Lorsque Magnavox lance l'Odyssey en 1972, il s'agit de la toute première console de salon jamais produite. Si elle devance la sortie du jeu d'arcade Pong et propose plus de fonctionnalités et situations de jeu, c'est pourtant de ce dernier que s'inspireront tous les fabricants de consoles jusqu'aux années 1977-1978, au point de saturer le marché de "clones" de Pong. De l'Hanimex 7771 à la Télélude de Schneider, ces consoles proposent toutes les mêmes jeux intégrés, tous fondés sur le même principe de circulation d'un point lumineux d'un côté à l'autre de l'écran et renvoyé par une barre latérale se déplaçant sur un axe vertical et représentant, selon le jeu choisi : une raquette de tennis ou de squash (ou une chistera), une crosse de hockey, un gardien de buts.

Magnavox Odyssey

Mise au point dès 1968, l'Odyssey est finalement commercialisée par Magnavox à partir de 1972. C'est alors la première console de salon, destinée à un usage familial. Son modèle d'exportation arrive en France en 1974, accompagné d'une dizaine de jeux avec leurs nombreux accessoires : plateaux, cartes, jetons... sans oublier les indispensables films plastique à positionner à la surface de l'écran de télévision, et qui par transparence dessinent le décor du jeu. Le point lumineux devient alors voiture de course, navire de guerre, ballon de volleyball ou encore volant de badminton. Ses manettes sont dotées de trois potentiomètres qui permettent aux joueurs de se déplacer selon un axe vertical et un axe horizontal (ce qui permet par exemple de monter au filet, ou de parcourir des diagonales), ainsi que de dévier la trajectoire du point lumineux.

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Hanimex modèle 7771

L'Hanimex 7771 est produite à Hong Kong à partir de 1975. Plus simple que l'Odyssey, elle propose 4 jeux intégrés jouables à deux : football, pelote, tennis et mur (entrainement). Des boutons de commande de permettent de régler la dimension de la raquette, la nature du service (automatique ou manuel), la vitesse de la balle ou du ballon et l'angle de sa trajectoire. Très simples, ses manettes sont munies d'un seul potentiomètre, permettant aux joueurs de se déplacer uniquement à la verticale, quand les trois potentionmètres des manettes de l'Odyssey autorisaient des déplacements verticaux et horizontaux (donc en diagonale) et permettaient de dévier la trajectoire de la balle après son lancer.

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TV-003

Produite à Hong Kong en 1977, la console de jeux TV-003 permet de jouer sur écran de télévision au hockey, au tennis et au squash. La console se présente sous la forme d’une sphère en métal jaune encadrée de deux poignées de plastique en forme d’anneau, qui servent également de compartiement de rangement pour les manettes. Les jeux sont intégrés à la console et sont praticables à deux ou en solo. Les boutons de commande permettent de régler la largeur de la raquette ou de la crosse ainsi que la vitesse et l'angle de la balle ou du palet. La surface perforée au-dessus des boutons de commande laisse deviner un haut-parleur intégré.

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Univox 4200N

Univox commercilalise sa console 4200N en France en 1977. Pleinement représentative de ces consoles reprenant les principes de Pong, elle propose aux joueurs des jeux de tennis, hockey et pelote, ainsi qu'un mode entrainement.

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Schneider Télélude

Produite et commercialisée par Schneider à partir de 1978, la Télélude propose quatre jeux intégrés : le football, le tennis, la pelote (en duo ou solo) et, ce qui est plus rare alors, le tir, également en duo ou solo, et à condition d'avoir acheté le fusil, accessoire indipensable. On retrouve sur la Télélude les mêmes fonctionnalités que sur ses contemporaines : réglage de la vitesse, dimensions de la raquette, angle de la trajectoire. La sortie de la Télélude s'inscrit donc dans un contexte de saturation du marché par des consoles dérivées de Pong et au sein duquel tous les fabricants finissent par proposer le même produit sous des noms différents. On retrouve ainsi la même console par exemple chez Philips sous les noms de N20 et N30.

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