L’interprétation et l’application par l’administration d’Edo du Traité de paix, d’amitié et de commerce sera à l’origine de situations délicates et de tensions entre la France et le Japon. Néanmoins, cette période est marquée par le  développement intense des relations entre les deux pays : l’importation de vers à soie japonais sauve la sériciculture française, tandis que la France concourt à la modernisation de l’armée japonaise avec l’envoi d'une première mission militaire.

Première ambassade japonaise en France (1862)

A la suite de la signature des traités de paix, le shôgunat envoie à l'étranger des missions pour s’informer sur la civilisation occidentale et pour tenter d'assouplir les clauses les plus contraignantes des traités. La première ambassade japonaise arrive à Paris en 1862.

Incidents et efforts diplomatiques (1863-1864)

Le 5 juin 1863, l'empereur Kômei en appelle à l'"expulsion des barbares". Le clan rebelle de la province de Chôshû, au Sud, choisit de s'opposer frontalement à la politique shôgunale et tire sur des navires occidentaux dans le détroit de Shimonoseki.

Première mission militaire française : entre le shôgunat et le régime impérial (1867-1868)

En 1866, le gouvernement japonais, désireux d'avoir une armée de terre moderne et forte, capable de résister à la montée des forces rebelles des seigneuries de Chôshû et de Satsuma, demande l'envoi d'une mission militaire française.