page 41
La Mode du jour | Gallica

Rappel de votre demande:


Format de téléchargement: : Texte

Vues 20 à 20 sur 23

Nombre de pages: 1

Notice complète:

Titre : La Mode du jour

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1925-08-06

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Langue : français

Format : application/pdf

Description : 1925/08/06 (A5,N224).

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5522644m

Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-68231

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328174690

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb328174690/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 06/02/2011

Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 92 %.
En savoir plus sur l'OCR


LE SïB

■rm

■— Nous' mettons ce salon à' votre disposition pour reconnaître vos pierres, mon* sieur.r. Mais il est bien entendu que notre responsabilité ne joue plus, jusqu à ce que vous les ayez déposées dans votre coffre., Là, nous redeviendrons responsables de l'inviolabilité du coffre, seulementv,.-

— C'est entendu, dit Chesnaye.- Maintenant, vous nie laisserez bien " mademoiselle pendant, un quart d'heure pour inscrire, sous ma dictée, le poids de mes pierres ?.r,

— Mais certainement, monsieur, je vais rester aussi.^

Chesnaye ouvrit la b'oîle. A l'intérieur, se trouvaient, dans un emballage d'ouate, d'autres petites boîtes d'écorce analogues à celles que les pharmaciens emploient pour leurs cachets.. Dans chaque petite boîte un diamant quelquefois monté., Et sur chaque couvercle une inscription.

— Ecrivez, mademoiselle : pierre, deux carats ; la ligne suivante, le contenu de lu deuxième boîte : bague, diamant, deux carats.... Troisième boîte : pierre, quatre carats..;,

Un à un, les joyaux sortaient de leurs boîtes. Sou-s les lampes, leurs facettes lançaient des éclats vifs, bleus, rouges, verts, pareils aux rayons du matin jouant dans les gouttes de rosées.-

— Beaucoup de ces pierres ont une légère teinte jaune..-. Et c est bizarre, murmura Chesnaye, je ne la distingue pas,-.,, Ai-je les yeux fatigués ? Voyez-vous cette nuance jaune, mademoiselle ?

— Non, monsieur, dit Françoise., Et elle ajouta timidement :

— Cette lumière électrique, monsieur, fait, disparaître les nuances jaunes,.

Chesnaye la regarda, surpris, tandis que M. Soulpié, un peu scandalisé d'entendre une de ses employées émettre des propos aussi peu bancaires, gonflait les joues en signe d'incrédulité.-

— Je m'en suis aperçue, acheva Françoise, d'un ton plus ferme, un jour qu'on m'avait fait avec de l'acide picrique le pansement d'une brûlure du doigt.. L'acide picrique colore la peau en jaune. A la lumière de ma lampe électrique, mon doigt apparaissait avec sa couleur naturelle,-, J'ai cru un instant que l'acide picrique avait été absorbé., Mais au jour j'ai retrouvé ma brûlure d'un beau jaune...,

Chesnaye, amusé, écoutait, cet exposé d'observation quasi-scientifique, M3 Soulpié dit : -

Copyright 192S, by Emile SOJHR».

— Nous allons finir notre bbrdëreâUp:., Françoise reprit la plume.,

-— j^iânjâut, cinq caraiSy uiciâ viflëS-. naye,..

Les couvercles des petites boîtes d'écorce j enlevés, les pierres brillaient, faisaient I sur la table un chatoiement de petites i écharpes d'iris, vives et changeantes,. sui-; vant le moindre déplacement des regards.,

La porte s'ouvrit,

— Monsieur Soulpié, dit Suze apparais-, sant dans l'entrebâillement, M, Diledin vous demande pour une affaire extrême-'; ment urgente..-., ■

Elle resta hypnotisée par les richesses étalées. Son regard fut un instant de, braise, mais elle le voila aussitôt d'un! sourire.-.-, i

— Je puis rester avec Monsieur, dit- '•■ elle., " i

— Inutile, rdit M, Soulpié, qui n'aimait! pas le gaspillage 'de la main-d'oeuvre.,; M 110 Liais suffira..,, Je vais Deut-être avoir; besoin de vous, madame Capron., Venez.,! Je vous laisse, monsieur..-a

— Au revoir, monsieur, dit Chesnaye., La porte resta entr'ouverte.,

— Continuons.-;;, Bague avec diamant, trois carats...,

U lisait les chiffres inscrits sur les coui vercles. Françoise écrivait.,

— Quand nous aurons fini, dit Chesnaye, vous totaliserez les carats sur votre bordereau et je verrai si la somme des poids,; que je connais, est exacte.^

L'appel dos joyaux fut achevé, la colonne de chiffres sans peine additionnée.., !

— Cent vingt-quatre carats, annonça Françoise,

—'■ C'est exact, dit Chesnaye.- Françoise se leva pour se retirer.

— Restez encore un instant avec moi,' mademoiselle, j'aurais peut-être encore quelque chose à vous farre écrire.... ]

II se mit à ramasser les petites boîtes.,' A mesure il les prenait, ôtait le couvercle,) vérifiait la présence de la pierre, puis! refermait, plaçait la boîte dans le coffret.,!

Juste au moment où rentrait M. Soul-j pié derrière lequel se faufilait Suze.-j Chesnaye eut une exclamation, un juron, qu'il retint entre ses dents.

— Bon!..., Il manque la pierre dans cette boîte.

— Ce n'est pas posible ! s'exclama Françoise, alarmée^

Elle lit un mouvement en arrière, en;

224