André Chatelin succède à Michel Roux Spitz en 1955.
En 1958, c’est lui qui réalise la salle de lecture du département des Manuscrits-Orient dans la rotonde Richelieu-Colbert.
Comme ses prédécesseurs, il cherche de la place. De 1960 à 1977, il réalise divers travaux à cet effet : créations d’entresols, aménagements de combles en magasins, mezzanine pour le musée des médailles. Il crée, dans le comble de l’aile Mansart, en superstructure, l’atelier central de restauration.
En 1981, c’est Serge Macel qui lui succède. On lui doit en particulier, l’inversion de la volée haute de l’escalier d’honneur en 1987 et le réaménagement du Hall en 1993.
Malgré tous leurs efforts, il faut se rendre à l'évidence : les collections ne tiennent plus dans l'espace du quadrilatère.
En 1998, le déménagement à Tolbiac des collections imprimées ouvre une nouvelle ère pour le quadrilatère Richelieu. En effet les espaces libérés seront partagés entre la BnF et ses partenaires : la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, déjà présente en partie sur le site dans une installation provisoire et la bibliothèque de l'Ecole nationale des chartes.
Les départements des Manuscrits ; des Monnaies, médailles et antiques ; des Estampes et de la photographie ; des Cartes et plans ; de la Musique et des Arts du spectacle, qui restent à Richelieu, rassemblent des collections d'une valeur inestimable. Leurs conditions de conservation et d'accès réclament une rénovation complète des espaces tant pour leur mise en sécurité que pour leur mise en valeur : c'est l'objectif du Projet Richelieu.
Les travaux requièrent des locaux vides. Pour préserver l’accès des lecteurs aux collections pendant la durée des travaux, les projets prévoient un processus en deux temps. La moitié Ouest des bâtiments, le long de la rue de Richelieu, comprenant la salle Labrouste et le magasin central ainsi que le pourtour de la cour d’honneur, sera traitée entre 2009 et 2012. L’autre partie des bâtiments, le long de la rue Vivienne, sera ensuite rénovée de 2012 à 2014. Le maître d’œuvre de ces travaux a été désigné en juillet 2007. Il s’agit de l’Atelier Bruno Gaudin.