Depuis l’Antiquité, le thermalisme (soins par les eaux minérales) a connu un vif succès. C’est sous la domination romaine que la Gaule thermale connaît son premier essor. Puis, pendant le Haut Moyen Âge, le thermalisme décline à la suite des invasions barbares. Pourtant, cette pratique est de nouveau en vogue au XVIIe siècle, puisque la marquise de Sévigné aime à clamer ses séjours à Vichy. À partir de cette époque, la monarchie absolue prend en charge la gestion, l’entretien et la surveillance des sources thermales.

Le commerce des eaux en bouteilles débute et, en 1670, une première mission d’étude ordonnée par l’Académie des sciences a pour objet l’analyse chimique des eaux minérales. Au cours du siècle des Lumières, la fréquentation des stations thermales reste relativement stable.

C’est au XIXe siècle, notamment grâce à l’arrivée du chemin de fer, que se développent stations thermales, stations de bord de mer (le terme de thalassothérapie apparaît pour la première fois en 1865) et stations climatiques. Une forte concurrence s’installe entre les stations qui sollicitent les médecins pour les inciter à prescrire des cures à leurs patients. Elles font de la réclame dans les journaux et développent leurs atouts touristiques et mondains, en ouvrant des casinos et des théâtres. Mêlant des considérations historiques, médicales et promotionnelles, les quelques 5000 ouvrages ou pièces détenus par la BnF témoignent du développement considérable de cette littérature entre le milieu du XIXe siècle et les années 1930.