Informations détaillées

Titre : 
Horae ad usum Parisiensem [Grandes Heures de Jean de Berry].

Date d'édition : 
1400-1410

Type : 
manuscrit

Langue : 
latin

Format : 
Paris. - Ecriture gothique. - Décoration: D’après l’inscription du secrétaire du duc de Berry Flamel au recto du premier feuillet de garde, le manuscrit fut achevé en 1409. L’inventaire de sa librairie rédigé en 1413 en attribue la décoration à Jacquemart de Hesdin et autres peintres travaillant pour le duc (cf. infra Historique). Quelque dix-sept grandes peintures, qui existaient encore en 1488 lorsque le volume reçut une nouvelle reliure sur l’ordre de Charles VIII, ont aujourd’hui disparu, selon Delisle (cf. Recherches…, II, p. 99). La représentation du Port de la croix attribuée à Jacquemart de Hesdin, acquise par le Louvre en 1930, est sans doute l’unique survivante de cette série de peintures (cf. Fastes du gothique…, p. 346-347, cat. 299).Le manuscrit présente aujourd’hui 24 miniatures d’allégories bibliques dans le calendrier et 28 miniatures illustrant le texte, avec 5 portraits du duc de Berry (ff. 8, 34, 96, 97, 98). Trois artistes ont collaboré à la décoration subsistante : le pseudo-Jacquemart (Jacquemart de Hesdin pour A. Châtelet), le Maître de Boucicaut et le Maître du duc de Bedford : cf. Fastes du gothique…, p. 344-346.Voir les images du manuscrit sur la base mandragore.bnf.fr et dans Meiss, French Painting..., 1967, p. 253-255. Décoration secondaire : Initiales peintes ou historiées. Encadrements historiés à toutes les pages, dont 28 aux armes, emblèmes (ours et cygne « navré »), chiffre (V.E entrelacés) et devise du duc de Berry. Représentation de figures grotesques en bout de ligne, empruntées, d’après K. Morand, à deux manuscrits décorés par Jean Pucelle, Les Heures de Jeanne d’Évreux (New York, Metropolitan Museum of art, The Cloisters, Acc. 54.1.2) et le Bréviaire de Belleville (Paris, Bnf., Latin 10483-10484). - Parchemin. - 126 ff. à 2 colonnes, précédés d’une contregarde de papier moderne et de 2 gardes de parchemin, suivis d’une contregarde de papier moderne. - 400 x 300 mm (justification : 250 x 190 mm). - ff. 7r-v, 17r-v, 23r-v, 27r-v, 30r-v, 33r-v, 40r-v, 43r-v, 52v, 58v, 59-60rv, 63v, 64r-v, 66v, 69r-v, 72-73r-v, 76r-v, 79v, 80r-v, 83r-v, 95v, 99v, 101v, 102-105r-v, 124-128r-v : blancs. Sur les nombreuses détériorations que subit le manuscrit, voir Delisle, Recherches…, II, p. 286-287. - Réglure à l’encre rouge. - Reliure restaurée en 1985 en velours cramoisi. Le volume était couvert d’une reliure luxueuse du vivant de Jean de Berry : cf. infra Historique. - F. 123v : estampille de la « Bibliothecae Regiae », correspondant au modèle Josserand-Bruno type A, pl. XXIII, fig. 1

Description : 
Cf. Leroquais, Heures, I, p. 9-15. F. 1-6v. Calendrier avec saints parisiens en lettres d’or. F. 8-42v. Heures de la vierge. F. 45. Psaumes de la Pénitence. F. 49v. Litanies. F. 53 et 56-58. Heures de la Croix et du saint-Esprit F. 61-85v. Office de la Passion (le texte se lit : ff. 62-64 et 67, 68, 65, 66). F. 86-101. Office du Saint-Esprit. F. 106-123v. Office des morts.

Description : 
Le manuscrit a fait partie de la librairie de Jean de Berry. Au recto du premier de garde Jean Flamel, secrétaire du duc, a calligraphié en lettres cadelées : « Ces belles et notables heures fist faire tres hault et tres puissant prince Jehan, filz de roy de France, duc de Berry et d’Auvergne, conte de Poitou, d’Estampes, de Bouloingne et d’Auvergne. Et furent parfaittes et acomplies en l’an de grace mil quatre cens et neuf. Flamel ». On lit au bas du même feuillet : « Les Heures du feu duc de Berry ». Le volume est répertorié dans l’inventaire de 1413, sous le titre de « belles et riches Heures » : « Item une tres grans, moult belles et riches Heures, tres notablement enluminees et historiees de grans histoires de la main Jaquemart de Hodin et autres ouvriers de Monseigneur, esquelles sont les Heures de Nostre Dame, les sept Pseaulmes, les Heures de la Croix et du Saint Esperit, de la Passion et du Saint Esperit encores, et l’Office des mors ; et au commancement du second fueillet des Heures Nostre Dame, a escript : flamme ; couvertes de veluiau violet et fermans a deux grans fermouers d’or, garniz chascun d’un balay, .I. saphir et .VI. grosses perles ; et y a une pipe d’or, ou sont atachiez les seignaulx, garnie d’un gros balay et un grosses perles ; laquelle pierrerie est d’une chaienne en façon de paternostres et de certains culez qu furent de feu messire Jehan de Montagu, declairez lesdiz chastons en la .IIII.e partie du .III.c .IIII.e fueillet ensuivant ; et ont lesdictes Heures un grant chemise de drap de damas violet, doublé de mesmes ; lesquelles Heures mondit Seigneur a faictes faire ainsy et par la maniere qu’elles sont dessus devisees » (Guiffrey, Inventaires, I, p. 253-254). L’incipit du deuxième feuillet peut être repéré à la première ligne du f. 9 : « [natum per proprium] [f. 9] flamine [sacro… ]». À la mort du duc de Berry, le volume fut estimé 4000 livres tournois. Pour François Avril, Les Grandes Heures du duc de Berry seraient entrées dans les collections de Charlotte de Savoie, dont l’inventaire après décès (janvier-mars 1484) cite « ung autre livre en parchemin appelé les Heures de Monsgr de Berry, bien historié » (Paris, BnF., Français 15338, f. 91v, éd. A. Tuetey, dans Bibl. de l’École des chartes, 26, 1865, p. 338-360 et 423-442) : cf. F. Avril, « Un portrait inédit de la reine Charlotte de Savoie », dans Études sur la Bibliothèque nationale et témoignages réunis en hommage à Thérèse Kleindienst, Paris, 1985, p. 255-262. Selon Nicole Reynaud, Charlotte de Savoie (1441-1483) aurait, vraisemblablement, eu en sa possession les Très Riches Heures plutôt que les Grandes Heures et il y aurait eu une confusion entre les deux manuscrits : cf. « Petite note à propos des Très Riches Heures du duc de Berry.. », dans Quand la peinture était dans les livres…, p. 273. En 1488, le volume était aux mains du roi Charles VIII, ainsi qu’en témoigne un compte de l’argenterie du roi mentionnant les dépenses effectuées pour la reliure du manuscrit : cf. Delisle, Recherches …, II, p. 284-286. Les ornements exécutés par l’orfévre angevin Nicolas Le Soupple sont encore mentionnés dans les inventaires de la Bibliothèque du roi de 1518 et 1544. Louis XII hérita du manuscrit. Au bas du premier feuillet de garde, sous la mention indiquant l’appartenance du volume au duc de Berry, a été ajoutée la mention : « appartenant au roy Loys XII ». Le Latin 919 est répertorié sur les inventaires postérieurs de la Bibliothèque royale : 1° inv. de 1518 (Blois), n° 325 ; inv. 1544 (Blois), n° 1746 ; inv. des frères Dupuy, 1645, n° 407 ; in,v. de Nicoals Clément, 1682, n° 3662. Cotes inscrites au recto de la première garde (I) : [Dupuy] « 407 » ; [Regius] « 3662 ». Inventaire 1518 : « Les grandes et belles Heures du feu duc de Berry ; couvertes de veloux cramoisi, a gros cloux d’argent doré, et sont dedans ung sac de veloux tanné » (Omont, I, p. 49, n° 325) Inventaire 1544 : « Les grans Heures du feu duc de Berry ; couvert de veloux cramoisy, a fermouers d’argent doré et ung sac de veloux tanné » (Omont, I, p. 252, n° 1746)

Droits : 
domaine public

Identifiant : 
ark:/12148/btv1b520004510

Source : 
Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits, Latin 919

Provenance : 
Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 
21/11/2011


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