Cligès, rédigé vers 1176, allie habilement intrigues politiques et passions amoureuses, univers arthurien et "byzantin", alors très apprécié. Cligès, venu à la cour d'Arthur, doit défendre ses droits sur le trône de Constantinople face à son oncle parjure.

Alis, frère d’Alexandre et oncle de Cligès, convoite le trône de Constantinople. Il conclut un accord avec son frère, qui lui conteste ce pouvoir. Alexandre règne de fait, tandis qu’Alis est autorisé à garder la couronne. Mais il reçoit l’interdiction de se marier, afin qu’à sa mort, le trône revienne à Cligès, héritier d'Alexandre venu apprendre la chevalerie à la cour du roi Arthur. Après la mort d'Alexandre, Alis oublie sa promesse. Il se fiance à Fenice, fille de l’empereur d’Allemagne. Toutefois elle tombe éperdument amoureuse de Cligès. Grâce à deux breuvages magiques concoctés par sa nourrice Thessala, la jeune femme échappe à Alis. Après s’être fait passer pour morte, elle rejoint Cligès, qui lui avait déclaré son amour. Informé de la tromperie, Alis poursuit Fenice et son neveu jusque chez Arthur, où une immense armée s'est levée face à la trahison de l'oncle. Ce dernier meurt et les deux amants se marient.