L’apparition des faits divers sous forme imprimée remonte au XVIe siècle, mais l’expression proprement dite n’est employée dans le langage courant qu’au début du XIXe siècle. Les feuilles d’information appelées « canards » ou « occasionnels » cèdent la place à la même époque à la rubrique des faits divers des grands quotidiens, par exemple Le Petit Journal.

 Ces événements, qu’ils soient de nature criminelle, accidentelle ou sentimentale, frappent l’imagination des contemporains et éveillent la curiosité du lecteur. Au XXe siècle, les nouvelles méthodes de journalisme, en particulier l’avènement du photoreportage, permettent de décrire les faits divers à grands renforts de détails et d’exploiter toujours plus les penchants voyeuristes du public. Des faits divers célèbres comme les crimes de Landru (1919-1922), l’affaire Violette Nozières (1933) et l’affaire Stavisky (1934) détournent l’attention du public des crises politiques graves.

Le 1er novembre 1928, Gallimard lance Détective, qui réunit rapidement 250 000 lecteurs. On trouve dans ses colonnes des conseils pour devenir détective, des romans policiers et d’authentiques faits divers. Il est imité par d’autres titres, de qualité parfois médiocre : Faits divers (1931), Police et reportage (1933), Drames (1933).