L'architecte Michel Roux-Spitz est chargé à la Libération d'aménager l'hôtel Tubeuf pour y loger le département des Estampes dans l'aile gauche et le département des Cartes et Plans dans une partie de l’aile droite et le corps de bâtiment central.

Tenu de respecter l’aspect extérieur de l’hôtel Tubeuf, classé monument historique, Roux-Spitz vide le bâtiment comme on vide un œuf sans briser sa coquille et double les façades d’un voile de béton sur lequel vient s’ancrer la structure intérieure. Le sous-sol lui-même est revêtu d’un cuvelage bétonné pour offrir huit niveaux de stockage.

Le public accède aux départements par un élégant escalier en spirale ainsi que par un ascenseur. Les murs de la cage sont en stuc et le dallage des sols en pierre et marbre, dans une note très sobre. Les portes sont en chêne ciré et leurs encadrements en pierre d’Hauteville. Des grilles légères en acier poli doublent les portes ouvrant sur les galeries Mansart et Mazarine. Les paliers de l’escalier forment au rez-de-chaussée le vestibule de la galerie Mansart, au premier étage le vestibule de la galerie Mazarine, de la chambre de Mazarin et du département des Cartes et plans, enfin au deuxième étage le vestibule du département des Estampes. Les bas-reliefs du premier étage sont du sculpteur Marcel Gaumont, et la baigneuse de marbre blanc du second est d’Alfred-Auguste Janniot.