INSEP (Institut National du Sport de l'Expertise et de la Performance)

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Description de la bibliothèque

L’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP) a été créé en 1975. Il est né de la fusion de l’Institut national des sports (INS) et de l’École normale supérieure de l’éducation physique (ENSEP).
Il poursuit aujourd’hui une mission de service public clairement identifiée et prioritaire : proposer les conditions optimales d’entraînement et de formation aux meilleurs sportifs français et à l’encadrement du haut niveau.
Au regard de son statut d’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, l’INSEP concourt à des programmes de recherche scientifique, médicale, technologique en matière d'activités physiques et sportives, produit et diffuse des connaissances liées au sport de haut niveau et valorise ses ressources documentaires.
La collection « Fonds ancien de l’INSEP » est issue des collections de l’École normale de gymnastique de Joinville-le-Pont (1852) ; l’École supérieure d’éducation physique (1925) ; le Centre national d’éducation générale et de sports (1941) constitué de 3 établissements : un institut national d’éducation générale, une école nationale d’éducation physique et sportive, un collège national de moniteurs et d’athlètes ; l’Institut national du sport (1945).
Couvrant une large période historique 1573 à 1970 et tous les domaines du sport : entraînement, physiologie, médecine, biomécanique, sociologie, histoire du sport, la collection « Fonds ancien de l’INSEP » est unique en France.

 

Description du fonds numérisé

Miroir des sports (1921-1944) et L’Éducation Physique (1922-1940)
 
Alors que La Vie au grand air (1898-1922) s’apprête à tirer sa révérence, la presse hebdomadaire sportive française voit débarquer un nouveau titre. Le 8 juillet 1920, Félix Juven et Paul Dupuy changent d’orientation. Fini l’actualité des têtes couronnées et autres personnalités du monde politique, ou les récits illustrés de la 1ère Guerre Mondiale entre 1914 et 1918, ces derniers ont décidé de s’intéresser au sport. En effet, depuis le début du XXème siècle, ce dernier s’est transformé en phénomène de société et les deux patrons entendent bien en profiter.  Grande championne de tennis à l’époque, Suzanne Lenglen a les honneurs de la première Une de l’hebdomadaire. Le Miroir des sports s’attache jusqu’à la Seconde Guerre mondiale à rendre le sport accessible à un plus large lectorat et non plus une élite. Au fur et à mesure, la photographie des exploits sportifs va y supplanter l’analyse purement technique des performances. Interrompu en 1939, il reviendra en kiosque à l’été 1941 pour 158 numéros jusqu’à 1944. Il sera interdit pour collaboration à la Libération.
Parue à 242 reprises entre 1902 et 1914, la revue L’Éducation Physique connaîtra 100 numéros dans sa seconde période de parution. Celle-ci se veut une approche ethnoscénologique du corpus hébertiste et met en avant la « Méthode Naturelle » prônée par Georges Hébert. Militaire, ce dernier avait son idée sur le corps et la manière dont il faut le muscler. Cet ouvrage était un condensé de sa vision pour développer un corps naturellement et harmonieusement ainsi qu’un recueil sur la représentation du geste sportif dans les arts.