9 tiotre Parlement des faveurs du peuple, cette cen- sure qu'il a si long-temps exercée et provoquée se tournant, à la fin, contre lui-même. Les peuples qu'il a lancés dans les, voies de la réforme, s'aper- çoivent qu'il ne veut ni lesy précéder ni les suivre; qu'il a peur de ces États ~M~MC, demandés na- guère à grands cris par les c~M~~ qu'il ne se sait point déprendre de priviléges devenus odieux aux masses; qu'il ne peut revenir de son antique haine pour les religionnaires, de son engouement pour une coutume vieillie, supporter l'idée d'une seule loi pour la France, ni de bien d'autres réformes que la nation demande à grands cris; que dis-je? on lui reproche de regretter la question, sous Louis XYl, comme naguère, sous Louis X.IV, il avait, à regret, cessé de brûler les sorciers. Ces magistrats, en un mot, son~ devenus impopulaires. D'immenses lar- gesses dans un grand hiver, ne leur ont pu regagner les cœurs. Le peuple ingrat insulte ces sénateurs qui l'ont défendu si long-temps, et qui le nourris- saient tout à l'heure. Des placards incendiaires demandent les têtes des Belbeuf et des Pontcarré. L'assemblée nationale, souveraine en France, con- damne d'abord à l'inaction les Parlements, qu'elle anéantira tout à l'heure. Celui de Rouen, pour avoir fait mine de résister, mandé à la barre de la nation, désavoué par le roi qu'il a voulu servir, défendu par un de ses présidents en pleurs, subit