Fondé dès l’automne 1940 par le journaliste Emmanuel d’Astier de la Vigerie, le philosophe Jean Cavaillès, Georges Zerapha, un des fondateurs de la LICA, et Lucie Aubrac, enseignante en histoire, Libération Sud connut un développement rapide et exceptionnel qui en fit un des trois principaux mouvements de la résistance non communiste zone sud. Structuré en régions, son activité se développe particulièrement par la mise en place de groupes francs et d’un secteur paramilitaire appuyé sur un fort secteur de propagande et de diffusion. Au cœur de celui-ci, le journal du mouvement, Libération, fondé en juillet 1941, se particularise d’emblée par une opposition irréductible au gouvernement de Vichy et au maréchal Pétain. Cela contribue à son succès, ainsi que la qualité de sa ligne éditoriale, œuvre d’un comité de rédaction ou l’on retrouve d’Astier et Lucie Aubrac, mais aussi Pascal Copeau (qui sera un de ses rédacteurs en chef) Roger Massip, Maurice Cuvillon, Pierre Hervé, Louis Martin-Chauffier ou Yvon Morandat. Tirant à 20 000 exemplaires en 1942, l’audience du journal lui permet de tirer à près de 200 000 exemplaires en août 1944, permettant au mouvement de jouer un rôle important  dans la résistance intérieure unifiée. Le mouvement publie aussi une revue, les Cahiers de Libération. A la libération du territoire, il devint un quotidien résolument marqué à gauche jusqu’à sa disparition en 1964.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la notice "Libération-Sud" rédigée par Laurent Douzou dans le Dictionnaire historique de la Résistance.