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La Parisienne vue par le XIXe siècle

Histoire de Paris
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30 avril 2018

Nombreuses sont les publications du XIXe siècle consacrées  exclusivement aux Parisiennes. Tour à tour exaltées, magnifiées, enviées,  mais aussi décriées et moquées par une époque particulièrement misogyne,  celles-ci  sont au centre du tableau de la vie parisienne.

Tout au long du siècle, les littérateurs parleront de « la » Parisienne, en n’ayant d’yeux que pour les aristocrates et hautes bourgeoises mondaines,   comme si les classes supérieures à elles seules représentaient la quintessence  de toute la société.

Taxile Delord (1815-1877) donne en 1841 sa  Physiologie de la Parisienne ; le ton est donné avec la vignette de Marie-Alexandre  Alophe (1812-1883) qui orne le titre : une élégante jeune femme entourée d’un essaim d’admirateurs qui n’ont d’yeux que pour elle . « La Parisienne est un mythe », précise l’auteur ; elle le restera pendant près d’un siècle, donnant lieu à une abondante littérature.

Léon Gozlan (1803-1866) Les maîtresses à Paris. Ce qu’est une Parisienne, 1852. Cet ensemble de textes est la reprise de ceux parus en 1845 dans le premier tome du Diable à Paris, recueil réuni à l’initiative de P.-J. Hetzel . 

Sous un titre à peine différent, Arnould Frémy (1809-189.) publie trois ans plus tard, en 1855  Les maîtresses parisiennes : scènes de la vie moderne .

Théodore de Banville (1823-1891) s’intéresse en 1866 aux Parisiennes de Paris 
 
Sous le pseudonyme « marquis de Villemer », Charles Yriarte (1833-1898) publie en 1867 Les femmes qui s’en vont : études de Parisiennes

Le précédant du sur-titre « Physionomies parisiennes », Paul Perret (1830-1904) publie en 1868 La Parisienne.

Arsène Houssaye (1815-1896) fait paraître en  1869 les 4 volumes de sa série Les Parisiennes (vol. 1 ; vol. 2 ; vol. 3 ; vol. 4 .

Un grand succès de l’année 1869, Parisine, de Nestor Roqueplan  (1805-1870) entend analyser les mœurs des Parisiennes et des Parisiens : « On dit Strychnine, Quinine, Nicotine, Aniline, je dis Parisine », annonce d’emblée l’auteur, comme pour souligner les dangers de l’esprit parisien .  

En 1870, Charles Diguet (1836-1909) met en valeur  Les jolies femmes de Paris en un ouvrage orné de vingt eaux-fortes.

En 1875,  Ernest d’Hervilly (1839-1911)  décrit Mesdames les Parisiennes .

Alfred Grévin (1827-1892), décrit  Les Parisiennes en   1878

En 1881, l’académicien Octave Feuillet (1821-1890) écrit Histoire d’une Parisienne .

Gaston Bérardi (1849-1926) se cache sous le pseudonyme de Mardoche et Desgenais  pour publier en 1882 Les Parisiennes  .

Le diplomate Albert de Maugny (1839-1918), sous le pseudonyme de Zed, donne en 1889 Parisiens et Parisiennes en déshabillé : on y apprend beaucoup sur les « demi-castors » et « bas-bleus », ainsi que sur la « sportomanie  des femmes » .

D’Octave Uzanne ,en 1892 : La femme et la mode : métamorphoses de la Parisienne de 1792 à 1892  . Du même:  Les modes de Paris, variations du goût et  de l’esthétique de la femme, 1797-1897, 1898 .

Du même : Parisiennes de ce temps en leurs divers milieux, états et conditions  : études pour servir à l'histoire des femmes, de la société, de la galanterie française, des moeurs contemporaines et de l'égoïsme masculin..., 1910

Georges Montorgueil et Henri Boutet, Les Parisiennes d’à-présent , 1897

Pierre Vrignault  donne en 1898 son recueil de vers : Parisiennes de 1897

La vicomtesse de Réville, La Parisienne en 1900

Laurent Portes, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme

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