Description de la Société

Le musée Le Vergeur
Installé dans un ancien hôtel particulier, le musée Le Vergeur répond à trois fonctions harmonieusement conjuguées : siège de la Société des Amis du Vieux Reims, il est également témoin vivant du passé de la ville de Reims, et institution patrimoniale labellisée « Musée de France » en 2003.
La partie la plus ancienne du bâtiment, appelée « salle gothique », est édifiée au cours du XIIIe siècle. L’hôtel s’est ensuite agrandi d’un corps de logis à la fin du XVe siècle. Au XVIe siècle, Nicolas Le Vergeur, commerçant rémois et percepteur de la gabelle, alors propriétaire, lui donne son nom et son aile Renaissance. Au siècle suivant, la famille Coquebert fait édifier un pavillon supplémentaire. Après la Révolution, l’hôtel est vendu comme bien national au Sieur Vanin-Cliquot et reste la propriété de Madame Veuve Cliquot-Ponsardin et de ses héritiers durant presque tout le XIXe siècle.
En 1910, Hugues Krafft, riche bourgeois et amateur d’art, achète l’hôtel pour sauvegarder le beau plafond du XVe siècle en bois peint et sculpté de la salle gothique, dont le départ possible pour les Etats-Unis l’avait inquiété. Le bâtiment est la proie des flammes et des obus lors de la guerre 1914-1918 : Hugues Krafft consacre alors une grande part de sa fortune et ses dernières années à le restaurer. A sa mort en 1935, il le lègue avec le mobilier et les collections qu’il contient, à la Société des Amis du Vieux Reims, association qu’il avait fondée avec Ernest Kalas en 1909, et qui gère aujourd’hui le musée.
 

Les collections du musée Le Vergeur
Les collections du musée Le Vergeur sont exceptionnelles en bien des domaines et rayonnent à différentes échelles : locale, nationale et internationale. Elles sont constituées, en plus des collections personnelles léguées par Hugues Krafft en 1935, par de nombreux dons de familles et de particuliers rémois, effectués auprès de la Société des Amis du Vieux Reims. Elles s’articulent autour de deux axes principaux : l’histoire personnelle et familiale de Hugues Krafft et l’histoire de la ville de Reims.
Caractérisées par leur éclectisme, elles comptent près de 2 400 objets d’arts décoratifs, Les Beaux-Arts y sont aussi très présents, avec notamment près de 180 peintures datant du XVIe siècle au XXe siècle, et un très important fonds d’arts graphiques relatif à l’histoire de Reims et à l’histoire de France.
De plus, le musée conserve une collection unique de cinquante gravures du grand maître allemand Albrecht Dürer, dont les deux séries complètes de l’Apocalypse et de la Grande Passion.
Grand voyageur de la fin du XIXe siècle, Hugues Krafft a légué, parmi ses collections personnelles, plusieurs milliers de plaques de verre et de photographies de ses voyages autour du monde, ainsi qu’un ensemble d’objets rapportés d’Extrême-Orient et d’Asie centrale.
Par ailleurs, l’histoire de Reims est illustrée de l’Antiquité à nos jours à travers des ensembles archéologiques rares, plusieurs plans et maquettes de la ville, et par un ensemble d’archives diverses, consultables sur rendez-vous.

Description de la publication

Entre 1910 et 1992, la Société des Amis du Vieux Reims a édité un annuaire-bulletin relatant les activités de l’association et prenant la forme de petites brochures. Durant cette période, la publication a été suspendue à plusieurs reprises : de 1915 à 1921, de 1945 à 1955 et de 1967 à 1983. Chaque numéro présente les statuts et les membres actifs de l’association, ainsi que les comptes-rendus des assemblées générales. De même, la revue propose divers articles portant sur l’histoire locale, les comptes-rendus des conférences et des expositions organisées par la Société des Amis du Vieux Reims, ou encore le récit des visites organisées pour les sociétaires. Certains numéros comportent également une ou plusieurs notices nécrologiques sur les membres les plus importants de l’association.
Depuis 1996, la Société des Amis du Vieux Reims publie, en lieu et place des annuaires-bulletins, une nouvelle revue, plus élargie et plus complète dans sa ligne éditoriale, et intitulée Regards sur notre patrimoine.