De nombreuses chansons sont entonnées au moment de la victoire, pour l'armistice du 11 novembre 1918 et pour les défilés qui suivent.
Ecrite par Lucien Delormel et Léon Garnier sur une musique de Louis-César Desormes, créée par Paulus en mai 1886, En revenant d'la revue fut immédiatement un grand succès. En faisant allusion au Général Boulanger, surnommé "Général la Revanche", elle s'inscrit dans le contexte revanchard d'après 1870. Malgré la disparition de son héros en 1891, la chanson demeure l'un des refrains à la gloire de l'armée française les plus populaires jusqu'en 1914.Le poème Le Défilé de la Victoire, écrit par Théodore Botrel,décrit le défilé du 14 juillet 1919. Trois mélodies accompagnent la récitation du poème : le Régiment de Sambre et Meuse, la Marseillaise et la Marche funèbre (troisième mouvement de la Sonate pour piano n°2 en si bémol mineur, op. 35) de Frédéric Chopin (1837). Théodore Botrel rend  aussi hommage aux soldats morts pour la France avec Pour nos morts, sonnez clairons !
Le Père La Victoire
fut composé par Louis Ganne (1862-1923) sur des paroles de Lucien Delormel (1847-1899) et Léon Garnier (1836-1901). L'air, créé par Paulus (1845-1903) en 1888, prête sa voix à un vieux soldat qui relate ses souvenirs de combat et souhaite une revanche à la défaite de 1870. A l'armistice, la chanson fut dédiée à Georges Clémenceau auquel fut attribué le surnom de "Père la Victoire". Le poème Le Rhin allemand d'Alfred de Musset (1810-1857) fut plusieurs fois mis en musique ; il répond au chant du juriste et écrivain allemand Becker, publié le 18 septembre 1840 sous le titre Rheinlied ("Ils ne doivent pas l'avoir, le libre Rhin allemand" ).