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La Mode du jour | Gallica

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Titre : La Mode du jour

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1925-08-06

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Langue : français

Format : application/pdf

Description : 1925/08/06 (A5,N224).

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5522644m

Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-68231

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328174690

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb328174690/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 06/02/2011

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La

Maison jolie.

Le Petit Salon.

Le coquet petit salon que nous voyons ici part d'un principe extrêmement simple puisque tous ses meubles sont en bois blanc, mais il revêt cependant un certain cachet d'élégance. Ceci est obtenu grâce à quelques mètres de tissu et à un peu d'ingéniosité. Voici comment :

Les murs, de la pièce seront d'abord tendus à la partie intérieure (les deux tiers environ de la hauteur) en une toile unie grise ou antre, maintenue tendue avec des baguettes à ijls électriques, le tiers supérieur en une cretonne choisie de tons gais et colorés. Les meubles de bois blanc seront peints au ripolin, grisïrianon, rnlme, ou vert d'eau, tons qui s'harmonisent avec tout ou à peu près. Sur chacun de ces meubles sera posée une petite housse à volant de la même cretonne que celle employée

employée murs. Sur les tiroirs ' de la petite commode et sur le banc du premier plan des motifs semblables à ceux de la cretonne, soit qu'ils soient faits au pochoir, soit simplement obtenus en découpant les dessins du tissu et en les collant ensuite sur Je meuble. Le banc est fait d'une caisse renversée, placée sur quatre pieds carrés et recouverte- d'un petit coussin de même forme recouvert de cretonne. Quelques vases de grès, une'corbeille en osier garnie de rieurs complètent un ensemble charmant que l'on peut toujours obtenir à bon compte et dont il est inutile de se priver. Surmontez la fenêtre d'un volant de cretonne et transfonnez-la en fenêtre à petits carreaux au moyen de papier ou de galons collés sur les vibres,

AMÉ.

DE LA GOURMANDISE

ET DU BONHEÙH GONdUGAli

L'étrange et charmante cité qui vient d'édifier sut les rives de la- Seine ses constructions aux hardiesses ingénieuses, d'où sortira la beauté nouvelle en harmonie avec une époque transformée par l'avion, la T. S. -P.,"l'auto, la pimpante et chimérique cité où tente de s'exprimer, dans une symphonie de béton armé, de ter et de pierre, le rythme- des temps modernes, ne réalise pas seulement une manifestation d'artdécoratif, mais consacre en même temps le triomphe de l'art culinaire.

{>ue de restaurants, que de (uns, que de thés l Or. a construit des tours monumentales où les dîneurs dominent la ville cl, comme s'il n'y avait pas assez de place sur terre m dans le ciel, on mange encore sur des bateaux.

La logique voudrait qu'on servît, dans une exposition' qui répudie la copie des formules anciennes, une cuisine entièrement nouvelle, cuite dans des casseroles cubiques, des ragoûts futuristes, des grillades surréalistes...

Non, pas du tout... A l'Exposition des Ails d'aujourd'hui, voire de demain, parmi tant d'audaces investigatrices, dont quelques-unes — assez rares, d'ailleurs — nous fout sourire, la cuisine demeure furieusement- traditionaliste. Ici, pas de fantaisie, pas d'innovations, pas de. témérités... On n'improvise pas, on ne se lance pas dans l'inconnu, dans le iranscendaniat, on professe que le mieux est de s'en tenir aux vieilles recettes lentement, prudemment perfectionnées, dans nos provinces par des générations de doctes maîtres queues, de sages cuisiniers...

C'est que si les transformations de la vie exigent des décors renouvelés,, l'estomac, lui, ne change pas, non plus que lesjégumes et les viandes dont nous apaisons ses lyranniques convoitises...

Cet envahissement de l'Exposition de 1925 pat tes restaurants régionalisies' et autres répond à une caractéristique des temps actuels, marqués par une véritable renaissance gastronomique.

Le: souffrances, les privations de la- guerre ont amené un grand désir de bien-être. Les plaisirs de la table, après une longue éclipse de frugalité, furent remis en honneur. Et il est élégant de savoir manger.

je ne sais point s'il y a des personnes assez austères pour s'effaroucher de ce retour à une

gourmandise éclairée, mais, quant- à moi, je 'Soui-iep.s nue si la gourmandise est un- doux péché, un péché mignon, elle peut devenir une gracieuse vertu, en ce sens qu elle exerce l'influence laplus indéniable sur la félicité conjugale.

Tout d'abord, liquidons la question du péché. Brillat-Savariu- voit plutôt dans la gourmandise uk acte de foi : « A u moral, c'est une résignation implicite aux ordres du Créateur, qui, nous ayant ordonné de manger pour vivre, nous y invile par l'appétit, nous soutient par la saveur cl nous en récompense par le plaisir. )i

Ce Brillai-Savarin fut, dans son genre, un bienfaiteur de l'humanité, en nous apprenant, par sa philosophie souriante, « à mieux savourer la joie de vivre », selon le mol de Vie/or Hugo.

Écoutes ce délicieux moraliste I « La gourmandise, quand elle est partagée, a l'influence la plus marquée sur le bonheur qu'on peuttrouver dans l'union conjugale.

a Deux époux gourmands ont au moins, une fois par jour, une occasion agréable de se réunir: car. même ceux qui- fout lit à part mangent du moins à la- même table ; ils ont un sujet de conversation toujours re.naissavt . ils parlent non seulement de ce qu'ils mangent, mais encore de ce qu'ils ont mangé, de ce qu'ils mangeront, de ce qu'ils ont observé chez les autres, des plats à lamode, des inventions nouvelles, et on sait que ces causeries familières sont pleines de charme. >

Brillai-Savarin estime que la gourmandise est favorable à la beauté.

« Une suite d'observations exactes et rigoureuses, écrit-il, a démontré qu'un régime succulent, délicat et soigné, repousse longtemps et bien loin les apparences extérieures de la vieillesse.

« II donne aux yeux plus de brillant, à la peau plus de fraîcheur, aux muscles -plus de soutien. Et comme il est certain, en physiologie, qui c'est la dépression des muscles qui cause les rides, ces redoutables ennemis de la beauté, il est également vrai de dire que, toutes choses égales, ceux qui savent manger sont comparativement de dix ans plus jeunes que ceux à qui celte science est étrangère. " »

Vous voyez quels miracles peut accomplir une gastronomie bien comp"ise. Maintenant, entendons-nous : qui dit gastronomie ne dit pas goinfrerie. Les vrais gourmands son- des gourmets, qui ne font jamais aucun excès de table, et pour qui la qualité l'emporte sur la quantité. D'un acte vulgaire, d'une exigence impérieuse de la nature, faire une sorte d'oeuvre d'art, voilà ce qu'accomplit le gourmand digne de et nom. .

J'ai remarqué que l'on se disputait rarement dans les mai-sons où la chèit était fine, et elle peut être fine tout en restant très simple. Les premières querelles, entre jeunes époux, éclatent

parce que la- soupe est médiocre, le rôti brûlé la salade mai assaisonnée, cl savoir faire la salade est toute une science, que nos grand'mères possédaient à fond et ' dont elles se montraient justement pères.

Un mari qui a bien dîné voit la vie sous les couleurs les plus riantes, s'épanouit dans un optimisme béat. D'autre part, il est' très flatté que sa femme se préoccupe de lui assurer une chère agréable. Il y discerne la meilleure des preuves de tendresse. Doucement ému, il répand sa gratitude dans ces gentils égards qui rendent les unions durables.

Applaudissons donc à cette sorte d'apothéose gastronomique à laquelle nous assistons et qui classe la cuisine parmi les arts d'agrément. Les jeunes filles d'aujourd'hui-, qui ne cessent point d'être enthousiastes parce qu'elles sont réalistes, ne rougissent plus d'avouer qu'elles sont capables de mener avec brio quelques-unes de ces opérations de chimie savante — qu'on ne réussit qu'en mettant beaucoup de coeur autour de sa science — qui constituent l'art d'accommoder les aliments. Le temps n'est plus où- les jeunes filles de la bourgeoisie ne connaissaient, pour se débrouiller dans la vie, que l'aquarelle, la pyrogravure ou un peu de musique. Pour retenir un mari à la maison, un mari qui a fait la guerre, le piano ne suffit pas. Il en est même — des barbares, évidemment ■— que ça fait fuir. Faites-lui d'abord de bonne cuisine, sans fausses notes, et il vous pardonnera volontiers ensuite d.'écorcher un peu Debussy... Que dis-je ? H sera- ravi...

NICOLE.

NOTRE COUVERTURE

DESCRIPTIONS

i. Uni ROBE-M AN TE AU en rcps'.de soie. Sur un étroit fourreau, elle forme une lunique légèrement en forme. Un (jalon de Ion vif la borde.

Métrage : 2™50 en 1 ">20.

2. Une IÏOBJ1 en crêpe de Chine. Toute droite, elle est élargie ù la jtips jinr USHÀ" 'plis eveux lelc'iïnô ÙÛUS une'abeille brodée. Le corsage esl éclairé par un col raballu cl plastron en organdi plissé.

Métrage, : 2m75 en 1 mètre.

3. Une JIOBE en crêpe imprimé. L'encolure est bordée d'un plissé de ce même crêpe uni gui se prolonge sur le devatu et borde les manches himono.

Métrage : 0""55 en i mètre pour 3 ans.

Prix du patron de robe, en tailles 42, 44 ou 46,

franco : 4 fr. GO. Prix du patron de robe pour fillettes de 2, 3, 4, s

ou 6 ans, franco : 2 fr. 50; pour 7, 8, 9, 10,

11 ou 12 ans, franco : 3 francs.