6 §2.!HADS. Les autours ae l'antiquite par lesquels nous l'apprenons, c'est-à-dire Strabon (1) et Diodore de Sicile (2), croient devoir distinguer des îles Bri- tanniques les îles de l'étain, et attestent par là l'incapacité avec laquelle ils font usage de leurs sources qui dans leurs écrits ont seules une valeur: trouvant deux noms différents, KctM~p! et Bjt~-m- vtx~, ils s'imaginent qu'il s'agit de deux pays dis- tincts et ils ne comprennent pas que l'île B~rm~ est une des KxMtïBp~et. Mais revenons à KxMhepo;. On a quelquefois donné aux métaux le nom du pays d'origine. Ainsi un nom du cuivre, en latin cuprum, en 301, dans un édit de Dioclétien (3), et quelques années après, chez Spartien, Vie de Caracalla, chap. IX, § 5 (4), est identique, sauf le le genre, au grec x~po;, nom de l'île de Chypre, d'où venait une espèce de cuivre (Pline, 1. XXXIV, § 2) (5), en latin classique chez Pline, 1. XII, § 131, (!) Strabon, tMd., et II, c. 5, 15, 30; 1. III, c. 2, S 9; p. 99, fû6, IN. (2) Diodore de Sicile, I. V, e. 38, 5, édition donnée chez Didot par C. Müller, p. 278. (3) Corpus insèriptionum latinarum, t. III, p. 830, chap. VII, art. 25. (4) Scriplores htSfot'tae augustae, édition donnée chez Teubner par Hermann Peter en 1865, t. I, p. 174, ). 7. Sur Spartien, voir Teuffel-Schwabe, Geschichie der ftimtschett Lileratur, 5' édition (1890), t. 11, 392, 4, 5; p. 989, 990. (5) C. Ptmt SecuKdt ttaturait!! MtioWae libri XXXVII, édition donnée chez Teubner par L. Jan, t. V (1860), p. 34, 1. 6.