Émaux et caméesGautier, 1852


Dès 1840, Théophile Gautier a commencé à travailler sur certaines pièces d’Émaux et camées, qui est son dernier recueil. La première édition, parue en 1852, comprend 18 poèmes auxquels le poète fait des ajouts lors des éditions successives jusqu'à l’édition définitive de 1872 qui compte 53 poèmes. Le recueil pr« La bonne soirée », et de la « Préface »,ésente une très grande unité formelle. À l'exception de la « Préface » et de « La bonne soirée », tous les poèmes sont des quatrains réguliers octosyllabiques. Admiré par Baudelaire comme par Zola, ce recueil inaugure la poésie parnassienne, dont Gautier sera considéré comme le maître. Il est également emblématique de « l’art pour l’art ». À l’ouverture du recueil, la « Préface », écrite quatre ans après la Révolution de 1848 et un an après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, proclame l’indifférence du poète face aux événements de son temps :
« Sans prendre garde à l’ouragan
Qui fouettait mes vitres fermées,
Moi, j’ai fait Émaux et Camées.
 »
 

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  • Théophile Gautier (1811-1872)
  • Émaux et camées
  • Les Fleurs du mal : dédicace à Théophile Gautier
  • Première de couverture avec portrait en médaillon de Théophile Gautier

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