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Darwin Day

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12 février 2015

Le 12 février 1809 naissait Charles Darwin, resté célèbre pour avoir décrit l’évolution biologique des espèces par la sélection naturelle. C’est donc ce jour-là que, chaque année sous le nom de « Journée Darwin » (« Darwin Day »), on choisit de commémorer ses découvertes et promouvoir la science dans la société. L’occasion de (re)découvrir les écrits du célèbre naturaliste anglais numérisés sur Gallica !

Portrait de Darwin (Société de géographie)
 

Son ouvrage le plus connu, De l'origine des espèces par sélection naturelle, est présent dans plusieurs traductions sur Gallica. Un article du blog traite des traductions qui ont été faites de l’Origine des espèces, question d’autant plus délicate que Darwin publia six éditions de son ouvrage entre 1859 et 1872. La plus récente numérisation est aujourd’hui téléchargeable en epub : il s’agit de la troisième édition française de 1870, basée sur la première édition anglaise. La traduction et la préface sont de Clémence Royer. Deux autres éditions françaises sont disponibles sur Gallica : la première, parue en 1876, est traduite sur la sixième édition anglaise par E. Barbier ; la seconde, parue en 1873, est basée sur les cinquième et sixième éditions anglaises et la traduction est de J. Moulinié.

L’application de la théorie de Darwin aux origines de l’homme fut un point épineux. Les évolutionnistes portaient atteinte au concept d’âme immortelle et donc aux fondements mêmes de la morale. Beaucoup de gens furent choqués et les caricaturistes de la presse populaire s’en donnèrent à cœur joie pour ridiculiser l’idée que l’homme puisse être apparenté au singe.

Portrait satirique de Darwin dans La Petite Lune
 

Alors que Darwin évitait de traiter le problème de l’origine de l’homme dans L’Origine des espèces, il le fit cependant en 1871 dans La descendance de l’homme qui, tout en constituant une contribution majeure à ce débat, ne manqua pas d’alimenter la polémique.

L’intérêt de Darwin pour l’évolution le porta également à considérer le règne végétal. Après 1859, il se retira dans son jardin et ses serres de Down House pour étudier les vers de terre, la fertilisation des orchidées, la faculté motrice des plantes, ou encore les plantes insectivores. Dans l’ouvrage De la variation des animaux et des plantes sous l’action de la domestication, Darwin présente les preuves de l’immense variabilité des espèces, sur laquelle peut agir la sélection. Il y expose sa théorie de l’hérédité, la « pangenèse ».

En portant sa réflexion de l’évolution des espèces sur le règne végétal, Darwin avait conscience que cela pouvait sembler moins menaçant au public et susciter ainsi un débat plus calme et rationnel. Il écrivit d’ailleurs à son ami Asa Gray le 24 juillet 1862 : « Personne ne s'est aperçu que l'objectif principal de mon livre sur les orchidées était de prendre l'ennemi par le flanc.»

Retrouvez ces ouvrages et d’autres traductions françaises de Darwin sur Gallica !

Marie Boissière, département Sciences et techniques

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