L’ouverture du Japon aux étrangers, la division et l’affaiblissement du gouvernement shôgunal ébranlent les fondements de la société japonaise. L’instabilité politique qui en découle rend la tâche difficile aux diplomates français dont l’objectif principal est de développer les relations commerciales avec le Japon. Ils savent s’entourer d’hommes qui connaissent parfaitement la langue japonaise et le pays. On retiendra tout particulièrement les acteurs de la signature du traité de 1858, et les premiers ambassadeurs au Japon, Duchesne de Bellecourt (1859-1864) et Léon Roches (1864-1868).

Jean-Baptiste Louis Gros (1793-1870)

Porteur d'une lettre de l'empereur Napoléon III, et à la tête d’une légation d’une vingtaine de personnes, le baron Louis Gros accoste au Japon le 9 août 1858. Deux mois plus tard est signé le Traité de commerce et d'amitié entre la France et le Japon qui ouvre les relations officielles entre les deux pays.

Charles Gustave Martin de Chassiron (1818-1871)

Le baron Charles Gustave Martin de Chassiron est l'un des membres de la délégation menée par Jean-Baptiste Louis Gros. Son ouvrage Notes sur le Japon, la Chine et l'Inde : 1858-1859-1860 est le journal "rigoureusement exact jusqu'à la minutie" de la mission diplomatique française à laquelle il participa en Extrême-Orient. Cette relation de voyage se présente sous forme d'un mélange de lettres et de documents officiels, dont l'intégralité du texte du Traité de Yeddo.

Gustave Duchesne de Bellecourt (1817-1881)

En avril 1859, Gustave Duchesne de Bellecourt est envoyé par le gouvernement français en tant que consul général de France au Japon. Lorsqu’il rejoint son poste, les rapports franco-japonais sont régis par le Traité de paix, d'amitié et de commerce ratifié en 1859.

Léon Roches (1809-1900)

L'objectif principal de Léon Roches, qui succède à Duchesne de Bellecourt au poste d’ambassadeur en 1864, est de développer les intérêts commerciaux français, tout particulièrement les importations de soie grège et de graines de vers à soie dont l'industrie lyonnaise – alors en plein crise de la pébrine - manque cruellement.