Dès le début de l’Occupation allemande, des journaux furent composés et diffusés clandestinement dans le but de contrer la propagande officielle, sensibiliser les populations et réveiller leur sentiment patriotique. Compte tenu des conditions précaires de fabrication et de distribution le nombre exact de parutions pour un même titre est parfois à l’heure actuelle encore inconnu ou incertain. Malgré les informations apportées par les donateurs, le nombre des numéros d’un même titre est souvent inconnu, l’ordre lui-même des séries présente des incertitudes. Un numéro enfin a pu être imprimé en plusieurs endroits différents : ceci justifie que les variantes d’un même numéro figurent dans Gallica.Issue principalement de dons de résistants ou de fonds documentaires, l’offre en ligne sur Gallica comprend des exemplaires d’origines très diverses, parfois des copies et non des originaux.
Attention : en régime de censure, la presse clandestine ne dispose pas de moyens « normaux » de vérifier ses informations. Ces dernières ne peuvent être admises aujourd’hui sans être croisées avec d’autres sources. Ainsi les attaques nominales contre les personnes ; les listes de sabotages ou d’actions armées, dont le nombre et le résultat sont parfois surévalués, dans le cadre de la guerre psychologique menée sous l'Occupation, ou faute d’accès aux rapports officiels concernant ces actions.