La collection des monnaies impériales compte près de 80 000 exemplaires d’or, d’argent et de bronze. Le fonds est constitué de monnaies issues du fonds ancien, de collections particulières - souvent léguées par des mécènes et érudits comme Carlos de Beistegui, Claudius Côte ou Louis Armand et Prosper Valton - et, pour 36 000 d’entre elles, de trésors. La collection compte aussi des coins monétaires. Elle est l’une des plus importantes au monde.

Une présentation par dynastie puis par empereur permet d'accéder aux différentes séries monétaires en fonction de l’atelier de frappe ou du métal.

Octave/Auguste (43 av. J.-C.-14 ap. J.-C.)

Octave, qui devient Auguste en 27 av. J-C., lorsqu'il instaure le régume du Principat, est considéré comme le fondateur de l'Empire romain. Les monnaies frappées sous son autorité représentent un ensemble de près de 2000 pièces en or, argent et alliage cuivreux. Tant par sa qualité que par sa quantité, cette collection est l’une des plus importantes en Europe.

Les Julio-Claudiens (14-68 ap. J.-C.)

Les Julio-Claudiens, première dynastie d'empereurs romains fondée par Auguste en 27 av. J.-C., comprenant, outre Auguste, quatre empereurs : Tibère (14 ap. J.-C. à 37 ap. J.-C.), Caligula (37 ap. J.-C. à 41 ap. J.-C.), Claude (41 ap. J.-C. à 54 ap. J.-C.) et Néron (54 ap. J.-C. à 68 ap. J.-C.). La collection des monnaies frappées sous les règnes de Tibère à Néron rassemble près de 1300 exemplaires en or, argent ou billon.

La guerre civile (68-69 ap. J.-C.)

Parti d'une révolte dirigée contre Néron, cet épisode va voir les armées de l'Empire se diviser et s'affronter en province et à Rome. Les princes se succèdent à un rythme acceléré et les émissions se multiplient dans des ateliers de Gaule, d'Espagne et d'Afrique du Nord. L'instabilité prend fin en décembre 69, lorsque Vespasien fonde la dynastie flavienne. Cette période trouble est représentée dans les collections du département des Monnaies, médailles et antiques par 544 exemplaires.