§2.ILtADE. !) bières d'Achille sont en airain couvert d'étain (XXI, 592, cf. XVIII, 613). Lors des jeux célébrés aux funérailles de Patrocle, un des prix est une cuirasse enlevée par Achille à un guerrier vaincu, cette cuirasse est d'airain avec ornements d'étain (XXIII, 561) (1). Dans tous ces passages, l'étain s'appelle xK~~epo;, et, comme l'a fait observer M. Salomon Rei- nach (2), ce mot paraît celtique c'est un compa- ratif d'un thème cassi-, attesté par de nombreux textes gaulois où il apparaît comme nom de divi- nité, e!t! Casses, ou comme premier élément dans des noms d'hommes composés Cassi-gnato-s, Cassi- Mon!, etc. comme second élément dans des noms de peuples Bodio-casses, Vidu-casses, etc. L'étain employé en Europe et dans tout le bassin de la Méditerranée pendant l'antiquité, parait avoir été originaire de Grande-Bretagne et apporté dans le bassin de la Méditerranée par le commerce phé- nicien (3). (1) Ebeling, Lexicon homericum, t. I, page 659. E. Buchholz, Die homerischen Reattett, t. 2* partie (1873), pages 343-346; cet auteur préfère l'explication par le sanscrit; cf. Prellwitz, Efj/mo- !ogtsc).es Wœrtsrtuch der griechischen Sprache (1892), p. 140; et Schrader,Reallexicon der Indogermanischen Altertumshunde, t.II(I9M),p.993. (XjReuue archéologique, 3' série, t. XX, p. 262; Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Comptes rendus des séances, 4' série, t. XX (1892), p. 154; cf. Holder, Altcellischer Sprach- schatz, t.I.eo). 824-834(1893). (3) Strabon, livre III, c. 5, 11, édition donnée chez Didot par C. Müller et F. Diibner, p. 146.