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                  Titre : Evangeliarium [Evangéliaire dit de Charlemagne ou de Godescalc]

                  Date d'édition : 781-783

                  Type : manuscrit

                  Langue : Latin

                  Format : Palais impérial (Worms?) (école du palais de Charlemagne). - Ecriture onciale d'or et d'argent sur deux colonnes, exception faite du poème de dédicace de Godescalc, en minuscule caroline. - Le texte est rehaussé d'encadrements ornés d'entrelacs et de rinceaux dont les motifs et les coloris se renouvellent à chaque page (mélange d'inspirations byzantine, italienne et insulaire). Mise en page caractéristique de l'école du palais, comme en témoignent d'autres réalisations (voir le Psautier réalisé par Dagulfe pour le pape Hadrien Ier: Vienne, ÖSB, 1861). Ce ms. fait partie des premières manifestations d'un style hybride antiquisant et insulaire propre à la période carolingienne.Six peintures en pleine page entourées de cadres ornementaux ; la source d'inspiration de Godescalc a pu être un manuscrit de Ravenne du VIe s., comme ce fut le cas pour les Évangiles de Gundohinus (Autun, Bibliothèque municipale, 3, copié en 754 à Vosevium, peut-être près de Laon, selon Merlette, 1975, p. 60-61; Bischoff, paléographie, 1985 [trad. fr.] p. 121 n. 98); voir Nees, 1987; Mütherich, 1987 et 1999; Denoël, à paraître.f. 1r-2v, portraits des évangélistes en compagnie de leurs symboles: saint Matthieu (1r) ; saint Marc (1v) ; saint Luc (2r) ; saint Jean (2v) ; au f. 3r, le Christ en majesté, représenté jeune, imberbe aux cheveux longs ; f. 3v, Fontaine de vie (voir Denoël, 2007, p. 24-30). Le style et la composition des peintures, qui constituent des innovations en soi, montrent une variation dans l'exécution des portraits des évangélistes que l'on peut classer en deux groupes : Matthieu et Jean d’un côté ; Marc et Luc de l’autre. On peut supposer que que deux artistes se sont partagé le travail. De plus, l’étude des pigments a révélé l’utilisation rarissime du bleu égyptien pour la coloration des oiseaux de la Fontaine de vie, mais sans que l’on puisse préciser l’origine du pigment ni sa date de fabrication ; il peut en effet s’agir du réemploi d’un matériau ancien (Roger, 2007, p. 54-56). L'ensemble du programme iconographique est chargé de symbolisme néo et vétero testamentaire (voir Denoël, 2007, p. 21 sqq.). Grandes initiales peintes de style franco-insulaire : f. 4, veille de Noël; f. 27, premier dimanche de Carême ; f. 48r et 48v, dimanche des Rameaux ; f. 102v, première semaine de l'Avent. - Parch. - A+ I + 127 + II f., à deux col. - 310 x 210 mm (just. 230 x 145 mm). - 1 bifeuillet inséré en tête pour accueillir les peintures (f. 1-2), suivi de 16 cahiers, en majorité des quaternions, hormis le cahier n°9, de 7 feuillets (f. 59-65), sans lacune textuelle, et le cahier n°13, de 6 feuillets (f. 90-95). Signatures contemporaines des cahiers: f. 10v « Q. I » (8) ; f. 18v « Q. II » (8) ; f. 26v « Q. III » (8) ; f. 34v « Q. IIII » (8) ; f. 42v « Q. V» (8) ; f. 50v « Q. VI » (8) ; f. 58v « Q. VII » (8) ; f. 67v « Q. VIII » (7) ; f. 73v « Q. VIIII » (8) ; f. 81v « Q. X » (8) ; f. 89v « Q. XI » (8) ; f. 95v « Q. XII » (6) ; f. 103v « Q. XIII » (8) ; f. 111v « Q. XIIII » (8) ; f. 119v « Q. XV » (8) ; f. 127v (8). - Reliure de basane brune sur ais de bois à décor estampé à froid, dos refait en 1989. L'ancienne liseuse de velours vert ornée de plaques d'argent niellé (XVIe - XVIIe s.) a été démontée et est conservée à part dans une boîte. - Estampilles de la Bibliothèque du Louvre, don n°1404, et de la Bibliothèque nationale (à partir du 1er mars 1850), modèle identique à Josserand-Bruno, p. 287, n° 29

                  Droits : domaine public

                  Identifiant : ark:/12148/btv1b6000718s

                  Source : Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits, NAL 1203

                  Description : Les péricopes reprennent intégralement les passages des Evangiles dans la majorité des cas, mais quelques fois les lectures ont été abrégées : sont indiqués alors le début et la fin, signalée par le mot « usque » (par ex. n° [96]). Parfois, quand une lecture avait déjà été utilisée à une autre occasion, des renvois ont été notés, introduits par « require » ou « sicut superius » ; il faut noter qu'à quelques reprises la formulation du renvoi ne coïncide pas avec la péricope à laquelle elle fait référence (voir par exemple, n° [75] et [118]). D’autres péricopes enfin ne disposent que du début, sans autre référence. L’oxydation importante des titres et incipits copiés à l’encre d’argent rend leur lecture difficile. Il est possible de reconstituer les étapes de la copie : les copistes ont d’abord entièrement transcrit le texte en lettres d’or ; ce faisant, ils ont délimité les espaces réservés aux lettres d’argent qu’ils copièrent plus tard, en traçant les lettres à la pointe sèche qui révèlent en quelques endroits le parchemin sous la couleur pourpre.f. 3v-121. Péricopes des Evangiles (1-250), dans l’ordre de l’année liturgique, à partir de la veille de Noël. La numérotation I-CCXLII est erronée (par ex., aux f. 13v-15, quatre péricopes différentes portent le même chiffre XXVII). évangéliaire franco-romain, proche du type Δ de Klauser, 1935, p. 131 sqq. avec des emprunts au type Λ (voir Klauser, 1935., p. xxxiv, n° I, 25 et p. cviii, n° VII, 287). Voir Böhne (1975) à propos des relations importantes qu’entretient cet évangéliaire avec le Comes de Würzburg (Würzburg, Universitätsbibliothek, Cod. Mp. th. fol. 62 ; saec. VIII, Angleterre ; cf. Klauser, 1935 p. lxx, n° 423)f. 3v-106. Cycle temporal : «I. In vigilia natalis … expliciunt evangelia anni circuli secundum ordinem romanam » (la numérotation des péricopes entre crochets renvoie à Denoël, fac-similé à paraître, tandis que la numérotation en chiffres romains correspond à celle indiquée dans le manuscrit).[1] f. 3v. « I. In vigilia natalis Domini hora nonae. Statio ad Sanctam Mariam. Secundum Mattheum. Capitulo III. /f. 4r/ In illo tempore. Cum esset desponsata mater Iesu Maria Ioseph … » (cf. Klauser Δ 1).[2] f. 4v. « II. In natale Domini ad sanctam Mariam. Sequentia sancti evangelii secundum Lucam. In illo tempore exiit edictum a Caesare Augusto… » (cf. Klauser Δ 2). [3] f. 5r. « III. Item ad sanctam Anastasiam. Secundum Lucam. In illo tempore pastores loquebantur ad invicem transeamus… » (cf. Klauser Δ 3). [4] f. 5v « IV. Item ad sanctum Petrum. Secundum Iohannem. Capitulo [I] In principio erat verbum … » (cf. Klauser Δ 4). (…) [9] f. 7v « VIII. (sic) In octabas Domini. Secundum Lucam. Capitulo III. In illo tempore postquam consummati sunt … » (cf. Klauser Δ 9). (…) [23] f. 13v « XXII. Die sabbato. Secundum Lucam. Capitulo XXVI. In illo tempore surgens Iesus de synagoga introivit in domum Simonis … » (Klauser Λ 22). (…) [30] f. 16r « XXX. Die supra scripto natale sancti Fabiani martyris et pontificis. Secundum Mattheum. Capitulo CCLXIII. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis : vigilate ergo quia nescitis … » (Klauser Λ 29). (…) [40] f. 19v « XL. Feria VI. Secundum Marcum. Capitulo XLVII. In illo tempore venit Iesus trans fretum in regionem Gerassenorum… » (Klauser Λ 39). (…) [42] f. 21r « XLII. Ebdomada VI post Theophania. Secundum Marcum. Capitulo LXVII. In illo tempore cum sero esset factum erat navis in medio mari … » (Klauser Λ 41). [43] f. 21v « XLIII. Feria VI. Secundum Lucam. Capitulo LXXIIII. In illo tempore rogavit Iesum quidam phariseus ut cum illo manducaret … » (Klauser Λ 42). (…) [46] f. 22v « XLVI. In purificatione sanctae Mariae. Evang. Secundum Lucam. Capitulo III. In illo tempore postquam impleti sunt dies purgationis eius secundum legem Moysi … Require in octabas Domini (vide f. 7v, n° [9]) » (cf. Klauser Λ 45 ; Δ 49). f. 23r. «Incipiunt lectiones evangeliorum a septuagesima usque in pascha » (cf. Klauser Π 51 ; Σ 55). [47] f. 23r « In septuagesima ad sanctum Laurentium. Secundum Mattheum. Capitulo CC. In illo tempore dicebat Iesus discipulis suis parabolam hanc : simile est regnum caelorum homini patrifamilias qui exiit primo mane … » (cf. Klauser Δ 62). [48] f. 23v « XLVII. Feria IIII post LXXIII. Secundum Marcum. Capitulo XLVIII. In illo tempore cum transcendisset Iesus in navem …» (cf. Klauser Δ 63 : lectio codicis Z =Zürich, Z.-Bibl., Stadtbibliothek, C 39). [49] f. 24 « XLVIII. Feria VI post LXXIII. Secundum Marcum. Capitulo XLVII. In illo tempore venit Iesus trans fretum. Require in ante in numero Xlmo (vide f.19v n° [40]) » (cf. Klauser Λ 39 ; Δ 42). (…) [56] f. 26r « LV. Feria VI in Pamachi. Secundum Mattheum. Capitulo XXXVIIII. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis : audistis quia dictum est …» (Klauser Λ 63 ; cf. Δ 71). [57] f. 26v « LVI. Feria VII. Secundum Marcum. Capitulo LXVII. In illo tempore cum sero esset factum. Require ebdomada VI post Theophania (vide f. 21r, n° [42]) » (cf. Klauser Δ 72). (…) [61] f. 28v « LX. Mense primo feria IIII ad sanctam Mariam. Secundum Mattheum. Capitulo CXXVII. In illo tempore accesserunt ad Iesum scribe et pharisei dicentes …» (Klauser Λ 67 ; Δ 76 ; voir n° [75] et Klauser Δ 55). [62] f. 29r « LXI. Feria V ad sanctum Laurentium ad Formonsum. Secundum Mattheum. Capitulo CLVII. In illo tempore egressus Iesus secessit in partes Tyri et Sidonis …» (Klauser Λ 68 ; cf. Δ 77). (…) [65] f. 30v « LXIIII. Dominica prima mense primo. Secundum Mattheum. Capitulo CLVII. In illo tempore egressus inde Iesus secessit in partes Tyri et Sidonis. Require superius in V feria ad sanctum Laurentium ad Formonsum (vide f. 29r, n° [62]) » (cf Klauser Δ 77, codd. CZ). (…) [72] f. 34v « LXXI. Dominica in trecensima ad sanctum Laurentium. Secundum Lucam. Capitulo CXXVI. In illo tempore erat Iesus eiciens daemonium … » (Klauser Λ 78 ; cf. Δ 87). (…) [75] f. 36 « LXXIIII. Feria IIII ad sanctum Syxtum. Secundum Mattheum. Capitulo CLIIII. In illo tempore accesserunt ad Iesum ab Hierosolymis scribae et pharisaei dicentes. Require retro in IIII feria ebdomada VIII post Theophania (vide f. 28v, n° [61]) » (cf. Klauser Λ 81 ; cf. Δ 90). [76] f. 36r « LXXV. Feria V ad sanctos Cosmam et Damianum. Secundum Lucam. Capitulo XXVI. In illo tempore surgens Iesus de synagoga introivit …» (Klauser Λ 82 ; cf. Δ 91). (…) [94] f. 56r « XCIII. Feria III ad sanctam Priscam. Secundum Iohannem. Capitulo CXII. In illo tempore ante diem festum pasche sciens Iesus …» (Klauser Λ 101 ; cf. Δ 110). (…) [96] f. 63r « XCV. Feria V ad Lateranis quando chrisma conficitur. Secundum Iohannem. Capitulo CXII. In illo tempore sciens Iesus quia venit eius hora ; usque: ut quem (…) Require retro in illa hora ebdomada in III feria (vide f. 56r, n° [94]) » (Klauser Λ 103 ; cf. Δ 112). (…) [108] f. 71v « CVII. In pascha annotina. Secundum Iohannem. Capitulo XXIIII. In illo tempore erat homo ex phariseis … » (cf. Klauser Λ 115 ; cf. Δ 124). (…) [118] f. 76 r « CXVII. Die XXV mense (sic) supra scripto (sic) natale sancti Urbani confessoris atque pontificis. Secundum Mattheum. Capitulo CCLXIII. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis : vigilate ergo quia. Require in mense martio die XII natale sancti Gregorii (vide f. 16r, n° [30]; cf. Klauser, p. 175, n° 67 de Paris, Bnf, lat. 93 et 13171) » (cf. Klauser Λ 135 ; Δ 149). (…) [131] f. 81r « CXXXIII. Die sabbato XII lectiones ad sanctum Stephanum [Petrum]. Secundum Lucam. Capitulo XXVI. In illo tempore surgens Iesus de synagoga. Require in XLma (vide f. 36r, n° [76])» (cf. Klauser Π 129 [add. cod. P2]; Λ 146 et Δ 162 [sec. Matt. cap. CCV]). [132] f. 81r « CXXXIIII. Dominica octabas Pentecosten. Legitur evangelium quod est in pascha annotina (vide f. 71v, n° [108])». [133] f. 81r « CXXXV. Ebdomada II post pentecosten. Secundum Lucam. Capitulo CXXIII. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis parabolam hanc : homo quidam erat dives et induebatur purpura... » (cf. Klauser Δ 177 « ebdomada III post pentecosten »). (…) [135] f. 82r « CXXXVII. Die VIIII mens(is) iun(ii) natale sanctorum Primi et Feliciani. Secundum Iohannem. Capitulo CXXXIIII. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis : hoc est praeceptum meum ut diligatis invicem sicut dilexi vos… » (cf. Klauser Δ 168). (…) [150] f. 88r « CLII. Feria VI. Secundum Lucam. Capitulo CXCIII (sic, CXCVI uel CXXIII legend.). In illo tempore dixit Iesus discipulis suis parabolam hanc : homo quidam erat dives. Require superius in ebdomada II post pentecosten (vide f. 81r, n° [133])» (Klauser Δ 211). [151] f. 88r « CLIII. Die XXX mense iulio natale sanctorum Abdo et Sennes. Secundum Iohannem. Capitulo CXXXIII. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis : hoc est praeceptum meum. Require retro supra VII folias (vide f. 82r, n° [135]) » (cf. Klauser Δ 214 et 215). (…) [156] f. 90r « CLVIII. Feria IIII. Secundum Lucam. Capitulo CXXVI. In illo tempore erat Iesus eiciens daemonia. Sicut in XLma superius in dominica LII (vide f. 34v, n° [72]) » (Klauser Δ 224). (…) [159] f. 90v « CLXI. Die X m(ensis) au(gusti) natale sancti Laurenti. Legitur Secundum Iohannem. Capitulo CIIII. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis : amen amen dico vobis nisi granum frumenti …» (cf. Klauser Δ 231 «in natale ut supra »). (…) [161] f. 91r « CLXIII. Feria IIII. Secundum Lucam. Capitulo LXXIIII. In illo tempore rogabat Iesum quidam phariseus ut manducaret. Require in XL feria V ebdomada V (vide f. 21v, n° [43]) » (Klauser Δ 235). [162] f. 91r « CLXIIII. Feria VI. Secundum Lucam. Capitulo XXVI. In illo tempore surgens Iesus de synagoga introivit in domum. Require in quadragesima feria V ebdomada IIII (vide f. 13v, n° [23]) » (Klauser Δ 236). (…) [168] f. 93v « CLXX. Feria VI. Secundum Lucam. Capitulo CXLVIIII. In illo tempore ait ad Iesum quidam de turba ; usque: et Deus pascet illos. » (Klauser Δ 253). (…) [170] f. 93v « CLXXII. Feria IIII. Secundum Marcum. Capitulo CXX. In illo tempore introivit Iesus Hierusolyma in templum ; usque: quoniam universa turba admirabantur super doctrina eius. » (Klauser Δ 256). (…) [173] f. 95r « CLXXV. Feria IIII. Secundum Mattheum. Capitulo XL. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis : audistis quia dictum est. Require in Lma feria VI (vide f. 26r, n° [56]) » (cf. Klauser Δ 263). (…) [176] f. 95v « CLXXVIII. Die supra scripto exaltatio sanctae crucis. Secundum Iohannem. Capitulo XXIIII. In illo tempore erat homo ex pharisaeis Nicodemus nomine. Sicut superius in pascha annotina (vide f. 71v, n° [108]) » (Klauser Λ 223). (…) [186] f. 98r « CLXXXVIII. Die XXVIIII mens(is) sept(embris) dedicatio ecclesiae Archangeli. Secundum Mattheum. Capitulo CLXXVIII. In illo tempore accesserunt discipuli ad Iesum dicentes…» (cf. Klauser Δ 280 « die XXVIIII mensis septembris dedicatio ecclesiae sancti Angeli » : archangeli corr. Z). (…) [190] f. 99r « CXCII. Ebdomada XXI post pentecosten. Secundum Mattheum. Capitulo CCXXI. In illo tempore loquebatur Iesus cum discipulis suis in parabolis dicens : simile factum est regnum caelorum…» (cf. Klauser Δ 291 « ebdomada III post sancti Angeli »). (…) [201] f. 102v « CCIII. Incipiunt evangelia de adventum Domini nostri Iesu Christi. Ebdomada IIII ante natale Domini. Secundum Mattheum. Capitulo CCVI. In illo tempore cum adpropinquassent Hierosolymis… » (cf. Klauser Δ 314). (…) f. 106. « Expliciunt evangelia anni circuli secundum ordinem romanam.» f. 106-121. Cycle du commun (sanctoral) : « Incipiunt de nataliciis sanctorum. Deo gratias. Amen … Finit. Deo gratias. Amen » f. 106. « Incipiunt de nataliciis sanctorum. Deo gratias. Amen » [209] f. 106v « In vigilia omnium apostolorum. Secundum Iohannem. Capitulo CXXXII. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis : ego sum vitis vera et vos palmites…» (cf. Klauser Δ 259 « die VIII mensis septembris natale sancti Adriani »). (…) [223] f. 112 « CCXXV. In ordinatione diaconorum. Secundum Iohannem. Capitulo CIIII. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis : amen amen dico vobis nisi granum frumenti. Require in natale sancti Laurenti (vide f. 90v, n° [159]) » (Klauser Δ 336). (…) [230] f. 114 « CCXXXII. Pro velatione ancillarum Dei. Secundum Mattheum. Capitulo CCXXII (sic). In illo tempore loquebatur Iesus cum discipulis suis in parabolis dicens : simile factum est regnum caelorum homini regi qui fecit nuptias filio suo. Require superius ebdomada XXI post pentecosten (vide f. 99r, n° [190]) » (Klauser Δ 340). (…) [247] f. 120r « CCXXXVIIII. In agenda mortuorum. Secundum Iohannem. Capitulo XCIIII. In illo tempore dixit Martha ad Iesum : Domine si fuisses hic frater meus non fuisset mortuus… » (Klauser Δ 357). [248] f. 120v « CCXL. Item alia. Secundum Iohannem. Capitulo XXXVIIII. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis et turbis Iudaeorum : sicut enim pater suscitat mortuos… » (Klauser Δ 358). [249] f. 120v « CCXLI. Item alia. Secundum Iohannem. Capitulo LVI. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis parabolam hanc et turbis Iudaeorum : omne quod dat mihi pater ad me veniet… » (Klauser Δ 359). [250] f. 121 « CCXLII. Item ubi supra. Secundum Iohannem. Capitulo LXV. In illo tempore dixit Iesus discipulis suis et turbis Iudaeorum : ego sum panis vivus qui de caelo discendi… » (Klauser Δ 360). « Finit. Deo gratias. Amen » f. 121v-124r. Calendrier ; avec indication des débuts de saisons. Parmi les fêtes des Saints mentionnées, se trouvent quatre saints français du VIe s.: Geneviève, Remi, Médard et Léon; ainsi que deux du VIIe s.: Grégoire le grand (†604) et Kilian († 689 ; canonisé en 752). Charlemagne était présent en 788 lors de la translation des reliques de Kilian dans la cathédrale de Wurtzbourg ; enfin il est fait mention de Boniface, évangélisateur des Frisons († 754) et proche de la famille des Pipinides. Les mentions de Grégoire, Kilian et Boniface témoignent de la politique mise en place par la nouvelle dynastie pour asseoir son pouvoir. f. 124-126. Table de comput (donne les cycles pascals pour les années 779-816). Le baptême de Pépin, fils de Charlemagne, à Rome est mentionné en capitales d’or au f. 125, en regard du jour de Pâques de l’année 781 (un 15 avril : « XVII K. MA. »): « In isto anno fuit dominus rex Karolus ad Sanctum Petrum et baptizatus est filius eius Pippinus a domino apostolo ». f. 126v-127. Poème de dédicace de Godescalc à Charlemagne: « Aurea purpureis pinguntur grammata … totum et tetra caligine mundum. » (éd. MGH, poet. I, p. 94-95, VII). f. 127v. Encadrement laissé vacant.

                  Description : Cet évangéliaire est remarquable à plus d'un titre: son décor somptueux (peintures en pleine page, cadres entourant le texte), la richesse des matériaux qui le composent (parchemin pourpré écrit en lettres d’or et d’argent), son texte même en font un témoin essentiel à la fois de la Renaissance artistique et du début de la réforme liturgique. Le poème de dédicace (f. 126v-127), qui non seulement figure parmi les premiers témoignages de l'apparition de la minuscule caroline dans l’entourage immédiat de Charlemagne, conserve aussi le souvenir, fait exceptionnel pour cette époque, des circonstances de sa production. En effet, il permet une estimation assez précise de la date de sa réalisation, soit après le retour de Charlemagne de Rome en 781 et avant le décès en couche d'Hildegarde le 30 avril 783. Il s’agit du plus ancien ms. réalisé pour la nouvelle dynastie, près de vingt ans avant que Charlemagne soit sacré empereur, et du seul témoin du début de la réforme liturgique.Il a été copié à la cour de Charlemagne, qui se trouvait alors peut-être à Worms. La localisation est déduite de la dédicace d'un recueil grammatical copié par Adam, abbé de Masevaux [Masmünster], transmise par une copie française contenant un abrégé de la grammaire de Diomède, Paris, lat. 7494, s. IX1 : «... hunc tibi, care Deo Carole rex, scripserat Adam / nempe tuus famulus, librum devotus in urbe / Wormantia ... » (f. 123) ; éd. MGH, poet. I, 93, VI.5-7 ; Bischoff [1965], MS 3, p. 153 (trad. angl. 2007, p. 60) ; Mütherich, 1999, p. 561 (voir aussi la notice de Paris, BnF, lat. 7493).Le poème qui clôt l’évangéliaire désigne les destinataires, Charlemagne et son épouse Hildegarde, ainsi que le maître d'œuvre du manuscrit, Godescalc, qui, comme Adam, se désigne par le qualificatif de « famulus » (voir la traduction française, de Barbet de Jouy, 1866, p. 12-13 et de Laffitte, 2007, p. 4 et 8). Resté dans l'entourage des souverains carolingiens, probablement dans le trésor à Aix-la-Chapelle, on suppose qu'il a pu être donné par un descendant de Charlemagne à l'abbaye Saint-Sernin à Toulouse où il y demeura durant tout le Moyen Âge. Selon Guillaume Catel (1623, voir plus loin) le don du ms. aurait été fait par Charlemagne en personne, puisqu’il en était le commanditaire : « Neantmoins il faut croire qu’il le donna à S. Sernin, puis qu’il se treuve dans le thresor de cette Eglise depuis longues années, et qu’il n’est point dit qu’autre l’ait donné » (Catel, 1623, p. 170). Mais, cette opinion forgée sur un argument « ex silentio » n’a plus cours de nos jours. On estime raisonnablement que la donation fut réalisée soit par Louis le Pieux tandis qu'il était roi d'Aquitaine, soit, selon l'hypothèse la plus plausible, par Charles le Chauve, lors de son séjour dans cette abbaye à la suite du siège de Toulouse de 844 (Cf. Recueil des actes de Charles le Chauve… Paris, 1943, p. 96-161 et 1955, p. 49-54, 59-65 et passim ; cité par Laffitte, 2007, p. 13 et 62, n. 12 ; Denoël, à paraître). La présence de l'évangéliaire à Saint-Sernin est attestée au plus tôt par la mention « sancti Saturnini ep. et IIII. » ajoutée au XIIe siècle à l’encre d’argent au f. 124 en regard de la date du 29 novembre et sa brève description dans un inventaire établi entre le 10 et le 14 septembre 1246 par l’abbé Bernard II de Gentiac (1243-1263) « I. evangelister cum litteris de auro » (Douais, 1886, p. 10, n° 29.). Durant le Moyen Âge, il fut exposé en public chaque année pour le Jeudi Saint avec d'autres objets du trésor de l'église, dont la fameuse Gemma Augustea du Kunsthistorisches Museum de Vienne (Belhomme, 1841, spéc. p. 176-177). Il était protégé par un coffret d’argent ciselé et orné de joaillerie, dont il est difficile malgré les descriptions qui en ont été faites à partir du XVe s. de connaitre précisément sa composition (voir M.-P. Laffitte, 2007, p. 16-17). Il est toutefois improbable, comme cela a été suggéré, que le diptyque d'ivoire carolingien de Genoels Elderen (Bruxelles, musées royaux d'Art et d'Histoire) fit partie de cette reliure perdue, en raison des dimensions des ivoires et de leur provenance douteuse, mais surtout parce qu’aucune des descriptions ne les signale (cf. Fillitz, 1999, p. 612 et 616). Entre le XVIe et le XIXe s., il a été recouvert de velours vert sur lequel ont été appliqués des plaques d’argent (milieu des plats et coins). La restauration effectuée en 1989 a permis de mettre à jour l’ancienne reliure de basane rouge décrite en 1489, conservée sous le velours. L’analyse des fers utilisés pour l’estampage et de la composition du décor laissent supposer qu’elle a été réalisée à Toulouse sous l’influence de reliures napolitaines ou florentines du XVe s. La couvrure de velours avec ses plaques sont maintenant conservées dans une boîte jointe au ms. Le coffret d’argent massif, encore en place au début du XVIIe s. aurait disparu en 1793 (Dibdin, trad. fr. Voyage, 1825, t. IV, p. 47-53.). Deux descriptions postérieures aux inventaires de 1246 et 1489 mentionnent explicitement que ce manuscrit exposé dans le trésor de la sacristie de St-Sernin de Toulouse était protégé par un écrin d’argent. La première de Hans Georg Ernstinger en 1606 (Raisbuch : Ernstinger 1877, p. 179-180. Cf. Vezin 1987, p. 64.), donne une brève notice, tandis que la seconde, de Guillaume Catel en 1623 (Histoire des comtes de Toulouse, 1623, p. 169-170) est plus loquace à son propos : « un ancien et vénérable livre qui est dans le thresor de S. Sernin de Tolose, escrit du mandement de Charlemagne et Hildegar sa femme en lettres d’or sur du parchemin teint en pourpre, contenant les Evangiles des principales festes de l’année, couvert d’un petit coffre d’argent doré sur lequel sont relevés les mistères de la Passion de notre Sauveur. Sur la fin de ce livre sont escrits des vers en lettre d’or, contenans comme Charlemaigne et sa femme Hildegar commanderent d’escrire ce livre lors qu’ils allerent à Rome… ». Il se trouve toujours à Toulouse à la fin du XVIIIe s. où pendant la révolution il passe de St-Sernin au Museum provisoire du Midi de la République (créé en décembre 1793 par le Conseil du département), dans le couvent désaffecté des Augustins en compagnie d'autres biens confisqués. Une lettre de Jean-Pierre Casimir de Marcassus, baron de Puymaurin (1757-1841) insérée en tête de l’Evangéliaire, entre la contre-garde collée et la garde volante de parchemin, nous apprend les raisons de sa présence au Museum. Dans ce billet daté du « 24 germinal, an 2 de la République française » (= 13 avril 1794), De Marcassus que Dibdin estime, à tord, être alors prisonnier dans le dépôt où avait été placé le ms., signale aux membres du conseil municipal l'importance du précieux évangéliaire et les incite à le retrouver « si par hazard ce manuscrit, (…), avoit été égaré », car leur écrit-il : « Il est digne d’être conservé dans votre Museum ». Pour ce faire, Jean-Pierre Casimir de Marcassus leur fournît la description que le baron de Puymaurin père avait réalisée et dont il avait fait figurer une copie « à la tête du rare manuscrit connu autrefois dans la sacristie des reliques de St. Sernin …». La lettre du baron de Puymaurin fils ayant remplacé les notes de feu son père, nous n'avons pas conservé cette notice. Toujours est-il que le ms. a échappé à un destin funeste durant les confiscations révolutionnaires grâce à cette missive qui retint l'attention des municipes Toulousains (Dibdin, op. cit. p. 47-53). En 1810, l'évangéliaire est transféré à Paris où il est offert symboliquement à Napoléon Ier au nom de la ville de Toulouse l'année suivante à l'occasion du baptême de son fils, le roi de Rome (1811). Au dos de la lettre de Marcassus figure une note manuscrite de la main d'Antoine-Alexandre Barbier (identification réalisée par Charles-Eloi Vial), bibliothécaire de Napoléon Ier, qui l'avait fait placer dans son bureau à Saint-Cloud. Il sera conservé peu de temps parmi les collections impériales (Magasin encyclopédique 1811, p. 379), jusqu'à ce qu'il soit déposé à la Bibliothèque du Louvre en 1814. Il est de nouveau déplacé dans le Palais du Louvre, suite à la création du musée des Souverains en 1852 où il est exposé en compagnie du Psautier de Charles le Chauve (Paris, BnF latin 1152). Vingt ans plus tard, en 1872, lors de la suppression de ce musée, il est remis à la Bibliothèque nationale.

                  Provenance : bnf.fr

                  Date de mise en ligne : 30/04/2011

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