Créé au printemps 1942, le Mouvement national contre le racisme (MNCR) se veut une réponse œcuménique à la persécution antijuive. Emanation de la section juive de la Main-d’œuvre immigrée dirigée par Adam Rayski, il se donne pour fin d’alerter l’opinion publique sur les dangers de l’antisémitisme pour la nation, de provoquer un mouvement de solidarité des non-Juifs vers les Juifs et de susciter la résistance des persécutés. Implanté à Paris, Lyon, Toulouse, Marseille et Nice, le mouvement est dirigé par Lili Berger-Gronowski assistée de Léon Chertok, Simon Cukier et Jeanne Arrager-Oguz. Il tisse des liens avec la hiérarchie catholique et les milieux protestants et publie deux journaux qui se font l’écho des exactions menées à l’Est : J’accuse en zone nord, Fraternité en zone sud. Le mouvement participe notamment à des opérations de sauvetage de Juifs. Après la Libération, il ouvre des foyers pour enfants juifs.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la notice "Mouvement national contre le racisme" rédigée par Emmanuel Debono dans le Dictionnaire historique de la Résistance.