et de leur culture, de l'époque de la taille pour les arbustes d'ornement avec une énumération alphabétique. Enfin il conseille de jeter les fruits gelés, les poires surtout, dans de l'eau très froide et de les y laisser quelque temps, pour les rendre aussi bons et aussi beaux que s'ils n'avaient pas souffert.

Le second Bulletin contient une étude comparative du traitement de la branche à fruits du pêcher, et l'auteur, M. Charles Chevallier, en arrive à conclure que c'est encore le vieux traitement de Montreuil,. enseigné par Alexis Lepère, qu'il est préférable de suivre. Viennent ensuite une note sur les galles de poirier, l'indication de deux belles plantes nouvelles, l'Amaryllis docteur Mastirs, et la primevère Sinensis fimbriata Ruby-King; de spirituelles réflexions sur le plébiscite international des Roses le conseil de mêler à la litière des animaux les feuilles et brindilles de sapin pour en faire un excellent fumier, et une étude sur la culture des Begonias tuberculeux il en résulte que les Bagonias s'accommodent de tous les terrains, sans être cependant insensibles aux engrais que le meilleur mode pour les multiplier, c'est de diviser les tubercules par morceaux, en conservant à chacun un germe et, si l'on préfère les semer, de remplir de petites terrines de terre de bruyère très fine, ou de sable blanc mélangé d'un peu de vieux terreau tamisé, d'arroser à grande eau, puis de jeter régulièrement les graines, sans les recouvrir, et de placer sur la terrine un verre que l'on essuiera tous les jours on


repique en godets ou même en pleine terre, le plant aussitôt qu'il atteint 2 à 3 centimètres.

La Revue horticole du 1er avril nous révèle quelques faits curieux, un fruit de l'Opuntia, mis dans un pot de sable, s'est enraciné et a poussé des tiges comme une bouture, nouvelle démonstration de cette vérité, que toutes les parties du végétal, et surtout ses parties aériennes, lorsqu'elles sont jeunes contiennent tous les éléments d'une plante entière, et peuvent, sous l'influence de la vie organique, devenir semblables à l'individu dont elles ont été détachées. Un grenadier, le Legrellei, qui n'avait jamais produit que des fleurs normales, rouges panachées de blanc, a donné en 1874, sur l'une de ses branches, des fleurs blanc pur, et en 1875, sur une autre branche, des fleurs rouge pur, et ces variations se sont maintenues. C'est un fait curieux de dimorphisme, qui prouve une fois de plus que tous les caractères des plantes, quels qu'ils soient, sont dus a des combinaisons moléculaires résultant de la végétation là où l'unité de composition existe, les différences résultent de la disposition des parties, dit M. Carrière, « et les » formes des êtres ne sont que des vêtements sous lesquels » se cache la vie. » Une planche coloriée permet d'admirer ensemble les trois variétés de fleurs de ce grenadier Legi-ellei; elles sont merveilleusement belles et brillantes, et les amateurs attendront impatiemment que leur heureux obtenteur, M. Jegu, horticulteur à Angers, les mette en vente.

Je me bornerai à vous indiquer les titres d'autres articles intéressants, sur le Mildcw, cryptogame de la vigne, des Dracainas nouveaux, à feuillage plus ou moins pourpre, brun ou rose, dont l'un, le Dracœna Baucri, se distingue par la propriété d'émettre très facilement des bourgeons, le Justicia spetiosa, le Cucurbila melonœformis, ou citrouille


japonaise,1 dont la pulpe, très farineuse et très légère en même temps, a un goût qui tient le milieu entre celui de la pomme de terre et celui du maïs.

M. Jean Sisley donne aux amateurs de Cannas le conseil de les arracher en motte pour les hiverner sous les gradins d'une serre ou d'une orangerie, de les arroser dès les premiers jours d'avril avec un engrais liquide, et vers la fin d'avril, de planter les mottes, sans les diviser, dans de grands trous garnis au fond de 25 centimètres de fumier, et par dessus, de 10 à 15 centimètres, en ménageant une cuvette pour les arrosements.

Je ne vous ai point parlé, Messieurs, du dernier hiver et de ses ravages, dont cependant j'ai rencontré de nombreux témoignages dans les publications que je viens d'analyser. Je laisse ces renseignements à votre Commission des gelées, qui vous présentera, en temps convenable, un travail complet. Mais il ne m'est pas possible de passer sous silence la communication de M. Emile Grandveau, jardinier chez Mme la baronne Nathaniel de Rotschild, à l'abbaye des Vaux-de-Cernay. Le thermomètre y est descendu à 35 degrés centigrades au-dessous de zéro, aussi les pertes en cèdres, pins, sapins, rosiers, poiriers, châtaigners, sontelles incalculables.

En présence de ces lamentables désastres, nous devons nous féliciter, à Nantes de n'avoir eu qu'un froid moitié moins rigoureux et de voir, au premier soleil de printemps, repousser presque tous nos arbrisseaux atteints par la gelée. Mais je ne veux pas terminer en arrêtant votre esprit sur des idées aussi tristes. L'hiver est déjà loin de nous, et bientôt ses dégâts ne seront plus qu'un souvenir. Salut au printemps, au printemps plein d'espérances, de promesses, au printemps régénérateur! 11 sera, j'en ai la conriance, fécond et béni, et nous pour-


rons lui appliquer, en toute vérité, ces jolis vers. que j'emprunte au Journal des Roses

« On croit que tout est dit. Toujours tout est à dire » Le printemps est bien vieux. Il est toujours nouveau! » Et lorsqu'au mois de mai renalt son doux sourire,

» Il nous semble toujours et plus jeune et plus beau •> 18 avril 1880.

A. DELAUNAY DE SAINT-DENIS.


RAPPORT

sur les brochures du mois d'avril.

MESSIEURS,

Je continue le dépouillement, dont j'ai été temporairement chargé, des publications adressées à votre Société. Dans la Chronique du 2,0 avril 1880, de la Société d'acclimatation, je ne vois à noter que quelques renseignements sommaires sur le Soja hispida. On le sème du 15 avril au 15 mai, à 15 centimètres de distance, en lignes distantes de 50 centimètres, et dans un sol plutôt sec qu'humide, à raison de trois grains au plus par trou. Ce légume se mange en vert ou en sec, il est très riche en matières azotées et en matières grasses, par conséquent, très nutritif. Il résiste à plus de 3 degrés de froid, et n'est pas attaqué par les insectes.

Le Journal d'Agriculture pratique, numéro du 15 avril, fait ressortir, dans un remarquable article, quel changement considérable est survenu dans les conditions des exploitations agricoles. Il cite comme exemple une ferme de 233 hectares, dans le département du Nord, admirablement outillée, et secondée par un capital de 1,000 fr. par hectare, dont le rendement en blé s'élève à plus de 32 hectolitres, qui a vu ses frais augmenter de 44 °/° par hectare, augmentation qui se traduit par une élévation de


5 fr. 55 c. par 100 kilog. du prix de revient du blé. C'est la cherté de la main-d'œuvre qui est pour les trois quarts, la cause de cet accroissement dans les dépenses. L'agriculture ne peut donc plus lutter aujourd'hui, si elle n'est pas protégée, surtout lorsque toutes les industries manufacturières, à qui elle achète ce qui lui est nécessaire pour travailler, sont favorisées par de gros tarifs' protecteurs. Cette protection, que réclame l'agriculture, paraît se chiffrer, d'après les divers vœux émis, par des droits fixes équivalant à 10 °/0 de la valeur des produits. D'une étude sur la végétation de la betterave, se dégage cette démonstration que le sucre s'élabore en premier lieu dans les feuilles, sous l'action de la lumière qu'il faut donc couvrir entièrement de feuilles le terrain cultivé, et que, par conséquent, si les engrais azotés et les arrosages sont excellents pendant la première partie de l'existence de la betterave, où la feuille acquiert son développement, il n'en est pas de même pendant la seconde, dans laquelle elle ne s'accroît plus, l'accroissement de la plante consistant alors seulement dans le développement des racines, et la production du sucre, dans cette période n'étant plus en rapport avec l'augmentation du poids de celles-ci. Le mois de mars qui vient de s'écouler est le plus chaud qu'on ait eu à noter depuis 75 ans, dit M. Marié Davy, à la suite de son travail sur la betterave. Jusqu'à présent, ajoute-til, le dosage de l'acide carbonique de l'air, dans le mois d'avril courant, nous présage une année relativement sèche et de bonne lumière, ce qui est, je crois, de bonne augure pour les récoltes et les fruits de toute espèce. Vient ensuite le compte-rendu d'une exposition de machines à greffer, organisée en mars par la Société d'agriculture de l'Hérault. Neuf machines à greffer et une machine à ligature sont décrites dans ce travail, dont la conclusion est que ces


machines opérant sur place, ne font pas plus de besogne qu'un homme greffant seulement avec sa serpette. Le Bulletin de la Société académique d'agriculture de Poitiers, de décembre 1879, contient la dernière partie d'un long travail sur le refoulement progressif du phylloxera, en France, jusqu'à son anéantissement, et la reconstitution de nos vignobles en cépages français. Suivant l'auteur, les insecticides et la plantation de cépages américains, ne sont que des demi-mesures, aujourd'hui jugées et condamnées. C'est l'extermination du phylloxera qu'il faut poursuivre par la destruction des plants attaqués, en procédant par zones, de manière à le circonscrire, à lui fermer les passages et à le refouler au loin, et c'est l'Etat qui doit se charger de cette besogne, en dépensant les millions, sans compter, jusqu'au milliard.

Le Bulletin mensuel du la Société d'acclimatation, numéro de février, contient la suite d'une très intéressante étude sur les effets des alliances consanguines chez les animaux. Des faits historiques, d'une étendue considérable, et des observations journalières démontrent de la manière la plus éclatante, que des animaux, bœufs, chèvres, lapins, porcs, poules, qui se sont perpétués et multipliés dans la consanguinité, durant un siècle, non-seulement n'ont pas dégénéré, mais ont, au contraire, acquis une vigueur et une fécondité prodigieuse. Il est donc aujourd'hui avéré que, dès que l'homme se mêle des affaires des bêtes et leur applique ses pernicieux procédés d'élevage, on voit les races dégénérer rapidement et s'éteindre dans la stérilité, et que cela ne tient nullement aux alliances consanguines par conséquent, l'opinion du vulgaire qui attache de prétendus malheurs à ces alliances, est tout simplement digne d'être enregistrée dans les annales du ridicule. Vous le voyez, Messieurs, la conclusion est aussi vive que nette,


elle intéresse autant l'homme que l'animal, et l'étude de la question mérite d'être poursuivie, car il en résulterait un renversement fondamental des idées traditionnellement transmises et appliquées.

Le Cultivateur de la région lyonnaise, numéro du 18 avril, continue ses études sur le phylloxera et sur le cheval. La conclusion de la première, c'est qu'il faut, par une analyse attentive des sarments et des terres, se rendre compte des éléments chimiques qui font défaut à la vigne, afin de les restituer au sol par des engrais judicieusement combinés. La vigne reprend alors sa pleine santé et sa végétation luxuriante, et les piqures du phylloxera sont si promptement cicatrisées par la. richesse plastique de ses sucs, qu'elles ne peuvent lui faire aucun mal.

Le Vignoble, dans ses numéros de novembre et de décembre 1879,-donne le dessin colorié et la description des raisins Tressot panaché. Professeur Planchon, Larima di Maria, Niureddu cappucin, Paquier noir, Nocera de Catan e, Caccio Bianco et Rossese, qui ne présentent aucune qualité recommandable,. au moins pour la France.

Le Bulletin d'avril de la Société d'horticulture de Senlis ne me fournit rien de nouveau à vous signaler. Il confirme que le haricot Chevrier, le nouveau flageolet à la mode, est d'une excellente qualité, d'un grand rapport et d'une grande précocité. Ce haricot, dit M. Vilmorin, se distingue du haricot flageolet blanc par la nuance franchement verdâtre que son grain conserve aussi bien après la cuisson que lorsqu'il est sec. On comprend l'-importance de cette particularité dans les préparations culinaires et dans les conserves. Il convient d'arracher les pieds un peu avant la maturité, et de les laisser sécher à l'ombre, pour avoir des grains d'une couleur d'un vert franc et intense. Le Bulletin du 15 avril, de la Société d'horticulture et


de botanique de Huy, termine son étude sur la culture des plantes légumières, pour salade. Celui de février, du Cercle horticole du Nord, contient la fin d'un article sur les plantes ornementales, une note sur la culture sous châssis froid du Cyclamen de Perse, d'après la méthode de M. Truffaut, un article sur l'emploi de la tannée, pour la culture des asperges il faut se servir de tan usé, consommé, que l'on répand sur les plates-bandes d'asperges, et que l'on se gardera bien de piétiner. Dans l'article sur les plantes ornementales, je relève un moyen original de protéger les palmiers de pleine terre contre les rigueurs de l'hiver il consiste à les couvrir d'un tonneau renversé, que l'on entoure au besoin de fumier chaud on enlève le tonneau quand le temps devient doux. Dans la Revue horticole des Bouches-du-Rhône, numéro de mars, je remarque d'abord une idée heureuse et vraiment utile, c'est l'institution d'un concours pour la protection des nids et des oiseaux. Jamais prix ne peuvent être mieux appliqués neuf prix, douze médailles et plusieurs mentions honorables ont été décernés en 1879, par la Société d'horticulture de Marseille. Je vous signale ensuite un travail sur des expériences d'étiolement de légumes, afin de rendre comestibles beaucoup de plantes qui ne le sont pas dans leur état naturel. Le procédé consiste, soit dans la ligature, soit dans l'enterrement ou l'ensablement des tiges, dans une chambre ou cave obscure mais tiède, soit dans l'étouffement, au moyen de vases renversés sur chaque touffe on peut tirer ainsi des racines de l'artichaut, par exemple, après l'arrachage, un excellent légume que les expérimentateurs, MM. Paillion et Bois, ont nommé carde d'artichaut. Je vous indique enfin un rapport sur un traité pratique de culture maraîchère, par M. A. Dumas, dans lequel l'auteur établit que, durant


la saison froide la vie du végétal est une vie active, quoiqu'elle ne soit pas apparente, et que l'on doit, en conséquence, tailler les arbres fruitiers avant l'hiver, si l'on veut avoir une fructification assurée et précoce la même taille hâtive doit être appliquée à la vigne, d'après des expériences nombreuses et concluantes. Un petit détail pour finir Oubliez à dessein dans une bonne cave fraîche, pendant huit jours, un melon cueilli à point, et jamais vous n'aurez mangé un fruit aussi sucré et aussi parfumé. Le Sud-Est du mois dc mars renferme une note sur la Ramie, plante textile du genre Bechmeria, de la famille des urticées. La Bechrneria utilis ou Ramie vivace, donne une filasse d'une qualité exceptionnelle, qui est, de plus, incorruptible à l'eau et à l'humidité. La plante ne craint pas le froid et vient dans tous les terrains, surtout dans les sols riches et frais ou faciles à arroser. Il résulte d'un rapport fait à la Société régionale de viticulture de Lyon, sur une tournée dans les vignes du Midi, que partout les plantations de vignes américaines, Solonis, Yorkmudeira, Loui.iiana, Jacquez, etc., réussissent admirablement le phylloxera ne leur fait aucun mal. D'autres articles recommandent la culture du Guikgn biloba ou arbre aux quarante écus, dont le bois est d'une très grande valeur pour l'industrie, et de Y Eucalyptus amygdalïna, autrement dit Perci folia, qui est de tous les Eucalyptus le plus résistant au froid et qui croît dans tous les terrains aussi rapidement que le Globulus.

Dans la Chronique horticole de la Société d'horticullure de la Côte-d'Or, bulletin de février, mars, je trouve une note sur le greffage des pommes de terre, procédé qui tendrait à faire obtenir une récolte plus abondante et de meilleure qualité, la recommandation des espèces Van der Veer, magnum bomim et Saucisse blanche, un traité de la culture


des arbres fruitiers en pots, et un procédé commode d'avoir de l'eau fraîche en été. En quelques instants, on peut faire descendre la température d'une carafe d'eau de plus de 10 degrés, par le procédé suivant Prenez un seau cylindrique en tôle, plus haut que large, remplissez-le d'eau au tiers, et mettez-y la carafe à refroidir. Puis, versez dans l'eau du seau, la valeur de trois verres à boire d'azotate d'ammoniaque. En se dissolvant, ce, sel détermine un abaissement énergique de la température, l'eau devient extrêmement fraîche, en trois minutes, et le froid se communique à la carafe. Le sel n'est pas perdu, il suffit de verser le liquide dans des cuvettes plates et de l'exposer au soleil pour le reconstituer par évaporation, et il peut servir ainsi indéfiniment.

Les procès-verbaux des séances de la Société d'horticulture de la Seine-Inférieure, dont nous avons reçu le bulletin de 1879, 3e cahier, témoignent par le nombre, la variété et la richesse des apports du goût prononcé pour les fleurs de ses honorables membres. Les collections présentées, notamment des roses, des fuchsias, des bégonias, des dahlias, des pétunias, sont splendides ils ne dédaignent pas cependant les légumes, parmi lesquels ai-je raison de dire un légume ? je remarque un melon nouveau, appelé Nuténeg, ou en français Muscade, importé d'Amérique, et qui surpasserait en qualité et en' précocité toutes les variétés connues. Le melon Sutton est excellent aussi, d'une production abandante et d'une culture facile sous châssis. Parmi les plantes nouvelles, dont il est question, je veux dire,un mot du Tradescantia multicolor Mme Lequesne, à feuilles zébrées et striées de rose, de violet, de lilas et de blanc. Vous pouvez voir cette magnifique plante chez notre collègue M. Ménoreau, qui en a reçu un grand nombre d'exemplaires il est impos-


sible de voir rien de plus brillant ni de plus joli c'est pour les suspensions une acquisition incomparable. Dans la partie intitulée Mémoire», vous pourrez lire une intéressante étude sur l'utilité de soumettre à la taille, au pincement, et même à la décapitation tous les conifères, sans exception, les arbres et les arbrisseaux à feuilles persistantes, pour maintenir, jusque dans l'âge le plus avancé, leurs bases amplement, garnies de branches. J'ai parlé de la décapitation, mais il faut s'entendre si l'on supprime la flèche, c'est à la condition d'en élever une autre avec une branche latérale ou d'en greffer une sur la tige coupée. Dans la revue des publications, je distingue un lilas blanc nouveau, plus beau que tous ceux que l'on connaît, auquel l'obtenteur, Mlle Marie Legraye, fleuriste à Liège, a donné son nom.

J'ai maintenant à vous entretenir des Annales de la Société d'horticulture de Maine-et-Loire, 3e et 4e trimestres. Dans la revue des publications, l'on recommande le Luculia gratissima, belle plante de la famille des Rubiacées, qui, dans la pleine terre d'une serre froide ou d'un jardin d'hiver, donne en profusion de brillantes ombelles de fleurs roses de la grosseur des boules d'Hortensia, le Deutzia candidûtsima, différents Caladiurn et Aralias, un lys nouveau, hybride de l'Auratum et du Lancefulium rubrum dont les fleurs blanc pur sont maculées de rouge cramoisi, et plusieurs procédés et recettes. Pour détruire le blanc ou meunier des laitues, il faut les arroser avec une solution légère de borax on pourrait essayer le même moyen contre l'insecte des tomates. Le superphosphate riche de Saint-Gobain pulvérisé tue instantanément les limaces qu'il touche il a ce grand avantage sur la chaux qu'il ne perd pas son action insecticide à la pluie; il est de plus un engrais très riche. Etes-vous embarrassés pour réparer


vos arrosoirs qui laissent fuir l'eau ? Appliquez sur la fissure une bande de toile trempée dans du vernis copal; ce tamponnage durera des années. M. l'inspecteur général Heuzé conseille, pour détruire le Gribouri, ou écrivain des vignes, de le faire tomber, par une secousse du cep, dans un entonnoir plein d'eau placé au pied, et pour détruire la pyrale des aspersions d'eau bouillante. Pour débarrasser les carrés de poireaux de la teigne, il suffit de couper les tiges rez-terrc. Les travaux des membres de la Société se composent d'une note sur le palmier Chamœdora ErnestiAugusti, plante de premier ordre d'un mètre, environ, pour la décoration des serres et des appartements qui a l'avantage de ne pas se dégarnir du pied, un rapport sur l'excellent appareil tue-chenilles de M. Damaniou, suite de tubes au moyen desquels le souflie de l'opérateur projette sur les nids de chenilles un brouillard de schiste des études complètes sur la culture des fuchsias et des geraniums, une note sur les clématites, un rapport sur la structure et les modes de fécondation des fleurs, livre de Léo Errera et Gustave Gevaert. Ce sont les insectes, d'après les auteurs, qui sont les agents providentiels de fa fécondation, et les fleurs, dans les détails de leur structure, se prêtent à l'action de ces ouvriers avec une précision quelquefois incroyable et pour ainsi dire mathématique. Cette structure est telle que le plus souvent les insectes y opèrent la fécondation par du pollen étranger, d'où la conclusion rigoureuse qu'il faut que la fécondation d'une fleur par du pollen étranger soit bien plus avantageuse que par son propre pollen. Il est curieux de suivre, dans l'ouvrage, la démonstration de cette proposition par de nombreuses expériences, et cette proposition conduite cette conclusionfinale: « La supériorité des individus nés de croisements étrangers, » et l'infériorité de ceux qui proviennent d'une fécondation


directe sont d'autant plus/considérables et plus apparentes, que ces individus sont soumis à des conditions » plus. défavorables, et à une concurrence vitale plus » ardente. » Ainsi se trouve justifiée la méthode de la fécondation artilicielle, ou hybridation des plantes, qui enrichit, depuis quelques années, nos jardins, de nouvelles et si merveilleuses créations. Mais les insectes ne sont pas les seuls agents de la fécondation naturelle il y a, mais dans un ordre plus restreint, le vent, le courant des eaux, les oiseaux, les limaces même, et peut-être les kangurous Je regrette, Messieurs, de ne pouvoir qu'effleurer rapidement ces sujets, mais j'en ai dit assez pour vous en faire comprendre les lignes capitales, et vous donner le désir de lire non-seulement l'instructif et l'attrayant rapport de M. Chardon, mais encore l'ouvrage de MM. Errera et Gevaert. Je ne veux pas quitter la Société d'Angers, sans vous signaler, d'après le catalogue de Rodolpho Ragioueri, de Florence, trois plantes nouvelles remarquables.- ÏAmorphophallus tilanum gigantesque aroïdée découverte à Sumatra, dont voici les dimensions, qui n'ont pas besoin de commentaire circonférence du tubercule, lm,40, du pétiole de la feuille à sa base 0m,90 longueur de la feuille 3m,10, circonférence de la partie supérieure étalée 15m spadice de lm,75 de hauteur sur Om,85 de diamètre et 0m,70 de profondeur; le Musa Sumatrana, à feuillage panaché de rouge marron, et le Musa troglodytarum à feuilles superbes.

Les Annales de la Société horticole, vigneronne et forestière de l'Aube, de mars, se recommandent par un examen très complet de M. Charles Baltet des différentes poires d'hiver, et deux articles sur la taille de la vigne et sur la plantation des haricots le seul engrais qui convienne à ces derniers, c'est la cendre de bois.


Dans le Bulletin de la Société régionale d'horticulture de Chauny, du dernier semestre de 1879, je remarque un nouveau mode de plantation de la pomme de terre, dans du sable, dont on met environ 4 litres par trou les pommes de terre viennent plus grosses, sont de meilleure qualité, et sont exemptes de la maladie dans un article sur la restauration des arbres et arbrisseaux gelés, je note le conseil de recouvrir les plaies d'une couche de peinture à l'huile, de couleur blanche, de préférence c'est ce que l'on fait actuellement à notre Jardin des plantes de Nantes.

Le Bulletin de la Société d'horticulture d'Elampes, de l'année 1879, est rempli de comptes-rendus de visites de jardins et d'expositions qui demandent à être lus et non analysés. En fait de renseignements utiles, je note l'emploi de la poussière de chaux pour combattre la maladie des tomates et activer en même temps leur végétation, et un hygromètre ingénieux construit en Stipa pinnata, par l'honorable président de la Société cet instrument, dont la sensibilité est extrême, pourrait être utilement employé dans les serres.

Le Journal d'agriculture Maître Jacques renferme des critiques aussi sensées que spirituelles sur l'exagération des animaux gras dans les concours, animaux qui produisent plus de suif que de bonne graisse et de viande, et dont on se garde bien de donner jamais le prix de revient. Dans le compte-rendu des publications, je note plusieurs renseignements intéressants. Placez une branche d'Aulne dans votre poulailler, et le lendemain vous la trouverez couverte de la vermine, qui aura abandonné les poules, pour se fixer sur cette plante, dont elle aime le parfum. Si vous avez le malheur d'avoir la goutte, vous en préviendrez les accès en prenant des bains de pieds dans une


décoction de céleris, et en enveloppant ensuite avec les feuilles le pied ou lé bras malade. D'expériences faites, il résulte que c'est le blé noir qui fournit à meilleur marché la nourriture des poules; pendant qu'elle produit 100 œufs, une poule coûte avec du blé noir 2 fr. 86 c., tandis qu'elle coûte le double avec du blé.

Le Bulletin du Comice agricole d'Amiens, du 15 avril, publie un article sur la quantité de matières protéiques à donner dans l'engraissement, quantité qu'il faut rectifier à 2 kilog. par tête de bœuf et par jour, au lieu de 3k,900 grammes, chiffre qui s'est perpétué dans tous les traités, par suite d'une erreur d'impression originaire un article sur la rage canine, une étude sur les ennemis des céréales, enfin un article sommaire sur l'organisation de la maison si connue Vilmorin-Andrieux, dans lequel il est curieux de lire ce qui concerne l'installation d'un téléphone, pour mettre en communication instantanée, par la parole, le magasin de vente du quai de la Mégisserie avec les grands magasins et ateliers de la rue de Neuilly, situés à cinq kilomètres de distance.

Je ne vois aucun fait nouveau à recueillir dans les Annales d'horticulture et d'histoire naturelle de l'Hérault, numéro des deux derniers mois de 1879.

Dans le Bulletin de la Société horticole du Loiret, 2e semestre de 1879, je remarque un relevé d'observations faites sur la végétation de deux ceps de vigne pendant le jour et pendant la nuit il en résulte que la végétation est beaucoup plus grande le jour que la nuit, et que plus la chaleur est grande, plus elle est active. Une explication de ce phénomène nous est fournie par le cultivateur de la région lyonnaise dans son numéro du 23 avril. La température fait pousser la plante en favorisant sa nutrition, mais ne la produisant pas, amenant, au contraire,


une consommation de matières assimilées, emmagasinées c'est la lumière qui est le seul agent d'assimilation, la plante, sous son influence, décomposant activement l'acide carbonique de l'air pour en prendre le carbone. Le docteur Siemens a fait à la Société royale de Londres, le récit d'expériences sur des plantes et des fleurs exposées à la lumière électrique, et il en conclut que cette lumière agit sur elles avec plus de puissance même que la lumière du jour, d'après la manière remarquable dont elles poussent et prospèrent; Dans le même recueil, vous trouverez beaucoup de choses curieuses ou utiles, cette observation, par exemple les semences veulent toujours descendre et ne jamais monter en d'autres termes, des graines du Nord, semées dans des pays avançant vers le Sud, donneront des produits de plus en plus beaux; ce sera le contraire pour les graines du Sud, semées dans les pays remontant vers le Nord. Un moyen infaillible pour détruire ou éloigner les insectes qui s'attaquent aux tiges ou aux racines d'asperges, c'est l'arrosage avec de l'eau additionnée de 5 millièmes, soit 50 grammes pour 10 litres, de chlorhydrate d'aniline. Un engrais excellent pour les asperges serait, pour un are de superficie, un mètre cube de fumier riche, consommé de cheval, ou de mouton, mélangé de 6 kilog. de superphosphate chaux, 3 kilog. de chlorure de potassium, 1 kilog. de sulfate de potasse, 4 kilog. de sulfate d'ammoniaque et 3 kilog. de plâtre. Voulez-vous faire tomber la pluie à volonté ? Voici une invention américaine Suspendez au-dessous d'un ballon, un bâti en bois garni de cartouches de dynamite, lancez votre ballon dans les nuages et mettez le feu aux cartouches, l'ébranlement atmosphérique déterminera la chute de l'eau. Il me semble que c'est la théorie fameuse du pharmacien Lemaout à l'époque de la guerre de Crimée. Une nouveauté indi-


quée le Catalpa speciosa, plus rustique, dit-on, et à fleurs plus grandes que le Catalpa ordinaire.

Dans la Chronique de la Revue horticole, numéro du 16 avril, je note différentes recettes. On sulfate les paillassons, les voliges et les tuteurs dans un bain de 2 kilog. de sulfate de cuivre dissous dans 100 litres d'eau 24 heures d'immersion suffisent pour les pailles, cinq à huit jours pour les bois. Un bon mastic à greffer, se compose de 500 grammes galipot, 500 grammes d'ocre et 150 à 180 grammes d'huile de lin cuite. On fait fondre d'abord le galipot, qu'on passe à travers une passoire ou une toile, puis on y mêle l'ocre en poudre fine et l'huile. Ce mastic s'emploie à chaud pour s'en servir à froid, il faut le faire fondre au bain-marie, en y ajoutant 3 à 5 °/o d'esprit de bois. Uri article très intéressant tend à démontrer que les arbres sont immortels, c'est-à-dire qu'ils ont des chances d'une existence illimitée par leur organisation propre, qui crée de nouvelles couches jeunes, au fur et à mesure que d'autres vieillissent et durcissent un arbre, sauf les accidents, ne devrait normalement périr que par l'épuisement complet de. la zone nutritive de terrain qu'il ne lui est pas donné de dépasser. Lisez aussi un article sur les pelouses en Angleterre,' dont la supériorité tient à l'emploi, pour plus de moitié, des graminées fines. Pour former un beau tapis, il convient de donner la préférence au Ray grass nain, vivace de Sutton, et à celui de Pacey, avec mélange de Cretelle des Prés, d'Agrostis, de Fétuques et de Paturins. Les plantes recommandées, sont le Mackaya bella, comme plante ornementale de premier ordre, par ses fleurs et son feuillage, le e Galanthus ou Perce-Neige Elwesii, à fleurs beaucoup plus grandes que le Nivalis ordinaire, et aussi plus précoce, et le Solanuin betaceum, dont la planche coloriée nous montre les jolis fruits oviformes de couleur rouge brillant.


J'ai gardé pour la fin un article sur le Soja hispida, le légume en vogue, dont vous avez entendu déjà plusieurs fois parler. Il n'est pas nouveau, cependant, puisqu'il est déjà cité dans la Revue horticole de 1857, sous le nom de pois oléagineux de la Chine. Après dix-sept ans d'oubli, des graines venues du Mexique ont rappelé sur lui l'attention du monde horticole. Ce Soja du Mexique, qui n'est pas le même que celui de Chine, est cultivé depuis sept ans à Etampes, et l'honorable Président de la Société d'horticulture de cette ville, M. Blavet, a eu la gracieuseté, par une lettre fort aimable, d'en envoyer un spécimen à notre Président. Il sera mis dans le commerce, l'année prochaine, sous le nom de Soja comestible d' Etampes, pour ledistinguerdeceuxqui ne sontquefourragersexclusivement. Sa culture est des plus simples. Toute terre lui convient il n'a pas besoin de rames. On le sème vers le 15 avril, par lots de 3 grains, à 43 ou 50 centimètres en quinconce. La récolte se fait en septembre ou octobre. La plante ne craint pas 1, ou même 3 degrés de gelée, au contraire, elle perd alors ses feuilles et devient plus facile à emmagasiner, jusqu'au moment où, bien sèche, elle est battue au fleau. Voici maintenant sa préparation culinaire On met, la veille de la cuisson, les grains à tremper dans de l'eau de rivière; le lendemain, on les plonge dans l'eau tiède, et on les fait bouillir pendant deux heures à deux heures et demie il faut tenir compte qu'ils triplent de volume et deviennent oblongs. Ils s'accommodent au gras ou au maigre. J'ai tenu à vous donner dans leur détail, ces indications que M. Blavet a eu l'obligeance de nous transmettre. Le Soja hispida est extrêmement nourrissant, car il contient les proportions énormes de 35 d'azote et de 13,60 de matières grasses. Les variétés fourragères sont cultivées en Hongrie sur de grandes étendues


les animaux sont très friands de ses feuilles et de ses tiges même séchées ce serait une introduction de haute importance pour le Midi de la France, qui n'a pas de fourrages, et dont les vignes sont si compromises par le phylloxera. M. Charles Baltet, horticulteur de la maison renommée Baltet frères, de Troyes, a fait gracieusement hommage de quatre de ses ouvrages à notre Société. Le premier, c'est son rapport à la Société horticole de l'Aube, sur le traité général de la composition des parcs et jardins de Ed. André nul n'était plus compétent que lui pour l'apprécier. Le second passe en revue avec une description et une appréciation aussi complètes que succinctes, les meilleures pommes à cultiver. Letroisième estun petit traité de laculture du Poirier, sa plantation, sa taille et sa mise à fruit, suivie de la description abrégée des 100 meilleures poires. Sous son petit volume, cet ouvrage constitue un véritable vade mecum du praticien il y trouvera tout ce dont il aura besoin pour ses opérations. Le quatrième mérite les mêmes éloges il enseigne l'art de greffer les arbres, arbrisseaux et arbustes fruitiers, forestiers, etc. Rien n'est plus simple, plus clair, plus pratique que la description des nombreux procédés de greffage on voit que l'auteur est un praticien d'une expérience consommée, et que, comme il le dit luimême dans sa préface, le lecteur gagnera à ses leçons plus d'un secret de métier qu'on ne trouve pas dans les livres. De nombreuses figures achèvent de graver dans l'esprit les indications du texte ef une liste alphabétique des arbres et arbustes avec les procédés de greffage qui conviennent à chacun, rendent ce livre, le compagnon indispensable de l'horticulteur qui veut multiplier ses richesses par la voie dela greffe. Il semble après avoir lu les descriptions des différentes méthodes, qu'il n'y ait plus qu'à prendre le greffoir et la serpette, et à se mettre à l'œuvre pour réussir. Je doute cepen-


dant qu'on obtienne un succès aussi prompt; car il me semble qu'il doit falloir, pour toutes ces opérations, une précision, une habileté, un tour de main, comme on dit en langage d'atelier, qui ne peuvent s'acquérir que par une assez longue pratique. Mais, c'est le grand mérite de l'auteur de faire illusion tout d'abord, par la netteté de ses explications, sur la nécessité d'un apprentissage.

Je termine en vous indiquant un ouvrage de moins d'art et de talent, mais qui, peut-être, n'aura pas pour vous une utilité moindre c'est une liste de prix, avec carte d'échantillons de la couleur anti-corrosive et hydrofuge de l'anglais Carson. Elle se vend en poudre, et on la mélange soi-même avec l'huile. Elle aurait une grande supériorité sur les peintures ordinaires pour tous les travaux extérieurs, et sa durée serait triple. Ce n'est pas, du reste, une nouvelle invention, car elle a 80 ans d'expérience.

Nantes, 2 mai 1880.

A. DELAUNAY DE SAINT-DENIS.


RAPPORT

sur les brochures du mois de mai.

Je viens vous rendre compte des divers Bulletins d'horticulture dont vous avez bien voulu me confier le dépouillement.

La Revue horticole du 1er mai 1880 renferme plusieurs articles intéressants.

Elle continue la description des graminées les plus utiles pour la formation* des pelouses, cette partie essentielle du jardin paysager.

La nature du terrain, son exposition, sa situation, devraient toujours être consultées avant de faire un ensemencement, car il est important de choisir des plantes devant donner une verdure satisfaisante.

La description de chacune de ces graminées est accompagnée de notions concernant le traitement et le terrain qui lui est le plus propice.

Je citerai seulement le Poa nemoralis, Paturin des bois, qui réunit beauté et finesse du feuillage, précieux pour les endroits ombragés le Poa pratensis, verdissant dès les premiers jours du 'printemps et réussissant très bien dans les terrains secs.

La même Revue relate les variétés qui conviennent 1° Aux bonnes terres ordinaires;

Aux terres argileuses et humides


3° Aux terres sèches, calcaires ou sableuses

4° Aux terrains ombragés.

Les quotités et les mélanges à faire sont judicieusement indiqués, ainsi que les époques d'ensemencement, la maind'œuvre et les labours, puis les engrais les plus susceptibles de donner à la pelouse un beau lustre vert; c'est un article consulter, lorsqu'il s'agit de former un jardin paysager.

Une merveille florale vient de nous arriver de l'Amérique centrale (V Anthurium Andreanum), qui vaudra peutêtre une fortune à son heureux introducteur, M. Edouard André. Livrée au commerce par l'établissement de M. Linden, le prix d'une jeune plante est de 500 fr. On confond les choux-fleurs avec les Brocolis à Nantes; où nous consommons beaucoup de ces derniers, les caractères jardiniques seuls les font distinguer entre eux, les scientifiques faisant défaut. Comparés aux choux-fleurs, les Brocolis peuvent être considérés comme bisannuels. Jamais ils ne donnent leurs pommes l'année du semis aussi la culture est-elle différente de celle des choux-fleurs. Comme faciès, ils se distinguent de ces derniers par des feuilles plus nombreuses, un peu moins longues, mais plus ondulées, légèrement contournées, et comme festonnées sur les bords celles qui entourent la pomme, non encore développées, sont comme frisées par des ondulations plus nombreuses et plus courtes. La nervure médiane est grosse, blanche, ferme, et donne à la feuille une certaine raideur les nervures secondaires sont nombreuses, blanches. Vers le point d'attache des feuilles, le pétiole est plus souvent dénudé que dans le chou-fleur, et n'est pas garni de fragments de limbe en forme d'oreilles la couleur des feuilles est également plus glauque. La pomme est fine et serrée et ressemble tout-à-fait à celle du chou-


fleur. Au point de vue du goût, elle est plus fine et plus agréable que celle du chou-fleur d'été.

Les meilleurs Brocolis sont

Le Brocoli hâtif ou de Saint-Laure;

Le Brocoli de Roscoff

Et le Brocoli Mammoth tardif, mais donnant des pommes très grosses.

Quant aux choux-fleurs, les variétés sont nombreuses et sont classées par ordre de précocité.

Dans la Revue horticole des Bouches-du-Rhâne, mai 1880, M. Rodet préconise l'emploi de la rame sur les pois précoces, mise immédiatement après le semis. Il prétend que son influence les préserve des gelées et des vents violents. Une nouvelle maladie de la vigne nous est encore signalée par les Annales de la Société de l'Hérault, novembre et décembre 1879. Cette affection se propage en Europe avec rapidité en France, elle existe déjà dans le Jura, la Savoie, la Côte-d'Or le Peronospora viticola;-é\le est aussi connue sous le nom de Mildew ou faux Oïdium elle est caractérisée par des taches irrégulières, blanchâtres à la face inférieure des feuilles, et surtout aux angles des nervures. On devra la combattre par le soufrage.

Le Sud-Est, mars 1880, relate, d'après le Gardener's Chronicle, que, suivant une communication de M. Powell, jardinier au château de Powdesham (Devonshire), il existe dans le parc un Eucalyptus coccifera, haut de 18 mètres, dont le tronc mesure à 1 mètre du sol 2 mètres de circonférence, lequel, cet hiver, a parfaitement supporté 14 à 16 degrés centigrades sous zéro, tandis que les Eucalyptus globulus qui y existaient aussi, ont tous péri.

Ce témoignage de rusticité de l'Eucalyptus coccifera prouve assurément que ce bel arbre pourra prendre place dans les plantations forestières des régions froides.


L'Eucalyptus Urnigera serait, d'après le rédacteur de cet article, tout aussi rustique.

Le même journal du mois d'avril donne une conférence de M. Georges Ville sur les applications les plus nouvelles de la science, à la pratique agricole.

Dans tout végétal quatorze éléments concourent à saformation. Analysez, l'un après l'autre, tous les végétaux connus, les plantes les plus vénéneuses et nos produits alimentaires les .plus succulents, ils sont toujours composés des mêmes éléments; il n'y a que leur groupement qui est différent.

Trois viennent de l'air et de la pluie carbone, hydrogène, oxygène

Sept du sol, lequel en est toujours surabondamment fourni soude, magnésie, acide sulfurique, chlore, oxyde de fer, silice, manganèse;

Quatre seulement doivent être ajoutés azote, acide phosphorique, potasse, chaux.

Toute la science consiste donc à savoir introduire ces quatre éléments suivant le besoin.

De plus, chaque végétal a sa dominante, ou élément régulateur, qu'il ne faut jamais craindre de donner surabondamment.

Je suppose que vous expérimentiez sur le froment Vous donnez à la terre de l'azote, du phosphate, de la chaux et de la potasse, la récolte est très-belle. Vous doublez la proportion de phosphate de chaux, la récolte n'augmente ni ne diminue.

On augmente la dose de la potasse, puis celle de chaux, la récolte ne varie pas davantage, mais vous augmentez l'azote, qui est la dominante, aussitôt la récolte augmente d'une quantité correspondante à la quotité ajoutée.


Etendez le même système d'expérimentation à la vigne, aux pois, à la pomme de terre.

L'élément régulateur n'est plus l'azote, mais la potasse; la suppression de la potasse sur ces végétaux amène la stérilité; dans la vigne surtout, elle entraîne la suppression complète du raisin.

Enfin, sur la canne à sucre, le maïs, le sorgho, le topinambour, l'élément régulateur n'est ni l'azote, ni la potasse, mais le phosphate de chaux.

Quant à la chaux, utile toujours, elle n'est jamais l'élément prépondérant.

Sur les quatorze éléments, trois seulement remplissent donc à tour de rôle et suivant la nature des plantes, un rôle subordonné au prépondérant.

Dans ce système, que devient le fumier? Le fumier conserve sa place; seulement, grâce aux engrais chimiques, on lui donne un surcroît d'efficacité. Le fumier a une composition à peu près constante et invariable, et par ce motif, il ne saurait convenir au même degré à toutes les plantes qui ont des exigences différentes et souvent opposées. Il suffit donc de lui ajouter la dominante de la plante que l'on veut cultiver. Est-ce que la plupart des crucifères, cette partie importante de la culture maraîchère, n'ont pas leur dominante dans l'azote la pomme de terre, le pois, les haricots, fèves, dans la potasse les choux, dans le phosphate de chaux.

Une réflexion pourquoi ne pas appliquer ce système à l'horticulture? N'y trouverait-elle pas aussi son compte? Dans le Journal de la Société centrale d'horticulture de France, on trouve

Une note intéressante sur les effets des fortes gelées chez les arbres fruitiers. C'est d'abord le tissu cellulaire situé au pourtour de la moëlle qui est altéré et bruni;


l'altération gagne ensuite les rayons médullaires du centre vers la périphérie, ordinairement sans affecter les parties fibreuses et tasculaires du bois que le microscope montre le plus souvent comme n'ayant pas changé de couleur. Si le mal s'arrête à ce point, l'arbre continue à végéter faiblement, puis reprend ensuite avec plus de force. Aussi Lentz a-t-il conseillé depuis longtemps d'attendre le retour de la végétation pour couper les branches et les arbres qu'on croit gelés, et ne supprimer finalement que les branches et les arbres qui ne poussent pas.

Des expériences faites à Berlin justifient ce fait aussi confirmé par la Société d'horticulture de France, dans l'examen de branches de pêchers dont le bois, gelé presque en totalité en 1871, sauf une couche très mince, avait pu se remettre à. végéter et fructifier, mais qui a été complètement détruit par le froid plus intense de 1879.

Une note sur les Diospyros du Japon, arbre très rustique dans ce pays, nous apprend que le fruit n'acquiert ses qualités délicieuses que lorsqu'il est complètement bletti. Un article très important sur l'Araucaria inabricata, par M. Blanchard, jardinier chef de la Marine, à Brest, traitant de sa culture dans la Bretagne, fait connaître les plus beaux exemplaires qui se trouvent en France. Que ceux qui auront à faire des plantations de ce bel arbre sachent que le terrain qui convient à l'Araucaria doit être une terre franche, profonde, légèrement humide; que l'Araucaria préfère les terrains schisteux, granitiques, aux terrains calcaires; la terre de bruyère est trop légère pour lui; la terre trop argileuse lui est également funeste. Ses racines, longues et peu chevelues, ne peuvent s'y enfoncer librement il n'aime pas non plus les labours.

En temps de chaleurs persistantes, on ne doit pas négliger les arrosements.


Le moyen le plus sûr d'opérer sa multiplication est le semis.

Sa transplantation, quand il est un peu fort, est souvent fatale. Au-delà de 12 ans, on ne doit guère y songer; choisir les mois d'octobre et novembre pour cette opération. Les plantes cultivées en pots peuvent être mises en terre en toute saison.

Le Journal d'Agriculture pratique, 17, avril 1880, nous fournit quelques expériences sur le rendement de quelques pommes de terre. Rien ne surpasse celui du Vander-Ver à fortes tiges. 24.000k à l'hectare, tandis que dans des essais compa-

ratifs, la Chardon n'a donné que. 19.000 –et l'Early rose. 14..000 –Une bonne pensée a présidé à la création des Annales de l'Institut départemental agricole du Rhône (1880, janvier, février et mars), répandre dans les campagnes, au profit des jeunes générations, les notions scientifiques en même temps que celles relatives à la culture.

J'extrais d'une étude sur les vergers les observations suivantes

La culture intensive préconisée à ce sujet par M. Dubreuil ne saurait être encouragée, car dépenser 53,374 fr. 64 c. pour l'installation d'un hectare jusqu'à l'époque du produit maximum, et faire en plus une dépense annuelle variant de 10 à 18,000 fr., ne peut être entrepris que par peu de personnes.

La culture extcnsive avec des hautes tiges est la moins coûteuse». Le verger ne doit pas non plus être, comme autrefois, une agglomération d'arbres quelconques, mais bien une collection choisie d'espèces et de variétés. Considérée seulement sous le rapport des besoins de la


table, cette collection pourra être assez nombreuse et comprendre nos principales variétés fruitières.

Considérée, au contraire, au point de vue de la spéculation, cette collection devra être beaucoup moins nombreuse pour diminuer les frais de récolte et de conservation, on y cultivera seulement deux ou trois essences, le poirier et le pommier, par exemple, et, de plus, les essences étant choisies, on se contentera de quelques variétes à peine dans chacune d'elles.

Le choix du terrain, les notions de culture sont ensuite judicieusement indiqués.

EVELLIN.


RAPPORT

sur les brochures du mois de juin.

Je ne crois pas pouvoir mieux débuter dans le rapport que je dois vous faire sur la correspondance reçue en juillet, qu'en relatant-tout d'abord, et en vous signalant comme un fait important, la floraison, dans le Jardin botanique de Brest, du Bromelia Ravalas. L'article inséré dans le journal le Brestois, article qui émane très certainement de l'éminent chef du Jardin botanique de Brest, notre membre correspondant, donne la description de cette floraison unique en France. En effet, le Bromelia Karatas, à cause de ses grandes dimensions et de sa rareté, est très peu répandu dans les cultures de plantes de serre chaude il faut des abris exceptionnels pour un végétal qui présente des feuilles de plus de trois mètres de longueur. Quoi qu'il en soit, cette magnifique plante, originaire de l'Amérique septentrionale, vient de produire dans les serres de Brest une panicule florale de 1m,50 de haut, couverte de fleurs nombreuses et sessiles présentant les couleurs nationales bleu violet, blanc mat et rouge; elles sont protégées par des bractées d'un beau rouge, tranchant admirablement sur le vert des vieilles feuilles.

Nous pensons que notre dévoué collègue, M. Blanchard, nous enverra une notice sur cette Broméliacée, notice que nous serons très heureux d'insérer dans nos Annales,


comme tout ce qui nous vient d'un botaniste aussi distingué.

La Revue horticole annonce la mort d'un horticulteur belge très connu et des plus remarquables, M. Jean Nuyttens Verschaffelt.

M. Alliaume, de Vincennes, recommande la culture du Melia floribunda, dont le mérite, comme plante de pleine terre pendant l'été et de serre froide pendant l'hiver, est de premier ordre. Pour le marché, elle est très recommandable et la Vente en serait très facile. Le Melia floribunda a été décrit et figuré dans la Revue horticole de 1872. M. Prat, des environs de Paris, préconise l'engrais liquide de fiente de poules pour la culture maraîchère. Les vieilles graines donnent-elles des produits plus francs en ce qui concerne les légumes, et donnent-elles des fleurs plus doubles et en plus grand nombre pour ce qui regarde la floriculture ? Les avis sont très partagés et je dois vous dire qu'après de nombreux essais consignés dans la Revue horticole et des expériences renouvelées sur un grand nombre de plantes, la conclusion de M. Carrière est celle-ci les graines les plus jeunes sont les meilleures, elles donnent des résultats plus satisfaisants et, par conséquent, doivent être préférées aux vieilles semences. La même Revue nous présente le Musd'e'villia polystica, orchidée, s'accommodant assez bien de la serre tempérée, quoiqu'elle soit des Tropiques la culture en est recommandée elle est facile et la plante fleurit abondamment. Consignons, en passant, dans ce résumé, que le magnifique conifère appelé Wellingtonia par les Anglais, ne porte ce nom que depuis très peu de temps son vrai nom est Sequoia, nom d'un chef indien de la tribu des Cherokées. On peut dire que c'est le nom légitime de cet arbre, puisqu'il lui a été donné par les possesseurs du sol où il


croit splendide et en abondance. M. de Kirchoff raconte que l'un de ces arbres géants, abattu par le feu, accusait 3400 ans. On l'appelait le colosse dans la forêt de Mariposa, et il y en reste encore un très grand nombre presque aussi anciens.

Je recommande dans la Revue horticole, la lecture d'un article de M. Aurance sur l'Azalée vittata et sur le Gregia sphacelata. Est-ce cette plante qui, dit M. Carrière, fleurit sous la neige, à Brest, d'après MM. Blanchard et le docteur Bordins ?

Si les pertes occasionnées par l'hiver de 1879-1880 n'étaient pas déjà consignées dans les nombreux rapports des Sociétés avec lesquelles nous correspondons, je vous indiquerais une excellente notice sur les pertes, envoyée à M. Carrière, par M. le marquis d'Apehier de Pruns, d'Aurillac cette notice sera toujours bonne à consulter, pour l'histoire de ce triste hiver.

Plantes recommandées par M. Lebas le Bouvardia, la Primevère Primula acaulis, le Saxifragia virginiana. M. le Président de la Société d'horticulture de Genève mentionne comme d'un haut mérite le Pois printanier de Plainpalais, égal et même supérieur au Caraclacus, Prince Albert ou Alpha Laxlon.

Je me suis fait de suite un plaisir d'écrire à M. Cardinaux, pour qu'il veuille bien m'adresser pour vous quelques graines de ce pois.

Je remarque, Messieurs, dans la Chronique horticole de l'Ain, que beaucoup de membres de cette Société présentent au bureau, en juin, des légumes remarquables, parmi lesquels figurent presque partout le Chou nantais dit Joannet et la Carotte nantaise cette dernière surtout paraît fort estimée partout.

La Société pomologique de France nous avise qu'elle


tiendra sa vingt-deuxième session à Moulins, le Î9 septembre 1880.

La Société d'horticulture de l'Allier organise pour la même époque son exposition florale annuelle.

Un moyen, d'une grande simplicité pour la destruction du puceron Lanigère, est indiqué par le Sud-Est. Frottez le tronc et les branches des arbres infectés par les pucerons avec des montants d'oignon le moyen est, dit-on, infaillible.

Permettez-moi de reproduire ici une boutade sur la mosaïculture de M. Buchetet, il y a du vrai dans cette note satyrique. Aller de l'avant pour l'innovateur, mais savoir s'arrêter là où commence le ridicule, c'est une preuve de bon sens assez rare. Si l'innovateur a su, lui, se contenir dans une juste limite, les imitateurs ne tardent pas à arriver en foule et à faire disparaître dans leurs exagérations ce qu'il pouvait y avoir de méritoire et de gracieux dans son innovation.

La tapisserie-culture, comme l'appelle M. Buchetet, a donné raison à cette réflexion psychologique. L'intention originale de reproduire un dessin quelconque au moyen de plantes naines est devenu bien vîte un abus si criard, que chez nous du moins, en France où les excès de goût ne jouissent pas longtemps de la faveur publique, l'invention a fait à peu près son temps. On s'est dit d'abord, en voyant ce travail de galérien que s'imposent les jardiniers: c'est drôle, c'est ingénieux, et sans se pendre compte du nombre de journées d'hommes nécessaires, le nombre fabuleux de plantes chères qu'il absorbe, on s'a perçoit que rien ne bouge un mois après, tout est pareil, parce qu'il faut, au contraire de ce qui se fait d'habitude, empêcher les plantes de pousser on se lasse et on se dit qu'il eût tout autant valu piquer des plaques de plâtre colorié que


des plantes rabougries dont l'on arrête la croissance. La tapisserie-culture reportera le goût vers le véritable genre de décoration des corbeilles de jardin, et laissera aux escaliers, aux salons ou aux descentes de lit, le soin de.présenter, sous le nom de mosaïque, un perroquet sur une branche, comme il y en avait un dernièrement à l'exposition de la Société centrale d'horticulture.

Plusieurs de nos collègues se livrent avec soin à la culture du genre Pelargonium je les invite à lire dans les Annales de la Société d'horticulture de Meaux, une notice de M. Jean Sisley, sur la fécondation artificielle des Pelargoniums.

Je recommande à notre collègue, M. Moulliéras, quelques notices de M. Bournisien, de Meaux, et de M. Darwin, sur les plantes médicinales' insectivores et carnivores. Il lui sera facile d'y trouver un sujet et des aliments pour ses intéressantes et spirituelles causeries qui sont un des attraits de nos séances.

L'Arbre à Lait Galactodendron, et l'Arbre à Pluie, tous deux de l'Amérique méridionale, font le sujet de deux notices intéressantes insérées dans les Annales de la Société de Meaux. La Revue horticole conseille la-culture du Myrlus tomentosa, variété abandonnée et cependant très méritante comme plante de marché. Sa culture est facile et cette variété servirait très bien à l'ornementation des appartements..

M. Bazin, professeur de botanique et membre de la Société d'horticulture de Clermont (Oise), a fait il y a quelques mois, une conférence horticole sur l'instinct des bêtes et sur l'instinct des plantes la reproduire ici serait impossible. Mais je vous engage à la lire dans les Annales de la Société de Montmorency. Ce récit fourmille de faits singu-


liers et de charmants détails sur les moeurs des plantes, racontés avec infiniment d'esprit.

Les amateurs de la culture des pommes de terre liront avec plaisir une étude relative aux expériences faites en 1879 sur les pommes de terre, par M. Arnoult-Baltard, de Montmorency les descriptions d'un très grand nombre de variétés y sont données avec beaucoup de soin rendement, qualité, hâtivité ou tardivité, etc.

Le Moniteur d'horticulture de mars préconise ta culture de variétés nouvelles de plantes anglaises. Le Souci Gloth of Gold, le Silène double carmin, le Pois Telegraph, le Godetia Princesse de Galles, un Clarkia à fleurs blanches et à disque cramoisi, le Reana luxurians, belle graminée sans rivale, dit-on, comme fourragère. On prétend qu'un seul pied par jour suffirait à la nourriture d'une paire de bœufs.

Le Bulletin de la Société de Senlis contient le rapport qu'elle a fait préparer sur les dégâts de la gelée pendant l'hiver 1879-1880. Elle nous en adresse un exemplaire spécial que je vais remettre au Président de notre Commission d'enquête, pour joindre aux documents qu'il possède déjà.

Une Laitue, d'une race toute particulière, vient d'être mise au commerce par M. Benary, d'Erfurt, sous le nom de Laitue frisée d'Amérique; cette curieuse variété tient le milieu entre la Laitue à couper et la Laitue pomme. Elle atteint à son développement l'aspect d'une plante ornementale par ses feuilles à cordon rouge, frisées, déchiquetées, atteignant jusqu'à 45 centimètres de diamètre. Le Journal des Roses, toujours très intéressant à consulter, donne comme chromo-lithographie la Rose Comtesse d'Oxford, variété de premier mérite, déjà ancienne. Presque toutes les publications que je viens de parcourir


nous entretiennent du Soja hispida, de sa culture, de son rendement, etc. Nous saurons bientôt, Messieurs, à quoi nous en tenir sur ce nouveau légume. Plusieurs d'entre vous l'essaient, et moi-même, j'en ai semé une planche de près de 100 touffes, qui ne tardera pas à entrer en fleur.

A notre dernière exposition vous avez pu remarquer une botte assez forte de Raphia en raison de sa souplesse, de son moelleux, de sa durée et de la longueur de ses filaments, la Revue horticole le donne comme la meilleure des substances employées en horticulture pour ligaturer les plantes ou faire des emballages; mais elle conseille en vue de sa pourriture prompte de le faire tremper dans une solution peu concentrée de sulfate de cuivre ou de fer. La durée de l'immersion doit être courte en raison de l'extrême perméabilité du Raphia.

Une jolie variété d'Ipomaea est recommandée par M. Carrière aux amateurs de ces belles plantes volubiles, l'ipomée Amiral Grasset, cette nouvelle espèce d'un bleu très doux avec le tube de la fleur blanc, est très floribonde jusqu'ici, elle n'a été essayée qu'en serre chaude ou tempérée, mais tout porte à croire que non-seulement elle serait vivace, mais encore facile à cultiver en pleine terre à bonne exposition.

La floraison du Bilbergia Chanlini, qui vient de se montrer probablement pour la première fois en France, fait le sujet d'un article intéressant de la Revue horticole, comme plante nouvelle. La même Revue recommande le Saxifraga peltata, le Styrax japonica et l'Aubrietia purpurea. Vous connaissez tous, Messieurs, la fameuse convention de Berne proscrivant le transport de tout arbuste, plantes, etc., provenant d'un pays phylloxéré dans les contrées ayant adhéré à la convention. Vous savez aussi qu'un


nombre considérable de Sociétés ont protesté et pétitionné pour l'abolition de cette malencontreuse convention. Eh bien, je vous engagea lire un extrait du Bulletin d' arboriculture de Gand, contenant une critique sous forme humoristique, de M. Buchetet, relative aux mesures à prendre contre le phylloxéra.

La Société d'horticulture de Maine-et-Loire a placé cet article dans ses Annales.

La Société de Maine-et-Loire a fait insérer dans les Annales de son deuxième trimestre un rapport de la Commission d'enquête sur les effets du froid, en Anjou, pendant l'hiver 1879-1880 ce rapport de M. Allard m'a paru très complet.

Aux amateurs de plantes de serre chaude, je recommande la lecture d'un article très important de M. de la Devausage, sur l'Anthurium andreanum, aroïdée nouvelle et très remarquable, la plus belle de toutes, affirme l'auteur.

M. Fernand Lequet fait à la Société d'horticulture d'Amiens de remarquables conférences j'ai lu avec beaucoup d'intérêt celle sur la floraison, ses causes et ses moyens. Cette lecture est remplie de charme c'est une causerie curieuse, intéressante, remplie de faits, parsemée d'anedoctes et que je vous engage à faire lire à une de nos séances.

Le Pissenlit est cultivé en grand en Picardie, c'est aussi le pays par excellence de la Chicorée aussi, n'étonnerai-je personne en engageant à lire les détails de cette culture, dans les Annales de Picardie. M. Catelain vous initiera à tous les mystères du blanchissage en cave, de la culture en maison bourgeoise et de la culture du Pissenlit sur une grande échelle.

Le Bulletin de la Société centrale d'horticulture de France


contient, dans son numéro de juillet, une notice très détaillée sur le Soja. Vous savez, Messieurs, qu'il vous en a été envoyé des graines je1 ne sache pas qu'aucun de ceux qui les ont reçues en ait fait connaître les résultats dans des rapports cela serait pourtant utile, car je lis qu'aujourd'hui la culture du Soja, comme alimentaire ou.fourrager, est très répandue dans certains arrondissements du centre, où il entre déjà pour beaucoup dans l'alimentation. Je suis persuadé que quelques paniers mis en vente sur nos marchés feraient essayer ce légume, soit en vert comme petit pois ou petit flageolet, car il participe des deux, soit en sec. Il y aurait toujours lieu d'en essayer la culture en est très facile et le produit très abondant.

Le même Bulletin de la Société centrale contient encore une étude très scientifique de M. Duchartre, sur les fleurs doubles des Begonias tubéreux.

Nous avions confié, si je me rappelle bien, à l'un de nos collègues, l'ouvrage de M. Baltet, l'Art de greffer, pour l'étudier et nous en donner son avis. Dans un grand nombre des publications que j'ai eu le plaisir de dépouiller cette année, j'ai lu beaucoup de rapports sur cet ouvrage et sans vouloir faire un rapport moi-même, je conclus, de l'ensemble des divers rapporteurs, ceci il y a lieu de le recommander au public sa concision, la clarté des démonstrations, le choix des exemples, l'excellence de la méthode, font de ce livre un véritable guide, un vade mecum indispensable que l'on aurait pu intituler La greffe mise à la portée de tout le monde. (Carrère, rapporteur.) Le même cas se présente sur l'ouvrage VOrchidophile, dont M. le comte du Buysson nous a fait hommage. Je trouve dans l'un des bulletins que je parcours, un rapport sur cet ouvrage. Le résumé du rapport est celui-ci Nous engageons tout amateur ou horticulteur qui veut cultiver,


ne fut-ce qu'un nombre restreint d'orchidées, de se procurer cet excellent manuel et d'en suivre toutes les indications.

Je terminerai ce résumé des brochures qui m'ont été remises à l'étude, en vous parlant d'un singulier produit signalé par la Société centrale d'horticulture de France, en novembre 187â.

C'est un engrais-papier, en feuille, inventé pour les plantes d'appartement, par M. Guérin, rue de la Chapelle, 122, Paris. On met sur une assiette une feuille de papierengrais avec un demi-verre d'eau, on pose le pot contenant la plante sur cette assiette et l'absorption de cet engrais par l'ouverture inférieure du pot donne à la plante une vigueur inusitée.

Pour le bouquet de fleurs, mettre la feuille dans l'eau du vase qui le contient en y ajoutant au fond du charbon de bois pilé. Les fleurs s'épanouiront, les boutons s'ouvriront et le bouquet se conservera un temps deux fois plus long.

P. BELLAIN.


RAPPORT

sur les brochures du mois de juillet.

Mon rapport sur les brochures reçues en juillet sera court le plus grand nombre de celles que vous avez reçues consiste en des Bulletins de Société d'agriculture dans lesquels vous pourrez lire d'excellents articles et puiser de nombreux renseignements, mais qui ne sont pas tout-à-fait de notre ressort. Comme dans les mois précédents, les Sociétés du Midi se préoccupent toujours beaucoup de la vigne, de la maladie l'oïdium, et de la destruction de son plus cruel ennemi, le phylloxéra. Beaucoup d'expositions ont eu lieu en juin; il n'est donc pas étonnant que la plupart des brochures horticoles reproduisent les comptes-rendus de ces expositions et soient remplies des discours prononcés aux distributions de prix qui suivent ces concours.

Il y a déjà quelques années, nous avions reçu des indications et, je crois, des graines du Melon grimpant, dit Melon à rames. Je vous engage à lire dans le Bulletin d' Eure-et-Loir c, un article sur la culture en palmette de cette Cucurbitacée. M. Lallemant, auteur de l'article, écrit qu'à Chambéry il- obtient des melons en espaliers par une taille qu'il indique et récolte de 5 10 fruits par plante. J'avoue, Messieurs, n'avoir pas encore compris par quel moyen ce fruit, généralement gros et lourd, se


soutient sur des branches herbacées frêles et atteignant lm,50 à lm,P0 de hauteur.

Je recommande aux amateurs d'Agaves et d'Aloës une excellente étude de M. Bodin, de Beauvais (Bulletin de la Société d'horticulture de Beauvais, page 101).

Le blanc du rosier est une de ces maladies qui apparaissent régulièrement tous les ans au grand désespoir des amateurs de roses; cette maladie, occasionnée par une végétation cryptogamique, est guérissable, dit M. de Buysson dans le Journal des Campagnes, au moyen de seringages d'eau salée, à raison de deux à trois grammes par litre d'eau. M. de Buysson obtient par ce moyen des résultats excellents.

Le Journal de la Société centrale d'Horticulture reproduit, dans son numéro de juin, le petit ouvrage de M. de Vandeuvre, l'A B C du chauffage des serres; vous avez, je crois, confié à l'un de nos collègues le soin de vous donner son avis sur cette petite brochure.

Le Bamiès, de la famille des Malvacées, et d'origine des Etats-Unis, a été introduit dans la culture maraîchère par M. Colombier, l'un des premiers maraîchers de Genève. Ce légume est cultivé sur une grande échelle dans l'Etat de Néw-Jersey il a été importé depuis longtemps en Orient; on le rencontre beaucoup à Constantinople; et, en Grèce, il s'en fait une grande consommation. Les Bamiès ressemblent, comme forme, à un poisson étroit et très allongé. Les gousses sont vertes et s'apprêtent comme les haricots, frites ou en salade.

L'acclimatation de ce légume nouveau a donné jusqu'ici les meilleurs résultats dans quelques jardins, et lorsqu'il sera plus connu, il aura sa place marquée au jardin potager. Malheureusement, nous en avons la preuve tous les jours, il est assez difficile de faire adopter par le public


consommateur de nouvelles variétés de légumes', parce qu'il ne veut pas toujours les apprécier. Espérons que les Bamiès n'auront pas le même sort que tant d'autres et ne seront pas relégués tout-à-fait parmi les légumes de fantaisie c'est aux amateurs et aux jardiniers d'essayer. Je vous renvoie, Messieurs, pour sa culture ainsi que pour celle du Fenouil d'Italie, au Bulletin de la Société d'acclimatation de Nice, page 70.

Une bonne plante pour tapisser les sols sous bois est indiquée par M. Nardy, d'Hyères c'est le Mesembrianthemum linguœformis. Sa culture est facile. Un tapis de cette plante est toujours charmant à voir; mais il est admirable, lorsqu'au printemps les larges fleurs jaunes et carmin vif s'ouvrent chaque matin sur le vert sombre de ses feuilles. Un excellent moyen pour conserver les tomates pendant très longtemps, même plusieurs années, est indiqué par M. Andry, de la Société centrale d'horticulture de France. II faut choisir de beaux fruits, sains et mûrs; on les essuie bien; on les place entiers dans un bocal à large goulot; on verse dessus un liquide composé de huit parties d'eau, une partie de vinaigre et une de sel de cuisine. Les tomates étant recouvertes de ce liquide, on verse audessus une couche d'un centimètre d'épaisseur d'huile d'olive.

Le Soja hispida est longuement étudié dans la Chronique horticole de l'Ain. Cette note mérite d'être lue attentivement. iSous pourrons, si vous le voulez, y revenir toutà- l'heure; j'ai déposé sur le bureau des plants du Soja en fleurs et en graines. (Annales de la Société de la Gironde, page 69.)

Je sais, Messieurs, que vous possédez dans votre bibliothèque Art de greffer, de M. Baltet mais j'ignore si, conformément à l'usage, vous avez nommé un rapporteur


pour vous rendre compte de cet ouvrage. Un grand nombre de brochures, bulletins de mai et juin, contiennent des rapports sur le livre de M. Baltet la Revue horticole des Bouches-du-Rhône, entre autres, donne un rapport assez détaillé à ce sujet il serait utile à MM. les horticulteurs de lire ces rapports d'opinions diverses et très intéressants sur l'Art de greffer.

MM. les amateurs de Clématite trouveront un travail suivi, long et savamment écrit, sur les Clématites dans les numéros des années 1877, 1878 et 1879 des Annales de la Société d'horticulture de la Saxthe. Presque toutes les variétés y sont décrites.

Le 5 du Bulletin de la même Société donne également la description des diverses variétés de Cryptanthus (des Broméliacées).

Sous le titre Un arbre antropophage, le Worl de NewYork parle d'un arbre de Madagascar très singulier et excessivement curieux. Vous pourrez en lire la description dans les Annales de la Sarthe, page 83.

Quatre ou cinq des bulletins que vous m'avez prié de dépouiller contiennent un procédé pour perfectionner l'Artichaut le moyen est bien simple dès que l'Artichaut émerge du fond de la plante, on le coiffe d'une bourse de gros linge, que l'on recouvre ensuite de paille en ayant soin de fixer cette double enveloppe autour de la tige avec un lien quelconque. L'Artichaut, privé de lumière, grossira, se décolorera et deviendra presque blanc et d'un goût excellent.

La Revue horticole nous entretient, dans son numéro d'août, de diverses plantes nouvelles dont il est bon que je vous donne au moins la nomenclature

Le Begonia Daoeauana trouvé en Cochinchine par M. Godfroi.


VOsmunda regalis, splendide fougère très connue et très commune, conseillée comme plante ornementale. Le Chou de Bruxelles panaché, bon tout au plus comme curiosité; car, à part sa place à la cuisine, je ne pense pas que l'on puisse en faire autre chose qu'un légume excellent.

La Fraise Pelissier, obtenue à Lectonre par un jardinier nommé Pelissier, appartient au groupe des grosses fraises; ce qui fait son mérite, c'est sa hâtivité et surtout son excessive fécondité.

Je termine, Messieurs, cet aperçu en vous disant quelques mots du Journal des Roses. Les numéros que je possède, juin et août, contiennent deux planches coloriées, représentant les Roses Madame Hardy et le thé Madame Falcot. Ces numéros sont consacrés presque en entier à la revue des expositions de Roses qui ont eu lieu dans les diverses villes de France et surtout de l'étranger. Permettez-moi de vous faire remarquer que, dans presque tous ces concours, cinq ou. six variétés de nos Roses françaises se sont presque toujours maintenues au premier rang. Je vous nommerai Général Jacqueminot, Baronne de Rotschild, La France, Maréchal Niel, Gloire de Dijon, Marie Verdier, Horace Vernet, Etienne Levet, Marie Bautnan.

P. BELLAIN.


RAPPORT

sur les brochures du mois d'août.

Dans le Bulletin de la Société centrale d'horticulture de Rouen, 1" cahier 1879, M. Rose Charmeux donne le moyen de conserver le raisin d'une année à l'autre, avec toute sa fraîcheur et toutes ses qualités. Le procédé est bien simple il suffit de prendre un vase, de le remplir au tiers d'eau et d'y plonger un petit morceau de charbon de bois, puis d'y mettre la branche de vigne qui supporte une ou plusieurs grappes de raisin. Pour la réussite de ce procédé, il est indispensable de soustraire le vase à l'action de la lumière et de l'air, en le plaçant dans un lien hermétiquement fermé un vase à col étroit, pour éviter l'évaporation de l'eau, est celui qui convient le mieux. L'expérience a été faite plusieurs fois et a toujours réussi.

Le tan, que généralement on croit nuisible aux plantes, a sur l'asperge une action bienfaisante. Le Bulletin de la Société d'horticulture de Meaux, 4e année, 5, relate une expérience qui a été faite à ce sujet. Deux planches ont été déchaussées et toute la terre a été enlevée jusqu'à 5 centimètres du col de l'asperge et remplacée par une couche de vieux tan. Deux autres planches ont reçu la culture ordinaire. Les deux planches recouvertes de tan ont donné 15 jours plus tôt des produits moitié plus gros et plus abondants.


J'ai lu, dans le Journal de la Societé protectrice des animaux, une circulaire de M. Andrieux, préfet de police à Paris, adressée tous les maires du département de la Seine, pour leur enjoindre de veiller strictement à la répression des délits concernant la destruction des petits oiseaux. II serait bien à désirer que, dans notre département, pareille injonction fût faite aux agents que ces instructions concernent, et il est vraiment déplorable de voir à Nantes, tous les dimanches, sous les yeux de l'autorité, le commerce inhumain de ces pauvres petits- oiseaux que l'on vient d'arracher de leurs nids ou de prendre dans des engins prohibés.

Je vous propose, Messieurs., au nom de la Société d'horticulture, de signaler cet abus à M. le Préfet et de lui en demander une répression sévère.

En lisant le Bulletin, du 15 mai, de la Société d'agriculture de l'arrondissement de Lorient, j'ai été surpris d'y trouver un article de M. Fij, contestant à Parmentier d'avoir le premier introduit en France la culture de la pomme de terre. Ce grand philantrope naquit, comme vous le savez, à Montdidier, en 1737; retenez bien cette date, et souvenezvous qu'en 1757 un de nos compatriotes, Jean-Gabriel Montaudoin, proposa aux Etats-Généraux de Bretagne d'organiser une Société d'agriculture, de commerce et des arts subdivisée en autant de centres qu'il y avait d'évêchés en Bretagne et devant, trois mois avant l'ouverture des Etats, déposer à Rennes toutes leurs observations pour être réunies en commun et former un noyau d'instruction qui, chaque année, devait être publié. Jusqu'au Bulletin de 1761 il est assez difficile de trouver quelque chose se rapportant à la pomme de terre mais à la page 93, il en est fait mention d'abord, comme d'une plante fourragère, puis, un peu plus loin, comme d'une plante alimentaire. Parmi


les gens qui firent les premiers essais de cette culture, ou cite les noms de trois membres de l'association, en tête desquels celui du procureur général de la Chalotais. Ce ne fut cependant pas lui qui obtint les meilleurs résultats. Le sieur Rozière, qui fut le premier à en planter dans les environs de Rennes, fut plus heureux. Il ne put pas fournir des chiffres exacts des dépenses de sa petite exploitation, mais il a constaté une diminution sensible dans celles de sa maison, depuis que ses domestiques et ses ouvriers faisaient usage de pommes de terre.

Blanchet fit, en même temps que ses deux collègues, des plantations qui réussirent encore mieux.

A cette époque, la cherté des grains préoccupait tous les esprits il fallait aviser à quelques moyens. Ce fut alors que les Etats de Bretagne, reconnaissant les qualités nutritives de la pomme de terre, proposèrent et firent admettre l'association de sa fécule au froment, au blé noir et au seigle. On en fit du pain, et, après différentes épreuves, on put déterminer dans quelles proportions le mélange devait être fait. Nous étions alors en 1760 par conséquent. longtemps avant les analyses chimiques de Parmentier, et longtemps avant la mission qu'il entreprit pour propager l'usage de la pomme de terre.

Les Lorientais citent avec orgueil un épisode qui se passa dans leur ville ils racontent qu'un de leurs compatriotes, Louis de Saint-Pierre, ému de la misère que la guerre de Sept-Ans avait répandue parmi les ouvriers, s'associa à une vertueuse femme, Jeanne-Marie Biais, pour conjurer ce fléau. Ils fondèrent, dans une maison nommée la Chaumière des Pauvres, une oeuvre de bienfaisance au moyen de laquelle toutes les familles nécessiteuses recevaient gratuitement des aliments. Pour subvenir à l'entretien de son œuvre, Saint-Pierre planta en 1761 (les


archives municipales en font foi) un journal et demi de pommes de terre.

L'auteur de cet article ne veut, en aucune façon, amoindrir la célébrité de l'illustre Parmentier il le proclame, avec reconnaissance, comme un des grands bienfaiteurs de l'humanité mais l'honneur et la gloire d'avoir fait entrer les premiers la pomme de terre dans l'alimentation des pauvres, il les revendique pour les agronomes bretons.

M. de Saint-Quentin, dans le Bulletin du mois de mars, de la Société d'acclimatation, nous annonce une nouvelle solanée à tubercules comestibles comme sa congénère, elle vient des Andes et pourrait presque rendre les mêmes services, quoique les habitants du pays où elle pousse spontanément lui attribuent des qualités vénéneuses. Si elle est suspecte, pourquoi donc l'introduire parmi nous ? C'est qu'elle croît dans des terrains marécageux, incultes et, par conséquent, improductifs. La pomme de terre, cultivée en Europe, exige, au contraire, un terrain léger et bien drainé.

Pour faire tomber les préventions existantes contre ce tubercule nouveau, M. de Saint-Quentin raconte que son oncle, de qui il a emprunté les détails qu'il nous donne, le cultiva pendant trois ans dans l'Amérique du Sud il lui trouva toujours un goût fin et délicat, et, de plus, l'arôme de nos fraises. 11 en faisait un fréquent usage, malgré les pronostics fâcheux de ses voisins. Un jour, il demanda au docteur de l'endroit le nom de sa pomme de terre « Je ne l'ai pas présent à la mémoire, lui fit-il je vous le donnerai plus tard, mais défiez-vous de cette solanée., dont la réputation est des plus mauvaises. » Trois ou quatre mois après cet entretien, il revit le docteur, dont les premières paroles furent celles-ci « Eh bien, mon bon ami,


j'ai trouvé le nom de votre pomme de terre, c'est la Dangereuse; gardez-vous bien d'en goûter, vous vous empoisonneriez à coup sûr. » « Vraiment ? répondit M. de Saint-Quentin mais alors ce doit être un poison bien lent il y a plus de trois semaines que j'en mange, et les symptômes de l'intoxication ne se font point encore sentir. » En homme d'esprit, le bon docteur rit de sa mésaventure et reconnut à ses dépens que les livres sur les plantes des régions lointaines s'écrivent trop souvent sur la foi des gens du pays.

Dans les numéros des mois de mars et avril, de la Société d'horticulture de la Côte-d'Or, un article de M. Emile Tournier commence par ces mots « Si beaucoup de procédés de culture sont modernes, il en est probablement qui ont été pratiqués par les anciens et qui sont tombés dans l'oubli. L'usage des serres chaudes pourrait bien être de ce nombre. Les Grecs et les Romains connaissaient assurément les vitres de verre, et les fameux jardins d'Adonis, dont il est parlé dans divers auteurs, n'étaient autre chose que ce que nous appelons aujourd'hui des serres. »

M. Tournier cite des passages de Platon, de l'empereur Julien, de Théophraste, qui donnent les plus grandes présomptions pour l'existence des serres.

Collumelle dit que les jardiniers romains avaient imaginé de cultiver des concombres dans des châssis garnis de fumier chaud et montés sur des roues pour être conduits dans des endroits bien exposés au soleil. Ils étaient défendus du froid de la nuit par la fermeture des châssis avec des pierres spéculaires.

Le témoignage le plus important et le plus décisif nous est fourni par Martial, qui cultivait des plantes exotiques dans son Adonea. En parlant d'un de ses patrons, il disait


que lui aussi cultivait des fleurs dans un lieu. chauffé et vitre. Afin de les soustraire à la violence du vent et à la rigueur de, l'hiver, il avait soin de les couvrir de pierres spéculaires ne laissant passer que le soleil et un jour pur. Nota. Les pierres spéculaires étaient, suivant toute probabilité, des lames de mica.

Sénèque nous révèle une autre chose, c'est le mode de chauffage. Voici ce qu'il dit en attaquant le luxe des Romains « Ne vivent-ils pas contre nature, ceux qui, en » hiver, ont besoin de roses, et, à l'aide d'eau chaude, font » naître le lys fleur de printemps ? »

Parmi les travaux de la Société d'horticulture de Senlis, j'en ai remarqué un de M. Thirion, tendant à renverser la théorie de la circulation de la sève, admise jusqu'à ces derniers temps par les physiologistes. Il ne croit plus à la sève ascendante et descendante. Les végétaux respirent comme les animaux, et c'est dans la chlorophylle que ce phénomène s'accomplit ainsi que dans toutes les parties vertes de la plante (vous vous rappelez que la chlorophylle est une matière spéciale qui compose la partie verte des plantes). Les cellules de cette substance reçoivent l'air, le décomposent et en fixent. le carbone pour fournir l'élément essentiel du bois.

Tous les horticulteurs ne partagent pas cette manière de voir, et chacun d'eux, pour appuyer sa théorie, pousse à son adversaire des arguments d'une valeur telle qu'il serait parfois difficile de se prononcer pour une méthode plutôt que pour une autre.

M. Thirion examine l'une après l'autre les objections qui lui sont faites, et y répond avec avantage, tout en avouant qu'il est encore des points que la physiologie n'a pu encore éclaircir.

M. Prilleux, professeur de botanique, a donné aux Annales


de l'Institut agricole du Rhône, du ler avril 1880;» une explication dès tavelures et des crevasses des poires. Certaines variétés de poires sont très exposées à cette maladie, par exemple, les doyennés d'hiver bien d'autres espèces n'en sont pas exemptes. Dans certains jardins fruitiers, il n'est pas rare de rencontrer des poires couvertes de taches noires et sillonnées de crevasses. Ce sont autant de fruits perdus ou à peu près perdus ils n'atteindront pas leur développement normal, et leurs qualités seront profondément altérées. M. Prilleux a voulu savoir la cause du mal et a reconnu qu'elle était due à la présence d'un petit champignon nommé Fuchsciadium..

Dans le Bulletin de la Société d'horticulture de Cholet, on donne un résumé analytique des cours théoriques et pratiques d'arboriculture pendant l'année 1879 par M. le professeur L. Pelletier. Jr vous engage beaucoup à lire ce travail, et je regrette que son étendue m'empêche de vous en donner le résumé.

Quand les rats et les souris, en dépit de tous les engins que l'on invente contre eux, continuent d'infester vos habitations, le Bulletin de la Société d'horticulture de Boulognesur-Mer, année 1879, vous donne un remède infaillible « Prenez, dit-il, \T6 grammes de mie de pain, 60 grammes de beurre et 30 grammes de nitrate de mercure cristallisé. Mélangez le tout et divisez-le en petites pilules que vous répandrez dans les lieux visités par ces rongeurs. Rats et souris ne tarderont pas à vous faire leurs derniers adieux. » Voici un procédé pour conserver les fleurs nous le devons au docteur Miergues vous le trouverez dans le 4e trimestre de 1879, du Bulletin de la Société d'hurticulture d'Orléans et du Loiret. « Prenez, par l'extrémité de la tige, la fleur que vous voulez conserver plongez-la dans de la paraffine fondue au bain marie, retirez -la et faites-la


tourner vivement entre l'index et le pouce, pour que la force centrifuge chasse l'excès de paraffine et fasse écarter les pétales. »

M. le docteur Miergues vous engage à aller voir chez lui une collection de fleurs variées qu'il conserve sous verre depuis plus d'un an et qui n'ont rien perdu de leur forme ni de leur coloris.

J'aurais bien encore à vous donner le résumé de deux longs articles l'un, sur les différentes espèces de cépage l'autre, sur le phylloxéra. Ces sujets ont été traités tant de fois, que je ne me sens pas le courage de vous imposer la lecture de leur analyse, et je finis par les bouquets du docteur.

MODLLIÉRAS.


RAPPORT

SUR L'EXPOSITION DU COURS SAINT-PIERRE.

Messieurs

En l'absence de M. Echenoz, directeur de la Compagnie des Eaux, notre Secrétaire, qui n'a pu s'occuper activement de notre Exposition, à cause des travaux importants qu'il dirigeait au loin pour sa Compagnie, je me trouve obligé de le remplacer pour vous faire connaître tous les agissements de votre Commission d'Organisation. Tout d'abord, notre Exposition promettait les résultats les plus satisfaisants, un temps splendide présidait à tous ses préparatifs.

L'Exposition florale, à l'intérieur comme à l'extérieur de la grande tente, ne laissait rien à désirer. Les plantes les plus belles et les plus rares y étaient accumulées et installées avec goût. Les fleurs y brillaient du plus vif éclat, comme au plus beau printemps.

La pomologie, comme les fleurs, se faisait remarquer par de nombreuses collections de fruits magnifiques, qui auraient fait le bonheur de beaucoup de visiteurs. Les légumes largement représentés par de beaux produits prouvaient que nos horticulteurs maraîchers n'avaient point démérité de la grande médaille d'or qu'ils


avaient obtenue à l'Exposition universelle de 1867, ce dont notre Société a lieu de se montrer fière.

Nos bouquetières, dont vous connaissez le bon goût, avaient couvert une immense table de splendides bouquets de bals et de mariées, dont la grâce et l'élégance ont dû faire rêver plus d'une visiteuse.

M. Letessier, jardinier en chef chez M. Le Lasseur au château de la Sauzinière, 'nous avait exposé une collection complète de cucurbitacées, dont la variété et l'originalité des formes et des couleurs étonnaient tout le monde. Tout à côté de cette collection si curieuse que nous n'avions jamais vue à Nantes M. Doucet jardinier chez M. Cheguillaume, avait dessiné en mosaïque un cheval au galop, monté par son jockey, dont la composition admirablement bien réussie, faisait l'admiration des promeneurs.

Félicitons donc ce jeune jardinier dont la patience et l'intelligence montrent tout ce que nous pouvons espérer de lui.

Nous devons remercier et féliciter M. Echenoz, directeur de la Compagnie des Eaux qui, au milieu d'un immense bassin, nous avait installé de nombreux et magnifiques jets d'eau, dont la variété donnait tant d'éclat et de gaieté à notre Exposition. C'est aussi par son entremise, que sa Compagnie en a fait un abandon généreux à notre Société.

Remercions également M. Pariche, notre habile rocailleur, qui, pour utiliser l'énorme quantité d'eau si généreusement offerte à notre Société, a voulu faire à ses frais cette jolie rocaille qui formait une cascade du plus charmant effet.

La fête de nuit, destinée à couronner si agréablement notre Exposition et que nous offrions à tous nos Sociétaires,


n'a pu avoir lieu le premier dimanche, à cause du mauvais temps.

Comme vous le voyez, Messieurs, tout semblait nous favoriser au début de nos travaux, le jeudi, le vendredi et le samedi, il était impossible de désirer pour la saison, un soleil plus brillant et une température plus douce. Malheureusement, le dimanche, le temps était complètement changé, le vent soufflait avec force et la pluie ne cessait de tomber.

Malgré ce bouleversement atmosphérique, un public nombreux prouva tout l'intérêt qu'il porte à nos fêtes. Vers deux heures, le temps devenant de plus en plus mauvais, nous fûmes effrayés du résultat de notre Exposition et du déficit dont notre caisse était menacée, car nous étions certains de ne pas couvrir la moitié de nos dépenses.

Je proposai alors à notre président, M. Blanchet, et à notre vice-président, M. Rouxel, ainsi qu'à plusieurs autres de nos collègues réunis dans le bureau, de prolonger notre Exposition de huit jours si toute fois nos exposants voulaient y consentir.

Ma proposition ayant été agréée, je priai un de nos sociétaires, M. Lemonnier, de se joindre à moi pour leur faire signer l'engagement de rester pendant les huit jours. Tousacceptèrent sans difficulté, particulièrement les industriels dont la joie fut grande en apprenant une décision qui leur donnait l'espoir de couvrir les dépenses importantes qu'ils avaient faites.

Aussitôt après, nous allâmes avec M. le Président, demander à M. le Maire l'autorisation de continuer notre Exposition il nous l'accorda avec la plus grande bienveillance, en nous souhaitant des jours meilleurs.

Dès le lendemain lundi, notre Exposition fut ouverte


comme les jours précédents, et nous fimes une recette de 95 fr. Les autres jours furent à peu près semblables, quoiqu'il fit presque toujours mauvais temps.

La journée du mardi surtout fut épouvantable vers le soir, le vent et la pluie redoublant de force, il s'en suivit une tempête terrible qui renversa, en la brisant, toute la façade de notre Exposition.

La toile qui couvrait les fruits et les légumes, soulevée en grande partie et déchirée en quelques endroits, ne nous occasionna que des dégâts insignifiants.

Heureusement, notre grande tente, dont la solidité est à toute épreuve, ainsi que notre petite tente adossée aux chantiers de Saint-Pierre, furent épargnées.

Pas une plante même les plus délicates, n'eut à souffrir de ce terrible ouragan qui fit de si grands ravages pendant la nuit.

Le second dimanche dépassa toutes nos espérances, quoique la matinée fût pluvieuse jusqu'à onze heures environ à ce moment, nous étions découragés et sans espoir, puisque c'était notre dernier jour. Enfin, la pluie cessa de tomber, le ciel devint beau et le public prouva de nouveau par son empressement à visiter notre Exposition, combien il est avide des ces fêtes, car il n'y eut pas moins de 6,000 visiteurs payants.

Pendant ce temps, M. Petit-Desmaisons se mettant à la disposition de la Commission, préparait avec toute l'activité dont il est capable les illuminations destinées à la fête de nuit, dont le succès eût été certain si le temps frais du soir n'avait effrayé les visiteurs.

En résumé, Messieurs, nous devons nous féliciter des premiers mauvais jours qui nous ont plongés tout d'abord dans la plus grande inquiétude, je puis même dire le découragement, car il faut bien qu'on sache que la


Société compte sur les recettes de ses Expositions pour équilibrer ses dépenses.

Cette année surtout, elles lui eussent fait d'autant plus défaut, que les dépenses ont été infiniment plus considérables.; non-seulement à cause de la pomologie qui a exigé de nombreuses récompenses, mais aussi à cause des constructions importantes indispensables pour les Expositions d'automne, constructions d'autant plus onéreuses, qu'elles sont improvisées pour des exposants qui attendent toujours le dernier moment pour faire leurs déclarations. Toutes ces considérations vous feront comprendre les préoccupations de votre Commission, en présence d'une recette qui, le premier dimanche, atteignait à peine le tiers de nos dépenses.

Beaucoup parmi vous, Messieurs, ignorent sans doute qu'il y a dix ans, les prix s'élevaient à peine à 1,000 fr. Ainsi, en 1876, à 896 fr.; et en 1877, à 1,530 fr.; tandis que cette année, ils dépassèrent 3,500 fr., chiffre énorme que votre bureau voudrait encore augmenter à cause de l'intérêt qu'il porte à l'horticulture.

Malheureusement, la chose est impossible si on n'augmente les cotisations, à moins de prendre des dispositions nouvelles pour nos Expositions.

L'expérience que nous venons de tenter nous indique suffisamment ce que nous avons à faire dans l'avenir. Elle confirme le proverbe qui dit qu'à quelque chose malheur est bon.

Remercions donc les mauvais jours qui nous ont forcés à prolonger notre Exposition. Continuons une expérience dont le succès a dépassé nos espérances et sauvé notre caisse. Les résultats que nous avons obtenus pendant les huit jours de prolongation, prouvent que nous pouvons entrer résolument dans la voie qui nous est ouverte.


Ainsi, après la rude épreuve que nos plantes exposées viennent de subir, nous avons constaté avec plaisir, je puis même ajouter avec étonnement, que toutes, même celles de serre chaude, n'ont aucunement souffert malgré le vent, la pluie, le froid et surtout l'humidité qu'elles redoutent tant.

Je vous proposerai donc, Messieurs, pour l'avenir, de faire durer nos Expositions annuelles pendant neuf jours. Elles commenceraient le samedi, pour finir le soir du second dimanche.

Cette disposition nouvelle n'est pas seulement sollicitée par les quelques industriels qui viennent à nos Expositions, mais encore par beaucoup d'autres qui n'y viennent point, à cause des frais considérables qu'il faut faire pour si peu de jours.

J'ajoute que tous les horticulteurs auxquels j'ai parlé, MM. Gouleau, Guichard, Bahuaud, etc. (je ne vous cite que quelques noms ri ayant pas eu le temps de les voir tous), m'ont dit que leurs plantes n'avaient point souffert pendant les mauvais jours, qu'eux aussi verraient avec plaisir cette prolongation qui rendrait l'Exposition beaucoup plus intéressante et beaucoup plus avantageuse pour eux. Ils ont même ajouté qu'il était regrettable de voir dépenser tant d'argent pour si peu de temps.

Cette disposition aurait, en outre, l'avantage de nous laisser choisir les époques les plus convenables pour nos Expositions. Nons ne serions plus tributaires des deux jours de fêtes de la Pentecôte, qui ne sont pas toujours aussi favorables qu'ou pourrait le croire, parce que ce sont les premiers beaux jours de l'année qu'on attend avec impatience pour courir à la campagne.

A l'appui de cette observation, je vous citerai ce qui s'est passé à notre Exposition de 1879, le temps s'étant


trouvé mauvais le premier jour, personne ne s'absenta, nous fimes une très belle recette.

Quant aux horticulteurs qui pourraient avoir de l'inquiétude sur une trop longue absence de leurs plantes, ou qui craindraient que cela ne portât préjudice à leur vente, il serait facile de leur donner toute satisfaction, en leur accordant le droit d'en vendre ou d'en enlever dès le lundi, à la condition de les remplacer.

Les industriels jouissant de ces faveurs, je ne vois point de motifs pour en priver MM. les horticulteurs. Les résultats que nous avons obtenus, par suite de la prolongation de l'Exposition, et cependant dans les plus mauvaises conditions, démontrent ceux que nous pourrions réaliser dans des circonstances meilleures.

J'espère même, que profitant de notre expérience, notre Administration municipale viendra se joindre à nous pour nous aider à donner un plus grand intérêt à nos fêtes, où toutes les industries et l'agriculture pourraient être représentées.

Notre ville est assez importante et notre région assez riche pour qu'on puisse avoir chaque année une Exposition régionale intéressante.

Messieurs, je termine mon rapport en adressant nos plus sincères remerciments à M. le docteur Ecorchard, qui a mis avec empressement les serres du Jardin des Plantes à notre disposition, ainsi qu'à M. Rochais, jardinier en chef, qui est venu lui-même en surveiller le placement. M. Le Lasseur, lui aussi, nous a offert et envoyé de nombreuses et belles plantes pour notre jardin et notre tombola.

N'oublions pas non plus MM. les Directeurs des chemins de fer, qui nous ont fait la gracieuseté d'accorder des billets à prix réduits pendant la durée de notre Exposition.


Adressons aussi nos félicitations à M. Aubry, architectepaysagiste, pour les heureuses dispositions de notre jardin. Enfin, songeons à l'excellente musique du 64e, à la fanfare des dragons, ainsi qu'à l'Orphéon nantais, si bien dirigé par M. Odion, qui, tous les ans, donnent tant d'attrait à nos fêtes.

Mon dernier mot sera pour M. le Maire et son Administration, ainsi que pour M. Demoget, architecte en chef de la ville, dont la bienveillance n'a jamais fait défaut à notre Société.

Le 15 octobre 1880.

Le Président de la Commission d'organiaation,

A. PICHERY.


RAPPORT

PAR M. EVELLIN

Sur la nouvelle édition de l'ART DE GREFFER DE M. BALTET.

Messieurs

Je viens essayer de remplir ma tâche, au sujet de la nouvelle édition de l'Art de greffer de M. Baltet, dont vous m'aviez chargé de rendre compte.

Quand on a pris connaissance de cet ouvrage, que l'on songe aux connaissances profondes de l'auteur, à sa saine et longue pratique, à l'accueil que celui-ci a su apporter aux critiques, toutefois bienveillantes qui furent faites lors de sa lre édition, et dont il déclare avoir tiré profit, ne doit-on pas considérer cet ouvrage comme la perfection dans un art admirable dont la puissance est de transformer la nature des végétaux.

Ma tâche se trouve donc simplifiée, car si la critique est ordinairement aisée, ici elle est difficile à trouver, et la louange doit en découler naturellement.

En jetant un regard en arrière, on voit que bien peu d'auteurs ont traité spécialement ce sujet.

On en trouve les premières traces chez les anciens, les


agronomes latins puis sont parus depuis les traités spéciaux ci-après dénommés

L'advertissement pour enter, par Landric, en 1580. La manière d'enter, par Garnier, en 1631.

La manière de greffer, par Resson, en 1716.

Les principes de la greffe, par Cabanis, le plus important jusqu'alors en 1764.

Thouin, en 1780.

L'art de propager les végétaux par la greffe, par Carrière, dans son Jardinier multiplicateu?', en 1856.

Mais ces traités dépourvus de figures et plus ou moins complets, quelques-uns même manquant de clarté, ne pouvaient donner un enseignement comparable à l'ouvrage que nous allons examiner.

Enfin parut la première édition de l'Art de greffer de M. Baltet, en 1869, à laquelle est succédée celle dont nous allons vous rendre compte.

Pour donner une idée sommaire de cette œuvre, j'énumèrerai les principaux chapitres.

Les trois premiers renferment tout ce qui a rapport à la définition et au but du greffage, les conditions du succès, l'outillage, les ligatures, l'engluement et les accessoires. Le quatrième traite du choix des sujets et des greffons. Le cinquième du greffage sous verre.

Le sixième chapitre, relatif aux divers procédés de greffage, est divisé en trois paragraphes.

Le lor paragraphe a pour objet la greffe par approche et par arcs-boutants.

Le 2e paragraphe, le greffage, par rameaux détachés qui comprend les greffes de côté, en couronne, en placage, en incrustation, en aubier, en fente, à l'anglaise, celle dite mixte ainsi que toutes les variétés de greffe qui dérivent de ces dernières.


Le 3e paragraphe, le greffage par œil, duquel ressort tout ce qui a rapport à l'écusson et à la greffe en flûte. Dans ce chapitre de première importance, l'auteur entre dans le vif de la question. Il faut nécessairement le lire pour se rendre compte de l'intelligence apportée à la description des nombreuses variétés de greffe qui y sont relatées et dont plusieurs peuvent être considérées comme nouvelles pour notre pays n'ayant encore paru dans aucun Traité français.

Je n'entrerai donc pas dans le détail de ces opérations et de toutes ces pratiques mais ce que je puis dire, c'est qu'elles sont décrites avec une telle clarté, une telle précision, les figures qui représentent ces travaux sont tellement vraies, que les moins habiles ne peuvent manquer de se familiariser promptement avec l'art de greffer et de le pratiquer avec succès.

Ce but n'aurait été aussi complètement atteint, si comme les écrivains qui l'ont précédé, M. Baltet, quoique parfaitement clair dans son style, n'eût orné son ouvrage de nombreuses gravures qui, parlant en même temps aux yeux, mettent le lecteur à même d'opérer, comme si, au pied de l'arbre, il se trouvait dirigé par un praticien habile.

C'était là un but important à atteindre aussi ce traité s'est-il vulgarisé rapidement, et aujourd'hui répandu partout, sa réputation est européennne.

Le septième chapitre contient les travaux complémentaires au greffage la greffe une fois faite ne doit pas être abandonnée; il faut encore, pour qu'elle arrive à bien, compléter diverses opérations, surveiller avec soin, et tout cela à son heure, faute de quoi tout le travail peut être compromis.

Nous arrivons au huitième chapitre. Comme il n'est


pas suffisant de savoir greffer, l'auteur a eu l'excellente idée de décrire les diverses essences de végétaux qui se soumettent au greffage et de les classer par ordre alphabétique, de sorte que l'on n'a qu'à rechercher le nom de l'essence que l'on désire opérer pour avoir en quelques mots <,tout ce qui a trait à la nature- du sujet à lui donner et quel genre de greffe doit être employé. Ainsi l'on trouve sur la nature du sujet d'excellentes indications plusieurs d'entre elles auxquelles les précédents auteurs n'avaient pas songé, sont empruntés à l'horticulture anglaise et américaine. Outre cela de nombreuses et importantes observations qui, bien souvent sont le secret des vieux praticiens, viennent compléter l'ensemble des connaissances à acquérir dans l'opération du greffage de chacune desdites essences.

Le neuvième chapitre est consacré à la restauration des arbres par la greffe.

Il arrive souvent qu'un arbre planté ne donne pas les résultats désirés, sa charpente n'est pas toujours irréprochable la nature de son bois ou sa fructification ne répondent pas aux espérances que l'on aurait lieu d'attendre. Si une tige chancre use peut être réparée au moyen des rameaux gourmands de sa base, ou complètement remplacée par un nouveau sujet qui donnera une vigueur nouvelle en transfusant sa sève à la partie supérieure conservée; de même, une décortication annulaire survenue par accident, sera réparée ou atténuée dans son effet par l'introduction de rameaux greffons. Il en sera autant pour la restauration des membres de la charpente ou le remplacement des branches coursonnes.

Enfin, nous arrivons à un chapitre qui n'avait été qu'effleuré lors de la première édition.

Les désastres de nos vignobles causés par l'invasion du


Phylloxera ont, depuis quelques années, attiré l'attention d'hommes éminents sur l'opération de la greffe de la vigne. Comme dans les pays phylloxérés, il n'est plus possible de régénérer le cep par le provignage et la contexture liqueuse des variétés étrangères étant différente de celles indigènes, il fallait bien trouver d'autres applications. Aussi de nouvelles études ont été faites et divers systèmes ont été mis au jour.

Pour M. Baltet, il devait aussi lui entrer dans ce mouvement, et c'est ce qu'il a fait.

Dans ce chapitre sont indiqués les divers procédés de greffage qui s'adaptent le mieux à la vigne en tenant compte des faits acquis.

L'auteur nous entretient du greffage sur place, du greffage à l'abri en chambre dit au coin du feu, de la greffe par approche (divers systèmes), de la greffe mixte, en incrustation, en fente, greffe anglaise sur rameau, sur bouture ou sur plan racine, greffe anglaise Champin, greffe anglaise à cheval et en coin.

Parmi ces greffes, on peut sûrement recommander la greffe anglaise ordinaire, qui paraît devoir bien réussir. M. Champin est venu, en outre, y apporter une amélioration dont on est satisfait.

La greffe anglaise à cheval, dont la pratique est plus facile, paraît donner encore un meilleur résultat. M. Briant, jardinier chef à l'Ecole normale de Cluny, donne la préférence à la greffe à cheval sur toutes les autres; de même, M. Gaston Basile, qui l'expérimente depuis plusieurs années, lui apporte aussi son contingent d'approbation. La greffe en coin, contre-partie de la greffe à cheval, est aussi très employée elle peut se pratiquer à l'abri sur boutures destinées à la pépinière ou à la plantation définitive.


Tout cela est décrit tet figuré avec une clarté, une précision qui ne doit laisser aucun doute, ni aucun embarras, au praticien qui suit de tels préceptes. C'est donc un excellent chapitre ajouté à l'art de greffer.

Ce chapitre eût pu peut-être recevoir encore un complément en ce qui concerne les nouvelles machines à greffer que l'on emploie aujourd'hui dans les pays phylloxérés, et qui, en abrégeant considérablement le travail, paraissent devoir jouer un rôle important.

Parmi -ces inventions nouvelles, je puis vous citer les greffoirs Berdaguer, Trabuc, Vincent, Leydier, Fouque; les machines Sabatier, Pelaquier et la machine à ligaturer de Gueyte. Nous eussions été heureux qu'un homme aussi compétent que M. Baltet, nous eût fait connaître son opinion au sujet de ces instruments.

Que l'auteur veuille bien aussi nous permettre de ne pas suivre entièrement son opinion lorsqu'il préconise l'affranchissement du poirier sur coignassier, page 214. Dans notre pays et à peu près dans tout le val de la Loire, cette pratique est reconnue désastreuse, j'ai toujours vu que l'arbre, par ce fait, acquérant une vigueur sans égale, sa fructification disparaissait complètement, sans qu'il fût possible ensuite de la ramener à bien.

Il est probable qu'il en est autrement dans certains terrains, surtout ceux où l'auteur a expérimenté.

L'article ligature, page 21, ne mentionne pas, pour lier les écussons, une plante qui, cependant, est d'un grand usage parmi les pépiniéristes de notre pays, Maine-etLoire et autres localités j'ai pensé qu'il serait bon d'en dire un mot. Je veux parler du jonc commun, Juncus conglomeratus et Juncus effusus, dont il se fait une consommation immense pour les greffes.

Voici le mode d'emploi de ce jonc lorsqu'il est sec


comme il ne faut pas que la moëlle contienne de l'eau, on évite de le faire tremper; on se contente donc, au moment de s'en servir, de l'étendre sur la terre humide, puis de le recouvrir d'une grossière toile mouillée humectée de temps en temps par quelques légers arrosements si le temps est sec.

Lorsqu'on veut lier, on rapproche l'un près de l'autre deux brins de ce jonc que l'on a soin d'aplatir en les faisant passer entre les doigts, puis on les ajuste autour de la greffe. C'est une assez bonne ligature, très économique, qui doit cependant, aussi elle, recevoir des soins de surveillance.

Telles sont les observations que j'ai cru devoir me permettre au sujet de l'ouvrage de M. Baltet, œuvre de premier mérite, fort supérieur à tout ce qui a été fait en ce genre par ses devanciers, et qui renferme des notions tellements complètes qu'il me paraît bien difficile de faire mieux. C'est donc le meilleur guide qu'il soit possible de consulter.

31 décembre 1880.


EXPOSITION HORTICOLE

DES

30 SEPTEMBRE, 1er, 2 ET 3 OCTOBRE 1880 PROCÈS-VERBAL DU SECRÉTAIRE DU JURY. Ce jour, 30 septembre 1 880, se sont réunis, sur la convocation faite par M. le Président de la Société nantaise d'Horticulture, au lieu indiqué pour l'Exposition, cours Saint-Pierre, les membres du Jury ci-dessous désignés, afin de procéder, en vertu du programme dressé le 8 avril dernier, à la répartition des récompenses à décerner aux divers Exposants qui se sont conformés à ce programme.

Ont répondu à cet appel

M. CLAIRET, délégué de la Société horticole de Lorient M. RiCHARD, délégué de la Société horticole de Rouen M. DUTROP, délégué de la Société horticole d'Orléans M. Lemée, délégué de la Société horticole d'Alençon M. BRARD, délégué de la Société horticole de Pontoise; M. LE MERCIER, délégué de la Société horticole de Cholet


M. Lefehvbe, délégué de la Société horticole de la Rochell e

M. Lanson-Gauthi, délégué de la Société horticole d'Orléans et Loiret

M. PAUL RENAUD, de Nantes

M. Pouzra, de Nantes

M. Bkissonneau, de Nantes

M. ALFRED Lotz, de Nantes

M. Echenoz, de Nantes

M. MESSINE, de Nantes

M. A. Bouvet, de Nantes.

Le Jury, s'étant immédiatement constitué, en nommant M. CLAIRET à la présidence, s'est vu contraint, vu l'importunce de l'Exposition, de se diviser en deux sections La première, composée de MM. Pouzin, président RENAUD, Bhissonneatj, Lotz, Echenoz et Messine, comme secrétaire, a pris part à l'examen des outils et instruments horticoles, objets d'art et d'industrie se rattachant à l'horticulture, poteries, vases, suspensions, machines et pompes, corheilles, statues, serres, châssis, etc., etc. La seconde, composée de MM. les Délégués étrangers, avec M. BOUVET, comme secrétaire, s'est occupé d'examiner les arbustes, plantes, fleurs, fruits et légumes exposés. A une heure, les deux Jurys étant constitués, ont commencé leurs opérations.

§ Ie'. SEMIS ET BELLE CULTURE. PREMIER CONCOURS. Pour le plus beau gain, dans un genre quelconque, d'un véritable mérite, non encore couronné, et obtenu dans le département par l'exposant, qui devra justifier de son obtention.


(Pour les' fruits, ce prix ne pourra être accordé qu'après deux années de fructification).

Trois exposants se sont fait inscrire et ont présenté leurs gains au Jury, qui, après les avoir examinés et trouvés très beaux, les a renvoyés à la Commission pomologique de la Société, pour être dégustés et avoir à décerner ellemême la récompense, s'il y a lieu.

Les trois exposants sont

M. Vigneron de la Jousselandière

M. Mathurin Bruneau-,

M. Grousset.

LISTE DES RÉCOMPENSES.

Praticiens.

5Le CONCOURS. Pour le lot d'au moins 100 plantes d'espèces ou variétés différentes, de serre ou de pleine terre, remarquables par leur rareté, par leur belle culture, par leur feuillage ornemental, leur développement ou leur floraison, pouvant servir à la décoration des pelouses et des jardins.

1er prix, M..Heurtin.

Les plus chaudes félicitations ont été adressées au lauréat, par le Jury, ainsi qu'à son concourrent, M. François Richard, pour la beauté et la richesse exceptionnelles de ses magnifiques plantes. La voix seule du Président du Jury a déterminé la récompense.

16" concours. – Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Marantas et de Crolons.

1" prix, M. Heurtin.


20e CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Bégonias, cultivés pour leur feuillage. · 2e prix, M. Heurtin.

27e concours. Pour le plus beau lot d'Orangers, de Citronniers et de Limon.

2° prix, M. Heurtin.

2e concours. Pour le lot d'au moins 100 plantes d'espèces différentes, de serre ou de pleine terre, remarquables par leur rareté, par leur belle culture, par leur feuillage ornemental, leur développement ou leur floraison, pouvant servir à la décoration des pelouses et des jardins. 2e prix, M. François Richard.

Je ne puis que répéter les éloges, bien mérités du reste, que le Jury adressa aux deux lauréats, MM. Heurtin et Richard, pour la remarquable exposition de ce concours. 15e CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Caladiums.

1er prix, M. François Richard.

Le Jury a manifesté hautement sa satisfaction pour cette belle exposition de plantes à culture difficile, au feuillage harmonieusement coloré et présenta/it dans ses variétés le coup-d'œil le plus agréable.

20e CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Bégonias, cultivés pour leur feuillage. 3e prix, M. François Richard.

3e CONCOURS. Pour le plus beau et le plus nombreux lot d'ensemble de Légumes de la saison, présenté par un maraîcher praticien et provenant de ses cultures. ler prix, M. Julien Chasle.

Ce lot, comme celui de son concurrent M. Guichard,


était remarquablement choisi et se distinguait surtout par ta beauté des échantillons exposés.

2e prix, M. Guichard.

48 CONCOURS. Pour le plus beau lot d'au moins dix espèces différentes de Légumes de la saison, présenté par un maraîcher praticien et provenant de ses cultures. 2e prix, M. David.

9é CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Poires.

3e prix, M. David.

10° CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Pommes.

3e prix, M. David.

4e CONCOURS. Pour le plus beau lot d'au moins 10 espèces de Légumes de la saison, présenté par un maraîcher praticien et provenant de ses cultures. Remercîments, M. Buron.

9e concours. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Poires.

1" prix, M. Baudet (Méd. or.)

Comme le procès-verbal du Jury l'a déjà constaté, le lauréat avait une des plus belles collections exposées, il présentait 140 espèces de Poires, très soigneusement étiquetées et d'une grosseur remarquable.

10e CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Pommes.

2e prix, M. Baudet.

15° CONCOURS. Pour la plus remarquable et la plus nombreuse collection de Caladiums.

2e prix, M. H. Guichard.


17e CONCOURS. Pour le plus beau lot de plantes à feuilles colorées, telles que, Coleus, Achyrantes, Centaureas, etc., etc.

prix, M. H. Guichard.

20e CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Bégonias, cultivés pour leur feuillage. 1er prix, M. H. Guichard.

Il offrait une des plus belles collections qui eussent été vues à nos expositions, ce qui dénote, de sa part, une intelligence fort entendue pour la culture de ces plantes si délicates.

26e CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Dracœnas, Charlowdias et Cordylines, de serre chaude, de serre froide ou de serre tempérée. 1er prix, M. H. Guichard.

Il est bien fâcheux que le mauvais temps qui a persisté pendant toute la durée de l'exposition ait obligé le lauréat à enlever, trop tôt, ces plantes remarquables qui faisaient l'admiration des visiteurs.

50e CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Dahlias, en pots et en fleurs.

1er prix, M. H. Guichard.

Nous croyons qu'il serait difficile de trouver une collection plus complète, présentant une floraison plus belle et plus variée.

55e CONCOURS. Pour le plus bel ensemble de mosaiculture.

i" prix, M. H. Guichard.

Le procès-verbal du Jury a constaté la solidité du massif, transformé en mosaïque, et la régularité irréprochable du dessin d'ornementation.


feuilles colorées, telles que Coleus, Achyrantes, Centaureas, Alternnntheras, Gnap4aliums, Sedums, etc.

l"r prix, M. Gouleau.

Cette agglomération de plantes multicolores, au feuillage éblouissant et mordoré, a fait sensation. Quinze nouveautés environ ont été réellement admirées, et les éloges les plus flatteurs ont été adressés au lauréat.

32e CONCOURS. Pour la plus belle collection de Pélargoniums zonales simples et inquinans.

Ie prix, M. Gouleau.

33e CONCOURS. Pour la plus belle collection de Pélargoniums doubles.

2e prix, M. Gouleau.

47e CONCOURS. Pour le plus bel ensemble d'au moins 50 plantes de tous genres, fleuries ou à feuillage remarquable, n'ayant pris part à aucun autre concours. 1er prix, M. Gouleau.

Nous avons reconnu, comme plantes dignes de toute attention un Musa ensete, un Dracœna Cannœfolia, un Dracœna Rhotiana, un Phormium Colensoï, un Anthurium Augustini, des Broméliacées, des Bégonias semperflorens et tubéreux, en pleine floraison et du plus grand mérite. 51" concours. – Pour la plus belle collection de Dahlias (fleurs coupées).

2e prix,. M. Gouleau.

17e CONCOURS. – Pour le plus beau lot de plantes à feuilles colorées, telles que Coleus, Achyrantes, Centaureas, etc., etc.

3e prix, M. Méchinaud.

19e CONCOURS. Pour la plus belle collection de


Plantes de serres froide ou tempérée, fleuries ou non fleuries.

1er prix, M. René Bahuaud.

2,8e CONCOURS. Pour la plus belle collection d'Héliotropes en pots.

38 prix, M. René Bahuaud.

31« concours. Pour la plus belle collection de Fuchsias simples ou doubles.

3e prix, M. René Bahuaud.

32e concours. Pour la plus belle collection de Pelargoniums znnales simples et inquinans.

1er prix, M. René Bahuaud.

33e concours. Pour la plus belle collection de Pelargoniums. zonales doubles.

1er prix, M. René Bahuaud.

37e CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection d'Aloës, d'Agaves, de Yuccas et de Cactées

ier prix, M. René Bahuaud.

43e CONCOURS. Pour la plus belle collection de Cannas en fleurs.

2ie prix, M. René Bahuaud.

47e concours. Pour le plus bel ensemble d'au moins 50 plantes de tous genres, fleuries ou à feuillage remarquable, n'ayant pris part à aucun autre concours. 3e prix, M. René Bahuaud.

48e concours. Pour la plus belle collection de Bambous de pleine terre.

2e prix, M. René Bahuaud.

518 concours. Pour la plus belle collection de Dahlias, fleurs coupées.

1 er prix, M. René Bahuaud.


52° cowcotms. Pour la plus belle collection de Roses, fleurs coupées.

3e prix, M. René Bahuaud.

53« concours. Pour la plus belle collection de Phlox vivaces, en pots.

2e prix, M. René Bahuaud.

M. René Bahuaud a exposé dans 12 concours dénommés et 2 concours imprévus; il a obtenu 14 récompenses. Toutes ses plantes et ses fleurs étaient soignées avec les précautions méticuleuses que nous lui connaissons ses Pélargoniums surtout, par leurs coloris remarquables et variés, par leur luxuriante végétation, ont été fort appréciés par tous les visiteurs.

56e CONCOURS. Pour le lot le plus gracieux de trois bouquets de fleurs naturelles bouquets de bal, de soirée ou de fête.

Le Jury s'est très longtemps arrêté à l'examen de ces magnifiques bouquets, qui font honneur au mérite des exposantes.

Tous étaient composés de fleurs fines et délicates, et façonnés avec un goût irréprochable. Le surtout de Mlles Mouraud entièrement piqué de fleurs exotiques artistement disposées, était remarquablement beau mais le bouquet de mariée, de Mlle Renaud, a paru au Jury plus élégant, plus léger, et c'est à la majorité d'une voix que le premier prix lui a été dévolue.

1er prix, Mlle Renaud.

2e prix ( Miles Mouraud.

2e prix ex-œquo

v j Mme Douillard.

( Mme Soullard.

3e prix ex-œquo < Méhon.

f i ( Mme Méhon.


57B CONCOURS. Pour le plus beau lot d'un Surtout de table et de deux Jardinières de salon.

Le Jury, reconnaissant parfaitement le mérite du travail et de la composition des surtouts exposés, principalement celui placé, trop peu ostensiblement, au milieu de la table de la serre, aurait désiré voir à Mlle Marie Guichard une autre exposante capable de concourir avec elle. Ce n'est qu'à cette seule cause, et afin d'attirer l'attention sur ce concours, qu'il ne lui est accordé qu'un 1" prix.

2e prix, Mlle Marie Guichard.

Amateurs.

4° CONCOURS. Pour le plus beau lot d'au moins 10 espèces différentes de Légumes de la saison.

Mention honorable, M. Moussion-Bernard.

8e CONCOURS. Pour l'exposition de Fruits variés, la plus belle et la plus nombreuse.

Ie prix, M. Moussion-Bernard.

6e CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Pommes de terre.

1er prix, M. Boncenne.

Ce lot, qui a fait l'admiration du Jury, était composé de 100 à 105 espèces ou variétés différentes et parfaitement étiquetées.

Mentions honorables, M. Bellain.

M. Bertheau.

8° concours. Pour l'exposition de Fruits variés, la plus belle et la plus nombreuse.

Mention honorable, Mm8 Boutin.

Remercîments, M. Besnier.

– M. Batard.


10e CONCOURS. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Pommes.

Mention honorable, M. Delaunay de Saint-Denis. 51« CONCOURS. -Pourla plus belle collection de Dahlias (fleurs coupées).

3" prix, M. Batard.

Jardiniers d'amateurs.

"2e CONCOURS. Pour le lot d'au moins 100 Plantes d'espèces ou variétés différentes, de serre ou de pleine terre, remarquables par leur rareté, leur belle culture, par leur feuillage ornemental ou leur floraison, pouvant servir à la décoration des pelouses et des jardins.

jar prix, M. Rethière, chef de culture chez M. de Novion. 136 CONCOURS. Pour le plus beau lot de Plantes de serre chaude nouvellement introduites.

1" prix, M. Rethière.

Ces deux concours ont été dignement remplis par l'exposant toutes les plantes étaient remarquables par leur belle végétation, quelques-unes présentaient une floraison peu connue dans nos climats et le Jury a constaté 30 variétés environ deplantes exotiques nouvellement introduites. 2° CONCOURS. Pour le lot d'au moins 100 Plantes d'espèces ou variétés différentes, de serre ou de pleine terre, remarquables par leur rareté, leur belle culture, leur feuillage ornemental ou leur floraison.

2e prix, M. Chagnas, chef de culture chez M. Dominique Caillé.

concours. – Pour la plus belle exposition de Fruits variés.

2e prix, M. Chagnas.


32a CONCOURS. Pour la plus belle collection de Pelargoniums zonales simples et inquinans.

1" prix, M. Chagnas.

33e CONCOURS. Pour la plus belle collection de Pelargoniums zona les doubles.

lBr prix, M. Chagnas.

Les plus sincères félicitations ont été adressées à l'exposant par le Jury, qui a reconnu, dans les Pelargoniums, quelques espèces rares et de premier choix. Les Plantes de serre étaient également remarquables et bien soignées. 2" CONCOURS. Pour le lot d'au moins 100 Plantes d'espèces ou variétés différentes, de serre ou de pleine terre, remarquables par leur rareté, leur belle culture, leur feuillage ornemental, leur développement ou leur floraison.

4e prix, M. Ragot, chef de culture chez M. Massion. 17» CONCOURS. Pour le plus beau lot de Plantes à feuilles colorées, telles que Coleus, Achyrantes, Centaureas, etc., etc.

3° prix, M. Ragot.

Les plantes de l'exposant faisant l'objet du 2e concours, étaient remarquables par leur développement et les Coleus aux feuillages très variés avaient été soignés avec attention. 3e concours. Pour le plus beau et le plus nombreux lot d'ensemble de Légumes de la saison.

1er prix, M. Letessier, chef de culture chez M. Lelasseur. 9e CONCOURS. – Pour la plus belle collection de Poires. lar prix, M. Letessier.

12e CONCOURS. Pour la plus belle collection de Cucurbitacées comestibles et d'ornement.

1 er prix, M. Letessier.


Le lauréat a exposé dans trois concours et obtenu trois 1 er prix; les échantillons de ses légumes et de ses fruits étaient bien choisis et l'exposition des Cucurbitacées a reçu les plus nombreux éloges.

38 CONCOURS. Pour le plus beau et le plus nombreux lot d'ensemble de Légumes de la saison.

2e prix, M. Chesneau, chef de culture au pensionnat de Toutes-Aides.

8e CONCOURS. – Pour la plus belle exposition de Fruits variés.

2" prix, M.. Chesneau.

12e CONCOURS. Pour la plus belle collection de Cucurbitacées comestibles et d'ornement.

3e prix, M. Chesneau.

Les légumes et les fruits de l'exposant étaient choisis et étiquetés avec beaucoup de soins, et ses Cucurbitacées, quoique moins nombreuses que celles de son concurrent, étaient aussi fort remarquables.

3e concours. Pour le plus beau et le plus nombreux lot d'ensemble de Légumes de là saison.

3e prix, M. Chalais, chef de culture chez M. Paul Renaud. 88 coNcouRS. Pour la plus belle exposition de Fruits variés.

1 er prix, M. Chalais.

Les spécimens exposés par le lauréat méritaient l'attention par leur grosseur ils étaient surtout soigneusement étiquetés.

3e CONCOURS. Pour le plus beau et le plus nombreux lot d'ensemble de Légumes de la saison.

Mention honorable, M. Mercier.


6* concours. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Pommes de terre.

1er prix, M. Thierry, chef de culture à l'établissement des sourds-muets.

9« CONCOURS. Pour la plus belle collection de Poires. 1' prix, M. Thierry.

Nous ne saurions trop féliciter l'exposant pour les soins intelligents qu'il apporte à la culture de son jardin sa collection de pommes de terre était surtout une des meilleures de notre Exposition.

6e concours. Pour la plus belle et la plus nombreuse collection de Pommes de terre.

1" prix, M. Fougères, chef de culture chez M. le marquis de la Ferronnays, à Saint-Mars-la-Jaille.

S8 CONCOURS. Pour la plus belle exposition de Fruits variés.

Mention honorable, M. Fougères.'

8e CONCOURS. Pour la plus belle exposition de Fruits variés.

3e prix, M. Blondeau, chef de culture chez M. Langlois. Remercîments, M. Mercier.

51e CONCOURS. Pour la plus belle collection de Dahlias (fleurs coupées).

1" prix, M. Brégeon, chef de culture chez M. Léon Guillon. Quelques beaux types ont été remarqués et surtout fort appréciés.

55° CONCOURS. Pour le plus bel ensemble de mosaïculture.

1 er prix, M. Doucet, chef de culture chez M. Chéguillaume.


Nous félicitons le lauréat de son ingénieuse innovation: le jockey à cheval était habilement dessiné, tous les visiteurs l'ont examiné avec beaucoup d'empressement. C'est une idée qui s'est fait jour et nous espérons qu'elle trouvera des imitateurs.

OBJETS D'ART ET D'INDUSTRIE SB RAPPORTANT A L'HORTICULTURE.

59e CONCOURS.

MM. Faivre frères, médaille de vermeil, pour améliorations apportées à leur pompe verticale et pompes à manège.

M. Olivier, médaille de vermeil, pour son exposition générale et artistique de meubles de jardins.

M. Gillard, médaille de vermeil, pour ses jardinières de salon, modèles nouveaux, objets d'art.

M. Buot, médaille d'argent, pour son exposition générale d'instruments d'agriculture et de grande horticulture. M. Lebreton, médaille d'argent, pour son exposition de jardinières sculptées.

MM. Carie et Cie, de Paris, médaille d'argent, pour leurs égouttoirs, fermeture de porte-bouteilles, etc.

MM. Chapelle frères, médaille d'argent, pour leurs statues, vases, etc., en fonte moulée et leur bel assortiment de meubles de jardins.

M. Teissier, de Lyon, médaille d'argent, pour ses robinets à fermeture, bouchage de bouteilles, etc. M. Caussé, médaille d'argent, pour son exposition de statues.

M. Gauchet, médaille d'argent, pour son exposition de légumes récoltés dans un terrain fumé spécialement avec le phospho-guano Law's.


M. Blandin, médaille de bronze, pour ses serres et ses fruitiers fermés et ouverts.

M. Clavereux, médaille de bronze, pour ses couperacines, égrennoirs, etc.

M. Divet médaille de bronze pour ses caisses d'orangers.

M. Lodé, médaille de bronze, pour ses coupe-racines et instruments agricoles.

M. Terrolle, médaille de bronze, pour ses instruments d'agriculture.

M. F. Maillard, médaille de bronze, pour sa collection d'outils forgés.

M. Jutard, médaille de bronze, pour sa belle exposition de volières, cages, bassins, etc.

Rappel de médaille d'or à M. Echenoz, que le Jury remercie vivement pour le bon concours qu'il apporte à la Société.

Rappel de mention très honorable à M. Bruggiotti, pour ses diverses statues si justement appréciées.

MM. Volant et Gie, mention honorable, pour leur spécialité de travaux en ciment.

M. Bastin, mention honorable, pour coffret sculpté, scies à découper les bois et métaux, etc.

M. Mouchard-Masson, mention honorable, pour sa volière monumentale.

M. Viaud père, de Savenay, mention honorable, pour ses peintures et fresques sur ciment,

M. Jarry, mention honorable, pour ses magnifiques plans de jardins.

Remercîments à

M. Rocheron, hors concours, pour son thermosiphon et sa belle collection de pompes.


M. Pariche, hors concours, pour ses rocailles et sa cascade bien réussie.

M. Michel, pour son liquide spécifique, servant au traitement de la maladie de la vigne.

MM. Moreau et Prau, pour leur exposition d'une bouche à four.

M. Chevalier, pour son exposition de guanos et engrais divers.

M. Onfroy, pour ses claies à ombrer les serres.

CONCOURS IMPRÉVUS.

M. Paul Bellain, 1er prix, pour sa nombreuse et magnifique collection de Haricots.

Je n'ai pas qualité pour adresser à M. Bellain, secrétaire général de notre Société, tous les éloges qu'il mérite incontestablement pour le zèle et le dévouement dont il fait preuve, depuis plusieurs années, dans ses difficiles fonctions mais qu'il me permette, au nom du Jury, dont je suis le secrétaire, de lui adresser mes plus chaudes félicitations, tant pour sa remarquable exposition de cette année, que pour les nombreux apports qu'il fait examiner à nos séances. C'est la preuve évidente qu'il sait allier, à son laborieux travail administratif, la culture agréable des fleurs et celle non moins utile des légumes et des fruits. M. Pernelle, de Paris, 1er prix, pour sa splendide collection de Zinnias, fleurs coupées.

M. Biton-Caillé, 1er prix, pour sa belle exposition de Camellias, en pots.

M. Heurtin, Ie prix, pour son exposition de Bromeliacées. M. Heurtin, 2e prix, pour son exposition de Lierres variés et panachés.

M. Méchinaud, 26 prix, pour son exposition de Zinnias, fleurs coupées.


M. René Bahuaud, 2e prix, pour son lot de Verveines très variées et très bien conservées,

Mel18 Heurtin, 3° prix, pour son exposition de trois bouquets en fleurs sèches qui ont été trouvés fort gracieux. M. H. Guichard, 3e prix, pour son exposition de Bromeliacées.

M. René Bahuaud,- 3e prix, pour son exposition de Fougères de pleine terre.

M. Delaunay de Saint-Denis, mention très honorable, pour ses fleurs coupées, variées, dont quelques-unes présentaient un caractère rare et tout particulier.

M. Heurtin, mention honorable, pour son exposition de Fougères de pleine terre.

M. Moussion-Bernard, mention honorable, pour son exposition de Racines fourragères.

M. Labbé, mention honorable, pour sa belle exposition de Fleurs artificielles, montées avec infiniment de goût. M. Laroze, de Blain, mention honorable, pour ses épis de Blé Américain semé et récolté à Blain.

Remercîments à M. Baudry, pour son magnifique Laurier rose.

Remercîments à M. Eissendeck, pour sa Poire jumelle conservée en bocal depuis 1850.

La liste des Exposants étant épuisée, la séance est levée mais avant de signer le présent procès-verbal, le Secrétaire croit devoir se rendre l'interprète de MM. les Membres du Jury, en remerciant vivement Mesdames et Messieurs les Exposants, des magnifiques travaux et des remarquables produits qu'ils ont bien voulu soumettre à leur appréciation et qui donnent tant d'éclat à notre fête florale de 1880.

Le Secrétaire du Jury des expositiom,

A. BOUVET.


PRIX DÉCERNÉS POUR LES VISITES.

Visite du 22 octobre 1879.

Mme Mangnier, médaille d'argent, pour les soins intelligent donnés à sa champignonnière, admirablement bien tenue, et pour la bonne qualité de ses cryptogames. Visite du 26 juin 1880.

Mme Mangnier, médaille d'argent, pour la culture extrêmement difficile et très bien réussie du blanc de champignon.

Le Jury est d'autant plus fondé à adresser à Mme Mangnier ses meilleures félicitations, que nous la croyons seule à Nantes, à pratiquer cette culture si délicate et pour laquelle nous lui désirons les plus heureux succès. Visite du 9 septembre 1880.

M. Chagnas, chez M. Dominique Caillé, 1er prix, pour l'ensemble de sa tenue, la taille particulière de ses arbres fruitiers et son gigantesque Latania Borbonica. Visite du 28 mai 1880.

M. Bretonnière, chez M. Dobrée, 1er prix, pour sa belle culture de Pelargoniums, 300 à 400 pieds, dont environ 80 variétés différentes.

Visite du 26 juin 1880.

M. Boisselot, 1" prix, pour 3 gains nouveaux. Une Clématite et 2 Rosés de semis, très remarquables.


Visite du 17 août 1880.

M. Goulupeau, chez M. de Landemont, 1er prix, pour l'entretien général du jardin du château de la Guère, en fleurs, légumes et arboriculture ornementale. Visite du 14 août 1^80.

M. Landais, chez M. Desloges, 1er prix, pour sa belle collection de Begonias tubéreux de semis, qu'il cultive avec beaucoup de soins.

Visite du 6 août 1880.

M. Riscles, 1 er prix, pour sa culture remarquable de Pêchers produisant des fruits de premier choix.

Visite du 15 avril 1880.

M. Letessier, chez M. Lelasseur, 1er prix, pour sa splendide collection d'environ 4,000 plante» en pots, telles que Geraniums, Calcéolaires, Salvias, Cinéraires, Dracœnas, etc., en pleine floraison.

Visite du 10 juin 1880.

M. Chesneau, au pensionnat de Toutes-Aides, 1er prix, pour sa belle collection de Pelargoniums et de Calcéolaires. Visite du 1880.

M. Bureau (Min), 2e prix, pour sa Poire de semis appelée Donatienne Bureau.

Visite du 80 mars 1880.

M. Méchineau, 2e prix, pour son installation de petits châssis mobiles servant à la culture forcée des fraisiers. Visite du 14 mai 1880.

M. Chagnas, chez M. Dominique Caillé, 2e prix, pour sa remarquable collection de Cinéraires.


Visite du 24 mars 1880.

M. Bretonnière, chez M. Dobrée, 2e prix, pour sa belle culture de Cinéraires hybrides nains.

Visite du 30 mars 1880.

M. Blondeau, chez M. Langlois, 2e prix, pour sa belle culture de Fraisiers, dits Marguerite, sous châssis et en coulants de 2e année.

Visite du 28 avril 1880.

M. Guerneur, 2e prix, pour sa magnifique collection de Tulipes, 2,000 sujets environ, présentant les coloris les plus variés et les plus remarquables.

Visite du 30 juillet 1880.

Mme Biarnès, 2e prix, pour sa belle collection de 50 à 60 Glaïeuls de semis.

Visite du 2 août 1880.

M. Thierry, au pensionnat des Sourds-Muets, 2B prix, pour sa belle collection de 50 variétés environ de Begonias. Visite du 24 mars 1880.

M. Danet, 2" prix, pour sa belle collection de Cinéraires et les soins apportés à la culture générale de son jardin. Visite du 14 août 1880.

M. Brillouet, chez M. Chessé, 2e prix, pour l'entretien général de son jardin et la culture particulière de Begonias tuberculeux.

Visite du $3 novembre 1879.

M. Harmange, 3e prix, pour sa remarquable collection d'Epyphyliums greffés les uns sur le Pereskia, les autres sur Cereus.


Visite du 7 février 1880.

Mme de Blaire, 3e prix, pour sa belle collection de Primevères de Chine et les soins intelligents apportés aux plantes qui garnissent les serres.

Visite du 12 août 1880.

M. Robert, chez M. Lévesque, 3e prix, pour le difficile entretien de son jardin, situé au Calvaire de Basse-Indre, à près de 40 mètres du niveau de la Loire.

Visite du 3 septembre 1880.

M. Boisselot, mention honorable, pour sa collection de Phlox vivaces.

M. Lescomer, chez Mme Neumayer, rappel de médaille, pour ses Fruits venus sous verre.

M. Julien Chasle, mention honorable, pour sa taille de cerisier en espalier.

M. Quiquandon, mention honorable, pour sa Poire de semis nommée Lucie Quiquandon.

Apports aux séances du dimanche.

M. Gouleau, médaille d'argent, 23 points obtenus en 1880.

M. Bellain, médaille d'argent, 21 points obtenus en 1880.

M. Chesneau, médaille de bronze, 17 points obtenus en 1880.

M. Chatelier, médaille de bronze, 15 points obtenus en 1880.


SERVICES HORTICOLES.

M. Mathurin Padiou, médaille d'argent, 21 ans de services chez M. Blanchard, au Planty.

M. Baptiste Bretonnière, médaille d'argent, 21 ans de services chez M. Dobrée, au Blottereau.

M. Pierre Hervouet, médaille d'argent, 20 ans de services chez MUe de Tilly, à la Maillardière.

M. Jean Rincé, médaille d'argent, 18 ans de services, chez M. Moriceau, au Say.

A l'Orphéon Nantais, médaille de vermeil, pour le concours généreux qu'il apporte- chaque année aux fêtes de notre Société.

Médailles du Ministre.

M. Julien Chasle, médaille de vermeil, pour les soins intelligents apportés à sa grande culture maraîchère. M. David, médaille d'argent, pour sa belle culture de légumes et de fruits.

Certifié conforme

Le Secrétaire du Jury,

A. BOUVET.


CINQUIÈME ENTRETIEN.

VOYAGE DANS LES AIRS.

MBSSiBVxs,

L'école de Salerne enseigne que, pour bien se porter, il faut de temps en temps sortir de ses habitudes et faire un petit excès. Un dicton nous apprend, d'autre part, que le changement de mets excite l'appétit. La doctrine me semble bonne; si vous voulez me le permettre, je vais la mettre en pratique.

Je ne conteste pas l'utilité des rapports qu'on lit dans nos séances, et je conteste encore moins le talent de ceux qui nous les lisent mais ces rapports, malgré l'intérêt qu'ils présentent se ressemblent beaucoup, et quoique nous fassions, il est difficile d'en faire disparaître la sécheresse et la monotonie. Or, vous savez que l'ennui naît de l'uniformité. Il ne faut pas que cet ennemi du progrès nous atteigne.

Comme distraction, et pour varier les excursions que je vous ai déjà fait faire, j'ai rêvé un voyage, devinez où? A travers les nuages.


Que diable pouvons-nous y trouver ? Oh je n'en disconviens pas, l'idée paraît singulière; mais attendez la fin. J'ai pensé que les horticulteurs qui, tous les jours, étudient la nature, ne seraient peut-être pas fàchés de connaître quelques-uns de ses secrets et les ressources dont elle dispose. A mes risques et périls, je viens d'organiser un train de plaisir ne vous inquiétez pas, il y aura des billets de retour! Cette excursion vous va-t-elle? et sans bourse délier, ici, séance tenante, voulez-vous l'entreprendre? Répondez et nous partons.

Messieurs les voyageurs pour les airs en voiture Il n'y a pas longtemps que cette ligne est inaugurée beaucoup de travaux restent encore à faire on dit qu'ils seront étonnants, surtout quand l'électricité aura détrôné la vapeur. Voici maintenant, Messieurs, mon programme, et, pour ne pas avoir de déceptions, lisez ce que je mets en tète. Lorsqu'on se trace un plan de voyage, il est bien rare de tout prévoir et de tout calculer il faudrait avoir pour les éventualités une large place, et pour les plaisirs qu'on se promet un compas de réduction.

Nous n'irons pas jusqu'à la lune; c'est un vilain pays. Dans cette planète, comme dans tontes celles qui n'ont pas d'atmosphère, les habitants, s'il y en a, ne doivent pas être faits comme nous. Ils sont sourds et muets Je n'y suis pas allé voir, mais un simple raisonnement peut vous prouver ce que j'avance.

Le son ne se produit pas dans le vide or, la parole est un son, donc elle ne peut se faire entendre sans l'intervention de l'air. Eh bien alors, à quoi serviraient, dans la lune, l'organe de l'ouïe et celui de la parole? Ceux qui ont mis des habitants dans cet astre n'ont probablement pas songé à ce petit inconvénient et aux innombrables conséquences qu'il entraîne.


Cet astre est, de plus, un très mauvais voisin. Au milieu des rochers dont il est hérissé, il y a trois grands volcans •. le Copernic, le Newton et le Huyghens; il en tire méchamment des pierres qu'il nous jette et qu'on nomme Aérolithes ce ne sont pas des grains de sable! J'en ai vu un tombé à Privas qui ne pèse pas moins de 80 kilog., mais il n'est rien auprès de bien d'autres. Les météores lumineux que nous voyons le soir traverser les airs et qu'on appelle étoiles filantes ont, dit-on, la même origine. Elles sont bien grosses, ces étoiles on a calculé qu'elles avaient de 160 à 845 mètres de diamètre; pour vous en faire une idée, représentez-vous un cube dont une des faces irait de la Bourse au Château, ou à la place de la Duchesse-Anne. Leur queue, ou la trajectoire qu'elles décrivent, a modestement 30,000 mètres. On leur attribue certaine périodicité, certaine régularité dans leur apparition qu'on a voulu utiliser pour la prédiction du temps; c'est là une utopie. Lisez, si bon vous semble, tous les almanachs de Liège et ceux des Nostradamus du Midi, mais ne croyez pas à leurs pronostics.

Quand on songe que toutes ces masses dont je viens de parler se meuvent au-dessus de nos têtes avec une vitesse vertigineuse, qu'elles peuvent se rencontrer et éclater en mille morceaux, en jetant dans l'espace une poussière dont je vous ferai voir l'utilité, il est permis de s'effrayer; heureusement que la plupart de nous l'ignorent, et que les astronomes, les physiciens ont trouvé une force, une puissance qui ramène ces masses vers le point d'où elles sont sorties.

N'aimeriez-vous pas mieux une puissance qui les fit y rester? J'ai une grande vénération pour MM. les astronomes, et je les crois lorsqu'avec une précision mathématique, ils vous prédisent le jour, l'heure, la minute de l'apparition


d'une éclipse, le passage et le retour d'un astre à des points déterminés bien longtemps d'avance. Mais je leur laisse la responsabilité de ce que je viens de vous dire quand, de leur propre aveu, tout ne repose que sur des hypothèses.

Dans mon projet, j'aurais voulu ne vous conduire qu'à 50 ou 60 kilomètres de la terre, c'est-à-dire aux limites de notre atmosphère. Mais toutes ces hautes régions ne sont qu'un immense laboratoire, ou plutôt un arsenal formidable entouré du plus profond mystère; la foudre en a fait son domaine et, pour en éloigner les mortels, elle a placé une enceinte infranchissable.

De ce vaste réservoir, l'électricité s'écoule vers la terre, tantôt sans bruit, tantôt avec un fracas épouvantable; son explosion produit la foudre, et l'étincelle qui en sort forme les éclairs. Les uns ressemblent à des boules, d'autres à une ligne de feu. Les uns rebondissent sur la terre; d'autres éclatent comme des bombes. Dans les soirées chaudes d'été, le ciel paraît quelquefois en feu généralement on croit que ce sont des éclairs attribués à l'élévation de la température; ce sont tout simplement des phénomènes électriques dus à des orages assez éloignés de nous pour qu'on ne puisse entendre le bruit de leurs tonnerres. Dans une causerie comme celle-ci une digression est permise, et puisque je parle de la foudre, je vais vous donner l'origine de l'expression Tonnerre de Brest Le 15 avril 1778, un orage épouvantable s'abattit sur la Bretagne, et l'église de Couesnon, petite localité peu distante de Brest, fut entièrement consumée par trois globes de feu d'un mètre et demi de diamètre.

Le souvenir de ce fléau resta longtemps dans le pays, et quand des étrangers y parlaient avec effroi de tempêtes ou d'ouragans terribles, les habitants ne manquaient jamais


de leur dire Oh tout cela n'est rien auprès du Tonnerre de Brest 1

Cette expression devint le juron de la localité, et depuis ce temps, quand on veut exprimer un sentiment de surprise, de crainte, de douleur et d'admiration, on dit Tonnerre de Brest.

En voyage, comme dans les soirées d'hiver, une histoire en attire une autre, chacun veut dire la sienne on oublie ainsi la fatigue de la route et la longueur de la veillée. En voici une qui peut servir de pendant à celle que je viens de raconter, elle a eu lieu dans les mêmes parages, et comme elle donne l'explication d'une origine. C'est la légende de la Lune de Landerneau.

Un Breton de noble famille alla, sous Louis XIV, au château de Versailles des seigneurs furent mis à sa disposition pour lui faire connaître les richesses et les beautés de cette résidence royale mais malgré tous leurs efforts, ils ne purent empêcher le gentilhomme de rester froid devant toutes ces merveilles.

Désolés de leur insuccès et à bout de toute énumération, nos cicérone de haute lignée, se promenant un beau soir dans les jardins, ne trouvèrent rien de mieux que d'admirer devant lui la lune qui brillait de son éclat.

Oh s'écria dédaigneusement le Breton, celle de Landerneau est plus grande

Une explosion de rire accueillit cette exclamation par trop naïve aux yeux de ces Messieurs ils ne savaient pas qu'il pensait en ce moment à l'astre métallique qu'on avait mis sur son clocher.

Une plus grande connaissance de l'histoire ou de l'art héraldique leur aurait fait éviter de se livrer à des rires intempestifs et ils se seraient moins pressés d'enre-


gistrer la réponse de leur visiteur dans les annales du ridicule.

Ils ignoraient, ces hauts seigneurs, qu'au Moyen-Age, la plupart des villes s'était donné des armes. Lesneven avait choisi le soleil avec tous ses rayons. L'édilité de Landerneau, sa proche voisine, avait mis sur son clocher de Saint-Houardon un grand disque de cuivre argenté représentant la lune, et chargé le sacristain de le tenir extrêmement brillant, surtout aux jours de fêtes.

C'est à cette plaque sidérale que le gentilhomme faisait allusion.

Pour approcher seulement de l'enceinte dont je vous ai parlé quelques lignes plus haut, il nous faudrait traverser deux milieux où nous ferions triste figure, et que les plus intrépides aéronautes n'ont vus que de loin. Jusqu'à ce moment, ils n'ont pu s'élever qu'à 8 ou 9 mille mètres, tandis que ceux sur lesquels je fixe votre attention sont bien plus élevés.

Dans le premier, celui qui est le plus voisin de la terre, la pesanteur de l'air étant beaucoup moindre, et sa pression.sur notre corps étant par conséquent considérablement diminuée, nos lèvres et notre visage deviendraient bouffis, le sang s'échapperait de nos yeux de notre bouche, de nos oreilles notre corps deviendrait ballonné et partirait comme une vessie gonflée outre mesure.

Si par quelques moyens inconnus jusqu'à ce jour nous pouvions le franchir en suppléant à l'air dont nous avons besoin, nous tomberions de Charybde en Scylla, nous arriverions à des contrées où le mercure est toujours à l'état de congélation et nous ne tarderions pas à nous apercevoir que l'on ne peut impunément s'y hasarder avec les 40 degrés de chaleur que nous possédons à l'état


normal. J'aurais horreur de vous ramener transformés en glaçons ?

Toutes ces contrées ne sont pas desservies par les chemins de fer, et nous ne pourrions y aller que par correspondances, et alors je ne répondrais plus des accidents de voiture. Ce serait, ma foi, le cas ou jamais de vous rappeler ce refrain

Un tel voyage est une extravagance,

A ses dépens quiconque le fera,

On sait comment on monte en diligence

On ne sait pas comment on descendra.

(Voitures versées.)

Bon gré, mal gré, il faut réduire notre itinéraire. Ne perdons pas de vue notre planète dans les basses régions de son atmosphère nous pourrons nous entendre et causer tout à notre aise.

Je propose donc d'aller seulement dans un nuage; nous choisirons l'endroit le plus clair et nous y placerons notre observatoire.

J'ai apporté un diorama il est à votre disposition pour chacun de vous il y a un verre. Derrière luitest une salle d'arrivée. Regardez au fond de la salle se trouve un bureau de renseignements, et en face de lui un cabinet pour le contrôle. Ne craignez pas d'aller de l'un à l'autre, car je ne puis exiger de vous que vous me croyiez sur parole.

Voici un train qui arrive. Attention vous ne voyez que de la poussière, quelque chose de mal défini ? Ce sont des voyageurs qui arrivent tous les jours de la terre. A votre retour vous pourrez assister à leur départ. Le moyen de vous donner cette distraction est bien simple.

Si par la fissure du volet d'une chambre obscure, vous laissez passer quelques rayons de soleil, vous apercevez


dans l'air éclairé par eux, une poussière mobile et agitée en tous sens. Elle est formée par une quantité de débris animaux ou végétaux, des êtres organisés, des infusoires, des cryptogames, des bacteries, et d'une foule de ferments ou germes, dont l'influence sur notre santé est aussi dangereuse que les émanations des Marais-Pontins, de ceux de la Guyane et de Madagascar.

A ces indigènes de l'air se rattache un grand nombre d'histoires d'abord celles des épidémies, et celles des soins que l'on prend journellement dans les hôpitaux pour les détruire en pratiquant des lavages désinfectants sur les murs des salles où sont renfermés des malades atteints de fièvre typhoïde, de croup, de variole ou de toute autre affection contagieuse.

J'aurais encore bien des choses à dire sur les animalcules, mais ils ne sont pas seuls dans la poussière atmosphérique je ne veux pas oublier les autres, ou du moins quelques-uns d'entre eux.

Remarquez-vous cette quantité de gaz ammoniacaux qui montent. Qu'ils soient les bienvenus Bientôt ils se transformeront en azote, en acide azotique et répandront l'abondance sur nos récoltes.

A côté d'eux, vous devez apercevoir une vésicule d'eau? S'est-elle détachée d'une larme de bonheur ou de la sueur d'un malheureux? Ce fragment de fleur d'oranger ou de violette s'est-il échappé d'un bal ou de la tombe d'un être chéri ? Voici encore un petit corps qui brille, sort -il d'un diamant que le lapidaire a poli ou d'une simple lamelle de mica ? il serait difficile de vous le dire. C'est que, voyez-vous Messieurs, souvent la poussière, quelle que soit sa provenance, se confond dans les nuages comme dans la main du temps.

Je ne voudrais pas fatiguer votre attention reposons-


nous quelques instants, et nous reprendrons ce que nous avons ébauché.

Prenez cet aimant que je tiens à la main. Sous vos yeux, il va se couvrir de corpuscules mélangés de fer et de nikel et de soufre une partie de cet alliage nous est bien connue et nous a été envoyée par l'usure de nos machines, par une foule d'instruments, par les roues des voitures, les clous de nos souliers et la ferrure de nos chevaux. Mais l'autre partie, pourquoi sa combinaison ? On a découvert que, suivant toute probabilité, ces corps ainsi réunis provenaient du frottement et du brisement des pierres météoriques qui circulent en très grand nombre dans l'espace.

On s'est fait une autre question sur le fer. Comment se fait-il que ce métal se trouve dans les plantes des régions où il n'existe pas ? Comment les animaux de ces parages en seraient-ils pourvus ? Comment enfin l'homme, dans ces pays, aurait-il dans son sang les ou 3 grammes de fer dont il a besoin pour bien se porter? A. Mangin a répondu que les étoiles filantes avaient probablement pour mission de tamiser sur notre globe la plus grande partie du fer indispensable aux plantes et aux animaux. La plante s'assimile le fer de la terre, l'animal celui de la plante, l'homme se nourrit de l'une et de l'autre.

Je ne vous ai pas parlé de tous ces faits curieux sans être allé souvent au bureau des renseignements celui du contrôle, je vous l'ai déjà dit, est toujours ouvert pour ceux qui douteraient de mes recherches.

J'aperçois un second train qui nous arrive à grande vitesse quelques voyageurs en descendent, ils vont nous dire sa destination et d'où ils viennent eux-mêmes. Parmi les nouveaux arrivés, je reconnais une graine. Faisons-lui bon accueil et nous pourrons la question-


ner « Je viens, dit-elle, des régions polaires. Mes parents m'ont déposée à l'endroit où ils ont vécu, et je devais plus tard y croître moi-même un jour, un vent impétueux m'enleva, et dans sa course rapide m'emmena dans un pays que l'on nomme l'Equateur. Là, le vent qui, avec moi, avait apporté des masses d'air froid, s'échauffe, il s'élève,, se mêle à celui qui était arrivé au même point, mais parti de l'hémisphère opposé dans ce mélange, je franchis la ligne et fut ramenée dans mon pays, par un autre chemin je fis ainsi le tour du monde. Plusieurs de mes compagnes ont eu le même sort, car ces vents soufflent toute l'année. Mes ravisseurs se nomment les vents alizés. Ils ont pour mission de mêler ensemble les masses d'air de tous les pays, comme les courants et les contre-courants des mers de mélanger les eaux.

» Dans certaines contrées, il n'y a pas plus de sécurité; on m'a parlé d'autres ravisseurs, on les appelle moussons. Ces vents soufflent sur la mer des Indes et d'un rivage à l'autre plusieurs de mes sœurs contractent ainsi des unions que la distance des lieux semblait rendre impossible. D'autres s'éloignent et meurent sans revoir leur patrie. » Après ce récit, une sporule de Leconora esculenta voulut aussi nous raconter son histoire et proposa de nous apprendre ce qu'était la manne dans le désert.

« J'appartiens à la famille des Cryptogames et comme eux j'ai besoin d'humidité et de chaleur. Je crois abondamment dans la Judée, sur les montagnes de l'Arorat et dans le désert. Comme tous mes congénères, j'ai une quantité innombrable de graines. Le vent, la rosée si abondante dans les pays chauds les emportent dans les nuages, et c'est l'un d'eux qui m'a amenée jusqu'ici. L'humidité des nuages permet à mes sœurs et à moi de nous y développer. Lorsque nous avons atteint la grosseur d'une


noisette, nous tombons sur la terre comme de petits corps ronds. Les habitants de ces contrées font de nous une partie de leur nourriture. Lorsque les Hébreux, après le passage de la mer Rouge, arrivèrent dans la vallée de Tsin, ils manquèrent de vivres. Mes ancêtres vinrent à leur secours. Une puissance invisible que l'on n'ose plus nommer aujourd'hui, et qui s'appelle Dieu avait tellement multiplié ceux dont je suis descendue, que pendant 40 ans, malgré l'inégalité des saisons, ils pourvurent à l'alimentation de ce grand peuple.

» Oh! je le sais, beaucoup refusent à mes aïeux l'honneur du service qu'ils ont rendu, et moi, ils me traitent de présomptueuse, de folle.

» Ils ne voient dans la manne qu'une figure; moi, j'y vois une réalité. Je crois que celui qui a dicté des lois à la nature a le droit de les suspendre quand il lui plaît. » D'une petite graine il pouvait bien faire sortir une nourriture abondante, lui qui, d'une seule parole, a répandu sur le néant la lumière et la vie. »

Au fond de la salle, voyez-vous deux malfaiteurs qui se cachent dans l'ombre? Je les connais en chemin, je vous dirai leurs méfaits.

Messieurs, le soleil commence à baisser, voyez en bas, l'ombre descend des montagnes dans la plaine, il faut songer au retour et monter en voiture.

L'histoire que je dois vous raconter sur ces deux coupables s'est passée, il y a deux ans, au château de la Sauzinière, près de notre ville. Un jour, Mme Lelasseur, accompagnée de M. Tessier, son chef de culture, admirait des raisins dont la transparence accusait un parfait état de santé. Un orage survint et força les deux promeneurs à se réfugier sous un abri, vis-à-vis duquel s'étalaient de magnifiques tomates du rouge le plus vif et d'une venue irréprochable. Quelle ne fut


pas leur surprise quand ils s'aperçurent que chaque goutte d'eau qui tombait sur ces fruits les marquait de noir. L'orage passé, ils voulurent voir la cause du mal, mais ne purent se l'expliquer. Ils repassèrent devant la treille, et les raisins qu'ils venaient de trouver si beaux, étaient couverts d'une végétation grisâtre. C'était l'œuvre de malfaiteurs qui s'étaient développés dans les nuages: la pluie leur avait servi de complice, et ils s'étaient abattus, l'un sur les tomates, l'autre sur les raisins le premier se nommait Oïdium infectons, le second Oïdium tuckeri.

Messieurs, nous sommes arrivés. Je me suis peut-être oublié dans les nuages, et vous avez appris à vos dépens, que les trains de plaisir ne marchent pas vite. Si nous faisons d'autres voyages ensemble, de peur de vous ennuyer, je prendrai la grande vitesse.

Moulliébas.


RAPPORT

SUR LES DÉGATS CAUSÉS A L'HORTICULTURE PAR LES GELÉES DE L'HIVER 1879-1880.

Par sa longue durée et plus encore par sa rigueur, l'hiver de 1879-80 qui, dans ce siècle, ne peut ètre comparé qu'à celui de 1829-30, a causé un préjudice considérable à l'horticulture.

M. Auguste Lefièvre, directeur de l'Observatoire météorologique municipal de Nantes, situé rue de Flandres et notre sympathique collègue, M. le frère Louis, directeur de l'Ecole départementale des sourds et muets, située à la Persagotière, sur les bords de la Sèvre, ont bien voulu nous communiquer le- tableau de leurs observations journalières.

La comparaison de ces deux documents indique tout d'abord que le froid a sévi avec plus d'intensité à la Persagotière qu'à l'Observatoire; la différence, qui est en moyenne de deux degrés, s'élève assez souvent à trois, quelquefois même à quatre ou cinq. C'est le 14 novembre 1879 que l'hiver a commencé, pour durer jusqu'au 5 février 1880, époque extrême des dernières gelées sérieuses. Pour le mois de novembre, on compte treize joursde gelée constatés à la Persagotière, et onze seulement à l'Observa-


toire le maximum ayant été de 7° C. sur les bords de la Sèvre et de S»,2 à 5°,3 C. à l'Observatoire. Pendant cette période, les vents ont soufflé du Nord-Est pendant dix jours, du Nord, deux jours, du Sud, deux jours également, un jour de l'Est et deux jours de l'Ouest. Le temps a été généralement couvert avec un peu de pluie fine le 18, et quelques éclairs le 19 et le 24. La pression atmosphérique a suivi généralement un mouvement régulier descendant de 769m{m le 14 novembre à 755 le 30, avec de très faibles oscillations ne dépassant pas 2 à 3m/m. La neige, venue en abondance vers le milieu de novembre, a couvert la terre pendant plus de deux mois sur une épaisseur de 20 à 30c/m. L'influence protectrice de la neige a sensiblement sauvegardé les plantes basses et doublé l'efficacité des abris employés par les horticulteurs. Puis le froid recommença avec plus de rigueur, atteignant une intensité inconnue dans nos contrées. Le 27 décembre, le thermomètre descendit à 17° C. En décembre, les quatre derniers jours seulement offrent un minimum au-dessous de 0° à l'Observatoire, contre une seule journée à la Persagotière, celle du 29-, mais celle-ci se fait remarquer par la douceur exceptionnelle de sa température + 8° à 9° C. Dégel général, fonte de neige, pluie et temps couvert jusqu'au 19 janvier. Pendant le mois. vingt-et-un jours de vent du Nord-Est avec un ciel très pur; pendant le reste du mois, le vent souffle dans diverses directions, mais toujours avec un temps couvert et un ciel gris. Le baromètre se tient généralement entre 768 et 776 m/m, sauf pendant la tempête des 3 et 4, où il tombe de 758 le 2, à 745 le 3, 738 et même 733 le 4. Dans la nuit du 4 au 5 décembre, faux dégel, pluie abondante, grésil, verglas qui, dans l'espace de deux à trois jours, dévastent les jardins, les parcs, les futaies et les forêts de sapins. Le lendemain, 5 dé-


cembre, ciel pur, soleil chaud, les abeilles sortent des ruches, le verglas fond avec rapidité, mais il n'a bien fondu que vers le 7 et le 8. Remarquons que l'un des phénomènes caractéristiques de l'hiver dont nous essayons de donner un historique succinct consiste précisément dans ces brusques sauts du thermomètre, qui variait de jour à jour et même d'heure à heure de plusieurs degrés. En janvier, nous n'avons plus que les observations de M. le frère Louis. Elles constatent quatre journées seulement sans gelées, celles des 1er, 3 et 14. A partir du 19, sévit une période de froid excessivement rigoureux pendant laquelle le thermomètre se maintient à peu près constamment de S0 à 10°, et le ciel, sauf deux jours, se montre d'une excessive pureté.

Les effets désastreux du froid se sont fait sentir dès le commencement de l'hiver. La gelée du 16 au 17 octobre, venue pendant que les plantes étaient encore en sève, est regardée dans notre pays comme ayant beaucoup contribué aux dégâts éprouvés.

Le 17 octobre 1879, le thermomètre marquait au matin 3 degrés au-dessous de zéro; le soleil a paru franchement jusqu'à 11 heures. Par suite de cette gelée, les feuilles sont tombées des ceps de vigne et de beaucoup d'autres arbres ou arbustes dont les pousses de l'année n'étaient certainement pas aoûtées. Le travail de végétation n'a plus suivi son cours ordinaire, et les gelées du mois de novembre, atteignant sans transition 6 à 7 degrés au-dessous de zéro, n'ont pu être que très fatales aux végétaux.

On est d'accord pour reconnaître que les plantes ont d'autant plus souffert qu'elles étaient plus en sève au moment où ont commencé les froids; que les plantes étaient plus en sève cette année qu'elles ne le sont habituellement à pareille époque, par suite du manque de chaleur


de l'été précédent; que les pluies continuelles de l'été et de l'automne avaient amené tous les sous-sols à cet état d'humidité surabondante qui constitue l'état normal des sous-sols les plus impressionnables à la gelée. Comme conséquence de ces faits, on a constaté que les plantes, arbres ou arbustes isolés et exposés à tous vents, surtout dans des conditions de sous-sol s'égouttant bien, ont mieux résisté que les mêmes plantes, arbres ou arbustes mis en massifs couverts par de grands arbres ou autres abris. L'influence fâcheuse du voisinage d'autres végétaux faisant obstacle à l'air et à la lumière et retardant, par conséquent, la maturation du bois, a été telle, cette année, qu'il nous a été donné, plusieurs fois, de rencontrer des haies d'ifs gelées suivant la silhouette exacte des massifs auxquels elles avaient servi d'abri pendant toute la saison.

Une cause non moins évidente de dégâts dans la grande culture a été le retard apporté dans la végétation de l'année, soit sur les souches de chêne émondées, soit sur les taillis de châtaigners plantés tard dans la saison. La pousse de l'année est gelée généralement jusqu'à la souche, quand à côté la végétation sur l'abat des années précédentes ne présente que peu de mal.

Le froid a sévi d'une façon assez irrégulière. Cependant il semble avoir fait moins de mal sur les sommets que dans les bas-fonds plus de mal sur la rive droite que sur la rive gauche de la Loire plus de mal sur les bords de l'Erdre que sur ceux de la Loire ou de la Sèvre. Ajoutons à ces observations qu'il s'est présenté quelques particularités singulières de plantes se sauvant presque intactes quand toute l'espèce succombe le fait inverse de plantes succombant presque seules de leur espèce, d'arbres qui ne paraissaient pas avoir de mal et qui périssent,


d'autres qui semblaient perdus et qui reviennent à la vie, a été également signalé.

Après cet examen général, nous arrivons aux particularités observées par la Commission que vous aviez chargée, Messieurs, d'étudier les effets de l'hiver 1879-80, sur les cultures de nos contrées.

La liste des arbres et arbustes d'agrément qui ont beaucoup souffert ou qui ont totalement disparu est longue et enlèvera aux amateurs soucieux d'éviter les ravages que pourrait causer à leurs jardins un autre hiver semblable à celui que nous venons de traverser, beaucoup d'espèces qui, jusqu'à ce jour, avaient tenu une grande place dans les plantations, et qu'il sera plus sage d'abandonner.

lre CATÉGORIE.

Arbres et arbustes d'agrément ayant beaucoup souffert ou morts.

Anis étoilé de la Chine Arbousiers, aussi bien les vieux pieds que les jeunes .sujets en pépinières repoussent Araucaria; Arauja; Aristotelia Macquii Aucuba en pépinière Aralia 8ieboldii Alaterne, Avoines, Artichauts.

Bambusa gracilis et nigra.

Berberis Darwinii, lucida, rotundifolia.

Buis de Mahon; Benthamia fragifera Buddleya Lindleyana; Buisson ardent.

Les Camellias ont subi des pertes énormes, mais cependant moins grandes qu'on ne l'avait craint de prime abord. Le mal est moindre en plein vent que dans les massifs et dans les francs de pied que dans les sujets greffés. Les pousses de l'année sorties sur le vieux bois sont grêles et la santé des plantes encore bien chancelante on sent qu'un hiver dur, sans même atteindre la rigueur de celui que nous venons de traverser, détruirait sans retour des plantes ébranlées et qui n'ont pas encore repris leur végétation normale. Le mal s'est fait


surtout sentir au niveau de la neige, sur une largeur de 8«/m en anneau.

Callicarpa americana, japonica, gracilis, Mazakii, purpurea. Les Chamoerops, même forts, ont péri lorsqu'ils se sont trouvés recouverts de grands arbres.

Cboux verts à tige molle (grande culture) choux de Bruxelles, choux de Vaugirard, Brocolis, Cissus Roylii (même en forts exemplaires) Ceanothus divaricata californica, americana Reversii Coriaria myrtifolia Golletia horrida, Clethra alnifolia, Coronilla, Cotoneaster'(sous les arbres) Cistes variés.

Chênes verts, de la Louisiane.

Ilex japonica, gunnata, macrocarpa, aquatica, Morbeckii, suber, elliptica, Canisteri.

Crataegus ovata Clerodendron Bungii.

Les châtaigners repoussent sur la souche.

Dans les Cyprès, les canaux séreux sont oblitérés par une matière jaune brun.

Daphne japonica, Deutzia staminea.

Des Dracaena indivisa, très-hauts et très-vieux ont péri dans plusieurs endroits cependant ils repoussent du pied.

Toutes les espèces d'Eucalyptus.

Escalonnia rubra, macrantha, floribunda.

Erica arborea, mediterrânea.

Evonymus et principalement l'E. nepalensis, Les fusains abrités par de grands arbres ont plus souffert que ceux qui se sont trouvés en plein air.

Eglantiers, les écussons de l'année ont souffert.

Elexgnus reflexa, picta; Fabiana; Filaria.

Les figuiers ont beaucoup souffert et l'écorce en est presque partout fendue par la gelée du côté du Nord. On cite exceptionnellement un figuier petite figue musquée de Marseille qui a bien résisté. Génevrier de Phénicie; Genêt d'Espagne; Grenadier nain, à fleurs doubles Gynerium roseum Genêt ordinaire des champs et Genêt épineux; Ilex japonica, cunninghami, cestivalis Ifs en pépinières; Indigofera alba, décora dosua.

Laurus nobilis, tinus, ovafuchsi Lagerstrœmia speciosa Lavande;


Libocedrus chilensis Ligustrum japonicum, californicum, nepalense, floribundum; Leycesteria; Lycium peruvianum.

Lés Magnolias sont à peu près complètement perdus beaucoup présentent des dépôts de sève décomposée à l'intérieur du bois, comme les Cyprès. Cependant, beaucoup d'exemplaires repoussent, surtout dans la variété dite Nantaise.

Mahonia nepalensis, fortunei Mandevillea suaveolens; Mespilus japonicus Mimosa dealbata.

Nandina domestica Néflier du Japon Noyer.

Osmantlius variegatus Oxicedrus.

Passiflora cœrulea Periploca grœca Pernettia microphylla Phyllyrea média Pinus insignis, alepensis, Princesse Amélie Phormium tenax, cooki Poinciana Gilliesii Pêchers en plein vent. Rhamnus variegatus Ribes fuchsioïdes, sanguineus Rhyncbospermum jasminoldes Rhododendrum arboreum; Rhus cotinus. Parmi les Rosiers, les Thés, Bengale, lie Bourbon et Noisette sont ceux qui ont le plus souffert. Les écussons de l'année ont souvent péri sans que les églantiers qui les supportaient aient souffert. Souvent aussi les églantiers de l'année, nouvellement plantés, ont péri. Les basses tiges et les francs de pieds ont été moins éprouvés. Salvia grahami, officinalis Sideroxylum tenax Solanum jasminoldes le S. glaucophyllum repousse du pied Stauntonia latifolia ¡ Sapin à bractées.

Thea bohea. Taxodium sempervirens.

Vitex agnuscastus Vitis laciniosa Viburnum suspensum, macrophyllum ovafuchsi.

Les Wellingtonia ont souffert dans quelques pépinières, mais le mal n'est pas général.

29 Catégorie.

V. Plantes qui ont peu souffert.

Abelia ariflora; Abies morinda Abricotiers Acacia ordinaire, parasol, glutineux, de Decaisne Araucaria en vieux pieds Arundinaria falcata Aucuba japonica Azalées de pleine terre Andromeda mariana.

Bambusa metake, mitis, aurea, fortunei, argentea, viridis, Lemoinii;


Bignonia, diverses variétés Buddleya salicifolia, globosa Buplevrum fructicosum Buisson ardent Calycanthus prœcox, laevigatus Cryptomeria japonica Cbaroœrops excelsa Ceanothus, Gloire de Versailles et Sceptre d'azur.

Cèdre de l'Atlas et Cèdre robuste même en jeunes exemplaires; Châtaigners Cerisiers, Choux-Verts à tige ligneuse pour la grande culture; Colza Choux d'automne, semis d'août Chênes lièges en vieux pieds Chênes verts Chênes ordinaires émondés tard en forêts Quercus rubra, cerris,pyramidalis, ferruginea, pedunculata, fastigiata. Camellia donkelearii Cotoneaster frigida Cratœgus glabra. Daphne laureole, Cneorum Deutzia gracilis Diospyros costata. Eleagnus edulis, reflexa Elianthemum; Erica arborea, mediterranea (sous la neige) Evonymus (le long des murs au Midi) Eulalia japonica; Froments; Genêt blanc; Glycine Grenadier à fruit; Gleditschia triacanthos, Bujanltii Gymnocladus canadensis. Hedera arborea et variétés. Iloux divers, sauf ceux cités dans la première catégorie; Hortensia; If commun (sous les arbres ou derrière les massifs) If pleureur, pyramidal.

Jubœa spectabilis Juniperus Jasmins à grandes fleurs, triomphant, ordinaire.

Laurier de Portugal.

Maclura aurantiaca Mimosa julibrizin en vieux pieds Mahonia ordinaire Mûriers.

Noyers.

Osmant.hus aquifolius, panaché.

Phormium tenax cooki a supporté i1< sans abri.

Pin maritime, semis de 2 à 3 ans Pêchers en plein vent Pruniers; Parmi les Poiriers, ceux de Duchesse d'Angoulême ont plus souffert que les autres variétés Pommier rainette, du Canada Platanes jeunes Rhododendrons.

Seigles Sophora.

Thuya Lawsoniana communis, gigantea, gigantea Iobbii Troènes; Ligustrum crassifolium, oleaefolium.

Viburnum plicatura, macrocephalum.

Les vignes en treille ont eu peu de mal. Dans les vignobles, le muscadet a beaucoup souffert. La reprise de la végétation dans les


ceps attaqués par la gelée a donné lieu à de curieux phénomènes. C'est ainsi que M. Leclairo a présenté à l'une de nos réunions du dimanche un fragment de cep de vigne complètement mort, sauf un mince faisceau de fibres ligneuses dont la coloration plus foncée semblait annoncer que la sève y avait circulé depuis l'hiver dernier. Sur ce faisceau de fibres s'étaient développés sans feuilles, ni tiges, ni vrilles, une douzaine de grains de raisins à pédoncule directement inséré sur le bois et qui sont arrivés à maturité.

Concluons en constatant avec un certain orgueil, que si notre contrée a subi par le fait de la gelée de 1879-80 des pertes immenses, que si nos promenades publiques, nos forêts, nos parcs et jardins particuliers sont atteints, de manière à en conserver longtemps la trace, si nos horticulteurs ont vu disparattre en quelques jours le fruit de longues années de travail, cependant, grâce à leurs soins intelligents, grâce à notre climat et à notre sol particulièrement favorables, le département de la Loire-Inférieure a éprouvé beaucoup moins de mal que les contrées avoisinantes. Témoins d'efforts journaliers des horticulteurs nantais pour arriver à satisfaire les besoins de leurs clients rendus plus exigeants par la dévastation de leurs propriétés, rendons-leur ici publiquement un juste tribut d'encouragement et d'éloges.

Les Membres de la Commission

MM. BLANCHET Sabourabd, président Delamarre, Caii.lard et Gadeceau, délégués par la Société Académique, Frère Lodis, V. DE LA JOUSSBLANDIÈRE, A. DELAUNAY DE SAINT-DENIS, VIDAL, EVELLIN, CHATELIER, Louis Brdnellièbe, Louis CASSARD, Jules Bruneac, Henri Bbunbau, Adolphe Lefièvbe fils, Henri LEFIÈVRE, Henri GUICHARD fils, LALANDE jeune. René Bauuaud, François Richard, BELLAIN, Rochais, LÉONARD, BRAS, Messine, Trémont, CAILLÉ aîné, Radreau, Julien Bauuadd, Gooleau THIBAULT, secrétaire.


LA LUNARIA ANNUA

Variété Alba.

NOTICE PAR M. BLANCHARD, DE BREST.

Dans les pays de l'intérieur de la France, où les terres sont franches et profondes, le botaniste rencontre quelquefois dans ses pérégrinations journalières des plantes à fleurs doubles, comme des Cardamines, des Renoncules, des Ancolies, etc. C'est, du reste, de cette façon que nous est venue la majeure partie de nos plantes indigènes à fleurs doubles cultivées dans les jardins.

En Bretagne, et surtout dans le Finistère, où le terrain est granitique ou argileux, et souvent peu profond, la duplicature de certaines espèces est remplacée par l'albinisme, c'est-à-dire, que beaucoup de plantes à fleurs colorées en produisent de tout-à-fait blanches dans ce nombre se trouvent les Orchis mascula, morio et laxi flora, la Campanula rapunculus, le Carduus nutans, le Centranthus ruber, le Vinca minor, les Erythrea centauriuin, pulchella et tenuiflora, le Lithospermum prostratum, le Myosotiç versicolor, la Digitalis purpurea, la Veronica officinalis, VAjuga reptons, le Betonica oflicinalis, la Primula acaulis, l'Anagaliis arvensis, l'Armeria marilima, les Polygala depi-essa etvulgaris, la Viola adorata, la Malva moschata l'Ononis rcpens, le


Genista scoparia les Trifolium pratense et incarnatum, le Pisum arvense. Quelques-unes, comme la Primula vulgaris, l'Anagallis arvensis, la Lobelia. urens et l'Achillea millefolium présentent aussi des fleurs roses à l'état sauvage. D'après les savants, la couleur blanche semble être le dernier degré d'atténuation des autres couleurs, c'est-àdire un affaiblissement organique de certaines espèces de plantes. En effet, l'observation pratique semble démontrer que la plupart des plantes à fleurs blanches sont des provenances de types analogues à fleurs colorées, car on trouve peu de ces derniers n'ayant pas fourni de sujets à fleurs blanches. Quelques-uns d'entre eux doivent cette coloration au milieu dans lequel ils vivent, comme le Sonchus oleraceu,s, lorsqu'il croît sur les rochers maritimes, les Erodium cicucatarium et Geranium molle sont également à fleurs blanches dans les sables des dunes. La décoloration des fleurs de ces plantes s'explique par les mauvais terrains dans lesquels elles croissent, et par la grande quantité de lumière qu'elles reçoivent directement, puisque lorsqu'elles sont transportées dans les terres où, si elles sont cultivées, les fleurs reprennent leurs couleurs primitives.

Il en est d'autres, au contraire, sur lesquelles l'albinisme reste fixé, se conserve indéfiniment, et se propage même par le semis, comme chez le Jasione montana. Cette plante, qu'on rencontre toujours et partout à fleurs bleues, devient complètement blanche dans certains parages des dunes, s'y multiplie et garnit même d'assez larges espaces de terrain. Il en est de même du Cirsïum palustre dans quelques marécages. Les Erica cinerea, ciliaris, letralix et vulgaris fournissent aussi des variétés à fleurs blanches. Les unes croissent sur les pentes arides, et les autres dans les marécages, ce qui semble prouver que ce n'est ni la sécheresse, ni l'humidité qui sont les causes de l'albinisme chez


ces végétaux, mais une autre cause fournie probablement par les matières dont est composé le sol. D'après quelques observations que nous avons été à même de faire dans nos herborisations, l'E. ciliaris, qui est très commune en Basse-Bretagne, devient à fleurs blanches dans les bons terrains plutôt que dans les mauvais, tandis que le contraire a lieu pour les autres espèces.

Quelques-uns de ces végétaux contribuent déjà, pour une large part, à l'ornement des jardins paysagers, comme les Centranthus, la Petite Pervenche, le Muflier, la Digitale, la Primevère et la Violette l'Ononis repens pourrait rendre aussi quelques services dans les endroits pierreux et secs.

Mais, de toutes les plantes à fleurs blanches, dont nous avons parlé, la plus précieuse est sans contredit.la Lunaria Annua Linn., plante bisannuelle des montagnes de l'intérieur de l'Europe, cultivée et connue, dans les jardins, sous le nom de Monnaie du Pape, en raison de la forme de ses fruits. Dans les cultures, le type a les fleurs violettes ou purpurines, quelquefois rayées de blanc, mais jamais d'un blanc pur, comme la plante, sujet de cette notice. La culture peut en faire une plante de mérite pour l'ornement des parterres, parce que les fleurs sont plus apparentes que celles du type. Dans la culture que nous en avons faite au jardin botanique, nous n'avons remarqué aucun sujet produisant des fleurs violettes ou panachées, ce qui laisse à penser que la couleur blanche restera fixée.

La culture en est des plus faciles. En la semant aux mois d'août-septembre, et la repiquant en place dans une terre profonde et légère au mois d'octobre, on est certain d'obtenir au printemps suivant une floraison abondante et prolongée. En la mêlant au type, elle peut contribuer à former des massifs et corbeilles d'un effet remarquable,


dans les endroits éloignés des habitations où l'eau fait quelquefois défaut. Après la floraison, les branches chargées de leurs fruits peuvent encore servir à la confection des bouquets artificiels.

Cette belle plante fut rencontrée par nous en 1878, dans un champ de Pommes de terre appartenant à M. Créac'h, instituteur à Saint-Adrien en Plougastel, auquel nous témoignons ici toute notre reconnaissance pour les graines qu'il a bien voulu récolter à notre intention.


L'HIVER 1879-80 A BREST.

Au mois de janvier dernier, nous avons publié, dans les Archives de médecine navale (t. XXXIII, 1 janv. 1880), une notice où nous avons attribué tous les ravages causés au jardin botanique pendant l'hiver 1878 et le cours de l'année 1879, à l'hurnidité extraordinaire qui n'a cessé de régner, plutôt qu'au froid. Aujourd'hui, pour répondre à votre circulaire du 2 février dernier, nous vous dirons que nous avons peu de choses à ajouter à ce que nous avons précédemment écrit et auquel nous renvoyons le lecteur.

En 1878, le thermomètre n'est descendu, au jardin, qu'une seule fois à 5° centigrades en 1879, il n'est également descendu qu'une seule fois à 6°, donc, l'effet produit par le froid en 1879 diffère peu de celui produit en 1878. La différence existe plutôt dans la continuité prolongée de ces froids que dans leur excès; de plus, l'hiver 1879 a été relativement plus sec que celui de 1878, ce qui est un grand point à considérer, par rapport à la conservation des végétaux; l'expérience a démontré plusieurs fois que les végétaux saturés d'humidité souffraient beaucoup plus du froid que ceux qui en étaient exempts. Pendant le cours de l'hiver 1878, nous n'avons eu que dix-sept jours de gelée qui ont fait beaucoup plus de mal à la végétation


que les trente jours de novembre et décembre de ia même année, qui nous donnèrent, à eux seuls, la somme de 59 degrés de froid, ce qui est extraordinaire pour le climat de Brest; mais, nous le répétons, l'hiver était beaucoup moins pluvieux que le précédent. Il ne serait donc pas étonnant que des végétaux qui ne supportent ordinairement qu'une quinzaine de degrés de froid, tout au plus, dans le cours d'une année, aient succombé à un froid aussi intense, après avoir passé un été aussi humide que celui de 1879.

Quoique l'hiver fût très dur pour le climat de Brest, il n'a cependant pas été aussi désastreux qu'on aurait pu le supposer, et on peut dire que Brest est encore le point de la France qui fût le plus épargné, car tous les végétaux qui sont morts dans cet hiver exceptionnel, dont les froids ont duré du 27 novembre au 11 décembre 1879, et du 19 au 30 janvier 1S80, ne sont morts que des suites de l'humidité produite pendant le cours de l'année. L'année ayant été très humide, il en est résulté qu'elle a aussi été relativement très froide; la plupart des plantes étaient encore en végétation lorsqu'elles furent surprises par les gelées, qui n'arrivent ordinairement à Brest que vers le 2,0 décembre, c'est-à-dire un mois plus tard. A l'époque où elles sont arrivées, les arbres à feuilles persistantes n'avaient pas encore leurs rameaux complètement aoûtés; ceux à feuilles caduques n'étaient pas encore dépouillés de leurs feuilles et beaucoup de plantes herbacées étaient encore en végétation, puisque bon nombre d'entre elles n'ont pas mûri leurs graines. Enfin, pour mieux dire, la sève transcendante n'avait pas encore accompli son entière évolution il en est résulté que les tissus des végétaux se sont désorganisés plus facilement que dans les années où toutes les phases de la végétation s'accomplissent normalement.


Les Magnolias à feuilles persistantes, les. Camellias, les Pêchers et le Peuplier d'Italie (Populus fastigiata) nous offrent un exemple frappant du mal causé par le froid sur des végétaux dont la sève était encore en mouvement. Les Magnolias grandiflora ont eu, presque partout, l'extrémité de leurs rameaux gelés; de plus, ils ont été totalement dépouillés de leurs feuilles et semblent éprouver beaucoup de difficultés à repousser. Les Camellias cultivés dans les terrains secs n'ont pas beaucoup souffert, ils en ont été quittes pour la perte de quelques boutons. Ceux, au contraire, qui étaient cultivés dans la terre très forte et humide, comme celle du jardin botanique, ont perdu une grande partie de leurs feuilles, tous leurs boutons; plusieurs ont eu l'écorce fendue en différents endroits à la base de la tige, et généralement sur la surface supérieure de toutes les grosses branches de plus, chose remarquable, ce sont ceux qui étaient le mieux abrités qui ont le plus souffert. Tous ces Camellias étaient parfaitement rétablis et couverts de boutons au mois d'octobre. Nous avons remarqué également à la même époque, à Laninon, plusieurs poiriers chargés de feuilles, de fruits et de. fleurs. II en a été de même du Pêcher tous les individus plantés dans les terres franches et profondes ont été radicalement perdus, tandis que ceux plantés dans les terrains secs et pierreux ont conservé leurs feuilles jusqu'à la fin de février, et étaient en fleurs au mois d'octobre. De tous les végétaux ligneux exotiques ou indigènes, l'essence qui fut le plus maltraitée par l'hiver, aux environs de Brest, est le Peuplier d'Italie. On ne le croirait pas; c'est cependant lui qui nous prouve le mieux que l'humidité a fait plus de ravages en Basse-Bretagne que le froid; car, s'il en eût été autrement, le Peuplier d'Italie n'aurait pas péri sous 6 degrés de froid quand il supporte annuellement 15 degrés et davantage sans


souffrir, à l'intérieur de la France. On nous dira peut-être aussi qu'il ne doit pas craindre l'humidité puisque, généralement, on ne le rencontre que dans les endroits marécageux et sur le bord des rivières. Ceci est vrai, mais les terrains marécageux où on le rencontre en France sont plus perméables à l'humidité que ceux des environs de Brest, qui sont très argileux. Tous les sujets de cette espèce, cultivés dans les terrains avoisinant la mer, ont beaucoup plus souffert que ceux plantés dans les terres; beaucoup en sont tout-à-fait morts et il serait très difficile d'en rencontrer quelques-uns n'ayant pas la cime plus ou moins détériorée par le froid, même parmi les plus forts.

Ces phénomènes nous ont été présentés non-seulement par des végétaux ligneux, mais même aussi par quelques plantes herbacées. Les Helichrysum fœtidum, Gnaphalium undulatum, plantes du Cap, acclimatées dans les endroits les plus secs de nos falaises, ont presque toutes disparu. Sur la côte Ouest, le Souci officinal qui y croit en abondance, était très rare cette année il en a été de même pour le Cochlearia anglica, sur les bords de l'Elorn. Nous ne sommes pas le seul à avoir fait cette remarque. M. Thiébaut, botaniste distingué, a remarqué aussi, dans le cours de ses herborisations, que plusieurs plantes sauvages de nos côtes, abondantes dans les années ordinaires, n'avaient point paru cette année. Il cite, entre autres, l'Ophioglossum lusitanicum, l'Hypericum linearifolium, l'Ornithopus ebracteatus, la Linaria pelisseriana, etc. A quoi cela tient-il, ce sont pourtant des plantes locales ? Evidemment, c'est à l'humidité de 1879 qu'il faut s'en prendre 1° parce qu'elle a empêché la.fécondation de s'opérer normalement; parce que la trop grande fraîcheur automnale a empêché les graines de germer à leur époque habituelle; 3° parce


que l'hiver est venu un mois plus tôt que les autres années. Si la gelée eût été pour quelque chose dans la disparition de ces espèces en 1880, pourquoi existaient-elles au printemps précédent, après un hiver où il n'avait fait qu'un degré de froid en moins.

La première période des gelées a commencé le £7 novembre, pour se terminer le 27 décembre 1879. Pendant ce temps, nous avons eu dix jours à 1 degré de froid, huit à 2<\ deux à 3°, trois à 4°, trois à 5°, trois à zéro, et un seul jour, le vendredi 5 décembre, à 3 degrés au-dessus de zéro, mais en retour, il fit une tempête effrayante de neige. Cette période nous donna, en somme, 59 degrés de froid. La deuxième période commença le 19 janvier 1880 et se termina le 30. Pendant ce temps, nous avons eu un jour à 5 degrés, un jour à S0 2/10, un à 5° 5/10, un à 6°, qui était le 27, deux à 1°, trois à et un à 3°, ce qui donne encore 33 degrés à 'ajouter aux 59 de la première période et nous donne la somme totale de 93 degrés de froid en quarante jours. Il n'est donc pas étonnant que les plantes déjà malades des suites de l'humidité, aient succombé sous la rigueur de cet hiver. L'hiver, qui a été plus dur à Brest que les autres années, a été aussi plus précoce; par ce fait, on pourrait croire que le nombre des végétaux qui ont péri aurait été plus grand. Il n'en est rien. Si nous regardons la liste dressée par nous l'année dernière, nous ne retrouvons que les mêmes espèces. En végétaux ligneux, les espèces qui ont disparu en 1880, sont les mêmes que celles qui ont disparu en 1879 à part quelques espèces qui ont repoussé du pied et disparues totalement en 1880. Quant aux plantes herbacées, elles sont presque toutes mortes, même les indigènes.

Les froids ont été, comme toujours, beaucoup plus in-


tenses à l'intérieur des terres que sur le bord de la mer. On rencontre encore, dans quelques jardins de la côte Ouest, quelques Véroniques, des Fuchsias et autres plantes semblables mais les Chrysanthemum grandiflorum, Héliotropes, Géraniums, Verveines, qui n'avaient pas péri depuis 1870-71, sont tous morts cette année. Dans les champs, on voit des Genêts, des Ajoncs, qui ont beacoup souffert. Dans certaines localités, ceux des pentes et des collines sont plus maltraités que ceux des plaines. Le Fraisier du Chili a gelé à Plougastel, phénomène que les plus anciens cultivateurs n'ont jamais remarqué. Les autres espèces et variétés ont mieux résisté; néanmoins, les Fraises qu'on voit ordinairement sur les marchés vers le 8 mai, n'ont apparu, cette année, que vers le 1er juin. Il en a été de même pour les Artichauts de Roscoff, qui arrivent ordinairement sur les marchés vers le mois d'avril c'est à peine si, au mois de juin, on en voyait quelques-uns. Nous avons dit que la prolongation du froid était aussi une des causes de la mort de quelques espèces pouvant supporter une certaine somme de froid pendant un moment, mais pas d'une aussi longue durée pour n'en citer qu'un exemple, prenons le Camellia nous avons vu qu'un certain nombre avaient été décortiqués cette année par un froid de 6 degrés, tandis qu'en 1870-71 ils n'ont aucunement souffert par un froid de 9 degrés qui n'a été que passager. Les grandes Bruyères en arbre et celles à feuilles de Polytric ont au contraire beaucoup souffert en 1870-71. La majeure partie ont eu leurs branches fendues, plusieurs même en sont mortes, tandis que cette année, elles n'ont eu que quelques jours de retard dans la floraison. Un autre phénomène assez singulier a été aussi observé sur deux pieds de Gunnera scabra plantés à 30 mètres environ l'un de l'autre, l'un sur le bord d'une petite rivière


factice ayant, par conséquent, le pied entouré d'eau l'autre, [sur le bord d'une pelouse, dont le pied en était privé mais entouré d'herbes de tous côtés; ils ont été couverts tous les deux, d'abord par leurs propres feuilles, et ensuite^par quelques paillassons pendant les plus grands froids. Celui qui était placé sur le bord de la pelouse, c'est-à-dire au sec, a gelé presque totalement, tandis que l'autre, placé sur le bord de la rivière, a parfaitement résisté. C'est à la prolongation du froid qu'on doit attribuer cette perte.

Nous donnons ci-jointe la liste de quelques végétaux ligneux qui avaient gelé et repoussé du pied en 1879, et qui ont disparu tout-à-fait en 1880

Yucca Wipplei.

Sipbo compilusbicolor.

Ozathamnus rosmarinifolius. Cantua dependens.

Convolvulus Cueorum.

Solanum auriculatum..

jasminifolium.

pseudo capsicum.

Brugmansia sanguinea.

Cliiliantbus arboreus.

Toutes les Véroniques ligneuses. Salvia candelabrum.

Royena pubescens.

Abutilon striatum.

vexillarium.

Duvaua dependens.

On voit, par l'énumération de ces plantes, que la plupart d'entre elles recherchentla sécheresse plutôt que l'humidité par conséquent elles ont toutes plus ou moins souffert dans le cours de l'année donc leur perte était prévue

Bosea yerva mara.

Salicornia fructicosa.

Passiflora cœrulea.

Neumannii.

Aralia trifoliata.

paperifera.

Cuphea cordata.

Colletia spinosa.

Tristania neriifolia.

Callistemon brachyrinchum. Raphiolepis salicifolia. Bossicea scolopendria. Erythrina laurifolia.

crista galli.

Acacia saphora.

retinoides.


d'avance, comme il n'est pas douteux que si l'hiver eût été plus doux, la plupart auraient eu la chance de revenir à leur état naturel.

Pour donner une idée de la douceur de l'hiver, à Brest en 1879-80, il nous suffit de rappeler les plantes suivantes qui l'ont passé sans couverture aucune

Fectaria coriacea.

Polystichum proliferum.

Woodwardia radicans.

Ampelodesmos tenax.

Arundo conspicua.

Diplothemium campestre.

(Ce Palmier a eu les feuilles gelées jusqu'à terre; il repousse parfaitement).

Sabal acaulis.

Chamaerops excelsa.

humilis.

Jubœa spectabilis.

Dracsena indivisa.

Dianella cœrulea.

Ruseus androgyna.

Aspidistra lurida.

Wachendorfia thyrsiflora.

Bromelia clandestina (a fleuri tout l'hiver sans couverture). Tupa ignescens.

salicifolia.

Cestrum roseum.

Buddleia salvifolia.

Diospyros kaki.

Rhodouendron arborem.

argenteum et autres espèces de l'Hymalaya.

Olea europea.

Osmantbus fragrans.

ilicifolius.

Hypericum patulum.

Azara integrifolia.

Griselinia littoralis.

Melianthus major.

Cboysia ternata.

Rhus succedanea.

semi alata.

Cedrela sinensis.

Celastrus punctatus.

Evonymus lucidus.

Macleya yedoensis.

Kadsura japonica.

Illicium parviflorum.

floridanum.

– religiosum.

Clematis brachiata.

Muhlenbeckia nummularia.

Ampelygonum chinense.

Tous les Eryngium paralellinerves.

Aralia Sieboldii.

Camphora japonica.

Ceanothus thyrsiflorus.

Hovenia dulcis.

Berchemia volubilis.

Eugenia apieulata.

Eugenia Guaveju.


Raphiolepis avata. Callithris quadrivalvis il a eu Stranvesia glaucescens. l'extrémité de ses rameaux gelée Dolichos Lirsutus. Juniperus bermudiana. Edwarsia micropbylla. Pinus canariensis.

grandiflora. Araucaria bidwillii (extrémité des chilensis. rameaux gelée).

Acacia moilissima. brasiliensis (rameaux du melonoxylon. basgelés).

Quercus acuta. Arthrotaxis selaginoides. glabra.

Quant aux Eucalyptus, il n'y a plus à y songer dans les pays de l'Ouest. Dans cet hiver, les espèces les plus rustiques qu'on croyait acclimatées ont été atteintes aussi bien que les plus délicates. On peut dire aujourd'hui que l'acclimatation de ce genre intéressant est impossible à Brest il ne pourra désormais servir que comme plante d'étude dans les jardins botaniques. Les espèces qui avaient échappé à l'hiver 1878-79 ont été atteintes en 1879-80 la plupart d'entre elles repoussent des rameaux tellement maigres qu'il est à craindre qu'elles ne résistent pas au prochain hiver. Quelques espèces délicates repoussent aussi du pied, mais des pousses tellement chétives, qu'il est plus que probable qu'elles seront détruites par le froid. Il en est de même du Tristania ncriifolia, très bel arbre de l'Australie, qu'on croyait tout-à-fait mort. En résumé, après les hivers 1870-71, 78-79 et 79-80, on peut affirmer que toutes les myrtacées (à part quelques Callistemon et Melaleuca) de l'hémisphère austral ne pourront être cultivées avec succès dans l'hémisphère boréal au-delà des limites de la région méditerranéenne.

Si les végétaux n'ont pas beaucoup souffert du froid à Brest, en avançant de l'Ouest à l'Est, on constate que l'intensité monte graduellement vers l'intérieur de la Bre-


tagne. Ainsi, les Véroniques que l'on remarque dans les jardins de Laber-Ildut n'existent déjà plus à Brest. A Plougastel, c'est le Fraisier du Chili à Landerneau, c'est le Cislus hirsutus qui a gelé' jusqu'à la souche dans sa patrie à Roscoff, co sont les Artichauts qui disparaissent à leur tour à Morlaix, M. de Lauzanne nous dit que ses Chamœrops humilis ont perdu toutes leurs feuilles, les Bambous en ont perdu également une grande quantité et quelques-unes de leurs tiges l'Eugenia ugni, les Ceanothus azureus et divaricalus ont aussi perdu leurs tiges quelques Chênes exotiques sont morts le Laurier-Tia et l'Olivier ont gelé jusqu'au pied. Parmi les Conifères, il cite les Pinus canariensis et inops qui sont morts. Quant aux Camellias, Cistes, Benthamia, Guevina et Bruyères arborescentes, ils ont eu le même sort qu'à Brest, c'est-à-dire, qu'ils ont perdu des feuilles, boutons et quelques branches. Nous avons vu que plus nous avancions vers l'Est, plus les dégâts étaient considérables. A Quimper ainsi qu'à Guingamp, les Lauriers-Tin ont gelé jusqu'à la souche les Fusains du Japon aussi puis, viennent les premiers Figuiers, les Camellias, les Myrtes, etc., et enfin les environs de Rennes nous montrent les premiers Araucaria imbricata, ainsi que vous pouvez vous en rendre compte par la lettre ci-jointe, due à un de nos collègues, propriétaire et météorologiste à Saint-Servan, et que je vous prie de joindre à cette notice.

Voici encore une nouvelle preuve que les végétaux qui ont succombé chez nous ont péri plutôt des suites de l'humidité prolongée de l'année 1879, que des froids rigoureux de l'hiver 79-80. A Kérinou, en Lambézellec, on a remarqué, au printemps dernier, de très beaux Poiriers chargés de feuilles et de fleurs qui ont même donné des fruits. Ces derniers sont tombés dans le couraut de l'été, avant d'avoir


atteint leur maturité on a cherché fa cause de cette chute prématurée et on s'est aperçu que les racines étaient complètement pourries. Il est vrai que ces arbres étaient dans des terres fortes; ils ont produit l'effet que font les gros arbres qu'on abat en pleine vigueur, qui repoussent encore l'année suivante.

Dans notre notice publiée dans les Archives de médecine navale (janvier 1880), nous avons dit que le Thrinax argentea, du jardin botanique, n'avait donné aucune fleur en 1879. Cette année, il a donné deux floraisons la première eut lieu fin de juin et de juillet, et la deuxième qui fut plus abondante que la première, au mois d'octobre. Dans une promenade faite à Roscoff, le 22 août, les différents cultivateurs que nous avons visités se plaignaient non-seulement du retard qu'ont mis les Artichauts à donner leur produit, mais encore de la précocité que mettaient les Choux-Fleurs à montrer les leurs, remarque qu'ils n'avaient pas faite depuis longtemps. « Les Choux-Fleurs, nous disait M. Le Saout, étaient tellement avancés et peu développés dans certaines localités que les cultivateurs étaient obligés de les donner aux bestiaux, pour les remplacer par d'autres cultures, »

Tout le monde sait que le Mesemb. edule Lin. croit en abondance sur les murailles et talus de Roscoff et de ses environs, oit cette Ficoïde est acclimatée depuis le commencement de notre siècle, et connue sous le nom de Figue marine (1). (1) D'après M. Picard, capitaine de vaisseau en retraite, cette Ficoïde aurait été portée à Roscoff, vers 1830, par -M. Gilbert, peintre de marine, qui y possédait une petite propriété. Ce peintre la cultivait déjà depuis longtemps dans un petit jardin qu'il possédait également sur les rochers de Postrein sous Brest, avant la création du Port-Marchand qui ne date que de 1860. Quoique cette plante fût connue des Européens, depuis 1690, elle n'existait pas à Brest, en 1810.


Cette année, elle a souffert sur plusieurs points et les pieds qui ont été le plus atteints, sont généralement ceux qui étaient le plus au sec, comme murs, pignons de maisons, etc. il n'y a que les pieds qui se trouvent sur le rivage qui ont porté fleurs et fruits. Les Véroniques de différentes espèces qui ont gelé presque partout à Brest ont peu souffert à Roscoff, mais n'ont fleuri que fort tard.

M. de Lauzanne, à Morlaix, nous dit aussi que tous les Phormium et les Cistes qui paraissaient encore verts au commencement du printemps sont morts dans le courant de l'été.

Enfin, nous avons vu l'Araucaria brasiliensis, à SaintPol-de-Léon, à Morlaix, aussi bien portant qu'à Brest. J. Blancbabd.


L'HIVER DE 1879-1880.

NOTICE DE M. BOUVET, DE SAINT-SERVAN.

Saint-Servan, le 24 mai 1880.

MONSIEUR ET HONORÉ COLLÈGUE,

Je n'ai point oublié la promesse que je vous fis, lors de ma dernière visite au jardin botanique de Brest, de vous faire une communication au sujet des effets de l'hiver 1879-80, sur la végétation. Si j'ai tardé quelques jours, c'est parce que je devais faire un voyage à Rennes et je voulais en profiter pour examiner les effets de cette néfaste saison, sur les plantes délicates cultivées jusqu'alors dans cette ville. Vous pourrez ainsi avoir une juste idée de l'influence du dernier hiver, sur la climatologie de toute la Bretagne.

Tandis qu'à Brest et en général sur tout le littoral du Finistère,' les plantes et arbustes délicats n'ont aucunement souffert de l'hiver 1879-80, l'intensité des dégâts augmentait graduellement de l'Ouest à l'Est de la Bretagne c'est surtout dans sa partie centrale qu'ils ont atteint leur maximum de gravité ainsi à Rennes, pas un Figuier, pas un Myrte, pas un Laurier n'ont été épargnés parmi les végétaux moins délicats, "tels que Camellias, Magnolias, la


plupart ont péri. Toutefois, quelques-uns, quoique ayant perdu leurs feuilles, en reprennent de nouvelles. Ce qu'il y a d'extraordinaire, je dirai même d'incroyable, c'est que l'action de la gelée s'est exercée sur des conifères depuis longtemps naturalisés et même indigènes ainsi des Cyprès, des Thuyas, des Ifs, des Génevriers ont complètement gelé. Il en a été de même des houx, arbre que j'ai vu croître naturellement ou spontanément dans la forêt d',Andennes (Orne), dès ma plus tendre enfance. C'est surtout dans les bas-fonds que le désastre a atteint les plus terribles proportions ainsi, dans l'établissement horticole de M. Jacques (faubourg de Paris, 50), pas un des arbres ci-dessus mentionnés n'a été épargné la perte y est évaluée à au moins è,000 fr.

A Nantes et surtout à Angers, j'ai appris que les dégâts ont été à bien peu près les mêmes qu'à Rennes on comprend qu'il doit en être ainsi toutes les fois qu'il règne un froid intense et en même temps persistant, quel que soit le milieu dans lequel il se produit. C'est à tort que l'on a invoqué l'influence bienfaisante du milieu pour expliquer la résistanceau froid, môme d7 une certaine intensité, que les végétaux délicats avaient jusqu'alors montrée dans notre région de l'Ouest si les Camellias et Magnolias, même les Figuiers et Lauriers ont pu supporter à Nantes un froid de 17° et demi, en décembre 1859, c'est tout simplement parce que ce froid n'avait pas persisté assez longtemps pour pénétrer dans tous les tissus des plantes. Cet hiver (1879) un froid de 16° a presque tout détruit, parce que le thermomètre s'est soutenu beaucoup plus longtemps audessous de zéro. A Rennes, le froid a atteint de 18 à 22°, selon les localités; mais dans les hivers ordinaires du centre de la France, ce degré est assez souvent atteint sans qu'il se produise un désastre semblable à celui qui


s'est produit, cette année, au centre de la Bretagaevet qui a été presque aussi considérable qu'à Paris. C'est donc moins le degré absolu du froid qu'il faut invoquer à l'appui du fait en question que ces 23 jours consécutifs de gelée plus ou moins intense, auxquels ils se sont ajoutés, et la reprise des froids en janvier, mois dont la moyenne était encore au-dessous de zéro.

A Saint-Servan, le thermomètre n'a pas dépassé 10°. Mais il y a eu 24 jours consécutifs de gelée, dont 9 sans dégel ce qui a rabaissé la température moyenne de décembre à 0°,4 c'était assez pour faire pénétrer la glace à de grandes profondeurs et pour désorganiser les tissus de certains végétaux aussi, les dégâts, bien qu'ils ne puissent entrer en comparaison avec ceux dont Rennes a été victime, sont encore assez considérables il est mort environ la moitié des Figuiers et des Myrtes et quelques Lauriers quant aux Camellias, Arbousiers, Magnolias et Conifères, ils n'ont eu aucun mal. 11 faut d'ailleurs ajouter que la gravité du mal est loin d'être la même dans tous les points de la ville et des environs. Les bas-fonds entourés de collines ont été, comme d'habitude, les plus maltraités; les points culminants, fort peu; enfin, les jardins les plus rapprochés de la mer ont été presque complètement épargnés et n'ont perdu que les petites plantes d'une frilosité extraordinaire, tels que Pélargoniums, Héliotropes et autres, qu'il serait inutile d'énumérer. D'après ce que m'ont raconté plusieurs personnes, un fait analogue s'était produit dans la même contrée en 1830 tandis que tous les Figuiers avaient péri dans les environs de SaintServan et de Saint-Malo, les jardins situés directement sur le bord de la mer et largement exposés à ses effluves tempérantes furent tellement épargnés qu'ils fournirent les nouveaux plants de Figuiers dont les cultivateurs et ama-


teurs désirèrent regarnir leurs propriétés. Voici des faits parfaitement concluants en faveur de l'influence bienfaisante de l'air maritime elle est, plus puissante que tous les abris pour préserver des effets désastreux de la gelée les plantes délicates; malheureusement, deux graves inconvénients compensent ses avantages les particules salines, que les vagues de la mer mêlent à l'air, en se brisant contre le rivage pendant les grands vents, exercent une action corrosive sur la plupart des végétaux qui en sont trop rapprochés sans abri préalable si la mer tem- père le froid en hiver, elle tempère aussi la chaleur en été ceci pourrait jusqu'à un certain point être avantageux sous la latitude de La Rochelle et autres localités plus rapprochées de l'équateur mais, a mon avis, c'est un grave inconvénient pour nos départements des régions Nord et. Nord-Ouest. La présence de la mer rabaisse la température moyenne des étés du Finistère à 3° au-dessous de ceux de l'Alsace (à altitude et latitude égales) elle empêche en outre les maxima thermométriques diurnes d'atteindre le degré voulu pour le développement et la maturation de la plupart des fruits qui réussissent si bien sous le climat de Paris, tels que Pêchers, Pruniers, Reine Claude, etc. Aussi, les bords de la Manche sont un climat déplorable au point de vue de la culture fruitière les Pommiers, les Poiriers précoces et les Fraisiers sont à peu près les seuls arbres qui supportent ces influences les Cerisiers et Groseilliers rapportent, il est vrai, abondamment et mûrissent leurs fruits mais ils sont âpres, acides et souvent immangeables. Les cultures fourragères et potagères sont, après celles du froment, du blé noir et des pommiers, les seules réellement avantageuses dans cette région. Je crois que son avantage, au point de vue de la réussite des légumes herbacés, est incontestable car, les Choux et les


Artichauts de Roscoff jouissent d'une réputation très étendue. Il me paraît inutile d'entrer en détail à ce sujet mais les études que j'ai faites depuis longtemps sur la climatologie de la Bretagne m'ayant appris la vraie cause des déceptions qu'éprouvent si souvent dans cette contrée les amateurs de culture fruitière, j'ai cru devoir en dire quelques mots, car, jusqu'à présent, les auteurs ont assigné à la Bretagne une température beaucoup plus élevée qu'elle ne l'est en réalité. Si ses étés avaient réellement une moyenne de 20°, comme le dit M. Liégard, tous les fruits de France mûriraient et réussiraient infiniment mieux qu'à Paris, où l'été n'a que 18" en moyenne. Celle de Nantes ne dépasse pas ce dernier chiffre celle de Brest et de tout le bord de la Manche est à peine de^l6° (au niveau de la mer). Une fois que l'on connaît cette température, qui est jointe, comme on le sait, à une nébulosité considérable, on n'a plus besoin de chercher bien loin la cause des innombrables insuccès que l'on éprouve presque tous les ans* dans les cultures fruitières du littoral de la Bretagne.

Lorsque ma carte des lignes isothermiques de la France sera publiée, je vous en ferai hommage d'un exemplaire, qui vous montrera toute la théorie de la distribution de la chaleur à la surface de la France pendant les deux principales saisons vous y verrez les sinuosités considérables que décrivent surtout les lignes isochimènes, celle de 'i°, par exemple, qui passe à Valentia, en Irlande, et à notre ville provençale de Marseille, etc.

En attendant le plaisir de vous revoir à Brest, je vous prie d'agréer l'hommage de mon respectueux dévouement. Votre très dévoué serviteur,

E. BouvET.


LE PALMA REAL.

Le Palma real ou Coco butyracea des botanistes est un palmier très curieux par les divers services qu'il rend aux indigènes habitant les régions de la Colombie, arrosées par le Cauca et Ses affluents.

Tout sert dans cette plante la feuille fait les toitures des cases, la tige devient pieu, le fruit enfin nourrit l'homme et la bête; l'homme en retire un lait gras et sucré, les déchets engraissent la bête chose étrange, cet arbre, qui est si utile aux populations du Cauca, leur est aussi un objet d'effroi, car, disent-elles, il attire la foudre Pour cette raison, jamais on ne verra une case, un village, s'établir près d'un bois de Palma real. Ce Palmier, dont la hauteur est moyenne, atteint par la largeur et la longueur de ses feuilles des dimensions considérables on en voit qui ont jusqu'à 12 mètres de long et 100 paires latérales d'un beau vert foncé dessus, glauques en dessous. P. Bell Ain.


GRAINES DISTRIBUÉES AU MOIS DE MARS 1880 (t).

PLANTES ANNUELLES.

C'est principalement au printemps qu'on doit semer les plantes annuelles on peut, cependant, en faire des semis successifs jusqu'en juin pour jouir plus* longtemps des espèces hâtives. Le semis d'automne (en août-septembre) produit des touffes très vigoureuses, dont la floraison est très riche et précède celle des rares fleurs printanières. (L. VH.)

HS. Acroclinium roseum grandiflorum atroroseum Immortelle rose foncé à grandes fleurs et

HS. Acroclinium roseum robuslum Variété de la précédente. (Voir Flore de Van Houtte, IX, p. 2,76). Semer 10 en automne en pots repiquer en pots pour faire hiverner sous châssis, et mettre en place au printemps fleurit en mai-juin; 2° au printemps, soit en place, soit en pots floraison juin-juillet.

VH. – Amaranlus hybridus Prince o f Wales Ama(i) Les renseignements qui suivent sur l'époque des semis sont empruntés au Bon Jardinier, au Nouveau Jardinier illustré et principalement aux Plantes de pleine terre, de Vilmorin. Les initiales qui précèdent chaque nom de plante indiquent la maison d'où elle provient Benary, Haage et Schmidt, Van Houtte nu Vilmorin.


rante Prince de Galles. Annuel. Semer sous châssis en février-mars, pour mettre en pleine terre en mai seulement en place ou en pépinière en avril; repiquer en place en mai.

Vilm. Balsamine camellia extra double variée. Les Balsamines fleurissent de juin à octobre. Terre ordinaire, légère et fraîche ornement des plates-bandes et formation de corbeilles, de massifs. Semer en mars-avril sur couche; repiquer sur couche et planter à demeure fin mai. On peut encore semer en pépinière en avril-mai. Dans l'un et l'autre cas, on pourra repiquer en planches et ne planter, si l'on veut, qu'un peu avant ou au moment même de la floraison. Arrosages fréquents pendant l'été.

Vilm. Càpucine naine Tom .Pouce variée. Semer 10 dès février en pots sur couche mettre en place sans diviser fleurs en mai – fin avril ou mai, en place de préférence, ou en pots, et mettre en place sans diviser fleurs de juin en septembre.

By. Castileya in divisa. Nouveauté annuelle à semer sous châssis et sur couche, en février-mars, pour repiquer en place en mai.

By. Clarkia pulchella rubra Clarkie élégante à fleurs rouges et

By. Clarkia pulchella marginata simplex Clarkie élégante à fleurs simples bordées. Semer 1° sur place, en avril-mai – î°à à l'automne, en pépinière, pour hiverner en place sous litière ou pour repiquer au pied d'un abri floraison en mai-juillet. Très souvent les graines qui se répandent naturellement, germent en automne et produisent des individus trapus et vigoureux on doit les repiquer sur place en mars-avril dans ce cas, la floraison coïncidera avec celle des semis d'automne.


Vilm. Dianthus sinensis .• Œillet de Chine double à large feuille rouge foncé (nouv.).

By. Dianthus Heddewigi diadematus florepleno Œillet à diadème de Heddewig à fleurs doubles.

By. Dianthus imperialis florepleno OEillet impérial à fleurs doubles. Les diverses variétés d'oeillets de Chine, semées au printemps, de mars à mai, peuvent fleurir dans la même année mais il est préférable de semer fin août ou en septembre, en hivernant sous châssis froid ou dans une planche bien exposée, pour mettre en place de mars en avril. Ces plantes fleurissent de juin à septembre, et leur floraison se prolonge parfois jusqu'en octobre. Les variétés à fleurs très pleines, ou celles qui présenteraient des coloris curieux, doivent être multipliées d'éclats ou de boutures. Terre ordinaire, légère, humeuse et fraîche. VH. Dianthus hybridus semperflorens OEillet hybride toujours fleuri. Nouveauté bisannuelle obtenue par le croisement de l'oeillet de Chine et de l'œillet des fleuristes. (D. Sinensis et D. Caryophyllus) donnant, dès la première année du semis, des fleurs doubles de toutes couleurs. Même culture que les précédents.

VH. Didiscus cœruleus Hugélie à fleurs bleues. Cette plante est la seule de la famille des Ombellifères, qui présente des fleurs bleues. Semer: sous châssis en février-mars, et repiquer en pleine terre en mai seulement; sur place, en avril-mai, en couvrant le semis d'une cloche jusqu'à ce que les pluies froides ne soient plus à craindre. Cultiver dans une terre bien saine et légère, soit calcaire ou sableuse, soit en terre de bruyère racineuse grossièrement pulvérisée l'essentiel sera de draîner l'endroit où on la mettra en place, de manière que l'eau des arrosements, que l'on ne lui négligera pas pendant les


chaleurs, s'écoule facilement. On devra éviter de mouiller pendant le soleil, surtout les feuilles, et arroser de préférence au pied le soir ou le matin de bonne heure. Le drainage que nous recommandons consiste à creuser le sol de 40 à 50 centimètres, à mettre au fond un lit de 15 à 20 centimètres de cailloux, de plâtras ou de morceaux de pots cassés, et à finir de remplir avec de la terre de bruyère tourbeuse en mottillons concassés, sur lesquels on mettra une légère couche de terre de bruyère tamisée, pour y semer les graines on couvrira d'une cloche, et l'on arrosera abondamment sur le sol et au goulot avec de l'eau chaude ayant été exposée au soleil.

By. • – Gaillardia Amblyodon à grandes fleurs unicolores rouge-ponceau orangé. Annuel. Ornement de platesbandes, des corbeilles. Terre meuble et plutôt sèche que fraîche. Semer: 1° à l'automne, avec hivernage en pots sous châssis froid, et mise en place au printemps •- floraison de juin-juillet à septembre sur couche au printemps repiquer en place en mai floraison de juilletaoût à octobre. Multiplication d'éclats et de boutures faites à froid.

HS. Helianthus uniflorus giganteus Soleil Géant à fleur unique. Semer 1° sous châssis en février-mars et repiquer en pleine terre en avril-mai 20 semer en place au printemps, et éclaircir le plant en ne laissant que 4 ou 5 exemplaires, quantité suffisante pour former de vastes touffes. Copieux arrosements en été. Terre substantielle, meuble et très fraîche exposition chaude.

HS. Ipomea setosa Ipomée velue. Semer une graine par pot sous châssis en février-mars, et transplanter en pleine terre en mai.

By. Ipomea limbata elegantissinia Liseron à fleurs


bordées. Semer en avril en pleine terre à toute exposition.

By. Linum grandiflorum rubrum Lin rouge à grandes fleurs. La reprise du plant offrant des difficultés, semer ̃ sur place en avril-mai; floraison, de juin à octobre. Très bon pour former des bordures.

HS. Lobelia erinus speciosa kermesina Lobélie à fleurs rosés.

HS. Lobelia Erinus erecta atroviolacca pura Lobélie élevée à fleurs bleues.

HS. Lobelia picta Lobélie à feuilles veinées. (Vivace en serre). Les graines de ces Lobélies doivent être simplement répandues sur le sol. On sème: 1° en automne, en pots ou en terrines; repiquer en pots en réunissant plusieurs pieds, puis faire hiverner sous châssis ou en orangerie pendant l'hiver, il est nécessaire de diviser le plant et de le mettre séparément dans des pots de moyenne grandeur enfin, on plante à demeure au printemps au printemps, février-mars, en pots et sur couche après avoir subi un repiquage sur couche, le plant est mis en place fin mai en avril-mai, en pépinière ou sur place. Au moyen de ces semis successifs, la floraison peut commencer en mai et se prolonger jusqu'aux gelées. Ces plantes forment de charmantes bordures.

HS. – Mentzelia ornata (Loasées) (Voir Revue horticole 1878, page 430). Annuel. Semer 1° sous châssis en février-mars, pour repiquer en pleine terre, en mai seulement "=- sous châssis en août-septembre, pour repiquer et hiverner sous châssis et mettre en place au printemps.

By. Mimulus tigrinus Mimule tigré. Semer en pots


ou en terrines, sans recouvrir les graines qui sont très fines 1° en février-mars sur couche repiquer sur couche ou sous châssis, et planter à demeure en mai floraison en juin octobre à l'automne avec hivernage sous châssis froid en pots et mise en place au printemps floraison en mai-août. Lorsqu'on désire conserver une variété curieuse, on la multiplie aisément d'éclats opérés en automne ou au printemps. Dans le premier cas, par la plantation en pots avec hivernage sous châssis, on obtient de belles touffes qui fleurissent déjà en mai et dont la floraison se prolonge fort longtemps.

HS. Myosotis oblongata (Latifolia) Myosotis à larges feuilles. Terre ordinaire. 1° Semis d'automne avec hivernage sous châssis froid 2° Semis successifs de mai à juillet repiquage en planche en espaçant suffisamment le plant, et mise en place en février-mars.

By. Nemophila crambeoïdes albo-nigra Némophile noire et blanche à port de chou et

iBy. – Nemophila maculata grandiflora Némophile à grandes fleurs maculées. Plantes élégantes, convenant particulièrement pour la formation de bordures et de corbeilles et pour l'ornement du dessus des grandes caisses 10 Semis en automne, pour hiverner en place sous litière ou pour repiquer au pied d'un abri mise en place au printemps floraison en mai-juin 20 Semis successifs sur place au printemps jusqu'en juin floraison de juin à août.

HS. Nierembergia grandiflora alba. Annuelle, vivace en serre. Semer 1° en automne repiquer en pots pour hiverner sous châssis ou en orangerie, et planter à demeure en avril-mai floraison juin-octobre 2" en


mars, en pots, sur couche ou sous châssis, et mettre en place fin mai.

By. Phlox Drummondi grandiflora Phlox de Drummond à grandes fleurs.

By. Phlox Heynoldi cardinalis Phlox de Heynold à fleurs pourpre et

By. Phlox Heynoldi Perfection Phlox de Heynold Perfection. Semer ces trois Phlox 1° au printemps, en place ou sur couche dans ce cas repiquer sur couche floraison de mai à août 2° en septembre, repiquer en pots pour hivernage sous châssis froid, éviter l'humidité, et mettre en place en avril-mai floraison de juillet à octobre. On peut encore les multiplier de boutures faites en automne et hivernées sous châssis ou sur les tablettes des serres. (Le Phlox de Heynold n'est qu'une variété du Phlox de Druminond les 2 variétés ont été mélangées). By. Quarantaine pyramidale à grandes fleurs. La Quarantaine se sème ordinairement en février et mars sur couche. Lorsque le plant est assez fort, on le repique à bonne exposition, pour l'enlever ensuite en motte et le placer à demeure, quand les fleurs commencent à marquer. On peut prolonger les semis jusqu'en juin, et en avoir, par ce moyen, en fleurs, depuis là fin du mois de mai jusqu'aux gelées. Pour en avoir de bonne heure, on sème en septembre, on repique en octobre sous châssis où le plant passe l'hiver pour être mis en pots ou en pleine terre au printemps. On peut aussi semer très clair en octobre dans des pots ou des terrines que l'on rentre sous châssis ou dans l'orangerie pendant les froids.

By. Reine-marguerite naine à bouquets de Boltze et By. Reine-marguerite naine de Shakespeare. Semer en


mars-avril sur couche et sous châssis, ou dans une platebande bien exposée, ou encore au pied d'un mur au Midi, mais toujours dans un sol léger, meuble, poreux et un peu substantiel on fait un ou deux repiquages dans de semblables conditions, puis on repique en mai-juin soit à demeure, soit préférablement en pépinière d'attente, en laissant un espace de 30 à 40 centimètres entre chaque plant le repiquage fait, on répand un léger paillis sur le sol, et on arrose chaque fois que besoin en est la transplantation à demeure peut ne s'effectuer qu'au commencement même de la floraison, qui dure de juillet-août à septembre.

By. Seneçio elegans nana Seneçon des Indes nain. Semer en avril-mai en place ou en pépinière dans ce dernier cas, on plante à demeure de mai en juin, en les espaçant de 50 à 60 centimètres et en ayant bien soin d'éviter, lors du repiquage, d'enterrer le collet de la racine ou base de la tige, sans quoi la plante périt, ou végète sans fleurir. C'est pour cette raison que le semis sur place est préféré par quelques jardiniers en mars-avril, sur couche on repique les plants sur couche ou en pépinière à bonne exposition et on les met en place en mai 3° en septembre, en pépinière les jeunes plants repiqués en pots sont hivernés sous châssis et mis en pleine terre dans le courant d'avril. On peut aussi multiplier le Seneçon des Indes par boutures faites, à la fin de l'automne, en pots ou en terrines et hivernées en serre ou sous châssis chauds, ou bien encore au printemps, sur couches et sous cloches, avec des rameaux herbacés pris sur des plantes conservées sous verre. Tenu en hiver dans les parties les plus éclairées de l'orangerie ou de la serre tempérée, le Seneçon des Indes continue à y fleurir et neuf, vivre nliisieurs années.


Vilm. Zinnia élégant double varié. Semer en avril, sur couche repiquer sur couche mettre. en place en mai 2° en avril-mai, en pépinière bien exposée repiquer en pépinière et mettre en place en juin-juillet ou en pépinière d'attente fleurs de juin en octobre. PLANTES VIVACES.

HS. Aquilagia chrysantha Ancolie à fleurs d'or. (Voir Flore 20, page 91) et

HS. Aqltilegia atropurpuren Ancolie pourpre. Terre ordinaire, mais meuble, quoique substantielle et fraîche multiplication d'éclats en automne ou au printemps et de semis qu'on fait en pleine terre légère, dès que les graines sont mûres, ou bien d'avril en juin il arrive souvent que ces graines ne lèvent qu'au printemps suivant. On repique le plant en pépinière et on le met en place au printemps. By. Giroflée perpétuelle empereur à grandes fleurs Bisannuelle. Semer en juin en pépinière au Midi. Dès que -les jeunes plants se sont suffisamment développés, on les repique en planche trois semaines ou un mois après, on les transplante de nouveau dans une planche préalablement préparée en lignes espacées de 2,o à 30 centimètres en tous sens pendant l'été, on arrose fréquemment, mais peu à la fois, et en évitant soigneusement de mouiller les feuilles pendant qu'il fera soleil, afin de prévenir une maladie, appelée blanc ou meunier, à laquelle les giroflées sont exposées c'est pour cette raison que les arrosements du soir sont préférables. Belle race, hâtive, florifère, et qui double d'ordinaire dans une assez forte proportion. HS. Janlhe bugulifolia Nouveauté vivace, figurée dans le Gartenflora 1876, tab. 883; fleurs jaunes brunâtres à


veines plus foncées, très singulières. La graine étant très fine, demandera quelques précautions pour le semis. HS. Cacalia tuberosa Cacalie à racines tuberculeuses. Terre substantielle et meuble. Multiplication d'éclats à l'automne ou au printemps. Semer 10 sur couche, en février-mars, pour repiquer en mai 2° en pépinière, à l'automne, et mettre en place au printemps.

By. Campanula turbinala Campanule à fleurs turbinées et

By. Campanula aliarœfolia Campanule à feuilles d'Alliaire. (L'Alliaire est une plante de la famille des Crucifères, voisine des Vélars et des Sisymbres, qui doit son nom à l'odeur d'ail très prononcée qu'elle répand. C'est une plante commune en France, au pied des murs et des rochers et dans les endroits ombragés, les bois et les haies). Semer ces deux Campanules vivaces d'avril-mai en juin, en pépinière demi-ombragée repiquer les plantes à l'automne en pépinière et mettre en place au printemps. Vilm. Liatris pycnostachya. Ornement des platesbandes et des lieux rocailleux. Terre légère, plutôt sèche que fraîche. Multiplication d'éclats au printemps et de semis faits en mars-avril en pots et en terre de bruyère repiquer en pots, qu'on hivernera la première année sous châssis froid ou en orangerie, et planter à demeure au printemps suivant. Il sera prudent d'en rentrer l'hiver quelques exemplaires sous châssis froid.

By. Magydaris tomenlosa.

VH. Marina longifolia Morine à longues feuilles. Terre substantielle, mais sablonneuse, et plutôt sèche que fraîche. Ornement des plates-bandes et des rocailles. Cette plante résistant difficilement à l'humidité de l'hiver, il est essentiel


ou de la faire hiverner sous châssis, ou mieux, de la protéger au moyen d'une cloche en verre qu'on recouvre de feuilles sèches. Multiplication d'éclats mis en pots et tenus au sec on propage plus facilement de graines qu'on sème dès qu'elles sont mûres, ou au printemps, avril-juin, en pots et en terre de bruyère repiquèr en pots qu'on fait hiverner sous châssis et mettre en place au printemps. Vilm. Pentstemon heterophyllus Pentstemon à fleurs bleues. Semer de juin en août, en pépinière à miombre repiquer en. pots ou en godets pour faire hiverner sous châssis ou en orangerie, près de la lumière mettre en place en avril-mai 2° mars-avril, sur couche, repiquer sur couche en pépinière ou mieux en pots mettre en place en mai Fleurs de juin en octobre. (Voir Revue horticole 1875, page 3).

HS. Primula capitata vel cashmeriana Primevère du Cachemire. Vivace. Semer au printemps ou à l'automne en terrain léger, meuble, frais, mi-ombragé repiquer en pépinière en laissant un espace suffisant entre chaque individu, puis planter à demeure, en automne ou au printemps.

PLANTES BULBEUSES.

RS. Alstrœmeria Alstraemères en mélange. (Amaryl. lidées). Plantes élégantes, mais peu rustiques, pouvant cependant supporter l'hiver lorsqu'on les plante assez profondément et qu'on les couvre de feuilles sèches pendant les fortes gelées. Terre meuble, légère, sablonneuse et bien drainée exposition plutôt sèche que fraîche. On peut aussi les cultiver en pots, qu'on fait hiverner sous châssis et qu'on pourrait planter en pleine terre au printemps. Semer en pots ou en terrines pour faire hiverner sous


châssis en pépinière à l'air libre dans un sol léger et à une exposition mi-ombragée dans ce cas, garantir les semis contre les trop fortes gelées, soit avec des feuilles sèches, soit avec des paillassons. Repiquer en pépinière, et mettre à demeure à, l'automne ou mieux au printemps, quand les individus sont de force à fleurir, ce qui a lieu d'ordinaire à la seconde ou troisième année après le semis. Pendant la floraison, les abriter, au moyen d'une toile, du vent et du grand soleil, parce qu'elles ont, la plupart, les fleurs d'un tissu délicat.

PIS. Calochortus venustus.

VH. Calochortus elegans.

VH. Calochortus lilacinus. Graines en mélange. (Ces trois Lilianés sont figurées dans la Flore des Serres, de Van Houtte, tome II). Culture sous châssis froid, à miombre, en pleine terre. Sécheresse complète pendant le repos des plantes arrosements assez abondants pendant leur végétation, en proportionnant la quantité d'eau à la température et au besoin de la plante. Aucune chaleur factice n'est nécessaire on veillera seulement à éloigner la gelée et l'humidité par les moyens ordinairement employés. Si on les cultive en pots, les tenir sur une tablette bien éclairée de la serre tempérée, les y arroser très modérément et veiller surtout à ce que l'eau ne puisse pas séjourner dans les vases ce qu'on évitera facilement, par le moyen ordinaire d'un lit de gros gravier placé au fond. On peut, au premier printemps, les placer en serre chaude pour les faire partir. Terre de bruyère pure ou mélangée rempotage seulement au moment où la végétation doit se montrer, c'est-à-dire au mois de février ou de mars (L. VH).

HS. Eremurus spectahilis.


HS. Hyacinthus candicans. Ces deux Liliacées nouvelles, rustiques, ne fleuriront guère que la troisième année du semis, qui doit être fait comme celui des Jacinthes des fleuristes.

VH. Ixia et Sparaxis variés (Iridées). Semer en automne ou au printemps en terrines bien drainées, remplies de bon terreau de bruyère tamisé au bout de deux ans, les plantes peuvent être mises en pots ou livrées en pleine terre et sont de force à pouvoir fleurir les caïeux des pieds-mères doivent être traités de même.

VH. Scilla sibirica Scille précoce. Bulbeuse de plein air. Pendant les grands froids on devra couvrir le sol de feuilles, paille, menus branchages feuillus de pin, sapin, etc., qui remplaceront la couche de neige qui abrite, en hiver, ces ognons dans leur pays natal.

Légumes.

By. Céleri-rave gros d'Erjurt extra. Semer en févriermars sur couche. Dans la seconde quinzaine d'avril ou la première quinzaine de mai on repique le plant en pépinière sur couche après d'autres cultures. Dans la seconde quinzaine de juin, on le contreplante dans les planches de choux-fleurs de printemps, ou bien on le plante seul en lignes espacées d'environ 25 à 30 centimètres. Pour avoir de beau céleri-rave, il faut qu'il soit arrosé abondamment pendant l'été. H faut aussi retrancher les plus grandes feuilles et toutes les racines latérales afin de favoriser le développement du tubercule. En Alsace, on le butte à plusieurs reprises, ce qui contribue également à le faire grossir. En septembre, on commence la récolte du célerirave, et on la continue pendant tout l'automne. En le


préservant de la gelée, on peut facilement le conserver jusqu'au printemps.

By. Céleri plein blanc anglais. Semer en févriermars sur couche et sous châssis repiquer sur couche mettre en place en avril en terrain frais et substantiel, en espaçant de 30 à 40 centimètres; 2,° d'avril en juin en pépinière mettre en place de mai en juillet. Récolte faire blanchir suivant les besoins, d'août en octobre, et conserver l'hiver.

HS. Chicorée frisée très fine verte améliorée. Semer en avril-mai sur couche à l'air libre, ou en juin-juillet en pleine terre et repiquer en place vingt-cinq jours après le semis.

Vilm. Chicorée frisée de Ruffec ou frisée Béglaise. Semer de juin au commencement d'août en pépinière mettre en place en juillet-août en terrain substantiel, en espaçant de 30 à 40 centimètres. Récolte d'août en octobre et conserver l'hiver.

VH. Chicorée scarolle très large. Culture du suivant. Vilm. Chicorée scarolle en cornet ou Béglaise. Semer au commencement d'août en pépinière mettre en place en septembre à bonne exposition ou au pied d'un mur au Midi, et préserver des grands froids à l'aide de litière, paillassons, etc. Récolte en avril.

By. Chou cabus de Saint-Denis ou de Bonneuil. Semer 1° en mars-avril en pépinière, pour repiquer le plant immédiatement eu place un mois environ après le semis. Récolte en juillet 'i° du 25 août au 8 septembre repiquer en octobre, et mettre en place de décembre à mars suivant la nature du terrain.


HS. Chou cabus de Mortagne très gros tardif. Semer en mai-juin, pour repiquer immédiatement en place. Vilm. Chou de Vaugirard pommé d'hiver. Semer de mai au commencement de juillet en pépinière mettre en place en juillet-août en terrain sain et substantiel en espaçant de 50 à 60 centimètres. Récolte de novembre e en mars.

VH. Chou de Milan court hâtif. Semer en mars-avril en pépinière repiquer en place définitive un mois environ après le semis.

By. Chou de Milan gros des Vertus. C'est un'chou d'automne à semer de mai à juin pour récolter en septembre-octobre.

Vilm. Chou de Milan de Pontoise. Semer de février en mars en pépinière abritée, pour récolter fin d'été et en automne mais le mérite de cette variété étant de résister au froid, mieux vaut la semer dès fin mars, ou de la miavril en mai et jusqu'à la mi-juin; repiquer successivement en pépinière, puis en place, jusqu'en juin-juillet, pour récolter de la fin de l'automne en hiver et conserver jusqu'au printemps.

VH. Chou de Milan de Norvège. Le plus rustique et le plus tardif de tous les choux pommés. Semer en mai et juin un mois après repiquer définitivement en place.

By. Chou-fleur impérial le plus hâtif.

HS. Chou-fleur gros tardi f du Cap extra. L'époque du semis variant suivant l'époque à laquelle on désire récolter les choux-fleurs, consulter pour leur culture le Bon Jardinier, tome 1er, qui contient à ce sujet les instructions les plus détaillées.


By. Chou brocoli blanc. Semis du printemps.

Vilm. Haricot nain blanc quarantain mange-tout. Semer en mars-avril sur couche et sous châssis récolte en juillet %a en mai en plaee par touffes espacées de 45 à 50 centimètres et à raison de 6 ou 7 grains par touffe en terrain léger sain et substantiel: récolte en juillet-août 30 en juin-juillet récolte en vert d'août en octobre.

By. Laitue blonde à pomme dure. Semer de mars à mai et repiquer directement en place.

HS. Laitue pommée Conqueror. Même culture. By. Laitue gotte jaune d'or. Supérieure à l'ancienne sorte, excellente pour la culture sous châssis ou en plein air. Semer sous cloches depuis la première quinzaine d'octobre jusqu'au 15 novembre et repiquer sous cloche. Ce plant convenablement soigné servira à faire toutes les plantations qui ont lieu sur couche, depuis le mois de novembre jusqu'en janvier et février.

By. Laitue romaine blonde maraîchère. Semer fin février ou commencement de mars sur couche, et sous châssis ou en pleine terre, depuis le courant de mars jusqu'en juillet repiquer lorsque le plant est suffisamment fort.

HS. Melon cantaloup d'Alger.

HS. Mmxm cantaloup d'Arkhangel extra. Culture ordinaire des melons, indiquée dans tous les livres de jardinage.

HS. Navet boule d'argent hâti f de Lawson. Semer à la volée, depuis la mi-juin jusqu'à la mi-août.

By. Ognon tripoli blanc hâtif géant. Semer de février


en avril en place, à la volée ou en rayons distants de 15 à 20 centimètres en terrain sain récolte de juillet en septembre. Conserver l'hiver.

Vilm. Ognon rouge pâle de Strasbourg. Même culture. Pour obtenir les petits ognons à confire, semer en marsavril dru et en place pour récolter en août. On peut aussi les conserver l'hiver et les replanter en février-mars pour obtenir de gros bulbes.

By. Poireau très gros de Rouen. Convient aussi pour forcer. Semer vers la fin de décembre ou 1b commencement de janvier sur couche et sous châssis repiquer vers la fin de février ou au commencement de mars récolte en juin 2° en pleine terre et à la volée en février-mars repiquer en avril ou semer en place en avril 3° en juillet repiquer en septembre 4° dans la seconde quinzaine de septembre, faire un dernier semis très clair, car alors on ne repique pas le plant récolte en juin.

Vilm. Pois Mac Lean's blue Peters. Nain. Semer 1° en novembre-décembre en place bien exposée récolte en mai-juin 2° de février au commencement de juin successivement, en place, en rayons ou par touffes espacées de 45 à 50 centimètres, et à raison de 5 à 6 grains par touffe, en terrain léger et sain récolte de juin en août 3° en juin-juillet récolte en vert d'août en novembre. GRAINES REÇUES DE M. Naudin,

DIRECTEUR DU LABORATOIRE DE la villa Thuret, A Antibes, le 16 février 1880.

Bumelia lycioïdes B. à port de Lyciet. Genre de Sapotacées créé par Swartz pour des arbres ou des arbrisseaux


de l'Amérique équinoxiale, à feuilles entières, éparses et à fleurs naissant par groupes à l'aisselle des feuilles. Evonymus nilidus Fusain brillant. De Chine ou peutêtre du Japon. Graines récoltées à Antibes.

Persea caroliniensis vel Laurus caroliniensis Laurier Bourbon à feuilles persistantes.

Bejaria racemosa. (Ericacées). Bel arbrisseau de 1 mètre feuilles ovales, fleurs rose-pourpre légèrement odorantes. Serre froide. Ces magnifiques végétaux sont malheureusement d'une conservation assez difficile et pour cette raison restent rares dans les cultures. Ce qui manque à tous ces habitants des hautes montagnes, c'est l'air vif et toujours saturé d'humidité. Le traitement des Thibaudia et des Bruyères est celui qui paraît le mieux approprié à ce genre de plantes.

Sabal serrulata. Palmier acaule des régions tempéréeschaudes de l'Amérique du Nord propre à être cultivé en petites caisses ou en pots.

Ceannthus microphyllus C. à petites feuilles.

Philadelphus hirsulus Seringa hérissé.

Prunus caroliniana Prunier de la Caroline.

Cratœgus flava Aubépine rousse.

Ilex myrlifolia Houx à feuilles de myrte.

GRAINES RÉCOLTÉES PAR M. Em. Thibault

ET PROVENANT DE GRAINES ANTÉRIEUREMENT DISTRIBUÉES PAR LA SOCIÉTÉ.

Brachychoma iberidifolia :B. à feuilles de Thlaspi. Semer: en septembre, en pépinière en terre légère bien exposée on repique les jeunes plants par quatre ou cinq dans


des pots de 10 centimètres, ej on les hiverne sous châssis où l'on doit avoir soin de les garantir contre l'humidité en mars on sépare les pieds qui sont déjà forts et on les met séparément dans des pots de même grandeur; on les place de nouveau sous châssis où ils doivent rester jusqu'à fin avril, et à cette époque on les livre à la pleine terre en les espaçant de 25 à 30 centimètres en mars sur couche on repique sur couche et l'on met en place en mai 3° fin avril-mai en place; dans ce dernier cas, si la terre était trop compacte, il serait utile de l'ammeublir et de la terreauter un peu. La floraison du premier semis a lieu de mai en août; celle du second s'effectue de juin en août, et pour le troisième les fleurs apparaissent en juillet et se succèdent jusqu'en septembre. Des graines de ces plantes semées en place, du 15 juin au 1 juillet, arrivent encore à donner une floraison automnale qui n'est pas dépourvue d'intérêt et qui peut rendre ce mode de culture avantageux dans certaines circonstances. Sutherlandia rubra Baguenaudier à fleurs rouges. Swainsonia. Semer ces deux légumineuses 1° en marsavril sur couche repiquer sur couche et mettre le plant en place lorsqu'il s'est suffisamment développé, en espaçant les pieds d'environ 40 à 50 centimètres pour le premier, et de 60 à 80 centimètres pour le second 2° de d.e juin en juillet en pépinière on repique le plant en pots lorsqu'il est encore jeune, et on le place sous châssis jusqu'à ce que la reprise soit assurée, puis on le laisse à l'air libre jusqu'en automne. A cette époque on doit le rempoter, soit en terre de jardin mêlée d'un tiers de terreau, soit en terre de bruyère bien drainée, et le placer de nouveau sous châssis ou en serre tempérée, où il passera l'hiver en avril on le plantera en place.


GRAINES reçues

1° DE M. PERRIER DE LA BATHIE A L'ÉCOLE NORMALE D'ALBERTVILLE (SAVOIE), PAR M. Bellain.

Haricot Emile, nain, sans filets, à grain violet panaché récolte en juillet.

Haricot zébré gris, à rames.

Haricot beurre lenticulaire bicolore, à rames.

Haricot beurre ivoire bicolore, à rames.

de M. BRIERRE, A Saint-Hilairb-de-Riez,

PAR M. BELLAIN.

Pois de Chine.

3° DE M. Paul Bellain,

SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA SOCIÉTÉ.

Haricot aiqle, nain, hâtif,

Haricot sir John Paxton, nain.

Haricot Mac-Millan, précoce.

(Ces trois Haricots ont été introduits par la Société nantaise d'Horticulture en 1878 et 1879).

Haricot de Belle-Ile, nain. Très bon en vert cueillir très fin.

Haricot à cosse violette, à rames.

Haricot Dolique de Cuba, à rames.

4° DE LA SOCIÉTÉ D'ACCLIMATATION, A PARIS.

Noix de Carya alba. Le Carya alba, vulgairement appelé


Hickory aux Etats-Unis, est un arbre de la même famille que les noyers. On le trouve à l'état spontané dans les forêts des Etats de l'Ouest de l'Amérique du Nord (Kentucki, Indiana, Tennessee, Ohio), au milieu des hêtres, chênes et autres forestiers analogues à ceux de notre latitude (Touraine, Orléanais). Il produit une petite noix à coquille épaisse et difficile à ouvrir l'intérieur, la partie comestible, est peu développée. Le bois est précieux pour l'industrie de la carrosserie. C'est avec lui que les Américains confectionnent ces voitures légères aux très grandes roues (nommées vulgairement araignées) et qui servent pour les courses au trot. La contexture du bois est serrée et, néanmoins, très flexible et très résistante.


RAPPORT

DE LA COMMISSION DES GRAINES

MESSIEURS,

Vous avez reçu à l'époque de la distribution des graines une liste détaillée des espèces qui avaient été choisies par votre Commission, il suffira donc de vous indiquer d'une manière générale les résultats qui lui ont été signalés. Parmi les plantes annuelles, à part quelques fleurs très répandues, telles que OEillets de Chine, Phlox, Balsamines, Quarantaines et Reines-Marguerites, à la culture desquelles tous semblent se livrer avec plaisir, et dont vous avez vu figurer de beaux échantillons, parmi les apports du dimanche, les renseignements manquent généralement sur les plantes nouvelles ou peu connues, dont votre Commission aurait désiré propager la culture. Est-ce donc la nouveauté de ces espèces ou la forme barbare de leurs noms qui ont détourné les amateurs d'en essayer la culture? Les deux nouvelles variétés de Reines-Marguerites « naine à bouquets de Boltze » et « naine de Shakespeare, » n'ont pas valu celles des années précédentes. Les Phlox de Heynold auront encore à passer par bien des transformations et des améliorations avant de pouvoir rivaliser avec les Phlox de Drummond. Fleurs petites, s'ouvrant mal, feuillage maigre, mais riche et chaud coloris, sinon varié, voilà ce qu'ils ont donné dans les cultures que nous avons pu visiter.


La même indifférence semble poursuivre les plantes vivaces. S'il est naturel que les plantes vivaces distribuées en 1880 n'aient pas donné de résultats appréciables eneore, et cependant, on a pu juger déjà la floraison du Janthe bùgulifolia et de la Campanula turbinata, celles qui avaient été distribuées les années précédentes ont dû fleurir pour la plupart. C'est avec regret que votre Commission se voit obligée de constater, comme l'année dernière, qu'aucun compte ne lui a été rendu du sort de ces graines. Les plantes bulbeuses, sauf les Eremurus et une variété de Calochortus sont nées, mais il faudra en attendre encore deux ou trois années la floraison. Certains amateurs, éclairés par les renseignements judicieux fournis par MM. Bahuaud et Bretonnière, se proposent du reste d'essayer sur quelques-unes d'entre elles le traitement qui a si bien réussi à nos deux collègues, pour hâter la floraison des Glaïeuls.

Parmi les plantes des années précédentes, on a signalé chez M. Chatelier la floraison avortée d'un Tritelcia laxa et chez le Secrétaire de votre Commission, la floraison d'un Eccre niorarpus scaber: ces deux plantes achetées en 1878. Les légumes, au contraire, grâce au zèle de nos maraîchers et des jardiniers d'amateurs, sont étudiés avec le plus grand soin. La Commission spéciale du Jury leur a souvent décerné des récompenses pour leurs apports de légumes provenant de nos distributions, et ses procès-verbaux abondent en appréciations favorables qu'il serait superflu de rappeler ici.

Les Membres de la Commission des graines

CHATELIER, président Ls Brunellière, EVELLIN, Gôùleau, Hourdiw-Perro, Vigneron DE LA

Jousselandière et THIBAULT, secrétaire.


RAPPORT

PAR M. EVELLIN, AU NOM DE LA COMMISSION MARAÎCHÈRE SUR LES

Produits traités par l'engrais Lawes' Phospho-Guano, dont est concessionnaire M. Gauchet, à Nantes.

La Commission maraîchère composée de, M. Evellin, son président et de ses membres, MM. L. Brunellière, Cassard et Migault, s'est réunie sur le cours Saint-Pierre, lieu de l'Exposition, le 2 octobre 1880, afin.d'examiner les produits maraîchers traités par l'engrais Lawes' Phospho-Guano. Parmi les légumes exposés provenant des cultures de MM. Brié, Gouleau et frère Louis, on remarquait le Céleri rose, le Céleri plein blanc, la Betterave à salade, qui tous présentaient une belle végétation. Les Ognons avaient aussi un beau développement. Plusieurs variétés de Choux Cabus et Milan, trop jeunes pour pouvoir bien apprécier tout ce que peut faire l'engrais en question sur leur déve-.loppement, se faisaient cependant remarquer par une verdeur de bon augure. Mais c'était surtout les Pommes de terre, qui se distinguaient par un exubérant volume. Ainsi, les variétés exposées, Early rose, Red kinned flour bal, Merveille d'Amérique, Trois Mois, Reine Blanche et Parmentière, étaient de dimension remarquable on peut certainement dire que l'on ne saurait désigner un engrais qui puisse faire surpasser les beaux résultats obtenus sur cette solanée.


La Commission, a encore remarqué que l'une des pelouses de l'Exposition se trouvait fort bien de l'engrais Lawes', comparativement à sa voisine, qui n'avait -reçu aucun traitement.

Il résulte donc des conclusions de la Commission, que les légumes exposés présentaient, par leur faciès, le déve- loppement que l'on obtient avec les bons engrais et pour les Pommes de terre des résultats supérieurs.

Il ressort encore des renseignements fournis à la Commission, par divers horticulteurs et aussi par l'un de ses membres qui ont expérimenté l'engrais Lawes', que celui-ci serait avantageux pour l'horticulture comme il l'est déjà pour l'agriculture.

Ainsi, en outre de la Pomme de terre sur laquelle il produit un effet certain, il réussit dans la culture des Choux les Haricots deviennent plus beaux et fournissent plus que ceux traités avec le fumier ordinaire, les semis de la plupart des légumes sont fortement activés par son emploi, la vigne végète avec plus de vigueur et paraît être par là plus résistante à l'oïdium.

Voici la composition de cet engrais, suivant M. Bobierre Humidité 20.M Matières organiques et sels ammoniacaux. 17.70 Résidu siliceux insoluble. 4 a Acide phosphorique soluble dans l'eau. 1S H Phosphate de chaux tribasique, insoluble dans

i'eau. :i.99 Chaux unie à l'acide phosphorique, sulfate de

chaux 36.81 100 »

Ce sont lit des proportions très favorables à la bonne


nutrition des plantes car, les sels ammoniacaux et l'acide phosphorique soluble, tous les deux suffisamment abondants, constituent un engrais de premier ordre. Maintenant, si celui-ci est employé avec les cendres de bois ou même dans nos terres gnésiques, schisteuses et granitiques, déjà riches en potasse, il formera avec cette dernière, ce que l'on appelle un engrais complet.

La Commission ne peut donc qu'encourager pour l'horticulture l'emploi de l'engrais Lawes' Phospho-Guano et s'en rapportant surtout aux expériences comparatives de MM. Brié et Gouleau, horticulteurs, ainsi qu'à celles du frère Louis, directeur de l'établissement des sourds-muets, croit devoir accorder à M. Gauchel une médaille d'argent. Le Président de la Commission maraîchère,

CH. EVELLIN.


DISCOURS

PRONONCÉ LE 30 SEPTEMBRE 1880

AU PUNCH OFFERT PAR LA SOCIÉTÉ NANTAISE D'HORTICULTURE AUX AUTORITÉS DE LA VILLE

ET AUX DÉLÉGUÉS DES SOCIÉTÉS CORRESPONDANTES PAR LE Dr BLANCHET, PRÉSIDENT.

MESSIEURS,

Aux anniversaires des événements heureux, qui font époque dans la vie privée, la famille se réunit pour en perpétuer le souvenir. C'est l'occasion d'un rapprochement plus intime, d'épanchements plus tendres, entre les enfants et les vieux parents, entre des frères ou des sœurs que les mille necessités de l'existence tiennent séparés c'est, en un mot, un jour de bonheur pour tous. Nous aussi, membres de la grande famille horticole, nous avons nos jours traditionnels de fêtes, où nous aimons à nous rapprocher et où nous convions avec joie nos frères éloignés, pour leur faire bien comprendre que les distances ne peuvent relâcher les liens qui nous unissent, ni rompre le faisceau de notre fraternité. Et, de même qu'un chef de famille n'oublie jamais d'associer à ces réunions intimes ses véritables amis, de


même nous nous empressons toujours de convier à nos fêtes les amis de notre grande Association, parmi lesquels je m'empresse de comprendre les représentants de l'Autorité, tous ceux qui, soit dans la presse, soit ailleurs, constamment nous soutiennent, nous encouragent, et en toute occasion nous prouvent leurs sympathies.

Quand nous les voyons se joindre à nous, nous ne pouvons leur témoigner des sentiments trop reconnaissants. Je viens de dire, Messieurs, que ces réunions traditionnelles étaient l'occasion d'épanchements plus intimes entre des frères réunis pour une heure ne devons-nous pas, nous aussi, nous entretenir eu ce jour du grand événement qui a profondément troublé, cette année, le monde horticole et compromis sérieusement ses intérêts, sinon son avenir ?

Les froids terribles de l'hiver dernier ont fait éprouver à l'horticulture des pertes immenses, dont les résultats se feront sentir pendant de longues années. Il faudra bien des efforts, une science éclairée et une persévérance à toute épreuve, pour en effacer les traces.

Je ne ferai pas ici, Messieurs, l'historique de nos désastres. Un des premiers, je crois, pour empêcher ces faits lamentables de tomber dans le vague des récits populaires, j'ai adressé, dès la fin du mois de janvier, un appel pressant à toutes nos Sociéfés-sœurs, et je les ai priées instamment, afin de fixer les souvenirs d'une manière précise et scientifique, de faire, chacune dans sa circonscription, une enquête sérieuse, qui, transmise à la Société nationale et centrale d'horticulture de France, pût fournir à cette -dernière les éléments d'une histoire complète du terrible hiver que nous venons de traverser,

La savante Société de Paris, que je viens de désigner, a formulé un questionnaire, pour faciliter les recherches;


et les réponses doivent lui être arrivées maintenant de tous côtés.

Nous-mêmes, nous nous sommes mis à l'oeuvre depuis longtemps, et non-seulement nous avons rempli le questionnaire précité, mais encore les nombreux matériaux recueillis autour de nous vont permettre au jeune et très distingué rapporteur, chargé de les collationner et de les étudier, de nous présenter une histoire extrêmement précieuse.

Ce mémoire, que nos Annales enregistreront, honorera sans aucun doute la Société nantaise autant que son auteur lui-même.

Il est facile de "comprendre que le but d'un pareil travail n'est pas de satisfaire une vaine curiosité mais bien plutôt, après avoir enregistré les faits avec précision, de les étudier, d'en suivre la marche et les développements inégaux en France et en Europe, d'en indiquer les causes, si Tétat actuel de la science le permet dans une certaine mesure, et enfin de signaler les moyens préventifs qui permettraient un jour aux horticulteurs de se mettre en garde contre de pareils désastres.

Ce but si désirable ne peut malheureusement être entrevu que comme un mirage, et sa réalisation ne s'obtiendra maintenant que dans une bien faible partie mais la parole est à la science, Messieurs, et l'avenir complétera notre oeuvre

Le dernier hiver est incontestablement le plus cruel qu'on ait vu dans ce siècle mais il ne faudrait pas croire qu'il n'ait pas eu de précédents.

Il y a 171 ans, des froids plus épouvantables encore, au moins par leurs résultats, sévirent sur la France entière, et tous les écrivains ont signalé l'année 1709 comme la


plus désastreuse dont la mémoire des hommes eût conservé le souvenir.

Ii est intéressant de donner quelques détails, à titre de comparaison

Ce fut dans la nuit du au 6 janvier seulement que le froid, avec une violence inouïe, éclata subitement, sans aucune transition, après un automne très doux et des pluies extrêmement abondantes et il se prolongea inexorablement jusqu'en avril, c'est-à-dire pendant plus de trois mois consécutifs.

On vit alors une catastrophe unique dans les annales du monde, 'et le désastre le plus épouvantable qui ait jamais frappé la France le blé fut absolument, radicalement détruit Et il en fut ainsi de toutes les semences confiées à la terre en automne

La' misère, augmentée encore par les calamités d'une guerre malheureuse, devint effrayante et, à cette époque, où les voies de communication n'existaient pour ainsi dire pas, et où il était impossible d'aller s'approvisionner au loin, on put prévoir un cataclysme prochain et la fin de notre France.

Mais l'été offrit au monde un spectacle merveilleux, et on vit bien la preuve que l'homme ne doit jamais se reposer, et qu'il ne doit pas désespérer tant qu'il lui reste un souffle de vie. Jusqu'à la fonte des neiges et des glaces, en avril, on avait pensé qu'une partie des blés au moins serait conservée, et, même à ce moment-là, l'illusion s'étant prolongée, un édit du roi avait défendu de mettre la charrue dans les champs ensemencés. La défense ne fut levée qu'à la fin d'avril quand l'évidence du désastre fut complète et bientôt se produisit un vrai miracle L'humble travailleur, qu'on a appelé le nourricier de la patrie, et qui, en 1709, fut son sauveur, se mit à l'œuvre


avec un indomptable courage, dans une saison qui semblait interdire tout espoir, et sa charrue repassa dans. tous les sillons tracés l'automne précédent. Pour le blé, le seigle et les avoines, il était trop tard; l'orge seule présentait quelques chances de succès.

Partout donc, l'orge fut semée, et cela jusqu'à la SaintJean et partout, après un petit nombre de semaines, le laboureur reçut de Dieu la plus magnifique des récompenses, une récolte d'une abondance telle qu'on n'en avait jamais vue de comparable

La France était sauvée

Je n'ai pas besoin d'ajouter, Messieurs, qu'en ce tempslà, les horticulteurs furent frappés. de la même manière. Les historiens et les mémoires contemporains nous donnent à ce sujet les détails les plus navrants dans toute la France située au Nord de la Loire, il ne resta pas un arbre fruitier, et la vigne y fut absolument détruite. Tous ces renseignements sont confirmés par la grande histoire de France de Sismonde de Sismondi mais ils sont tirés en grande partie des registres des paroisses, tenus autrefois par les curés, et vous les trouverez très complets aux pages 231 et 312 de la Revue horticole de. 1880. J'ai parlé plus haut, Messieurs, d'une espérance qui a dû vous paraître très hasardée j'ai fait allusion à la possibilité d'être mis en garde un jour contre des calamités pareilles à celles dont nous venons de nous entretenir, et de la possibilité d'être prévenus en temps utile de l'approche des hivers rigoureux.

C'est un vœu téméraire et qui, dans l'état actuel de la science, vous semble irréalisable.

Mais si les phénomènes dont nous venons d'être témoins ne sont pas les résultats du hasard, s'ils ont des causes physiques, naturelles, comme c'est incontestable, pourquoi


ne les calculerait-on pas quand les lois de la nature seront mieux connues ?

Pour ne pas désespérer de la solution de ce problème, regardez autour de vous ce qui s'est passé depuis 25 ans. A cette époque, la science de la météorologie n'existait pas, ou était dans l'enfance, et, en fait de prédiction du temps, on était aussi avancé que l'étaient Aristote ou Virgile, il y a deux et trois mille ans. On voyait même un illustre savant, François Arago, se défendre énergiquement, comme d'un crime de lèse-science, de la prétention de prédire le matin le temps qu'il ferait le soir.

Aujourd'hui, le but scientifique est loin d'être encore atteint mais un pas immense a été fait, et, sous nos yeux, éclatent des merveilles qui, assurément, nous en promettent d'autres

Vous parlerai-je de ces télégrammes qui nous arrivent en quelques secondes du Nouveau-Monde, et qui .nous prédisent l'arrivée d'une tempête ? Le ciel est pur, le soleil radieux, tout est calme dans la nature, et l'ignorant et le sceptique se rient de la prédiction. Mais le marin et l'homme des champs ont la foi naïve, et ils se tiennent en garde.

Le lendemain, à l'heure indiquée, le soleil se voile, la foudre gronde, et l'ouragan éclate avec toutes ses fureurs, détruisant les richesses qui n'ont pas été mises à l'abri. Tout avait été naturel et scientifique dans la prédiction Il est d'observation rigoureuse, en effet, que les tempêtes s'avancent presque toujours en ligne droite et comme, d'autre part, l'électricité parcourt 43,000 lieues par seconde, pendant que les vents les plus violents n'ont une vitesse que de 40 mètres à la seconde, ou de 36 lieues à l'heure, on comprend aisément qu'une tempête, constatée quelque part.dans l'univers, peut être devancée par le télégraphe


et annoncée presque instantanément aux extrémités de la terre (1).

La science a fixé encore d'autres points bien curieux Le vent, suivant sa direction, donne le froid ou le chaud, la pluie ou la sécheresse. Or, les télégrammes, courant plus vite que lui, peuvent nous prédire en temps utile tous ces états de l'atmosphère.

Parlons seulement de notre France les vents qui nous viennent du Midi, ou du Sud-Ouest, nous apportent la chaleur des pays équatoriaux. Les vents d'Est ou de NordEst nous donnent le froid l'hiver, et le chaud l'été. Ce dernier fait n'est contradictoire qu'en apparence, et l'explication, la voici

Les pays d'où nous viennent ces courants, l'Allemagne et la Russie, sont à températures extrêmes, très froids l'hiver, très chauds l'été. Dans la Russie Orientale, par exemple, la température moyenne est de + 17° en été, et de 170 en hiver. Voilà pourquoi les vents d'Est, en été, nous arrivent toujours chauds ils le sont même d'autant plus qu'ils sont très secs, ayant parcouru de vastes régions privées de grandes surfaces d'eau.

Ainsi, le télégraphe peut nous annoncer le chaud et le froid, en nous prédisant la direction du vent.

Mais, par la même raison, il peut nous annoncer la pluie ou la sécheresse à zéro degré, un mètre cube d'air peut porter 5 grammes de vapeur d'eau à 10°, 9 grammes à 20°, 18 grammes.

Cela établi, il est facile de comprendre que le vent de Sud-Ouest, par exemple, nous venant de l'Equateur et de ^1) Voy. un travail remarquable de M. Raquet, professeur d'agriculture, inséré à la page 296 du tome Vlll du Bulletin de la Société d'horticulture de Picardie.


l'Océan soit chaud et saturé d'humidité or, s'il nous arrive avec 20° de chaleur, et s'il trouve en France une température plus basse que la sienne de moitié, + 10o, par exemple, il devient, en se refroidissant, impropre à retenir. la moitié de sa vapeur, et il la laisse échapper •. c'est la pluie

Le vent d'Est, au contraire, nous apporte le plus souvent la sécheresse. Sur son parcours, il ne rencontre que très peu d'eau il ne se charge que d'une faible.proportion de vapeur, et, comme .sa capacité à porter la vapeur d'eau augmente à mesure qu'il s'échauffe, il absorbe, en arrivant dans notre pays, au moins l'hiver, toute celle qu'il rencontre sur son passage et, loin de nous donner de la pluie, il dessèche la surface de la terre.

Ainsi, Messieurs, la connaissance rapide de la direction du vent, surtout pour l'agriculteur et le marin, est d'une importance incalculable.

Mais elle est devenue plus complète et plus précieuse par la découverte de la loi des cyclones, due à BuysBallot, directeur de l'Observatoire d'Utrecht.

Vous savez que le cyclone est une couche circulaire de notre atmosphère, située près de la surface terrestre, et sur l'étendue de laquelle le baromètre accuse une pression d'autant plus basse qu'on se rapproche plus du centre, tandis que l'anti-cyclone est une autre couche qui présente au contraire à son centre la pression la plus-haute. Dans le dernier, les vents tournent dans le même sens que les aiguilles d'une montre dans le premier, les vents tournent en sens contraire.

Si, dans le voisinage d'un cyclone, vous vous placez de manière à avoir à votre gauche le centre de la région de basse pression vous avez toujours le vent dans le dos et vous l'avez encore dans le dos, si, vous trouvant près


d'un anti-cyclone, vous vous orientez de manière que le centre de haute pression soit à votre droite.

Les' télégrammes qui vous annoncent l'approche d'un cyclone ou d'un anti-cyclone vous donnent donc toute facilité de déterminer vous-mêmes quelle va être la direction du vent, et de déterminer, par suite, quels vont être le froid ou le.chaud, la sécheresse ou l'humidité. Voici une application pour notre ville le télégraphe nous annonce des pressions très basses sur Brest, l'entrée de la Manche et l'Irlande, situés au Nosd-Ouest de Nantes nous déterminerons la direction du vent, pour le soir ou le lendemain, en nous tournant de manière à avoir de ce côté notre main gauche nous tournerons donc le dos au Sud-Ouest, et c'est du Sud-Ouest que nous viendra le vent, et peut-être la tempête.

Si, au contraire, le télégraphe nous indique, pour ces mêmes lieux, des pressions très hautes, en mettant notre droite de ce côté, nous tournerons le dos au Nord-Est, et c'est du Nord-Est que nous viendra le vent, avec un très beau temps.

Pardon de tous ces détails, Messieurs, qui semblent un peu compliqués mais, en réalité, ils sont de la plus grande simplicité, et il serait extrêmement désirable que tout horticulteur, tout marin, tout agriculteur, pût traduire ou interpréter lui-même les télégrammes météorologiques qui sont envoyés de tous les points de l'univers, et centralisés à Paris. Ces dépêches, publiées par la presse, et envoyées en outre à tous les instituteurs de France, rendraient bientôt des services innombrables.

Sans entrer dans les détails des applications, il est facile de se rendre compte de l'intérêt immense qu'ont les marins, et que nous avons aussi, nous tous qui nous occupons des travaux de la terre, à connaître le matin le temps


qu'il fera le soir ou le lendemain. La vie ides uns et la fortune des autres dépendent souvent de ce court délai de prévoyance.

Vous comprenez, Messieurs, d'après ce qui précède, et les sérieux progrès accomplis en un quart de siècle, ce que nous avons le droit d'attendre de l'avenir.

Que de points à étudier, à éclaircir, soit dans les phénomènes de la nature en général, soit dans les.faits récents qui viennent de nous émouvoir cette année ?

Et, parmi ces derniers, n'est-on pas tenté de rechercher l'explication de ce fait bizarre pendant qu'à Nantes nous avions en décembre 18° au-dessous de zéro, à Saint-Malo, au Havre et sur tous les rivages de la Manche, les froids étaient très modérés et pendant que, dans plusieurs de nos villes de France, le thermomètre descendait à 30° au-dessous de glace, il ne marquait, dans l'extrême Nord de l'Europe, à Copenhague par exemple, que 40 seulement ?

Les lois qui régissent la chaleur, l'électricité et surtout l'électro-magnétisme n'ont déchiré pour nous qu'une partie de leurs voiles nous saurons un jour leur arracher leurs secrets.

Le phare de la science brille au loin dans les obscurités de l'avenir, il nous guide et nous appelle Dieu, en l'allumant, nous a donné la liberté pour l'atteindre, et nous l'atteindrons par un travail persévérant, en surmontant tous les obstacles de la route.

L'émulation sera sans limites dans cette recherche généreuse car, si l'homme de libre examen s'incline devant les vérités scientifiques, l'homme de foi n'oublie pas qu'un des plus grands esprits dont s'honorent la France et l'humanité, a dit « Un peu de science éloigne de Dieu; mais beaucoup de science en rapproche »


Messieurs, ne suis-je pas votre interprète à tous en buvant A la science et à ses progrès indéfinis ? Un dernier devoir, mes chers collègues, me reste à remplir, devoir de courtoisie sincère envers tous ceux qui s'intéressent à notre œuvre, et nous encouragent soit par leur présence, soit par d'autres moyens qui ne font jamais d'ingrats parmi nous Je propose un toast à l'intention de Messieurs les. représentants de l'Autorité civile, dont nous n'avons jamais reçu que des bienfaits, et je bois à tous les vaillants officiers de notre armée, de cette armée généreuse que, à l'exemple du vieux Sénat de Rome, nous devons considérer comme l'espoir de la patrie, et d'autant plus honorer qu'elle a été plus malheureuse


COMPTE-RENDU

DES

TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ D'HORTICULTURE En 1880

PAR M. BELLAIN secrétaire GÉNÉRAL.

Mesdames, MESSIEURS,

La mission de votre rapporteur de faire un compte rendu comme celui qu'il a le devoir de vous présenter dans une séance aussi solennelle, est assez limitée le domaine de la science horticole est cependant infini et si l'excursion que je pourrais faire dans ce domaine, en détaillant nos travaux, ne m'était quelque peu défendue, je pourrais lasser votre patience et n'aurais plus aucun droit à la bienveillance que, d'ordinaire, et depuis bien longtemps, vous voulez bien m'accorder.

Je serai donc concis dans le récit des faits et dans les détails.'

Le nombre de nos Sociétaires ne s'est pas sensiblement accru; les adhésions nouvelles se sont élevées à plus de 70; mais les démissions dues à différents motifs, et des décès malheureusement trop nombreux, sont venus atténuer l'importance de nos gains.


En résumé, nous sommes aujourd'hui 812 Sociétaires dont fi honoraires, S correspondants et 801 résidants. Ce chiffre grossira sans doute il ne peut diminuer, si les améliorations que vous projetez s'accomplissent et si, comme je l'espère, le concours des amateurs si nombreux à Nantes continue de vous venir en aide.

Parmi vos collaborateurs les plus zélés, les plus actifs, vous avez de jeunes jardiniers désireux de s'instruire c'est par eux, du reste, que souvent les progrès les plus utiles s'accomplissent; c'est par eux qu'ils se répandent. Ils ne ressemblept pas aux praticiens d'autrefois, sectateurs de la routine, comme vous le disait, dans une de ses allocutions, notre honorable président Blanchet ils sont à l'affût des nouveautés et ils perfectionnent constamment. L'enseignement le plus sûr, celui de la pratique, vous est donné par eux; en un mot, Messieurs, ce sont eux qui font les bons chefs de culture, si recherchés aujourd'hui et vous savez aussi que ce sont eux encore qui, le plus souvent, déposent sur votre bureau les spécimens les plus remarquables des plantes rares ou nouvelles, des fruits les plus variés.

Si vos membres résidants, amateurs ou praticiens, sont venus apporter a la Société leur tribut de coopération active, plusieurs membres'correspondants n'ont pas oublié leur mandat. M. Blanchard, de Brest, ne manque aucune occasion de nous écrire, lorsque, dans les serres ou dans le beau Jardin botanique de Brest, une floraison importante a lieu ou lorsqu'un phénomène horticole curieux se produit nous lui devons pour cette année un mémoire remarquable sur les désastres causés par l'hiver dernier dans la région bretonne qu'il habite, et nous devons également à son initiative un autre mémoire sur les mêmes désastres dans la contrée de Saint-Malo-Saint-Servan, qui


nous a été adressé par un de ses amis, M. Bouvet, de SaintServan.

Nous sommes encore redevables à M. Blanchard d'une notice sur une plante nouvelle la Lunaria alba. La correspondance a pris la plus grande. extension, et nous pouvons dire, dès à présent, que nous sommes en relations de bonne confraternité avec toutes les grandes Sociétés horticoles de France et avec le plus grand nombre des autres.

Pour ce motif, votre Bibliothèque s'accroît chaque jour par l'échange constant de notre bulletin avec ceux des très nombreuses Sociétés correspondantes; elle s'accroît aussi par les achats faits dans l'année.

Comme vous le savez, tous les mois, l'un de vous accepte la mission de résumer dans un rapport' ce qu'il croit utile de faire connaître des livres, et. des brochures, etc., qu'il veut bien se donner le soin de lire pour notre profit.

Cette année, MM. Delaunay de Saint-Denis, Evellin, Moulliéras, Bellain, se sont chargés de ces rapports ils sont insérés. dans vos Annales et lecture vous en a été donnée.

Un hiver exceptionnel a sévi à la fin de 1879 et s'est prolongé pendant les premiers mois de 1880 un grand nombre de végétaux, d'arbustes de toutes sortes, bien acclimatés dans nos contrées, supposait-on du moins, ont péri, et cette grave situation ne pouvait manquer d'attirer l'attention de la Société d'Horticulture.

Sur l'initiative de votre Président,' une circulaire a été adressée à toutes les Sociétés de France, pour arriver, au moyen de travaux sérieux et de documents authentiques, à fixer, dans l'histoire de notre pays, les ravages causés par le froid.


L'appel de votre Président a été entendu. Toutes les Sociétés horticoles, à quelques exceptions près, se sont mises à l'œuvre la Société centrale d'Horticulture a reçu de nombreux rapports et la Commission que vous aviez nommée à cet effet vous a donné ces jours derniers communication du travail long et consciencieux auquel elle s'est livrée.

Nos séances ont été régulières, très suivies et bien remplies celles des premiers dimanches de chaque mois se sont terminées, selon votre usage, par une distribution de plantes diverses faites par voie de tirage au sort. De nombreuses visites ont été faites par les Commissions elles ont été fécondes en résultats et je dois féliciter les horticulteurs qui ont compris, qu'il ne suffisait pas, pour faire apprécier leurs produits, d'en présenter un échantillon à nos séances, mais qu'il était bien préférable de faire examiner les collections maraîchères ou florales en pleine production, et sur pied je les en félicite et je leur recommande cet excellent moyen pour se faire connaître et juger comme il convient.

Beaucoup de visites ont été faites et les récompenses qui en ont été les résultats et que vous allez entendre proclamer, vous prouveront, mieux que je ne pourrais le faire, l'importance des fonctions des commissions d'examen. Cette année comme précédemment votre Société a pensé qu'en distribuant des graines de nouvelles variétés de légumes, de fleurs ou de fruits, elle contribuerait efficacement à doter notre ville de précieuses ressources en effet, nous savoris que bon nombre de légumes nouveaux propagés l'année dernière ou en 1878, sont très recherchés aujourd'hui et paraissent prendre faveur sur le marché nantais.

La Commission des graines, à laquelle je dois adresser ici


de sincères remercîments pour son zèle infatigable, a distribué au mois de mars 109 variétés diverses divisées en 6,010 paquets, provenant des maisons Vilmorin Van Houtte, Benary, Haage et Smith. Un certain nombre d'autres variétés nous ont été envoyées en don grâcieux par M. Naudin, directeur de la villa Thuret, à Antibes M. Emile Thibault a bien voulu nous distribuer plusieurs espèces de fleurs provenant de ses semis M. Bellain a fait également distribuer 10 à 12 variétés de haricots provenant de ses cultures et de celles de MM. Perrier de la Bathie, d'Alberville et de M. Brierte de Saint-Hilaire-deRiez enfin la Société d'acclimatation nous a fait adresser des noix du Cary alba pour en essayer la culture. Hâtons-nous de déclarer que beaucoup de Sociétaires vous ont déjà donné des renseignements sur les produits fournis par les graines maraîchères, mais nous régrettons avec M. le Secrétaire de la Commission de n'avoir pas eu plus de rapports sur les résultats obtenus. Nous pensons que dans le courant de l'année prochaine, nous serons plus heureux.

Je veux vous dire quelques mots des apports ils ont été nombreux (316), très variés, et leur examen toujours si difficile par suite de l'exiguité de votre local a donné lieu à des rapports lus régulièrement aux séances. Conformément au règlement, des points ont été décernés aux apports les plus méritants, et comme l'année dernière, mais en moins grand nombre cependant, vous allez décerner des médailles à MM. Gouleau, Bellain, Chesneau et Châtelier, qui ont obtenu, en 1880, le nombre de points nécessaires pour y avoir droit.

Messieurs, s'il est vrai de dire que dans la vie industrielle ou commerciale, on fait généralement peu de cas des anciens serviteurs précisément parce qu'ils ne sont


plus aptes à rendre les services que l'on a reçus d'eux lorsqu'ils étaient jeunes, dans la famille horticole il n'en est pas ainsi les longs services sont honorés et l'institution des récompenses accordées aux vieux serviteurs de l'horticulture est une de celles auxquelles votre Société attache le plus de prix.

Chaque année nous offrons un souvenir à ceux qui nous sont désignés et dont le Jury examine sévèrement les titres; et cette année, ce sera avec une véritable satisfaction que vous allez voir à ce bureau les doyens de nos jardiniers et chefs de culture. Le prix qu'ils vont recevoir restera dans la famille et ces certificats de longs services honorent autant ceux qui les reçoivent que vous tous, Messieurs, qui les donnez.

Je n'ai pas l'intention de vous parler longuement de l'Exposition de cette année mais il est certaines appréciations qui doivent prendre place dans un compte-rendu et je veux vous en dire quelques mots.

Nous avons fait appel, comme les années précédentes, aux horticulteurs, jardiniers et amateurs beaucoup y ont répondu et, grâce à leur concours, notre Exposition d'automne a été aussi bien réussie que nous pouvions l'espérer; elle est restée digne de celles qui l'ont précédée. Je regrette bien vivement, Messieurs les Exposants, qu'une parole plus autorisée que la mienne ne puisse, en cette circonstance, se faire entendre pour vous exprimer notre vive gratitude du zèle que vous avez apporté pour donner à l'Exposition un éclat et un développement que la saison ne comportait guère. La tâche de MM. les Jurés dans les diverses parties de nos concours a été rude autant que difficile. Les produits étaient nombreux, il y avait 95 exposants, 74 concours remplis. Les sections maraîchère, pomologique et horticole proprement dite ont présenté à


MM. les Jurés des difficultés qu'ils ont surmontées, non peut-être à la satisfaction de tous les Exposants, mais certainement de la grande majorité.

Aucun exposant ne pourra récriminer contre leur compétence, et nous devons remercier dans cette solennité MM. les Jurés, délégués des Sociétés étrangères, ainsi que MM. les Membres du Jury local chargé de juger les produits industriels. Nous avons été tous heureux d'avoir avec nous de tels confrères et nous sommes reconnaissants aux Sociétés correspondantes d'avoir bien voulu donner, en cette circonstance, une preuve de sympathie à notre Société horticole.

Je ne vous ai rien dit de notre situation financière notre dévoué Trésorier pourrait mieux que moi vous affirmer sa solidité au moins pour cette année il en est le garant et, malgré les sacrifices de toutes sortes que nous sommes obligés de faire, chaque année, malgré l'augmentation des dépenses, notre budget s'équilibre assez bien il est en bonne situation. Maintenons-le dans cet état par de sévères économies; nous en avons besoin avec la situation qui vient de nous être faite à la fin de cette année, et surtout, Messieurs, veillons avec soin à ce que chaque Commission ne dépasse pas les crédits qui lui sont alloués c'est ce qui arrive quelquefois et c'est ce qu'il faut désormais éviter à tout prix.

Permettez-moi, Messieurs, avant de terminer, d'accorder un souvenir à nos Sociétaires décédés, c'est un devoir auquel je ne saurais faillir.

Nous avons perdu cette année

MM. Lefièvre père, sociétaire depuis. 9 8+5. Musquer, 1850. Durand, .1850. Bardot, 1860.


MM. Bayon-Nicolleau, sociétaire depuis 1864. Crouan (Etienne) 1867. Lalande-Gergaud, 1868. Vincent, 1873. Bonneau, 1876. Constant Massion, 1877. Moreau, 1877. Chevalier père, 1877. Monnier-Silardière, 1878.

Tel est, Messieurs, le résumé des travaux de la Société d'Horticulture pendant l'année qui vient de s'écouler. Unis dans une même pensée, tous vos Sociétaires ont rivalisé de zèle et tous ont concouru au développement et à la prospérité de l'industrie horticole. Continuez, Messieurs, ces louables efforts. Nous en avons besoin, pour effacer les traces du trouble profond qui vient de se manifester parmi nous, et sur lequel je ne veux pas insister. Forts de l'appui moral et financier que nos autorités administratives ont bien voulu nous prêter, nous verrons se réaliser tous nos vœux, et nous pourrons remplir toutes les parties de notre programme que je vous rappelle en terminant exciter l'émulation des horticulteurs par des concours brillants et nombreux, varier, autant que possible, les époques et les conditions de ces concours, stimuler par des récompenses le zèle et les aptitudes; apporter à nos séances le plus grand calme et éviter toute discussion irritante, tout ce qui nous ferait sortir, ne serait-ce qu'un instant, du domaine de nos attributions l'horticulture enfin, donner à la distribution de nos prix le plus de solennité possible, afin d'imprimer aux noms des vainqueurs une notoriété à la fois avantageuse et honorable.


RAPPORT

SUR LA FETE DE LA DISTRIBUTION DES PRIX AU NON DE LA COMMISSION D'ORGANISATION.

MESSIEURS,

Chaque année, depuis plus de cinquante ans, il est d'usage de clore l'année horticole de notre Société nantaise, par une distribution solennelle des prix gagnés dans nos expositions.

Bien que ce soit un vieil usage, il paraît que cette fête offre toujours un bien puissant attrait, s'il faut en juger par l'impatience avec laquelle on l'attend, et par l'empressement qu'on met à y assister.

C'est en raison, Messieurs, de ces manifestations, que votre Commission d'organisation a cherché à donner le plus d'éclat possible à cette solennité, qui fait briller nos lauréats, devant une foule nombreuse et sympathique, dont les applaudissements prouvent tout l'intérêt qu'on leur porte.

Ce n'est pas sans préoccupation et sans difficultés que nous avons pu réunir, cette année, tous les éléments d'un succès aussi complet pour cette distribution.

La- fête qui devait être donnée en novembre, n'a pu avoir lieu que le 26 décembre, au théâtre de la Renaissance, en présence d'une foule immense qui le remplissait,


malgré le mauvais temps et l'intéressante distribution des prix de la Société industrielle, qui avait lieu à la même heure, dans la grande salle de l'Hôtel-de-Ville. La séance a commencé à midi et demi précis, sous la présidence de M. Rouxel, premier vice-président, assis à la table d'honneur, entouré des autorités civiles et militaires.

M. le Président a déclaré la séance ouverte et a donné la parole à M. Vigneron de la Jousselandière, chargé de remplacer notre secrétaire général, M. Bellain, retenu au lit par une grave indisposition.

M. Bouvet, secrétaire du Jury, a ensuite fait l'appel des lauréats.

Pendant cette longue et importante distribution de prix en argent, médailles et diplômes, qui n'a point d'égale dans toute l'existence de notre Société, nous avons constaté avec le plus grand plaisir que le public n'a pas eu un seul instant d'ennui, grâce aux intermèdes d'une musique charmante et de chants exécutés avec succès aux applaudissements de l'assemblée.

Remercions donc M. Duhamel, colonel du 646, dont la' musique mise avec empressement à notre disposition, a joué les meilleurs morceaux de son répertoire, qui ont tous été bissés.

Nous devons citer avant tout, M. Piédeleu, cet artiste si remarquable et si dévoué aux bonnes œuvres, qui sait si bien faire chanter son violon, et dont le talent merveilleux n'a plus besoin d'éloges.

Un mot, pour M. Montfort, charmant chanteur amateur, si apprécié dans nos concerts, dont la voix si pure et si sympathique, donne tant d'attrait à nos fêtes.

Mlle Lyonnel nous a chanté un grand nombre de morceaux charmants, qui lui ont valu les plus chaleu-


reux applaudissements, et une couronne offerte par la Société.

Remercions également M. Gillard, chanteur comique amateur, si habile diseur de chansonnettes, dont le public conservera le meilleur souvenir.

Enfin, adressons nos félictations à M. Odion, et à toute la troupe de l'Orphéon qu'il dirige avec succès depuis plusieurs années, dont les morceaux bien choisis et bien chantés ont mérité les plus grands éloges. Aussi est-ce à la satisfaction de tous que nous avons vu notre Président lui offrir une médaille en vermeil.

Si j'ai constaté avec plaisir et reconnaissance, combien nous sommes heureux du concours de nos aimables artistes qui ont donné tant de gaîté et d'agrément à notre fête qu'il me soit aussi permis d'applaudir à tous les efforts et à tous les succès de nos habiles et intelligents horticulteurs qui sont venus recueillir leurs récompenses si vaillamment conquises à notre dernière exposition. Ce qui ajoute encore à leur mérite, c'est que malgré la saison avancée et le mauvais temps, ils ont su préparer, je pourrais dire improviser, ces belles et nombreuses collections de fleurs aux couleurs les plus vives, ainsi que les magnifiques massifs de plantes à feuillages si variés et si remarquables, tant admirés des promeneurs et des amateurs.

Courage donc à tous ces infatigables et vaillants travailleurs, dont les succès si mérités dans nos expositions, comme dans- tous les concours étrangers, ont porté au loin leur réputation qu'ils aient confiance dans la Société d'horticulture, elle saura les aider et les protéger chaque fois qu'il le faudra.

Nous n'avons plus à faire la réputation de nos produits que l'on recherche partout.


Notre sol est assez fertile et notre climat assez doux, pour oser tout tenter et n'avoir rien à envier aux départements les plus favorisés.

Vous savez tous avec quelle avidité on recherche vos fruits, dont la beauté et la qualité ne redoutent aucune concurrence.

Quelle que soit leur abondance, vous n'en obtiendrez jamais assez s'il faut en croire vos exportateurs, qui en expédient chaque année, pour 4 ou 500,000 fr., chiffre énorme qui pourrait encore augmenter beaucoup. Je vous parle seulement des fruits, j'en pourrais dire autant de toutes vos fleurs, arbres et arbustes que vous savez si bien multiplier et dont la quantité est insuffisante, puisque vous êtes encore tributaires de vos voisins. Ces résultats énormes sont certainement obtenus par nos expositions qui développent le goût des fleurs et portent au loin votre réputation horticole.

Les importantes et glorieuses récompenses qui vous sont décernées en présence d'une foule si nombreuse sont des considérations assez puissantes pour vous faire comprendre l'importance que vous devez attacher à toutes ces expositions.

Je termine, Messieurs, en remerciant tous nos collègues qui ont tant contribué à rendre faciles les travaux de votre Commission d'organisation.

Le Président de la Commission,

PICHERY.


EXTRAITS DES PROCÈS-VERBAUX

DES QUATRE COMMISSIONS D'EXAMEN.

VISITES ET APPORTS

du 3 octobre 1879 au 1" octobre 1880.

Séance du 5 octobre 1879.

La Commission de floriculture décerne à M. Méchineau deux points pour ses Zinnias.

A M. J. Chasles, un point pour ses Dianthus Sinensis (graines de la Société, 1879).

A M. J. Chagnas, deux points pour ses inflorescences de Salvia splendens contpacta et Salvia splendens Bruanti.i. Cette variété est plus vigoureuse que l'ancienne sou feuillage est plus vert, et ses fleurs sont d'un rouge plus foncé.

A M. Quiquatidon, deux points pour une inflorescence de Lapageria rosea.

Séance du 19 octobre 1879.

Les apports déposés sur le Bureau ont mérité les récompenses suivantes


A M. Jules Richard, deux points pour trois variétés Pelargonium à feuilles de lierre King Albert, La France et l'.ucie Lemoine; et pour des Bouquets de Salpiglossis maxima, Nana et Chelone Btirbalus graines de la Société, A M. Blanchard de Brest, hampes fleuries du Canna iridiflora. Deux points.

A M. Chagnas Réséda grandes fleurs (S. 1879) réséda New Mile's hybrid (S. 1879). Remercîments. A M. Goyard, Dianthus Heddewigii (S. 1879). –Remercîments.

A M. V. de la Jousselandière, Clerodendron Bungei. –Remerciments.

A M. Bellain, Epilobium abyssinicum (S. 1879). –Remercîments.

A M. Brevet-Billy, une tige non fleurie et des fleurs détachées du Canna iridiflora. Remercîments. Séance. du 2 novembre 1879.

La Commission de floriculture décerne

A M. F. Richard, trois points pour ses deux Orchidées en fleurs Miltonia clowe.iii et Lœlia (Cattleya) Perrinii. A M. Jules Richard, remercîments pour une branche fleurie de Justicia.

Séance dit» 16 novembre.

La Commission adresse des remerciments à M. Julien Chagnas pour son apport du Schinostylis coccinea. Séance du 23 novembre 1879.

La Commission décerne à M. Harmange deux points pour ses tiges fleuries d'Epiphyllum, 3 variétés.


Cette, récompense se confondra avec celle qui lui a été décernée à la suite de la visite que le Jury a faite le même jour à ses serres et cultures d'Epiphyllum.

Un point est accordé à M. F. Richard pour une Orchidée terrestre en fleurs l'Oncidium ramosum.

23 novembre 1879.

VISITE CHEZ M. HARMANGE.

La Commission de floriculture s'est réunie chez M. Harmange pour visiter ses Epiphyllum.

Plantées pour la plupart à l'air libre dans une large bâche qu'elles recouvrent de leurs énormes touffes, émaillées de fleurs, ces plantes sont toutes greffées sur tiges de 40 centimètres environ, les unes sur le Pereskia, les autres sur Carcus.

Le Jury décerne une médaille de bronze.

7 février 1880.

VISITE CHEZ M. buot (Prairie de Mauves).

La Commission d'arboriculture et arts industriels composée de MM. Bureau, Denorus, Champenois et Bouvet, s'est transportée chez M. Buot, accompagnée de M. Pariche, pour examiner la brique à base de chaux comprimée dont un spécimen avait été déposé sur le bureau et pour constater de visu les applications et les quelques épreuves auxquelles M. Buot l'avait soumise.

La cohésion de cette brique, sa dureté et son imperméabilité peuvent permettre de l'employer dans beaucoup de travaux différents, principalement dans ceux qui s'exécutent sous l'eau, ou dans des endroits très humides. Elle peut parfaitement convenir dans la construction des


bassins, des ponts rustiques, des ruisseaux artificiels, des voûtes en sous-sol, des châlets et maisons placés soit sur le bord de la mer, soit à la campagne, près des rivières. L'aspect de cette brique, dans la construction des maisons, est très flatteur à l'œil la Commission a pu en juger elle-même, car M. Buot, sur le bord de la Loire, a fait élever une petite construction et en a fait encadrer les portes, les fenêtres et garnir les arêtes des murs à une certaine hauteur; on peut affirmer que sous le rapport de la solidité, elle semble offrir de sérieuses garanties. La Commission félicite M. Buot de cette ingénieuse invention qui, bien étudiée, pourra présenter de très grands avantages et rendre de précieux services dans tous les genres de constructions.

Cependant la Commission engage M. Buot à perfectionner son système de façon à pouvoir comprimer des blocs d'un volume beaucoup plus grand et à obtenir des arêtes plus vives. Si elle n'a pas cru devoir accorder dès ce moment une récompense à M. Buot, elle exprime le désir que la plus grande publicité soit donnée à son invention et qu'à notre prochaine Exposition il veuille bien apporter sa brique, soit isolée, soit en blocs de différentes formes et grosseurs, afin que le Jury étranger lui décerne le prix que nous parait mériter l'heureuse application de son excellente idée.

7 février 1880.

VISITE CHEZ Mme DE BLAIS, TENUE CAMUS.

La Commission de floriculture, présidée par M. le docteur Blanchet, s'est rendue à l'invitation qui lui avait été faite: elle a pu constater l'excellent entretien des différentes plantes que renferment les serres, parmi lesquelles


il est bon de citer une collection assez remarquable de Primevères de Chine.

Elle a constaté le savoir-faire du jardinier, et lui a décerné une médaille de bronze.

Séance du 14 février 1880.

APPORT.

La Commission d'arboriculture et arts industriels, composée de MM. Bureau, Denorus, Champenois et Bouvet, vote des remercîments à M. Marion, pour un porte-fraise, de l'invention de M. Perol père.

Séance du 7 mars 1880.

La Commission de floriculture s'est réunie pour examiner une fleur d'Echeveria déposée sur le bureau par M. E. Thibault.

Cette plante appartient à la nombreuse famille des Crassulacées, dont la culture est des plus simples. Cependant, comme le présentateur l'a soignée avec discernement, et qu'il a su la préserver des gelées de 1879, la Commission lui vote des remercîments.

24 mars 1880.

VISITES CHEZ M. DANET, JARDINIER, ET CHEZ M. BRETONN1ÈRE, CHEF DE CULTURE CHEZ M. DOBRÉE, AU GRAND-BLOTTEREAU, EN DOULON.

La Commission de floriculture est allée examiner chez M. Danet une collection d'environ 30 Cinéraires appartenant, pour la plupart, aux variétés les plus estimables. Indépendamment de l'ampleur des pétales, de la richesse et de la variété des coloris, cette collection se faisait surtout remarquer par un air de vigueur, de santé, qui témoi-


gnait des soins intelligents dont elle avait été l'objet. La Commission du reste, dans sa promenade rapide en dehors du but de sa visite, a vu avec satisfaction que ce n'est pas seulement sur les Cinéraires que se sont portés les soins du jeune praticien.

Elle attribue un second prix à M. Danet.

La Commission s'est ensuite transportée au GrandBlottereau, propriété située en Doulon et appartenant à M. Ddbrée. Il s'agissait d'apprécier, comme dans la visite précédente, une culture de Cinéraires en fleurs, pour la plupart du genre hybride nain. Ces plantes, au nombre de 35, étaient remarquables par la petitesse de leur taille, l'ampleur de leurs corymbes la multiplicité de leurs fleurs et l'heureuse variété de leur coloris.

La Commission décerne à M. Bretonriière un second prix. 30 mars 1880.

VISITE A LA PROPRIÉTÉ DE M. LANGLOIS, A L'ABBAYE, EN CHANTENAY. (BLONDEAU, CHEF DE CULTURE.)

La Commission maraîchère, composée 'de MM. Evellin, Pichery et L. Brunellière, s'est rendue le 30 mars au château de l'Abbaye, afin de visiter les Fraisiers de M. Blondeau, chef de culture.

Là, sous une ligne de châssis, elle a remarqué une culture assez importante de Fraisiers en coulants de deuxième année et, par conséquent, d'une bonne force; la plupart sont en pots, quelques-uns seulement sont plantés dans la terre de la couche, tous sont en bon état de culture, présentant de nombreux fruits d'un développement ne laissant rien à désirer. La variété Marguerite est celle qui fait le fond de la culture; elle a donné ses premiers fruits vers le milieu de mars, et cela, malgré la mauvaise


confection des bâches qui, construites en ciment, rendent l'usage des réchauds impossible. Ce dernier moyen, s'il avait été employé, aurait certainement permis à M. Blondeau d'obtenir des fruits beaucoup plus tôt, ce qui prouve en faveur du soin que cet horticulteur a dû apporter afin d'arriver vers le milieu de mars à obtenir de bons résultats. La Commission décerne un 2e prix à M. Blondeau. 30 mars 1880.

VISITE CHEZ M. MÉCHINEAC, HORTICULTEUR A CHANTENAY. La Commission, sortant de chez M. Langlois, s'est rendue chez M. Méchineau là, elle s'est trouvée en présence d'une culture forcée de Fraisiers, variété Marguerite, et de quelques pieds de Princesse Royale, le tout en pots, sur coulants de l'année précédente. Ces Fraisiers étaient en bon état de culture et les fruits que M. Méchineau y récoltait, témoignaient aussi de leur précocité. Mais ce qui était surtout remarquable c'était l'installation de cette culture sur un léger bâti en planches servant de coffres, M. Méchineau a placé simplement des feuilles de verre, retenues par des taquets, qu'il manoeuvre comme autant de châssis celles-ci sont installées de manière à former deux pentes de chaque côté du faîtage, ainsi que cela se présente dans la serre hollandaise elles s'appuient à leurs deux extrémités sur ce faîtage et sur la planche formant le mur extérieur. Le milieu est soutenu par une tringle en bois.

Cette installation fort simple et peu coûteuse témoigne en faveur de M. Méchineau, et la Commission ne peut que le louer d'être arrivé à obtenir d'aussi bons résultats avec si peu de frais elle l'engage à perfectionner son œuvre, en lui conseillant de substituer le verre double à celui qu'il emploie, beaucoup trop fragile.


La Commission accorde à M. Méchineau un 2e prix à titre d'encouragement.

Séance du 4 avril 1880.

APPORTS.

La Commission de floriculture adresse des remercîments A M. Bellain, pour un lot de Pensées variées.

A M. Chatelier, pour un Berberis Thumbergia, obtenu de graines de la Société, 1876.

Un point est accordé à M. Delaunay de Saint-Denis, pour des Pensées anglaises.

Un point à M. Bellain, pour un paquet de Poireaux de Musselbourg, graines de la Société, 1878.

Deux points à M. Bellain, pour une collection de Primevères de semis.

Deux points à M. Chatelier, pour un Retellotrapa azaroïdes.

15 avril 1880.

VISITE CHEZ M. LE LASSEUR, BOULEVARD LE LASSEUR. La Commission de floriculture a visité, chez M. Le Lasseur, une exposition ravissante d'au moins 4,000 plantes en pots, le tout en pleine floraison Geraniums, Calcéolaires, Salvian, Cinéraires, Dracœnas, etc., etc.

En présence d'un ensemble aussi bien soigné, devant une aussi belle culture, la Commission décerne un premier prix à M. Letessier, chef de culture de M. Le Lasseur. Séance du 18 avril 1880.

APPORTS.

La Commission de floriculture décerne

Des remercîments à M. Delaunay de Saint-Denis, pour une branche Lilas de Montagne, trois variétés Myosotis


rose, blanc, bleu, et une fleur d'Abutilon, variété Boule de Neige.

Deux points sont accordés à M. Blanchard, de Brest, pour une Lunaire à fleurs blanches.

Deux points à M. Bellain, pour une collection de Pensées variées.

Deux points au Frère Louis, pour une collection de Pensées variées.

Deux points à M. Méchineau, pour une collection de Pensées variées.

Deux points à M. Chatelier, pour un Tropœolum tricolorum grandiflorum.

Deux points à M. Wiéland, pour une collection de Pensées anglaises.

Trois points à M. Heurtin, pour deux variétés de Tropœolum et un Tillandsia dianthoïdes.

Deux points à M. J. Chasles pour une collection de Pensées variées.

Deux points à M. Chagnas, pour un lot de Tulipes de semis.

Deux points à M. Jules Richard, pour plusieurs tiges et fleurs de l'Halesia Tetraptera, arbrisseau de la Caroline. Les membres de la Commission maraîchère adressent des remercîments à M. Wiéland, pour un apport d'Epinards de Viroflay.

28 avril 1880.

VISITE CHEZ M. GUERNEUB.

La Commission de floriculture était appelée pour visiter spécialement une collection de Tulipes à la culture desquelles M. Guerneur s'adonne depuis de longues années. Le propriétaire a pu mettre sous les yeux de la Commission un très-bel ensemble de Tulipes ne s'élevant pas


à moins de 2,000 sujets, dont la plupart présentaient .une végétation active et un port gracieux. Une planche spéciale d'un semis de 5 ans se faisait remarquer par une grande diversité de coloris appartenant aux nuances roses lilas, gris perle etc. Ces jeunes tulipes fleurissaient pour la première fois et promettaient déjà pour l'avenir de nouvelles variétés.

La Commission décerne à M. Guerneur une médaille d'argent petit module.

Séance du 2 mai 1880.

APPORTS.

La Commission de floriculture accorde un point à M. Heurtin, pour un lot de Tulipes doubles et simples. Deux points à M. Chagnas, pour une collection de fleurs coupées de Cinéraires hybrides aux superbes couleurs. Deux points à M. Douaud, de Pornic, pour un envoi de Pensées variées.

Deux points à M. Joseph Gouleau, pour ses Clématites Standishi et Sophia, fleurs lilas lavées de blanc, et pour une branche de Begonia Corallina.

14 mai 1880.

VISITE CHEZ M. D. CAILLÉ.

La Commission de floriculture, à la demande de M. Chagnas, jardinier de M. D. Caillé, s'est transportée dans le beau jardin dont il dirige les cultures, rue de Courson, pour y examiner une collection de Cinéraires.

Celle-ci, composée d'une cinquantaine de sujets, forme un ensemble du plus bel effet coloris variés, port ramassé, capitule nombreux, ampleur des pétales, tout s'y trouve réuni.


La Commission accorde une médaille d'argent à M. Chagnas.

Séance du 16 mai 1880.

APPORTS.

La Section de floriculture, composée de MM. Butty, Frère Louis et Goyard, examine 28 à 30 variétés de Pélargoniwns, présentées par M. Bretonnière.

Tout en admirant ces belles fleurs, la Commission n'accorde à M. Bretonnière que des remercîments, cette collection devant être le but d'une visite prochaine. Il est accordé un point à M. Bréjeon, pour un apport de Renoncules variées.

Remercîments à M. Chagnas, pour Persil mousse, et un point au même, pour 10 variétés de Renoncules variées. Un point à M. Heurtin, pour des Renoncules variées, nuances foncées.

Un point à M. Méchineau, pour un Petunia de semis. Remercîments à M. Jules Richard, pour plusieurs Aquilegias.

Un point à M. Gouleau, pour une collection de Mimulus. (S. 1878.)

Séance du 16 mai 1880.

La Commission maraîchère composée de MM. Evellin, Boulin et Bouvet, accorde deux points à M. Lescomère, pour son apport de Navets de Belle-Ile, très parfumés et très recommandables pour la vente.

Elle accorde deux points à M. Chesneau, jardinier à Toutes-Aides, pour son apport de Laitue blonde à pomme dure, de Laitue grosse blonde d'hiver, provenant des graines de la Société, de 1879. Ces légumes sont très beaux et dénotent, de la part du jardinier, une culture bien entendue.


M. Chagnas reçoit, des remercîments pour deux bouquets de Persil à feuilles de fougère et à feuilles de mousse, variétés très jolies.

28 mai 1880.

VISITE CHEZ M. BRETONNIÈRE, AU GRAND-BLOTTEREAU. Sur la demande de M. Bretonnière, chef de culture chez M. Dobrée, la Commission s'est rendue au Grand-Blôttereau pour procéder à l'examen des cultures de Pelargoniums. Les membres de la Commission, MM. Bras, Butty et Goyard, ont admiré un ensemble-de 3 à 400 sujets formant 80 variétés, dont beaucoup de nouvelles qui mériteraient d'être nommées, ce que l'obtenteur a promis de faire jusqu'à ce moment, il avait hésité.

Sur une longueur de 10 à 12 mètres, que comporte la serre, la Commission a pu voir ces magnifiques sujets, dont la végétation vigoureuse atteste le talent et les soins du jardinier.

Elle croit devoir, en présence d'une collection aussi remarquable, accorder à M. Bretonnière un prix hors ligne. Séance du 6.juin.

APPORTS.

La Commission de floriculture accorde

Un point à M. Jules Richard, pour un Virgilia lutea, des roses coupées, entre autres un beau spécimen de la France.

Un point à M. Gauthier, de Pornic, pour un bouquet d'OEillets de poète.

Trois points à M. Gouleau pour 6 variétés de Coleus nouveaux; un point pour un Tradescantia multicolore (Mm<1 Lequesne), un Geranium anglais à feuillage tricolore


(M. Gladstone), et un Fuchsia erecta un point pour un Pouretia Joinvilli.

Remercîments à M. Bretonnière, pour plusieurs fleurs coupées de ses semis de Pelargonium (déjà visités par le Jury); une tige de, Vigne vierge une touffe d'Héliotrope, nuance très pâle.

Trois points à M. Bellain, pour. une belle collection de Dianthus Heddewigii et une vingtaine de roses coupées en belles variétés et d'une belle venue.

Remercîments à M. Goyard, pour un Amaryllis vittata. Remercîments à M. Lescomère pour deux tiges du Kalmia rosea.

Deux points à M. Heurtin, pour un Encholirium roseum, et deux points au même pour un Bilbergia verdcolor. Deux points à M. Brejeon, pour ses OEillets de poète doubles, belles variétés. Un point à M. Chesneau, pour des Renoncules de Perse, graines de la Société.

Remercîments à M. Chesneau, pour quelques fleurs de Calcéolaires, en attendant que le Jury aille les visiter chez lui.

M. Fougères présente plusieurs Roses de ses semis, sur lesquelles le Jury ne peut se prononcer avant d'avoir étudié ces fleurs à plusieurs floraisons, et avant de savoir si les Rosiers sont remontants et si réellement ces Roses sont nouvelles.

Séance du 6 juin 1880.

La Commission maraîchère, composée de MM. Bouvet, Chollet et Boulin, décerne à M. Chesneau un point pour un Chou pomme de Saint-Brieuc et un Chou pomme de Hollande.

Elle accorde également à M. Chesneau trois points pour


un Chou-fleur Lenormand demi-dur, à pied court, et pour un Chou-fleur nain hâtif d'Erfurt, et un point pour deux Navets, long des Vertus et rond blanc, graines de la Société, 1879.

La Commission félicite M. Chesneau pour le soin qu'il apporte dans ses cultures, et l'engage à persévérer. M. Fougères, de Saint-Mars-la-Jaille, obtient un point pour ses Pommes de terre et des remercîments pour un Melon qu'il avait déposé sur le bureau.

10 juin 1880.

VISITE A L'ÉTABLISSEMENT DE TOUTES-AIDES, EN DOULON. Sur l'invitation de M. Chesneau, jardinier au Pensionnat de Toutes-Aides, le Comité de floriculture, composé de MM. Bras, Goyard et frère Louis, est allé visiter ses collections et'plus spécialement ses Pelargoniums.

20 variétés de Calcéolaires d'un coloris assez remarquable, ont valu à M. Chesneau deux points.

Passant aux Pelargoniurns, la Commission s'est trouvée en présence de plus de 80 variétés de ces plantes, au coloris éclatant, brillant et varié, et cultivées admirablement.

Le Jury décerne un premier prix à M. Chesneau. Séance du 20 juin.

APPORTS.

La Commission de floriculture, chargée do l'examen des apports, se compose de MM. Bras, Butty, Goyard et frère Louis.

M. Bretonnière présente quelques Pelargoniums de semis, qu'il dédie à plusieurs membres du Bureau quelques tiges de Clarkia pulchella, Linum rubrum, Nemophila Cram-


bœoïdes Albo-nigra, ces dernières fleurs provenant de graines de la Société.

Le Jury lui accorde un point.

M. Goyard présente 20 à 25 variétés d'QEillets de poète, un OEillet souvenir de la Malmaison, une Clematis Jackmanni. Il lui est accordé un point.

M. Heurtin présente un Bilbergia et un Nidularium splendens. Un point.

M. Chesneau, quelques Pelargoniums déjà récompensés. Remercîments.

M. Leclaire, Capucines tropœolum bicolor. Remercîments.

M. Landais, une Clématite de semis de 10 à 12 centimètres de diamètre, à 6 pétales imbriqués, blanc soufré, les petits pétales violets panachés de blanc, les anthères d'une nuance plus claire la plante est rustique et florifère. La Commission décerne un point.

M. Landais présente encore une Clématite de la variété Jackmanni, quelques fleurs de Godetias Lady Albermale, graines Société, 1878; plusieurs touffes de la Violette per- pétuelle des Alpes, variété toujours fleurie.

La Commission accorde, pour ces derniers apports, deux points.

M. Bellain présente le Clarkia rubra, Société, 1880 le Chelone Barbatus, graines de 1879, et des Capucines très naines, graines de 1880.

La Commission accorde deux points.

Séance du 20 juin 1880.

La Commission maraîchère se compose de MM. Chasle, Bureau et frère Louis.

La Commission décerne un point à M. Landais, pour son apport d'une Laitue de belle dimension, peu connue


des maraîchers, et d'une Laitue romaine blonde très grosse. M. Bellain présente la Fève Landais, hybride de la fève Séville, très beau produit des Oignons blancs hâtifs (Onion the Queen) d'Italie, très jolis et appétissants des Pois de Chine, similaires de notre pois de Chantenay, fertiles, bons à multiplier; des Pois de Mac Léan's blue Peters, très nains et très productifs; une Early rose, splendide pomme de terre du Persil feuilles de Fougère, graines de la Société; du Persil feuilles de mousse, graines de la Société. La Commission décerne deux points.

M. Blondeau obtient un point pour une magnifique Laitue romaine blonde.

26 juin 1880.

VISITE CHEZ M. BOISSELOT, ROUTE DE RENNES. La Commission de floriculture, composée de MM. Bras, frère Louis, Butty et Goyard, s'est présentée chez M. Boisselot, pour examiner une Clématite de semis pour laquelle le Jury, l'ayant déjà vue, avait cru devoir attendre une seconde floraison avant de statuer sur son mérite. Cette variété, âgée de cinq ans, est issue de la Jackmanni et de la Lanuginosa, dont elle emprunte sinon la forme, au moins les dimensions. Elle est d'un lilas s'accentuant davantage sur les bords de ses sépales. Les étamines, mélangées de blanc verdâtre lavé de lilas, ont les anthères brunes mélangées de nuance soufre.

M. Boisselot présente également au Jury deux Roses de semis très méritantes.

Le Jury, en présence de ces gains, ne peut que féliciter et remercier de nouveau M. Boisselot, dont la persévérance est depuis longtemps couronnée de succès, et lui accorde un premier prix.


Séance du 4 juillet 1880.

APPORTS.

La Commission de floriculture décerne

Deux points à M. Méchineau, pour 25 variétés d'OEillets de semis, dont sept ou huit d'un coloris remarquable. Remerciments à M. Wiéland pour un Clarkia rubra, graines de la Société, fort jolie plante.

Deux points à M. Buquet, pour 7 variétés d'OEillets de semis des Godetia Lady Albermale et des Soucis variés, graines de 1879.

Un point à M. Gouleau, pour plusieurs variétés de Coleus. Deux points au même, pour une collection de Phlox nains, variétés nouvelles, et Phlox de Drummond, graines de la Société, 1879.

Deux points à M. Heurtin, pour un Nidularium spectabilis, un Hœmanthus puniceus, un Hechtia bradifolia. Remercîments à M. Jules Richard, pour quelques OEillets de semis.

Deux points à M. Bretonnière, pour 12 à 15 variétés d'OEillets de semis, dont quelques-uns d'un fort joli coloris. Remercîments à M. Butty, pour plusieurs OEillets de semis. Un point à M. Goyard, pour 1$ variétés d'OEillets flamands.

Trois points pour une belle collection d'OEillets de Chine variés à M. Bellain, qui présente en même temps des fleurs de haricot d'Espagne panachées (blanc et rouge) et des fleurs rouge uni; il expose en outre trois Roses, pour en savoir les noms.

Séance du 4 juillet 1880.

APPORTS.

La Commission maraîchère, composée de MM. Evellin, frère Louis et Boutin, accorde


A M. J. Richard, pour une Chicorée frisée et des Pois sans parchemin. Un point.

A M. Bellain, pour 5 variétés de Haricots. -Deux points. A M. Chesneau, pour 8 variétés de Chicorées diverses, dont plusieurs provenant de graines de la Société. Trois points.

Séance du 18 juillet.

APPORTS.

La Commission de floriculture décerne

Deux points à M. Butty pour quelques jolies variétés de Quarantaines pyramidales (Société 1880), des Chrysanihemuin coronarium, des Centaurées variées, des OEillets de semis, des Capucines naines (Société 1880).

Remercîments à M. Chagnas pour des tiges fleuries d'Acroclirtium roseum, des Clarkia rubra, des Quarantaines pyramidales, graines de la Société.

Un point à M. Chatelier pour une collection de Verveines de semis, des fleurs de Clematis Lanuginosa candida, de Clematis Otto Frœbel et de Clematis hybrida splendida. Un point à M. Buquet pour des Œillets de semis. Un point à M. Gouleau pour un Geranium New life, et des Clematis hybrida splendida, Jackmanni et Hybrida vesta.

Un point à M. Brejeon pour une collection de Zinnias doubles variés.

Remercîments à M. Bretonnière pour trois Pelargoniums de semis, d'un fort beau coloris, qu'il nomme Pelargoniums Delaunay de Saint-Denis, Paul Bellain et Bretonnière. Ces variétés font partie de la collection déjà récompensée. Deux points à M. Chesneau pour des Quarantaines pyramidales (Société 1880), des Gaillardia amblyodon, un


Seneçon nain, un Dianthus imperialis, un Helianthus giganteus, toutes ces plantes graines de la Société.

Un point à M. Landais pour une tige fleurie du Geranium Gerbaux, double, couleur chair, ombelle remarquable, des Capucines hybridées du Lobbianum une Clematis star o/' initia.

Séance du 18 juillet.

La Commission maraîchère, composée de MM. Evellin, Chesneau et Bouvet, accorde un point à M. Landais, chef de culture chez M. Desloges, pour une Laitue Bassin. Ce légume est monstrueux, sa circonférence mesure lm,60, ses feuilles sont assez tendres, mais précisément à cause de son volume excessif, la vente en devient assez difficile; il est, du reste, peu comestible.

30 juillet 1880.

VISITE CHEZ M. BIARNÈS, AU PLESSIS-LA-MUSSE. La Commission de floriculture, composée de MM. Bras, frère Louis, Butty et Goyard, s'est rendue chez M. Biarnès pour visiter ses Glaieuls de semis.

Elle a remarqué, sur 50 à 60 variétés environ, plusieurs beaux gains, quelques types remarquables par leur inflorescence et la richesse de leurs coloris.

La Commission décerne un 2° prix à M. Biarnès. Séance du 1 er août.

APPORTS.

M. Bras, Verveines de semis, Quarantaines, graines de la Société 1880. Un point.

M. Butty, Zinnias, Salpiglossis, Phlox, Seneçon elegans nain, Dianthus, Verveines, Chrysanthèmes. Deux points.


M. Heurtin, Quarantaines, graines Société, Sonerila mormorata, Sonerila Comtesse de Marche. Deux points. M. Bretonnière, Dianthus (Société 1880), deux variétés de Lobelias (Société 1880), Sutherlandia (Société 1879), semis de Glaïeuls (1879). Trois points.

M. Gouleau, une collection de Dahlias, des Œillets de Chine doubles des Quarantaines anglaises. Quatre points.

M. Blondeau, Verveines de semis. Deux points. M. Thibault, une fleur Maurandia semperflorens. Remercîments.

M. Jules Richard, des Dahlias variés, un Salpiglossis godetia, des Verveines de semis. Un point. M. Brejeon, un Hœmanthus spectabilis. Deux points. M. Bellain, un Helichrysum (Société 1879), des Lobelia erecta atroviolacea (.Société 1880), un Dianthus, semis de 1880, deux fleurs de Cactée. Un point.

M. Landais, remercîments pour ses Geraniums, le Jury devant aller les visiter prochainement.

Séance du 1er août 1880.

La Commission maraîchère chargée de visiter et d'apprécier les apports se compose de MM. Bouvet, Praud et Buquet.

M. Jules Richard présente un Chou cabus Saint-Denis, un Chou Quintal, un Chou rouge et un Chou de Brunswik. Ces légumes ont un bel aspect et une grosseur ordinaire la pomme en est bien formée et bien résistante. La Commission accorde deux points.

M. Heurtin expose un Chou rave, graine de chez M. Vilmorin. Ce légume, qui a l'apparence d'une boule, est dur, peu comestible et surtout peu commercial. Des remercîments sont accordés.


M. Chesneau dépose un Chou rave provenant de graines de la Société de 1879, et plusieurs bulbes de Cerfeuil, provenant également de graines de la Société.

La qualité de ce dernier légume est médiocre, sa chair est ligneuse et peu tendre, cependant, à titre d'encouragement, la Commission accorde un point.

M. Julien Chasle dépose deux Chicorées, frisées de Meaux et fines de Rouen. Ces salades ont un bon aspect pour les amateurs. La Commission décerne un point.

M. Bellain présente une Betterave ronde d'Amérique, nouveauté de chez Haage; la chair en est blanche et rose, trop sèche elle doit être peu sucrée, en tout cas, elle est mal réussie et sa nouveauté est douteuse.

Une autre Betterave demi-longue (the Chelsea Beet). présente une chair rouge foncée, tendre, juteuse, elle paraît posséder à un degré suffisant le principe saccharifère qui lui donne une grande supériorité sur la précédente.

La Commission, tout en n'accordant que des remercîments à M. Bellain, lui adresse ses plus sincères félicitations pour les nombreux apports qu'il fait examiner aux séances.

2 août 1880.

VISITE A LA PERSAGOTIÈRE ÉTABLISSEMENT DÉPARTEMENTAL DES SOURDS-MUETS.

La Commission de floriculture, composée de MM. Bras, Butty et Goyard, s'est présentée à la Persagotière pour visiter la collection de Begonias hybrides cultivés dans cet établissement.

Cinquante variétés témoignent, par la beauté de leur culture, leur choix, l'ampleur de leur feuillage, des soins bien entendus dont elles sont l'objet.


La Commission décerne à l'établissement, en la personne de son jardinier chef, un îe prix.

1S août 1880.

VISITE CHEZ M. LEVESQUE, AU CALVAIRE, A BASSE-INDRE. M. ROBERT, CHEF DES CULTURES.

Délégués par M. le Président pour visiter la propriété de M. Levesque, nous avons trouvé un jardin parfaitement entretenu, malgré les obstacles que le jardinier a dû rencontrer. En effet, le rocher perce le sol à chaque pas l'eau y manque. Pour s'en procurer, il faut descendre jusqu'à la rivière et la monter jusqu'au sommet du jardin qui domine la Loire à une grande hauteur. Ce travail est trop important pour un seul homme; malgré cela, M. Robert a su réunir un certain nombre de fleurs, telles que Coleus, Marguerites, Ageratunz Achyrantes etc. Il a formé des sortes de médaillons bordés de Coleus et de Sedum, dont le centre est occupé par un Bambou panaché d'un fort bel effet.

Malgré l'absence de ce que l'on peut appeler des plantes belles ou rares, le travail est d'un très bon goût. La Commission décerne une médaille de bronze. 14 août 1880.

VISITE CHEZ M. DESLOGES, A BEAUTOUR. M. LANDAIS, CHEF DE CULTURE.

Le mardi 10 août, la Commission de floriculture s'est rendue à Beautour, chez M. Desloges, pour visiter les Begonias tubéreux de René Landais, son jardinier. Etaient présents M. Blanchet, président de la Société d'horticulture MM. Bras, Butty et frère Louis.

La propriété était soigneusement tenue. Toutes les allées


parées ou sablées toutes les cultures maraîchères en très bon état. Les Begonias sont généralement placés à miombre, tantôt en bordures, tantôt en massifs partout une floraison abondante et du plus bel effet.

Ce qui fait le mérite de René Landais, c'est que les Begonias qui ornent si richement ses parterres sont ses propres enfants il les a tous obtenus de semis. Sa collection déjà si belle, s'enrichira encore parce que sa passion pour les fleurs le rend industrieux. Tous les ans, il sème en procédant par sélection, ses graines sont prises sur ses meilleurs sujets, il épure avec soin ses semis et ne conserve que les nouveautés méritantes.

Avec une serre de trois à quatre mètres carrés, avec sa fosse à fumier et quelques châssis, il conserve ses plantes et produit des milliers de sujets.

Aussi, pour récompenser un succès aussi complet qui est dû à un travail assidu et intelligent, la Commission lui décerne un premier prix.

14 août 1880.

VISITE CHEZ M. CHESSÉ, BOULEVARD SAINT-PERN. –M. BRILLOUET, CHEF DE CULTURE.

Hier matin, la Commission de floriculture s'est rendue au jardin, dirigé par M. Brillouet.

Etaient présents: MM. Bras, Butty, Goyard et frère Louis.

Le jardin de M. Chessé n'est pas grand, mais il est fort joli le tracé en a été fait par un habile paysagiste, on dirait une parcelle de notre magnifique jardin des plantes. Les pelouses récemment tondues forment un tapis de verdure qui repose la vue; pas le moindre vide, pas d'autre herbe que le Ray-Gras dans ce frais gazon.


Devant la maison du maître surgissent deux charmantes petites mosaïques bien conçues et bien conduites par ci, par là, des corbeilles de fleurs très gentilles des massifs d'arbres prodiguent l'ombrage aux promeneurs et leur splendeur annonce que leurs racines s'étendent à l'aise dans un bon sol les allées sont d'une propreté recherchée.

La Commission a remarqué un joli choix de Begonias tuberculeux qui forment près de la maison deux jolies corbeilles.

Pour récompenser l'habileté et les bons soins du jardinier qui entretient si bien cette propriété, la Commission lui décerne un deuxième prix.

Séance du 15 août 1880.

COMMISSION DE FLORlf.ULTUaE. APPORTS.

La Commission décerne les récompenses ci-dessous A M. Boisselot, pour sa Clématite docteur Blanchet. –Deux points.

A M. Rabreau, Dahlias et Lobelias. Un point. A M. Bellain, Lunaria alba, Senecio elegans. Un point. A M. Chagnas, 3 fleurs du Geranium Michel Strogaff. –Un point.

A M. Gouleau, Bégonia cornalina, Erylhrina cottyana, Cantua Picta, Indigofera Diosma, Lilium Tigrinum. –Trois points.

A M. Chatelier, Lycopodium apoilum, Saxifrage triculor. – Deux points.

A M. Chesneau, Reines Marguerites, Œillets (Dianthus Heddewigii). Un point.

A M. Bretonnière, Glaïeuls de semis, Verveines, Reines Marguerites. Quatre points.


Séance du 15 août 1880.

APPORTS.

La Commission maraîchère composée de MM. Boutin, Chesneau et Bouvet, accorde un point à M. J. Richard, pour ses Pommes de terre à rubans et Joannet la maturité en est incomplète.

Un point à M. Rabreau, pour un lot d'Oignons Tripoli hâtifs (Société 1880).

Deux points à M. Bellain, pour sa collection de Haricots dans les variétés suivantes: H. coco rouge de Prague, à rames. H. nain chocolat. H. à cosses violettes, à rames. H. Emil, nain. H. Early Light Dun., nain. H. Princesse, nain. H. reniforme, à feuilles d'ortie, nain. H. à cosses blanches. H. Beurre de Cassel.

17 août 1880.

VISITE AU CHATEAU DE LA GUÈRE, APPARTENANT A M. LE BARON DE LANDEMONT. M. L. GODLUPEAO, CHEF DE CULTURE.

Sur l'invitation de M. le Président de la Société nantaise d'horticulture, une Commission composée de MM. Bras, Butty, Cassard et du frère Louis, s'est transportée au château de la Guère, appartenant à M. le baron de Landemont et situé dans la commune d'Ancenis.

La Commission était chargée d'apprécier 1° les fleurs; les cultures maraîchères 3° l'ensemble de lu propriété au point de vue ornemental.

1°Les FLEURS -La cour d'honneur, formant un rectangle d'environ 40 mètres de long sur 30 de large, est tapissée d'une pelouse aussi parfaite que possible dans ce gazon, des corbeilles de fleurs sont disposées avec beaucoup


d'art, le jardinier a très bien su en régler la grandeur et le nombre, suivant l'étendue de l'espace qu'il s'agissait d'orner.

Il a placé au centre une mosaïque des Coleus intelligemment assortis forment un tapis où il est impossible de remarquer la moindre mutilation on dirait qu'ils n'ont pas subi l'opération du pinçage, mais que d'eux-mêmes ils se sont nivelés en comblant tous les vides et en conservant la pureté des lignes qui font la beauté du dessin. Au pied du château, de chaque côté du perron, on voit deux grands massifs de Pelargonium zonale qui présentent un joli coup-d'œil.

La cour d'honneur est mosaïquement encadrée par une plate-bande festonnée qui règne à droite et à gauche sur toute sa longueur ces dessins simples dans leur composition font un charmant effet.

Je ne dépeindrai pas une à une les corbeilles qui, artistement disséminées dans les gazons, ravissent le spectateur, elles sont tellement bien réussies, tant pour leur distribution, l'agencement des plantes et la beauté de la végétation, qu'on ne sait à laquelle d'entre elles accorder la préférence.

Près des allées, à vos pieds, vous avez des plantes de peu d'élévation, des Verveines, des Begonias sernperflorens, des Begonias tuberculeux, des Caslanœfolia plus loin, les Tagètes, l'Anthemis, le Petunia; dans les fonds de tableaux, on voit les Ricins, les Cannas, les Calladiums à larges feuilles.

Le jardinier a deux serres une chaude et une tempérée dont il sait tirer le meilleur parti. Nous avons vu dans sa serre tempérée un remarquable semis de Gloxinias en fleur; ces sujets en parfaite santé, sont presque tous dignes d'être conservés; il y a dans cette même serre une multi-


tude de bonnes plantes qui prouvent le savoir-faire du jardinier.

POTAGER. M. Goulupeau n'est pas seulement un bon. fleuriste, il est aussi un bon maraîcher.

Son potager est parfaitement tenu, ses cultures sont abondantes et variées ses arbres fruitiers ne laissent rien à désirer dans leur direction, mais ils ont, comme partout ailleurs, souffert des rigueurs extrêmes de l'hiver dernier, et ils n'ont guère de fruits.

Je me résume Nous avons trouvé dans les jardins de la Guère une propreté exquise, des fleurs en très grande abondance, des plantes vigoureuses et artistement assorties, des serres bien conduites, un potager abondamment pourvu en un mot, un ensemble de cultures irréprochables. J'avais vu autrefois cette propriété, et je déclare qu'elle était infiniment loin du degré de perfection que nous avons tous constaté dans cette dernière visite.

Pour récompenser l'intelligence, le travail, la louable passion de M. Goulupeau, la Commission lui accorde un bon premier prix.

Nous avons remarqué à la Guère, l'un des plus beaux Cèdres du Liban qui existent dans notre département. 19 août 1880.

VISITE CHEZ M. BRETONN1ÈRE, A DOULON.

A la séance du 15 août dernier, M. Bretonnière, chef de culture chez M. Dobrée, vous avait présenté des glaïeuls très variés, qui avaient été semés en mars 1879. Quelques-uns de nos collègues contestèrent l'àge du semis en prétendant que le semis de glaïeul ne pouvait fleurir qu'au bout de trois ans au moins. La Commission de visite chargée d'examiner les apports fut très embar-


rassée. M. Bretonnière méritait une récompense pour ses glaïeuls, mais il y avait doute sur l'âge du semis; comment résoudre cette difficulté. La Commission de floriculture en référa à M. le Président de la Société, qui voulut bien nommer une Commission composée de MM. Butty, Hourdin et Bras, pour se rendre chez M. Bretonnière.

Cette Commission s'est rendue le 19 août, chez M. Dobrée. M. Bretonnière, qui n'était pas prévenu, se mit de suite à sa disposition, et je viens vous dire ce que nous avons vu. Nous sommes allés de suite visiter les glaïeuls en question. Nous avons vu d'abord les semis de mars 1880, devant fleurir en 1881. Nous avons prié M. Bretonnière de nous arracher quelques pieds parmi les forts et les plus faibles, et nous avons constaté qu'un certain nombre des plus forts devront fleurir l'année prochaine. Ensuite, nous sommes allés visiter les autres; ceux qu'on nous a présentés étaient en pleine floraison et nous avons reconnu que par les bons soins du jardinier, l'on pouvait obtenir une floraison après un an de semis. M. Bretonnière a bien voulu nous indiquer le moyen qu'il emploie pour arriver à ce but. Les graines ont été semées à la fin de février ou aux premiers jours de mars 1879, en pleine terre, exposition du Midi comme engrais du terreau de feuilles mélangé de terre sablonneuse.

Les graines étant généralement levées dans le courant d'avril on éclaircit le plant en mai, on sarcle bien et l'on donne de copieux arrosages tout l'été. En novembre, les bulbes étaient mûrs, les plus gros ne dépassaient pas le doigt comme grosseur. On les arrache et on les replante à la fin de février, dans une terre légère, fumée l'année précédente avec du terreau de feuilles. Nous avons vu traité par ce moyen environ 350 plants le 15 août 1880, il y en avait 275 fleuris ou prêts à fleurir; vous avez vu,


d'ailleurs, les riches variétés qu'il vous a présentées le 15 août. M. Bretonnière croit qu'il obtient ces beaux résultats par des arrosages abondants une terre forte ne vaut rien pas plus que des engrais contenant des matières animales.

24 août 1880.

VISITE A LA PERVERIE, CHEZ M. CHEGUILLAUME. DOUCET, CHEF DE CULTURE.

Le mardi 24 août, à huit heures du matin, une Commission mixte de la Société nantaise d'horticulture, composée de MM. Blanchet, Bureau, Bras, Butty et Champenois s'est rendue à l'appel qui lui avait .été fait.

Les membres de la Commission ont été reçus par le sieur Doucet, qui leur a fait visiter successivement les différentes parties de ses cultures.

Pour ce qui a rapport à l'arboriculture, il n'y a que des éloges à adresser au jardinier. L'entretien général des jardins et du parc ne laisse rien à désirer; il y a lieu de s'étonner plutôt que le sieur Doucet puisse arriver à un tel résultat, attendu qu'il ne reçoit à peu près aucune aide. Les arbres du parc ont été sensiblement maltraités par la gelée de l'hiver dernier après avoir été recepés en temps utile, ils ont poussé avec vigueur et ils présentent actuellement une végétation remarquable. Les désastres causés par la gelée de cet hiver seront donc en partie réparés.

3 septembre 1880.

VISITE CHEZ M. BO1SSELOT, ROUTE DE RENNES. La Commission de floriculture s'est transportée chez M. Boisselot, pour visiter sa collection de Phlox vivaces. Elle a regretté que ces belles fleurs qui étaient assez


variées ne fussent pas visitées dans un moment plus favorable beaucoup étaient brûlées par le soleil qui était très ardent. Aussi, il était difficile de reconnaître les variétés, d'autant plus qu'elles étaient disséminées, au lieu de se trouver réunies dans le même endroit. La Commission, néanmoins, tenant compte du travail du présentateur, lui accorde une mention honorable.

Séance du 5 septembre 1880.

APPORTS.

La Commission de floriculture chargée de l'examen des apports, accorde

A M. Gouleau

Reines Marguerites pyramidales et pivoines.

– – demi-naines multiflores.

– – naines, à fleurs de Chrysanthèmes. – – pompon imbriqué. Quatre points. Zinnias doubles variés. Trois points.

OEillet de Chine, graines Société, Erythrina ruberrima, Maranta makoyana, de serre chaude. Un point. A M. René Bahuaud, Glaïeuls de semis. Remercîments.

A M. Chesneau, Gloxinias de semis. Deux points. A M. Heurtin, Bilbergia farinosa. Un point. A M. Blondeau, Zinnias de semis. Deux points. A M. Bellain, Ageratum, nain blanc, Ageralutn, nain bleu, Marguerites de ses semis et de Boltz, Tabac royal. Remercîments.

A M. Bretonnière, Tigrida de semis. Remercîments.A M. Brejeon, Gesneria. Remercîments.


Séance du 5 septembre 1880.

APPORTS.

La Commission maraîchère est composée de MM. Evellin, Boutin et Bouvet.

M. Pierre Hervouet, à la Maillardière, présente dès Carottes demi-longues, d'une grosseur très respectable, tendres et très juteuses. Le Jury, appréciant la belle qualité de ce légume, accorde deux points à l'obtenteur. M. Chesneau présente une collection de Choux nombreuse, Chou Cabu, de Saint-Denis, graines Société 1880, Chou Milan des vertus, 1880. Chou dur nantais, de ses semis, Chou rouge gros. Un point lui est accordé.

M. Julien Chasle avait apporté un Melon d'eau, de forme allongée, mais le Jury ne l'ayant pas dégusté, ne peut exprimer son sentiment.

M. Bellain présente dix espèces de Haricots •.

H. Saulnier d'Alger à rames, H. Beurre ivoire bicolore de Perrier, H. Cosses violettes amélioré, H. Sabre géant d'Alger, II. l'Unique de chez Vilmorin, H. Cornet de Postillon, à rames, H. Beurre d'Alger, grain blanc, à rames, H. Solitaire panaché, H. Datte, à grain blanc, H. Early darck dun.

Deux tiges du Soja hispida.

Le Jury rendant justice à cette collection accorde un point h M. Bellain.

Séance du 5 septembre 1880.

APPORTS.

En l'absence des membres de la Commission pomologique, M. le Président nomme d'office pour les remplacer, MM. Rabreau, Bellain et Jousseaume.


Deux très belles Pommes sont présentées par M. Hervouet, jardinier chez Mme de Tilly, à la Maillardière. Ces deux Pommes ne sont pas arrivées à maturité et ne peuvent être dégustées la Commission remet à plus tard son jugement (variété Belle Fille Normande).

Huit énormes Poires de la variété William sont présentées par M. Ghagnus, l'une pèse 590 grammes et les autres presque autant. Ce bel apport vaut deux points à M. Chagnas.

M. Bellain présente six Brugnons de la grosse variété rouge.

Ces Brugnons sont offerts à la Tombola. La Commission décerne un point.

9 septembre 1880.

VISITE CHEZ M. D. CAILLÉ, RUE DE COURSON. CHAGNAS, CHEF DE CULTURE.

Le 9 septembre, une Commission composée de MM. Bureau, Butty, Denorus, Gordé et P. Champenois, s'est transportée au jardin de M. Dominique Caillé, afin d'examiner les cultures de son jardinier.

En ce qui concerne l'arboriculture et la pomologie, la Commission ne peut qu'exprimer sa satisfaction pour le soin que le sieur Chagnas apporte dans ses cultures. Elle a remarqué dans la serre un Palmier (Latai2ia borbonica) de toute beauté, lequel va subir les chances d'une déplantation, car il atteint le sommet de la serre. Cet arbuste, d'une grande valeur, mérite bien les frais considérables que va nécessiter sa transplantation, par l'enlèvement d'un certain nombre d'arceaux de la serre sur une largeur de 4 mètres au moins, et par la construction d'une serre spéciale destinée à le protéger.


Elle a également admiré un Bananier (Musa ensete) aux feuilles gigantesques, présentant une végétation luxuriante, un Dattier (Daclylifera) en belle venue, un Araucaria imbricata, d'une grande taille, découronné, il est vrai, par la gelée de l'hiver dernier, mais intact dans ses autres parties on espère que cet arbre aura repris toute sa beauté dans une année ou deux; en effet, une végétation nouvelle se produit vers le sommet et semble devoir rétablir une tête.

L'espace réservé aux arbres d'ornement est trop restreint, on a cependant tiré bon parti du terrain disponible. Le jardin fruitier est en plein rapport les arbres sont bien conduits, chargés de fruits d'une grosseur plus qu'ordinaire, et les résultats obtenus plaident grandement en faveur de la taille longue, qui a été pratiquée.

Rendant justice à dix années de travail et d'efforts intelligents et persévérants, la Commission est unanime pour adresser des félicitations au sieur Chagnas pour ses cultures, et lui accorder un premier prix.

Séance du 19 septembre 1880.

APPORTS.

La Commission maraîchère est composée de MM. Bahuaud (René), Chollet et Bouvet.

M. Chasle (Julien) a déposé un Melon d'Archangel verdâtre, ayant une chair peu épaisse, peu fondante, et d'une qualité bien inférieure à celle de nos cantaloups; c'est un produit de graines de la Société;

Deux Aubergines violettes longues, dont l'une surtout est arrivée à très bonne maturité;

Une botte de Radis blancs, gros et bons

Une tige de Soja hispida avec des fruits assez nombreux.


Des remercîments sont accordés à M. Chasles pour le Melon et le Soja hispida et un point pour les Radis et Aubergines.

M. Richard (Jules) obtient un point pour un Chou Cabu de Saint-Denis et un Chou rouge pommé.

M. Chesneau jardinier à Toutes-Aides présente Un céleri rave d'Erfurth (graines de la Société 1880) une Chicorée frisée de Ruffec (graines de la Société 1880) une Chicorée scarolle beglaise (graines de la Société 1880) une Chicorée scarolle très large (graines de la Société 1880). Le Jury accorde un point.

M. Gouleau présente deux assiettes de raisins assortis Alicante de Florence, médiocre. Perle impériale, 2e qualité. Ouillade précoce, bon. Chasselas Négrepont, 2e qualité. Chasselas de Florence, bon. Chasselas de Madère, beau, un peu plat. Black Prenia croquant, assez bon. Tockay des Jardins, beau, mais médiocre. Muscat précoce, serré, beau et bon.

Le Jury accorde deux points.


COMMISSION POMOLOGIQUE. EXTRAIT DE SES PROCÈS-VERBAUX. 1880.

La Commission poinologique sous la présidence de M. de la Jousselandière, a décerné les récompenses suivantes 1° Médaille d'argent de 2,e classe à M. Bureau (Mathurin), chemins du haut Moreau, pour une très belle poire de semis dont le nom sera connu plus tard

Médaille d'argent de 1 fe classe à M. Riselet, chemin de Longchamps, pour sa taille de pêchers et la beauté de ses fruits

Rappel de médailles à M. Lescomère pour ses fruits cultivés sous verre

Mention honorable à M. Quiquandon pour sa poire de semis Lucie Quiquandon

3° Mention honorable à M. Chasle, rue des Orphelins, pour un cerisier en espalier de la variété dite Anglaise, très bien conduit et couvert régulièrement de très beaux fruits.


EXTRAITS DES PROCÈS-VERBAUX

DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ ET DES RÉUNIONS DU BUREAU.

Séance du janvier 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Le procès-verbal de la séance du 1\ décembre 1879 est lu et adopté.

M. le Secrétaire général donne connaissance des démissions de M. Delaunay de Saint-Denis, comme vice-président de MM. Chatelier, Thibault (Emile) et frère Louis, comme membres de la Section de floriculture, ce dernier ayant désiré quitter cette Section pour entrer dans celle de pomologie.

M. Caillard (Frédéric) déclare ne pouvoir faire partie de la Section d'arboriculture.

M. Gillard prie également de le remplacer dans le Comité d'organisation.

Le Bureau, dans une prochaine réunion, s'occupera des présentations à faire à l'assemblée pour remplacer les non acceptants ou les démissionnaires.

M. le Président donne lecture des lettres de démissions de MM. l'Huillier et Duhoux.

M. le Secrétaire lit le rapport annuel de M. le Bibliothécaire.

M. Bellain donne ensuite lecture d'une lettre de M.


Boisselot et d'un article du même, inséré dans la Revue horticole.

Cet article concerne particulièrement les variations très grandes qu'on remarque souvent dans les fraisiers. Diverses observations sont échangées à ce sujet et le Président émet le vœu que des renseignements soient pris et communiqués à la Société sur l'origine de la Fraise cornue, espèce essentiellement nantaise et qui tend à se perdre et à être remplacée par des variétés plus fertiles, plus grosses peutêtre, mais assurément moins bonnes.

M. Georget père, propriétaire, rue des Bous-Français, est présenté par MM. Leclaire et Bouvet.

M. de la Jousselandière donne ensuite lecture des procès-verbaux de la Section de pomologie.

M. Thibault est prié de faire le rapport sur les brochures du mois de décembre dernier.

Réunion du Bureau du 9 janvier 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Les procès-verbaux des 24 novembre et 26 décembre sont lus et adoptés.

L'ordre du jour porte la formation d'une liste de Sociétaires à présenter à l'assemblée, pour compléter les diverses Sections.

Le Bureau désigne provisoirement:

Pour la Section de floriculture MM. Léonard, Lotz, Bras, Moulliéras, Robert, pharmacien, Herbelin et Boissier. Il sera fait des démarches auprès de ces Messieurs, pour s'assurer de leur acceptation.

MM. P. Champenois, Lemaitre et Lemonnier sont présentés pour la Section d'arboriculture, et M. Echenoz pour la Section d'organisation des fêtes.


Le Bureau remet à une prochaine séance l'élection à faire parmi les candidats proposés, et prie M. Pichery de faire des démarches pour faire accepter la vice-présidence à quelques Sociétaires qui lui sont désignés.

Séance du 18 janvier 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au bureau MM. Rouxel, Leclaire, Bellain et Péan.

Le procès-verbal du 4 janvier est lu et adopté. M. le Président procède au dépouillement de la correspondance.

Les brochures sont remises à M. Bellain, pour le rapport mensuel.

M. le Président fait part à l'assemblée des décès de M. Moreau, inspecteur voyer, et de M. Durand, économe de l'Hôtel-Dieu, tous les deux membres de la Société. Lettres de démission de MM. Poinson, sculpteur, et Besnard, commerçant.

M. Georget, propriétaire, présenté à la dernière séance, est admis comme membre résidant.

M. Eugène Lépine, jardinier à la Chaussée, en Saint-Paul de Rezé, est présenté par MM. René Bahuaud et Jean Lépine. M. le Trésorier donne lecture de son rapport sur le budget de l'année échue l'assemblée exprime, par ses applaudissements, sa satisfaction' pour le résultat financier constaté par M. Leclaire. Une Commission, composée de MM. Saboureau, Bouvet et- Bulty, est chargée de vérifier les comptes du Trésorier.

M. Ruillé de Beauchamp présente une Poire non classée. Ce fruit est renvoyé à la Commission pomologique. M. de la Jousselandière présente une Poire de la variété


Bergatnntte Hertrick, qui semble être la même 'que la BcrgamoUe de Strycker, fruit classé de première qualité. (Dictionnaire ̃pomologique d'André Leroy.)

M. Rabreau demande qu'à l'occasion de la distribution des graines, la Commission chargée des achats veuille bien faire imprimer et distribuer aux Sociétaires présents une petite notice succincte sur la nature, l'époque du semis, et la provenance des graines qui seront distribuées la dépense sera minime et, par ce moyen, chaque possesseur de graines provenant de la Société, pourra savoir ce qu'il sème, et suivre avec plus d'intérêt les produits qu'il obtiendra. Les frais seront en dehors des crédits votés. Cette proposition donne lieu à plusieurs observations et est adoptée.

Un membre fait remarquer que, contrairement à ce qui était convenu, il est remis des billets de la tombola aux Sociétaires arrivant à la fin de la séance.

Ce fait ne devra pas se renouveler le Président donnera ordre au vaguemestre de n'en distribuer que pendant la première demi-heure des séances.

La discussion est ensuite ouverte sur les désastres produits par les froids excessifs que nous venons de subir. Cette question importante donne lieu à l'échangé de nombreuses et intéressantes observations.

En résumé, un mal considérable a été produit par le froid et le verglas mais il ne sera sérieusement appréciable que dans quelques mois, lorsque la sève se mettra en mouvement.

Réunion du Bureau du 23 janvier 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHE T.

Sont présents MM. Rouxel, Bellain, de la Jousselandière, Pichery et Evellin.


La réunion a pour objet d'arrêter la liste des personnes présentées pour compléter les Commissions.

M. Bellain annonce que M. Echenoz consent à faire partie de la Commission d'organisation.

M. P. Champenois accepte également d'entrer dans la Section d'arboriculture.

M. Pichery, chargé de voir quelques Sociétaires pour constituer la Section de floriculture, pense que M. Léonard, pharmacien, accepterait d'entrer dans cette Section et d'en être le Secrétaire niais il reste encore à présenter deux autres membres, et M. Pichery est prié de continuer ses démarches dans le plus bref délai, afin que M. Leclaire puisse faire imprimer les bulletins de vote.

Le Bureau continuera ses recherches pour la. désignation d'un vice-président.

Séance du 1er février 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Lectaire, Rouxel, Grenet, Péan et Bellain.

Le procès-verbal du 18 janvier est lu et adopté. Avant le dépouillement de la correspondance, M. le Président rappelant les perles immenses que vient de subir l'horticulture demande à rassemblée de désigner une Commission nombreuse et, pour ainsi dire, ouverte à tous les Sociétaires, pour préparer un rapport sérieux et complet sur les désastres produits par l'hiver si rigoureux de 1879. Ce travail considérable ne peut être entrepris et mené à bonne fin qu'avec le concours de tous les Sociétaires. M. le Président demande, en outre, qu'une lettre circulaire, qu'il a préparée et dont il donne lecture, soit adressée à tous les présidents des Cercles horticoles des départements.


Tous les renseignements qui nous parviendront de tous les côtés seront centralisés par la Commission et consignés dans un rapport précis et scientifique. Tous les moyens de publicité seront employés pour arriver à une enquête complète, et la Société entière se trouvera engagée dans une œuvre qui, tout en l'honorant, fournira pour l'avenir un document précieux et vrai.

L'assemblée tout entière approuve non-seulement l'idée de son Président, mais aussi la lettre destinée à être adressée aux Sociétés scientifiques de France.

Bien que la Commission chargée de préparer ce travail soit ouverte à tous les Sociétaires, le Président nomme plus spécialement pour en faire partie

MM. Saboureau, E. Thibault, frère Louis, de la Jousselandière, Delaunay de Saint-Denis, Vidal, Evellin, Chatelier, Louis Brunelière, Louis Cassard, Jules Bruneau, Henri Bruneau, Adolphe Leflèvre jjls aîné, Henri Lefièvre, Henri Guichard fils, Lalande jeune, René Bahuaud, François Richard, Rochais, Bras, Boissier, Messine, Bellain, Dr Blanchet, Trémant, Julien Bahuaud, Caillé aîné, Gouleau, Rabreau.

Cette Commission sera convoquée le mardi 3 courant pour nommer son Président et son Rapporteur, et pour jeter les bases de son travail.

M. le Président dépouille ensuite la correspondance imprimée et la remet à M. Bellain.

Il est ensuite donné lecture

1 D'une lettre de M. Fougères, de Saint-Mars-la-Jaille, concernant le rendement de 35 variétés de pommes de terre, qu'il a semées et dont il a étudié la culture. Ce travail intéressant mérite les remercîments de l'assemblée '2° D'une lettre de démission de M. Lefeuv.re, comme sous-bibliothécaire.


Il sera pourvu au remplacement de M. Lefeuvre en même temps qu'à celui des membres non acceptants des diverses Commissions.

Le scrutin est ouvert pour la réception de M. Eugène Lépine, jardinier à la Chaussée en Saint-Paul de Rezé. M. Lépiae est reçu, à l'unanimité, membre résidant. M. Maugras prend le nom des votants.

Sont proposés à l'admissjon

M. Dumont, directeur de la fabrique d'allumettes chimiques, côte Saint-Sébastien, par MM. Maugras et René Bahuaud

M. Huchet (François), jardinier chez M. de Belle-Ile, à la Chevrollière.

M. Rabreau présente une série de Poires et de Pommes, pour faire constater les effets de la gelée sur ces fruits. M. Bellain présente une poire dont il désire connaître le nom

Une série de fruits plus ou moins gelés, pour faire constater l'effet du froid sur ces variétés.

Ces apports sont renvoyés à la Section pomologique. M. le Président annonce à l'assemblée le décès de M. Musquer, membre de la Société depuis 20 ans. Avant l'ouverture du scrutin pour les élections complémentaires, le Président demande à l'assemblée s'il ne serait pas nécessaire de préparer l'élection d'un vice-président. L'assemblée décide que le choix d'un candidat à cette fonction si importante de la Société, sera confié à une Commission qui présentera un ou plusieurs candidats. Le Bureau complètera cette Commission qui, provisoirement, est composée de MM. Bureau, Butty, Lemaître, Bouvet, Saboureau.

M. le Secrétaire général fait observer qu'un très grand nombre de Sociétés nous adressaient autrefois leur Bulletin


et ne le font plus depuis longtemps. Il demande l'autorisation de s'occuper de cette situation et de renouer, autant qu'il sera possible, ces relations interrompues. Une circulaire pourra être envoyée, en même temps que notre Bulletin de 1879, aux Sociétés dont il est question. M. le Secrétaire fera pour le mieux des intérêts extérieurs de la Société. Après ces décisions d'intérêt majeur, il est procédé aux élections complémentaires des Commissions. Le scrutin donne les résultats suivants

COMMISSION D'ORGANISATION.

M. Echenoz directeur de la Compagnie générale des eaux, 60 votants, 59 voix.

COMMISSION D'ARBORICULTURE.

M. Champenois (P.), 60 votants, 58 voix.

COMMISSION DE FLORICULTURE.

MM. Boissier, Léonard et Bras sont élus.

M. Butty est nommé bibliothécaire-adjoint.

Il est ensuite procédé au tirage de la tombola.

Réunion du Bureau dit 6 février 1880.

PRÉSIDENCE DE M. ROUXEL.

Sont présents MM. Leclaire, Bellain, Pichery, Evelliu, Grenet.

M. Saboureau assiste a la réunion comme Président de la Commission chargée de la vérification des comptes du Trésorier.

Le procès-verbal du T6 janvier est lu et adopté. M. le Trésorier donne lecture du rapport de la Commission chargée de vérifier ses comptes. A la suite de


quelques observations présentées, an nom de la Commission, par M. Saboureau et quelques indications faciles à suivre pour l'avenir, le compte pour 1879 est approuvé. Le rapport de la Commission sera lu à la prochaine séance. M. le Trésorier donne ensuite connaissance du projet de budget pour 1880. Ce budget donne lieu à quelques modifications et le Bureau décide qu'il ne pourra être arrêté définitivement qu'à une prochaine séance et soumis à l'assemblée.

Il y aura lieu, également, de s'occuper plus tard de l'organisation de la Commission de floriculture, qui n'a pu, jusqu'à présent, se compléter.

Le Bureau est informé que la Commission d'enquête sur les désastres causés par le froid, nommée par la Société à la séance du 1er février, s'est réunie le 3 et a nommé pour son Président M. Saboureau M. Delaunay de Saint-Denis, en a été nommé vice-président et M. Thibault, secrétaire.

Séance du 15 fëvrier 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Rouxel, Grenet, Leclaire et Péan.

Le procès-verbal du 1er courant est lu et adopté. M. Delaunay de Saint-Denis fait connaitre que la Commission chargée d'étudier les désastres causés par l'hiver s'est réunie et s'est constituée.

La Commission agira avec prudence, afin de faire un travail sérieux et complet.

M. Delaunay de Saint-Denis donne lecture d'un catalogue de MM. Levesque et fils, rosiéristes de Paris, duquel il résulte que le mal n'est peut-être pas aussi grand qu'on


avait lieu de le craindre puisque ce catalogue offre encore des espèces de Rosiers presque aussi nombreuses que précédemment.

M. Durand (Pierre), jardinier chez M. Le Blay, chemin de Vertou, est présenté par MM. François Richard, Chatelier et Guichard.

M. le Président fait le dépouillement de la correspondance et donne lecture d'une lettre de M. le Secrétaire de la Société horticole de l'Aube, demandant l'échange de nos publications.

M. Bouvet fait connaître que la Section d'arboriculture s'est constituée, elle a nommé

M. Bureau, président;

M. Bouvet, secrétaire;

MM. Chatelier, Gillard, Maugras et Chollet sont priés de se joindre à la Commission chargée de présenter un candidat à la vice-présidence.

M. Hourdin présente à la lecture un article tiré de l'Ami de la Vérité, indiquant le moyen de rendre les pommes de terre gelées propres' à l'alimentation. M. Delaunay de Saint-Denis donne à ce sujet quelques explications qui confirment l'exactitude des renseignements donnés par ce journal.

M. Dumont est admis comme membre résidant.

M. Bouvet communique le rapport de la Commission chargée de vérifier les comptes du Trésorier.

Il constate la bonne tenue et la régularité des écritures. De chaleureux remercîments sont adressés à M. le Trésorier. Séance du 7 mars 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Rouxel, Leclaire, Péan, Grenet et Bellain.


Le procès-verbal du 15 février est lu et adopté. A propos du passage de ce procès-verbal, où il est question du catalogue des Rosiers de M. Levesque de Paris, plusieurs Sociétaires font observer que sur presque toutes les cultures du département et dans les pays voisins, les Rosiers écussonnés sur haute tige ont presque tous gelé, surtout les thés et les noisettes. La plupart des Rosiers francs de pied ont, au contraire, résisté partout. M. le Président procède au dépouillement de la correspondance, et, après avoir indiqué les ouvrages reçus, donne lecture des pièces suivantes

10 Lettre du Secrétaire général du Cercle horticole du Nord, accusant réception de l'envoi de la circulaire de notre Président. Il indique en même temps qu'une Commission nommée par la Société de Lille sera chargée de constater dans la région les désastres occasionnés par l'hiver de 1879;

Lettre du Secrétaire de la Société d'horticulture de Senlis conçue dans le même sens et accompagnant l'envoi de ses Bulletins de janvier et février;

3° Lettre du Président de la Société d'horticulture de Soissons, nous annonçant également la nomination d'une Commission et demandant l'échange de nos publications; Lettres des Secrétaires des Sociétés d'Elampes, La Roche-sur-Yon, Toulouse et Rochefort-sur-Mer, acceptant l'échange de nos puhlications;

M. Baltet, de Troyes, demande cet échange au nom de la Société horticole, vigneronne et forestière de l'Aube; 5° Lettre de démission de M. Gauthicr, de Pornic 6° Lettre du Président de la Commission de l'Exposition horticole de Périgueux demandant le concours de notre Société. Elle est accompagnée d'exemplaires du règlement et est signée du Maire de Périgueux.


Un questionnaire de la Commission d'enquête des boissons est renvoyée au Comice agricole de notre département. Après le dépouillement de cette nombreuse correspondance, M. le Président donne connaissance à l'assemblée d'un article du Bulletin de la Société centrale d'horliculture de France. Cette circulaire, qui se rapporte aux travaux de notre Commission d'enquête, est suivie d'un questionnaire auquel il devra être répondu dans le plus bref délai. Ce numéro du Bulletin est remis au Secrétaire de la Commission.

Il est ensuite donné lecture d'un article du Petit Journal traitant de la question du froid et des effets de la neige sur la terre, en ce qui concerne la température des couches qui se trouvent sous la neige.

Sont présentés à l'admission

MM. Henri Angot, comptable, rue des Pénitentes, par MM. A. Rochard et Péan.

Donatien Hennequin, jardinier à la communauté des fidèles Compagnes de Jésus, rue de Gigant, 48, par MM. Hourdin-Perro et Péan.

Méon, fleuriste, place Saint-Pierre, 1, par MM. Maugras et Letessier.

Debey, capitaine en retraite, rue de l'Hermitage (route de Rennes), par MM. Bregeon, Bobé et Vigneron. Hervouet (Pierre), jardinier, chez MUe de Quily, au château de la Maillardière (Sorinières), par MM. J. Diard et Jules Richard.

M. le Président de la Société académique de Nantes, écrit qu'il a désigné trois de ses collègues pour se joindre à notre Commission d'enquête et l'aider dans son travail. L'assemblée décide que MM. les délégués de la Société académique seront convoqués avec nos commissaires. MM. Huet et Durand, présentés aux dernières séances


sont admis à l'unanimité. Il est ensuite procédé au scrutin pour la nomination d'un vice-président.

M. Saboureau ayant obtenu toutes les voix, est proclamé deuxième vice-président à la grande satisfaction de l'assemblée.

M. Ruillé de Beauchamp offre à la Société des greffes d'un Pommier de très bonne qualité.

M. Bellain remet à M. le Président de la Section des graines, les 7 variétés suivantes de Haricots en le priant d'en faire la distribution.

Des remercîments sont votés à M. Bellain, surtout parce qu'il fait don de Haricots, provenant de semences distribuées les années précédentes par la Société

H. Aigle. H. Joh Paxton. H. de Mac Millan. H. beurre ivoire bicolore. H. beurre lenticulaire bicolore. H. de Belle-Ile. H. zébré gris.

M. Thibault dépose sur le Bureau une fleur d'Echeveriâ ou Rcchea.

M. le Président donne connaissance d'une proposition signée d'un très grand nombre de Sociétaires pour l'achat de plusieurs ouvrages horticoles d'une haute importance. Cet achat est voté M. le Bibliothécaire en est chargé. MM. Huet et Durand sont admis membres résidants. Le tirage de la tombola a lieu ensuite.

Séance du 21 mars 1880.

PRÉSIDENCE DE M- BLANCHET.

Sont présents au Bureau: MM. Rouxel, Leclaire, Saboureau, Péan et Butty.

Le procès-verbal du 7 mars est lu et adopté.

M. Rouxel fait observer qu'à la suite des remercîments faits à M. Bellain pour Io don des Haricots provenant de


graines de la Société, on a manifesté le regret que cet exemple ne soit pas suivi plus souvent il désire que cette observation soit consignée, au procès-verbal.

M. le Président lit •.

1° Une lettre de la Société de Bourges, acceptant l'échange de nos publications

'2° Une lettre de M. le Président de la Chambre de Commerce autorisant la Société à disposer de la salle de la Bourse pour y faire sa distribution annuelle de graines; 3° Une lettre de la Société d'horticulture de Laval, demandant nos Annales 1879;

4° Une lettre de la Société d'horticulture de la HauteGaronne, donnant des renseignements sur les désastres causés par l'hiver

Une lettre de M. Rieffel, de Grand-Jouan, dans le même sens.

M. Gaillard, banquier, rue Poissonnerie, est présenté par MM. Chollet, Pesneau et Péan.

M. Delaunay de Saint-Denis donne lecture de son rapport sur les brochures. Des remercîments lui sont adressés.

MM. Angot, Hennoquifl, Mcon, Debcy et Hervouet sont admis comme membres résidants.

M. Chiitelier fait une distribution de diverses sortes de graines.

M. le Trésorier prie l'assemblée de vouloir bien considérer la démission de M. Gauthier comme non avenue. Réunion du Bureau et des Commissions du Jury, le 3 avril 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents: MM. Rouxel Bellain, Péan, Leclaire,


Bras, Pichery, Léonard, Butty, frère Louis, Louis Brunellière, Cassard père, Bouvet, Denorus, Delaunay de SaintDenis, Henri Lefièvre et Adolphe Lefièvre.

MM. Grenet et Saboureau se font excuser par lettres. L'ordre du jour appelle la discussion sur le projet d'exposition pour 1880.

Tous les membres présents votent en principe l'organisation d'une exposition pour cette année. Quant à l'époque à choisir, M. Pichery propose la fin de juillet ou le commencement d'août. Cette date n'est pas adoptée et en dernier résultat, l'assemblée, à l'unanimité, fixe l'ouverture de l'Exposition au 30 septembre celle-ci se continuera les 1er, 2 et 3 octobre, et aura lieu sur le cours SaintPierre, si l'Administration municipale nous accorde l'autorisation d'en disposer.

Le Comité d'organisation prendra les mesures nécessaires pour ne pas dépasser le chiffre qui lui est alloué au budget et le Jury, qui va préparer le programme des concours, veillera, lui aussi, à ne pas dépasser la somme fixée pour le total des nombreux prix qui doivent être distribués. Le Bureau émet le vœu que le programme soit préparé par le Jury le plus promptement possible et distribué immédiatement après aux horticulteurs.

Séance du 4 avril 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Rouxel, Leclaire, Bellain, Péan et Butty.

Le procès-verbal du 21 mars est lu et adopté. M. le Président procède au dépouillement de la correspondance imprimée et la remet à M. de Delaunay de SaintDenis qui veut bien se charger d'en faire le rapport. Il est ensuite donné lecture des lettres ci-après


1° De M. le Secrétaire de la rédaction de l'Institut expérimental agricole du Rhône, et des Sociétés d'horticulture de Montmorency, de Chartres, et de la Sarlhe, acceptant l'offre d'échange de nos publications.

M. Gaillard, banquier, présenté le 21 mars, est admis membre résidant M. Gillard prend les noms des votants. Sont présentés ̃.

M. Francis Régaré, maison Suzer, quai de Versailles par MM. Bouëdron fils et Bernier

M. Alizon, notaire, rue de Gorges par MM. Maugras et Emile Peneau

M. Jean-Marie Savariau, propriétaire, rue Fouré par MM. Debay et Brégeon

M. Emile Jutard, commerçant quai Brancas par MM. Péan et Voland

M. Baptiste Clenet, maraîcher à Sainte-Luce, par MM. Pariche et Buol

M. Vannier, propriétaire, escalier Sainte-Anne, par MM. E. Péneau et Péan

M. Georges Blanc, avocat, rue Voltaire, 3, par MM. A. Péan, Blanchet, Delaunay de Saint-Denis et E. Chollet. M. Bellain lit un rapport sur les brochures qui lui ont été confiées.

Il donne ensuite lecture, au nom du frère Louis, d'un rapport sur les apports faits à la dernière séance, et d'une notice qui lui a été envoyée par M. Brierre, de SaintHilaire-de-Riez, sur les Pois de Chine distribués à la Société.

M. Thibault fait un rapport verbal sur les brochures de la dernière quinzaine et prie le secrétaire de lire dans la Revue horticole, un article sur le Primula capitata, distribué à la Société par les soins de la Commission des graines. A la suite de ces communications, M. le Président


prévient les membres présents que l'Exposition a été fixée aux 30 septembre, 1", et 3 octobre. Avis en sera donné par la voie des journaux le programme sera distribué aussitôt qu'il aura été préparé par les Sections réunies. M. le Président invite ensuite les Sociétaires qui doivent faire des demandes de visites, à les faire autant que possible le même jour de la semaine, le dimanche, alin que le Jury ne soit pas occupé chaque jour à des visites qu'il pourrait faire en une seule tournée.

Le Président rappelle également aux membres des Commissions du Jury, qu'aux termes de l'art. 44 du règlement, elles ont à rédiger un questionnaire comprenant les sujets qu'elles désirent soumettre à l'étude de la Société.

M. le Président désigne M. Hourdin pour compléter la Commission chargée d'examiner les apports de la séance. Le tirage de la tombola a lieu ensuite.

Réunion du Bureau du 17 avril 1880.

PRÉSIDENCE DE M. ROUXEL.

Sont présents MM. Leclaire, Bureau, Grenet, de la Jousselandière, Bellain et Bras.

M. de la Jousselandière fait observer qu'il eût été désirable de convoquer, en même temps que le Bureau, le Secrétaire du Jury, M. Bouvet, rédacteur du procès-verbal de la dernière séance des commissions réunies.

M. le Président pense que cela eût pu se faire, mais à la condition toutefois que M. le Secrétaire du Jury n'eût que voix consultative.

M. de la Jousselandière donne lecture du procès-verbal de la réunion des sections formant le Jury, dont il a été nommé présidenl, et M. Bouvet, secrétaire.


Le projet de programme pour l'exposition d'automne de 1880, est ensuite lu, article par article. discuté par le Bureau et adopté en son entier, après quelques changements de peu d'importance.

M. de la Jousselandière est prié de vouloir bien s'occuper de le faire imprimer dans le plus bref délai, afin d'en accélérer la distribution.

Séance du 18 avril 1880.

PRÉSIDENCE DE M. ROUXEL.

Sont présents au Bureau MM. Bellain, Leclaire, Péan et Grenet.

Le procès-verbal du 4 avril est lu et adopté.

Lé Président opère le dépouillement de la correspondance et la remet à M. Delaunay de Saint-Denis, qui veut bien continuer d'en rendre compte.

Il est donné lecture de lettres des Présidents des Sociétés d'horticulture du Doubs et de la Seino-Inférieure, nous informant des expositions qui auront lieu dans ces deux départements, et nous invitant à y prendre part. Lettre du Ministre de l'Agriculture invitant la Société à nommer un délégué chargé de la représenter au Concours régional agricole de Rennes, qui aura lieu du 15 au 25 mai prochain.

Le scrutin est ouvert pour l'admission de MM. Clenet, Georges Blanc, Vannier, Jutard, Alizon, Savariau et Regaré, présentés aux séances précédentes.

Ces Messieurs sont tous reçus membres résidants à l'unanimité. M. Gervais prend les noms des votants. Sont présentés à l'admission

M. Charles Schmitt, propriétaire, quai Jean-Bart, 3, par MM. Grainetier et Chatelier


M. Edouard Battier, tailleur, rue de la Pérouse, par MM. Druneau et Péan.

M. Delaunay de Saint-Denis donne lecture de son rapport sur les dernières publications.

M. Thibault lit une notice qui lui a été adressée par M. Blanchard, de Brest, sur la Lunaire à fleurs blanches, dont il nous avait été envoyé des graines l'année dernière. En même temps que cette note, M. Blanchard fait présenter une branche fleurie de la Lunaria alba.

M. le Président informe l'assemblée des décès de MM. Monnier-Silardière et Paul Bayon, membres de la Société. M. le Secrétaire général prévient l'assemblée qu'il présentera au Bureau une proposition, afin d'assurer au convoi de nos sociétaires la présence oficielle d'un certain nombre de membres de la Société d'horticulture. M. Salmon, fabricant de chocolat, à la Collinière, est présenté par MM. Roux et Bellain.

Réunion du Bureau du 30 avril 1880.

PRÉSIDENCE DE M. KOUXEL.

Sont présents: MM. Saboureau, Grenet, Leclaire, Bureau, de la Jousselandière, Pichery et Péan.

Le procès-verbal du 17 est lu et adopté.

M. le Président a reçu du jardinier de Mm8 Fruchard, demeurant au Calvaire, en Basse-Indre, une demande de visite pour ses jardins.

M. le Trésorier porte à la connaissance du Bureau que la Commission du logement est en pourparlers pour un nouveau local, pour la location duquel nous pourrions nous entendre avec le Comice central agricole.

M. de la Jousselandière distribue aux membres présents le programme de l'Exposition.


Séance du 2 mai 18*0.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Rouxel, Saboureau, Leclaire, Grenet.

M. Th. Chollet remplit les fonctions de Secrétaire. Le procès-verbal du 18 avril est lu et adopté.

M. le Président donne lecture d'une lettre de M. Gouleau, lui annonçant qu'il vient d'acheter l'établissement de M. Lalande aîné, boulevard Saint-Aignan.

M. le Président annonce à l'assemblée le décès de M. Constant Massion.

M. Delaunay de Saint-Denis donne lecture d'une lettre de M. Blavet, président de la Société d'horticulture d'Etampes, relative à une plante légumineuse connue sous le nom de Soja hispida. Cette lettre est accompagnée d'une petite quantité de graines de cette nouvelle plante. La distribution de ces graines est faite entre MM. Delaunay de Saint-Denis, Evellin, Jules Richard, Bretonnière, R. Bahuaud, Chasle, frère Louis et Blondeau, qui s'engagent à nous approvisionner de graines pour 1881.

M. Evellin veut bien se charger du rapport du mois, sur les brochures reçues en avril.

Il est donné lecture d'une circulaire du Cercle horticole du Nord, nous adressant un tableau questionnaire pour résumer les principales observations que nous pourrions faire sur les dégâts occasionnés par la gelée de l'hiver 1879-1880. Une circulaire de la Société centrale de Nancy nous avise des nouvelles conditions restrictives pour éviter le phylloxéra. Avec ces conditions, le commerce des arbres et arbustes devient très difficile et l'expédition des plantes en pots ou en mottes est rendue impossible. Devant cette situation, M. le Président croit devoir écrire à la Société


centrale de France pour s'associer aux mesures prises par les autres Sociétés, en vue de réclamer l'abolition de ces dispositions si restrictives.

M. Baltet (Charles), horticulteur à Troyes, fait hommage à la Société, de son ouvrage sur l'At't de greffer, et de trois autres brochures.

M. Evellin veut bien se charger d'analyser ces ouvrages et M. le Président remerciera l'auteur au nom de la Société. La Société d'agriculture des Bouches-du-Rhône nous avise qu'elle nous adressera désormais ses publications en échange de nos Annales.

M. Evellin lit un rapport sur une visite faite chez MM. Langlois, à Chantenay, et Méchineau.

M. Léonard donne également lecture de divers rapports sur des visites faites.

M. Delaunay de Saint-Denis communique à l'assemblée un rapport très intéressant sur les brochures qui lui ont été confiées le 18 avril.

MM. Schmitt, Battier et Salmon sont admis membres résidants.

Sont présentés a l'admission

M. Louis Boisseau, propriétaire, rue de la Clavurerie, par MM. Hourdin et Dayre-Nieto;

M. Gourmeletz, cafetier, place Saint-Pierre, par MM. Boidron fils et Fouchard;

M. Francis Pelletier, propriétaire à Pont-Rousseau, par MM. Olive, Cormier et Péan

Mme Mangnier, propriétaire, rue Mondésir, 7, par MM. Blanchet et Leclaire.

Séance du 17 mai 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Rouxel, Saboureau, Le-


claire, Grenet et Wieland, ce dernier faisant les fonctions de Secrétaire en l'absence du Secrétaire général et du Secrétaire adjoint.

Le procès-verbal du 2 mai est lu et adopté.

M. le Président dépouille la correspondance et remet les brochures à M. Evellin, qui se charge d'en faire le compte rendu, puis il donne lecture

1° D'une lettre du Président de la Société d'horticulture et de botanique du centre de'la Normandie répondant à sa demande d'échange d'Annales et nous annonçant l'envoi de leurs publications déjà parues

2° D'une circulaire du Président de la Société d'agriculture, d'horticulture et d'acclimatation du Var, nous informant de la formation de cette Société, par la réunion du Comice agricole et de la Société d'horticulture et d'acclimatation de Toulon, et nous demandant l'échange de nos Annales;

3° D'une circulaire de la Société d'horticulture d'Etampes annonçant son Exposition cette circulaire est accompagnée du programme de ladite Exposition

D'une lettre de démission de M. Bureau, propriétaire, rue Porte-Neuve

D'une lettre de M. le Maire de Nantes, demandant l'avis de la Société sur le projet de transporter le marché aux fleurs sur le boulevard Delorme. La majorité des membres présents est d'avis que ce point de la ville n'est pas assez central pour y établir le marché. Sur la proposition de M. Saboureau, d'en référer aux horticulteurs qui vendent sur la promenade de la Bourse, MM. Maugras et Ollive sont délégués à cet effet. De l'enquête faite sur le champ, par ces Messieurs, il résulte que tous les jardiniers, moins un, 41 sur 42 présents au marché, se prononcent en faveur de leur maintien sur la place de la Bourse et


ils profitent de la circonstance pour demander qu'il y ait sur cette place une borne-fontaine fonctionnant pendant la durée du marché. M. le Président répondra donc en ce sens à M. le Maire de Nantes.

M. Bouvet donne ensuite lecture, au nom du Jury, d'un rapport sur une visite faite à la propriété de Mme Fruchard, à Basse-Indre, sur la demande de son jardinier, M. Robert (André) à l'occasion de ce rapport, MM. les membres de la Société sont priés, quand ils font une demande de visite, de bien en spécifier l'objet, pour ne pas déranger inutilement les membres de toutes les Commissions et pour éviter ainsi des frais inutiles.

MM. Pelletier, Boisseau et Mme Mangnier sont admis membres résidants.

Réunion du Bureau du 28 mai 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents MM. Rouxel, Leclaire, Grenet, Pichery, Bureau et Péan.

Le procès-verbal du 30 avril est lu et adopté.

M. Leclaire donne des renseignements précis sur l'affaire du nouveau local; ces renseignements n'étant pas de nature à satisfaire le Bureau, il est décidé que l'on s'en tiendra là et que jusqu'à nouvel ordre, la Société restera dans le local qu'elle occupe.

Séance du 6 juin 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Rouxel, Saboureau, Bellain, Péan et Grenet.

Le procès-verbal du 17 mai est lu et adopté.

M. le Président fait le dépouillement de la correspon-


dance imprimée et la remet à M. Moulliéras pour le rapport d'usage.

Il est ensuite donné lecture d'une lettre de la Société de la Seine-Inférieure qui nous demande un délégué pour faire partie du Jury de son Exposition d'horticulture qui aura lieu du 26 au 31 courant.

M. Moulliéras, qui est désigné par l'assemblée pour la représenter à cette Exposition, veut bien accepter cette mission et il se rendra à Rouen pour l'époque désignée. M. le Président donne lecture d'une lettre de M. Fougères, de Saint-Mars-la-Jaille. Cette lettre accompagne divers apports qui seront soumis aux sections maraîchère et de floriculture.

M. le Président donne connaissance à l'assemblée de la lettre qu'il adresse à M. le Maire de Nantes, en réponse à la demande qui nous avait été faite par lui, sur l'opportunité du transfert du marché aux fleurs sur le boulevard Delorme. La Société approuve en tous points la lettre du Président. Le Secrétaire lit une circulaire de M. le comte de Choiseul, président de la Société de Brie-Comte-Robert et d'une lettre que M. de Choiseul nous prie de vouloir bien faire insérer dans les journaux de Nantes. Cette communication a pour objet la révision de la convention de Berne, relative à l'interdiction du transport des arbres et arbustes.de toute nature provenant des régions où sévit le phylloxera, et destinés aux Etats qui ont adhéré audit traité.

M. le Secrétaire général donne ensuite lecture d'un rapport officieux sur l'Exposition horticole de Rennes, qu'il a visitée.

Des remercîments lui sont adressés pour ce travail. Sont présentés à l'admission


M. Henri Rondeau, jardinier chez M. Heurtin, côte SaintSébastien, par MM. Heurtin et Bellain;

M. Auguste Bernard, notaire, rue Guépin, 1, par MM. Blanchet et Boutin.

M. Chesneau demande la visite de la Commission de floriculture pour ses Pelargoniums et ses Calcéolaires. MM. Bouvet et Goyard donnent lecture des rapports de leurs sections, sur les apports faits aux dernières séances. Séance du 20 juin 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Rouxel, Leclaire, Bellain, Péan et Grenet.

Le procès-verbal du 6 juin est lu et adopté.

M. le Président opère le dépouillement de la correspondance et la remet à M. Moulliéras, pour qu'il en fasse l'analyse.

Sont présentés à l'admission

M. Mouraud fils, par MM. Henri Guichard fils, de la Jousselandière et Blanchet

M. E. Couprie, négociant en vins, rue de Versailles, par MM. A. Péan, Berra et Bernier;

M. Praud, jardinier à Doulon, par MM. Henri Guichard et Th. Chollet.

M. le Secrétaire est prié de donner lecture d'une notice tirée de l'Echo forestier, intitulée .• De la végétation sur les volcans.

M. le Président lit ensuite un article très émouvant tiré de l'Union Bretonne (28 août 1865), racontant l'odyssée d'un sourd-muet, reconnu et sauvé, au milieu de circonstances incroyables, par le savant directeur de notre Ecole des sourds-muets. Cette lecture est suivie d'applaudissements


unanimes et très chaleureux à l'adresse de notre excellent et très sympathique collègue, le frère Louis.

MM. Bernard et Rondeau sont admis membres résidants. M. Bellain donne lecture du rapport du Comité de floriculture sur une visite faite chez M. Chesneau, à ToutesAides et sur les apports faits à la dernière séance. Réunion du Bureau du 2o juin 1880.

PRÉSIDENCE DE M. SABOCREiUJ.

Sont présents MM. Leclaire, Grenet, Evellin, Bras et Péan.

M. Rouxel s'excuse par lettre de ne pouvoir assister à cette réunion.

M. Leclaire communique une lettre de M. le Directeur de la Monnaie de Paris, relative aux coins qui servent à frapper nos médailles^

M. le Trésorier croit que la demande en paiement desdits coins n'est pas fondée, puisqu'ils ont été déjà payés et qu'ils appartiennent toujours à la Société. M. Leclaire aura tous les renseignements sur cette affaire.

Séance du 4 juillet 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau: MM. Leclaire, Bellain, Péan et Grenet.

Le procès-verbal du 20 juin est adopté.

M. le Président procède au dépouillement de la correspondance et remet la partie imprimée à M. Bellain chargé du rapport du mois.

Il est donné lecture des lettres suivantes

Lettre venant de Saint-Jean-d'Angely, nous proposant


l'achat d'un herbier laissé par M. le Dr Warrion, médecin au i42° de ligne.

Lettre de démission de M. Paul Geslin qui n'habite plus Nantes.

Lettre de M. le Président de la Société d'horticulture des Deux-Sèvres nous adressant le rapport résultant de l'enquête faite dans son département sur les dommages causés par l'hiver de 1879-1880.

Il y aura lieu de renvoyer ce rapport à la Société centrale d'horticulture de France, si l'envoi n'en a pas déjà été fait par les soins de la Société d'horticulture de Niort. M. Evellin lit son rapport sur les brochures reçues dans le mois de mai.

M. Bellain donne ensuite lecture des rapports des Sections maraîchère, pomologique et de floriculture, sur les apports du 20 juin.

MM. Gourmeletz, Mouraud et Couprie sont admis membres résidants.

Le tirage de la tombola a lieu ensuite.

Séance du 18 juillet 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Bellain et Butty. M. le Secrétaire donne lecture du procès-verbal du 4 juillet, qui est adopté.

MM. le Président opère le dépouillement de la correspondance et prie M. Bellain de lire un article du journal le Petit Brestois, sur la floraison de Bromelias karatas, dans la serre du jardin botanique de Brest. Cette floraison, peut-être unique en France, méritant mieux qu'une simple mention au procès-verbal, il en sera plus longuement parlé dans le rapport sur les brochures du mois.


M. le Secrétaire donne ensuite lecture à l'assemblée du rapport de M. le comte Curial, délégué de la Société d'Alençon, sur notre Exposition florale de 1879.

M. le Secrétaire prie instamment les Sociétaires qui font des apports aux séances, de vouloir bien les faire inscrire au bureau et de donner en même temps une note explicative, surtout lorsqu'il y a plusieurs objets présentés par chacun d'eux. Cela évitera des erreurs qui ont été commises par les Sections chargées de l'examen de ces apports.

M. Auguste Praud, jardinier à Doulon, présenté le 20 juin, est admis membre résidant.

La Commission maraîchère se trouve composée de MM. Evellin, Chesneau et Bouvet.

La Commission de floriculture se trouve au complet. Réunion du Bureau du 23 juillet 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents MM. Bras, Rouxel, Bellain, Bureau et de la Jousselandière.

Le but de la réunion est d'indiquer les premières dispositions à prendre en vue de l'Exposition du mois de septembre.

En l'absence du président du Comité d'organisation de la fête, le Bureau ne peut arrêter de mesures définitives. Le Secrétaire donne lecture

1° De la liste officielle des personnes qu'il y a lieu d'inviter pour visiter l'Exposition

20 De la liste des Sociétés correspondantes auxquelles il convient d'envoyer des invitations.

Ces deux listes sont adoptées.

La Commission et le Bureau se réuniront le 30 courant pour s'occuper de l'organisation des concours.


Réunion du Bureau du 30 juillet 1880.

Sont présents MM. Blanchet, président, Rouxel, Leclaire, Bellain, Bras, Bureau et Pichery.

Le procès-verbal du 23 juillet est adopté.

L'ordre du jour porte la suite des mesures à prendre pour l'organisation de l'Exposition.

L'emplacement du cours Saint-Pierre est adopté, sauf autorisation de la mairie.

Il est décidé qu'une fête de nuit pourra avoir lieu mais elle le sera aux risques et périls de l'entrepreneur, sous le patronage de la Société.

11 est toujours entendu que les sociétaires, porteurs de leur carte personnelle, auront leur entrée gratuite à cette fête.

Il est ensuite arrêté par le Bureau qu'un punch sera offert le jeudi 30 septembre au soir aux Autorités et aux Délégués des Sociétés correspondantes invités d'après la liste qui a été arrêtée le 23 juillet.

Une Commission composée de MM. Maugras, Echenoz, Bouvet, Emile Peneau Gillard et Léon Gervais, est invitée à s'occuper de l'organisition de ce punch. Sans imposer un local à la Commission, le Bureau désire qu'il soit fait choix de la salle Dagneau, qui est tout près du lieu de l'Exposition et plus au centre de la ville.

Le Bureau décide qu'il sera envoyé des invitations personnelles pour être membres de notre Jury, à MM. Baltet de Troyes, Vilmorin de Paris et Boncenne de Fontenay-le-Comte.

Lé Bureau ne juge pas à propos de donner suite à une proposition qui lui est adressée par un sociétaire de donner, au lieu d'argent ou de médailles, des objets d'art en prix aux exposants.


L'époque est trop avancée pour s'occuper de cette question les programmes sont faits les prix et leur valeur y sont indiqués il n'y sera donc rien changé au moins pour cette année.

Sur une proposition de M. le Trésorier, des livrets à souche seront déposés aux guichets des portes d'entrée à l'Exposition et serviront à la fois de cartes d'entrée et de moyen de contrôle.

Toutes les cartes remises aux sociétaires, invités, etc., seront d'une seule couleur les lettres d'invitation spéciale, dont le nombre du reste est très restreint, seront valables pour toute la durée de l'Exposition et des fêtes elles ne seront pas retirées aux porteurs et seront personnelles. Le nom sera indiqué sur la lettre.

Séance du 1er août 1880.

PRÉSIDENCE DE M. ROUXEL.

Sont présents au Bureau MM. Bellain Leclaire et Butty.

Le procès-verbal du 18 juillet est lu et adopté. La correspondance imprimée est dépouillée et remise à M. Bellain.

M. le Président fait part à l'assemblée des décès de MM. Adolphe Lefièvre père, Lalande-Gergaud et Vincent membres de la Société.

Sont présentés à l'admission

M. Benjamin Alix, cordonnier, Basse-Grande-Rue, par MM. Butty et Besnard

M. Victor Mellereau, propriétaire, route de Paris, près l'octroi, par MM. Buquet et Butty

M. Louis Mouraud, horticulteur, rue Hauts-Pavés, par MM. J. Richard, J. Chollet et Guichard fils.


M. Bellain donne lecture de son rapport sur les brochures reçues en juillet.

M. Bouvet lit ensuite les rapports sur les apports de la dernière séance et M. le Secrétaire, au nom de la Section de floriculture, donne lecture d'autres rapports sur les derniers apports et sur une visite faite par cette Section. Séance du 15 août 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Rouxel, Bellain et Butty, secrétaire adjoint.

Le procès-verbal de la séance du 1er est lu et adopté. La correspondance est remise à M. Bellain, pour le rapport mensuel.

Il est donné lecture d'une lettre de M. le Maire de Nantes, accordant l'autorisation de disposer du cours SaintPierre, pour notre Exposition.

Le frère Louis est chargé de faire l'analyse d'un ouvrage envoyé par son auteur: L'A B C du chauffage des serres. MM. Bras et Butty sont désignés pour aller faire une seconde visite chez M. Robert, jardinier à Basse-Indre. MM. Mouraud, Alix et Mellereau, sont admis membres résidants.

M. Paul Plédran, imprimeur, quai Cassard, est présenté par MM. Butty, Letessier et Gillard.

M. Pierre Babonneau, jardinier chez M. Huchet, à la Gourdonnière, en Saint-Herblain, est présenté par MM. Jules Richard et Chagnas.

M. Bretonnière offre pour la seconde fois à l'assemblée une belle collection de Glaïeuls, provenant de semis faits en 1879.

Leur floraison, si précoce et surtout si remarquable,


parait très extraordinaire à plusieurs membres de l'assemblée, qui font observer que, dans les conditions ordinaires, le Glaïeul ne fleurit que dans la troisième ou la quatrième année de son semis. Une discussion sur la culture des Glaïeuls s'engage, et il paraît bien constaté que cette floraison, si précoce et qui paraît si singulière, existe bien quelquefois lorsqu'on a le soin de se conformer à toutes les précautions employées par M. Bretonnière.

Plusieurs jardiniers présents affirment également que chez eux des semis de Glaïeuls ont donné une belle floraison dans la première année du semis ou au plus tard au printemps suivant.

M. Boisselot offre des graines de la Primevère du Japon.

M. Bouvet communique un rapport de la Commission maraîchère sur les apports de la dernière séance. M. Bellain donne lecture du rapport de la Section de floriculture.

M. Bellain lit ensuite un travail très intéressant de M. Bouvet, propriétaire à Saint-Servan.

Ce mémoire, sur les désastres causés par le froid de 1879, fait suite à une autre notice sur les mêmes désastres, dans l'arrondissement de Brest, par 31. Blanchard, de Brest, et dont M. le Secrétaire donne également lecture. Réunion du Bureau du 27 août 1880.

Sont présents MM. Rouxel, Bras, Aubry, Bellain, Pichery, et le président, M. Blanchet.

MM. Aubry et Hourdin avaient été convoqués comme membres du Comité d'organisation pour s'entendre avec le Bureau sur les mesures à prendre au sujet de l'Exposition.

M. Aubry donne quelques explications sur le plan qu'il


compte mettre à exécution sur le cours Saint-Pierre son projet n'est pas encore bien arrêté, la Commission a d'ailleurs toute liberté à ce sujet, à la condition expresse qu'elle ne dépasse pas le chiffre qui lui est alloué. Il est bien arrêté que, si la Commission organise une fête de nuit, elle sera faite sous le patronage de la Société, mais aux risques de l'entrepreneur.

Il sera écrit par les soins du Secrétaire général, à MM. Bouvet, Maugras et Gillard, commissaires nommés pour organiser le punch par souscription offert aux délégués et aux fonctionnaires invités.

Le Président donne connaissance au Bureau des lettres suivantes •.

Lettre du Président de la Société de Compiègne regrettant de ne pouvoir envoyer de délégué.

Lettre du Président de la Société d'horticulture de la Rochelle, nous annonçant comme délégué, M. Lefebvre. Lettre de la Société de Brie-Comte-Robert nous annonçant comme délégué M. Louis Petit, son secrétaire général. La Société de Pontoise nous annonce comme délégué, M. Louis Brard, chef-jardinier à la Maison-Rouge, à Pontoise.

La Société d'horticulture de Niort regrette de ne pouvoir se faire représenter.

Lettre de la Société centrale d'horticulture de Rouen, annonçant comme délégué M. Richard, horticulteur à Rouen.

Le Bureau, d'accord avec la Commission d'organisation, décide qu'on chargera, comme l'année dernière, un Jury spécial, de juger les produits présentés au 59e concours outils, instruments horticoles, etc. MM. Voruz, Paul Renaud, Messine Brissonneau Saboureau seront priés de bien vouloir composer ce Jury.


Les quatre Commissions de visites se réuniront au plus tôt pour nommer sept délégués destinés à former le Jury de l'Exposition, en cas.d'absence de délégués étrangers. Ces délégués nommeront, conformément à l'art. 12, un Secrétaire, qui sera Secrétaire du Jury avec voix délibéra tive.

Séance du 5 septembre 1880.

PRÉSIDENCE DE M. ROUXEL

Sont présents au Bureau MM. Leclaire, Péan, Grenet et Bfillain.

Le procès-verbal du 15 août est lu et adopté. M. le Président procède au dépouillement de la correspondance.

Le scrutin est ensuite ouvert pour deux admissions. MM. Paul Plédran et Pierre Babonneau sont reçus membres résidants.

ill. le Secrétaire donne lecture 1° d'un rapport d'une Commission composée de MM. Bras, Butty et Hourdin-Perro, chargée de visiter sur place les Glaïeuls de semis de M. Bretonnière, qui, par des soins bien entendus, arrive à faire fleurir ses semis dès la 1'e année.

D'un rapport sur la floraison des Glaïeuls de semis, par M. Bahuaud.

Ces rapports contenant d'intéressants détails seront annexés au procès-verbal.

Il est ensuite donné lecture du rapport de la Commission de floriculture, qui a visité le 3 septembre, chez M. Boisselot, une collection de Phlox vivaces.

M. Bouvet lit un rapport de la Commission maraîchère sur les apports du 15 août.

M. le Secrétaire donne lecture de la liste des apports.


M. Moulliéras fait lire par M. Bellain son rapport sur l'exposition de Rouen.

M. Butty donne connaissance à la Société d'une visite qui a été faite chez M. Lelasseur, pour assister à des expériences sur des vignes qui devaient être guéries presque instantanément par l'application d'un liquide insecticide. La Commission devant retourner pour s'assurer du résultat définitif des essais qui ont été faits devant elle, donnera plus tard des renseignements complets.

Séance du 19 septembre 1880.

PRÉSIDENCE DE M. ROUXEL.

Sont présents: MM. Leclaire, Grenet et Péan. Le procès-verbal du 5 septembre est lu et adopté. M. le Président procède au dépouillement de la correspondance imprimée et manuscrite et donne lecture 1° D'une lettre de la Société d'horticulture de Cholet, annonçant M. Lemercier comme délégué

D'une lettre de la Société de Caen, annonçant comme délégué M. Renoul

3° D'une lettre de Fontenay-le-Comte annonçant un délégué

D'une lettre de M. le Maire de Nantes remerciant la Société de l'invitation qui lui a été envoyée pour visiter l'Exposition et assister au punch.

M. Bouvet donne lecture d'un rapport sur la visite faite chez M. Dominique Caillé et M. Butty d'un autre sur les apports de la dernière séance.

M. le frère Louis lit un rapport sur deux visites faites chez MM. Chessé et au château de La Guère. M. Guiheneuf, marchand de graines, rue d'Orléans, est présenté par MM. Guichard et Richard.


M. Joseph Paris, entrepreneur de serrurerie, rue de la Juiverie, 10, est présenté par MM. Drouet et Volan. Séance du Bureau du 24 septembre 1880. PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents MM. Rouxel, Leclaire, Grenet, Pichery, Bureau et Péan.

Plusieurs Sociétés correspondantes écrivent qu'elles ne peuvent envoyer de délégués à notre Exposition. La Société académique de Nantes nous annonce M. Delamarre comme délégué celle de l'Orne, M. Lemée et celle du Loiret et d'Orléans, M. Lanson-Gautry. Enfin la Société horticole de Luçon nous envoie une invitation pour son Exposition du 26 courant. M. Goin, libraire-éditeur de Paris, fait don à la Société de divers ouvrages.

Lettre de la Société d'horticulture et d'acclimatation du Var, qui vient de faire à M. le Dr Blanchet, l'honneur de l'inscrire au nombre de ses membres.

M. le Président donne lecture d'un rapport de M. Lefièvre relatif à l'essai fait chez M. Lelasseur d'un nouveau procédé pour la guérison des vignes malades. Ce rapport propose de donner un prix à l'inventeur, les expériences ayant complètement réussi mais le Bureau est d'avis d'attendre à l'année prochaine, afin de renouveler les expériences sur une plus grande échelle et d'accorder alors à M. Michel une récompense digne de l'importance d'une si heureuse découverte.

Sont nommés commissaires de l'Exposition

MM. H. Angot, Blattier, Boutin, Buquet, Bertholeau, Butty, Bibard, Chollet, Couprie fils, Champenois, Charron, Chagnas, Denorus, Diffon, Franck, Gouleau Goyard


Gauchet, Gillard, Hardouin, Journet, Murié, Ninoreillle, Ollive, Roux,Volant, Jousseaume (P.), Legal (r,.), Lefeuvre, Levy (Paul), Lemonnier, Maugras, Estingoy, Provost Pariche, Dr Thomas, Thibault (Emile), Lasnier. Les invités au punch sont ensuite désignés et la séance est levée.

Séance du '26 septembre 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents MM. Rouxel, Leclaire, Grenet et Bellain. M-. le Président donne connaissance à l'assemblée d'un certain nombre de réponses aux lettres d'invitations envoyées aux Sociétés correspondantes.

Plusieurs annoncent des délégués et d'autres regrettent de ne pouvoir se faire représenter à nos fêtes.

Il est ensuite donné lecture des présentations suivantes M. de Bourgneuf (R.), représentant de commerce, par MM. Péan, Terrade et Bellain

M. Sabathier père, propriétaire, rue de Strasbourg, par MM. Grenet et Pichery

M. Maillard (Félix), forgeron, à Portillon, près Vertou, par MM. Richard (Jules), Bouvet et Chollet;

M. Lapointe, négociant, rue de Strasbourg, par MM. Maugras et Gillard

M. Baudry, fabricant d'huiles, place du Commerce, par MM. Maugras et Gillard.

M. le Secrétaire donne lecture d'un rapport sur une visite faite à la Sauzinière, par une Commission spéciale, pour examiner un nouveau moyen de remédier à l'oïdium. Ce remède, inventé par M. Michel, a paru très-bon à la Commission; le rapport est donc favorable; mais le Bureau a pensé que, avant de juger définitivement un procédé si important, il fallait multiplier les essais, et les contrôler


avec soin. Le Jury de la Société sera chargé de cette tâche.

Il sera écrit à M. Michel pour l'informer de la décision prise par le Bureau.

Il est ensuite lu un rapport de M. Bouvet sur les apports maraîchers de la séance du 19 septembre. MM. Maugras et Gillard annoncent à la Société les dispositions prises pour l'organisation du punch offert aux délégués des Sociétés correspondantes et aux fonctionnaires invités.

M. Thibault est prié de faire un rapport sur un ouvrage adressé à la Société par M. le comte du Buysson; cet ouvrage a pour titre Traité théorique et pratique de la culture des Orchidées (1873).

M. Rocheron annonce qu'il présentera à l'Exposition des appareils pour chauffer les serres.

Sa lettre est remise à M. Hourdin-Perro.

Réunion du Bureau du 7 octobre 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents MM. Rouxel, Leclaire, Grenet, Pichery, Evellin et Péan.

M. le Président donne lecture d'une lettre de M. Gauchet, relative à son Exposition particulière. La Commission maraîchère qui a fait un premier rapport, se réunira de nouveau pour décider quelle récompense sera donnée à M. Gauchet.

M. Bouvet donne la liste des prix dont la valeur n'a pas été désignée par le Jury.

Le Bureau fixe la valeur de ces prix conformément au programme. L'exécution de cette décision est confiée à M. le Trésorier.


Séance du 17 octobre 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Rouxel, Leclaire, Bellain et Butty.

Le procès-verbal de la séance du 26 septembre est lu et adopté.

M. le Président opère le dépouillement de la correspondance imprimée et manuscrite les brochures sont confiées à M. Bellain, pour le rapport mensuel les catalogues qui s'y trouvent sont remis au Président de 'la Commission des graines.

M. le Président donne eusuite lecture

1° D'une lettre de M. le Préfet de la Loire-Inférieure, s'excusant de n'avoir pu visiter notre Exposition pour cause d'absence

2i° D'une lettre de M. Ducoudray-Bourgault fils, annonçant à la Société qu'il termine en ce moment une cantate qu'il lui dédie comme souvenir et en reconnaissance du titre de membre honoraire, que la Société lui a conféré l'année dernière.

Cette lettre est ainsi conçue

« Vernouillet, par Triel (Seine-et-Oise), 1er octobre 1880. » MONSIEUR ET CHER PRÉSIDENT,

» J'ai reçu l'aimable invitation qui m'a été faite par mes collègues de la Société d'horticulture de Nantes, de visiter leur Exposition annuelle. Bien que ma présence à Paris m'empêche d'en profiter, je n'en suis pas moins très sensible à ce témoignage de leur bon souvenir, et je viens vous prier de vouloir bien leur transmettre mon vif remercîment.


» Il y a deux ans, lorsque la Société, par l'intermédiaire de MM. Charron et Pichery, m'offrit le titre de membre honoraire, j'acceptai avec reconnaissance un honneur que je considère comme un hommage rendu par elle à la mémoire de. mon père. Je dis ces Messieurs que, ne pouvant rendre à la Société aucun service au point de vue horticole je ne pouvais lui témoigner mes sentiments d'attachement et de gratitude que d'une manière musicale. Je leur promis de composer un morceau et de l'offrir à la Société.

» L'an dernier, la préparation de mon cours d'histoire de la musique au Conservatoire m'a empêché de remplir ma promesse. Cette année, j'ai fait mes efforts pour la réaliser de mon mieux. J'ai à peu près terminé la composition d'une cantate intitulée la Conjuration des fleurs, dont je vous ferai parvenir le manuscrit vers la fin du mois et dont je prie la Société de vouloir bien accepter la dédicace.

» Le développement que j'ai donné à cette composition ne m'ayant pas permis d'en terminer l'orchestration, je me verrai malheureusement forcé de vous envoyer une partition avec un simple accompagnement de piano. La Société m'en voudra peut-être de lui présenter une œuvre inachevée mais je ne puis m'occuper de composition que pendant les vacances, et je la prie de m'excuser de n'avoir pu résister au plaisir de lui prouver que, moi aussi, j'avais pensé à elle.

» Je prends du reste l'engagement de compléter mon œuvre l'an prochain.

» Veuillez agréer, Monsieur et cher Président, l'expression de mon dévouement et de ma respectueuse sympathie. » L.-A. BoBBGAULT-DuCOUDKAr. »


Cette lecture donne lieu à une manifestation très-vive de satisfaction et de reconnaissance.

30 Lettre de M. de la Jousselandière donnant le rapport du Jury sur les prix accordés pour services horticoles, suivant l'art. 61 du règlement de l'Exposition

4° Lettre de M. d'Eudeville, agent de la Société des auteurs lyriques. Renvoyée à la Commission d'organisation

50 Lettre de M. Champenois (P.), demandant des réformes urgentes dans le service d'organisation des fêtes. L'assemblée, comprenant l'utilité de modifications dans les dispositions à prendre pour les expositions et les fêtes, décide qu'une Commission sera nommée pour étudier les moyens d'assurer le bon fonctionnement des services divers pendant les fêtes. Cette Commission est composée de MM. Gillard, Chatelier et Champenois (P.) Le scrutin s'ouvre pour les admissions suivantes MM. de Bourgneuf, Sabathier père, Maillard, Lapointe, Julien Chasles Gilles (Athanase) Lepré (Amédée) Baudry, Guiheneuf, Paris (Joseph).

Ces Messieurs sont tous reçus à l'unanimité.

La Société décide ensuite à la majorité qu'un lot réclamé trop tard ne sera pas remis au gagnant il faut habituer les Sociétaires ou le public à se conformer à la règle et à ne pas attendre pour réclamer les lots gagnés, que les délais soient expirés.

La vente des lots restants de la Tombola a lieu ensuite. Réuniun du Bureau du 20 octobre 1880.

PRÉSIDENCE' DE M. BLANCHET.

Sont présents MM. Rouxel, Leclaire, Bras, Bouvet, secrétaire du Jury, et Bellain.

M. le Président donne lecture d'une lettre de M. le


Président de la Société centrale d'horticulture s'excusant de n'avoir pu envoyer de délégué à notre Exposition. L'ordre du jour appelle la fixation de la fête de distribution des prix.

Le Bureau décide que cette fête sera organisée pour le 18 novembre prochain la Commission d'organisatiou sera prévenue de cette date, afin qu'elle puisse prendre ses mesures au plus tôt.

Le Bureau fixe ensuite la valeur des médailles de vermeil attribuées à MM. Faivre, Ollivié et Gillard, le Jury n'ayant ni désigné la valeur du prix, ni celle de la médaille.

Il en fait de même pour le deuxième prix attribué à M. Lebretou, qui recevra une médaille d'argent moyen module.

Le Bureau, après un échange d'observations sur les dispositions à prendre pour la fête, décide qu'il se réunira le vendredi 2.9 de ce mois, pour arrêter les listes d'invitation et les mesures urgentes pour le bon ordre de la fête. La Commission d'organisation sera également convoquée pour se réunir au Bureau.

Réunion du Bureau du 30 octobre 1880. PRÉSIDENCE DE M- BLANCHET.

Sont présents MM. Rouxel, Leclaire, Bellain, Hourdin, Bras, Aubry, Grenet, Leclaire, Evellin, Bureau et Bouvet. L'ordre du jour porte la confection de la liste des fonctionnaires invités à la fête. Cette liste, lue par le Secrétaire, est adoptée par le Bureau avec l'indication du nombre des cartes réservées ou ordinaires attribuées aux fonctionnaires désignés.

La liste des commissaires chargés du service de la fête est ainsi arrêtée


MM. Boutin, Bertholeau, Buquet, Butty, Chollet, Champenois (L.), Couprie fils, Champenois (P.), Denorus, DuplessisQuinquis, Franck, Goyard, Bibard, Journet, Ninoreille (Marcel), Messine, Roux, Volant, Charron aîné, Jusseaume (P.), Legal (P.), Lefeuvre, Lemonnier, Maugras, Estingoy, Provost, Pariche, Dr Thomas, Wolff, Lasnier, Geli'neau, Caillard (F.), Julien Chasles, Armange, Thibault (E.)

Séance du 7 novembre 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Rouxel, Leclaire, Grenet, Péan et Bellain.

Le procès-verbal du 26 septembre est lu et adopté. M. le Président opère le dépouillement de la correspondance imprimée. M. Delaunay de Saint-Denis veut bien se charger d'en faire le rapport.

Lecture d'une lettre de M. le Maire de Nantes nous accordant la salle de la Renaissance pour la fête de distribution des prix.

MM. Bellain et Bouvet lisent des rapports sur les apports faits aux séances précédentes l'un au nom de la Section de floriculture et l'autre au nom de la Section maraîchère. M. Pichery lit ensuite, au nom de la Commission d'organisation dont il est président, un rapport très complet sur l'Exposition de la Société.

Ce rapport est accueilli par de chaleureux applaudissements et des remercîments sont votés à M. Pichery et aux membres de la Commission d'organisation.

Il avait été nommé à l'une des séances précédentes une Commission pour examiner plusieurs améliorations présentées par M. Champenois pour le bon fonctionnement des divers services des fêtes. M. Gillard croit que cette Com-


mission ne peut avoir aucune sérieuse raison d'être et, développant sa manière de voir, il pense qu'il serait préférable que le mémoire de M. Champenois, ainsi que toutes les propositions faites au sujet des expositions, distributions de prix, etc., fussent renvoyées à la Commission d'organisation cette proposition est adoptée.

Une autre proposition contenue dans le rapport de M. Pichery, relative à la durée de huit à dix jours de nos Expositions, paraît mériter d'être étudiée elle est renvoyée au Bureau qui s'en occupera prochainement. M. Bellain prie les membres présents de la Commission d'enquête de vouloir bien déposer leur rapport le plus tôt possible, parce que les Annales vont être mises bientôt à l'impression.

M. Thibault répond que ce travail est en commencement d'exécution, et que le Président de la Commission ayant toutes les pièces entre les mains, le rapport sera bientôt prêt.

Le frère Louis remarque d'ailleurs que le retard n'est pas regrettable, puisque, même aujourd'hui, il est difficile de se rendre un compte bien exact des effets de l'hiver. Ainsi, des arbres que l'on croyait morts repoussent avec vigueur, et d'autres, dont la sève est épuisée après avoir monté ne passeront pas l'hiver prochain, quelque clément qu'il soit.

Sont présentés à l'admission

M. Tripon aîné, imprimeur, quai d'Orléans, 9, par MM. Besnard et Grenet

M. Charles Cassard, propriétaire, rue de Versailles, par MM. Berra, Couprie, Péan et Jousseaume. Le tirage de la tombola a lieu ensuite.


Réunion du Bureau du 19 novembre 1880. PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents: MM. Saboureau, Leclaire, Grenet, Pichery, Bras, V. de la Jousselandière et Péan.

M. le Président, en ouvrant la séance, explique qu'en présence des événements qui surviennent en ce moment dans notre ville, et en raison de la surexcitation des esprits, il a cru devoir réunir le Bureau pour lui proposer d'examiner les moyens de prévenir de regrettables complications. Quant à lui, ayant reçu les informations les plus sérieuses, les plus irrécusables qui lui font prévoir des troubles graves à la distribution publique des prix, il serait d'avis, pour maintenir la Société en dehors de toute manifestation politique, et pour donner aux passions le temps de se calmer, d'ajourner la fête à une époque qui serait fixée ultérieurement.

Après une discussion très longue et très approfondie, à laquelle prennent part tous les membres présents, le Bureau vote la proposition de M. le Président.

Il est décidé qu'il sera envoyé des avis a tous les sociétaires et des lettres aux invités pour les informer de cette remise de la fête et pour les prier de conserver leurs cartes.

Séance du 21 novembre 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Saboureau, Bellain, Leclaire, Péan et Grenet.

Le procès-verbal du 7 est lu et adopté.

M. le Président opère le dépouillement de la correspondance et donne connaissance d'une lettre de démission de Mme Devos. Il lit ensuite une courte déclaration dont le but


est de prévenir l'assemblée de la mesure adoptée par le Bureau, au sujet de la fête de distribution des prix, et d'en indiquer les motifs. Aucune observation n'étant faite le Président prévient les sociétaires qu'une circulaire leur sera envoyée pour les prévenir de la remise de la fête, qu'une lettre sera également adressée à tous les fonctionnaires déjà invités depuis quelques jours, et qu'un avis sera inséré dans les journaux de Nantes.

M. Bellain lit un rapport du frère Louis, sur la Poire présentée par M. Ruillé de Beauchamps.

Ce rapport est remis au Président de la Section pomologique.

M. Bellain donne également lecture d'une notice sur les effets du froid en Bretagne, faisant suite fi celle qui a déjà été adressée par M. Blanchard, de Brest.

Le Secrétaire lit le rapport de M. Moulliéras, sur les brochures qui lui ont été confiées.

M. Thibault communique son rapport, au nom de la Commission des graines.

M. Léonard lit le rapport de la Section de floriculture sur les apports faits à la dernière séance.

MM. Cassard et Tripon, présentés précédemment, sont reçus à l'unanimité.

Sont présentés à l'admission

M. Henri Piffeteau, jardinier à Saint-Paul de Rezé, par MM. Jean Lépine et Jules Richard

M. Vannier fils, industriel, rue de Chateaubriand, par MM. Maugras et Druneau

M. Pierre Guillet, employé des ponts et chaussées, par MM. A. Leroy et René Bahuaud.


Réunion du Bureau du 26 novembre 1880. PRÉSIDENCE DE M. SABOUREAU.

Sont présents MM. Leclaire, Bellain, Evellin, Péan, Pichery et Grenet.

Le procès-verbal du 19 est lu et adopté.

M. le Président donne lecture d'une lettre de M. Diffon donnant sa démission de bibliothécaire adjoint il sera procédé à son remplacement dans le courant du mois prochain.

Lecture d'une lettre de M. le Préfet annonçant les médailles accordées par M. le Ministre de l'Agriculture et du Commerce.

Lecture d'une lettre de M. le Maire de Nantes, relative à la remise de notre fête de distribution des prix. En l'absence de M. Blanchet, président, le Bureau s'ajourne pour les autres affaires, mais, avant de se séparer, il proroge les pouvoirs de la Commission des graines. Séance du 5 décembre 1880.

PRÉSIDENCE DE M. BLANCHET.

Sont présents au Bureau MM. Saboureau, Leclaire, Péan, Grenet et Bellain.

Le procès-verbal du 21 est lu.

Aussitôt cette lecture faite, M. Bordron se lève et demande de plus amples informations sur ce qui s'est passé à la réunion du 21.

M. le Président fait donner lecture de l'allocution qu'il a prononcée à la séance précédente et de la lettre que lui a écrite M. le Maire, à propos de la remise de notre fête.

M. F. Caillard pense que la fête peut être donnée dans un bref délai, et que ce qui était difficile il y a quinze


jours, est faisable maintenant mais il ajoute que tout le monde sait pourquoi la fête a été retardée; que des explications détaillées nous entraîneraient sur un terrain défendu, et qu'il faut ne pas s'y hasarder.

M. Saboureau explique clairement la situation, et répond par les raisons les plus sages à plusieurs sociétaires qui soutenaient que le Bureau n'eût pas dû tenir compte des informations qui lui avaient été données, en dehors de la Société. La discussion devenant très vive, et empiétant sur un domaine que ses statuts interdisent à la Société, M. le Président propose à l'assemblée de passer à l'ordre du jour. Cette proposition est votée par les trois quarts des membres présents. Après ce vote, un certain nombre de sociétaires se retirent et la séance continue.

M. le Président donne lecture d'une lettre de M. Gauthier, de Paris, propriétaire, rue de Suffren, engageant les sociétaires qui vont à Paris à visiter ses cultures de Rosiers

2,° D'une circulaire de la Société des agriculteurs de France.

M. le Président, en dépouillant la correspondance, remet au bibliothécaire un livre le Nouveau Jardinier, offert par M. Goin, éditeur à Paris. Il sera écrit à M. Goin pour le remercier de cet envoi.

M. le Secrétaire annonce à l'assemblée qu'à sa réunion du Bureau du 2,1, la Commission des graines a été renommée tout entière pour 1881.

MM. Chatelier, Thibault et Hourdin-Perro déclarent ne plus pouvoir faire partie de cette Commission. M. Thibault donne lecture de son remarquable rapport, au nom de la Commission d'enquête, sur les désastres causés par le froid en 1879-1880.


Des félicitations sont adressées à M. Thibault particulièrement et à la Commission d'enquête.

M. Henri Piffeteau, jardinier à Saint-Paul, est admis membre résidant.

Sont présentés à l'admission

M. E. Lecar, comptable, rue de la Brasserie, 10, par MM. Charles Cassard et Bouëdron fils;

M. René Bahuaud fils, par MM. Th. Chollet et Bahuaud père.

Le tirage de la tombola a lieu ensuite.

Réunion du Bureau du 6 décembre 1880. PRÉSIDENCE DE M. SABOUREAU, VICE-PRÉSIDENT. Sont présents MM. Leclaire, Péan, Grenet, Bureau, Bras, Evellin, de la Jousselandière, Pichery, Bouvet, secrétaire du Jury de l'Exposition, et Bellain.

Le procès-verbal du 26 novembre est lu et adopté. Le but de la réunion de ce jour est de choisir une date pour la fête de distribution des prix, qui avait été ajournée il y a un mois.

Une discussion sérieuse s'engage entre la plupart des membres présents.

Quelques-uns proposent la date la plus rapprochée, celle du dimanche 12 décembre l'un d'eux, M. Bouvet, s'appuie même sur l'opinion présumée de M. le président Blanchet.

Plusieurs autres font remarquer qu'il est matériellement impossible de terminer dans un délai aussi court les préparatifs de la fête.

La date du 26 est proposée, et la majorité l'adopte en principe.

Le choix de ce jour ne deviendra définitif que quand le Bureau aura obtenu de M. le Maire de Nantes l'autorisation


de disposer, pour cette époque, du théâtre de la Renaissance, où notre fête devra être donnée avec tout l'éclat accoutumé.

Pendant cette discussion, M. Saboureau reçoit une lettre de M. le président Blanchet, adressée aux membres du Bureau.

Par cette lettre, dont M. le Secrétaire général donne lecture, M. le Dr Blanchet se démet de ses fonctions de Président de la Société nantaise d'horticulture, en exprimant ses regrets les plus vifs à ses collègues, mais en expliquant les raisons graves qui lui font prendre cette détermination.

Le Bureau décide immédiatement qu'il va se rendre en corps chez M. le Président pour lui rendre sa lettre de démission et pour s'efforcer de le faire revenir sur sa résolution.

Avant de se séparer, il arrête qu'une circulaire indiquant la date de la fête sera envoyée à tous les sociétaires et qu'une nouvelle lettre sera imprimée pour les invitations. Les anciens usages seront suivis pour tout le reste. La séance est levée à neuf heures et demie, et le Bureau se rend à la demeure de M. le Président.

Séance du 19 décembre 1880.

PRÉSIDENCE DE M. ROUXEL.

Sont présents au Bureau MM. Leclaire, Péan et Butty. Le Président procède au dépouillement de la correspondance imprimée et manuscrite, et donne communication de la lettre suivante de M. Blanchet faisant connaître les motifs de sa démission comme Président de la Société « MESSIEURS,

» Je viens remettre entre vos mains le mandat que


vous m'avez fait l'honneur de me confier deux fois en me nommant votre Président mais, dès le 6 de ce mois, j'ai fait connaître ma résolution à votre Bureau réuni ce jour.

» Ce n'est pas sans une vive douleur que j'ai pris cette détermination, que m'ont commandée le souci de ma dignité et surtout l'intérêt supérieur de notre Association.

» Depuis cinq ans passés, je vivais au milieu de vous, comme au sein de la famille la plus unie, recevant des preuves de déférence et de cordialité que je n'oublierai jamais et que je ne pouvais reconnaître assez par mon plus entier dévouement.

» Malheureusement des événements extérieurs déplorables et des troubles profonds dans les esprits sont venus mettre fin à cette harmonie si indispensable à nos travaux pacifiques.

» Vous me rendrez cette justice, Messieurs, que j'ai fait les plus grands efforts, avec le concours précieux et résolu de tous mes excellents collègues du Bureau, pour vous maintenir en dehors de ces orages.

» Mais loin de réussir, j'ai vu mes intentions méconnues, dénaturées, mes actes attaqués avec injustice, et mon nom devenu l'objet des préventions les plus vives.

» Dans cette situation, ne pouvant plus être pour vous un gage d'union au dedans, ni une garantie d'influence au dehors, j'obéis à un devoir impérieux en me retirant. » Cependant je ne déserte pas vos rangs, mes chers collègues, je reste avec vous, et en exprimant ma plus vive reconnaissance à l'immense majorité de la Société qui m'a soutenu jusqu'au bout, je la supplie de rester inébranlable, de serrer ses rangs autour des chefs si distingués qui lui restent, d'oublier surtout les récriminations et de travailler


immédiatement à consolider une œuvre qui né doit pas périr.

» Comme simple soldat, je lui promets tout mon concours et, maintenant qu'elle a une homogénéité plus grande, je suis certain qu'elle réussira.

» En vous exprimant mes vœux et ma confiance dans l'avenir, je vous prie tous, mes chers et excellents collègues, de vouloir bien agréer, avec l'expression de mes regrets les plus vifs, l'assurance de mes sentiments les plus dévoués et les plus affectueux.

» Dr Fd Blanchet. »

L'assemblée, vivement impressionnée par cette lecture, témoigne pour l'honorable Président les regrets les plus sincères et les sentiments les plus sympathiques. M. E. Thibault donne lecture d'un article sur l'infertilité de la vigne.

MM. René Bahuaud fils, Lecar et Pierre Guillet sont admis comme membres résidants de la Société.

MM. Peignon et Bahuaud présentent comme candidats MM. Peltanche et Alexandre Perdriel.

Les apports suivants sont déposés sur le Bureau, savoir Par M. Ruillé de Beauchamps, une Poire inédite pesant 250 grammes, nommée Saint-Joseph, mûrissant au mois de mars

Par M. Jules Richard, des Choux d'ornement, et des choux comestibles.

Réunion du Bureau du 31 décembre 1880. PRÉSIDENCE DE M. ROUXEL.

Etaient présents: MM. Saboureau, Grenet, Pichery, Vigneron de la Jousselandière, Bras, Evellin et Bureau, ce dernier remplissant les fonctions de secrétaire.


Le procès-verbal du 7 décembre est lu et adopté, M. le Président donne connaissance de la démission de M. Bellain, comme secrétaire général, et de M. Péan, comme secrétaire adjoint. Néanmoins, ce dernier veut bien continuer son concours, jusqu'à ce qu'il -soit remplacé. M; Péan entre en ce moment en séance.

Le Président annonce qu'il fera les visites officielles d'usage demain 1er janvier 1881, à 1 heure après-midi, et il engage les membres présents à se joindre à lui à cet effet.


EXTRAIT

DU RAPPORT DU BiBLIOTHÉCAIRE-ARGHIVISTE du 31 décembre 1880.

Supplément au catalogue inséré aux Annales de 1879.

LIVRES ACQUIS EN 1880.

10 Par achats

Traité des œillets, par M. Morin, 1880.

Nouvelle méthode de culture, par L. Goëtz, 1874 à 1878 et 1879.

Belgique horticole, par M. Edouard Morren, 18791880.

Illustration horticole, par M. J. Linden, 18791880.

Nouveau jardinier illustré de 1880.

Les bambous, par M. Rivière.

Hisloire des plantes, par M. Baillon, n08 8, 4 et 5.

Arboriculture, par M. Gressent.

Les plantes de terre de bruyère.

Les plantes alpines, par M. Verlot.

Roses et rosiers, par M. L. Donnaud.

2° Par dons


Table alphabétique des auteurs de la Société académique de Nantes, par M. Doucin, 1798 à 1878.

Société académique de Nantes, 1879.

Les fraisiers, car M. le comte de Lamberly. Culture des asperges, par Vanel.

Nouveau jardinier illustré de 1881, par M. Gouin.


A l'article 4. Les mois du Conseil d'Etudes sont supprimés

Art. 19. L'administration de la Société est confiée à un Bureau composé de 12 membres, sav oir

1° Un Président

Un 1er Vice-Président

30 Un 2e Yice-Président

Un Secrétaire général i nommés pour 5° Un Secrétaire adjoint 3 ans.

60 Un Trésorier

7° Un Bibliothécaire-Archiviste

8°, 9°, 10°, 11°: Les Présidents des

quatre Commissions de Visites

l%" Le Président de la Commission d'organisation des Expositions et des Fêtes, nommé pour un an.

Après l'article 37, le titre: Conseil d'Etudes est remplacé par celui-ci Commissions de Visites.

Les articles 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44 sont supprimés et remplacés de la manière suivante

Art. 38. Il est institué quatre Commissions de Visites, composées chacune de cinq membres, dont les attributions sont ainsi réparties

1'e Commission. Culture maraîchère

2* id. Pomologie, Viticulture

3° id. Arboriculture ornementale

4° id. Floriculture et Botanique.

MODIFICATIONS

APPORTÉES AU RÈGLEMENT. Voté le 8 avril 1877.


Art. 39. Chaque Commission s'occupe, en outre, de l'examen des instruments et des objets d'art ou d'industrie horticoles se rattachant à sa spécialité.

Art. 40. Ces Commissions sont nommées pour trois ans, et chacune nomme, pour cette même période, son Président et son Secrétaire.

Art. 41. La réunion des quatre Commissions de Visites forme le Jury.

Art. 42 et 43. Elles ont pour mission de visiter, chacune en ce qui la concerne, les cultures des horticulteurs, pour encourager, récompenser et signaler à la Société les améliorations et les progrès de tous genres. Art. 44. Au commencement de chaque année, elles rédigent un questionnaire comprenant les sujets qu'elles désirent soumettre à l'étude de la Société.

A l'article 46, les mots des Sections du Conseil sont supprimés.

A l'article 54, le mot Commissions est substitué au mot Sections.

Art. 84. Le Bureau désigne tous les mois un membre de la Société pour dépouiller les publications horticoles et les Annales des Sociétes correspondantes.

A l'article 86, les mots du Conseil d'Etudes sont supprimés.

Art. 106. Un' Comité d'élections, composé de quinze membres élus par l'Assemblée générale, est chargé de dresser une liste de noms pour chacune des fonctions du Bureau et des Commissions permanentes ou annuelles. Les membres des Commissions de Visites sont nommés sur la présentation du Bureau.


TABLE DES MATIÈRES.

Bureau de la Société nantaise d'Horticulture pour l'année 1880. 3 Commissions. 4 Liste générale des membres de la Société nantaise d'Horticulture S Rapport sur les brochures du mois de janvier, par M. P. Bellain. sur les brochures du mois de février, par M. Delaunay de Saint-Denis. 35 sur les brochures du mois de mars, par M. Delaunay de Saint-Denis. 49 sur les brochures du mois d'avril, par M. Delaunay de Saint-Denis. 75 sur les brochures du mois de mai, par M. Evellin 92 sur les brochures du mois de juin, par M. P. Bellain 100 sur les brochures du mois de juillet, par M. P. Bellain. 110 0 sur les brochures du mois d'août, par M. Mouilleras 115 sur l'Exposition du cours Saint-Pierre, par M. A. Pichery. 123 par M. Evellin, sur la nouvelle édition de l'Art de greffer, de M. Baltet. 131 Procès-verbal du Secrétaire du Jury sur l'Exposition horticole des 30 septembre, 1er, 2 et 3 octobre 1880. 138 Voyage dans les airs (5e entretien), par M. Moullié1.QC 1K1


Rapport sur les dégâts causés à l'horticulture par les gelées de l'hiver 1879-80, par M. Thibault.. 173 Notice sur la Lunaria annua, variété àlba, par M. Blanchard, de Brest 182 L'hiver 1879-80 Brest, par M. J. Blanchard. 186 Notice sur l'hiver de 1879-80, par M. Bouvet, de Saint-Servan 198 Le Palnia real, par M. P. Bellain. 203 Graines distribuées au mois de mars 1880 204 Rapport de la Commission des graines, par M. Thibault 225 Rapport de M. Evellin, sur les produits traités par l'engrais Lames' Phospho-Guano, dont est concessionnaire M. Gauchet, de Nantes. 227 7 Discours prononcé par M. le docteur Blanchet, au punch offert aux autorités de la ville et aux délégués des Sociétés correspondantes. 230 Compte-rendu des travaux de la Société d'Horticulture en 1880, par M. P. Bellain. 241 Rapport sur la fête de la distribution des prix, par M. Pichery 249 Extraits des procès-verbaux des quatre Commissions d'examen. 233 Extrait des procès-verbaux de la Commission pomologique. 287 Extraits des procès-verbaux des séances de la So- ciété et des réunions du Bureau. 288 Extrait du rapport du Bibliothécaire-Archiviste. 341 Modifications apportées au règlement voté le 8 avril 1877 843