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On ne peut le nier, comparés aux Européens, Arabes et Berbères sont certainement de races inférieures et surtout de races dégénérées. Quelle différence entre nos Arabes et leurs ancêtres qui ont conquis l'Espagne, couvert ce pays de monuments, témoignages d'une civilisation avancée dont l'empreinte est restée si profonde. Où sont les sciences arabes, où sont leurs savants ? Et, dans un siècle ou deux, que seront-ils? combien seront-ils? car c'est un fait indiscutable, le peuple arabe tend à disparaître d'une façon régulière et rapide. A notre arrivée, en 1830, la population indigène était évaluée à trois millions d'habitants. Les deux derniers recensements ofiiciels, à peu près réguliers, donnent en 1866 2,652,072 habitants, et en 1872 2,125,051; le déchet en 42 ans a été de 874,949 habitants, soit une moyenne de 20,000 décès par an.

Durant la période 1866-72, avec le typhus, la famine, l'insurrection, la diminution a été bien plus effrayante eneore en six ans il y a eu disparution de 527,021 indigènes c'est une moyenne non plus de 20,000 décès annuels, mais de 87,000

On serait fort empêché de décider si, depuis lors, la progression a continué ou si elle tend à décroître. Le recensement de 1876 enregistre 2,462,936 indigènes musulmans, avec un bénéfice de337,884 habitants sur l'opération antérieure; mais ces chiffres, bien qu'empruntés aux documents officiels, ne méritent qu une créance bien limitée (1).

(1) D'après un recensement fait en 1875 et publié dans le gros volume -S'<a<tS~Me générale de l'Algérie J~7.3-~75, il existait seulement 2,171,690 Musulmans, le recencement de 1876 en compte 2,462,936 admettre que dans l'espace d'une année ils aient accru de près de 300 mille âmes eux qui ne se recrutent par aucune immigration, c'est une exagération tellement monstrneuse qu'elle ne se discute pas.

Cet exemple montre avec quelle réserve il faut user des statistiques omcieDes sur les Musulmans, et nous, justifie d'avoir renoncé à étudier leurs mouvements de population sur les seuls documents qui existent.

Les Indigènes israélites ne paraissent pas avoir été mieux traités. Nous avons Fi~naié la décroissance de 1.487 habitants que leur attribuent les deux derniers recensements (entre 1872 et 1876) sans y ajouter foi, vu la fécondité bien connue et la faible mortalité des Juifs Algériens. Entre 1875 et 1876, on leur reconnait une augmentation de 20& âmes. Cette faible diffét'ence d'une