Musée Jean-Jacques Rousseau-Montmorency

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Description du musée

Créé à Montmorency en 1897, le musée est installé au Petit Mont-Louis en 1952, dans les lieux occupés par Jean-Jacques Rousseau de 1757 à 1762. Il se compose de la maison du philosophe, de son jardin et de son cabinet de travail, le Donjon. Une évocation du cadre de vie et de travail de Rousseau a été réalisée à partir de la copie manuscrite d'un acte notarié, de documents iconographiques, de la correspondance de l'écrivain et de témoignages de l’époque. Une partie du mobilier présenté provient de l'Ermitage, 1ère résidence de Rousseau à Montmorency.

Dans un agrandissement de la maison datant du 19e siècle, des expositions temporaires principalement réalisées à partir des collections du musée sont organisées sur la vie et l’œuvre de Rousseau ainsi que sur le 18e siècle et l’histoire locale. Des bustes et statues de Rousseau sont également présentés de façon permanente.

Jouxtant le musée, la maison voisine, dite "des Commères" - surnom donnée par la compagne de Rousseau aux deux jansénistes qui y résidaient - abrite l'administration et la conservation du musée ainsi que la bibliothèque d'études rousseauistes, centre de documentation et de recherche.

Dédiée à l’étude de l’œuvre et de la vie de J.-J. Rousseau, à sa réception dans le monde, du 18e s. à nos jours, la bibliothèque conserve également un fonds sur l'histoire locale. Elle est ouverte sur rendez-vous et propose environ 30.000 documents imprimés (éditions, traductions, correspondance, monographies, articles, périodiques…).

Description du fonds numérisé

L’informatisation des collections s'accompagne de la numérisation des documents. Le choix s’est tout d'abord porté vers les œuvres phares : exemplaires annotés par Rousseau du Contrat social et du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, manuscrits autographes dont le travail de secrétaire réalisé auprès de madame Dupin de 1741 à 1751, des lettres et les 167 planches de l’herbier offert par Rousseau à Madelon Delessert. La numérisation est aujourd'hui réalisée de façon systématique lors des opérations de récolement, d'inventaire et de restauration des peintures, estampes, plans, cartes postales, photographies etc. Les imprimés ne sont pas numérisés in extenso.

Le fonds, aujourd'hui estimé à environ 12.000 pièces, est en partie consultable sur la base de données du musée à la bibliothèque d’études rousseauistes. Au fur et à mesure, des œuvres choisies sont également proposées en ligne sur le site internet du musée et sur les bornes numériques mises à la disposition des visiteurs du musée.

Certaines numérisations ont fait l'objet d’un partenariat scientifique qui permet ainsi une consultation sur différents sites : Gallica pour la copie manuscrite de l'Olympiade de Pergolèse ou l'Université de Rouen pour un corpus de notes manuscrites de Flaubert sur des ouvrages de Rousseau. Cette mise en ligne, prévue pour fin 2014, sera complétée d'une édition hypertexte.