Ce mouvement se distingue par la diffusion d'un journal du même nom, créé par des étudiants parisiens en août 1941, et qui constitue le plus fort tirage de toute la presse clandestine au moment de la Libération ; le journal devient France-Soir après-guerre.

Défense de la France recrute dans les milieux d'étudiants et de fonctionnaires ; il se caractérise par sa jeunesse, son apolitisme sur le plan intérieur (le journal est longtemps indulgent avec Pétain et se rallie tardivement à de Gaulle) et sa volonté de sensibiliser avant tout l'opinion au rejet de l’occupation et de l’idéologie nazie. Concevant son combat comme moral et spirituel, le mouvement refuse longtemps les actions violentes, mais il évolue progressivement à partir de l’instauration du Service du Travail obligatoire. Il assume le soutien aux réfractaires du STO avant de se rallier pleinement à la lutte armée en 1944. Au-delà de la région parisienne, la diffusion du journal s'étend jusque dans la zone sud, notamment relayé par les mouvements Combat et Témoignage chrétien. Défense de la France adhère au MLN fin 1943.