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Presse et revues

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Quand même, août 1940
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Les Belles Images, 16 février 1905, n°44
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Le Tam-tam, 21 février 1903
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La Risette, 27 novembre 1900, n°32
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L'Indépendance parisienne, janvier 1870
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Histoire de la guerre russo-japonaise : documentaire, illustrée, hebdomadaire, 18 février 1905, n°51
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Le Gaulois artistique, 21 avril 1927
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Le Journal des touristes, 1er novembre 1932, n°186
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Tunisie. Revue illustrée, juin 1938, n°87
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L'Ouest-artiste, 8 août 1891
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La Vérité, 30 septembre 1944
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Défense de la France, 3 septembre 1943
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Le Panorama de la guerre de 14, 18 mars 1915, n°25.
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La Lanterne et la mémoire d'Henri Rochefort. Organe nantais de la résistance, 15 septembre 1943
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L'Ancien combattant du Nord, août 1937, n°194

Si l’on considère La Gazette de Théophraste Renaudot fondée en 1631 comme le premier journal français, c’est avec Le Journal de Paris que s’ouvre en 1777 l’ère de la presse d’information.

1789 instaure la liberté de la presse. Les feuilles éclosent en nombre (Le Père Duchesne, L’Ami du Peuple…) avant d’être à nouveau réprimées. Le combat contre la censure agite tout le XIXe siècle qui s’achève par un « âge d’or de la presse » à la faveur de la Loi sur la liberté de la presse de 1881.

Dès 1836, les formules novatrices du Siècle et de La Presse ouvrent la marche de cet essor. Les titres généralistes retranscrivent les partitions politiques et alimentent le débat. La presse satirique (Le Charivari, Le Journal pour rire …) se développe également qui à travers caricatures et portraits-charges dénonce le pouvoir et s’attache par l’humour un public fidèle. Plus étoffées que les journaux et d’une périodicité moindre, des publications prestigieuses (La Revue des deux mondes, La Revue de Paris) ou émanant de sociétés savantes parfois locales reflètent quant à elles l’intérêt croissant de l’époque pour les sciences, les arts et les lettres.

D’abord peu présente, l’image gagne les colonnes des journaux et celles de leurs suppléments illustrés pour capter un lectorat croissant. Des titres féminins (La Femme, Femina…), sportifs (La Pédale, Match…) ou enfantins (La Semaine des enfants…) sont également créés. « La civilisation du journal » ne se cantonne pas à Paris mais touche aussi la province (L’Indépendant du Berry, L’Ouest-Eclair…) et les colonies (Le Courrier de Tlemcen, La Petite Tunisie, L’Etoile de l’A.E.F). La figure du grand reporter apparaît.

Le sortir de la Première guerre mondiale qui a vu fleurir les journaux de tranchées marque un premier ralentissement malgré le succès de Paris-Soir, le dynamisme de certains hebdomadaires politiques ou littéraires (Gringoire, Marianne, Regards…) ou le renforcement de la presse magazine.

La défaite de 1940 puis l’Occupation marquent douloureusement la fin de cette période. Certains titres collaborent, d’autres se sabordent tandis que la Résistance diffuse ses idées à travers une presse clandestine (Combat, Défense de la France…).

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Mémorial d'Amiens et du département de la Somme. Supplément illustré, 13 juin 1899
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Publication disponible de 1906 à 1944<br/><br/> Fondé par Charles Maurras et Léon Daudet, le journal s'affirme rapidement comme le fleuron de la presse nationaliste et anti-républicaine. Son ton provocateur asseoit son succès. Violemment antisémite et antimaçonnique, il fédère l'ensemble de la droite conservatrice jusqu'en 1926, date à laquelle il est mis à l'index par le pape. Le soutien qu'il apporte à Vichy lui vaut d'être interdit en 1944.
texte: 
Publication disponible de 1897 à 1916<br/><br/> Fondé par Ernest Vaughan en 1897, cet organe républicain de tendance socialiste est d'abord animé par Clemenceau. Son départ en 1906 réduit l'audience du journal qui disparaît en 1914.
texte: 
Publication disponible de 1819 à 1914<br/><br/> Fondé durant les Cent Jours, le journal paraît sous plusieurs noms jusqu'en 1819. Libéral et anti-clérical sous la Restauration, il devient l'organe de Thiers sous la Monarchie de Juillet. Soutien du Second Empire, il reste cependant un fin analyste de la situation politique sous la IIIe République. Déclinant, il cesse de paraître en 1914.
texte: 
Publication disponible de 1880 à 1944<br/><br/> Mensuel fondé en 1880 par les Assomptionnistes, quotidien dès 1883, <i>La Croix</i> adopte le style et le contenu de la presse populaire. Titre conservateur, le journal est anti-dreyfusard mais aussi antisémite puis modère peu à peu ses positions. Réfugié en zone Sud, le titre refuse de se saborder.
texte: 
Publication disponible de 1884 à 1938<br/><br/> Lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.
texte: 
Publication disponible de 1826 à 1840 et de 1854 à 1942<br/><br/> Apparu en 1826, <i>Le Figaro</i> renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal se caractérise par ses reportages en France et à l'étranger qui lui assure le succès. Conservateur, le journal prend position contre Dreyfus. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Sud.
texte: 
Publication disponible de 1876 à 1929<br/><br/> Supplément hebdomadaire créé en 1876, <i>Le Figaro supplément littéraire</i> ouvre ses colonnes à de nombreux écrivains parmi lesquels Mérimée, Vallès, Ernest Daudet, Ibsen, Henri de Régnier... En 1929, il devient une rubrique du <i>Figaro</i>.
texte: 
Publication disponible de 1868 à 1929<br/><br/> Créé en 1868 par Edmond Tarbé des Sablons et Henri de Pène, le titre est repris en 1882 par le monarchiste Arthur Meyer. Il devient alors un journal mondain influent parmi la noblesse et la haute bourgeoise. Boulangiste et antidreyfusard, le titre voit son influence s'amoindrir malgré quelques nouveautés comme une chronique sur le cinéma. Il disparaît en 1929, un an après son rachat par François Coty.
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texte: 
Fondé en 1879 par Auguste Dumont, le <i>Gil Blas</i> invite dans ses colonnes de nombreuses plumes (Maupassant, Catulle Mendès, Armand Sylvestre) qui lui confèrent une tonalité littéraire. Toutefois, son caractère grivois et échotier fait recette non sans susciter le scandale. A partir de 1888, des bouleversements successifs de rédaction affaiblissent fortement son audience.
texte: 
Publication disponible de 1904 à 1939 et 1944<br/><br/> Fondé par le socialiste Jean Jaurès en décembre 1904, <i>L'Humanité</i> soutient les revendications ouvrières, marque son hostilité face à l'engagement français au Maroc et affiche son pacifisme. Après la mort de Jaurès, il soutient cependant le gouvernement de guerre. En 1920, à l'issue du Congrès de Tours, le journal rompt avec le réformisme pour rejoindre le communisme révolutionnaire. Le 26 août 1939, le journal est saisi.
texte: 
Publication disponible de 1880 à 1943 sauf 1910<br/><br/> Lancé en 1880, le journal suit les évolutions politiques de son directeur, Henri Rochefort. Successivement socialiste, boulangiste et nationaliste, le journal est anti-dreyfusard. Passé progressivement sous la direction de Léon Bailby, il maintient sa position jusqu'en 1930 avant de décliner puis de se saborder en 1940.
texte: 
Publication disponible de 1814 à 1944<br/><br/> Fondé en 1789 par l'imprimeur Baudouin, le journal rend compte des débats de l'Assemblée nationale. Racheté par les frères Bertin en 1799, il devient ensuite <i>Journal de l'Empire</i> puis retrouve son nom. La qualité de la rédaction et la diversité des thèmes traités, de la politique à la littérature, font de ce titre conservateur une référence. Réfugié à Clermont-Ferrand, il cesse de paraître en 1944.
texte: 
Publication disponible de 1880 à 1914, 1916, 1918 à 1931 et de 1939 à 1940<br/><br/> Fondé en 1880 par Georges Clemenceau et Camille Pelletan, le journal sert de tribune aux idées de ses créateurs. Il est ainsi hostile à Gambetta et anticolonialiste. S'il ne déclenche pas de grandes campagnes, les polémiques qu'il suscite sont quotidiennes ce qui lui vaut une grande influence malgré un tirage limité.
texte: 
Publication disponible de 1877 à 1928<br/><br/> Journal radical fondé en 1877 par Eugène Mayer, La Lanterne rencontre le succès grâce à ces campagnes de presse sensationnelle et soutient Boulanger. Racheté en 1895, le journal est successivement dirigé par Aristide Briand, Millerand et Viviani. Fortement anticlérical, le journal voit son influence s’éroder dans l’Entre-deux-guerres.
texte: 
Publication disponible de 1882 à 1944<br/><br/> Lancé en 1884 par Sam Chamberlain, il devient sous la direction de Maurice Bunau-Varilla, rencontre un vif succès grâce à son ton accrocheur et original. Nationaliste et antiparlementaire, il mène de grandes campagnes contre les « affaires », grâce à un ton accrocheur et à de grandes campagnes autour des "affaires". Proche de l'extrême-droite, <i>Le Matin</i> se rallie à l'occupant en 1940 et disparaît à la Libération.
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L'Ouest-Eclair
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http://gallica.bnf.fr/Search?idArk=&n=15&p=1&lang=FR&adva=1&adv=1&reset=&urlReferer=%2Fadvancedsearch%3Flang%3DFR&enreg=&tri=&submit1=Lancer+la+recherche&catsel1=f_title&cat1=L%27Ouest-%C3%89clair&ope2=MUST&catsel2=f_creator&cat2=&ope3=MUST&catsel3=f_tdm&
texte: 
Publication disponible de 1899 à 1944 (suivant les éditions)<br/><br/> Créé par l'abbé Trochu et Emmanuel Desgrées du Lou, le journal se veut une alternative aux titres conservateurs ou anti-cléricaux. Proche du catholicisme social, le titre privilégie les faits régionaux. Le succès permet de multiplier les éditions locales. Sous l'Occupation, le journal adopte un ton maréchaliste. Il est remplacé par <i>Ouest-France</i> à la Libération.
texte: 
Publication disponible de 1863 à 1944<br/><br/> Lancé par Moïse Millaud en 1863, le titre remporte un rapide succès grâce à son coût modique et son petit format. Plus que sur l'analyse de la vie politique, le journal mise sur le fait divers traité de manière sensationnelle. Son supplément hebdomadaire renforce sa popularité par l'emploi de couvertures illustrées. En 1937, il devient l'organe du Parti social français. Replié à Clermont-Ferrand en 1940, il est supprimé en 1944.
texte: 
Publication disponible de 1920 à 1937<br/><br/> Créé en 1884 pour concurrencer <i>L'Illustration</i>, le supplément du dimanche du <i>Petit Journal</i> fait la part belle aux faits divers, aux têtes couronnées et aux scandales qui font la Une. Deux illustrations pleine page en couleur ouvrent et ferment chaque numéro. Toutefois, le titre ne rencontre pas le succès espéré. En 1920, il reste pourtant le seul supplément du <i>Petit Journal</i> et change de nom pour devenir <i>Le Petit Journal illustré</i>.
texte: 
Publication disponible de 1876 à 1944<br/><br/> Fondé en 1876 par Louis Andrieux, il soutient la République, la laïcisation de la société et la séparation de l'Église et de l'État. Sous la direction de Jean Dupuy, le titre adopte un ton plus modéré. Le journal connaît un fort succès grâce à la qualité et à la variété de ses articles (politique, sports, faist-divers...). En 1940, le titre se replie en zone Sud puis revient à Paris. Collaborationniste, il disparaît en 1944.
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texte: 
Publication disponible de 1889 à 1912<br/><br/> Créé en 1889, ce supplément, imprimé sur papier de luxe, se veut être une «lecture attrayante, saine et digne du foyer de tous». «Littéraire et illustré», il remporte une adhésion d’autant plus forte que le contenu éditorial est à dessein peu politisé. En 1912, il laisse place au magazine photographique <i>Le Miroir</i>.
texte: 
Publication disponible de 1836 à 1930, 1932, 1934 et 1935<br/><br/> Lancée en 1836 par Emile de Girardin, <i>La Presse</i> marque un tournant. La publicité permet de baisser les coûts et d'attirer un large public, par la qualité des articles du journal auquel Dumas, Gautier et Hugo collaborent. Discrédité par le faux scoop de l'atterrissage de Coli et Nungesser, le titre disparaît en 1932.
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texte: 
Fondé en 1869 par l’entourage de Victor Hugo, <i>Le Rappel</i> rencontre rapidement un grand succès parmi un public d’étudiants, d’ouvriers et d’artisans. Républicain et fortement anticlérical, le journal se caractérise par son radicalisme et son ton tranché. Dans les années 1880, la concurrence de <i>La Lanterne</i>, <i>La Marseillaise</i> ou <i>La Justice</i> diminue son influence.
texte: 
Publication disponible de 1836 à 1927, 1930 et 1932<br/><br/> En 1836, Armand Dutacq lance <i>Le Siècle</i>. Anticlérical, le titre émet des critiques vis-à-vis du régime monarchique. Sous le Second Empire, il fait figure de « Moniteur de l'opposition » et soutient Thiers. De 1874 à 1876, il est animé par Jules Simon ce qui n'empêche pas son net déclin. A partir de 1930, sa parution devient irrégulière. Il cesse de paraître en 1932.
texte: 
Publication disponible de 1861 à 1942<br/><br/> Lancé en 1861 par le libéral Auguste Neffzer, <i>Le Temps</i> est repris par Adrien Hébrard. Le journal se démarque par son important réseau de correspondants. Sa qualité et son sérieux sont unanimement reconnu. Républicain conservateur, il devient l'organe officieux de la diplomatie française. Il se saborde en 1942.
texte: 
Publication disponible de 1867 à 1914 et de 1917 à 1919<br/><br/> Créé par l'abbé Migne en 1833, le journal est animé dès 1842 par Louis Veuillot. Conservateur et ultramontain, le journal fustige les républicains comme les catholiques libéraux, jugés trop « tièdes ». Très influent dans le clergé, le journal discrédite par ses excès l'Église aux yeux des républicains. Il est suspendu à plusieurs reprises.
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texte: 
Publication disponible de 1871 à 1877 et de 1885 à 1887<br/><br/> Fondé en 1871 par Gustave Chadeuil, <i>Le XIXe siècle</i>, républicain et anticlérical, apprécié d’un public universitaire pour son sérieux, s’oppose au coup d’État manqué de Boulanger de 1877. Après 1880, le titre périclite. En succédant à Edmond About, Portalis lance de virulentes campagnes et dénonce maints scandales, ce qui relance le journal. En 1899, ce dernier est couplé avec <i>Le Rappel</i>.

Accès aux principaux titres de presse et revues

Les principaux quotidiens
L'Action française
L'Aurore
Le Constitutionnel
Publication disponible de 1906 à 1944

Fondé par Charles Maurras et Léon Daudet, le journal s'affirme rapidement comme le fleuron de la presse nationaliste et anti-républicaine. Son ton provocateur asseoit son succès. Violemment antisémite et antimaçonnique, il fédère l'ensemble de la droite conservatrice jusqu'en 1926, date à laquelle il est mis à l'index par le pape. Le soutien qu'il apporte à Vichy lui vaut d'être interdit en 1944.
Publication disponible de 1897 à 1916

Fondé par Ernest Vaughan en 1897, cet organe républicain de tendance socialiste est d'abord animé par Clemenceau. Son départ en 1906 réduit l'audience du journal qui disparaît en 1914.
Publication disponible de 1819 à 1914

Fondé durant les Cent Jours, le journal paraît sous plusieurs noms jusqu'en 1819. Libéral et anti-clérical sous la Restauration, il devient l'organe de Thiers sous la Monarchie de Juillet. Soutien du Second Empire, il reste cependant un fin analyste de la situation politique sous la IIIe République. Déclinant, il cesse de paraître en 1914.
La Croix
L'Écho de Paris
Le Figaro
Publication disponible de 1880 à 1944

Mensuel fondé en 1880 par les Assomptionnistes, quotidien dès 1883, La Croix adopte le style et le contenu de la presse populaire. Titre conservateur, le journal est anti-dreyfusard mais aussi antisémite puis modère peu à peu ses positions. Réfugié en zone Sud, le titre refuse de se saborder.
Publication disponible de 1884 à 1938

Lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.
Publication disponible de 1826 à 1840 et de 1854 à 1942

Apparu en 1826, Le Figaro renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal se caractérise par ses reportages en France et à l'étranger qui lui assure le succès. Conservateur, le journal prend position contre Dreyfus. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Sud.
Le Figaro. Supplément littéraire
Le Gaulois
Gil Blas
Publication disponible de 1876 à 1929

Supplément hebdomadaire créé en 1876, Le Figaro supplément littéraire ouvre ses colonnes à de nombreux écrivains parmi lesquels Mérimée, Vallès, Ernest Daudet, Ibsen, Henri de Régnier... En 1929, il devient une rubrique du Figaro.
Publication disponible de 1868 à 1929

Créé en 1868 par Edmond Tarbé des Sablons et Henri de Pène, le titre est repris en 1882 par le monarchiste Arthur Meyer. Il devient alors un journal mondain influent parmi la noblesse et la haute bourgeoise. Boulangiste et antidreyfusard, le titre voit son influence s'amoindrir malgré quelques nouveautés comme une chronique sur le cinéma. Il disparaît en 1929, un an après son rachat par François Coty.
Fondé en 1879 par Auguste Dumont, le Gil Blas invite dans ses colonnes de nombreuses plumes (Maupassant, Catulle Mendès, Armand Sylvestre) qui lui confèrent une tonalité littéraire. Toutefois, son caractère grivois et échotier fait recette non sans susciter le scandale. A partir de 1888, des bouleversements successifs de rédaction affaiblissent fortement son audience.
L'Humanité
L'Intransigeant
Le Journal des Débats politiques et littéraires
Publication disponible de 1904 à 1939 et 1944

Fondé par le socialiste Jean Jaurès en décembre 1904, L'Humanité soutient les revendications ouvrières, marque son hostilité face à l'engagement français au Maroc et affiche son pacifisme. Après la mort de Jaurès, il soutient cependant le gouvernement de guerre. En 1920, à l'issue du Congrès de Tours, le journal rompt avec le réformisme pour rejoindre le communisme révolutionnaire. Le 26 août 1939, le journal est saisi.
Publication disponible de 1880 à 1943 sauf 1910

Lancé en 1880, le journal suit les évolutions politiques de son directeur, Henri Rochefort. Successivement socialiste, boulangiste et nationaliste, le journal est anti-dreyfusard. Passé progressivement sous la direction de Léon Bailby, il maintient sa position jusqu'en 1930 avant de décliner puis de se saborder en 1940.
Publication disponible de 1814 à 1944

Fondé en 1789 par l'imprimeur Baudouin, le journal rend compte des débats de l'Assemblée nationale. Racheté par les frères Bertin en 1799, il devient ensuite Journal de l'Empire puis retrouve son nom. La qualité de la rédaction et la diversité des thèmes traités, de la politique à la littérature, font de ce titre conservateur une référence. Réfugié à Clermont-Ferrand, il cesse de paraître en 1944.
La Justice
La Lanterne
Le Matin
Publication disponible de 1880 à 1914, 1916, 1918 à 1931 et de 1939 à 1940

Fondé en 1880 par Georges Clemenceau et Camille Pelletan, le journal sert de tribune aux idées de ses créateurs. Il est ainsi hostile à Gambetta et anticolonialiste. S'il ne déclenche pas de grandes campagnes, les polémiques qu'il suscite sont quotidiennes ce qui lui vaut une grande influence malgré un tirage limité.
Publication disponible de 1877 à 1928

Journal radical fondé en 1877 par Eugène Mayer, La Lanterne rencontre le succès grâce à ces campagnes de presse sensationnelle et soutient Boulanger. Racheté en 1895, le journal est successivement dirigé par Aristide Briand, Millerand et Viviani. Fortement anticlérical, le journal voit son influence s’éroder dans l’Entre-deux-guerres.
Publication disponible de 1882 à 1944

Lancé en 1884 par Sam Chamberlain, il devient sous la direction de Maurice Bunau-Varilla, rencontre un vif succès grâce à son ton accrocheur et original. Nationaliste et antiparlementaire, il mène de grandes campagnes contre les « affaires », grâce à un ton accrocheur et à de grandes campagnes autour des "affaires". Proche de l'extrême-droite, Le Matin se rallie à l'occupant en 1940 et disparaît à la Libération.
L'Ouest-Eclair
Le Petit Journal
Le Petit Journal illustré
Publication disponible de 1899 à 1944 (suivant les éditions)

Créé par l'abbé Trochu et Emmanuel Desgrées du Lou, le journal se veut une alternative aux titres conservateurs ou anti-cléricaux. Proche du catholicisme social, le titre privilégie les faits régionaux. Le succès permet de multiplier les éditions locales. Sous l'Occupation, le journal adopte un ton maréchaliste. Il est remplacé par Ouest-France à la Libération.
Publication disponible de 1863 à 1944

Lancé par Moïse Millaud en 1863, le titre remporte un rapide succès grâce à son coût modique et son petit format. Plus que sur l'analyse de la vie politique, le journal mise sur le fait divers traité de manière sensationnelle. Son supplément hebdomadaire renforce sa popularité par l'emploi de couvertures illustrées. En 1937, il devient l'organe du Parti social français. Replié à Clermont-Ferrand en 1940, il est supprimé en 1944.
Publication disponible de 1920 à 1937

Créé en 1884 pour concurrencer L'Illustration, le supplément du dimanche du Petit Journal fait la part belle aux faits divers, aux têtes couronnées et aux scandales qui font la Une. Deux illustrations pleine page en couleur ouvrent et ferment chaque numéro. Toutefois, le titre ne rencontre pas le succès espéré. En 1920, il reste pourtant le seul supplément du Petit Journal et change de nom pour devenir Le Petit Journal illustré.
Le Petit Parisien
Le Petit Parisien. Supplément littéraire illustré
La Presse
Publication disponible de 1876 à 1944

Fondé en 1876 par Louis Andrieux, il soutient la République, la laïcisation de la société et la séparation de l'Église et de l'État. Sous la direction de Jean Dupuy, le titre adopte un ton plus modéré. Le journal connaît un fort succès grâce à la qualité et à la variété de ses articles (politique, sports, faist-divers...). En 1940, le titre se replie en zone Sud puis revient à Paris. Collaborationniste, il disparaît en 1944.
Publication disponible de 1889 à 1912

Créé en 1889, ce supplément, imprimé sur papier de luxe, se veut être une «lecture attrayante, saine et digne du foyer de tous». «Littéraire et illustré», il remporte une adhésion d’autant plus forte que le contenu éditorial est à dessein peu politisé. En 1912, il laisse place au magazine photographique Le Miroir.
Publication disponible de 1836 à 1930, 1932, 1934 et 1935

Lancée en 1836 par Emile de Girardin, La Presse marque un tournant. La publicité permet de baisser les coûts et d'attirer un large public, par la qualité des articles du journal auquel Dumas, Gautier et Hugo collaborent. Discrédité par le faux scoop de l'atterrissage de Coli et Nungesser, le titre disparaît en 1932.
Le Rappel
Le Siècle
Le Temps
Fondé en 1869 par l’entourage de Victor Hugo, Le Rappel rencontre rapidement un grand succès parmi un public d’étudiants, d’ouvriers et d’artisans. Républicain et fortement anticlérical, le journal se caractérise par son radicalisme et son ton tranché. Dans les années 1880, la concurrence de La Lanterne, La Marseillaise ou La Justice diminue son influence.
Publication disponible de 1836 à 1927, 1930 et 1932

En 1836, Armand Dutacq lance Le Siècle. Anticlérical, le titre émet des critiques vis-à-vis du régime monarchique. Sous le Second Empire, il fait figure de « Moniteur de l'opposition » et soutient Thiers. De 1874 à 1876, il est animé par Jules Simon ce qui n'empêche pas son net déclin. A partir de 1930, sa parution devient irrégulière. Il cesse de paraître en 1932.
Publication disponible de 1861 à 1942

Lancé en 1861 par le libéral Auguste Neffzer, Le Temps est repris par Adrien Hébrard. Le journal se démarque par son important réseau de correspondants. Sa qualité et son sérieux sont unanimement reconnu. Républicain conservateur, il devient l'organe officieux de la diplomatie française. Il se saborde en 1942.
L'Univers
Le XIXe siècle
Publication disponible de 1867 à 1914 et de 1917 à 1919

Créé par l'abbé Migne en 1833, le journal est animé dès 1842 par Louis Veuillot. Conservateur et ultramontain, le journal fustige les républicains comme les catholiques libéraux, jugés trop « tièdes ». Très influent dans le clergé, le journal discrédite par ses excès l'Église aux yeux des républicains. Il est suspendu à plusieurs reprises.
Publication disponible de 1871 à 1877 et de 1885 à 1887

Fondé en 1871 par Gustave Chadeuil, Le XIXe siècle, républicain et anticlérical, apprécié d’un public universitaire pour son sérieux, s’oppose au coup d’État manqué de Boulanger de 1877. Après 1880, le titre périclite. En succédant à Edmond About, Portalis lance de virulentes campagnes et dénonce maints scandales, ce qui relance le journal. En 1899, ce dernier est couplé avec Le Rappel.