Quand un gallicanaute célèbre le Disquaire Day

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Publié par Equipe Gallica le 17 avril 2015 dans Du côté des Gallicanautes

A l'occasion du Disquaire Day, Thomas Henry, gallicanaute passionné par l'histoire du disque et auteur du blog Ceints de bakélite, nous parle de son projet sur l'histoire des disquaires parisiens.

Disquaires de Paris

http://disquairesdeparis.fr/

 

Bonjour Thomas, comment est né le projet Disquaires de Paris ?

Je travaille depuis plusieurs mois sur un projet consacré à l'histoire des disquaires et vendeurs de cylindres parisiens. Moi-même collectionneur de disques 78 tours, je tente de récolter progressivement les témoignages graphiques que ces commerces ont laissé à la postérité : pochettes illustrées, vignettes, tampons, publicités, photographies, documents divers... Je mène en parallèle des recherches aux Archives de Paris afin d'essayer d'identifier avec précision les dates de création et de fermeture de ces commerces.

Pouvez-vous nous donner des détails sur le site ?

Le site web, qui a été développé par le studio Douny, propose une carte interactive de Paris. Chaque commerce que j'ai pu identifier y est représenté par une bulle cliquable, qui donne accès à ces fameux éléments graphiques et à quelques brèves informations. Une frise chronologique située au dessus de la carte permet de naviguer dans le temps en choisissant une période précise. Je me suis concentré pour le moment sur l'ère du cylindre et du 78 tours. Le contenu du site n'est pas encore définitif car il me reste encore plusieurs centaines de commerces à ajouter à la carte. Les dates indiquées le sont parfois à titre temporaire car mes recherches aux Archives de Paris ne sont pas encore terminées.

Comment avez-vous utilisé Gallica pour ce projet ?

Je suis un utilisateur très régulier de Gallica, et grand amateur des documents sonores qu'on peut y trouver, comme les Archives de la Parole ou les enregistrements réalisés lors de l'Exposition Coloniale de 1931. Pour ce projet, je me suis aventuré dans la presse numérisée, domaine qui m'était moins familier. Au fil des recherches, je suis tombé sur de nombreuses publicités et sur des visuels qui me manquaient. J'ai notamment trouvé beaucoup d'éléments intéressants dans La Semaine à Paris, qui est une sorte d'ancêtre de l'Officiel des Spectacles.

Quelles évolutions envisagez-vous pour la suite ?

Je souhaite élargir le champ à la période contemporaine. Poursuivre le travail au delà de Paris fait également partie des pistes d'évolution envisagées pour l'avenir. Malgré le travail de collecte que j'ai réalisé, l'utilisation de ressources en ligne comme la bibliothèque numérique Gallica, et l'aide de certains collectionneurs, l'exhaustivité me semble très difficile à atteindre. Certains commerces n'ont connu qu'une très brève existence ou une activité trop réduite, si bien que je n'ai pas encore réussi à trouver d'éléments graphiques les concernant. C'est pour cela que je lance un "appel à contributions" au sein de la communauté des collectionneurs afin d'essayer d'enrichir de manière collaborative la carte. Une fois que le travail de recensement des commerces sera terminé, j'aimerais m'orienter davantage vers la collecte de témoignages et d'anecdotes. Les collectionneurs qui ont apporté une contribution au projet m'ont souvent fait part de souvenirs liés à certains de ces disquaires. Ils sont notamment plusieurs à avoir évoqué leurs souvenirs d'Edouard Pécourt et de sa boutique "La Boîte à Musique", qui se trouvait 58 bis, rue du Louvre. Cette dimension "témoignages" m'intéresse beaucoup.

 

img2_31.jpg

Chez Disco, 40 rue de la Boétie

http://disquairesdeparis.fr/#disquaire3671

 

Qui est susceptible de vous aider à enrichir le site ?

Certains collectionneurs m'ont déjà envoyé des éléments ou m'ont autorisé à réutiliser des documents consultables sur leur site. Dans les deux cas, j'ai mentionné le nom du collectionneur et précisé la source s'il s'agit d'un site web.

Retrouver une pochette ou une vignette à l'effigie d'un marchand implique de passer sa collection en revue. Je sais qu'il peut s'agir d'un travail long et fastidieux. Si certains collectionneurs ont malgré tout le temps de s'y atteler, je leur en serai infiniment reconnaissant. Il s'agit selon moi d'un travail documentaire qui peut être utile à ceux qui s'intéressent à l'histoire du cylindre et du disque. C'est aussi un travail de mémoire et un hommage rendu à ces commerces, qui tous ont disparu aujourd'hui.

Si vous souhaitez contribuer au projet de Thomas Henry, vous pouvez le contacter ici, ou sur Twitter (@ParisDisquaires)

Vous aussi vous utilisez Gallica pour un projet qui vous tient à cœur et vous souhaiteriez en parler sur le blog Gallica ? N'hésitez pas à nous contacter à gallica@bnf.fr en mentionnant "Billet Gallicanautes" dans l'objet de votre message.

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