Au cours du XVIIIe siècle, à l'imitation de l'Académie française, sont nées des académies provinciales, à caractère surtout littéraire. Parallèlement apparaissent des sociétés savantes dans le domaine des sciences, de l'agriculture, de la médecine. Interdites à la Révolution, elles réapparaissent progressivement sous l'Empire, la plus célèbre fondation est peut-être celle d'une Académie celtique, devenue Société des Antiquaires de France. De nouvelles sociétés correspondant à des curiosités historiques et scientifiques et à une forme de sociabilité partiellement inspirée des modèles anglo-saxons naissent alors. Elles étaient organisées sur le modèle des quatre classes de l'Institut, agriculture, sciences, lettres et art.

Entre la Restauration et la fin du Second Empire sont nées une centaine de sociétés savantes à curiosités multiples. Guizot, ministre de l'Instruction publique de la Monarchie de Juillet souhaitant réconcilier l'ancienne société et la Révolution fonde les grandes institutions de mémoire, Comité des Travaux historiques et scientifiques, Commission des Monuments historiques, Société de l'Histoire de France etc. Pour réaliser l'inventaire des monuments, des archives, il invite les chercheurs à utiliser des méthodes communes et des vocabulaires descriptifs normalisés.Il favorisa la publication des résultats dans de grandes collections nationales comme la collection des documents inédits pour servir à l'Histoire de France. Parallèlement à ces entreprises de l'Etat, l'érudit normand Arcisse de Caumont instaurait un réseau d'archéologues dans toute la France et créait l'ancêtre de la Société française d'archéologie, qui existe encore.

Françoise Bercé, Inspecteur général du Patrimoine

Académie de Montauban, sciences, belles-lettres, arts, encouragement au Bien

Publications disponibles de 1743 à 2000
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Une Société littéraire existait à Montauban dès 1730 ; c’est dans son sein que Lefranc de Pompignan trouva, quelques années plus tard, les éléments nécessaires pour fonder l’Académie des belles lettres de Montauban, qui fut officiellement reconnue par lettres patentes du 19 juillet 1744.

Société archéologique de Tarn-et-Garonne (Montauban)

publications disponibles de 1869 à 2007
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La Société archéologique de Tarn-et-Garonne a été fondée en 1866 par M. l’abbé Pottier, approuvée par arrêté préfectoral du 17 décembre 1866 et reconnue d’utilité publique par décret du 13 août 1884. On lui doit la création d’un musée archéologique départemental et la publication d’un Bulletin dont le premier volume a paru en 1869 et qui est devenu annuel depuis 1877. (Lasteyrie IV, p. 532)