L’empereur Auguste (27 av. J.-C. – 14 ap. J.-C.) réorganise l’ensemble du système monétaire et crée un monnayage de bronze entièrement repensé. Le monnayage d'Auguste se fonde sur l'utilisation de quatre métaux : l'or, l'argent, l'orichalque/laiton et le cuivre. Le système monétaire fonctionne grâce à des rapports fixes établis entre les dénominations. Les aurei sont frappés au poids de 7,90 g sur la base de 40 monnaies par livre d'or. Les deniers d'argent sont frappés au poids de 3,80 g (84 monnaies par livre) et 25 deniers équivalent à 1 aureus. Les quinaires d'or et d'argent présentent la moitié du poids respectivement de l’aureus et du denier.

Les monnaies de bronze mises en circulation par Auguste comprennent des sesterces (25 g) et des dupondii (13 g) d'orichalque, des as de cuivre (11 g), des semis (4,5 g) et des quadrans (3,5 g). La couleur du métal permet de distinguer aisément les différentes dénominations (types de pièce) : par exemple, le dupondius et le semis qui sont en orichalque (jaune), valent le double des pièces en cuivre (rouge) telle que l’as et le quadrans.

La frappe de ce nouveau système monétaire est imposée à tous les ateliers contrôlés par Auguste. Dans les ateliers officiels d'Orient, des noms de monnaies grecques hérités des systèmes monétaires antérieurs demeurent. C'est par exemple le cas des cistophores émis dans certains ateliers d’Asie mineure sous la République romaine.

Relativement stable, ce système monétaire reste en vigueur jusqu'au IIIe siècle. Pendant cette période, des réformes ont toutefois lieu, engendrant de légères réductions du poids et de la teneur en métaux précieux.