page 42
La Mode du jour | Gallica

Rappel de votre demande:


Format de téléchargement: : Texte

Vues 21 à 21 sur 23

Nombre de pages: 1

Notice complète:

Titre : La Mode du jour

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1925-08-06

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Langue : français

Format : application/pdf

Description : 1925/08/06 (A5,N224).

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5522644m

Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-68231

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328174690

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb328174690/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 06/02/2011

Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 92 %.
En savoir plus sur l'OCR


•4*

LE NID

ouvrant instinctivement les mains.

T— Nous n'avons aucune responsabilité, je vous l'ai dit, affirma-t-i] aussitôt. Notre .rôle, se bornait à la remise du coffret entre vo's mains.

.. — Personne ne vous .'dit le contraireMademoiselle, je vous en prie, avec vos doigts agiles, aidez-jrnoi. à chercher dans , fout cet emballage, ces menus copeaux absolument inutiles, d'ailleurs. J'avais défendu qu'on en mît. Je déteste être désobéi... Et surtout, je détc-sle chercher.... Ce n'est pas .la valeur de la pierre qui m'inquiète... Mais il faut que je la trouve.

Suze avait fait un pas vers l'intérieur "du petit salon, M. Soulpié intervint,,

— Non, dit-il, une seule personne me suffira.. C'est M" 0 Liais qui a été chargée de cette affaire.

-Il ajouta :

— Il faut limiter les responsabilités:

XI \ZUI-,lIOLll, ,ju II VlilJOllL Ut3 une tju II n y

en avait pas, en l'espèce, pour la Banque Musulmane el pour ses employés. Çepénl'âant,

Çepénl'âant, sans prendre garde à ces propos cherchait activement et adroite-inenl

adroite-inenl les brindilles que de son côté Chesnaye remuait impatiemment et sans aucune méthode. Elle poussa tout à coup une exclamation de triomphe : -— Le voilà !

C'était en effet le diamant. Une pierr-î fort grosse et qui pour payer sans cloute

ila bienvenue de son retour lança sous les lampes électriques des feux rouges et verts, puis, dans les doigts de Chesnaye, 's'éteignit.

— Merci, mademoiselle.

Il hésita un instant comme s'il allait lui offrir le joyau, mais il considéra M. Soulpié, Suze qui respirait à grands coups, qui 'haletait presque, de sensation jalouse et ,de convoitise, puis il regarda M. Soulpié et, hésilant encore, il posa son regard sur icelui de Françoise.

Les yeux de la jeune fille exprimaient :une joie pure.-, Elle était, contente d'avoir rciro'uvé' le diamant, par satisfaction de .femme'ordonnée et par satisfaction professionnelle. Mais aussi et sans que sa pensée ie formulât, elle était satisfaite de la bonne chance qui se rétablissait ainsi 'en faveur de Chesnaye.

Elle trouvait décidément celui-ci très beau avec son front large, sa carrure tranquille qu'on sentait cependant prête à tout instant à résister et à combattre. Bien entendu,

entendu, n'analysait rien de cela. Elle le ressentait, simplement:, un peu comme elle ressentait certains spectacles naturels, les paysages de grands vents, la mer puissante et régulière en ses flux, la forêt frissonnante et. têtue. Elle se trouvait devant lui comme un enfant devant le bison ou le lion au repos, dont il'ignore les habitudes et quelquefois le nom mais dont il admire la force.

Suze- frémissait. Il lui semblait que des pierres précieuses coulaient entre ses doigts, que des bijoux glissaient sur elle, des bagues à ses mains, un collier de gemmes, froides à-son cou... Et cela représentait des millions, toute une puissance et les joies matérielles qu'elle demandait à la vie..-, . •

Elle exhalait une telle expression de convoitise et de virtuelles voluptés, de consentements possibles et de promesses équivoques, que Chesnaye. en fut troublé. Il laissa peser sur Mm», ÎMargaii un. regard lourd qui. sans qu'elle sût pourquer fit une immense peine à Françoise,

En même temps une révolte naquit dans l'âme de la jeune fille. Encore Suze ! Encore sur son chemin celte femme sans scrupules qui lui avait ravi tout au moins une illusion, qui avait péché un mari dans son sillage. Mais elle n'eut pas le temps de s'appesantir sur cette idée. Chesnaye se levait. M. Soulpié congédia les deux femmes qui sortirent en saluant, Chesnaye acheva de ramasser ses pierres. Puis quand il fut debout, sa caissette sous le bras :

— Je vais mettre ceci dans mon coffre, dit-il., Cela Sera plus en sûreté dans vos sous-sols que dans mon hôtel.

— ■Certainement, dit M. SoMlpié redevenu commerçant, nos coffres-forts sont à l'abri de toutes les surprises...,

Chesnaye songea un instant.

— Il faudra que vous me prêtiez quelquefois ce salon... Je vous paierai une réel evari ce supplémentaire...

— Mais non, mais non.*,. Le salon sera à votre disposition quand vous voudrez.... Il est à la disposition de nos clients, donc à la vôtre..-.- à moins que quelqu'un ne le réclame avant vous, ajoutait-il, avec son habitude de prudence excessive...

— Si... U faudra que vous me fassic.» un tarif car je veux aussi que vous me prêtiez quelquefois sur place, pour compter mes valeurs, détacher nies coupons pu