Sciences pour tous, épisode 1 : Le développement de l'hygiène au XIXe siècle

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Publié par Anne BOYER le 1 juin 2017 dans Collections

Hygiène, aéronautique, astronomie, expositions universelles… Autour de l’exposition "Sciences pour tous, 1850-1900", présentée à la BnF jusqu’au 27 août 2017, retrouvez quelques exemples de vulgarisation scientifique au XIXe siècle !

De l'eau, de l'air, de la lumière... : collection de tableaux muraux Armand Colin, Tableau 14 bis (1900)

L’étymologie du mot « hygiène » remonte à Hygie, déesse de la santé, de la propreté et de l’hygiène. Elle était fille d’Esculape dans la mythologie grecque. Les préceptes d’hygiène autrefois ressemblaient peu à ceux d’aujourd’hui. Les Romains préconisaient les thermes et les jeux de gymnastique, puis au Moyen Age les régimes pour vivre en bonne santé sont recommandés.

L’hygiène publique a peu à peu été mise en place en France au début du XIXe siècle, grâce à la Société royale de médecine, qui à la fin du XVIIIe siècle s’intéresse aux épidémies. En 1832, le choléra dévaste la France et les publications pour s’en protéger sont nombreuses !

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Gilbert-Marie Beynat, Nouveau moyen de se préserver du choléra morbus... (1832)

Mais les pouvoirs publics l’enrayent peu à peu. Pourtant, il se propage de nouveau en 1884 et Etienne-Jules Marey donne un rapport sur les eaux contaminées et le choléra. Le médecin Adrien Proust, père de l’écrivain, écrit un Essai sur l'hygiène internationale qui comprend une carte des épidémies à travers le monde.

A la fin du XVIIIe siècle, l’idée d’hygiène privée fait une timide apparition avec le livre du suisse Samuel Tissot, Avis au peuple sur sa santé.

Puis, elle se développe très rapidement dès le milieu du XIXe siècle et les instituteurs en font profiter leurs élèves. Les publications d’ouvrages sont alors de plus en plus nombreuses. Il faut apprendre à se soigner sans attendre l’arrivée du médecin, ce que prône François-Vincent Raspail, notamment dans son livre sur le bienfait des cigarettes de camphre qui sont censées soigner tous les maux. L’hygiène privée commence par une vie saine, sans alcool, dans un logement salubre qui devrait posséder une salle de bains avec lavabo et baignoire.

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L'Alcool, voilà l'ennemi... Tableau d'anti-alcoolisme par le Dr Galtier-Boissière. Collection de tableaux muraux Armand Colin & Cie, Tableau 6 (1900)

Il faut pratiquer un sport, par exemple la bicyclette, comme le suggère le docteur Oscar Jennings dans la Santé par le tricycle, ou aller dans un gymnase hygiénique et médical.

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Grand gymnase hygiénique, médical... (1884)

L’hygiène privée passe naturellement par les soins du corps masculin ou féminin en employant du savon, en se lavant les dents régulièrement, en fréquentant les bains publics. Les plus riches s’offrent des cures thermales et arrivent par les chemins de fer Paris Lyon Méditerranée (PLM).

A la fin du XIXe siècle, l’hygiène est rentrée dans les mœurs puisque, lors de l’exposition universelle de Paris en 1889, elle a son propre palais et qu’elle donne lieu à des publicités souvent savoureuses.

 

Informations pratiques
Exposition "Sciences pour tous, 1850-1900"
du 25 avril 2017 au 27 août 2017
site François-Mitterrand / Allée Julien Cain
Entrée libre

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