Informations détaillées

Titre : 
Isopet II de Paris, [traduction anonyme du Novus Aesopus d’Alexandre Neckam] ; Richard de Fournival, Bestiaire d’Amours
Auteur : 
Richard de Fournival (1201-1260?). Auteur du texte
Auteur : 
Richard de Montbaston. Enlumineur
Date d'édition : 
1330-1350
Type : 
manuscrit
Langue : 
français
Format : 
Paris. - Un copiste. - Décoration : L’illustration du volume a été attribuée à Richard de Montbaston (1338-1348, déc. av. 1353), libraire mais aussi enlumineur, à qui l’on doit notamment la décoration d’un manuscrit de la Légende dorée (BnF., Français 241), d’un exemplaire du Pèlerinage de vie humaine de Guillaume de Digulleville (Bnf., Français 12462). Il assista le Maître de Fauvel dans l’illustration de l’Histoire d’Outremer (BnF., Français 22495). Il travailla aux côtés de son épouse Jeanne de Montbaston pour la décoration d’une autre copie du texte de Guillaume de Tyr (BnF., Français 24209) et d’une Histoire ancienne jusqu’à César (BnF., Français 251) : cf la liste de leurs œuvres dans Rouse, II, p. 202-206.Peintures à fond d’or ou quadrillé : Isopet II (ff. 1-54) : une peinture à deux registres ornant la page frontispice : scène de dédicace ; roi parlant à des lions. 40 vignettes au début de chacune des fables. Bestiaire d’Amours (ff. 57-96) : une peinture à deux registres ornant la page frontispice et 54 vignettes. Légendes des peintures d’après la base http://mandragore.bnf.fr Isopet II : F. 1 : roi parlant à des lions ; scène de dédicace ; f.1v : le loup et la grue ; f. 2 : bataille d’oiseaux contre les animaux courant ; f. 3 : bataille de la mouche contre le taureau ; f. 4v : l’âne et le chien ; f. 5v : combat de chiens et des loups ; f. 7 : aigle sauvant le rat ; f. 8 : aigles et vautours ; f. 9v : le lion et l’âne ; f. 11v : lion, taureau et cerf autour d’une brebis ; f. 12v : le loup et l’agneau ; f. 14 : chien laissant tomber son quartier de mouton dans l’onde ; f. 14v : le geai et le paon ; f. 15v : le lièvre, l’aigle et le moineau ; f. 17 : jugement de la brebis ; f. 18 : le serpent et la lime ; f. 19 : mariage du larron ; f. 20v : oiseaux pris dans le chanvre ; f. 22 : le chauve et la mouche , f. 23 : le berger enlevant l’épine de la patte du lion ; f. 26 : le loup et l’âne ; f. 27 : le loup, le berger et les archers ; f. 28v : le renard allumant un feu sous le nid de l’aigle ; f. 30 : le cheval ruant contre le front du front ; f. 31 : les colombes et le milan ; f. 32v : le cheval et le veneur ; f. 34 : le corbeau et le renard ; f. 35v : chèvre mettant bas ; f. 36v : la cigale et la fourmi ; f. 37v : la bête et le taureau ; f. 38v : l’homme véridique et le menteur ; f. 40v : le cheval et l’âne ; f. 42 : le cerf devant la fontaine ; f. 43 : veneur, chiens poursuivant des lièvres et grenouilles sautant dans l’eau ; f. 44v : la montagne enfantant ; f. 45v : taon assis sur un mulet ; f. 46v : seigneur festoyant ; f. 48v : le loup parlant au chien ; f. 49v : le rat sauvant le lion ; f. 50v : le paon et le rossignol ; f. 52v : loup devant la porte de la bergerie. Bestiaire d’Amours (légendes des peintures rubriquées) : F. 57 : Richard de Fournival écrivant ; scène de dédicace ; f. 58v : allégorie du Bestiaire d’amours (légende : « C’est l’arriere ban a un roy (rubr.) ») ; f. 59v : faune : coq (légende f. 59 : « C’est li quos qui chante (rubr.) ») ; f. 60 : faune : onagre (légende : « C’est li asnes sauvages qui recane (rubr.) ») ; f. 60v : faune : loup attaquant un homme (légende f. 60va : « C’et li lous qui voit l’omme avant et li court seure (rubr.) » ; f. 61 : faune : « loup ayant perdu sa force (rubr.) » (légende, f. 60vb : « L’omme qui voit le leu avant (rubr.) ») ; f. 61v : faune : rossignol mourant en chantant (légende : « Li rosignoz qui chante sour l’arbre et muert en chantant et chiet a terre (rubr.) ») ; f. 62 : faune : cygne chantant au son d’une harpe (légende : « C’est li signes qui chante encontre la harpe (rubr.) ») ; f. 62v : faune : chien réingurgitant (légende : « C’est li chiens qui reprant sa viande (rubr.) ») ; f. 63 : faune : loup dans la bergerie (légende « C’est li leus qui entre dedens la bercherie pour querre sa proie (rubr.) ») ; f. 63v : faune : vouivre fuyant un homme nu (légende ff. 63v-64 : « C’est la guivre qui s’enfuit pour l’omme nu (rubr.) ») ; f. 64 : faune : vouivre attaquant un homme vêtu (légende : « Cest la guivre qui cort sus a l’omme vestu (rubr.) ») ; f. 64v : faune : singe observant un chasseur se chaussant (légende : « C’est li venierres qui se chause et deschauce devant le synge (rubr.) ») ; f. 65 : faune : singe se chaussant (légende : « Le singe chaucie que l’an prent (rubr.) ») ; f. 65v : faune : corbeaux regardant leur nid (légende : « C’est le corbel qui ne regarde pas ses corbiaux pour ce qu’il sont blanc (rubr.) ») ; f. 66 : légende (« C’est li corbiaus qui mangue l’omme mort et li trait la cervelle par les iex (rubr.) ») correspondant à une image manquante: cf. BnF., Français 1444, f. 258v, Français 12469, f. 5 ; f. 66v : faune : lion dévorant sa proie (légende rejetée à la fin de la 1ère colonne : « C’est li lyons qui mangue sa proie (rubr.) ») ; f. 67 : faune : lion attaquant un homme (légende : « C’est li lyons qui court sus a l’omme pour ce qu’il le regarde (rubr.) ») ; f. 68 : faune : belette mettant bas (légende, f. 67v : « C’est la moustelle qui faonne (rubr.) ») ; f. 68v : faune : belette transportant ses petits (légende, f. 68 : « C’est la moustelle qui porte ses faons de lieu en autre (rubr.) ») ; f. 69 : faune : calandre regardant un malade (légende, f. 68v : « C’est li caladrix qui regarde le malade (rubr.) ») ; f. 69 : faune : calandre se détournant du malade (légende : « C’est li caladrix qui ne regarde pas le malade (rubr.) ») ; f. 70 : sirènes tuant pas leur chant (légende : « Ce sont les seraines qui occient l’omme en dormant (rubr.) ») ; f. 70v : faune : aspic se bouchant les oreilles (légende : « C’est li aspys qui garde le basme (rubr.) ») ; f. 71v : faune : merle chantant dans une cage (légende, f. 71 : « C’est li melles qui chante en la quage (rubr.) ») ; f. 72v : allégorie de la vue (légende, f. 72 : « C’est li lyns qui voit parmi les parois (rubr.) ») ; f. 73 : allégorie du feu (légende, f. 72v : « Ce sont les .IIII. bestes qui vivent des elemens (rubr.) ») ; f. 74 : faune : tigre se contemplant dans un miroir (légende : « C’est la tygre qui est prise au mireoir (rubr.) ») ; f. 74v : chasse à la licorne (légende, f. 74 : « C’est l’unycorne que l’an occist ou giron de la pucelle en dormant (rubr.) ») ; f. 75 : faune : panthère suivie par des animaux (légende : « C’est la panthere que les bestes suivent (rubr.) ») ; f. 76 : faune : grues (légende, f. 75v : « Les grues qui dorment en estant… (rubr.) ») ; f. 76v : faune : paon faisant la roue (légende : « Le paon qui fait de sa keue la roue (rubr.) ») ; f. 77 : lion pourchassé effaçant ses traces (légende : « C’est le lyon que l’an chace et il cuevre sa trace de sa keuve (rubr.) ») ; f. 78 : Argus gardant Io (légende, f. 77v : « Argus qui a .C. iex qui garde la vache (rubr.) ») ; f. 78v : faune : lion ressuscitant ses lionceaux (légende, f. 78v : « C’est li lions qui suscite ses faons (rubr.) ») ; f. 79v : faune : pélican ressuscitant ses petits (légende, f. 79 : « Li pelicans qui suscite ses poucins (rubr.) ») ; 80v : faune : castor se mutilant (légende, f. 80 : « C’est li castors qui enrache ses genitoires (rubr.) ») ; f. 81 : faune : pivert débouchant son nid (légende : « L’espec qui fait voler la chenille de son ny (rubr.) ») ; f. 82 : faune : hirondelle buvant en vol (légende : « C’est l’aronde qui boit en volant (rubr.) ») ; f. 82v : faune : hérisson (légende : « Cest li heriçons chargiez de pommes (rubr.) ») ; f. 83v : faune : crocodile dévorant un homme (légende, f. 83 : « C’est le quoquodrille qui deveure l’omme (rubr.) ») ; f. 84 : faune : crocodile avalant l’hydre (légende : « C’est l’ydre que li quoquodrille deveure (rubr.) ») ; f. 85v : faune ; vouivres s’accouplant (légende : « La guyvre qui conçoit par la bouche et faonne par le costé (rubr.) ») ; f. 86v : faune : guenon portant ses petits (légende, f. 86 : « La singesse qui porte ses .II. faons, l’un entre ses bras, l’autre sus ses espaules (rubr.) ») ; f. 87 : faune : serre suivant un bateau (légende : « Cest la serre qui suit la nef par escrif par s’isnelleté (rubr.) ») ; f. 88 : faune : tourterelle sur un arbre sec (légende : « Cest la turterellequi siet sus l’arbre sec (rubr.) ») ; f. 88v : faune : perdreaux suivant leur mère (légende : « Comment li perdriel volent aprés la perdris (rubr.) ») ; f. 89v : faune : œuf d’autruche chauffé par le soleil (légende : « C’est l’uef de l’ostruce et le soleil qui luist sus (rubr.) ») ; f. 90 : faune : huppes soignant leurs parents (légende : « Ce sont les hupes qu nourrissent lor pere et lor mere (rubr.) ») ; f. 91v : faune : aigle brisant son bec (légende, f. 91 : « C’est li aigles qui brise son bec a une pierre (rubr.) » ; f. 92 : faune : crocodile réingurgitant (légende : « C’est li quoquodrilles qui mangue a rebours (rubr.) ») ; f. 92v : faune : éléphant mettant bas dans l’eau (légende : « C’est li olyfant qui faonne en l’iauve pour poo[ur] du dragon (rubr.) ») ; f. 93v : faune : colombes se posant sur l’eau (légende, f. 93 : « Les coulons qui sont sous l’arbre delez l’iauve (rubr.) ») ; f. 94v : faune : baleine prise pour une île (légende, f. 94 : « Li maronnier qui fait le feu sus la balaine (rubr.) ») ; f. 95 : faune : renard faisant le mort (légende : Renart qui deçoit les pies et les autres oisiaus (rubr.) ») ; f. 95v : faune : autour survolant un champ de bataille (légende : « L’ostoir qui suit les os (rubr.) »). Décoration secondaire :Encadrements des deux pages frontispices (f. 1 et 57) vignettés, bordés respectivement de six et sept médaillons mettant en scène des guerriers munis de leurs armes, certains d’entre eux portant un écu avec leurs armoiries. Au début de chaque fable, initiales (4 lignes) à antennes vignettées.Lettres champies (2 lignes). - Parchemin. - 96 ff. précédés et suivis de 2 gardes de papier ; contregardes de papier reliure. - 190 x 125 mm (justification : 120 x 85 mm). - 12 cahiers : 18 (ff. 1-8), 28 (ff. 9-16), 38 (ff. 17-24), 48 (ff. 25-32), 58 (ff. 33-40), 68 (ff. 41-48), 78 (ff. 49-56) ; 88 (ff. 57-64), 98 (ff. 65-72), 108 (ff. 73-80), 118 (ff. 81-88), 128 (ff. 89-96)
Format : 
Réclames. – Feuillets 54v-56v réglés et blancs à la fin d’Isopet ; f. 96v réglé et blanc à la fin du Bestiaire d’Amours. – Foliotation moderne. – Lettres d’attente dans la marge: f. 27, 44, 69 etc. Annotations marginales modernes devant certaines fables : f. 6v, 12v, 14, 17. - Mise en texte :. - Le texte en vers de la première partie du volume (. - Isopet II. - ) est disposé sur une colonne (ff. 1-54) ; celui en prose de la deuxième partie (. - Bestiaire d’Amours. - ) sur deux colonnes. - Titres rubriqués annonçant les différentes fables introduites par une lettre ornée vignettée (4 lignes). - Les rubriques rythmant les différentes parties du. - Bestiaire. - introduisent non le texte mais les images auxquelles elles servent de légendes. Sur la complexité de « la relation entre la transmission textuelle et la transmission picturale » du Bestiaire dans « les manuscrits des XIII. - e. - et XIV. - e. - siècles », voir X. Muratova, dans. - Bestiaires médiévaux. Nouvelles perspectives sur les manuscrits et les traditions textuelles. - , p. 269). La légende rubriquée interrompt à maints endroits le texte repris au feuillet suivant. F. 66 : légende correspondant à une scène qui n’a pas été représentée : corbeau dévorant un homme mort, et qui figure dans d’autres manuscrits du. - Bestiaire. - : BnF., français 1444, f. 258v ; Français 12469, f. 5. Pour R. et M. Rouse l’indication par la rubrique du sujet de l’illustration serait, par ailleurs, une des caractéristiques des manuscrits peints par des enlumineurs de textes vernaculaires, à l’exemple de Richard et Jeanne de Montbaston, du Maître de Maubeuge ou du Maître de Fauvel : Rouse, I, p. 248-249
Format : 
Réglure à l’encre. - Reliure de maroquin rouge. Titre au dos : « LI BESTIAUS D’AMOURS ». Tranches dorées. - Aux ff. 1 et 96v, estampille de la Bibliothèque royale (Ancien Régime, 1735-1791), correspondant au modèle de Bruno-Josserand, pl. type 15
Description : 
Cette adaptation de quarante-deux fables du Novus Aesopus d’Alexandre Neckam a été datée par Julia Bastin de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. Le manuscrit en contient 40 : cf. table ajoutée d’une écriture moderne sur le 2ème feuillet de garde.Le texte du Français 15213 (A) a servi de base à l'édition de Jane Bastin. F. 1-54. Isopet II de Paris [traduction anonyme du Novus Aesopus d’Alexandre Neckam].« Ci commencent les fables Ysopet et les moralités qui sont dessus (rubr.) ». « Qui cest livre vodra entendre …-…Pour moi et pour ma mere. / Requies sit eis. Amen ». « Expliciunt les fables Yzopet et les moralitez dessus ». F. 1v-2 : Le loup et la grue. – F. 2-3. « Une bataille d’oisiaus contre bestes courans (rubr.) » . – F. 3-4. « La bataille de la mouche et du torel (rubr.) ». – F. 4-5v. « Comment li asnes voult / Tolir au chien son mestier (rubr.) ». – F. 5v-6v. « Comment les leus trouverent / une bercherie et se combatirent as chiens (rubr.) » (Les brebis et les loups). – F. 6v-8. « Comment la raine noya la soris / Et comment .I. huyans vint avolant / Qui venga la soris car il manga la raine (rubr.) ». – F. 8-9v. « Comment l’aygle nourrist .I. voutre / Qui avoit mangié ses faons / Et comment quant elle s’aperçut / Que ce n’estoit mie ses faons / Si fu depecié le voutre piece a piece (rubr.) ». – F. 9v-11v : « comment li lyons s’acompagna / A l’asne et le fist recaner / Pour espoventer les bestes du bois (rubr.) ». – F. 11-12v. « Comment li lyons mena chacier le torel / La vache et les brebis et prirent .I. cerf (rubr.). – F. 12v-13v. « Comment le leu mist sus / a l’aignel qu’il avoit troublé le ruisel / Pour ce qu’il le voloit mangier (rubr.) ». – F. 14-14v. « Comment .I. chien perdi .I. quartier de mouton / qu’il portoit en .I. flun par sa couvoitise (rubr.) ». – F. 14v-15v. « Comment le gai s’enourgueilli / Et cuidoit resambler au paon (rubr.) ». – F. 15v-17. « Comment .I. moisson ramposnoit / .I. lievre que .I. aigle mangoit / Et .I. esprevier prist le moisson et le manga (rubr.) ». – F. 17-18. « Comment .I. chien demanda / En jugement a la brebis .I. pain (rubr.) ». – F. 18-19. « Comment .I. fol serpent / Runge une lime d’acier (rubr.) ». – F. 19-20v. « Comment .I. larron espousa / Fame a grant feste et a grant joie (rubr.) ». – F. 20v-22. « Comment l’aronde requist aus oisiaus / Qu’il mangassent chanvre que .I. vilain semoit (rubr.) ». – F. 22-23. « Comment .I. grant vilain pelé / Fiert de sa main une mouche / qui le mort sus sa teste / Et l’ataine mout forment (rubr.) ». – F. 23-25v. « Comment un berchier fueri .I. lyon / D’une espine qu’il avoit en son talon (rubr.) ». – F.25v-26v. « Comment le leu trouva / Un asne qui gisoit en .I. pié / Dolant et mehagnié / Et li leus qui le voloit manger / Ot grant pitié de li pour la povreté / qu’il avoit. Si le lessa aller (rubr.) ». – F. 27-28v. « Comment .I. leu mit a guarant / a .I. bouvier qui le garanti. Mais le bouvier / Ne le cuidoit mie guarantir par son guignement (rubr.) ». – F. 28v-29v. « Comment le goupil fait le feu / Sessous le ny a l’aigle (rubr.) ». – F. 29v-31. « Comment .I. cheval feri .I. lyon / Du pié desrieres, si qu’il l’a afronté (rubr.) ». – F. 31v (peinture)-32. « Comment les coulons firent leur seigneur / De l’espervier et il les destruisoit tous (rubr.). – F. 32-34. « Comment .I. cheval qui haoit / .I. cerf pria a .I. veneur qu’il / Meist le cerf a mort. / Et li chevaus meismes i fu mis (rubr.) ». – F. 34-35. « Comment le renart conchia / le corbel qu mangoit .I. froumage (rubr.) ». – F. 35-36v. « Comment une chievre / Prains emprunta le lit / D’une autre chievre / Pour chaieler et elle / Li presta volentiers (rubr.) ». – F. 36v-37v : « Comment le criquet demanda / Au fourmi de son blé et il li refusa (rubr.) ». – F. 37v-38v. « Comment une beste qui avoit non / Laniste devoroit toutes autres bestes (rubr.) ». – F. 38v-40v. « De .II. compaignons dont l’un ot grans dons / Pour mentir, et l’autre morut pour voir dire (rubr.) ». – F. 40v-41v. « D’un destrier qui ot despit d’un asne qu’il / Encontra chargié, qui ne se destourna pas (rubr.) ». – F. 41v-43. « Du cerf qui prisoit ses cornes et desprisoit ses jambes (rubr.) ». – F. 43-44. « Des lievres qui doubterent que les raines ne fussent noyees (rubr.) ». – F. 44-45v. « De la souris qui fist trembler une montaigne ( rubr .) ». – F. 45v-46v. « Ung tahon qui s’assist sur ung mulet (rubr.) ». – F. 46v-48. « Le debat du ventre et des membres du corps (rubr.) ». – F. 48v-49v. « Comment le lou parle au chien (rubr.) ». – F. 49v-50v. « comment la souris sauve le lyon (rubr.) ». – F. 50v-52. « Comment le paon se courrouce de ce qu’il ne chante comme fait le roussignol (rubr.) ». – F. 52-54. « Comment le lou volt decevoir le chevreau (rubr.) » (éd. Bastin, I, p. 35-111). F. 57-96. Richard de Fournival, Bestiaire d’Amours Le manuscrit a été doté du sigle G dans l'édition de Gabriel Bianciotto. « Ci commence li Bestiaires d’amours que maistre Richart de Fornival fist (rubr.) ». « Touts gens desierrent a savoir par nature et parce que nuls ne puet tout savoir par nature .. -… si ne nous requiert vos loiaus servans ; moi meismes nulle (et exponctué) riens fors merci, merci ». « Explicit le Bestiaire d’amours » (éd. Bianciotto).
Description : 
Le manuscrit a appartenu au roi Charles V. Il est mentionné dans les inventaires de la Librairie du Louvre établis entre 1380 et 1413 : 1° inventaire de Gilles Malet établi en 1373 et récolé en 1380 par Jean Blanchet, BnF., Français 2700 [Inv. A], f. 8v, n° 121 : « Les Fables Ysopet, le Bestiaire maistre Richart de Furnival d’amours, ystorié et rymé » ; copie du même inventaire, 1380, Bnf., Baluze 397 [Inv. B], f. 4, n° 122 : même description ; 2° inventaire de 1411, BnF., Français 2700 [Inv. D], f. 59 : « Item les Fables Ysopet, le Bestiaire maistre Richart de Furnival d’amours, historié et rymé, en françois, escript de lectre de forme, commençant ou .II.e foillet : hors en trait, et ou derrenier : or vous di je belle, couvert de cuir rouge, a deux fermouers de laton » ; 3° inventaire de 1413, BnF., Français 9430 [inv. E], f. 6v : même description. L’identification des incipit confirme que le Français 15213 peut être identifié au manuscrit décrit dans les inventaires : Le f. 2 commence par les mots : « Hors en trait [los si s’est drecié] ». Les mots-repère du dernier feuillet figurent à la première ligne du f. 96 : « Or vous dit je belle [tres douce amie] ». Le volume ne figure pas sur celui de 1424 (inv. F : Bibliothèque Sainte-Geneviève, ms. 964) et sortit de la bibliothèque royale entre 1413 et cette date. On perd la trace du manuscrit qui entra au XVIIIe siècle dans la Bibliothèque royale, ainsi que l’atteste l’estampille apposée aux ff. 1 et 96v. Il reçut lors de la création, vers 1820, du Supplément français, qui rassemblait les manuscrits entrés à la bibliothèque depuis le milieu du XVIIIe s., la cote Supplément français 766. Anciennes cotes inscrites sur le volume : sur le verso du 1er feuillet de garde : « Suppl. 766 » ; sur le verso du 2e feuillet de garde« 3579 » (cote non identifiée).
Description : 
Lieu de copie : Paris
Droits : 
domaine public
Identifiant : 
ark:/12148/btv1b8452195w
Source : 
Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits, Français 15213
Notice du catalogue : 
http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc784976
Provenance : 
Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 
21/11/2011


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