ijt3.mMU.CUN. 41 y w, mnm.wm.. m pas allé plus loin, ni aucun autre Grec avant Py- théas. Or, Pythéas appelait les îles Britanniques d'un nom moderne, IJp~vtxctt, et non OM<)'.v'mM:c
Il faut donc que le nom des îles Oestrimnides re-
monte à Himilcon. C'est aussi a lui qu'est due la
description de l'océan Atlantique sans limites, des
difficultés qu'opposait à la navigation la végétation
des plantes marines e.) des animaux dangereux qui
y menaçaient la vie des marins.
Ab hts columnis gurgitem esse intermissum
late patere pelagus, extendi salum
Himilco tt'adiE nutius haec adiit fréta.
Exusperat autem gurgitem fucus frequens,
atque impeditur aestus fuligine,
vis beluarum pelagus omne internatat,
multusque terror ex feris habitat freta (1).
Ces passages du périple d'Himilcon étaient con-
nus de Jérôme de Cardie quand, au troisième siècle
av. J.-C., il racontait l'invasion celtique en Grèce;
les Celtes, disait-il, habitaient à l'extrémité de.
l'Europe, sur les bords d'une vaste mer dont les
limites étaient inaccessibles aux vaisseaux; on y
trouvait une marée, des écueils, des animaux féro-
ces, tels qu'aucune autre mer n'en offrait de sem-
blables. C'est de Jérôme de Cardie, imitateur
d'Himilcon, que Pausanias, au deuxième siècle de
(1) Ora maritima, vers 38[-383, 408-4Ï1; édition Holder, p. t58-
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